## weo-update-fr-jan19

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### Ralentissement de la croissance mondiale
- Croissance mondiale:
  - 2018: 3,7 %
  - 2019 (prévision): 3,5 %
  - 2020 (prévision): 3,6 %
- Révisions: chiffres pour 2019 et 2020 inférieurs respectivement de 0,2 et 0,1 point de pourcentage par rapport aux PEM d’octobre 2018.
- Facteurs de ralentissement:
  - ralentissement persistant de la croissance des pays avancés par rapport aux niveaux supérieurs à la tendance,
  - ralentissement temporaire des pays émergents et en développement en 2019 (contractions en Argentine et en Turquie, impact des mesures commerciales sur la Chine et les autres pays asiatiques).

### Pays avancés — projections et révisions
- Croissance des pays avancés:
  - 2018: environ 2,3 %
  - 2019 (prévision): 2 %
  - 2020 (prévision): 1,7 %
- Zone euro:
  - 2018: 1,8 %
  - 2019 (prévision): 1,6 %
  - 2020 (prévision): 1,7 %
  - projection pour 2019 inférieure de 0,3 % à la prévision d’automne.
  - Révisions à la baisse notables: Allemagne, Italie, France (causes détaillées dans le texte source).
- Royaume‑Uni:
  - projection de référence: croissance voisine de 1,5 % en 2019–20 (projection inchangée par rapport aux PEM d’octobre 2018).
  - projection suppose qu’un accord est atteint sur le Brexit en 2019 et passage progressif au nouveau régime; à la mi-janvier, issue très incertaine.
- États-Unis:
  - 2019 (prévision): 2,5 %
  - 2020 (prévision): 1,8 %
  - prévisions inchangées; baisse liée à la fin des mesures de relance budgétaire et à un taux des fonds fédéraux dépassant temporairement le taux d’intérêt neutre.
- Japon:
  - 2019 (prévision): 1,1 % (soit 0,2 point de pourcentage de plus que dans les PEM d’octobre 2018)
  - 2020 (prévision): 0,5 % (0,2 point de pourcentage de plus que dans les PEM d’octobre 2018)
  - révision positive due au soutien budgétaire supplémentaire, y compris mesures d’atténuation de la hausse prévue du taux de la taxe à la consommation en octobre 2019.

### Pays émergents et en développement — projections régionales et nationales
- Ensemble des pays émergents et des pays en développement:
  - 2018: 4,6 %
  - 2019 (prévision): 4,5 %
  - 2020 (prévision): 4,9 %
  - la projection pour 2019 est inférieure de 0,2 point de pourcentage à celle des PEM d’octobre 2018.
- Asie:
  - 2018: 6,5 %
  - 2019 (prévision): 6,3 %
  - 2020 (prévision): 6,4 %
  - Chine: ralentissement attendu lié au durcissement nécessaire de la réglementation financière et aux tensions commerciales avec les États‑Unis; mesures de relance budgétaire compensent partiellement.
  - Inde: reprise attendue en 2019 grâce à la baisse des cours du pétrole et à un resserrement monétaire plus lent que prévu; pressions inflationnistes diminueront.
- Europe (pays émergents et en développement):
  - 2018: 3,8 %
  - 2019 (prévision): 0,7 %
  - 2020 (prévision): 2,4 %
  - révisions: −1,3 point de pourcentage en 2019 et −0,4 point de pourcentage en 2020, principalement à cause de la Turquie.
- Amérique latine:
  - 2018: 1,1 %
  - 2019 (prévision): 2,0 %
  - 2020 (prévision): 2,5 %
  - ces chiffres sont 0,2 point de pourcentage de moins que prévu pour les deux années; révisions liées au Mexique, Venezuela, partiellement compensées par le Brésil.
  - Argentine: contraction attendue en 2019, retour à la croissance en 2020.
- Moyen‑Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan:
  - croissance attendue: 2,4 % en 2019, remontant à environ 3 % en (texte interrompu dans la source).

