## ch1

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### Commerce mondial, production industrielle et IDA manufacturier
- Au premier semestre 2019, le volume du commerce mondial avait augmenté d’à peine 1 percent par rapport à il y a un an, soit le rythme de croissance le plus lent observé pour toute période de six mois depuis 2012.
- L’investissement mondial a ralenti en 2019, en lien avec le ralentissement de la croissance des importations ; le ralentissement des achats de machines, d’équipements et de biens de consommation durable a grandement contribué au recul du commerce mondial.
- Secteur manufacturier : l’IDA manufacturier est en perte de vitesse; les services tiennent globalement bon (seuil d’expansion : 50 pour l’IDA).
- Confiance des consommateurs : indice (2015 = 100), séries jusqu’à Août 2019 (points montrés entre 48 et 56 pour l’IDA et 96 à 112 pour la confiance).

### Conditions financières, politique monétaire et marchés
- Grandes banques centrales (début 2019 → été 2019) : politique plus accommodante.
  - Réserve fédérale (États‑Unis) : abaissé son taux directeur en juillet et en septembre; fin de la politique de délestage.
  - Banque centrale européenne : réduit le taux de rémunération des dépôts; annoncé reprise de l’assouplissement quantitatif.
- Rendements obligataires (mars → fin septembre 2019) :
  - Rendements à dix ans des Trésors américain, britannique, allemand et français : perdent entre 60 et 100 points de base.
  - Rendement du Trésor italien : diminue de 175 points de base suite à la formation du nouveau gouvernement.
- Évolutions effectives réelles des monnaies (mars → fin septembre 2019) :
  - Yen : apprécié de plus de 5 percent.
  - Franc suisse : apprécié de 3 percent.
  - Livre sterling : dépréciée de 4 percent.
  - Dollar américain : gagné environ 2½ percent.
  - Euro : déprécié d’environ 1½ percent.
- Pays émergents : plusieurs banques centrales (Afrique du Sud, Brésil, Chili, Inde, Indonésie, Mexique, Pérou, Philippines, Russie, Thaïlande, Turquie) ont réduit leurs taux directeurs depuis avril 2019.

### Prix des produits de base et marchés d’actifs
- Entre l’édition d’avril 2019 des PEM et l’édition d’octobre 2019 : prix de l’énergie ont baissé de 13 percent.
- Attentat du 14 septembre 2019 (raffineries en Arabie saoudite) : bond immédiat de plus de 10 percent des cours du pétrole brut, suivi d’un léger repli; production bloquée pendant quelques jours : 5,7 millions de barils par jour.
- Cours du pétrole (hypothèses marchés à terme, données principales) :
  - Pétrole (cours moyen U.K. Brent, Dubaï Fateh, WTI) : 2018 cours moyen = 68,33 dollars le baril ; hypothèses marchés à terme : 2019 = 61,78 dollars le baril, 2020 = 57,94 dollars le baril.
- Indice des cours des produits de base (FMI) : diminution de 5,5 percent entre février et août 2019.
  - Énergie : −13,1 percent.
  - Denrées alimentaires : −1,2 percent.
  - Métaux de base : −0,9 percent.

### Secteur manufacturier, automobile et chaînes d’approvisionnement
- Industrie automobile :
  - Production brute : environ 5,7 percent de la production mondiale (World Input-Output).
  - Production automobile mondiale en 2018 : recul d’environ 1,7 percent en unités, ou d’environ 2,4 percent après correction pour écarts de valeur.
  - Ventes mondiales d’automobiles : baisse d’environ 3 percent en 2018.
  - Chine : contraction de 4 percent des unités produites en 2018.
  - Les 14 plus grands constructeurs : cours de bourse chutant de 28 percent en moyenne depuis mars 2018.
  - Contribution au ralentissement mondial : secteur automobile a amputé la croissance de la production mondiale de 0,04 point de pourcentage en 2018; impact sur le commerce mondial estimé à au moins 0,5 point de pourcentage en 2018 une fois prises en compte les retombées sur pièces et biens intermédiaires.

### Risques et aléas macroéconomiques
- Risques orientés à la baisse : tensions commerciales accrues, Brexit sans accord, perturbations des chaînes d’approvisionnement technologiques, risques géopolitiques, accumulation de vulnérabilités financières.
- Estimation de la probabilité que la croissance mondiale à un horizon d’un an soit inférieure à 2,5 percent (dixième centile des 25 dernières années) : près de 9 percent (augmentation depuis le printemps).
- Vulnérabilités financières : assouplissement des conditions financières pourrait sous‑évaluer le risque; risque d’accumulation persistante si réglementation et surveillance insuffisantes.

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### Perspectives de la croissance mondiale et projections chiffrées
- Croissance mondiale attendue :
  - 2018 = 3.6
  - 2019 = 3.0 (niveau le plus bas depuis 2009)
  - 2020 = 3.4
- Révisions :
  - Projections de croissance pour 2019 révisées à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport à l’édition d’avril 2019 des PEM.
  - Révision à la baisse pour 2020 par rapport aux PEM d’avril 2019 : 0,2 point.
- Contribution régionale et pays :
  - La dégradation dans un petit nombre de pays en grande difficulté (Argentine, Iran, Turquie, Venezuela) explique environ la moitié de la diminution de la croissance mondiale (3,8 → 3,0 entre 2017 et 2019).
  - Ces pays, plus Brésil, Mexique et Russie (croissance ≲ 1 percent en 2019), sont responsables d’environ 70 percent de la hausse de la croissance attendue pour 2020.
- Principales projections pays/regionales (extraits) :
  - Groupe pays avancés : croissance attendue 1,7 percent en 2019 et 2020; après 2020 : autour de 1,6 percent.
  - États‑Unis : 2019 = 2.4, 2020 = 2.1.
  - Zone euro : 2019 = 1.2, 2020 = 1.4.
    - Allemagne : 2018 = 1.5, 2019 = 0.5, 2020 = 1.2.
    - France : 2019 = 1.2, 2020 = 1.3.
    - Italie : 2019 = 0.0, 2020 = 0.5.
    - Espagne : 2019 = 2.2, 2020 = 1.8.
  - Japon : 2019 = 0.9, 2020 = 0.5.
  - Pays émergents et en développement (groupe) : 2019 = 3.9, 2020 = 4.6.
    - Chine : 2019 = 6.1, 2020 = 5.8.
    - Inde : 2019 = 6.1, 2020 = 7.0.
    - ASEAN‑5 : 2019 = 4.8, 2020 = 4.9.
    - Amérique latine et Caraïbes : 2019 = 0.2.
      - Brésil : 2019 = 1.0, 2020 = 1.9.
      - Mexique : 2019 = 0.4, 2020 = 1.3.
      - Venezuela : économie devrait se contracter d’environ un tiers.
- Commerce mondial (volume biens et services) :
  - 2018 = 3.6, 2019 = 1.1, 2020 = 3.2.

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### Scénarios tarifaires et effets (Encadré scénario 1.2)
- Droits de douane intégrés au scénario de référence :
  - Droits imposés par les États‑Unis sur les importations en provenance de Chine : moyenne un peu plus de 24 percent d’ici décembre 2019 (contre hypothèse d’environ 12¼ percent en avril 2019).
  - Droits imposés en retour par la Chine : moyenne quelque 26 percent (contre environ 16½ percent en avril 2019).
- Structure du scénario en six niveaux (trois premiers modélisés dans GIMF; trois suivants hors modèle) :
  - Niveau 1 : droits déjà imposés (aluminium, acier, 25 point % sur 50 milliards USD, 10 point % sur 200 milliards USD, représailles incluses).
  - Niveau 2 : inclut l’augmentation de 200 milliards USD (mai 2019) et représailles.
  - Niveau 3 : droits de 15 point % sur l’ensemble des biens en provenance de Chine (~300 milliards USD) et relèvement de 5 point % sur 250 milliards USD déjà frappés (à compter de septembre 2019).
  - Niveaux 4–6 (hors modèle) : ajoutent effets de confiance sur l’investissement, élargissement des écarts de taux sur obligations d’entreprises, et effet sur la productivité via MEGC (impact sur productivité de la main‑d’œuvre déployé sur plus de cinq ans à compter de 2020).
- Résultats agrégés (estimations) :
  - Chine : production diminuant de 2 percent à court terme et de 1 percent à long terme.
  - États‑Unis : production reculant de 0,6 percent à court et long terme.
  - Creux de l’activité mondiale prévu en 2020 : production inférieure d’environ 0,8 percent à la projection de référence.
  - Creux dans les pays avancés proche d’environ −½ percent.

### Scénario de relocalisation (rapatriement de la production)
- Hypothèse centrale : sur trois ans, multinationales des États‑Unis, zone euro et Japon rapatrient la production de sorte que leurs importations diminuent de 10 percent en valeur nominale.
- Effets projetés :
  - Pays avancés : hausse des prix des biens de consommation et d’équipement; repli de la demande intérieure et de la production malgré baisse des importations.
  - Pays émergents : recul de la production et des exportations; baisse des dépenses des ménages et entreprises; chute de la production plus modeste que dans les pays avancés.
  - Productivité : hypothèse de reculs temporaires de la croissance de la productivité dans les secteurs échangeables : 0,1 point de pourcentage pour les pays avancés, 0,25 point de pourcentage pour les pays émergents.
- Variantes : relocalisation; relocalisation plus marges réduites; relocalisation avec moindre diffusion des technologies.

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### Prix et indices des métaux (Indice des cours de métaux, février–août 2019)
- Indice des métaux de base : recul de 0,9 percent (février–août 2019).
- Métaux individuels (février–août 2019) :
  - Minerai de fer : +6,7 percent
  - Nickel : +24,1 percent
  - Cuivre : −9,4 percent
  - Aluminium : −6,6 percent
  - Zinc : −16 percent
  - Cobalt : −6,1 percent
- Perspectives (indice annuel des métaux de base) :
  - Augmentation de 4,3 percent en 2019.
  - Diminution de 6,2 percent en 2020.
- Métaux précieux (production et rôle) :
  - Production d’or en 2018 : de l’ordre de 3 260 tonnes métriques (équivalent ~134 milliards de dollars).
  - Production argent (valeur 2018) : 13 milliards de dollars.
  - Palladium : 9 milliards de dollars; Platine : 4 milliards de dollars.
  - Les cinq premiers pays producteurs d’or représentent plus de 40 percent de la production mondiale.
- Corrélations et sensibilité :
  - Corrélation mensuelle or–argent = 0,72.
  - Bêtas d’inflation (moyennes mondiales, période 1978–2019) :
    - Horizon 1 mois : Or 0,42; Argent 0,48; Platine 0,44; Palladium 0,40.
    - Horizon 12 mois : Or 0,90; Argent 0,89; Platine 0,82; Palladium 0,61.
    - Horizon 5 ans : Or 1,05; Argent 1,05; Platine 0,89; Palladium 0,72.
  - Aggravation d’un écart‑type des incertitudes inflationnistes entraîne en général : Or +0,8 percent mensuel; Argent +1,6 percent mensuel.
  - Appréciation du dollar a un effet négatif important sur tous les métaux testés.

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### Flux d’IDE, EVS et conséquences de la réforme fiscale américaine (2018)
- Recul total des IDE à l'étranger des pays avancés entre 2017 et 2018 : environ 1 500 milliards de dollars.
- Rapatriements et exemples :
  - États‑Unis : rapatriement d'actifs depuis des filiales en Irlande pour environ 500 milliards de dollars.
  - Luxembourg et Pays‑Bas : IDE à l'étranger passés de 340 milliards de dollars en 2017 à −730 milliards de dollars en 2018.
- EVS (entités à vocation spéciale) : rôle majeur dans la contraction des flux d'IDE en 2018.
  - IDE à l'étranger par des EVS des pays avancés : 240 milliards de dollars en 2017 → −740 milliards de dollars en 2018.
- Rôle de la loi américaine de 2017 (Tax Cuts and Jobs Act) :
  - En 2018, les multinationales américaines ont rapatrié 230 milliards de dollars; dividendes versés supérieurs de 230 milliards de dollars aux bénéfices des filiales; total des IDE à l'étranger des sociétés américaines négatif en 2018.

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### Recommandations de politique macroéconomique et priorités multilatérales
- Priorités multilatérales :
  - Réduire les tensions commerciales; moderniser les règles de l’OMC; résoudre l’impasse de l’organe d’appel.
  - Renforcer la coopération en fiscalité internationale (BEPS), et aller au‑delà de la présence physique.
  - Achever les réformes post‑crise du secteur financier; renforcer macroprudentiels; coordonner cybersécurité et lutte contre le blanchiment.
  - Agir d’urgence sur les changements climatiques et intégrer migrants.
  - Lutter contre la corruption pour restaurer confiance et qualité des services publics.
- Recommandations nationales (sélection) :
  - Pays avec espace budgétaire et croissance affaiblie : mesures d’appui budgétaire, investir dans formation et infrastructures.
  - Pays avancés (inflation faible) : maintenir politique monétaire accommodante; renforcer politiques macroprudentielles (volants de liquidité, fonds propres anticycliques, instruments ciblés).
  - Pays ayant peu de marge monétaire : envisager relance budgétaire si espace budgétaire disponible et orientation budgétaire pas déjà trop expansionniste; prioriser infrastructures et incitations à l’investissement, y compris énergie propre.
  - Chine : transition qualité de la croissance; renforcer macroprudentiel; réduire rôle des entreprises publiques; mesures fiscales progressives et dépenses santé/éducation/transferts sociaux.
  - États‑Unis : maintenir politique monétaire accommodante selon risques; assainissement progressif des finances publiques; relever ratio recettes/PIB via taxe sur le carbone, taxe fédérale à la consommation, augmentation taxes carburant; utiliser recettes pour aides et investissements.
  - Brésil : réforme des retraites essentielle; assainissement progressif des finances publiques.
  - Turquie : stratégie globale pour assainir bilans privés; rétablir crédibilité des institutions; maintenir taux directeurs jusqu’à décrue durable de l’inflation.
  - Pays à faible revenu et exportateurs de produits de base : renforcer résilience (cadres monétaires, macroprudentiels), préserver souplesse du taux de change, assainir finances publiques tout en protégeant dépenses sociales et investissements; diversifier économies dépendantes des produits de base.

