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### Perspectives générales et trajectoire macroéconomique
- Croissance mondiale projetée : 5,5 % en 2021, puis 4,2 % en 2022.
- Contraction de l'économie mondiale en 2020 estimée à 3,5 %; cette estimation dépasse de 0,9 point celle des prévisions des PEM d’octobre 2020.
- Révision des prévisions pour 2021 : hausse de 0,3 point par rapport aux PEM d’octobre 2020, principalement en raison d’un affermissement de l’activité plus tard dans l’année grâce aux vaccins et de mesures de soutien supplémentaires dans un petit nombre de grands pays.
- Hypothèse clé du scénario de référence : les pays avancés et quelques pays émergents disposeront de vaccins en grande quantité à l’été 2021; la plupart des pays y auront accès d’ici le deuxième semestre 2022.
- Trajectoire pandémique attendue : transmission locale ramenée partout à un faible niveau d’ici la fin 2022 grâce aux vaccins, à l’amélioration des thérapies, aux campagnes de dépistage et au suivi des infections.

### Dynamique régionale et différenciation des reprises
- Variabilité selon l’accès aux interventions médicales, l’efficacité des mesures de soutien, l’exposition aux effets de contagion transfrontaliers et les caractéristiques structurelles préexistantes.
- Pays avancés :
  - Pertes de production par rapport aux prévisions pré-COVID relativement moins importantes que pour les autres groupes de pays en raison d’un vaste soutien budgétaire et d’une forte disponibilité de vaccins attendue pour l’été 2021.
  - Trajectoires divergentes au sein du groupe : les États-Unis et le Japon devraient retrouver les niveaux d’activité de fin 2019 au deuxième semestre 2021; le Royaume-Uni et la zone euro resteront en dessous des niveaux de fin 2019 jusqu’à 2022.
- Pays émergents et pays en développement : reprise plus lente et plus hétérogène; différenciation entre pays de première qualité de crédit et ceux empruntant à des taux élevés.

### Facteurs influant sur les prévisions et risques (court terme et variables)
- Courte échéance : recrudescence des infections fin 2020, nouveaux variants, nouveaux confinements et difficultés logistiques de distribution des vaccins pèsent sur la dynamique au début de 2021.
- Trois questions interdépendantes :
  - Dans quelle mesure les restrictions influeront-elles sur l’activité à court terme avant l’effet des vaccins ?
  - Comment l’activité réagira-t-elle aux attentes en matière de vaccination et aux mesures de soutien ?
  - Comment évolueront les conditions financières et les cours des produits de base ?
- Conditions financières : hypothèse selon laquelle les grandes banques centrales conserveront leurs taux directeurs actuels jusqu’à la fin 2022; conditions financières globalement stables pour les pays avancés et s’améliorant progressivement pour les pays émergents et en développement.

### Cours des produits de base et commerce
- Cours pétroliers :
  - attendu en 2021 à un peu plus de 20 % au-dessus du creux de 2020;
  - cours moyen du pétrole en 2020 de 41,29 dollars le baril;
  - hypothèses fondées sur les marchés à terme (au 4 janvier 2021) : 50,03 dollars le baril pour 2021 et 48,82 dollars pour 2022.
- Prix des produits de base hors pétrole : augmentation prévue, avec forte accélération attendue pour les métaux en 2021.
- Commerce mondial : croissance des volumes d’échanges commerciaux d’environ 8 % en 2021, puis 6 % en 2022; commerce des services se redressera plus lentement que celui des marchandises en raison du repli du tourisme transfrontalier et des voyages d’affaires.

### Inflation et écarts de production
- Les écarts de production devraient persister après 2022; l’inflation restera atone en 2021–22.
- Inflation prévue :
  - Pays avancés : généralement inférieure aux objectifs des banques centrales, à 1,5 %.
  - Pays émergents et pays en développement : légèrement supérieure à 4 %, moins que la moyenne rétrospective du groupe.

