## Conclusions et conséquences pour la politique économique

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### Résumé des constats macroéconomiques et des projections
- Croissance mondiale :
  - Croissance mondiale estimée à 3,2 % en 2023, et prévu stable autour de 3,2 % en 2024 et 2025.
  - Croissance mondiale à l’horizon de cinq ans prévue à 3,1 %.
  - En glissement annuel, la croissance mondiale a atteint 2,3 % à la fin de 2022.
  - Le PIB réel mondial a connu une hausse cumulée de 6,7 % en 2022 et 2023, soit 0,8 point de pourcentage de plus que les prévisions d’octobre 2022 des PEM.
- Inflation :
  - Taux médian d’inflation globale a atteint un pic de 9,4 %.
  - Prévisions du taux médian d’inflation globale : 2,8 % à la fin de 2024 et 2,4 % à la fin de 2025.
  - Inflation globale mondiale (moyenne annuelle) prévue : 6,8 % en 2023, 5,9 % en 2024, 4,5 % en 2025.
  - Dans les pays avancés, inflation trimestrielle annualisée au T4 2023 : 2,3 %, après un pic de 9,5 % au T2 2022.
  - Dans les pays émergents et pays en développement, inflation au T4 2023 : 9,9 %, après un pic de 13,7 % au T1 2022; dans les pays émergents et pays en développement médians, l’inflation a été ramenée à 3,9 %.
- Marchés et conditions financières :
  - Assouplissement des conditions financières suite aux perspectives d’un desserrement de la politique monétaire.
  - Flux de capitaux vers la plupart des pays émergents et pays en développement dynamiques, à l’exception de la Chine.
- Hypothèses macro‑financières (hypothèses de travail) :
  - Cours moyen du baril de pétrole : 78,61 dollars le baril en 2024 et 73,68 dollars le baril en 2025.
  - Rendement des obligations d’État à trois mois (moyenne) : États‑Unis 5,2 % en 2024 et 4,1 % en 2025; zone euro 3,5 % en 2024 et 2,6 % en 2025; Japon 0,0 % en 2024 et 0,1 % en 2025.
  - Rendement des obligations d’État à 10 ans (moyenne) : États‑Unis 4,1 % en 2024 et 3,7 % en 2025; zone euro 2,5 % en 2024 et 2,6 % en 2025; Japon 1,0 % en 2024 et 1,1 % en 2025.
  - Estimations et projections fondées sur les statistiques disponibles au 1er avril 2024.
- Divergences régionales et exceptions :
  - États‑Unis : performance exceptionnelle, mais tributaire d’une orientation budgétaire jugée incompatible avec une viabilité budgétaire à long terme.
  - Zone euro : accélération prévue à partir de niveaux très bas; rééquilibrage budgétaire prévu; politique monétaire restrictive ayant pesé sur l’activité.
  - Chine : fléchissement persistant du secteur immobilier; demande intérieure léthargique; dynamique de la dette publique préoccupante.
  - Pays en développement à faible revenu : croissance révisée à la baisse et inflation révisée à la hausse; séquelles postpandémie plus marquées.

### Diagnostics structurels à moyen terme
- Faibles perspectives de croissance à moyen terme :
  - Croissance à cinq ans prévue à 3,1 % (niveau le plus faible enregistré depuis plusieurs dizaines d’années).
  - Principale cause : décélération de la productivité globale des facteurs (PTF).
  - Contribution importante de la mauvaise allocation du capital et de la main‑d’œuvre à la faiblesse de la croissance de la productivité.
- Forces positives et risques structurels :
  - L’intelligence artificielle (IA) offre des possibilités de gains de productivité à moyen terme, mais comporte un risque élevé de perturbations sur les marchés du travail et de la finance.
  - La fragmentation géoéconomique et l’augmentation des mesures restrictives commerciales et industrielles depuis 2019 nuisent à l’efficience mondiale.
  - Besoins d’investissements massifs pour un avenir climato‑résilient et vert; rythme d’accroissement de l’investissement vert bon dans les pays avancés et en Chine, insuffisant ailleurs.