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### Environnement, émissions de carbone et implications
- Émissions mondiales de carbone : rebond inquiétant en 2017 et 2018 après stabilité 2014–2016; la Chine a été le principal moteur de la croissance des émissions depuis le début du siècle, rôle en diminution récemment.
- Décomposition (Kaya) : E = c * e * y * P.
- En 2018, la décarbonisation a été le facteur d’atténuation le plus important; énergies éoliennes, solaires et gaz naturel ont lentement remplacé le charbon dans l’électricité des principaux pays émetteurs.
- Auteurs de l’encadré sur émissions : Christian Bogmans, Akito Matsumoto et Andrea Pescatori.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019 — Extraits du chapitre 1 (ch1)*

### 1. Commerce mondial, production industrielle et IDA manufacturier

### 1. Commerce mondial, production industrielle et IDA manufacturier

### Commerce mondial et rythme de croissance
- Au premier semestre 2019, le volume du commerce mondial avait augmenté d’à peine 1 percent par rapport à il y a un an, soit le rythme de croissance le plus lent observé pour toute période de six mois depuis 2012.
- Graphique 1.2 indique des contributions aux importations mondiales mesurées en points de pourcentage (moyenne mobile sur 3 mois) sur la période Janv. 2018 — Juin 2019 (échelle montrée de –2 à 7 points).

### Production industrielle et investissements
- L’investissement mondial a ralenti en 2019, parallèlement au ralentissement de la croissance des importations.
- Graphique 1.3 montre l’investissement et le commerce mondiaux (variation en pourcentage) pour la période 2005–2019, avec séries distinctes pour « Pays avancés », « Pays émergents et pays en développement, hors Chine » et « Chine ».
- Le ralentissement des achats de machines, d’équipements et de biens de consommation durable a grandement contribué au ralentissement du commerce mondial.
- Graphique 1.4 (dépenses en biens durables) couvre 2015–T2 2019 et indique des diminutions annuelles pour « Machines et équipements » et « Biens de consommation durable ».

### Secteur manufacturier et indicateurs d’activité
- L’indice mondial des directeurs d’achat (IDA) dans le secteur manufacturier et les services utilise l’indice 50 comme seuil d’expansion. Le document précise « (Écarts par rapport à 50 pour l’IDA manufacturier) ».
- Le secteur manufacturier est en perte de vitesse, mais les services tiennent bon dans l’ensemble (Graphique 1.5).
- Confiance des consommateurs : indice (2015 = 100), séries présentées pour 2015–Août 2019 (points montrés entre 48 et 56 pour l’IDA et 96 à 112 pour la confiance).

### Performance par région et pays (faits saillants)
- Zone euro : croissance économique supérieure au deuxième semestre 2018 dans la première moitié de 2019, mais l’économie allemande s’est contractée au deuxième trimestre en raison d’un déclin de l’activité industrielle. La faiblesse des exportations freine l’activité depuis début 2018 ; la demande intérieure reste ferme.
- Japon : forte croissance au premier semestre 2019, sous l’effet du bon niveau de la consommation privée et publique.
- Chine : croissance bénéficiant de mesures de relance budgétaire et d’un léger relâchement du durcissement de la réglementation financière entamé au deuxième semestre 2018.
- Inde : décélération poursuivie au deuxième trimestre en raison de faiblesses sectorielles dans l’automobile et l’immobilier et d’incertitudes sur les entreprises financières non bancaires.
- Mexique : forte décélération au premier semestre due à une grande incertitude, à la sous-exécution du budget et à quelques facteurs temporaires.
- Brésil : la croissance a repris au deuxième trimestre après une contraction au premier trimestre.
- Turquie : après une forte contraction au deuxième semestre 2018, la croissance s’est rétablie au premier semestre 2019.
- Argentine : contraction poursuivie au premier semestre 2019, plus lente, avec aléas orientés à la baisse.
- Afrique du Sud : embellie modeste au deuxième trimestre due à une amélioration de l’approvisionnement électrique.

### Inflation, prix des produits de base et salaires
- Depuis la mi-2018, l’inflation hors alimentation et énergie est tombée encore plus au-dessous de la cible dans la plupart des pays avancés, et elle est inférieure aux moyennes historiques dans de nombreux pays émergents et en développement (Graphique 1.6).
- Les rares exceptions sont des pays ayant subi une forte dépréciation monétaire (ex. Argentine) ou des pénuries sévères (Venezuela).
- Entre l’édition d’avril 2019 des PEM et la présente édition, les prix de l’énergie ont baissé de 13 percent.
- L’attentat du 14 septembre (raffineries en Arabie saoudite) a entraîné un bond immédiat de plus de 10 percent des cours du pétrole brut, suivi d’un léger repli.
- Les prix du charbon et du gaz naturel ont diminué entre les périodes de référence.
- Les cours des métaux sont restés stables : baisse du cuivre et de l’aluminium compensant la hausse du nickel et du minerai de fer.
- Croissance des salaires : modeste mais en progression à mesure que les taux de chômage se réduisent (ex. États-Unis et Royaume-Uni). La part du travail dans le revenu présente une légère tendance ascendante depuis 2014 environ au Japon, aux États-Unis et au Royaume‑Uni, et est en hausse dans la zone euro depuis début 2018 (Graphique 1.7).
- Cette évolution ne semble pas s’être traduite par une hausse des prix à la consommation hors alimentation et énergie, indiquant une compression modeste des marges bénéficiaires des entreprises.

### Conditions financières et politique monétaire
- L’état d’esprit des marchés est volatil depuis avril 2019 en raison de nouveaux droits de douane américains, de mesures de rétorsion chinoises, de craintes liées au Brexit, de tensions géopolitiques et d’inquiétudes sur les chaînes d’approvisionnement technologiques.
- Dans les pays avancés, les grandes banques centrales ont adopté une politique plus accommodante depuis le début de 2019, avec des assouplissements en été :
  - Réserve fédérale (États-Unis) : a abaissé son taux directeur en juillet et en septembre, et a mis fin à sa politique de délestage.
  - Banque centrale européenne : a réduit le taux de rémunération des dépôts et annoncé la reprise de l’assouplissement quantitatif.
- Ces changements ont entraîné une baisse considérable des rendements des obligations d’État entre mars et fin septembre 2019 : les rendements à dix ans des Trésors américain, britannique, allemand et français ont perdu entre 60 et 100 points de base, tandis que le rendement du Trésor italien a diminué de 175 points de base à la suite de la formation du nouveau gouvernement.
- Rendements, marchés et volatilité des changes :
  - En termes effectifs réels entre mars et fin septembre 2019 : le yen s’est apprécié de plus de 5 percent, le franc suisse de 3 percent, la livre sterling s’est dépréciée de 4 percent, le dollar américain a gagné environ 2½ percent, et l’euro s’est déprécié d’environ 1½ percent.
- Pays émergents et pays en développement :
  - Plusieurs banques centrales (Afrique du Sud, Brésil, Chili, Inde, Indonésie, Mexique, Pérou, Philippines, Russie, Thaïlande, Turquie) ont réduit leurs taux directeurs depuis avril 2019.
  - Les écarts de rendement sur les obligations souveraines ont été globalement stables, avec des resserrements notables au Brésil et des élargissements temporaires au Mexique et en Argentine.
  - En Argentine, les élections primaires d’août 2019 ont entraîné une brusque augmentation des rendements des bons du Trésor.
  - En Turquie, les écarts se sont considérablement relâchés après les élections municipales de juin 2019, mais demeurent plus importants qu’en avril 2019.

### Prix des produits de base et marchés d’actifs
- Graphique 1.8 (prix des produits de base, déflatés sur la base de l’indice américain des prix à la consommation ; 2014 = 100) montre un tassement général des indices entre 2014 et Août 2019, avec une échelle couvrant 30 à 120.
- Graphique 1.9 (pays avancés : marchés monétaires et financiers) illustre :
  - Evolutions des anticipations du taux directeur américain (contrats à terme) et d’autres anticipations (mise à jour 30 septembre 2019).
  - Rendements des obligations publiques à 10 ans et écarts de crédit (données allant jusqu’au 27 septembre 2019).
  - Indices d’actions (S&P 500, TOPIX, Euro Stoxx, MSCI Emerging Market) et coefficients de capitalisation.

*Source : estimations et calculs des services du FMI (PEM : Perspectives de l’économie mondiale, Octobre 2019).*

### 2. Rendements des obligations publiques à 10 ans

### 2. Rendements des obligations publiques à 10 ans

### Marchés des pays émergents : rendements, écarts et flux
- Les écarts de taux sur la dette souveraine des pays émergents sont globalement stables depuis avril, à quelques exceptions près.
- Les flux de capitaux vers les pays émergents reflètent l’évolution générale de la propension au risque depuis avril : les investisseurs réduisent leur exposition aux actions pour leur préférer des obligations en monnaie forte.
- Les investissements de portefeuille dans les catégories d’actifs des pays émergents restent dans l’ensemble supérieurs aux niveaux observés lors du repli de fin 2018 ; les investisseurs continuent de distinguer les pays en fonction de paramètres économiques et politiques fondamentaux.
- La plupart des monnaies se sont appréciées entre mars et juillet, à la faveur du ton conciliant et de la position accommodante adoptés par la Réserve fédérale américaine. L’appétence pour le risque diminuant, plusieurs monnaies ont toutefois perdu du terrain en août, dont le peso argentin.
- Le renminbi chinois s’est déprécié d’environ 3½ % depuis mars.

### Indicateurs financiers et de crédit (pays émergents)
- Indices boursiers des pays émergents : globalement aux mêmes niveaux qu’en avril, les perspectives de revenus étant soumises aux influences contradictoires de l’appui accru des politiques monétaires intérieures et extérieures, d’une part, et de la montée des tensions commerciales, d’autre part.
- Croissance réelle du crédit et ratio crédit/PIB : présentés comme variables importantes pour l’analyse des conditions financières domestiques (graphique et notes techniques dans le texte).
- Entrées et sorties de capitaux, variation des réserves : les séries temporelles indiquent des flux nets positifs et négatifs selon les périodes récentes (graphique 1.12).

### Perspectives de la croissance mondiale et effets des tensions commerciales
- Croissance attendue pour 2019 : 3,0 % (niveau le plus bas depuis 2009).
- Croissance attendue pour 2020 : 3,4 %.
- Révision à la baisse pour 2020 par rapport aux PEM d’avril 2019 : 0,2 point.
- Projections de croissance pour 2019 révisées à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport à l’édition d’avril 2019 des PEM.
- Effet des droits de douane annoncés en mai et août 2019 :
  - Les droits imposés par les États-Unis sur les importations en provenance de Chine atteindront en moyenne un peu plus de 24 % d’ici décembre 2019 (contre une hypothèse d’environ 12¼ % dans l’édition d’avril 2019 des PEM).
  - Les droits imposés en retour par la Chine s’élèveront en moyenne à quelque 26 % (contre une hypothèse d’environ 16½ % dans l’édition d’avril 2019 des PEM).
- Encadré scénario 1.2 : simulations de l’impact direct des droits de douane compris dans le scénario de référence sur l’activité économique mondiale, ainsi que de leurs éventuelles répercussions sur l’état d’esprit des marchés financiers, la confiance des chefs d’entreprise et la productivité.
- Encadré 1.3 : informations détaillées sur les principales hypothèses relatives aux politiques économiques et aux cours des produits de base utilisées pour les prévisions.

### Contribution régionale et pays en difficulté
- La dégradation spectaculaire des conditions macroéconomiques entre 2017 et 2019 dans un petit nombre de pays en grande difficulté (en particulier l’Argentine, l’Iran, la Turquie et le Venezuela) est à l’origine d’environ la moitié de la diminution de la croissance mondiale, tombée de 3,8 % en 2017 à 3,0 % en 2019.
- Ces mêmes pays, associés au Brésil, au Mexique et à la Russie, qui devraient tous trois connaître une croissance ne dépassant pas environ 1 % en 2019, sont responsables d’environ 70 % de la hausse de la croissance attendue pour 2020.
- Perspectives pays spécifiques :
  - Argentine : l’économie devrait encore se contracter en 2020, mais pas autant qu’en 2019.
  - Venezuela : l’effondrement de la production depuis plusieurs années devrait se poursuivre, mais à un rythme moins brutal qu’en 2019.
  - Iran : une croissance modeste devrait suivre la récession.
  - Accélération attendue de l’activité en Arabie saoudite, au Brésil, au Mexique, en Russie et en Turquie.

