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### Prix des produits de base et inflation
- Les prix du pétrole se sont redressés quelque peu grâce à des baisses de production dans les pays exportateurs.
- Les prix des métaux de base ont augmenté de 7,6 percent depuis août.
- La hausse des prix à la consommation est restée contenue dans les pays avancés, étant donné la baisse des prix des produits de base.
- Inflation hors alimentation et énergie :
  - États-Unis et Royaume‑Uni : proche de 2 percent.
  - Chine (pays émergents) : inférieure à 2 percent pendant le ralentissement de l’activité.
- Effets pays émergents :
  - Indonésie : la baisse des prix des produits de base a atténué les tensions inflationnistes.
  - Inde : ralentissement de la hausse des prix de l’alimentation a atténué les tensions.
  - Certaines dépréciations monétaires ont entraîné une hausse des prix intérieurs, compensant en partie la pression à la baisse des prix des produits de base.

### Indicateurs de l’activité mondiale et commerce
- Indicateurs en baisse depuis le deuxième semestre de 2018 : production industrielle, volume du commerce mondial, IDA manufacturier (nouvelles commandes).
- Croissance du commerce mondial : ralentie nettement par rapport au pic de la fin de 2017.
- Importations américaines en provenance de Chine soumises à de nouveaux droits de douane : diminue ou stagne vers la fin de 2018 après une concentration en début de période.

### Conditions financières et marchés
- Durcissement notable fin 2018 suivi d’un assouplissement début 2019.
- Titres souverains des pays avancés : intégration d’une trajectoire inférieure pour les taux directeurs futurs, généralement 40 à 80 points de base en deçà des pics du début novembre 2018.
- Écarts de taux des obligations italiennes par rapport aux obligations allemandes : aux environs de 250 points de base à la fin mars (en baisse par rapport au pic d’octobre/début novembre mais restant élevés).
- Actifs risqués : marchés d’actions recouvrés aux États‑Unis et en Europe ; écarts de taux des obligations d’entreprise à rendement élevé réduits depuis décembre mais demeurant supérieurs à octobre.

### Actions des banques centrales et réponses politiques
- Réserve fédérale américaine : communication de janvier laissant entrevoir une approche patiente et flexible; en mars, annonce d’une pause dans le relèvement des taux d’intérêt pour cette année.
- Banque centrale européenne : fin des achats nets d’actifs en décembre; annonce en mars d’une nouvelle série de financements bancaires ciblés et report d’un relèvement du taux directeur au moins jusqu’à la fin de l’année.
- Banque d’Angleterre et Banque du Japon : prudence accrue quant aux perspectives.
- Pays émergents (ex. Afrique du Sud, Chili, Indonésie, Mexique, Philippines) : nombreuses hausses de taux directeurs depuis octobre.
- Chine : fourniture de liquidités et abaissent des réserves obligatoires pour toutes les banques face au fléchissement de la croissance.

### Marchés émergents : spreads, actions, changes et flux de capitaux
- Facteurs nationaux expliquent différences des conditions financières entre pays émergents.
- Exemples :
  - Mexique : hausse notable de l’écart de taux souverain en novembre et décembre, réduit depuis.
  - Brésil : écarts de taux ont baissé depuis octobre.
  - Argentine et Turquie : écarts de taux diminués quelque peu mais restent élevés.
- Indices boursiers des pays émergents : regagné une partie du terrain perdu à la fin de 2018, plus ou moins retrouvés ou dépassent leur niveau d’octobre dans la plupart des cas.
- Taux de change (fin mars 2019) :
  - Dollar américain : retrouvé son niveau de septembre 2018.
  - Euro : déprécié d’environ 3 percent.
  - Livre : raffermie d’environ 3 percent.
  - Yen : apprécié de façon modeste.
  - Renminbi chinois : apprécié d’environ 2 percent.
- Flux de capitaux : stabilisation puis reprise des flux d’investissements de portefeuille vers les pays émergents, particulièrement nette au début de 2019.

### Prévisions et perspectives à court terme
- Ralentissement de la croissance mondiale observé au second semestre de 2018 probablement poursuivi au début de 2019 (d’après production industrielle et enquêtes auprès des directeurs d’achat).
- Stabilisation de la croissance envisagée après cette phase de ralentissement.

*Fonds monétaire international | Avril 2019 — Chapitre 1 : Perspectives et politiques mondiales (extraits du document fourni).*

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### Marché des changes et flux de capitaux (Pays émergents)
- Appréciation générale des monnaies des pays émergents après inversion de l’appréciation du dollar fin 2018.
- Flux présentés dans Graphique 1.9 (séries) :
  - 1. Flux nets dans les fonds des pays émergents (en milliards de dollars)
  - 2. Entrées de capitaux (en pourcentage du PIB)
  - 3. Sorties de capitaux hors variation des réserves (en pourcentage du PIB)
  - 4. Variation des réserves (en pourcentage du PIB)
- Regroupements :
  - Pays émergents hors Chine = Inde, Indonésie, Malaisie, Philippines et Thaïlande
  - Pays émergents d’Europe = Pologne, Roumanie, Russie et Turquie
  - Amérique latine = Brésil, Chili, Colombie, Mexique et Pérou
- Indicateurs notés : annonce Fed, BCE, EM‑VXY (JP Morgan Emerging Market Volatility Index), ORLT, références à crise grecque, crise irlandaise, ventes massives sur le marché boursier chinois, élection présidentielle américaine.

### Contexte macroéconomique global et implications pour les pays émergents
- Projection de croissance mondiale :
  - 2018 : 3,6 percent
  - 2019 : 3,3 percent
  - 2020 : 3,6 percent
  - Au‑delà de 2020 : stabilisation aux environs de 3,6 percent à moyen terme.
- Écart par rapport aux prévisions précédentes :
  - Prévision 2019 inférieure de 0,4 point de pourcentage à celle des PEM d’octobre 2018.
  - Prévision 2020 inférieure de 0,1 point de pourcentage.
- Hypothèse sur droits de douane : droits de douane sur 200 milliards de dollars d’importations américaines en provenance de Chine supposés maintenus à 10 percent.
- Pays avancés :
  - Croissance : 2,2 percent en 2018 → 1,8 percent en 2019 → 1,7 percent en 2020.
  - Le ralentissement prévu dans les pays avancés en 2019 explique plus des deux tiers de l’essoufflement attendu de la croissance mondiale par rapport à 2018.
- Zone euro : croissance 1,8 percent en 2018 → 1,3 percent en 2019 → 1,5 percent en 2020 (révision à la baisse de 0,6 point de pourcentage par rapport à octobre).

### Hypothèses budgétaires et prix des produits de base
- Politique budgétaire supposée :
  - Pays avancés : expansionniste en 2019, restrictive en 2020.
  - Pays émergents et pays en développement : expansionniste en 2019 (dont relance attendue en Chine), restrictive en 2020.
- Graphiques référencés : indicateurs budgétaires (En pourcentage du PIB), prix des produits de base et du pétrole, gains et pertes des termes de l’échange (indice 2018 = 100; moyennes 2019–20 basées sur prix en février 2019).

*Source : Fonds monétaire international, Avril 2019.*

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### Hypothèses et calcul des gains (pertes) sur le plan des termes de l’échange (exportateurs de produits de base)
- Hypothèses relatives aux prix :
  - Prix moyens du pétrole : "54,1 dollars le baril en 2019, puis à 55,2 dollars en 2020."
  - Prix des métaux : "chuter de 6,0 % sur un an en 2019 et encore baisser de 0,8 % en 2020."
  - Prix de l’alimentation : "diminuer de 2,6 % sur un an en 2019, avant d’augmenter de 1,7 % en 2020."
  - Base : hypothèses des prix du pétrole "Sur la base des contrats à terme sur le pétrole".
- Définition et mesure :
  - Estimation de la variation du revenu disponible résultant des fluctuations des prix des produits de base.
  - Gains (pertes) pour 2019–20 : moyennes simples des gains (pertes) annuels pour 2019 et 2020.
  - Formule donnée : (Δp_t^A x_{t–1} – Δp_t^B m_{t–1})/ Y_{t–1}, où Δp_t^A et Δp_t^B sont les variations en pourcentage des prix de A et de B entre l’année t–1 et l’année t, x et m sont les exportations et importations en dollars de l’année t–1, Y le PIB en dollars de l’année t–1.
  - Référence méthodologique : "Voir aussi Gruss (2014)."
- Observation : perspectives généralement moroses pour les cours des produits de base; pétrole prévu inférieur à leur moyenne de 2018 sur l’horizon de prévision.

*Source : textf - 2. Gains et pertes sur le plan des termes de l’échange (Fonds monétaire international, Avril 2019).*

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### Investissement, moteurs de la demande et perspectives régionales (Pays avancés & émergents)
- Conditions favorables à la croissance de l’investissement :
  - resserrement progressif des conditions financières ;
  - règlement rapide des différends commerciaux ;
  - mesures gouvernementales réduisant l’incertitude.
- Contribution : la croissance de l’investissement dans les pays émergents et pays en développement devrait représenter plus d’un tiers de la croissance de leur PIB à l’horizon de prévision.
- Perspectives régionales (sélection de chiffres) :
  - Pays émergents d’Asie : croissance supérieure à 6 percent tout au long de l’horizon de prévision.
    - Chine : ralentissement progressif à 5,5 percent d’ici 2024.
    - Inde : stabilisation à « un peu moins de 7¾ percent » à moyen terme.
  - Amérique latine : 2,4 percent en 2020 → 2,8 percent à moyen terme.
    - Argentine : reprise stabilisée autour de « environ 3½ percent » à moyen terme.
    - Brésil et Mexique : croissance d’environ 2¼–2¾ percent.
  - Afrique subsaharienne : 3,7 percent en 2020 → environ 4 percent en 2024; Nigéria ~2,6 percent à moyen terme; Angola ~3,9 percent; Afrique du Sud stabilisée à 1¾ percent.
  - Communauté des États indépendants : stabilisation à 2,4 percent à moyen terme; Russie ~1½ percent.
  - Moyen‑Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan : Arabie saoudite ~2¼–2½ percent; Pakistan ~2,5 percent en l’absence de nouvelles mesures d’ajustement.
- Convergence et croissance par habitant :
  - 41 pays (principalement en Afrique subsaharienne et MOANAP), représentant près de 10 percent du PIB mondial en PPA et une population proche de 1 milliard, devraient afficher une croissance par habitant inférieure à celle des pays avancés sur cinq ans.

### Inflation — perspectives
- Pays avancés : inflation globale prévue de 2,0 percent en 2018 → 1,7 percent cette année (liée à la mollesse des cours des produits de base et modération de la croissance).
  - Japon : taux d’inflation sous-jacent attendu à 1,4 percent d’ici fin 2020, puis ~1,3 percent à moyen terme.
  - Zone euro : inflation hors alimentation et énergie de 1,2 percent en 2018 → environ 2 percent en 2022.
- Pays émergents et pays en développement (hors Venezuela) : inflation stable dans la plupart des régions, renouant avec sa baisse tendancielle; mention d’une remontée « de 4,8 percent en 2018 » (phrase incomplète dans le texte).

### Recommandations clés (politiques et réformes)
- Soutien à l’investissement et à la croissance : gestion prudente du resserrement des conditions financières; règlement rapide des différends commerciaux; mesures pour réduire l’incertitude.
- Réformes structurelles : poursuivre réformes et réduire goulets d’étranglement infrastructurels; diversifier les structures de production (réduire dépendance à l’extraction) pour plusieurs pays africains.
- Ajustements macroéconomiques : correction des déséquilibres macroéconomiques dans certains pays MENA-Afghanistan-Pakistan; contenir effets d’un resserrement des conditions financières mondiales et hausse du coût du service de la dette.

*Fonds monétaire international | Avril 2019 — Extrait de « Perspectives et politiques mondiales », Chapitre 1*

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### Position extérieure globale mondiale : risques et trajectoires
- Positions extérieures nettes (créditrices et débitrices) exprimées en pourcentage du PIB mondial : augmentation légère en 2019 puis stabilisation sur l’horizon.
- Projections par pays/groupes :
  - Groupe de pays européens avancés : position créditrice nette > 80 percent du PIB.
  - Japon : ~65 percent du PIB (position créditrice nette).
  - Chine : position créditrice nette reculerait en deçà de 10 percent du PIB.
  - États‑Unis : position débitrice devrait s’approcher de 50 percent du PIB (≈ 9 points de pourcentage au‑dessus de l’estimation pour 2017).
  - Groupe de pays débiteurs de la zone euro : amélioration de plus de 25 points de pourcentage du PIB collectif.
  - D’ici 2024 : engagements extérieurs nets ≈ 32 percent du PIB (moitié du niveau d’il y a une décennie).
- Risques principaux :
  - Tensions commerciales : risque d’augmentation des coûts des biens intermédiaires et biens d’équipement, réduction de l’investissement, perturbation des chaînes d’approvisionnement.
  - Risques systémiques par zone : rendements élevés en Italie; Brexit sans accord; trajectoire implicite des marchés pour les taux directeurs américains potentiellement réévaluable.
  - Chine : mesures de soutien prises; risques liés à des relances excessives.
  - Autres vulnérabilités : cyberattaques, retour en arrière sur réformes réglementaires post‑crise, incertitude politique et géopolitique.
- Risques à moyen terme : changements climatiques (GIEC indique réchauffement entre 2030 et 2052 > 1,5 °C si tendance actuelle), perte de confiance envers les institutions.
- Priorités politiques : renforcer la résilience, éviter faux pas macroéconomiques dans les PEPD, réformes structurelles pour stimuler la croissance potentielle et accroître la résilience (y compris face aux risques climatiques).

