## Conclusions : L’investissement dans les sciences pures dope la productivité

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### Constats majeurs et preuves empiriques
- Les investissements dans la recherche fondamentale peuvent avoir des retombées considérables en accélérant la croissance de la productivité (chapitre 3).
- Encadrés thématiques mentionnés :
  - Encadré 3.1. Vaccins à ARNm et rôle de la recherche fondamentale.
  - Encadré 3.2. Technologies propres et rôle de la recherche fondamentale.
  - Encadré 3.3. Propriété intellectuelle, concurrence et innovation.
- Les innovations propres reposent relativement plus sur des recherches fondamentales et récentes (Graphique 3.2.1).
- La technique de l’ARNm s’appuie sur des vagues successives de découvertes scientifiques et un vaste socle de connaissances scientifiques (Graphiques 3.1.1 et 3.1.2).
- Estimations empiriques sur l’impact de la recherche :
  - Une hausse de 10 percent de la recherche fondamentale nationale augmente la productivité d’environ 0,3 percent.
  - Une hausse de 10 percent de la recherche fondamentale étrangère augmente la productivité d’environ 0,6 percent.
  - Une augmentation permanente de 10 % du stock de recherche fondamentale national conduit à une hausse de la productivité de 0,30 %.
  - Une augmentation du stock de brevets de 1 % est associée à une hausse de la productivité par travailleur de 0,04 %.
- Diffusion internationale :
  - Les stocks de connaissances étrangères ont plus d’effet dans les pays émergents que dans les pays avancés.
  - La densité d’âge des articles scientifiques cités culmine à huit ans environ; pour les brevets cités, à trois ans.

### Projections économiques et divergences mondiales
- Croissance mondiale prévue :
  - 5,9 percent en 2021.
  - 4,9 percent en 2022.
  - Environ 3,3 percent à moyen terme (après 2022).
- Divergences entre groupes de pays :
  - Production globale du groupe des pays avancés : retrouve trajectoire d’avant la pandémie en 2022 et la dépasse de 0,9 percent en 2024.
  - Production globale du groupe des pays émergents et des pays en développement (à l’exclusion de la Chine) : resterait inférieure de 5,5 percent à la prévision prépandémique en 2024.
- Scénarios de risque :
  - Si les répercussions de la COVID-19 se prolongent à moyen terme, elles pourraient réduire le PIB mondial de 5 300 milliards de dollars cumulés au cours des cinq prochaines années par rapport aux projections actuelles.
  - Scénario défavorable « Vivre avec la COVID-19 (endémique) » : PIB mondial inférieur d’environ 1¼ % d’ici à 2026; pays émergents : chute d’un peu plus de 1½ % au point le plus bas.

### Données sanitaires et politique de vaccination
- Couverture vaccinale observée et estimée :
  - Environ 58 percent de la population des pays avancés a été entièrement vaccinée (graphique 1.4).
  - Environ 36 percent dans les pays émergents.
  - Moins de 5 percent dans les pays en développement à faible revenu.
  - Environ 96 percent de la population des pays à faible revenu n’est toujours pas vaccinée (mention antérieure).
- Objectifs opérationnels proposés :
  - Vacciner au moins 40 percent de la population de chaque pays d’ici à la fin de 2021 et 70 percent d’ici à la mi-2022 (proposition du FMI).
- Besoin de financement et d’actions :
  - Comblement d’un déficit résiduel de 20 milliards de dollars sous forme de dons destiné au dépistage, traitement et surveillance génomique.
  - Coût estimé du plan FMI/OMS/Banque mondiale/OMC : environ 50 milliards de dollars pour vacciner 40 percent de la population de chaque pays d’ici fin 2021 et 70 percent d’ici mi-2022.
  - Proposition : au moins 1 milliard de doses pourraient être partagées d’ici à la fin de 2021 sans compromettre les objectifs nationaux.
  - Observation opérationnelle : à la mi-septembre, seuls 19 percent environ des 850 millions de doses promises par le G7 au mécanisme COVAX en juin avaient été livrées.
- Preuve empirique d’impact de la vaccination :
  - Royaume‑Uni (au 31 juillet 2021) : environ 56,5 percent entièrement vaccinés; 69 percent au moins une dose; hospitalisations et décès en juillet 2021 = 10 à 20 percent des niveaux hivernaux.
  - Données comtés américains : effet moyen évalué pour une augmentation de 10 points de pourcentage de la population entièrement vaccinée = hausse des dépenses hebdomadaires par carte de crédit et baisse des demandes hebdomadaires d’indemnités de chômage.

### Politiques climatiques et mesures environnementales
- Recommandations climatiques et d’investissement :
  - Mise en place d’un prix plancher international du carbone adapté à la situation des pays.
  - Investissements publics respectueux de l’environnement et subventions à la recherche pour soutenir les nouvelles énergies propres et technologies à faible émission de carbone (ex. énergies renouvelables, hydrogène).
  - Transferts compensatoires et ciblés pour les ménages afin d’accélérer une transition énergétique équitable.
- Engagements financiers internationaux :
  - Nécessité pour les pays avancés de tenir leurs promesses antérieures concernant la mobilisation de 100 milliards de dollars par an destinés à financer la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement.
- Données sur métaux de la transition énergétique (2020 valeurs, en milliards de dollars) :
  - Cuivre — Production (2020) : 123,0
  - Aluminium — Production (2020) : 107,0
  - Nickel — Production (2020) : 28,0
  - Zinc — Production (2020) : 28,0
  - Plomb — Production (2020) : 26,0
  - Argent — Production (2020) : 13,0
  - Manganèse — Production (2020) : 25,0
  - Chrome — Production (2020) : 19,0
  - Silicium — Production (2020) : 14,0
  - Molybdène — Production (2020) : 5,0
  - Cobalt — Production (2020) : 4,1
  - Lithium — Production (2020) : 1,8
  - Vanadium — Production (2020) : 1,3
  - Graphite — Production (2020) : 1,3
- Scénarios AIE (zéro émission nette d’ici à 2050) — augmentations de la demande :
  - Lithium et cobalt : consommation totale multipliée par plus de six.
  - Cuivre : consommation totale multipliée par deux.
  - Nickel : consommation totale multipliée par quatre.
- Impacts économiques :
  - Dans le scénario à zéro émission nette d’ici à 2050, la valeur de la production des quatre métaux (cuivre, nickel, cobalt, lithium) projetée pour 2021–40 : 13 007 milliards de dollars (scénario à zéro émission nette) versus 4 974 milliards de dollars (scénario des mesures annoncées) et données rétrospectives 1999–2018 : 3 043 milliards de dollars.
  - Dans ce scénario, la valeur totale de la production de ces métaux sur vingt ans est estimée à 12 900 milliards de dollars (mention explicitée dans le chapitre cobalt).
- Concentration géographique : République démocratique du Congo ~70 percent de la production mondiale de cobalt et 50 percent des réserves.

### Politiques macroéconomiques et recommandations opérationnelles
- Politique budgétaire :
  - Priorité aux dépenses liées aux soins de santé.
  - Dispositifs d’urgence et transferts de plus en plus ciblés, complétés par mesures de reconversion et de réaffectation de la main-d’œuvre.
  - Initiatives à inscrire dans des cadres à moyen terme, assortis de mesures crédibles sur le plan des recettes et des dépenses pour garantir la viabilité de la dette.
- Politique monétaire :
  - Les banques centrales peuvent généralement ignorer les pressions inflationnistes transitoires mais doivent se tenir prêtes à agir rapidement si les risques d’une hausse des anticipations d’inflation se concrétisent.
  - Recommandation : élaborer des listes de mesures d’urgence, annoncer des éléments déclencheurs clairs et agir conformément aux communications publiques.
  - Hypothèse centrale : banques centrales des principaux pays avancés maintiendront leurs taux directeurs inchangés jusqu’à la fin de 2022 (malgré des réductions prévues des achats d’actifs dans certains pays).
- Mesures multilatérales et financières :
  - Réaffectation volontaire des droits de tirage spéciaux par les pays affichant une position extérieure solide au profit du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (allocation historique de droits de tirage spéciaux équivalant à 650 milliards de dollars).
  - Étude de la création d’un fonds fiduciaire pour la résilience et la viabilité pour octroyer des financements à long terme en soutien aux investissements pour la croissance durable.
  - Effort multilatéral concerté pour assurer un accès équitable aux vaccins, fournir des liquidités aux pays en difficulté et accélérer la mise en œuvre du cadre commun du G20 visant à restructurer les dettes non viables.
- Soutien financier déjà fourni :
  - Le FMI a accordé à 86 pays plus de 110 milliards de dollars sous forme de nouveaux financements depuis les premières phases de la pandémie.
  - Allocation générale de droits de tirage spéciaux équivalant à 650 milliards de dollars, entrée en vigueur fin août; pays émergents et pays en développement ont reçu environ 40 percent de l’allocation.

### Hypothèses macroéconomiques et conventions
- Prix du pétrole et taux interbancaires utilisés :
  - Cours moyen du baril de pétrole : 65,68 dollars le baril en 2021 et 64,52 dollars le baril en 2022.
  - Taux offert à Londres sur les dépôts interbancaires à six mois en dollars : 0,2 percent en 2021 et 0,4 percent en 2022.
  - Taux des dépôts interbancaires à trois mois en euros : –0,5 percent en 2021 et 2022.
  - Taux des certificats de dépôt à six mois au Japon : –0,1 percent en 2021 et 0,0 percent en 2022.
- Conventions :
  - « billion » = mille milliards.
  - Données portent sur les années civiles sauf indication contraire.

### Marché du travail, inégalités et inflation
- Impact sur l’emploi mondial :
  - La baisse des heures travaillées a représenté l’équivalent de 255 millions d’emplois à temps plein perdus.
- Taux d’activité début 2021 :
  - Taux d’activité des jeunes inférieurs de plus de 6 percent en moyenne par rapport aux niveaux prépandémie dans les pays avancés et les pays émergents.
- Reprise emploi vs production :
  - Tous les pays avancés devraient retrouver les niveaux de production observés avant la COVID-19 d’ici à la fin de 2022, mais seuls deux tiers d’entre eux devraient retrouver leur niveau d’emploi antérieur.
- Inflation et facteurs sous-jacents :
  - Prévisions du FMI (scénario de référence) :
    - Pays avancés : inflation globale culminerait dans les derniers mois de 2021 et reviendrait autour de 2 % mi-2022.
    - Pays émergents et pays en développement : inflation globale reculerait à environ 4 % après un pic de 6,8 % vers la fin de l’année.
  - Causes de la montée de l’inflation : inadéquations entre l’offre et la demande, hausse des prix des produits de base, mesures publiques (ex. expiration de réductions temporaires de TVA), dépréciations des taux de change.
- Courbe de Phillips (relation chômage–inflation) :
  - Estimation : hausse de 1 point de pourcentage de l’écart de chômage liée à une baisse de l’inflation hors alimentation et énergie de 0,22 point de pourcentage en moyenne.
  - Contribution estimée de la résorption prévue de l’écart de chômage (pays avancés) à la dynamique de l’inflation :
    - 2021 : +0,23 point de pourcentage
    - 2022 : +0,14 point de pourcentage
    - 2023 : +0,05 point de pourcentage
    - 2024 : –0,01 point de pourcentage
    - 2025 : –0,01 point de pourcentage
    - 2026 : –0,02 point de pourcentage

### Incertitudes, risques et scénarios extrêmes
- Principaux risques identifiés :
  - Apparition de variants du SRAS‑CoV‑2 plus transmissibles et/ou résistants.
  - Inadéquations plus persistantes entre l’offre et la demande et chocs prolongés sur les prix des produits de base.
  - Désancrage des anticipations d’inflation conduisant à une spirale inflationniste.
  - Resserrement plus rapide que prévu des politiques monétaires dans les pays avancés provoquant un durcissement soudain des conditions financières mondiales.
  - Réévaluation rapide des actifs financiers et volatilité accrue.
- Scénarios extrêmes (modélisés) :
  - Scénario extrême avec fortes augmentations des cours des produits de base et de la dispersion sectorielle : inflation globale culminerait à 4,4 % (pays avancés) mi-2022 et à 8,4 % (pays émergents) début 2022; retour à tendance début 2024 sous hypothèses du modèle.
  - Scénario de désancrage prolongé des anticipations d’inflation : inflation plus forte, plus persistante et plus volatile; importance cruciale de la crédibilité des banques centrales.

### Recherche, innovation et politique publique (CHAPTER 3 synthèse)
- Politiques optimales proposées :
  - Doubler approximativement les taux de subvention de la recherche privée.
  - Augmenter d’un tiers environ les dépenses consacrées à la recherche publique.
  - Ciblage préférentiel des subventions vers la recherche fondamentale lorsque possible; sinon, partenariats public–privé.
  - Ces mesures pourraient accroître la croissance de la productivité d’environ 0,2 point de pourcentage par an et commencer à être rentabilisées en une dizaine d’années.
- Découplage scientifique (scénario illustratif) :
  - Découplage total des citations scientifiques entre les États‑Unis et la Chine réduirait les flux de brevets de 4,4 % et la productivité mondiale de 0,8 % (estimation illustrative).
- Rôles complémentaires :
  - Soutien à l’innovation verte : innovations propres citent davantage la recherche fondamentale et plus récente; investir dans sciences naturelles et ingénierie accélère transition verte.
  - Importance des marchés financiers profonds et du capital humain pour transformer l’innovation en productivité.
- Limites et conditions :
  - Résultats dépendant des hypothèses du modèle; nécessité d’adapter les recommandations aux particularités nationales, à la situation budgétaire et à la capacité d’absorption.

*Source : textf - Conclusions : L’investissement dans les sciences pures dope la productivité (Perspectives de l’économie mondiale : Reprise en temps de pandémie, Octobre 2021).*

### Introduction                                                                                                            

### Introduction

### Sections and subsections
- Sous-utilisation des capacités de production et perspectives de l’inflation : données issues de la courbe de Phillips — page 50
- Rôle de l’ancrage des anticipations d’inflation — page 53
- Chocs sectoriels et perspectives d’inflation — page 56

### Conclusions
- Conclusions — page 58

### Encadrés thématiques
- Encadré 2.1. Insécurité alimentaire et prix des aliments pendant la COVID-19 — page 61
- Encadré 2.2. L’inflation hors alimentation et énergie dans la crise de la COVID-19 — page 63
- Encadré 2.3. Mesures prises par les autorités et anticipations lors des épisodes d’accélération de l’inflation — page 65

### Bibliographie et suite
- Bibliographie — page 67
- Chapitre 3. Recherche et innovation : combattre la pandémie et doper la croissance à long terme — page 69

### Chapitre 3 (aperçu des premières rubriques)
- Introduction — page 69
- Cadre conceptuel — page 71
- Relier la science pure à la croissance — page 72
- Analyse des politiques publiques — page 78

*PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : REPRISE EN TEMPS DE PANDÉMIE — Fonds monétaire international | Octobre 2021*

### Conclusions : L’investissement dans les sciences pures dope la productivité

### Conclusions : L’investissement dans les sciences pures dope la productivité et est rentabilisé à long terme

### Constats majeurs et preuves empiriques
- Les investissements dans la recherche fondamentale peuvent avoir des retombées considérables en accélérant la croissance de la productivité (chapitre 3).
- Encadrés thématiques présents :
  - Encadré 3.1. Vaccins à ARNm et rôle de la recherche fondamentale.
  - Encadré 3.2. Technologies propres et rôle de la recherche fondamentale.
  - Encadré 3.3. Propriété intellectuelle, concurrence et innovation.
- Les innovations propres reposent relativement plus sur des recherches fondamentales et récentes (Graphique 3.2.1).
- La technique de l’ARNm s’appuie sur des vagues successives de découvertes scientifiques et un vaste socle de connaissances scientifiques (Graphiques 3.1.1 et 3.1.2).
- Les innovations propres citent davantage l’ingénierie et la technologie (Graphique 3.2.2).

### Projections économiques et divergences mondiales
- Croissance mondiale prévue :
  - 5,9 percent en 2021.
  - 4,9 percent en 2022.
  - Environ 3,3 percent à moyen terme (après 2022).
- Divergences entre groupes de pays :
  - La production globale du groupe des pays avancés devrait retrouver sa trajectoire d’avant la pandémie en 2022 et la dépasser de 0,9 percent en 2024.
  - La production globale du groupe des pays émergents et des pays en développement (à l’exclusion de la Chine) devrait rester inférieure de 5,5 percent à la prévision prépandémique en 2024.
- Scénarios de risque :
  - Si les répercussions de la COVID-19 devaient se prolonger à moyen terme, elles pourraient réduire le PIB mondial de 5 300 milliards de dollars cumulés au cours des cinq prochaines années par rapport aux projections actuelles.

### Données sanitaires et politiques de vaccination
- Couverture vaccinale observée et estimée :
  - Environ 58 percent de la population des pays avancés a été entièrement vaccinée (graphique 1.4).
  - Environ 36 percent dans les pays émergents.
  - Moins de 5 percent dans les pays en développement à faible revenu.
  - Environ 96 percent de la population des pays à faible revenu n’est toujours pas vaccinée (mention antérieure).
- Objectifs opérationnels proposés :
  - Vacciner au moins 40 percent de la population de chaque pays d’ici à la fin de 2021 et 70 percent d’ici à la mi-2022 (proposition du FMI mentionnée dans le résumé).
- Besoin de financement et d’actions :
  - Comblement d’un déficit résiduel de 20 milliards de dollars sous forme de dons destiné à financer le dépistage, le traitement et la surveillance génomique.
  - Expansion de la production régionale de vaccins dans les pays en développement via financement et transfert de technologie.

### Politiques climatiques et recherche
- Recommandations climatiques et d’investissement :
  - Mise en place d’un prix plancher international du carbone adapté à la situation des pays.
  - Investissements publics respectueux de l’environnement.
  - Augmentation des subventions à la recherche.
  - Transferts compensatoires et ciblés pour les ménages afin d’accélérer une transition énergétique équitable.
- Engagements financiers internationaux :
  - Nécessité pour les pays avancés de tenir leurs promesses antérieures concernant la mobilisation de 100 milliards de dollars par an destinés à financer la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement.

### Politiques macroéconomiques, cadre et recommandations opérationnelles
- Politique budgétaire :
  - Priorité aux dépenses liées aux soins de santé.
  - Dispositifs d’urgence et transferts de plus en plus ciblés, complétés par des mesures de reconversion et de réaffectation de la main-d’œuvre.
  - Initiatives à inscrire dans des cadres à moyen terme, assortis de mesures crédibles sur le plan des recettes et des dépenses pour garantir la viabilité de la dette.
- Politique monétaire :
  - Les banques centrales peuvent généralement faire abstraction des pressions inflationnistes transitoires mais doivent se tenir prêtes à agir rapidement si les risques d’une hausse des anticipations d’inflation se concrétisent.
  - Nécessité d’élaborer des listes de mesures d’urgence, d’annoncer des éléments déclencheurs clairs et d’agir conformément aux communications publiques.
- Mesures multilatérales et financières :
  - Réaffectation volontaire des droits de tirage spéciaux par les pays affichant une position extérieure solide au profit du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (suite à l’allocation historique de droits de tirage spéciaux équivalant à 650 milliards de dollars).
  - Étude de la création d’un fonds fiduciaire pour la résilience et la viabilité pour octroyer des financements à long terme en soutien aux investissements pour la croissance durable.
  - Effort concerté multilatéral pour assurer un accès équitable aux vaccins, fournir des liquidités aux pays en difficulté et accélérer la mise en œuvre du cadre commun du G20 visant à restructurer les dettes non viables.