### Risques et conditions à l’appui du rebond attendu
- Le rebond attendu de la croissance mondiale dépend en grande partie :
  - que l’état d’esprit des marchés financiers reste favorable;
  - que les entraves temporaires continuent de s’estomper, surtout dans la zone euro où la production industrielle devrait progressivement augmenter;
  - que le ton conciliant adopté par les banques centrales et la montée en puissance de la relance budgétaire en Chine ne soient pas contrecarrés par l’aggravation des tensions commerciales ou par un Brexit chaotique.
- L’économie mondiale peut s’attendre à des vents contraires sur la période de projection, liés à des facteurs tels que l’évolution des tensions commerciales et les risques géopolitiques.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019 — Extraits du chapitre 1*

### 1. Contributions aux variations de la croissance mondiale, 2017–20

### 1. Contributions aux variations de la croissance mondiale, 2017–20

### Aperçu et principaux moteurs
- Le ralentissement de la croissance mondiale depuis 2017 et la reprise prévue en 2020 reflètent « un vaste repli et un redressement prévu de l’activité dans un groupe de pays émergents en grande difficulté. »
- Les projections intègrent une normalisation durable dans les pays émergents ou en développement actuellement en difficulté macroéconomique, et le maintien des bons résultats des pays émergents ou en développement à la croissance relativement plus forte.
- Les rééquilibrages en faveur des pays émergents et pays en développement les plus dynamiques « relèvent de ¼ de point la croissance mondiale à la fin de la période de projection par rapport à une pondération des pays constante au niveau de 2018. »
- Les projections relatives aux volumes mondiaux d’exportations et d’importations ont été « globalement revues à la baisse d’environ 3½ % pour la période de projection, par rapport aux PEM d’avril 2019. »
- Les marges budgétaires disponibles pour contrer les ralentissements sont relativement limitées, en partie en raison de la hausse des obstacles aux échanges et du maintien escompté de l’incertitude en matière de politique commerciale.

### Prévisions de croissance mondiale et horizon médian
- Croissance mondiale prévue au-delà de 2020 : « aux alentours de 3,6 %. »
- Croissance mondiale (tableau 1.1) : 2018 = 3.6, 2019 = 3.0, 2020 = 3.4 (variations en pourcentage figurant dans le tableau).

### Pays avancés : synthèse et projections
- Groupe des pays avancés : croissance attendue à 1,7 % en 2019 et 2020.
- Après 2020 : croissance stable « aux alentours de 1,6 % ».
- Contrainte structurelle : vieillissement de la population et faible progression de la productivité limitent l’expansion potentielle.

Points pays :
- États-Unis : croissance prévue à 2,4 % en 2019 et 2,1 % en 2020. Révisions nettes à la hausse par rapport aux PEM d’avril 2019 (de 0,1 point pour 2019 et de 0,2 point pour 2020).
- Zone euro : croissance prévue à 1,2 % en 2019 et 1,4 % en 2020 (prévision 2019 inférieure de 0,1 point à avril). Faible production industrielle et réduction des inventaires.
  - Allemagne : prévisions 2019 et 2020 plus faibles (tableau : Allemagne 2018 = 1.5, 2019 = 0.5, 2020 = 1.2).
  - France : 2019 = 1.2, 2020 = 1.3.
  - Italie : 2019 = 0.0, 2020 = 0.5 (révisions à la baisse pour 2019 et 2020).
  - Espagne : 2019 = 2.2, 2020 = 1.8 (0,1 point en dessous des prévisions d’avril).
- Royaume‑Uni : croissance prévue à 1,2 % en 2019 et 1,4 % en 2020 (prévisions inchangées par rapport à avril 2019).
  - Hypothèse de « sortie bien encadrée de l’Union européenne, suivie par une transition progressive vers le futur régime », mais la forme du Brexit demeurait largement incertaine début septembre.
- Japon : croissance prévue à 0,9 % en 2019 et 0,5 % en 2020 (2019 = 0,1 point en dessous d’avril 2019). Mesures budgétaires temporaires compensent en partie la hausse du taux de la taxe à la consommation.
- Autres pays avancés : tableau indique 2018 = 2.6, 2019 = 1.6, 2020 = 2.0 (note : « Autres pays avancés » hors G-7 et zone euro).

### Pays émergents et pays en développement : synthèse et projections
- Groupe : croissance prévue à 3,9 % en 2019 (creux) puis 4,6 % en 2020.
- Ces chiffres sont inférieurs respectivement de 0,5 point et 0,2 point aux prévisions d’avril 2019.
- Région d’Asie émergente et en développement : principale source de dynamisme mondial, mais avec un fléchissement lié au ralentissement structurel en Chine.
  - Pays émergents et pays en développement d’Asie : 2019 = 5.9, 2020 = 6.0 (respectivement 0,4 et 0,3 point en dessous d’avril 2019).
  - Chine : 2019 = 6.1, 2020 = 5.8 (2019 = 0,1 point et 2020 = 0,2–0,3 point de moins que dans l’édition d’avril selon différentes lignes du document).
  - Inde : 2019 = 6.1, 2020 = 7.0 (révision à la baisse par rapport aux PEM d’avril 2019 de 1,2 point pour 2019 et de 0,5 point pour 2020).
  - ASEAN‑5 (Indonésie, Malaisie, Philippines, Thaïlande, Viet Nam) : 2019 = 4.8, 2020 = 4.9.
- Pays émergents et pays en développement d’Europe : croissance prévue à 1,8 % en 2019 et 2,5 % en 2020. Révision à la hausse pour 2019 par rapport à avril liée à une moins forte dégradation en Turquie au 1er semestre; la Russie devrait se rétablir en 2020.
- Amérique latine et Caraïbes : reprise faible — croissance estimée à 0,2 % en 2019 (1,2 point de moins que dans les PEM d’avril 2019).
  - Brésil : 2019 = 1.0, 2020 = 1.9 (exposé à perturbations sectorielles, p. ex. secteur minier).
  - Mexique : 2019 = 0.4, 2020 = 1.3 (investissement faible, consommation privée ralentie).
  - Argentine : contraction qui devrait se poursuivre en 2019 en raison du recul de la confiance et du durcissement des conditions de financement extérieur.
  - Chili : prévisions revues à la baisse pour 2019 après des résultats inférieurs aux attentes.
  - Venezuela : « la grave crise humanitaire et l’implosion économique continuent de produire des effets dévastateurs : l’économie devrait se contracter d’environ un tiers. »

### Commerce international, produits de base, prix et taux d’intérêt (extraits du tableau 1.1)
- Volume du commerce mondial (biens et services) : 2018 = 3.6, 2019 = 1.1, 2020 = 3.2.
- Importations :
  - Pays avancés : 2018 = 3.0, 2019 = 1.2, 2020 = 2.7.
  - Pays émergents et pays en développement : 2018 = 5.1, 2019 = 0.7, 2020 = 4.3.
- Exportations :
  - Pays avancés : 2018 = 3.1, 2019 = 0.9, 2020 = 2.5.
  - Pays émergents et pays en développement : 2018 = 3.9, 2019 = 1.9, 2020 = 4.1.
- Cours des produits de base (en dollars) :
  - Pétrole (moyenne simple U.K. Brent, Dubaï Fateh, WTI) : 2018 cours moyen = 68,33 dollars le baril ; hypothèses marchés à terme : 2019 = 61,78 dollars le baril, 2020 = 57,94 dollars le baril. Tableau indique également 2018 = 29,4, 2019 = –9,6, 2020 = –6,2 (variations ou autres formats figurant dans le tableau).
  - Hors combustibles (moyenne fondée sur la pondération des importations mondiales de produits de base) : 2018 = 1.6, 2019 = 0.9, 2020 = 1.7.
- Prix à la consommation :
  - Pays avancés : 2018 = 2.0, 2019 = 1.5, 2020 = 1.8.
  - Pays émergents et pays en développement : 2018 = 4.8, 2019 = 4.7, 2020 = 4.8.
- LIBOR / taux courts (extraits) :
  - Dépôts en dollars (6 mois) : 2018 = 2.5, 2019 = 2.3, 2020 = 2.0.
  - Dépôts en euros (3 mois) : 2018 = –0.3, 2019 = –0.4, 2020 = –0.6.
  - Dépôts en yen (6 mois) : 2018 = 0.0, 2019 = 0.0, 2020 = –0.1.

### Analyses et implications des politiques
- Aux États‑Unis, la modération attendue en 2020 repose sur l’hypothèse que l’orientation expansionniste de la politique budgétaire en 2019 deviendra globalement neutre en 2020; l’accord budgétaire bisannuel récent compense l’estompement des effets de la réforme fiscale de 2017.
- En Chine, le ralentissement s’explique par le durcissement de la réglementation visant à freiner l’endettement ; les droits de douane et la demande extérieure affaiblie ont renforcé ce ralentissement, mais des mesures de stimulation sont supposées soutenir l’activité.
- L’expérience des pays avancés montre des marges limitées pour des mesures budgétaires expansives, compte tenu des contraintes budgétaires et de l’incertitude commerciale.
- Les politiques monétaires ont exercé des effets : par exemple, les baisses du taux directeur de la Réserve fédérale ont contribué à des révisions nettes à la hausse aux États‑Unis.
- Dans plusieurs pays émergents, des mesures d’appui budgétaire (ex. Turquie) ont amorti des ralentissements plus sévères.

### Points chiffrés clés (extraits)
- Croissance mondiale : 2018 = 3.6, 2019 = 3.0, 2020 = 3.4.
- Pays avancés : 2019 = 1.7, 2020 = 1.7.
- Pays émergents et pays en développement : 2019 = 3.9, 2020 = 4.6.
- États‑Unis : 2019 = 2.4, 2020 = 2.1.
- Zone euro : 2019 = 1.2, 2020 = 1.4.
- Chine : 2019 = 6.1, 2020 = 5.8.
- Inde : 2019 = 6.1, 2020 = 7.0.
- Volume du commerce mondial : 2018 = 3.6, 2019 = 1.1, 2020 = 3.2.
- Pétrole (cours moyen) : 2018 = 68,33 dollars le baril ; hypothèses 2019 = 61,78 dollars, 2020 = 57,94 dollars.
- Inflation (pays avancés) : 2018 = 2.0, 2019 = 1.5, 2020 = 1.8.
- LIBOR dépôts en dollars (6 mois) : 2018 = 2.5, 2019 = 2.3, 2020 = 2.0.

*Source : Chapitre 1, Perspectives de l’économie mondiale (PEM), Fonds monétaire international, Octobre 2019.*

### 2019. Pour l’ensemble de la région, la croissance de-

### ch1 - 2019. Pour l’ensemble de la région, la croissance de-

### Croissance régionale à court terme
- Pour l’ensemble de la région (Amérique latine mentionnée au début), la croissance devrait remonter à 1,8 % en 2020 (0,6 point en dessous des prévisions d’avril).
  - Ce renforcement est dû au redressement escompté au Brésil (sous l’effet d’une politique monétaire accommodante) et au Mexique (les incertitudes s’estompant progressivement), ainsi qu’à une contraction économique moins brutale en 2020 que cette année en Argentine et au Venezuela.
- Région Moyen-Orient et Asie centrale :
  - Croissance prévue : 0,9 % en 2019, puis 2,9 % en 2020.
  - Ces chiffres sont inférieurs respectivement de 0,9 et 0,4 point à ceux de l’édition d’avril 2019 des PEM.
  - Facteurs : révision à la baisse pour l’Arabie saoudite et pour l’Iran (durcissement des sanctions américaines); hausse de la croissance hors pétrole en 2019 grâce à la hausse des dépenses publiques et à un regain de confiance; diminution du PIB pétrolier en Arabie saoudite en raison de l’extension de l’accord OPEP+ et de la faiblesse du marché mondial du pétrole.
  - Incertitudes : effets indéterminés des attentats contre des installations pétrolières en Arabie saoudite; troubles civils en Libye, Syrie, Yémen pèsent sur les perspectives.
- Afrique subsaharienne :
  - Croissance prévue : 3,2 % en 2019 et 3,6 % en 2020, légèrement en retrait par rapport à l’édition d’avril 2019 des PEM.
  - Détails par pays : hausse des prix pétroliers en début d’année a donné des perspectives mitigées pour le Nigéria et quelques autres exportateurs; Angola devrait connaître une contraction cette année suivie d’un léger redressement en 2020 en raison de la diminution de la production pétrolière.
  - Afrique du Sud : croissance 2019 inférieure aux projections d’avril 2019 en raison d’un très mauvais premier trimestre (grèves importantes, problèmes d’approvisionnement énergétique dans le secteur minier) et faible production agricole, malgré une embellie modeste au deuxième trimestre.
  - Dynamique : les trois principales économies de la région devraient rester faibles, mais de nombreux autres pays plus diversifiés enregistrent une croissance vigoureuse.
  - Une vingtaine de pays de la région, représentant environ 45 % de la population de l’Afrique subsaharienne et 34 % du PIB de la région (soit 1 % du PIB mondial), devraient connaître une croissance supérieure à 5 % cette année.
  - La croissance par habitant dans un ensemble légèrement plus vaste de pays est supérieure à celle des pays avancés.

### Perspectives à moyen terme pour les pays émergents et en développement
- Croissance agrégée :
  - À moyen terme, la croissance du groupe des pays émergents et pays en développement devrait se stabiliser aux alentours de 4,8 %.
  - Importantes différences régionales.
- Asie (pays émergents et en développement d’Asie) :
  - Croissance proche de 6 % sur l’ensemble de la période de projection.
  - Trajectoire repose sur un ralentissement progressif en Chine (croissance de 5,5 % d’ici 2024) et sur un raffermissement en Inde, suivi d’une stabilisation aux alentours de 7,3 % à moyen terme, sous réserve de la poursuite de réformes structurelles.
- Amérique latine :
  - Croissance devrait dépasser 1,8 % après 2020, mais rester en deçà de 3 % à moyen terme.
  - Freins : rigidités structurelles, termes de l’échange défavorables, déséquilibres budgétaires (en particulier au Brésil).
- Pays émergents et en développement d’Europe :
  - Actuellement en creux après la crise financière mondiale; activité devrait s’accélérer avec une croissance attendue de quelque 2½ % à moyen terme.
- Afrique subsaharienne :
  - Projections varient ; pour l’ensemble de la région, la croissance devrait passer de 3,6 % en 2020 à 4,2 % en 2024.
  - Pour près de deux cinquièmes des pays, le taux de croissance à moyen terme devrait dépasser en moyenne 5 %.
- Moyen-Orient et Asie centrale :
  - Prévisions largement déterminées par les cours pétroliers, les ajustements pour corriger les déséquilibres macroéconomiques et les tensions géopolitiques.
- Croissance par habitant :
  - Quarante pays émergents et pays en développement (environ un quart du total) devraient connaître une croissance par habitant supérieure à la moyenne pondérée du groupe, qui est de 3,3 %, soit plus de 2 points au-dessus de la moyenne des pays avancés.
  - En revanche, 47 pays en Afrique subsaharienne et dans le Moyen-Orient et Asie centrale (représentant environ 10 % du PIB mondial en PPA et près d’un milliard d’habitants) devraient connaître au cours des cinq prochaines années une croissance par habitant inférieure à celle des pays avancés.

