## 2.1–2.3 Scénarios, risques et réponses — Mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale, juillet 2022

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### 2.1 Scénario de référence — Croissance mondiale
- Croissance mondiale : 3,2 % en 2022 et 2,9 % en 2023.
- Prévisions inférieures aux PEM d’avril 2022 de 0,4 et 0,7 point de pourcentage, respectivement.
- Révisions à la baisse principalement dues à :
  - ralentissement plus marqué en Chine lié à des confinements prolongés,
  - durcissement des conditions financières mondiales lié à l’attente de hausses plus fortes des taux d’intérêt,
  - effets de contagion de la guerre en Ukraine.
- Observation : avec une croissance proche de 3 % en 2022–23, un recul du PIB mondial ou du PIB mondial par habitant ne fait pas partie du scénario de référence pour l’heure.
- Projections par comparaison des quatrièmes trimestres : contraction sensible de l’activité au deuxième semestre 2022.

### 2.1 Scénario de référence — Pays avancés (révisions et chiffres clés)
- Tendances générales : révisions de la croissance des principaux pays avancés en 2022–23 généralement négatives.
- États-Unis :
  - Révision à la baisse de 1,4 point de pourcentage en 2022 et de 1,3 point de pourcentage en 2023.
  - Motifs : croissance plus faible que prévu aux deux premiers trimestres de 2022 et consommation privée beaucoup moins dynamique.
- Zone euro :
  - Révision à la baisse de 0,2 point de pourcentage en 2022 et de 1,1 point de pourcentage en 2023.
  - Motifs : contagion de la guerre en Ukraine et hypothèse d’un durcissement des conditions financières (fin des achats nets d’actifs de la BCE et relèvement des taux en juillet 2022).
  - NextGenerationEU soutient l’activité dans certains pays.
- Extraits de chiffres (croissance) :
  - Production mondiale : 3,2 % en 2022, 2,9 % en 2023.
  - Pays avancés : 2,5 % en 2022, 1,4 % en 2023.
  - États-Unis : 2,3 % en 2022, 1,0 % en 2023.
  - Zone euro : 2,6 % en 2022, 1,2 % en 2023.
  - Allemagne : 1,2 % en 2022, 0,8 % en 2023.
  - France : 2,3 % en 2022, 1,0 % en 2023.
  - Italie : 3,0 % en 2022, 0,7 % en 2023.
  - Espagne : 4,0 % en 2022, 2,0 % en 2023.
  - Japon : 1,7 % en 2022, 1,7 % en 2023.
  - Royaume-Uni : 3,2 % en 2022, 0,5 % en 2023.
  - Canada : 3,4 % en 2022, 1,8 % en 2023.
  - Autres pays avancés : 2,9 % en 2022, 2,7 % en 2023.

### 2.1 Scénario de référence — Pays émergents et en développement
- Révisions à la baisse principalement imputables au net ralentissement de la Chine et au tassement de la croissance en Inde.
- Agrégats et pays clés :
  - Pays émergents et pays en développement (agrégé) : 3,6 % en 2022, 3,9 % en 2023.
  - Asie (émergents et en développement) : 4,6 % en 2022, 5,0 % en 2023.
  - Chine : révision à la baisse de 1,1 point de pourcentage en 2022, croissance ramenée à 3,3 % en 2022 (taux le plus faible en plus de quarante ans, hors début de la crise de la COVID-19 en 2020).
  - Inde : révision à la baisse de 0,8 point de pourcentage à 7,4 %.
  - Pays émergents et pays en développement d’Europe : PIB réel devant se contracter de 1,5 point de pourcentage de moins en 2022 que prévu en avril 2022, et augmenter de 0,4 point de pourcentage de moins pour 2023.
  - Amérique latine et Caraïbes : révision à la hausse de 0,5 point de pourcentage en 2022.
  - Pays en développement à faible revenu : 5,0 % en 2022, 5,2 % en 2023.

### 2.1 Inflation — Niveaux et révisions
- Inflation mondiale (4e trimestre sur 4e trimestre) : 8,3 % en 2022 (révisée à la hausse depuis 6,9 %).
- Pays avancés (prix à la consommation) : 6,6 % en 2022, 3,3 % en 2023.
  - Royaume-Uni : 10,5 % en 2022 (révision à la hausse de 2,7 points de pourcentage).
  - Zone euro : 7,3 % en 2022 (révision à la hausse de 2,9 points de pourcentage).
  - États-Unis : 7,7 % en 2022, 3,0 % en 2023.
  - Japon : 1,9 % en 2022, 1,3 % en 2023.
- Pays émergents et pays en développement (prix à la consommation) : 9,5 % en 2022, 7,3 % en 2023.
  - Inflation agrégée prévue : 10,0 % en 2022 (4e trimestre sur 4e trimestre).
  - Révisions hétérogènes : Asie modérée, Amérique latine et Caraïbes +3,0 points de pourcentage, Europe émergente +2,9 points de pourcentage.
- Projection pour 2023 : relativement inchangée (hausse de seulement 0,2 point de pourcentage sur la base d’un quatrième trimestre à l’autre).