### Principales implications pour les politiques (recommandations et priorités)
- Politique monétaire :
  - Priorité à court terme des banques centrales : maîtriser l’inflation sans à‑coups; éviter un assouplissement prématuré ou tardif.
  - Veiller à ce que l’assouplissement monétaire soit bien calibré pour ne pas compromettre les objectifs d’inflation.
- Politique budgétaire :
  - Reconstitution de la marge de manœuvre budgétaire : rééquilibrage budgétaire crédible pour réduire les coûts de financement et améliorer la stabilité financière.
  - Le rééquilibrage budgétaire a plus de chances de réussir quand il est crédible et entrepris en période de croissance.
  - Exemple historique cité : épisode de rééquilibrage budgétaire et d’assouplissement monétaire mené en 1993 aux États‑Unis.
- Réformes structurelles et offre :
  - Intensifier les réformes favorisant l’offre pour réduire l’inflation et la dette, rapprocher la croissance de sa moyenne prépandémique et accélérer la convergence des revenus.
  - Investir dans le capital humain et l’infrastructure numérique pour tirer parti de l’IA et limiter les perturbations sur les marchés du travail.
- Transition écologique et investissements verts :
  - Accélérer l’investissement vert, en particulier dans les pays émergents et les pays en développement, tout en réduisant l’investissement dans les combustibles fossiles.
  - Nécessité de transferts technologiques depuis les pays avancés et la Chine et de financements importants principalement du secteur privé, assortis d’une part concessionnelle.
  - Réduction des subventions néfastes liées aux combustibles fossiles pour créer l’espace budgétaire en faveur d’investissements verts.
- Soutien aux pays les plus vulnérables :
  - Les pays en développement à faible revenu doivent entreprendre des réformes structurelles pour promouvoir l’investissement intérieur et les IDE, renforcer la mobilisation des ressources intérieures et améliorer le capital humain.
  - Améliorer l’accès aux marchés pour certains pays préémergents et pays à faible revenu qui ont retrouvé un accès aux marchés.
- Coopération multilatérale :
  - La coopération multilatérale est nécessaire pour contenir les coûts et risques liés à la fragmentation géoéconomique et au changement climatique, accélérer la transition verte et faciliter la restructuration de la dette.
  - Les progrès seront limités hors des cadres multilatéraux et en l’absence de coopération.

### Risques quantitatifs et scénarios (principaux éléments)
- Risques baissiers (exemples) :
  - Nouvelles flambées de prix dues à des tensions géopolitiques (ex. guerre en Ukraine, conflit à Gaza et en Israël).
  - Taux d’intérêt plus élevés et pressions financières si la désinflation échoue, entraînant une baisse des prix des actifs.
  - En Chine, absence de solution au secteur immobilier pouvant affaiblir la croissance mondiale.
- Risques haussiers (exemples) :
  - Politique budgétaire plus souple que prévu soutenant temporairement la croissance mais créant des ajustements futurs coûteux.
  - Progrès plus rapides en matière d’IA et réformes structurelles vigoureuses accroissant la productivité.
- Scénarios quantifiés (extraits des scénarios modélisés) :
  - Scénario « Rétablissement plus marqué » : hausse cumulée du PIB mondial de 1,3 % d’ici 2027 par rapport aux projections actuelles; effets sur l’inflation presque nuls.
  - Scénario « Politique budgétaire » (relance) : production mondiale augmente initialement, culminant à 0,5 % en 2025 par rapport au niveau de référence; inflation mondiale supérieure d’environ 30 points de base en moyenne au cours de 2024–25; resserrement monétaire (par ex. hausse des taux directeurs aux États‑Unis de 100 points de base d’ici 2025); inversion en 2026–27 avec activité mondiale inférieure d’environ 1 % en 2026–27 et inflation mondiale inférieure d’environ 60 points de base en 2026–27.
  - Scénario « Déflation en Chine » : baisse cumulée du PIB mondial de 0,5 % par rapport aux projections d’ici 2025; inflation hors alimentation et énergie en Chine diminue de 1 point de pourcentage en 2024 et de 2 points de pourcentage en 2025 et 2026.
  - Scénario « Risque géopolitique (Moyen‑Orient) » : cours du pétrole augmentent de 15 %; prix moyens des conteneurs augmentent de 150 % en 2024–25; inflation globale augmente de près de 70 points de base en 2024; activité mondiale ralentit de 0,4 % d’ici 2025.
  - Scénario « Divergences et conditions financières » : demande intérieure surprise +1,5 % aux États‑Unis en 2024, –0,5 % au Japon, –1 % zone euro; taux directeurs américains supérieurs de 70 points de base en 2024; production mondiale diminue de 0,4 % en 2025.

### Observations méthodologiques et conventions
- Hypothèses : taux de change effectifs réels supposés constants aux niveaux moyens observés entre le 30 janvier et le 27 février 2024; politiques économiques nationales actuelles supposées maintenues.
- Données : estimations et projections fondées sur les statistiques disponibles au 1er avril 2024.
- Conventions statistiques : tableaux et graphiques indiquant « calculs des services du FMI » proviennent de la base de données des PEM; les chiffres étant arrondis, les totaux peuvent ne pas correspondre exactement à la somme de leurs composantes.
- Modifications récentes :
  - Projections pour le secteur budgétaire de l’Équateur non publiées pour 2024–29 en raison d’entretiens en cours au titre de programmes.
  - Viet Nam retiré du groupe des pays en développement à faible revenu (PDFR) et ajouté aux pays émergents et pays à revenu intermédiaire (PE&PRI).
  - Données de la Cisjordanie et Gaza pour 2022–23 désormais publiées; projections 2024–29 non publiées en raison d’un degré d’incertitude exceptionnellement élevé.

*Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2024/april/french/text.pdf*

### Introduction                                                                                                            

### Introduction

### Sections et structure principales
- Introduction 47
- Resserrement monétaire et immobilier : contexte et faits stylisés 49
- Les mécanismes de transmission de la politique monétaire par le vecteur du logement 52
- Le vecteur du logement est très différent selon les pays 54
- Il est possible que l’effet du vecteur du logement se soit atténué dans de nombreux pays 61
- Implications pour l’action publique 63
- Encadré 2.1. La répercussion des taux directeurs sur les taux d’intérêt en Europe 64
- Encadré 2.2. Politique monétaire et marché du logement en Chine 66
- Bibliographie 68
- Chapitre 3. Ralentissement de la croissance mondiale à moyen terme : comment inverser la tendance ? 71
- Introduction 71
- Éclairage apporté par les prévisions à moyen terme 73
- Comment en sommes-nous arrivés là ? 74
- Quelle direction prend la croissance ? 82
- Conclusions et recommandations pour l’action publique 84
- Encadré 3.1. Efficience allocative : concept, exemples et mesure 86
- Encadré 3.2. Effets des perspectives de croissance à moyen terme sur la répartition des revenus 87
- Encadré 3.3. Effets potentiels de l’intelligence artificielle sur la productivité mondiale  
  et les marchés du travail 89
- Bibliographie 91
- TABLE DES MATIÈRES
- PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE — REPRISE STABLE MAIS LENTE : RÉSILIENCE SUR FOND DE DISPARITÉS
- ivFonds monétaire international | Avril 2024
- Chapitre 4. Changement de rôles : répercussions économiques réelles des pays émergents du G20 93
- Introduction 93
- Les pays émergents du G20 dans l’économie mondiale 96
- Répercussions globales sur le court terme 100
- Répercussions des échanges commerciaux et des chaînes de valeur mondiales 102
- Les autres pays émergents du G20 peuvent-ils soutenir la croissance mondiale ? 109

*Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2024/april/french/text.pdf*

### Conclusions et conséquences pour la politique économique 110

### Conclusions et conséquences pour la politique économique 110

### Résumé des constats macroéconomiques et des projections
- Croissance mondiale :
  - Croissance mondiale estimée à 3,2 % en 2023, et prévu stable autour de 3,2 % en 2024 et 2025.
  - Croissance mondiale à l’horizon de cinq ans prévue à 3,1 % (niveau le plus faible enregistré depuis plusieurs dizaines d’années).
  - En glissement annuel, la croissance mondiale a atteint son point le plus bas, 2,3 %, à la fin de 2022.
  - Le PIB réel mondial a connu une hausse cumulée de 6,7 % en 2022 et 2023, soit 0,8 point de pourcentage de plus que les prévisions d’octobre 2022 des PEM.
- Inflation :
  - Taux médian d’inflation globale a atteint un pic de 9,4 %.
  - Prévisions du taux médian d’inflation globale : 2,8 % à la fin de 2024 et 2,4 % à la fin de 2025.
  - Inflation globale mondiale (moyenne annuelle) prévue : 6,8 % en 2023, 5,9 % en 2024, 4,5 % en 2025.
  - Dans les pays avancés, inflation trimestrielle annualisée au T4 2023 : 2,3 %, après un pic de 9,5 % au T2 2022.
  - Dans les pays émergents et pays en développement, inflation au T4 2023 : 9,9 %, après un pic de 13,7 % au T1 2022; dans les pays émergents et pays en développement médians, l’inflation a été ramenée à 3,9 %.
- Marchés et conditions financières :
  - Assouplissement des conditions financières suite aux perspectives d’un desserrement de la politique monétaire.
  - Flux de capitaux vers la plupart des pays émergents et pays en développement dynamiques, à l’exception de la Chine.
- Hypothèses macro‑financières utilisées pour les projections (hypothèses de travail) :
  - Cours moyen du baril de pétrole : 78,61 dollars le baril en 2024 et 73,68 dollars le baril en 2025.
  - Rendement des obligations d’État à trois mois (moyenne) : 5,2 % en 2024 et 4,1 % en 2025 pour les États-Unis; 3,5 % en 2024 et 2,6 % en 2025 pour la zone euro; 0,0 % en 2024 et 0,1 % en 2025 pour le Japon.
  - Rendement des obligations d’État à 10 ans (moyenne) : 4,1 % en 2024 et 3,7 % en 2025 pour les États-Unis; 2,5 % en 2024 et 2,6 % en 2025 pour la zone euro; 1,0 % en 2024 et 1,1 % en 2025 pour le Japon.
  - Estimations et projections fondées sur les statistiques disponibles au 1er avril 2024.
- Divergences régionales et exceptions notables :
  - Performance exceptionnelle des États‑Unis, mais fortement tributaire d’une orientation budgétaire jugée incompatible avec une viabilité budgétaire à long terme.
  - Zone euro : accélération prévue mais à partir de niveaux très bas; rééquilibrage budgétaire prévu et politique monétaire restrictive ayant pesé sur l’activité.
  - Chine : fléchissement persistant du secteur immobilier; demande intérieure léthargique et dynamique de la dette publique préoccupante.
  - Pays en développement à faible revenu : croissance révisée à la baisse et inflation révisée à la hausse; séquelles postpandémie plus marquées.

