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### Section 1 — Janv. 2022, Augmentation du nombre de cas, reprise entravée et inflation en hausse (MISE À JOUR)

- Principaux constats
  - L’économie mondiale aborde 2022 « dans une position plus faible que prévu » en raison de la diffusion du variant Omicron, de la hausse des prix de l’énergie et des ruptures d’approvisionnement.
  - La croissance mondiale est estimée à 5,9 % en 2021 et devrait s’établir à 4,4 % en 2022, soit « un demi-point de pourcentage de moins » que dans l’édition d’octobre 2021 des Perspectives de l’économie mondiale.
  - La croissance mondiale devrait ralentir et s’établir à 3,8 % en 2023.
  - L’inflation est plus élevée et plus généralisée que prévu, en particulier aux États-Unis et dans de nombreux pays émergents et en développement.
  - Plus de 55 % de la population mondiale a reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19.
  - Depuis début octobre, la moyenne mondiale des décès liés à la COVID-19 est d’environ 7 000 par jour, contre environ 10 000 à la fin du mois d’août.

- Révisions et contributions par pays / groupes de pays
  - Effet global sur la croissance mondiale pour 2022 : révision à la baisse de 0,5 point de pourcentage par rapport à octobre 2021.
  - États-Unis : perspectives de croissance diminuent de 1,2 point de pourcentage lorsque l’on retire le train de mesures du programme « Build Back Better » et que l’on intègre le retrait anticipé des mesures d’accompagnement monétaire et la persistance des pénuries d’approvisionnement.
  - Chine : prévisions de croissance pour 2022 désormais à 4,8 %, soit une révision à la baisse de 0,8 point de pourcentage par rapport à octobre 2021, imputable à la politique « zéro-COVID » et aux tensions dans le secteur immobilier.
  - Canada : révision à la baisse de 0,8 point de pourcentage pour 2022 liée à des résultats plus faibles fin 2021 et à un fléchissement de la demande extérieure.
  - Zone euro : révision à la baisse de 0,4 point de pourcentage pour 2022, dont une contribution notable de l’Allemagne (-0,8 point de pourcentage).
  - Royaume-Uni : révision à la baisse de 0,3 point de pourcentage, portant les perspectives de croissance à 4,7 %.
  - Brésil : perspectives détériorées en raison de mesures monétaires vigoureuses pour lutter contre l’inflation.
  - Mexique : perspectives affaiblies, en partie en raison du ralentissement anticipé de la demande extérieure provenant des États-Unis.
  - Russie : légère révision à la baisse en raison d’une récolte médiocre et d’une troisième vague plus grave que prévu.
  - Afrique du Sud : prévisions corrigées à la baisse après un second semestre 2021 moins dynamique.

- Inflation, prix des produits de base et conditions monétaires
  - L’inflation devrait rester élevée à court terme : en moyenne 3,9 % dans les pays avancés et 5,9 % dans les pays émergents et pays en développement en 2022, avant de fléchir en 2023.
  - Le prix des combustibles fossiles a « presque doublé » au cours de l’année écoulée, contribuant fortement à la hausse des coûts énergétiques et à l’inflation.
  - La hausse des prix alimentaires a pesé sur l’inflation, par exemple en Afrique subsaharienne.
  - Les ruptures d’approvisionnement, l’engorgement des ports et la forte demande de biens ont exacerbé les pressions sur les prix, notamment aux États-Unis.
  - Conditions monétaires : resserrement au niveau mondial.
    - Réserve fédérale (États-Unis) : accélération de la réduction des achats d’actifs et perspective de relèvement des taux en 2022 à des niveaux supérieurs aux prévisions antérieures.
    - Banque centrale européenne : fin annoncée en mars 2022 des achats nets d’actifs dans le cadre du programme d’achats d’urgence face à la pandémie; engagement à maintenir les taux d’intérêt directeurs jusqu’à des progrès suffisants vers la stabilisation de l’inflation.

- Hypothèses sanitaires et scénarios
  - Scénario de référence : effets sanitaires néfastes (maladies graves, hospitalisations et décès) supposés atteindre de faibles niveaux dans la plupart des pays d’ici à la fin de 2022, conditionné à la progression de la couverture vaccinale mondiale conformément aux mesures proposées par le FMI pour mettre fin à la pandémie d’ici à la fin de 2022, et à la démocratisation des traitements.
  - Certains pays émergents et en développement n’atteindront pas l’objectif de vaccination en 2022 et n’assureront une couverture suffisamment large qu’en 2023.
  - Prévisions basées sur les informations disponibles jusqu’au 18 janvier 2022.

- Principaux risques à la baisse
  - Émergence de nouveaux variants de la COVID-19.
  - Poursuite des ruptures d’approvisionnement, volatilité des prix de l’énergie et pressions salariales localisées.
  - Relèvement des taux directeurs par les pays avancés mettant en péril la stabilité financière des pays émergents et en développement.
  - Tensions géopolitiques persistantes et probabilité élevée de catastrophes naturelles majeures liées à l’urgence climatique.