### Hypothèses macroéconomiques et conventions (sélection)
- Hypothèses de prix du pétrole et taux interbancaires :
  - Cours moyen du baril de pétrole : 65,68 dollars le baril en 2021 et 64,52 dollars le baril en 2022.
  - Taux offert à Londres sur les dépôts interbancaires à six mois en dollars : 0,2 percent en 2021 et 0,4 percent en 2022.
  - Taux des dépôts interbancaires à trois mois en euros : –0,5 percent en 2021 et 2022.
  - Taux des certificats de dépôt à six mois au Japon : –0,1 percent en 2021 et 0,0 percent en 2022.
- Conventions : « billion » = mille milliards ; les données portent sur les années civiles sauf indication contraire.

### Implications pratiques et priorités
- Priorité immédiate : réduire la probabilité d’une pandémie prolongée via vaccination mondiale, dépistage, traitement, surveillance génomique et levée des restrictions commerciales sur les flux de vaccins et d’intrants.
- Moyens pour stimuler la productivité à long terme :
  - Accroître les investissements publics dans la recherche fondamentale.
  - Promouvoir la libre circulation des idées et la collaboration scientifique transfrontalière.
  - Soutenir les innovations vertes et la transition numérique pour créer de nouvelles possibilités de croissance.
- Gouvernance et crédibilité :
  - Toutes les initiatives doivent être ancrées dans des cadres crédibles à moyen terme et étayées par des mesures réalisables sur le plan des recettes et des dépenses, pour réduire les coûts de financement et préserver l’espace budgétaire.

*Source : textf - Conclusions : L’investissement dans les sciences pures dope la productivité (Perspectives de l’économie mondiale : Reprise en temps de pandémie, Octobre 2021).*

### 2020. La catégorie « Autres » comprend la somme des contributions de la

### 2020. La catégorie « Autres » comprend la somme des contributions de la

### Indicateurs de l’activité mondiale (points saillants)
- Les indicateurs à haute fréquence signalent un ralentissement de la dynamique.
- Graphique 1.3 indique :
  - Production industrielle (variation annualisée en pourcentage, moyenne mobile sur trois mois).
  - IDA manufacturier : nouvelles commandes.
  - IDA dans les services : nouveaux contrats.
  - Volumes mensuels du commerce mondial (Corrigés des variations saisonnières, 2018 = 100, échelle de droite).
- Note : Les IDA indiquent une expansion s’ils sont supérieurs à 50 et une contraction s’ils sont inférieurs à 50.

### Inégalités vaccinales et conséquences économiques
- La progression des campagnes de vaccination contre la COVID-19 est très inégale dans le monde.
- Données au 22 septembre 2021 : répartition par groupes de pays (graphique 1.4) :
  - Catégories représentées : Monde, Pays avancés, Pays émergents, Pays en développement à faible revenu.
  - Mesures : Personnes partiellement vaccinées ; Personnes complètement vaccinées.
- Conséquences identifiées :
  - Tant que les énormes différences d’accès aux vaccins persisteront, les inégalités sanitaires et économiques s’accentueront, entraînant une divergence entre deux blocs de pays : ceux qui peuvent espérer une normalisation plus poussée dans le courant de l’année (la quasi-totalité des pays avancés) et ceux qui feront face aux conséquences négatives de la résurgence des infections.
  - Incitations en faveur d’une dose de rappel dans les pays à taux de vaccination élevé pourraient retarder l’accès aux vaccins dans d’autres pays.
  - Risque que des variants plus transmissibles et plus mortels, résistants aux vaccins existants, émergent tant qu’une part considérable de la population mondiale reste non protégée (avertissement de l’Organisation mondiale de la santé).

### Soutien budgétaire, épargne et reprise tirée par la demande privée
- Les pays avancés continuent de mettre en œuvre des mesures d’appui budgétaire massif ; de nombreux pays émergents réduisent leur soutien public en 2021.
- Les banques centrales des principaux pays avancés devraient maintenir leurs taux directeurs inchangés jusqu’à la fin de 2022, malgré des réductions prévues des achats d’actifs dans certains pays (exemples : Australie, Canada).
- Les banques centrales de certains pays émergents (Brésil, Chili, Mexique, Russie) ont adopté une orientation monétaire moins accommodante en 2021, et un resserrement est attendu dans davantage de pays au cours des prochains trimestres.
- Effets du soutien public :
  - Le soutien a permis aux ménages et aux entreprises d’accumuler ou de renforcer leur épargne.
  - L’épargne des ménages accumulée au-delà de la tendance pré-pandémie présente une relation positive avec l’ampleur du soutien budgétaire.
  - Les pays dont le taux d’épargne était historiquement faible ont généralement accumulé davantage d’épargne après la crise.
- Hypothèse de base des prévisions : transition en douceur entre le soutien public extraordinaire et une croissance tirée par l’activité privée ; une partie de l’épargne accumulée devrait être conservée dans les pays où les taux d’épargne antérieurs étaient faibles.
- Remarque : La vitesse de retrait de l’épargne excédentaire influencera le rythme de la reprise et les pressions inflationnistes.

### Conditions financières et volatilité
- Les conditions financières restent globalement favorables : marchés d’actions dynamiques, différentiels de taux serrés, flux nets vers les pays émergents globalement stables (particulièrement vers les fonds obligataires en monnaies fortes).
- Volatilité observée :
  - Premier trimestre 2021 et période brève en juin 2021 marqués par volatilité : repositionnements d’investisseurs liés aux perspectives d’inflation et de politique monétaire aux États-Unis.
  - Propagation du variant Delta et ses répercussions sur la reprise ont déclenché des épisodes de volatilité.
- Les prévisions de croissance mondiale reposent sur le maintien de conditions financières favorables.

### Révisions des projections et principales prévisions (extraits du Tableau 1.1)
- Projection agrégée — production mondiale (variation en pourcentage) :
  - 2020 : –3,1
  - 2021 : 5,9
  - 2022 : 4,9
  - Différence par rapport à la Mise à jour des PEM de juillet 2021 : –0,1 pour 2021 ; 0,0 pour 2022.
  - Différence par rapport aux PEM d’avril 2021 : –0,1 pour 2021 ; 0,5 pour 2022.
- Pays avancés (variation en pourcentage) :
  - 2020 : –4,5
  - 2021 : 5,2
  - 2022 : 4,5
  - Différence par rapport à la Mise à jour des PEM de juillet 2021 : –0,4 pour 2021 ; 0,1 pour 2022.
- États-Unis :
  - 2020 : –3,4
  - 2021 : 6,0
  - 2022 : 5,2
  - Différence par rapport à la Mise à jour des PEM de juillet 2021 : –1,0 pour 2021 ; 0,3 pour 2022.
- Zone euro :
  - 2020 : –6,3
  - 2021 : 5,0
  - 2022 : 4,3
  - Différence par rapport à la Mise à jour des PEM de juillet 2021 : 0,4 pour 2021 ; 0,0 pour 2022.
- Chine :
  - 2020 : 2,3
  - 2021 : 8,0
  - 2022 : 5,6
  - Différence par rapport à la Mise à jour des PEM de juillet 2021 : –0,1 pour 2021 ; –0,1 pour 2022.
- Inde :
  - 2020 : –7,3
  - 2021 : 9,5
  - 2022 : 8,5
  - Différences : 0,0 par rapport à la Mise à jour des PEM de juillet 2021 pour 2021 et 2022; –3,0 et 1,6 par rapport aux PEM d’avril 2021.
- Amérique latine et Caraïbes :
  - 2020 : –7,0
  - 2021 : 6,3
  - 2022 : 3,0
  - Différence par rapport à la Mise à jour des PEM de juillet 2021 : 0,5 pour 2021 ; –0,2 pour 2022.
- Pays en développement à faible revenu :
  - 2020 : 0,1
  - 2021 : 3,0
  - 2022 : 5,3
  - Différence par rapport à la Mise à jour des PEM de juillet 2021 : –0,9 pour 2021 ; –0,2 pour 2022.
- Volume du commerce mondial (biens et services) :
  - 2020 : –8,2
  - 2021 : 9,7
  - 2022 : 6,7
  - Différence par rapport à la Mise à jour des PEM de juillet 2021 : 0,0 pour 2021 ; –0,3 pour 2022.
- Cours du pétrole (en dollars) — moyenne simple U.K. Brent, Dubaï Fateh et West Texas Intermediate :
  - 2020 : –32,7
  - 2021 : 59,1
  - 2022 : –1,8
  - Remarque : le cours moyen du pétrole en 2020 était de 41,29 dollars le baril ; hypothèses sur la base des marchés à terme : 65,68 dollars le baril pour 2021 et 64,52 dollars pour 2022.
- Prix à la consommation :
  - Pays avancés : 2020 : 0,7 ; 2021 : 2,8 ; 2022 : 2,3.
  - Pays émergents et pays en développement : 2020 : 5,1 ; 2021 : 5,5 ; 2022 : 4,9.
- LIBOR (Dépôts en dollars, 6 mois) :
  - 2020 : 0,7
  - 2021 : 0,2
  - 2022 : 0,4.

### Principales analyses régionales et messages de politique
- Pays avancés :
  - Perspectives 2021 révisées à la baisse par rapport à juillet, principalement en raison de révisions pour les États-Unis, l’Allemagne et le Japon.
  - Les États-Unis : prévisions tiennent compte du projet de loi sur les infrastructures adopté par le Sénat et de législation prévue renforçant le dispositif de protection sociale (environ 4 000 milliards de dollars de dépenses au cours des dix prochaines années).
  - L’anticipation d’un rebond plus net au premier semestre 2022, avec la progression de la vaccination, motive une révision à la hausse pour 2022.
- Pays émergents et pays en développement :
  - Prévisions légèrement revues à la hausse par rapport à la Mise à jour des PEM de juillet 2021 en raison d’améliorations constatées dans la plupart des régions.
  - Chine : perspectives 2021 légèrement corrigées à la baisse en raison d’une réduction plus forte que prévu de l’investissement public.
  - À l’exclusion de la Chine et de l’Inde, les pays émergents et pays en développement d’Asie voient leurs prévisions légèrement abaissées à cause de la recrudescence de la pandémie.
  - Révisions à la hausse pour 2021 dans d’autres régions (Afrique subsaharienne, Amérique latine et Caraïbes, Moyen-Orient et Asie centrale) en raison, en partie, d’améliorations pour certains pays exportateurs de produits de base et d’une demande intérieure plus forte dans certaines économies régionales.
- Pays en développement à faible revenu :
  - Prévisions de croissance revues à la baisse de 0,6 point de pourcentage par rapport à juillet.
  - Besoin estimé de dépenses : près de 200 milliards de dollars pour lutter contre la pandémie et 250 milliards de dollars supplémentaires pour renouer avec la trajectoire de convergence d’avant la pandémie.
  - Risque d’accentuation des inégalités et de basculement sous les seuils de pauvreté extrême : environ 65 à 75 millions de personnes de plus en situation d’extrême pauvreté en 2021 par rapport aux prévisions établies avant la pandémie.

### Marché du travail
- Les marchés du travail se redressent, mais de manière inégale.
- Message principal : probable retard de la croissance de l’emploi par rapport à la reprise de la production.

*Fonds monétaire international, Octobre 2021.*

### 2020. Selon l’Organisation internationale du travail (voir

### 2020. Selon l’Organisation internationale du travail (voir

### Impact sur l’emploi mondial
- La baisse des heures travaillées a représenté l’équivalent de 255 millions d’emplois à temps plein perdus.
- L’emploi mondial reste en deçà des niveaux enregistrés avant la pandémie en raison de plusieurs facteurs conjoints : écarts de production négatifs, crainte de contamination au travail, contraintes liées à la garde des enfants, accélération de l’automatisation dans certains secteurs, revenus de remplacement au titre de régimes de chômage partiel ou d’allocations de chômage, et frictions dans la recherche d’emplois et la mise en adéquation entre l’offre et la demande de main-d’œuvre.

### Effets inégaux selon les régions et groupes de travailleurs
- En moyenne, les pays émergents et les pays en développement ont été plus durement touchés que les pays avancés.
- Selon l’Organisation internationale du travail (voir OIT, 2021b), l’Amérique latine et les Caraïbes ainsi que l’Asie du Sud font partie des régions où les baisses du nombre d’heures travaillées ont été particulièrement marquées en 2020.
- Au sein des pays :
  - L’emploi des jeunes et des travailleurs peu qualifiés reste plus faible que celui des travailleurs d’âge très actif et plus qualifiés.
  - Dans les pays émergents et les pays en développement, l’emploi des femmes demeure plus éprouvé que celui des hommes.
  - Dans les pays avancés, les différences initiales entre les sexes se sont fortement atténuées.
- Les jeunes et les travailleurs peu qualifiés sont généralement employés dans des secteurs :
  - où les contacts sont plus fréquents,
  - plus vulnérables à l’automatisation,
  - davantage touchés par la pandémie et connaissant une accélération de la tendance à long terme vers une plus grande automatisation.

### Définition des groupes et observation précise
- Travailleurs très qualifiés = enseignement supérieur.
- Travailleurs peu qualifiés = enseignement post-secondaire, mais non supérieur et enseignement de niveau inférieur.
- Travailleurs d’âge très actif = 25 à 54 ans.
- Jeunes = 15 à 24 ans.
- La valeur de l’écart moyen du taux d’activité des travailleurs hautement qualifiés dans les pays avancés est de 0,01 %.

### Taux d’activité et risques pour les inégalités
- Au début de l’année 2021 :
  - Les taux d’activité des jeunes étaient inférieurs à ceux préalables à la pandémie de plus de 6 % en moyenne dans les pays avancés et les pays émergents.
  - Le taux d’activité des travailleurs peu qualifiés est également en recul.
- Dans les pays émergents et les pays en développement, le taux d’activité des femmes continue de diminuer plus fortement que celui des hommes ; dans les pays avancés, il est à peu près identique à celui des hommes.
- Si ces écarts de taux d’activité persistent, ils pourraient avoir de graves répercussions à moyen terme sur les inégalités économiques entre les groupes de travailleurs.
- Risque macroéconomique : si le taux d’activité ne se redresse pas et que les entreprises ne peuvent pas y remédier en confiant davantage de tâches à des machines, les salaires et les prix risquent de subir une pression à la hausse en raison d’une concurrence pour une main-d’œuvre plus rare.

### Projections de reprise : emploi vs production
- La croissance de l’emploi devrait accuser un retard par rapport à la reprise de la production.
- Tous les pays avancés devraient retrouver les niveaux de production observés avant la COVID-19 d’ici à la fin de 2022, mais seuls deux tiers d’entre eux devraient retrouver leur niveau d’emploi antérieur.
- Même trajectoire prévue pour les pays émergents et les pays en développement : reprise de la production plus rapide que celle de l’emploi.
- Ce différentiel entre les projections de reprise de la production et celles de l’emploi suggère que les transformations structurelles liées à la COVID-19 pourraient accentuer les inégalités et les tensions sociales.

### Montée de l’inflation et facteurs sous-jacents
- Les taux d’inflation globale ont augmenté rapidement aux États-Unis ainsi que dans certains pays émergents et pays en développement au cours des derniers mois, avec toutefois des pressions plus ou moins fortes selon les pays.
- Dans certains pays d’Afrique subsaharienne, du Moyen-Orient et d’Asie centrale, les prix des denrées alimentaires ont sensiblement augmenté dans un contexte de pénuries locales et de hausse des cours mondiaux de ces denrées.
- Les taux d’inflation hors énergie et alimentation ont également augmenté dans de nombreux pays, mais dans une moindre mesure.
- La montée de l’inflation s’explique par :
  - des inadéquations entre l’offre et la demande dues à la pandémie,
  - une hausse des prix des produits de base,
  - des circonstances liées à l’action des pouvoirs publics (par exemple, arrivée à échéance de la réduction temporaire de la TVA en Allemagne et augmentation de la composante logement dans les prix à la consommation aux États-Unis après l’expiration des moratoires sur les loyers et les prêts hypothécaires),
  - des dépréciations des taux de change dans certains pays, contribuant à la hausse des prix des biens importés.
- Conclusion : la hausse de l’inflation n’est pas uniquement due à une forte diminution des capacités inutilisées.

### Goulets d’étranglement au niveau de l’offre et transport maritime
- La forte contraction de la demande en 2020 a conduit de nombreuses entreprises à réduire considérablement leurs commandes d’intrants intermédiaires, rendant difficile une relance rapide de l’approvisionnement lors de la reprise.
- Exemple : la production de micropuces reste insuffisante par rapport à la demande.
- Perturbations de la circulation mondiale des conteneurs d’expédition pendant la pandémie ont bloqué de nombreuses marchandises : fermeture du canal de Suez, restrictions dans les ports du delta de la rivière des Perles en Chine, engorgement des ports de Los Angeles et de Long Beach.
- Une analyse de l’indice Baltic Dry montre que l’essentiel de la montée de cet indice au cours des derniers mois est dû à des facteurs liés à l’offre.
- Graphique 1.10 : Les hausses de l’indice Baltic Dry sont principalement dues à des facteurs liés à l’offre aux premier et deuxième trimestres de 2021.

### Hausse des prix des produits de base et impacts alimentaires
- Les prix des produits de base ont continué d’augmenter parallèlement au renforcement de l’activité économique.
- Les cours du pétrole devraient augmenter en 2021, à près de 60 % au-dessus de leur faible niveau de 2020.
- Les prix des produits de base non pétroliers devraient croître de près de 30 % par rapport à leur niveau de 2020, en raison de la hausse particulièrement forte des prix des métaux et des denrées alimentaires au cours des derniers mois.
- Les hausses des prix des denrées alimentaires se sont principalement produites dans des régions où l’insécurité alimentaire est élevée, mettant les ménages les plus pauvres en difficulté et faisant planer le spectre d’une intensification des troubles sociaux.

_Produit par le Fonds monétaire international — Extrait de PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : REPRISE EN TEMPS DE PANDÉMIE (Octobre 2021)_

### 2. Pays émergents et pays en développement

### 2. Pays émergents et pays en développement

### Marchés du travail et salaires
- Le rapport entre les offres d’emploi et le nombre de chômeurs est proche de 1 aux États-Unis.
- La croissance des salaires a été forte dans certains secteurs aux États-Unis, notamment les loisirs et l’hôtellerie, le commerce de détail et les transports (graphique 1.13).
- L’indice Wage Growth Tracker de la Banque fédérale de réserve d’Atlanta indique que les salaires des personnes ayant des revenus ou un niveau d’instruction inférieurs ont connu une hausse plus marquée que la moyenne par rapport à l’année dernière.
- Globalement, l’inflation moyenne des salaires nominaux dans l’ensemble de l’économie reste maîtrisée (Allemagne, Canada, Espagne, États-Unis, Royaume-Uni).

