## Section 1

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### Évolution récente et diagnostic général
- L’activité économique mondiale a progressé de 3,7 % en 2017, soit 0,1 point de plus que prévu à l’automne dernier et ½ point de plus qu’en 2016.
- Environ 120 pays, représentant trois quarts du PIB mondial, ont enregistré une accélération de leur croissance sur un an en 2017; il s’agit de la plus large accélération synchronisée depuis 2010.
- L’accélération est généralisée, avec des révisions à la hausse notables en Europe et en Asie.
- Le commerce mondial a progressé vivement récemment, soutenu par une augmentation de l’investissement (particulièrement dans les pays avancés) et par une hausse de la production manufacturière en Asie.
- Les indices des directeurs d’achat indiquent une activité manufacturière ferme et la confiance des consommateurs révèle une demande finale vigoureuse.

### Prévisions de croissance mondiale et contributions majeures
- La croissance mondiale pour 2018 et 2019 a été révisée à la hausse de 0,2 point, à 3,9 % pour chacune des deux années.
- Les effets macroéconomiques attendus de la réforme fiscale américaine représentent environ la moitié de la révision cumulée de la croissance mondiale sur la période 2018–19.
- Les révisions à la hausse pour l’horizon de prévision à deux ans tiennent principalement aux pays avancés, où il est prévu que la croissance dépassera 2 % en 2018 et en 2019.

### Impact des modifications de la politique fiscale américaine
- L’impact à court terme aux États-Unis repose principalement sur la réaction de l’investissement aux baisses de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.
- Selon les estimations, la réforme fiscale devrait stimuler l’activité aux États-Unis et accroître le PIB réel américain d’ici 2020 de 1,2 % en termes cumulés par rapport à un scénario sans réforme.
- La prévision de croissance des États-Unis a été rehaussée de 2,3 % à 2,7 % pour 2018 et de 1,9 % à 2,5 % pour 2019.
- Il est supposé que la baisse des recettes fiscales ne sera pas compensée par des compressions de dépenses à court terme; la réforme devrait donc creuser le déficit des transactions extérieures courantes via une demande intérieure plus vigoureuse.
- En raison de la nature temporaire de certaines dispositions et de l’augmentation du déficit budgétaire, la croissance devrait être inférieure aux prévisions antérieures pendant quelques années à compter de 2022, annulant en partie la progression d’ici-là.
- La Commission conjointe du Congrès sur la fiscalité prévoit que la réforme réduira le taux d’imposition moyen appliqué aux ménages américains à revenus élevés par rapport aux ménages à revenus moyens ou faibles, en particulier à moyen terme.

### Perspectives régionales et par pays
- Zone euro : taux de croissance révisés à la hausse pour de nombreux pays, en particulier l’Allemagne, l’Italie et les Pays‑Bas; Espagne : légère révision à la baisse pour 2018 en raison de l’incertitude politique.
- États-Unis : voir le détail sous « Impact des modifications de la politique fiscale américaine ».
- Japon : prévision rehaussée pour 2018 et 2019 en raison d’une révision à la hausse de la demande extérieure, d’une loi de finances supplémentaire pour 2018 et d’un report d’une activité plus vigoureuse que prévu.
- Pays émergents et en développement d’Asie : croissance voisine de 6,5 % sur la période 2018–19, rythme similaire à 2017; légère révision à la hausse pour la Chine en 2018–19.
- Pays émergents et en développement d’Europe : croissance en 2017 estimée à plus de 5 %; activité en 2018–19 devrait rester plus vigoureuse que prévu, portée par la Pologne et particulièrement la Turquie.
- Amérique latine : croissance prévue de 1,9 % en 2018 (inchangée) et de 2,6 % en 2019 (révision à la hausse de 0,2 point); principaux moteurs : Mexique, Brésil, hausse des prix des produits de base.
- Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan : croissance autour de 3 ½ % en 2018–19; hausse des prix du pétrole soutenant la demande intérieure dans les pays exportateurs, mais l’ajustement budgétaire pèse (notamment en Arabie saoudite).
- Afrique subsaharienne : accélération de la croissance de 2,7 % en 2017 à 3,3 % en 2018 et à 3,5 % en 2019; légère révision à la hausse pour le Nigéria; croissance inférieure à 1 % en 2018–19 désormais attendue pour l’Afrique du Sud.
- Communauté des États indépendants : croissance attendue supérieure à 2 % en 2018–19, portée par une révision à la hausse des perspectives pour la Russie en 2018.

