## textf

## Source details

**Canonical URL:** [textf](https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2023/update/july/french/textf.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/files/publications/weo/2023/update/july/french/textf.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/files/publications/weo/2023/update/july/french/textf.pdf.json)

---

### Aperçu général et perspectives macroéconomiques
- Croissance mondiale prévue : "de 3,5 % en 2022 à 3,0 % en 2023 et 2024."
- Inflation mondiale prévue : "de 8,7 % en 2022 à 6,8 % en 2023, puis 5,2 % en 2024."
- Inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) : "devrait ralentir plus graduellement, et les prévisions concernant l’inflation en 2024 ont été révisées à la hausse."
- Risques atténués récemment par : sortie de l’impasse sur le plafond de la dette américaine ; mesures pour endiguer les turbulences dans le secteur bancaire américain et suisse.
- Principaux risques à la baisse : intensification de la guerre en Ukraine, phénomènes météorologiques extrêmes, reprise des turbulences du secteur financier, ralentissement de la reprise chinoise lié au secteur immobilier, extension de situations de surendettement souverain.
- Scénario positif : inflation qui ralentit plus rapidement que prévu et demande intérieure plus résiliente.

### Facteurs influant sur les perspectives
- Situation post‑COVID et géopolitique :
  - Reprise marquée par divergences entre secteurs et régions.
  - OMS a annoncé en mai qu’elle ne considère plus la COVID-19 comme une « urgence sanitaire mondiale ».
- Chaînes d’approvisionnement : "se sont largement rétablies", coûts d’expédition et délais revenus aux niveaux antérieurs à la pandémie.
- Pressions à la baisse sur l’activité : hausse des taux directeurs, inflation élevée érodant le pouvoir d’achat, durcissement des conditions d’octroi de prêts dans les pays avancés.
- Effets sur finances publiques : hausse des coûts de la dette réduit la marge de manœuvre, en particulier dans les pays les plus pauvres.
- Réorientation de la consommation : basculement vers les services presque achevé dans les pays avancés ; contribution importante du secteur des services à la résilience du premier trimestre 2023.
- Faiblesses sectorielles : industrie manufacturière et formation brute de capital fixe fortement ralenties ou en contraction dans les principaux pays avancés ; commerce international et production manufacturière en nouvel affaiblissement.
- Excès d’épargne : diminution dans les pays avancés, en particulier aux États-Unis, réduisant le volant de protection contre les chocs.

### Inflation et politique monétaire
- Évolution des prix de l’énergie et des denrées : "les cours de l’énergie et des denrées alimentaires ont considérablement baissé par rapport aux sommets atteints en 2022, même si les prix restent élevés pour les denrées alimentaires."
- Inflation hors énergie et alimentation : "a, en moyenne, ralenti plus graduellement et reste nettement supérieure aux objectifs de la plupart des banques centrales."
- Facteurs de persistance : répercussion des chocs antérieurs, bénéfices élevés des entreprises, pénuries de main-d’œuvre, forte croissance des salaires, faible croissance de la productivité.
- Décisions de banques centrales :
  - Réserve fédérale : "a suspendu ses hausses de taux à l’occasion de sa réunion de juin, mais en a annoncé d’autres à venir."
  - Banque d’Angleterre, Banque de réserve d’Australie, Banque du Canada, Banque centrale européenne : "ont continué de relever leurs taux."
  - Banque du Japon : "a maintenu les taux d’intérêt à un niveau proche de zéro."
  - Chine : "la banque centrale a récemment réduit ses taux directeurs."
- Hypothèses sur les taux :
  - Réserve fédérale : pic "environ 5,6 %".
  - Banque centrale européenne : taux directeur "jusqu’à un maximum de 3¾ % en 2023".
  - Taux d’intérêt réels : "susceptibles de rester élevés même lorsque les taux nominaux commenceront à diminuer."

### Secteur financier, accès au crédit et gestion des tensions
- Tensions bancaires : "les fortes tensions dans le secteur bancaire se sont atténuées" après la réaction rapide des autorités en mars 2023.
- Conditions financières mondiales : "se sont assouplies" depuis l’édition d’avril 2023 des PEM.
- Accès au crédit : banques des pays avancés ont "considérablement restreint l’accès au crédit au cours du premier trimestre 2023" et devraient continuer à le faire ; diminution des prêts aux entreprises et des prêts immobiliers commerciaux observée.
- Mécanismes à privilégier en cas de tensions : fournir rapidement des liquidités tout en atténuant l’aléa moral.
- Rôle des banques centrales : recours à des instruments apportant des liquidités de manière rapide et déterminée pour limiter la contagion tout en maîtrisant le risque d’aléa moral.
- Limites : les banques centrales "ne disposent pas des moyens nécessaires pour faire face aux problèmes d’insolvabilité"; nécessité que les pouvoirs publics reconstituent un espace budgétaire si des ressources réelles doivent être mobilisées.
- Dispositif mondial : recours plein au dispositif mondial de sécurité financière mis en place par les institutions financières internationales, y compris les accords à titre de précaution du FMI, pour les pays exposés à des chocs extérieurs.