*Fonds monétaire international | Avril 2019 — Extrait : "1. Position extérieure globale mondiale" (textf).*

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### Perspectives de croissance du PIB mondial et priorités macroéconomiques
- Prévisions centrales d’avril 2019 :
  - Au‑delà de 2020 : croissance globale stable à 3,6 percent.
- Si le ralentissement est plus marqué/prolongé que prévu : orientation de la politique macroéconomique à rendre plus accommodante, en particulier si la production est ou pourrait être inférieure au potentiel et si marge de manœuvre existe.
- Recommandations macroéconomiques générales :
  - Politique monétaire : maintenir inflation conforme à l’objectif et ancrer anticipations.
  - Politique budgétaire : concilier soutien à la demande et viabilité de la dette; moduler mise en œuvre pour stabilité sans compromettre croissance à court terme ni programmes ciblés.
  - Secteur financier : garantir solidité des bilans; outils macroprudentiels (volants de fonds propres anticycliques ou sectoriels, pondérations et provisionnements de risques plus élevés); dispositifs axés sur emprunteurs si nécessaire.
  - Communication et coopération essentielles en cas d’érosion de la confiance des marchés (résolution différends commerciaux, incertitudes Brexit).
- Priorités spécifiques pour pays avancés : rester accommodant en politique monétaire jusqu’à signes évidents d’accélération de l’inflation; renforcer secteur financier; mesures structurelles (infrastructures, R&D, formation, concurrence).
- Priorités pour PEPD : ancrer anticipations inflationnistes, contenir dette publique élevée, renforcer cadres macroprudentiels, assouplir régimes de change pour amortir chocs, améliorer ciblage des subventions, mobiliser recettes, préserver dépenses d’investissement.

*Fonds monétaire international | Avril 2019 — Chapitre 1 : Perspectives et politiques mondiales*

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### Brexit sans accord — Scénarios (GIMF) et impacts
- Modèle utilisé : GIMF (modèle monétaire et budgétaire mondial intégré).
- Deux scénarios comparés à la prévision de référence d’avril 2019 :
  - Scénario A : absence de perturbations à la frontière; hausse relativement faible des écarts de rendement souverains et de sociétés britanniques.
  - Scénario B : perturbations substantielles à la frontière; augmentation des coûts d’importation et resserrement marqué des conditions financières.
- Hypothèses communes détaillées (extraits) :
  - Droits de douane et obstacles non tarifaires augmentent sous un Brexit sans accord; réduction des flux migratoires nets UE→UK.
- Hypothèse d’immigration testée : réduction de 25.000 personnes par an jusqu’en 2030, conformément à l’intention du gouvernement britannique; flux migratoire net vers l’UE augmente du même nombre.
- Perturbations à la frontière (Scénario B) : ralentissements des procédures entraînant estimation d’impact sur le PIB :
  - Royaume‑Uni : baisse du PIB de 1,4 % la première année et de 0,8 % la deuxième année.
  - Union européenne : diminution du PIB de 0,2 % la première année et de 0,1 % la deuxième année.
- Conditions financières (calibrage) :
  - Scénario A :
    - Écarts souverains britanniques : +12,5 points de base.
    - Écarts obligations de sociétés britanniques : +20 points de base.
  - Scénario B :
    - Écarts souverains britanniques : +100 points de base.
    - Écarts obligations de sociétés britanniques : +150 points de base.
    - UE : écarts obligations de sociétés tempor. +25 points de base.
    - Reste du monde : écarts obligations de sociétés tempor. +15 points de base.
- Résultats à court/moyen terme :
  - Scénario A : effet total négatif sur le PIB britannique ≈ 3,5 % d’ici 2021; UE : baisse ≈ 0,5 % du PIB d’ici 2021; contribution mondiale à la baisse du PIB ≈ 0,2 %.
  - Mécanismes d’ajustement : politique monétaire accommodante au Royaume‑Uni, ajustement des salaires et prix, remplacement progressif des importations.
- Effets à long terme (écart par rapport à la prévision de référence) :
  - Royaume‑Uni : ralentissement du potentiel de production de près de 3 % à long terme.
  - Union européenne : baisse du potentiel de production d’environ 0,3 %.
  - Monde : PIB mondial diminuant de 0,1 % à long terme.
- Comparaison avec autres études : résultats situés au milieu de la fourchette estimée (3–10 % d’effets négatifs à long terme) une fois intégrés effets existants dans le scénario de référence.

### Hypothèses générales (scénario de référence)
- Droits de douane intégrés : droits imposés par les États‑Unis en septembre 2018 et mesures de rétorsion; 25 % sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises; 10 % sur 200 milliards supplémentaires (hypothèse que ces droits restent à 10 %).
- Politique budgétaire : expansionniste dans les pays avancés en 2019, plus restrictive en 2020; schéma similaire pour PEPD.
- Politique monétaire :
  - États‑Unis : taux des fonds fédéraux ≈ 2,75 percent d’ici fin 2019.
  - Japon : taux directeurs proches de zéro jusqu’à fin 2020.
  - Zone euro : taux négatifs jusqu’à mi‑2020.
- Cours des produits de base (extraits) :
  - Pétrole : 59,2 dollars le baril en 2019 → 59,0 dollars en 2020 (contre 68,8 dollars et 65,7 dollars respectivement dans l’édition d’octobre 2018 des PEM); environ 60 dollars le baril en 2023.
  - Métaux : +2,4 % en 2019; −2,2 % en 2020.
  - Denrées alimentaires : −2,9 % en 2019; +2,1 % en 2020.

*Source : estimations des services du FMI, Encadré scénario 1.1, Perspectives de l’économie mondiale, Avril 2019.*

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### Disparités régionales dans le temps et dossier marchés des produits de base
- Disparités régionales : plus prononcées parmi les pays émergents; fourchettes se resserrent depuis début des années 90; persistance régionale (position relative à la moyenne nationale corrélée avec la position 10 ans plus tôt).
- Mobilité et obstacles : salaires rigides, insuffisance de liquidités, coûts fixes de migration, évolution des prix du logement; mobilité intérieure en recul (États‑Unis, pays avancés).
- Dossier spécial — évolution des cours des produits de base (août 2018 → février 2019) :
  - Indice des cours des produits de base : −6,9 percent.
  - Énergie : −17,0 percent.
  - Métaux de base : +7,6 percent.
  - Denrées alimentaires : +1,9 percent.
- Pétrole :
  - Contrats à terme de février : Brent ≈ 60 dollars le baril pendant cinq ans.
  - Hypothèses FMI : 59,2 dollars le baril en 2019 (recul de 13,4 percent par rapport à 2018) et 59,0 dollars en 2020.
  - Production de pétrole brut aux États‑Unis en 2018 : 10,9 millions de barils par jour (mbj), hausse de 1,6 mbj sur l’année précédente; dépassement de 0,3 mbj des anticipations d’octobre des PEM.
  - Accord OPEP+ (7 décembre 2018) : réduction convenue de 0,8 mbj et 0,4 mbj respectivement à compter de janvier 2019 pour six mois initialement.
- Métaux :
  - Indice des métaux : +7,6 percent (août 2018 → février 2019).
  - Minerai de fer : +28,8 percent (mêmes dates) suite à perturbations d’offre (BHP, Rio Tinto, Vale SA).
  - Variations individuelles (août 2018 → février 2019) : cuivre +4,1 percent; aluminium −9,2 percent; nickel −5,4 percent; zinc +7,8 percent; cobalt −49,3 percent.
  - Projections : indice annuel métaux de base +2,4 percent en 2019; −2,2 percent en 2020.
- Denrées alimentaires :
  - Indice aliments et boissons : +1,9 percent (août 2018 → février 2019).
  - Blé −15,8 percent; maïs +4,4 percent; soja +5,6 percent; volaille +3,9 percent; sucre +23,7 percent; coton −14,2 percent.
  - Projections : denrées alimentaires −2,9 percent en 2019; +2,1 percent en 2020.
  - Aléas : El Niño (annonce 14 février 2019) constitue un aléa haussier.

*Fonds monétaire international | Avril 2019 — Extrait : "3. Disparités régionales dans le temps" et dossier spécial "Marchés des produits de base : évolution et prévisions".*

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### Introduction méthodologique — utilité des cours des produits de base pour le nowcasting
- Rôle : produits de base ≈ "17 percent approximativement du commerce mondial"; stockables; reflètent offre et demande courante et anticipée.
- Méthode :
  - Datation des cycles : Harding et Pagan (2002) adaptée à séries mensuelles; points de retournement si cours du mois >/< deux mois précédents et deux mois suivants; phases ≥ 12 mois.
  - Échantillon : déséquilibré depuis 1957; 57 séries réelles classées en énergie, métaux, aliments et boissons, matières premières agricoles.
  - Indicateurs : production industrielle et PIB mondiaux corrigés de la tendance; séries de cours en dollars ajustées par IPC US.
- Principaux résultats descriptifs :
  - Caractéristiques cycliques : expansions fortes et contractions longues et peu prononcées; produits énergétiques cycles les plus longs/intenses (cycle complet ≈ < 4 ans).
  - Synchronisation : produits agricoles légèrement synchronisés; métaux de base informatifs pour production industrielle mondiale; propane très synchronisé (séries commençant 1992).
- Extraction de facteurs latents (composantes principales) :
  - Deux premiers facteurs expliquent ≈ "20 %" de la variance mensuelle des cours.
  - Corrélation positive cumulée entre les deux facteurs : "0,67".
  - Premier facteur : "facteur mondial"; second : facteur de "prix relatif" (demande agricole vs énergie/métaux).
  - Vérifications : régression du facteur mondial/prix relatif sur sous‑échantillons agricoles et non agricoles donne R2 "0,99" ("0,88").
- Utilité pour nowcasting :
  - Incorporation des facteurs améliore évaluations en temps réel et prévisions du PI et du PIB mondial, surtout en périodes de forte instabilité économique.

*Fonds monétaire international | Avril 2019*

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### Synchronisation et prévisions (résultats empiriques)
- Mesure : concordance (Harding et Pagan, 2002), variant entre 0 et 1; > 0,5 indique synchronisation positive.
- Nowcasting — Production industrielle mondiale (janvier 1980 à décembre 2018) — Erreur quadratique moyenne :
  - Référence (AR) : 0,55 %
  - Spécification 1 (facteur mondial) : 0,54 %
  - Spécification 2 (mondial + relatif) : 0,53 %
  - Spécification 3 (sous‑échantillons) : 0,54 %
  - Ratios relatifs : Référence = 1; Spécif.1 = 0,99; Spécif.2 = 0,97; Spécif.3 = 0,98.
- Nowcasting — PIB mondial (1er trimestre 1980 → 3e trimestre 2018) — Un mois d’information :
  - Erreur quadratique moyenne :
    - Référence : 0,42 %
    - Spécification 1 : 0,38 %
    - Spécification 2 : 0,37 %
    - Spécification 3 : 0,38 %
  - Ratios : Référence = 1; Spécif.1 = 0,90; Spécif.2 = 0,90; Spécif.3 = 0,90.
- Prévisions hors échantillon (production industrielle et PIB) :
  - PI (un mois d’information) — Erreur quadratique moyenne :
    - Référence : 0,55 %
    - Spécification 1 : 0,50 %
    - Spécification 2 : 0,49 %
    - Spécification 3 : 0,50 %
    - Ratios : Référence = 1; Spécif.2 = 0,90 (meilleure).
  - PIB (trimestre d’information) — amélioration d’environ 10 % de l’erreur quadratique moyenne par rapport à la référence lorsque le trimestre complet d’information des cours est disponible.
- Interprétation :
  - Les cours des produits de base contiennent une information substantielle utile pour évaluer et prévoir l’activité mondiale, particulièrement les métaux de base, l’énergie et certains produits agricoles.
  - Valeur ajoutée la plus élevée en période de forte instabilité économique.

*Fonds monétaire international — Extraits méthodologiques et résultats empiriques (Avril 2019).*

*Fonds monétaire international | Avril 2019 — textf (extraits du PDF fourni).*

### 2018. Depuis le début de cette année, les prix du pétrole

### 2018. Depuis le début de cette année, les prix du pétrole

### Prix des produits de base et inflation
- Les prix du pétrole se sont redressés quelque peu grâce à des baisses de production dans les pays exportateurs.
- Les prix des métaux de base ont augmenté de 7,6 % depuis août, la perturbation de l’offre sur certains marchés ayant plus que compensé l’atonie de la demande mondiale.
- La hausse des prix à la consommation est restée contenue dans les pays avancés, étant donné la baisse des prix des produits de base.
- Pour la plupart des pays avancés, l’inflation hors alimentation et énergie se situe bien en deçà des objectifs fixés par les banques centrales ; aux États-Unis et au Royaume-Uni, elle est proche de 2 %.
- Dans les pays émergents :
  - L’inflation hors alimentation et énergie est restée inférieure à 2 % en Chine tandis que l’activité ralentissait.
  - Dans certains cas (Indonésie), la baisse des prix des produits de base a atténué les tensions inflationnistes ; dans d’autres (Inde), le ralentissement de la hausse des prix de l’alimentation a joué ce rôle.
  - Dans certains pays, la dépréciation de la monnaie a entraîné une hausse des prix intérieurs, compensant en partie la pression à la baisse résultant du recul des prix des produits de base.