- Recommandations de politique et priorités
  - Stratégie de santé mondiale : garantir l’accès universel aux vaccins, aux tests et aux traitements; stimuler la production; améliorer les systèmes de distribution; assurer une distribution internationale plus équitable.
  - Politique monétaire : dans de nombreux pays, continuer de durcir la politique monétaire afin de contenir les pressions inflationnistes.
  - Politique budgétaire : marge de manœuvre plus limitée; axer la dépense prioritairement sur les dépenses sanitaires et sociales et cibler les personnes les plus touchées.
  - Coopération internationale : préserver l’accès aux liquidités et accélérer les restructurations ordonnées de la dette, si nécessaire.
  - Investissements climatiques : maintenir l’effort pour éviter des effets catastrophiques des changements climatiques.

### Section 2 — Aperçu et projections

- Couverture et références
  - Pour les pays émergents et les pays en développement, les estimations et prévisions trimestrielles représentent environ 80 % de la production annuelle des pays émergents et des pays en développement en parités de pouvoir d’achat.
  - Tableau de projection : croissance et inflation présentées sur une base annuelle et trimestrielle (référence aux hypothèses et aux écarts par rapport aux projections d’octobre 2021).

- Prix des matières premières et inflation
  - Le cours moyen du pétrole en 2021 était de 69,07 dollars le baril.
  - Hypothèses de marché à terme (au 10 janvier 2022) : 77,31 dollars le baril pour 2022 et 71,29 dollars pour 2023.
  - Les marchés à terme indiquent une hausse d’environ 12 % pour le pétrole et d’environ 58 % pour le gaz naturel en 2022, puis un reflux en 2023 selon l’atténuation des déséquilibres offre-demande.
  - Les prix des produits alimentaires devraient augmenter d’environ 4½ % en 2022, avant de baisser en 2023.
  - Taux d’inflation par pays/zone : zone euro 3,0 % en 2022 et 1,7 % en 2023 ; Japon 0,7 % en 2022 et en 2023 ; États-Unis 5,9 % en 2022 et 2,7 % en 2023.

- Conditions financières mondiales et politique monétaire américaine
  - La Réserve fédérale a indiqué en décembre 2021 une accélération de la réduction de ses achats d’actifs et une probabilité que le taux des fonds fédéraux soit relevé à hauteur de 0,75 à 1,00 % d’ici à la fin de 2022, soit quelque 50 points de base de plus par rapport aux annonces précédentes.
  - Hypothèse de référence du FMI : les achats d’actifs cesseront en mars 2022 et les taux seront relevés trois fois en 2022 et 2023 pour ramener l’inflation à l’objectif de 2 %.
  - Une politique monétaire moins accommodante aux États-Unis devrait durcir les conditions financières mondiales, exercer une pression sur les devises des pays émergents et en développement, renchérir l’emprunt mondialement et mettre à l’épreuve les finances publiques, en particulier pour les pays lourdement endettés en devises étrangères.

- Perturbations des chaînes d’approvisionnement et commerce mondial
  - Les ruptures d’approvisionnement ont réduit de 0,5 à 1,0 point de pourcentage la croissance du PIB mondial en 2021.
  - Les mêmes ruptures ont relevé l’inflation hors alimentation et énergie de 1,0 point de pourcentage en 2021.
  - Le commerce mondial devrait ralentir en 2022 et 2023 parallèlement à l’expansion globale ; le scénario de référence suppose un apaisement des déséquilibres offre-demande au cours de 2022.
  - Les goulets d’étranglement se situent souvent à terre (transport routier, retrait du fret des quais), limitant la capacité d’adaptation face à une résurgence pandémique.
  - L’impact d’Omicron pourrait limiter l’efficacité des ports, aggraver les problèmes de transport et retarder le rééquilibrage de la demande en faveur des services.

- Marché du travail, salaires et risques d’inflation salariale
  - Dans de nombreux pays, la croissance des salaires nominaux reste limitée malgré le retour proche des niveaux d’emploi et de taux d’activité prépandémie.
  - Aux États-Unis, la forte baisse du chômage s’est accompagnée d’une croissance soutenue des salaires nominaux.
  - Si le resserrement persiste et que le taux d’activité reste inférieur aux niveaux antérieurs à la pandémie, cela pourrait se traduire par une hausse des prix et requérir des mesures de politique monétaire plus strictes.
  - Les salaires dans les professions de services en personne (loisirs, hôtellerie) seront un indicateur clé de l’inflation à moyen terme lors du rééquilibrage de la demande.

- Risque de ralentissement du secteur immobilier en Chine
  - Scénario de référence : ralentissement sensible de la croissance des investissements immobiliers en 2022 en Chine en raison des politiques strictes visant à limiter les risques liés à l’endettement des promoteurs immobiliers.
  - Un ralentissement plus marqué et une propagation des tensions sur les bilans au-delà des promoteurs pourraient contraindre les banques et intermédiaires financiers à restreindre le crédit à l’économie et freiner l’investissement et la consommation.