### Prix des produits de base, inflation et marchés financiers
- Prix du pétrole brut : hausse d’environ 20 % entre août 2017 et la mi‑décembre 2017, pour s’établir au‑dessus de 60 dollars le baril; cotations à moyen terme à la mi‑décembre avoisinaient 54 dollars le baril.
- L’augmentation des prix des carburants a relevé l’inflation globale dans les pays avancés; la hausse des salaires et l’inflation hors alimentation et énergie demeurent faibles.
- Dans les pays émergents, l’inflation globale et l’inflation hors alimentation et énergie sont montées légèrement ces derniers mois après une baisse plus tôt en 2017.
- Marchés obligataires : attentes de hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale relevées depuis août en anticipation d’un relèvement largement attendu en décembre; les marchés intègrent une augmentation graduelle en 2018 et en 2019; courbes de rendement généralement aplaties (hausse des taux à court terme plus élevée que celle des taux à long terme).
- Marchés d’actions : cours des actions dans les pays avancés ont continué de monter; indices boursiers des pays émergents ont progressé depuis août, soutenus par l’amélioration des perspectives dans les pays exportateurs de produits de base.
- Taux de change et flux de capitaux (début janvier 2018) :
  - Le dollar et l’euro proches de leur niveau d’août 2017 en valeur effective réelle.
  - Le yen s’est déprécié de 5 %.
  - La livre sterling s’est appréciée de près de 4 %.
  - Le renminbi s’est apprécié d’environ 2 %.
  - Le ringgit malaisien a rebondi d’environ 7 %.
  - Le rand sud‑africain s’est apprécié de près de 6 %.
  - Le peso mexicain s’est déprécié de 7 %.
  - La lire turque s’est dépréciée de 4,5 %.
- Les flux de capitaux vers les pays émergents sont restés résilients jusqu’à la fin du troisième trimestre de 2017; les entrées d’investissements de portefeuille de non‑résidents sont demeurées vigoureuses.

### Risques et vulnérabilités
- À court terme, les facteurs sont plus ou moins équilibrés; à moyen terme, ils restent orientés à la baisse.
- Risque notable : une correction sur les marchés financiers liée à des évaluations d’actifs élevées et des primes d’échéance très comprimées, pouvant peser sur la croissance et la confiance.
- Un déclencheur possible : une augmentation plus rapide que prévu de l’inflation hors alimentation et énergie dans les pays avancés, entraînant une hausse des taux d’intérêt.
- Si le climat des marchés mondiaux reste favorable et que l’inflation reste modérée, les conditions financières pourraient rester souples à moyen terme, conduisant à une accumulation de facteurs de vulnérabilité financière dans les pays avancés et émergents.
- Autres risques de dégradation : mesures de repli sur soi, tensions géopolitiques et incertitude politique dans certains pays.
- Un durcissement des conditions de financement mondiales constituerait une menace notable pour la croissance.

### Recommandations de politiques
- Profiter de l’expansion cyclique actuelle pour mettre en œuvre des réformes structurelles visant à accroître la production potentielle et mieux partager les bienfaits de la croissance.
- Assurer la résilience financière sur fond d’optimisme des marchés financiers.
- Maintenir une politique monétaire accommodante dans les pays avancés où subsistent des capacités de production inemployées et l’inflation est faible.
- Recentrer progressivement la politique budgétaire sur des objectifs à moyen terme, notamment assurer la viabilité des finances publiques et accroître la production potentielle, compte tenu d’une dynamique de croissance plus favorable.
- Renforcer la coopération multilatérale pour soutenir la reprise de l’économie mondiale.