### Priorités de politique publique (synthèse)
- Objectifs impératifs :
  - Assurer un soutien efficace jusqu’à ce que la reprise soit fermement enclenchée.
  - Relever le potentiel de production.
  - Garantir une croissance participative profitant à tous.
  - Accélérer la transition vers une économie moins tributaire du carbone.
- Investissements verts et prix du carbone : développement des investissements verts conjugué à une hausse progressive des prix du carbone à partir d’un niveau initialement modeste permettrait des diminutions nécessaires des émissions tout en soutenant la reprise.
- Soutien budgétaire : mesures supplémentaires annoncées fin 2020 (notamment aux États-Unis et au Japon) et déblocage des fonds Next Generation EU contribueront à rehausser l’activité dans les pays avancés; cependant, les déficits budgétaires devraient diminuer dans tous les pays en 2021 sous l’effet de l’augmentation des recettes et de la diminution automatique des dépenses.
- Mesures sanitaires et coopération multilatérale requises :
  - Renforcer les financements en faveur du mécanisme COVAX pour accélérer l’accès aux vaccins dans tous les pays.
  - Assurer la distribution universelle des vaccins et faciliter l’accès à des thérapies abordables pour tous.
  - Maintenir une collaboration étroite pour assurer aux pays en développement à faible revenu un accès suffisant aux liquidités internationales.
  - Pour les pays dont la dette souveraine n’est pas viable et qui répondent aux conditions : travailler avec les créanciers à restructurer leurs dettes en recourant au cadre commun établi par le G20.

### Révisions des prévisions et trajectoires par pays (Section 2)
- États-Unis : prévisions pour 2021 révisées à la hausse de 2 points par rapport aux projections des PEM d’octobre 2020, en raison du maintien de la forte dynamique au deuxième semestre 2020 et du train de mesures budgétaires adopté en décembre 2020.
- Japon : prévisions pour 2021 révisées à la hausse de 0,8 point, principalement en raison de l’impulsion liée aux mesures budgétaires promulguées fin 2020.
- Zone euro : prévisions pour 2021 révisées à la baisse en raison du fléchissement de l’activité vers la fin 2020 et d’une persistance probable du ralentissement début 2021.
- Inde : prévisions révisées nettement à la hausse (2,7 points pour 2021) car le rythme de reprise devrait se maintenir après un dépassement des attentes en 2020.

### Pays émergents et pays en développement — divergence, pauvreté et séquelles
- Écart significatif attendu entre la Chine (reprise robuste) et les autres pays.
- Situation particulièrement difficile pour :
  - pays exportateurs de pétrole (perspectives moroses pour les cours pétroliers),
  - destinations touristiques (retour à la normale des voyages internationaux qui prendra du temps).
- Impact sur la pauvreté : il est probable que près de 90 millions de personnes tombent sous le seuil d’extrême pauvreté en 2020–21.
- Séquelles (dégradation persistante du potentiel de l’offre) :
  - Emploi : exemple des États-Unis comptant 9 millions de demandeurs d’emploi en plus qu’en février 2020.
  - Groupes touchés de manière disproportionnée : travailleurs moins instruits, femmes, jeunes, travailleurs des secteurs à contacts fréquents et de l’économie informelle.
  - Risques accrus de dégradation persistante du potentiel de l’offre pour pays tributaires des secteurs reposant sur les contacts, pays exportateurs de produits de base, pays où la fermeture des écoles a lourdement affecté l’accumulation de capital humain.

