## textf

## Source details

**Canonical URL:** [textf](https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2019/october/french/textf.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/files/publications/weo/2019/october/french/textf.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/files/publications/weo/2019/october/french/textf.pdf.json)

---

### Hypothèses et conventions méthodologiques (extraits)
- Données et portée :
  - Estimations et projections fondées sur les statistiques disponibles au 30 septembre 2019.
  - Les données portent sur les années civiles sauf exceptions; pour certains pays, données 2018 et antérieures sont des estimations.
- Hypothèses de politique et financières :
  - Taux de change effectifs réels supposés constants aux niveaux moyens observés entre le 26 juillet et le 23 août 2019.
  - Taux bilatéraux des monnaies du mécanisme de change européen II constants en valeur nominale par rapport à l’euro.
  - Politiques économiques nationales actuelles maintenues.
- Hypothèses sur les cours du pétrole :
  - cours moyen du baril de pétrole de 61,78 dollars le baril en 2019
  - cours moyen du baril de pétrole de 57,94 dollars le baril en 2020
  - le cours restera constant en valeur réelle à moyen terme
- Hypothèses sur les taux interbancaires et de dépôt :
  - LIBOR dépôts à six mois en dollars : 2,3% en 2019 et 2,0% en 2020
  - taux des dépôts interbancaires à trois mois en euros : –0,4% en 2019 et –0,6% en 2020
  - taux des certificats de dépôt à six mois au Japon : 0,0% en 2019 et –0,1% en 2020
- Conventions importantes :
  - « billion » = mille milliards.
  - « points de base » = centième de point (ex. 25 points de base = ¼ de point).

### Résumé analytique — principales conclusions et chiffres clés
- Croissance mondiale et projections :
  - Croissance mondiale : 3,0 % en 2019 (niveau le plus bas depuis la crise financière mondiale).
  - Croissance mondiale projetée : 3,4 % en 2020 (révision à la baisse de 0,2 point par rapport à avril 2019).
  - Pays avancés : 1,7 % en 2019 et 2020.
  - Pays émergents et pays en développement : 3,9 % en 2019 et 4,6 % en 2020.
- Contributions et facteurs :
  - Effet de la politique monétaire : sans la relance monétaire, la croissance mondiale serait inférieure de 0,5 point de pourcentage en 2019 et en 2020.
  - Droits de douane US–Chine : réduction cumulée estimée du niveau du PIB mondial de 0,8 % d’ici à 2020 (estimation évoquée).
- Secteurs et dynamique :
  - Volume du commerce mondial au premier semestre 2019 : +1 % en glissement annuel (plus faible rythme depuis 2012).
  - Baisse des achats mondiaux de véhicules en 2018 : −3 % (encadré 1.1).
  - Production automobile mondiale 2018 : recul d’environ 1,7 % (en unités) ou d’environ 2,4 % après correction.
- Prix et inflation :
  - Pétrole : prix de l’énergie ont baissé de 13 percent entre la référence d’avril 2019 et celle d’octobre 2019.
  - Prix moyens du pétrole : 2018 = 68,33 dollars le baril; hypothèses 2019 = 61,78 dollars; 2020 = 57,94 dollars.
  - Prix à la consommation, pays avancés : 2018 = 2,0 ; 2019 = 1,5 ; 2020 = 1,8.
- Indicateurs financiers et taux :
  - Rendements des obligations à dix ans (US, UK, DE, FR) ont perdu entre 60 et 100 points de base entre mars et fin septembre 2019; rendement du Trésor italien a diminué de 175 points de base après formation du nouveau gouvernement.
  - Évolution des devises (mars → fin septembre 2019) : yen + plus de 5 percent; franc suisse +3 percent; livre sterling −4 percent; dollar américain + environ 2½ percent; euro − environ 1½ percent.
- Groupes et pays spécifiques :
  - Groupe des quatre (Chine, États-Unis, Japon, zone euro) : près de la moitié du PIB mondial.
  - Pays ayant fortement pesé sur la croissance 2019 : Argentine, Iran, Turquie, Venezuela, Libye, Yémen.
  - Inde : ralentissement en 2019; 2019 = 6,1 ; 2020 = 7,0.

### Risques principaux et priorités politiques
- Principaux risques identifiés :
  - Aggravation des tensions commerciales et géopolitiques; Brexit sans accord; dégradation de la confiance financière; accumulation de vulnérabilités financières; absence de mesures d’atténuation climatique.
  - Risque financier lié à taux d’intérêt durablement bas et accumulation de vulnérabilités.
- Recommandations multilatérales :
  - Éliminer obstacles au commerce via accords durables; apaiser tensions géopolitiques.
  - Réduire d’urgence les émissions de gaz à effet de serre et intensifier coopération internationale.
- Politique monétaire :
  - Politique monétaire accommodante recommandée pour soutenir la demande et l’emploi; vigilance pour éviter l’accumulation de risques financiers; renforcer politiques macroprudentielles.
- Politique budgétaire :
  - Rôle actif conseillé dans les pays disposant d’espace budgétaire; rythme d’assainissement plus lent si les marchés le permettent; utiliser taux bas pour investir (infrastructures, capital social).
  - Riposte budgétaire coordonnée possible si ralentissement plus fort.
- Réformes structurelles :
  - Mesures visant à accroître productivité, résilience et équité : valoriser le capital humain, assouplir marchés du travail et des produits, formation pour automatisation.
  - Accélérer réformes dans les pays émergents et en développement, en tenant compte de l’ordre et du calendrier optimaux.
- Politiques climatiques :
  - Revoir la tarification du carbone à la hausse; promouvoir approvisionnement énergétique sobre en carbone; encourager technologies écologiques.

### Commerce mondial, production industrielle et secteur manufacturier
- Commerce et production :
  - Premier semestre 2019 : volume du commerce mondial +1 % en glissement annuel.
  - Investissement mondial ralenti en 2019, corrélé à la baisse des importations et à la chute de confiance manufacturière.
- Indices et confiance :
  - Indice mondial des directeurs d’achat (IDA) : secteur manufacturier en perte de vitesse, services résilients.
- Inflation hors alimentation et énergie :
  - Depuis mi-2018, inflation hors alimentation et énergie est tombée davantage en dessous de la cible dans la plupart des pays avancés.
- Automobile (encadré 1.1) — chiffres saillants :
  - Poids du secteur : ≈ 5,7 percent de la production mondiale.
  - Ventes mondiales d’automobiles 2018 : −3 percent.
  - Contribution de la contraction automobile 2018 à la croissance mondiale : −0,04 point de pourcentage.

### Scénarios et effets des droits de douane (niveaux 1–6)
- Niveaux tarifaires intégrés et hypothèses :
  - Niveau 1 inclut droits US sur aluminium/acier et 25 points de pourcentage sur 50 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine.
  - Niveau 2 ajoute l’augmentation de 200 milliards de dollars du droit US en mai 2019 et représailles de la Chine.
  - Niveau 3 ajoute droits US de 15 points de pourcentage sur l’ensemble (~300 milliards de dollars) des biens en provenance de Chine et hausse de 5 points sur 250 milliards de dollars déjà frappés, plus rétorsions chinoises.
  - Niveaux 4–6 ajoutent impacts hors modèle : recul de la confiance sur l’investissement, élargissement des écarts de taux sur obligations d’entreprises, effets sur la productivité via redéploiement.
- Estimations d’impact (scénario incluant canaux additionnels) :
  - Creux d’activité mondiale estimé survenir en 2020, avec production inférieure « de quelque 0,8 percent » à la projection de référence.
  - Chine : production diminue de 2 percent à court terme et de 1 percent à long terme.
  - États‑Unis : production recule de 0,6 percent à court et long terme.
  - Creux dans l’ensemble des pays avancés : ≈ −½ percent.

### Positions extérieures globales et balances
- Projections 2018–2024 (plage 2 du graphique 1.19) :
  - Position créditrice nette prévue dépasser 80 % du PIB pour les pays européens avancés.
  - 65 % pour le Japon.
  - 140 % pour les petits pays avancés d’Asie.
  - Position créditrice nette de la Chine redescendrait à quelque 12 %.
  - Position débitrice des États‑Unis atteindrait environ 50 % du PIB (soit 5 points de plus que dans l’estimation de 2018).
- Implications :
  - Politique budgétaire expansionniste US pourrait creuser déficit courant 2019–20, renforçant tensions commerciales.

### Métaux précieux, matières premières et énergie
- Indice des cours des produits de base :
  - Indice général : −5,5 % entre février et août 2019.
  - Énergie : −13,1 % sur la même période.
  - Denrées alimentaires : −1,2 %.
- Métaux de base (févr.–août 2019, variations) :
  - Minerai de fer : +6,7 percent
  - Nickel : +24,1 percent
  - Cuivre : −9,4 percent
  - Aluminium : −6,6 percent
  - Zinc : −16 percent
  - Cobalt : −6,1 percent
- Indices alimentaires (févr.–août 2019) :
  - Indice viande : +13,2 percent
  - Porc : +42,8 percent
- Métaux précieux — bêta d’inflation (moyennes 1978–2019) :
  - Or horizon 1 mois = 0,42 ; 6 mois = 0,77 ; 12 mois = 0,90 ; 5 ans = 1,05
  - Argent horizon 1 mois = 0,48 ; 6 mois = 0,81 ; 12 mois = 0,89 ; 5 ans = 1,05
  - Platine horizon 1 mois = 0,44 ; 6 mois = 0,77 ; 12 mois = 0,82 ; 5 ans = 0,89
  - Palladium horizon 1 mois = 0,40 ; 6 mois = 0,66 ; 12 mois = 0,61 ; 5 ans = 0,72
- Rôle comme valeur refuge :
  - Lors des 30 baisses les plus fortes du S&P 500 : S&P 500 −6,0 ; Or +0,6 ; Dollar +0,3 ; Rendement à 10 ans −9,2.
  - Conclusion : or et, dans une moindre mesure, argent peuvent agir comme valeur refuge; cryptoactifs (bitcoin) ne le semblent pas.

### Disparités régionales et ajustements — pays avancés
- Tendances et mesures :
  - Le PIB réel par habitant de la région du 90e centile est, en moyenne, supérieur de 70% à celui de la région du 10e centile (pays avancé moyen).
  - Rythme moyen de convergence régionale ralenti à moins de 0,5% par an dans les pays avancés.
  - Environ 20 % des régions des pays avancés classées « régions à la traîne » (définition : PIB/hab < médiane en 2000 et croissance moyenne inférieure à la moyenne nationale sur 2000–16).
- Sources des disparités :
  - Écarts sectoriels de productivité expliquent majoritairement les écarts régionaux; répartition sectorielle de l’emploi plus importante dans régions à la traîne (plus d’agriculture et d’industrie).
  - Entre 2002 et 2014, productivité du travail moyenne des régions à la traîne a reculé d’environ 5 % par rapport aux autres régions; environ un tiers de ce recul attribué à l’évolution de la répartition sectorielle de l’emploi.
- Ajustement aux chocs :
  - Chocs commerciaux (concurrence des importations) : accroissement du chômage à court terme, effet qui s’atténue rapidement; régions à la traîne ne réagissent pas fortement différemment en moyenne.
  - Chocs d’automatisation : hausse du chômage plus persistante dans régions les plus vulnérables; migration sortante chute pour régions à la traîne très exposées.
  - Fermetures d’usines automobiles (échantillon 30 fermetures, six pays) : taux de chômage régional augmente pendant trois ans après la fermeture; effets plus marqués où flux migratoires bruts sont faibles.
- Politiques recommandées pour ajustement régional :
  - Renforcer capital humain (éducation, formation).
  - Politiques actives du marché du travail (requalification, aide à la mobilité).
  - Calibrage de la réglementation de protection de l’emploi et des indemnités chômage pour faciliter ajustement.
  - Marchés de produits plus ouverts et facilité de création d’entreprise pour réduire variabilité d’efficience d’allocation du capital.
  - Politiques localisées ciblées si besoin et bien conçues pour encourager ajustement plutôt qu’entrave.

### Changements climatiques et disparités régionales
- Effets projetés :
  - Scénario RCP 8.5 : productivité du travail des régions à la traîne pourrait chuter d’environ 2 à 3 points de pourcentage en Espagne, aux États‑Unis et en Italie d’ici 2100.
  - Scénario RCP 4.5 : déclin d’environ 1,5 point de pourcentage.
- Sensibilités :
  - Une hausse de 1 °C de la température annuelle moyenne accroît la probabilité d’être une région à la traîne d’environ 2 points de pourcentage (≈ 10 % relatif).

### Réformes structurelles — pays émergents et pays en développement (Chapitre 3)
- Couverture et méthodologie :
  - Base de données couvrant 1973–2014, 90 pays; indices normalisés 0–1 pour domaines : commerce, financement intérieur, financement extérieur, réglementation du marché du travail, marché des produits, gouvernance.
- Gains empiriques des « grandes réformes historiques » (variation > 2 écarts‑types) :
  - Financement intérieur : réforme majeure → augmentation de la production d’environ 2 % six ans après; productivité du travail +1,4 % à six ans.
  - Financement extérieur : augmentation de la production de plus de 1 % six ans après.
  - Commerce international : réduction sensible des droits de douane → production +≈1 % six ans après; productivité du travail +≈1,4 % après six ans.
  - Marché des produits (électricité, télécommunications) : déréglementation majeure → production ≈ +1 % trois ans après.
  - Marché du travail : assouplissement majeur de la protection de l’emploi → emploi + près de 1 % à moyen terme en moyenne.
  - Gouvernance : amélioration analogue à Ghana 2006 → production ≈ +2 % après six ans.
- Scénarios agrégés :
  - Programme complet et ambitieux dans six domaines → production + plus de 7 % en six ans; croissance annuelle du PIB + >1 point de pourcentage; rythme de convergence doublé (de ≈1 % à >2 %).
  - Gains à long terme dans le modèle structurel ≈ deux fois plus importants qu’à moyen terme estimé empiriquement.
- Conditions et complémentarités :
  - Réformes plus efficaces lorsque l’informalité est élevée; gains plus sensibles avec gouvernance robuste.
  - Rôle de la conjoncture : réformes financières et du marché du travail plus efficaces en période d’expansion; risque d’effets restrictifs si menées en période de crise.
  - Politique d’accompagnement recommandée : renforcer gouvernance, faciliter accès au crédit, prévoir dispositifs sociaux complémentaires.

### Modélisation de la relocalisation et implications
- Hypothèse illustrée : rapatriement entraînant diminution des importations de 10 % en valeur nominale pour multinationales US, zone euro et Japon sur trois ans.
- Effets attendus :
  - Pays avancés : hausse des prix des biens de consommation et d’équipement, repli de la demande intérieure et de la production malgré baisse des importations; compression possible des marges modérant les prix.
  - Pays émergents : recul de la production et des exportations; ménages et entreprises réduisent dépenses; production diminue moins qu’en pays avancés.
  - Estimations de recul temporaire de productivité dans biens échangeables : 0,1 point de pourcentage (pays avancés), 0,25 point de pourcentage (pays émergents).

### Conclusions synthétiques et orientations
- Situation macroéconomique (octobre 2019) :
  - Croissance mondiale faible (2019 = 3,0 %); perspectives légèrement meilleures 2020 = 3,4 % mais aléas orientés à la baisse.
  - Tensions commerciales, faiblesse manufacturière, et incertitude pèsent sur investissement et commerce.
- Politiques clés recommandées :
  - Multilatéral : réduire tensions commerciales, moderniser règles de l’OMC, coopération fiscale (BEPS).
  - National : monétaire accommodante où inflation < cible; utiliser espace budgétaire pour investissements productifs; politiques macroprudentielles pour limiter vulnérabilités.
  - Réformes structurelles ciblées et coordonnées, avec attention à conjoncture, gouvernance et coûts distributifs.
  - Urgence climatique : réduire émissions et tarification du carbone.
- Disparités régionales : combiner politiques nationales de marché du travail et produits avec actions localisées bien conçues (formation, mobilité, investissements) pour faciliter réallocation et réduire inégalités intérieures.

_Italic: Fonds monétaire international | Octobre 2019 — extraits des Perspectives de l’économie mondiale (PEM), édition d’octobre 2019 (textf)._

### Introduction                                                                                                            

### Introduction

### Thèmes majeurs couverts
- Développement et ajustement régional
- Tendances des disparités régionales dans les pays avancés
- Ajustement des marchés du travail régionaux dans les pays avancés
- Mobilité de la main-d’œuvre et allocation des facteurs à l’échelle régionale : données au niveau des individus et des entreprises
- Résumé et implications pour l’action publique
- PEM : RALENTISSEMENT DE L’ACTIVITÉ MANUFACTURIÈRE ET AUGMENTATION DES OBSTACLES AU COMMERCE
- Chapitre 3. Relancer la croissance dans les pays à faible revenu et les pays émergents : le rôle des réformes structurelles
- Appendice statistique : hypothèses, modifications récentes, données et conventions, notes sur les pays, classification des pays

### Encadrés et analyses thématiques inclus
- Encadré 2.1. Mesurer l’activité économique et la qualité de vie dans les régions infranationales
- Encadré 2.2. Changements climatiques et disparités régionales infranationales
- Encadré 2.3. Les effets persistants des chocs locaux : le cas des fermetures d’usines automobiles
- Encadré 2.4. Politiques localisées : repenser les politiques budgétaires pour résorber les inégalités intérieures
- Encadré 3.1. Réformes structurelles : effets politiques
- Encadré 3.2. L’impact des crises sur les réformes structurelles
- Encadré A1. Hypothèses de politique économique retenues pour les projections

### Hypothèses et conventions méthodologiques (extraits)
- On suppose que les taux de change effectifs réels resteront constants aux niveaux moyens observés entre le 26 juillet et le 23 août 2019.
- On suppose que les taux bilatéraux des monnaies faisant partie du mécanisme de change européen II resteront constants en valeur nominale par rapport à l’euro.
- On suppose que les politiques économiques nationales actuelles seront maintenues (voir encadré A1 de l’appendice statistique pour les hypothèses relatives aux politiques budgétaires et monétaires de certains pays).
- Hypothèses sur les cours du pétrole :
  - cours moyen du baril de pétrole de 61,78 dollars le baril en 2019
  - cours moyen du baril de pétrole de 57,94 dollars le baril en 2020
  - le cours restera constant en valeur réelle à moyen terme
- Hypothèses sur les taux interbancaires et de dépôt :
  - taux offert à Londres (LIBOR) sur les dépôts interbancaires à six mois en dollars : 2,3% en 2019 et 2,0% en 2020
  - taux des dépôts interbancaires à trois mois en euros : –0,4% en 2019 et –0,6% en 2020
  - taux des certificats de dépôt à six mois au Japon : 0,0% en 2019 et –0,1% en 2020

*Source : Introduction, World Economic Outlook (PEM), Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### 2020. Il s’agit évidemment d’hypothèses de travail plutôt que de prévisions, et l’incertitude qui les entoure s’ajoute a

### HYPOTHÈSES ET CONVENTIONS (extraits)

### Hypothèses générales et portée des données
- Les estimations et projections sont fondées sur les statistiques disponibles au 30 septembre 2019.
- Les données portent sur les années civiles, sauf pour quelques pays qui utilisent des exercices budgétaires.
- Pour certains pays, les données de 2018 et des années antérieures sont établies à partir d’estimations et non de chiffres effectifs.
- Par « billion », il faut entendre mille milliards.
- Sauf indication contraire, lorsqu’il est fait référence au dollar, il s’agit du dollar des États-Unis.
- Par « points de base », on entend un centième de point (de pourcentage). Ainsi, 25 points de base équivalent à ¼ de point (de pourcentage).
- Conventions de notation :
  - "..." indique que les données ne sont pas disponibles ou pas pertinentes.
  - "–" entre des années ou des mois (par exemple 2018–19 ou janvier–juin) indique la période couverte, de la première à la dernière année ou du premier au dernier mois inclusivement.
  - "/" entre deux années (par exemple 2018/19) indique un exercice budgétaire (financier).

### Définitions et agrégations
- Le terme « pays » peut désigner des entités territoriales dont les statistiques sont établies de manière distincte et indépendante, sans implication sur le statut juridique.
- Les données composites pour les groupes de pays représentent, sauf indication contraire, des calculs basés sur 90 % ou plus des données de groupe pondérées.
- Les frontières, couleurs, dénominations et autres informations figurant sur les cartes n’impliquent aucun avis du FMI sur le statut juridique d’un territoire.

### Conventions pour graphiques et tableaux
- Si aucune source n’est indiquée, les données sont tirées de la base de données des Perspectives de l’économie mondiale (PEM).
- Lorsque les pays ne sont pas classés par ordre alphabétique, ils le sont sur la base de la taille de leur économie.
- Les chiffres ayant été arrondis, il se peut que les totaux ne correspondent pas exactement à la somme de leurs composantes.

### Données et disponibilité
- Les données rétrospectives et les projections reposent sur les informations rassemblées par les économistes chargés des pays dans le cadre de leurs missions et de leur analyse permanente.
- Les données et métadonnées des PEM sont fournies « telles quelles » et « telles que disponibles ».
- Les corrections et révisions effectuées après la publication sont incluses dans les éditions électroniques disponibles dans la bibliothèque en ligne du FMI.

### Contacts pour renseignements
- World Economic Studies Division, Research Department, International Monetary Fund, 700 19th Street, NW, Washington, DC 20431, USA.
- Télécopie : (202) 623-6343
- Forum en ligne : www.imf.org/weoforum

---

### Ce qui est nouveau dans l’édition d’octobre 2019 (extraits)
- La Mauritanie a changé d’unité monétaire en janvier 2018 : la nouvelle ouguiya mauritanienne (MRU) vaut 10 anciennes ouguiya (MRO). Les données en monnaie locale pour la Mauritanie sont exprimées dans la nouvelle monnaie à compter de la base de données de l’édition d’octobre 2019 des PEM.
- Sao Tomé-et-Principe a changé d’unité monétaire en janvier 2018 : le nouveau dobra santoméen (STD) vaut 1 000 anciens dobras (STN). Les données en monnaie locale pour Sao Tomé-et-Principe sont exprimées dans la nouvelle monnaie à compter de la base de données de l’édition d’octobre 2019 des PEM.
- À compter de l’édition d’octobre 2019 des PEM, le groupe régional de la Communauté des États indépendants (CEI) est abandonné :
  - Bélarus, République de Moldova, Russie et Ukraine sont ajoutés au groupe régional « pays émergents et pays en développement d’Europe ».
  - Les huit autres pays (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan) sont combinés avec le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Afghanistan et le Pakistan (MOANAP) pour former le nouveau groupe régional « Moyen-Orient et Asie centrale » (MOAC).

---

### CORRECTIONS, VERSIONS ET RÉUTILISATION

### Corrections et révisions
- Les données et analyses figurant dans les PEM sont établies par les services du FMI au moment de la publication. Les corrections et révisions sont incluses dans les éditions numériques disponibles sur le site Web du FMI et dans sa bibliothèque en ligne.

### Versions imprimée et numériques
- Des exemplaires papier peuvent être commandés à la librairie du FMI (imfbk.st/28248).
- Diverses versions numériques (ePub, PDF aux fonctionnalités accrues, Mobi et HTML) sont disponibles à la bibliothèque en ligne du FMI (http://elibrary.imf.org/OCT19WEO).
- Un exemplaire PDF gratuit du rapport et des ensembles de données pour chacun des graphiques sont disponibles sur http://www.imf.org/publications/WEO.

### Réutilisation
- Des informations sur les modalités de réutilisation figurent à l’adresse http://www.imf.org/external/terms.htm.

---

### RÉSUMÉ ANALYTIQUE — PRINCIPALES CONCLUSIONS ET CHIFFRES CLÉS

### Contexte et rythme de croissance
- Croissance mondiale : 3,0 % en 2019 (niveau le plus bas depuis la crise financière mondiale).
- Croissance mondiale projetée : 3,4 % en 2020 (révision à la baisse de 0,2 point par rapport à avril 2019).
- Croissance des pays avancés : 1,7 % en 2019 et 2020.
- Croissance des pays émergents et des pays en développement : de 3,9 % en 2019 à 4,6 % en 2020.

### Facteurs expliquant les évolutions
- Contributions à l’accélération attendue en 2020 : reprise ou récession moins forte dans des pays émergents en difficulté (ex. Turquie, Argentine, Iran) et reprise dans des pays dont la croissance a considérablement ralenti en 2019 (ex. Brésil, Mexique, Inde, Russie, Arabie saoudite).
- Impact de la politique monétaire : sans la relance monétaire, la croissance mondiale serait inférieure de 0,5 point de pourcentage en 2019 et en 2020.
- Effet des tensions commerciales : les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine entraîneraient une réduction cumulée du niveau du PIB mondial de 0,8 % d’ici à 2020 (estimation évoquée).

### Secteurs et dynamique géographique
- Ralentissement marqué et généralisé de l’industrie manufacturière et du commerce mondial ; le volume du commerce mondial au premier semestre 2019 a augmenté de 1 % par rapport à un an auparavant (plus faible rythme depuis 2012).
- Résilience du secteur des services dans la majeure partie du monde, soutenant l’emploi et la croissance des salaires dans les pays avancés.
- Contraction notable du secteur automobile : baisse de 3 % des achats mondiaux de véhicules en 2018 (encadré 1.1).
- Ralentissement de l’investissement mondial corrélé à la baisse des importations et à la chute de la confiance dans le secteur manufacturier.

### Groupes de pays et contributions
- Groupe des quatre (Chine, États-Unis, Japon, zone euro) : ensemble, ces économies assurent près de la moitié du PIB mondial ; la croissance prévue diminue en 2020 et par la suite pour ce groupe.
- Pays émergents en difficulté cités comme ayant fortement pesé sur la croissance 2019 : Argentine, Iran, Turquie, Venezuela, Libye, Yémen.
- Autres grands pays émergents mentionnés avec faible croissance en 2019 : Arabie saoudite, Brésil, Mexique, Russie (croissance ne dépassant pas 1 % en 2019).
- Inde : ralentissement en 2019 imputé à des incertitudes réglementaires et à des craintes quant à la solidité d’établissements financiers non bancaires.