### Perspectives de l’inflation
- Pays avancés :
  - Hausse des prix à la consommation prévue en moyenne à 1,5 % cette année dans les pays avancés, contre 2,0 % en 2018.
  - États-Unis : inflation hors alimentation et énergie devrait se situer aux alentours de 2,6 % en 2020–21, au-dessus de sa valeur à moyen terme de 2,2 % (niveau conforme à l’objectif à moyen terme de 2,0 % pour l’inflation mesurée par les dépenses de consommation des ménages).
  - Japon : inflation hors produits alimentaires frais et énergie devrait augmenter pour s’établir à environ 1 % en 2019–20 (en raison de la hausse du taux de la taxe à la consommation entrée en vigueur en octobre), et passer progressivement à 1,2 % à moyen terme.
  - Zone euro : inflation globale devrait augmenter peu à peu, passant de 1,2 % en 2019 à 1,4 % en 2020.
- Pays émergents et en développement (hors Venezuela) :
  - Inflation devrait diminuer très légèrement pour s’établir à 4,7 % cette année.
  - Exceptions :
    - Argentine : inflation augmentée à la suite de la dépréciation du peso.
    - Russie : augmentation en début d’année du taux de TVA a alimenté l’inflation.
    - Chine : hausse des prix du porc contribue à une inflation plus élevée.
  - À moyen terme, inflation dans le groupe des pays émergents devrait retomber aux alentours de 4,4 % à mesure que les anticipations s’alignent davantage sur les cibles et que les répercussions des dépréciations passées s’estompent.

### Perspectives du secteur extérieur
- Croissance du commerce mondial :
  - Après un pic en 2017, la croissance du commerce mondial s’est considérablement ralentie en 2018 et au premier semestre 2019; elle devrait s’établir à 1¼ % cette année.
  - Croissance du commerce mondial prévue : 3,2 % en 2020 et 3,75 % les années suivantes.
  - Facteurs du ralentissement : ralentissement de l’investissement, montée des tensions commerciales affectant les dépenses en biens d’équipement, conjoncture du secteur technologique, baisse marquée des échanges dans le secteur de l’automobile et des pièces automobiles.
  - Incertitude importante sur l’évolution des chaînes de valeur et les répercussions des tensions liées au secteur technologique.
- Soldes des transactions courantes :
  - Après une augmentation minime en 2018 (principalement due à la hausse des cours pétroliers), déficits et excédents devraient se réduire progressivement en 2019 et au cours des années suivantes.
  - Dans les pays en excédent, soldes des transactions courantes devraient diminuer progressivement en 2019 et à moyen terme chez les exportateurs de pétrole, les pays européens avancés créditeurs, et les pays avancés d’Asie.
  - Chine : augmentation modeste de l’excédent en 2019 qui devrait être compensée au cours des années suivantes par le rééquilibrage.
  - Europe centrale et orientale : déficits devraient s’amoindrir en 2019, en raison de l’équilibrage du solde en Turquie suite à une forte réduction de la demande intérieure.
  - États-Unis : déficit des transactions courantes s’est creusé en 2019–20 en raison d’une politique budgétaire expansionniste et d’un dollar fort; déficit devrait diminuer à moyen terme avec le tassement de la croissance de la demande intérieure.
  - Effet limité attendu des mesures commerciales récentes des États-Unis et des mesures de rétorsion sur les déséquilibres extérieurs globaux.
- Déséquilibres courants excessifs :
  - Les déséquilibres courants de nombreux pays en 2018 étaient trop élevés par rapport à des normes fondées sur les paramètres économiques fondamentaux.
  - Selon les projections, les soldes excessifs des transactions courantes devraient se réduire légèrement en 2019 et ce mouvement devrait, en moyenne, se poursuivre sur le moyen terme.
  - Remarque méthodologique : les variations des paramètres macroéconomiques fondamentaux influent sur les soldes courants et leur valeur d’équilibre; la trajectoire future des déséquilibres excessifs ne peut être déduite précisément uniquement de cet exercice.
- Positions extérieures globales :
  - Variations expliquées par flux financiers nets et réévaluations (taux de change, prix des actifs).
  - Hypothèses : taux de change effectifs réels plus ou moins stables; prix des actifs variant de façon limitée.
  - Positions créditeurs et débitrices : devraient augmenter légèrement en pourcentage du PIB mondial cette année, puis se stabiliser sur la période de projection.
    - Pays créditeurs : renforcement de la position créancière des pays européens avancés et, dans une moindre mesure, des pays avancés d’Asie; compensation partielle par réduction de la position créancière de la Chine et des pays exportateurs de pétrole.
    - Pays débiteurs : passif net des États-Unis augmente d’abord puis se stabilise; position des pays débiteurs de la zone euro continue de s’améliorer.
  - Variations prévues des positions extérieures nettes en % du PIB national (2018–2024) :
    - Position créditrice nette prévue dépasser 80 % du PIB pour les pays européens avancés.
    - 65 % pour le Japon.
    - 140 % pour les petits pays avancés d’Asie.
    - Position créditrice nette de la Chine redescendrait à quelque 12 %.
    - Position débitrice des États-Unis devrait se creuser pour atteindre environ 50 % du PIB (soit 5 points de plus que dans l’estimation de 2018).
    - Position extérieure globale nette d’un groupe de pays débiteurs de la zone euro (dont Espagne et Italie) devrait s’améliorer de plus de 16 points de leur PIB collectif.
- Implications des déséquilibres :
  - Les déséquilibres extérieurs excessifs persistants dans les grandes économies et certains choix de politique publique qui pourraient les aggraver constituent des risques pour la stabilité mondiale.
  - La politique budgétaire expansionniste des États-Unis devrait creuser le déficit des transactions courantes en 2019–20, ce qui pourrait aggraver les tensions commerciales.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### 1. Position extérieure globale mondiale

### 1. Position extérieure globale mondiale

### Position extérieure globale nette
- Les positions créditrices et débitrices exprimées en pourcentage du PIB mondial devraient augmenter légèrement cette année, puis se stabiliser sur l’horizon de prévision.
- Indicateurs graphiques fournis pour :
  - PEG nette, 2018
  - Variation prévue de la PEG, 2018–24
- Définitions et groupements régionaux/sectoriels mentionnés (tels qu’utilisés dans l’analyse de la PEG) :
  - AL = Amérique latine (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Mexique, Pérou, Uruguay)
  - Afrique et MO = Afrique et Moyen-Orient (Afrique du Sud, Égypte, Éthiopie, Ghana, Jordanie, Kenya, Liban, Maroc, République démocratique du Congo, Soudan, Tanzanie, Tunisie)
  - autres PA = autres pays avancés (Australie, Canada, France, Islande, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni)
  - PA d’Asie = pays avancés d’Asie (Corée, province chinoise de Taiwan, RAS de Hong Kong, Singapour)
  - ECO = Europe centrale et orientale (Bélarus, Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Turquie, Ukraine)
  - PE d’Asie = pays émergents d’Asie (Inde, Indonésie, Pakistan, Philippines, Thaïlande, Viet Nam)
  - PEC = pays européens créditeurs (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Suède, Suisse)
  - PED = pays européens débiteurs (Chypre, Espagne, Grèce, Irlande, Italie, Portugal, Slovénie)
  - PEP = pays exportateurs de pétrole (Arabie saoudite, Algérie, Azerbaïdjan, Émirats arabes unis, Iran, Kazakhstan, Koweït, Nigéria, Oman, Qatar, Russie, Venezuela)
  - PEG = position extérieure globale

### Principales conclusions et projections
- Les positions créditrices et débitrices en pourcentage du PIB mondial : hausse légère en 2019, puis stabilisation sur l’horizon de prévision.
- États-Unis : économie opérant déjà au‑delà du plein‑emploi ; recommandation d’un plan à moyen terme visant à inverser la hausse du ratio de la dette publique et de mesures budgétaires pour accroître progressivement le potentiel de l’offre intérieure.
- Pays créditeurs (notamment Allemagne) : recours accru à la croissance de la demande domestique recommandé pour faciliter le rééquilibrage national et mondial et alimenter la croissance mondiale à moyen terme.
- Graphiques et séries chronologiques présentés couvrant les périodes 2005–24 (axes et séries temporelles fournis dans le document).

### Aléas et risques (orientés à la baisse)
- Aléas : restent orientés à la baisse pour les prévisions de référence.
- Mesures monétaires récentes : l’assouplissement de la politique monétaire dans de nombreux pays pourrait stimuler la demande davantage que prévu si les tensions commerciales s’apaisent et si un Brexit sans accord est évité.
- Concentration des gains de croissance projetés pour 2020 : « environ 70 percent » du gain de croissance projeté pour 2020 est imputable à un petit groupe de pays émergents et pays en développement qui sont en grande difficulté ou présentent actuellement des résultats inférieurs à leurs moyennes historiques.
- Risques commerciaux et perturbations des chaînes d’approvisionnement :
  - Élargissement des droits de douane américains à toutes les importations en provenance de Chine et restrictions américaines au commerce avec des entreprises technologiques chinoises.
  - Risque accru d’un Brexit sans accord.
  - Conséquences possibles : repli généralisé de la confiance des chefs d’entreprise, ralentissement marqué du commerce mondial, réduction de l’investissement, désorganisation des chaînes d’approvisionnement mondiales, réduction des retombées des progrès technologiques, nuisant à la productivité et à la production à moyen terme.
- Vulnérabilités financières :
  - Assouplissement des conditions financières qui pourrait sous‑évaluer le risque dans certains segments des marchés financiers.
  - Risque d’accumulation persistante de facteurs de vulnérabilité financière si les mesures de réglementation et de surveillance sont insuffisantes.
- Autres risques identifiés :
  - Brusques diminutions de l’appétit pour le risque liées à une escalade des tensions commerciales, à des incertitudes budgétaires, à une dégradation de la dynamique de la dette, à un Brexit sans accord, ou à un ralentissement plus fort que prévu en Chine.
  - Risque de cyberattaques contre des infrastructures financières perturbant les systèmes de paiement internationaux et la circulation des biens et services.

### Observations sectorielles et interconnexions technologiques
- Le secteur des services reste un point relativement positif, en particulier dans les pays avancés, mais il est exposé à un fléchissement de la demande en cas de faiblesse persistante de la production manufacturière mondiale.
- Chaînes d’approvisionnement technologiques : la technologie est de plus en plus interconnectée, illustrée par la dépendance croissante du secteur technologique américain à l’égard des importations de valeur ajoutée en provenance de producteurs chinois.
- Exemples de tensions régionales : durcissement des procédures d’exportation entre le Japon et la Corée, avec pour l’instant des effets restreints mais un potentiel d’escalade affectant ces pays et la région via les chaînes d’approvisionnement du secteur technologique.

### Scénarios et encadrés analytiques mentionnés
- Scénario 1 (édition d’avril 2019 des PEM) : implications macroéconomiques d’une sortie du Royaume‑Uni de l’Union européenne sans accord de libre‑échange (référence au cadre d’analyse).
- Encadré scénario 1.1 : analyse des incidences de la relocalisation de la production par les entreprises des pays avancés face à l’incertitude croissante en matière de politique commerciale.
- Encadré scénario 1.2 : intègre aux scénarios d’octobre 2018 des PEM les récentes mesures en matière de droits de douane pour illustrer les effets des tensions commerciales sur la croissance mondiale.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019 — Chapitre 1 : Perspectives et politiques mondiales (extrait : "1. Position extérieure globale mondiale")*

### 2. Part de la valeur ajoutée du partenaire commercial contenue

### 2. Part de la valeur ajoutée du partenaire commercial contenue dans la demande finale de la Chine

### Pressions macro‑économiques et risques mondiaux
- Pressions désinflationnistes : la faiblesse de l’inflation peut augmenter le coût réel du service de la dette et restreindre les marges de manœuvre monétaire, prolongeant potentiellement une période de croissance affaiblie.
- Incertitudes et risques géopolitiques :
  - Tensions accrues dans le golfe Persique et en Asie de l’Est ; accumulation conjointe avec les tensions commerciales et le durcissement des conditions financières mondiales pouvant produire des effets disproportionnés sur la confiance et la croissance.
  - Les fortes tensions géopolitiques augmentent le risque de graves coûts humanitaires et de difficultés économiques accrues dans certaines régions.
- Changements climatiques :
  - Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a averti en octobre 2018 qu’au rythme actuel la planète pourrait se réchauffer de 1.5 °C (par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle) entre 2030 et 2052, s’accompagnant de phénomènes extrêmes de température, de précipitations et de sécheresse.
  - Le réchauffement pourrait intervenir plus rapidement avec des conséquences plus catastrophiques, entraînant des pertes de production brutales et persistantes.
- Évaluation du risque global des prévisions (module G20MOD) :
  - Les intervalles de confiance sont asymétriques et pointent majoritairement vers une croissance inférieure à celle du scénario de référence, en raison de la prépondérance historique de surprises négatives et de marges de manœuvre monétaire limitées.
  - L’estimation de la probabilité que la croissance mondiale à un horizon d’un an soit inférieure à 2,5 % — le dixième centile des chiffres de la croissance mondiale sur les 25 dernières années — s’est accrue depuis le printemps : elle est aujourd’hui de près de 9 %.
  - Graphique de comparaison des probabilités : Automne 2018 / Printemps 2019 / Automne 2019 avec valeurs illustratives 6,5 ; 7,0 ; 7,5 ; 8,0 ; 8,5 ; 9,0 (échelle présentée dans la source).