### Incertitudes, risques et scénarios (G20 model)
- Projections soumises à une incertitude exceptionnelle.
- Facteurs atténuants : accord de décembre sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne éliminant le risque d’un Brexit sans accord.
- Facteurs haussiers : nouvelles favorables sur la production de vaccins, distribution et efficacités des thérapies; accroissement de la confiance; renforcement de consommation, investissement et emploi; mesures de soutien budgétaire plus larges.
- Facteurs baissiers : recrudescence du virus et variants difficiles à maîtriser; progrès plus lents des interventions médicales; intensification des troubles sociaux; fin prématurée des mesures de soutien entraînant faillites, durcissement des conditions financières et hausse de l’insolvabilité (références aux mises à jour de janvier 2021 du Moniteur des finances publiques et du Rapport sur la stabilité financière dans le monde).
- Scénario favorable :
  - le niveau de la production mondiale dépasse le niveau de référence d’environ ¾ % en 2021 et de près de 1 % en 2022.
  - lancement des vaccins plus rapide que dans le scénario de référence; pays avancés reçoivent les vaccins avant de nombreux pays émergents; accélération de l’activité plus prononcée en 2021 dans les pays avancés et en 2022 dans les pays émergents.
- Scénario défavorable :
  - lancement des vaccins moins performant que dans le scénario de référence; disponibilité à grande échelle plus lente et plus de résistance aux campagnes de vaccination.
  - activité mondiale inférieure d’environ ¾ % en 2021 par rapport au niveau de référence, mais commence à s’en rapprocher en 2022.
  - écart par rapport au scénario de référence plus prononcé dans les pays avancés en 2021 et dans les pays émergents en 2022.
  - légères augmentations des primes de risque pour les pays émergents vulnérables; banques centrales de quelques pays émergents et de la plupart des pays avancés devraient pouvoir prévenir un durcissement des conditions financières.

### Mesures recommandées pour renforcer la reprise — efficacité et objectifs
- Bilan : actions déterminées et rapides sur les plans monétaire, budgétaire et financier ont évité une dégradation plus grave; transferts aux ménages et soutiens aux entreprises ont stimulé la consommation et évité des faillites (analyse sur un échantillon de 13 pays avancés couvrant 1990 à la crise de la COVID montre que le nombre de faillites a diminué pendant cette récession).
- Objectifs des mesures actuelles :
  - assurer un soutien efficace jusqu’au retour à la normale grâce aux vaccins;
  - limiter les dommages persistants infligés par la profonde récession;
  - servir l’objectif à moyen terme de trajectoires de croissance résiliente et équitable;
  - relever le potentiel de production, protéger les groupes vulnérables, assurer une croissance participative et accélérer la transition vers une moindre dépendance au carbone.
- Mesures prioritaires recommandées :
  - Ressources pour les soins de santé : financement pour achats et distribution de vaccins, dépistage, thérapies, matériel de protection individuelle, investissement dans établissements de santé publique; coopération internationale et renforcement du dispositif COVAX.
  - Politiques économiques pour limiter une détérioration persistante :
    - maintenir les mesures de soutien d’urgence là où la transmission locale reste élevée (transferts aux travailleurs écartés et soutien aux entreprises normalement viables confrontées à des pertes de revenus);
    - retirer progressivement les mesures lorsque la transmission est faible et l’activité en reprise (réduction progressive de la générosité des programmes, subventions à l’embauche);
    - déployer des mesures de relance plus larges pour appuyer la reprise au besoin.
  - Domaines prioritaires pour l’investissement : éducation, transformation numérique, investissement vert (énergies renouvelables, efficacité énergétique).
  - Politiques climatiques : développement des investissements verts conjugué à une hausse progressive des prix du carbone à partir d’un niveau initialement modeste.
  - Mesures pour lutter contre les inégalités : investissements dans le recyclage et la reconversion des travailleurs; renforcement de l’aide sociale ciblée (transferts monétaires ciblés, prise en charge des frais médicaux pour ménages à faible revenu); élargissement de l’assurance sociale (assouplissement des critères d’admissibilité à l’assurance chômage, extension de la couverture des congés payés pour maladie ou raison familiale).