### Indicateurs de l’activité mondiale et commerce
- Les indicateurs de l’activité mondiale ont généralement fléchi depuis le deuxième semestre de 2018 (production industrielle, volume du commerce mondial, IDA manufacturier : nouvelles commandes).
- La croissance du commerce mondial a ralenti nettement par rapport à son pic de la fin de 2017.
- Après une concentration en début de période, les importations américaines en provenance de Chine soumises à de nouveaux droits de douane ont diminué ou stagné vers la fin de l’année.

### Conditions financières et marchés (durcissement suivie d’un assouplissement)
- Après un durcissement notable des conditions financières à la fin de 2018, l’état d’esprit des marchés s’est amélioré au début de 2019.
- Les conditions financières dans les pays avancés se sont assouplies depuis le début de l’année; début mars, elles étaient légèrement plus restrictives qu’en octobre dernier, mais restaient accommodantes dans la plupart des cas.
- Les titres souverains des pays avancés ont intégré une trajectoire inférieure pour les taux directeurs futurs et se situent généralement 40 à 80 points de base en deçà des pics du début novembre 2018.
- Les écarts de taux des obligations italiennes par rapport aux obligations allemandes, aux environs de 250 points de base à la fin mars, ont baissé par rapport à leur pic de fin octobre/début novembre, mais ils restent élevés.
- Les classes d’actifs plus risqués ont généralement profité de l’amélioration de l’état d’esprit au début de 2019 : marchés d’actions recouvrés aux États-Unis et en Europe ; écarts de taux des obligations d’entreprise à rendement élevé réduits depuis décembre mais demeurant supérieurs à octobre.

### Actions des banques centrales et réponses politiques
- Changement de ton dans la communication des principales banques centrales ayant contribué à l’assouplissement des conditions financières :
  - Réserve fédérale américaine : communication en janvier laissant entrevoir une approche patiente et flexible ; en mars, annonce d’une pause dans le relèvement des taux d’intérêt pour cette année.
  - Banque centrale européenne : fin des achats nets d’actifs en décembre ; annonce en mars d’une nouvelle série de financements bancaires ciblés et report d’un relèvement du taux directeur au moins jusqu’à la fin de l’année.
  - Banque d’Angleterre et Banque du Japon : prudence accrue quant aux perspectives.
- Dans les pays émergents, de nombreuses banques centrales (Afrique du Sud, Chili, Indonésie, Mexique, Philippines) ont relevé leur taux directeur depuis octobre, en partie par crainte d’une accélération de l’inflation après la hausse des prix du pétrole en 2018 et en raison d’effets de dépréciation monétaire antérieure.
- En Chine, la banque centrale a fourni des liquidités et abaissé les réserves obligatoires pour toutes les banques face au fléchissement de la croissance.

### Marchés émergents : spreads, actions, changes et flux de capitaux
- Les paramètres fondamentaux et facteurs politiques nationaux expliquent les différences des conditions financières entre pays émergents.
- Exemples de pays :
  - Mexique : crainte d’un revirement de la politique économique du nouveau gouvernement a entraîné une hausse notable de l’écart de taux souverain en novembre et décembre, réduit depuis.
  - Brésil : écarts de taux ont baissé depuis octobre sur fond d’optimisme quant aux perspectives de réforme des retraites.
  - Argentine et Turquie : après ajustements pour réduire les déséquilibres financiers, les écarts de taux ont diminué quelque peu mais restent élevés.
- Les indices boursiers des pays émergents ont regagné une partie du terrain perdu à la fin de 2018 et ont plus ou moins retrouvé ou dépassent leur niveau d’octobre dans la plupart des cas.
- Taux de change et mouvements récents (fin mars 2019) :
  - Le dollar américain avait retrouvé son niveau de septembre 2018.
  - L’euro s’est déprécié d’environ 3 % sur cette période.
  - La livre s’est raffermie d’environ 3 % en raison de l’évolution des attentes relatives au Brexit.
  - Le yen s’est apprécié de manière modeste.
  - Les monnaies des pays émergents se sont appréciées dans l’ensemble ; renminbi chinois apprécié d’environ 2 %.
- Flux de capitaux : stabilisation puis reprise des flux d’investissements de portefeuille vers les pays émergents, particulièrement nette au début de 2019, lorsque les investisseurs se sont tournés davantage vers les fonds d’obligations et d’actions des pays émergents.

### Prévisions et perspectives à court terme
- Les chiffres de la production industrielle et les enquêtes auprès des directeurs d’achat indiquent que le ralentissement de la croissance mondiale observé au second semestre de 2018 se poursuivra probablement au début de 2019.
- Une stabilisation de la croissance est envisagée après cette phase de ralentissement (indication générale dans le texte).

*Fonds monétaire international | Avril 2019 — Chapitre 1 : Perspectives et politiques mondiales (extraits du document fourni).*

### 2. Pays émergents

### 2. Pays émergents

### Marché des changes et monnaies
- Après une modification des attentes du marché quant au rythme et à l’ampleur du resserrement de la politique monétaire américaine, l’appréciation du dollar à la fin de 2018 s’est inversée et les monnaies des pays émergents se sont appréciées de manière générale.
- Graphique 1.8. Variations des taux de change effectifs réels, septembre 2018–mars 2019 (En pourcentage) — montre des appréciations nettes pour de nombreuses monnaies de pays émergents entre septembre 2018 et mars 2019.

### Flux de capitaux vers les pays émergents
- Les investisseurs se sont tournés davantage vers les fonds d’obligations et d’actions des pays émergents au début de 2019.
- Graphique 1.9. Pays émergents : flux de capitaux — séries présentées :
  - 1. Flux nets dans les fonds des pays émergents (en milliards de dollars)
  - 2. Entrées de capitaux (en pourcentage du PIB)
  - 3. Sorties de capitaux hors variation des réserves (en pourcentage du PIB)
  - 4. Variation des réserves (en pourcentage du PIB)
- Définitions/regroupements utilisés :
  - Pays émergents hors Chine = Inde, Indonésie, Malaisie, Philippines et Thaïlande
  - Pays émergents d’Europe = Pologne, Roumanie, Russie et Turquie
  - Amérique latine = Brésil, Chili, Colombie, Mexique et Pérou
- Indicateurs et événements notés dans les séries de flux :
  - Annonce Fed (accès de volatilité sur les marchés provoqué par l’annonce du retrait des mesures monétaires non conventionnelles de la Réserve fédérale américaine)
  - BCE = Banque centrale européenne
  - EM-VXY = JP Morgan Emerging Market Volatility Index
  - ORLT = opérations de refinancement à long terme
  - Références à événements passés : crise grecque, crise irlandaise, ventes massives sur le marché boursier chinois, élection présidentielle américaine

### Contexte macroéconomique global et implications pour les pays émergents
- Projection de croissance mondiale :
  - La croissance mondiale devrait tomber de 3,6 percent en 2018 à 3,3 percent en 2019, puis remonter à 3,6 percent en 2020.
  - La prévision pour 2019 est inférieure de 0,4 point de pourcentage à celle des PEM d’octobre 2018, tandis que celle pour 2020 est inférieure de 0,1 point de pourcentage.
  - Au-delà de 2020, la croissance mondiale devrait se stabiliser aux environs de 3,6 percent à moyen terme.
- Hypothèses clés et incidences :
  - Il est supposé que les droits de douane sur 200 milliards de dollars d’importations américaines en provenance de Chine sont maintenus à 10 percent (alors que, dans l’édition d’octobre 2018 des PEM et leur mise à jour de janvier 2019, il était supposé qu’ils passent à 25 percent au 1er mars 2019).
  - La prévision reflète une combinaison de forces cycliques qui s’essoufflent et d’un retour à une croissance potentielle timide dans les pays avancés, une reprise précaire dans les pays émergents et les pays en développement, et des facteurs influençant la croissance potentielle dans les deux groupes de pays.
- Ralentissement dans les pays avancés et conséquences pour les émergents :
  - Dans les pays avancés, la croissance devrait ralentir de 2,2 percent en 2018 à 1,8 percent en 2019, puis à 1,7 percent en 2020.
  - Le ralentissement prévu dans les pays avancés en 2019 est à l’origine de plus des deux tiers de l’essoufflement attendu de la croissance mondiale par rapport à 2018.
  - Des effets négatifs attendus des hausses des droits de douane adoptées en 2018 contribuent au repli.
  - Le profil de croissance des pays avancés est en partie lié à la diminution attendue de la relance budgétaire aux États-Unis en 2019–2020.
- Zone euro et autres précisions :
  - Dans la zone euro, la croissance devrait fléchir de 1,8 percent en 2018 à 1,3 percent en 2019 (soit 0,6 point de pourcentage de moins que prévu en octobre), puis à 1,5 percent en 2020.
  - Révisions à la baisse notées pour plusieurs pays avancés : Allemagne, Italie, France, en lien avec facteurs nationaux spécifiques (consommation privée, production industrielle, manifestations, rendements souverains élevés, etc.).
- Prévisions semestrielles et trajectoires :
  - Graphique 1.10. Prévisions de croissance semestrielles (Variation en pourcentage semestrielle annualisée) : indique une stabilisation de la croissance attendue au premier semestre de 2019, suivie d’une reprise progressive.
  - Secteurs/agrégats couverts : Pays avancés ; Pays émergents et pays en développement ; Divers pays avancés ; Divers pays émergents et pays en développement.

### Hypothèses budgétaires et prix des produits de base
- Politique budgétaire supposée :
  - Il est supposé que la politique budgétaire sera expansionniste dans l’ensemble des pays avancés en 2019 et deviendra restrictive en 2020 tandis que la relance aux États-Unis commence à s’amenuiser.
  - Dans les pays émergents et les pays en développement, il est supposé que la politique budgétaire sera expansionniste en 2019 (en partie du fait d’une relance attendue en Chine pour compenser certains des effets négatifs de la hausse des droits de douane), avant de devenir restrictive en 2020.
- Indicateurs présentés :
  - Graphique 1.11. Hypothèses des prévisions : indicateurs budgétaires (En pourcentage du PIB)
  - Graphiques sur les prix des produits de base et du pétrole, et sur les gains et pertes des termes de l’échange pour les pays importateurs de produits de base (référencés avec indice 2018 = 100 et moyennes 2019–20 basées sur les prix des produits de base en février 2019).

*Source : Fonds monétaire international, Avril 2019.*

### 2. Gains et pertes sur le plan des termes de l’échange

### 2. Gains et pertes sur le plan des termes de l’échange pour les pays exportateurs de produits de base

### Hypothèses relatives aux prix des produits de base
- Prix moyens du pétrole : "54,1 dollars le baril en 2019, puis à 55,2 dollars en 2020."
- Prix des métaux : "chuter de 6,0 % sur un an en 2019 et encore baisser de 0,8 % en 2020."
- Prix de l’alimentation : "diminuer de 2,6 % sur un an en 2019, avant d’augmenter de 1,7 % en 2020."
- Note méthodologique : "Sur la base des contrats à terme sur le pétrole" (hypothèses des prix du pétrole).

### Définition et méthode de calcul des gains (pertes) sur le plan des termes de l’échange
- Nature : "Il s’agit d’une estimation de la variation du revenu disponible qui résulte des fluctuations des prix des produits de base."
- Mesure utilisée : "Les gains (pertes) pour 2019–20 sont des moyennes simples des gains (pertes) annuels pour 2019 et 2020."
- Formule (telle que fournie) :  
  (Δp_t^A x_{t–1} – Δp_t^B m_{t–1})/ Y_{t–1},  
  où Δp_t^A et Δp_t^B sont les variations en pourcentage des prix de A et de B entre l’année t–1 et l’année t, x et m sont respectivement les exportations et importations en dollars américains de l’année t–1, et Y est le PIB dans l’année t–1 en dollars américains.
- Référence méthodologique complémentaire : "Voir aussi Gruss (2014)."

### Principales observations et contexte macroéconomique pertinent aux exportateurs de produits de base
- Perspectives des cours : "des perspectives généralement moroses pour les cours de ces produits (dont ceux du pétrole, qui devraient rester inférieurs à leur moyenne de 2018 sur l’ensemble de l’horizon de prévision)."
- Effet agrégé : les variations de prix des produits de base, combinées à la structure des exportations et des importations (x et m), déterminent des gains ou pertes exprimés en pourcentage du PIB selon la formule ci‑dessus.
- Mesures et horizon : les gains (pertes) présentés pour 2019–20 sont calculés comme des moyennes simples des années 2019 et 2020 conformes aux hypothèses de prix indiquées ci‑dessus.