### 2.1 Commerce mondial et prix des produits de base
- Commerce mondial (volume biens et services) : 4,1 % en 2022, 3,2 % en 2023.
  - Pays avancés (volume du commerce) : 5,3 % en 2022, 3,2 % en 2023.
  - Pays émergents et pays en développement (volume du commerce) : 2,2 % en 2022, 3,3 % en 2023.
- Appréciation du dollar en 2022 : environ 5 % en termes effectifs nominaux en juin par rapport à décembre 2021.
- Prix du pétrole (moyenne U.K. Brent, Dubaï Fateh et WTI) :
  - 2021 : 69,07 dollars le baril (cours moyen en 2021).
  - Hypothèses des marchés à terme (au 29 juin 2022) : 103,88 dollars le baril pour 2022 et 91,07 dollars le baril pour 2023.
  - Valeurs du tableau indiquées : 67,3 en 2021, 50,4 en 2022 (variations et différences notées dans le tableau).
- Hors combustibles : 10,1 % en 2021, −3,5 % en 2022 (variation selon le tableau).

### 2.2 Risques de dégradation — Principaux chocs et vulnérabilités
- Guerre en Ukraine et chocs énergétiques :
  - Volume du gaz russe par gazoduc à l’Europe tombé à environ 40 % du niveau de l’année dernière depuis avril 2022.
  - Hypothèse de référence : ce volume reculera encore pour atteindre un faible niveau d’ici au milieu de 2024.
  - Un arrêt total des exportations de gaz russe vers l’Europe en 2022 pourrait sensiblement accroître l’inflation mondiale et contraindre l’Europe à un rationnement de l’énergie réduisant fortement la croissance en 2022 et 2023.
- Inflation : trajectoires, risques et boucle prix–salaires :
  - Inflation attendue se rapprochant des niveaux d’avant la pandémie d’ici fin 2024 (attente générale).
  - Facteurs de persistance : chocs d’offre supplémentaires (alimentation, énergie), pénurie de main-d’œuvre, sensibilité accrue des prix à la demande.
  - Risques : stagflation possible en cas de chocs d’offre graves; boucle prix–salaires amplifiant l’inflation si entreprises ne peuvent absorber hausses de coûts.
- Désinflation et coûts économiques :
  - Dilemme politique : durcissement nécessaire pour réduire l’inflation sans provoquer une récession.
  - Risque de récession notable en 2023 : exemple indiqué aux États-Unis, croissance réelle du PIB ne dépassant pas 0,6 % au quatrième trimestre 2023 en glissement annuel.
  - Risque de « fragmentation financière » dans la zone euro lié au durcissement des conditions financières.
- Conditions financières mondiales et surendettement :
  - 60 % des pays à faible revenu présentent un risque élevé de surendettement ou sont en situation de surendettement (contre environ un cinquième il y a dix ans).
  - Hausse des écarts de rendement sur les obligations des pays émergents; environ un tiers des emprunteurs des pays émergents ont des obligations dont le rendement dépasse 10 %.
- Ralentissement en Chine et risques associés :
  - Scénario de référence : Chine à 3,3 % en 2022 et 4,6 % en 2023.
  - Aléas positifs : soutien budgétaire important, assouplissement de la stratégie « zéro-COVID ».
  - Aléas négatifs : nouveaux confinements, crise immobilière soudaine ou ajustement prolongé.
- Prix alimentaires, énergie et stabilité sociale :
  - Hausse des prix alimentaires et de l’énergie provoque difficultés, famines et troubles à grande échelle; ces hausses sont un signe avant-coureur robuste de troubles.
- Fragmentation économique mondiale :
  - Risque que la guerre en Ukraine contribue à fragmenter l’économie mondiale en blocs géopolitiques avec normes technologiques et systèmes de paiement distincts.

### 2.3 Effet quantitatif : scénario alternatif mondial (chocs simulés)
- Chocs considérés :
  - Réduction des exportations de pétrole russe de 30 % de plus par rapport au scénario de référence à partir du deuxième semestre 2022.
  - Cessation totale des exportations de gaz russe vers l’Europe d’ici la fin de 2022.
  - Anticipations d’inflation plus durablement élevées.
  - Durcissement des conditions financières avec hausse des primes de risque souveraines et d’entreprises.
- Effets macroéconomiques mondiaux :
  - Croissance mondiale : recul d’environ 0,6 point de pourcentage en 2022 et de 0,9 point de pourcentage en 2023 par rapport aux projections de référence.
  - Croissance dans ce scénario : environ 2,6 % en 2022 et 2,0 % en 2023.
  - Contributions à la baisse du PIB par rapport au scénario de référence (jusqu’à 2023) :
    - Restrictions sur les combustibles fossiles : environ deux cinquièmes de la baisse totale (1,5 % d’ici à 2023).
    - Hausse des anticipations d’inflation : environ un tiers.
    - Durcissement des conditions financières : environ un quart.
- Prix des produits de base dans ce scénario :
  - Prix du pétrole : augmentation d’environ 30 %.
  - Prix du gaz : flambée de près de 200 %.
- Incidence sur l’inflation des prix à la consommation :
  - À court terme : relèvement de l’inflation d’environ un point de pourcentage du fait de la hausse des prix et des anticipations.
  - En 2023 et après : baisse de la demande et durcissement des conditions financières atténueraient les effets inflationnistes.
- Impacts régionaux :
  - Europe fortement touchée : croissance de l’Union européenne en 2023 inférieure de 1,3 point de pourcentage au scénario de référence (croissance régionale proche de zéro).