### Principaux chiffres et projections sélectionnés (tableau 1)
- Production mondiale :
  - 2016 : 3,2
  - 2017 : 3,7
  - 2018 : 3,9
  - 2019 : 3,9
- Pays avancés :
  - 2016 : 1,7
  - 2017 : 2,3
  - 2018 : 2,3
  - 2019 : 2,2
- Pays émergents et en développement d’Asie :
  - 2016 : 6,4
  - 2017 : 6,5
  - 2018 : 6,5
  - 2019 : 6,6
- Volume du commerce mondial (biens et services) :
  - 2016 : 2,5
  - 2017 : 4,7
  - 2018 : 4,6
  - 2019 : 4,4

### Section 2 — Risques macrofinanciers et priorités d’action (résumé)
- Une correction sur les marchés financiers pourrait être provoquée par des signes d’une inflation plus ferme aux États-Unis, où l’impulsion donnée à la demande exercera une pression à la baisse sur un taux de chômage déjà très bas.
- Tensions inflationnistes plus fortes, conjuguées à un durcissement de la politique monétaire américaine plus rapide que prévu, pourraient :
  - accentuer la baisse des primes d'échéance aux États-Unis;
  - affermir le dollar;
  - provoquer un recul des cours des actions.
- Un durcissement des conditions financières mondiales aurait des implications pour les prix des actifs et les flux de capitaux; les pays dont les besoins bruts de refinancement de la dette et les engagements en dollars non couverts sont élevés seraient particulièrement exposés.
- La réaction de l’investissement américain aux modifications de la politique fiscale pourrait être plus modeste que prévu, réduisant la vigueur de la demande extérieure pour les principaux partenaires commerciaux des États-Unis.

### Accumulation de vulnérabilités et facteurs de risque à moyen terme
- Accumulation de la vulnérabilité financière si les conditions financières restent souples à moyen terme.
- Comportements observés :
  - Les investisseurs à la recherche de rendement augmenteraient leurs engagements envers des emprunteurs moins bien notés et envers des ménages moins solvables.
  - La part des entreprises de rang inférieur dans les indices obligataires des pays avancés a augmenté considérablement ces dernières années.
  - La dette des sociétés non financières a augmenté rapidement dans certains pays émergents.
  - Les risques de crédit peuvent rester cachés tant que la dynamique de croissance mondiale se maintient.
- Mesures de repli sur soi et facteurs non économiques (tensions géopolitiques, conditions météorologiques extrêmes) peuvent amplifier les risques et imposer des coûts humanitaires et économiques sévères.

### Priorités d’action et recommandations de politique économique
- Objectifs communs :
  - Accélérer la croissance de la production potentielle via des réformes structurelles rehaussant la productivité et le taux d’activité.
  - Accroître la résilience par une réglementation financière préventive, réparation des bilans si nécessaire, et renforcement des amortisseurs budgétaires.
- Pays avancés :
  - Normaliser la politique monétaire de manière prudente en fonction des données; accélérer la normalisation si l’inflation dépasse les attentes dans les économies à faible chômage.
  - Politique budgétaire axée sur des objectifs à moyen terme : investir dans l’infrastructure, rehausser les taux d’activité, assurer la viabilité de la dette publique et protéger les groupes vulnérables.
- Pays émergents :
  - Utiliser la politique monétaire pour soutenir la demande en cas de fléchissement; reconstituer progressivement une marge budgétaire; résister au report des réformes.
  - Maintenir la flexibilité du taux de change pour faciliter l’ajustement aux chocs.
- Pays à faible revenu :
  - Soutenir l’activité à court terme, diversifier l’économie, rehausser la production potentielle, constituer une marge de manœuvre et traiter la dette élevée.
  - Élargir l’assiette fiscale, mobiliser des recettes supplémentaires, améliorer la gestion de la dette, réduire les subventions mal ciblées, orienter les dépenses vers infrastructures, santé et éducation.
- Coopération multilatérale :
  - Poursuivre la réforme de la réglementation financière; éviter les nivellements compétitifs par le bas; moderniser le système commercial multilatéral; renforcer le filet mondial de sécurité financière; préserver les relations de correspondants bancaires; réduire le blanchiment de capitaux, le crime organisé et le terrorisme; atténuer le changement climatique et s’y adapter.