- Risques sanitaires et inégalités d’accès aux ressources pandémiques
  - Proportion de la population entièrement vaccinée : d’environ 70 % dans les pays à revenu élevé et inférieure à 4 % dans les pays à faible revenu.
  - 86 pays, représentant 27 % de la population mondiale, n’ont pas atteint l’objectif de vaccination (hors doses de rappel) fixé à 40 % fin 2021 dans la proposition du FMI pour mettre fin à la pandémie.
  - Le nombre de doses administrées dans ces 86 pays était inférieur de 974 millions à celui nécessaire pour atteindre l’objectif de vaccination à fin 2021.
  - La cadence des tests est environ 80 fois plus soutenue dans les pays à revenu élevé que dans les pays à faible revenu.
  - Déficit de financement de l’Accélérateur ACT estimé à quelque 23 milliards de dollars.
  - Recommandations : assurer un approvisionnement équitable et prévisible en vaccins via COVAX et le Fonds africain pour l’acquisition de vaccins; appuyer la capacité d’absorption pour la distribution; lutter contre l’hésitation vaccinale; améliorer les infrastructures sanitaires; encourager les transferts de technologies et les accords de concession de licences.

- Recommandations de politique générale
  - Coopération internationale audacieuse et efficace pour combler les besoins de financement et garantir l’accès équitable aux outils de lutte contre la COVID-19.
  - Les pays à forte vaccination doivent équilibrer prudence sanitaire et coûts économiques des restrictions, et éviter de pénaliser les pays annonçant de nouveaux variants.
  - Politique monétaire : arbitrage délicat entre resserrement pour contenir l’inflation et soutien à une reprise de l’emploi encore fragile; communication cruciale des autorités monétaires.

### Section 3 — Réponse des pouvoirs publics, stabilité financière et politiques à privilégier

- Réponse des pouvoirs publics et politique monétaire
  - La riposte différera selon l’évolution de l’inflation, de l’emploi et de la solidité des cadres d’action des banques centrales.
  - Mesures exceptionnelles de soutien pourraient rester d’actualité dans la zone euro et au Japon; très probablement supprimées en 2022 aux États-Unis.
  - Indicateurs à suivre pour les pressions inflationnistes : anticipations d’inflation; croissance des salaires; coûts unitaires de main-d’œuvre; marges bénéficiaires des entreprises.
  - Importance d’une communication efficace et d’une suppression méthodique des mesures en fonction des données, avec possibilité de réajustement si la pandémie s’aggrave.

- Stabilité financière et macroprudentiel
  - Un resserrement de la politique monétaire risque de compromettre la stabilité financière, surtout s’il n’est pas clairement communiqué.
  - Risque d’une réévaluation soudaine des risques par les marchés.
  - Recommandation : renforcement précoce de dispositifs macroprudentiels ciblant les secteurs vulnérables.

- Préparation au durcissement des conditions financières extérieures (pays émergents et en développement)
  - Une politique monétaire moins accommodante dans les pays avancés stimulera les flux de capitaux vers l’étranger, exercera des pressions à la baisse sur les monnaies des pays émergents et provoquera une hausse de l’inflation.
  - En l’absence d’un durcissement proportionné, augmentation du coût pour les emprunteurs en devises, publics comme privés.
  - De nombreux pays émergents sont plus résilients qu’au précédent cycle de resserrement : réserves plus abondantes et meilleurs soldes courants que lors de l’épisode de 2013.
  - Mesures recommandées pour les emprunteurs des pays émergents :
    - prolonger l’échéance de leurs dettes lorsque possible;
    - empêcher une nouvelle accentuation des déséquilibres entre monnaies de libellé des actifs et passifs;
    - exploiter la flexibilité du taux de change pour amortir les chocs.
  - Dans les pays où les distorsions de marché ou les vulnérabilités des bilans limitent l’accès aux marchés, intervention sur le marché des changes ou mesures temporaires de gestion des flux de capitaux peuvent se justifier mais ne devraient pas remplacer l’ajustement de la politique macroéconomique.
  - Recommandation générale : renforcer les dispositifs de résolution pour faciliter un désendettement et une restructuration ordonnés.

- Coopération internationale et aide au financement
  - Accès immédiat aux liquidités en monnaie de réserve comme protection importante.
  - Les accords de prêt du FMI (de précaution ou de décaissement) peuvent atténuer l’impact des chocs.
  - Pour les pays à dette non viable, mise en œuvre rapide du cadre commun du G20 pour les traitements de dette recommandée; progrès actuels jugés trop lents.

- Politique budgétaire
  - Dette publique mondiale atteignant des niveaux records pour couvrir les dépenses liées à la pandémie.
  - Emprunter deviendra plus cher avec la hausse des taux d’intérêt, surtout pour les pays empruntant en devises.
  - Les déficits budgétaires devront diminuer; l’ampleur du rééquilibrage dépendra du rythme de la reprise.
  - Recommandations en cas de nouvelles restrictions : relancer des programmes de secours ciblés; renforcer le soutien aux plus vulnérables; mieux cibler les aides; inscrire les initiatives dans des projets de budget à moyen terme crédibles.
  - Appui international indispensable aux pays à faible revenu et fortement endettés.
  - Exemple : dans des pays où la reprise se confirme (Chili, Colombie, Pérou), possibilité de mettre fin aux dépenses exceptionnelles de crise et d’accroître les recettes.
  - Nécessité d’une croissance plus soutenue et de recettes fiscales plus élevées à terme; importance des réformes structurelles et d’une amélioration des cadres budgétaires.

