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### Section 1 — Timides signes de stabilisation, reprise poussive ?

- Résumé des prévisions globales
  - La croissance mondiale devrait passer de 2,9 % en 2019 à 3,3 % en 2020, puis à 3,4 % en 2021.
  - Révisions par rapport aux PEM d’octobre : minus 0,1 point de pourcentage pour 2019 et 2020 ; minus 0,2 point de pourcentage pour 2021.
  - Sans le relâchement monétaire, l’estimation de la croissance mondiale pour 2019 et la projection pour 2020 auraient été inférieures de 0,5 point de pourcentage pour chaque année.
  - Risques majeurs susceptibles d’entraîner une croissance mondiale inférieure au scénario de référence : montée des tensions géopolitiques (notamment entre les États-Unis et l’Iran), intensification des troubles sociaux, dégradation des relations commerciales entre les États-Unis et leurs partenaires, aggravation des frictions économiques entre d’autres pays.

- Évolution récente et facteurs influant sur l’activité
  - Facteurs ayant pesé au 2e semestre 2019 : incertitude entourant les politiques commerciales, tensions géopolitiques, difficultés spécifiques des principaux pays émergents, affaiblissement dans l’industrie manufacturière et le commerce.
  - Chocs climatiques et sociaux cités : ouragans dans les Caraïbes, sécheresse et feux de brousse en Australie, inondations en Afrique de l’Est, sécheresse en Afrique australe, intensification des troubles sociaux dans plusieurs pays.
  - Signes de stabilisation fin 2019 : amorce de redressement du secteur manufacturier et du commerce mondial ; virage général vers une politique monétaire accommodante ; assouplissement des politiques budgétaires dans certains pays (Chine, Corée, États-Unis).
  - Impact sectoriel : secteur des services légèrement ralenti mais toujours en croissance ; création d’emplois poursuivie ; hausse des prix à la consommation hors alimentation et énergie restée modérée dans les pays avancés ; baisse des prix des métaux et de l’énergie.

- Indicateurs financiers et marchés
  - Dollar américain et yen japonais se sont affaiblis d’environ 2 % entre septembre et début janvier.
  - Renminbi chinois a gagné environ 1,5 %.
  - Livre sterling a apprécié de 4 % depuis septembre.
  - Rendements des principales obligations souveraines ont augmenté par rapport au creux de septembre.
  - Flux d’investissement de portefeuille vers les pays émergents accrus, en particulier vers les fonds obligataires.

- Perspectives régionales et pays clés (points saillants)
  - Pays avancés : croissance stabilisée à 1,6 % en 2020-21 (0,1 point de pourcentage de moins que dans les projections PEM d’octobre).
    - États-Unis : 2,3 % en 2019 ; 2 % en 2020 ; 1,7 % en 2021 (0,1 point de pourcentage de moins en 2020 par rapport aux PEM d’octobre).
    - Zone euro : 1,2 % en 2019 ; 1,3 % en 2020 (révision à la baisse de 0,1 point) ; 1,4 % en 2021.
    - Royaume-Uni : 1,4 % en 2020 ; 1,5 % en 2021 (inchangés par rapport aux PEM d’octobre), en supposant une sortie bien encadrée de l’Union européenne fin janvier.
    - Japon : 1 % en 2019 ; 0,7 % en 2020 (révisions à la hausse de 0,1 et 0,2 point par rapport aux PEM d’octobre) ; 0,5 % en 2021.
  - Pays émergents et en développement : croissance prévue à 3,7 % en 2019 ; 4,4 % en 2020 ; 4,6 % en 2021 (0,2 point de pourcentage de moins pour 2020 et 2021 par rapport aux PEM d’octobre).
    - Asie émergente et en développement : 5,6 % en 2019 ; 5,8 % en 2020 ; 5,9 % en 2021 (révisions de 0,2 et 0,3 point de pourcentage pour 2019 et 2020 par rapport aux PEM d’octobre).
      - Inde : estimée à 4,8 % en 2019 ; 5,8 % en 2020 ; 6,5 % en 2021 (révisions de 1,2 et 0,9 point de pourcentage moins que dans les PEM d’octobre).
      - Chine : 6,1 % en 2019 ; 6 % en 2020 ; 5,8 % en 2021. Mesures liées à un accord commercial de « phase 1 » devraient améliorer les prévisions de la Chine pour 2020 de 0,2 point de pourcentage par rapport aux PEM d’octobre.
      - ASEAN-5 : ralenti à 4,7 % en 2019 ; stable en 2020 ; accélération en 2021.
    - Europe émergente et pays en développement : environ 2,5 % en 2020-21 contre 1,8 % en 2019 (0,1 point de pourcentage de plus en 2020 par rapport aux PEM d’octobre).
    - Amérique latine : 0,1 % en 2019 ; 1,6 % en 2020 ; 2,3 % en 2021 (0,2 et 0,1 point de pourcentage de moins par rapport aux PEM d’octobre).
      - Ajustements : révisions à la baisse pour le Mexique et le Chili ; révision à la hausse pour le Brésil en 2020.
    - Moyen-Orient et Asie centrale : 2,8 % en 2020 (0,1 point de pourcentage de moins par rapport aux PEM d’octobre) ; 3,2 % en 2021.
    - Afrique subsaharienne : 3,3 % en 2019 ; 3,5 % en 2020-21 (inférieure de 0,1 point de pourcentage pour 2020 et de 0,2 point pour 2021 par rapport aux PEM d’octobre).