### Perspectives régionales et risques
- Facteurs pesant sur la région Moyen‑Orient/Afrique du Nord/Afghanistan/Pakistan: faible croissance de la production pétrolière (Arabie saoudite), durcissement des conditions de financement (Pakistan), sanctions américaines (Iran), tensions géopolitiques.
- Afrique subsaharienne:
  - 2018: 2,9 %
  - 2019 (prévision): 3,5 %
  - 2020 (prévision): 3,6 %
  - projection pour 2019–20 inférieure de 0,3 point de pourcentage par rapport à octobre; baisse due aux diminutions des cours du pétrole affectant Angola et Nigéria.
  - plus d’un tiers des pays subsahariens devraient connaître une croissance de plus de 5 % en 2019–20.
- Communauté des États indépendants:
  - activité devrait augmenter d’environ 2,25 % en 2019–20; un peu moins que prévu en octobre 2018 en raison de perspectives russes moins favorables.
- Principales sources de risques mondiaux: résultats des négociations commerciales et orientation des conditions financières.
- Scénarios liés au commerce:
  - Mesures récentes positives: signature le 30 novembre de l’Accord USMCA; annonce d’une « trêve » de 90 jours entre les États‑Unis et la Chine (1er décembre); réduction annoncée des droits chinois sur les importations de voitures américaines.
  - Limites: résultats définitifs assujettis à négociations difficiles et processus de ratification.
  - Risques si différends persistent: intensification des obstacles tarifaires, hausse des coûts des biens intermédiaires et d’équipement importés, hausse des prix de détail, baisse de l’investissement des entreprises, perturbation des chaînes d’approvisionnement, ralentissement de la croissance de la productivité, pression sur les marchés financiers.
- État d’esprit sur les marchés financiers:
  - Facteurs ayant contribué à la chute des cours des actions au second semestre de 2018: tensions commerciales, politique budgétaire italienne, préoccupations sur plusieurs pays émergents, fermeture de l’administration américaine.
  - Risque d’un épisode généralisé de fuite du risque déclenché par des événements catalyseurs dans des économies d’importance systémique, surtout dans un contexte d’endettement élevé.
  - Risques spécifiques: Italie (écarts de taux élevés), Europe (possibilité d’un Brexit perturbateur), Chine (ralentissement plus marqué que prévu pouvant déclencher ventes sur marchés financiers et produits de base).
  - Autres risques: incertitude des programmes de nouveaux gouvernements, fermeture prolongée de l’administration fédérale américaine, tensions géopolitiques au Moyen‑Orient et en Asie orientale, effets généralisés des changements climatiques, déclin de la confiance dans les institutions et partis politiques établis.

### Priorités de politiques
- Objectifs généraux: éviter un ralentissement supplémentaire, renforcer la résilience, améliorer perspectives de croissance à moyen terme, renforcer l’inclusion économique.
- Coopération multilatérale:
  - coopérer pour s’attaquer aux sources de mécontentement envers le système commercial fondé sur des règles; réduire les coûts du commerce international; résoudre les désaccords sans relever les obstacles tarifaires et non tarifaires;
  - promouvoir coopération sur réglementation financière, fiscalité, lutte contre la fraude fiscale transfrontalière, diminution de la corruption, renforcement du dispositif mondial de sécurité financière, atténuation et adaptation aux changements climatiques;
  - rappel d’un élément cité: Le GIEC déclarait en octobre que si les taux d’augmentation internationale et la réduction au minimum des possibilités de fraude fiscale transfrontalière se maintenaient, les températures surfaciques pourraient dépasser de 1,5° C les niveaux préindustriels entre 2030 et 2052.
  - ressources adéquates du FMI demeurent un facteur de stabilisation important sur les marchés financiers mondiaux.
- Politiques nationales — Pays avancés:
  - priorité: mesures stimulant la productivité, augmenter le taux d’activité (en particulier des femmes et des jeunes), garantir protection sociale adéquate pour les personnes vulnérables;
  - politique monétaire: veiller à ce que les anticipations inflationnistes restent ancrées;
  - politique budgétaire: mettre en place des amortisseurs là où c’est nécessaire pour reconstituer la marge de manœuvre.
- Politiques nationales — Pays émergents et en développement:
  - renforcer dispositifs macroprudentiels pour faire face au lourd fardeau de la dette privée et aux asymétries de monnaies et d’échéances;
  - utiliser flexibilité des taux de change pour amortir les chocs extérieurs;
  - politique monétaire pouvant soutenir l’activité intérieure lorsque les anticipations inflationnistes sont bien ancrées;
  - politique budgétaire visant à préserver la viabilité des ratios d’endettement;
  - gouvernance des dépenses: meilleur ciblage des subventions et rationalisation des dépenses récurrentes pour préserver dépenses d’équipement nécessaires à la croissance potentielle et dépenses sociales pour l’inclusion.
- Pays en développement à faible revenu:
  - efforts concertés pour diversifier les structures de production (impératif pour pays tributaires des produits de base) et se rapprocher des objectifs de développement durable.