### Anticipations et perspectives d’inflation
- Certains indicateurs d’enquête montrent une augmentation récente des anticipations d’inflation, probablement liée à la hausse des prix des carburants.
- Les indicateurs fondés sur les marchés révèlent des pressions inflationnistes à un horizon de deux ou trois ans, en ligne avec le cadre de la politique de ciblage de l’inflation moyenne de la Réserve fédérale.
- Les anticipations d’inflation à moyen terme dérivées des marchés ont été bien maîtrisées jusqu’à présent, oscillant autour des niveaux observés juste avant la pandémie au début de l’année 2020 (graphique 1.14).
- Dans les projections de référence, pour la plupart des pays, l’inflation devrait revenir à sa fourchette d’avant la pandémie en 2022, une fois que les inadéquations entre l’offre et la demande se seront résorbées.
- Trois éléments justifient ce retour attendu de l’inflation :
  - 1) les ressources inutilisées sur le marché du travail restent élevées, même si les offres d’emploi ont augmenté, étant donné que les taux d’emploi sont généralement inférieurs à leurs niveaux d’avant le choc ;
  - 2) dans les grands pays avancés, les anticipations d’inflation sont encore bien ancrées selon les indicateurs de référence fondés sur les marchés ;
  - 3) les effets des facteurs structurels qui ont réduit la sensibilité des prix à la contraction des capacités inemployées sur le marché du travail, tels que l’automatisation croissante, restent les mêmes ou s’intensifient.
- La répercussion tardive de la hausse des cours des denrées alimentaires et du pétrole sur l’inflation globale signifie que les pressions sur les prix devraient rester élevées jusqu’en 2022 dans certains pays émergents et pays en développement.
- Dans les pays où le parc de logements vacants est limité, le choc dû à la pandémie et les faibles coûts d’emprunt ont stimulé la hausse des prix de l’immobilier, contribuant déjà à l’inflation via les loyers imputés.

### Séquelles à moyen terme : production et emploi
- L’activité devrait généralement rester en deçà de sa trajectoire prépandémique jusqu’en 2023 dans tous les groupes de pays (graphique 1.15, plage 1).
- La production dans le groupe des pays avancés devrait retrouver sa tendance antérieure d’ici à 2022 et la dépasser légèrement par la suite, principalement grâce aux nouvelles mesures de soutien public attendues aux États-Unis.
- Les autres groupes de pays devraient rester au-dessous de leur trajectoire prépandémique tout au long de l’horizon prévisionnel.
- Des écarts de production négatifs, signe de capacités inutilisées, sont attendus dans de nombreux pays au cours des trois prochaines années (graphique 1.15, plage 2).
- Les séquelles (résultats économiques à moyen terme inférieurs aux projections établies avant le choc) devraient être généralisées en dehors du groupe des pays avancés (graphique 1.15, plage 3).
- L’emploi constitue un vecteur majeur des séquelles ; les perspectives d’emploi sont plus mauvaises que prévu surtout dans les pays émergents et les pays en développement (graphique 1.15, plage 4).
- Les révisions de cette année montrent une forte persistance des chocs sur la production et l’emploi : « les révisions de cette année sont presque équivalentes aux prévisions pour les cinq années à venir. »
- Les mesures prises aujourd’hui pour améliorer la production et l’emploi devraient réduire les séquelles, en particulier la rapidité des campagnes de vaccination, qui est un facteur déterminant de l’amélioration de la croissance à moyen terme depuis avril 2021 (graphique 1.16).
- Les prévisions de production à moyen terme ont été davantage révisées à la hausse pour les pays présentant des taux de vaccination plus élevés.
- Les nouvelles mesures de soutien budgétaire prises depuis avril 2021 sont associées à une légère révision à la baisse de la production, suggérant que l’appui anticyclique récent a principalement été apporté dans les pays où la reprise est plus lente.

### Échanges commerciaux et soldes extérieurs
- Les volumes des échanges devraient connaître une croissance de près de 10 percent en 2021, puis d’environ 7 percent en 2022.
- La croissance des échanges devrait être plus modérée et s’établir à environ 3.5 percent à moyen terme.
- La reprise mondiale du commerce masque des perspectives moroses pour les pays tributaires du tourisme et des services internationaux ; ces pays devraient connaître une baisse d’activité plus marquée par rapport aux prévisions antérieures à la pandémie de COVID-19.
- Les soldes des transactions courantes à l’échelle mondiale (somme des déficits et des excédents absolus) devraient augmenter pour la deuxième année consécutive en 2021.
- L’augmentation des soldes en 2021 s’explique par un déficit plus élevé aux États-Unis en raison d’un renforcement du soutien budgétaire et d’une augmentation correspondante des excédents ailleurs.
- Les soldes des transactions courantes devraient se resserrer au cours de la période 2022–26, en raison de la diminution prévue du déficit des États-Unis et de l’excédent de la Chine (graphique 1.17, plage 1).
- Les stocks d’actifs et de passifs extérieurs restent proches de leurs niveaux records ; ils devraient légèrement diminuer en 2021 et par la suite, parallèlement à la réduction progressive des soldes des transactions courantes à l’échelle mondiale (graphique 1.17, plage 2).

### Incertitudes et principaux risques (balance des risques)
- L’incertitude concernant l’évolution de la pandémie, les perspectives d’inflation et les variations des conditions financières mondiales entoure les prévisions.
- Selon la balance des risques, les résultats de la croissance, tant à court qu’à moyen terme, sont plus susceptibles de décevoir que de réserver de bonnes surprises.
- Principaux facteurs de risque identifiés :
  - apparition de variants du SRAS-CoV-2 plus transmissibles et plus mortels, prolongeant la pandémie et ralentissant l’activité économique, avec risques accrus de fermeture de ports et d’aggravation des perturbations commerciales ;
  - inadéquations plus persistantes entre l’offre et la demande, pressions sur les prix et normalisation plus rapide que prévu des politiques monétaires dans les pays avancés, pouvant provoquer un resserrement soudain des conditions financières mondiales et exposer les pays émergents et pays en développement vulnérables ;
  - volatilité des marchés financiers, avec risque de réévaluation rapide des actifs financiers en cas d’informations défavorables concernant la pandémie ou l’action des pouvoirs publics, y compris le risque lié à l’impasse sur le plafond de la dette américaine.

*Source : texte extrait de "2. Pays émergents et pays en développement", Perspectives de l’économie mondiale, Fonds monétaire international, Octobre 2021.*

### 1. Solde des transactions courantes à l’échelle mondiale

### 1. Solde des transactions courantes à l’échelle mondiale

### Risques et scénarios macroéconomiques
- Risques susceptibles d’affecter la reprise mondiale :
  - Variantes de la COVID-19 imprévues avec échappement immunitaire.
  - Restructurations ou défauts de paiement désordonnés et à grande échelle de la dette des entreprises (ex. secteur immobilier chinois).
  - Un train de mesures budgétaires moins ambitieux aux États-Unis pouvant modifier les perspectives de croissance des États-Unis et de leurs partenaires commerciaux.
  - Montée des troubles sociaux (augmentation au second semestre de 2020 et début 2021) pouvant nuire à la confiance et peser sur la reprise.
  - Chocs climatiques plus néfastes augmentant pressions migratoires, tensions financières et charges liées aux soins de santé.
  - Cyberattaques de plus en plus destructrices visant des infrastructures essentielles.
  - Intensification des tensions commerciales et technologiques, notamment entre les États-Unis et la Chine.

- Facteurs favorables possibles :
  - Accélération de la production et de la distribution des vaccins, entraînant un effet direct positif sur l’activité et un accroissement de la confiance des consommateurs et des entreprises.
  - Regain de croissance de la productivité lié à l’automatisation, à la transformation des lieux de travail et à des plans d’investissement structurel (ex. impulsion d’investissement public aux États-Unis, instrument « Next Generation » de l’Union européenne).

### Action des pouvoirs publics et priorités multilatérales
- Nécessité d’une action déterminée au niveau multilatéral et national ; politiques nationales devant être mieux adaptées et mieux ciblées.
- Priorités multilatérales citées :
  - Fourniture de vaccins à l’échelle mondiale pour sauver des millions de vies, réduire le risque de variants et stimuler la reprise mondiale « à hauteur de plusieurs milliers de milliards de dollars ».
  - Augmentation du financement des dispositifs de dépistage, de suivi et de soin et renforcement de la surveillance génomique.

- Plan proposé par le FMI (approuvé conjointement par l’OMS, la Banque mondiale et l’OMC) :
  - Objectifs : vacciner au moins 40 percent de la population de chaque pays d’ici à la fin de 2021 et 70 percent d’ici à la mi-2022, tout en garantissant moyens diagnostiques et thérapeutiques suffisants.
  - Coût estimé : environ 50 milliards de dollars.
  - Proposition : au moins 1 milliard de doses pourraient être partagées d’ici à la fin de 2021 sans compromettre les objectifs nationaux de vaccination.
  - Observation : plus de la moitié des pays du monde, représentant 35 percent de la population mondiale, ne sont pas en mesure d’atteindre l’objectif de 40 percent à la fin de 2021.
  - Données opérationnelles : à la mi-septembre, seuls 19 percent environ des 850 millions de doses promises par le Groupe des Sept au mécanisme COVAX en juin dernier avaient été livrées.

### Preuves empiriques de l’impact de la vaccination
- Exemple du Royaume-Uni :
  - En juillet 2021, environ 56,5 percent de la population du Royaume-Uni était entièrement vaccinée, et 69 percent avait reçu au moins une dose (au 31 juillet 2021).
  - Malgré des taux d’infection similaires en juillet 2021 et en décembre 2020, les taux d’hospitalisation et de décès en juillet 2021 n’ont représenté que 10 à 20 percent des niveaux enregistrés l’hiver dernier.
- Données américaines (comtés) :
  - L’effet moyen évalué porte sur une augmentation de 10 points de pourcentage de la proportion de la population entièrement vaccinée.
  - Échantillons : 1 608 comtés pour les dépenses (semaines 12 à 21 en 2021) ; 378 comtés pour les demandes d’allocations chômage (semaines 12 à 24 en 2021).
  - Résultats observés : hausse des dépenses hebdomadaires par carte de crédit et baisse des demandes hebdomadaires d’indemnités de chômage dans les comtés où la vaccination a progressé.

### Changement climatique : lacunes des politiques et recommandations
- Observations récentes :
  - Série de phénomènes météorologiques extrêmes (dômes de chaleur, incendies au Canada et aux États-Unis, fortes précipitations et inondations en Europe, sécheresse au Brésil, inondations en Asie de l’Est et du Sud).
  - La planète connaît sa période la plus chaude depuis plus de 100 000 ans (référence aux données du GIEC).
  - Les émissions de gaz à effet de serre dues à l’activité humaine sont sur une trajectoire ascendante ; la baisse observée durant la période la plus grave de la pandémie s’inverse rapidement.
  - Les contributions déterminées au niveau national (CDN) ne sont pas suffisamment ambitieuses pour limiter l’augmentation de la température mondiale à 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels.
  - Recettes fiscales liées aux objectifs de politique environnementale (en pourcentage du PIB) ont eu tendance à diminuer en moyenne au cours des quinze dernières années ; dépenses publiques correspondantes restées pratiquement inchangées.
  - Part des émissions soumises à un système de tarification du carbone a considérablement augmenté, mais seulement environ un cinquième des émissions est visé, même après l’adoption par la Chine de son dispositif national en juillet dernier.

- Recommandations de politique publique :
  - Coordination multilatérale renforcée (COP26 citée comme une occasion de négocier et prendre des mesures concrètes).
  - Dosage idéal de mesures suggéré :
    1. Un prix plancher international du carbone adapté à la situation de chaque pays.
    2. Un programme d’investissement public écologique et des subventions à la recherche pour soutenir le développement et la mise en œuvre de nouvelles énergies propres et de technologies à faible émission de carbone (ex. énergies renouvelables, hydrogène).

### Indicateurs et références graphiques cités
- Graphique 1.18 (Royaume‑Uni) : comparaisons par million d’unités des nouveaux cas, patients hospitalisés et nouveaux décès (juil. 2021 vs déc. 2020).
- Graphique 1.19 (comtés américains) : illustration de l’effet moyen d’une augmentation de 10 points de pourcentage de la proportion de la population entièrement vaccinée sur dépenses hebdomadaires par carte de crédit et demandes d’allocations de chômage.
- Graphique 1.20 : montre que plus de la moitié des pays du monde ne peuvent atteindre 40 percent de couverture vaccinale d’ici fin 2021 ; données au 22 septembre 2021.
- Graphique 1.21 : met en évidence que les émissions mondiales de gaz à effet de serre dépassent largement celles prévues au titre des engagements nationaux actuels de réduction des émissions ; indique également les écarts entre dépenses et recettes liées aux politiques environnementales et la part des émissions soumises à tarification.

*Source: textf - 1. Solde des transactions courantes à l’échelle mondiale — https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2021/october/french/textf.pdf*

### 1. Total des émissions mondiales de GES : données rétrospectives

### 1. Total des émissions mondiales de GES : données rétrospectives et par scénario

### Description du contenu
- Intitulé : "Total des émissions mondiales de GES : données rétrospectives et par scénario"
- Unité de mesure : En milliards de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone

### Portée
- Couverture : émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES)
- Type de séries : données rétrospectives et projections par scénario

### Format des données
- Valeurs exprimées en : "milliards de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone"
- Organisation attendue : séries temporelles historiques et trajectoires selon scénarios

*Source : textf - 1. Total des émissions mondiales de GES : données rétrospectives (PDF)*

### 2. Mesures de politique environnementale

### 2. Mesures de politique environnementale

### Rôle des mesures environnementales et des investissements verts
- Trois axes de politiques évoqués : 1) soutien à l’innovation (batteries plus durables et à charge plus rapide, systèmes de captage, d’utilisation et de stockage du carbone, etc.) ; 2) priorisation des infrastructures respectueuses de l’environnement comme stratégie gagnant–gagnant pour la reprise postpandémie (investissements à haut rendement en production et emploi) ; 3) mécanismes de transfert ciblés garantissant une transition juste et équitable en reversant une partie des recettes de la tarification du carbone aux ménages pénalisés tout en maintenant des incitations à modifier les habitudes de consommation.
- Importance d’un soutien multilatéral via des transferts de technologies internationaux et des initiatives de financement de l’action climatique pour généraliser la transition au-delà des pays disposant de moyens propres.
- L’intensité en « tâches vertes » de l’emploi moyen a légèrement augmenté au cours des dix dernières années, pour atteindre « un peu moins de 2,5 % ». Les emplois verts sont présents dans tous les secteurs, plus particulièrement dans l’industrie, et les travailleurs occupant ces emplois ont des compétences et des revenus plus élevés, illustrant les complémentarités entre investissement dans les personnes et transition écologique.

### Allégement des contraintes financières et soutien aux pays en difficulté
- Le FMI a accordé à 86 pays plus de 110 milliards de dollars sous forme de nouveaux financements depuis les premières phases de la pandémie.
- Allocation générale de droits de tirage spéciaux d’un montant équivalant à 650 milliards de dollars, entrée en vigueur à la fin du mois d’août; les pays émergents et les pays en développement ont reçu environ 40 % de l’allocation (avec la possibilité d’obtenir davantage via réaffectation volontaire).
- L’initiative de suspension du service de la dette (ISSD), lancée par le G20, a été prolongée jusqu’en décembre 2021; toutefois, l’ISSD expire à la fin de l’année 2021 et la mise en œuvre du cadre commun pour les traitements de la dette au-delà de l’ISSD a été jugée trop lente, ce qui rend urgentes des améliorations.
- Quand la dette souveraine n’est pas viable ou que les besoins de financement sont élevés, l’aide sous forme de liquidités peut être insuffisante, soulignant la nécessité de restructurations rapides et ordonnées de la dette.

### Conception des politiques nationales dans le contexte pandémique et contraintes budgétaires
- Priorités à court terme :
  - Continuer de donner la priorité aux dépenses de santé essentielles (campagnes de vaccination, dépistage et traitements) et à l’aide d’urgence ciblée aux ménages et entreprises les plus affectés.
  - Mettre en place des subventions à l’embauche, une aide à la recherche d’emploi, des formations, et une forme de revenu essentiel pour faciliter la réaffectation des travailleurs.
- Cadres budgétaires :
  - Les politiques budgétaires devraient s’inscrire dans des cadres à moyen terme avec une règle opérationnelle claire, un ancrage de la dette à moyen terme renforcé et des clauses de sauvegarde bien formulées.
  - Dans les pays à marge de manœuvre budgétaire restreinte, réduire les subventions mal ciblées et les dépenses courantes au profit des dépenses sanitaires, sociales et infrastructurelles; renforcer l’administration des recettes et la conformité fiscale.
- Politique monétaire :
  - Les banques centrales doivent préserver leur crédibilité en matière de stabilité des prix et communiquer de façon transparente sur les perspectives de la politique monétaire.
  - Elles peuvent souvent ignorer des pressions inflationnistes transitoires, mais doivent rester prêtes à agir rapidement si la dynamique des prix se renforce (ex. Banque du Canada réduisant ses achats d’actifs en avril et juillet).
  - Dans les pays où l’inflation augmente alors que l’emploi reste faible, un resserrement monétaire peut être nécessaire pour prévenir un désancrage des anticipations.
  - Aux États-Unis, scénario de référence : reprise forte et durable, production dépassant le potentiel sur une grande partie de l’horizon; la Réserve fédérale devrait annoncer une réduction de ses achats d’actifs et amorcer une désexpansion monétaire à la fin de 2021 pour préparer une hausse des taux directeurs à la fin de 2022. En revanche, la politique monétaire peut rester accommodante dans des pays comme la zone euro et le Japon.

### Politiques du secteur financier et résilience face à un resserrement externe
- Le soutien au crédit (garanties de crédit, moratoires, mobilisation des fonds propres et de liquidités) doit devenir plus ciblé, en privilégiant banques et entreprises petites mais viables dans les secteurs lents à la reprise.
- Renforcer les mécanismes extrajudiciaires pour accélérer la résolution des situations de surendettement et éviter le maintien d’entreprises zombies.
- Se préparer à un éventuel relèvement des taux d’intérêt dans les pays avancés : reporter, autant que possible, l’échéance de la dette pour réduire les besoins de refinancement; limiter l’accumulation d’asymétries dans les bilans; utiliser la souplesse du taux de change et, si nécessaire, interventions temporaires sur le marché des changes et mesures de gestion des flux de capitaux, sans les substituer aux ajustements macroéconomiques.

### Préparation et investissements à long terme pour l’après-pandémie
- Objectifs à long terme :
  - Promouvoir de nouvelles sources de croissance via la transformation écologique de l’économie et le passage au numérique (investissements verts, haut débit pour réduire la fracture numérique).
  - Inverser le recul de l’accumulation de capital humain causé par la pandémie (mesures possibles : accroissement du temps scolaire, formation des enseignants, programmes de soutien parascolaires, adaptation des programmes éducatifs et professionnels aux compétences numériques et spécialisées requises).
  - Réduire les inégalités via l’élargissement de l’aide sociale (transferts monétaires conditionnels, prestations alimentaires en nature, couverture médicale pour les ménages à faible revenu, assurance sociale étendue).
- Assainissement des finances publiques :
  - Pour les États surendettés, combiner mesures sur les recettes et les dépenses : augmenter la progressivité de l’impôt sur le revenu, réduire échappatoires et déductions, adopter des taxes sur la valeur ajoutée bien conçues, élargir l’assiette fiscale (déclaration électronique, impôt foncier), réduire subventions mal ciblées, et améliorer la gouvernance des investissements publics (transparence, postes budgétaires spécifiques, audits réguliers).
  - La communauté internationale devra contribuer, notamment en restructurant la dette des pays vulnérables si nécessaire.