### Perspectives sectorielles et phénomènes structurels
- En Chine : ralentissement lié aux mesures de réglementation visant à contenir la dette et aux répercussions des tensions commerciales ; croissance appelée à ralentir progressivement à moyen terme du fait de la baisse du taux de croissance de la population en âge de travailler et de la convergence des revenus par habitant.
- Dans les pays avancés : croissance atone à moyen terme en raison du rythme modeste de la croissance de la productivité et du faible apport de la population active (vieillissement).

---

### RISQUES PRINCIPAUX, PRIORITÉS POLITIQUES ET RECOMMANDATIONS

### Principaux risques
- Risques de révision à la baisse élevés : aggravation des tensions commerciales et géopolitiques, Brexit sans accord, dégradation de la confiance des marchés financiers déclenchant une fuite du risque et un durcissement des conditions financières, accumulation de vulnérabilités financières, absence de mesures d’atténuation des changements climatiques.
- Risque financier : du fait de taux d’intérêt durablement bas, un risque élevé d’aggravation de la vulnérabilité financière est identifié.

### Priorités et recommandations de politique
- Priorités multilatérales :
  - Élimination des obstacles au commerce au moyen d’accords durables et apaisement des tensions géopolitiques.
  - Réduction urgente des émissions de gaz à effet de serre et atténuation des phénomènes climatiques dévastateurs.
- Politique monétaire :
  - Une politique monétaire accommodante demeure indiquée pour soutenir la demande et l’emploi et empêcher un fléchissement des anticipations inflationnistes.
  - Vigilance pour éviter l’accumulation de risques financiers ; renforcement des politiques macroprudentielles.
- Politique budgétaire :
  - La politique budgétaire peut jouer un rôle plus actif, en particulier dans les pays disposant d’espace budgétaire et de peu de marge monétaire.
  - Dans les pays où un assainissement demeure nécessaire, il pourrait être conduit à un rythme moindre si les conditions du marché le permettent.
  - Les pays ne connaissant pas de problèmes de viabilité de la dette pourraient utiliser l’avantage de taux bas pour soutenir l’activité et investir dans des mesures relevant la production potentielle (ex. infrastructures, capital social).
  - Si la croissance ralentissait davantage, une riposte budgétaire coordonnée à l’échelle internationale pourrait être nécessaire.
- Réformes structurelles :
  - Mesures visant à accroître la productivité, la résilience et l’équité : valoriser le capital humain, assouplir marchés du travail et des produits, préparer les travailleurs via la formation pour répondre à l’automatisation.
  - Accélérer les réformes structurelles dans les pays émergents et pays en développement, en tenant compte de l’ordre et du calendrier optimaux.
- Politiques climatiques :
  - Revoir la tarification du carbone à la hausse, promouvoir un approvisionnement énergétique sobre en carbone, et encourager le développement et l’adoption de technologies écologiques (préconisations du chapitre 2 du Moniteur des finances publiques).

---

*Fonds monétaire international | Octobre 2019 — extraits des Perspectives de l’économie mondiale (PEM), édition d’octobre 2019, données et analyses basées sur les informations disponibles au 30 septembre 2019.*

### 1. Commerce mondial, production industrielle et IDA manufacturier

### 1. Commerce mondial, production industrielle et IDA manufacturier

### Commerce mondial et production industrielle
- Au premier semestre 2019, le volume du commerce mondial avait augmenté d’à peine 1 percent par rapport à il y a un an, soit le rythme de croissance le plus lent observé pour toute période de six mois depuis 2012.
- La faiblesse des exportations freine l’activité dans la zone euro depuis début 2018, malgré une demande intérieure restant ferme.
- La Chine : la croissance a bénéficié des mesures de relance budgétaire et d’un léger relâchement de la cadence du durcissement de la réglementation financière entamé au deuxième semestre 2018.
- Inde : la décélération s’est poursuivie au deuxième trimestre 2019 en raison de faiblesses sectorielles dans l’automobile et l’immobilier et d’incertitudes sur les entreprises financières non bancaires.
- Mexique : croissance fortement ralentie au premier semestre 2019 en raison d’une grande incertitude, de la sous-exécution du budget et de facteurs temporaires.
- Brésil : la croissance a repris au deuxième trimestre 2019 après une contraction au premier trimestre liée en partie à une catastrophe minière.
- Argentine : la contraction s’est poursuivie au premier semestre 2019, mais plus lentement, avec des aléas clairement orientés à la baisse.
- Turquie : après une forte contraction au second semestre 2018, la croissance s’est rétablie au premier semestre 2019 grâce à une amélioration des conditions financières mondiales, un appui budgétaire et un desserrement du crédit.
- Afrique du Sud : embellie modeste au deuxième trimestre 2019 grâce à une amélioration de l’approvisionnement électrique.
- Note méthodologique : PEPD = pays émergents et pays en développement.

### Investissement et contribution au commerce
- L’investissement mondial a ralenti en 2019 parallèlement au ralentissement de la croissance des importations.
- Le ralentissement des achats de machines, d’équipements et de biens de consommation durable a grandement contribué au ralentissement du commerce mondial.
- Graphiques et indicateurs utilisés : investissement réel, PIB réel aux taux de change du marché, importations réelles ; dépenses en biens durables (variation en pourcentage sur un an).

### Secteur manufacturier, services et indices de confiance
- Indice mondial des directeurs d’achat (IDA) : chiffre supérieur à 50 = expansion.
- Le secteur manufacturier est en perte de vitesse, tandis que les services tiennent bon dans l’ensemble.
- Confiance des consommateurs : indicateur présenté (Indice ; 2015 = 100) avec séries chronologiques jusqu’à juin/août 2019.

### Inflation et prix des produits de base
- L’expansion mondiale de mi-2016 à mi-2018 a réduit les écarts de production sans entraîner de hausse soutenue des prix à la consommation hors alimentation et énergie.
- Depuis la mi-2018, l’inflation hors alimentation et énergie est tombée encore plus au-dessous de la cible dans la plupart des pays avancés, et elle est inférieure aux moyennes historiques dans un grand nombre de pays émergents et de pays en développement.
- Exceptions : pays ayant subi de fortes dépréciations monétaires (ex. Argentine) ou pénuries graves (Venezuela).
- Les prix de l’énergie ont baissé de 13 percent entre la période de référence de l’édition d’avril 2019 des PEM et celle de la présente édition.
- L’attentat du 14 septembre contre d’importantes raffineries en Arabie saoudite a entraîné un bond immédiat de plus de 10 percent des cours du pétrole brut ; les cours sont ensuite légèrement retombés.
- Les prix du charbon et du gaz naturel ont diminué entre les périodes de référence en raison d’attentes d’une moindre demande.
- Les cours des métaux sont restés stables globalement (baisse du cuivre et de l’aluminium compensant la hausse du nickel et du minerai de fer).
- Conséquence générale : faibles chiffres de l’inflation hors alimentation et énergie et influence modeste des prix des produits de base ont entraîné une baisse des attentes d’inflation sur les marchés, en particulier aux États-Unis et dans la zone euro.

### Salaires, coût unitaire du travail et part du travail
- Le taux de croissance des salaires, modeste précédemment, est en progression à mesure que les taux de chômage se réduisent (aux États-Unis et au Royaume-Uni ils n’ont pratiquement jamais été aussi bas).
- La part du travail dans le revenu présente une légère tendance ascendante depuis environ 2014 au Japon, aux États-Unis et au Royaume-Uni, et elle est en hausse dans la zone euro depuis début 2018.
- Cette évolution ne semble pas s’être traduite par une hausse des prix à la consommation hors alimentation et énergie, suggérant une compression modeste de la marge bénéficiaire des entreprises.
- Dans de nombreux pays émergents d’Europe, des pénuries de main-d’œuvre contribuent à une croissance marquée des salaires; néanmoins cela n’a pas donné lieu à une hausse des prix finaux dans la région (sauf Turquie, pour d’autres facteurs).

### Marchés financiers, volatilité et politique monétaire
- L’état d’esprit des marchés est volatil depuis avril 2019 en raison des nouveaux droits de douane américains sur les importations chinoises et des mesures de rétorsion, des craintes de perturbations des chaînes d’approvisionnement technologiques, des incertitudes autour du Brexit et de tensions géopolitiques.
- Les grandes banques centrales des pays avancés ont adopté une politique plus accommodante depuis le début de 2019, suivies par des mesures d’assouplissement au cours de l’été 2019.
- États-Unis : la Réserve fédérale a abaissé son taux directeur en juillet et en septembre 2019 et a mis fin à sa politique de délestage.
- Zone euro : en septembre 2019, la Banque centrale européenne a réduit le taux de rémunération des dépôts et annoncé la reprise de l’assouplissement quantitatif.
- Effets observés sur les rendements obligataires : les rendements des obligations à dix ans des Trésors américain, britannique, allemand et français ont perdu entre 60 et 100 points de base entre mars et fin septembre 2019; le rendement du Trésor italien a diminué de 175 points de base après la formation du nouveau gouvernement.
- Rendements et devises : le yen s’est apprécié de plus de 5 percent et le franc suisse de 3 percent entre mars et fin septembre 2019; la livre sterling s’est dépréciée de 4 percent; le dollar américain a gagné environ 2½ percent; l’euro s’est déprécié d’environ 1½ percent.
- Pays émergents : plusieurs banques centrales (Afrique du Sud, Brésil, Chili, Inde, Indonésie, Mexique, Pérou, Philippines, Russie, Thaïlande, Turquie) ont réduit leurs taux directeurs depuis avril 2019.
- Écarts de rendement sur obligations souveraines : globalement stables depuis avril 2019, avec resserrement au Brésil (réforme des retraites) et écartement temporaire au Mexique après une baisse de notation en juin 2019; brusque augmentation des rendements argentins après les primaires d’août 2019; relâchement considérable des écarts en Turquie après les élections municipales de juin 2019.
- Flux financiers et IDE : flux entrants et sortants des pays avancés restent modestes depuis début 2018, en partie à cause de la diminution marquée des flux d’investissements directs étrangers liée aux opérations financières des sociétés multinationales après la réforme fiscale aux États-Unis.

_Italic: Source — textf - 1. Commerce mondial, production industrielle et IDA manufacturier (PDF chapter), Fonds monétaire international | Octobre 2019_

### 2. Rendements des obligations publiques à 10 ans

### 2. Rendements des obligations publiques à 10 ans

### Pays émergents : tendances des rendements et des écarts
- Les écarts de taux sur la dette souveraine des pays émergents sont globalement stables depuis avril, à quelques exceptions près.
- Les investisseurs réduisent leur exposition aux actions pour leur préférer des obligations en monnaie forte.
- Les investissements de portefeuille dans les catégories d’actifs des pays émergents restent dans l’ensemble supérieurs aux niveaux observés lors du repli de fin 2018 ; les investisseurs continuent de distinguer les pays en fonction de paramètres économiques et politiques fondamentaux.

### Flux de capitaux et marchés financiers
- Les flux de capitaux vers les pays émergents reflètent l’évolution générale de la propension au risque depuis avril.
- La plupart des monnaies se sont appréciées entre mars et juillet, à la faveur du ton conciliant et de la position accommodante adoptés par la Réserve fédérale américaine.
- L’appétence pour le risque diminuant, plusieurs monnaies ont toutefois perdu du terrain en août, dont le peso argentin.
- Le renminbi chinois s’est déprécié d’environ 3½ percent depuis mars.
- Les indices boursiers des pays émergents s’établissent globalement aux mêmes niveaux qu’en avril, les perspectives de revenus étant soumises aux influences contradictoires de l’appui accru des politiques monétaires intérieures et extérieures, d’une part, et de la montée des tensions commerciales, d’autre part.

### Croissance mondiale : niveaux et projections
- La croissance attendue pour 2019 est de 3,0 percent, soit le niveau le plus bas depuis 2009.
- La poursuite de politiques macroéconomiques favorables dans les grandes puissances économiques et la stabilisation attendue dans quelques pays émergents en difficulté devraient rehausser légèrement la croissance mondiale d’ici la fin de l’année et en 2020, amenant ainsi les projections pour la croissance mondiale à 3,4 percent pour 2020 (tableau 1.1).
- Les projections de croissance pour 2019 sont inférieures de 0,3 point de pourcentage à celles de l’édition d’avril 2019 des PEM.
- La révision à la baisse de 0,2 point pour 2020 par rapport aux PEM d’avril 2019 s’explique en grande partie par l’augmentation des droits de douane qui nuit à l’économie mondiale.

### Effets des droits de douane (hypothèses et conséquences)
- À la suite des annonces faites en mai et août 2019 :
  - les droits imposés par les États-Unis sur les importations en provenance de Chine atteindront en moyenne un peu plus de 24 percent d’ici décembre 2019 (contre une hypothèse d’environ 12¼ percent dans l’édition d’avril 2019 des PEM);
  - les droits imposés en retour par la Chine s’élèveront en moyenne à quelque 26 percent (contre une hypothèse d’environ 16½ percent dans l’édition d’avril 2019 des PEM).
- Les simulations présentent l’impact direct des droits de douane compris dans le scénario de référence sur l’activité économique mondiale, ainsi que leurs éventuelles répercussions sur l’état d’esprit des marchés financiers, la confiance des chefs d’entreprise et la productivité.
- Les retombées de la réorientation des échanges dans quelques pays sont positives mais temporaires et probablement inférieures aux effets négatifs sur la confiance des chefs d’entreprise et l’état d’esprit des marchés financiers.

### Contributions régionales et pays spécifiques à l’évolution de la croissance
- La dégradation spectaculaire des conditions macroéconomiques entre 2017 et 2019 dans un petit nombre de pays en grande difficulté (en particulier l’Argentine, l’Iran, la Turquie et le Venezuela) est à l’origine d’environ la moitié de la diminution de la croissance mondiale, tombée de 3,8 percent en 2017 à 3,0 percent en 2019.
- Ces mêmes pays, associés au Brésil, au Mexique et à la Russie, qui devraient tous trois connaître une croissance ne dépassant pas environ 1 percent en 2019, sont responsables d’environ 70 percent de la hausse de la croissance attendue pour 2020.
- Perspectives par pays :
  - L’économie argentine devrait encore se contracter en 2020, mais pas autant qu’en 2019.
  - Au Venezuela, l’effondrement de la production depuis plusieurs années devrait se poursuivre, mais à un rythme moins brutal qu’en 2019.
  - En Iran, une croissance modeste devrait suivre la récession.
  - L’activité devrait s’accélérer en Arabie saoudite, au Brésil, au Mexique, en Russie et en Turquie.
- D’autres forces freinant la croissance mondiale en 2018–2019 incluent :
  - le retour à un rythme d’expansion plus normal aux États-Unis;
  - l’affaiblissement de la demande extérieure et les perturbations liées à la mise en œuvre de nouvelles normes d’émission pour les automobiles en Europe, en particulier en Allemagne;
  - une dégradation des conditions macroéconomiques imputable à des facteurs spécifiques dans des pays émergents importants tels que le Brésil, le Mexique et la Russie;
  - un fléchissement de la croissance chinoise en raison du renforcement de la réglementation financière et des conséquences des tensions commerciales avec les États-Unis;
  - un affaiblissement de la demande intérieure en Inde;
  - le risque d’un Brexit sans accord assombrissant les perspectives au Royaume-Uni et dans l’Union européenne.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### 1. Contributions aux variations de la croissance mondiale, 2017–20

### 1. Contributions aux variations de la croissance mondiale, 2017–20

### Récapitulatif et contexte global
- Le ralentissement de la croissance mondiale depuis 2017 et la reprise prévue en 2020 reflètent "un vaste repli et un redressement prévu de l’activité dans un groupe de pays émergents en grande difficulté."
- L’environnement mondial devrait laisser "des marges relativement limitées pour prendre des mesures visant à prévenir les ralentissements et la réduction des flux commerciaux", en raison de la hausse des obstacles aux échanges et du maintien escompté de l’incertitude en matière de politique commerciale.
- Les projections relatives aux volumes mondiaux d’exportations et d’importations ont été globalement revues à la baisse "d’environ 3½ % pour la période de projection, par rapport aux PEM d’avril 2019."
- Au-delà de 2020, la croissance mondiale devrait s’établir "aux alentours de 3,6 %." Les projections supposent une normalisation durable dans les pays émergents ou en développement actuellement en difficulté macroéconomique et le maintien des bons résultats des autres pays émergents ou en développement.
- Les rééquilibrages en faveur des pays émergents et pays en développement les plus dynamiques contribuent à la stabilité du profil de croissance attendu à moyen terme, en relevant "de ¼ de point la croissance mondiale à la fin de la période de projection par rapport à une pondération des pays constante au niveau de 2018."

### Perspectives pour les pays avancés
- Croissance prévue pour les pays avancés : 1,7 % en 2019 et 1,7 % en 2020 (prévision pour 2019 inférieure de 0,1 point à l’édition d’avril 2019 des PEM).
- États-Unis :
  - Croissance prévue : 2,4 % en 2019, 2,1 % en 2020.
  - Prévisions revues à la hausse par rapport aux PEM d’avril 2019 : +0,1 point pour 2019 et +0,2 point pour 2020.
  - Hypothèse : orientation expansionniste de la politique budgétaire en 2019 devenant globalement neutre en 2020.
- Zone euro :
  - Croissance prévue : 1,2 % en 2019, 1,4 % en 2020.
  - Prévision 2019 revue à la baisse de 0,1 point par rapport à avril 2019.
  - Révisions à la baisse pour l’Allemagne et la France pour 2019; prévisions abaissées pour l’Italie pour 2019 et 2020.
  - Espagne : 2,2 % en 2019 et 1,8 % en 2020 (0,1 point en dessous des prévisions d’avril).
- Royaume-Uni :
  - Croissance prévue : 1,2 % en 2019 et 1,4 % en 2020.
  - Projections inchangées par rapport à l’édition d’avril 2019.
  - Hypothèse : sortie bien encadrée de l’Union européenne suivie d’une transition progressive, malgré incertitudes en début septembre.
- Japon :
  - Croissance prévue : 0,9 % en 2019 et 0,5 % en 2020 (0,1 point en dessous des prévisions d’avril 2019 pour 2019).
  - Mesures budgétaires temporaires devraient amortir la diminution escomptée de la consommation privée liée à la hausse du taux de la taxe à la consommation en octobre 2019.
- Après 2020, croissance dans le groupe des pays avancés : "aux alentours de 1,6 %", identique aux prévisions des PEM d’avril 2019.

### Perspectives pour les pays émergents et en développement
- Croissance prévue pour le groupe : 3,9 % en 2019 (creux), remontant à 4,6 % en 2020. Ces chiffres sont inférieurs respectivement de 0,5 point et 0,2 point aux prévisions d’avril.
- Asie (pays émergents et pays en développement d’Asie) :
  - Croissance prévue : 5,9 % en 2019, 6,0 % en 2020.
  - Chine : 6,1 % en 2019, 5,8 % en 2020 (respectivement 0,2 et 0,3 point de moins que dans l’édition d’avril 2019).
  - Inde : 6,1 % en 2019, 7,0 % en 2020. Révision à la baisse par rapport aux PEM d’avril 2019 : –1,2 point pour 2019 et –0,5 point pour 2020.
- Pays émergents et pays en développement d’Europe :
  - Croissance prévue : 1,8 % en 2019, 2,5 % en 2020.
  - Morosité de 2019 imputable à un ralentissement en Russie et à une stagnation en Turquie.
- Amérique latine et Caraïbes :
  - Croissance prévue : 0,2 % en 2019 (révision à la baisse de 1,2 point par rapport aux PEM d’avril 2019).
  - Révisions à la baisse illustrées par : Brésil, Mexique, Argentine, Chili, Venezuela (crise humanitaire et implosion économique; "l’économie devrait se contracter d’environ un tiers").
- Observations régionales additionnelles :
  - Plusieurs pays d’Europe centrale et orientale (Hongrie, Pologne) connaissent une croissance robuste.
  - En Chine, "la surenchère des droits de douane et l’affaiblissement de la demande extérieure ont exacerbé le ralentissement lié au durcissement de la réglementation" visant à freiner l’endettement.
  - En Inde, la croissance bénéficiera d’effets différés de l’assouplissement de la politique monétaire, d’une réduction des taux de l’impôt sur les sociétés et de programmes publics de soutien à la consommation rurale.

### Principaux chiffres et indicateurs (extraits du tableau 1.1)
- Production mondiale : 2018 = 3,6 ; prévisions 2019 = 3,0 ; 2020 = 3,4.
- Pays avancés : 2018 = 2,3 ; 2019 = 1,7 ; 2020 = 1,7.
- États-Unis : 2018 = 2,9 ; 2019 = 2,4 ; 2020 = 2,1.
- Zone euro : 2018 = 1,9 ; 2019 = 1,2 ; 2020 = 1,4.
- Chine : 2018 = 6,6 ; 2019 = 6,1 ; 2020 = 5,8.
- Inde : 2018 = 6,8 ; 2019 = 6,1 ; 2020 = 7,0.
- Pays émergents et pays en développement : 2018 = 4,5 ; 2019 = 3,9 ; 2020 = 4,6.
- Volume du commerce mondial (biens et services) : 2018 = 3,6 ; 2019 = 1,1 ; 2020 = 3,2.
- Pétrole (cours, dollars) : 2018 = 68,33 dollars le baril (moyenne); hypothèses : 2019 = 61,78 dollars le baril; 2020 = 57,94 dollars le baril.
- Prix à la consommation, pays avancés : 2018 = 2,0 ; 2019 = 1,5 ; 2020 = 1,8.
- LIBOR dépôts en dollars (6 mois) : 2018 = 2,5 ; 2019 = 2,3 ; 2020 = 2,0.

### Contraintes politiques et implications
- Les marges budgétaires et monétaires disponibles pour contrer des ralentissements sont "relativement limitées".
- L’augmentation des obstacles au commerce et l’incertitude persistante en matière de politique commerciale pèsent sur les échanges (révision à la baisse des projections d’exportations et d’importations).
- Les attentes de modération de la Chine et le vieillissement de la population dans les pays avancés conduisent à des trajectoires de croissance potentielle plus modestes.
- Les projections reposent substantiellement sur la normalisation dans les pays émergents en difficulté et sur la poursuite des bonnes performances dans les pays émergents les plus dynamiques.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019 — Extraits de "Perspectives de l’économie mondiale" (PEM), tableau et texte fournis.*

### 2019. Pour l’ensemble de la région, la croissance de-

### textf - 2019. Pour l’ensemble de la région, la croissance de-

### Perspectives régionales de croissance (courte échéance)
- Pour l’ensemble de la région, la croissance devrait remonter à 1,8 % en 2020 (0,6 point en dessous des prévisions d’avril).
  - Renforcement attribué au redressement escompté au Brésil (sous l’effet d’une politique monétaire accommodante) et au Mexique (les incertitudes s’estompant progressivement), ainsi qu’à une contraction économique moins brutale en 2020 que cette année en Argentine et au Venezuela.
- Région Moyen-Orient et Asie centrale :
  - Croissance prévue à 0,9 % en 2019, puis 2,9 % en 2020.
  - Ces chiffres sont inférieurs respectivement de 0,9 et 0,4 point à ceux de l’édition d’avril 2019 des PEM, principalement en raison de la révision à la baisse des prévisions pour l’Arabie saoudite et pour l’Iran (durcissement des sanctions américaines).
  - Croissance hors pétrole : augmentation en 2019 grâce à la hausse des dépenses publiques et à un regain de confiance.
  - PIB pétrolier en Arabie saoudite : diminution attendue en raison de l’extension de l’accord OPEP+ et de la faiblesse générale du marché mondial du pétrole.
  - Incertitude ajoutée par les récents attentats contre des installations pétrolières en Arabie saoudite.
  - Croissance attendue d’accélérer en 2020 avec stabilisation du PIB pétrolier et persistance de la bonne dynamique du secteur non pétrolier.
  - Troubles civils dans d’autres pays (Libye, Syrie, Yémen) pèsent sur les perspectives régionales.
- Afrique subsaharienne :
  - Croissance prévue à 3,2 % en 2019 et à 3,6 % en 2020 (légèrement en retrait pour les deux années par rapport à l’édition d’avril 2019 des PEM).
  - Hausse des prix pétroliers en début d’année, quoique volatile, a produit des perspectives mitigées pour le Nigéria et quelques autres exportateurs de pétrole.
  - Angola : diminution de la production pétrolière devrait entraîner contraction en 2019, avant léger redressement en 2020.
  - Afrique du Sud : croissance 2019 inférieure aux projections d’avril 2019 en raison d’un très mauvais premier trimestre (grèves, problèmes d’approvisionnement énergétique dans le secteur minier) et faible production agricole, malgré une embellie modeste au deuxième trimestre.
  - Environ vingt pays de la région, représentant environ 45 % de la population de l’Afrique subsaharienne et 34 % du PIB de la région (soit 1 % du PIB mondial), devraient connaître une croissance supérieure à 5 % cette année.
  - La croissance par habitant dans un ensemble légèrement plus vaste de pays est supérieure à celle des pays avancés.

