## WORLD ECONOMIC OUTLOOK: COUNTERING THE COST-OF-LIVING CRISIS

## Source details

**Canonical URL:** [WORLD ECONOMIC OUTLOOK: COUNTERING THE COST-OF-LIVING CRISIS](https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2024/april/french/execsum.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/files/publications/weo/2024/april/french/execsum.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/files/publications/weo/2024/april/french/execsum.pdf.json)

---

### Aperçu général
- L’économie mondiale a fait preuve d’une résilience étonnante durant la période de désinflation mondiale de 2022–23.
- L’activité économique s’est accélérée parallèlement au recul de l’inflation après le pic de 2022.
- La résilience tient à une évolution favorable côté demande (dépenses publiques et consommation des ménages plus élevées que prévu), à une expansion côté offre liée notamment à la hausse inattendue du taux d’activité, et à la capacité des ménages, dans les principaux pays avancés, à puiser dans l’épargne considérable accumulée durant la pandémie.
- Les marchés des hypothèques et du logement au cours des dix années de bas taux d’intérêt qui ont précédé ont amorti l’impact à court terme des relèvements des taux directeurs.

### Croissance et inflation : projections clés
- Croissance mondiale estimée à 3,2 % en 2023.
- Croissance mondiale prévue pour 2024 et 2025 : la même rythme qu’en 2023.
- Révisions des prévisions :
  - Révisées à la hausse de 0,1 point de pourcentage depuis l’édition de janvier 2024 de la Mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale.
  - Révisées à la hausse de 0,3 point de pourcentage depuis l’édition d’octobre 2023 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM).
- Inflation globale (moyenne annuelle) :
  - 6,8 % en 2023.
  - 5,9 % en 2024.
  - 4,5 % en 2025.
- Convergence : les pays avancés retrouveraient leur niveau cible plus rapidement que les pays émergents et les pays en développement.
- Perspectives à cinq ans : croissance mondiale prévue à 3,1 % à l’horizon de cinq ans, niveau le plus faible enregistré depuis plusieurs dizaines d’années.

### Facteurs freinant la croissance
- Coûts encore élevés de l’emprunt et retrait de l’appui budgétaire.
- Effets à plus long terme liés à la COVID-19 et à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
- Faible croissance de la productivité.
- Fragmentation géoéconomique plus marquée.
- Ralentissement du rythme de convergence des pays à faible revenu et des pays à revenu intermédiaire vers des niveaux de vie plus élevés.
- Recul de la croissance du PIB par habitant lié, en partie, à des frictions structurelles qui entravent la réorientation du travail et du capital vers les entreprises productives.
- Détérioration des perspectives de croissance en Chine et dans d’autres grands pays émergents qui pèsera sur leurs partenaires commerciaux.

### Principaux risques pesant sur les perspectives
- Risques de révision à la baisse :
  - Nouvelles flambées de prix résultant des tensions géopolitiques (notamment la guerre en Ukraine et le conflit à Gaza et en Israël).
  - Inflation hors énergie et alimentation tenace là où les marchés de l’emploi restent tendus, entraînant une hausse des anticipations de taux d’intérêt et une baisse des prix des actifs.
  - Désinflation hétérogène entre grandes puissances entraînant des variations de change et des pressions sur le secteur financier.
  - Taux d’intérêt élevés provoquant un ralentissement plus marqué en raison de l’arrivée à échéance des prêts hypothécaires à taux fixe et de l’endettement élevé des ménages.
  - Absence d’une solution complète aux difficultés du secteur de l’immobilier en Chine.
  - Relèvements d’impôts et réductions de dépenses abrupts dans de nombreux pays, susceptibles d’affaiblir l’activité, d’ébranler la confiance et de saper la dynamique des réformes et des dépenses climatiques.
  - Amplification possible de la fragmentation géoéconomique, entravant la circulation des biens, des capitaux et des personnes et ralentissant la demande.
- Risques de révision à la hausse :
  - Politique budgétaire plus souple que prévu favorisant temporairement la croissance mais risquant des ajustements plus coûteux ultérieurement.
  - Hausse du taux d’activité plus forte que prévu entraînant une chute plus rapide de l’inflation et un assouplissement monétaire plus marqué.
  - Progrès de l’intelligence artificielle et réformes structurelles plus vigoureuses que prévu augmentant la productivité.

### Recommandations de politique à court et moyen terme
- Priorité à court terme pour les banques centrales : maîtriser l’inflation sans à-coups en évitant un assouplissement prématuré ou tardif.
- À moyen terme : rééquilibrage budgétaire pour reconstituer une marge de manœuvre budgétaire, réaliser les investissements prioritaires et garantir la viabilité de la dette.
- Mesures à calibrer selon les différences entre les pays.
- Intensification des réformes visant à stimuler l’offre pour :
  - Réduire l’inflation et la dette.
  - Rapprocher la croissance de sa moyenne prépandémique.
  - Accélérer la convergence vers de meilleurs niveaux de revenus.
- Renforcement de la coopération multilatérale pour :
  - Contenir les coûts et les risques liés à la fragmentation géoéconomique et au changement climatique.
  - Accélérer la transition vers l’énergie verte.
  - Faciliter la restructuration de la dette.

*Fonds monétaire international | Avril 2024*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2024/april/french/execsum.pdf_