### Principales données et projections mentionnées (extraits chiffrés)
- Production mondiale: 3,8 (2017), 3,7 (2018), 3,5 (2019), 3,6 (2020).
- Pays avancés: 2,4 (2017), 2,3 (2018), 2,0 (2019), 1,7 (2020).
- États‑Unis: 2,2 (2017), 2,9 (2018), 2,5 (2019), 1,8 (2020).
- Zone euro: 2,4 (2017), 1,8 (2018), 1,6 (2019), 1,7 (2020).
- Chine: 6,9 (2017), 6,6 (2018), 6,2 (2019), 6,2 (2020).
- Inde: 6,7 (2017), 7,3 (2018), 7,5 (2019), 7,7 (2020).
- Amérique latine et Caraïbes: 1,3 (2017), 1,1 (2018), 2,0 (2019), 2,5 (2020).
- Arabie saoudite: –0,9 (2017), 2,3 (2018), 1,8 (2019), 2,1 (2020).
- Nigéria: 0,8 (2017), 1,9 (2018), 2,0 (2019), 2,2 (2020).
- Afrique du Sud: 1,3 (2017), 0,8 (2018), 1,4 (2019), 1,7 (2020).
- Cours moyen du pétrole en 2018: 68,58 dollars le baril.
- Hypothèses de marché à terme (au 27 novembre 2018): 58,95 dollars le baril pour 2019, 58,74 dollars le baril pour 2020.
- Prix à la consommation:
  - Pays avancés: 1,7 (2017), 2,0 (2018), 1,7 (2019), 2,0 (2020).
  - Pays émergents et pays en développement: 4,3 (2017), 4,9 (2018), 5,1 (2019), 4,6 (2020).
- Taux du LIBOR (dépôts en dollars, 6 mois): 1,5 (2017), 2,5 (2018), 3,2 (2019), 3,8 (2020).

*Source : Perspectives de l’économie mondiale, Mise à jour de janvier 2019 (extrait).*

### 2020. Pour la plupart des principaux produits

### 2020. Pour la plupart des principaux produits agricoles de base, les prévisions des cours ont été légèrement revues à la baisse.

### Ralentissement de la croissance mondiale en 2019
- La croissance mondiale en 2018 est estimée à 3,7 %, comme à l’automne dernier.
- Des signes de ralentissement pendant le second semestre de 2018 entraînent des révisions à la baisse dans plusieurs pays.
- La croissance mondiale devrait:
  - retomber à 3,5 % en 2019,
  - remonter légèrement à 3,6 % en 2020.
- Ces chiffres sont respectivement 0,2 et 0,1 point de pourcentage de moins que dans les PEM d’octobre 2018.
- Facteurs:
  - ralentissement persistant de la croissance des pays avancés par rapport aux niveaux supérieurs à la tendance,
  - ralentissement temporaire de la croissance des pays émergents et des pays en développement en 2019 (contractions en Argentine et en Turquie, impact des mesures commerciales sur la Chine et les autres pays asiatiques).

### Pays avancés — projections et révisions
- Croissance des pays avancés:
  - environ 2,3 % en 2018,
  - 2 % en 2019,
  - 1,7 % en 2020.
- Ces chiffres pour 2018 et 2019 sont inférieurs de 0,1 point de pourcentage aux PEM d’octobre 2018, principalement en raison des révisions à la baisse pour la zone euro.

- Zone euro:
  - croissance attendue: 1,8 % en 2018, 1,6 % en 2019, 1,7 % en 2020.
  - la projection pour 2019 est inférieure de 0,3 % à la prévision de l’automne dernier.
  - Révisions à la baisse notables pour:
    - l’Allemagne (diminution de la consommation privée, faiblesse de la production industrielle suite à l’introduction de nouvelles normes antipollution pour l’industrie automobile, réduction de la demande extérieure),
    - l’Italie (faible demande intérieure, hausse des coûts des emprunts, rendements de titres souverains restant élevés),
    - la France (répercussions négatives des manifestations de rue et des actions collectives).