### Perspectives à moyen terme (croissance agrégée et par région)
- Croissance du groupe des pays émergents et pays en développement : stabilisation aux alentours de 4,8 %, avec importantes différences régionales.
- Pays émergents et pays en développement d’Asie :
  - Croissance proche de 6 % sur l’ensemble de la période de projection.
  - Trajectoire reposant sur ralentissement progressif en Chine (croissance prévue de 5,5 % d’ici 2024) et raffermissement en Inde, suivi d’une stabilisation aux alentours de 7,3 % à moyen terme (sous réserve de poursuite des réformes structurelles).
- Amérique latine :
  - Croissance devrait dépasser 1,8 % après 2020, mais rester en deçà de 3 % à moyen terme.
  - Freins : rigidités structurelles, termes de l’échange défavorables, déséquilibres budgétaires (en particulier au Brésil).
- Pays émergents et pays en développement d’Europe :
  - Activité économique devrait s’accélérer, croissance attendue de quelque 2½ % à moyen terme.
- Afrique subsaharienne (moyenne régionale) :
  - Croissance prévue passer de 3,6 % en 2020 à 4,2 % en 2024.
  - Pour près de deux cinquièmes des pays, le taux de croissance à moyen terme devrait dépasser en moyenne 5 %.
- Moyen-Orient et Asie centrale :
  - Prévisions largement déterminées par les cours pétroliers, ajustements macroéconomiques nécessaires et tensions géopolitiques.
- Distribution mondiale de la croissance par habitant :
  - Quarante pays émergents et pays en développement (environ un quart du total) devraient connaître une croissance par habitant supérieure à la moyenne pondérée du groupe, qui est de 3,3 % (soit plus de 2 points au-dessus de la moyenne des pays avancés).
  - En revanche, 47 pays (en Afrique subsaharienne et dans la région Moyen-Orient et Asie centrale), représentant environ 10 % du PIB mondial en PPA et près d’un milliard d’habitants, devraient connaître au cours des cinq prochaines années une croissance par habitant inférieure à celle des pays avancés.

### Perspectives de l’inflation
- Pays avancés (moyenne) :
  - Hausse des prix à la consommation prévue à 1,5 % cette année, contre 2,0 % en 2018.
- États-Unis :
  - Hausse des prix à la consommation hors alimentation et énergie devrait se situer aux alentours de 2,6 % en 2020–21, au-dessus de sa valeur à moyen terme de 2,2 % (niveau conforme à l’objectif à moyen terme de 2,0 % pour l’inflation mesurée par les dépenses de consommation des ménages).
- Japon :
  - Inflation hors produits alimentaires frais et énergie devrait augmenter pour s’établir à environ 1 % en 2019–20 en raison de la hausse du taux de la taxe à la consommation (entrée en vigueur en octobre), puis passer progressivement à 1,2 % à moyen terme.
- Zone euro :
  - Inflation globale devrait passer de 1,2 % en 2019 à 1,4 % en 2020.
- Pays émergents et pays en développement (hors Venezuela) :
  - Inflation devrait diminuer très légèrement pour s’établir à 4,7 % cette année.
  - Exceptions : Argentine (inflation accrue après dépréciation du peso), Russie (hausse du taux de TVA a alimenté l’inflation), Chine (hausse des prix du porc contribue à l’inflation).
  - Inflation du groupe attendue retomber aux alentours de 4,4 % à moyen terme.

### Perspectives du secteur extérieur — commerce et comptes courants
- Croissance du commerce mondial :
  - Après un pic en 2017, ralentissement considérable en 2018 et premier semestre 2019 ; croissance du commerce mondial prévue à 1¼ % cette année.
  - Croissance attendue remonter à 3,2 % en 2020 et à 3,75 % les années suivantes.
  - Facteurs du ralentissement : ralentissement de l’investissement, tensions commerciales affectant les dépenses en biens d’équipement, conjoncture du secteur technologique, baisse marquée des échanges dans le secteur de l’automobile et des pièces automobiles.
  - Incertitude sur l’évolution des chaînes de valeur et répercussions des tensions liées au secteur technologique.
- Comptes de transactions courantes :
  - Après une augmentation minime en 2018 (principalement due à la hausse des cours pétroliers), déficits et excédents des transactions courantes devraient se réduire progressivement en 2019 et au cours des années suivantes.
  - Pays en excédent : soldes devraient diminuer progressivement en 2019 et à moyen terme dans les pays exportateurs de pétrole, pays européens avancés créditeurs, et pays avancés d’Asie.
  - Chine : augmentation modeste de l’excédent en 2019, compensée au cours des années suivantes par le rééquilibrage.
  - Europe centrale et orientale : déficits devraient s’amoindrir en 2019, en raison de l’équilibrage du solde en Turquie suite à forte réduction de la demande intérieure.
  - États-Unis : déficit des transactions courantes s’est creusé en 2019–20 à la faveur d’une politique budgétaire expansionniste et d’un dollar fort ; déficit devrait diminuer à moyen terme sous l’effet d’un tassement de la croissance de la demande intérieure.
  - Mesures commerciales récentes des États-Unis et mesures de rétorsion des partenaires commerciaux devraient avoir un effet limité sur les déséquilibres extérieurs globaux.
- Déséquilibres courants excessifs :
  - Selon l’édition 2019 du Rapport du FMI sur le secteur extérieur, les déséquilibres courants de nombreux pays en 2018 étaient trop élevés par rapport à des normes fondées sur paramètres économiques fondamentaux et politiques souhaitables.
  - Les soldes excessifs des transactions courantes devraient se réduire légèrement en 2019, et ce mouvement devrait, en moyenne, se poursuivre sur le moyen terme.
  - Remarque méthodologique : variations des paramètres macroéconomiques fondamentaux influent sur les soldes et sur leur valeur d’équilibre, rendant incertaine la trajectoire précise des déséquilibres excessifs futurs.

### Positions extérieures globales et implications
- Positions extérieures globales :
  - Variations expliquées par flux financiers nets et réévaluations (taux de change, prix des actifs).
  - Les PEM supposent taux de change effectifs réels plus ou moins stables et variations limitées des prix des actifs ; les variations des positions extérieures globales sont donc déterminées par projections des emprunts et prêts extérieurs nets.
  - Positions créditrices et débitrices devraient augmenter légèrement en pourcentage du PIB mondial cette année, puis se stabiliser sur la période de projection.
  - Côté créditeurs : renforcement de la position crédtrice d’un groupe de pays européens avancés et, dans une moindre mesure, de pays avancés d’Asie ; partiellement compensé par réduction de la position crédtrice de la Chine et de pays exportateurs de pétrole.
  - Côté débiteurs : passif net des États-Unis augmente d’abord, puis se stabilise en raison de la réduction attendue de leur déficit courant ; position des pays débiteurs de la zone euro continue de s’améliorer.
  - Projections 2018–2024 (plage 2 du graphique 1.19) :
    - Position créditrice nette prévue dépasser 80 % du PIB pour les pays européens avancés.
    - 65 % pour le Japon.
    - 140 % pour les petits pays avancés d’Asie.
    - Position créditrice nette de la Chine redescendrait à quelque 12 %.
    - Position débitrice des États-Unis devrait se creuser pour atteindre environ 50 % du PIB (soit 5 points de plus que dans l’estimation de 2018).
    - Position extérieure globale nette d’un groupe de pays débiteurs de la zone euro (dont Espagne et Italie) devrait s’améliorer de plus de 16 points de leur PIB collectif.
- Implications des déséquilibres :
  - Déséquilibres extérieurs excessifs persistants dans les grandes économies et choix de politique publique susceptibles d’aggraver ces déséquilibres constituent des risques pour la stabilité mondiale.
  - Politique budgétaire expansionniste des États-Unis devrait creuser le déficit des transactions courantes en 2019–20, ce qui pourrait aggraver les tensions commerciales.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### 1. Position extérieure globale mondiale

### 1. Position extérieure globale mondiale

### Positions extérieures nettes et trajectoire prévue
- Les positions créditrices et débitrices exprimées en pourcentage du PIB mondial devraient augmenter légèrement cette année, puis se stabiliser sur l’horizon de prévision.
- Graphique (Graphique 1.19) : PEG nette, 2018, et variation prévue, 2019–24 (en pourcentage du PIB).
- Groupes de pays mentionnés (abréviations et exemples) :  
  - AL = Amérique latine (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Mexique, Pérou, Uruguay)  
  - Afrique et MO = Afrique et Moyen-Orient (Afrique du Sud, Égypte, Éthiopie, Ghana, Jordanie, Kenya, Liban, Maroc, République démocratique du Congo, Soudan, Tanzanie, Tunisie)  
  - autres PA = autres pays avancés (Australie, Canada, France, Islande, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni)  
  - PA d’Asie = pays avancés d’Asie (Corée, province chinoise de Taiwan, RAS de Hong Kong, Singapour)  
  - ECO = Europe centrale et orientale (Bélarus, Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Turquie, Ukraine)  
  - PE d’Asie = pays émergents d’Asie (Inde, Indonésie, Pakistan, Philippines, Thaïlande, Viet Nam)  
  - PEC = pays européens créditeurs (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Suède, Suisse)  
  - PED = pays européens débiteurs (Chypre, Espagne, Grèce, Irlande, Italie, Portugal, Slovénie)  
  - PEP = pays exportateurs de pétrole (Arabie saoudite, Algérie, Azerbaïdjan, Émirats arabes unis, Iran, Kazakhstan, Koweït, Nigéria, Oman, Qatar, Russie, Venezuela)  
  - PEG = position extérieure globale.

### Principales analyses et recommandations de politique
- États-Unis :
  - L’économie opère déjà au-delà du plein-emploi.
  - Recommandation : mettre en œuvre un plan à moyen terme visant à inverser la hausse du ratio de la dette publique.
  - Accompagner ce plan de mesures budgétaires destinées à accroître progressivement le potentiel de l’offre intérieure.
  - Objectifs : pérenniser la dynamique de croissance et limiter les déséquilibres extérieurs.
- Pays créditeurs (ex. Allemagne) :
  - Recours accru à la croissance de la demande dans certains pays créditeurs disposant d’espace budgétaire et connaissant un affaiblissement de la demande faciliterait le rééquilibrage national et mondial et alimenterait la croissance mondiale à moyen terme.

### Aléas orientés à la baisse et canaux d’impact
- Orientation générale : les aléas entourant les prévisions de référence restent orientés à la baisse.
- Contribution de pays spécifiques à la croissance projetée pour 2020 :
  - "Environ 70 % du gain de croissance projeté pour 2020 est imputable à un petit groupe de pays émergents et pays en développement qui sont en grande difficulté ou présentent actuellement des résultats inférieurs à leurs moyennes historiques."
- Conditions sous-jacentes susceptibles d’invalider le scénario de référence :
  - Persistance des entraves dans les pays en difficulté ou en sous-régime.
  - Déception de l’activité dans le groupe de pays censés maintenir des taux d’expansion robustes.

### Perturbations du commerce et des chaînes d’approvisionnement
- Éléments récents :
  - Élargissement des droits de douane américains à toutes les importations en provenance de Chine.
  - Restrictions américaines au commerce avec des entreprises technologiques chinoises.
  - Risque accru d’un Brexit sans accord.
- Effets observés :
  - Repli généralisé de la confiance des chefs d’entreprise et de l’investissement.
  - Ralentissement marqué du commerce mondial.
  - Autorités budgétaires et monétaires ont parfois aménagé des mesures pour compenser les effets négatifs sur la confiance et la demande.
- Risques si les tensions s’intensifient :
  - Investissement en souffrance.
  - Désorganisation des chaînes d’approvisionnement mondiales.
  - Réduction des retombées des progrès technologiques, nuisant à la croissance de la productivité et de la production à moyen terme.
- Encadrés mentionnés pour analyses complémentaires :
  - Encadré scénario 1 (édition d’avril 2019 des PEM) : implications macroéconomiques d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord.
  - Encadré scénario 1.1 : incidences de la relocalisation de la production par les entreprises des pays avancés.
  - Encadré scénario 1.2 : effets des tensions commerciales récentes sur la croissance mondiale.

### Interconnexion technologique et dépendances
- Observation : la technologie est de plus en plus interconnectée.
- Indicateur cité : dépendance croissante du secteur technologique américain à l’égard des importations de valeur ajoutée en provenance des producteurs chinois.
- Source des données mentionnées : Organisation de coopération et de développement économiques, base de données sur le commerce en valeur ajoutée.
- Secteur illustratif : Équipement informatique, électronique et électrique.

### Effets sur secteurs de services et marchés du travail
- Malgré la faiblesse de la production manufacturière mondiale, le secteur des services reste relativement sain, en particulier dans les pays avancés.
- Risque de transmission :
  - Un fléchissement de la demande manufacturière peut entraîner une baisse de la demande pour les services aux entreprises (logistique, finances, services juridiques, commerce de gros).
  - Ces entreprises pourraient freiner l’embauche, affaiblissant le cercle vertueux entre emploi, confiance des consommateurs et dépenses des ménages.
  - Conséquence possible : diminution de la demande pour les services aux consommateurs (commerce de détail, restauration, hôtellerie), amplification des répercussions sur le marché de l’emploi.

### Volatilité des marchés financiers et vulnérabilités
- Brusques diminutions de l’appétit pour le risque :
  - Assouplissement de la politique monétaire dans de nombreux pays a rendu les marchés financiers plus prompts aux sautes d’humeur.
  - Montée des tensions commerciales a provoqué des replis rapides vers des actifs sûrs.
- Facteurs pouvant déclencher une aversion au risque :
  - Escalade des tensions commerciales.
  - Incertitudes budgétaires persistantes et dégradation de la dynamique de la dette dans certains pays lourdement endettés.
  - Intensification des tensions dans de grands pays émergents ajustant difficilement leur macroéconomie.
  - Brexit sans accord.
  - Ralentissement plus fort que prévu en Chine.
- Accumulation persistante de facteurs de vulnérabilité financière :
  - Assouplissement des conditions financières a soutenu la demande et l’emploi, mais peut sous-évaluer le risque dans certains segments.
  - Insuffisance des mesures de réglementation et de surveillance risquerait de permettre une nouvelle accumulation de vulnérabilités financières, aggravant potentiellement la prochaine phase descendante.
  - Référence : édition d’octobre 2019 du GFSR pour informations sur la vulnérabilité financière.

### Autres risques
- Risques de cyberattaques :
  - Cyberattaques contre des infrastructures financières peuvent gravement perturber les systèmes de paiement internationaux et la circulation des biens et services.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### 2. Part de la valeur ajoutée du partenaire commercial contenue

### 2. Part de la valeur ajoutée du partenaire commercial contenue

### Pressions désinflationnistes et risques macroéconomiques
- La crainte d’observer des spirales désinflationnistes s’est apaisée au cours de la phase ascendante de mi-2016 à mi-2018, mais le ralentissement de la croissance et le tassement de l’inflation hors alimentation et énergie ont ravivé ces craintes.
- La diminution de l’inflation et la persistance des anticipations inflationnistes correspondantes peuvent augmenter le coût réel du service de la dette pour les emprunteurs et peser sur les dépenses d’équipement des entreprises.
- En maintenant les taux d’intérêt nominaux à un niveau bas, la faiblesse de l’inflation peut entraver les marges de manœuvre monétaire des banques centrales, ce qui signifie que la croissance pourrait être affaiblie plus longtemps en cas de chocs négatifs.

### Tensions géopolitiques, incertitudes et indices
- Tensions géopolitiques évoquées : attaques contre des raffineries en Arabie saoudite, tensions en Asie de l’Est, troubles civils dans de nombreux pays.
- Indices et sources :
  - Indice mondial d’incertitude entourant les politiques économiques de Baker–Bloom–Davis : moyenne pondérée par le PIB de 20 pays ; moyenne 1997–2015 = 100.
  - Indice du risque géopolitique de Caldara et Iacoviello : normalisé pour atteindre en moyenne 100 dans la décennie 2000–09.
- L’incertitude mondiale entourant les politiques économiques reste élevée (évolutions mensuelles présentées de Janv. 2016 à Août 19).
- L’estimation de la probabilité que la croissance mondiale à un horizon d’un an soit inférieure à 2,5 % — le dixième centile des chiffres de la croissance mondiale sur les 25 dernières années — s’est accrue depuis le printemps : valeurs publiées pour les vagues d’enquête/rapports
  - Automne 2018 : 6,5
  - Printemps 2019 : 7,0
  - Automne 2019 : 9,0
  (Graphique 1.23 — unités : En pourcentage)

### Changements climatiques et conséquences
- Le GIEC a averti en octobre 2018 qu’au rythme actuel la planète pourrait se réchauffer de 1,5 °C entre 2030 et 2052, avec phénomènes extrêmes de température, précipitations et sécheresse.
- Les politiques nationales d’atténuation et la coopération internationale sont insuffisantes dans plusieurs pays ; l’absence de participation de grands émetteurs compromet la coopération.
- Risques associés : pertes de production brutales et persistantes, exacerbation des inégalités, coûts humanitaires élevés.

### Évaluation cohérente du risque mondial dans les prévisions des PEM
- Intervalles de confiance des prévisions des PEM déterminés à l’aide du module G20MOD du système flexible de modèles multinationaux du FMI.
- Ces intervalles sont asymétriques pour la plupart des régions et pointent vers une croissance inférieure à celle du scénario de référence en raison :
  - Prépondérance des surprises négatives en matière de croissance dans le passé.
  - Peu de marge monétaire étant donné que les taux d’intérêt dans la plupart des pays avancés se situent à leur plancher effectif ou s’en rapprochent.
- Méthodologie G20MOD (rappel) :
  - Modèle global et structurel tenant compte des répercussions internationales et des relations économiques entre ménages, entreprises et secteur public, y compris la politique monétaire.
  - Simulation de chocs historiques et échantillonnage rétrospectif sur cinq ans pour produire scénarios contrefactuels cohérents.

### Priorités multilatérales et recommandations en matière de politique
- Commerce et technologie :
  - Réduire les tensions commerciales et lever les incertitudes entourant des accords commerciaux de longue date (ex. Royaume-Uni–Union européenne ; Canada–États-Unis–Mexique).
  - Ne pas recourir aux droits de douane pour corriger les balances commerciales bilatérales.
  - Résoudre l’impasse relative à l’organe d’appel de l’OMC pour permettre l’application des règles existantes.
  - Moderniser les règles de l’OMC (commerce électronique, subventions, transferts de technologies) et faire progresser des négociations dans de nouveaux domaines (transactions numériques).
  - Coopérer pour freiner les cyberattaques transfrontières et limiter les pratiques qui faussent la concurrence (ex. cession forcée de propriété intellectuelle).
- Fiscalité internationale :
  - Renforcer les efforts contre la fraude et l’évasion fiscales transfrontières (initiative BEPS de l’OCDE et du G-20).
  - Noter les limites du principe de pleine concurrence et de la notion de présence physique pour établir l’assujettissement à l’impôt.
- Réformes de la réglementation financière et dispositif mondial de sécurité financière :
  - Achever le programme de réformes post-crise (mécanismes de résolution, dispositifs macroprudentiels).
  - Agir sur les risques de cybersécurité du système financier et lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
  - Veiller à ce que le dispositif mondial de sécurité financière dispose des ressources adéquates pour atténuer des ajustements de portefeuille déstabilisants.
- Changements climatiques et migrations :
  - Réduire d’urgence les émissions de gaz à effet de serre.
  - Établir une répartition des coûts et gains politiquement acceptable aux niveaux national et international.
  - Intensifier la coopération internationale pour faciliter l’intégration des migrants et maximiser gains en main-d’œuvre et productivité.

### Politiques macroéconomiques nationales — lignes directrices générales
- Objectif : stabiliser l’activité et renforcer les bases de la reprise ou de la poursuite de la croissance.
- Dans les pays disposant d’espace budgétaire et où la croissance s’est fortement tassée :
  - Recourir à des mesures d’appui budgétaire plus actives, y compris un investissement accru de l’État dans la formation de la main-d’œuvre et les infrastructures.
- Importance d’une croissance inclusive et du renforcement de la résilience financière (volants de capitaux, volants de liquidité, surveillance macroprudentielle).
- Renforcer l’allègement des entraves structurelles au potentiel de croissance.

### Recommandations par groupes de pays et exemples nationaux
- Pays avancés :
  - Maintenir une politique monétaire accommodante où l’inflation est en deçà de la cible.
  - Utiliser des instruments macroprudentiels pour limiter les vulnérabilités financières (volants de liquidité, volants de fonds propres anticycliques, volants de capitaux ciblés).
  - Recourir, si espace budgétaire disponible, à une relance budgétaire bien ciblée ; privilégier infrastructures et incitations à l’investissement (y compris énergie propre).
  - Investir dans formation, infrastructures et recherche–développement pour relever le potentiel de production.
- États-Unis :
  - Association d’une politique monétaire accommodante, de vigilance en matière de réglementation et d’un assainissement progressif des finances publiques.
  - Recommandations fiscales : taxe sur le carbone de grande ampleur, taxe fédérale à la consommation, augmentation des taxes fédérales sur le carburant ; utiliser le produit pour aides ciblées et investir pour accroître la croissance potentielle.
- Royaume-Uni :
  - Paramètres de politique à court terme dépendant des modalités du Brexit ; poursuivre réduction du ratio d’endettement tout en soutenant l’investissement public et la reconversion des travailleurs.
- Zone euro :
  - Politique monétaire plus accommodante ; politique budgétaire différenciée selon espace budgétaire des États membres.
  - Allemagne : relever l’investissement public et réduire le coin fiscal sur le travail.
  - Pays fortement endettés (Espagne, France, Italie) : reconstituer progressivement marges de manœuvre budgétaires tout en protégeant l’investissement.
  - Importance d’achever l’union bancaire et d’assainir les bilans des banques.
- Japon :
  - Politique monétaire accommodante de longue durée pour relever les anticipations inflationnistes ; politique budgétaire visant la viabilité à long terme et protection de la demande.
  - Mesures supplémentaires nécessaires pour réformer marché du travail et marchés de produits.
- Pays émergents et pays en développement :
  - Renforcer résilience financière (volants de capitaux et de liquidités, gestion des risques de monnaies et d’échéances).
  - Pour pays à dette publique élevée : viser assainissement des finances publiques en protégeant les dépenses prioritaires.
  - Améliorer ciblage des subventions, rationalisation des dépenses récurrentes, élargissement de la base imposable.
- Chine :
  - Renforcer la viabilité et la qualité de la croissance tout en résistant aux tensions commerciales et à l’affaiblissement de la demande mondiale.
  - Mesures de soutien à court terme ; prioriser transferts ciblés en faveur des ménages à faible revenu plutôt que dépenses d’infrastructure à grande échelle.
  - Poursuivre la réduction de la finance parallèle, renforcer macroprudence, réduire rôle des entreprises publiques et abaisser obstacles à l’entrée (télécommunications, secteur bancaire).
  - Adopter un régime d’imposition progressif et augmenter dépenses en santé, éducation et transferts sociaux pour réduire l’épargne de précaution.
- Inde :
  - Recourir à la politique monétaire et à des réformes structurelles de grande ampleur ; trajectoire crédible d’assainissement des finances publiques.
  - Améliorer gouvernance des banques publiques, réformer législation du travail, améliorer réformes foncières.
- Brésil :
  - Réforme des retraites essentielle ; poursuivre assainissement progressif des finances publiques ; politique monétaire accommodante tant que les anticipations inflationnistes demeurent ancrées.
- Mexique :
  - Adhésion au plan d’assainissement des finances publiques à moyen terme ; maintenir flexibilité du taux de change.
- Russie :
  - Adopter composition fiscale et des dépenses plus favorable à la croissance ; poursuivre consolidation bancaire et réduire place de l’État.
- Turquie :
  - Adopter stratégie globale : maintenir taux directeurs actuels jusqu’à baisse durable de l’inflation, renforcer finances publiques à moyen terme, évaluer qualité des actifs bancaires, plans crédibles de recapitalisation, limiter octroi de crédits par la banque d’État, améliorer régime d’insolvabilité.
- Afrique du Sud :
  - Rééquilibrage progressif des finances publiques ; diminuer masse salariale du secteur public, améliorer administration fiscale, réformes structurelles pour améliorer confiance des investisseurs.
- Pays à faible revenu :
  - Renforcer cadres de politique monétaire et macroprudentielle, préserver souplesse des taux de change, élargir assiette fiscale, améliorer administration fiscale, éliminer subventions dispendieuses, prioriser infrastructures, santé, éducation et réduction de la pauvreté.
- Pays en développement exportateurs de produits de base :
  - Diversifier l’économie ; gestion macroéconomique saine ; améliorer qualité de l’enseignement ; investir dans infrastructures ; promouvoir inclusion financière, renforcement du droit de propriété et réduction des entraves aux échanges.

### Relocalisation de la production — scénario et conséquences (expérimentation simplifiée)
- Hypothèse : sur un horizon de trois ans, des sociétés multinationales aux États-Unis, dans la zone euro et au Japon rapatrient une part suffisante de leur production pour que leurs importations diminuent de 10 % en valeur nominale.
- Effets projetés :
  - Dans les pays avancés : hausse des prix des biens de consommation et d’équipement (compte tenu des coûts de production relatifs), repli de la demande intérieure et de la production malgré la baisse des importations.
  - Dans les pays émergents : recul de la production et des exportations, amputant les revenus ; ménages et entreprises réduisent leurs dépenses ; la production diminue plus modestement que dans les pays avancés.
  - Ménages dans les pays avancés et émergents subissent la détérioration des termes de l’échange des pays émergents.
- Remarque méthodologique : le modèle monétaire et budgétaire mondial intégré du FMI est utilisé pour cette expérimentation très simplifiée ; l’impact net global montré est négatif (avec possibilité locale d’augmentation d’emploi dans secteurs où la production augmente).

*Fonds monétaire international | Octobre 2019 — extrait du chapitre 1 des Perspectives et Politiques Mondiales*

### 1. PIB réel des PA

### 1. PIB réel des PA

### Conséquences de la relocalisation et hypothèses générales
- Une appréciation du taux de change des pays avancés augmente le coût réel des importations des pays émergents, obligeant une plus grande part de leur production à être exportée pour payer les importations, ce qui diminue la production destinée à la consommation intérieure.
- Réaction possible des multinationales : ne pas répercuter intégralement la hausse des coûts de production, autorisant une compression des marges bénéficiaires (ligne jaune). Cette modulation peut modérer la hausse des prix, préserver la consommation des ménages et soutenir l’investissement.
- Incertitude importante sur l’ampleur de la compression des marges ; la réduction modeste envisagée est présentée uniquement à des fins d’illustration.
- Une compression des marges allège les effets néfastes pour les pays avancés, mais n’améliore guère l’incidence sur les pays émergents.
- Une économie mondiale moins ouverte pourrait réduire la diffusion des technologies, ce qui empirerait les effets négatifs pour les pays émergents.
- Estimations de reculs temporaires de la croissance de la productivité dans les secteurs des biens échangeables : 0,1 point de pourcentage pour les pays avancés, 0,25 point de pourcentage pour les pays émergents.