### Scénarios défavorables discutés dans l’encadré
- Scénario 1 : hausse plus nette que prévu des anticipations d’inflation aux États-Unis au cours des trois prochaines années.
  - Simulation basée sur des chocs inattendus de ½ point de pourcentage sur les anticipations d’inflation aux États-Unis durant 2022–24, qui s’estompent en 2025–26.
  - Hypothèses clés : la Réserve fédérale réagit en relevant les taux directeurs; hausse des taux à long terme aux États-Unis d’environ « près de 100 points de base au-dessus du niveau de référence à son point culminant »; autorités du Japon et de la zone euro supposées ne pas réagir; augmentation des primes de risque spécifiques aux pays (jusqu’à 150 points de base en moyenne en 2024 selon l’évaluation des services du FMI).
  - Effets simulés : la production américaine devrait être inférieure au niveau de référence de près de 1¼ % d’ici à 2026; impacts de contagion sur la production mondiale (graphique scénario 1.1 illustrant incidence selon hypothèses de répercussion et plus forte hausse des primes de risque dans les pays émergents).
- Scénario 2 : conséquences d’une vie avec une COVID-19 endémique à moyen terme (présenté comme second scénario défavorable dans l’encadré, sans détail chiffré additionnel dans l’extrait fourni).

*Source : PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : REPRISE EN TEMPS DE PANDÉMIE, Fonds monétaire international | Octobre 2021 (extrait : « 2. Mesures de politique environnementale »).*

### 1. Anticipations

### 1. Anticipations

### Auteurs
- Allan Dizioli, Keiko Honjo, Benjamin Hunt et Susanna Mursula.

### Scénario défavorable principal : Vivre avec la COVID-19 (endémique)
- Contexte et motivation
  - La vaccination n’arrêtera pas, à elle seule, la circulation du virus.
  - Les contraintes liées à la disponibilité des vaccins et l’hésitation à se faire vacciner feront probablement rester la part de personnes non vaccinées élevée pendant une longue période.
  - L’activité dans de nombreux secteurs à contacts fréquents pourrait ne jamais revenir aux niveaux d’avant la pandémie, entraînant des ajustements structurels majeurs.

- Hypothèses principales du modèle (extension du modèle SEIRD avec vaccins)
  - L’efficacité du vaccin contre les infections diminue au fil du temps et n’est plus que de 50 % au bout de six mois.
  - Les personnes infectées non vaccinées sont 40 % plus contagieuses que les personnes infectées vaccinées.
  - La contagiosité du virus est aussi élevée que celle du variant Delta.
  - Les vaccins sont efficaces à 100 % contre les décès au cours des six premiers mois, puis à 90 % par la suite.
  - L’hésitation à se faire vacciner limitera la proportion de personnes totalement vaccinées au sein de la population, même une fois le virus endémique.
  - Les individus réduisent volontairement leur mobilité de sorte que le nombre de décès soit inférieur de 50 % à ce qu’il serait si les niveaux de mobilité étaient égaux à ceux d’avant la pandémie.
  - À mesure que les entreprises perfectionnent les modalités de travail hybrides et que les technologies de télétravail s’améliorent, l’élasticité du PIB par rapport à la mobilité est encore réduite et ne représente plus qu’un tiers de l’élasticité observée au cours du premier trimestre de 2021.

- Méthodologie
  - Les baisses estimées de la demande intérieure à partir de l’analyse basée sur le modèle SEIRD (avec les hypothèses ci-dessus) sont mappées dans le modèle G20 du FMI pour estimer les répercussions mondiales, y compris les effets d’entraînement par le commerce.
  - Les résultats simulés sont représentés par la ligne bleue dans le graphique 1.2 du scénario.

### Effets macroéconomiques estimés
- Niveau d’activité mondiale
  - Le PIB mondial est estimé être inférieur au niveau de référence d’environ 1¼ % d’ici à 2026.
- Répartition entre pays
  - Les pays émergents souffrent de manière disproportionnée : le PIB chute d’un peu plus de 1½ % à son point le plus bas, soit environ quatre fois plus que la baisse du PIB observée dans les pays avancés hors États‑Unis.

### Représentation graphique et sources des simulations
- Les résultats simulés issus de la combinaison du modèle SEIRD étendu et du modèle G20 du FMI sont présentés dans le Graphique scénario 1.2 (ligne bleue).
- Sources : FMI, simulation à partir du modèle du G20 ; estimations des services du FMI.

*Encadré scénario 1. Scénarios défavorables — PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : REPRISE EN TEMPS DE PANDÉMIE, Fonds monétaire international | Octobre 2021*

### CHAPTER 1

### CHAPTER 1

### Effets structurels de la pandémie sur la croissance et l’emploi
- Une partie du stock actuel de capital ne sera plus viable et de nouveaux capitaux devront être mis en place, entraînant une réduction temporaire de la croissance de la productivité et une probabilité d’augmentation du taux de chômage naturel en raison de la réaffectation de la main-d’œuvre.
- Dans le scénario alternatif présenté, ces facteurs structurels ont « environ deux fois moins de poids que les séquelles du scénario de référence ».
- Selon les estimations, ces facteurs devraient réduire le PIB mondial de plus de 1 percent d’ici à 2025, avant un retour progressif au niveau de référence par la suite.
- Les pays avancés sont plus touchés que les pays émergents en raison de l’hésitation de leur population à se faire vacciner.

### Prix de l’immobilier et implications pour l’inflation des prix à la consommation
- Observations et chiffres clés :
  - Les prix immobiliers réels mondiaux ont progressé de 5.3 percent en moyenne en 2020.
  - Les loyers résidentiels ont progressé de 1.8 percent en moyenne dans le monde sur la même période.
  - Le poste loyer représente près de 20 percent de l’IPC en moyenne.
  - Le poids du poste logement dans l’IPC varie de 14 percent à 49 percent selon les pays; les taux de 15 percent et de 23 percent correspondent respectivement aux 25e et 75e centiles.
- Transmission des prix de l’immobilier vers l’inflation des loyers :
  - Estimation : à une hausse de 1 point de pourcentage en glissement annuel des prix nominaux de l’immobilier au cours du trimestre à venir correspond une augmentation cumulée de 1.4 point de pourcentage de l’inflation annuelle des loyers sur une période de deux ans.
  - Extrapolation : une hausse de 5.3 percent des prix nominaux des logements (correspondant à la croissance nominale des prix des logements sur la période 2019:T4–20:T4) entraînerait une augmentation cumulée de 1.5 point de pourcentage de l’inflation sur une période de deux ans, sachant que le coût du loyer représente environ 20 percent du panier de consommation.
- Incertitudes et canaux explicatifs :
  - L’ampleur de la répercussion sur l’inflation globale et le degré de persistance dépendent de facteurs sous-jacents à l’augmentation des prix des logements : contexte de taux d’intérêt durablement très faibles, faible stock de logements dû à des insuffisances de la production et hésitation des vendeurs à mettre leur maison sur le marché, et évolution des modes de consommation favorisant le logement au détriment d’autres postes.
  - Outre la répercussion sur l’IPC via la composante loyers, des raisons supplémentaires justifient la surveillance des prix du logement : accessibilité économique et coût de la vie, mauvaise affectation des ressources, risque de surchauffe et implications pour la stabilité financière.
- Données et échantillons :
  - L’échantillon pour l’indicateur des prix de l’immobilier porte sur 57 pays (indices pondérés en fonction du PIB, 2015 = 100).
  - La spécification économétrique et l’estimation reposent sur un panel non compensé de 45 pays sur la période 1970:T1–2020:T4.

### Logement : mesures de collecte et limite d’interprétation
- Hétérogénéité des composantes de l’IPC :
  - Certains pays n’incluent que le loyer effectif dans l’IPC; d’autres incluent également le loyer imputé (équivalent-loyer des propriétaires).
  - Des séries de données sur ces sous-composantes de l’IPC national sont disponibles pour 45 pays; seulement un tiers de ces pays tiennent compte du coût des loyers imputés en plus du coût des loyers effectifs.
- Méthodes alternatives :
  - La méthode de l’équivalent-loyer est largement utilisée; quelques pays (par ex. l’Australie et la Nouvelle-Zélande) suivent l’approche de l’acquisition nette.
  - Du point de vue théorique, l’équivalent-loyer peut surestimer le coût des logements occupés par leur propriétaire parce qu’il ne tient pas compte des gains de détention et de la fiscalité favorable appliquée aux résidences principales.

### Transition verte et marché du travail : définition, évolutions et implications politiques
- Définition et mesure :
  - Les métiers verts sont identifiés à l’aide de la taxinomie de l’O*NET Resource Center (2021) et classés en trois catégories : 1) nouveaux métiers reposant sur des technologies émergentes pour verdir l’économie; 2) métiers subissant des changements profonds dans les tâches en raison du verdissement; 3) autres métiers sans tâches écologiques.
  - Pour chaque métier, un indicateur d’intensité écologique des tâches est calculé comme le ratio des tâches écologiques sur le total des tâches (méthode suivant Vona et al., 2018). Les métiers sans tâches écologiques obtiennent une intensité nulle.
  - Des indices agrégés de l’intensité écologique des tâches sont calculés comme des moyennes pondérées par l’emploi.
- Tendances observées :
  - L’indice agrégé de l’intensité écologique des tâches a augmenté de façon négligeable depuis 2014, passant d’environ 2.2 percent à environ 2.4 percent.
  - L’augmentation de la part des tâches vertes dans l’emploi est lente et n’indique pas un verdissement marqué des emplois à ce stade.
  - Les secteurs avec la part la plus élevée de tâches écologiques sont « approvisionnement en eau et assainissement, gestion des déchets et dépollution » et « activités professionnelles et scientifiques ». Des tâches écologiques existent aussi dans des secteurs traditionnellement intenses en carbone, comme l’industrie lourde.
  - Les emplois occupés par des travailleurs avec un niveau d’instruction ou de revenu plus élevé ont tendance à comporter davantage de tâches écologiques.
  - Entre 2011 et 2019, la part des « tâches vertes » dans l’emploi est restée majoritairement faible; la part des travailleurs ayant un niveau d’enseignement secondaire ou inférieur est de 79 percent, et celle des travailleurs ayant un niveau d’enseignement supérieur est de 21 percent (échantillon : AUT, BEL, CHE, CYP, CZE, DEU, DNK, ESP, EST, FIN, FRA, GBR, GRC, HRV, HUN, IRL, ISL, ITA, LTU, LUX, LVA, NLD, NOR, POL, PRT, ROU, SVK, SWE et USA).
- Conséquences et recommandations politiques :
  - Les emplois plus verts sont généralement plus qualifiés et procurent des revenus accrus, ce qui souligne la complémentarité entre investissement dans les compétences individuelles et mesures favorisant la transition vers une économie verte.
  - Pour rendre la transition verte inclusive, les travailleurs peu qualifiés doivent bénéficier de formation et de soutien adéquats afin de réduire les risques de chômage structurel lié à la réallocation sectorielle.
  - Les décideurs doivent évaluer les effets différenciés par secteur et par niveau de compétences pour concevoir des politiques d’accompagnement ciblées (formation, reconversion, aides à l’emploi).

*Source : CHAPTER 1, textf - CHAPTER 1, Fonds monétaire international | Octobre 2021*

### 2. Moyenne de « tâches vertes » dans les

### 2. Moyenne de « tâches vertes » dans les

### Expansions monétaires et risques inflationnistes
- Contexte : la pandémie de COVID-19 a amené plusieurs banques centrales à abaisser leurs taux directeurs proche de zéro et les autorités budgétaires à des expansions budgétaires massives, entraînant une forte élévation de la dette publique.
- Mesures non conventionnelles : achats massifs d’obligations souveraines et privées, opérations de refinancement ; effectués aussi, quoique modestement, dans plusieurs pays émergents et pays en développement.
- Mécanisme : les achats d’actifs sont généralement financés par une expansion de la base monétaire, pouvant brouiller la délimitation entre politique monétaire et politique budgétaire.
- Résultats empiriques (Agur et al., à paraître) — lien entre accroissements de la base monétaire et variations de l’inflation (horizon jusqu’à 10 ans) :
  - L’inflation n’augmente que modestement après une expansion de la base monétaire si :
    - l’inflation était faible initialement (voir Graphique 1.3.1, plage 1),
    - la banque centrale est très indépendante (voir Graphique 1.3.1, plage 2),
    - le déficit budgétaire est peu élevé (voir Graphique 1.3.1, plage 3).
  - À l’inverse, une expansion monétaire est généralement suivie de fortes hausses de l’inflation si :
    - l’inflation était initialement élevée (exemples d’inflation initiale : "Inflation initiale de 2 %", "Inflation initiale de 20 %", "Inflation initiale de 100 %"),
    - la banque centrale est peu indépendante ("Faible indépendance"),
    - le déficit budgétaire est important (déficit budgétaire supérieur à 3 %).
- Indications quantitatives : Graphique 1.3.1 mesure la variation de l’inflation après un accroissement de 10 % de la base monétaire (en points de pourcentage) sur 0 à 10 années après l’expansion monétaire ; zones teintées = intervalles de confiance de 90 %.
- Conclusions politiques :
  - Les achats d’actifs financés par une augmentation de la base monétaire comportent peu de risques d’inflation forte lorsqu’ils sont effectués par des banques centrales crédibles, que l’inflation est inférieure à l’objectif et que la situation budgétaire est viable.
  - Les banques centrales doivent rester vigilantes en raison des niveaux historiquement élevés de leurs bilans et des stimulations budgétaires concomitantes.
  - Recommandation : s’abstenir d’achats d’actifs si la banque centrale est peu indépendante, si l’inflation est forte et si la situation budgétaire est précaire, car l’expansion monétaire dans ces circonstances présente un risque élevé d’alimenter de fortes hausses des prix.

*Les auteurs de cet encadré sont Itai Agur, Damien Capelle et Damiano Sandri.*

### Évolution récente des marchés des produits de base (février–août 2021)
- Variation globale : les prix des produits de base ont augmenté de 16,6 % entre février et août 2021.
- Pétrole :
  - Augmentation de 13,9 % entre février et août 2021.
  - Cours à terme indiquant un prix du pétrole de 65,7 dollars le baril en 2021 (59 % de plus que la moyenne de 2020) et 56,3 dollars en 2026.
  - Facteurs haussiers : forte reprise de la demande dans les pays avancés, baisse des stocks mondiaux.
  - Risques haussiers : diminution de la capacité de production mondiale, soutien prolongé des prix par l’OPEP+.
  - Risques baissiers : propagation du variant Delta, augmentation de la production des pays non engagés (Iran, Libye, Venezuela) et des exploitants américains de pétrole de schiste.
- Gaz naturel :
  - Prix du gaz naturel liquéfié asiatique en hausse de 132,2 % entre février et août 2021, atteignant 16,6 dollars par million d’unités thermiques britanniques.
  - Causes : épuisement des stocks, reprise industrielle, faible production hydroélectrique au Brésil, été chaud dans l’hémisphère Nord.
  - Effet de substitution : hausse de la demande de charbon malgré la flambée des prix du charbon.
- Métaux :
  - Indice des prix des métaux de base en hausse de 9,7 % entre février et août 2021 ; métaux précieux en baisse de 1,8 %.
  - L’indice des prix des métaux de base en 2021 devrait être supérieur de 57,7 % à la moyenne de l’année précédente et diminuer de 1,5 % en 2022.
  - Prix des métaux précieux : augmentation prévue de 5,1 % en 2021 et de 0,2 % en 2022.
- Denrées alimentaires :
  - L’indice du FMI pour les prix des denrées alimentaires et des boissons a augmenté de 11,1 % entre février et août, atteignant en mai 2021 le niveau le plus élevé en termes réels depuis la crise de 2010–11.
  - Contributions : viande +30,1 %, café +29,1 %, céréales +5,4 %.
  - Transmission aux prix à la consommation : plus forte dans les pays émergents (26 %) que dans les pays avancés (14 %).

### Métaux et transition énergétique : demandes projetées et scénarios
- Rôle des métaux : technologies à faible émission de gaz à effet de serre (véhicules électriques, énergies renouvelables, hydrogène, captage du carbone) nécessitent davantage de métaux que les technologies fossiles.
- Quatre métaux analysés en profondeur : cuivre, nickel, cobalt, lithium.
- Scénarios AIE (zéro émission nette d’ici à 2050 vs mesures annoncées) — augmentation de la demande :
  - Dans le scénario AIE à zéro émission nette d’ici à 2050 :
    - Consommation totale de lithium et de cobalt multipliée par plus de six.
    - Consommation totale de cuivre multipliée par deux.
    - Consommation totale de nickel multipliée par quatre.
  - Croissance de la demande très élevée d’ici à 2030, puis ralentissement.
  - L’augmentation de la demande est plus modeste dans le scénario des mesures annoncées.
- Graphique 1.DS.3 : ratios par décennie de la consommation moyenne dans les années 2030 par rapport à la moyenne des années 2010 (métaux représentatifs).

### Principaux indicateurs et production des métaux de la transition énergétique (2020 valeurs)
- Tableau synthétique — Production (2020, en milliards de dollars) et négociabilité en bourse :
  - Cuivre — Négocié en bourse :  — Production (2020) : 123,0
  - Aluminium — Négocié en bourse :  — Production (2020) : 107,0
  - Nickel — Négocié en bourse :  — Production (2020) : 28,0
  - Zinc — Négocié en bourse :  — Production (2020) : 28,0
  - Plomb — Négocié en bourse :  — Production (2020) : 26,0
  - Argent — Négocié en bourse :  — Production (2020) : 13,0
  - Manganèse — Négocié en bourse : Non — Production (2020) : 25,0
  - Chrome — Négocié en bourse : Depuis peu — Production (2020) : 19,0
  - Silicium — Négocié en bourse : Non — Production (2020) : 14,0
  - Molybdène — Négocié en bourse : Depuis peu — Production (2020) : 5,0
  - Cobalt — Négocié en bourse : Depuis peu — Production (2020) : 4,1
  - Lithium — Négocié en bourse : Depuis peu — Production (2020) : 1,8
  - Vanadium — Négocié en bourse : Non — Production (2020) : 1,3
  - Graphite — Négocié en bourse : Non — Production (2020) : 1,3
- Note : la colonne « Production » indique la valeur de la production raffinée et de la production minière non raffinée.

### Concentra­tion géographique de l’offre et gains potentiels pour les pays producteurs
- Offre concentrée : quelques grands producteurs dominent l’offre mondiale, souvent ceux disposant des réserves les plus abondantes.
- Exemples :
  - République démocratique du Congo : ~70 % de la production mondiale de cobalt et 50 % des réserves.
  - Autres pays importants : Australie (lithium, cobalt, nickel), Chili (cuivre, lithium), Pérou, Russie, Indonésie, Afrique du Sud.
- Effets macroéconomiques d’un choc de prix :
  - En cas d’augmentation persistante de 15 % de l’indice du FMI pour les prix des métaux, la croissance du PIB réel des pays exportateurs de métaux serait supérieure à celle des pays importateurs de métaux d’1 point de pourcentage (solde budgétaire).
- Interprétation : les pays exportateurs de métaux pourraient retirer des avantages économiques considérables d’une hausse des prix persistante.