### Diagnostics structurels à moyen terme
- Faibles perspectives de croissance à moyen terme :
  - Perspectives de croissance à moyen terme historiquement faibles, principalement imputables à une décélération de la productivité globale des facteurs.
  - Contribution importante de la mauvaise allocation du capital et de la main‑d’œuvre au sein des secteurs et des pays à la faiblesse de la croissance de la productivité.
- Forces positives et risques :
  - L’intelligence artificielle offre des possibilités de gains de productivité à moyen terme, mais comporte un risque élevé de perturbations sur les marchés du travail et de la finance.
  - La fragmentation géoéconomique et l’augmentation des mesures restrictives de politiques commerciale et industrielle depuis 2019 nuisent à l’efficience mondiale.
  - Besoins d’investissements massifs pour un avenir climato‑résilient et vert ; rythme d’accroissement de l’investissement vert bon dans les pays avancés et en Chine, insuffisant ailleurs.

### Principales implications pour les politiques (recommandations et priorités)
- Politique monétaire :
  - Priorité à court terme des banques centrales : maîtriser l’inflation sans à‑coups; éviter un assouplissement prématuré ou tardif.
  - Veiller à ce que l’assouplissement monétaire soit bien calibré pour ne pas compromettre les objectifs d’inflation.
- Politique budgétaire :
  - Reconstitution de la marge de manœuvre budgétaire : rééquilibrage budgétaire crédible pour réduire les coûts de financement et améliorer la stabilité financière.
  - Le rééquilibrage budgétaire a plus de chances de réussir quand il est crédible et entrepris en période de croissance.
  - Exemple historique cité : épisode de rééquilibrage budgétaire et d’assouplissement monétaire mené en 1993 aux États‑Unis.
- Réformes structurelles et offre :
  - Intensifier les réformes favorisant l’offre pour réduire l’inflation et la dette, rapprocher la croissance de sa moyenne prépandémique et accélérer la convergence des revenus.
  - Investir dans le capital humain et l’infrastructure numérique pour tirer parti de l’IA et limiter les perturbations sur les marchés du travail.
- Transition écologique et investissements verts :
  - Accélérer l’investissement vert, en particulier dans les pays émergents et les pays en développement, tout en réduisant l’investissement dans les combustibles fossiles.
  - Nécessité de transferts technologiques depuis les pays avancés et la Chine et de financements importants principalement du secteur privé, assortis d’une part concessionnelle.
  - Réduction des subventions néfastes liées aux combustibles fossiles pour créer l’espace budgétaire en faveur d’investissements verts.
- Soutien aux pays les plus vulnérables :
  - Les pays en développement à faible revenu doivent entreprendre des réformes structurelles pour promouvoir l’investissement intérieur et les IDE, renforcer la mobilisation des ressources intérieures et améliorer le capital humain.
  - Améliorer l’accès aux marchés pour certains pays préémergents et pays à faible revenu qui ont retrouvé un accès aux marchés.
- Coopération multilatérale :
  - La coopération multilatérale est nécessaire pour contenir les coûts et risques liés à la fragmentation géoéconomique et au changement climatique, accélérer la transition verte et faciliter la restructuration de la dette.
  - Les progrès seront limités hors des cadres multilatéraux et en l’absence de coopération.

### Risques quantitatifs et scénarios
- Risques baissiers :
  - Nouvelles flambées de prix en raison de tensions géopolitiques (par ex. guerre en Ukraine, conflit à Gaza et en Israël) pouvant maintenir une inflation hors énergie et alimentation tenace.
  - Taux d’intérêt plus élevés et pressions financières si la désinflation échoue, entraînant une baisse des prix des actifs.
  - En Chine, absence de solution au secteur immobilier pouvant affaiblir la croissance mondiale.
- Risques haussiers :
  - Politique budgétaire plus souple que prévu pouvant soutenir temporairement la croissance mais créer des ajustements futurs coûteux.
  - Progrès plus rapides en matière d’IA et réformes structurelles vigoureuses pouvant accroître la productivité.
- Effets de soutien budgétaire observés en 2022–23 (révisions par rapport aux PEM d’octobre 2022) :
  - Soutien budgétaire supplémentaire estimé : 2 % du PIB aux États‑Unis, 0,2 % du PIB dans la zone euro; en Chine, orientation budgétaire légèrement plus restrictive que prévu, de 0,7 % du PIB.