- Réformes structurelles, éducation et transition numérique
  - Besoin de profondes réformes structurelles pour une croissance soutenue à long terme.
  - Fermetures d’écoles ont interrompu l’éducation de nombreux enfants; risque de conséquences durables sur les revenus et la productivité si les pertes d’apprentissage ne sont pas comblées.
  - Nécessité de recycler les travailleurs pour un marché du travail plus numérique; opportunité d’accélérer la transformation numérique.
  - À court terme, réduction des obstacles tarifaires et commerciaux pour diminuer les perturbations d’approvisionnement et les pressions inflationnistes.

- Politiques climatiques
  - Agir sans tarder à l’échelle mondiale face à l’urgence climatique.
  - Politiques coordonnées, dont des prix planchers du carbone, nécessaires pour atteindre les objectifs de Glasgow.
  - Tarification du carbone et réduction des subventions aux combustibles fossiles peuvent financer des investissements verts, la recherche et des transferts compensatoires.
  - Nécessité d’initiatives multilatérales de financement dotées de ressources suffisantes pour permettre à tous les pays d’investir dans l’atténuation et l’adaptation.

- Conditions financières mondiales et marchés (mise à jour janvier 2022)
  - Conditions restées globalement accommodantes depuis l’édition d’octobre 2021, malgré un récent resserrement lié à la hausse des taux d’intérêt et à Omicron.
  - Hausse des taux réels : taux mondiaux à long terme augmentés fortement depuis début 2022 pour atteindre des niveaux records depuis le début de la pandémie.
  - Indicateurs de marché des anticipations d’inflation ont reculé récemment, effaçant en partie les progressions de 2021.
  - Taux réels plus élevés ont pesé sur les prix des actifs à risque; marchés des actions en retrait.
  - Actifs des pays émergents sous pression : élargissement des écarts de rendement sur les obligations en monnaie forte; modération des émissions d’obligations en monnaie forte; faiblesse persistante des flux d’obligations en monnaie locale hors Chine.
  - Banques centrales de nombreux pays émergents ont relevé leurs taux directeurs, au-dessus des niveaux antérieurs à la pandémie dans plusieurs pays.
  - Risque : nouveau durcissement des conditions financières nationales dans un contexte de déficits budgétaires et de besoins de financement extérieur élevés pourrait menacer la reprise.
  - Actifs à risque exposés à plus de volatilité; bénéfices des entreprises devraient dépasser les niveaux d’avant la pandémie en 2022 dans la plupart des secteurs, malgré l’exposition des secteurs liés aux déplacements internationaux.
  - Sur les marchés du crédit, les écarts de rendement restent inférieurs aux niveaux moyens de 2019 malgré un élargissement modeste début 2022.
  - Les prix des cryptoactifs ont chuté fortement depuis début novembre, avant l’intérêt des autorités de contrôle aux États-Unis pour ces actifs en 2022 lors du « sprint crypto ».

_Adapté de la mise à jour de janvier 2022 des Perspectives de l’économie mondiale (Fonds monétaire international)._

### Section 1

### Section 1 — Janv. 2022, Augmentation du nombre de cas, reprise entravée et inflation en hausse (MISE À JOUR)

### Principaux constats
- L’économie mondiale aborde 2022 « dans une position plus faible que prévu » en raison de la diffusion du variant Omicron, de la hausse des prix de l’énergie et des ruptures d’approvisionnement.
- La croissance mondiale est estimée à 5,9 % en 2021 et devrait s’établir à 4,4 % en 2022, soit « un demi-point de pourcentage de moins » que dans l’édition d’octobre 2021 des Perspectives de l’économie mondiale.
- La croissance mondiale devrait ralentir et s’établir à 3,8 % en 2023.
- L’inflation est plus élevée et plus généralisée que prévu, en particulier aux États-Unis et dans de nombreux pays émergents et en développement.
- Plus de 55 % de la population mondiale a reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19.
- Depuis début octobre, la moyenne mondiale des décès liés à la COVID-19 est d’environ 7 000 par jour, contre environ 10 000 à la fin du mois d’août.

### Révisions et contributions par pays / groupes de pays
- Effet global sur la croissance mondiale pour 2022 : révision à la baisse de 0,5 point de pourcentage par rapport à octobre 2021.
- États-Unis : les perspectives de croissance diminuent de 1,2 point de pourcentage lorsque l’on retire du scénario le train de mesures du programme « Build Back Better » et que l’on intègre le retrait anticipé des mesures d’accompagnement monétaire et la persistance des pénuries d’approvisionnement.
- Chine : prévisions de croissance pour 2022 désormais à 4,8 %, soit une révision à la baisse de 0,8 point de pourcentage par rapport à octobre 2021, imputable à la politique « zéro-COVID » et aux tensions dans le secteur immobilier.
- Canada : révision à la baisse de 0,8 point de pourcentage pour 2022 liée à des résultats plus faibles fin 2021 et à un fléchissement de la demande extérieure.
- Zone euro : révision à la baisse de 0,4 point de pourcentage pour 2022, dont une contribution notable de l’Allemagne (-0,8 point de pourcentage).
- Royaume-Uni : révision à la baisse de 0,3 point de pourcentage, portant les perspectives de croissance à 4,7 %.
- Brésil : perspectives détériorées en raison de mesures monétaires vigoureuses pour lutter contre l’inflation.
- Mexique : perspectives affaiblies, en partie en raison du ralentissement anticipé de la demande extérieure provenant des États-Unis.
- Russie : légère révision à la baisse en raison d’une récolte médiocre et d’une troisième vague plus grave que prévu.
- Afrique du Sud : prévisions corrigées à la baisse après un second semestre 2021 moins dynamique.