### Prix des métaux et élasticités de l’offre (scénario à zéro émission nette d’ici à 2050)
- Définition : les élasticités de l’offre mesurent la rapidité d’ajustement de la production en réponse à une hausse des prix.
- Mécanismes d’ajustement :
  - Court terme : recyclage accru, taux d’utilisation plus élevés de la capacité minière.
  - Long terme : construction de nouvelles mines, innovations technologiques, exploration.
- Données utilisées : séries mondiales d’activité économique, production et prix réels pour 1879 (données historiques) et projections selon scénarios AIE (Graphique 1.DS.4 pour production historique et scénarios).
- Remarques : les réserves géologiques sont dynamiques — les entreprises peuvent accroître leurs réserves par investissements dans l’exploration et l’extraction.

_Extrait : PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : REPRISE EN TEMPS DE PANDÉMIE — Fonds monétaire international | Octobre 2021._

### 3. Cobalt

### 3. Cobalt

### Élasticité de l’offre et réactions à un choc de prix
- L’offre est assez inélastique à court terme, mais plus élastique à long terme.
- Un choc positif de 10 % sur les prix dû à la demande entraîne au cours de la même année une augmentation de la production de :
  - 3,5 % pour le cuivre
  - 7,1 % pour le nickel
  - 3,2 % pour le cobalt
  - 16,9 % pour le lithium
- Après vingt ans, le même choc sur les prix provoque une hausse de la production de :
  - 7,5 % pour le cuivre
  - 13 % pour le nickel
  - 8,6 % pour le cobalt
  - 25,5 % pour le lithium
- Les méthodes de production influencent ces élasticités :
  - Le cuivre, le nickel et le cobalt sont extraits dans des mines nécessitant souvent des investissements à forte intensité de capital et dont la construction peut prendre jusqu’à 19 ans.
  - Le lithium est souvent extrait de sources minérales et de saumures en pompant l’eau salée de la terre ; les délais de mise en service de nouvelles installations de production peuvent être jusqu’à sept ans.
- L’innovation technologique, la concentration du marché et les réglementations influencent également les élasticités de l’offre.

### Scénarios de prix et trajectoires prospectives
- L’algorithme d’Antolin-Diaz, Petrella et Rubio-Ramirez (2021) est utilisé pour déterminer une série de chocs sur les prix, en se fondant sur des données rétrospectives et les élasticités estimées, afin de suivre la voie de la production nécessaire à la transition énergétique dans les scénarios de l’AIE.
- Résultats principaux :
  - Dans le scénario à zéro émission nette d’ici à 2050, les prix atteindraient des sommets historiques pendant une période prolongée et sans précédent.
  - Les prix du cobalt, du lithium et du nickel augmenteraient de plusieurs centaines de pour cent par rapport aux niveaux de 2020 et pourraient retarder la transition énergétique.
  - Le cuivre est moins menacé par un goulot d’étranglement : il subit des hausses de la demande moins brutales; les prix estimés atteignent un pic, à peu près comme celui de 2011, mais sur une plus longue période.
  - Dans le scénario des mesures annoncées, les prix des quatre métaux resteraient globalement dans leur fourchette actuelle.
- Temporalité :
  - Les prix culminent principalement autour de 2030 pour deux raisons :
    - Les fortes hausses de la demande sont concentrées en début de période dans le scénario à zéro émission nette d’ici à 2050.
    - L’envolée des prix entraîne une réaction de l’offre, réduisant les tensions sur le marché après 2030.
- Grande incertitude : larges écarts entre la trajectoire la plus haute et la trajectoire la plus basse, reflétant l’incertitude technologique et politique.

### Implications pour les recettes et les politiques publiques
- Dans le scénario à zéro émission nette d’ici à 2050, l’explosion de la demande se traduirait par une multiplication par six de la valeur de la production de métaux, soit un total de 12 900 milliards de dollars au cours des vingt prochaines années pour les seuls quatre métaux de la transition énergétique.
- Ce chiffre rivaliserait avec la valeur potentielle de la production mondiale de pétrole dans le cadre de ce scénario.
- Grandes sources d’incertitude :
  - Évolution technologique difficile à prévoir.
  - Rythme et orientations de la transition énergétique dépendant des décisions publiques.
  - Incertitude politique pouvant entraver les investissements miniers et accroître le risque que des prix élevés compromettent ou retardent la transition énergétique.

### Recommandations et mesures politiques proposées
- Mettre en place une stratégie en matière de changement climatique crédible et coordonnée au niveau mondial.
- Appliquer des normes environnementales, sociales, de travail et de gouvernance rigoureuses.
- Réduire les barrières commerciales et les restrictions à l’exportation pour permettre aux marchés de fonctionner efficacement.
- Encourager les investissements en faveur d’une hausse suffisante de l’offre de métaux afin d’éviter d’augmenter inutilement le coût des technologies à faible émission de carbone.
- Créer une nouvelle institution internationale spécialisée dans les métaux, sur le modèle de l’AIE pour l’énergie et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture pour les produits agricoles, pour jouer un rôle central dans la diffusion et l’analyse des données, le respect de normes industrielles et la coopération internationale.

### Statistiques et estimations clés (2021–40, en milliards de dollars de 2020)
- Métaux choisis (totaux) :
  - Données rétrospectives (1999–2018) : 3 043
  - Scénario des mesures annoncées : 4 974
  - Scénario à zéro émission nette : 13 007
- Détail par métal :
  - Cuivre : 2 382 ; 3 456 ; 6 135
  - Nickel : 563 ; 1 225 ; 4 147
  - Cobalt : 80 ; 152 ; 1 556
  - Lithium : 18 ; 141 ; 1 170
- Combustibles fossiles (donnée rétrospective et scénario à zéro émission nette) :
  - Total combustibles fossiles (données rétrospectives) : 70 090 ; Scénario à zéro émission nette : ...19 101
  - Pétrole : 41 819 ; ...12 906
  - Gaz naturel : 17 587 ; ...3 297
  - Charbon : 10 684 ; ...2 898
- Prix hypothétiques utilisés pour 2021–40 :
  - 30 dollars le baril pour le pétrole
  - 1,50 dollar le million d'unités thermiques britanniques pour le gaz naturel
  - 40 dollars la tonne pour le charbon

_Notes : extraits et chiffres tirés du chapitre « 3. Cobalt » du PDF fourni._

### 4. Lithium

### 4. Lithium

### Données macroéconomiques régionales et par pays (annexes)
- Les tableaux de l’annexe 1.1 (tableaux A1.1.1 à A1.1.6) présentent des séries de PIB réel, prix à la consommation, solde extérieur courant et chômage (variations annuelles en pourcentage, sauf indication contraire) pour les régions et pays suivants : Europe, Asie et Pacifique, Hémisphère occidental, Moyen-Orient et Asie centrale, Afrique subsaharienne, et production réelle mondiale par habitant. Extraits textuels des en-têtes et des agrégats tels qu’ils figurent dans la source :
  - "Europe–5,05,44,12,04,23,61,72,32,3........."
  - "Pays avancés–6,55,24,40,42,11,82,02,52,57,07,37,3"
  - "Zone euro 4, 5 –6,35,04,30,32,21,72,22,62,77,98,08,1"
  - "Asie–1,36,55,72,52,12,42,62,22,0........."
  - "Pays avancés d'Asie–2,93,83,50,21,01,24,64,94,53,63,53,1"
  - "Amérique du Nord–4,06,05,01,44,33,4–2,6–3,0–3,1........."
  - "Moyen-Orient et Asie centrale–2,84,14,110,111,78,5–2,41,71,5........."
  - "Afrique subsaharienne–1,73,73,810,310,78,6–3,0–2,2–2,7........."
  - "Monde2,52,02,12,11,92,52,41,7–4,34,83,8"
- Les tableaux fournissent également de nombreux chiffres pays par pays. Quelques exemples littéraux extraits des cellules du document :
  - "Allemagne –4,63,14,60,42,91,56,96,86,93,83,73,6"
  - "France –8,06,33,90,52,01,6–1,9–1,7–1,48,08,18,3"
  - "Italie –8,95,84,2–0,11,71,83,53,73,69,310,311,6"
  - "Espagne–10,85,76,4–0,32,21,60,70,41,415,515,414,8"
  - "Chine 2,38,05,62,41,11,81,81,61,54,23,83,7"
  - "Inde –7,39,58,56,25,64,90,9–1,0–1,4........."
  - "États-Unis–3,46,05,21,24,33,5–2,9–3,5–3,58,15,43,5"
  - "Brésil–4,15,21,53,27,75,3–1,8–0,5–1,713,513,813,1"
  - "Venezuela–30,0–5,0–3,02 3552 7002 000–4,30,3–0,7........."
  - "Nigéria–1,82,62,713,216,913,3–4,0–3,2–2,2........."
  - "Afrique du Sud–6,45,02,23,34,44,52,02,9–0,929,233,534,4"
- Notes méthodologiques figurant dans les tableaux :
  - "Les variations des prix à la consommation sont données en moyennes annuelles. Les variations de décembre à décembre sont indiquées dans les tableaux A5 et A6 de l’appendice statistique."
  - "En pourcentage du PIB."
  - "En pourcentage. Les définitions nationales du chômage peuvent varier."
  - Indications spécifiques pour certains agrégats et pays (ex. corrections pour la zone euro, utilisation de l'IPC harmonisé d’Eurostat pour certains pays, listes de pays inclus dans certains sous-agrégats).

### Tendances de l’inflation et perspectives (texte explicatif)
- Évolution récente :
  - "Depuis le début de 2021, l’inflation globale mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) s’est accélérée dans les pays avancés et les pays émergents..."
  - Facteurs cités : "raffermissement de la demande, pénuries d’intrants et une forte hausse des cours des produits de base."
- Relation avec l’utilisation des capacités :
  - "En dépit des fortes incertitudes entourant la mesure des écarts de production autour de la pandémie, une relation significative persiste entre le degré de sous-utilisation des capacités de production et l’inflation."
- Anticipations d’inflation :
  - "Les anticipations d’inflation à long terme sont restées relativement ancrées jusqu’ici, et il n’y a guère de signes montrant que les mesures exceptionnelles prises récemment par les pouvoirs publics ont entraîné un désancrage de ces anticipations."
- Projections et risques :
  - "Pour l’avenir, l’inflation globale devrait atteindre un pic dans les derniers mois de 2021 et retrouver ses niveaux antérieurs à la pandémie mi-2022 tant dans les pays avancés que dans les pays émergents ; les risques sont orientés à la hausse."
  - "Le scénario de référence prévoit que les anticipations d’inflation à long terme resteront ancrées."
  - Sources de risque à la hausse identifiées : "perturbations prolongées de l’offre, des chocs sur les prix des produits de base et des logements, des engagements de dépenses à plus long terme et un désancrage des anticipations d’inflation."
- Recommandations de politique et communication :
  - "Des communications claires, alliées à des politiques monétaires et budgétaires appropriées et adaptées aux particularités des contextes nationaux, pourraient empêcher que des « panique s inflationnistes » ne perturbent les anticipations."

*Source : estimations des services du FMI (extraits du document fourni).*

### Introduction

### Introduction

### Contexte général et problématique
- L’inflation globale s’est accélérée dans les pays avancés ainsi que dans les pays émergents et les pays en développement depuis le début de 2021, alors qu’elle a été relativement stable dans les pays à faible revenu.
- L’inflation de base — variation des prix des biens et des services hors alimentation et énergie — a augmenté ces derniers mois, bien qu’elle ait été moins forte que l’inflation globale.
- Ces développements interviennent dans un contexte de mesures de soutien encore substantielles et d’un redressement des économies après la contraction de 2020.
- La réouverture des économies et le déblocage du surcroît d’épargne accumulé pendant la pandémie pourraient stimuler les dépenses privées et contribuer à des craintes d’une inflation durablement élevée.
- Une hausse prolongée de l’inflation dans les pays avancés pouvant entraîner un retrait non anticipé des mesures monétaires accommodantes pourrait perturber les marchés financiers et provoquer des effets de contagion (sorties de capitaux, dépréciation des taux de change) dans les pays émergents et en développement, à l’instar de l’épisode du « taper tantrum » de 2013.
- L’inflation affecte la répartition : elle nuit à ceux qui comptent principalement sur les revenus du travail, profite aux débiteurs et pénalise les prêteurs.

### Objectifs et cadre d’analyse du chapitre
- Évaluer les perspectives de l’inflation et les risques qui les entourent.
- Examiner les tendances de l’inflation pendant la pandémie.
- Étudier les moteurs de l’inflation au moyen de la courbe de Phillips (lien entre inflation et sous-utilisation des capacités de production), cadre essentiel pour la formation de l’opinion des banques centrales et la conduite de la politique monétaire.
- Évaluer si la relation entre sous-utilisation des capacités de production et inflation a changé en incluant la période pandémique, et les implications pour l’évaluation des effets d’une accélération de la demande et pour la politique monétaire.
- Analyser le rôle des anticipations d’inflation et des chocs sur l’offre, y compris les prix sectoriels et des produits de base, et les mécanismes par lesquels ces chocs contribuent aux perspectives d’inflation.

### Équipe et contributions
- Auteurs : Francesca Caselli (cocheffe d’équipe), Sonali Das, Christoffer Koch, Prachi Mishra (cocheffe d’équipe) et Philippe Wingender.
- Contributions : Chunya Bu ; appui de Youyou Huang et Cynthia Nyakeri.
- Aide données : Swapnil Agarwal et Mattia Coppo.
- Discussions et commentaires : Rodrigo Valdés ; séminaire interne ; relecteurs ; conseils d’Olivier Coibion.

### Principaux constats (synthèse)
- L’inflation devrait retrouver ses niveaux prépandémiques d’ici mi-2022.
- Prévisions du FMI (scénario de référence) :
  - Pour le groupe des pays avancés, en moyenne, l’inflation globale culminera dans les derniers mois de 2021 et reviendra autour de 2 % mi-2022.
  - Pour les pays émergents et les pays en développement, l’inflation globale reculerait à environ 4 % après un pic de 6,8 % vers la fin de l’année.
- Les risques demeurent légèrement orientés à la hausse à moyen terme, avec une forte hétérogénéité entre pays avancés et pays émergents et en développement, et même entre pays avancés.
- Aux États-Unis, dynamique de forte inflation à court terme avec prédominance de risques orientés à la hausse à court terme ; inflation hors alimentation et énergie reste faible dans la zone euro et au Japon.
- Les anticipations d’inflation sont restées relativement bien ancrées jusqu’ici ; densité de prévision indique des anticipations ancrées dans les pays émergents et les pays en développement pour les deux prochaines années.
- Néanmoins, des incertitudes considérables subsistent, notamment concernant la mesure du taux de sous-utilisation des capacités de production.

### Scénarios de risque et simulations
- Des facteurs susceptibles de maintenir l’inflation élevée plus longtemps :
  - Forte hausse des prix de l’immobilier.
  - Pénuries d’intrants prolongées dans les pays avancés et dans les pays émergents et en développement.
  - Pressions continues sur les prix alimentaires.
  - Dépréciation des monnaies dans les pays émergents et en développement.
- Simulations :
  - Scénario de risque extrême marqué par des perturbations sectorielles continues et de fortes fluctuations des cours des produits de base : l’inflation globale pourrait être nettement supérieure aux prévisions du scénario de référence.
  - Simulations intégrant un désancrage temporaire des anticipations d’inflation conduisent à une inflation encore plus forte, plus persistante et volatile.

### Implications pour l’action publique
- Les « paniques inflationnistes » persistantes pourraient engendrer des anticipations d’inflation plus élevées ; par le passé, des mesures fortes et durables, accompagnées d’une communication saine et claire, ont été nécessaires pour réduire l’inflation et les anticipations d’inflation et renforcer la crédibilité.
- Les engagements de dépenses à plus long terme peuvent être associés à un désancrage des anticipations, soulignant l’importance de cadres budgétaires à moyen terme crédibles pour le maintien de l’ancrage des anticipations.
- Il est important que les dirigeants soient attentifs et prêts à agir, surtout si plusieurs risques se réalisent simultanément :
  - perturbations prolongées de l’offre,
  - hausse des cours des produits de base et des prix des logements,
  - engagements budgétaires permanents et non financés,
  - désancrage des anticipations,
  - mesure inexacte des écarts de production.

### Dynamique de l’inflation : facteurs récents (trois grands facteurs d’accélération)
- 1) Redressement de l’activité économique ou résorption de l’écart de production soutenus par des politiques budgétaire et monétaire accommodantes, expression d’une demande refoulée et débloquage de l’épargne accumulée pendant la pandémie.
- 2) Forte hausse des cours des produits de base.
- 3) Pénuries d’intrants et perturbations des chaînes d’approvisionnement.
- Débat d’experts :
  - Certains estiment que l’expansion budgétaire sans précédent pourrait ramener le chômage à un niveau causant une surchauffe et un désancrage des anticipations d’inflation (Blanchard, 2021 ; Summers, 2021).
  - D’autres jugent peu probable une élévation persistante des pressions sur les prix à partir d’une « hausse ponctuelle des dépenses » (Powell, 2021).

*Source : Introduction, textf - Introduction (PDF), Fonds monétaire international, Octobre 2021.*

### 3. Perturbations des chaînes d’approvisionnement

### 3. Perturbations des chaînes d’approvisionnement

### Incertitudes générales sur l’inflation
- Les vues divergentes sur l’évolution prochaine de l’inflation reflètent de fortes incertitudes portant notamment sur le logement, les transformations structurelles des marchés du travail et les prix alimentaires.
- Les prix alimentaires mondiaux ont bondi d’environ 40 percent depuis le début de la pandémie.
- Les pressions salariales sont hétérogènes :
  - Des hausses notables des salaires sont observées dans les secteurs les plus touchés par la COVID-19 (loisirs, hôtellerie, distribution), y compris aux États-Unis.
  - Un échantillon de 23 pays avancés signale une nette augmentation de la rémunération horaire moyenne en 2020, mais cette hausse s’est produite parallèlement à une diminution des heures travaillées.
  - La plus grande part de la réduction des heures a été supportée par les travailleurs peu qualifiés et les jeunes.
- Mesures de l’inflation hors alimentation et énergie :
  - Des mesures alternatives (moyennes tronquées, médianes excluant variations inhabituelles) indiquent une augmentation plus modérée de l’inflation hors alimentation et énergie.

### Mesure et rôle des perturbations des chaînes d’approvisionnement
- Les perturbations des chaînes d’approvisionnement sont calculées comme la différence entre la sous-composante délais de livraison de l’indice des directeurs d’achat (PMI) et une mesure cyclique, contrefactuelle, des délais de livraison basée sur la sous-composante niveau de production de l’indice des directeurs d’achat.
- Le graphique de surplus d’épargne, cours des produits de base et perturbations des chaînes d’approvisionnement est fondé sur des sources incluant Baltic Exchange, Haver Analytics, FMI (système des cours des produits de base) et OCDE.