### Priorités de l’action publique (synthèse des recommandations)
- Politique monétaire :
  - Durcir la politique monétaire dans les pays où l’inflation sous-jacente et les anticipations ont augmenté durablement au-dessus des cibles.
  - Mesures : réduire le bilan des banques centrales et augmenter les taux d’intérêt réels.
  - Avertissement : un durcissement monétaire gradualiste pour « protéger les vulnérables » serait probablement contreproductif.
- Politique budgétaire :
  - Protéger les plus vulnérables via des transferts budgétaires ciblés et temporaires, de préférence par stabilisateurs automatiques.
  - Toute évolution budgétaire doit être au minimum neutre pour le budget en termes corrigés des variations cycliques et compatible avec une dette soutenable.
  - Modération salariale dans le secteur public recommandée; éviter de limiter directement les prix et salaires dans le secteur privé.
- Réformes structurelles pour accroître l’offre globale :
  - Mesures proposées : hausse des crédits d’impôt sur le revenu du travail, augmentation des financements des garderies, amélioration de l’accès aux vaccins et traitements contre la COVID-19, réformes des voies d’immigration; dans les pays émergents et en développement : amélioration du climat des affaires, investissements verts, transition numérique.
- Préparation à un resserrement du crédit et à l’instabilité financière :
  - Renforcer outils macroprudentiels, améliorer cadres et procédures de résolution pour l’insolvabilité des entreprises.
  - Améliorer la mise en œuvre du cadre commun du G20 pour des restructurations rapides et efficaces.
  - Réduire la dépendance à l’emprunt en devises étrangères lorsque l’endettement est élevé; accès rapide à des liquidités en monnaie de réserve (y compris via les accords du FMI).
  - Zone euro : BCE devrait envisager un instrument anti-fragmentation judicieusement conçu.
- Réponse à la crise alimentaire et énergétique :
  - Ne pas amasser denrées et énergie; lever les obstacles au commerce (par ex. interdictions d’exportation).
  - Permettre la libre fluctuation des prix et compenser les plus faibles revenus par transferts ciblés.
  - Pour les pays subventionnant l’énergie ou l’alimentation : répercuter progressivement les prix internationaux tout en s’engageant à supprimer les subventions dans les années à venir; envisager mesures temporaires si la sécurité alimentaire est en jeu.
  - Aider les entreprises dépendantes de l’énergie par prêts subventionnés ou partiellement garantis avec partage des risques.
- Lutter contre la pandémie et réduire les risques sanitaires :
  - Objectif de vaccination : 130 pays n’ayant pas atteint l’objectif de vaccination de 70 % à la mi-2022.
  - Recommandations : campagnes de santé publique, desserrer goulets d’étranglement d’approvisionnement, garantir accès équitable aux traitements, soutenir la recherche vaccinale.
- Faciliter la transition vers une économie à faible émission de carbone :
  - Mesures climatiques crédibles et de grande ampleur; politiques budgétaires pour faciliter la transition pour ménages et entreprises.
  - Mesures temporaires sur combustibles fossiles doivent rester temporaires et faciliter l’investissement dans les énergies renouvelables.
  - Rôle du fonds fiduciaire du FMI pour la résilience et la durabilité mentionné.

*MISE À JOUR DES PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE, JUILLET 2022 — Fonds monétaire international*

### 2.1 Scénario de référence

### 2.1 Scénario de référence

### Croissance mondiale
- La croissance mondiale s’établit à 3,2 % en 2022 et se tasse à 2,9 % en 2023.
- Ces prévisions sont inférieures aux Perspectives de l’économie mondiale d’avril 2022 de 0,4 et 0,7 point de pourcentage, respectivement.
- Une croissance meilleure que prévu au premier trimestre de 2022 compense, dans plusieurs cas, un ralentissement ultérieur, entraînant une révision à la baisse nette relativement modeste de la croissance annuelle moyenne en 2022.
- Les révisions à la baisse pour la Chine, les États-Unis et l’Inde pèsent sur la croissance mondiale en 2022–23 en raison :
  - d’un ralentissement plus marqué en Chine lié à des confinements prolongés,
  - d’un durcissement des conditions financières mondiales associé à l’attente de hausses plus fortes des taux d’intérêt par les banques centrales,
  - des effets de contagion de la guerre en Ukraine.
- Avec une croissance proche de 3 % en 2022–23, un recul du PIB mondial ou du PIB mondial par habitant, parfois lié à une récession mondiale, ne fait pas partie du scénario de référence pour l’heure.
- Les projections comparant les quatrièmes trimestres indiquent une contraction sensible de l’activité au deuxième semestre 2022.