### Inflation, prix des produits de base et conditions monétaires
- L’inflation devrait rester élevée à court terme : en moyenne 3,9 % dans les pays avancés et 5,9 % dans les pays émergents et pays en développement en 2022, avant de fléchir en 2023.
- Le prix des combustibles fossiles a « presque doublé » au cours de l’année écoulée, contribuant fortement à la hausse des coûts énergétiques et à l’inflation.
- La hausse des prix alimentaires a pesé sur l’inflation, par exemple en Afrique subsaharienne.
- Les ruptures d’approvisionnement, l’engorgement des ports et la forte demande de biens ont exacerbé les pressions sur les prix, notamment aux États-Unis.
- Conditions monétaires : resserrement au niveau mondial.
  - Réserve fédérale (États-Unis) : accélération de la réduction des achats d’actifs et perspective de relèvement des taux en 2022 à des niveaux supérieurs aux prévisions antérieures.
  - Banque centrale européenne : fin annoncée en mars 2022 des achats nets d’actifs dans le cadre du programme d’achats d’urgence face à la pandémie; engagement à maintenir les taux d’intérêt directeurs jusqu’à des progrès suffisants vers la stabilisation de l’inflation.

### Hypothèses sanitaires et scénarios
- Scénario de référence : hypothèse que les effets sanitaires néfastes (maladies graves, hospitalisations et décès) atteignent de faibles niveaux dans la plupart des pays d’ici à la fin de 2022, conditionnée à ce que la couverture vaccinale mondiale progresse conformément aux mesures proposées par le FMI pour mettre fin à la pandémie d’ici à la fin de 2022, et à la démocratisation des traitements.
- Il est attendu que certains pays émergents et en développement n’atteindront pas l’objectif de vaccination en 2022 et n’assureront une couverture suffisamment large qu’en 2023.
- Les prévisions présentées reposent sur les informations disponibles jusqu’au 18 janvier 2022.

### Principaux risques à la baisse
- Émergence de nouveaux variants de la COVID-19, susceptibles de prolonger la pandémie et d’entraîner de nouvelles perturbations économiques.
- Poursuite des ruptures d’approvisionnement, volatilité des prix de l’énergie et pressions salariales localisées, génératrices d’incertitudes importantes sur l’inflation et les politiques.
- Relèvement des taux directeurs par les pays avancés : risque de mise en péril de la stabilité financière et d’apparition de risques pour les flux de capitaux, les devises et les finances publiques des pays émergents et en développement, compte tenu de niveaux d’endettement sensiblement accrus au cours des deux dernières années.
- Tensions géopolitiques persistantes et probabilité élevée de catastrophes naturelles majeures liées à l’urgence climatique.

### Recommandations de politique et priorités
- Stratégie de santé mondiale : garantir l’accès universel aux vaccins, aux tests et aux traitements pour réduire le risque d’apparition de nouveaux variants dangereux.
  - Stimuler la production, améliorer les systèmes de distribution dans les pays et assurer une distribution internationale plus équitable.
- Politique monétaire : dans de nombreux pays, continuer de durcir la politique monétaire afin de contenir les pressions inflationnistes.
- Politique budgétaire : marge de manœuvre plus limitée; axer la dépense prioritairement sur les dépenses sanitaires et sociales et cibler les personnes les plus touchées.
- Coopération internationale : essentielle pour préserver l’accès aux liquidités et accélérer les restructurations ordonnées de la dette, si nécessaire.
- Investissements climatiques : maintenir l’effort pour éviter des effets catastrophiques des changements climatiques.

_Adapté de la mise à jour de janvier 2022 des Perspectives de l’économie mondiale (Fonds monétaire international)._

### Section 2

### Section 2

### Aperçu et projections
- Pour les pays émergents et les pays en développement, les estimations et prévisions trimestrielles représentent environ 80 % de la production annuelle des pays émergents et des pays en développement en parités de pouvoir d’achat.
- Tableau de projection : croissance et inflation présentées sur une base annuelle et trimestrielle (référence aux hypothèses et aux écarts par rapport aux projections d’octobre 2021).

### Prix des matières premières et inflation
- Le cours moyen du pétrole en 2021 était de 69,07 dollars le baril.
- Hypothèses de marché à terme (au 10 janvier 2022) : 77,31 dollars le baril pour 2022 et 71,29 dollars pour 2023.
- Les marchés à terme indiquent une hausse d’environ 12 % pour le pétrole et d’environ 58 % pour le gaz naturel en 2022, puis un reflux en 2023 selon l’atténuation des déséquilibres offre-demande.
- Les prix des produits alimentaires devraient augmenter d’environ 4½ % en 2022, avant de baisser en 2023.
- Taux d’inflation par pays/zone : zone euro 3,0 % en 2022 et 1,7 % en 2023 ; Japon 0,7 % en 2022 et en 2023 ; États-Unis 5,9 % en 2022 et 2,7 % en 2023.