### Observations méthodologiques et conventions
- Hypothèses : taux de change effectifs réels supposés constants aux niveaux moyens observés entre le 30 janvier et le 27 février 2024; politiques économiques nationales actuelles supposées maintenues.
- Données : estimations et projections fondées sur les statistiques disponibles au 1er avril 2024.
- Conventions statistiques et notes : les tableaux et graphiques utilisant « calculs des services du FMI » ou « estimations des services du FMI » proviennent de la base de données des PEM; les chiffres étant arrondis, les totaux peuvent ne pas correspondre exactement à la somme de leurs composantes.
- Modifications récentes de la classification et de la publication :
  - Projections pour le secteur budgétaire de l’Équateur non publiées pour 2024–29 en raison d’entretiens en cours au titre de programmes.
  - Viet Nam retiré du groupe des pays en développement à faible revenu (PDFR) et ajouté aux pays émergents et pays à revenu intermédiaire (PE&PRI).
  - Données de la Cisjordanie et Gaza pour 2022–23 désormais publiées; projections 2024–29 non publiées en raison d’un degré d’incertitude exceptionnellement élevé.

*Source : Perspectives de l’économie mondiale, édition d’avril 2024 — Conclusions et conséquences pour la politique économique (extraits et synthèse du contenu fourni).*

### 1. Inflation globale

### 1. Inflation globale

### Tendances cumulées et indicateurs clés
- Plages d’affichage des graphiques 1 et 2 : les ordonnées n’indiquent pas de valeurs inférieures à –4 % et supérieures à 16 %.
- Les plages 1 et 2 indiquent la médiane d’un échantillon de 57 pays qui représentent 78 % du PIB mondial (pondéré selon les parités de pouvoir d’achat) en 2023.
- La plage 3 indique la médiane d’un échantillon de 44 pays.
- Indice du PIB réel : base 2020 : T4 = 100 (échelle montrée couvrant au moins les valeurs 85, 90, 95, 100, 105, 110, 115).

### Baisse de l’inflation et de ses composantes
- La chute de l’inflation globale observée depuis 2022 s’explique par :
  - la dissipation des chocs sur les prix relatifs, notamment ceux sur les prix de l’énergie;
  - la baisse de l’inflation hors alimentation et énergie.
- L’inflation hors alimentation et énergie correspond à la variation en pourcentage de l’indice des prix à la consommation des biens et services, à l’exception des denrées alimentaires et des produits énergétiques (à défaut, on utilise la mesure la plus proche).
- Les anticipations d’inflation à court terme ont diminué pour se rapprocher de leur niveau cible dans les pays avancés et dans les pays émergents et pays en développement, bien que les mesures fondées sur les marchés financiers aient récemment montré des signes d’une reprise aux États‑Unis.
- Les anticipations d’inflation à plus long terme restent ancrées.

### Offres d’énergie, transport et commerce maritime
- Après les attaques contre les navires marchands en mer Rouge, par laquelle transite 11 % du commerce mondial, le coût du transport international a augmenté en raison du déroutement des cargaisons du canal de Suez vers le Cap de Bonne‑Espérance ; cependant, le coût du transport est resté très inférieur au niveau atteint en 2021–22 et a récemment diminué.
- L’offre mondiale d’énergie s’est accrue, en partie en raison :
  - de la hausse de la production de pétrole des pays non membres de l’OPEP;
  - de la production accrue de gaz naturel, en particulier aux États‑Unis;
  - de l’augmentation des exportations de pétrole russe grâce à l’accroissement de la flotte de navires pétroliers contournant les règles occidentales et à la mise en place par la Russie de son propre système d’assurance maritime.
- Graphiques présentés : indice des prix de l’énergie (2016 = 100) et offre mondiale de pétrole (millions de barils par jour). Les prévisions citées proviennent des PEM d’octobre 2022 et du rapport Oil Market Report d’octobre 2022 de l’AIE.

### Rôle des facteurs domestiques et transmission
- La baisse de l’inflation hors alimentation et énergie provient de la dissipation de la transmission de chocs antérieurs et de l’atténuation des pressions sur le marché du travail.
- Les effets de transmission se manifestent par la répercussion des chocs passés sur les prix relatifs via les chaînes d’approvisionnement et les revendications salariales.
- Les anticipations d’inflation influent fortement sur la détermination des salaires et des prix.