*Source : textf - 2. Gains et pertes sur le plan des termes de l’échange (Fonds monétaire international, Avril 2019).*

### 1. Pays avancés

### 1. Pays avancés

### Investissement et moteurs de la demande
- La trajectoire de la croissance de l’investissement dépend d’un ensemble de conditions favorables :
  - un resserrement progressif des conditions financières (important pour les perspectives d’investissement dans les pays émergents et pays en développement, compte tenu de l’accroissement rapide de l’endettement pendant les années de taux d’intérêt bas) ;
  - un règlement rapide des différends commerciaux et un relâchement des tensions commerciales ;
  - des mesures gouvernementales plus larges qui contribuent à réduire l’incertitude.
- Le chapitre note que « la croissance de l’investissement dans les pays émergents et les pays en développement devrait représenter plus d’un tiers de la croissance de leur PIB » à l’horizon de prévision.

### Perspectives régionales de croissance à moyen terme
- Pays émergents d’Asie :
  - Croissance attendue : supérieure à 6 % tout au long de l’horizon de prévision.
  - Chine : ralentissement progressif à 5,5 % d’ici 2024, lié au rééquilibrage vers la consommation privée et les services et au durcissement de la réglementation.
  - Inde : croissance stabilisée à « un peu moins de 7¾ % » à moyen terme, soutenue par la mise en œuvre de réformes structurelles et la réduction des goulets d’étranglement infrastructurels.
- Amérique latine :
  - Croissance attendue : de 2,4 % en 2020 à 2,8 % à moyen terme.
  - Argentine : reprise et stabilisation autour de « environ 3½ % » à moyen terme.
  - Brésil et Mexique : croissance stable d’environ 2¼–2¾ %, freinée par des rigidités structurelles, des termes de l’échange en demi-teinte et des déséquilibres budgétaires (en particulier au Brésil).
- Pays émergents d’Europe :
  - Activité redémarrant après un niveau bas ; croissance légèrement supérieure à 3 % à moyen terme.
  - Turquie : activité se raffermissant après 2020 ; croissance à moyen terme prévue à 3,5 % en raison d’un redressement de la demande intérieure après une brutale contraction actuelle.
  - Pologne et Roumanie : modération de la croissance à environ 3 % à moyen terme avec la disparition de l’impulsion des fonds d’investissement et des politiques accommodantes de l’UE.
- Communauté des États indépendants :
  - Croissance stabilisée à 2,4 % à moyen terme.
  - Russie : croissance d’environ 1½ % à moyen terme, pénalisée par des cours du pétrole modestes et des vents contraires structurels.
- Afrique subsaharienne :
  - Perspectives hétérogènes selon les pays en raison de niveaux de développement, d’exposition climatique et de dépendance aux produits de base.
  - Région : croissance de 3,7 % en 2020 à environ 4 % en 2024 (même si, pour près de deux cinquièmes des économies, le taux de croissance moyen devrait dépasser 5 % à moyen terme).
  - Nigéria : croissance attendue à 2,6 % environ à moyen terme.
  - Angola : croissance attendue à 3,9 % environ à moyen terme.
  - Afrique du Sud : croissance stabilisée à 1¾ % à moyen terme, freinée par des goulets d’étranglement structurels et des prix des métaux d’exportation faibles.
  - La hausse du coût du service de la dette et le resserrement des conditions financières mondiales devraient peser sur la croissance de nombreux pays de la région.
- Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan :
  - Perspectives largement déterminées par les prix des combustibles, l’ajustement macroéconomique attendu et les tensions géopolitiques.
  - Arabie saoudite : croissance stabilisée à environ 2¼–2½ % à moyen terme.
  - Pakistan : en l’absence de nouvelles mesures d’ajustement, croissance modérée à quelque 2,5 %, les déséquilibres extérieurs et budgétaires pesant sur la confiance.
  - Activité freinée ailleurs dans la région par les sanctions (Iran), la guerre civile (Syrie, Yémen), la hausse du coût du service de la dette et le resserrement des conditions financières (Liban).
- Convergence et croissance par habitant :
  - 41 pays (principalement en Afrique subsaharienne et dans la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan), représentant près de 10 % du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat et une population de près de 1 milliard, devraient afficher une croissance par habitant inférieure à celle des pays avancés sur les cinq prochaines années.
  - L’hétérogénéité persiste, notamment en Afrique subsaharienne où la majorité des pays devraient afficher des taux de croissance par habitant nettement supérieurs à la moyenne pondérée de la région.

### Perspectives de l’inflation
- Pays avancés :
  - Inflation globale prévue : de 2,0 % en 2018 à 1,7 % cette année, en lien avec la mollesse des cours des produits de base et la modération de la croissance.
  - États-Unis : économie opérera au-delà de son potentiel cette année et l’an prochain ; l’inflation hors alimentation et énergie devrait dépasser l’objectif à moyen terme fixé à 2,0 %, puis reculer pour tendre vers l’objectif par la suite.
  - Zone euro : inflation hors alimentation et énergie de 1,2 % en 2018 à environ 2 % en 2022, au fur et à mesure que l’économie fonctionne au-dessus de son potentiel.
  - Japon : taux d’inflation sous-jacent (hors produits alimentaires frais et énergie) attendu à 1,4 % d’ici à la fin de 2020 en raison du relèvement du taux de l’impôt sur la consommation en octobre 2019, puis retombant à 1,3 % environ à moyen terme.
- Pays émergents et pays en développement (hors Venezuela) :
  - Inflation stable dans la plupart des régions, mais devrait renouer avec sa baisse constante des dix dernières années après une remontée modeste et temporaire cette année.
  - Mention d’une remontée « de 4,8 % en 2018 » (phrase incomplète dans le texte fourni).

### Analyses et recommandations de politique
- Conditions pour soutenir l’investissement et la croissance :
  - gestion prudente du resserrement des conditions financières ;
  - règlement rapide des différends commerciaux et réduction des tensions commerciales ;
  - mesures gouvernementales pour réduire l’incertitude.
- Réformes structurelles et politiques nationales :
  - poursuite des réformes structurelles et réduction des goulets d’étranglement infrastructurels (mise en évidence pour l’Inde) ;
  - ajustements visant à diversifier les structures de production en abandonnant l’extraction des ressources naturelles (importance soulignée pour plusieurs pays africains).
- Ajustements macroéconomiques :
  - correction des déséquilibres macroéconomiques dans certains pays de la région MENA-Afghanistan-Pakistan ;
  - importance d’actions pour contenir les effets d’un resserrement des conditions financières mondiales et la hausse du coût du service de la dette.

*Fonds monétaire international | Avril 2019 — Extrait de « Perspectives et politiques mondiales », Chapitre 1*

### 1. Par groupe de pays

### 1. Par groupe de pays

### Croissance par habitant et hétérogénéité régionale
- Quarante et un pays représentant près de 10 percent du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat et près d’un milliard d’habitants devraient connaître une croissance par habitant inférieure à celle des pays avancés au cours des cinq prochaines années.
- Dans certaines régions, telles que l’Afrique subsaharienne, les taux de croissance par habitant sont très hétérogènes.
- Note méthodologique : AfSS = Afrique subsaharienne ; ALC = Amérique latine et Caraïbes ; CEI = Communauté des États indépendants ; MOANAP = Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan ; PA = pays avancés ; PEPD = pays émergents et pays en développement ; PPA = parité de pouvoir d’achat. Les bâtons indiquent les moyennes pondérées du PIB en PPA ; les carrés rouges indiquent les médianes ; et les repères noirs indiquent les déciles inférieur et supérieur de la croissance du PIB par habitant dans les groupes de pays.

### Inflation dans les pays émergents et en développement
- L’inflation dans les PEPD devrait se modérer à environ 4 percent à moyen terme.
- Facteurs contribuant à des hausses temporaires en 2018–19 :
  - Relèvement du taux de la taxe sur la valeur ajoutée en Russie.
  - Accélération progressive des tensions sur les prix en Inde due à une demande relativement vigoureuse et à une hausse modeste des prix des denrées alimentaires.
  - Persistance d’anticipations d’inflation élevées en Argentine lors de l’adaptation à un nouveau système d’ancrage.

### Perspectives du secteur extérieur — commerce mondial
- La croissance du commerce mondial a subi un ralentissement prononcé en 2018.
- Causes identifiées :
  - Contrecoup du premier trimestre 2018 après une croissance très vigoureuse fin 2017.
  - Exacerbation des tensions commerciales affectant les dépenses de biens d’équipement.
  - Ralentissement plus général de l’activité mondiale.
- Prévisions :
  - 2019 : poursuite du ralentissement, en grande partie en raison de la faiblesse du commerce fin 2018.
  - 2020 : reprise attendue.
  - Années ultérieures : croissance du commerce à peu près au même rythme qu’en 2018, portée par un redressement progressif de la demande d’investissement dans les PEPD compensant l’essoufflement des dépenses en capital dans les PA prévu pour 2020 et au-delà.

### Soldes des transactions courantes — évolutions et projections
- En 2018, déficits et excédents courants mondiaux ont très légèrement augmenté par rapport à 2017.
- Effet des cours du pétrole :
  - La hausse des cours du pétrole aurait amélioré le solde des transactions courantes des pays exportateurs de pétrole de quelque 3½ percent de leur PIB.
  - Les déficits courants de certains pays asiatiques importateurs nets de pétrole (Inde, Indonésie, Pakistan) se sont creusés en raison de l’augmentation de la facture pétrolière.
- Soldes par pays/régions (estimations/projections données) :
  - Chine : excédent courant fortement diminué pour tomber à 0.4 percent du PIB.
  - États-Unis : déficit courant resté inchangé à 2.3 percent du PIB.
  - Zone euro : excédent courant légèrement fléchi à 3.0 percent du PIB.
- Prévisions 2019 et au-delà :
  - Réduction progressive des déficits et excédents des transactions courantes, surtout après 2020.
  - L’excédent des pays exportateurs de pétrole diminuera en lien avec une baisse prévue des cours moyens du pétrole par rapport à 2018.
  - Les excédents courants de la zone euro, du Japon et d’autres pays asiatiques avancés devraient reculer progressivement.
  - Solde courant des États-Unis devrait s’améliorer en 2019–20 sous l’effet de la politique budgétaire expansionniste, puis baisser à nouveau par la suite.
- Remarque : Les mesures commerciales récentes imposées par les États-Unis et les mesures de rétorsion devraient avoir un effet limité sur les déséquilibres extérieurs.

### Déséquilibres courants et soldes excessifs
- D’après le Rapport du FMI sur le secteur extérieur, les déséquilibres courants de nombreux pays en 2017 étaient trop élevés par rapport à des normes cohérentes avec les paramètres économiques fondamentaux et des politiques souhaitables.
- Estimations :
  - Les soldes courants excessifs en 2018 ont diminué d’après les estimations, sous l’effet des fluctuations du taux de change réel dans de nombreux cas.
  - Selon les projections à moyen terme, les soldes courants devraient continuer d’évoluer dans le même sens en moyenne.
- Limites : Les variations des paramètres macroéconomiques fondamentaux influent sur les soldes courants et sur leur valeur d’équilibre, de sorte que la trajectoire future des déséquilibres excessifs ne peut pas être déduite précisément de cet exercice.

### Positions extérieures globales — niveaux et projections (2017–24)
- Mécanisme : variations expliquées par flux financiers nets et réévaluations (taux de change, prix des actifs). Projections supposent taux de change effectifs réels plus ou moins stables et variations limitées des prix des actifs.
- Tendances attendues :
  - Positions créditrices et débitrices en pourcentage du PIB mondial devraient augmenter légèrement en 2019, puis se stabiliser sur l’horizon de prévision.
- Projections par groupe/pays :
  - Position créditrice nette d’un groupe de pays européens avancés : devrait dépasser 80 percent du PIB.
  - Japon : position créditrice nette autour de 65 percent du PIB.
  - Chine : position créditrice nette reculerait en deçà de 10 percent du PIB.
  - États-Unis : position débitrice devrait s’approcher de 50 percent du PIB, soit environ 9 points de pourcentage au-dessus de l’estimation pour 2017.
  - Groupe de pays débiteurs de la zone euro (dont Espagne et Italie) : position extérieure globale nette devrait s’améliorer de plus de 25 points de pourcentage de leur PIB collectif.
- D’ici 2024 :
  - Les engagements extérieurs nets, à environ 32 percent du PIB, atteindraient la moitié de leur niveau d’il y a une décennie.

### Implications politiques et recommendations
- Risques :
  - Déséquilibres extérieurs excessifs persistants dans de grandes économies et actions susceptibles d’aggraver ces déséquilibres constituent des risques pour la stabilité mondiale.
  - Le relâchement budgétaire aux États-Unis devrait creuser le déficit courant, potentiellement aggravant les tensions commerciales et entraînant un durcissement plus rapide des conditions financières mondiales, avec des implications négatives pour les pays émergents, surtout ceux à position extérieure fragile.
  - À moyen terme, une hausse des positions débitrices dans de grandes économies pourrait freiner la croissance mondiale et provoquer des ajustements prononcés et perturbateurs des taux de change et des prix des actifs.
- Recommandations signalées :
  - États-Unis : mettre en œuvre un plan à moyen terme visant à inverser la hausse du ratio de la dette publique et l’accompagner de mesures budgétaires destinées à accroître progressivement les capacités intérieures, afin de pérenniser la dynamique de croissance et de limiter les déséquilibres extérieurs.
  - Pays créditeurs disposant d’espace budgétaire (ex. Allemagne) : recourir davantage à la croissance de la demande pour faciliter le rééquilibrage national et mondial tout en maintenant la croissance mondiale à moyen terme.