### Conditions financières mondiales et politique monétaire américaine
- La Réserve fédérale a indiqué en décembre 2021 une accélération de la réduction de ses achats d’actifs et une probabilité que le taux des fonds fédéraux soit relevé à hauteur de 0,75 à 1,00 % d’ici à la fin de 2022, soit quelque 50 points de base de plus par rapport aux annonces précédentes.
- Hypothèse de référence du FMI : les achats d’actifs cesseront en mars 2022 et les taux seront relevés trois fois en 2022 et 2023 pour ramener l’inflation à l’objectif de 2 %.
- Une politique monétaire moins accommodante aux États-Unis devrait durcir les conditions financières mondiales, exercer une pression sur les devises des pays émergents et en développement, renchérir l’emprunt mondialement et mettre à l’épreuve les finances publiques, en particulier pour les pays lourdement endettés en devises étrangères.

### Perturbations des chaînes d’approvisionnement et commerce mondial
- Les ruptures d’approvisionnement ont réduit de 0,5 à 1,0 point de pourcentage la croissance du PIB mondial en 2021.
- Les mêmes ruptures ont relevé l’inflation hors alimentation et énergie de 1,0 point de pourcentage en 2021.
- Le commerce mondial devrait ralentir en 2022 et 2023 parallèlement à l’expansion globale ; le scénario de référence suppose un apaisement des déséquilibres offre-demande au cours de 2022.
- Les goulets d’étranglement se situent souvent à terre (transport routier, retrait du fret des quais), limitant la capacité d’adaptation face à une résurgence pandémique.
- L’impact d’Omicron pourrait limiter l’efficacité des ports, aggraver les problèmes de transport et retarder le rééquilibrage de la demande en faveur des services.

### Marché du travail, salaires et risques d’inflation salariale
- Dans de nombreux pays, la croissance des salaires nominaux reste limitée malgré le retour proche des niveaux d’emploi et de taux d’activité prépandémie.
- Aux États-Unis, la forte baisse du chômage s’est accompagnée d’une croissance soutenue des salaires nominaux, signe d’un resserrement du marché du travail distinct du reste du monde.
- Si le resserrement persiste et que le taux d’activité reste inférieur aux niveaux antérieurs à la pandémie, cela pourrait se traduire par une hausse des prix et requérir des mesures de politique monétaire plus strictes.
- Les salaires dans les professions de services en personne (loisirs, hôtellerie) seront un indicateur clé de l’inflation à moyen terme lors du rééquilibrage de la demande.

### Risque de ralentissement du secteur immobilier en Chine
- Le scénario de référence suppose un ralentissement sensible de la croissance des investissements immobiliers en 2022 en Chine en raison du maintien de politiques strictes visant à limiter les risques liés à l’endettement des promoteurs immobiliers.
- Un ralentissement plus marqué et une propagation des tensions sur les bilans au-delà des promoteurs pourraient contraindre les banques et intermédiaires financiers à restreindre le crédit à l’économie, freiner l’investissement et la consommation, et peser sur les exportateurs de produits de base et les pays émergents.

### Urgence climatique et autres risques
- Le risque de catastrophes naturelles majeures augmente, avec événements météorologiques extrêmes (inondations, sécheresses, feux de forêt) affectant tous les continents en 2021.
- Les engagements actuels en matière de réduction des gaz à effet de serre restent insuffisants pour limiter l’augmentation de la température mondiale à 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels.
- Tensions géopolitiques (Europe de l’Est, Asie orientale), troubles sociaux liés à la hausse des prix des produits alimentaires et de l’énergie, et frictions commerciales et technologiques constituent des risques additionnels pour la reprise.

### Risques sanitaires et inégalités d’accès aux ressources pandémiques
- La proportion de la population entièrement vaccinée est d’environ 70 % dans les pays à revenu élevé et inférieure à 4 % dans les pays à faible revenu.
- 86 pays, représentant 27 % de la population mondiale, n’ont pas atteint l’objectif de vaccination (hors doses de rappel) fixé à 40 % fin 2021 dans la proposition du FMI pour mettre fin à la pandémie.
- Le nombre de doses administrées dans ces 86 pays était inférieur de 974 millions à celui nécessaire pour atteindre l’objectif de vaccination à fin 2021.
- La cadence des tests est environ 80 fois plus soutenue dans les pays à revenu élevé que dans les pays à faible revenu.
- Déficit de financement de l’Accélérateur ACT estimé à quelque 23 milliards de dollars.
- Recommandation d’assurer un approvisionnement équitable et prévisible en vaccins via COVAX et le Fonds africain pour l’acquisition de vaccins, d’appuyer la capacité d’absorption pour la distribution des vaccins, de lutter contre l’hésitation vaccinale, d’améliorer les infrastructures sanitaires, d’encourager les transferts de technologies et les accords de concession de licences pour diversifier la production de vaccins et outils médicaux.

### Recommandations de politique générale
- Coopération internationale audacieuse et efficace pour combler les besoins de financement et garantir l’accès équitable aux outils de lutte contre la COVID-19.
- Les pays à forte vaccination doivent équilibrer prudence sanitaire et coûts économiques des restrictions, et éviter de pénaliser les pays annonçant de nouveaux variants.
- Politique monétaire : arbitrage délicat entre resserrement pour contenir l’inflation et soutien à une reprise de l’emploi encore fragile ; la communication des autorités monétaires est cruciale pour limiter des réactions de marché potentiellement perturbatrices.