### Chine — reprise, vulnérabilités et dynamique récente
- Réouverture : rebond de l’activité manufacturière et de la consommation de services au début de l’année après la fin des confinements stricts.
- Contributions à la croissance séquentielle : exportations nettes en février et mars grâce au retour à la normale des chaînes d’approvisionnement et à la mise en production des commandes en souffrance.
- Poids du secteur immobilier : "la faiblesse persistante du secteur immobilier pèse sur l’investissement."
- Marché du travail : "augmentation du chômage des jeunes (20,8 % en mai 2023)."
- Dynamique récente : données de haute fréquence jusqu’en juin confirment "un ralentissement de la dynamique au deuxième trimestre 2023."
- Scénario d’appui public : en Chine, un appui public plus fort (par ex. transferts conditionnels aux ménages) pourrait rendre la reprise plus durable mais accroîtrait les pressions inflationnistes et exigerait un durcissement monétaire.

### Ralentissement de la croissance et modification de sa composition — chiffres clés
- Prévisions agrégées : "La croissance mondiale devrait passer de 3,5 % en 2022 à une moyenne annuelle de 3,0 % en 2023 et 2024."
- Révision par rapport à avril 2023 : "la croissance a été revue à la hausse de 0,2 point de pourcentage pour 2023 et est restée inchangée pour 2024."
- Comparaison historique : prévisions "demeurent bien en deçà de la moyenne annuelle historique (2000–19) de 3,8 %."
- Pays avancés : "5,4 2,7 1,5 1,4" (Production: 2021, 2022, 2023, 2024 extract)
- États‑Unis : "5,9 2,1 1,8 1,0"
- Zone euro : "5,3 3,5 0,9 1,5"
- Chine : "8,4 3,0 5,2 4,5"
- Inde : "9,1 7,2 6,1 6,3"
- Commerce mondial (biens et services) : "10,7 5,2 2,0 3,7"
- Prix du pétrole (séries annuelles et variations) : "65,8 39,2 –20,7 –6,2"
- Prix à la consommation dans le monde : "4,7 8,7 6,8 5,2"
- Note d’hypothèse : "Il est supposé que les taux de change effectifs réels restent aux niveaux observés entre le 2 mai et le 30 mai 2023."

### Hypothèses sur le cours du pétrole (Section 2)
- Hypothèses retenues (au 1er juin 2023) : "76,43 dollars le baril en 2023 et 71,68 dollars le baril en 2024."
- Évolution historique et projection : "ont augmenté de 39 % en 2022 et devraient chuter d’environ 21 % en 2023."

### Projections régionales et par pays (extraits)
- Zone euro : "3,5 % en 2022, 0,9 % en 2023, 1,5 % en 2024." Révisions 2023 : Italie +0,4 point ; Espagne +1,0 point ; Allemagne –0,2 point à –0,3 %.
- Royaume‑Uni : "4,1 % en 2022, 0,4 % en 2023, 1,0 % en 2024." Révision 2023 : +0,7 point.
- Japon : "1,0 % en 2022, 1,4 % en 2023, 1,0 % en 2024."
- Pays émergents et pays en développement (ensemble) : "4,0 % en 2023, 4,1 % en 2024." Révisions : +0,1 point pour 2023 ; –0,1 point pour 2024.
- Asie (pays émergents et en développement d’Asie) : "5,3 % en 2023, 5,0 % en 2024." Révision 2024 : –0,1 point.
  - Chine : "5,2 % en 2023, 4,5 % en 2024."
  - Inde : "6,1 % en 2023" (révision +0,2 point).
- Europe (émergents et en développement) : "1,8 % en 2023 (révision +0,6 point), 2,2 % en 2024." Russie : "1,5 % en 2023" (révision +0,8 point).
- Amérique latine et Caraïbes : "3,9 % en 2022, 1,9 % en 2023 (révision +0,3 point), 2,2 % en 2024."
  - Brésil : "2,1 % en 2023" (révision +1,2 point).
  - Mexique : "2,6 % en 2023" (révision +0,8 point).
- Moyen‑Orient et Asie centrale : "5,4 % en 2022, 2,5 % en 2023" (révision –0,4 point).
  - Arabie saoudite : "8,7 % en 2022 à 1,9 % en 2023" (révision –1,2 point).
- Afrique subsaharienne : "3,5 % en 2023, 4,1 % en 2024."
  - Afrique du Sud : "0,3 % en 2023" (révision +0,2 point).

### Inflation hors énergie et alimentation — chiffres et implications
- Moyenne annuelle : "6,5 % en 2022, 6,0 % en 2023, 4,7 % en 2024."
- Révisions : hausse de 0,3 point pour 2023 et de 0,4 point pour 2024 dans les pays avancés (par rapport à avril 2023); révisions globales : –0,2 point pour 2023 ; +0,4 point pour 2024.
- Persistance : dans environ la moitié des pays, le taux de l’inflation hors énergie et alimentation ne devrait pas diminuer en 2023; en glissement annuel au quatrième trimestre, dans environ 88 % des pays pour lesquels des données trimestrielles sont disponibles, ce taux devrait enregistrer une baisse.
- Pays avec objectifs d’inflation : l’inflation devrait rester supérieure à l’objectif pour 96 % d’entre eux en 2023 et pour 89 % d’entre eux en 2024.
- Projections pays avancés (exemples) :
  - Zone euro : "5,2 % en 2023, 2,8 % en 2024."
  - Japon : "3,4 % en 2023, 2,7 % en 2024."
  - États‑Unis : "4,4 % en 2023, 2,8 % en 2024."