### Marchés du travail et salaires
- Une expansion de la population active plus marquée que prévu, combinée à une solide croissance de l’emploi, a favorisé la désinflation dans les pays avancés et dans plusieurs grands pays émergents et pays à revenu intermédiaire.
- Dans certains pays, l’augmentation de la main‑d’œuvre s’explique par un accroissement des arrivées de migrants, l’augmentation étant plus rapide depuis 2021 parmi la main‑d’œuvre née à l’étranger que parmi la main‑d’œuvre autochtone (graphique 1.3).
- La pénurie de main‑d’œuvre persiste, surtout aux États‑Unis, mais le ratio postes à pourvoir/chômeurs a diminué dans plusieurs pays, laissant entrevoir une amélioration.
- La croissance des salaires nominaux est généralement restée limitée dans les pays avancés depuis 2022, en particulier dans la zone euro, conduisant à des salaires réels désormais proches de leur niveau d’avant la pandémie ou légèrement inférieurs.
- Les salaires les plus faibles ont augmenté plus rapidement que la moyenne depuis le début de la pandémie, comprimant la distribution des salaires.

### Hétérogénéité régionale et contribution des moteurs de l’inflation
- Selon les analyses des services du FMI (approche méthodologique de Dao et al., 2023) :
  - Dans la zone euro et au Royaume‑Uni, la dissipation rapide de l’effet de transmission des chocs sur les prix relatifs (notamment énergétiques) a joué un rôle plus important dans la réduction de l’inflation hors alimentation et énergie que dans les États‑Unis.
  - Aux États‑Unis, la pénurie de main‑d’œuvre et les conditions macroéconomiques favorables (en partie liées aux mesures de relance budgétaire et à la forte consommation privée) sont des sources principales des pressions à la hausse restantes sur l’inflation hors alimentation et énergie.
- Écart production réelle vs potentielle en 2023 (estimations des services du FMI) :
  - États‑Unis : 0,7 %
  - Zone euro : –0,3 %
  - Royaume‑Uni : –0,3 %

### Politiques monétaires et effets sur l’activité
- Les principales banques centrales ont relevé leur taux directeur à des niveaux jugés restrictifs, augmentant les coûts hypothécaires et resserrant l’accès au crédit ; cela a pesé sur le refinancement des entreprises, augmenté les faillites et affaibli l’investissement des entreprises et l’investissement résidentiel dans plusieurs pays.
- Le secteur de l’immobilier commercial subit des pressions fortes selon certains pays, avec une hausse des défauts de paiement et une baisse des investissements et des évaluations, aggravée par la hausse des coûts d’emprunt et le passage au télétravail depuis la pandémie.
- Malgré le resserrement, la crainte d’un fort ralentissement mondial ne s’est pas matérialisée, pour plusieurs raisons :
  - Certaines banques centrales (Banque centrale européenne, Réserve fédérale) ont relevé les taux nominaux après une hausse des anticipations d’inflation, résultant parfois en taux d’intérêt réels plus faibles et soutenant initialement l’activité.
  - La Banque du Japon a maintenu son taux directeur proche de zéro, entraînant une diminution régulière des taux d’intérêt réels.
  - Par contraste, des banques centrales comme celles du Brésil et du Chili ont relevé leurs taux plus rapidement, entraînant une hausse plus précoce des taux d’intérêt réels.
- Graphique 1.9 présente l’évolution des taux directeurs nominaux et réels (échantillon : 16 PA et 65 PEPD). Les taux réels sont calculés en retranchant des taux directeurs nominaux les anticipations d’inflation à 12 mois issues des enquêtes Consensus Forecast.

*Sources : Haver Analytics ; Agence internationale de l’énergie (AIE) ; Bureau of Labor Statistics des États‑Unis ; Eurostat ; Banque fédérale de réserve de New York ; FMI, PortWatch ; Banque des règlements internationaux ; Consensus Economics ; calculs des services du FMI.*

### 3. Royaume-Uni

### 3. Royaume-Uni

### Perspectives de croissance et d’inflation
- Croissance du PIB :
  - 2023 : 0,1
  - 2024 : 0,5
  - 2025 : 1,5
- Différences par rapport aux éditions précédentes (Mise à jour des PEM de janvier 2024 et PEM d’octobre 2023) :
  - Pour 2024 : –0,1 (par rapport à la Mise à jour de janvier 2024)
  - Pour 2025 : –0,1 (par rapport à la Mise à jour de janvier 2024)
  - Pour 2024 : –0,1 (par rapport aux PEM d’octobre 2023)
  - Pour 2025 : –0,5 (par rapport aux PEM d’octobre 2023)
- Prévisions trimestrielles (4e trimestre sur 4e trimestre) :
  - 2023 : –0,2
  - 2024 : 1,5
  - 2025 : 1,3
  - Différences par rapport à la Mise à jour des PEM de janvier 2024 :
    - 2024 : 0,9
    - 2025 : –0,5
  - Différences par rapport aux PEM d’octobre 2023 :
    - 2024 : 0,7