### Pays avancés
- Les révisions de la croissance des principaux pays avancés en 2022–23 sont généralement négatives.
- États-Unis :
  - Révision à la baisse de 1,4 point de pourcentage en 2022 et de 1,3 point de pourcentage en 2023.
  - Causes : croissance plus faible que prévu aux deux premiers trimestres de 2022 et consommation privée beaucoup moins dynamique (érosion du pouvoir d’achat, durcissement plus abrupt de la politique monétaire).
- Zone euro :
  - Révision à la baisse de 0,2 point de pourcentage en 2022.
  - Révision à la baisse de 1,1 point de pourcentage en 2023.
  - Explications : effets de contagion de la guerre en Ukraine et hypothèse d’un durcissement des conditions financières (fin des achats nets d’actifs de la Banque centrale européenne et relèvement des taux en juillet 2022).
  - NextGenerationEU soutient l’activité dans un certain nombre de pays européens.
- Révisions pays spécifiques (extraits du tableau) :
  - Production mondiale : 3,2 % en 2022, 2,9 % en 2023.
  - Pays avancés : 2,5 % en 2022, 1,4 % en 2023.
  - États-Unis : 2,3 % en 2022, 1,0 % en 2023.
  - Zone euro : 2,6 % en 2022, 1,2 % en 2023.
  - Allemagne : 1,2 % en 2022, 0,8 % en 2023.
  - France : 2,3 % en 2022, 1,0 % en 2023.
  - Italie : 3,0 % en 2022, 0,7 % en 2023.
  - Espagne : 4,0 % en 2022, 2,0 % en 2023.
  - Japon : 1,7 % en 2022, 1,7 % en 2023.
  - Royaume-Uni : 3,2 % en 2022, 0,5 % en 2023.
  - Canada : 3,4 % en 2022, 1,8 % en 2023.
  - Autres pays avancés : 2,9 % en 2022, 2,7 % en 2023.

### Pays émergents et pays en développement
- Révisions à la baisse essentiellement dues au net ralentissement de l’économie chinoise et au tassement de la croissance en Inde.
- Pays émergents et pays en développement (agrégé) : 3,6 % en 2022, 3,9 % en 2023.
- Asie (émergents et en développement) : 4,6 % en 2022, 5,0 % en 2023.
- Chine :
  - Révision à la baisse de 1,1 point de pourcentage en 2022, croissance ramenée à 3,3 % en 2022.
  - Remarque : 3,3 % est le taux le plus faible en plus de quarante ans, si l’on exclut le début de la crise de la COVID-19 en 2020.
- Inde :
  - Révision à la baisse de 0,8 point de pourcentage, à 7,4 %.
  - Explication : conditions extérieures moins favorables et politiques de resserrement plus rapides.
- Pays émergents et pays en développement d’Europe :
  - Le PIB réel devrait se contracter de 1,5 point de pourcentage de moins en 2022 que prévu en avril 2022, et augmenter de 0,4 point de pourcentage de moins que prévu pour 2023.
  - Motifs : croissance des exportations russes plus forte que prévu en 2022 et nouvelles sanctions contre la Russie en 2023.
- Amérique latine et Caraïbes :
  - Révision à la hausse de 0,5 point de pourcentage en 2022.
  - Facteurs : reprise plus solide dans les principaux pays (Brésil, Mexique, Colombie, Chili).
- Afrique subsaharienne et Moyen-Orient et Asie centrale :
  - Perspectives globalement inchangées ou positives en moyenne, soutenues par des cours élevés des combustibles fossiles et des métaux pour certains pays exportateurs.

### Inflation
- Inflation mondiale (4e trimestre sur 4e trimestre) : révision à la hausse à 8,3 % en 2022 contre 6,9 % dans l’édition d’avril 2022 des PEM.
- Inflation dans les pays avancés : 6,3 % en 2022 (révisée à la hausse depuis 4,8 %).
  - Royaume-Uni : inflation prévue à 10,5 % en 2022 (révision à la hausse de 2,7 points de pourcentage).
  - Zone euro : inflation prévue à 7,3 % en 2022 (révision à la hausse de 2,9 points de pourcentage).
- Prévisions pour 2023 : relativement inchangées, en hausse de seulement 0,2 point de pourcentage sur la base d’un quatrième trimestre à l’autre.
  - Raison : conviction que l’inflation reculera alors que les banques centrales durcissent leurs politiques et que les effets de base des prix de l’énergie deviendront négatifs.
- Pays émergents et pays en développement :
  - Inflation prévue à 10,0 % en 2022 sur la base d’un quatrième trimestre à l’autre.
  - Révisions hétérogènes : hausses relativement modestes en Asie (ralentissement en Chine, hausse limitée des prix des denrées alimentaires de base), plus marquées en Amérique latine et Caraïbes (augmentation de 3,0 points de pourcentage) et en Europe émergente et pays en développement (augmentation de 2,9 points de pourcentage).
- Indicateurs d’inflation extraits du tableau :
  - Prix à la consommation mondiaux : 8,3 % en 2022, 5,7 % en 2023.
  - Pays avancés (prix à la consommation) : 6,6 % en 2022, 3,3 % en 2023.
  - Pays émergents et pays en développement (prix à la consommation) : 9,5 % en 2022, 7,3 % en 2023.
  - Notes ponctuelles : taux d’inflation de 7,7 % en 2022 et 3,0 % en 2023 pour les États-Unis; 1,9 % en 2022 et 1,3 % en 2023 pour le Japon; 7,3 % en 2022 et 3,9 % en 2023 pour la zone euro.