### Espace budgétaire et orientations monétaires par groupe de pays
- Pays avancés :
  - bénéficient de taux d’emprunt extrêmement bas et peuvent financer des mesures de soutien budgétaire nécessaires pour pérenniser la reprise.
  - anticipations inflationnistes bien ancrées et pressions inflationnistes faibles : politique monétaire devant rester accommodante jusqu’à ancrage solide de la reprise.
  - politiques accommodantes auraient des répercussions positives pour les pays plus entravés et réduiraient le risque d’une réorientation dommageable des flux d’investissement de portefeuille.
- Pays émergents :
  - doivent maintenir mesures de soutien budgétaire et monétaire si la viabilité de leur dette n’est pas en péril et si les anticipations inflationnistes sont bien ancrées.
  - programmes d’achats d’actifs des banques centrales doivent faire l’objet d’une communication claire, en particulier sur leur cohérence avec les objectifs de stabilité des prix.
  - stratégies de stabilité macroéconomique et financière, y compris politiques de change, varieront selon la structure économique et les types de chocs.
  - interventions sur le marché des changes et mesures temporaires de gestion des flux de capitaux peuvent être utiles dans certaines circonstances, mais ne sauraient se substituer à des ajustements macroéconomiques nécessaires.
- Pays en développement à faible revenu :
  - disposent de beaucoup moins de marge de manœuvre; nombre important d’entre eux sont entrés dans la crise avec un endettement élevé qui augmentera pendant la pandémie.
  - soutien international (dons, prêts à conditions avantageuses, allégement de la dette) essentiel pour éviter qu’ils soient submergés par les coûts liés à la crise et l’aggravation de la pauvreté.
  - certains pays devront probablement restructurer leur dette; recours au cadre commun établi par le G20 et amélioration de l’architecture internationale de la dette recommandés.

### Vers une économie résiliente et équitable après la pandémie
- Priorités post-crise :
  - faire face aux répercussions durables : faible croissance de la productivité, creusement des inégalités, hausse du nombre absolu de personnes en situation de pauvreté, augmentation de la dette, retard d’accumulation de capital humain.
  - politiques et investissements visant à remédier à ces séquelles pour placer les pays sur des trajectoires de croissance résiliente et équitable.

### Synchroniser la riposte pour en amplifier l’efficacité (Section 3)
- Investissement public synchronisé :
  - En augmentant l’investissement public de façon synchronisée, les plus grands pays disposant de l’espace budgétaire nécessaire renforceront l’efficacité de l’action individuelle et favoriseront les répercussions positives entre pays grâce aux liens commerciaux.
  - Priorité aux infrastructures vertes et à la transformation numérique pour promouvoir la croissance de la productivité; dépenses concertées relèveraient bien plus la production mondiale à moyen terme que des dépenses identiques menées individuellement.
- Coopération multilatérale plus étroite :
  - Coopérer pour l’atténuation des changements climatiques.
  - Coopérer pour résoudre les questions économiques au cœur des tensions commerciales et technologiques et combler les lacunes du système commercial multilatéral fondé sur des règles.

*MISE À JOUR DES PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE, JANVIER 2021 — textf / Fonds monétaire international*

### Section 1

### textf - Section 1

### Perspectives générales et trajectoire macroéconomique
- Croissance mondiale projetée : 5,5 % en 2021, puis 4,2 % en 2022.
- Contraction de l'économie mondiale en 2020 estimée à 3,5 %; cette estimation dépasse de 0,9 point celle des prévisions des PEM d’octobre 2020.
- Révision des prévisions pour 2021 : hausse de 0,3 point par rapport aux PEM d’octobre 2020, principalement en raison d’un affermissement de l’activité plus tard dans l’année grâce aux vaccins et de mesures de soutien supplémentaires dans un petit nombre de grands pays.
- Hypothèse clé du scénario de référence : les pays avancés et quelques pays émergents disposeront de vaccins en grande quantité à l’été 2021; la plupart des pays y auront accès d’ici le deuxième semestre 2022.
- Trajectoire pandémique attendue : transmission locale ramenée partout à un faible niveau d’ici la fin 2022 grâce aux vaccins, à l’amélioration des thérapies, aux campagnes de dépistage et au suivi des infections.