### Scénarios favorables et défavorables (risques)
- Scénarios favorables :
  - Inflation hors énergie et alimentation ralentissant plus rapidement que prévu (effet baisse des cours de l’énergie et compression des marges).
  - Diminution du nombre d’emplois vacants favorisant un assouplissement des marchés du travail sans besoin d’augmentation nette du chômage.
  - Demande intérieure plus solide que prévu dans certains pays.
- Scénarios défavorables :
  - Persistance de l’inflation (pénuries de main-d’œuvre, dépréciation des devises, désancrage des anticipations).
  - Chocs climatiques (El Niño) provoquant hausses des cours des produits de base.
  - Intensification de la guerre en Ukraine.
  - Réajustement des marchés financiers entraînant hausse soudaine des anticipations de taux et resserrement des conditions financières.
  - Reprise en Chine moins forte que prévu (contraction plus forte du secteur immobilier).
  - Surendettement croissant : part des pays émergents et en développement dont les écarts de taux sur la dette souveraine > 1 000 points de base : "25 % en juin (contre 6,8 % il y a deux ans)."
  - Accentuation de la fragmentation géoéconomique.

### Priorités et recommandations de politique
- Objectif macroéconomique central : "faire durablement baisser les prix tout en garantissant la stabilité financière."
- Monétaire :
  - Les banques centrales des pays où l’inflation hors énergie et alimentation est élevée et persistante doivent maintenir une orientation monétaire stricte, avec des taux réels supérieurs à la valeur neutre, jusqu’à signes clairs de ralentissement de l’inflation sous-jacente.
  - Ajuster les politiques monétaires selon les données disponibles et éviter un assouplissement prématuré.
  - Recours continu à des outils pour maintenir la stabilité financière lorsque nécessaire.
- Budgétaire :
  - Constituer des réserves budgétaires et veiller à ce que la composition du rééquilibrage budgétaire "garantisse un appui ciblé aux plus vulnérables."
  - Prévoir par voie législative des réductions des dépenses publiques ou des augmentations d’impôts pour assurer la viabilité de la dette publique et renforcer la crédibilité des stratégies de désinflation.
  - Retrait progressif des mesures budgétaires non ciblées, y compris subventions à l’énergie.
  - Pour les pays en situation de surendettement ou à risque élevé, en plus d’un rééquilibrage en temps opportun, il peut être nécessaire de restructurer la dette.
- Stabilité financière :
  - Renforcer la supervision (mise en œuvre de Bâle III, suppression des mesures de report d’échéances) et la surveillance des risques.
  - Combler les lacunes de la surveillance du secteur financier non bancaire.
  - Mesures macroprudentielles préventives pour les banques et établissements non bancaires.
- Offre et résilience climatique :
  - Réformes du marché du travail pour encourager la participation et réduire les frictions.
  - Programmes de formation à court terme, législation augmentant la flexibilité du travail, mesures facilitant les flux d’immigration régulière.
  - Politique industrielle sélective si l’espace budgétaire le permet et si des défaillances du marché sont établies; éviter les exigences sur la teneur en éléments d’origine locale et les barrières commerciales.
  - Encourager les investissements dans les énergies propres.
  - Renforcer la coopération multilatérale pour accélérer la transition écologique et réglementer les nouvelles technologies.

### Gestion de la dette, accès au financement et coordination internationale
- Déficits et dette publique : dépassent les niveaux antérieurs à la pandémie, nécessitant souvent un rééquilibrage budgétaire crédible à moyen terme.
- Projection d’ajustement budgétaire : "l’ajustement devrait représenter en moyenne 0,5 % du PIB en 2024 (sur la base de la variation des soldes budgétaires structurels), tant dans les pays avancés que dans les pays émergents et les pays en développement."
- Pour les pays ayant accès aux marchés internationaux, le rythme du rééquilibrage doit dépendre de la vigueur de la demande privée.
- Besoins de financement extérieur : l’ampleur des besoins de financement extérieur à court terme met à rude épreuve la capacité de nombreux pays émergents et pays à faible revenu.
- Écarts de rendement : niveaux historiquement élevés, entravant l’accès au marché pour de nombreux pays dépendant d’emprunts à court terme.
- Coordination pour la résolution de la dette : accélérer l’utilisation du cadre commun du G20 et de la table ronde mondiale sur la dette souveraine; objectif de diffuser un signal positif pour abaisser les coûts d’emprunt à court terme.
- Exemple : accord récent entre la Zambie et son comité de créanciers officiels cité comme signal positif.