### Commerce mondial
- Le commerce mondial (volume des biens et services) va vraisemblablement ralentir davantage en 2022 et 2023 en raison du recul de la demande mondiale et des problèmes sur les chaînes d’approvisionnement.
- L’appréciation du dollar en 2022 (environ 5 % en termes effectifs nominaux en juin par rapport à décembre 2021) a probablement ralenti la croissance du commerce mondial, compte tenu :
  - du rôle dominant du dollar dans la facturation des échanges commerciaux,
  - des effets financiers et des effets de bilan négatifs sur la demande et les importations dans les pays endettés en dollars.
- Volume du commerce mondial (extraits du tableau) :
  - Volume du commerce mondial (biens et services) : 4,1 % en 2022, 3,2 % en 2023.
  - Pays avancés (volume du commerce) : 5,3 % en 2022, 3,2 % en 2023.
  - Pays émergents et pays en développement (volume du commerce) : 2,2 % en 2022, 3,3 % en 2023.

### Prix des produits de base et autres indicateurs
- Pétrole (cours, moyenne U.K. Brent, Dubaï Fateh et West Texas Intermediate) :
  - 2021 : 69,07 dollars le baril (cours moyen en 2021).
  - Hypothèses sur la base des marchés à terme (au 29 juin 2022) : 103,88 dollars le baril pour 2022 et 91,07 dollars le baril pour 2023.
  - Valeurs du tableau : 67,3 en 2021, 50,4 en 2022, (valeurs additionnelles indiquées mais notées sous forme de différences) ; hypothèses de prix données ci‑dessus.
- Hors combustibles (moyenne fondée sur la pondération des importations mondiales de produits de base) : 10,1 % en 2021, −3,5 % (variation indiquée) en 2022 selon le tableau.
- Pour mémoire :
  - Croissance mondiale calculée sur la base des taux de change du marché : 2,9 % en 2022, 2,4 % en 2023.
  - Union européenne (agrégé) : 2,8 % en 2022, 1,6 % en 2023.
  - Pays émergents et pays à revenu intermédiaire : 3,5 % en 2022, 3,8 % en 2023.
  - Pays en développement à faible revenu : 5,0 % en 2022, 5,2 % en 2023.

*MISE À JOUR DES PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE, JUILLET 2022 — Fonds monétaire international | Juillet 2022*

### 2.2 Risques de dégradation

### 2.2 Risques de dégradation

### Guerre en Ukraine et chocs énergétiques
- Depuis avril 2022, le volume du gaz russe fourni par gazoduc à l’Europe a fortement diminué pour atteindre 40 % environ du niveau de l’année dernière.
- Les dernières prévisions de référence tiennent compte de l’attente que ce volume reculera encore pour atteindre un faible niveau d’ici au milieu de 2024.
- Un arrêt total des exportations de gaz russe vers les pays européens en 2022 pourrait :
  - sensiblement accroître l’inflation mondiale du fait de la hausse des prix énergétiques;
  - contraindre, en Europe, à un rationnement de l’énergie pesant sur les grands secteurs industriels et réduisant fortement la croissance dans la zone euro en 2022 et 2023, avec des effets de contagion transfrontaliers négatifs.
- Une grande incertitude entoure le volume de l’offre de gaz en 2022 et 2023.

### Inflation : trajectoires, risques et boucle prix–salaires
- L’inflation demeure obstinément élevée; il est généralement attendu qu’elle se rapproche de ses niveaux enregistrés avant la pandémie d’ici la fin de 2024.
- Facteurs susceptibles d’alimenter une inflation persistante :
  - nouveaux chocs d’offre sur les prix des produits alimentaires et de l’énergie liés à la guerre en Ukraine;
  - pénurie de main-d’œuvre historiquement forte dans plusieurs pays, pouvant accroître les revendications salariales;
  - sensibilité accrue des prix à la demande si la partie pertinente de la courbe d’offre devient inélastique.
- Scénarios et mécanismes :
  - Des chocs d’offre graves pourraient déclencher une stagflation (récession accompagnée d’une inflation élevée et en hausse), bien que cela ne fasse pas partie du scénario de référence.
  - Si les entreprises ne peuvent absorber une hausse des coûts de main-d’œuvre en réduisant leurs marges, l’inflation pourrait s’amplifier via une boucle prix–salaires.
  - Les décideurs pourraient sous-estimer la pénurie de main-d’œuvre ou ne pas durcir suffisamment les politiques, entraînant un désancrage des anticipations d’inflation à long terme.
  - Une hausse rapide de l’inflation pourrait être suivie d’une baisse tout aussi soudaine si la politique monétaire se resserre trop.