### Priorités de politique multilatérale
- Nécessité d’une coopération renforcée dans les domaines suivants :
  - Commerce et technologies : réduire les tensions commerciales, lever les incertitudes entourant des accords de longue date, éviter le recours aux droits de douane pour corriger les balances commerciales bilatérales, moderniser les règles de l’OMC (commerce électronique, subventions, transferts de technologies), résoudre l’impasse relative à l’organe d’appel de l’OMC.
  - Fiscalité internationale : renforcer la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales (initiative « Érosion de la base d’imposition et transfert de bénéfices »), aller au‑delà des limites du principe de pleine concurrence et de la notion de présence physique.
  - Réformes de la réglementation financière : achever le programme de réformes post‑crise, améliorer les mécanismes internationaux de résolution, renforcer les dispositifs macroprudentiels, coordonner la cybersécurité du système financier et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
  - Changements climatiques et migrations : réduire d’urgence les émissions de gaz à effet de serre, répartir coûts et gains pour obtenir une adhésion politique, intensifier la coopération pour intégrer les migrants et maximiser leurs apports en main‑d’œuvre et en envois de fonds.
  - Corruption et gouvernance : mener une opération internationale d’envergure pour endiguer la corruption qui mine la confiance et la qualité des services publics.

### Recommandations de politique macroéconomique au niveau national
- Objectif général : stabiliser l’activité et renforcer les bases d’une reprise inclusive et durable.
- Pays disposant d’espace budgétaire et croissance affaiblie :
  - Mesures d’appui budgétaire actives, y compris investissement accru de l’État dans la formation de la main‑d’œuvre et les infrastructures.
- Politique monétaire et macroprudentielle :
  - Dans les pays avancés où l’inflation est faible, maintenir une politique monétaire accommodante tout en renforçant les politiques macroprudentielles (volants de liquidité, volants de fonds propres anticycliques, instruments ciblés, surveillance des établissements non bancaires).
- Utilisation de la politique budgétaire :
  - Les pays avec peu de marge monétaire peuvent envisager une relance budgétaire s’ils disposent d’espace budgétaire et si la politique budgétaire n’est pas déjà trop expansionniste.
  - Prioriser dépenses d’infrastructures et incitations à l’investissement, y compris dans les sources d’énergie propre.
- Politiques structurelles recommandées :
  - Investir dans la formation, les infrastructures matérielles, la recherche–développement.
  - Favoriser plus d’ouverture et de souplesse des marchés, promouvoir concurrence et entrée de nouvelles entreprises.
  - Réduire les émissions de carbone via taxation du carbone, infrastructures sobres en carbone et innovation écologique.

### Recommandations et priorités par grands pays/régions (sélection)
- États‑Unis :
  - Maintenir politique monétaire accommodante selon les risques ; vigilance réglementaire et surveillance financières ; assainissement progressif des finances publiques.
  - Relever le ratio recettes/PIB : taxe sur le carbone de grande ampleur, taxe fédérale à la consommation, augmentation des taxes fédérales sur le carburant.
  - Utiliser les recettes pour aide aux familles à faible et moyen revenu et pour investissements (infrastructures, énergie verte, formation).
- Royaume‑Uni :
  - Paramètres de politique dépendront du mode de séparation de l’Union européenne ; hausse des dépenses publiques envisagée ; continuer à réduire le ratio d’endettement.
- Zone euro :
  - Politique monétaire plus accommodante ; politique budgétaire différenciée selon espace budgétaire national.
  - Allemagne : relever l’investissement public ; pays fortement endettés (Espagne, France, Italie) : reconstituer marges de manœuvre budgétaires tout en protégeant l’investissement.
  - Importance d’achever l’union bancaire et de poursuivre l’assainissement des bilans bancaires.
- Japon :
  - Politique monétaire accommodante longue durée ; politique budgétaire visant la viabilité à long terme (hausse de la taxe à la consommation requise) ; renforcer réformes structurelles (marché du travail, intégration commerciale).
- Chine :
  - Renforcer viabilité et qualité de la croissance ; transition progressive d’une croissance fondée sur l’investissement financé par le crédit vers la consommation privée ; prioriser transferts ciblés en faveur des ménages à faible revenu plutôt que dépenses infrastructurelles à grande échelle.
  - Poursuivre la réglementation pour contenir la finance parallèle, réduire garanties implicites excessives, renforcer l’arsenal macroprudentiel, réduire le rôle des entreprises publiques et abaisser les obstacles à l’entrée (télécommunications, secteur bancaire).
  - Adopter un régime d’imposition progressif et augmenter dépenses santé/éducation/transferts sociaux pour réduire l’épargne de précaution.
- Inde :
  - Politique monétaire et réformes structurelles majeures ; trajectoire crédible d’assainissement des finances publiques ; rationalisation des subventions ; élargissement de la base imposable ; réformes des banques publiques et du marché du travail ; réformes foncières pour accélérer les infrastructures.
- Brésil :
  - Réforme des retraites essentielle ; assainissement progressif des finances publiques ; politique monétaire accommodante si anticipations inflationnistes ancrées ; programme de réforme fiscalité/échanges/infrastructures.
- Mexique :
  - Adhésion au plan d’assainissement des finances publiques à moyen terme ; maintien de la flexibilité du taux de change.
- Russie :
  - Revoir composition fiscalité et dépenses en faveur de la croissance ; éviter usage quasi budgétaire de la caisse nationale d’assurance sociale ; consolidation bancaire et réduction du rôle de l’État ; réformes structurelles pour concurrence et passation des marchés.
- Turquie :
  - Stratégie globale pour assainir bilans privés, transparence bilans publics, rétablir crédibilité et indépendance des institutions économiques ; maintenir taux directeurs jusqu’à décrue durable de l’inflation ; renforcer finances publiques et réforme du régime d’insolvabilité ; évaluations approfondies du secteur bancaire et plans de recapitalisation.
- Afrique du Sud :
  - Rééquilibrage progressif des finances publiques : diminution de la masse salariale du secteur public, réduction des effectifs et gaspillage, élargissement de la matière imposable, renforcement de l’administration fiscale ; politiques structurelles pour restaurer confiance et potentiel de croissance.
- Pays à faible revenu et exportateurs de produits de base :
  - Renforcer résilience face à la volatilité extérieure : cadres monétaires et macroprudentiels, préservation de la souplesse des taux de change, assainissement des finances publiques tout en protégeant dépenses sociales et investissements.
  - Priorités : élargir assiette fiscale, améliorer administration fiscale, éliminer subventions dispendieuses, prioriser infrastructures/santé/éducation/réduction de la pauvreté.
  - Diversifier économies dépendantes des produits de base ; gestion macroéconomique saine, améliorer qualité de l’enseignement et compétences, combler déficit d’infrastructures, renforcer droit de propriété et réduire entraves aux échanges.

### Scénario de relocalisation (rapatriement de la production)
- Hypothèse centrale :
  - Sur un horizon de trois ans, des sociétés multinationales aux États‑Unis, dans la zone euro et au Japon rapatrient une part suffisante de leur production pour que leurs importations diminuent de 10 % en valeur nominale.
- Effets projetés :
  - Dans les pays avancés : hausse des prix des biens de consommation et d’équipement (compte tenu des coûts de production relatifs), repli de la demande intérieure et de la production malgré la baisse des importations.
  - Dans les pays émergents : recul de la production et des exportations qui réduit les revenus ; ménages et entreprises diminuent leurs dépenses ; la production chute, mais plus modestement que dans les pays avancés.
  - Ménages tant dans les pays avancés que dans les pays émergents subissent la détérioration des termes de l’échange des pays émergents.
  - Remarque : l’emploi pourrait progresser dans les secteurs où la production intérieure augmente ; toutefois, l’impact net global montré par l’expérience est négatif.
- Variantes scénaristiques présentées dans la source :
  - Relocalisation
  - Relocalisation plus marges réduites
  - Relocalisation plus moindre diffusion des technologies

_Italicisé : Source : Fonds monétaire international, Octobre 2019. (Extrait : ch1 - 2. Part de la valeur ajoutée du partenaire commercial contenue dans la demande finale de la Chine)_

### 1. PIB réel des PA

### 1. PIB réel des PA

### Aperçu des séries et composantes (PA et PE)
- Pages présentent comparaisons temporelles pour les séries suivantes (PA = pays avancés, PE = pays émergents) : PIB réel, Consommation, Investissement, Importations.
- Périodes et repères temporels mentionnés explicitement : 2017, 2019, 2020, 2023, 2025, Long terme.
- Échelles et bornes graphiques indiquées pour plusieurs séries : –6, –5, –4, –3, –2, –1, 0, 1 (présentés telle que dans le document).

### Encadré scénario 1.1 — Conséquences de la relocalisation dans des pays avancés d’une partie de la production
- Mécanismes clés décrits :
  - Appréciation du taux de change des pays avancés augmente le coût réel des importations des pays émergents.
  - Une part plus importante de la production des pays émergents doit être exportée pour payer les importations, réduisant la production destinée à la consommation intérieure.
  - Réaction possible des multinationales : ne pas répercuter intégralement la hausse des coûts de production, autorisant une compression des marges bénéficiaires (ligne jaune dans l’illustration).
  - Compression des marges peut modérer la hausse des prix, préserver la consommation des ménages et soutenir l’investissement.
- Incertitudes et effets sectoriels :
  - Grande incertitude quant à l’ampleur de la compression des marges des entreprises ; l’exemple fourni est une réduction modeste présentée à titre d’illustration.
  - Plus les marges sont comprimées, moins la relocalisation est néfaste pour les pays avancés ; en revanche, marges réduites n’améliorent guère l’incidence sur les pays émergents.
  - Une économie mondiale moins ouverte pourrait réduire la diffusion des technologies, ce qui nuit particulièrement aux pays émergents.
- Hypothèses chiffrées sur la productivité :
  - Reculs temporaires de la croissance de la productivité dans les secteurs des biens échangeables supposés : 0,1 point de pourcentage pour les pays avancés, 0,25 point de pourcentage pour les pays émergents.
- Observations méthodologiques :
  - L’encadré indique qu’un recul temporaire est supposé, mais que des effets durables négatifs sur la croissance de la productivité sont possibles et, si présents, rendraient les répercussions à plus long terme bien plus négatives que celles estimées ici.

### Encadré scénario 1.2 — Tensions commerciales : scénario actualisé
- Modèle et couverture :
  - Les actualisations proviennent du modèle monétaire et budgétaire mondial intégré (GIMF) du FMI.
  - Les simulations couvrent des mesures tarifaires précises et incluent une analyse hors modèle des effets de la confiance sur l’investissement, des conditions financières pour les entreprises et des variations de la productivité liées au redéploiement des ressources.
  - Les effets sont évalués par rapport à un scénario de référence exempt de mesures tarifaires (référence des PEM d’octobre 2017).
- Structure en six niveaux du scénario (trois premiers niveaux modélisés directement ; trois niveaux suivants reposent sur analyses hors modèle) :
  - Niveau 1 (droits de douane du scénario de référence d’avril 2019) : inclut droits de douane imposés par les États-Unis sur l’aluminium et l’acier, un droit de 25 points de pourcentage sur 50 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine, et un droit de 10 points de pourcentage sur 200 milliards de dollars supplémentaires d’importations chinoises. Toutes les mesures de rétorsion des partenaires commerciaux des États-Unis sont incluses.
  - Niveau 2 : ajoute l’impact de l’augmentation de 200 milliards de dollars du droit de douane imposé par les États-Unis sur les importations chinoises en mai 2019 et les représailles tarifaires de la Chine.
  - Niveau 3 : ajoute droits de douane de 15 points de pourcentage imposés par les États-Unis sur l’ensemble des biens en provenance de Chine (soit environ 300 milliards de dollars) non encore frappés, à compter de septembre 2019, et un relèvement de 5 points de pourcentage des droits sur les 250 milliards de dollars d’importations chinoises déjà frappées. Les mesures de rétorsion de la Chine sont incluses dans ce niveau.
  - Niveau 4 (hors modèle) : ajoute l’impact potentiel d’un recul de la confiance sur l’investissement ; l’effet temporaire considéré correspond à celui utilisé dans l’analyse des PEM d’octobre 2018, mais le calendrier est modifié pour tenir compte du retard d’application des mesures tarifaires.
  - Niveau 5 (hors modèle) : ajoute l’impact sur les écarts de taux sur les obligations d’entreprises de la réaction potentielle des marchés aux tensions commerciales. L’ampleur retenue est identique à celle utilisée dans les PEM d’octobre 2018, avec calendrier adapté : le point culminant intervient en 2020 (un an plus tard que dans l’analyse d’octobre 2018). L’élargissement maximal perdure pour moitié en 2021.
  - Niveau 6 (hors modèle, inédit) : ajoute l’impact potentiel sur la productivité découlant du redéploiement des ressources entre les secteurs dans les différents pays ; cet effet est évalué à l’aide d’un modèle d’équilibre général calculable (MEGC) mondial (référence à Caliendo et al. (2017)) et introduit une variation implicite de la productivité de la main-d’œuvre par étapes sur plus de cinq ans, à compter de 2020.
- Méthodologie et fondements empiriques mentionnés :
  - L’ampleur des effets de confiance sur l’investissement est calibrée à l’aide de l’indicateur d’incertitude globale relative aux politiques économiques de Baker, Bloom et Davis (BBD). Une augmentation d’un écart-type de l’indicateur BBD (soit environ un sixième de la variation observée pendant la crise financière mondiale) se traduit par une chute estimée à 1 % de l’investissement aux États-Unis en un an ; dans la présente analyse, ce recul de 1 % de l’investissement est étalé sur trois ans, avec impact maximal en 2020.
  - L’ampleur du resserrement des écarts de taux sur les obligations d’entreprises repose sur des estimations d’opérateurs des marchés financiers de l’impact sur les bénéfices des sociétés américaines du pire scénario de guerre commerciale (réduction des bénéfices estimée à 15 %). À partir de relations historiques, cette réduction de 15 % est mise en correspondance avec un élargissement des écarts de taux sur les obligations d’entreprises américaines, puis avec les écarts des autres pays selon leur note de crédit relative. L’élargissement débute en 2019 et culmine en 2020.
- Distorsions prises en compte et limites des modèles :
  - Le modèle GIMF tient compte des distorsions macroéconomiques créées par les droits de douane (utilisation des facteurs, capital, travail, effets de revenu).
  - Les droits de douane provoquent aussi des distorsions sectorielles (redistribution des facteurs entre secteurs) que les modèles fortement agrégés comme GIMF ne rendent pas compte ; les MEGC sont utilisés pour estimer cet impact sectoriel/productivité.
- Hypothèses de politique monétaire :
  - Le scénario postule que la zone euro et le Japon ne peuvent pas assouplir davantage leur politique monétaire conventionnelle en raison de la contrainte de positivité des taux d’intérêt nominaux. Si des mesures monétaires non conventionnelles étaient appliquées, le recul du PIB au Japon et dans la zone euro serait moindre à court terme que dans l’estimation.
  - Dans tous les autres pays et régions, la politique monétaire réagit selon une fonction de réaction de type Taylor.
- Incertitudes soulignées :
  - Grande incertitude entourant l’ampleur et la persistance des effets de la confiance sur l’investissement et du resserrement des écarts de taux sur les obligations d’entreprises ; ces effets pourraient être plus modérés ou plus prononcés que supposés.
  - L’analyse omet certaines dynamiques possibles, par exemple que les mouvements vers les valeurs refuges puissent atténuer le durcissement des conditions financières dans des pays comme l’Allemagne, le Japon et les États-Unis.
- Résultats agrégés présentés (graphique scénario 1.2.1) :
  - Les effets estimés sur l’activité intègrent successivement : Droits de douane du scénario de référence d’avril 2019 ; droits de douane appliqués en mai 2019 ; droits de douane annoncés en août 2019 ; effet de la confiance ; réaction des marchés ; effet de productivité.
  - Séries temporelles représentées incluent horizons 2017–2020, 2023, Long terme, et valeurs agrégées/regionaux identifiés : 1. États-Unis; 2. Chine; 3. Japon; 4. Zone euro; 5. Partenaires commerciaux des États-Unis au sein de l’ALENA; 6. Monde; 7. Pays avancés du G-20.
  - Échelle verticale du graphique mentionnée telle quelle : –2,0; –1,6; –1,2; –0,8; –0,4; 0,0; 0,4 (présentée pour plusieurs séries et horizons).