*Source : estimations des services du FMI.*

### 1. Position extérieure globale mondiale

### 1. Position extérieure globale mondiale

### Position extérieure globale nette
- Les positions créditrices et débitrices exprimées en pourcentage du PIB mondial devraient augmenter légèrement cette année, puis se stabiliser globalement sur l’horizon de prévision.

### Principaux risques pesant sur la position extérieure et la croissance mondiale
- Tensions commerciales
  - Accroissement possible du commerce, de l’investissement et de la production mondiaux sous la menace des tensions commerciales actuelles.
  - Mesures récentes signalées : signature de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique le 30 novembre 2018 ; prolongation après le 1er mars 2019 de la trêve entre les États-Unis et la Chine ; réduction annoncée des droits de douane chinois sur les importations d’automobiles américaines.
  - Risques subsistent : ratification nationale requise pour l’Accord Canada–États-Unis–Mexique ; proposition d’un relèvement des droits de douane sur toutes les voitures et pièces automobiles importées toujours à l’examen aux États-Unis.
  - Effets potentiels non résolus : hausse des coûts des biens intermédiaires et des biens d’équipement importés, hausse des prix des produits finis, réduction de l’investissement des entreprises, perturbation des chaînes d’approvisionnement, ralentissement de la croissance de la productivité, baisse de la rentabilité des entreprises et détérioration de la confiance des marchés financiers.

- Risques dans les pays d’importance systémique
  - Europe : rendements élevés persistants en Italie pourraient accroître la pression sur les banques italiennes, peser sur l’activité économique et détériorer la dynamique de la dette.
  - Brexit : possibilité d’un Brexit sans accord pouvant fortement perturber les chaînes d’approvisionnement et augmenter les coûts des échanges, avec effets négatifs considérables et durables sur le Royaume-Uni et l’Union européenne.
  - États-Unis : trajectoire implicite des marchés pour les taux directeurs attendus inférieure aux projections du Comité de politique monétaire ; risque de réévaluation par les marchés conduisant à une augmentation des taux d’intérêts américains, une appréciation du dollar et un durcissement des conditions financières pour les pays émergents et pays en développement.
  - Vulnérabilités financières américaines : cycle du crédit aux États-Unis à une phase avancée, proportion croissante d’émetteurs moins bien notés sur le marché des obligations d’entreprise, volume croissant de prêts à clauses simplifiées accordés à des entreprises très endettées.

- Chine
  - Mesures prises en 2018–2019 : limitation du durcissement de la réglementation financière, injection de liquidité via abaissement du niveau de réserves obligatoires pour les banques, réduction de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de la taxe sur la valeur ajoutée pour les petites et moyennes entreprises.
  - Risques : persistance des tensions commerciales pouvant affaiblir le soutien à l’activité ; mesures de relance excessives (assouplissement des critères d’octroi de crédit, résurgence d’une activité bancaire parallèle, dépenses d’infrastructure hors budget) augmenteraient la vulnérabilité financière et réduiraient la marge de manœuvre future.

- Autres facteurs de vulnérabilité financière
  - Cyberattaques ciblant les infrastructures, pouvant gravement perturber les systèmes de paiement transfrontaliers et la circulation des biens et services.
  - Revenir sur la réforme réglementaire post-crise ou maintenir des conditions financières accommodantes pourrait accroître la vulnérabilité financière si les intermédiaires intensifient la recherche de rendement.

- Incertitude politique et géopolitique
  - Incertitude entourant les politiques de nouveaux gouvernements, approches de nouvelles élections, conflit géopolitique au Moyen-Orient et tensions en Asie de l’Est.
  - Ces facteurs, conjugués aux tensions commerciales et à un durcissement des conditions financières mondiales, pourraient lourdement peser sur la confiance et avoir des effets à plus large échelle.
  - L’indice du risque géopolitique de Caldara et Iacoviello est normalisé pour atteindre en moyenne une valeur de 100 dans la décennie 2000–09.

### Risques à moyen terme
- Changements climatiques
  - Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a indiqué qu’avec les taux d’augmentation actuels, le réchauffement climatique atteindrait entre 2030 et 2052 un chiffre supérieur aux niveaux préindustriels de 1,5 °C.
  - Conséquences attendues : phénomènes extrêmes de température, de précipitation et de sécheresse, effets dévastateurs humanitaires et pertes de production graves et persistantes dans un vaste ensemble de pays.

- Perte de confiance envers les institutions
  - Forte méfiance envers les institutions établies et partis politiques, souvent liée au creusement des inégalités, compromettant la mise en œuvre de réformes structurelles nécessaires pour stimuler la croissance potentielle et renforcer la résilience, y compris contre les risques climatiques.

### Analyse du graphique en éventail et constats de risque
- Une analyse du graphique en éventail, fondée sur des données des marchés boursiers et de produits de base ainsi que sur la dispersion des projections d’inflation et de primes de terme de prévisionnistes privés, fait apparaître un risque de révision à la baisse par rapport aux PEM de 2018.
- Détérioration due principalement à l’anticipation d’un effet de freinage lié au risque d’un net rebond des prix du pétrole après leur récente baisse.
- Constat tiré du GFSR d’avril 2019 : léger accroissement des risques à court terme pesant sur la stabilité financière mondiale par rapport à l’édition d’octobre 2018 et persistance de risques élevés pour la croissance à moyen terme.

### Priorités de politique
- Renforcer la résilience et relever les perspectives de croissance à moyen terme :
  - S’abstenir de tout faux pas macroéconomique dans les pays émergents et pays en développement pour soutenir la reprise.
  - Éviter un ralentissement marqué dans les pays avancés.
  - Mettre en œuvre des réformes structurelles susceptibles de stimuler la croissance de la production et d’accroître la résilience face aux chocs (y compris climatiques).

*Fonds monétaire international | Avril 2019 — Extrait : "1. Position extérieure globale mondiale" (textf - 1. Position extérieure globale mondiale)*

### 1. Perspectives de croissance du PIB mondial

### 1. Perspectives de croissance du PIB mondial

### Prévision de référence et risques globaux
- La prévision centrale d’avril 2019 des PEM est entourée d’incertitude représentée par des intervalles de confiance de 50 %, 70 % et 90 %.
- L’intervalle de confiance de 70 % inclut l’intervalle de confiance de 50 %; l’intervalle de confiance de 90 % inclut les intervalles de confiance de 50 % et 70 %.
- Le solde des facteurs influant sur les perspectives s’est détérioré par rapport à l’édition d’avril 2018 des PEM.
- Si le ralentissement actuel est plus marqué et plus prolongé que prévu, il conviendrait de rendre l’orientation de la politique macroéconomique plus accommodante, en particulier si la production est ou pourrait être inférieure au potentiel et si une marge de manœuvre existe.
- Au-delà de 2020, les prévisions reposent sur une croissance globale stable à 3,6 %.

### Recommandations macroéconomiques générales
- La politique monétaire doit maintenir l’inflation à un niveau conforme à l’objectif de la banque centrale et préserver l’ancrage des anticipations d’inflation.
- La politique budgétaire doit trouver un compromis entre le soutien de la demande et la viabilité de la dette publique; sa mise en œuvre devrait être modulée pour assurer la stabilité sans compromettre la croissance à court terme ni porter atteinte aux programmes ciblant les groupes vulnérables.
- Dans le secteur financier, il faut garantir la solidité des bilans et s’attaquer préventivement aux facteurs de vulnérabilité en utilisant des outils macroprudentiels (volants de fonds propres anticycliques ou volants de fonds propres sectoriels et ciblés, pondérations et provisionnements de risques plus élevés) et, si nécessaire, des dispositifs axés sur les emprunteurs pour atténuer les risques liés à une forte vulnérabilité à l’égard de la dette.
- En cas d’érosion de la confiance des marchés, il est essentiel de communiquer clairement et de coopérer pour résoudre les différends commerciaux (notamment entre les États‑Unis et la Chine) et les incertitudes liées au Brexit.

### Priorités pour les pays avancés
- Politique monétaire : rester accommodante jusqu’à ce que l’inflation montre des signes évidents de hausse vers les objectifs des banques centrales; préserver l’ancrage des anticipations.
- Politique budgétaire : privilégier les mesures visant à stimuler la production potentielle et à favoriser le partage des bienfaits de la croissance, tout en maintenant la viabilité des finances publiques.
- Pour les pays à dette publique élevée : procéder à un rééquilibrage budgétaire progressif en l’absence d’une décélération nette de la croissance.
- Renforcement du secteur financier : accroître les volants de fonds propres et de liquidités des banques; renforcer le contrôle macroprudentiel des institutions financières non bancaires; mettre au point des outils macroprudentiels si nécessaire; éviter le démantèlement des réformes réglementaires d’après-crise.
- Mesures structurelles recommandées (exemples) :
  - investissements publics dans les infrastructures, l’apprentissage tout au long de la vie et la recherche et développement;
  - préserver la concurrence pour faciliter l’entrée de nouvelles entreprises et juguler les abus de pouvoir des sociétés dominantes;
  - accroître le taux d’activité et accélérer la croissance de la productivité.

- Estimations pour le groupe des pays avancés : le taux de croissance de la production potentielle varie entre 0,5 et 1,5 % pour la plupart des pays avancés.

- Cas particuliers :
  - États‑Unis : approche patiente de la Réserve fédérale appropriée; la trajectoire des taux directeurs devrait dépendre des données et des risques; la réforme du code des impôts de 2017 et les augmentations de dépenses ont creusé le déficit budgétaire; la politique budgétaire devrait accroître le ratio recettes/PIB, en s’appuyant davantage sur la fiscalité indirecte pour faire face aux dépenses liées au vieillissement; préserver et renforcer la réglementation et le contrôle fondés sur le risque, notamment pour les institutions financières non bancaires.
  - Royaume‑Uni : prudence en raison de l’incertitude du Brexit; réajuster le rythme du rééquilibrage budgétaire si la croissance ralentit nettement; réformes structurelles ciblées sur infrastructures et compétences des diplômés du secondaire.
  - Zone euro : politique monétaire à maintenir accommodante; reconstitution progressive des marges budgétaires dans certains pays (Espagne, France, Italie); Allemagne peut utiliser sa marge pour accroître l’investissement public ou réduire le coin fiscal sur le travail; si forte dégradation, combiner assouplissement budgétaire et mesures monétaires selon les marges disponibles; poursuivre l’union bancaire et l’assainissement des bilans.
  - Japon : poursuivre une politique monétaire accommodante; politique budgétaire orientée pour garantir la viabilité des finances publiques à long terme tout en préservant la croissance; associer l’augmentation du taux de l’impôt sur la consommation prévue pour octobre à des mesures budgétaires de soutien; réduire la dualité du marché du travail et accroître le taux d’activité des femmes et l’emploi de travailleurs étrangers.

### Priorités des pays émergents et des pays en développement
- Politique monétaire : ancrer les anticipations inflationnistes lorsque l’inflation est élevée; lorsque l’ancrage est assuré, soutenir l’activité intérieure autant que nécessaire.
- Réduction des vulnérabilités : contenir une dette publique élevée; corriger les asymétries d’échéances et de monnaies dans les bilans; renforcer les cadres macroprudentiels pour faire face à l’endettement privé excessif; favoriser la souplesse du régime de change pour amortir les chocs.
- Ajustements budgétaires : améliorer le ciblage des subventions, rationaliser les dépenses courantes, mobiliser les recettes pour préserver les dépenses d’investissement nécessaires à la croissance potentielle et accroître les dépenses sociales pro‑inclusion.
- Réformes structurelles essentielles pour une croissance viable et inclusive compte tenu des perspectives modérées de la croissance par habitant à moyen terme.