### Désinflation et coûts économiques
- Les principales banques centrales ont réagi à la hausse de l’inflation en augmentant les taux d’intérêt.
- Il est difficile de quantifier le resserrement nécessaire pour réduire l’inflation sans provoquer une récession; les coûts dépendent de :
  - le niveau initial d’inflation et des anticipations d’inflation;
  - la rigidité des salaires et des prix;
  - la réaction des prix et des salaires à une chute de la demande;
  - l’orientation de la politique budgétaire.
- Éléments influençant le coût actuel par rapport aux épisodes passés :
  - inflation de départ plus basse, anticipations plus faibles et mieux ancrées, et marchés du travail et des produits plus souples peuvent réduire les coûts.
  - toutefois, l’endettement des entreprises et des États pourrait amplifier les effets du durcissement monétaire et influencer la volonté des banques centrales à agir résolument.
- Risque de récession particulièrement notable en 2023 :
  - d’après les dernières prévisions, aux États-Unis, la croissance réelle du PIB ne dépassera pas 0,6 % au quatrième trimestre 2023 en glissement annuel, rendant de plus en plus difficile d’éviter une récession.
  - dans plusieurs pays avancés, la hausse des taux d’intérêt conjuguée à une faible croissance dégradera la dynamique de la dette et creusera les écarts de rendement sur les obligations souveraines et d’entreprises, en particulier dans les pays très endettés.
  - le durcissement des conditions financières contribue déjà à une divergence des taux des emprunts et suscite des préoccupations quant au risque de « fragmentation financière » dans la zone euro.

### Conditions financières mondiales et surendettement dans les économies émergentes et en développement
- Le resserrement monétaire dans les pays avancés se traduit par un durcissement des conditions financières mondialement.
- Conséquences potentielles :
  - augmentation des coûts de l’emprunt, pressions sur les réserves de change et dépréciation par rapport au dollar si les politiques intérieures ne se resserrent pas proportionnellement;
  - pertes de valorisation des bilans dans les pays dont la dette nette est libellée en dollars.
- Situation de vulnérabilité :
  - 60 % des pays à faible revenu présentent un risque élevé de surendettement ou sont déjà en situation de surendettement (restructuration de la dette ou accumulation d’arriérés) contre un cinquième d’entre eux environ il y a dix ans.
  - une fuite de capitaux généralisée depuis les pays émergents et les pays en développement pourrait amplifier le risque.
  - les écarts de rendement sur les obligations des pays émergents augmentent déjà.
- Comparaison historique :
  - des chocs analogues aux années 70-début 80 pourraient créer des déséquilibres, mais des différences importantes existent aujourd’hui : hausse du prix réel du pétrole inférieure, moindre dépendance mondiale au pétrole, durcissement commencé plus tôt, cadres de politique monétaire généralement plus solides, et moins de temps pour que les pétrodollars recyclés entraînent des déséquilibres.
  - malgré ces différences, une exposition accrue à d’autres grands créanciers bilatéraux et la pandémie récente ont créé de nouveaux facteurs de vulnérabilité en augmentant la dette publique et en fragilisant la croissance potentielle future dans de nombreux pays.

### Ralentissement en Chine et risques associés
- Scénario de référence : redressement après les confinements au deuxième semestre 2022, avec une croissance globale du PIB de 3,3 % en 2022 et de 4,6 % en 2023.
- Aléas positifs et négatifs :
  - la croissance pourrait dépasser les prévisions en cas de soutien budgétaire important et d’un aménagement de la stratégie « zéro-COVID ».
  - aléas négatifs incluent des flambées de variants plus contagieux entraînant de nouveaux confinements généralisés et des ajustements différés des prix et des bilans dans le secteur de l’immobilier pouvant provoquer une crise soudaine et plus vaste, ou un ajustement prolongé.
- Retombées mondiales :
  - un ralentissement durable en Chine aurait de fortes répercussions mondiales; un nouveau resserrement des goulets d’étranglement de l’offre pourrait faire augmenter les prix des biens de consommation mondiaux, tandis qu’une baisse de la demande atténuerait les pressions sur les produits de base et l’inflation des biens intermédiaires.

### Prix alimentaires, énergie et stabilité sociale
- La hausse des prix des produits alimentaires et de l’énergie provoque difficultés, famines et troubles à grande échelle.
- Caractéristiques particulières :
  - énergie et denrées alimentaires sont des biens essentiels difficiles à remplacer, rendant leurs hausses de prix particulièrement pénibles pour les ménages.
  - la hausse des prix alimentaires et de l’énergie est un signe avant-coureur robuste de troubles.
- Facteurs aggravants et atténuants :
  - nouveaux obstacles aux échanges ou mauvaises récoltes à cause de chaleurs extrêmes et de pénuries d’engrais risquent de créer des souffrances accrues, des famines ou des tensions.
  - alléger les difficultés logistiques liées à l’invasion de l’Ukraine, y compris le blocus de la mer Noire, pourrait atténuer ces risques.

### Fragmentation économique mondiale
- Risque grave à moyen terme : la guerre en Ukraine pourrait contribuer à fragmenter l’économie mondiale en blocs géopolitiques dotés chacun de ses normes technologiques, de ses systèmes de paiement transfrontaliers et de sa monnaie de réserve.
- Observations actuelles :
  - jusqu’à présent, peu de signes de relocalisation et le commerce mondial a été plus résilient que prévu depuis le début de la pandémie.
- Risques additionnels :
  - la fragmentation peut réduire l’efficacité de la coopération multilatérale dans la lutte contre le changement climatique et accroître le risque que la crise alimentaire en cours devienne la norme.