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### 8. Pays émergents

### 8. Pays émergents

### Scénario 1.2 : retombées des mesures tarifaires et canaux d’impact
- Les mesures tarifaires annoncées en avril 2019, en mai 2019 et en août 2019 ont un impact direct assez modéré selon les estimations, les États-Unis et la Chine étant particulièrement touchés, la Chine supportant la plus grande partie des coûts.
- Les retombées à court terme sur les autres pays peuvent être positives en raison de la réorientation des courants d’échanges (bénéfice notamment pour certains partenaires commerciaux des États-Unis en Amérique du Nord), mais ces effets bénéfiques disparaissent à moyen terme et deviennent négatifs.
- L’ajout des effets de la confiance sur l’investissement et de l’élargissement des écarts de taux sur les obligations d’entreprises aboutit à un résultat négatif pour l’ensemble des pays.
- L’intégration des effets de productivité accentue les effets néfastes pour les États-Unis et la Chine ; ces effets de productivité se manifestent progressivement sur plus de cinq ans et s’amplifient à moyen et long terme. Pour certains autres pays, l’effet de productivité est positif mais modeste.
- Estimations chiffrées et calendaires :
  - Chine : production diminuant de 2 % à court terme et de 1 % à long terme (bâton bleu clair).
  - États-Unis : production reculant de 0,6 % à court et long terme.
  - Creux de l’activité mondiale prévu en 2020, avec une production inférieure de quelque 0,8 % à la projection de référence.
  - Creux d’activité dans l’ensemble des pays avancés proche de celui des États-Unis, à environ -½ %.

### Encadré 1.1 : Industrie automobile mondiale — évolution récente et conséquences
- Poids du secteur :
  - La production brute du secteur représente environ 5,7 % de la production mondiale, d’après la base de données World Input-Output.
  - Les véhicules et pièces détachées constituent le cinquième produit d’exportation au monde, avec quelque 8 % des exportations mondiales de biens en 2018.
- Contraction en 2018 et 2019 :
  - Production automobile mondiale en 2018 : recul d’environ 1,7 % en unités, ou d’environ 2,4 % après correction pour tenir compte des écarts de valeur entre les unités.
  - Ventes mondiales d’automobiles : baisse d’environ 3 % en 2018.
  - Chine : contraction de 4 % des unités produites en 2018 (premier recul en plus de vingt ans).
  - Effet sur indices boursiers : cours de bourse des 14 plus grands constructeurs automobiles chutant de 28 %, en moyenne, depuis mars 2018 (alors que l’indice MSCI World a progressé d’environ 1 %).
- Contribution au ralentissement mondial :
  - La contraction de la production automobile a directement amputé la croissance de la production mondiale de 0,04 point de pourcentage en 2018 (après un impact positif de 0,02 point de pourcentage en 2017).
  - La baisse des exportations de véhicules des 14 plus grands pays producteurs, mesurée en unités, a reculé de 3,1 % en 2018.
  - Estimation d’impact sur les volumes des échanges mondiaux : baisse directe de 0,12 point de pourcentage en 2018 (après une incidence positive de 0,03 % en 2017).
  - Cadre mondial d’entrées–sorties suggère que, une fois prises en compte les retombées sur les pièces automobiles et autres biens intermédiaires, le secteur a peut‑être amputé le commerce mondial de pas moins de 0,5 point de pourcentage en 2018.
  - Pour référence, croissance de l’ensemble des exportations mondiales de biens et services : 3,8 points de pourcentage en 2018 (contre une croissance de 5,4 % en 2017).
- Facteurs expliquant le repli :
  - Chine : variations de la taxe à l’achat (ramenée de 10 % à 5 % fin 2015 puis relevée à 7,5 % en 2017 et à 10 % en 2018), suppression d’allégements fiscaux, durcissement des conditions financières, relèvements des droits de douane sur les importations de voitures américaines et réductions des droits sur les importations en provenance d’autres pays.
  - Europe : lancement du nouveau test d’émissions WLTP en septembre 2018 provoquant des engorgements d’homologation et des ajustements de production.
  - Autres facteurs : recul de la demande des pays émergents (notamment Turquie), recul du Royaume‑Uni, accélération de l’abandon des véhicules diesel.
- Perspectives :
  - Certains analystes tablent sur une baisse de 4 % de la production de véhicules légers en 2019 et sur une croissance stable en 2020 (0,1 %).
  - En Chine, facteurs de freinage : hausse des droits de douane sur les importations de véhicules légers en provenance des États‑Unis (à entrer en vigueur en décembre 2019), saturation croissante du marché, parc de véhicules récent, subventions à l’achat de véhicules électriques moins généreuses, nouvelle norme d’émission à la mi‑2019 pouvant perturber la production.
  - En Europe : recul de la demande de véhicules diesel, incertitude entourant le Brexit, tests d’émissions prévus pour fin 2019.
  - Moyen terme : intensification des investissements dans la production de voitures électriques et autres véhicules à carburant de substitution attendue ; chaînes d’approvisionnement pour véhicules électriques plus courtes que pour véhicules à combustibles ; prix d’entrée de gamme des véhicules électriques demeurant plus élevés.

### Structure de la production automobile (2014) — éléments signalés
- Composition de la production brute et consommation intermédiaire (valeurs et parts mentionnées dans le texte) :
  - Valeur ajoutée : (22 %)
  - Consommation intermédiaire du secteur lui‑même : (32 %)
  - Consommation intermédiaire : (46 %)
  - Composants électroniques : (4 %)
  - Métaux : (10 %)
  - Caoutchouc et plastique : (4 %)
  - Produits chimiques : (1 %)
  - Agriculture et industries extractives : (0 %)
  - Services : (17 %)
  - Services publics et BTP : (2 %)
  - Autres industries manufacturières : (8 %)

### Flux financiers, IDE et effets de la réforme fiscale américaine
- Évolution des flux :
  - Les flux financiers en direction et en provenance des pays avancés sont nettement plus faibles depuis la crise financière internationale.
  - Les IDE avaient augmenté légèrement jusqu’à fin 2017, atteignant en moyenne plus de 3 % du PIB par an (plus de 1,800 milliards de dollars).
  - Données 2018 : les IDE à l’étranger par les pays avancés ainsi que les IDE entrants ont pratiquement fait du surplace en 2018.
- Rôle de la loi américaine de 2017 (Tax Cuts and Jobs Act) :
  - Cette loi a globalement supprimé les impôts sur les bénéfices rapatriés par les multinationales des États‑Unis, influant sur les IDE en 2018.
  - En 2011–17, les multinationales américaines ont en moyenne réinvesti dans leurs filiales étrangères quelque 300 milliards de dollars par an de bénéfices tirés des IDE (environ deux tiers du total de leurs bénéfices à l’étranger).
  - En 2018, elles ont rapatrié 230 milliards de dollars. En d’autres termes, les dividendes versés aux sociétés‑mères par les filiales étrangères étaient supérieurs de 230 milliards de dollars aux bénéfices de ces filiales.
  - Conséquence : le montant rapatrié a dépassé les nouveaux IDE à l’étranger, de sorte que le total des IDE à l’étranger des sociétés américaines était négatif en 2018.
- Répartition initiale du rapatriement :
  - Le rapatriement des bénéfices a d’abord commencé sur quelques places financières, avec la distribution des dividendes des Bermudes, des Pays‑Bas (description partielle dans le texte).

*Fonds monétaire international | Octobre 2019 — Extraits du chapitre "8. Pays émergents" (ch1 - 8. Pays émergents).*

### 1. Sorties

### 1. Sorties

### Faits saillants sur les flux d'IDE en 2018
- La contraction des flux mondiaux d'IDE en 2018 s'explique presque intégralement par des opérations financières des multinationales, plutôt que par des investissements en nouvelles installations ou des fusions-acquisitions.
- Le recul total des IDE à l'étranger des pays avancés entre 2017 et 2018 est d'environ 1 500 milliards de dollars.
- Exemples nationaux cités :
  - États-Unis : rapatriement d'actifs depuis des filiales en Irlande pour environ 500 milliards de dollars (près de trois fois le revenu déclaré par les filiales américaines sur ces territoires). Les actifs rapatriés ont été investis principalement dans des instruments financiers américains.
  - Luxembourg et Pays-Bas : IDE à l'étranger sont passés de 340 milliards de dollars en 2017 à -730 milliards de dollars en 2018.

### Rôle des entités à vocation spéciale (EVS)
- Les EVS expliquent la majeure partie de la contraction des flux d'IDE observée en 2018.
- Selon l'OCDE et calculs du FMI :
  - Les IDE à l'étranger par des EVS des pays avancés sont passés de 240 milliards de dollars en 2017 à -740 milliards de dollars en 2018.
  - Ces EVS sont essentiellement domiciliées au Luxembourg et aux Pays-Bas.
  - Elles sont des intermédiaires financiers générant peu ou pas d'emploi ou de valeur ajoutée, avec des bilans composés surtout d'actifs et de passifs transnationaux.
- Finalités des EVS listées : 1) accéder aux marchés financiers ou à des services financiers complexes, 2) isoler le(s) propriétaire(s) des risques financiers, 3) réduire les contraintes réglementaires et la pression fiscale, 4) préserver la confidentialité des transactions et propriétaire(s).
- Remarque méthodologique : tous les pays ne déclarent pas séparément les transactions et avoirs d'IDE par des EVS ; les estimations citées sous-évaluent donc leur rôle dans une certaine mesure.

### Mécanismes et facteurs connexes
- La réforme fiscale de 2017 aux États-Unis a incité des multinationales à simplifier leurs structures de groupe en liquidant des holdings intermédiaires, contribuant aux mouvements observés.
- La réforme fiscale aux États-Unis a également entraîné, selon la BNS, une réduction de la taille des bilans des sociétés financières et holdings sous contrôle étranger domiciliées en Suisse ; côté passif, les IDE entrants étaient négatifs (sociétés-mères non-résidentes ont retiré des fonds propres).
- D'autres facteurs potentiels mentionnés : projets de réforme fiscale concernant l'érosion de la base d'imposition et le transfert de bénéfices, directives 1 et 2 de l'Union européenne relatives à la lutte contre l'évasion fiscale.
- Les initiatives visant à améliorer le recueil de données sur l'activité des EVS devraient permettre de clarifier la nature des flux et positions d'IDE.

### Effets sur les pays émergents (2018)
- En 2018, entrées de capitaux vers les principaux pays émergents ont été moindres qu'en 2017.
- Les entrées d'IDE n'ont diminué que légèrement par rapport au PIB ; ce recul est entièrement imputable à un fort allégement des positions d'IDE par des EVS en Hongrie.
- Sorties de capitaux, y compris IDE, ont aussi baissé en 2018. Causes principales :
  - réduction des IDE par des EVS en Hongrie ;
  - diminution des IDE à l'étranger par la Chine (principal investisseur étranger parmi les pays émergents).
- Bilan net : les pays émergents demeurent des destinations d'IDE et leurs engagements d'IDE sont supérieurs à leurs avoirs.