- Politiques recommandées et priorités
  - Renforcer la coopération multilatérale et resserrer la coordination internationale.
  - Dosage plus équilibré des politiques économiques au niveau national selon la marge de manœuvre monétaire et budgétaire disponible.
  - Objectifs prioritaires : renforcer la résilience financière, accroître le potentiel de croissance, améliorer l’inclusion.
  - Actions internationales à renforcer : remédier aux causes de friction dans le système commercial fondé sur des règles ; réduire les émissions de gaz à effet de serre ; renforcer l’architecture de la fiscalité internationale.
  - Mesures nationales : soutenir la demande en temps voulu si nécessaire, au moyen des leviers budgétaires et monétaires disponibles.
  - Nota : la disparition de freins spécifiques aux principaux pays émergents conjuguée aux effets du relâchement monétaire pourrait appuyer une reprise plus marquée ; néanmoins les risques de dégradation demeurent considérables.

### Section 1 — Statistiques clés (extraits)
- Production mondiale (variation en pourcentage) : 2018 : 3,6 ; 2019 : 2,9 ; 2020 : 3,3 ; 2021 : 3,4.
- Prix du pétrole (dollars, moyennes) : 2019 cours moyen : 60,62 dollars le baril (mémo) ; Hypothèses des marchés à terme (au 12 novembre 2019) : 58,03 dollars le baril pour 2020 et 55,31 dollars le baril pour 2021.
- Inflation (prix à la consommation) :
  - Pays avancés : 2018 : 2,0 ; 2019 : 1,4 ; 2020 : 1,7 ; 2021 : 1,9.
  - Pays émergents et pays en développement : 2018 : 4,8 ; 2019 : 5,1 ; 2020 : 4,6 ; 2021 : 4,5.

### Section 2 — Premiers signes de stabilisation et scénario favorable

- Moteurs d’un scénario favorable
  - résilience des dépenses de consommation et augmentation des dépenses des entreprises.
  - disparition de freins spécifiques dans les principaux pays émergents.
  - effets de l’assouplissement monétaire.
  - amélioration de l’état d’esprit suscitée par la « phase 1 » de l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine.
  - démantèlement partiel de droits de douane précédemment établis et trêve sur les futurs droits de douane.
- Une confluence de ces facteurs pourrait donner lieu à une reprise plus forte que prévue actuellement.

- Risques de dégradation (principaux canaux)
  - Montée des tensions géopolitiques (notamment entre les États-Unis et l’Iran) pouvant perturber l’offre mondiale de pétrole et nuire à l’état d’esprit des investisseurs.
  - Intensification des troubles sociaux perturbant l’activité, compliquant les efforts de réforme et assombrissant l’humeur des marchés.
  - Relèvement des barrières tarifaires et frictions technologiques : mise en péril des chaînes d’approvisionnement mondiales ; motifs invoqués incluent désormais la sécurité nationale ou la monnaie.
  - Réactions financières et propagation : brusques réaffectations de portefeuilles vers des actifs sûrs, accroissement des risques de refinancement pour des emprunteurs vulnérables, resserrement généralisé des conditions financières et contagion vers les services.
  - Catastrophes liées aux conditions météorologiques et changement climatique : augmentation de fréquence et d’intensité des catastrophes, coûts humains et économiques, effets sur migrations internationales et tensions financières (par exemple dans le secteur des assurances).