*Source: textf - 2.2 Risques de dégradation (PDF).*

### 2.3 Effet quantitatif : autre scénario à l’échelle mondiale

### 2.3 Effet quantitatif : autre scénario à l’échelle mondiale

### Description du scénario et chocs considérés
- Réduction des exportations de pétrole russe de 30 % de plus par rapport au scénario de référence à partir du deuxième semestre 2022.
- Cessation totale des exportations de gaz russe vers l’Europe d’ici la fin de 2022 (soit par interdiction des importations par les pays européens, soit par réduction de l’offre par la Russie).
- Anticipations d’inflation restant plus durablement élevées.
- Durcissement des conditions financières entraînant une augmentation des primes de risque souveraines et des entreprises et des primes d’échéance.

### Effets macroéconomiques mondiaux
- Croissance mondiale : recul d’environ 0,6 point de pourcentage en 2022 et de 0,9 point de pourcentage en 2023 par rapport aux projections de référence.
- Croissance attendue dans ce scénario : environ 2,6 % en 2022 et 2,0 % en 2023.
- Contribution à la baisse du PIB par rapport au scénario de référence (jusqu’à 2023) :
  - Restrictions sur les combustibles fossiles : environ deux cinquièmes de la baisse totale (1,5 % d’ici à 2023).
  - Hausse des anticipations d’inflation : environ un tiers.
  - Durcissement des conditions financières : environ un quart.
- Prix des produits de base :
  - Prix du pétrole : augmentation d’environ 30 %.
  - Prix du gaz : flambée de près de 200 %.
- Incidence sur l’inflation des prix à la consommation :
  - À court terme, effet direct de la hausse des prix et des anticipations d’inflation : relèvement de l’inflation d’environ un point de pourcentage.
  - En 2023 et après, la baisse de la demande et le durcissement des conditions financières atténueraient les effets inflationnistes.

### Impacts régionaux
- Europe particulièrement touchée :
  - Croissance de l’Union européenne en 2023 inférieure de 1,3 point de pourcentage au scénario de référence, ce qui supposerait une croissance régionale proche de zéro.
  - Remarque sur incertitude : conséquences sur le PIB d’un arrêt de la fourniture de gaz russe en Europe entourées d’une incertitude considérable, avec impacts potentiellement particulièrement lourds dans certains pays d’Europe centrale et orientale.

### Priorités de l’action publique — maîtriser l’inflation tout en protégeant les vulnérables
- Politique monétaire :
  - Les pays où l’inflation sous-jacente et les anticipations d’inflation ont augmenté durablement et sensiblement au-dessus des niveaux cibles doivent durcir la politique monétaire.
  - Mesures recommandées : réduire le bilan des banques centrales et augmenter les taux d’intérêt réels.
  - Effets à court terme : réduction de l’inflation au prix d’un ralentissement de l’activité réelle, hausse du chômage et diminution des salaires.
  - Mise en garde : un durcissement monétaire gradualiste pour protéger les vulnérables serait probablement contreproductif.
- Politique budgétaire :
  - Rôle en période de désinflation : protéger les plus vulnérables via des transferts budgétaires ciblés et temporaires, de préférence par stabilisateurs automatiques.
  - Tout changement budgétaire doit être au minimum neutre pour le budget en termes corrigés des variations cycliques et s’inscrire dans un cadre budgétaire à moyen terme crédible et compatible avec une dette soutenable.
  - Modération salariale dans le secteur public peut alléger les pressions inflationnistes ; éviter les mesures visant à limiter directement les prix et les salaires dans le secteur privé.
- Réformes structurelles :
  - Accroître l’offre globale via mesures telles que : hausse des crédits d’impôt sur le revenu du travail, augmentation des financements des garderies, amélioration de l’accès aux vaccins et traitements contre la COVID-19, réformes des voies d’immigration.
  - Dans les pays émergents et en développement : amélioration du climat des affaires, investissements verts, transition numérique pour accroître l’offre globale.

### Préparation à un resserrement du crédit et à l’instabilité financière
- Effets sur le secteur financier :
  - Hausse des taux d’intérêt : accroît le revenu net des institutions financières mais provoque des pertes liées à la diminution du nombre de prêts et à l’augmentation des taux de défaut.
  - Nécessité d’outils macroprudentiels renforcés dans les pays où les banques sont exposées à des secteurs vulnérables.
  - Importance de procédures et cadres de résolution efficaces pour l’insolvabilité des entreprises.
- Dette souveraine et mécanismes de restructuration :
  - Hausse des taux et baisse des recettes fiscales pousseront certains emprunteurs souverains au surendettement.
  - Urgence d’améliorer la mise en œuvre du cadre commun du G20 pour garantir des restructurations rapides et efficaces.
  - Rôle accru prévu des institutions multilatérales pour le soutien aux pays.
- Mesures en cas d’insuffisance de la flexibilité des taux de change : intervenir sur le marché des changes ou adopter des mesures de gestion des flux de capitaux dans un scénario de crise.
- Réduction préventive de la dépendance à l’emprunt en devises étrangères lorsque les niveaux d’endettement sont élevés.
- Accès rapide et fiable à des liquidités en monnaie de réserve (y compris via les accords du FMI) pour permettre des ajustements méthodiques.
- Zone euro : la Banque centrale européenne devrait envisager un instrument anti-fragmentation judicieusement conçu pour compléter les outils existants, sans fausser les marchés au point d’empêcher les prix de rendre compte des risques fondamentaux.