### Hypothèses utilisées pour les prévisions de croissance mondiale (politiques, financement, cours des produits de base)
- Droits de douane :
  - Scénario de référence intègre droits de douane imposés et annoncés par les États-Unis en août 2019 et mesures de rétorsion de partenaires.
  - États-Unis : droits sur panneaux solaires, machines à laver, aluminium et acier annoncés au 1er semestre 2018 ; un droit de 25% sur 50 milliards de dollars d'importations en provenance de Chine (juillet et août 2018) porté à 30% en octobre 2019 ; droit sur 200 milliards de dollars supplémentaires d'importations chinoises (septembre 2018, de 10% jusqu'en mai 2019, de 25% de mai à septembre 2019 et de 30% par la suite) ; annonce en août 2019 d'un droit supplémentaire de 10% frappant les 325 milliards de dollars restants d'importations chinoises (porté ensuite à 15% pour un sous-ensemble à partir de septembre 2019 et pour le reste à compter de décembre 2019).
  - Chine : mesures de rétorsion comprenant un droit de 25% sur 50 milliards de dollars d'importations en provenance des États-Unis (juillet et août 2018) ; un droit de 5–10% sur 60 milliards de dollars d'importations en provenance des États-Unis (septembre 2018) ; un droit supplémentaire de 5–10% sur 75 milliards de dollars d'importations en provenance des États-Unis (à compter de septembre et décembre 2019).
  - Conséquences des annonces de mai et août 2019 : droit de douane moyen imposé par les États-Unis sur les importations chinoises porté à un peu plus de 24% d'ici à décembre 2019 (contre une hypothèse de quelque 12¼% dans l'édition d'avril 2019 des PEM). Le droit de douane moyen imposé par la Chine sur les importations en provenance des États-Unis porté à environ 26% (contre une hypothèse de quelque 16½% dans les PEM d'avril 2019).
- Politique budgétaire :
  - 2019 : politique budgétaire supposée expansionniste dans les pays avancés (Allemagne, Canada, Corée, Espagne, États-Unis, RAS de Hong Kong) et dans certains pays émergents (Chine, Turquie).
  - 2020 : politique budgétaire présumée neutre dans l'ensemble des pays avancés (alors que les PEM d'avril 2019 avaient envisagé une orientation restrictive).
  - Politique budgétaire supposée restrictive dans les pays émergents (mesures de relance en Chine censées être supprimées progressivement).
- Politique monétaire :
  - Par rapport aux PEM d'avril 2019, la politique monétaire des grandes banques centrales est censée être plus accommodante.
  - États-Unis : taux des fonds fédéraux attendu dans la fourchette 1,75–2% jusqu'en 2023 puis relevé à 2–2,25% en 2024.
  - Zone euro et Japon : taux directeurs présumés rester inférieurs à zéro jusqu'en 2024.
- Cours des produits de base :
  - Contrats à terme sur le pétrole : cours moyens attendus à 61,8 dollars en 2019 puis 57,9 dollars en 2020 (contre respectivement 59,16 dollars et 59,02 dollars dans les PEM d'avril 2019).
  - Perspectives : prix du pétrole devraient baisser pour atteindre environ 55 dollars le baril d'ici à 2023.
  - Métaux : augmentation prévue de 4,3% en glissement annuel en 2019, puis repli de 6,2% en 2020 (contre une baisse de 6% suivie d'un repli de 0,8% dans les hypothèses des PEM d'avril 2019).
  - Matières premières agricoles : prévisions de prix revues à la baisse pour 2019.
  - Denrées alimentaires : prix attendus reculer de 3,4% en glissement annuel en 2019, puis remonter de 2,8% en 2020 (PEM d'avril 2019 envisageait -2,6% puis +1,7%).

### Théorie du « pincement de la corde de guitare » appliquée au cycle économique
- Principe :
  - Alternative aux estimations classiques de la production potentielle (lissage des fluctuations) : la « plucking theory » (Friedman, 1964, 1993) décrit la production comme proche d'un plafond réalisable, mais occasionnellement ramenée en dessous par des contractions (pincements). Les expansions ne dépassent pas symétriquement les contractions.
- Conséquences empiriques et modèles :
  - Dupraz, Nakamura et Steinsson (2019) : dynamique conforme à la théorie du pincement peut apparaître lorsque les salaires sont rigides à la baisse mais ajustables à la hausse. Les chocs négatifs maintiennent l'économie en dessous du potentiel ; les chocs positifs s'absorbent par hausse des prix.
  - Abbritti et Fahr (2013) : rigidités asymétriques des salaires entraînent contractions plus prononcées que les expansions, provoquant en moyenne des écarts de production négatifs.
  - Aiyar et Voigts (2019) : techniques classiques de filtrage appliquées aux données du modèle sous-estiment la production potentielle en produisant des écarts de production centrés autour de zéro.
- Preuves empiriques tirées du chômage :
  - Dupraz, Nakamura et Steinsson (2019) examinent le taux de chômage aux États-Unis : hausses du chômage pendant les replis sont suivies de reculs comparables ; baisses du chômage pendant les expansions ne prédisent pas remontées ultérieures.
  - Données centralisées pour autres pays avancés du G20 : hausses du chômage durant contractions sont partiellement effacées pendant les reprises (coefficient de régression = 0,52), indiquant une progression tendancielle du chômage structurel ; pas de corrélation forte entre baisses du chômage et remontées ultérieures, conforme à la théorie du pincement.
- Implications pour la politique économique :
  - Estimations classiques de la production potentielle peuvent être trop prudentes ; néanmoins, la théorie du pincement suggère que, en moyenne, les pays fonctionnent en dessous de leur potentiel.
  - Évaluation de la viabilité des finances publiques devrait se fonder sur la trajectoire de production attendue plus basse, et non sur une estimation de production potentielle compatible avec la théorie du pincement.
  - Politique monétaire : la courbe de Phillips devient non linéaire ; les prix baissent lentement durant un repli en raison de rigidités nominales à la baisse. La politique monétaire doit davantage s'appuyer sur des indicateurs du ralentissement économique pour calibrer la relance, en y mettant fin uniquement lorsque les tensions inflationnistes se matérialisent clairement.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019 — Chapitre 1, encadrés 1.2–1.4*

### 1. Hausses et reculs ultérieurs

### ch1 - 1. Hausses et reculs ultérieurs

### Principales tendances du dossier spécial
- L’indice des cours des produits de base établi par le FMI a diminué de 5,5 % entre février et août 2019 (périodes de référence utilisées respectivement pour l’édition d’avril 2019 et la présente édition des PEM).
- Les cours de l’énergie ont chuté de 13,1 % sur la même période et ont été le principal moteur de la baisse de l’indice.
- Les cours des denrées alimentaires ont baissé de 1,2 %.
- Les cours des métaux de base ont baissé de 0,9 %, malgré une reprise des marchés du minerai de fer et du nickel due à des inquiétudes d’offre.

### Pétrole et marchés de l’énergie
- Évolution des prix du pétrole en 2019 :
  - Les cours du pétrole ont dépassé 71 dollars le baril en avril 2019.
  - Ils sont tombés à un creux récent de 55 dollars en août 2019.
  - Ils sont revenus à plus de 60 dollars en septembre 2019.
- Facteurs d’offre ayant soutenu temporairement les prix :
  - Interruption de la production au Venezuela (pertes après coupures d’électricité en mars).
  - Contamination d’un oléoduc ayant partiellement interrompu les exportations de la Russie en mai.
  - Attentats ayant visé des infrastructures pétrolières saoudiennes et des pétroliers près du détroit d’Ormuz (14 septembre 2019) : production bloquée pendant quelques jours de 5,7 millions de barils par jour (environ la moitié de la production totale de l’Arabie saoudite, ou 5 % de la production mondiale).
- Actions des producteurs :
  - Les membres de l’OPEP et d’autres pays exportateurs (dont la Russie) ont convenu de continuer à limiter leur production jusqu’en mars 2020.
  - Ils ont accepté le 1er juillet 2019 de prolonger les réductions de production convenues en décembre 2018 pour neuf mois supplémentaires après la période initiale de six mois, de 0,8 et 0,4 million de barils par jour (mbj), respectivement.
- Demande et perspectives :
  - Le recul des cours a été favorisé par la faiblesse des perspectives de croissance mondiale, surtout dans les pays émergents.
  - L’Agence internationale de l’énergie a révisé ses prévisions de croissance de la demande de pétrole à 1,1 mbj en septembre, contre 1,4 mbj en février.
  - La révision à la baisse des prévisions d’avril du FMI : croissance mondiale qui tombe à 3,0 % en 2019 et à 3,4 % en 2020, soit une diminution de 0,3 % et de 0,2 %, respectivement.

### Autres marchés des produits de base
- Gaz naturel :
  - Les cours au comptant ont diminué récemment en raison d’une hausse de la production et d’un accroissement des stocks, résultant d’un recul de la demande mondiale d’électricité.
- Charbon :
  - Les cours ont régressé en lien avec une contraction de la production d’électricité.
  - La diminution sans précédent des capacités de production d’électricité à partir du charbon aux États-Unis l’an dernier a exercé une pression à la baisse, le charbon étant remplacé par des centrales à gaz meilleur marché.
- Denrées alimentaires :
  - Les cours ont légèrement diminué ; la hausse de ceux de la viande provoquée par des épidémies a été plus que neutralisée par la baisse de ceux des autres denrées.

### Perspectives et cours à terme
- À la fin septembre 2019, les contrats à terme sur le pétrole indiquaient que les cours du Brent tomberaient progressivement à 55 dollars au cours des cinq prochaines années (graphique de la courbe à terme).
- Selon les hypothèses de référence fondées également sur les cours à terme (établies à partir des cours du 17 septembre 2019), les cours annuels moyens seraient de 61,8 dollars.
- Remarque méthodologique : dans le présent document, le cours du pétrole s’entend du cours moyen au comptant établi par le FMI sur la base de l’U.K. Brent, du Dubaï Fateh et du West Texas Intermediate (pondérés également, sauf indication contraire).

### Indicateurs et chiffres clés (extraits)
- Indice des cours des produits de base (FMI) : diminution de 5,5 % entre février et août 2019.
- Énergie : −13,1 %.
- Denrées alimentaires : −1,2 %.
- Métaux de base : −0,9 %.
- Pétrole : pic >71 dollars le baril (avril 2019), creux 55 dollars (août 2019), >60 dollars (septembre 2019).
- Production bloquée suite aux attentats du 14 septembre 2019 : 5,7 millions de barils par jour.
- Prolongation des réductions OPEP+ annoncée le 1er juillet 2019 : prolongation jusqu’en mars 2020; réductions supplémentaires de 0,8 mbj et 0,4 mbj.
- Croissance mondiale (révision d’octobre) : 3,0 % en 2019 et 3,4 % en 2020 (baisse de 0,3 % et de 0,2 % par rapport aux prévisions d’avril).
- Prévision IEA de croissance de la demande de pétrole : 1,1 mbj en septembre (contre 1,4 mbj en février).
- Hypothèse de cours à terme du Brent (fin septembre 2019) : 55 dollars sur cinq ans; cours annuels moyens de 61,8 dollars (hypothèses établies à partir des cours du 17 septembre 2019).

*Fonds monétaire international | Octobre 2019 — Dossier spécial — Marchés des produits de base : évolution et prévisions*

### 4. Indice des cours de métaux

### 4. Indice des cours de métaux

### Évolution récente des cours et variations (février–août 2019)
- Indice des métaux de base : recul léger de 0,9 percent entre février et août 2019.
- Métaux de base individuels (février–août 2019) :
  - Minerai de fer : +6,7 percent
  - Nickel : +24,1 percent
  - Cuivre : -9,4 percent
  - Aluminium : -6,6 percent
  - Zinc : -16 percent
  - Cobalt : -6,1 percent
- Métaux précieux et autres effets :
  - Métaux précieux : hausse attribuée en partie aux anticipations d’un assouplissement monétaire aux États-Unis et à la recherche de sécurité liée aux tensions commerciales.
- Facteurs de variation recensés :
  - Hausses : perturbations d’offre (effondrement du barrage de Vale au Brésil, cyclone Veronica en Australie), production d’acier élevée en Chine, interdiction d’exportations de minerai de nickel brut par l’Indonésie à compter de janvier 2020.
  - Baisses : incertitudes commerciales persistantes, crainte d’un ralentissement de l’économie mondiale (notamment en Chine), retours à la normale des opérations précédemment perturbées, escalade des tensions commerciales États-Unis–Chine.

### Perspectives et aléas pour les métaux de base
- Projections des cours (indice annuel des métaux de base, FMI) :
  - Augmentation de 4,3 percent en 2019 (par rapport à la moyenne de 2018).
  - Diminution de 6,2 percent en 2020.
- Principaux aléas à la baisse :
  - Longues négociations commerciales.
  - Nouveau ralentissement de l’activité industrielle mondiale.
- Principaux aléas à la hausse :
  - Perturbations de l’offre.
  - Application d’une réglementation de l’environnement plus rigoureuse dans les grands pays producteurs de métaux.

### Interactions avec d’autres marchés de commodités (extraits pertinents)
- Mention des interactions pétrole / métaux : aléas géopolitiques au Moyen-Orient pouvant perturber l’offre et accroître les frais d’assurance et d’expédition ; hausse de la production et des exportations des États-Unis pouvant peser à la baisse.
- Observations sur l’indice des produits alimentaires (contexte agrégatif lié aux marchés de base) :
  - Indice des aliments et boissons : baisse de 1,3 percent (période non précisée dans l’extrait) ; forte hausse de l’indice de la viande : +13,2 percent.
  - Viande : porc +42,8 percent (propagation de la fièvre porcine africaine en Chine et Asie du Sud-Est), bœuf +8,3 percent.
  - Céréales et oléagineux : maïs -3,6 percent entre février et août ; soja -5,9 percent.
  - Cacao : -2,7 percent ; huile de palme : -2,6 percent.
  - Projections alimentaires (FMI) :
    - Baisse annuelle de 3,4 percent en 2019.
    - Hausse de 2,8 percent en 2020.
  - Aléas : conditions atmosphériques irrégulières, fin officielle d’El Niño annoncée le 9 août 2019, et risque lié à la résolution du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine.