### Courbe de Phillips, sous-utilisation des capacités et inflation
- Relation historique estimée (échantillon 2000–20, pays avancés et émergents) :
  - Une hausse de 1 point de pourcentage de l’écart de chômage (chômage supérieur au taux naturel) est liée à une baisse de l’inflation hors alimentation et énergie de 0,22 point de pourcentage en moyenne.
  - Estimation ponctuelle similaire pour les pays avancés ; pour les pays émergents, le coefficient est à peu près similaire mais pas statistiquement distinct de zéro.
- Difficultés d’estimation liées à la pandémie :
  - Forte incertitude sur les écarts de chômage et de production pendant la pandémie.
  - Mesures budgétaires et monétaires massives peuvent masquer la relation habituelle entre sous-utilisation des capacités et inflation.
  - Perturbations des chaînes d’approvisionnement, volatilité des cours des produits de base, recomposition des paniers de consommation et effets de base extrêmes compliquent la mesure.
- Comparaison pré-pandémie :
  - Pour les pays avancés, la relation indiquée par la courbe de Phillips avant la pandémie ne semble pas altérée par les perturbations de 2020.
  - Pour les pays émergents, les estimations sont plus sensibles à l’inclusion de la période pandémique.

### Estimation causale de la courbe de Phillips
- Méthodologie d’effet traitement utilisant des chocs de politique monétaire pour identifier des chocs sur la demande.
- Résultats :
  - Un coefficient de pente négatif et statistiquement significatif de moins 0,22 est estimé pour les pays avancés, confirmant la validité des résultats de la forme réduite.
  - Réponses impulsionnelles (annexe) : un resserrement monétaire inattendu cumulé de 40 points de base entraîne en moyenne une augmentation du taux de chômage de 1 point de pourcentage (effet pleinement ressenti environ 12 trimestres après) et une diminution de l’inflation hors alimentation et énergie d’environ 0,2 point de pourcentage 15 trimestres après.

### Effet attendu du redressement de la demande sur l’inflation (pays avancés)
- Contribution de la résorption prévue de l’écart de chômage à la dynamique de l’inflation pour les six prochaines années (estimation basée sur la courbe de Phillips structurelle) :
  - 2021 : impulsion inflationniste d’environ 0,23 point de pourcentage
  - 2022 : impulsion inflationniste d’environ 0,14 point de pourcentage
  - 2023 : impulsion inflationniste d’environ 0,05 point de pourcentage
  - 2024 : impulsion désinflationniste négligeable de –0,01 point de pourcentage
  - 2025 : impulsion désinflationniste négligeable de –0,01 point de pourcentage
  - 2026 : impulsion désinflationniste de –0,02 point de pourcentage
- Hétérogénéité marquée : les États-Unis et leurs mesures de soutien exceptionnelles tirent la dynamique inflationniste à court terme.
- Pour les pays émergents, les estimations de la forme réduite indiquent une impulsion inflationniste plus forte résultant du redressement des marchés du travail (0,5 point de pourcentage en 2021), mais des contributions modestes sur l’horizon de prévision.

### Ancrage des anticipations d’inflation et facteurs institutionnels
- Indicateur synthétique d’ancrage (quatre composantes) : stabilité des anticipations dans le temps, faible dispersion transversale, faible sensibilité aux nouvelles macroéconomiques, proximité de l’objectif de la banque centrale.
- Tendances observées :
  - Les pays avancés ont montré un ancrage relativement stable des anticipations au cours des vingt dernières années.
  - Les pays émergents ont notablement amélioré l’ancrage depuis le début des années 2000 et ont atteint un ancrage comparable à celui des pays avancés ces dernières années, avec une forte variabilité entre pays.
- Caractéristiques institutionnelles corrélées à l’ancrage :
  - Degré d’ancrage positivement corrélé au niveau d’indépendance de la banque centrale.
  - Degré d’ancrage négativement associé à la probabilité de défaut.
- Bénéfices de l’ancrage :
  - Si les anticipations d’inflation à long terme sont ancrées, la banque centrale dispose d’une plus grande marge de manœuvre pour mener une politique contracyclique appropriée sans déclencher de fortes pressions inflationnistes.
  - Si les anticipations ne sont pas ancrées, les politiques monétaires accommodantes pour soutenir la demande pourraient accélérer les pressions sur les prix et accroître l’incertitude, freinant l’investissement privé et la croissance de l’emploi.

### Épisodes historiques de désancrage et conditions associées
- Identification de 55 épisodes d’accélération de l’inflation, répartis uniformément entre pays avancés et pays émergents.
- Caractéristiques des épisodes (en moyenne) :
  - Les accélérations de l’inflation dans les pays émergents sont liées à de fortes dépréciations du taux de change ; le taux de change effectif nominal s’est déprécié d’environ 8 percent au cours du trimestre où l’épisode a débuté.
  - Dans les pays émergents, les accélérations de l’inflation ont été précédées par un creusement des déficits budgétaires et des déficits des transactions courantes.
  - Dans les pays avancés, les soldes budgétaires ont augmenté en moyenne avant les épisodes de forte inflation, suggérant des dynamiques différentes entre groupes de pays.

*Source : “3. Perturbations des chaînes d’approvisionnement”, PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : REPRISE EN TEMPS DE PANDÉMIE, Fonds monétaire international, Octobre 2021.*

### 1. Ancrage des anticipations d’inflation

### 1. Ancrage des anticipations d’inflation

### Ancrage et évolution récente des anticipations
- Les anticipations d’inflation à court et moyen terme ont fortement augmenté pendant les « paniques inflationnistes ».  
- Les épisodes persistants (inflation restée élevée pendant six trimestres ou plus) ont été associés à une augmentation plus forte des anticipations d’inflation à trois ans.  
- Pendant la pandémie de COVID-19, une mesure quotidienne de marché des anticipations d’inflation à long terme (five-year, five-year forward breakeven inflation rate) est analysée pour un échantillon de 14 pays.  
- Les surprises d’inflation sont mesurées par les chocs sur les cours du pétrole, définis comme la variation du cours des contrats à terme sur le pétrole à un an.  
- Les résultats indiquent un effet modeste mais significatif des chocs pétroliers sur les anticipations d’inflation (graphique 2.8, plage 1).  
- L’introduction d’un terme d’interaction avec la période pandémique (commençant en mars 2020) révèle qu’en moyenne il n’y a pas eu de variation significative de la relation entre les surprises pétrolières et le taux d’équilibre pendant la pandémie par rapport aux périodes normales (graphique 2.8, plage 2).  
- Les points morts d’inflation aux États-Unis ont dépassé leurs niveaux antérieurs à la pandémie en janvier 2021.  
- Une analyse des annonces quotidiennes de politiques monétaire et budgétaire ne révèle aucun signe de désancrage consécutif aux mesures exceptionnelles prises face à la pandémie.  
- Conclusion: l’ancrage est resté relativement stable jusqu’ici pendant la crise de la pandémie de COVID-19.

### Chocs sectoriels et dispersion sectorielle des prix
- La crise de la COVID-19 a déclenché de fortes fluctuations de prix dans certains secteurs : transports, produits alimentaires, habillement et communications.  
- La dispersion sectorielle globale des prix est restée relativement faible par rapport aux données historiques récentes, notamment par rapport à la crise financière mondiale (graphique 2.9, plage 1).  
- La dispersion s’explique principalement par des variations plutôt modestes et plus brèves des prix des carburants (transports), des aliments et des logements, qui sont en moyenne les trois principales composantes des paniers de consommation (graphique 2.9, plage 2).  
- Une étude de cas de l’industrie des semi-conducteurs aux États-Unis n’indique qu’une modeste augmentation de l’inflation globale face au doublement potentiel des prix des intrants des semi-conducteurs, en partie parce que les produits les plus affectés pèsent très peu dans les dépenses de consommation individuelles.  
- Toutefois, les pénuries de puces pourraient réduire la production de biens intégrant des puces (par exemple les voitures), augmentant potentiellement le prix de ces produits ou de leurs substituts.

### Perspectives d’inflation (prévisions centrales et risques)
- Méthodologie: modèle structurel d’autorégression vectorielle quantile pour PA (pays avancés) et PEPD (pays émergents et pays en développement).  
- Pays avancés (prévision centrale):
  - L’inflation globale devrait culminer à 3,6 % dans les derniers mois de 2021 (graphique 2.10, plage 1).  
  - Revenir à 3,2 % à la fin de l’année 2021.  
  - S’établir autour de 2 % mi-2022.  
  - Risques: légèrement orientés à la hausse à moyen terme.  
  - Probabilité de 10 % que l’inflation demeure supérieure à 3,4 % jusqu’à la fin de 2021.  
- Pays émergents et pays en développement (prévision centrale):
  - Retour à l’inflation globale tendancielle d’environ 4 % mi-2022 (graphique 2.10, plage 3).  
  - Les risques orientés à la hausse prédominent à moyen terme, comme le montre un écart interquartile plus large dans la partie haute de la prévision de densité.  
- Anticipations d’inflation à long terme:
  - Dans le scénario de référence, elles reviennent progressivement vers 2 % environ, en moyenne, pour les pays avancés, avec un risque faible de désancrage (graphique 2.10, plage 2).  
  - Pour les pays émergents et pays en développement, les anticipations devraient rester ancrées à moyen terme, mais avec des risques haussiers (la prévision moyenne est supérieure à la prévision médiane à partir de mi-2023, graphique 2.10, plage 4).

### Scénarios extrêmes et effets d’un choc de désancrage
- Scénario extrême (probabilité de réalisation, selon le modèle, inférieure à 0,01 %):
  - Hypothèse: fortes augmentations des cours des produits de base et de la dispersion sectorielle de l’inflation dans les douze prochains mois.  
  - Résultats moyens:
    - Inflation globale culminerait à 4,4 %, en moyenne, dans les pays avancés mi-2022 (graphique 2.11, plage 1).  
    - Inflation globale culminerait à 8,4 % dans les pays émergents début 2022 (graphique 2.11, plage 3).  
    - À moyen terme, risques globalement équilibrés et, même dans ce scénario extrême, l’inflation globale revient à sa tendance début 2024.  
  - Anticipations:
    - Pour les pays avancés, ancrage assez solide autour de 2 %, avec un faible risque de désancrage (graphique 2.11, plage 2).  
    - Pour les pays émergents et pays en développement, dépassement des anticipations à court terme (graphique 2.11, plage 4), mais maintien probable de l’ancrage à moyen terme.  
- Effets potentiels d’un choc de désancrage:
  - Extension du scénario extrême pour permettre aux anticipations d’inflation de devenir adaptatives pendant douze mois (elles réagissent aux données entrantes plutôt qu’étant prospectives) conduit à:
    - Forte accélération de l’inflation dans ce scénario extrême.  
    - Inflation plus persistante et volatile, illustrée par des écarts interquartiles bien plus larges.  
  - Implication: un désancrage des anticipations d’inflation peut provoquer une spirale inflationniste auto-réalisatrice avec conséquences graves.

### Conclusions et implications politiques
- Des perturbations sectorielles et d’amples fluctuations des cours des produits de base pourraient impliquer des risques orientés à la hausse pour l’inflation globale, avec des pics plus élevés et un retour plus tardif à l’inflation tendancielle.  
- Cependant, à moyen terme, les perspectives resteraient surtout liées aux fondamentaux : la vitesse de la reprise et l’ancrage continu des anticipations d’inflation.  
- Le risque majeur demeure un choc de désancrage des anticipations : si les anticipations deviennent adaptatives, l’inflation pourrait s’accélérer fortement, devenir plus persistante et plus volatile.

*Source : Fonds monétaire international, Chapitre 2 « PANIques inflationnistes », PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : REPRISE EN TEMPS DE PANDÉMIE, Octobre 2021.*

### 4. PEPD

### 4. PEPD

### Constats principaux et projections
- Les pressions d’approvisionnement exercent des pressions haussières sur les taux d’inflation globale.
- L’analyse laisse penser que, bien que l’inflation globale augmente dans les pays avancés et dans les pays émergents, celle-ci devrait revenir aux fourchettes prépandémiques d’ici mi-2022 dans le scénario de référence.
- De fortes incertitudes subsistent en raison du profil incertain de la reprise, avec des risques importants si se conjuguent:
  - de fortes hausses des cours des produits de base,
  - des chocs sectoriels continus,
  - des anticipations adaptatives.
- Des perturbations persistantes de l’offre, une envolée des prix des logements, des dépréciations des monnaies et des pressions sur les prix alimentaires pourraient maintenir l’inflation élevée plus longtemps que prévu.

### Enseignements de politique publique (quatre points)
- 1) Préparation et cadres monétaires solides:
  - Le désancrage des anticipations peut rapidement entraîner une inflation élevée et coûteuse à maîtriser.
  - La crédibilité des politiques des banques centrales et la formation des anticipations sont endogènes et possiblement non linéaires.
  - Les autorités doivent veiller à disposer de solides cadres monétaires comprenant des seuils d’intervention (signes précoces d’un désancrage d’anticipations d’inflation, déficits budgétaires et courants non viables, fortes fluctuations des monnaies).
  - Attention aux confluences de risques d’inflation qui, combinés, peuvent dépasser les prévisions du scénario de référence.
- 2) Rôle de la communication et de la crédibilité:
  - Des mesures fortes et durables ont souvent réussi à contenir l’inflation et les anticipations d’inflation; une communication saine et crédible a joué un rôle crucial.
  - Des orientations prospectives et des communications claires et modulables (avec des seuils d’intervention) émanant des banques centrales des pays avancés sont essentielles pendant la normalisation des politiques pour éviter des épisodes tels le « taper tantrum ».
  - Maintenir une forte crédibilité budgétaire est important pour l’ancrage de l’inflation.
- 3) Équilibre entre patience et réactivité:
  - Les dirigeants doivent équilibrer le fait d’agir patiemment pour soutenir la reprise et être prêts à intervenir rapidement en cas de désancrage des anticipations.
  - Les banques centrales peuvent regarder au-delà des pressions inflationnistes temporaires et éviter un resserrement prématuré si les anticipations restent ancrées, tout en préparant des mesures contingentes révélant leurs préférences réelles.
  - Les politiques budgétaires doivent suivre des cadres à moyen terme viables; l’incertitude sur les écarts de production à moyen terme affecte le moment optimal pour supprimer les mesures de soutien.
- 4) Hétérogénéité entre pays et nécessité d’adaptations:
  - Forte hétérogénéité entre pays avancés et pays émergents et en développement, et même entre pays avancés.
  - Pour les pays avancés, les États-Unis contribuent à une grande partie de la forte inflation induite par la sous-utilisation des capacités; la dynamique hors alimentation et énergie dans la zone euro et le Japon reste faible.
  - Pour les pays émergents, les épisodes de panique inflationniste ont été précédés d’une aggravation des déséquilibres internes et externes, soulignant le rôle de solides fondamentaux macroéconomiques et de cadres budgétaires à moyen terme crédibles.
  - Les répercussions de resserrements monétaires et budgétaires asynchrones doivent être au centre des discussions multilatérales.

### Scénarios de risque et résultats des simulations
- Les simulations intégrant:
  - chocs sur les prix sectoriels,
  - chocs sur les cours des produits de base,
  - anticipations adaptatives
  indiquent une inflation plus forte, plus persistante et plus volatile que dans le scénario de référence.
- Note méthodologique: les anticipations adaptatives supposent que l’inflation est tirée par les anticipations d’inflation à un an au lieu de l’horizon conventionnel à trois ans pendant douze mois consécutifs allant de juillet 2021 à juin 2022.

### Alimentation, prix et insécurité alimentaire (Encadré 2.1)
- Les prix mondiaux nominaux des aliments ont bondi de plus de 40 % depuis le début de la pandémie.
- Données utilisées: prix mensuels de sept denrées alimentaires de base (blé, riz, sucre, maïs, lait, volaille, manioc) vendues sur 259 marchés dans 73 pays émergents; ces denrées représentent environ 60 % de la consommation journalière moyenne.
- Résultats:
  - Le prix local réel des denrées alimentaires de base dans les pays émergents a augmenté de 4,0 % depuis le début de la pandémie.
  - En moyenne, les variations intranationales des prix alimentaires ont augmenté de 20 % pendant la pandémie, ce qui pourrait indiquer des pénuries locales d’offre liées à une diminution de la mobilité.
- Effets distributifs:
  - Dans les pays à faible revenu, où la nourriture représente 40 % du panier de consommation, la hausse des prix des denrées alimentaires de base a accru l’inflation mesurée par l’IPC de 5 points de pourcentage.
  - Exemple de vulnérabilité: en Afrique subsaharienne, les individus dont la consommation est inférieure à 2,97 dollars par jour dépensent environ 58 % de leur revenu en nourriture.

### Mesures de l’inflation hors alimentation et énergie (Encadré 2.2)
- Distinction: inflation hors alimentation et énergie (« de base ») versus fluctuations passagères résultant de variations des prix relatifs sectoriels.
- Différents indicateurs:
  - inflation médiane (variation de prix au 50e centile monthly),
  - inflation moyenne tronquée (exclut une part fixe des variations de prix),
  - mesure traditionnelle excluant simplement aliments et énergie.
- Observations récentes:
  - La mesure courante des dépenses de consommation individuelles excluant alimentation et énergie a enregistré un bond marqué, plus élevé que l’inflation globale.
  - L’inflation médiane et l’inflation moyenne tronquée montrent des développements moins alarmants, car elles excluent les chocs sectoriels extrêmes (utilitaires légers, chambres d’hôtel, transports aériens, sports de spectacle, locations de voiture) qui ont fortement contribué au pic d’avril 2021.
- Preuve empirique:
  - L’exclusion des variations de prix les plus extrêmes augmente la stabilité de la mesure de l’inflation de base et renforce sa relation avec les conditions macroéconomiques.
  - L’inflation de base est 70 % plus volatile que l’inflation médiane et présente une relation beaucoup plus faible avec le chômage.
  - La crise de la COVID-19 conforte l’argument en faveur de l’utilisation de l’inflation médiane ou de l’inflation moyenne tronquée pour suivre la dynamique sous-jacente des prix.

### Études de cas historiques (leçons)
- États-Unis 1965–83:
  - Contexte: accélération progressive de l’inflation depuis le milieu des années 60, chocs externes sur les prix, déficits budgétaires élevés, surestimation probable du potentiel de production, politique monétaire accommodante.
  - Mesures et résultats: relèvement très marqué des taux d’intérêt sous Paul Volcker; taux des fonds fédéraux moyen en 1979 de 11,2 %, atteignant 20 % en juin 1981; inflation culminant en mars 1980 à presque 15 % puis retombant à 3 % en 1983; récession sévère avec hausse du taux de chômage de 5,6 % en mai 1979 à 10,8 % en novembre 1982.
  - Conclusions: importance de l’indépendance de la banque centrale, de la transparence, d’une planification budgétaire à moyen terme prudente, et de règles monétaires stabilisatrices et de ciblage de l’inflation.
- Brésil 2002–05:
  - Contexte: dépréciations monétaires et chocs internes et externes en 2001 entraînant un arrêt brutal en 2002; real a perdu 53 % de sa valeur en 2002; augmentation des anticipations d’inflation.
  - Mesures et résultats: resserrement monétaire fort (augmentation cumulée du taux directeur atteignant 550 points de base en février 2003); exigence de réserves bancaires relevée; maintien du taux directeur à 26,5 % en avril 2003 pendant trois mois consécutifs; amorce d’un nouveau cycle de resserrement en septembre 2004 et annonce d’un objectif d’inflation pour 2005; engagements sur une réaction asymétrique aux chocs inflationnistes; anticipations d’inflation ont décru et convergé vers l’objectif fin 2005.
  - Conclusions: resserrement fort et crédible de la politique monétaire, accompagné d’une politique budgétaire prudente, a permis de stabiliser les anticipations.