- Cas particuliers :
  - Chine :
    - La part de la consommation privée dans le PIB est passée de 35 % en 2012 à près de 40 % en 2017.
    - Continuer le désendettement et le rééquilibrage vers une croissance tirée par la consommation privée; réduire les garanties implicites, identifier et céder rapidement les actifs compromis; encourager une affectation de crédit plus fondée sur le marché.
    - Éviter une relance par les infrastructures à grande échelle; privilégier des transferts ciblés en faveur des ménages à faible revenu.
  - Inde :
    - Poursuivre les réformes structurelles et financières; réduire la dette publique par un rééquilibrage budgétaire et un meilleur respect des obligations en matière de taxe sur les biens et services; réduire les subventions; améliorer la gouvernance des banques publiques; simplifier la faillite et poursuivre les réformes foncières.
  - Argentine :
    - Objectifs budgétaires primaires : zéro en 2019 et 1 % du PIB en 2020.
    - Poursuivre la mise en œuvre du plan de stabilisation appuyé par le FMI; atteindre les objectifs monétaires pour ancrer les anticipations inflationnistes; reprendre le programme de réformes structurelles pour améliorer les perspectives à moyen terme.
  - Brésil :
    - Priorité : contenir la hausse de la dette publique tout en préservant les dépenses sociales nécessaires.
    - Le plafond de dépenses instauré en 2016 améliore le solde budgétaire primaire de 0,5 % du PIB par an; des ajustements immédiats sont encore nécessaires (réduction de la masse salariale publique, réforme des retraites).
  - Mexique :
    - Éviter de retarder la mise en œuvre des réformes structurelles malgré l’accroissement des écarts de taux sur la dette souveraine; poursuivre le plan de rééquilibrage budgétaire à moyen terme pour stabiliser la dette.
  - Turquie :
    - Un dosage exhaustif et crédible de mesures est nécessaire; calibrer le rythme de l’assainissement des finances publiques compte tenu de la faible marge monétaire et de la forte inflation; accroître la transparence des PPP et de la santé des bilans financiers; remédier aux tensions dans le secteur des entreprises non financières.
  - Russie :
    - La récente révision de la règle budgétaire a engendré une impulsion budgétaire procyclique; il faudra poursuivre l’assainissement des finances publiques à moyen terme pour assurer la viabilité.

*Fonds monétaire international | Avril 2019 — Chapitre 1 : Perspectives et politiques mondiales*

### 2018. Ainsi, dans la mesure où l’inflation ne s’accélère pas,

### 2018. Ainsi, dans la mesure où l’inflation ne s’accélère pas,

### Politique monétaire et stabilité financière
- Un soutien monétaire peut être apporté en cas de ralentissement de l’activité à court terme si l’inflation ne s’accélère pas.
- Initiatives recommandées pour le secteur bancaire :
  - fermeture des banques fragiles ;
  - réforme du dispositif de résolution ;
  - améliorer la structure et la gouvernance du système bancaire pour accroître l’efficience de l’intermédiation du crédit.
- Réformes structurelles complémentaires : améliorer les droits de propriété et la gouvernance, réformer le marché du travail, investir dans les infrastructures pour stimuler l’investissement privé et la croissance de la productivité, favorisant la convergence vers un revenu de pays avancé.

### Afrique du Sud : rééquilibrage budgétaire
- Nécessité d’un rééquilibrage budgétaire progressif pour stabiliser la dette publique.
- Priorités recommandées :
  - accorder la priorité à des économies sur les rémunérations du secteur public pour préserver des dépenses sociales fondamentales et financer l’investissement productif ;
  - subordonner les transferts aux entités publiques à une réduction des effectifs et à l’élimination des dépenses inutiles ;
  - élargir l’assiette de l’impôt et renforcer l’administration fiscale ;
  - dispositions efficaces de lutte contre l’évasion fiscale pour réduire les transferts de bénéfices ;
  - réformes structurelles sur les marchés de produits et du travail pour encourager l’investissement privé, la création d’emplois et la croissance de la productivité.

### Pays en développement à faible revenu : priorités communes
- Objectifs partagés avec les pays émergents : accroître la résilience face à des conditions extérieures volatiles.
- Constats :
  - Plusieurs pays préémergents à faible revenu ont vu leurs conditions de financement extérieur se durcir nettement récemment.
  - Les encours de la dette publique ont rapidement augmenté dans ce groupe durant une période de faibles taux d’intérêt.
  - Risques accrus de refinancement et creusement des écarts de taux sur la dette souveraine quand les conditions de financement se durcissent.
- Recommandations de politique budgétaire :
  - contenir l’augmentation de la dette tout en préservant des mesures d’aide aux groupes vulnérables et favorisant la réalisation des objectifs de développement durable ;
  - élargir l’assiette des recettes, renforcer l’administration fiscale, supprimer les subventions inutiles ;
  - prioriser les dépenses d’infrastructures, de santé, d’éducation et de réduction de la pauvreté.
- Mesures additionnelles pour les exportateurs de produits de base :
  - réorienter les dépenses vers les infrastructures et les domaines sociaux ;
  - accroître les recettes intérieures en élargissant l’assiette de l’impôt et en renforçant l’administration fiscale ;
  - diversifier l’économie pour réduire la dépendance à l’extraction et au raffinage de ressources.
- Actions structurelles recommandées : améliorer la qualité de l’enseignement et les compétences des travailleurs, réduire les déficits d’infrastructures, stimuler l’inclusion et le développement financiers, faciliter l’entrée sur le marché de nouvelles entreprises et l’investissement privé (par un renforcement des droits de propriété, une meilleure exécution des contrats et la réduction des obstacles au commerce).

### Adaptation au changement climatique et gestion des catastrophes
- Les pays en développement à faible revenu sont les plus durement touchés par les changements climatiques et de graves catastrophes naturelles.
- Stratégies d’adaptation recommandées :
  - investir dans des infrastructures climato-intelligentes ;
  - incorporer des technologies et des règlements de zonage adaptés ;
  - mettre en place des dispositifs de protection sociale bien ciblés.

### Politiques multilatérales : commerce, stabilité financière, fiscalité et enjeux de long terme
- Commerce :
  - Les mesures commerciales récentes prises par les États-Unis et les représailles nuisent au climat de confiance ; coopération recommandée pour réduire les coûts des échanges et résoudre les différends sans relever les obstacles tarifaires et non tarifaires.
  - Moderniser les règles et engagements de l’OMC pour couvrir services, commerce électronique, subventions et transferts de technologie, et veiller à l’application des règles (y compris débloquer l’organe d’appel de l’OMC).
  - Les accords régionaux bien conçus et ambitieux (exemples mentionnés dans le texte) peuvent contribuer à l’intégration.
  - Proposition générale : réexaminer l’idée que tous les pays doivent participer à toutes les négociations pour permettre à certains pays d’aller plus vite tout en restant ouverts aux autres.
- Stabilité financière mondiale :
  - Nécessité de mettre en œuvre pleinement le programme de réforme post-crise : ratio de levier, ratio structurel de liquidité à long terme, dispositifs de résolution efficaces, surveillance accrue des institutions financières importantes à l’échelle mondiale, renforcement des outils macroprudentiels, réduction du risque systémique des institutions financières non bancaires, comblement du déficit de données.
  - Mesures coordonnées nécessaires pour les nouveaux risques : contreparties centrales, cybersécurité, lutte contre le blanchiment international de capitaux et le financement du terrorisme.
  - Importance d’un dispositif mondial de protection suffisamment financé pour protéger des pays solides mais vulnérables à la contagion.
- Fiscalité :
  - La concurrence fiscale internationale complique la mobilisation des recettes ; coopération multilatérale nécessaire pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales et atténuer la concurrence fiscale via l’initiative « Érosion de la base d’imposition et transfert de bénéfices » de l’OCDE et du Groupe des vingt.
- Enjeux à plus long terme :
  - Coopération mondiale indispensable pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter les impacts climatiques.
  - Relation entre phénomènes climatiques, flux migratoires et défis liés au vieillissement démographique ; coopération pour faciliter l’intégration des migrants et maximiser leurs bénéfices pour les pays d’accueil, tout en soutenant les envois de fonds vers les pays d’origine.
  - Nécessité d’une opération internationale d’envergure pour endiguer la corruption.

### Brexit sans accord : scénarios et hypothèses (GIMF)
- Le modèle monétaire et budgétaire mondial intégré (GIMF) est utilisé pour examiner les conséquences économiques d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord de libre-échange au deuxième trimestre 2019.
- Deux scénarios (A et B) présentés, comparés à la prévision de référence d’avril 2019 des PEM (qui suppose que le Royaume‑Uni quitte l’union douanière et le marché unique, conclut un accord de libre-échange général et passe progressivement au nouveau régime).
- Mesures d’atténuation prises en compte : exonération temporaire des droits de douane sur une grande partie des importations du Royaume-Uni en cas de sortie sans accord, régimes de reconnaissance temporaires pour certains services financiers.
- Scénarios :
  - Scénario A : absence de perturbations à la frontière ; hausse relativement faible des écarts de rendement des obligations souveraines et des obligations de sociétés britanniques.
  - Scénario B : importantes perturbations à la frontière entraînant une augmentation des coûts d’importation pour les entreprises et les ménages britanniques (et dans une moindre mesure pour l’Union européenne) et un resserrement plus marqué des conditions financières.
- Hypothèses communes détaillées :
  - Coûts des échanges avec l’Union européenne (droits de douane) : en cas de Brexit sans accord, exportations britanniques vers l’UE soumises à la clause de la nation la plus favorisée (NPF) menant à une augmentation des droits de douane avant la fin du premier semestre 2019 ; importations en provenance de l’UE réintègrent la clause de la NPF mi-2019 (ou mi-2020 si régime temporaire applicable).
  - Coûts des échanges avec l’Union européenne (obstacles non tarifaires) : augmentation des coûts non tarifaires liée à l’apparition d’une frontière douanière et réglementaire et à la suppression des droits de passeport pour le secteur financier britannique. Du côté de l’UE, la majeure partie de l’augmentation des coûts non tarifaires se produit la première année avec exemption sur certains services ; du côté britannique, transition progressive sur trois ans en reconnaissant temporairement les normes européennes.
  - L’abaissement des obstacles non tarifaires dont le Royaume-Uni bénéficie en tant que membre de l’UE (environ 20 % en équivalent tarifaire) finit par être inversé.
  - Coûts des échanges avec les pays extérieurs à l’UE : le Royaume‑Uni s’exclut de la plupart des accords de libre-échange actuellement en place (représentant environ 15 % de tous les échanges britanniques) ; ces échanges redeviennent soumis à la clause de la NPF à partir de mi-2019 ; de nouveaux accords sont supposés être conclus deux ans plus tard dans les mêmes termes que les accords actuellement en place.
  - Politiques d’immigration plus strictes : les deux scénarios supposent une réduction du flux net migratoire de l’Union européenne vers le Royaume-Uni.
- Tableau de comparaison (extraits d’hypothèses) :
  - Scénario de référence PEM :
    - Commerce avec pays tiers : Le Royaume‑Uni conserve l’accès aux accords existants entre l’UE et les pays tiers.
    - Commerce avec l’Union européenne : Pas de hausse des droits de douane ; les obstacles non tarifaires augmentent progressivement de 10 % en équivalent tarifaire.
    - Perturbations à la frontière : Non.
    - Durcissement des conditions financières : Non.
  - Scénarios sans accord (A/B) :
    - Commerce avec pays tiers : Le Royaume‑Uni fixe unilatéralement à zéro des droits de douane sur 87 % de ses importations du milieu de 2019 au milieu de 2020 ; le Royaume‑Uni perd accès à la plupart des accords existants, conclut de nouveaux accords en 2021.
    - Commerce avec l’Union européenne : Les droits de douane augmentent de 4 % au milieu de 2019 (au milieu de 2020 pour les importations britanniques soumises au régime temporaire) ; les obstacles non tarifaires augmentent progressivement de 14 % supplémentaires (en équivalent tarifaire) par rapport au scénario de référence.
    - Perturbations à la frontière : Scénario A = Non ; Scénario B = Oui.
    - Durcissement des conditions financières : Scénario A = Léger ; Scénario B = Plus marqué.

*Fonds monétaire international | Avril 2019, extrait du chapitre/section fourni.*

### 25.000 personnes par an jusqu’en 2030, conformément

### textf - 25.000 personnes par an jusqu’en 2030, conformément

### Hypothèse d’immigration
- Supposition : une réduction de 25.000 personnes par an jusqu’en 2030, conformément à l’intention du gouvernement britannique de réduire l’immigration nette.
- Simplification : le flux migratoire net vers l’Union européenne augmente du même nombre.

### Scénarios considérés
- Les scénarios se distinguent par :
  - l’ampleur des perturbations à la frontière (scénarios A et B),
  - la réaction des marchés financiers à une sortie sans accord.

### Perturbations à la frontière
- Scénario A : hypothèse simplificatrice qu’aucune perturbation de ce type n’a lieu.
- Scénario B : procédures de dédouanement ralenties malgré des mesures préparatoires, entraînant une augmentation des coûts d’importation pour les entreprises et les ménages britanniques et, dans une moindre mesure, dans l’Union européenne.
  - Estimations d’impact sur le PIB liées aux perturbations des échanges (Scénario B) :
    - Royaume-Uni : baisse du PIB de 1,4 % la première année et de 0,8 % la deuxième année.
    - Union européenne : diminution du PIB de 0,2 % la première année et de 0,1 % la deuxième année.
- Hypothèse complémentaire : les processus d’importation en provenance de l’Union européenne subissent des ralentissements pendant le premier mois du nouveau régime (soit 8 % des importations britanniques).