- Priorités de politique (cohérence multilatérale et mesures nationales)
  - Priorités générales : renforcer coopération multilatérale ; rendre la société plus inclusive ; assurer dispositifs de protection sociale efficaces ; renforcer structures de gouvernance pour la cohésion sociale.
  - Coopération multilatérale : remédier aux frictions du système commercial fondé sur des règles ; sortir de l’impasse concernant l’organe d’appel de l’OMC ; régler les différends sans relever les droits de douane ; coopérer pour réduire les cyberattaques internationales ; coopérer pour réduire les émissions de gaz à effet de serre avec une répartition appropriée des charges ; renforcer la coopération pour réduire la fraude fiscale et la corruption internationales ; mettre en place un dispositif mondial de sécurité financière doté de ressources suffisantes.
  - Priorités pour les pays avancés : accroître les dépenses visant à accélérer la croissance de la productivité pour les pays disposant d’une marge budgétaire ; assainir les finances publiques pour les pays fortement endettés sauf en cas de demande privée très faible ; préparer une intervention éventuelle en cas de récession ; privilégier investissement dans l’atténuation des changements climatiques, éducation, santé, formation professionnelle et infrastructures ; renforcer politiques macroprudentielles et surveillance préventive.
  - Priorités pour les pays émergents et pays en développement : poursuivre ajustements macroéconomiques pour rétablir la confiance ; mettre en place dispositifs de protection sociale adéquats ; assainir les finances publiques à un rythme adapté pour les pays fortement endettés ; améliorer le ciblage des subventions et élargir l’assiette fiscale ; profiter du recul de l’inflation pour relancer la politique monétaire lorsque possible ; assurer résilience financière en maintenant des volants suffisants de fonds propres et de liquidités ; rendre la croissance plus inclusive via dépenses de santé et d’éducation.

- Note méthodologique
  - On suppose que les taux de change effectifs réels restent aux niveaux observés entre le 14 octobre et le 11 novembre 2019.

### Encadré 1 — Des conditions financières mondiales toujours accommodantes (points saillants)

- Conditions financières mondiales demeurent accommodantes au regard des chiffres du passé.
- Facteurs influents au cours des trois derniers mois : politique monétaire (assouplissement) ; perception des investisseurs des tensions commerciales.
- Exemples de mesures de politique monétaire citées :
  - Réserve fédérale américaine : réduction du taux directeur de 25 points de base.
  - Banque centrale européenne : relance des achats nets d’actifs à un rythme de 20 milliards d’euros par mois.
  - Banque populaire de Chine : réduction du taux du mécanisme de prêt à moyen terme de 5 points de base.
  - Turquie : réduction du taux directeur de 450 points de base.
  - Banques centrales de Russie et du Brésil : réductions respectives de 75 et 100 points de base.
- Réactions des marchés :
  - marchés boursiers mondiaux : hausse d’environ 8 % au cours des trois derniers mois.
  - rendements à long terme dans la zone euro, au Japon et aux États‑Unis : augmentation de 15 à 30 points de base.
- Effets nets par région : conditions financières américaines peu modifiées en termes nets ; assouplissement dans la zone euro ; conditions globales restées inchangées en Chine ; assouplissement dans d’autres pays émergents (Brésil, Inde, Mexique, Pologne, Russie, Turquie).

### Section 3 — Principale constatation

- Dans ce groupe de pays, les écarts de rendement moyens observés sur les obligations souveraines ont diminué de près de 25 points de base et les écarts de rendement des obligations de sociétés se sont resserrés dans la même proportion.

*Source : Mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale, janvier 2020.*

### Section 1

### Timides signes de stabilisation, reprise poussive ?

### Résumé des prévisions globales
- La croissance mondiale devrait passer de 2,9 % en 2019 à 3,3 % en 2020, puis à 3,4 % en 2021.
- Révisions par rapport aux PEM d’octobre : minus 0,1 point de pourcentage pour 2019 et 2020 ; minus 0,2 point de pourcentage pour 2021.
- Sans le relâchement monétaire, l’estimation de la croissance mondiale pour 2019 et la projection pour 2020 auraient été inférieures de 0,5 point de pourcentage pour chaque année.
- Risques majeurs susceptibles d’entraîner une croissance mondiale inférieure au scénario de référence : montée des tensions géopolitiques (notamment entre les États-Unis et l’Iran), intensification des troubles sociaux, dégradation des relations commerciales entre les États-Unis et leurs partenaires, aggravation des frictions économiques entre d’autres pays.