### Dynamique régionale et différenciation des reprises
- La vigueur de la reprise variera considérablement selon l’accès aux interventions médicales, l’efficacité des mesures de soutien, l’exposition aux effets de contagion transfrontaliers et les caractéristiques structurelles préexistantes.
- Pays avancés :
  - Pertes de production par rapport aux prévisions pré-COVID relativement moins importantes que pour les autres groupes de pays en raison d’un vaste soutien budgétaire et d’une forte disponibilité de vaccins attendue pour l’été 2021.
  - Trajectoires divergentes au sein du groupe : les États-Unis et le Japon devraient retrouver les niveaux d’activité de fin 2019 au deuxième semestre 2021; le Royaume-Uni et la zone euro resteront en dessous des niveaux de fin 2019 jusqu’à 2022.
- Pays émergents et pays en développement : reprise plus lente et plus hétérogène; différenciation entre pays de première qualité de crédit et ceux empruntant à des taux élevés.

### Facteurs influant sur les prévisions et risques
- Courte échéance : recrudescence des infections fin 2020, nouveaux variants, nouveaux confinements et difficultés logistiques de distribution des vaccins pèsent sur la dynamique au début de 2021.
- Trois questions interdépendantes pour les prévisions :
  - Dans quelle mesure les restrictions influeront-elles sur l’activité à court terme avant l’effet des vaccins ?
  - Comment l’activité réagira-t-elle aux attentes en matière de vaccination et aux mesures de soutien ?
  - Comment évolueront les conditions financières et les cours des produits de base ?
- Conditions financières : hypothèse selon laquelle les grandes banques centrales conserveront leurs taux directeurs actuels jusqu’à la fin 2022; conditions financières globalement stables pour les pays avancés et s’améliorant progressivement pour les pays émergents et en développement.
- Cours des produits de base :
  - Cours pétroliers : attendu en 2021 à un peu plus de 20 % au-dessus du creux de 2020; cours moyen du pétrole en 2020 de 41,29 dollars le baril; hypothèses fondées sur les marchés à terme (au 4 janvier 2021) : 50,03 dollars le baril pour 2021 et 48,82 dollars pour 2022.
  - Prix des produits de base hors pétrole : augmentation prévue, avec forte accélération attendue pour les métaux en 2021.
- Commerce mondial : croissance des volumes d’échanges commerciaux d’environ 8 % en 2021, puis 6 % en 2022; commerce des services se redressera plus lentement que celui des marchandises en raison du repli du tourisme transfrontalier et des voyages d’affaires.

### Inflation et écarts de production
- Les écarts de production devraient persister après 2022; l’inflation restera atone en 2021–22.
- Inflation prévue :
  - Pays avancés : généralement inférieure aux objectifs des banques centrales, à 1,5 %.
  - Pays émergents et pays en développement : légèrement supérieure à 4 %, moins que la moyenne rétrospective du groupe.

### Politique publique et priorités
- Priorités impératives des pouvoirs publics :
  - Assurer un soutien efficace jusqu’à ce que la reprise soit fermement enclenchée.
  - Relever le potentiel de production.
  - Garantir une croissance participative profitant à tous.
  - Accélérer la transition vers une économie moins tributaire du carbone.
- Investissements verts et prix du carbone : développement des investissements verts conjugué à une hausse progressive des prix du carbone à partir d’un niveau initialement modeste permettrait des diminutions nécessaires des émissions tout en soutenant la reprise.
- Soutien budgétaire : mesures supplémentaires annoncées fin 2020 (notamment aux États-Unis et au Japon) et déblocage des fonds Next Generation EU contribueront à rehausser l’activité dans les pays avancés; cependant, les déficits budgétaires devraient diminuer dans tous les pays en 2021 sous l’effet de l’augmentation des recettes et de la diminution automatique des dépenses.
- Mesures sanitaires et de coopération multilatérale requises :
  - Renforcer les financements en faveur du mécanisme COVAX pour accélérer l’accès aux vaccins dans tous les pays.
  - Assurer la distribution universelle des vaccins et faciliter l’accès à des thérapies abordables pour tous.
  - Maintenir une collaboration étroite pour assurer aux pays en développement à faible revenu un accès suffisant aux liquidités internationales.
  - Pour les pays dont la dette souveraine n’est pas viable et qui répondent aux conditions : travailler avec les créanciers à restructurer leurs dettes en recourant au cadre commun établi par le G20.