*Source : Mise à jour des PEM, janvier 2018 (Section 2).*

### Section 1

### Des perspectives plus prometteuses, des marchés optimistes et des obstacles à surmonter

### Évolution récente et diagnostic général
- L’activité économique mondiale a progressé de 3,7 % en 2017, soit 0,1 point de plus que prévu à l’automne dernier et ½ point de plus qu’en 2016.
- Environ 120 pays, représentant trois quarts du PIB mondial, ont enregistré une accélération de leur croissance sur un an en 2017; il s’agit de la plus large accélération synchronisée depuis 2010.
- L’accélération est généralisée, avec des révisions à la hausse notables en Europe et en Asie.
- Le commerce mondial a progressé vivement récemment, soutenu par une augmentation de l’investissement (particulièrement dans les pays avancés) et par une hausse de la production manufacturière en Asie.
- Les indices des directeurs d’achat indiquent une activité manufacturière ferme et la confiance des consommateurs révèle une demande finale vigoureuse.

### Prévisions de croissance mondiale et contributions majeures
- La croissance mondiale pour 2018 et 2019 a été révisée à la hausse de 0,2 point, à 3,9 % pour chacune des deux années.
- Les effets macroéconomiques attendus de la réforme fiscale américaine représentent environ la moitié de la révision cumulée de la croissance mondiale sur la période 2018–19.
- Les révisions à la hausse pour l’horizon de prévision à deux ans tiennent principalement aux pays avancés, où il est prévu que la croissance dépassera 2 % en 2018 et en 2019.

### Impact des modifications de la politique fiscale américaine
- L’impact à court terme aux États-Unis repose principalement sur la réaction de l’investissement aux baisses de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.
- Selon les estimations, la réforme fiscale devrait stimuler l’activité aux États-Unis et accroître le PIB réel américain d’ici 2020 de 1,2 % en termes cumulés par rapport à un scénario sans réforme.
- La prévision de croissance des États-Unis a été rehaussée de 2,3 % à 2,7 % pour 2018 et de 1,9 % à 2,5 % pour 2019.
- Il est supposé que la baisse des recettes fiscales ne sera pas compensée par des compressions de dépenses à court terme; la réforme devrait donc creuser le déficit des transactions extérieures courantes via une demande intérieure plus vigoureuse.
- En raison de la nature temporaire de certaines dispositions et de l’augmentation du déficit budgétaire, la croissance devrait être inférieure aux prévisions antérieures pendant quelques années à compter de 2022, annulant en partie la progression d’ici-là.
- La Commission conjointe du Congrès sur la fiscalité prévoit que la réforme réduira le taux d’imposition moyen appliqué aux ménages américains à revenus élevés par rapport aux ménages à revenus moyens ou faibles, en particulier à moyen terme.