### Encadré — Mise à jour du Rapport sur la stabilité financière dans le monde (Juillet 2023)
- Marchés financiers : semblent optimistes et les conditions financières se sont pour la plupart assouplies depuis l’édition d’avril 2023 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde.
- Risque : de bonnes surprises en matière d’inflation pourraient provoquer une réévaluation soudaine et brutale des prix des actifs financiers, durcissant les conditions financières mondiales.
- Secteur bancaire et crédit :
  - Inquiétudes immédiates atténuées, mais la croissance des prêts bancaires dans les pays avancés a ralenti.
  - Le niveau élevé des taux d’intérêt entraînera probablement un resserrement des conditions de crédit.
  - Pressions : transferts de dépôts aux États-Unis, remboursements obligatoires des prêts TLTRO dans la zone euro, resserrement quantitatif et émission de bons du Trésor aux États-Unis.
  - Affaiblissement de la qualité du crédit des emprunteurs commerciaux ; chute des prix de l’immobilier commercial et résidentiel dans de nombreux pays.
- Pays émergents :
  - Les plus grands pays émergents ont bien résisté aux turbulences bancaires de mars 2023.
  - De nombreux pays émetteurs d’obligations souveraines moins bien notés peinent à maintenir l’accès aux marchés internationaux.
  - Au deuxième trimestre, les écarts pour les pays moins bien notés sont restés nettement supérieurs à la fourchette historique des émissions ("880 points de base").
  - "18 pays présentent des écarts se situant à des niveaux préoccupants (plus de 1 000 points de base)."
  - En 2023, ces écarts élevés ont rendu très difficile l’émission de nouveaux titres de créance en monnaie forte pour les pays préémergents.

*Fonds monétaire international | Juillet 2023*

### Section 1

### JUIL. 2023 PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE — MISE À JOUR

### Aperçu général
- Croissance mondiale prévue : "de 3,5 % en 2022 à 3,0 % en 2023 et 2024."
- Inflation mondiale prévue : "de 8,7 % en 2022 à 6,8 % en 2023, puis 5,2 % en 2024."
- Inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) : "devrait ralentir plus graduellement, et les prévisions concernant l’inflation en 2024 ont été révisées à la hausse."
- Risques récents atténués par : sortie de l’impasse sur le plafond de la dette américaine ; mesures pour endiguer les turbulences dans le secteur bancaire américain et suisse.
- Principaux risques à la baisse : intensification de la guerre en Ukraine, phénomènes météorologiques extrêmes, reprise des turbulences du secteur financier, ralentissement de la reprise chinoise lié au secteur immobilier, extension de situations de surendettement souverain.
- Scénario positif : inflation qui ralentit plus rapidement que prévu et demande intérieure plus résiliente.

### Facteurs influant sur les perspectives
- Situation post‑COVID et géopolitique : reprise marquée par divergences entre secteurs et régions ; OMS a annoncé en mai qu’elle ne considère plus la COVID-19 comme une « urgence sanitaire mondiale ».
- Chaînes d’approvisionnement : "se sont largement rétablies", coûts d’expédition et délais revenus aux niveaux antérieurs à la pandémie.
- Pressions à la baisse sur l’activité : hausse des taux directeurs, inflation élevée érodant le pouvoir d’achat, durcissement des conditions d’octroi de prêts dans les pays avancés.
- Effets sur finances publiques : hausse des coûts de la dette réduit la marge de manœuvre, en particulier dans les pays les plus pauvres.
- Réorientation de la consommation : basculement vers les services presque achevé dans les pays avancés ; contribution importante du secteur des services à la résilience du premier trimestre 2023.
- Faiblesses sectorielles : industrie manufacturière et formation brute de capital fixe fortement ralenties ou en contraction dans les principaux pays avancés ; commerce international et production manufacturière en nouvel affaiblissement.
- Excès d’épargne : diminution dans les pays avancés, en particulier aux États-Unis, réduisant le volant de protection contre les chocs.

### Inflation et politique monétaire
- Évolution des prix de l’énergie et des denrées : "les cours de l’énergie et des denrées alimentaires ont considérablement baissé par rapport aux sommets atteints en 2022, même si les prix restent élevés pour les denrées alimentaires."
- Inflation hors énergie et alimentation : "a, en moyenne, ralenti plus graduellement et reste nettement supérieure aux objectifs de la plupart des banques centrales."
- Facteurs de persistance de l’inflation hors énergie et alimentation : répercussion des chocs antérieurs, bénéfices élevés des entreprises, pénuries de main-d’œuvre, forte croissance des salaires, faible croissance de la productivité.
- Décisions de banques centrales :
  - Réserve fédérale : "a suspendu ses hausses de taux à l’occasion de sa réunion de juin, mais en a annoncé d’autres à venir."
  - Banque d’Angleterre, Banque de réserve d’Australie, Banque du Canada, Banque centrale européenne : "ont continué de relever leurs taux."
  - Banque du Japon : "a maintenu les taux d’intérêt à un niveau proche de zéro" dans le cadre de son assouplissement quantitatif et contrôle de la courbe des rendements.
  - Chine : "la banque centrale a récemment réduit ses taux directeurs."

### Secteur financier et accès au crédit
- Tensions bancaires : "les fortes tensions dans le secteur bancaire se sont atténuées" après la réaction rapide des autorités en mars 2023, limitée aux banques régionales aux États-Unis et au Credit suisse.
- Conditions financières mondiales : "se sont assouplies" depuis l’édition d’avril 2023 des PEM.
- Accès au crédit : banques des pays avancés ont "considérablement restreint l’accès au crédit au cours du premier trimestre 2023" et devraient continuer à le faire ; diminution des prêts aux entreprises et des prêts immobiliers commerciaux observée.
- Mécanismes à privilégier en cas de tensions : fournir rapidement des liquidités tout en atténuant l’aléa moral.