### Métaux précieux : rôle historique, production et utilisations
- Rôle historique et caractéristiques :
  - Attraits historiques de l’or et de l’argent : lustre, ductilité, rareté, stabilité chimique élevée ; usage ancien en ornements, cérémonies et comme réserve de valeur.
  - Héritage monétaire : monnayage historique, étalons métalliques (bimétallisme, étalon-or), suspension de la convertibilité du dollar en or en 1971 entraînant une nouvelle ère de fluctuation des cours de l’or.
- Production mondiale (chiffres clés mentionnés) :
  - Production d’or en 2018 : de l’ordre de 3 260 tonnes métriques en 2018, soit l’équivalent de 134 milliards de dollars environ.
  - Les cinq premiers pays producteurs d’or (Chine, Australie, Russie, États-Unis et Canada) représentent plus de 40 percent de la production mondiale.
  - Production mondiale en valeur (2018) :
    - Argent : 13 milliards de dollars
    - Palladium : 9 milliards de dollars
    - Platine : 4 milliards de dollars
  - Concentration par métal :
    - Argent : deux premiers producteurs (Mexique et Pérou) représentent près de 40 percent de la production mondiale.
    - Palladium : Russie et Afrique du Sud représentent les trois quarts de la production mondiale.
    - Platine : Afrique du Sud seule pour plus des deux tiers de la production mondiale.
- Importance macroéconomique :
  - La production totale et les réserves de métaux précieux représentent une part non négligeable du PIB (exportations) de divers pays, surtout petits ou moyens à faible revenu (ex. Burkina Faso, Ghana, Mali, Suriname), ce qui expose ces pays à d’importants effets de revenu et de patrimoine en cas de variations des cours.
- Élasticité et liens offre-prix :
  - Ratio extraction/cours relativement peu élastique ; les variations des cours (ex. flambée du milieu des années 2000) ne se traduisent pas systématiquement par des accroissements de l’offre relatifs au prix.
  - Absence de relation manifeste récente entre ratios production/cours pour l’argent et l’or durant la dernière décennie, suggérant que l’offre relative a eu peu d’incidence sur les variations des cours.
- Utilisations des métaux précieux :
  - Catégories de demande : industrie, joaillerie et bijouterie, investissement, achats officiels nets par les banques centrales et les organisations internationales.
  - Plus de la moitié de l’or récemment extrait est utilisé par le secteur de la joaillerie et de la bijouterie.

*Source : ch1 - 4. Indice des cours de métaux (PDF) — Fonds monétaire international, Octobre 2019.*

### 3. Production : part du PIB

### 3. Production : part du PIB

### Demande totale et composition par métal
- Pourcentages et parts (moyennes 2015–17) indiquées dans le graphique 1.DS.4 pour Or, Argent, Platine, Palladium : investissement (pièces, lingots, variations des stocks d’avoirs en fonds négociés en bourse), utilisations industrielles, joaillerie et bijouterie, secteur officiel.
- Avoirs officiels d’or : représentent environ 30 % du stock mondial d’or.
- Vente d’or du secteur officiel limitée à 400 tonnes métriques par an.
- GLD (fonds négocié en bourse) détient 20 % du stock total (dispersé dans des entrepôts dans le monde) de ces fonds.
- Les débris représentent, dans le cas de l’or, près de la moitié de la production minière.

### Corrélations entre rendements des métaux et autres matières premières
- Corrélations mensuelles (période de l’échantillon pour or, argent, cuivre, pétrole : premier mois de 1970 au cinquième mois de 2019 ; platine depuis 1976 ; palladium depuis 1987) :
  - Relation la plus forte : or–argent = 0,72 (fréquences mensuelles mentionnées).
  - Relation la plus faible : palladium–or = 0,33.
- À des fréquences plus espacées, les cours du palladium sont davantage liés aux métaux industriels (par ex. cuivre) qu’à l’or ; relation la plus robuste du palladium reste néanmoins avec le platine, son proche substitut.
- Les variations de la production industrielle mondiale ont peu d’incidence sur les cours des métaux précieux (tableau 1.DS.5).

### Métaux précieux et inflation : bêta d’inflation (moyennes mondiales, période 1978–2019)
- Tableau 1.DS.4 — Bêta d’inflation : moyennes mondiales
  - Horizon 1 mois : Or 0,42, Argent 0,48, Platine 0,44, Palladium 0,40
  - Horizon 6 mois : Or 0,77, Argent 0,81, Platine 0,77, Palladium 0,66
  - Horizon 12 mois : Or 0,90, Argent 0,89, Platine 0,82, Palladium 0,61
  - Horizon 5 ans : Or 1,05, Argent 1,05, Platine 0,89, Palladium 0,72
- Interprétation :
  - Bêta mensuels inférieurs à 1 ; se rapprochent de 1 à mesure que l’horizon s’allonge, surtout pour l’or et l’argent.
  - Adequation des régressions généralement faible ; bêta varient considérablement selon les pays.
  - Conclusion : or et argent ne constituent pas une protection fiable et robuste contre l’inflation pour tous les pays et horizons.

### Déterminants des rendements mensuels (Tableau 1.DS.5) — coefficients notables (statistiques t entre parenthèses)
- Variables expliquées : rendements à un mois des métaux précieux (Or, Argent, Platine, Palladium) et du Cuivre.
- Production industrielle :
  - Cuivre : 1,993*** (3,79)
  - Autres métaux : non significatifs.
- Inflation non anticipée :
  - Or : 2,583* (2,24)
  - Platine : 3,117* (2,41)
- Inflation anticipée (décalage) :
  - Palladium : –2,235** (–3,29)
- Cours du pétrole :
  - Palladium : 0,00292* (2,01)
  - Cuivre : 0,00371*** (3,98)
- Bons du Trésor des États-Unis :
  - Palladium : 60,04* (2,15)
- Cours réel des métaux précieux : décalage
  - Or : –0,0163** (–3,31)
  - Argent : –0,0341*** (–3,43)
  - Platine : –0,0286** (–3,06)
- Taux de change :
  - Or : –1,219*** (–6,93)
  - Argent : –1,437*** (–4,17)
  - Platine : –1,456*** (–6,19)
  - Cuivre : –1,365*** (–4,99)
- Instabilité de l’inflation (écart-type mobile sur 36 mois) :
  - Or : 0,909* (2,34)
  - Argent : 2,373** (2,8)
- Constante significative pour plusieurs équations.
- Dates d’échantillon :
  - Or, Argent, Platine : début 1980m1 ; Palladium : 1987m2 ; Cuivre : 1980m1.
  - Fin de l’échantillon : 2018m12 pour tous.
- R^2 : Or 0,18 ; Argent 0,15 ; Platine 0,21 ; Palladium 0,15 ; Cuivre 0,26.
- Notes méthodologiques :
  - Variables en échelle logarithmique ; production industrielle et cours du pétrole en différence logarithmique.
  - Décalage du cours réel = cours réel de la variable dépendante en dollars.
  - Taux de change orthogonalisé via taux de change effectif nominal.
  - Instabilité de l’inflation = écart-type mobile sur 36 mois.
  - Significativité : *p < 0,05, **p < 0,01, ***p < 0,001.

### Rôle des incertitudes inflationnistes et sensibilité au dollar
- Aggravation d’un écart-type des incertitudes inflationnistes entraîne en général :
  - Hausse mensuelle du cours de l’or de 0,8 %.
  - Hausse mensuelle du cours de l’argent de 1,6 %.
- Diminution des incertitudes inflationnistes peut expliquer :
  - La moitié du recul du cours de l’or observé dans les années 90.
  - Un tiers de la hausse du cours de l’or après 2008.
- Appréciation du dollar a un effet négatif important analogue sur tous les métaux testés, y compris le cuivre ; coefficients parfois supérieurs à l’unité, indiquant une forte sensibilité des cours au dollar.

### Métaux précieux comme valeurs refuges (tableau 1.DS.6)
- Rendements des actifs lors des variations journalières les plus fortes de l’indice S&P 500 (variation en pourcentage). Extraits :
  - 30 hausses les plus fortes : S&P 500 5,3 ; Or 0,0 ; Argent –0,2 ; Platine 0,1 ; Palladium 0,7 ; Dollar –0,3 ; Rendement à 10 ans 4,9 ; Métaux Bitcoin 0,5 ; (écarts interquartiles en parenthèses).
  - 30 baisses les plus fortes : S&P 500 –6,0 ; Or 0,6 ; Argent 0,2 ; Platine –0,5 ; Palladium –0,9 ; Dollar 0,3 ; Rendement à 10 ans –9,2 ; Métaux Bitcoin –2,7 ; (écarts interquartiles en parenthèses).
  - Résumé : Or et, dans une moindre mesure, Argent, n’ont pas de relation négative systématique avec leurs rendements lors des fortes baisses boursières ; ces métaux peuvent agir comme valeurs refuges. Platine et surtout Palladium ne jouent pas ce rôle. Le dollar et les bons du Trésor partagent ce rôle de valeur refuge. Les cryptomonnaies (bitcoin) ne semblent pas être des valeurs refuges pendant les débâcles boursières.
- Périodes couvertes :
  - Bitcoin : 18 août 2011 au 19 août 2019.
  - Autres indicateurs : 1er janvier 1998 au 19 août 2019.

### Observations historiques et conclusions empiriques
- Relation métal–inflation a varié selon les régimes monétaires : sous les régimes métalliques historiques (ex. Bretton Woods), hausse des cours allait de pair avec baisse du cours réel ; inversement dans les régimes de monnaie à cours forcé contemporains.
- Les cours des métaux précieux sont devenus nettement plus instables après l’expiration des accords de Bretton Woods.
- Les cours de l’or ont atteint des sommets en 1980 et en 2012, périodes marquées par des craintes inflationnistes mondiales.
- Tests de racine unitaire et autres tests à long terme suggèrent que les métaux précieux n’offrent pas une protection certaine contre l’inflation à long terme ; rendements réels à long terme proches de zéro mais variations persistantes, surtout en monnaie locale.
- Les métaux précieux réagissent aux craintes inflationnistes et aux variables financières (taux du Trésor, taux de change), et leur rôle de valeur refuge est comparable à celui du dollar et des bons du Trésor mais pas aux cryptomonnaies.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### Conclusions

### Conclusions

### Métaux précieux et actifs numériques
- Les métaux précieux sont macroéconomiquement pertinents (et ce d’autant plus pour certains pays à faible revenu) et ont une utilité industrielle (platine et palladium, entre autres), même si l’activité mondiale n’influe que faiblement sur leur cours.
- L’or et l’argent peuvent être des valeurs refuges contre l’inflation, mais il convient de ne pas surévaluer cette fonction, surtout lorsque l’inflation fluctue peu.
- Étant donné le rôle qu’ils ont historiquement joué dans les systèmes monétaires et la stabilité du pouvoir d’achat, ils ont parfois, semble-t-il, bénéficié de la crainte (éventuellement irrationnelle) d’un effondrement des grands régimes de monnaie à cours forcé.
- Cette fonction (de valeur refuge) a probablement été plus manifeste pendant certaines (mais pas toutes) grandes crises économiques ou politiques, représentées approximativement par les variations des marchés boursiers, qui ont incité les investisseurs à rechercher la sécurité, l’or étant une valeur sûre, comme les bons du Trésor des États-Unis.
- Pour l’instant, les cryptoactifs ne semblent pas partager cette caractéristique.

### Évolution récente des émissions mondiales de carbone
- Il est impératif de réduire les émissions de carbone afin de freiner le rythme du changement climatique.
- Bien qu’elles n’aient pas varié entre 2014 et 2016, les émissions mondiales de carbone ont rebondi de façon inquiétante en 2017 et en 2018.
- La Chine a été le principal moteur de la croissance des émissions depuis le début du siècle, mais ce rôle a diminué ces dernières années à mesure que les réformes économiques s’accéléraient.
- L’Inde et d’autres pays émergents comblent partiellement l’écart.
- En 2018, les émissions ont reculé dans tous les pays du Groupe des Sept, exception faite des États-Unis, où elles ont augmenté à cause d’une reprise de la production industrielle et de mauvaises conditions atmosphériques (voir BP, 2019).

### Décomposition des émissions et contributions
- Il est possible de décomposer les émissions totales E comme le produit de l’intensité carbone c (émissions de carbone par unité d’énergie), de l’intensité énergétique e (énergie par unité de PIB), du PIB par habitant y et de la population P (Kaya et Yokobori, 1997) :
  - E = c * e * y * P
- La contribution de la croissance des revenus à celle des émissions de carbone est plus importante en moyenne et plus cyclique que celle de la croissance démographique.
- En diminuant, l’intensité énergétique a constamment aidé à réduire la progression des émissions, mais, en 2018, sa contribution a été plus faible, à cause probablement d’une reprise cyclique de la production industrielle mondiale.
- En 2018, la décarbonisation a été le facteur d’atténuation le plus important, les énergies éoliennes et solaires et le gaz naturel ayant lentement remplacé le charbon comme source privilégiée d’énergie dans tous les secteurs de l’électricité des principaux pays émetteurs.

### Auteurs et encadré
- Christian Bogmans, Akito Matsumoto et Andrea Pescatori ont préparé le présent encadré.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2019/october/french/ch1.pdf_