### Perspectives régionales et par pays
- Zone euro : taux de croissance révisés à la hausse pour de nombreux pays, en particulier l’Allemagne, l’Italie et les Pays‑Bas; Espagne : légère révision à la baisse pour 2018 en raison de l’incertitude politique.
- États-Unis : voir le détail sous « Impact des modifications de la politique fiscale américaine ».
- Japon : prévision rehaussée pour 2018 et 2019 en raison d’une révision à la hausse de la demande extérieure, d’une loi de finances supplémentaire pour 2018 et d’un report d’une activité plus vigoureuse que prévu.
- Pays émergents et en développement d’Asie : croissance voisine de 6,5 % sur la période 2018–19, rythme similaire à 2017; légère révision à la hausse pour la Chine en 2018–19.
- Pays émergents et en développement d’Europe : croissance en 2017 estimée à plus de 5 %; activité en 2018–19 devrait rester plus vigoureuse que prévu, portée par la Pologne et particulièrement la Turquie.
- Amérique latine : croissance prévue de 1,9 % en 2018 (inchangée) et de 2,6 % en 2019 (révision à la hausse de 0,2 point); principaux moteurs : Mexique, Brésil, hausse des prix des produits de base.
- Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan : croissance autour de 3 ½ % en 2018–19; hausse des prix du pétrole soutenant la demande intérieure dans les pays exportateurs, mais l’ajustement budgétaire pèse (notamment en Arabie saoudite).
- Afrique subsaharienne : accélération de la croissance de 2,7 % en 2017 à 3,3 % en 2018 et à 3,5 % en 2019; légère révision à la hausse pour le Nigéria; croissance inférieure à 1 % en 2018–19 désormais attendue pour l’Afrique du Sud.
- Communauté des États indépendants : croissance attendue supérieure à 2 % en 2018–19, portée par une révision à la hausse des perspectives pour la Russie en 2018.

### Prix des produits de base, inflation et marchés financiers
- Prix du pétrole brut : hausse d’environ 20 % entre août 2017 et la mi‑décembre 2017, pour s’établir au‑dessus de 60 dollars le baril; cotations à moyen terme à la mi‑décembre avoisinaient 54 dollars le baril.
- L’augmentation des prix des carburants a relevé l’inflation globale dans les pays avancés; la hausse des salaires et l’inflation hors alimentation et énergie demeurent faibles.
- Dans les pays émergents, l’inflation globale et l’inflation hors alimentation et énergie sont montées légèrement ces derniers mois après une baisse plus tôt en 2017.
- Marchés obligataires : attentes de hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale relevées depuis août en anticipation d’un relèvement largement attendu en décembre; les marchés intègrent une augmentation graduelle en 2018 et en 2019; courbes de rendement généralement aplaties (hausse des taux à court terme plus élevée que celle des taux à long terme).
- Marchés d’actions : cours des actions dans les pays avancés ont continué de monter; indices boursiers des pays émergents ont progressé depuis août, soutenus par l’amélioration des perspectives dans les pays exportateurs de produits de base.
- Taux de change et flux de capitaux (début janvier 2018) :
  - Le dollar et l’euro proches de leur niveau d’août 2017 en valeur effective réelle.
  - Le yen s’est déprécié de 5 %.
  - La livre sterling s’est appréciée de près de 4 %.
  - Le renminbi s’est apprécié d’environ 2 %.
  - Le ringgit malaisien a rebondi d’environ 7 %.
  - Le rand sud‑africain s’est apprécié de près de 6 %.
  - Le peso mexicain s’est déprécié de 7 %.
  - La lire turque s’est dépréciée de 4,5 %.
- Les flux de capitaux vers les pays émergents sont restés résilients jusqu’à la fin du troisième trimestre de 2017; les entrées d’investissements de portefeuille de non‑résidents sont demeurées vigoureuses.

### Risques et vulnérabilités
- À court terme, les facteurs sont plus ou moins équilibrés; à moyen terme, ils restent orientés à la baisse.
- Risque notable : une correction sur les marchés financiers liée à des évaluations d’actifs élevées et des primes d’échéance très comprimées, pouvant peser sur la croissance et la confiance.
- Un déclencheur possible : une augmentation plus rapide que prévu de l’inflation hors alimentation et énergie dans les pays avancés, entraînant une hausse des taux d’intérêt.
- Si le climat des marchés mondiaux reste favorable et que l’inflation reste modérée, les conditions financières pourraient rester souples à moyen terme, conduisant à une accumulation de facteurs de vulnérabilité financière dans les pays avancés et émergents.
- Autres risques de dégradation : mesures de repli sur soi, tensions géopolitiques et incertitude politique dans certains pays.
- Un durcissement des conditions de financement mondiales constituerait une menace notable pour la croissance.