*Source : Extrait du chapitre 2 « PANIQUES INFLATIONNISTES », PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : REPRISE EN TEMPS DE PANDÉMIE, Fonds monétaire international, Octobre 2021.*

### Conclusions : Considérée comme un test de résistance

### Conclusions : Considérée comme un test de résistance

### Observations générales
- L’expérience d’un nouveau régime de ciblage de l’inflation a montré que :
  - de plus amples mesures de politique monétaire étaient nécessaires pour contrer les anticipations non ancrées et établir la crédibilité.
  - des orientations prospectives claires et modulables en fonction de la situation pouvaient compléter les mesures initiales.

### Chili 2007–09 — Contexte
- La Banco Central de Chile (BCC) a officiellement adopté un régime de ciblage flexible de l’inflation en 1999.
- Les anticipations d’inflation ont été bien ancrées par la suite, autour de 3 %.
- La nouvelle politique monétaire s’est accompagnée d’une règle budgétaire crédible, d’une solide réglementation du secteur financier et de l’exercice d’un contrôle.
- De mi-2007 à fin 2008, le Chili a enregistré des pressions inflationnistes dues à des facteurs internationaux — hausse des prix du cuivre, des produits alimentaires et de l’énergie.
- L’inflation globale a dépassé la fourchette cible en août 2007.
- Les anticipations d’inflation ont commencé à augmenter et ont dépassé l’objectif de 3 % fin 2008.

### Chili 2007–09 — Mesures prises et résultats
- Au second semestre de 2007, la BCC a resserré sa politique monétaire, relevant le taux directeur de 25 points de base en juillet 2007.
- La hausse des taux cumulée a atteint 325 points de base en septembre 2008.
- Malgré ces hausses, les anticipations à deux ans ont été portées à 3,9 %.
- Raisons du retard relatif de la BCC à réagir :
  - le ralentissement de l’économie a été inférieur aux estimations;
  - la répercussion de l’appréciation du taux de change a été plus faible que prévu;
  - l’ampleur et la persistance de l’augmentation des prix des produits de base agricoles n’avaient pas été anticipées.
- La crise financière mondiale a provoqué ensuite une récession et une inversion de la hausse de prix des produits de base; l’inflation a fortement baissé et les anticipations ont diminué pour rejoindre l’objectif en 2009.

### Chili 2007–09 — Conclusion ciblée
- Même en présence d’anticipations bien ancrées, la crédibilité peut être menacée lorsque l’inflation s’éloigne de son objectif ou lorsqu’elle reste au‑dessus de sa bande pendant une période prolongée.

### Inde 2010–14 — Contexte
- Après le rebond consécutif à la crise financière mondiale, la croissance a amorcé un ralentissement en 2011 sous l’effet de facteurs internes et externes.
- Les règles budgétaires de 2003 ont été abandonnées, provoquant des déséquilibres internes et externes.
- Les anticipations d’inflation n’étaient pas ancrées à cette époque.
- Au premier signe d’une diminution des achats d’obligations réalisés par la Réserve fédérale américaine, le 22 mai 2013, le considérable déficit des transactions courantes de l’Inde et sa dépendance à l’égard des flux de portefeuille sont apparus très clairement.
- La plongée de la roupie a accentué les craintes d’une nouvelle hausse de l’inflation et les risques d’une révision à la baisse de la note de crédit.

### Inde 2010–14 — Mesures prises et résultats
- Un nouveau banquier central a été nommé et a fixé plusieurs priorités dès le premier jour, le 2 septembre 2013.
- Deux éléments clefs de l’action :
  - une promesse de restaurer la confiance;
  - un engagement de rendre la banque centrale plus transparente et prévisible.
- Un nouveau régime de ciblage de l’inflation a commencé à guider la politique monétaire et les communications en janvier 2014.
- Cette stratégie s’est accompagnée d’interventions sur le marché des changes pour gérer la volatilité des cours des matières premières.
- L’économie du pays a inspiré confiance lorsque les anticipations relatives à la roupie ont été fermement ancrées et que l’inflation et les anticipations d’inflation ont été maîtrisées.

### Inde 2010–14 — Conclusion ciblée
- Les améliorations apportées aux opérations de politique monétaire et les stratégies de communication mises en place, accompagnées d’un engagement transparent et crédible de réduire l’inflation, ont permis de faire baisser l’inflation, qui était alors forte.
- La réussite de la banque centrale sur ce front a ouvert la voie à la poursuite d’autres objectifs sans perturber les anticipations d’inflation.

*Source : Conclusions (Encadré 2.3) — PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : REPRISE EN TEMPS DE PANDÉMIE, Fonds monétaire international | Octobre 2021.*

### 4. Citations d’articles universitaires et d’autres brevets

### 4. Citations d’articles universitaires et d’autres brevets

### Principales conclusions et enseignements de politique
- La recherche fondamentale est un facteur déterminant de l’innovation et de la productivité.
- On estime qu’une hausse de 10 percent de la recherche fondamentale nationale (étrangère) augmente la productivité de l’ordre de 0,3 percent (0,6 percent) en moyenne.
- La diffusion internationale des connaissances est plus importante pour l’innovation dans les pays émergents et les pays en développement que dans les pays avancés.
- Un découplage de la recherche fondamentale entre les États-Unis et la Chine risque d’avoir des effets négatifs importants sur la productivité mondiale, pouvant provoquer, dans un premier temps, une baisse qui pourrait atteindre 0,8 percent.
- Les pays avancés n’investissant pas suffisamment dans la recherche fondamentale :  
  - Les politiques publiques finançant la recherche publique et subventionnant la recherche privée ont des résultats positifs.  
  - Un modèle estimé sur trois pays avancés indique qu’il faudrait approximativement doubler les taux de subvention de la recherche privée, et augmenter d’un tiers environ les dépenses consacrées à la recherche publique.  
  - Flécher le soutien vers la recherche fondamentale donnera les meilleurs résultats; alternativement, accroître les partenariats public–privé est une solution imparfaite mais utile.
- La science joue un rôle plus décisif dans l’innovation verte que dans les changements technologiques polluants, indiquant que les politiques publiques en faveur de la science peuvent contribuer à lutter contre le changement climatique.

### Données et sources utilisées
- Reliance on Science (RoS) : base repérant les citations d’articles scientifiques dans quelque 38 millions de brevets des États-Unis et d’Europe.
- PATSTAT : couverture mondiale des demandes de brevets avec 105 million d’entrées de plus de 190 offices des brevets.
- Autres sources : Principaux indicateurs de la science et de la technologie de l’OCDE ; Penn World Table 10.0 ; United States Patent and Trademark Office ; calculs des services du FMI.

### Diffusion des connaissances : spatial et temporel
- Méthode : modèle gravitationnel des flux internationaux de connaissances, avec variables explicatives comprenant frontière commune, langue commune, différence de spécialisation, et distance géographique en kilomètres.
- Résultats spatiaux : les connaissances fondamentales se diffusent plus fortement que les connaissances appliquées ; frontières, absence de langue commune et différences de spécialisation constituent les plus grands freins à la diffusion des connaissances appliquées.
- Résultats temporels : densité de l’âge des articles scientifiques cités culmine à huit ans environ, contre trois ans pour les brevets cités — les connaissances fondamentales ont un impact durable.
- Calcul de décroissance à long terme : les connaissances fondamentales (appliquées) déclinent de 7 percent (11 percent) par an en queue de distribution.

### Stocks de connaissances et fonction de production d’idées (estimation empirique)
- Construction des stocks nationaux : dépenses passées additionnées avec un taux d’amortissement annuel de 10 percent.
- Construction des stocks étrangers : moyenne pondérée des stocks nationaux des autres pays, coefficients de pondération déterminés par le modèle gravitationnel (géographie, langue, éventail de technologies).
- Effets estimés (impact d’une augmentation de 1 point de pourcentage des stocks de recherche sur le flux annuel de brevets) :  
  - Recherche fondamentale nationale : 0,67 point de pourcentage (intervalle de confiance de 95 percent affiché dans la source).  
  - Recherche appliquée nationale : 0,77 point de pourcentage.  
  - Recherche fondamentale étrangère : 1,36 point de pourcentage.  
  - Connaissances appliquées étrangères : impact estimé négatif mais très imprécis (orientation et magnitude incertaines).
- Remarques d’interprétation : les stocks de recherche étrangère sont d’un ordre de grandeur supérieur aux stocks nationaux, particulièrement dans les pays émergents et les pays en développement, ce qui affecte l’interprétation des coefficients estimés.

### Méthodologie et robustesse
- Estimation principale : moindres carrés ordinaires dynamiques, exploitant la cointégration des données.
- Robustesse : constatations résistantes à une série de tests, y compris l’exclusion des brevets non déposés dans au moins deux bureaux nationaux ; les résultats de la plage 1 du graphique 3.5 ne sont pas sensibles à l’exclusion des États-Unis de l’échantillon.
- Limites reconnues : citations de brevets et d’articles comme indicateurs peuvent ne pas capturer toute la R&D ayant un impact sur la productivité ; nouvelles demandes de brevets peuvent refléter des pratiques stratégiques plutôt que des innovations réelles.

*Source : Extrait de “CHAPTER 3 RECHERCHE ET INNOVATION : COMBATTRE LA PANDÉMIE ET DOPER LA CROISSANCE À LONG TERME”, Perspectives de l’économie mondiale, Fonds monétaire international, Octobre 2021.*

### CHAPTER 3 REChERChE ET INNOVATION : COMbATTRE LA PANDÉMIE  ET DOPER LA CROISSANCE À LONg TERME

### CHAPTER 3 REChERChE ET INNOVATION : COMbATTRE LA PANDÉMIE  ET DOPER LA CROISSANCE À LONg TERME

### Résultats empiriques principaux
- Il existe une corrélation étroite entre les dépenses consacrées à la recherche fondamentale et la création de brevets.
- Les stocks de connaissances étrangères ont plus de retombées dans les pays émergents que dans les pays avancés.
- Une augmentation du stock de brevets de 1 % est associée à une hausse de la productivité par travailleur de 0,04 %.
- Le stock d’innovations est mesuré par les flux annuels cumulés des nouveaux brevets en supposant un taux d’amortissement annuel de 10 %.
- Estimation fondée sur des données couvrant 138 pays entre 1980 et 2017.

### Différences entre pays avancés et pays émergents / en développement
- Accès à la recherche étrangère:
  - Effet estimé sur l’innovation plus important dans les pays émergents que dans les pays avancés, pour la recherche appliquée et la recherche fondamentale.
- Citations de recherche nationale:
  - Les inventeurs des pays émergents ont moins tendance à citer la recherche nationale.
- Rôle de la recherche nationale:
  - L’effet estimé de la recherche appliquée sur l’innovation n’est pas sensiblement différent entre pays émergents et pays avancés.
  - La recherche fondamentale semble jouer un plus grand rôle dans les pays émergents (avec la note que le coefficient devient négligeable — tout en restant positif — lorsque la Chine est exclue de l’échantillon).
- Interprétation:
  - L’adoption de technologies étrangères (par les relations commerciales, apprentissage par la pratique) contribue à l’innovation dans les pays émergents.
  - Des marchés financiers plus profonds et un niveau d’instruction plus élevé renforcent la transformation de l’innovation en productivité.

### Fonction de production des extrants et lien innovation–productivité
- Estimation:
  - Relation solide et significative entre innovation (stock de brevets) et productivité (production réelle par travailleur).
  - Une augmentation permanente de 10 % du stock de recherche fondamentale national est estimée conduire à une hausse de la productivité de 0,30 %.
  - Une augmentation permanente de 10 % du stock de recherche fondamentale étrangère est estimée conduire à une hausse de la productivité d’environ 0,6 %.
- Détails méthodologiques:
  - Rendements d’échelle constants imposés.
  - Régression incluant capital par travailleur, capital humain, effets fixes temporels et par pays, et relations entre innovation et facteurs institutionnels.
- Hétérogénéité:
  - La relation innovation–productivité est plus forte dans les pays avec développement financier élevé et plus d’années d’instruction.
- Prudence:
  - Grands intervalles de confiance entourant les estimations, en particulier pour l’effet de la recherche étrangère.
  - La régression linéaire mesure seulement l’effet direct; les effets non linéaires entre recherche appliquée et stock de connaissances fondamentales pourraient accroître l’effet réel.

### Scénario de découplage scientifique entre les États-Unis et la Chine
- Modélisation:
  - Le découplage scientifique est représenté par une diminution de l’intensité des citations entre les deux pays, réduisant le stock étranger de recherches fondamentales disponible.
- Résultats illustratifs:
  - Un découplage total (citations entre les deux pays ramenées à zéro) réduirait les flux de brevets de 4,4 %.
  - Un tel découplage réduirait la productivité mondiale de 0,8 %.
- Limites:
  - Ces estimations sont vraisemblablement à la limite inférieure de l’impact, car elles supposent que seuls les stocks étrangers de recherche fondamentale sont affectés et omettent des effets d’équilibre général et la propagation via d’autres pays.
  - Les effets d’équilibre général pourraient être considérables compte tenu de l’ampleur des retombées internationales de la recherche fondamentale.

### Cadre de politique publique (modèle théorique)
- Cadre:
  - Inspiré par Akcigit, Hanley et Serrano-Velarde (2021): entreprises réalisent deux catégories de recherche — fondamentale (construit le stock de connaissances) et appliquée (transforme les connaissances en produits).
- Leviers publics:
  - Subventions à la recherche fondamentale privée.
  - Subventions à la recherche appliquée privée.
  - Financement direct de la recherche fondamentale publique (universités, laboratoires publics).
- Problématique d’appropriation:
  - La recherche fondamentale a des applications multiples; une entreprise individuelle n’internalise pas l’ensemble des bénéfices sociaux, d’où sous-financement privé.
  - La recherche appliquée peut également être insuffisamment financée en raison d’une incapacité à internaliser la valeur sociale complète (mécanisme d’« échelle de qualité »).
- Estimation:
  - Modèle estimé pour les États-Unis, la France et le Royaume-Uni (données limitées pour distinguer recherche fondamentale et appliquée dans d’autres pays).

### Politiques optimales et résultats des expériences
- Politique uniforme (subvention identique à recherche appliquée et fondamentale):
  - Les pouvoirs publics ne peuvent pas cibler séparément; approximation réaliste dans de nombreux cas.
  - Résultat recommandé globalement: la recherche est financée en deçà du niveau socialement optimal.
  - Il faudrait doubler les taux de subvention de la recherche privée.
  - Il faudrait augmenter d’un tiers environ les dépenses consacrées à la recherche publique.
  - Une telle politique augmenterait la croissance de la productivité de l’ordre de 0,2 point de pourcentage par an et commencerait à être rentabilisée dans une dizaine d’années.
  - Si appliquée sur la période indiquée à la plage 1 du graphique 3.1, elle aurait augmenté d’environ 12 % le revenu par habitant par rapport aux données du graphique.
  - Dans ce scénario, le stock de connaissances fondamentales augmente davantage que le stock de connaissances appliquées; l’augmentation varie selon les pays et est plus importante aux États-Unis.
  - Les salaires augmenteraient de 2,5 % à 3 % selon les pays.
- Subventions différenciées (ciblage distinct recherche appliquée vs fondamentale):
  - Cette mesure domine la politique uniforme et indique que, autant que possible, les pouvoirs publics doivent cibler audacieusement les subventions en faveur de la recherche fondamentale.
- Remarque opérationnelle:
  - Lorsqu’il est impossible d’accorder des subventions différentes, des partenariats public–privé peuvent être une bonne solution.
- Effet sur l’économie:
  - En période de faibles taux d’intérêt réels, de faibles hausses de la croissance économique peuvent avoir des répercussions considérables sur la viabilité de la dette.

*Fonds monétaire international | Octobre 2021*

### 1. Taux de subvention

### 1. Taux de subvention

### Rôle de la recherche fondamentale et impacts macroéconomiques
- La recherche fondamentale est identifiée comme un facteur important de la croissance de la productivité.
- Le ciblage des subventions a un impact supplémentaire mineur sur la croissance, mais il réduit le coût des subventions et de la fiscalité et rend les ménages sensiblement plus prospères.
- Intuition : le secteur de la recherche fondamentale est plus réduit que celui de la recherche appliquée ; des subventions plus faibles mais mieux ciblées peuvent produire un effet de croissance analogue à un coût budgétaire beaucoup plus faible.
- Une baisse des dépenses de subventions peut réduire la fiscalité et accroître de façon permanente le revenu disponible des ménages et leur consommation.

### Analyse des hypothèses (deux expériences)
- Substituabilité de la recherche publique et privée :
  - Scénario de référence : substituabilité imparfaite (effet « tour d’ivoire »).
  - Si on supprime cet effet (recherche fondamentale publique plus facilement commercialisable), les dépenses optimales consacrées à la recherche augmentent considérablement, pour atteindre 3 % environ du PIB (graphique 3.8, plage 2, en vert).
  - Conséquences : les subventions optimales diminuent, et la croissance progresse en moyenne de 0,1 point de pourcentage de plus.
  - Implication politique : même sans pouvoir distinguer aisément la recherche fondamentale de la recherche appliquée, encourager une collaboration public–privé plus étroite peut produire des résultats analogues.
- Sensibilité aux retombées de la recherche fondamentale privée :
  - Scénario où les retombées de la recherche fondamentale privée diminuent d’un quart (bandes bleues du graphique 3.8).
  - Résultat : les avantages publics de la recherche sont limités et les taux optimaux de subventions à la recherche publique n’augmentent que de la moitié par rapport aux données (alors qu’ils doublent dans le scénario de référence).

### Conclusions pour l’action publique (quatre enseignements)
- Premièrement, le financement public de la recherche est insuffisant : il y aurait avantage à subventionner davantage la recherche privée et à réaliser davantage de recherche publique.
- Deuxièmement, il est très utile d’établir une distinction entre les différentes catégories de recherche : lorsque cela est possible, les pouvoirs publics pourraient obtenir des résultats analogues à ceux du scénario de référence à un coût à peu près deux fois moindre.
- Troisièmement, de meilleures relations entre les chercheurs publics et privés pourraient se substituer à un ciblage des subventions, lequel peut être difficile à mettre en œuvre.
- Quatrièmement, s’agissant de la capacité des entreprises à protéger leurs découvertes, si les retombées de la recherche fondamentale diminuent, alors les avantages sociaux de la recherche reculeront ; cela laisse penser qu’une réduction d’un pouvoir de marché dominateur ou des dépôts de brevets excessivement vastes peut stimuler la productivité et la croissance.