### Évolution récente et facteurs influant sur l’activité
- Facteurs ayant pesé au 2e semestre 2019 : incertitude entourant les politiques commerciales, tensions géopolitiques, difficultés spécifiques des principaux pays émergents, affaiblissement dans l’industrie manufacturière et le commerce.
- Chocs climatiques et sociaux cités : ouragans dans les Caraïbes, sécheresse et feux de brousse en Australie, inondations en Afrique de l’Est, sécheresse en Afrique australe, intensification des troubles sociaux dans plusieurs pays.
- Signes de stabilisation fin 2019 : amorce de redressement du secteur manufacturier et du commerce mondial ; virage général vers une politique monétaire accommodante ; assouplissement des politiques budgétaires dans certains pays (Chine, Corée, États-Unis).
- Impact sectoriel : secteur des services légèrement ralenti mais toujours en croissance ; création d’emplois poursuivie ; hausse des prix à la consommation hors alimentation et énergie restée modérée dans les pays avancés ; baisse des prix des métaux et de l’énergie.
- Indicateurs financiers et marchés :
  - Dollar américain et yen japonais se sont affaiblis d’environ 2 % entre septembre et début janvier.
  - Renminbi chinois a gagné environ 1,5 %.
  - Livre sterling a apprécié de 4 % depuis septembre.
  - Rendements des principales obligations souveraines ont augmenté par rapport au creux de septembre.
  - Flux d’investissement de portefeuille vers les pays émergents accrus, en particulier vers les fonds obligataires.

### Perspectives régionales et pays clés
- Pays avancés : croissance stabilisée à 1,6 % en 2020-21 (0,1 point de pourcentage de moins que dans les projections PEM d’octobre).
  - États-Unis : 2,3 % en 2019 ; 2 % en 2020 ; 1,7 % en 2021 (0,1 point de pourcentage de moins en 2020 par rapport aux PEM d’octobre).
  - Zone euro : 1,2 % en 2019 ; 1,3 % en 2020 (révision à la baisse de 0,1 point) ; 1,4 % en 2021.
  - Royaume-Uni : 1,4 % en 2020 ; 1,5 % en 2021 (inchangés par rapport aux PEM d’octobre), en supposant une sortie bien encadrée de l’Union européenne fin janvier.
  - Japon : 1 % en 2019 ; 0,7 % en 2020 (révisions à la hausse de 0,1 et 0,2 point par rapport aux PEM d’octobre) ; 0,5 % en 2021.
- Pays émergents et en développement : croissance prévue à 3,7 % en 2019 ; 4,4 % en 2020 ; 4,6 % en 2021 (0,2 point de pourcentage de moins pour 2020 et 2021 par rapport aux PEM d’octobre).
  - Asie émergente et en développement : 5,6 % en 2019 ; 5,8 % en 2020 ; 5,9 % en 2021 (révisions de 0,2 et 0,3 point de pourcentage pour 2019 et 2020 par rapport aux PEM d’octobre).
    - Inde : estimée à 4,8 % en 2019 ; 5,8 % en 2020 ; 6,5 % en 2021 (révisions de 1,2 et 0,9 point de pourcentage moins que dans les PEM d’octobre).
    - Chine : 6,1 % en 2019 ; 6 % en 2020 ; 5,8 % en 2021. Mesures liées à un accord commercial de « phase 1 » devraient améliorer les prévisions de la Chine pour 2020 de 0,2 point de pourcentage par rapport aux PEM d’octobre.
    - ASEAN-5 : ralenti à 4,7 % en 2019 ; stable en 2020 ; accélération en 2021.
  - Europe émergente et pays en développement : environ 2,5 % en 2020-21 contre 1,8 % en 2019 (0,1 point de pourcentage de plus en 2020 par rapport aux PEM d’octobre).
  - Amérique latine : 0,1 % en 2019 ; 1,6 % en 2020 ; 2,3 % en 2021 (0,2 et 0,1 point de pourcentage de moins par rapport aux PEM d’octobre).
    - Ajustements : révisions à la baisse pour le Mexique et le Chili ; révision à la hausse pour le Brésil en 2020.
  - Moyen-Orient et Asie centrale : 2,8 % en 2020 (0,1 point de pourcentage de moins par rapport aux PEM d’octobre) ; 3,2 % en 2021.
  - Afrique subsaharienne : 3,3 % en 2019 ; 3,5 % en 2020-21 (inférieure de 0,1 point de pourcentage pour 2020 et de 0,2 point pour 2021 par rapport aux PEM d’octobre).