### Recommandations de politiques
- Profiter de l’expansion cyclique actuelle pour mettre en œuvre des réformes structurelles visant à accroître la production potentielle et mieux partager les bienfaits de la croissance.
- Assurer la résilience financière sur fond d’optimisme des marchés financiers.
- Maintenir une politique monétaire accommodante dans les pays avancés où subsistent des capacités de production inemployées et l’inflation est faible.
- Recentrer progressivement la politique budgétaire sur des objectifs à moyen terme, notamment assurer la viabilité des finances publiques et accroître la production potentielle, compte tenu d’une dynamique de croissance plus favorable.
- Renforcer la coopération multilatérale pour soutenir la reprise de l’économie mondiale.

*Source : Mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale (PEM), janvier 2018 — Section 1*

### Section 2

### Section 2

### Risques macrofinanciers et canaux de transmission
- Une correction sur les marchés financiers pourrait être provoquée par des signes d’une inflation plus ferme aux États-Unis, où l’impulsion donnée à la demande exercera une pression à la baisse sur un taux de chômage déjà très bas.
- Des tensions inflationnistes plus fortes, conjuguées à un durcissement de la politique monétaire américaine plus rapide que prévu dans le scénario de référence, pourraient contribuer à :
  - accentuer la baisse des primes d'échéance aux États-Unis;
  - affermir le dollar;
  - provoquer un recul des cours des actions.
- Un durcissement des conditions financières mondiales aurait des implications pour les prix des actifs et les flux de capitaux; les pays dont les besoins bruts de refinancement de la dette et les engagements en dollars non couverts sont élevés seraient particulièrement exposés à des difficultés financières.
- La réaction de l’investissement américain aux modifications de la politique fiscale pourrait être plus modeste que prévu, réduisant la vigueur de la demande extérieure pour les principaux partenaires commerciaux des États-Unis.

### Accumulation de vulnérabilités et facteurs de risque à moyen terme
- Accumulation de la vulnérabilité financière :
  - Si les conditions financières restent souples à moyen terme (période prolongée de taux d’intérêt très bas et faible volatilité attendue des prix des actifs), les vulnérabilités pourraient s’accumuler.
  - Les investisseurs à la recherche de rendement augmenteraient leurs engagements envers des entreprises et des pays emprunteurs moins bien notés et envers des ménages moins solvables.
  - La part des entreprises de rang inférieur dans les indices obligataires des pays avancés a augmenté considérablement ces dernières années.
  - La dette des sociétés non financières a augmenté rapidement dans certains pays émergents, nécessitant une réaction des pouvoirs publics.
  - Les risques de crédit sur ces engagements peuvent être cachés tant que la dynamique de croissance mondiale à moyen terme se maintient et que les besoins de financement restent faibles.
  - L’absence de signaux d’alerte à court terme pourrait renforcer un comportement de recherche de rente et amplifier l’accumulation de la vulnérabilité financière à moyen terme.
- Mesures de repli sur soi :
  - La renégociation d’accords commerciaux importants (par exemple l’ALENA, les arrangements entre le Royaume‑Uni et le reste de l’Union européenne) et une augmentation des obstacles au commerce et des modifications réglementaires pèseraient sur l’investissement mondial, réduiraient l’efficience de la production et freineraient la croissance potentielle.
  - L’incapacité à mieux partager les bienfaits de la croissance et l’aggravation des déséquilibres extérieurs pourraient accroître les pressions en faveur de mesures de repli sur soi.
- Facteurs non économiques :
  - Tensions géopolitiques (notamment en Asie de l’Est et au Moyen‑Orient) et incertitude politique (élections à venir dans plusieurs pays) peuvent peser sur la mise en œuvre des réformes.
  - Conditions météorologiques extrêmes récentes (ouragans dans l’Atlantique, sécheresse en Afrique subsaharienne et en Australie) soulignent le risque d’événements climatiques récurrents et violents, avec coûts humanitaires et pertes économiques dévastateurs; ces événements pourraient aussi accentuer des flux migratoires et déstabiliser des pays d’accueil fragiles.