### Scénario et structure des niveaux d’analyse (Encadré scénario 1.1 et 1.2)
- Les actualisations de l’impact des tensions commerciales reposent sur le modèle monétaire et budgétaire mondial intégré (GIMF) du FMI et incluent des analyses hors modèle des effets de confiance sur l’investissement, des conditions financières des entreprises et des évolutions de la productivité liées au redéploiement des ressources entre pays.
- Toutes les mesures tarifaires étudiées sont intégrées dans les projections de référence des PEM ; leurs effets doivent être interprétés par rapport à un scénario de référence exempt de mesures tarifaires.

Niveaux 1 à 3 (effets directs sur le commerce — tous les droits de douane supposés permanents) :
- Niveau 1 : inclut les droits de douane appliqués figurant dans le scénario de référence des PEM d’avril 2019, notamment :
  - droits de douane des États‑Unis sur l’aluminium et l’acier ;
  - droit de 25 points de pourcentage sur 50 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine ;
  - droit de 10 points de pourcentage sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires ;
  - toutes les mesures de rétorsion des partenaires commerciaux des États‑Unis.
- Niveau 2 : ajoute l’impact de l’augmentation de 200 milliards de dollars du droit de douane imposé par les États‑Unis sur les importations chinoises en mai 2019 et les représailles tarifaires de la Chine.
- Niveau 3 : ajoute
  - droits de douane de 15 points de pourcentage imposés par les États‑Unis sur l’ensemble des biens en provenance de Chine (soit environ 300 milliards de dollars) qui n’avaient pas encore été frappés, à compter de septembre 2019 ;
  - un relèvement de 5 points de pourcentage des droits sur les 250 milliards de dollars d’importations chinoises déjà frappées ;
  - les mesures de rétorsion de la Chine.

Niveaux 4 à 6 (analyse hors modèle) :
- Niveau 4 : ajoute l’impact potentiel d’un recul de la confiance sur l’investissement (même effet temporaire que dans l’analyse des PEM d’octobre 2018 mais avec un calendrier modifié). Dans l’exercice de 2018, une augmentation d’un écart‑type de l’indicateur d’incertitude BBD se traduit par une chute estimée à 1 % de l’investissement aux États‑Unis en un an ; ici ce recul de 1 % est étalé sur trois ans, l’impact maximal intervenant en 2020. L’impact dans les autres pays est ajusté selon leur ouverture aux échanges par rapport aux États‑Unis.
- Niveau 5 : ajoute l’impact sur les écarts de taux sur les obligations d’entreprises — l’ampleur utilisée est identique à celle des PEM d’octobre 2018 mais le calendrier est adapté ; le point culminant de l’élargissement des écarts intervient en 2020 (un an plus tard que dans l’analyse d’octobre 2018).
- Niveau 6 : ajoute l’impact potentiel sur la productivité découlant du redéploiement des ressources entre secteurs et pays (inédit par rapport aux PEM d’octobre 2018). Les relèvements des droits de douane des trois premiers niveaux sont exploités dans un modèle MEGC mondial (Caliendo et al. (2017)) pour estimer la variation implicite de la productivité de la main‑d’œuvre ; cette variation est appliquée par étapes sur plus de cinq ans à compter de 2020.

### Méthodologie complémentaire et limites
- Le modèle GIMF prend en compte les distorsions macroéconomiques créées par les droits de douane dans l’utilisation des facteurs de production, du capital et du travail, ainsi que les effets de revenu, mais ne capte pas entièrement les distorsions sectorielles liées à la redistribution des facteurs entre secteurs.
- Les modèles d’équilibre général calculable (MEGC) tiennent compte du transfert de ressources entre secteurs lorsque l’utilisation totale des ressources demeure inchangée ; ceci est utilisé pour estimer l’impact sur la productivité.
- Hypothèse de politique monétaire : zone euro et Japon ne peuvent pas assouplir davantage leur politique monétaire conventionnelle en raison de la contrainte de positivité des taux d’intérêt nominaux. Dans les autres pays, la politique monétaire réagit selon une fonction de réaction de type Taylor.
- Forte incertitude autour de l’ampleur et de la persistance des effets de la confiance sur l’investissement et du resserrement des écarts de taux sur les obligations d’entreprises ; ces effets pourraient être plus modérés ou plus prononcés que supposé.
- Un aspect non inclus dans l’analyse du niveau avec resserrement des écarts de taux est la possibilité que les mouvements vers les valeurs refuges atténuent l’impact du durcissement des conditions financières dans des pays comme l’Allemagne, le Japon et les États‑Unis.

### Effets estimés et scénarios sectoriels (points saillants)
- Compression modeste des marges des entreprises envisagée à titre d’illustration ; plus les marges sont comprimées, moins les effets de la relocalisation sont néfastes pour les pays avancés.
- Moindre diffusion des technologies due à une moindre ouverture aux échanges ; effet estimé comme un recul temporaire de la croissance de la productivité dans les secteurs des biens échangeables :
  - 0,1 point de pourcentage pour les pays avancés ;
  - 0,25 point de pourcentage pour les pays émergents.
- Ces reculs temporaires de la productivité accentuent sensiblement les effets négatifs sur les pays émergents et amplifient modestement l’impact sur les pays avancés.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### 8. Pays émergents

### 8. Pays émergents

### Scénario 1.2 : impact des différends commerciaux et canaux de transmission
- Les mesures tarifaires prises à différentes dates (avril 2019, mai 2019, août 2019) ont un impact direct « assez modéré » selon les estimations pour plusieurs pays ; les États-Unis et la Chine sont particulièrement touchés, la Chine supportant la plus grande partie des coûts.
- Effets additionnels considérés :
  - Effets de la confiance sur l’investissement (ligne verte) : ajoutent un impact négatif global.
  - Élargissement des écarts de taux sur les obligations d’entreprises (ligne rouge) : contribue aussi à un résultat négatif pour l’ensemble des pays.
  - Effets de productivité (ligne bleu clair) : pour les États-Unis et la Chine, accentuent les effets néfastes, se manifestant progressivement sur plus de cinq ans et devenant considérables à moyen et long terme; pour certains autres pays, l’effet de productivité est positif mais modeste.
- Dynamiques temporelles :
  - Retombées à court terme sur d’autres pays estimées positives (réorientation des courants d’échanges bénéficiant à certains partenaires commerciaux des États-Unis en Amérique du Nord), mais ces effets bénéfiques disparaissent à moyen terme et deviennent négatifs.
  - Le creux de l’activité mondiale est estimé survenir en 2020, avec une production inférieure « de quelque 0,8 percent » à la projection de référence.
  - Chine : la production diminue de 2 percent à court terme et de 1 percent à long terme (bâton bleu clair).
  - États-Unis : la production recule de 0,6 percent à court et long terme.
  - Creux d’activité dans l’ensemble des pays avancés similaire à celui des États-Unis, à environ -½ percent.
- Mécanisme de productivité : la variation de la demande mondiale entraîne une redistribution des ressources entre secteurs moins productifs et secteurs plus productifs; les pays entretenant les liens commerciaux les plus étroits avec le Canada, les États-Unis et le Mexique en bénéficient le plus. Dans l’analyse, aux États-Unis et au Mexique, le placement des ressources de l’agriculture et des industries extractives vers le secteur manufacturier est à l’origine de l’amélioration de la productivité globale.

### Encadré 1.1 — Industrie automobile mondiale : évolution récente et conséquences
- Importance du secteur :
  - Production brute du secteur ≈ 5,7 percent de la production mondiale (base de données World Input-Output, Timmer et al., 2015).
  - Véhicules et pièces détachées = cinquième produit d’exportation au monde, avec quelque 8 percent des exportations mondiales de biens en 2018.
  - Le secteur est le deuxième consommateur d’acier et d’aluminium; consomme aussi cuivre, caoutchouc, plastique et composants électroniques.
- Contraction en 2018 :
  - Production automobile mondiale a reculé d’environ 1,7 percent (en unités) ou d’environ 2,4 percent après correction pour les écarts de valeur entre unités.
  - Ventes mondiales d’automobiles ont baissé d’environ 3 percent.
  - Chine : contraction de 4 percent des unités produites (premier recul en plus de vingt ans).
  - Baisse sensible en Allemagne, Italie et Royaume-Uni; production a très légèrement augmenté aux États-Unis et dans les grands pays émergents.
  - Repli poursuivi en 2019 : diminution des ventes mondiales de véhicules légers jusqu’en juin 2019.
  - Cours de bourse des 14 plus grands constructeurs automobiles : chute moyenne de 28 percent depuis mars 2018 (comparé à progression d’environ 1 percent de l’indice MSCI World sur la même période).
- Contribution au ralentissement mondial :
  - Estimation : la contraction de la production automobile a directement amputé la croissance de la production mondiale de 0,04 point de pourcentage en 2018 (après un impact positif de 0,02 point de pourcentage en 2017).
  - Croissance mondiale a ralenti de 0,2 point de pourcentage l’an dernier, de 3,8 percent en 2017 à 3,6 percent en 2018.
- Effets sur le commerce mondial :
  - Exportations de véhicules des 14 plus grands pays producteurs (en unités) : recul de 3,1 percent en 2018.
  - Baisse des exportations de véhicules a directement amputé les volumes des échanges mondiaux de 0,12 point de pourcentage en 2018 (après incidence positive de 0,03 percent en 2017).
  - Un cadre mondial d’entrées–sorties suggère que le secteur a peut‑être amputé le commerce mondial de pas moins de 0,5 point de pourcentage en 2018 lorsque retombées sur pièces automobiles et biens intermédiaires sont prises en compte.
  - Pour référence : croissance de l’ensemble des exportations mondiales de biens et services = 3,8 points de pourcentage en 2018 (contre 5,4 percent en 2017).
- Facteurs expliquant la contraction :
  - Chine :
    - Suppression des allégements fiscaux : taxe à l’achat sur véhicules de petite et moyenne taille ramenée de 10 percent à 5 percent fin 2015, puis relevée à 7,5 percent en 2017 et à 10 percent en 2018.
    - Taux de taxes moins élevés en 2016–17 se sont traduits par des ventes anticipées estimées à 2 à 7 millions d’unités (≈ 20 percent de la production totale), avant une baisse des ventes en 2018–19.
    - Durcissement des conditions de crédit entre particuliers et relèvements des droits de douane sur importations de voitures américaines ont pu inciter à la prudence.
  - Europe :
    - Lancement en septembre 2018 du nouveau test d’émissions WLTP a provoqué des engorgements pour l’homologation d’un grand nombre de modèles; ajustements de programmes de production pour éviter une accumulation de stocks.
    - Autres facteurs : recul de la demande en Turquie et Royaume-Uni, accélération de l’abandon du diesel.
  - États-Unis :
    - Demande a résisté en 2018 malgré resserrement des conditions financières et augmentation des droits de douane sur l’acier et l’aluminium.
    - Estimation : hausse des droits de douane sur l’acier et l’aluminium a augmenté de 240 dollars le coût de production d’un véhicule moyen aux États‑Unis en 2018 (Schultz et al., 2019); part répercutée sur consommateur incertaine.
- Perspectives :
  - Certains analystes (ex. IHS Markit) tablent sur une baisse de 4 percent de la production de véhicules légers en 2019 et sur une croissance stable en 2020 (0,1 percent).
  - Risques en Chine : hausse des droits de douane sur importations de véhicules légers en provenance des États‑Unis (entrée en vigueur prévue en décembre 2019), saturation du marché, parc de véhicules récent, subventions à l’achat de véhicules électriques moins généreuses, nouvelle norme d’émission à la mi‑2019.
  - Risques en Europe : recul de la demande de véhicules diesel, incertitude du Brexit, tests d’émissions prévus pour fin 2019.
  - Ailleurs : assouplissement des conditions financières devrait avoir un impact positif, surtout aux États‑Unis et dans les grands pays émergents.
  - Transition vers véhicules électriques : investissements attendus à moyen terme, chaînes d’approvisionnement pour véhicules électriques plus courtes que pour véhicules à combustibles; prix d’entrée de gamme des véhicules électriques demeurent plus élevés, ce qui pourrait restreindre la demande.
  - Nécessité pour les constructeurs d’adapter leurs modèles économiques au-delà de la seule reconfiguration technologique.

### Flux financiers, IDE et effets de la loi fiscale américaine de 2017
- Flux financiers vers et depuis les pays avancés sont nettement plus faibles depuis la crise financière internationale (Graphique 1.2.1).
- Diminution marquée des investissements de portefeuille en titres de créance due à :
  - Achats massifs d’actifs (dette publique) par les banques centrales.
  - Plus grand éclatement des marchés de la dette dans la zone euro.
  - Accumulation nettement moindre de réserves par les pays émergents et pays en développement.
- Autres flux d’investissement ont aussi baissé : banques mondiales ont réduit la taille de leurs bilans après l’expansion transnationale d’avant-crise.
- Investissements directs étrangers (IDE) :
  - En 2011–17, les IDE avaient légèrement augmenté par rapport à la période antérieure à la crise, atteignant en moyenne plus de 3 percent du PIB par an (plus de 1,800 milliards de dollars).
  - Données 2018 : IDE à l’étranger par les pays avancés ainsi que IDE entrants ont pratiquement stagné.
- Rôle de la Tax Cuts and Jobs Act (loi américaine de 2017) :
  - Loi ayant globalement supprimé les impôts sur bénéfices rapatriés par les multinationales américaines ; événement important influant sur les IDE en 2018.
  - En 2011–17, les multinationales américaines ont en moyenne réinvesti dans leurs filiales étrangères quelque 300 milliards de dollars par an de bénéfices tirés des IDE (≈ deux tiers du total de leurs bénéfices à l’étranger).
  - En 2018, elles ont rapatrié 230 milliards de dollars.
  - En 2018, les dividendes versés aux sociétés‑mères par les filiales étrangères étaient supérieurs de 230 milliards de dollars aux bénéfices de ces filiales (Graphique 1.2.2, plage 1, bâtons bleus).
  - Ce montant rapatrié a dépassé les nouveaux IDE à l’étranger, de sorte que le total des IDE à l’étranger des sociétés américaines était négatif en 2018 (Graphique 1.2.2, plage 1, ligne noire).
- Origine géographique du rapatriement : pratique débutant sur quelques places financières (selon US Bureau of Economic Analysis et Setser, 2019).

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### 1. Sorties

### 1. Sorties

### Flux d'investissements directs étrangers (IDE) et rôle des entités à vocation spéciale (EVS)
- Repatriation des bénéfices et opérations financières expliquent l’essentiel du recul des IDE mondiaux en 2018.
- Mention de transferts depuis certains territoires vers les États-Unis et l’Irlande pour "environ 500 milliards de dollars, soit près de trois fois plus que le revenu déclaré par les filiales américaines sur ces territoires."
- Le recul des IDE à l’étranger des États-Unis n’explique qu’en partie la contraction globale : "seulement" une partie du retrait total.
- Contraction nette des IDE à l’étranger des pays avancés de "1 500 milliards de dollars" entre 2017 et 2018.
- Luxembourg et Pays-Bas : IDE à l’étranger passés de "340 milliards de dollars en 2017" à "-730 milliards de dollars en 2018."
- IDE par des EVS dans les pays avancés (données OCDE) : recul de "240 milliards de dollars en 2017" à "-740 milliards de dollars en 2018", représentant "plus de 90 % de la contraction des flux d’IDE."
- Les EVS sont décrites comme des filiales intermédiaires générant peu ou pas d’emploi ou de valeur ajoutée, utilisées pour :
  - accéder aux marchés financiers ou à des services financiers complexes;
  - isoler le(s) propriétaire(s) des risques financiers;
  - réduire les contraintes réglementaires et la pression fiscale;
  - préserver la confidentialité des transactions et propriétaire(s).
- Les statistiques montrent une symétrie entre l’évolution des actifs et des passifs des EVS et une importante contribution de ces opérations financières à la baisse des IDE entrants et sortants.
- Exemples spécifiques :
  - Hongrie : fort allègement des positions d’IDE par des EVS en 2018, contribuant à la baisse des entrées d’IDE en % du PIB.
  - Chine : diminution des IDE à l’étranger, réduisant les sorties d’IDE parmi les pays émergents; la Chine reste le principal investisseur étranger parmi les pays émergents.
- Conclusion synthétique : "la forte contraction des flux mondiaux d’IDE en 2018 semble s’expliquer presque intégralement par les opérations financières des sociétés multinationales, sans impact global significatif sur les pays émergents."
- Observations méthodologiques : toutes les économies ne déclarent pas séparément les transactions et avoirs d’IDE par des EVS; les estimations disponibles sous-évaluent leur rôle dans une certaine mesure.
- Perspective : les initiatives pour améliorer le recueil de données sur l’activité des EVS devraient clarifier la nature des flux et positions d’IDE.

### Hypothèses majeures retenues pour les prévisions de croissance mondiale (politiques, conditions de financement, cours des produits de base)
- Droits de douane (scénario de référence intègre mesures annoncées par les États-Unis et mesures de rétorsion) :
  - États-Unis : droits sur panneaux solaires, machines à laver, aluminium et acier (premier semestre 2018) + droit de "25 %" frappant "50 milliards de dollars" d’importations en provenance de Chine (juillet et août 2018), porté à "30 %" en octobre 2019.
  - Droit sur "200 milliards de dollars" supplémentaires d’importations chinoises (septembre 2018) : de "10 %" jusqu’en mai 2019, de "25 %" de mai à septembre 2019 et de "30 %" par la suite.
  - Annonce en août 2019 d’un droit supplémentaire de "10 %" frappant les "325 milliards de dollars" restants d’importations chinoises (porté ensuite à "15 %", pour un sous-ensemble de la liste à partir de septembre 2019 et pour le reste à compter de décembre 2019).
  - Chine : droit de "25 %" sur "50 milliards de dollars" d’importations en provenance des États-Unis (juillet et août 2018); droit de "5–10 %" sur "60 milliards de dollars" d’importations en provenance des États-Unis (septembre 2018); droit additionnel de "5–10 %" sur "75 milliards de dollars" (à compter de septembre et décembre 2019).
  - Conséquences sur les droits de douane moyens :
    - Droit de douane moyen imposé par les États-Unis sur les importations chinoises porté "à un peu plus de 24 % d’ici à décembre 2019" (contre une hypothèse de "quelque 12¼ %" dans les PEM d’avril 2019).
    - Droit de douane moyen imposé par la Chine sur les importations en provenance des États-Unis porté "à environ 26 %" (contre une hypothèse de "quelque 16½ %" dans les PEM d’avril 2019).
- Politique budgétaire :
  - 2019 : politique budgétaire présumée "expansionniste" dans les pays avancés (Allemagne, Canada, Corée, Espagne, États-Unis, RAS de Hong Kong) et dans certains pays émergents (Chine, Turquie).
  - 2020 : politique budgétaire présumée "neutre" dans l’ensemble des pays avancés (alors que les PEM d’avril 2019 envisageaient une orientation restrictive).
  - Pays émergents : politique budgétaire présumée "restrictive" en 2020 en raison d’une suppression progressive des mesures de relance en Chine.
- Politique monétaire :
  - Les grandes banques centrales supposées plus accommodantes par rapport aux PEM d’avril 2019.
  - États-Unis : taux des fonds fédéraux prévu dans la fourchette "1,75–2 %" jusqu’en "2023" puis relevé à "2–2,25 %" en "2024".
  - Zone euro et Japon : taux directeurs présumés "rester inférieurs à zéro" jusqu’en "2024".
- Cours des produits de base (contrats à terme sur le pétrole, autres matières premières) :
  - Cours moyens du pétrole : "61,8 dollars" en "2019" puis "57,9 dollars" en "2020" (contre respectivement "59,16 dollars" et "59,02 dollars" dans les PEM d’avril 2019).
  - Trajectoire attendue : pétrole devant baisser pour atteindre "environ 55 dollars le baril d’ici à 2023."
  - Métaux : augmentation de "4,3 %" en glissement annuel en "2019", puis baisse de "6,2 %" en "2020" (contre une baisse de "6 %" suivie d’un repli de "0,8 %" dans les hypothèses d’avril 2019).
  - Matières premières agricoles : prévisions revues à la baisse pour "2019."
  - Prix des denrées alimentaires : recul de "3,4 %" en glissement annuel en "2019", puis remontée de "2,8 %" en "2020" (alors que les PEM d’avril 2019 anticipaient baisse de "2,6 %" suivie d’un rebond de "1,7 %").

### Théorie du "pincement de la corde de guitare" (plucking theory) et implications pour l’évaluation du cycle économique
- Description conceptuelle :
  - Théorie d’origine Friedman (1964, 1993) : production située "aux environs du plafond de production réalisable" mais subissant occasionnellement des contractions ("pincement") qui ramènent la production en dessous du potentiel.
  - Implication méthodologique : la production potentielle devrait être estimée en interpolant les points culminants historiques du cycle économique plutôt qu’en lissant les fluctuations; les techniques classiques de filtrage peuvent sous-estimer la production potentielle.
- Mécanismes microéconomiques évoqués :
  - Modèles avec rigidités nominales des salaires asymétriques (rigides à la baisse, ajustables à la hausse) peuvent générer la dynamique observée (Dupraz, Nakamura et Steinsson, 2019; Abbritti et Fahr, 2013; Aiyar et Voigts, 2019).
- Preuves empiriques sur le chômage :
  - Aux États-Unis, les hausses du taux de chômage pendant les replis tendent à être suivies de reculs comparables; en revanche, les baisses du chômage pendant les expansions ne sont pas corrélées avec des remontées ultérieures.
  - Données centralisées pour les autres pays avancés du G20 montrent une dynamique similaire mais avec une corrélation plus faible : coefficient de régression égal à "0,52", suggérant que les hausses du taux de chômage ne sont qu’en partie effacées au cours des expansions ultérieures (indication d’une progression tendancielle du chômage structurel).
- Conséquences pour la politique macroéconomique :
  - Sur la politique budgétaire : si les estimations classiques de la production potentielle sont trop prudentes, les finances publiques corrigées des variations structurelles pourraient paraître plus solides; néanmoins, la théorie du "pincement" indique que les pays fonctionnent en dessous de leur potentiel en moyenne, et l’évaluation de la viabilité des finances publiques doit s’appuyer sur la trajectoire de production attendue plus basse.
  - Sur la politique monétaire : la théorie implique une courbe de Phillips non linéaire (prix diminuant lentement pendant un repli de l’activité en raison des rigidités nominales à la baisse). La politique monétaire pourrait devoir davantage se fonder sur des indicateurs du ralentissement économique pour définir le degré adéquat de relance, en n’abandonnant l’orientation accommodante que lorsque des tensions inflationnistes se matérialisent clairement.
- Recommandation de recherche : "De nouvelles études sur la robustesse de ces dynamiques asymétriques et les mécanismes qui les sous-tendent s’imposent."

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### 1. Hausses et reculs ultérieurs

### 1. Hausses et reculs ultérieurs

### Contexte et synthèse générale
- L’indice des cours des produits de base établi par le FMI a diminué de 5,5 % entre février et août 2019.
- Les cours de l’énergie ont chuté de 13,1 % sur la même période et ont été le principal moteur de la baisse de l’indice.
- Les cours des denrées alimentaires ont baissé de 1,2 %.
- Les cours des métaux de base ont baissé de 0,9 %, malgré une reprise des marchés du minerai de fer et du nickel due à des inquiétudes d’offre.

### Énergie et pétrole
- Les cours du pétrole ont nettement rebondi au début de l’année, dépassant 71 dollars le baril en avril.
- Après ce pic, ils ont fortement baissé sous l’effet d’une augmentation sans précédent de la production aux États-Unis et de la faiblesse des perspectives de croissance mondiale.
- En avril, les cours du pétrole ont dépassé 71 dollars; en août, ils ont atteint un creux récent de 55 dollars; en septembre, ils se sont redressés à plus de 60 dollars.
- Les membres de l’OPEP et d’autres pays exportateurs (dont la Russie) ont convenu le 1er juillet 2019 de continuer de réduire leur production de brut jusqu’en mars 2020, soit pendant neuf mois supplémentaires après la période initiale de six mois, de 0,8 et 0,4 million de barils par jour (mbj), respectivement.
- Le 14 septembre, un attentat visant deux installations pétrolières clés d’Arabie saoudite a bloqué pendant quelques jours une production quotidienne de 5,7 millions de barils (en d’autres termes, la moitié environ de la production totale de ce pays, ou 5 % de la production mondiale).

### Offre, stocks et événements géopolitiques
- Les perturbations temporaires de l’offre (pertes de production au Venezuela après des coupures d’électricité en mars; contamination d’un oléoduc affectant partiellement les exportations de la Russie en mai) ont contribué à une diminution des stocks des États-Unis au début du printemps.
- Les dérogations américaines à huit grands importateurs de pétrole brut iranien n’ont pas été prolongées en mai.
- Les attaques contre des infrastructures pétrolières et des pétroliers près du détroit d’Ormuz ont augmenté les tensions géopolitiques; environ 20 % du commerce mondial de pétrole brut emprunte ce détroit.

### Demande mondiale et révisions de croissance
- La faiblesse des fondamentaux de l’économie mondiale a pesé sur la demande de pétrole.
- Le FMI a révisé à la baisse ses prévisions d’avril de la croissance mondiale, qui tombe à 3,0 % en 2019 et à 3,4 % en 2020, soit une diminution de 0,3 % et de 0,2 %, respectivement.
- L’Agence internationale de l’énergie a révisé ses prévisions de croissance de la demande de pétrole, qui s’établit désormais à 1,1 mbj en septembre, contre 1,4 mbj en février.