- Royaume-Uni:
  - projection de référence: croissance voisine de 1,5 % en 2019–20 (projection inchangée par rapport aux PEM d’octobre 2018).
  - l’incertitude prolongée quant au Brexit a un effet négatif qui compense l’effet positif de la relance budgétaire annoncée dans le budget 2019.
  - la projection suppose qu’un accord est atteint sur le Brexit en 2019 et que le Royaume‑Uni passe progressivement au nouveau régime.
  - à la mi-janvier, l’issue du Brexit reste très incertaine.

- États-Unis:
  - prévisions de croissance inchangées.
  - croissance attendue: 2,5 % en 2019, 1,8 % en 2020.
  - baisse liée à la fin des mesures de relance budgétaire et à un taux des fonds fédéraux dépassant temporairement le taux d’intérêt neutre.
  - le rythme d’expansion prévu est supérieur au taux de croissance potentiel estimé pour les deux années.
  - forte croissance de la demande intérieure soutiendra l’augmentation des importations et contribuera à creuser le déficit des transactions courantes.

- Japon:
  - croissance prévue: 1,1 % en 2019 (soit 0,2 point de pourcentage de plus que dans les PEM d’octobre 2018), 0,5 % en 2020 (0,2 point de pourcentage de plus que dans les PEM d’octobre 2018).
  - révision positive due au soutien budgétaire supplémentaire, y compris des mesures visant à atténuer les effets de la hausse prévue du taux de la taxe à la consommation en octobre 2019.

### Pays émergents et en développement — projections régionales et nationales
- Ensemble des pays émergents et des pays en développement:
  - croissance attendue: 4,6 % en 2018, 4,5 % en 2019, 4,9 % en 2020.
  - la projection pour 2019 est inférieure de 0,2 point de pourcentage à celle des PEM d’octobre 2018.

- Asie:
  - croissance attendue: 6,5 % en 2018, 6,3 % en 2019, 6,4 % en 2020.
  - Chine: ralentissement attendu sous l’influence du durcissement nécessaire de la réglementation financière et des tensions commerciales avec les États‑Unis, malgré des mesures de relance budgétaire qui compensent en partie l’impact de la hausse des droits de douane américains.
  - Inde: reprise attendue en 2019 grâce à la baisse des cours du pétrole et à un resserrement monétaire plus lent que prévu; pressions inflationnistes diminueront.

- Europe (pays émergents et en développement):
  - croissance attendue: 3,8 % en 2018, 0,7 % en 2019, 2,4 % en 2020.
  - révisions: −1,3 point de pourcentage en 2019 et −0,4 point de pourcentage en 2020.
  - causes: forte contraction prévue en 2019 et reprise plus lente de la Turquie en 2020 en contexte de durcissement de la politique économique et d’ajustement à des conditions de financement extérieur plus restrictives.

- Amérique latine:
  - croissance attendue: 1,1 % en 2018, 2,0 % en 2019, 2,5 % en 2020.
  - ces chiffres sont 0,2 point de pourcentage de moins que prévu pour les deux années.
  - révisions expliquées par:
    - détérioration des perspectives de croissance du Mexique en 2019–20 à cause d’une baisse de l’investissement privé,
    - contraction plus grave que prévu au Venezuela,
    - partiellement compensées par une révision à la hausse des prévisions de 2019 pour le Brésil.
  - Argentine: contraction attendue en 2019 en raison de politiques plus strictes visant à réduire les déséquilibres, puis retour à la croissance en 2020.

- Moyen‑Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan:
  - croissance attendue: 2,4 % en 2019, remontant à environ 3 % en (texte interrompu dans la source).

*Source: Perspectives économiques mondiales, janvier 2019 (extrait).*

### 2020. De multiples facteurs pèsent sur les

### weo-update-fr-jan19 - 2020. De multiples facteurs pèsent sur les

### Perspectives régionales
- Plusieurs facteurs pèsent sur les perspectives de la région : la faible croissance de la production pétrolière qui affecte la reprise attendue de l’activité non pétrolière (en Arabie saoudite), le durcissement des conditions de financement (au Pakistan), les sanctions américaines (contre l’Iran) et les tensions géopolitiques dans plusieurs pays.
- Afrique subsaharienne :
  - Croissance prévue : 2,9 % en 2018, 3,5 % en 2019 et 3,6 % en 2020.
  - Pour 2019–20, la projection est inférieure de 0,3 point de pourcentage à celle d’octobre dernier, la diminution des cours du pétrole ayant entraîné des révisions à la baisse pour l’Angola et le Nigéria.
  - Les chiffres régionaux masquent de fortes variations : plus d’un tiers des pays subsahariens devraient connaître une croissance de plus de 5 % en 2019–20.
- Communauté des États indépendants :
  - L’activité devrait augmenter d’environ 2,25 % en 2019–20, soit un peu moins que prévu en octobre 2018 en raison de perspectives de croissance moins favorables de la Russie, à cause de la diminution des cours du pétrole à court terme.