### Politiques recommandées et priorités
- Renforcer la coopération multilatérale et resserrer la coordination internationale.
- Dosage plus équilibré des politiques économiques au niveau national selon la marge de manœuvre monétaire et budgétaire disponible.
- Objectifs prioritaires : renforcer la résilience financière, accroître le potentiel de croissance, améliorer l’inclusion.
- Actions internationales à renforcer : remédier aux causes de friction dans le système commercial fondé sur des règles ; réduire les émissions de gaz à effet de serre ; renforcer l’architecture de la fiscalité internationale.
- Mesures nationales : soutenir la demande en temps voulu si nécessaire, au moyen des leviers budgétaires et monétaires disponibles.
- Nota : la disparition de freins spécifiques aux principaux pays émergents conjuguée aux effets du relâchement monétaire pourrait appuyer une reprise plus marquée ; néanmoins les risques de dégradation demeurent considérables.

*textf - Section 1*

### Section 2

### textf - Section 2

### Premiers signes de stabilisation et scénario favorable
- Les premiers signes de stabilisation pourraient persister et créer une dynamique favorable grâce à :
  - résilience des dépenses de consommation et augmentation des dépenses des entreprises.
  - disparition de freins spécifiques dans les principaux pays émergents.
  - effets de l’assouplissement monétaire.
  - amélioration de l’état d’esprit suscitée par la « phase 1 » de l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine.
  - démantèlement partiel de droits de douane précédemment établis et trêve sur les futurs droits de douane.
- Une confluence de ces facteurs pourrait donner lieu à une reprise plus forte que prévue actuellement.

### Risques de dégradation (énumération des principaux canaux)
- Montée des tensions géopolitiques (notamment entre les États-Unis et l’Iran) pouvant :
  - perturber l’offre mondiale de pétrole,
  - nuire à l’état d’esprit et affaiblir les investissements des entreprises.
- Intensification des troubles sociaux dans de nombreux pays pouvant :
  - perturber l’activité,
  - compliquer les efforts de réforme,
  - assombrir l’humeur des marchés et conduire à une croissance plus faible que prévu.
- Relèvement des barrières tarifaires et frictions technologiques :
  - a nui au climat des affaires et aggravé les ralentissements cycliques et structurels.
  - mise en péril des chaînes d’approvisionnement mondiales.
  - motifs invoqués incluent désormais des considérations liées à la sécurité nationale ou à la monnaie.
  - une nouvelle détérioration des relations économiques (par exemple entre les États-Unis et l’Union européenne) pourrait compromettre le rebond de la production et du commerce mondial.
- Réactions financières et propagation :
  - matérialisation des risques pourrait brusquement faire varier l’état d’esprit des marchés financiers, provoquer des réaffectations de portefeuilles vers des actifs sûrs et accroître les risques de refinancement pour des emprunteurs vulnérables.
  - un resserrement généralisé des conditions financières mettrait en évidence des vulnérabilités accumulées et réduirait les dépenses en machines, matériel et biens de consommation durables, avec contagion possible vers les services.
- Catastrophes liées aux conditions météorologiques et changement climatique :
  - tempêtes tropicales, inondations, vagues de chaleur, sécheresses, incendies de forêt ont coûté cher en vies humaines et moyens de subsistance.
  - le changement climatique augmente fréquence et intensité des catastrophes, met en péril la santé et les résultats économiques au-delà des régions directement touchées, pouvant accroître migrations internationales et tensions financières (par exemple dans le secteur des assurances).