### Gaz naturel et charbon
- Les cours au comptant du gaz naturel ont diminué en raison d’une hausse de la production et d’un accroissement des stocks consécutif à un recul de la demande mondiale d’électricité.
- Les cours du charbon ont régressé à cause d’une contraction de la production d’électricité.
- La diminution sans précédent des capacités de production d’électricité à partir du charbon aux États-Unis a contribué à la baisse, leur part étant remplacée par des centrales à gaz meilleur marché.

### Emissions et décarbonisation
- Malgré la décarbonisation en cours du secteur de l’électricité aux États-Unis et ailleurs, les émissions de gaz à effet de serre ont encore augmenté en 2018 en raison de la vigueur de la croissance mondiale.

### Perspectives à terme (courbe des cours à terme)
- À la fin septembre 2019, les contrats à terme sur le pétrole indiquaient que les cours du Brent tomberaient progressivement à 55 dollars au cours des cinq prochaines années.
- Selon les hypothèses de référence fondées sur les cours à terme, les cours annuels moyens seraient de 61,8 dollars.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### 4. Indice des cours de métaux

### 4. Indice des cours de métaux

### Évolution récente des cours
- Les cours des métaux de base ont reculé légèrement de 0,9 percent entre février et août 2019.
- Cours par métal (variation février–août 2019) :
  - Minerai de fer : +6,7 percent
  - Nickel : +24,1 percent
  - Cuivre : −9,4 percent
  - Aluminium : −6,6 percent
  - Zinc : −16 percent
  - Cobalt : −6,1 percent
- Facteurs à l’origine des mouvements récents :
  - Hausse du minerai de fer liée à des perturbations (effondrement du barrage de Vale au Brésil, cyclone tropical Veronica en Australie) et à une production d’acier sans précédent en Chine, suivie d’une forte correction en août liée au retour à la normale des opérations et à l’escalade des tensions commerciales.
  - Progression du nickel due à des craintes d’offre après l’annonce par l’Indonésie d’une interdiction totale des exportations de minerai de nickel brut à compter de janvier 2020.
  - Baisse du cuivre et d’autres métaux de base liée à la faiblesse de l’économie mondiale et aux incertitudes commerciales, malgré des réductions de production ponctuelles (ex. République du Congo, grève de Chuquicamata au Chili, hausse des coûts d’extraction de Grasberg en Indonésie).
  - Baisse de l’aluminium attribuée aux surcapacités en Chine et au repli de la demande du marché automobile chinois.
  - Chute du zinc à mesure que les perspectives de demande d’acier se détérioraient.
  - Baisse du cobalt due à un excès d’offre après la montée en puissance de la production en République démocratique du Congo.

### Perspectives et aléas
- Projections de l’indice des cours des métaux de base (FMI) :
  - Augmentation de 4,3 percent en 2019 (par rapport à sa moyenne de 2018).
  - Diminution de 6,2 percent en 2020.
- Principaux aléas à la baisse :
  - Longues négociations commerciales.
  - Nouveau ralentissement de l’activité industrielle mondiale.
- Principaux aléas à la hausse :
  - Perturbations de l’offre.
  - Application d’une réglementation de l’environnement plus rigoureuse dans les grands pays producteurs de métaux.

### Indice des cours des aliments — point sur la viande (contexte lié aux marchés de produits de base)
- L’indice des cours des aliments et des boissons a diminué de 1,3 percent entre février et août 2019.
- Indice de la viande : +13,2 percent (contribution importante à la variation de l’indice global des aliments).
- Variations notables :
  - Porc : +42,8 percent, après la propagation rapide de la fièvre porcine africaine en Chine et en Asie du Sud-Est, provoquant incertitudes sur les approvisionnements et un resserrement de l’offre mondial.
  - Bœuf : +8,3 percent.
  - Maïs : −3,6 percent entre février et août 2019 (après des retards d’ensemencement au Midwest en mai–juin puis un dépassement des anticipations en superficies ensemencées et rendements).
  - Soja : −5,9 percent net.
  - Cacao : −2,7 percent (conditions atmosphériques favorables en Afrique de l’Ouest en juillet–août).
  - Huile de palme : −2,6 percent (stocks attendus plus élevés et contraction possible de la demande mondiale en 2019–20).
- Projections des cours des denrées alimentaires (FMI) :
  - Baisse annuelle de 3,4 percent en 2019.
  - Hausse de 2,8 percent en 2020.
- Principaux aléas pour les prévisions alimentaires :
  - Conditions atmosphériques anormales récentes ; nouvelles perturbations constitueraient un aléa à la hausse.
  - Résolution du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine demeure la principale source de risque d’une hausse potentielle des cours.

### Métaux précieux — aperçu historique et rôle contemporain
- Propriétés et rôle historique :
  - Lustre, ductilité, rareté et stabilité chimique élevées confèrent aux métaux précieux (or, argent, platine, palladium) une valeur élevée et en ont fait des réserves de valeur historiques et des supports de monnayage.
  - Monnayage ancien : première pièce (électrum) vraisemblablement frappée en Lydie vers 600 av. J.-C.
  - Transition historique vers l’étalon-or au troisième quart du XIXe siècle.
  - Suspension de la convertibilité du dollar en or en 1971, aboutissant à l’effondrement du système monétaire lié à l’or et à une ère de fluctuations des cours de l’or.

- Héritage contemporain :
  - Avoirs officiels en or détenus principalement par des banques centrales et institutions internationales (FMI, Banque des règlements internationaux) représentent toujours une part importante du stock total de métaux précieux dans les réserves officielles et parfois dans la dette publique des pays.

### Production, répartition géographique et valeurs (moyenne triennale 2016–18)
- Production mondiale d’or (2018) :
  - Environ 3 260 tonnes métriques ; valeur d’environ 134 milliards de dollars.
  - Cinq premiers producteurs (Chine, Australie, Russie, États-Unis, Canada) représentent plus de 40 percent de la production.
  - Production mondiale d’argent, de palladium et de platine en 2018 : 13, 9 et 4 milliards de dollars, respectivement.
- Concentration par métal (moyenne triennale 2016–18, valeurs et parts mondiales) — extraits du tableau de production :
  - Or (valeur, part mondiale cumulée) :
    - Chine 13,1
    - Australie 9,3
    - Russie 8,5
    - Kazakhstan 8,4
    - États-Unis 7,4
    - Ghana 7,4
    - Pérou 6,2
    - Canada 6,2
    - Brésil 5,6
    - Papouasie-Nouvelle-Guinée 4,7
    - Afrique du Sud 4,5
    - Mexique 4,2
    - Autres pays 35,6
    - Monde 121,3 (valeur totale)
  - Argent (valeur, part mondiale cumulée) :
    - Mexique 3,1
    - Pérou 2,3
    - Chine 1,7
    - Chili 0,7
    - Russie 0,7
    - Pologne 0,7
    - Australie 0,7
    - Bolivie 0,7
    - Kazakhstan 0,6
    - Argentine 0,6
    - États-Unis 0,5
    - Autres pays 2,4
    - Monde 14,8 (valeur totale)
  - Palladium (valeur, part mondiale cumulée) :
    - Russie 2,2
    - Afrique du Sud 2,1
    - Canada 0,6
    - États-Unis 0,49
    - Zimbabwe 0,39
    - Autres pays 0,31
    - Monde 5,8 (valeur totale)
  - Platine (valeur, part mondiale cumulée) :
    - Afrique du Sud 3,97
    - Russie 0,78
    - Zimbabwe 0,48
    - Canada 0,39
    - États-Unis 0,19
    - Autres pays 0,21
    - Monde 5,6 (valeur totale)
- Concentration géographique marquée :
  - Deux premiers producteurs d’argent (Mexique, Pérou) représentent près de 40 percent de la production mondiale d’argent.
  - Russie et Afrique du Sud comptent pour les trois quarts de la production mondiale de palladium.
  - Afrique du Sud représente plus des deux tiers de la production mondiale de platine.

### Importance macroéconomique et élasticité offre/prix
- Pour plusieurs pays (notamment petits ou moyens à faible revenu : Burkina Faso, Ghana, Mali, Suriname), la production totale et les réserves de métaux précieux représentent une part non négligeable du PIB (exportations).
- Les variations des cours peuvent engendrer d’importants effets de revenu et de patrimoine dans un grand nombre de pays.
- Ratio extraction/cours dans le cas des métaux précieux relativement peu élastique : la flambée des cours au milieu de la première décennie 2000 illustre que les ratios de production ne suivent pas nécessairement les variations des cours.
- Pas de relation manifeste entre ratios production/cours pour l’argent et l’or au cours de la dernière décennie, ce qui suggère que l’offre relative a peu influencé les variations de cours récentes.

### Utilisations des métaux précieux
- Classification de la demande : industrie, joaillerie et bijouterie, investissement, achats officiels nets par les banques centrales et organisations internationales.
- Plus de la moitié de l’or récemment extrait est utilisé par le secteur de la joaillerie et de la bijouterie.

*Source : Fonds monétaire international, Octobre 2019.*

### 3. Production : part du PIB

### 3. Production : part du PIB

### Demande et utilisations des métaux précieux
- Les utilisations industrielles sont plus importantes pour le platine et, surtout, le palladium, qui entrent dans la fabrication des convertisseurs catalytiques dans l’industrie automobile.
- La joaillerie et la bijouterie ne comptent que pour 25 % de la demande (cas évoqué dans le texte).
- Les avoirs en or du secteur officiel sont élevés et représentent environ 30 % du stock mondial d’or.
- La vente d’or des banques centrales est limitée à 400 tonnes métriques par an.
- Le fonds négocié en bourse GLD détient 20 % du stock total (dispersé dans des entrepôts dans le monde) de ces fonds.
- Les débris (recyclage) représentent, dans le cas de l’or, près de la moitié de la production minière.

### Caractéristiques des cours et corrélations
- Forte corrélation entre les rendements des métaux précieux, surtout l’or, l’argent et le platine.
- Corrélations mensuelles (extrait) : relation entre l’or et l’argent = 0,72 ; relation entre le palladium et l’or = 0,33.
- À des fréquences plus espacées, les cours du palladium sont davantage liés à ceux des métaux industriels (comme le cuivre) qu’à ceux de l’or, mais la relation la plus robuste pour le palladium reste celle avec le platine.
- Les variations de la production industrielle mondiale ont peu d’incidence sur les cours des métaux précieux, même pour le palladium et le platine (voir régressions).

### Bêta d’inflation : mesures empiriques (Tableau 1.DS.4)
- Bêta d’inflation : moyennes mondiales (période 1978–2019, moyennes pondérées)
  - Horizon 1 mois : Or 0,42 ; Argent 0,48 ; Platine 0,44 ; Palladium 0,40
  - Horizon 6 mois : Or 0,77 ; Argent 0,81 ; Platine 0,77 ; Palladium 0,66
  - Horizon 12 mois : Or 0,90 ; Argent 0,89 ; Platine 0,82 ; Palladium 0,61
  - Horizon 5 ans : Or 1,05 ; Argent 1,05 ; Platine 0,89 ; Palladium 0,72
- Interprétation : les bêta d’inflation sont inférieurs à 1 à fréquence mensuelle mais se rapprochent de 1 à mesure que l’horizon s’allonge, surtout pour l’or et l’argent. L’adéquation des régressions demeure généralement faible et les bêta varient considérablement selon les pays.

### Déterminants des rendements mensuels : résultats de régression (Tableau 1.DS.5)
- Variables et coefficients estimés (rendements à un mois) — valeurs et statistiques t entre parenthèses ; R² pour chaque équation donné en bas du tableau.
  - (1) Or (échantillon 1980m1–2018m12) ; R² = 0,18
    - Production industrielle 0,095 (0,26)
    - Inflation non anticipée 2,583* (2,24)
    - Inflation anticipée : décalage 0,406 (0,86)
    - Cours du pétrole –0,001 (–0,74)
    - Bons du Trésor des États-Unis –17,210 (–1,87)
    - Bons du Trésor des États-Unis : décalage 12,330 (1,34)
    - Cours réel des métaux précieux : décalage –0,0163** (–3,31)
    - Taux de change –1,219*** (–6,93)
    - Instabilité de l’inflation 0,909* (2,34)
    - Constante 0,0293** (2,62)
  - (2) Argent (échantillon 1980m1–2018m12) ; R² = 0,15
    - Production industrielle –0,018 (–0,03)
    - Inflation non anticipée 2,690 (1,32)
    - Cours du pétrole 0,002 (1,14)
    - Bons du Trésor des États-Unis 5,885 (0,31)
    - Cours réel des métaux précieux : décalage –0,0341*** (–3,43)
    - Taux de change –1,437*** (–4,17)
    - Instabilité de l’inflation 2,373** (2,8)
    - Constante –0,0792** (–3,28)
  - (3) Platine (échantillon 1980m1–2018m12) ; R² = 0,21
    - Production industrielle 0,487 (0,94)
    - Inflation non anticipée 3,117* (2,41)
    - Cours du pétrole 0,002 (1,59)
    - Bons du Trésor des États-Unis 0,061 (0,01)
    - Cours réel des métaux précieux : décalage –0,0286** (–3,06)
    - Taux de change –1,456*** (–6,19)
    - Instabilité de l’inflation 0,821 (1,55)
    - Constante 0,0654** (3,22)
  - (4) Palladium (échantillon 1987m2–2018m12) ; R² = 0,15
    - Production industrielle 1,049 (1,43)
    - Inflation non anticipée 0,407 (0,22)
    - Inflation anticipée : décalage –2,235** (–3,29)
    - Cours du pétrole 0,00292* (2,01)
    - Bons du Trésor des États-Unis 60,04* (2,15)
    - Bons du Trésor des États-Unis : décalage –53,170 (–1,86)
    - Cours réel des métaux précieux : décalage –0,012 (–1,24)
    - Taux de change –0,561 (–1,68)
    - Instabilité de l’inflation 1,327 (1,62)
    - Constante 0,0456* (2,02)
  - (5) Cuivre (échantillon 1980m1–2018m12) ; R² = 0,26
    - Production industrielle 1,993*** (3,79)
    - Inflation non anticipée 1,297 (1,06)
    - Cours du pétrole 0,00371*** (3,98)
    - Bons du Trésor des États-Unis –5,640 (–0,74)
    - Cours réel des métaux précieux : décalage –0,013 (–1,69)
    - Taux de change –1,365*** (–4,99)
    - Instabilité de l’inflation 0,254 (0,57)
    - Constante 0,049 (1,85)
- Observations clés tirées des régressions :
  - Les rendements du cuivre sont fortement liés à la production industrielle : coefficient 1,993*** (3,79).
  - L’appréciation du dollar a un effet négatif important sur tous les métaux testés (coefficient du taux de change significatif pour or, argent, platine et cuivre).
  - Les cours réels passés ont un effet négatif et significatif pour l’or, l’argent et le platine (par ex. or : –0,0163** (–3,31) ; argent : –0,0341*** (–3,43)).
  - L’instabilité de l’inflation (écart-type mobile sur 36 mois) accroît en général les cours : hausse d’un écart-type des incertitudes inflationnistes entraîne une hausse mensuelle du cours de l’or de 0,8 % et de l’argent de 1,6 % (résumé mentionné dans le texte).

### Rôle comme protection contre l’inflation et valeur refuge
- Protection contre l’inflation :
  - Les bêta d’inflation mensuels sont généralement < 1 ; ils se rapprochent de 1 à des horizons plus longs, surtout pour l’or et l’argent.
  - Les métaux précieux (y compris l’or) ne constituent pas une protection fiable et robuste contre l’inflation, l’ajustement des régressions étant faible et les résultats variant selon les pays.
  - Les cours de l’or ont atteint des sommets en 1980 et en 2012, périodes marquées par des craintes d’inflation élevée.
  - Une régression alternative reliant les cours des métaux précieux à une mesure du risque d’inflation montre que l’aggravation d’un écart-type des incertitudes inflationnistes tend à augmenter le cours mensuel de l’or de 0,8 % et celui de l’argent de 1,6 %.
- Rôle de valeur refuge lors de fortes variations boursières (Tableau 1.DS.6) :
  - Rendements attribuables aux variations journalières les plus fortes de l’indice S&P 500 (variations en pourcentage, moyennes) — extraits :
    - Pour les 30 baisses les plus fortes du S&P 500 : S&P 500 –6,0 ; Or 0,6 ; Argent 0,2 ; Platine –0,5 ; Palladium –0,9 ; Dollar 0,3 ; Rendement à 10 ans –9,2 ; Métaux –2,7 ; Bitcoin –0,3 (écarts interquartiles fournis entre parenthèses).
    - Pour les 100 baisses les plus fortes : S&P 500 –4,2 ; Or 0,3 ; Argent 0,0 ; Platine –0,4 ; Palladium –0,9 ; Dollar 0,1 ; Rendement à 10 ans –7,5 ; Métaux –1,5 ; Bitcoin –1,4.
  - Interprétation : l’or et, dans une moindre mesure, l’argent montrent peu de corrélation négative avec les baisses boursières majeures et jouent un rôle de valeur refuge ; le platine et le palladium ne partagent pas ce rôle, et les cryptomonnaies (bitcoin) ne semblent pas être des valeurs refuges pendant les débâcles boursières.
  - Le dollar et les bons du Trésor sont également des instruments typiques de valeur refuge au cours de ces épisodes.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019 — extrait de la section « 3. Production : part du PIB »*

### Conclusions

### Conclusions

### Métaux précieux et cryptoactifs
- Les métaux précieux sont macroéconomiquement pertinents, surtout pour certains pays à faible revenu, et ont une utilité industrielle (platine et palladium, entre autres).
- L’activité mondiale n’influe que faiblement sur leur cours.
- L’or et l’argent peuvent être des valeurs refuges contre l’inflation, mais il convient de ne pas surévaluer cette fonction, surtout lorsque l’inflation fluctue peu.
- Étant donné le rôle historique des métaux précieux dans les systèmes monétaires et la stabilité du pouvoir d’achat, ils ont parfois bénéficié de la crainte d’un effondrement des grands régimes de monnaie à cours forcé, fonction plus manifeste pendant certaines (mais pas toutes) grandes crises économiques ou politiques, approximées par les variations des marchés boursiers.
- L’or a été considéré comme valeur sûre, à l’instar des bons du Trésor des États-Unis.
- Pour l’instant, les cryptoactifs ne semblent pas partager cette caractéristique de valeur refuge.

### Émissions mondiales de carbone : tendances récentes et facteurs
- Il est impérieux de réduire les émissions de carbone pour freiner le rythme du changement climatique.
- Les émissions mondiales de carbone n’ont pas varié entre 2014 et 2016, puis ont rebondi en 2017 et en 2018.
- La Chine a été le principal moteur de la croissance des émissions depuis le début du siècle, mais ce rôle a diminué ces dernières années avec l’accélération des réformes économiques.
- L’Inde et d’autres pays émergents comblent partiellement l’écart.
- En 2018, les émissions ont reculé dans tous les pays du Groupe des Sept, exception faite des États-Unis, où elles ont augmenté en raison d’une reprise de la production industrielle et de mauvaises conditions atmosphériques.
- La contribution de la croissance des revenus à la croissance des émissions est plus importante en moyenne et plus cyclique que celle de la croissance démographique.
- L’intensité énergétique a constamment aidé à réduire la progression des émissions, mais, en 2018, sa contribution a été plus faible, probablement à cause d’une reprise cyclique de la production industrielle mondiale.
- En 2018, la décarbonisation a été le facteur d’atténuation le plus important : les énergies éoliennes et solaires et le gaz naturel ont lentement remplacé le charbon comme source privilégiée d’énergie dans tous les secteurs de l’électricité des principaux pays émetteurs.

### Décomposition des émissions (formule de Kaya)
- Il est possible de décomposer les émissions totales E comme le produit de l’intensité carbone c (émissions de carbone par unité d’énergie), de l’intensité énergétique e (énergie par unité de PIB), du PIB par habitant y et de la population P (Kaya et Yokobori, 1997) :
  - E = c * e * y * P.

### Analyse et politiques recommandées
- Réduire les émissions de carbone est impératif pour ralentir le changement climatique.
- Les tendances récentes montrent que la décarbonisation des sources d’électricité (éolien, solaire, gaz naturel remplaçant le charbon) joue un rôle central dans l’atténuation des émissions.
- Les politiques nationales devraient soutenir la transition vers des sources d’énergie moins carbonées pour maintenir et amplifier la contribution de la décarbonisation.
- La surveillance des évolutions sectorielles (production industrielle, conditions atmosphériques) est importante pour comprendre variations annuelles et ajuster les politiques climatiques en conséquence.

### Disparités régionales infranationales dans les pays avancés
- Les disparités régionales en matière de production réelle, d’emploi et de productivité se sont creusées depuis la fin des années 80 dans le pays avancé moyen, dues à la concentration économique dans certaines régions et à la stagnation d’autres.
- Les régions à la traîne présentent, en moyenne :
  - de moins bons résultats en matière de santé,
  - une productivité du travail plus faible,
  - une proportion plus forte d’emplois dans l’agriculture et dans l’industrie,
  - un ajustement plus lent après chocs négatifs (effets plus durables).
- Les chocs commerciaux, notamment l’intensification de la concurrence des importations, ne semblent pas expliquer les écarts de performance du marché du travail entre régions à la traîne et autres, en moyenne.
- Les chocs technologiques (baisse du coût relatif des machines et des équipements) entraînent une hausse du chômage dans les régions les plus vulnérables à l’automatisation; les régions à la traîne sont particulièrement touchées.
- Les politiques nationales recommandées :
  - réduire les distorsions,
  - encourager l’ouverture et la flexibilité des marchés,
  - fournir un robuste filet de sécurité sociale pour faciliter les ajustements régionaux aux chocs négatifs et atténuer la hausse du chômage.
- Les politiques localisées ciblant les régions à la traîne peuvent être utiles, mais doivent être soigneusement conçues pour faciliter l’ajustement plutôt que l’entraver.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### Introduction

### Introduction

### Tendances principales des disparités régionales
- Les disparités d’activité économique entre les régions infranationales du pays avancé moyen se sont creusées progressivement depuis la fin des années 80, effaçant en partie le net recul enregistré au cours des trente années précédentes.
- Le PIB réel par habitant de la région du pays avancé se situant au 90e centile est aujourd’hui, en moyenne, supérieur de 70% à celui de la région du 10e centile.
- Dans les pays émergents, les disparités régionales moyennes tendent à diminuer depuis 2010, après avoir augmenté à partir du début de la première décennie 2000.
- En moyenne, les disparités régionales dans les pays émergents restent environ deux fois plus élevées que dans les pays avancés.

### Convergence régionale et vitesses d’ajustement
- Le rythme moyen de convergence régionale a ralenti à moins de 0,5% par an dans les pays avancés.
- Le rythme moyen de convergence régionale s’est accéléré et dépasse 1% dans les pays émergents.
- Le graphique 2.1 illustre l’évolution des disparités (Ratio 90/10 moyen du PIB réel régional par habitant) et du rythme moyen de convergence régionale (pourcentage) pour différentes périodes et groupes de pays.

### Implications socio-politiques et thème de recherche
- Le ralentissement de la convergence régionale et le creusement des divergences dans certains pays avancés, ainsi que l’évolution des marchés du travail et de la productivité à l’échelle régionale, suscitent beaucoup d’intérêt.
- Des données montrent que des performances régionales médiocres nourrissent le mécontentement et la polarisation politique, érodent la confiance sociale et menacent la cohésion nationale.
- Un thème récurrent des travaux de recherche récents est le rôle essentiel des conditions locales dans les chances de chacun et la mobilité sociale — autrement dit, le caractère potentiellement fondamental du lieu.

### Notes sur la définition et la mesure
- Sauf indication contraire, les régions infranationales sont les régions TL2 définies par l’OCDE (2018). Ce sont généralement les unités administratives de premier niveau d’un pays (par ex. États américains, Länder allemands).
- Le PIB réel par habitant régional infranational est corrigé des parités de pouvoir d’achat (PPA) pour la comparabilité entre pays, mais il n’est pas corrigé des écarts de prix entre les régions d’un même pays.
- L’encadré 2.1 examine certains problèmes liés à la mesure du PIB réel par habitant régional et son lien avec la qualité de vie.
- D’autres agrégats géographiques (métropoles, zones à résolution plus fine ou autres classifications administratives) pourraient amener à des constats différents.

### Auteurs et contributions
- Auteurs du chapitre : John Bluedorn (auteur principal), Zsóka Kóczán (auteur principal), Weicheng Lian, Natalija Novta et Yannick Timmer.
- Soutien reçu de : Christopher Johns, Evgenia Pugacheva, Adrian Robles Villamil et Yuan Zeng.
- Échanges avec : Philip Engler, Antonio Spilimbergo et Jiaxiong Yao.
- Commentaires des participants à un séminaire interne.

*Source : Introduction (textf - Introduction), Extrait du chapitre « PLUS PRÈS OU PLUS LOIN ? DISPARITÉS ET AJUSTEMENTS RÉGIONAUX DANS LES PAYS AVANCÉS », Fonds monétaire international | Octobre 2019.*

### 3. Pays émergents4. Pays émergents

### 3. Pays émergents4. Pays émergents

### Aperçu et cadre d’analyse
- Sujet : disparités régionales et ajustement des marchés du travail dans les pays avancés, en particulier caractéristiques et dynamique des régions à la traîne depuis 2000.
- Définitions et données :
  - Ratio 90/10 régional : PIB réel par habitant de la région du 90e centile sur celui de la région du 10e centile.
  - Régions à la traîne : régions dont le PIB réel par habitant en 2000 était inférieur à la médiane nationale et dont la croissance moyenne a été inférieure à la moyenne nationale sur la période 2000–16.
  - Période d’analyse : essentiellement depuis 2000 (données régionales internationales disponibles).
  - Unités régionales : unités administratives de premier niveau (hétérogénéité de taille mentionnée).