*Source : Fonds monétaire international, Janvier 2022, Section 2 (extrait du document fourni).*

### Section 3

### textf - Section 3

### Réponse des pouvoirs publics et politique monétaire
- La riposte différera en fonction de l’évolution de l’inflation, de l’emploi et de la solidité des cadres d’action des banques centrales.
- Les mesures exceptionnelles de soutien pourraient rester d’actualité dans la zone euro et au Japon afin de permettre un raffermissement de la reprise.
- Elles seront très probablement supprimées en 2022 aux États-Unis.
- Nécessité de suivre attentivement les indicateurs phares des futures pressions inflationnistes :
  - les anticipations d’inflation;
  - la croissance des salaires;
  - les coûts unitaires de main-d’œuvre (notamment dans le contexte du rééquilibrage de la demande vers les services);
  - les marges bénéficiaires des entreprises.
- Importance d’une communication efficace en matière de politique monétaire pour éviter des réactions excessives des marchés financiers.
- Les banques centrales devraient annoncer une suppression méthodique des mesures en fonction des données et indiquer la possibilité d’un réajustement du rythme de retrait si la pandémie s’aggrave à nouveau, en particulier compte tenu de l’incertitude entourant le variant Omicron.

### Stabilité financière et macroprudentiel
- Un resserrement de l’orientation de la politique monétaire risque de compromettre la stabilité financière, surtout s’il n’est pas clairement communiqué, en raison de secteurs présentant des facteurs de vulnérabilité élevés.
- Risque d’une réévaluation soudaine des risques par les marchés pouvant entraîner un resserrement des conditions financières.
- Recommandation : intervenir de manière précoce en renforçant certains dispositifs macroprudentiels pour cibler les secteurs présentant les vulnérabilités les plus importantes (voir le Rapport sur la stabilité financière dans le monde d’octobre 2021).

### Préparation au durcissement des conditions financières extérieures (pays émergents et en développement)
- Une politique monétaire moins accommodante dans les pays avancés stimulera les flux de capitaux vers l’étranger, exercerait des pressions à la baisse sur les monnaies des pays émergents et provoquera une hausse de l’inflation.
- En l’absence d’un durcissement proportionné, augmentation du coût pour les emprunteurs en devises, publics comme privés.
- Le resserrement transfère aussi des coûts dans le pays, rendant l’accès au crédit plus difficile pour les emprunteurs nationaux.
- Toutefois, de nombreux pays émergents sont plus résilients qu’au précédent cycle de resserrement : réserves plus abondantes et meilleurs soldes courants que lors de l’épisode de 2013.
- Risques persistants : endettement public et privé plus élevé ; le service de la dette pourrait s’alourdir fortement avec le relèvement des taux d’intérêt.
- Mesures recommandées pour les emprunteurs des pays émergents :
  - prolonger l’échéance de leurs dettes lorsque possible;
  - empêcher une nouvelle accentuation des déséquilibres entre monnaies de libellé des actifs et passifs;
  - exploiter la flexibilité du taux de change pour amortir les chocs.
- Dans les pays où les distorsions de marché ou les vulnérabilités des bilans limitent l’accès aux marchés, l’impact du retournement des flux de capitaux peut mettre en péril la stabilité financière : une intervention sur le marché des changes peut s’avérer nécessaire; des mesures temporaires de gestion des flux de capitaux peuvent se justifier mais ne devraient pas remplacer l’ajustement de la politique macroéconomique.
- Recommandation générale : renforcer les dispositifs de résolution pour faciliter un désendettement et une restructuration ordonnés.

### Coopération internationale et aide au financement
- Une coopération internationale indispensable pour réduire au maximum les tensions durant le prochain cycle de resserrement.
- Un accès immédiat aux liquidités en monnaie de réserve constitue une protection importante contre l’accroissement des risques à l’échelle mondiale.
- Les accords de prêt du FMI (de précaution ou de décaissement) peuvent être une solution provisoire pour atténuer l’impact des chocs.
- Pour les pays avec de gros besoins de financement et une dette non viable, l’allégement des liquidités peut ne pas être suffisant : la mise en œuvre rapide du cadre commun du G20 pour les traitements de dette est alors un mécanisme efficace pour restructurer les dettes en temps utile et de manière méthodique.
- Observation : les progrès accomplis dans les premiers cas de pays ont été trop lents; il faut de toute urgence apporter des améliorations pour faire avancer le processus et élargir le périmètre des pays couverts.