### Conditions financières (calibrage et effets)
- Scénario A (resserrement faible) :
  - Écarts de rendement des obligations souveraines britanniques : augmentation de 12,5 points de base.
  - Écarts de rendement des obligations de sociétés britanniques : augmentation de 20 points de base.
  - Aucun resserrement des conditions financières dans l’Union européenne ou le reste du monde.
- Scénario B (resserrement important, tenant compte des coûts des perturbations à la frontière) :
  - Écarts de rendement des obligations souveraines britanniques : augmentation de 100 points de base.
  - Écarts de rendement des obligations de sociétés britanniques : augmentation de 150 points de base.
  - Union européenne : écarts de rendement des obligations de sociétés augmentent temporairement de 25 points de base.
  - Reste du monde : écarts de rendement des obligations de sociétés augmentent temporairement de 15 points de base.
- Politique monétaire :
  - Royaume-Uni : assouplissement conforme à une fonction de réaction de type Taylor.
  - Zone euro : incapacité d’assouplir davantage la politique monétaire conventionnelle en raison de la contrainte imposée par la valeur plancher des taux d’intérêt nominaux.
  - Remarque : si des mesures monétaires non conventionnelles supplémentaires étaient mises en œuvre, la baisse du PIB de l’Union européenne à court et moyen terme serait inférieure à celle simulée.
- Hypothèse budgétaire : stabilisation budgétaire automatique se traduisant par une augmentation du déficit global de l’État, à la fois au Royaume‑Uni et dans l’Union européenne, à court et moyen terme.

### Résultats à court et moyen terme
- Effets immédiats sur la demande et la production :
  - Scénario A : renforcement des obstacles aux échanges a des effets négatifs immédiats sur la demande extérieure et intérieure du Royaume‑Uni ; approche gradualiste allégeant les coûts de transition.
  - Effet total négatif sur le PIB britannique (différence entre ligne jaune et ligne bleue dans la plage 1) : environ 3,5 % d’ici à 2021.
  - Union européenne : baisse de l’activité conduisant à une diminution de 0,5 % du PIB d’ici à 2021 ; grande hétérogénéité entre pays en fonction de l’exposition au Royaume‑Uni.
  - Autres régions : effets négligeables.
  - Contribution à la baisse du PIB mondial : 0,2 % sur la même période.
- Mécanismes d’ajustement :
  - Politique monétaire accommodante au Royaume‑Uni et ajustement des salaires et prix : remplacement progressif des importations par la production intérieure, rétablissement partiel à moyen terme.

### Effets à long terme
- Circuits principaux :
  1. Obstacles tarifaires et non tarifaires plus élevés réduisent considérablement les rendements des capitaux au Royaume‑Uni et dans l’Union européenne → chute du stock de capital désiré → réduction de la production potentielle à long terme (effet plus marqué au Royaume‑Uni).
  2. Politiques d’immigration plus strictes réduisent la taille de la population active du Royaume‑Uni et accroissent celle de l’Union européenne.
- Amplitudes estimées à long terme (écart par rapport au scénario de référence actuel des PEM) :
  - Royaume‑Uni : ralentissement du potentiel de production de près de 3 % à long terme.
  - Union européenne : baisse du potentiel de production d’environ 0,3 %.
  - Monde : PIB mondial diminuant de 0,1 % à long terme.
- Effets non inclus dans les simulations :
  - Effets supplémentaires de la hausse des coûts des échanges sur la productivité à long terme.
  - Effets possibles émanant des sorties de capitaux et des pressions sur le taux de change.
  - Mesure très incertaine de la diminution à long terme de la productivité du secteur financier due à la perte des droits de passeport.

### Comparaison avec d’autres études
- Autres études se concentrent sur l’effet à long terme du Brexit par rapport au maintien du Royaume‑Uni dans l’Union européenne et estiment des effets négatifs sur la production entre 3 % et 10 %.
- Résultats présentés ici : se situent au milieu de cette fourchette une fois que les effets existants dans le scénario de référence (baisse à long terme de 3 % du PIB selon le FMI (2018)) sont intégrés.

### Hypothèses générales de politique, conditions financières et cours des produits de base (scénario de référence)
- Droits de douane : droits imposés par les États‑Unis en septembre 2018 et mesures de rétorsion intégrés ; droits de 25 % sur 50 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine (juillet et août 2018) et droit de 10 % sur 200 milliards d’importations chinoises supplémentaires (septembre 2018) ; hypothèse que les droits sur ces 200 milliards restent à 10 %.
- Politique budgétaire : expansionniste dans les pays avancés en 2019, puis plus restrictive en 2020 ; schéma similaire attendu pour les pays émergents et en développement.
- Politique monétaire : États‑Unis — taux des fonds fédéraux porté à environ 2,75 % d’ici fin 2019, avec une hausse probable dans l’année ; Japon — taux directeurs proches de zéro jusqu’à la fin 2020 ; zone euro — taux négatifs jusqu’à la mi 2020.
- Conditions de financement : durcissement progressif des conditions financières mondiales.
- Cours des produits de base :
  - Pétrole : cours moyens attendus à 59,2 dollars le baril en 2019 puis à 59,0 dollars en 2020 (contre 68,8 dollars et 65,7 dollars, respectivement, dans l’édition d’octobre 2018 des PEM). Cours avoisinant 60 dollars le baril en 2023.
  - Métaux : augmentation de 2,4 % en glissement annuel en 2019 et recul de 2,2 % en 2020.
  - Denrées alimentaires : recul de 2,9 % en glissement annuel en 2019, puis remontée de 2,1 % en 2020.

*Source : estimations des services du FMI, Encadré scénario 1.1, Perspectives de l’économie mondiale, Avril 2019.*

### 3. Disparités régionales dans le temps

### 3. Disparités régionales dans le temps

### Disparités régionales : constats généraux
- Les disparités régionales en termes de PIB par habitant sont plus prononcées parmi les pays émergents que dans les pays avancés, mais les fourchettes, qui s’étaient élargies avant, se resserrent depuis le début des années 90.
- Dans les pays avancés, une atténuation des disparités a été observée jusque dans les années 80, ainsi qu’une convergence au sein des pays, mais les écarts entre régions tendent à se creuser depuis.
- La position relative d’une région par rapport à la moyenne nationale est étroitement corrélée avec la position relative qu’elle occupait 10 ans plus tôt : le décalage de 10 ans du PIB par habitant normalisé au niveau régional continue de prédire environ les trois quarts de la variation actuelle du PIB par habitant normalisé régional.

### Mobilité et persistance des disparités
- La persistance des disparités pose la question des mécanismes d’ajustement : la mobilité de la main-d’œuvre devrait, en théorie, réduire les écarts d’emploi et de rémunérations.
- Obstacles identifiés à la mobilité :
  - Les salaires peuvent ne pas suffisamment réagir aux évolutions du marché du travail, provoquant des fluctuations excessives du chômage en cas de chocs.
  - L’insuffisance de liquidités peut contraindre les travailleurs au chômage à quitter leur région plutôt que d’emprunter et d’attendre la reprise, risquant un exode excessif.
  - Les coûts fixes importants de la migration peuvent dissuader les chômeurs ou la main-d’œuvre peu qualifiée de partir.
  - L’évolution des prix des logements peut affecter la mobilité des propriétaires.
- Effets structurels : la mondialisation et l’automatisation ont des conséquences différenciées selon les secteurs, métiers et zones géographiques, ce qui peut rendre inefficaces certaines politiques menées à l’échelle nationale pour traiter des chocs localisés.
- Observation sur la baisse de la mobilité :
  - Aux États-Unis, la mobilité entre les États a atteint un niveau historiquement faible.
  - Les migrations intérieures ont reculé dans les pays avancés en général.
  - Les migrations sont extrêmement sélectives : travailleurs plus instruits et en emploi sont plus mobiles que les moins qualifiés ou les chômeurs, ce qui peut accentuer les disparités régionales.

### Dossier spécial : marchés des produits de base — synthèse des évolutions récentes
- Indice des cours des produits de base établi par le FMI : baisse de 6,9 percent entre août 2018 et février 2019.
  - Contribution majeure : chute des cours de l’énergie (énergie : -17,0 percent sur la même période).
  - Métaux de base : augmentation de 7,6 percent entre août 2018 et février 2019.
  - Denrées alimentaires : hausse de 1,9 percent entre août 2018 et février 2019.

### Pétrole : évolutions, chiffres et perspectives
- Cours à terme et projections :
  - Les contrats à terme faisaient ressortir en février que les cours du Brent se maintiendraient à environ 60 dollars le baril pendant les cinq prochaines années.
  - Hypothèses de référence du FMI : cours annuels moyens de 59,2 dollars le baril en 2019 (recul de 13,4 percent par rapport à 2018) et de 59,0 dollars le baril en 2020.
- Production et ajustements de l’offre :
  - Production de pétrole brut aux États-Unis en 2018 : 10,9 millions de barils par jour (mbj), soit une hausse de 1,6 mbj par rapport à l’année précédente, et dépassant de 0,3 mbj les anticipations depuis l’édition d’octobre des PEM.
  - Le 7 décembre 2018, les membres de l’OPEP et d’autres pays non membres (dont la Russie) sont convenus de réduire leur production de pétrole brut, à partir de son niveau d’octobre 2018, de 0,8 mbj et de 0,4 mbj, respectivement, à compter de janvier 2019 pendant une période fixée initialement à six mois.
- Incertitudes et aléas :
  - Principaux aléas à la hausse : facteurs géopolitiques au Moyen-Orient, troubles civils au Venezuela, position plus dure des États-Unis à l’égard de l’Iran et du Venezuela, croissance plus lente que prévu de la production américaine.
  - Principaux aléas à la baisse : production américaine plus forte qu’anticipé, non-respect par les pays membres ou non membres de l’OPEP de leurs engagements, tensions commerciales réduisant la demande mondiale.

### Métaux : tendances, chocs d’offre et projections
- Evolution récente et chocs :
  - Indice des métaux : augmentation de 7,6 percent entre août 2018 et février 2019.
  - Minerai de fer : hausse de 28,8 percent entre août 2018 et février 2019, sous l’effet de perturbations de l’offre (déraillement d’un train de BHP le 5 novembre, incendie dans un terminal de Rio Tinto le 10 janvier, rupture du barrage de Brumadinho à la mine de Vale SA le 25 janvier).
- Variations par métal entre août 2018 et février 2019 :
  - Cuivre : +4,1 percent.
  - Aluminium : -9,2 percent.
  - Nickel : -5,4 percent.
  - Zinc : +7,8 percent.
  - Cobalt : -49,3 percent.
- Projections :
  - Indice annuel des cours des métaux de base : +2,4 percent en 2019 (par rapport à sa moyenne de 2018) et -2,2 percent en 2020.
  - Aléas à la hausse : demande chinoise plus forte que prévu, insuffisance de l’offre liée à une réglementation environnementale plus stricte.
  - Aléas à la baisse : modération plus rapide de la croissance mondiale, nouveau ralentissement de l’économie en Chine.

### Denrées alimentaires : évolutions et perspectives
- Evolutions entre août 2018 et février 2019 :
  - Indice des cours des aliments et des boissons : +1,9 percent.
  - Blé : -15,8 percent.
  - Maïs : +4,4 percent.
  - Soja : +5,6 percent.
  - Volaille : +3,9 percent.
  - Sucre : +23,7 percent.
  - Coton : -14,2 percent.
- Facteurs influents :
  - Tensions commerciales, faiblesse des monnaies des pays émergents, rendements exceptionnels des céréales aux États-Unis, demande excédentaire pour certaines sources de protéines animales, reprise des cours mondiaux du sucre.
  - Perturbations atmosphériques (ex. épisode El Niño de faible intensité annoncé le 14 février 2019) constituent un aléa haussier pour les prévisions.
- Projections :
  - Cours des denrées alimentaires : -2,9 percent en 2019, puis +2,1 percent en 2020.
  - Résolution du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine identifiée comme source potentielle de hausse des cours.

*Fonds monétaire international | Avril 2019 — Extrait du chapitre : "3. Disparités régionales dans le temps" et dossier spécial "Marchés des produits de base : évolution et prévisions".*

### Introduction

### Introduction

### Rôle des cours des produits de base pour évaluer l’activité économique
- Les cours des produits de base offrent une abondante et riche information utile pour évaluer en temps réel l’activité économique mondiale et pour en établir des prévisions.
- Motifs principaux de leur utilité :
  - Les produits de base représentent encore "17 % approximativement du commerce mondial" et sont des intrants de production essentiels.
  - Ils sont stockables; comme les cours des actifs financiers, ils reflètent la situation actuelle et anticipée de l’offre et de la demande.
- Limites et sources de confusion :
  - La présence de chocs de l’offre spécifiques aux produits de base et de facteurs de demande propres à ces produits peut fausser l’interprétation et même introduire une causalité inverse (notamment pour le pétrole).
  - Exemples de chocs propres : conditions atmosphériques extrêmes affectant la production agricole ou la demande de gaz naturel.

### Méthodologie : identification de la cyclicité et de la concordance
- Décomposition de l’analyse en deux parties :
  - Identifier les cycles des cours des produits de base et la synchronisation cyclique entre ces cours et l’activité économique.
  - Utiliser la covariation des cours pour isoler les facteurs de demande mondiale d’autres effets perturbateurs, puis vérifier l’utilité des facteurs extraits pour le nowcasting et les prévisions.
- Méthode de datation :
  - Application de la méthode de Harding et Pagan (2002) adaptée à des séries mensuelles.
  - Critères techniques : un point de retournement est identifié si le cours du mois en question est supérieur ou inférieur à celui des deux mois précédents et des deux mois suivants; chaque phase (expansion ou contraction) doit durer au moins 12 mois.
- Données :
  - Échantillon déséquilibré commençant en 1957, de 57 séries de cours réels de matières premières classées en quatre catégories : énergie, métaux, aliments et boissons, matières premières agricoles.
  - Production industrielle et PIB mondiaux, corrigés de la tendance (filtre Hodrick–Prescott à très faible lambda; données trimestrielles du PIB interpolées mensuellement).
  - Séries de cours : moyennes mensuelles tirées du système des cours des produits de base du FMI, libellées en dollars et ajustées par l’indice des prix à la consommation des États-Unis.
- Indicateur technique de synchronisation :
  - Utilisation de la concordance (Harding et Pagan, 2002), comprise entre 0 et 1; deux marches aléatoires indépendantes ont une concordance de 0,5.