### Réponse à la crise alimentaire et à la crise énergétique
- Fin de l’invasion de l’Ukraine et du blocus de la mer Noire permettrait d’augmenter l’offre de produits de base sur les marchés mondiaux.
- Ne pas amasser des denrées alimentaires et de l’énergie ; lever les obstacles au commerce (par exemple interdictions d’exportation de denrées alimentaires).
- Décision de l’OMC en juin 2022 : exemption des achats du Programme alimentaire mondial des restrictions à l’exportation.
- Recommendation générale : permettre la libre fluctuation des prix ; utiliser des transferts d’argent ciblés pour compenser l’impact sur les plus faibles revenus.
- Subventions et prix :
  - Les pays subventionnant l’énergie ou les denrées alimentaires devraient répercuter progressivement les prix internationaux sur les consommateurs, tout en s’engageant à supprimer les subventions dans les années à venir.
  - Si la sécurité alimentaire est en jeu et toutes les autres options épuisées, envisager des mesures temporaires (subvention des prix, distribution directe d’aliments de base).
- Aide aux entreprises dépendantes de l’énergie : prêts subventionnés ou partiellement garantis assortis d’un partage des risques avec les banques privées pour prévenir les faillites et préserver les chaînes d’approvisionnement.

### Écarter les risques liés à la pandémie tout en limitant les perturbations économiques
- Vaccination :
  - Quelque 130 pays n’ont pas atteint l’objectif de vaccination de 70 % à la mi-2022 préconisé par la proposition du FMI pour mettre fin à la pandémie.
  - Vaccination universelle considérée comme le meilleur bouclier contre la persistance de l’absentéisme pour raisons médicales et contre d’autres variants.
- Actions recommandées : vastes campagnes de santé publique pour encourager la vaccination, desserrer les goulets d’étranglement d’approvisionnement et distribution des vaccins, garantir un accès équitable aux traitements.
- Soutien public essentiel pour les réponses aux futures épidémies et pour promouvoir la recherche de nouvelles technologies vaccinales.

### Faciliter la transition vers une économie à faible émission de carbone
- Nécessité d’une action multilatérale urgente pour atténuer le changement climatique.
- Mesures temporaires vers les combustibles fossiles (p. ex. charbon) doivent rester temporaires et ne pas augmenter les émissions globales ; elles doivent faciliter l’investissement dans les énergies renouvelables.
- Accélérer l’adoption de mesures climatiques crédibles et de grande ampleur pour accroître l’offre d’énergie verte.
- Politique budgétaire : faciliter la transition pour les ménages et les entreprises qui supportent l’essentiel des coûts de transition.
- Mention : le fonds fiduciaire du FMI pour la résilience et la durabilité peut aider les pays à renforcer leur résilience face aux défis structurels à plus long terme.

### Évolution récente des conditions financières mondiales (encadré — mises à jour)
- Resserrement net des conditions financières mondiales depuis avril 2022.
- Dans les pays émergents, les conditions se rapprochent du pic de resserrement de mars 2020 ; dans les pays avancés, elles sont remontées aux niveaux moyens à long terme.
- Facteurs : hausse des taux d’intérêt, baisse des valorisations des entreprises, forte volatilité des marchés, liquidité exceptionnellement faible sur les marchés des titres à revenu fixe et des actions.
- Cryptoactifs : ventes massives ayant entraîné des pertes importantes, effondrement de stablecoins algorithmiques et de fonds spéculatifs en cryptomonnaie ; répercussions limitées jusqu’à présent sur le système financier global.
- Rendements obligataires souverains dans les pays avancés : forte augmentation suite aux actions et communications des banques centrales visant à maîtriser l’inflation.
- Anticipations des marchés : signalent actuellement des baisses de taux en 2023 et 2024 dans certains pays avancés.
- Actions : forte chute des cours, particulièrement dans les secteurs à valorisations élevées (consommation discrétionnaire, technologies de l’information) et dans les secteurs cycliques et sensibles aux coûts de l’énergie.
- Émetteurs des pays émergents :
  - Écarts pour les émetteurs de qualité inférieure : augmentation de 104 points de base depuis avril.
  - Environ un tiers des emprunteurs des pays émergents ont maintenant des obligations dont le rendement dépasse 10 % (record après la crise financière mondiale).
  - Émissions en devises fortes : rythme le plus lent depuis 2015 et baisse de plus de 40 % par rapport à 2021.
- Flux de portefeuille vers obligations et actions en monnaie locale : pression marquée, hétérogénéité selon les pays.
- Les investisseurs différencient les pays émergents en fonction des perspectives d’inflation et de politique monétaire, et de l’exposition aux marchés des matières premières.

*Fonds monétaire international — MISE À JOUR DES PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE, JUILLET 2022*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2022/update/july/french/textf.pdf_