### Priorités de politique (cohérence multilatérale et mesures nationales)
- Priorités générales :
  - renforcer coopération multilatérale pour soutenir une reprise durable.
  - rendre la société plus inclusive, assurer que les dispositifs de protection sociale protègent réellement les personnes vulnérables et renforcer les structures de gouvernance pour la cohésion sociale.
- Coopération multilatérale (mesures recommandées) :
  - remédier rapidement aux causes de frictions liées au système commercial fondé sur des règles.
  - sortir sans tarder de l’impasse concernant l’organe d’appel de l’Organisation mondiale du commerce.
  - régler les différends sans relever les droits de douane et les obstacles non tarifaires.
  - coopérer pour réduire les cyberattaques internationales et résoudre les questions liées aux droits de propriété intellectuelle et aux transferts de technologie.
  - coopérer pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter la hausse des températures avec une répartition appropriée des charges.
  - renforcer la coopération pour réduire la fraude fiscale et la corruption internationales, éviter le détricotage des réformes de la réglementation financière mondiale et mettre en place un dispositif mondial de sécurité financière doté de ressources suffisantes.
- Priorités pour les pays avancés :
  - pays disposant d’une marge de manœuvre budgétaire suffisante devraient accroître les dépenses visant à accélérer la croissance de la productivité (recherche, formation, infrastructures physiques).
  - pays fortement endettés devraient généralement assainir leurs finances publiques sauf en cas de demande privée très faible.
  - compte tenu de taux directeurs proches de la borne inférieure effective et taux d’intérêt à long terme bas, le recours à la politique monétaire est limité ; les pays avec marge budgétaire peuvent compter davantage sur des mesures de relance budgétaire si besoin.
  - préparer à l’avance une intervention éventuelle en cas de récession ; privilégier investissement dans l’atténuation des changements climatiques, éducation, santé, formation professionnelle et infrastructures.
  - renforcer politiques macroprudentielles, surveillance préventive et, le cas échéant, assainissement des bilans des banques.
- Priorités pour les pays émergents et pays en développement :
  - pays émergents en proie à des difficultés macroéconomiques doivent poursuivre ajustements pour rétablir la confiance et créer conditions d’une croissance stable et durable.
  - mettre en place des dispositifs de protection sociale adéquats pour les personnes vulnérables.
  - pays fortement endettés devraient assainir leurs finances publiques à un rythme adapté pour éviter un ralentissement brutal, améliorer le ciblage des subventions, élargir l’assiette fiscale et assurer un meilleur respect de la législation.
  - ces mesures dégageraient espace budgétaire pour lutter contre les ralentissements et réaliser des investissements prioritaires pour le développement et la réalisation des objectifs de développement durable.
  - pays dont la situation est plus sûre mais dont l’activité s’est affaiblie peuvent profiter du recul de l’inflation pour prendre davantage de mesures de relance monétaire, surtout là où les taux d’intérêt réels restent élevés.
  - assurer la résilience financière en maintenant des volants suffisants de fonds propres et de liquidités tout en réduisant au minimum les asymétries de monnaies et d’échéances.
  - objectif primordial : rendre la croissance plus inclusive via dépenses de santé et d’éducation pour accroître le capital humain et encourager l’entrée sur le marché d’entreprises créatrices d’emplois à forte valeur ajoutée.