### Priorités d’action et recommandations de politique économique
- Objectifs communs pour pays avancés, pays émergents et pays en développement :
  - Accélérer la croissance de la production potentielle via des réformes structurelles qui rehaussent la productivité et, dans les pays avancés au vieillissement démographique, le taux d’activité, tout en veillant à un partage large des fruits de la croissance.
  - Accroître la résilience par une réglementation financière préventive, réparation des bilans si nécessaire, et renforcement des amortisseurs budgétaires.
- Pays avancés :
  - Normaliser la politique monétaire de manière prudente et en fonction des données disponibles lorsque la production est proche du potentiel et que les pressions sur salaires et prix restent modérées.
  - Là où le chômage est faible et devrait encore diminuer (par exemple aux États‑Unis), une normalisation plus rapide pourrait être nécessaire si l’inflation montait plus que prévu.
  - Lorsque les écarts de production persistent et que l’inflation est inférieure à l’objectif, poursuivre une politique monétaire accommodante.
  - Politique budgétaire axée sur des objectifs à moyen terme : accroître la production potentielle via l’investissement public, rehausser les taux d’activité, veiller à la viabilité de la dynamique de la dette publique et réduire les déséquilibres extérieurs excessifs.
  - Lorsque l’assainissement budgétaire est nécessaire, moduler son rythme pour éviter de freiner brutalement la croissance et améliorer la qualité des services publics (santé, éducation) tout en protégeant les groupes vulnérables.
- Pays émergents :
  - Meilleurs cadres de politique monétaire ont réduit l’inflation hors alimentation et énergie, permettant d’utiliser la politique monétaire pour soutenir la demande en cas de fléchissement.
  - La politique budgétaire doit reconstituer progressivement une marge de manœuvre, surtout pour les pays tributaires des produits de base.
  - Résister à la tentation de reporter les réformes et ajustements budgétaires malgré le répit offert par le rebond cyclique des prix des produits de base.
  - La flexibilité du taux de change peut aider à éviter des désalignements soutenus des prix relatifs, faciliter l’ajustement aux chocs et limiter l’accumulation de déséquilibres financiers et extérieurs.
- Pays à faible revenu :
  - Objectifs multiples : soutenir l’activité à court terme; diversifier l’économie et relever la production potentielle; constituer une marge de manœuvre pour accroître la résilience; traiter la dette élevée et croissante dans de nombreux cas.
  - Actions recommandées : élargir l’assiette de l’impôt, mobiliser des recettes supplémentaires, améliorer la gestion de la dette, réduire les subventions mal ciblées, orienter les dépenses vers infrastructures, santé et éducation.
  - Renforcement des dispositifs macroprudentiels et assouplissement des taux de change pour améliorer l’affectation des ressources, réduire la vulnérabilité et accroître la résilience.
- Coopération multilatérale :
  - Priorités : poursuivre le programme de réforme de la réglementation financière; éviter les nivellements compétitifs par le bas en fiscalité, normes du travail et de l’environnement; moderniser le système commercial multilatéral fondé sur des règles; renforcer le filet mondial de sécurité financière; préserver les relations de correspondants bancaires; réduire le blanchiment de capitaux, le crime organisé et le terrorisme à l’échelle internationale; atténuer le changement climatique et s’y adapter.

### Principaux chiffres et projections sélectionnés (tableau 1)
- Production mondiale :
  - 2016 : 3,2
  - 2017 : 3,7
  - 2018 : 3,9
  - 2019 : 3,9
- Pays avancés :
  - 2016 : 1,7
  - 2017 : 2,3
  - 2018 : 2,3
  - 2019 : 2,2
- Pays émergents et en développement d’Asie :
  - 2016 : 6,4
  - 2017 : 6,5
  - 2018 : 6,5
  - 2019 : 6,6
- Volume du commerce mondial (biens et services) :
  - 2016 : 2,5
  - 2017 : 4,7
  - 2018 : 4,6
  - 2019 : 4,4

*Source : Mise à jour des PEM, janvier 2018 (Section 2).*

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