### Risques pour les perspectives
- Principales sources de risques mondiaux : résultats des négociations commerciales et orientation des conditions financières dans les mois à venir.
- Scénarios liés au commerce :
  - Mesures récentes positives : signature, le 30 novembre, de l’Accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada (USMCA) ; annonce d’une « trêve » de 90 jours entre les États-Unis et la Chine (1er décembre) ; réduction annoncée des droits chinois sur les importations de voitures américaines.
  - Limites : résultats définitifs assujettis à des négociations difficiles entre États-Unis et Chine et à des processus de ratification nationaux pour l’USMCA.
  - Risques si les différends persistent : intensification des obstacles tarifaires, augmentation des coûts des biens intermédiaires et d’équipement importés, hausse des prix de détail des biens de consommation, baisse de l’investissement des entreprises, perturbation des chaînes d’approvisionnement, ralentissement de la croissance de la productivité, détérioration des perspectives de rentabilité des entreprises et pression sur les marchés financiers.
- État d’esprit sur les marchés financiers :
  - Facteurs ayant contribué à la chute des cours des actions au second semestre de 2018 : escalade des tensions commerciales, inquiétudes concernant la politique budgétaire italienne, préoccupations à propos de plusieurs pays émergents, fermeture de l’administration américaine vers la fin de l’année.
  - Risque d’un épisode généralisé de fuite du risque déclenché par des événements catalyseurs dans des économies d’importance systémique, en particulier dans un contexte d’endettement élevé.
  - Risques spécifiques évoqués :
    - Italie : les écarts de taux demeurent élevés malgré une baisse par rapport aux pics d’octobre–novembre; une période prolongée de rendements élevés exercerait une pression supplémentaire sur les banques italiennes, pèserait sur l’activité économique et aggraverait la dynamique de la dette.
    - Europe : possibilité d’un Brexit perturbateur, sans accord, avec retombées transfrontalières négatives et euroscepticisme accru affectant les élections parlementaires européennes.
    - Chine : ralentissement plus marqué que prévu constitue une source de risque systémique ; décélération en 2018 due au durcissement de la réglementation financière et à l’aggravation du différend commercial avec les États-Unis ; interventions des autorités (limitation du durcissement réglementaire, injection de liquidités via réduction des réserves réglementaires, relance budgétaire par reprise des investissements publics) pourraient ne pas suffire si les tensions commerciales persistent. Des inquiétudes sur la santé de l’économie chinoise peuvent déclencher des ventes soudaines sur les marchés financiers et des produits de base, mettant sous pression partenaires commerciaux et pays émergents.
  - Autres risques : incertitude autour des programmes d’action de nouveaux gouvernements, une fermeture prolongée de l’administration fédérale américaine, tensions géopolitiques au Moyen-Orient et en Asie orientale, effets généralisés des changements climatiques, déclin continu de la confiance dans les institutions et les partis politiques établis.