### Politique budgétaire
- Les finances publiques seront mises à rude épreuve : la dette publique mondiale a atteint des niveaux records pour couvrir les dépenses liées à la pandémie alors que les recettes fiscales se sont effondrées.
- Compte tenu de la hausse des taux d’intérêt, emprunter deviendra plus cher, surtout pour les pays qui empruntent en devises et sur des durées courtes.
- Les déficits budgétaires dans la plupart des pays devront diminuer ces prochaines années; l’ampleur du rééquilibrage dépendra du rythme de la reprise.
- En cas d’aggravation de la pandémie, le rééquilibrage pourra être freiné lorsque l’espace budgétaire le permet.
- Recommandations en cas de nouvelles restrictions de déplacement :
  - relancer des programmes de secours destinés aux ménages et aux entreprises les plus durement touchés, si besoin;
  - renforcer le soutien aux catégories de la population les plus vulnérables;
  - mieux cibler les aides afin de préserver la viabilité des finances publiques;
  - inscrire les initiatives dans des projets de budget à moyen terme crédibles et viables.
- Appui décisif de la communauté internationale indispensable aux pays à faible revenu ayant un endettement élevé pour permettre ce soutien budgétaire.
- Dans les pays où la croissance dépasse les prévisions et la reprise se confirme (exemples cités : le Chili, la Colombie, le Pérou), possibilité de mettre fin aux dépenses exceptionnelles de crise et d’accroître les recettes.
- À terme, nécessité d’une croissance plus soutenue et de recettes fiscales plus élevées pour éviter le risque de surendettement.
- Importance des réformes structurelles et d’une amélioration des cadres budgétaires (édition d’octobre 2021 du Moniteur des finances publiques).

### Réformes structurelles et éducation
- Pour une croissance plus soutenue à long terme, engager de profondes réformes structurelles et prendre des mesures correctives pour atténuer les séquelles de la pandémie.
- Les fermetures d’écoles ont interrompu l’éducation de nombreux enfants, situation particulièrement critique dans les pays à faible revenu où l’enseignement en ligne est moins accessible.
- Avertissement : à moins de combler ces pertes d’apprentissage, les fermetures risquent d’avoir des conséquences durables sur les revenus à long terme et sur la productivité nationale.
- Besoin de recycler les travailleurs pour s’adapter à un marché du travail plus numérique.
- Opportunité : accélérer la transformation numérique et l’adoption de nouvelles technologies.
- À court terme, réduction des obstacles tarifaires et commerciaux pour diminuer les perturbations des approvisionnements et les pressions inflationnistes, et faciliter une meilleure répartition des ressources.
- Importance d’une coopération internationale pour renforcer les chaînes d’approvisionnement et réduire les incitations à constituer des réserves de précaution.

### Politiques climatiques
- Face à l’urgence climatique, agir sans tarder à l’échelle mondiale.
- Des politiques mondiales coordonnées beaucoup plus vastes, dont des prix planchers du carbone, seront nécessaires pour atteindre les objectifs de la conférence de Glasgow sur le climat et éviter des changements climatiques catastrophiques.
- La tarification du carbone et la réduction des subventions aux combustibles fossiles peuvent dégager des ressources pour financer :
  - des investissements dans les infrastructures vertes;
  - des aides à la recherche sur les énergies renouvelables et les technologies de stockage;
  - des transferts compensatoires destinés aux personnes et structures pénalisées par la transition énergétique.
- Nécessité de compléter ces mesures nationales par des initiatives multilatérales de financement dotées de ressources suffisantes pour que tous les pays puissent investir dans l’atténuation et l’adaptation.

### Conditions financières mondiales et marchés (mise à jour janvier 2022)
- Les conditions financières mondiales sont restées globalement accommodantes depuis l’édition d’octobre 2021 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde, malgré un récent resserrement dû à la hausse des taux d’intérêt et à la propagation du variant Omicron.
- La flambée des contaminations a accru la volatilité des marchés financiers, retardé la réouverture d’entreprises et assombri les perspectives d’inflation.
- Les banques centrales des pays avancés ont pris des mesures en vue d’une normalisation de leur politique; plusieurs pays émergents ont continué à durcir leur politique monétaire.
- Sous l’impulsion de la hausse des taux réels, les taux mondiaux à long terme ont augmenté fortement depuis début 2022 pour atteindre des niveaux records depuis le début de la pandémie.
- Les indicateurs de marché des anticipations d’inflation ont reculé ces dernières semaines, effaçant en partie les progressions de 2021.
- Les taux réels plus élevés ont pesé sur les prix des actifs à risque; marchés des actions cédant du terrain.
- Actifs des pays émergents sous pression : élargissement des écarts de rendement sur les obligations en monnaie forte, modération des émissions d’obligations en monnaie forte, faiblesse persistante des flux d’obligations en monnaie locale hors Chine.
- Les banques centrales de nombreux pays émergents ont continué à relever leurs taux directeurs, au-dessus des niveaux antérieurs à la pandémie dans plusieurs pays.
- Risque : un nouveau durcissement des conditions financières nationales dans un contexte de déficits budgétaires et de besoins de financement extérieur élevés pourrait créer de vives tensions et menacer la reprise.
- Actifs à risque exposés à plus de volatilité dans un contexte de valorisations tendues; bénéfices des entreprises devraient dépasser les niveaux d’avant la pandémie en 2022 dans la plupart des secteurs, malgré l’exposition des secteurs liés aux déplacements internationaux.
- Sur les marchés du crédit, les écarts de rendement restent inférieurs aux niveaux moyens de 2019 malgré un élargissement modeste début 2022.
- Les prix des cryptoactifs ont chuté fortement depuis début novembre, avant l’intérêt des autorités de contrôle aux États-Unis pour ces actifs en 2022 lors du « sprint crypto ».

*Fonds monétaire international | Janvier 2022*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2022/update/january/french/textf.pdf_