### Politique monétaire et transmission
- Projection des taux directeurs des principales banques centrales (hypothèses générales) :
  - La Banque d’Angleterre : taux directeur estimé passer de 5,3 % environ à 4,8 % d’ici au quatrième trimestre 2024.
  - Contexte général : on s’attend à ce que les taux directeurs des banques centrales des principaux pays avancés commencent à diminuer au deuxième semestre 2024.
- Transmission aux ménages et au marché du logement :
  - L’échéance moyenne et la part des prêts hypothécaires assortis de taux fixes ont augmenté durant la période de faibles taux antérieurs à la pandémie, atténuant en partie l’impact des hausses récentes des taux directeurs.
  - Toutefois, la transmission de la politique monétaire aux marchés hypothécaire et du logement est très hétérogène d’un pays à l’autre.

### Contexte budgétaire et dette
- Contexte global pertinent pour le Royaume‑Uni :
  - Ratios dette/PIB demeurent élevés après la pandémie et les déficits budgétaires importants continuent d’alourdir la charge de la dette.
  - Le paiement des intérêts sur la dette s’est accru en part des recettes publiques, évincant des investissements budgétaires nécessaires porteurs de croissance.
  - Il est attendu que l’orientation de la politique budgétaire se resserre en 2024 et par la suite dans plusieurs pays avancés, ce qui devrait peser sur l’activité à court terme.
- Projection d’orientation budgétaire (pays avancés) :
  - Le ratio solde budgétaire structurel/PIB devrait s’accroître de 0,8 point de pourcentage dans la zone euro en 2024 (contexte comparatif pour les pays avancés, utile pour évaluer l’environnement international dans lequel se situe le Royaume‑Uni).

### Scénarios et facteurs de risque pertinents
- Facteurs externes influençant les perspectives :
  - Évolution des prix des produits de base : projections d’une baisse des prix des combustibles en 2024 (par ex. baisse moyenne de 9,7 % pour les combustibles et d’environ 2,5 % pour le pétrole) pouvant influencer l’inflation importée.
  - Conditions financières mondiales : attentes d’un assouplissement des conditions financières mondiales depuis octobre dernier, avec baisse des taux d’emprunt à long terme et hausse des marchés boursiers, bien que les financements restent plus coûteux qu’avant la pandémie.
- Risques domestiques et transmission :
  - Révisions des prêts hypothécaires à taux fixe et diminution de l’épargne excédentaire accumulée pendant la pandémie peuvent intensifier le ralentissement de la demande des ménages à mesure que les taux réels augmentent.
  - Hétérogénéité de la transmission monétaire sur le marché du logement implique des risques différenciés pour la consommation et l’investissement résidentiel.

### Statistiques et repères clés (extraits)
- Taux directeur projeté de la Banque d’Angleterre : de 5,3 % environ à 4,8 % (d’ici au quatrième trimestre 2024, projection générale du document).
- Croissance du Royaume‑Uni :
  - Niveau annuel : 2023 = 0,1 ; 2024 = 0,5 ; 2025 = 1,5.
  - Fourchette trimestrielle (4e trim./4e trim.) : 2023 = –0,2 ; 2024 = 1,5 ; 2025 = 1,3.
- Contexte macro mondial utile pour le Royaume‑Uni :
  - Croissance mondiale : 2023 = 3,2 % ; 2024 = 3,2 % ; 2025 = 3,2 %.
  - Inflation globale (prix à la consommation) : 2024 = 5,9 ; 2025 = 4,5 (valeurs agrégées reportées dans les tableaux pour le cadre projectionnel).

*Source : « 3. Royaume-Uni », extrait du PDF text - 3. Royaume-Uni, Fonds monétaire international — Chapitre 1, Perspectives et politiques mondiales (avril 2024).*

### 2025. La révision à la hausse pour 2024 s’explique par

### 2025. La révision à la hausse pour 2024 s’explique par

### Révisions et panorama général de la croissance
- La révision à la hausse pour 2024 s’explique par une révision de la croissance aux États-Unis, tandis que pour 2025, une révision à la hausse pour les États-Unis compense globalement une révision à la baisse comparable dans la zone euro.
- Croissance mondiale à moyen terme : prévue à 3,1 percent en 2029.