### Priorités de politiques
- Objectifs généraux : éviter un ralentissement supplémentaire et renforcer la résilience ; améliorer les perspectives de croissance à moyen terme et renforcer l’inclusion économique.
- Coopération multilatérale :
  - Les dirigeants devraient coopérer pour s’attaquer aux sources de mécontentement envers le système commercial fondé sur des règles, réduire les coûts du commerce international et résoudre les désaccords sans relever les obstacles tarifaires et non tarifaires.
  - Promouvoir une coopération plus étroite sur un éventail de questions pour accroître les gains de l’intégration économique mondiale, notamment réformes de la réglementation financière, fiscalité, lutte contre la fraude fiscale transfrontalière, diminution de la corruption et renforcement du dispositif mondial de sécurité financière, ainsi que atténuation et adaptation aux changements climatiques.
  - Rappel : Le GIEC déclarait en octobre que si les taux d’augmentation internationale et la réduction au minimum des possibilités de fraude fiscale transfrontalière se maintenaient, les températures surfaciques pourraient dépasser de 1,5° C les niveaux préindustriels entre 2030 et 2052.
  - Les ressources adéquates du FMI demeurent un facteur de stabilisation important sur les marchés financiers mondiaux.
- Politiques nationales :
  - Pays avancés :
    - Croissance supérieure à la tendance devrait ralentir pour atteindre son potentiel modeste (plus tôt que prévu dans certains cas).
    - Priorités : mesures stimulant la productivité, augmenter le taux d’activité (en particulier des femmes et des jeunes), garantir une protection sociale adéquate pour les personnes vulnérables aux transformations structurelles.
    - Politique monétaire : veiller à ce que les anticipations inflationnistes restent ancrées.
    - Politique budgétaire : mettre en place des amortisseurs là où c’est nécessaire pour reconstituer la marge de manœuvre restreinte en vue de combattre les récessions.
  - Pays émergents et pays en développement :
    - Ont été mis à l’épreuve par des conditions extérieures difficiles : tensions commerciales, hausse des taux d’intérêt américains, appréciation du dollar, sorties de capitaux, volatilité des cours du pétrole.
    - Mesures recommandées : renforcer les dispositifs macroprudentiels pour faire face au lourd fardeau de la dette privée et aux asymétries de monnaies et d’échéances ; utiliser la flexibilité des taux de change pour amortir les chocs extérieurs ; politique monétaire pouvant soutenir l’activité intérieure lorsque les anticipations inflationnistes sont bien ancrées ; politique budgétaire visant à préserver la viabilité des ratios d’endettement.
    - Gouvernance des dépenses : meilleur ciblage des subventions et rationalisation des dépenses récurrentes pour préserver dépenses d’équipement nécessaires à la croissance potentielle et dépenses sociales pour l’inclusion.
  - Pays en développement à faible revenu :
    - Efforts concertés pour diversifier les structures de production (impératif pour pays tributaires des produits de base) et se rapprocher des objectifs de développement durable.

### Principales données et projections mentionnées
- Afrique subsaharienne : 2,9 % (2018), 3,5 % (2019), 3,6 % (2020).
- Communauté des États indépendants : hausse d’environ 2,25 % en 2019–20.
- Tableaux et indicateurs (extraits chiffrés) :
  - Production mondiale : 3,8 (2017), 3,7 (2018), 3,5 (2019), 3,6 (2020).
  - Pays avancés : 2,4 (2017), 2,3 (2018), 2,0 (2019), 1,7 (2020).
  - États-Unis : 2,2 (2017), 2,9 (2018), 2,5 (2019), 1,8 (2020).
  - Zone euro : 2,4 (2017), 1,8 (2018), 1,6 (2019), 1,7 (2020).
  - Chine : 6,9 (2017), 6,6 (2018), 6,2 (2019), 6,2 (2020).
  - Inde : 6,7 (2017), 7,3 (2018), 7,5 (2019), 7,7 (2020).
  - Amérique latine et Caraïbes : 1,3 (2017), 1,1 (2018), 2,0 (2019), 2,5 (2020).
  - Arabie saoudite : –0,9 (2017), 2,3 (2018), 1,8 (2019), 2,1 (2020).
  - Nigéria : 0,8 (2017), 1,9 (2018), 2,0 (2019), 2,2 (2020).
  - Afrique du Sud : 1,3 (2017), 0,8 (2018), 1,4 (2019), 1,7 (2020).
- Cours du pétrole (moyenne U.K. Brent, Dubaï Fateh et West Texas Intermediate) :
  - Cours moyen du pétrole en 2018 : 68,58 dollars le baril.
  - Hypothèses de marché à terme (au 27 novembre 2018) : 58,95 dollars le baril pour 2019, 58,74 dollars le baril pour 2020.
- Prix à la consommation :
  - Pays avancés : 1,7 (2017), 2,0 (2018), 1,7 (2019), 2,0 (2020).
  - Pays émergents et pays en développement : 4,3 (2017), 4,9 (2018), 5,1 (2019), 4,6 (2020).
- Taux du LIBOR (dépôts en dollars, 6 mois) : 1,5 (2017), 2,5 (2018), 3,2 (2019), 3,8 (2020).

*Source : Perspectives de l’économie mondiale, Mise à jour de janvier 2019 (extrait).*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2019/update/january/french/weo-update-fr-jan19.pdf_