*Source : MISE À JOUR DES PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE, JANVIER 2021 — textf - Section 1*

### Section 2

### Section 2

### Révisions des prévisions et trajectoires par pays
- Prévisions pour les États-Unis en 2021 révisées à la hausse de 2 points par rapport aux projections des PEM d’octobre 2020, en raison du maintien de la forte dynamique au deuxième semestre 2020 et du train de mesures budgétaires adopté en décembre 2020.
- Prévisions pour le Japon en 2021 révisées à la hausse de 0,8 point, principalement en raison de l’impulsion liée aux mesures budgétaires promulguées fin 2020.
- Prévisions pour la zone euro en 2021 révisées à la baisse en raison du fléchissement de l’activité vers la fin 2020 et d’une persistance probable du ralentissement début 2021 à cause de la recrudescence des infections et des mesures de reconfinement.
- Prévisions pour l’Inde révisées nettement à la hausse (2,7 points pour 2021) car le rythme de reprise devrait se maintenir après un dépassement des attentes en 2020 suite à l’assouplissement des mesures de confinement.

### Pays émergents et pays en développement : divergence et pauvreté
- Trajectoires de redressement divergentes au sein des pays émergents et en développement.
- Écart significatif attendu entre la Chine (reprise robuste grâce à des mesures d’endiguement efficaces, une vigoureuse stratégie d’investissement public et l’apport de liquidités par la banque centrale) et les autres pays.
- Situation particulièrement difficile pour :
  - pays exportateurs de pétrole (perspectives moroses pour les cours pétroliers),
  - destinations touristiques (retour à la normale des voyages internationaux qui prendra du temps).
- Impact sur la pauvreté : il est probable que près de 90 millions de personnes tombent sous le seuil d’extrême pauvreté en 2020–21.
- Profil de la reprise dépendant des facteurs de vulnérabilité, de la structure économique, des tendances de croissance antérieures à la crise, de la gravité de la pandémie et de l’ampleur de la riposte publique.

### Séquelles (dégradation persistante du potentiel de l’offre)
- Hypothèse que les pays s’adaptent à la distanciation physique jusqu’à réduction de la transmission locale.
- Emploi : bien que la reprise de l’emploi soit plus rapide dans quelques pays, de très nombreuses personnes restent au chômage ou en sous-emploi (exemple : États-Unis comptent 9 millions de demandeurs d’emploi en plus qu’en février 2020).
- Répartition inégale du fardeau de la crise : travailleurs moins instruits, femmes, jeunes, travailleurs des secteurs à contacts fréquents et de l’économie informelle touchés de manière disproportionnée.
- Risques accrus de dégradation persistante du potentiel de l’offre pour :
  - pays largement tributaires de secteurs reposant sur les contacts,
  - pays exportateurs de produits de base,
  - pays où la fermeture des écoles a lourdement affecté l’accumulation de capital humain.

### Facteurs influant sur les perspectives — incertitudes et risques
- Projections soumises à une incertitude exceptionnelle.
- Facteurs atténuants : accord de décembre sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne éliminant le risque d’un Brexit sans accord.
- Facteurs haussiers :
  - nouvelles favorables sur la production de vaccins, leur distribution et l’efficacité des thérapies,
  - accroissement de la confiance des entreprises et des ménages,
  - consommation, investissement et emploi renforcés,
  - mesures de soutien budgétaire plus larges que dans le scénario de référence stimulant davantage l’activité mondiale.
- Facteurs baissiers :
  - recrudescence du virus (et de ses nouveaux variants) difficile à maîtriser,
  - augmentation rapide des infections et des décès avant large disponibilité des vaccins,
  - progrès plus lents des interventions médicales (retards de lancement, hésitation à la vaccination, immunisation de moindre durée, progrès limités des thérapies),
  - intensification des troubles sociaux en raison du creusement des inégalités et d’un accès inégal aux vaccins et thérapies,
  - fin prématurée des mesures de soutien entraînant faillites d’entreprises viables mais illiquides, durcissement des conditions financières, augmentation des risques de refinancement pour emprunteurs vulnérables, plongée de pays en situation de surendettement (mise à jour de janvier 2021 du Moniteur des finances publiques) et hausse de l’insolvabilité des entreprises et des ménages (mise à jour de janvier 2021 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde).