### Principaux constats (synthèse)
- Amplitude des disparités régionales :
  - Le ratio 90/10 du PIB réel par habitant régional varie d’environ 1,3 à plus de 3 selon les pays avancés.
- Sources des disparités :
  - Les écarts régionaux de productivité du travail s’expliquent principalement par des écarts intrinsèques de productivité sectorielle entre régions.
  - Pour les régions à la traîne, la répartition sectorielle de l’emploi (plus d’agriculture et d’industrie, moins de services) joue un rôle plus important que pour les autres régions.
  - Entre le début de la première décennie 2000 et le milieu des années 2010, un tiers du creusement de l’écart global de productivité du travail entre régions à la traîne et autres s’explique par une relative inefficacité de l’ajustement sectoriel des marchés du travail ; le reste est imputé aux écarts croissants de productivité entre secteurs.
- Emploi et démographie :
  - Les régions à la traîne présentent systématiquement une productivité du travail tous secteurs confondus plus faible.
  - Profil démographique : pourcentage de population dans la force de l’âge (25–54 ans) nettement plus faible et population plus jeune (moins de 25 ans) plus élevée dans les régions à la traîne ; taux de chômage global et taux d’inactivité des jeunes plus élevés.
- Marché du travail et bien‑être :
  - Les régions à la traîne obtiennent de moins bons résultats sur la santé, le capital humain et les résultats du marché du travail.
  - Le chômage à long terme régional tend à être plus élevé lorsque l’activité économique par personne est plus faible.
- Inégalités nationales :
  - Dans le sous‑ensemble de pays avancés pour lesquels une décomposition est possible depuis 2008, la composante régionale des inégalités de revenu disponible des ménages varie de moins de 1 % en Autriche à environ 15 % en Italie.
  - Conclusion : pour la plupart des pays avancés, réduire les écarts régionaux de revenu disponible moyen aurait des effets modérés sur les inégalités nationales, avec des exceptions importantes (ex. Italie).

### Réactions aux chocs commerciaux et technologiques
- Chocs commerciaux (concurrence des importations, gains de productivité en Chine) :
  - L’intensification de la concurrence des importations n’a pas d’effet sensible sur le chômage régional ; le taux d’activité diminue à court terme mais l’effet s’atténue rapidement.
  - Les effets dans les régions à la traîne ne diffèrent pas nettement de ceux observés dans les autres régions après de tels chocs.
- Chocs technologiques et automatisation :
  - Les régions plus vulnérables à l’automatisation réagissent différemment aux variations des prix des biens d’équipement : baisse des prix des machines et équipements → hausses du chômage et baisses du taux d’activité plus persistantes dans les régions les plus vulnérables.
  - La hausse du chômage est même plus marquée dans les régions à la traîne les plus vulnérables.
  - La migration sortante dans les régions à la traîne les plus vulnérables semble chuter, suggérant une moindre mobilité comme canal d’ajustement aux chocs technologiques.

### Rôle des politiques nationales et des structures de marché
- Politiques du travail et protection de l’emploi :
  - Une réglementation moins stricte en matière de protection de l’emploi et des indemnités de chômage moins généreuses sont associées à des effets plus atténués des chocs commerciaux et technologiques sur le chômage.
- Politiques d’ouverture et flexibilité des marchés de produits :
  - Ces politiques sont associées à une moindre variabilité de l’efficience de la répartition du capital des entreprises et à de moindres disparités régionales.
- Interprétation des estimations : les effets estimés des politiques nationales sur l’ajustement régional sont associatifs, non interprétés strictement comme causaux.

### Implications pour l’action publique et limites
- Implications :
  - Améliorer l’ajustement sectoriel des marchés du travail et favoriser l’ouverture et la flexibilité des marchés peut contribuer à réduire les disparités régionales et améliorer l’ajustement aux chocs.
  - Les politiques locales et nationalement coordonnées peuvent avoir des rôles complémentaires, notamment pour améliorer la mobilité de la main‑d’œuvre et la reallocation du capital.
- Limites de l’analyse :
  - Période limitée (depuis 2000) ; l’analyse n’aborde pas la dynamique régionale à plus long terme.
  - Hétérogénéité des unités régionales (p. ex. Texas vs Rhode Island) ; niveaux d’agrégation différents pourraient produire d’autres constats.
  - Résultats testés en robustesse (exclusion de régions à forte intensité de capital ou riches en ressources naturelles) : faits stylisés et résultats restent les mêmes.
  - Les politiques nationales peuvent être sensibles à de nombreuses variables non observées ; prudence sur l’interprétation causale.

*Source : Chapitre extrait du PDF "textf - 3. Pays émergents4. Pays émergents", Fonds monétaire international, Octobre 2019.*

### introduction

### introduction

### Contexte théorique et cadre analytique
- Les régions infranationales s’inscrivent généralement dans une même structure politique et économique nationale, soumises à des politiques nationales communes, à la libre-circulation des biens et des services et sans obstacle juridique aux mouvements des capitaux et de la main-d’œuvre à l’intérieur du pays.
- Sur des marchés parfaitement concurrentiels et sans frictions, capitaux et main-d’œuvre circuleraient pour niveler les rendements marginaux du capital et du travail à l’échelle d’un pays, même si les écarts de productivité totale des facteurs entre régions persistaient.
- Les marchés peuvent être imparfaits ou frictifs, limitant la mobilité de la main-d’œuvre (parfois cantonnée aux travailleurs très qualifiés) et augmentant la persistance du chômage régional après des chocs négatifs.
- Les économies d’agglomération et les externalités du capital humain peuvent amplifier la concentration de l’activité et la productivité, avec des implications de politique ambiguës : aider les régions à la traîne à créer un cercle vertueux peut, dans certains cas, améliorer le bien-être social global plutôt que favoriser des transferts de population vers les régions motrices.

### Mesure et décomposition de l’inégalité de revenu
- Mesure utilisée : revenu disponible équivalent des ménages (revenu des ménages après impôts et transferts transformé pour tenir compte des différences de taille des ménages), par pays, dernière année disponible après 2008.
- Indice global indiqué : indice d’entropie généralisée (indice de Theil / indice d’inégalité MLD « mean log deviation »). L’indice est décomposé en :
  - élément interrégional = inégalité imputable aux écarts de revenus moyens entre régions;
  - élément intrarégional = inégalité imputable aux écarts de revenu entre ménages à l’intérieur des régions, après correction des écarts de revenus régionaux moyens.
- Constations quantitatives :
  - La composante régionale de l’inégalité de revenu dans la plupart des pays avancés est assez faible, ne représentant que 5 % environ de l’inégalité totale du pays en moyenne.
- Le graphique compare également l’indice de Gini de l’inégalité de revenu (mesure non décomposable) pour faciliter la comparaison.

### Tendances des disparités régionales de PIB réel par habitant
- L’ampleur des disparités régionales est très variable d’un pays avancé à l’autre (graphique 2.6).
- Exemples chiffrés et caractéristiques :
  - Japon : le PIB réel par habitant de la région du 90e centile est supérieur de 30 % à celui de la région du 10e centile.
  - France : ratio 90/10 similaire au Japon, mais avec une région plus performante remarquable (centre Paris) où le PIB réel par habitant est à peu près deux fois plus élevé que celui de la région médiane.
  - États-Unis : ratio 90/10 à peu près moyen pour les pays avancés, mais plus grande dispersion des queues de la distribution — district of Columbia > trois fois la région médiane; Mississippi ~ inférieur d’environ un tiers à la médiane.
  - Canada et Italie : ratios 90/10 proches de 2.
- Données et échantillon :
  - Les régions sous-jacentes sont les entités territoriales de niveau 2 de l’OCDE.
  - L’échantillon comprend 22 pays avancés (tous comptant au moins quatre régions).
  - Période et normalisation : C10 (C50, C90) indique le 10e (50e, 90e) centile de la distribution du PIB réel régional par habitant (ajusté aux PPA) à l’intérieur du pays; les médianes régionales (C50) par pays sont normalisées à 100, les autres centiles et les valeurs maximum et minimum étant indiqués par rapport à la médiane par pays.

### Productivité du travail et décomposition shift-share
- La productivité du travail régionale (production par travailleur) est étroitement liée au PIB réel régional par habitant.
- Analyse shift-share (période 2003–14, échantillon de 18 pays avancés ayant au moins cinq régions au niveau territorial 2 de l’OCDE) décompose la variance régionale en :
  - écarts de productivité sectorielle à l’échelle régionale;
  - répartition sectorielle de l’emploi;
  - affectation du capital;
  - un terme de covariance (somme des covariances des trois composantes).
- Résultat principal de l’analyse shift-share :
  - Pour la plupart des pays avancés, les écarts régionaux de productivité du travail semblent essentiellement dus aux écarts sectoriels de productivité du travail entre les régions plutôt qu’à la répartition sectorielle de l’emploi.
  - Exceptions notables (où d’autres composantes expliquent une part plus importante des écarts régionaux) : Corée, Grèce, Italie, Portugal.
- Interprétation pour les régions à la traîne :
  - Environ 20 % des régions des pays avancés sont classées comme à la traîne.
  - La répartition sectorielle de l’emploi a eu une plus grande influence sur les écarts régionaux pour les régions à la traîne que pour les autres, suggérant que la réallocation sectorielle de l’emploi opérée par les marchés du travail pourrait être moins efficace dans les régions à la traîne.

### Caractéristiques des régions à la traîne et écarts de productivité sectorielle
- Les régions à la traîne présentent une productivité du travail, tous secteurs confondus, nettement plus faible que les autres régions :
  - écart d’environ -5 % dans les services publics;
  - écart d’environ -15 % dans l’industrie manufacturière;
  - écarts notables également dans les services financiers et professionnels.
- Facteurs possibles expliquant la moindre productivité :
  - capital humain plus faible;
  - répartition sectorielle du travail moins efficiente;
  - moindre qualité des compléments du travail, comme l’infrastructure de connexion.
- Études et références citées dans le texte (conservées telles quelles) :
  - Cadre explicatif du développement : Caselli (2005); Hsieh et Klenow (2010).
  - Importance du capital humain : Acemoglu et Dell (2010); Gennaioli et al. (2013, 2014).
  - Mobilité et ouverture aux échanges : Lessmann et Seidel (2017).
  - Effets des restrictions d’aménagement du territoire sur la croissance de la production : Hsieh et Moretti (2019) — restrictions ayant abaissé d’un tiers la croissance de la production globale aux États-Unis entre les années 60 et la première décennie 2000.
  - Contestation sur le rôle des écarts de prix du logement : Rodríguez-Pose et Storper (2019).
  - Gouvernance régionale et performance : Rodríguez-Pose et Ketterer (à paraître).
  - Effets de l’infrastructure de connexion sur le développement : Allen et Arkolakis (2014); Donaldson et Hornbeck (2016).

*Fonds monétaire international | Octobre 2019*

### 2. Part de l’emploi

### 2. Part de l’emploi

### Principaux constats
- Les régions à la traîne sont définies comme celles dont le PIB réel par habitant était inférieur à la médiane régionale du pays en 2000 et dont la croissance moyenne a été inférieure à la moyenne nationale sur la période 2000–16.
- Les barres pleines dans les estimations indiquent des valeurs statistiquement significatives au niveau de 10 %, les barres creuses ne le sont pas.
- L’écart global de productivité entre les régions à la traîne et les autres s’est accentué entre 2002 et 2014.
- Environ un tiers de cet écart supplémentaire est attribué à une mauvaise répartition de la main-d’œuvre entre les secteurs; le reste provient d’un creusement des écarts de productivité sectorielle.

### Productivité sectorielle et répartition de l’emploi
- Les régions à la traîne ont généralement :
  - une productivité sectorielle du travail plus faible;
  - une part plus élevée d’emplois dans l’agriculture et l’industrie;
  - une part plus faible des emplois dans les services, y compris les services à forte productivité (finance et assurance; technologies de l’information et communications; immobilier).
- Plage 1 (graphique 2.8) : écart estimatif de productivité du travail sectorielle entre régions à la traîne et autres régions.
- Plage 2 (graphique 2.8) : écart estimé dans les parts sectorielles de l’emploi entre régions à la traîne et autres régions.

### Scénario contrefactuel et rôle de la répartition sectorielle
- Dans les pays avancés, la productivité du travail moyenne des régions à la traîne en pourcentage de celle des autres régions a reculé d’environ 5 % entre 2002 et 2014.
- Dans le scénario contrefactuel où les parts sectorielles de l’emploi restent à leur niveau de 2002 (mais où les productivités sectorielles évoluent comme observé), le ratio aurait diminué aussi mais "d’environ un tiers de moins".
- Conclusion : l’évolution de l’allocation sectorielle de l’emploi a accentué, plutôt qu’atténué, le déclin relatif de la productivité globale du travail pour les régions à la traîne.

### Effets des chocs sur la demande locale de main-d’œuvre (commerce et technologies)
- Deux types de chocs régionaux étudiés :
  - intensification de la concurrence des importations sur les marchés extérieurs associée à la croissance de la productivité en Chine;
  - chocs liés à l’automatisation, basés sur la vulnérabilité d’une région à l’automatisation et les coûts des machines et des équipements.
- Chocs de concurrence des importations :
  - Tendance moyenne : accroissement du chômage à court terme dans les régions exposées; l’effet tend à réduire le taux d’activité après un an mais s’atténue rapidement.
  - L’écart entre régions à la traîne et autres régions est faible; les régions à la traîne ne réagissent pas très différemment des autres dans l’échantillon moyen de pays avancés.
- Chocs d’automatisation :
  - Peu de signes d’un effet d’impact initial, mais le taux de chômage dans les régions les plus vulnérables s’élève régulièrement au cours des quatre années suivantes.
  - Les régions à la traîne les plus vulnérables à l’automatisation enregistrent une augmentation du chômage encore plus forte et statistiquement très différente de celle des autres régions.
  - Les flux migratoires bruts montrent peu de modification à court terme, indiquant une faible mobilité régionale de la main-d’œuvre après des chocs d’automatisation.
  - Pour les régions à la traîne les plus exposées, la migration sortante chute de manière persistante et statistiquement significative après un choc d’automatisation.

### Politiques nationales du marché du travail et ajustement régional
- Deux politiques nationales examinées : la rigueur de la protection de l’emploi (indice de législation de protection de l’emploi, LPE) et la générosité des régimes d’assurance-chômage (IC = taux brut de remplacement des indemnités de chômage).
- Une protection nationale de l’emploi plus rigoureuse est associée à des effets plus sensibles des chocs de concurrence des importations et d’automatisation sur le chômage régional.
- Des indemnités de chômage plus élevées (IC élevées) sont associées à une hausse du chômage à court terme après un choc d’automatisation; la différence s’efface à plus long terme.
- Les réactions aux chocs de concurrence des importations varient peu selon la générosité des régimes d’assurance-chômage.
- Conclusion : les politiques nationales qui favorisent une plus grande flexibilité des marchés du travail peuvent faciliter l’ajustement et la réallocation sur les marchés du travail régionaux et améliorer leur résilience aux chocs.

### Mobilité de la main-d’œuvre et allocation des facteurs
- L’ajustement régional dépend de l’efficacité de la réallocation des facteurs (capital et main-d’œuvre) entre secteurs, entreprises et territoires.
- Les régions où la mobilité des travailleurs est faible (flux migratoires bruts plus faibles) subissent des hausses de chômage plus persistantes après des fermetures d’usines ou des chocs technologiques.
- Les constats représentent des effets moyens au sein de l’échantillon de pays avancés; des variations pays par pays peuvent exister.

*Source : estimations et analyses des services du Fonds monétaire international (PEM : RalEntissEMEnt dE l’activité ManuFactuRièRE Et augMEntation dEs obstaclEs au coMMERcE), données régionales de l’OCDE.*

### 1. Choc de concurrence des importations

### 1. Choc de concurrence des importations

### Mécanismes de réallocation de la main-d’œuvre et disparités régionales
- Les régions à la traîne ont en moyenne des flux migratoires bruts inférieurs (dans les deux sens) à ceux des autres régions, ce qui suggère que leurs mécanismes de réallocation de la main-d’œuvre sont moins puissants.
- Les régions à la traîne présentent des caractéristiques associées à des migrations plus faibles : le chômage tend à être plus élevé et le niveau d’instruction et de qualification plus faible.
- Période d’analyse mentionnée : 2000–16.
- Définition des régions à la traîne : celles dont le PIB réel par habitant était inférieur à la médiane régionale du pays en 2000 et dont la croissance moyenne a été inférieure à la moyenne nationale sur la période 2000–16.
- Renvois méthodologiques : voir l’annexe 2.5 en ligne (incidence de la concurrence des importations provenant de la Chine et les chocs d’automatisation) et l’annexe 2.6 en ligne (construction de la mesure d’efficience). Les notes indiquent aussi la terminologie : le ratio de l’écart-type sur la moyenne de la distribution est également appelé coefficient de variation.

### Caractéristiques des migrants régionaux (observations empiriques)
- Les travailleurs les plus instruits (enseignement secondaire ou supérieur) sont plus enclins à se déplacer à l’intérieur d’un pays.
- Les travailleurs qui ont un emploi sont plus enclins à se déplacer à l’intérieur d’un pays.
- Mesures d’éducation utilisées dans les graphiques :
  - Jusqu’au 1er cycle du secondaire : moins de 9 ans d’études
  - 2e cycle du secondaire : entre 9 et 12 ans d’études
  - Enseignement supérieur : plus de 12 ans d’études

### Efficience de l’affectation du capital et disparités régionales
- L’efficience de l’affectation des ressources est mesurée au niveau des entreprises par la réactivité de leurs investissements (croissance du capital) au produit marginal du capital, après prise en compte d’une série de différences région–secteur–pays–année.
- Les estimations au niveau des entreprises sont agrégées par région, pays, secteur et année pour construire la distribution entre régions.
- Une plus grande variabilité de l’efficience de l’affectation des ressources des entreprises d’une région à l’autre d’un pays — représentée par le ratio de l’écart-type sur l’efficience moyenne de l’affectation par pays–secteur–année — est corrélée à de plus fortes disparités régionales de l’activité économique.
- En substance, l’écart de performance entre les régions tend à se creuser en présence de fortes disparités régionales dans la réactivité des entreprises aux rendements marginaux du capital.

### Graphique 2.13 — points saillants (libellés et axes reproduits tels qu’affichés)
- Axe et graduations présentés dans le document : 
  - "–0,8  –0,4  0,0  0,4  0,8  1,2"
  - "–0,4  –0,2  0,0  0,2  0,4  0,6  0,8"
  - "–2,0  –1,5  –1,0  –0,5  0,0  0,5  1,0  1,5  2,0"
  - "0123401234" (répété)
  - "0,00,51,01,52,0" (présenté pour une série)
  - "0 2 4 6 8 10 12 14 16" (échelle pour part de population se déplaçant)
- Libellés observés :
  - "Taux de chômage" (répété)
  - "Taux d’activité" (répété)
  - "Migration sortante (jeunes)"
  - "Migration entrante (jeunes)"
  - "Migration sortante"
  - "Migration entrante"
  - Légende comparative : "Autres régions" / "Région à la traîne"
- Interprétation textuelle fournie avec le graphique : "Les flux migratoires bruts tendent à être plus faibles dans les régions à la traîne. Les travailleurs les plus instruits et ceux qui ont un emploi sont plus enclins à migrer à l’intérieur d’un pays."

*Source : texte extrait de "PEM : RalEntissEMEnt dE l’activité ManuFactuRièRE Et augMEntation dEs obstaclEs au coMMERcE", Fonds monétaire international | Octobre 2019.*

### 3. Part de la population se déplaçant à l’intérieur d’un pays en fonction

### 3. Part de la population se déplaçant à l’intérieur d’un pays en fonction de la situation au regard de l’emploi de l’année précédente (pourcentage)

### Disparités régionales et efficience de l’affectation du capital
- Les politiques nationales favorisant la flexibilité et l’ouverture des marchés de produits sont associées à une moindre variabilité de l’efficience de l’affectation des ressources des entreprises d’une région à l’autre.
- Indicateurs associés à une moindre variabilité régionale de l’efficience de l’affectation du capital :
  - Réglementation peu stricte des marchés de produits.
  - Ouverture aux échanges.
  - Facilité de la création d’entreprise.
- Résultat chiffré provenant des régressions :
  - Les barres du graphique représentent la variation moyenne du coefficient de variation de l’efficience régionale de l’affectation du capital, calculée par pays–secteur–année, associée à une variation d’un écart-type de la variable de politique structurelle indiquée.
  - Tous les effets indiqués sont statistiquement significatifs au niveau de 10 %.
  - La régression neutralise les effets fixes pays–secteurs et secteurs–années ; les erreurs-types sont regroupées par pays–année.

### Résumé et implications pour l’action publique
- Les disparités régionales varient fortement d’un pays à l’autre et sont étroitement associées à :
  - Des écarts dans la composition sectorielle de l’emploi.
  - Des niveaux de productivité sectorielle.
- Caractéristiques des régions à la traîne :
  - Productivité du travail plus faible, tous secteurs confondus.
  - Concentre davantage les emplois dans l’agriculture et l’industrie que dans les services (notamment les services à forte croissance de la productivité, comme les technologies de l’information et les communications).
  - Population de travailleurs dans la force de l’âge moins nombreuse que dans les autres régions.
- Ajustement régional :
  - L’ajustement aux chocs négatifs sur la demande de main-d’œuvre prend généralement du temps et s’accompagne d’un chômage plus élevé.
  - Les régions à la traîne ne semblent pas plus exposées aux chocs, mais subissent davantage certains chocs (notamment liés aux changements technologiques), suggérant des mécanismes d’ajustement moins fluides.
- Politiques recommandées :
  - Renforcer le capital humain : améliorer opportunités d’enseignement et de formation et la qualité de l’offre.
  - Politiques actives du marché du travail pour créer de l’emploi, recycler les personnes déplacées et trouver de nouveaux emplois appropriés pour les sans-emploi.
    - Conception déterminante : adaptées aux défaillances du marché du travail propres au contexte régional, évaluées et améliorées régulièrement (référence : Card, Kluve et Weber, 2018).
  - Calibrage de la réglementation en matière de protection de l’emploi et des régimes d’assurance-chômage pour faciliter l’ajustement régional des marchés du travail et atténuer les effets des chocs négatifs sur le chômage.
  - Accompagner la flexibilité par des efforts volontaristes de requalification professionnelle et d’autres formes d’aide à l’emploi (référence : Aiyar et al., 2019).
  - Marchés de produits plus ouverts (moins de barrières à l’entrée, plus d’échanges) associés à une moindre variabilité de l’efficience d’affectation du capital et à de moindres disparités régionales.
  - Politiques budgétaires et investissements localisés peuvent aider les régions à la traîne si le besoin est concentré géographiquement et si le ciblage individuel a été moins efficace.
  - Décentralisation budgétaire plus forte peut contribuer à réduire les disparités régionales (références : Lessmann, 2009; Kappeler et al., 2013; Blöchliger, Bartolini et Stossberg, 2016).
  - Conception soignée des politiques localisées pour encourager l’ajustement bénéfique et éviter d’entraver les régions moteurs (références : Barca et al., 2012; Pike et al., 2017; Rodríguez‑Pose, 2018).

### Mesurer l’activité économique et la qualité de vie dans les régions infranationales
- Usage du PIB réel par habitant :
  - Malgré ses insuffisances, le PIB réel par habitant reste central pour les analyses et comparaisons internationales.
  - Problèmes pour comparaisons régionales : écarts régionaux de prix/coût de la vie et effets de la redistribution budgétaire et des flux de revenus entrants et sortants.
- Ajustements des prix régionaux :
  - Gennaioli et al. (2014) et Gbohoui, Lam et Lledo (2019) utilisent les écarts du coût du logement pour représenter le coût de la vie.
  - Après ajustements des prix, les disparités régionales restent substantielles : le ratio interquartile moyen passe de 1,34 à 1,26 selon l’étude citée.
- Revenu disponible régional :
  - Le revenu disponible par habitant (revenu du travail + revenu des investissements après impôt et transferts) rend mieux compte du revenu individuel pour consommation et investissement.
  - Pour les pays où il est disponible, les écarts régionaux du revenu disponible sont plus faibles que ceux mesurés par le PIB réel par habitant, mais peuvent rester élevés (exemple : régions des États-Unis avec revenu disponible par habitant supérieur de plus de 50 % à la moyenne nationale).
- Conclusion méthodologique :
  - Le PIB réel par habitant régional reste la meilleure mesure pour évaluer l’ampleur et l’évolution des écarts d’activité économique entre régions, compte tenu de sa disponibilité.
  - L’analyse du chapitre se concentre davantage sur les résultats et l’ajustement des marchés du travail régionaux en tant qu’indicateur clé du bien-être lié à l’emploi.

### Changements climatiques et disparités régionales infranationales
- Synthèse des conclusions :
  - Les changements climatiques pourraient accentuer les disparités régionales d’ici la fin du XXIe siècle dans de nombreux pays avancés.
  - Raisons : agriculture et industrie sont probablement affectées négativement par les hausses de température ; les régions à la traîne sont souvent spécialisées dans ces secteurs.
- Effet non linéaire de la température :
  - Dans régions très froides, le réchauffement peut avoir des effets positifs ; au-delà d’un niveau optimal, l’augmentation de la température nuit à la production et à la productivité du travail.
  - Température optimale estimée (sur la base des estimations) :
    - Services : voisine de 14 °C.
    - Industrie : voisine de 5 °C.
    - Agriculture : voisine de 9 °C.
- Exemples chiffrés :
  - Pour une région à la traîne médiane avec température annuelle moyenne de 12 °C, une hausse de 1 °C réduirait la productivité du travail dans l’agriculture et l’industrie et n’aurait aucun effet sur les services.
  - Pour une région non à la traîne médiane à 10,5 °C, une hausse de 1 °C accroîtrait la productivité des services, abaisserait celle de l’industrie et n’aurait aucun effet significatif dans l’agriculture.
- Scénarios et projections :
  - Scénario RCP 8.5 (non atténué) : la productivité du travail dans les régions à la traîne pourrait chuter d’environ 2 à 3 points de pourcentage en Espagne, aux États‑Unis et en Italie d’ici 2100.
  - Scénario RCP 4.5 (émissions culminent vers 2050) : déclin moindre, d’environ 1,5 point de pourcentage.
- Effets historiques et probabilistes :
  - Une hausse de 1 °C de la température annuelle moyenne accroît la probabilité d’être à la traîne d’environ 2 points de pourcentage, soit d’environ 10 % par rapport à la probabilité de référence d’environ 20 %.
  - Hypothèse illustrative : un écart médian de 5,5 °C entre régions implique qu’une région devenue plus chaude aurait une probabilité plus forte de 11 points de pourcentage d’être à la traîne.
- Remarque finale :
  - Même des effets absolus apparemment faibles sont préoccupants en raison de la persistance du réchauffement et de la difficulté historique à en effacer les impacts.