### Limites et portée des résultats
- Résultats dépendant des hypothèses du modèle ; conclusions à considérer comme point de référence, susceptibles de dévier selon des particularités nationales.
- Absence de distorsion fiscale dans l’analyse : dans la réalité, la plupart des instruments fiscaux (impôts sur le travail ou le capital) créent des inefficiences qui augmentent le coût des interventions publiques. Les mesures en faveur de la recherche fondamentale peuvent être plus coûteuses pour les pays ayant des distorsions fiscales importantes.
- Réserves pour les pays très endettés ou avec des systèmes de recouvrement inefficaces : redéfinir les dépenses prioritaires ou améliorer la mobilisation des recettes pourrait être un meilleur moyen de financer la recherche.
- Applicabilité : conclusions sans doute plus directement pertinentes pour les pays avancés ; le modèle n’intègre pas de canaux de diffusion internationale des connaissances (échanges), importants pour les pays émergents et en développement.

### Conclusions globales et effets quantifiés
- Développement des vaccins à ARN messager contre la COVID-19 illustre l’importance de la science dans l’innovation et la croissance.
- Estimation d’impact : un doublement des subventions à la recherche privée et une augmentation d’un tiers des dépenses consacrées à la recherche publique pourraient accroître la croissance annuelle par habitant d’environ 0,2 %.
- Un meilleur ciblage des subventions et une coopération plus étroite public–privé pourraient accroître encore ces effets, à un coût moindre pour les finances publiques.
- Horizon de rentabilité : ces investissements commenceraient à être rentabilisés en une dizaine d’années.
- Science et diffusion internationale : la connaissance scientifique se déplace loin avec le temps et la distance ; les retombées des pays avancés vers les pays émergents sont particulièrement importantes. Marchés financiers profonds et meilleurs systèmes éducatifs facilitent l’adoption des technologies au-delà des frontières.
- Risque de découplage scientifique en cas d’intensification des tensions politiques entre grandes puissances, ce qui nuirait à l’innovation et à la croissance mondiale.
- Science pure et transition verte : investissements dans les sciences de pointe, en particulier les sciences naturelles et l’ingénierie, pourraient accélérer la transition vers une économie plus propre.

### Encadré : Vaccins à ARNm et rôle de la recherche fondamentale (points saillants)
- Les vaccins à ARN messager (exemples cités : Pfizer/BioNTech et Moderna) utilisent l’ARNm pour ordonner aux cellules humaines de produire une partie de la membrane virale ; méthode offrant des vaccins plus efficaces et des délais de recherche et de production plus courts.
- Les brevets Moderna reposent sur des vagues successives de découvertes scientifiques ; en moyenne, les brevets du vaccin Moderna appartiennent à la même catégorie technologique que seulement 55 % des brevets antérieurs (graphique 3.1.2).
- Les politiques publiques ont fourni un soutien public sans précédent aux vaccins contre la COVID-19 (assouplissement des contraintes réglementaires, subventions à la production, accords de licence, engagements d’achats publics anticipés).
- Les financements publics et universitaires des essais cliniques sont restés élevés même aux dernières étapes du développement (graphique 3.1.3), montrant l’efficacité d’un soutien tout au long du processus.
- Distribution mondiale des vaccins : la production mondiale devrait sans doute suffire pour fournir près de deux doses par habitant d’ici la fin de 2021, soit légèrement moins que la demande ; la distribution reste inégale, avec une demande disproportionnée aux États-Unis et en Europe (graphique 3.1.4).

### Encadré : Innovations propres et liens avec la recherche fondamentale (points saillants)
- Données issues de l’ensemble de données au niveau des brevets de Reliance on Science, classant les brevets en innovations propres ou polluantes.
- Résultats :
  - Les innovations propres et polluantes citent moins de recherches antérieures que d’autres types d’innovations.
  - Les innovations propres citent davantage de recherches que les innovations polluantes, principalement au sein d’articles scientifiques.
  - Les innovations propres citent des brevets et des articles plus récents que les innovations polluantes et que les autres types d’innovations ; pour les articles scientifiques, la différence est de 0,8 année en moyenne en faveur des innovations propres.
- Implication : investir dans la recherche fondamentale est particulièrement important pour encourager l’innovation dans les technologies propres et faciliter une réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre.

*Fonds monétaire international, Perspectives de l’économie mondiale : Reprise en temps de pandémie (Octobre 2021), chapitre 3, extraits.*

### 1. Citations de brevets et d’articles scientifiques

### 1. Citations de brevets et d’articles scientifiques

### Principales constatations sur les citations et la nature de la recherche
- Les innovations propres font davantage appel à la recherche en ingénierie et en technologie que les innovations polluantes.
- Les innovations propres ont peu de chances de reposer sur la recherche médicale.
- Les innovations polluantes citent les sciences naturelles beaucoup moins souvent que ne le font les innovations propres.
- Ni les innovations propres ni les innovations polluantes ne semblent beaucoup s’appuyer sur la recherche en agriculture, en sciences sociales ou en sciences humaines.
- Dans l’ensemble, les innovations propres dépendent davantage que les innovations polluantes de la science de pointe, en particulier des sciences naturelles et de l’ingénierie.

### Interprétation et implications pour la politique de recherche
- Les investissements dans la recherche fondamentale en sciences naturelles et en ingénierie ont toutes chances d’avoir un effet positif dans la lutte contre le changement climatique.
- L’encouragement par le secteur public de la recherche fondamentale dans ces domaines est utile mais insuffisant : d’autres facteurs sont nécessaires pour assurer le déploiement des technologies propres.
- Des mesures complémentaires incluent :
  - des incitations pour mettre sur le marché de nouvelles technologies propres ;
  - la résolution du problème des actifs échoués associés aux combustibles polluants.

### Méthodologie et précisions sur le graphique
- Le graphique illustre les coefficients de régressions de variables muettes de domaines de recherche sur des variables muettes pour les types de brevets.
- Les marges d’erreur représentent des intervalles de confiance de 95 %.
- L’échantillon étant très vaste, les intervalles de confiance sont parfois si faibles qu’ils sont plus étroits que la largeur du repère pour l’estimation ponctuelle.

*Sources : Reliance on Science; United States Patent and Trademark Office ; calculs des services du FMI.*

### CHAPTER 3

### CHAPTER 3 — REChERChE ET INNOVATION : COMbATTRE LA PANDÉMIE  ET DOPER LA CROISSANCE À LONg TERME

### Bibliographie et sources clés
- Principales références citées (sélection) : Acemoglu, Aghion & Zilibotti (2006); Aghion & Howitt (1992); Aghion et al. (2005, 2013, 2015); Akcigit et al. (2021, 2018); Bloom, Schankerman & Van Reenen (2013); Grossman & Helpman (1991); Jaffe et al. (1993); Nelson (1959); Romer (1990); Solow (1956); Ulku (2004).
- Références méthodologiques et statistiques : SCN 2008, MBP6, Manuel de statistiques de finances publiques 2014 (MSFP 2014), Government Finance Statistics Manual (IMF, 2014), IPCC SR15 and AR6 (pour le thème climatique en encadré A2).

### Hypothèses utilisées pour les estimations et projections 2021–22
- Taux de change effectifs réels des pays avancés : constants au niveau moyen mesuré durant la période allant du 23 juillet au 20 août 2021.
- Taux moyens de conversion pour 2021 et 2022 :
  - 1,431 et 1,444 pour le taux dollar/DTS.
  - 1,194 et 1,208 pour le taux dollar/euro.
  - 108,5 et 106,7 pour le taux yen/dollar.
- Prix du baril de pétrole : 65,68 dollars en 2021 et 64,52 dollars en 2022.
- LIBOR et taux de dépôt moyens (hypothèses) :
  - LIBOR à six mois en dollars : 0,2 % en 2021 et 0,4 % en 2022.
  - LIBOR dépôts à trois mois en euros : –0,5 % en 2021 et –0,5 % en 2022.
  - LIBOR dépôts à six mois en yen : –0,1 % en 2021 et 0,0 % en 2022.
- Politique nationale : « Les politiques nationales menées à l’heure actuelle ne changeront pas. »
- Projection d’hypothèses spécifiques par pays décrites dans l’encadré A1.

### Modifications récentes et couverture des données
- Modification de la base de données : « Des données concernant Andorre ont été ajoutées à la base de données et prises en considération dans les valeurs composites du groupe des pays avancés. »
- Couverture de la base de données des PEM : 196 pays.
- Données des tableaux établies sur la base des informations disponibles au 27 septembre 2021.
- Remarque méthodologique : chiffres portant sur 2021–22 présentés avec le même degré de précision que les chiffres rétrospectifs mais en tant que projections n’ont pas nécessairement le même degré d’exactitude.

### Conventions de calcul des agrégats composites
- Agrégats pour groupes de pays : somme ou moyenne pondérée des chiffres des pays.
- Moyennes des taux de croissance sur plusieurs années : taux de variation annuelle composés (sauf indication contraire).
- Pondérations :
  - Taux de change, taux d’intérêt, agrégats monétaires : pondérés par le PIB converti en dollars sur la base des cours de change du marché (moyenne des trois années précédentes).
  - Autres données intérieures (taux de croissance, ratios) : pondérées par le PIB en parités de pouvoir d’achat en pourcentage du PIB mondial ou du groupe considéré.
- Inflations : simples variations en pourcentage par rapport aux années précédentes, sauf pour les pays émergents et pays en développement (différences logarithmiques).
- Chiffres composites pour le PIB réel par habitant (PPA) : sommes des données de chaque pays après conversion en dollar international.
- Zone euro : « Sauf indication contraire, les chiffres composites pour tous les secteurs dans la zone euro sont corrigés de manière à tenir compte des divergences dans la déclaration des transactions qui s’effectuent à l’intérieur de la zone. »

### Notes importantes par pays (sélection)
- Afghanistan : toutes les projections pour 2021–26 omises.
- Albanie : projections établies avant la mission Article IV terminée le 11 octobre 2021.
- Argentine : variables concernant les finances publiques et l’inflation non publiées pour 2021–26; IPC officiel national établi à partir de décembre 2016; séries antérieures diverses et discontinuités méthodologiques.
- Bangladesh : présentation sur la base de l’exercice budgétaire à partir d’octobre 2020; agrégats du PIB réel et PPA basés sur estimations de l’année civile.
- Équateur : données budgétaires indiquent les emprunts/prêts nets du secteur public non financier; révisions rétrospectives pour 2012–17 en cours.
- Éthiopie : projections pour 2022–26 omises.
- Inde : taux de croissance du PIB réel tirés des comptes nationaux, années de référence 2004/05 (1998–2011) et 2011/12 (années ultérieures).
- Liban, Libye, Syrie, Zimbabwe : fiabilité ou disponibilité limitée des séries; projections omises pour certains pays en raison d’incertitudes élevées.
- Uruguay : nouvelles séries SCN 2008 (2016 base) disponibles à partir de 2016; transferts au système public de retraite enregistrés comme recettes (impact sur données 2018–21) : représentaient 1,2 % du PIB en 2018, 1,1 % du PIB en 2019, 0,6 % en 2020, 0,3 % en 2021 et 0 % ultérieurement.
- Venezuela : difficultés d’établissement des perspectives; données des prix à la consommation exclues de toutes les données de groupe des PEM.

### Classification des pays (structure utilisée dans les tableaux)
- Deux groupes principaux : pays avancés (40 pays) et pays émergents et pays en développement (156 pays).
- Sous-groupes analytiques pour pays émergents/pays en développement :
  - Par région : Afrique subsaharienne; Amérique latine et Caraïbes; Moyen-Orient et Asie centrale; Asie; Europe.
  - Par source de recettes d’exportation : Combustibles (si > 50 % des exportations en moyenne 2016–2020) vs Autres produits.
  - Par source de financement extérieur et niveau de revenu : pays créanciers nets, pays débiteurs nets, PPTE, PDFR, pays émergents et pays à revenu intermédiaire.
- Remarque : Cuba et RPC de Corée (RPDC) ne figurent pas dans la classification (non membres du FMI).

### Encadré A1 : Hypothèses de politique budgétaire et monétaire (extraits et points saillants)
- Principe général des hypothèses budgétaires : s’appuyer sur budgets/lois de finances annoncés ou mesures jugées probables; projections à moyen terme fondées sur jugement sur trajectoire la plus probable de la politique publique.
- Exemples pays :
  - Afrique du Sud : hypothèses reposent sur le budget 2021.
  - Allemagne : projections reposent sur lois de finances 2021, projet de loi de finances 2022, mises à jour Destatis et ministère des Finances.
  - Arabie saoudite : projections budgétaires fondées sur compréhension du budget 2021 et sur hypothèses de prix du pétrole et politique d’exportation dans le cadre de l’accord OPEP+.
  - Chine : après forte expansion budgétaire en 2020, nette contraction prévue pour 2021 sur la base du budget 2021.
  - États-Unis : projections reposent sur le scénario de référence de juillet 2021 du Congressional Budget Office, ajusté; incorporent American Jobs Plan, American Families Plan, Bipartisan Infrastructure Plan, American Rescue Plan, et autres lois d’aide COVID-19 mentionnées.
  - Porto Rico : nouveau plan budgétaire 2021 représentant « plus de 100 % du produit national brut de Porto Rico » (niveau sans précédent de soutien budgétaire).
- Politique monétaire : cadre de non-accompagnement de la conjoncture; hypothèses récapitulées plus haut (LIBOR et dépôts en euros/yen). Exemples:
  - Afrique du Sud : maintien de l’inflation dans la fourchette cible 3 %–6 %.
  - Arabie saoudite : rattachement au dollar poursuivi.
  - Chine : léger resserrement en 2021, poursuivi en 2022.
  - États-Unis : Comité de politique monétaire ajustera le taux cible selon perspectives macroéconomiques générales.
  - Zone euro : hypothèses conformes aux anticipations des marchés.

### Encadré A2 (données sur changement climatique et émissions)
- Sources : tableau de bord des indicateurs du changement climatique du FMI; CDN (Contributions déterminées au niveau national).
- Emissions couvertes (hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie) :
  1) CO2 par consommation d’énergie et procédés industriels;
  2) CH4 (déchets solides, élevage, extraction houille, rizières, agriculture, fuites);
  3) N2O;
  4) HFCs;
  5) PFCs;
  6) SF6;
  7) NF3.
- Projections 2019–2030 d’un scénario de poursuite inchangée des activités : estiment les émissions liées à l’énergie en retenant émissions non liées à l’énergie au niveau de 2018 et en utilisant l’outil d’évaluation de la tarification du carbone (World Bank & IMF).
- Objectifs de réduction 2030 basés sur SR15 et AR6 : trajectoire P2 pour 1,5 °C adaptée et mise à l’échelle; objectif « nettement en dessous du plafond de réchauffement de 2 °C » estimé via budgets atteignant 1,8 °C à l’intervalle de confiance de 80 %.

### Inventaire des tableaux statistiques inclus dans l’appendice A (sélection)
- Liste des tableaux principaux de l’appendice statistique A (extraits) :
  - A1. Production mondiale : récapitulatif.
  - A2. Pays avancés : PIB réel et demande intérieure totale.
  - A3. Pays avancés : composantes du PIB réel.
  - A4. Pays émergents et pays en développement : PIB réel.
  - A5. Inflation : récapitulatif.
  - A6. Pays avancés : prix à la consommation.
  - A7. Pays émergents et pays en développement : prix à la consommation.
  - A8. Principaux pays avancés : solde budgétaire et dette des administrations publiques.
  - A9. État récapitulatif du commerce mondial : volume et prix.
  - A10. État récapitulatif des soldes des transactions courantes.
  - A13. État récapitulatif des soldes du compte financier.
  - A14. État récapitulatif de la capacité ou du besoin de financement.
  - A15. Ensemble du monde — Scénario de référence à moyen terme : récapitulation.

### Extraits de statistiques et projections chiffrées (exemples précis présents dans les tableaux)
- Croissance mondiale (PIB réel) :
  - Moyenne 2003–12 : 4,2
  - 2019 : 2,8
  - 2020 : –3,1
  - 2021 : 5,9
  - 2022 : 4,9
  - 2026 : 3,3
- Principaux agrégats (Tableau A1) :
  - Production mondiale (valeur en milliards de dollars, aux cours de change) : 2020 : 84 972; 2021 : 94 935; 2022 : 102 404; 2026 : 127 391.
  - Sur la base des PPA : 2020 : 131 980; 2021 : 144 636; 2022 : 155 835; 2026 : 194 217.
- Hypothèses de prix et taux (rappel numérique) :
  - Prix du baril de pétrole : 65,68 dollars en 2021; 64,52 dollars en 2022.
  - LIBOR $ 6 mois : 0,2 % en 2021; 0,4 % en 2022.
  - LIBOR € dépôts 3 mois : –0,5 % en 2021 et –0,5 % en 2022.
  - LIBOR ¥ dépôts 6 mois : –0,1 % en 2021; 0,0 % en 2022.
- Inflation (A5) :
  - Pays avancés (déflateurs du PIB) 2020 : 1,4; 2021 : 2,6; 2022 : 2,0.
  - Prix à la consommation, Pays émergents et pays en développement 2020 : 5,1; 2021 : 5,5; 2022 : 3,9.
- Commerce mondial (A9) :
  - Volume du commerce mondial (biens et services) : 2020 : 0,9; 2021 : –8,2; 2021 projection 9,7; 2022 projection 6,7.
  - Prix moyen du pétrole (variation en pourcentage) : 2019 : 23,3; 2020 : 29,4; 2021 : –10,2; 2022 : –32,7.
- Soldes budgétaires et dette (A8, principaux pays avancés) :
  - Principaux pays avancés, prêt/emprunt (net) 2020 : –12,2; 2021 : –10,0; 2022 : –5,4; 2026 : –3,6.
  - États-Unis, dette nette : 2019 : 98,7; 2020 : 103,3; 2021 : 101,9; 2022 : 100,8; 2026 : 108,9.
  - Japon, dette brute (sur base non consolidée) 2020 : 235,4.
- Capacité/ besoin de financement (Tableau A14, Monde) :
  - Monde, capacité/besoin de financement (moyenne 2003–12) : 0,3; projection 2023–26 : 0,5.

### Observations analytiques et implications politiques (issues du texte de l’appendice et encadrés)
- Données et projections fortement dépendantes des hypothèses sur l’évolution de la pandémie, sur la généralisation de la vaccination et sur les perturbations de la chaîne d’approvisionnement.
- Importance de cadres statistiques harmonisés : adoption progressive du SCN 2008, MBP6 et MSFP 2014; contraintes de comparabilité selon disponibilité des révisions nationales.
- Politique budgétaire : recommandations générales d’adaptation selon situation vaccinale et contraintes financières ; priorité aux dépenses de santé et à la protection des plus vulnérables dans les pays à faible vaccination; transition vers mesures favorisant résilience et inclusion lorsque possible.
- Politique monétaire : rester accommodante tant que les écarts de production persistent et les anticipations d’inflation ancrées; banques centrales prêtes à agir en cas de renforcement rapide de la reprise ou de montée des anticipations d’inflation.
- Gestion des vulnérabilités financières : vigilance sur institutions non bancaires, entreprises non financières et marchés immobiliers; usage ciblé d’outils macroprudentiels pour éviter accumulation de fragilités.
- Coopération multilatérale soulignée pour accès universel aux vaccins, dispositifs de sécurité financière, allégement de la dette via initiatives multilatérales (ex. cadre commun du G20) et allocation générale de DTS pour liquidités internationales.

*Source : CHAPTER 3, textf - CHAPTER 3, PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : REPRISE EN TEMPS DE PANDÉMIE, Fonds monétaire international | Octobre 2021.*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2021/october/french/textf.pdf_