### Analyse par scénarios (modèle G20 du FMI)
- Deux scénarios alternatifs explorent l’incidence des infections de COVID et l’efficacité du lancement des vaccins.
- Scénario favorable :
  - le niveau de la production mondiale dépasse le niveau de référence d’environ ¾ % en 2021 et de près de 1 % en 2022.
  - lancement des vaccins plus rapide que dans le scénario de référence, mais les pays avancés reçoivent les vaccins avant de nombreux pays émergents ; l’activité accélère plus tôt dans les pays avancés (hausse plus prononcée en 2021) et dans les pays émergents en 2022.
- Scénario défavorable :
  - lancement des vaccins moins performant que dans le scénario de référence : disponibilité à grande échelle plus lente et plus de résistance aux campagnes de vaccination.
  - activité mondiale plus faible ; scénarios supposent une légère augmentation des primes de risque pour les pays émergents vulnérables.
  - banques centrales de quelques pays émergents et de la plupart des pays avancés devraient pouvoir prévenir un durcissement des conditions financières.
  - par rapport au niveau de référence, l’activité mondiale est inférieure d’environ ¾ % en 2021, mais commence à s’en rapprocher en 2022.
  - écart par rapport au scénario de référence plus prononcé dans les pays avancés en 2021 et dans les pays émergents en 2022.

### Mesures pour renforcer la reprise — efficacité et objectifs
- Bilan des mesures prises : actions déterminées et rapides sur les plans monétaire, budgétaire et financier ont permis d’éviter une dégradation plus grave ; transferts aux ménages et soutiens aux entreprises ont stimulé la consommation et évité des faillites (analyse sur un échantillon de 13 pays avancés couvrant 1990 à la crise de la COVID montre que le nombre de faillites a diminué pendant cette récession).
- Objectifs des mesures actuelles :
  - assurer un soutien efficace jusqu’au retour à la normale grâce aux vaccins,
  - limiter les dommages persistants infligés par la profonde récession,
  - servir l’objectif à moyen terme de trajectoires de croissance résiliente et équitable,
  - relever le potentiel de production, protéger les groupes vulnérables, assurer une croissance participative et accélérer la transition vers une moindre dépendance au carbone.
- Mesures prioritaires recommandées :
  - ressources pour les soins de santé : financement pour achats et distribution de vaccins, dépistage, thérapies, matériel de protection individuelle, investissement dans établissements de santé publique ; coopération internationale et renforcement du dispositif COVAX pour distribution universelle des vaccins.
  - politiques économiques pour limiter une détérioration persistante :
    - maintenir les mesures de soutien d’urgence là où la transmission locale reste élevée (transferts aux travailleurs écartés et soutien aux entreprises normalement viables confrontées à des pertes de revenus),
    - retirer progressivement les mesures lorsque la transmission est faible et l’activité en reprise (réduction progressive de la générosité des programmes, subventions à l’embauche),
    - déployer des mesures de relance plus larges pour appuyer la reprise au besoin.
  - domaines prioritaires pour l’investissement : éducation (remédier aux retards d’accumulation de capital humain), transformation numérique (promouvoir croissance de la productivité), investissement vert (énergies renouvelables, efficacité énergétique).
  - politiques climatiques : développement des investissements verts conjugué à une hausse progressive des prix du carbone à partir d’un niveau initialement modeste pour diminuer les émissions tout en soutenant la reprise.
  - mesures pour lutter contre les inégalités : investissements dans le recyclage et la reconversion des travailleurs, renforcement de l’aide sociale ciblée (transferts monétaires ciblés, prise en charge des frais médicaux pour ménages à faible revenu), élargissement de l’assurance sociale (assouplissement des critères d’admissibilité à l’assurance chômage, extension de la couverture des congés payés pour maladie ou raison familiale).