### Chine : reprise et vulnérabilités
- Effet de la réouverture : rebond de l’activité manufacturière et de la consommation de services au début de l’année après la fin des confinements stricts.
- Contributions à la croissance séquentielle : exportations nettes en février et mars grâce au retour à la normale des chaînes d’approvisionnement et à la mise en production des commandes en souffrance.
- Poids du secteur immobilier : "la faiblesse persistante du secteur immobilier pèse sur l’investissement."
- Marché du travail : "augmentation du chômage des jeunes (20,8 % en mai 2023)."
- Dynamique récente : données de haute fréquence jusqu’en juin confirment "un ralentissement de la dynamique au deuxième trimestre 2023."

### Ralentissement de la croissance et modification de sa composition
- Prévisions agrégées : "La croissance mondiale devrait passer de 3,5 % en 2022 à une moyenne annuelle de 3,0 % en 2023 et 2024."
- Révision par rapport à avril 2023 : "la croissance a été revue à la hausse de 0,2 point de pourcentage pour 2023 et est restée inchangée pour 2024."
- Comparaison historique : prévisions "demeurent bien en deçà de la moyenne annuelle historique (2000–19) de 3,8 %."
- Pays avancés : croissance prévue "de 2,7 % en 2022 à 1,5 % en 2023", avec "une révision à la hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport à l’édition d’avril 2023 des PEM"; croissance projetée "à 1,4 % pour ce groupe de pays en 2024."
- États‑Unis : croissance prévue "passant de 2,1 % en 2022 à 1,8 % en 2023, puis à 1,0 % en 2024"; prévisions pour 2023 "revues à la hausse de 0,2 point de pourcentage."
- Commerce mondial : "devrait passer de 5,2 % en 2022 à 2,0 % en 2023, avant de remonter à 3,7 % en 2024", comparé à la moyenne 2000–19 de "4,9 %."
- Facteurs expliquant le recul du commerce : trajectoire de la demande mondiale, composition de la demande en faveur des services intérieurs, appréciation du dollar freinant les échanges, multiplication des obstacles aux échanges.

### Hypothèses clés et chiffres particuliers
- Prix du pétrole : "ont augmenté de 39 % en 2022 et devraient chuter d’environ 21 % en 2023."
- Taux d’intérêt : hypothèses révisées à la hausse en raison du resserrement effectif et annoncé depuis avril ; Réserve fédérale et Banque d’Angleterre "devraient désormais relever leurs taux ... (jusqu’à un pic d’environ 5,6 % pour la Réserve fédérale), avant de les réduire en 2024." Banque centrale européenne "devrait augmenter son taux directeur jusqu’à un maximum de 3¾ % en 2023 et l’abaisser progressivement en 2024."
- Taux d’intérêt réels : "susceptibles de rester élevés même lorsque les taux nominaux commenceront à diminuer."
- Tableau de projections (extraits clés) — taux et évolutions telles que fournies dans la section :
  - Production mondiale : "6,3 3,5 3,0 3,0" (2021, 2022, 2023, 2024).
  - Pays avancés : "5,4 2,7 1,5 1,4".
  - États‑Unis : "5,9 2,1 1,8 1,0".
  - Zone euro : "5,3 3,5 0,9 1,5".
  - Chine : "8,4 3,0 5,2 4,5".
  - Inde : "9,1 7,2 6,1 6,3" (présentation par exercice budgétaire précisée).
  - Volume du commerce mondial (biens et services) : "10,7 5,2 2,0 3,7".
  - Prix des produits de base — pétrole : "65,8 39,2 –20,7 –6,2" (séries annuelles et variations telles que indiquées).
  - Prix à la consommation dans le monde : "4,7 8,7 6,8 5,2" (pays avancés et pays émergents et pays en développement détaillés dans le tableau).
- Note d’hypothèse : "Il est supposé que les taux de change effectifs réels restent aux niveaux observés entre le 2 mai et le 30 mai 2023."

### Recommandations et priorités de politique
- Priorité macroéconomique : "faire durablement baisser les prix tout en garantissant la stabilité financière."
- Rôle des banques centrales : "continuer de mettre l’accent sur le rétablissement de la stabilité des prix et le renforcement de la supervision financière et de la surveillance des risques."
- Actions en cas de tensions sur les marchés : fournir rapidement des liquidités tout en atténuant l’aléa moral.
- Politique budgétaire : constituer des réserves budgétaires et veiller à ce que la composition du rééquilibrage budgétaire "garantisse un appui ciblé aux plus vulnérables."
- Réformes côté offre : "améliorations du côté de l’offre faciliteraient le rééquilibrage des finances publiques et un recul plus progressif de l’inflation vers les niveaux visés."

*Fonds monétaire international | Juillet 2023 — MISE À JOUR DES PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE (Section 1).*

### Section 2

### Section 2

### Hypothèses sur le cours du pétrole
- Hypothèses retenues sur la base des marchés à terme (au 1er juin 2023) : 76,43 dollars le baril en 2023 et 71,68 dollars le baril en 2024.