### Principaux résultats descriptifs sur la cyclicité et la synchronisation
- Caractéristiques cycliques générales :
  - La plupart des produits présentent des phases asymétriques : contractions plus longues et peu prononcées, ponctuées par de fortes expansions.
  - Les produits énergétiques se distinguent par des phases les plus longues et les plus intenses; un cycle complet dure en général un peu moins de quatre ans.
  - Ces caractéristiques sont cohérentes avec des modèles où les chocs d’offre et la demande de stockage sont des facteurs importants.
- Synchronisation par groupe et par produit :
  - Les produits agricoles, en particulier les denrées alimentaires, sont généralement légèrement synchronisés avec l’activité économique.
  - Indicateurs tendanciels de la production industrielle mondiale : métaux de base (zinc, cuivre, étain) ; dans une moindre mesure, énergie et engrais.
  - Le propane est le produit industriel le plus synchronisé avec la production industrielle mondiale (séries commençant en 1992, donc plus courtes).
  - Certaines matières premières agricoles (ex. coton) sont relativement bien synchronisées avec la production industrielle mondiale ; les aliments et boissons sont en général plus synchronisés avec le PIB mondial (revenu jouant un rôle plus important; exemple : café arabica).
- Concordance à l’échelle de l’ensemble des produits :
  - L’indicateur de la part des produits en phase d’expansion (ou de contraction) mesure la concordance agrégée et devrait être lié à l’activité économique mondiale.
  - Observation : la concordance agrégée des produits de base anticipe les points de retournement de l’activité mondiale, atteignant des pics (ou creux) lorsque l’activité augmente (ou diminue) le plus — signe de facteurs latents communs liés à l’activité mondiale.

- Extrait du Tableau 1.DS.1 (propriétés cycliques agrégées) tel qu’aligné dans le texte source :
  - Énergie : 202464,7262,813,373,01
  - Métaux de base : 182455,1957,983,052,41
  - Aliments et boissons : 162045,2549,602,802,33
  - Matières premières agricoles : 182243,2746,702,462,00
  - Note : le tableau présente Durée (Mois), Amplitude (Écart log., en pourcentage) et Intensité (écart log., en pourcentage) pour les phases d’expansion et de contraction; toutes les données sont des moyennes des produits d’un groupe particulier.

### Extraction de facteurs latents et utilité pour l’évaluation en temps réel (nowcasting) et la prévision
- Approche factorielle :
  - Estimation d’un modèle factoriel mensuel par composantes principales pour isoler les variations des cours déterminées par l’activité mondiale.
  - Exclusions possibles : or et argent (comportement davantage financier) ; produits trop étroitement liés (ex. tourteau et huile de soja).
- Résultats sur les facteurs :
  - Les deux premiers facteurs extraits expliquent environ "20 %" de la variance des fluctuations mensuelles des cours des produits de base.
  - La pertinence des autres facteurs diminue rapidement et n’est pas statistiquement liée à l’activité économique.
  - Les deux facteurs cumulés montrent une corrélation positive de "0,67".
  - Interprétation :
    - Premier facteur : facteur mondial.
    - Second facteur : variation négative de la demande de produits agricoles par rapport aux produits énergétiques et aux métaux — un facteur de "prix relatif".
  - Méthode pratique : extraction des facteurs en divisant l’échantillon en deux groupes — produits agricoles et produits non agricoles — pour mieux capter le facteur prix relatif.
  - Vérification comparative : une régression du facteur mondial (respectivement prix relatif) sur les premiers facteurs extraits des sous-échantillons agricoles et non agricoles donne séparément un R2 de "0,99" ("0,88").
- Conclusion partielle :
  - Les premiers facteurs extraits à partir d’un large ensemble de cours de produits de base fournissent une approximation pertinente de l’activité mondiale et peuvent potentiellement être utilisés pour des évaluations en temps réel et des prévisions du cycle économique mondial.

*Fonds monétaire international | Avril 2019*

### 1. Forte synchronisation

### 1. Forte synchronisation

### Contenu identifié
- Le contenu fourni pour cette unité se limite au titre suivant : "1. Forte synchronisation".

*Source : textf - 1. Forte synchronisation (PDF chapter/section) — canonical URL: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2019/april/french/textf.pdf*

### 2. Faible synchronisation

### 2. Faible synchronisation

### Mesure de la synchronisation des cours des produits de base avec l’activité mondiale
- La synchronisation est définie comme la concordance entre le cycle des cours d’un produit donné et le cycle économique (PIB ou PI après élimination de la tendance), les phases d’expansion et de contraction étant identifiées à l’aide de la méthode de Harding et Pagan (2002).
- La concordance permet de calculer le temps pendant lequel deux séries sont dans la même phase ; une concordance supérieure à 0,5 indiquant une synchronisation positive.
- Les bâtons du graphique représentent la synchronisation d’un produit de base donné avec la production industrielle mondiale (PI) (bâtons plus foncés) et le PIB mondial (bâtons plus clairs) corrigés de la tendance.
- WTI = West Texas Intermediate (référence des cours du pétrole utilisée dans l’échantillon).
- Sources : FMI, système des cours des produits de base ; Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ; calculs des services du FMI.

### Facteurs latents extraits des cours des produits de base et utilisation pour l’évaluation en temps réel
- Les deux premières composantes principales sont cumulées pour construire des facteurs latents : un “facteur mondial” et un “facteur relatif”.
- La production industrielle mondiale (PI) est reconstituée en utilisant la PI de l’OCDE (1975/1979) et celle des États-Unis (<1975).
- On rétablit des régressions de l’indicateur d’activité (PI ou PIB) sur leurs propres valeurs différées et sur les facteurs latents, et l’on compare avec un processus autorégressif de référence AR(p) (Stock et Watson, 2002).
- Trois spécifications testées :
  - Spécification 1 : seul le facteur mondial (première composante principale).
  - Spécification 2 : facteurs mondiaux et relatifs (deux premières composantes principales).
  - Spécification 3 : échantillon divisé en produits agricoles et non agricoles, premières composantes respectives.
- Les décalages optimaux des variables indépendantes sont ajoutés selon le critère d’information bayésien ; toutes les spécifications peuvent intégrer leurs propres décalages choisis de façon optimale.

### Résultats : évaluations en temps réel (production industrielle et PIB mondial)
- Production industrielle mondiale (période d’échantillonnage = janvier 1980 à décembre 2018) — Tableau 1.DS.2 :
  - Erreur quadratique moyenne :
    - Référence : 0,55 %
    - Spécification 1 : 0,54 %
    - Spécification 2 : 0,53 %
    - Spécification 3 : 0,54 %
  - Ratio (erreur quadratique moyenne relative) :
    - Référence : 1
    - Spécification 1 : 0,99
    - Spécification 2 : 0,97
    - Spécification 3 : 0,98
- PIB mondial : évaluations en temps réel (période d’échantillonnage = 1er trimestre de 1980 à 3e trimestre de 2018) — Tableau 1.DS.3 :
  - Un mois d’information :
    - Erreur quadratique moyenne :
      - Référence : 0,42 %
      - Spécification 1 : 0,38 %
      - Spécification 2 : 0,37 %
      - Spécification 3 : 0,38 %
    - Ratio :
      - Référence : 1
      - Spécification 1 : 0,90
      - Spécification 2 : 0,90
      - Spécification 3 : 0,90
  - Deux mois d’information :
    - Erreur quadratique moyenne :
      - Référence : 0,42 %
      - Spécification 1 : 0,36 %
      - Spécification 2 : 0,36 %
      - Spécification 3 : 0,36 %
    - Ratio :
      - Référence : 1
      - Spécification 1 : 0,87
      - Spécification 2 : 0,86
      - Spécification 3 : 0,86
  - Trimestre d’information :
    - Erreur quadratique moyenne :
      - Référence : 0,42 %
      - Spécification 1 : 0,36 %
      - Spécification 2 : 0,35 %
      - Spécification 3 : 0,35 %
    - Ratio :
      - Référence : 1
      - Spécification 1 : 0,86
      - Spécification 2 : 0,84
      - Spécification 3 : 0,85
- Interprétation clé :
  - L’intégration du facteur mondial et du facteur prix relatif augmente la capacité à faire des évaluations en temps réel de la production industrielle mensuelle par rapport à AR(p), avec des améliorations modestes en raison de l’instabilité mensuelle de la PI.
  - Pour le PIB, l’amélioration de l’erreur quadratique moyenne par rapport à la référence AR(p) est de 10 % avec seulement le facteur mondial à partir d’un mois d’informations sur les cours des produits de base, et passe à 15 % à la fin du trimestre. Le R^2 est d’environ 0,48.
  - Les cours des produits de base sont surtout instructifs en période de forte instabilité économique, lorsque le processus AR(p) est le moins efficace.

### Résultats : prévisions hors échantillon (production industrielle et PIB)
- Méthodologie : chaque spécification estimée sur l’échantillon 1980–98 puis réestimée récursivement pour prévoir 2000–18 ; prévisions de la croissance de la production industrielle à un et trois mois ; évaluation basée sur l’erreur quadratique moyenne de prévision.
- Tableau 1.DS.4. Production industrielle et PIB : prévisions mondiales
  - PI (un mois d’information) — Erreur quadratique moyenne :
    - Référence : 0,55 %
    - Spécification 1 : 0,50 %
    - Spécification 2 : 0,49 %
    - Spécification 3 : 0,50 %
    - Ratio :
      - Référence : 1
      - Spécification 1 : 0,92
      - Spécification 2 : 0,90
      - Spécification 3 : 0,92
  - PIB :
    - Un mois d’information — Erreur quadratique moyenne :
      - Référence : 0,51 %
      - Spécification 1 : 0,50 %
      - Spécification 2 : 0,51 %
      - Spécification 3 : 0,51 %
      - Ratio :
        - Référence : 1
        - Spécification 1 : 0,99
        - Spécification 2 : 1,00
        - Spécification 3 : 1,00
    - Deux mois d’information — Erreur quadratique moyenne :
      - Référence : 0,51 %
      - Spécification 1 : 0,48 %
      - Spécification 2 : 0,48 %
      - Spécification 3 : 0,48 %
      - Ratio :
        - Référence : 1
        - Spécification 1 : 0,95
        - Spécification 2 : 0,95
        - Spécification 3 : 0,95
    - Trimestre d’information — Erreur quadratique moyenne :
      - Référence : 0,51 %
      - Spécification 1 : 0,46 %
      - Spécification 2 : 0,46 %
      - Spécification 3 : 0,46 %
      - Ratio :
        - Référence : 1
        - Spécification 1 : 0,91
        - Spécification 2 : 0,91
        - Spécification 3 : 0,90
- Interprétation clé :
  - Toutes les spécifications améliorent la prévision de la production industrielle mondiale à un mois par rapport à la référence ; la spécification 2 (facteur mondial + facteur relatif) est la plus efficace, amélioration de 10 %.
  - La prévision du PIB à un trimestre est améliorée au fur et à mesure que l’information sur les cours devient disponible pendant le trimestre ; lorsque le trimestre complet est disponible, l’erreur quadratique moyenne de la prévision du PIB du trimestre suivant est améliorée de près de 10 % par rapport à la référence.
  - En pratique, les cours des produits de base sont utiles pour prévoir la croissance du PIB le trimestre suivant en raison de leur communication plus rapide par rapport aux données du PIB mondial.

### Conclusions et implications
- Les cours des produits de base contiennent une quantité substantielle d’information utile pour évaluer en temps réel et prévoir l’activité économique mondiale, après élimination des facteurs idiosyncratiques.
- Variations importantes :
  - Les variations majeures des cours des métaux de base, et dans une certaine mesure celles de l’énergie et des produits agricoles, sont particulièrement informatives sur l’état de l’économie mondiale.
- Périodes où l’information est la plus précieuse :
  - Lorsque le contexte économique est marqué par des fluctuations importantes et que le besoin d’évaluations en temps réel et de prévisions est amplifié.
- Remarques méthodologiques :
  - Le (négatif du) premier facteur dans les niveaux reproduit les mouvements du taux de change effectif réel (TCER) du dollar ; le lien s’affaiblit à des fréquences élevées et quand sont exclues les devises non liées aux produits de base.
  - L’intégration du TCER du dollar dans l’exercice n’altère pas les résultats.
- Disponibilité des résultats :
  - Il est possible de consulter certains résultats supplémentaires sur demande.

*Fonds monétaire international — Extrait : “2. Faible synchronisation”, texte fourni.*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2019/april/french/textf.pdf_