### Espace budgétaire et monétaire selon les groupes de pays
- Pays avancés :
  - continuent de bénéficier de taux d’emprunt extrêmement bas et peuvent financer des mesures de soutien budgétaire nécessaires pour pérenniser la reprise.
  - anticipations inflationnistes bien ancrées et pressions inflationnistes faibles : politique monétaire devant rester accommodante jusqu’à ancrage solide de la reprise.
  - politiques accommodantes auraient des répercussions positives pour les pays plus entravés et réduiraient le risque d’une réorientation dommageable des flux d’investissement de portefeuille.
- Pays émergents :
  - doivent maintenir mesures de soutien budgétaire et monétaire si la viabilité de leur dette n’est pas en péril et si les anticipations inflationnistes sont bien ancrées.
  - programmes d’achats d’actifs des banques centrales doivent faire l’objet d’une communication claire, en particulier sur leur cohérence avec les objectifs de stabilité des prix.
  - stratégies de stabilité macroéconomique et financière, y compris politiques de change, varieront selon la structure économique et les types de chocs.
  - dans les pays aux bilans vulnérables et aux marchés soumis à des frictions, interventions sur le marché des changes et mesures temporaires de gestion des flux de capitaux peuvent être utiles dans certaines circonstances, mais ne sauraient se substituer à des ajustements macroéconomiques nécessaires.
- Pays en développement à faible revenu :
  - disposent de beaucoup moins de marge de manœuvre et nombre important d’entre eux sont entrés dans la crise avec un endettement élevé qui augmentera pendant la pandémie.
  - soutien international (dons, prêts à conditions avantageuses, allégement de la dette) essentiel pour éviter qu’ils soient submergés par les coûts liés à la crise et l’aggravation de la pauvreté.
  - certains pays devront probablement restructurer leur dette ; recours au cadre commun établi par le G20 et amélioration de l’architecture internationale de la dette recommandés pour faciliter des restructurations ordonnées.

### Vers une économie résiliente et équitable après la pandémie
- Priorités une fois la crise estompée :
  - faire face aux répercussions durables : faible croissance de la productivité, creusement des inégalités, hausse du nombre absolu de personnes en situation de pauvreté, augmentation de la dette, retard d’accumulation de capital humain.
  - politiques et investissements doivent viser à remédier à ces séquelles et à placer les pays sur des trajectoires de croissance résiliente et équitable.

*MISE À JOUR DES PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE, JANVIER 2021 — Fonds monétaire international*

### Section 3

### Synchroniser la riposte pour en amplifier l’efficacité

### Investissement public synchronisé
- En augmentant l’investissement public de façon synchronisée, les plus grands pays disposant de l’espace budgétaire nécessaire renforceront l’efficacité de l’action individuelle et favoriseront les répercussions positives entre pays grâce aux liens commerciaux.
- En donnant la priorité aux infrastructures vertes et à la transformation numérique pour promouvoir la croissance de la productivité, des dépenses concertées relèveraient bien plus la production mondiale à moyen terme que si les pays dépensaient les mêmes montants à titre individuel, comme le montre la note de surveillance présentée au G20 en novembre 2020.

### Coopération multilatérale plus étroite
- En plus de s’attaquer aux problèmes directement imputables à la pandémie, les pays doivent aussi coopérer étroitement pour redoubler d’efforts en matière d’atténuation des changements climatiques.
- Une coopération multilatérale plus étroite s’imposera également pour résoudre les questions économiques au cœur des tensions commerciales et technologiques, ainsi que pour combler les lacunes du système commercial multilatéral fondé sur des règles.

*Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2021/update/january/french/textf.pdf*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2021/update/january/french/textf.pdf_
