## execsum

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### Effets immédiats de la guerre en Ukraine
- La guerre a déclenché "une crise humanitaire coûteuse" et entraînera "un net ralentissement de la croissance mondiale en 2022."
- Prévisions pour les pays directement touchés :
  - "Une récession bien supérieure à 10 % en Ukraine"
  - "une forte contraction de l’activité en Russie"
- Canaux de transmission mondiaux : "marchés des produits de base, des échanges commerciaux et du système financier."
- Impact sur l'inflation : "Les prix des combustibles et des denrées alimentaires augmentent rapidement" et ce sont "les couches vulnérables de la population, en particulier dans les pays à faible revenu, qui souffrent le plus."

### Perspectives de croissance
- Croissance mondiale projetée :
  - "de 6,1 % en 2021 à 3,6 % en 2022 et 2023"
  - Révisions par rapport à janvier : "soit 0,8 et 0,2 point de pourcentage de moins en 2022 et en 2023, respectivement"
  - Moyen terme : "baisser et s’établir à environ 3,3 % à moyen terme"
- Hypothèses conditionnelles : le scénario suppose que "le conflit ne s’étendra pas au-delà de l’Ukraine", que "les futures sanctions prononcées à l’encontre de la Russie épargneront le secteur énergétique" (tout en tenant compte des "embargos annoncés jusqu’à la date du 31 mars 2022"), et que "les effets sanitaires et économiques de la pandémie s’estomperont au cours de l’année 2022."
- Emploi et production : "À quelques exceptions près, l’emploi et la production resteront généralement en dessous de leurs niveaux prépandémiques jusqu’en 2026."
- Divergence entre pays : "Dans les pays émergents et les pays en développement... les séquelles économiques devraient être beaucoup plus profondes que dans les pays avancés, et la production devrait rester inférieure à la tendance prépandémique tout au long de l’horizon prévisionnel."
- Risques : "degré d’incertitude exceptionnellement élevé" avec principaux risques baissiers dont "une possible aggravation du conflit", "une intensification des sanctions à l’encontre de la Russie", "un ralentissement plus marqué que prévu en Chine", "une résurgence de la pandémie en cas d’apparition d’une nouvelle souche plus virulente", et des tensions sociales liées à la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie.

### Inflation et pressions sur les prix
- Projections d’inflation pour 2022 :
  - "5,7 % dans les pays avancés"
  - "8,7 % dans les pays émergents et les pays en développement"
  - Révisions par rapport à janvier : "soit 1,8 et 2,8 points de pourcentage au-dessus des niveaux projetés en janvier, respectivement."
- Scénario de base : "réabsorption progressive des déséquilibres entre l’offre et la demande et une légère augmentation de l’offre de main-d’œuvre" conduisant à un "ralentissement de l’inflation", mais les prévisions sont entourées d’incertitude.
- Risque d’inflation durablement élevée si "aggravation des déséquilibres entre l’offre et la demande" ou "nouvelles hausses des cours des produits de base", pouvant provoquer "une inflation durablement élevée, susciter une augmentation des anticipations d’inflation, et entraîner une augmentation plus soutenue des salaires."
- Conséquence pour la politique monétaire : si des signaux d’inflation moyenne-termiste apparaissent, "les banques centrales n’auront d’autre choix que de réagir plus vite", entraînant "une hausse des taux d’intérêt et une aggravation des facteurs de vulnérabilité liés à l’endettement, en particulier dans les pays émergents."

### Arbitrages de politique économique
- Maîtriser l’inflation :
  - Les banques centrales ne maîtrisent pas toutes les causes (guerre, sanctions, pandémie, perturbation des chaînes d’approvisionnement) mais doivent "adopter une politique monétaire plus restrictive" pour prévenir une boucle prix–salaires.
  - La réponse monétaire "ne sera pas la même d’un pays à l’autre" selon "liens commerciaux et financiers, sensibilité aux augmentations des cours des produits de base et intensité de la poussée d’inflation préexistante."
  - Importance de "surveiller de près les effets des pressions à la hausse sur les prix sur les anticipations d’inflation" et de "communiquer clairement sur les perspectives en matière d’inflation et de politique monétaire", en s’appuyant sur "une approche bien orchestrée et fondée sur des données" (y compris trajectoire des taux directeurs et réduction des bilans).
- Politique budgétaire en période de hausse des taux et du coût de la vie :
  - Les politiques budgétaires doivent dépendre de "l’exposition aux conséquences de la guerre, de la situation pandémique et de la vigueur de la reprise économique."
  - Contexte : "l’endettement a atteint des sommets historiques" et "les États sont plus que jamais exposés à une hausse des taux d’intérêt."
  - Priorités recommandées :
    - Accorder "la priorité à des dispositifs de soutien ciblé en faveur des plus vulnérables, comme les réfugiés et toutes les personnes qui souffrent de la hausse des prix des produits de base et des effets de la pandémie."
    - Quand l’espace budgétaire est suffisant et la politique monétaire contrainte, "il peut être justifié d’accorder un appui budgétaire élargi, selon le degré de gravité de la baisse de la demande globale", tout en évitant d’"aggraver les déséquilibres préexistants entre l’offre et la demande" ou d’"exacerber les pressions à la hausse sur les prix."
    - Quand l’espace budgétaire est restreint, "emprunter une ligne de crête permettant de concilier rééquilibrage budgétaire et dépenses prioritaires."
  - Vigilance requise "vis-à-vis des sources de vulnérabilité liées à la hausse des taux d’intérêt."

### Préparer l’économie de demain et mesures structurelles
- Tirer parti des mutations structurelles postpandémie : "faciliter l’acquisition par la main-d’œuvre de nouveaux outils et de nouvelles compétences" pour le numérique.
- Politique climatique et énergie :
  - "La tarification du carbone et la réforme des subventions aux combustibles fossiles" peuvent faciliter la transition vers un système de production "plus propre et moins tributaire des variations de cours des combustibles fossiles."
  - La transition verte nécessitera "une réaffectation de la main-d’œuvre d’une profession et d’un secteur à l’autre."
- Chapitre 3 (référence interne) examine "les mesures susceptibles de faciliter cette transformation du marché du travail."

### Action multilatérale et gestion des vulnérabilités
- Besoin d’initiatives multilatérales pour :
  - "répondre à la crise humanitaire"
  - "empêcher que l’économie mondiale ne se fragmente davantage"
  - "préserver la liquidité mondiale"
  - "faire face aux situations de surendettement"
  - "lutter contre les changements climatiques"
  - "mettre fin à la pandémie"
- Rôle des institutions multilatérales : fournir "des liquidités d’urgence", empêcher "la contagion des crises", et, lorsque nécessaire, conduire "un processus ordonné de restructuration de la dette."
- Actions climatiques : "Les pays avancés doivent réaliser de véritables avancées pour honorer les engagements pris à l’occasion de la COP26" et "Les pays émergents et les pays en développement doivent se montrer plus ambitieux dans la réduction de leurs émissions."
- Lutte contre la pandémie : employer "l’ensemble des outils dont ils disposent pour combattre le virus, en remplissant leurs objectifs vaccinaux et en assurant un accès équitable aux tests de dépistage et aux traitements."

*Fonds monétaire international | Avril 2022*

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