### Aperçu des projections mondiales et régionales
- Croissance globale et principaux chiffres :
  - Croissance mondiale (contexte général) : projections détaillées par région et pays (voir points suivants).
- Zone euro :
  - Croissance : 3,5 % en 2022, 0,9 % en 2023, 1,5 % en 2024.
  - Révisions par pays en 2023 : Italie +0,4 point de pourcentage ; Espagne +1,0 point de pourcentage ; Allemagne révision à la baisse de 0,2 point de pourcentage à –0,3 %.
- Royaume-Uni :
  - Croissance : 4,1 % en 2022, 0,4 % en 2023, 1,0 % en 2024.
  - Révision pour 2023 : +0,7 point de pourcentage (consommation et investissement supérieurs aux attentes, effets de la baisse des cours de l’énergie, diminution de l’incertitude post-Brexit, résilience du secteur financier).
- Japon :
  - Croissance : 1,0 % en 2022, 1,4 % en 2023, 1,0 % en 2024.
  - Légère révision à la hausse pour 2023 due à la demande refoulée et à une politique d’aisance monétaire.
- Pays émergents et pays en développement (ensemble) :
  - Croissance : 4,0 % en 2023, 4,1 % en 2024.
  - Révisions : +0,1 point de pourcentage pour 2023 ; –0,1 point de pourcentage pour 2024.
  - Dispersion : environ 61 % des pays de ce groupe devraient connaître une croissance plus rapide en 2023.
- Asie (pays émergents et en développement d’Asie) :
  - Croissance : 5,3 % en 2023, 5,0 % en 2024.
  - Révision pour 2024 : –0,1 point de pourcentage.
  - Chine : 5,2 % en 2023, 4,5 % en 2024 (prévisions inchangées), avec changement de composition (consommation conforme aux projections d’avril 2023 ; investissement inférieur à cause du ralentissement immobilier ; exportations nettes plus élevées que prévu compensant partiellement).
  - Inde : croissance attendue à 6,1 % en 2023 (révision à la hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport à avril).
- Europe (pays émergents et en développement d’Europe) :
  - Croissance : 1,8 % en 2023 (révision à la hausse de 0,6 point de pourcentage par rapport à avril), 2,2 % en 2024.
  - Russie : prévisions révisées à la hausse de 0,8 point de pourcentage pour 2023, à 1,5 %.
- Amérique latine et Caraïbes :
  - Croissance : 3,9 % en 2022, 1,9 % en 2023 (révision à la hausse de 0,3 point de pourcentage par rapport à avril), 2,2 % en 2024.
  - Brésil : 2,1 % en 2023 (révision à la hausse de 1,2 point de pourcentage par rapport à avril).
  - Mexique : 2,6 % en 2023 (révision à la hausse de 0,8 point de pourcentage).
- Moyen-Orient et Asie centrale :
  - Croissance : 5,4 % en 2022, 2,5 % en 2023 (révision à la baisse de 0,4 point de pourcentage), 2024 non spécifié dans l’extrait.
  - Arabie saoudite : de 8,7 % en 2022 à 1,9 % en 2023 (révision à la baisse de 1,2 point de pourcentage) en raison de réductions de production liées à l’accord de l’OPEP+.
- Afrique subsaharienne :
  - Croissance : 3,5 % en 2023, 4,1 % en 2024.
  - Nigeria : taux de croissance 2023 et 2024 en diminution progressive (projections d’avril).
  - Afrique du Sud : croissance prévue à 0,3 % en 2023 (révision à la hausse de 0,2 point de pourcentage depuis avril).

### Inflation et inflation hors énergie et alimentation
- Inflation globale :
  - Moyenne annuelle : 8,7 % en 2022, 6,8 % en 2023, 5,2 % en 2024.
  - Comparaison pré-pandémie (2017–19) : environ 3,5 %.
  - Révisions : prévisions pour 2023 révisées à la baisse de 0,2 point de pourcentage (principalement à cause de la faiblesse de l’inflation en Chine) ; prévisions pour 2024 révisées à la hausse de 0,3 point de pourcentage (en raison d’un niveau plus élevé de l’inflation hors énergie et alimentation).
- Inflation hors énergie et alimentation :
  - Moyenne annuelle : 6,5 % en 2022, 6,0 % en 2023, 4,7 % en 2024.
  - Révisions pour les pays avancés : hausse de 0,3 point de pourcentage pour 2023 et de 0,4 point de pourcentage pour 2024 par rapport à l’édition d’avril 2023 des PEM.
  - Révisions globales : –0,2 point de pourcentage pour 2023 (effet Chine) ; +0,4 point de pourcentage pour 2024.
  - Dans environ la moitié des pays, le taux de l’inflation hors énergie et alimentation ne devrait pas diminuer en 2023 ; en glissement annuel au quatrième trimestre, dans environ 88 % des pays pour lesquels des données trimestrielles sont disponibles, ce taux devrait enregistrer une baisse.
  - Dans les pays avec objectifs d’inflation, l’inflation devrait rester supérieure à l’objectif pour 96 % d’entre eux en 2023 et pour 89 % d’entre eux en 2024.
- Projections de taux d’inflation (pays avancés, note) :
  - Zone euro : 5,2 % en 2023, 2,8 % en 2024.
  - Japon : 3,4 % en 2023, 2,7 % en 2024.
  - États-Unis : 4,4 % en 2023, 2,8 % en 2024.