### Effets des fermetures d’usines automobiles sur les marchés du travail régionaux
- Échantillon étudié :
  - Six pays avancés : Allemagne, Australie, Canada, États‑Unis, Italie, Royaume‑Uni.
  - Période couverte : 2000–16.
  - Nombre d’usines fermées dans l’échantillon : 30.
- Principales conclusions :
  - Les régions ayant connu des fermetures d’usines automobiles ont enregistré, en général, de plus fortes hausses du chômage après les fermetures que les régions comparables sans telles fermetures ; la différence est statistiquement significative.
  - Régression du taux de chômage régional sur une variable muette indiquant une fermeture d’usine (neutralisant PIB par habitant initial, densité de population, part de l’emploi dans l’industrie, ratio de dépendance) : effets significatifs et persistants.
  - Le taux de chômage dans les régions touchées augmente pendant trois ans après le choc, l’impact initial étant amplifié par des effets de contagion locale aux autres secteurs.
- Rôle de la migration :
  - Les effets persistants sur le chômage sont plus marqués dans les régions où les flux migratoires bruts sont faibles.
  - Dans les régions avec flux migratoires bruts élevés, les effets négatifs des fermetures ne sont pas statistiquement significatifs.
  - Interprétation : la migration sortante est un mécanisme d’ajustement essentiel ; une mobilité limitée peut bloquer l’ajustement et renforcer les disparités régionales.
- Implication de politique :
  - La mobilité du travail et des mécanismes facilitant la réallocation interrégionale sont cruciaux pour amortir les chocs locaux et limiter la persistance des hausses du chômage.

### Politiques localisées : repenser les politiques budgétaires pour résorber les inégalités intérieures
- Objectifs des politiques localisées :
  - Promouvoir l’équité régionale, la croissance inclusive, et protéger contre les chocs spécifiques aux régions.
- Exemples d’instruments et programmes (illustratifs dans le texte) :
  - Zones d’entreprises : incitations fiscales, réglementation rationalisée (ex. : « Empowerment Zones » aux États‑Unis).
  - Promotion des agglomérats : incitations fiscales, dépenses publiques de R‑D, subventions (ex. : Système local de production en France ; « High‑Tech‑Offensive » en Bavière).
  - Programmes de réinstallation : exonérations d’impôt, subventions/transferts (ex. : crédits d’impôt pour déménager pour un travail en Espagne; CanNor au Canada).
- Conditions d’efficacité :
  - Les politiques localisées peuvent renforcer la redistribution si :
    1) les bénéficiaires ciblés sont géographiquement concentrés ;
    2) les approches nationales sous conditions de ressources ont une couverture limitée ou sont difficiles à appliquer.
- Simulations issues d’enquêtes de revenu :
  - Une combinaison de ciblage spatial et de programmes traditionnels sous conditions de ressources pourrait améliorer de 7 à 10 % l’efficacité de la redistribution budgétaire (mesurée par la réduction des inégalités de revenu) sans surcoût budgétaire.
  - Détails par pays (amélioration due au ciblage spatial, en pourcentage) :
    - France : environ 7–8 %.
    - Royaume‑Uni : environ 7–8 %.
    - États‑Unis : environ 10 %.
  - Explication : les gains sont plus élevés aux États‑Unis car les ménages pauvres sont plus concentrés dans les régions à la traîne et la couverture des transferts conventionnels est moindre.
- Gouvernance et mise en œuvre :
  - Attribution des responsabilités au niveau administratif approprié (central vs infranational) doit tenir compte du cadre institutionnel (État unitaire vs fédéral), capacité à lever des recettes et à opérer des transferts.
  - Rôle de l’administration centrale : diriger conception et suivi pour internaliser externalités interrégionales.
  - Rôle des administrations infranationales : mise en œuvre, connaissance des besoins et préférences locaux.
- Précautions :
  - Politiques localisées doivent encourager convergence et réaffectation sectorielle, éviter de créer de nouveaux obstacles et traiter les préoccupations d’équité horizontale (traitement différencié des individus similaires selon la région).

*Source : Chapitre 2, "Plus près ou Plus loin ? Disparités et ajustements régionaux dans les pays avancés", Fonds monétaire international, Octobre 2019.*

### 2017. The Chartbook of Economic Inequality. Institute for New

### textf - 2017. The Chartbook of Economic Inequality. Institute for New

### Contexte et rythme des réformes
- Le rythme des réformes structurelles dans les pays émergents et les pays en développement a été soutenu dans les années 90, mais il s’est ralenti depuis le début de la première décennie des années 2000.
- Analyse fondée sur une nouvelle base de données sur les réformes structurelles couvrant des domaines tels que la gouvernance, le financement intérieur et extérieur, le commerce et les marchés du travail et de produits.

### Principales conclusions et projections
- Un mouvement de réforme dans les domaines cités pourrait se traduire par des gains de production considérables à moyen terme.
- Un programme de réforme ambitieux et complet pourrait multiplier par deux le rythme de convergence du pays émergent ou en développement moyen vers le niveau de vie des pays avancés, ce qui entraînerait une hausse annuelle du PIB d’environ 1 point de pourcentage pendant un certain temps.

### Effets temporels, coûts et hétérogénéité
- Il faut compter plusieurs années avant que les réformes ne portent leurs fruits.
- Certaines réformes (assouplissement de la réglementation visant à protéger l’emploi et libéralisation du financement intérieur) peuvent être plus coûteuses à court terme en période difficile.
- L’application de ces réformes se révèle efficace lorsque:
  - les conditions économiques sont favorables, et
  - elles sont mises en œuvre au début du mandat électoral des autorités.
- Les retombées des réformes sont également plus importantes lorsque:
  - la gouvernance et l’accès au crédit, deux facteurs déterminants de la croissance, sont solides, et
  - le caractère informel du marché du travail est plus marqué, car les réformes contribuent à son atténuation.

### Recommandations de politique
- Adapter minutieusement les réformes à la situation de chaque pays pour en maximiser les avantages.
- Prioriser le renforcement de la gouvernance et de l’accès au crédit afin d’accroître l’efficacité des réformes structurelles.
- Tenir compte des coûts à court terme de certaines réformes et viser leur mise en œuvre lorsque les conditions économiques sont plus favorables et au début des mandats politiques pour améliorer l’acceptabilité et l’impact.

*Source: textf - 2017. The Chartbook of Economic Inequality. Institute for New*

### Introduction

### Introduction

### Bilan de la convergence des niveaux de vie
- Les pays émergents et les pays en développement ont enregistré une bonne croissance ces deux dernières décennies, et le niveau de vie a dans l’ensemble convergé vers celui des pays avancés.
- Depuis la crise financière de 2008, l’écart de revenu par habitant (ajusté en fonction de la parité du pouvoir d’achat) entre les États-Unis et le pays émergent type (médian) a diminué d’environ 1,3 percent par an.
- Sur la même période, l’écart entre les États‑Unis et le pays en développement à faible revenu type a diminué d’environ 0,7 percent par an.
- À ces taux, il faudrait au pays émergent type plus de 50 ans, et au pays en développement à faible revenu type plus de 90 ans, pour combler la moitié de son écart actuel de niveau de vie.
- La convergence a été très hétérogène : rapide dans certains pays (surtout asiatiques et, pendant la première décennie 2000, plusieurs producteurs de matières premières), stagnante dans d’autres, et divergence dans presque un quart des pays.
- Facteurs ayant contribué à la stagnation ou la divergence : catastrophes (crises, guerres, épidémies, phénomènes climatiques extrêmes) et faibles tendances sous‑jacentes de la croissance du revenu par habitant.

### Contexte macroéconomique et incitation aux réformes
- Facteurs ravivant l’intérêt pour les réformes structurelles :
  - Une croissance morose et inégale dans le monde.
  - Des craintes au sujet des politiques des pays avancés et de leurs perspectives de croissance (Perspectives de l’économie mondiale (PEM) d’avril 2017).
  - La forte diminution des chances d’une nouvelle hausse des cours des matières premières.
  - La contraction des politiques macroéconomiques, principalement dans le domaine budgétaire (Moniteur des finances publiques, avril 2019).
- Observation : les efforts de réforme se seraient estompés après la vague de libéralisation qui a suivi les crises économiques des années 90, laissant une marge importante pour améliorer :
  - le fonctionnement des marchés (financiers, du travail et de produits),
  - la qualité des moteurs de la croissance tels que l’éducation, la santé et les infrastructures.
- Dans certains domaines, notamment le marché du travail, l’automatisation et la mondialisation mettent à mal la réglementation qui protège l’emploi plutôt que le salarié, renforçant les arguments en faveur des réformes.

### Incertitudes et expériences passées des réformes
- Grande incertitude sur la portée potentielle des réformes structurelles dans les pays émergents et en développement, et sur leurs résultats.
- Expériences contrastées de réformes par pays :
  - Convergences rapides observées pour : Sri Lanka (1988–1997), Colombie (1998–2007), Égypte (1998–2007), Roumanie (1998–2007).
  - Absence de convergence ou résultats décevants pour : Argentine (1988–1997), Mexique (1988–1997), Philippines (1988–1997), Nigéria (1998–2007).
- Hypothèse sur les causes d’échecs relatifs : dans certains cas, comme le Mexique, l’échec peut tenir à des retombées décevantes des réformes imputables à des distorsions microéconomiques généralisées qui ont encouragé l’informalité (Levy, 2018).

### Métrique utilisée pour mesurer la convergence (note méthodologique)
- Pour chaque pays et décennie, le rythme de convergence est calculé comme le ratio entre :
  - la croissance annuelle moyenne du PIB réel par habitant par rapport aux États‑Unis, et
  - l’écart en pourcentage entre le PIB réel par habitant des États‑Unis et celui du pays au début de la décennie (en parité de pouvoir d’achat).

*Source : Introduction, RELANCER LA CROISSANCE DANS LES PAYS À FAIBLE REVENU ET LES PAYS ÉMERGENTS : LE RÔLE DES RÉFORMES STRUCTURELLES (texte fourni).*

### 7. Nigéria8. Philippines

### 7. Nigéria8. Philippines

### Données et portée de l’analyse
- Nouvelle base de données du FMI couvrant la période 1973–2014.
- Couverture : 90 pays au total ; l’analyse du chapitre porte sur 41 pays émergents actuels, 7 anciens pays émergents et 20 pays en développement à faible revenu.
- Domaines de régulation codés (indices normalisés entre 0 et 1) :
  - commerce (droits de douane),
  - financement intérieur (contrôle du crédit et des taux d’intérêt, obstacles à l’entrée, propriété publique, qualité de la supervision dans le système financier intérieur),
  - financement extérieur (ouverture du compte de capital, y compris la réglementation des transactions internationales),
  - réglementation du marché du travail (rigueur de la législation de protection de l’emploi),
  - marché des produits (rigueur de la réglementation et propriété publique dans l’électricité et les télécommunications).
- Indicateur composite de gouvernance utilisé (WGI) pour compléter les données sur la réglementation.
- Remarque méthodologique : les indices saisissent majoritairement la réglementation de jure ; les résultats sont comparables dans le temps et d’un pays à l’autre au sein de chaque domaine mais pas entre domaines.

### Principales conclusions empiriques et scénarios d’impact
- Rythme des réformes :
  - Après les vagues de la fin des années 80 et 90, les réformes ont ralenti au cours de la décennie 2000 dans les pays émergents et en développement, en particulier dans les pays en développement à faible revenu.
  - Stabilisation des politiques dans le financement (intérieur et extérieur), le commerce et les marchés de produits après d’importantes vagues de déréglementation antérieures.
- Effets des réformes sur la production et la convergence :
  - Pour le pays émergent ou en développement moyen, l’analyse empirique indique que, en menant simultanément d’importantes réformes dans les six domaines examinés dans le présent chapitre, la production peut progresser de plus de 7 % en six ans.
  - La croissance annuelle du PIB augmente alors de plus de 1 point de pourcentage.
  - Le rythme moyen de convergence du revenu par habitant vers les niveaux des pays avancés passe de 1 % à plus de 2 % environ.
  - L’analyse fondée sur un modèle indique que les gains de production sont environ deux fois plus importants à long terme.
- Calendrier des effets et temporalité :
  - Il faut en général du temps pour que les réformes donnent les résultats escomptés : bien souvent, trois ans au moins sont nécessaires pour que se concrétisent des effets positifs sensibles sur la production.
  - Certaines réformes, comme la déréglementation du marché de produits, portent plus rapidement leurs fruits.
- Canaux d’impact :
  - La réduction de l’informalité, qui stimule la productivité des entreprises et l’investissement en capital, est l’un des principaux circuits par lesquels les réformes accroissent la production.
  - Les réformes favorisent la formalisation ; elles sont en général plus efficaces dans les pays où l’informalité est importante, toutes choses égales par ailleurs.
- Sensibilité au cycle macroéconomique :
  - En temps normal, les réformes étudiées n’entraînent pas de coûts macroéconomiques à court terme.
  - Lorsque la conjoncture macroéconomique est fragile, toute mesure visant à assouplir la législation de protection de l’emploi ou à déréglementer le financement intérieur n’est pas efficace et peut même réduire l’emploi et la production à court terme.
- Hétérogénéité des résultats :
  - Les résultats d’une réforme donnée varient selon les caractéristiques propres des pays (institutions, cadre macroéconomique, vulnérabilités).
  - Les lois et institutions qui assurent une gouvernance robuste peuvent être cruciales pour traduire la déréglementation en arrivée de nouvelles entreprises, innovation et croissance de la productivité.
  - Les réformes peuvent être neutralisées ou annulées par des événements négatifs : exemples cités incluent la surévaluation du taux de change et l’effondrement de la caisse d’émission en Argentine au début des années 2000, la récession de 2016 au Nigéria due au déclin des cours mondiaux du pétrole et les répercussions de la crise asiatique de 1997 aux Philippines.

### Complémentarités, priorisation et conditions institutionnelles
- Complémentarités :
  - Une conjugaison pertinente des réformes (commerce, financement et marchés du travail et de produits) avec des mesures visant à améliorer la gouvernance amplifie les retombées.
  - L’allégement des charges administratives ou l’assouplissement de la réglementation du travail sont plus efficaces lorsque l’accès au crédit est facile.
- Gouvernance :
  - Les gains sont d’autant plus importants que la gouvernance du pays est robuste.
  - Mesures concrètes recommandées pour renforcer la gouvernance : rationaliser et assurer la transparence des procédures de dépenses publiques ou d’administration fiscale ; renforcer la protection et l’application du droit de propriété et des droits contractuels.
- Priorisation temporelle :
  - Le coût politique des réformes est le plus faible lorsqu’elles sont adoptées en début de mandat.
  - Identifier les contraintes les plus lourdes pour la croissance et les complémentarités entre réformes est crucial pour établir les priorités.
- Limites de l’analyse et éléments hors périmètre :
  - Le chapitre étudie principalement les réformes visant à renforcer le fonctionnement des marchés ; il n’analyse pas directement les réformes facilitant l’accumulation de facteurs de production (éducation, santé, infrastructures, participation des femmes à la population active).
  - Les indicateurs de domaine ont un périmètre limité (par ex., l’indicateur du financement intérieur porte sur la réglementation du système bancaire et exclut les établissements financiers non bancaires).

### Implications pour l’action publique
- Réformes possibles : il est encore possible de relancer les réformes, notamment dans les pays en développement à faible revenu, en Afrique subsaharienne particulièrement et, dans une moindre mesure, au Moyen-Orient et Afrique du Nord et en Asie et Pacifique.
- Mesures d’accompagnement :
  - Prévoir et appliquer des réformes complémentaires pour atténuer les répercussions sur la répartition des revenus (systèmes d’imposition et de prestations sociales).
  - Renforcer la capacité de résistance aux crises économiques et financières afin de réduire les pertes permanentes de production.
- Attention aux effets distributifs :
  - En l’absence de redistribution, certaines réformes pourraient avoir des effets très inégaux sur la population et risquent de perdre le soutien public.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019 — extrait du Chapitre 3*

### 1. Financement intérieur

### 1. Financement intérieur

### Contexte et méthodologie
- Trois approches complémentaires pour évaluer les effets macroéconomiques moyens des réformes dans un pays émergent ou en développement moyen :
  - Analyse empirique des séries chronologiques par pays des réactions à court et à moyen terme des résultats macroéconomiques clés (production, investissement, emploi) aux réformes dans six domaines.
  - Analyse empirique au niveau des branches d’activité pour identifier les circuits de transmission sectoriels.
  - Modélisation d’un pays émergent ou en développement type pour saisir les réglementations clés et le rôle de l’informalité.
- Méthode statistique : approche proposée par Jordà (2005), spécifications de référence neutralisant la croissance et les réformes antérieures, ainsi que les effets fixes par pays et par période. 8
- Les grandes réformes historiques sont définies comme celles associées à une variation de l’indicateur pertinent supérieure à deux écarts-types de la distribution. 9

### Tendances générales et hétérogénéité
- Les tendances des réformes ont été hétérogènes d’un domaine à l’autre, la déréglementation visant principalement le commerce, le financement et les marchés des produits.
- La libéralisation du financement intérieur ou extérieur était stricte jusque dans les années 90, puis s’est accélérée, notamment dans les pays émergents.
- Grande hétérogénéité entre pays : certains ont procédé à une libéralisation en profondeur, d’autres ont maintenu d’importantes restrictions (notamment sur les flux de capitaux internationaux).
- Exemples de réformateurs (depuis le début des années 90) :
  - Financement intérieur : Estonie, Lettonie.
  - Financement extérieur : Pérou, Roumanie.
  - Marché des produits : Chili, Colombie.
  - Marché du travail : Chine, Égypte.
  - Commerce international : Afrique du Sud, Uruguay.
- Parmi les pays à faible revenu : Madagascar, Tanzanie (financement intérieur) ; Kenya, Ouganda (financement extérieur) ; Nicaragua, Sénégal (marché de produits) ; Cameroun, Côte d’Ivoire (marché du travail) ; Bolivie, Ghana (commerce international).
- Les efforts de réforme ont été généralement plus ambitieux en Europe et en Amérique latine et Caraïbes qu’en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient et Afrique du Nord et en Asie–Pacifique.

### Résultats généraux sur les effets des réformes
- Effets macroéconomiques moyens :
  - Les grandes réformes historiques ont eu des effets positifs moyens importants sur la production à moyen terme. 9
  - En règle générale, les réformes étudiées ne semblent pas entraîner de coûts macroéconomiques à court terme.
  - Délai pour gains significatifs : le plus souvent au moins trois ans, et souvent jusqu’à six ans, pour que les gains deviennent significatifs sur le plan économique et statistique.
  - Les intervalles de confiance larges autour des estimations ponctuelles révèlent de grandes différences entre pays quant aux effets des réformes.

### Effets quantitatifs par domaine (grandes réformes historiques) 10
- Financement intérieur (graphique 3.8, plage 1) :
  - Une réforme majeure comparable à celle de l’Égypte en 1992 11 entraîne une augmentation statistiquement significative de la production (de l’ordre de 2 % en moyenne) six ans après son application.
  - La libéralisation du financement intérieur accroît aussi l’investissement et l’emploi, quoique dans une moindre mesure.
  - Mécanisme principal : amélioration de l’efficacité allocative des marchés financiers ; la production augmente plus que l’emploi, impliquant une hausse de la productivité du travail (à l’horizon de six ans, la hausse de la productivité est de 1,4 %). 12
- Financement extérieur (graphique 3.8, plage 2) :
  - Une libéralisation importante, du type de celle menée par la Roumanie en 2003, se traduit par une augmentation statistiquement significative de la production (de plus de 1 % six ans après la réforme).
  - Effet notable sur l’investissement ; effet limité ou non statistiquement significatif sur l’emploi.
  - Mécanisme principal : augmentation de la productivité du travail. 14
- Commerce international (graphique 3.8, plage 3) :
  - Une réduction sensible des droits de douane (analogue à celle du Kenya en 1994) accroît la production d’approximativement 1 % en moyenne six ans après.
  - Productivité du travail : augmente d’environ 1,4 % après six ans ; principal circuit de transmission des gains.
- Marché des produits (graphique 3.8, plage 4) :
  - Une déréglementation majeure (par ex. adoption de la loi sur les régulateurs des services publics en Lettonie en 2001) entraîne une hausse statistiquement significative de la production (environ 1 % trois ans après la réforme).
  - L’analyse porte sur la déréglementation dans deux industries de réseau clés : électricité et télécommunications ; des réformes plus larges dans d’autres branches protégées pourraient produire des gains plus importants.
  - À moyen terme, la déréglementation du marché de produits engendre une augmentation de l’emploi, de l’investissement et de la productivité.
- Marché du travail (graphique 3.8, plage 5) :
  - Un assouplissement majeur de la législation sur la protection de l’emploi (par ex. révisions du code du travail du Kazakhstan en 2000) facilite l’embauche ou la mise à pied et affecte davantage les branches nécessitant un roulement élevé du personnel.
  - Les réformes du marché du travail ont des implications sectorielles distinctes en raison des différences dans la nécessité de roulement du personnel.

### Observations additionnelles
- Les réformes passées n’ont pas épuisé les possibilités de déréglementation, qui restent importantes dans la plupart des pays en développement, en particulier ceux à faible revenu.
- À l’exception du marché du travail, les pays émergents et en développement continuent d’appliquer des réglementations beaucoup plus restrictives que les pays avancés et sont en retard en matière de gouvernance.
- La réduction des droits de douane laisse encore une marge importante pour abaisser les obstacles non tarifaires au commerce. 7

*Source : Fonds monétaire international, Chapitre 3 (Extraits du PDF "textf - 1. Financement intérieur").*

### 6. Gouvernance5. Marché du travail

### 6. Gouvernance5. Marché du travail

### Effets sur l’emploi et la production : résultats empiriques
- Une réforme de la protection de l’emploi qui assouplit les procédures de licenciement et réduit les indemnités de départ se traduit à moyen terme par une progression de près de 1 % de l’emploi en moyenne.
- Il n’est pas constaté que les effets de la déréglementation de la protection de l’emploi sur la production et la productivité à court et à moyen terme soient statistiquement significatifs aux niveaux traditionnels.
- Un renforcement de la gouvernance d’une ampleur analogue à celle observée au Ghana lors de l’adoption de sa législation de lutte contre la corruption en 2006 augmente la production d’environ 2 % après six ans.
  - Le principal circuit de transmission est l’investissement, la réforme ayant également un effet positif et statistiquement significatif (moindre) sur l’emploi et la productivité du travail.

### Scénarios globaux de réforme et gains agrégés
- Un programme de réformes très ambitieux et complet, comportant des réformes majeures simultanées dans les six domaines étudiés (récapitulation des effets des diverses réformes, abstraction faite des complémentarités possibles), pourrait accroître la production du pays émergent ou en développement moyen de plus de 7 % en six ans.
- Conséquences macroéconomiques de ce programme complet :
  - La croissance annuelle du PIB augmenterait ainsi de plus de 1 point de pourcentage.
  - Le rythme actuel de convergence du revenu par habitant vers les niveaux des pays avancés passerait d’environ 1 % à plus de 2 %.
- Scénario plus ambitieux d’harmonisation :
  - Une hausse encore plus importante de la croissance annuelle du PIB (supérieure à 1,25 et à 2 points de pourcentage dans le pays émergent et celui en développement à faible revenu moyen, respectivement) est possible si tous les pays émergents et pays en développement à faible revenu harmonisent leurs politiques dans chaque domaine avec celles des pays émergents actuellement les plus libéralisés.

### Résultats aux niveaux sectoriels
- Méthodologie :
  - L’analyse sectorielle porte sur le secteur manufacturier, couvrant une plage asymétrique de 19 industries manufacturières (à deux chiffres) dans 66 pays émergents et pays en développement, entre 1973 et 2014.
  - Pour le financement intérieur ou extérieur, l’approche suit Rajan et Zingales (1998) : effet à long terme de la profondeur financière sur la croissance de la branche selon la dépendance financière extérieure entre branches.
  - Pour les réformes du marché du travail, l’approche est celle de Duval, Furceri et Jalles (2019) : effet de la déréglementation de la protection de l’emploi sur l’emploi sectoriel selon les taux « naturels » de licenciement des branches.
- Principaux constats :
  - Pour le financement intérieur, l’écart entre les effets d’une libéralisation majeure sur la production à moyen terme entre les branches fortement ou faiblement dépendantes du financement extérieur (75e et 25e centiles) est estimé à environ 6 points de pourcentage.
  - Des résultats comparables sont obtenus pour les réformes du financement extérieur, même si l’ampleur et la précision des estimations ponctuelles diminuent à moyen terme.
  - Pour les réformes du marché du travail, l’analyse ne révèle pas en général de différence statistiquement significative dans l’impact de la déréglementation entre les branches à roulement élevé et celles à faible roulement. Cependant, cette absence d’effet agrégé masque une grande hétérogénéité selon que la réforme a été lancée en période de crise ou non.