### Aperçu des projections clés (tableau synthétisé)
- Production mondiale (variation en pourcentage, par année)
  - 2018 : 3,6
  - 2019 : 2,9
  - 2020 : 3,3
  - 2021 : 3,4
  - Différences par rapport aux projections des PEM d'octobre 2019 : –0,1 pour 2020 ; –0,2 pour 2021
- Pays avancés (2018–2021)
  - 2018 : 2,2
  - 2019 : 1,7
  - 2020 : 1,6
  - 2021 : 1,6
  - Différences : –0,1 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- États‑Unis
  - 2018 : 2,9
  - 2019 : 2,3
  - 2020 : 2,0
  - 2021 : 1,7
  - Différences : –0,1 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- Zone euro
  - 2018 : 1,9
  - 2019 : 1,2
  - 2020 : 1,3
  - 2021 : 1,4
  - Différences : –0,1 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- Allemagne
  - 2018 : 1,5
  - 2019 : 0,5
  - 2020 : 1,1
  - 2021 : 1,4
  - Différences : –0,1 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- France
  - 2018 : 1,7
  - 2019 : 1,3
  - 2020 : 1,3
  - 2021 : 1,3
  - Différences : 0,0 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- Italie
  - 2018 : 0,8
  - 2019 : 0,2
  - 2020 : 0,5
  - 2021 : 0,7
  - Différences : 0,0 pour 2020 ; –0,1 pour 2021
- Espagne
  - 2018 : 2,4
  - 2019 : 2,0
  - 2020 : 1,6
  - 2021 : 1,6
  - Différences : –0,2 pour 2020 ; –0,1 pour 2021
- Japon
  - 2018 : 0,3
  - 2019 : 1,0
  - 2020 : 0,7
  - 2021 : 0,5
  - Différences : 0,2 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- Royaume‑Uni
  - 2018 : 1,3
  - 2019 : 1,3
  - 2020 : 1,4
  - 2021 : 1,5
  - Différences : 0,0 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- Canada
  - 2018 : 1,9
  - 2019 : 1,5
  - 2020 : 1,8
  - 2021 : 1,8
  - Différences : 0,0 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- Autres pays avancés
  - 2018 : 2,6
  - 2019 : 1,5
  - 2020 : 1,9
  - 2021 : 2,4
  - Différences : –0,1 pour 2020 ; 0,1 pour 2021
- Pays émergents et pays en développement (ensemble)
  - 2018 : 4,5
  - 2019 : 3,7
  - 2020 : 4,4
  - 2021 : 4,6
  - Différences : –0,2 pour 2020 ; –0,2 pour 2021
- Asie émergente et en développement
  - 2018 : 6,4
  - 2019 : 5,6
  - 2020 : 5,8
  - 2021 : 5,9
  - Différences : –0,2 pour 2020 ; –0,3 pour 2021
- Chine
  - 2018 : 6,6
  - 2019 : 6,1
  - 2020 : 6,0
  - 2021 : 5,8
  - Différences : 0,2 pour 2020 ; –0,1 pour 2021
- Inde (remarque méthodologique : données sur la base de l’exercice budgétaire)
  - 2018 : 6,8
  - 2019 : 4,8
  - 2020 : 5,8
  - 2021 : 6,5
  - Différences : –1,2 pour 2020 ; –0,9 pour 2021
- ASEAN‑5 (Indonésie, Malaisie, Philippines, Thaïlande et Viet Nam)
  - 2018 : 5,2
  - 2019 : 4,7
  - 2020 : 4,8
  - 2021 : 5,1
  - Différences : –0,1 pour 2020 ; –0,1 pour 2021
- Pays émergents et pays en développement d’Europe
  - 2018 : 3,1
  - 2019 : 1,8
  - 2020 : 2,6
  - 2021 : 2,5
  - Différences : 0,1 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- Russie
  - 2018 : 2,3
  - 2019 : 1,1
  - 2020 : 1,9
  - 2021 : 2,0
  - Différences : 0,0 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- Amérique latine et Caraïbes (ensemble)
  - 2018 : 1,1
  - 2019 : 0,1
  - 2020 : 1,6
  - 2021 : 2,3
  - Différences : –0,2 pour 2020 ; –0,1 pour 2021
- Brésil
  - 2018 : 1,3
  - 2019 : 1,2
  - 2020 : 2,2
  - 2021 : 2,3
  - Différences : 0,2 pour 2020 ; –0,1 pour 2021
- Mexique
  - 2018 : 2,1
  - 2019 : 0,0
  - 2020 : 1,0
  - 2021 : 1,6
  - Différences : –0,3 pour 2020 ; –0,3 pour 2021
- Moyen‑Orient et Asie centrale
  - 2018 : 1,9
  - 2019 : 0,8
  - 2020 : 2,8
  - 2021 : 3,2
  - Différences : –0,1 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- Arabie saoudite
  - 2018 : 2,4
  - 2019 : 0,2
  - 2020 : 1,9
  - 2021 : 2,2
  - Différences : –0,3 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- Afrique subsaharienne
  - 2018 : 3,2
  - 2019 : 3,3
  - 2020 : 3,5
  - 2021 : 3,5
  - Différences : –0,1 pour 2020 ; –0,2 pour 2021
- Nigéria
  - 2018 : 1,9
  - 2019 : 2,3
  - 2020 : 2,5
  - 2021 : 2,5
  - Différences : 0,0 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- Afrique du Sud
  - 2018 : 0,8
  - 2019 : 0,4
  - 2020 : 0,8
  - 2021 : 1,0
  - Différences : –0,3 pour 2020 ; –0,4 pour 2021
- Pays en développement à faible revenu (mémo)
  - 2018 : 5,0
  - 2019 : 5,0
  - 2020 : 5,1
  - 2021 : 5,1
  - Différences : 0,0 pour 2020 ; –0,0 pour 2021
- Croissance mondiale sur la base des taux de change du marché
  - 2018 : 3,0
  - 2019 : 2,4
  - 2020 : 2,7
  - 2021 : 2,8
  - Différences : 0,0 pour 2020 ; 0,0 pour 2021
- Volume du commerce mondial (biens et services)
  - 2018 : 3,7
  - 2019 : 1,0
  - 2020 : 2,9
  - 2021 : 3,7
  - Différences : –0,3 pour 2020 ; –0,1 pour 2021
- Prix du pétrole (dollars, moyennes)
  - 2019 cours moyen : 60,62 dollars le baril (mémo)
  - Hypothèses des marchés à terme (au 12 novembre 2019) : 58,03 dollars le baril pour 2020 et 55,31 dollars le baril pour 2021.
- Inflation (prix à la consommation)
  - Pays avancés : 2018 : 2,0 ; 2019 : 1,4 ; 2020 : 1,7 ; 2021 : 1,9
  - Pays émergents et pays en développement : 2018 : 4,8 ; 2019 : 5,1 ; 2020 : 4,6 ; 2021 : 4,5
- Taux du LIBOR (extraits)
  - Dépôts en dollars (6 mois) : 2018 : 2,5 ; 2019 : 2,3 ; 2020 : 1,9 ; 2021 : –0,1 ; –0,2 (notations de différences)
  - Dépôts en euros (3 mois) : –0,3 ; –0,4 ; –0,4 ; –0,4 ; 0,2 ; 0,2 (présentation dans le tableau originel)
  - Dépôts en yen (6 mois) : 0,0 ; 0,0 ; –0,1 ; 0,0 ; 0,0 ; 0,2 (présentation dans le tableau originel)
- Note méthodologique : on suppose que les taux de change effectifs réels restent aux niveaux observés entre le 14 octobre et le 11 novembre 2019.