### Facteurs influant sur les perspectives — scénarios favorables et défavorables
- Facteurs favorables (scénarios conduisant à des résultats meilleurs que le scénario de référence) :
  - Inflation hors énergie et alimentation ralentissant plus rapidement que prévu (effet baisse des cours de l’énergie et compression des marges).
  - Diminution du nombre d’emplois vacants favorisant un assouplissement des marchés du travail sans besoin d’augmentation nette du chômage.
  - Demande intérieure plus solide que prévu dans certains pays (ex. vigueur de la consommation observée au T1 2023).
  - En Chine, un appui public plus fort (par ex. transferts conditionnels aux ménages) pourrait rendre la reprise plus durable mais accroîtrait les pressions inflationnistes et exigerait un durcissement monétaire.
- Facteurs défavorables (risques orientés à la baisse) :
  - Persistance de l’inflation : pénuries de main-d’œuvre, dépréciation des devises, structure institutionnelle de fixation des rémunérations ; risque d’un désancrage des anticipations d’inflation à long terme.
  - Chocs climatiques (El Niño) provoquant hausses des cours des produits de base.
  - Intensification de la guerre en Ukraine entraînant nouvelles hausses des cours des denrées alimentaires, des combustibles et des engrais ; suspension récente de l’initiative céréalière de la mer Noire citée.
  - Réajustement des marchés financiers : attentes de resserrement des politiques monétaires, risque de hausse soudaine des anticipations de taux, chute des prix des actifs, resserrement des conditions financières et pression sur banques et établissements non bancaires exposés au risque de taux d’intérêt (notamment immobilier commercial).
  - Reprise en Chine moins forte que prévu : contraction plus forte du secteur immobilier, consommation plus faible, rééquilibrage budgétaire imprévu.
  - Surendettement croissant : coûts d’emprunt élevés pour les pays émergents et en développement, limitant la capacité à financer dépenses prioritaires et augmentant le risque de surendettement.
    - Part des pays émergents et en développement dont les écarts de taux sur la dette souveraine > 1 000 points de base : 25 % en juin (contre 6,8 % il y a deux ans).
  - Accentuation de la fragmentation géoéconomique : restrictions accrues sur échanges, mouvements de capitaux, technologies, travailleurs et paiements internationaux, volatilité accrue des produits de base et entrave à la coopération multilatérale.

### Priorités de politique
- Maîtriser l’inflation :
  - Les banques centrales des pays où l’inflation hors énergie et alimentation est élevée et persistante doivent maintenir une orientation monétaire stricte, avec des taux réels supérieurs à la valeur neutre, jusqu’à l’apparition de signes clairs de ralentissement de l’inflation sous-jacente.
  - Ajuster les politiques monétaires selon les données disponibles et éviter un assouplissement prématuré avant une atténuation suffisante des tensions sur les prix.
  - Recours continu à des outils pour maintenir la stabilité financière lorsque nécessaire.
  - Complémentarité des politiques budgétaires : prévoir par voie législative des réductions des dépenses publiques ou des augmentations d’impôts pour assurer la viabilité de la dette publique peut réduire la demande globale et renforcer la crédibilité des stratégies de désinflation.
- Préserver la stabilité financière et se préparer à faire face à des tensions :
  - Renforcer les activités de supervision (mise en œuvre de Bâle III, suppression des mesures de report d’échéances) et la surveillance des risques pour anticiper de nouveaux épisodes de tensions dans le secteur bancaire.
  - La rigueur de la supervision doit être proportionnelle à l’importance systémique des banques et aux risques qu’elles présentent.
  - Combler les lacunes de la surveillance du secteur financier non bancaire.
  - Mesures macroprudentielles préventives pour faire face aux nouveaux risques pour les banques et les établissements non bancaires.

*Source : MISE À JOUR DES PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE, JUILLET 2023*

### Section 3

### textf - Section 3

### Gestion des tensions sur les marchés financiers et rôle des banques centrales
- Recours à des instruments apportant des liquidités de manière rapide et déterminée permettrait de limiter la contagion tout en maîtrisant le risque d’aléa moral.
- Les banques centrales ne disposent pas des moyens nécessaires pour faire face aux problèmes d’insolvabilité ; il importe que les pouvoirs publics reconstituent un espace budgétaire si des ressources réelles doivent être mobilisées.
- Les pays exposés à des chocs extérieurs peuvent utiliser pleinement le dispositif mondial de sécurité financière mis en place par les institutions financières internationales, y compris les accords à titre de précaution du FMI.

### Reconstitution de réserves budgétaires et protection des groupes vulnérables
- Déficits budgétaires et dette publique dépassent les niveaux antérieurs à la pandémie, nécessitant souvent un rééquilibrage budgétaire crédible à moyen terme pour retrouver une marge de manœuvre budgétaire et garantir la viabilité de la dette.
- Projection d’ajustement budgétaire : l’ajustement devrait représenter en moyenne 0,5 % du PIB en 2024 (sur la base de la variation des soldes budgétaires structurels), tant dans les pays avancés que dans les pays émergents et les pays en développement.
- Pour les pays ayant accès aux marchés internationaux, le rythme du rééquilibrage devrait dépendre de la vigueur de la demande privée.
- La composition de l’ajustement des finances publiques doit permettre de préserver l’aide ciblée apportée aux plus vulnérables.
- Mesures recommandées :
  - Retrait progressif des mesures budgétaires non ciblées, y compris celles qui brouillent les signaux donnés par les prix (comme les subventions à l’énergie), d’autant plus que les cours de l’énergie sont largement revenus aux niveaux d’avant la pandémie.
  - Pour les pays en situation de surendettement ou présentant un risque élevé de surendettement, en plus d’un rééquilibrage budgétaire en temps opportun, il peut être nécessaire de restructurer la dette (chapitre 3 de l’édition d’avril 2023 des PEM).