### Résultats fondés sur un modèle structurel d’équilibre général
- Rôle et avantages du modèle (extension de Midrigan et Xu (2014)) :
  - Permet de chiffrer les gains sur un horizon plus long que l’analyse empirique.
  - Neutralise les variations liées à la qualité d’exécution des réformes observées historiquement.
  - Permet de mieux comprendre les circuits de transmission en intégrant : vaste secteur informel, entraves financières, coûts non récupérables liés aux formalités d’immatriculation, législation de protection de l’emploi qui augmente les coûts du travail dans le secteur formel, et gouvernance peu efficace modélisée comme une ponction sur la production du secteur formel.
- Circuits clés identifiés par le modèle :
  - Facilitation de l’entrée du secteur informel dans le secteur formel.
  - Incitation des entreprises formelles à investir et à se développer.
  - Réduction possible de la mauvaise affectation des ressources entre entreprises formelles.
- Mécanismes sectoriels :
  - Réformes du marché de produits et du marché financier : réduisent les coûts d’entrée et permettent aux entreprises d’accéder au financement, favorisant la formalisation.
  - Formalisation : accroît le ratio capital/travail, la productivité globale et la production.
  - Réformes du financement intérieur : allègent les contraintes de crédit sur les entreprises formelles et leur permettent d’atteindre une taille optimale.
- Comparaison modèle vs estimations empiriques :
  - Les gains de production à long terme attribuables aux réformes sont en général deux fois plus importants que ceux à moyen terme estimés dans l’analyse empirique.
  - Deux facteurs explicatifs :
    - La formalisation des entreprises et l’accumulation de capital se réalisent souvent sur un horizon plus long que celui de l’analyse empirique.
    - Le modèle simule un scénario de réforme idéal, alors que les estimations empiriques reflètent des cas de réalisation imparfaite des réformes.
- Calibration et portée :
  - Le modèle est calibré pour correspondre à un large éventail de caractéristiques micro- ou macroéconomiques observées dans un vaste échantillon de pays émergents et de pays en développement entre 2013 et 2018.
  - L’ampleur des réformes simulées est conçue pour être comparable à celle envisagée dans l’analyse empirique.

_Italique : Source — Fonds monétaire international, Octobre 2019 (chapitre 3 extrait)._

### 3. Marché des produits4. Gouvernance

### 3. Marché des produits4. Gouvernance

### Rôle de la conjoncture
- La conjoncture influence la réaction à court et moyen terme des réformes : la libéralisation de l’offre de crédit et l’assouplissement de la législation sur la protection de l’emploi ont des effets dépendant de la demande et du cycle.
- Estimations empiriques (régressions situationnelles et fonction de transition en douceur) :
  - La libéralisation du financement intérieur est « bien plus efficace » lorsqu’elle coïncide avec une phase d’expansion du cycle économique (graphique 3.11, plages 1 et 2).
  - En période de très haute conjoncture, l’incidence estimée de la réforme sur la production est trois fois plus importante qu’en temps normal.
  - Si la libéralisation financière est adoptée lorsque la conjoncture est médiocre, elle peut avoir une incidence restrictive (effet négatif estimé non statistiquement distinct de zéro).
  - La déréglementation de la protection de l’emploi génère des gains à court terme seulement si la conjoncture est favorable (graphique 3.11, plages 3 et 4).
  - L’emploi augmente en période de forte conjoncture trois fois plus qu’en temps normal après déréglementation de la protection de l’emploi.
  - Si la déréglementation est entreprise pendant une crise financière, elle peut avoir une incidence restrictive (effet négatif estimé non statistiquement distinct de zéro).
  - Effets sectoriels : lorsque le marché du travail est libéralisé en période de prospérité, l’emploi augmente nettement plus dans les secteurs où le taux de licenciement naturel est élevé; l’inverse se produit en période de crise.
- Implication : les politiques macroéconomiques d’accompagnement qui stimulent la demande globale pourraient amplifier les effets de certaines réformes.

### Rôle de l’informalité
- Méthodologie : approches empiriques (modèle hiérarchique bayésien inspiré de Boz, Gopinath et Plagborg-Møller (2017)) et simulations de modèle évaluent l’impact des réformes en fonction du degré d’informalité (taille du secteur informel, obstacles à l’entrée).
- Effets empiriques et de modèle :
  - Dans la plupart des domaines (financement intérieur, réglementation des marchés de produits et du travail, gouvernance), les réformes ont des effets plus concluants lorsque l’informalité est forte (graphique 3.12, plages 1 à 4).
  - À l’horizon de cinq ans, le gain des réformes est en général deux fois plus important dans un pays où le degré d’informalité est élevé (75e centile) que dans un pays où il est faible (25e centile).
  - L’analyse fondée sur un modèle met en évidence un gain plus sensible dans un pays où le niveau initial d’informalité est élevé (ex. : Inde) que dans un pays moins informel (ex. : Afrique du Sud ou Panama) (graphique 3.13).
- Mécanisme : les réformes réduisent l’informalité, ce qui stimule la production via accroissement de la productivité et de l’accumulation de capital (accès au crédit, meilleurs marchés d’intrants et d’exportation).
- Estimation quantitative :
  - L’utilisation de la méthode de projection locale indique qu’une réforme importante de grande ampleur s’accompagne d’une diminution statistiquement significative de l’informalité de l’ordre de 1 % sur une période de cinq ans (graphique 3.14).
- Notes méthodologiques et définitions :
  - « Économie peu informelle » : coûts d’entrée dans le secteur formel inférieurs au 25e centile de la distribution entre pays des coûts des entrées.
  - « Économie hautement informelle » : scénario de référence (niveau d’informalité du pays médian calibré sur l’étalonnage le plus élevé).

### Complémentarités des réformes
- Résultats empiriques :
  - Les réformes ne sont pas systématiquement complémentaires (ou substituables) : un programme conjuguant plusieurs réformes ne produit pas nécessairement un gain égal à la somme des effets individuels.
  - Analyse bayésienne flexible : en général, les résultats des réformes ne diffèrent pas beaucoup selon les réglementations déjà déréglementées.
- Résultats de modèle et explications :
  - L’informalité diminue lorsque les réformes sont appliquées, réduisant la marge de gains supplémentaires d’autres réformes.
  - Certaines complémentarités spécifiques existent, notamment l’importance d’une bonne gouvernance pour amplifier les gains des autres réformes.
  - Qualité de la gouvernance :
    - Les effets des réformes ont été le plus souvent plus sensibles dans les pays où la qualité de la gouvernance était supérieure; résultats nettement moins bons là où la gouvernance était faible (graphique 3.15, plage 4).
    - La gouvernance est particulièrement importante pour la déréglementation du marché de produits : les réformes n’ont pas réussi à porter leurs fruits dans les pays où la gouvernance était médiocre, mais ont donné de meilleurs résultats là où elle était robuste.
  - Exemple de complémentarité pratique :
    - Modèle et cas historique (Bolivie, 1985) : combinaison de la libéralisation du financement intérieur (suppression du crédit dirigé par l’État, libéralisation du contrôle des taux d’intérêt) et de la réforme du marché du travail a amplifié les effets sur l’investissement et la production.
    - L’élargissement de l’accès au crédit grâce à la libéralisation du financement intérieur, parallèlement à un renforcement du contrôle du secteur financier, amplifie les effets de la réforme du marché du travail (graphique 3.16).
- Remarque de conception du modèle :
  - La « gouvernance » est modélisée comme une réduction d’une ponction implicite sur les bénéfices des entreprises formelles; ce choix ne tient pas compte d’autres gains potentiels (baisse des frais d’exploitation dans le secteur informel, diminution des incertitudes opérationnelles, meilleure allocation des ressources entre entreprises formelles).

### Résumé et conséquences sur le plan stratégique
- Principales conclusions en faveur d’une nouvelle offensive de réformes structurelles dans les pays émergents et les pays en développement :
  - Même après la grande vague de libéralisation des années 90, la poursuite des réformes dans les domaines couverts (financement intérieur ou extérieur, commerce international, réglementation du marché du travail ou de produits et gouvernance) reste en général fortement pertinente.
- Implications opérationnelles tirées des résultats :
  - Le moment macroéconomique des réformes importe (effets amplifiés en période d’expansion; risques en période de crise).
  - L’informalité conditionne l’efficacité des réformes et les réformes elles-mêmes contribuent à réduire l’informalité.
  - Le renforcement de la gouvernance peut amplifier les retombées positives des autres réformes, en particulier celles favorisant la concurrence sur le marché des produits, ainsi que les réformes dans les domaines de la finance ou du commerce international.
  - Les autorités peuvent chercher des combinaisons ciblées (par ex., gouvernance + déréglementation marché des produits; libéralisation financement intérieur + réforme du marché du travail) pour exploiter des complémentarités spécifiques et maximiser les gains.

*Fonds monétaire international | Octobre 2019 — Chapitre 3*

### 1. Financement intérieur2. Financement extérieur

### 1. Financement intérieur2. Financement extérieur

### Gains macroéconomiques et interactions entre réformes
- La conjugaison d’une réforme du marché du travail avec la déréglementation du financement intérieur génère des complémentarités et amplifie les gains de production globaux.
- Pour un pays émergent ou en développement type, de grandes réformes menées simultanément dans les domaines étudiés peuvent se traduire, en cinq à dix ans, par une hausse de la croissance annuelle de 1 point de pourcentage environ, de sorte que le rythme actuel de convergence du revenu par habitant vers celui des pays avancés double au cours de la décennie suivante.
- Dans les pays où l’informalité est comparativement élevée, les gains des réformes pourraient être encore plus importants, toutes choses égales par ailleurs.
- Les estimations ne prennent pas en compte les gains potentiels tirés d’autres politiques axées sur la croissance non abordées dans le chapitre, comme l’amélioration des systèmes d’éducation et de santé, des cadres de dépenses publiques en infrastructures et des lois et règlements qui entravent la participation des femmes à la population active.

### Considérations de séquence, conjoncture et mesures d’accompagnement
- Les effets d’une même réforme diffèrent selon le pays, la réglementation en vigueur dans d’autres domaines et la conjoncture au moment du lancement : il est essentiel de bien conjuguer, enchaîner et hiérarchiser les réformes pour en maximiser les retombées.
- Mesures fréquemment recommandées comme étapes préalables pour lever les contraintes à la croissance :
  - améliorer la gouvernance;
  - faciliter l’accès des entreprises au crédit.
- Priorités quand la conjoncture est faible : réduire les obstacles au commerce international ou à l’entrée des entreprises dans les industries non manufacturières intérieures, dont les résultats ne dépendent pas de la conjoncture.
- Quand certaines réformes (p. ex. assouplissement de la législation sur la protection de l’emploi, déréglementation du secteur financier intérieur) n’apportent pas de bénéfices en période de crise, il est souhaitable qu’elles soient assorties d’une disposition crédible prévoyant qu’elles prennent effet ultérieurement lorsque la conjoncture sera plus favorable.
- Alternatives si le report est impossible : reconnaître des droits acquis et n’appliquer les nouvelles règles qu’aux nouveaux bénéficiaires, même si cela diffère les résultats complets des réformes.
- L’assouplissement de la protection de l’emploi devrait s’accompagner d’un certain renforcement de la protection sociale (Duval et Loungani, 2019).
- Dans les pays disposant d’un cadre budgétaire crédible à moyen terme et d’un espace budgétaire, une politique budgétaire anticyclique pourrait alléger les coûts des réformes à court terme.

### Considérations d’économie politique et mise en œuvre
- Les gains des réformes sont souvent difficiles à percevoir et disséminés dans la population, alors que les pertes sont plus visibles et concentrées sur des groupes restreints mais parfois puissants : conception minutieuse, appropriation, bonne communication et transparence sont nécessaires pour garantir une large adhésion.
- Trois leçons concrètes :
  - agir rapidement après une victoire électorale pour appliquer les réformes pendant la période de « grâce » politique ;
  - exécuter les réformes lorsque la conjoncture est favorable (« réparer le toit quand le soleil brille ») ;
  - prévoir et appliquer immédiatement des réformes complémentaires pour atténuer tout effet négatif sur la répartition des revenus (dispositifs de protection sociale robustes, programmes facilitant la mobilité de la main-d’œuvre).

### Effets politiques des réformes (Encadré 3.1)
- Méthode : mise en relation d’une base de données électorales (élections démocratiques, 1973–2014, 66 pays) et d’une série sur les réformes; variable dépendante : évolution de la part des voix du parti ou de la coalition en place lors des élections suivantes.
- Mesure d’un « événement majeur en matière de réforme » : variation de l’indicateur général de la réglementation de deux écarts-types.
- Résultats principaux :
  - Les réformes n’entraînent des coûts électoraux que lorsqu’elles sont réalisées au cours de l’année précédant une élection ; dans ce cas, une réforme importante de grande ampleur s’accompagne d’une baisse de 3 points de pourcentage environ de la part des voix de la coalition.
  - Cet effet équivaut à peu près à une réduction de 17 points de pourcentage de la probabilité que le dirigeant de la coalition soit réélu.
  - Les réformes entreprises plus tôt au cours d’un mandat ne semblent pas avoir d’incidence sur les perspectives électorales.
- Rôle de la conjoncture :
  - Les réformes ne génèrent pas de coûts politiques lorsque la conjoncture est forte.
  - Les réformes ont tendance à être politiquement coûteuses en période de conjoncture faible; l’impact moyen sur la part des voix est estimé négatif dans ces conditions.
- Interprétation : comportement myope de l’électorat et difficulté à distinguer les effets des réformes de ceux de la conjoncture.

### Impact des crises sur les réformes structurelles (Encadré 3.2)
- Méthode : VAR (vecteurs autorégressifs) avec décomposition de Cholesky; variables : indicateur muet de crise (récession ou crise bancaire systémique) et six indicateurs de réforme structurelle (en premières différences); quatre décalages inclus; hypothèse que l’occurrence d’une crise dans l’année t ne dépend pas des réformes appliquées cette même année.
- Résultats principaux :
  - Les récessions favorisent la libéralisation des échanges et, dans une moindre mesure, la déréglementation du marché du travail et de la finance à moyen terme.
  - Les crises bancaires favorisent une réglementation plus stricte du financement intérieur et du compte de capital.
- Interprétation : les autorités réagissent aux faiblesses de la demande extérieure en développant les échanges ou à la hausse du chômage en libéralisant le marché du travail; en revanche, après une crise bancaire, la tendance est à resserrer la réglementation pour réduire les sources d’instabilité financière.

_Imprimé dans : Fonds monétaire international | Octobre 2019_

### 1. Crises bancaires

### 1. Crises bancaires

### Effets des crises sur les réformes structurelles
- Le graphique présente les effets des crises bancaires (plage 1) et des récessions économiques (plage 2) sur les réformes structurelles à des horizons de 2, 4 et 6 ans.
- La valeur de chaque indicateur se situe entre 0 et 1.
- Les indicateurs couverts :
  - Commerce
  - Compte de capital
  - Financement intérieur
  - Marché des produits
  - Marché du travail
  - Gouvernance
- Signification statistique :
  - Les bâtons marqués d’un astérisque (*) correspondent à une signification statistique d’au moins 10 %.
  - Les bâtons non marqués correspondent à des résultats statistiquement insignifiants.
- Incertitude :
  - Les erreurs-types sont calculées par simulations de Monte Carlo avec 1 000 répétitions.

### Implications empiriques (présentation graphique)
- Comparaison des impacts à court et moyen terme :
  - Effets mesurés à des horizons de 2 ans, 4 ans et 6 ans.
- Échelle des résultats :
  - Toutes les mesures utilisées varient entre 0 et 1, facilitant la comparaison relative entre types de réformes et entre crises bancaires et récessions.

*Source : calculs des services du FMI.*

### 24. La deuxième rappelle brièvement les modifications ap-

### textf - 24. La deuxième rappelle brièvement les modifications ap-

### Portée et calendrier
- L’appendice statistique regroupe les tableaux statistiques établis sur la base des informations disponibles au 30 septembre 2019.
- La base des données des PEM repose sur des données et projections portant sur 194 pays.
- L’édition d’octobre 2019 : l’appendice statistique A est inclus dans la version papier ; l’appendice statistique B est disponible en ligne (en anglais).

### Principales hypothèses macrofinancières et de change
- Taux de change effectifs réels des pays avancés : constants au niveau moyen mesuré durant la période allant du 26 juillet au 23 août 2019.
- Taux moyens de conversion (2019 et 2020) :
  - 1,382 et 1,377 pour le taux dollar/DTS.
  - 1,123 et 1,120 pour le taux dollar/euro.
  - 108,2 et 104,5 pour le taux yen/dollar.
- Prix du pétrole (moyenne du baril) :
  - 61,78 dollars en 2019.
  - 57,94 dollars en 2020.
- Hypothèses de taux d’intérêt :
  - LIBOR à six mois en dollars : 2,3 % en 2019 et 2,0 % en 2020.
  - Taux moyen des dépôts à trois mois en euros : –0,4 % en 2019 et –0,6 % en 2020.
  - Taux moyen des dépôts à six mois en yen : 0,0 % en 2019 et –0,1 % en 2020.
- Hypothèses de politique nationale : « Les politiques nationales menées à l’heure actuelle ne changeront pas. »
- Avertissement de précision : les chiffres portant sur 2019 et au-delà sont présentés avec le même degré de précision que les chiffres rétrospectifs, mais, en tant que projections, ils n’ont pas nécessairement le même degré d’exactitude.

### Modifications récentes et changements de périmètre
- Mauritanie : changement d’unité monétaire en janvier 2018 — adoption de la nouvelle ouguiya mauritanienne (MRU) qui vaut 10 anciennes ouguiya (MRO). Les données en monnaie locale sont exprimées dans la nouvelle monnaie à compter de la base de données d’octobre 2019 des PEM.
- Sao Tomé-et-Principe : changement d’unité monétaire en janvier 2018 — adoption du nouveau dobra santoméen (STD) qui vaut 1 000 anciens dobras (STN). Les données en monnaie locale sont exprimées dans la nouvelle monnaie à compter de la base de données d’octobre 2019 des PEM.
- Réorganisation des groupes régionaux :
  - Le groupe régional de la Communauté des États indépendants (CEI) est abandonné à compter de l’édition d’octobre 2019 des PEM.
  - Bélarus, République de Moldova, Russie et Ukraine sont ajoutés au groupe régional « pays émergents et pays en développement d’Europe ».
  - Les huit autres pays de la CEI (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan) formant le sous-groupe « Caucase et Asie centrale » sont combinés avec le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Afghanistan et le Pakistan (MOANAP) pour former le nouveau groupe régional « Moyen-Orient et Asie centrale » (MOAC).

### Données, normes et conventions statistiques
- Conformité principalement avec la version 2008 du Système de comptabilité nationale (SCN), sous réserve des limitations des données nationales.
- Alignement ou adoption en cours des normes du FMI : MBP6, Guide MSMF, MSFP 2014.
- Les données brutes et nettes sur la dette proviennent de sources officielles et d’estimations des services du FMI ; elles peuvent différer des définitions MSFP en raison de limitations ou de circonstances nationales.
- Révisions possibles : changements dans les sources des données ou la couverture des instruments peuvent donner lieu à des révisions parfois considérables.
- Chiffres composites pour groupes de pays :
  - Sont soit la somme, soit la moyenne pondérée des chiffres des pays.
  - Moyennes pondérées par le PIB converti en dollars (cours de change du marché, moyenne des trois années précédentes) pour taux de change, taux d’intérêt et expansion monétaire.
  - Moyennes pondérées par le PIB en parités de pouvoir d’achat pour autres données intérieures (taux de croissance, ratios), sauf indication contraire.
  - Inflation et expansion monétaire : moyennes géométriques dans le groupe des pays émergents et pays en développement.
  - Moyennes des taux de croissance sur plusieurs années sont des taux de variation annuelle composés (sauf indication contraire).
  - Chiffres composites pour les groupes de pays calculés s’ils représentent au moins 90 % des pondérations du groupe, sauf indication contraire.
- Dates de référence :
  - Agrégation des données : années civiles sauf pour certains pays qui utilisent les exercices budgétaires (voir tableau F).
  - Agrégations antérieures à 1999 se rapportent aux taux de change de l’écu de 1995.
- Tableau G et métadonnées en ligne : fournissent précision sur sources historiques, année de référence, manuels statistiques utilisés, couverture des sous-secteurs et pratiques comptables par pays.

### Notes pays spécifiques et expositions importantes
- Argentine :
  - IPC avant décembre 2013 : Grand Buenos Aires ; décembre 2013–octobre 2015 : IPC national ; nouvel IPC pour Grand Buenos Aires publié le 15 juin 2016 ; nouvel IPC national diffusé à compter de juin 2017.
  - Conséquence : l’inflation moyenne pour 2014, 2015 et 2016 et l’inflation en fin de période pour 2015 et 2016 n’apparaissent pas dans l’édition d’octobre 2019 des PEM.
  - Données du marché du travail : publication interrompue en décembre 2015, nouvelles séries à compter du deuxième trimestre 2016.
- Inde : taux de croissance du PIB réel tirés des comptes nationaux ; année de référence 2004/05 pour 1998–2011 et 2011/12 pour les années ultérieures.
- Libye : fiabilité des données, notamment des projections à moyen terme, est faible en raison de la guerre civile et de l’insuffisance des capacités.
- République dominicaine : périmètre des séries de finances publiques — dette publique, service de la dette et soldes corrigés se rapportent au secteur public consolidé ; autres séries portent sur l’administration centrale.
- Syrie : données exclues à compter de 2011 en raison de la situation politique incertaine.
- Trinité-et-Tobago : estimations de la croissance 2018 reposent sur données complètes du secteur énergie et projections des services du FMI pour la production hors énergie du quatrième trimestre ; projections à partir de 2019 inchangées par rapport à l’édition d’avril 2019 des PEM.
- Ukraine : données révisées disponibles à partir de 2000 ; n’incluent pas la Crimée et Sébastopol à partir de 2010.
- Uruguay :
  - Transferts au système public de retraite à compter d’octobre 2018 enregistrés comme recettes ; impact sur données/projections recettes et capacité/ besoin de financement.
  - Transferts : 1,3 % du PIB en 2018 ; 1,2 % du PIB en 2019 ; 0,9 % en 2020 ; 0,4 % en 2021 ; 0,2 % en 2022 ; 0 % ultérieurement.
  - Périmètre budgétaire : passage du secteur public consolidé (SPC) au secteur public non financier (SPNF) à partir de l’édition d’octobre 2019 des PEM ; révisions rétroactives des séries.
- Venezuela : établissement des perspectives compliqué par absence d’entretiens avec les autorités (dernière consultation Article IV en 2004), compréhension incomplète des données, hyperinflation ; les prix à la consommation du Venezuela sont exclus de toutes les données de groupe des PEM.
- Remarque : plusieurs autres notes pays figurent dans la section « Notes sur les pays » (tableau G).

### Classification des pays et groupes
- Deux groupes principaux : pays avancés (39 pays) ; pays émergents et pays en développement (155 pays).
- Sous-groupes : G-7 (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Canada) ; zone euro ; régions pour pays émergents et pays en développement : Afrique subsaharienne (AfSS), Amérique latine et Caraïbes (ALC), Moyen-Orient et Asie centrale (MOAC), Asie, Europe émergente.
- Classifications analytiques additionnelles :
  - Par source de recettes d’exportation : « Combustibles » (CTCI section 3) vs « Autres produits » (CTCI sections 0,1,2,4,68) ; seuil de 50 % des exportations en moyenne 2014–2018.
  - Par source de financement extérieur : pays créanciers nets / pays débiteurs nets / PPTE / PDFR.
  - PDFR : seuil de revenu par habitant fixé à 2 700 dollars en 2016 (méthode Atlas).

### Exemples de données et conventions chiffrées
- Base de données couvre 194 pays.
- Pays avancés : 39 pays.
- Pays émergents et pays en développement : 155 pays.
- Conversions fixes liées à l’introduction de l’euro (extraits) :
  - 1 euro = 15,6466 couronnes estoniennes
  - 1 = 30,1260 couronnes slovaques
  - 1 = 1,95583 deutsche mark
  - 1 = 340,750 drachmes grecques
  - 1 = 200,482 escudos portugais
  - 1 = 2,20371 florins néerlandais
  - 1 = 40,3399 francs belges
  - 1 = 6,55957 francs français
  - 1 = 40,3399 francs luxembourgeois
  - 1 = 0,702804 lat letton
  - 1 = 0,42930 lire maltaise
  - 1 = 1.936,27 lires italiennes
  - 1 = 3,45280 litas lituaniens
  - 1 = 0,585274 livre chypriote
  - 1 = 0,787564 livre irlandaise
  - 1 = 5,94573 marks finlandais
  - 1 = 166,386 pesetas espagnoles
  - 1 = 13,7603 schillings autrichiens
  - 1 = 239,640 tolars slovéniens
  - (notes : taux de conversion établis aux dates précisées dans le texte original)
- Tableaux statistiques inclus : production mondiale (Tableau A1), inflation (A5), politiques financières (A8), commerce mondial (A9), transactions courantes (A10), compte financier (A13), capacité/besoin de financement (A14), scénario de référence à moyen terme (A15), et tableaux détaillés par pays (Tableaux B–G).

### Conventions opérationnelles importantes
- Moyennes des taux de croissance pluriannuelle : taux de variation annuelle composés (sauf taux de chômage qui est moyenne arithmétique simple).
- Pour la zone euro : correction des chiffres composites pour tenir compte des divergences dans la déclaration des transactions intra-zone ; données annuelles sur le PIB : données non ajustées sauf pour Chypre, Espagne, Irlande, Portugal.
- Chiffres composites pour le PIB réel par habitant (PPA) : sommes des données converties en dollar international pour les années indiquées.
- Données budgétaires composites : sommes des données nationales après conversion en dollars aux taux de change moyens du marché pour les années indiquées.
- Pour les statistiques du secteur extérieur : conversion en dollars aux cours de change moyens pour la balance des paiements et aux cours de fin d’année pour la dette libellée en monnaies autres que le dollar.
- Volumes et prix du commerce extérieur : moyennes arithmétiques des pourcentages de variation des différents pays, pondérées par la valeur en dollars de leurs exportations/importations exprimées en pourcentage du total mondial ou du groupe considéré.

*Source : Appendice statistique — Moniteur des finances publiques / Perspectives de l’économie mondiale, édition d’octobre 2019 (données et texte fournis).*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2019/october/french/textf.pdf_