### Encadré 1 — Des conditions financières mondiales toujours accommodantes (points saillants)
- Les conditions financières mondiales demeurent accommodantes au regard des chiffres du passé.
- Au cours des trois derniers mois (période de référence du texte) les marchés ont été influencés principalement par :
  - politique monétaire (assouplissement) ;
  - perception des investisseurs des tensions commerciales.
- Exemples de mesures de politique monétaire citées :
  - Réserve fédérale américaine : réduction du taux directeur de 25 points de base.
  - Banque centrale européenne : relance des achats nets d’actifs à un rythme de 20 milliards d’euros par mois.
  - Banque populaire de Chine : réduction du taux du mécanisme de prêt à moyen terme de 5 points de base.
  - Turquie : réduction du taux directeur de 450 points de base.
  - Banques centrales de Russie et du Brésil : réductions respectives de 75 et 100 points de base.
- Réactions des marchés :
  - marchés boursiers mondiaux : hausse d’environ 8 % au cours des trois derniers mois.
  - rendements à long terme dans la zone euro, au Japon et aux États‑Unis : augmentation de 15 à 30 points de base.
- Effets nets :
  - conditions financières américaines peu modifiées en termes nets (amélioration des évaluations compensée par hausse des rendements à long terme).
  - conditions financières dans la zone euro se sont assouplies (hausse des cours des actions et resserrement des écarts de rendement des obligations de sociétés).
  - en Chine, conditions globales restées globalement inchangées malgré amélioration des évaluations des entreprises.
  - dans d’autres pays émergents (Brésil, Inde, Mexique, Pologne, Russie, Turquie), conditions globales continuent de s’assouplir, en grande partie en raison de nouvelles baisses des taux d’intérêt et des coûts des emprunts extérieurs.

*Source : Mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale, janvier 2020.*

### Section 3

### textf - Section 3

### Principale constatation

- Dans ce groupe de pays, les écarts de rendement moyens observés sur les obligations souveraines ont diminué de près de 25 points de base et les écarts de rendement des obligations de sociétés se sont resserrés dans la même proportion.

*Source: textf - Section 3*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2020/update/january/french/textf.pdf_