### Pénurie de financement pour les pays en développement et pays à faible revenu
- L’ampleur des besoins de financement extérieur à court terme met à rude épreuve la capacité de nombreux pays émergents et pays à faible revenu à assurer le service de leur dette.
- Les écarts de rendement observés sur les obligations souveraines se maintiennent à des niveaux historiquement élevés, entravant l’accès au marché pour de nombreux pays dépendant d’emprunts à court terme.
- Nécessité d’une coordination plus rapide et plus efficace en matière de résolution de la dette, notamment via :
  - Le cadre commun du Groupe des vingt (G20).
  - La table ronde mondiale sur la dette souveraine.
- Objectif : diffuser un signal positif susceptible d’abaisser les coûts de l’emprunt à court terme et d’éviter la propagation des crises de la dette.
- Exemple positif : l’accord récent entre la Zambie et son comité de créanciers officiels.

### Amélioration de l’offre et renforcement de la résilience face au changement climatique
- Réformes du marché du travail recommandées pour :
  - Encourager la participation.
  - Réduire les frictions liées à la recherche d’emploi et à la mise en correspondance des offres et des demandes.
  - Faciliter un rééquilibrage des finances publiques et un recul plus harmonieux de l’inflation vers les niveaux cibles.
- Mesures possibles : programmes de formation à court terme pour les professions en pénurie, législation du travail augmentant la flexibilité (télétravail, congés), mesures facilitant les flux d’immigration régulière.
- Politique industrielle : utile si l’espace budgétaire le permet et si des défaillances du marché sont établies ; éviter les exigences sur la teneur en éléments d’origine locale et les barrières commerciales qui peuvent réduire la productivité, affaiblir les relations commerciales, menacer la sécurité alimentaire et freiner la convergence vers des niveaux de revenus plus élevés.
- Encourager les investissements dans les énergies propres pour garantir un approvisionnement énergétique suffisant tout en tenant compte des objectifs de décarbonisation.
- La coopération multilatérale est essentielle pour accélérer la transition écologique, atténuer le changement climatique et réglementer les nouvelles technologies potentiellement perturbatrices telles que l’intelligence artificielle.

### Encadré 1 — Mise à jour du Rapport sur la stabilité financière dans le monde (Juillet 2023)
- Contexte général : les marchés financiers semblent optimistes et les conditions financières se sont pour la plupart assouplies depuis l’édition d’avril 2023 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde.
- Facteurs soutenant l’assouplissement : redressement dans le secteur des technologies et hausse des cours des actions, contrebalançant certaines impulsions désinflationnistes du resserrement des politiques monétaires.
- Risque : de bonnes surprises en matière d’inflation pourraient provoquer une réévaluation soudaine et brutale des prix des actifs financiers, durcissant les conditions financières mondiales et amplifiant les vulnérabilités du système financier.
- Secteur bancaire et crédit :
  - Inquiétudes immédiates concernant le secteur bancaire atténuées, mais la croissance des prêts bancaires dans les pays avancés a ralenti.
  - Le niveau élevé des taux d’intérêt entraînera probablement un resserrement des conditions de crédit.
  - Pressions spécifiques : transferts de dépôts aux États-Unis, remboursements obligatoires des prêts TLTRO dans la zone euro, resserrement quantitatif et émission de bons du Trésor aux États-Unis.
  - Affaiblissement de la qualité du crédit des emprunteurs commerciaux ; chute des prix de l’immobilier commercial et résidentiel dans de nombreux pays pouvant accroître les pressions sur ménages et entreprises endettés.
- Pays émergents :
  - Les plus grands pays émergents ont bien résisté et ont largement évité les turbulences bancaires de mars 2023.
  - De nombreux pays émetteurs d’obligations souveraines moins bien notés peinent à maintenir l’accès aux marchés internationaux.
  - Au deuxième trimestre, les écarts pour les pays moins bien notés sont restés nettement supérieurs à la fourchette historique des émissions (880 points de base).
  - 18 pays présentent des écarts se situant à des niveaux préoccupants (plus de 1 000 points de base).
  - En 2023, ces écarts élevés ont rendu très difficile l’émission de nouveaux titres de créance en monnaie forte pour les pays préémergents.
- Note méthodologique : le présent encadré a été rédigé par la division de l’analyse des marchés mondiaux du département des marchés monétaires et de capitaux, et fait le point sur l’évolution des marchés depuis la publication de l’édition d’avril 2023 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde, qui a été établie à partir de données recueillies jusqu’au 30 mars 2023.

*Fonds monétaire international | Juillet 2023*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2023/update/july/french/textf.pdf_