### États-Unis et zone euro
- États-Unis :
  - Croissance prévue à 2,7 % en 2024.
  - Croissance prévue à 1,9 % en 2025.
  - Révision à la hausse de 0,6 point de pourcentage pour 2024 depuis la Mise à jour des PEM de janvier 2024, expliquée en grande partie par des effets de report statistique d’une croissance plus forte que prévu au quatrième trimestre 2023 et par une dynamique plus vigoureuse devant en partie persister en 2024.
- Zone euro :
  - Croissance estimée à 0,4 % en 2023.
  - Croissance prévue à 0,8 % en 2024.
  - Croissance prévue à 1,5 % en 2025.
  - Rythme de reprise revu à la baisse de 0,3 point de pourcentage pour l’Allemagne en 2024 et en 2025 en raison d’une faiblesse persistante de la confiance des consommateurs.
  - Ajustements pour plusieurs pays plus petits (notamment la Belgique et le Portugal) qui compensent en grande partie l’ajustement allemand.

### Autres pays avancés
- Royaume-Uni :
  - Croissance estimée à 0,1 % en 2023.
  - Croissance prévue à 0,5 % en 2024.
  - Croissance prévue à 1,5 % en 2025.
  - Amélioration attendue au fur et à mesure que les effets négatifs décalés des prix élevés de l’énergie s’estompent et que la désinflation permettra d’assouplir les conditions financières et de redresser les revenus réels.
- Japon :
  - Croissance estimée à 1,9 % en 2023.
  - Croissance prévue à 0,9 % en 2024.
  - Croissance prévue à 1 % en 2025.
  - Ralentissement attendu du fait de la dissipation de facteurs ponctuels ayant soutenu la croissance en 2023, notamment une forte augmentation du tourisme récepteur.

### Pays émergents et en développement (PEPD)
- Croissance globale dans les PEPD : stable à 4,2 % en 2024 et 2025.
- Pays en développement à faible revenu :
  - Croissance estimée à 4,0 % en 2023.
  - Croissance prévue à 4,7 % en 2024.
  - Croissance prévue à 5,2 % en 2025.
- Asie (PEPD d’Asie) :
  - Croissance estimée à 5,6 % en 2023.
  - Croissance prévue à 5,2 % en 2024.
  - Croissance prévue à 4,9 % en 2025.
  - Chine :
    - Croissance estimée à 5,2 % en 2023.
    - Croissance prévue à 4,6 % en 2024.
    - Croissance prévue à 4,1 % en 2025.
    - Ralentissement attendu à mesure que s’estompent les facteurs ponctuels (mesures de stimulation de la consommation, relance budgétaire postpandémique) et que persistent les faiblesses du secteur de l’immobilier.
  - Inde :
    - Croissance prévue à 6,8 % en 2024.
    - Croissance prévue à 6,5 % en 2025.
    - Motifs : demande intérieure forte et augmentation de la population en âge de travailler.
- PEPD d’Europe :
  - Croissance estimée à 3,2 % en 2023.
  - Croissance prévue à 3,1 % en 2024.
  - Croissance prévue à 2,8 % en 2025.
  - Révisions à la hausse de 0,5 point de pourcentage en 2023 et de 0,3 point de pourcentage en 2024 et en 2025 par rapport à janvier.
  - Russie :
    - Croissance prévue à 3,2 % en 2024.
    - Croissance prévue à 1,8 % en 2025.
    - Ralentissement attendu avec l’atténuation des effets des investissements élevés et de la consommation privée dynamique.
  - Türkiye :
    - Croissance prévue à 3,1 % en 2024.
    - Croissance prévue à 3,2 % en 2025.
    - Renforcement de l’activité au deuxième semestre 2024 alors que le resserrement de la politique monétaire arrive à son terme.
- Amérique latine et Caraïbes :
  - Croissance estimée à 2,3 % en 2023.
  - Croissance prévue à 2,0 % en 2024.
  - Croissance prévue à 2,5 % en 2025.
  - Révision à la hausse de 0,1 point de pourcentage pour 2024 par rapport à janvier.
  - Brésil :
    - Croissance prévue à 2,2 % en 2024.
    - Motifs : assainissement des finances publiques, effet décalé du maintien du resserrement de la politique monétaire, rôle plus réduit de l’agriculture.
  - Mexique :
    - Croissance prévue à 2,4 % en 2024.
    - Croissance prévue à 1,4 % en 2025.
    - Prévisions révisées à la baisse en raison de résultats inférieurs aux attentes fin 2023–début 2024 et d’une contraction dans le secteur manufacturier.
- Moyen-Orient et Asie centrale :
  - Croissance estimée à 2,0 % en 2023.
  - Croissance prévue à 2,8 % en 2024.
  - Croissance prévue à 4,2 % en 2025.
  - Révision à la baisse de 0,1 point de pourcentage pour 2024 par rapport à janvier 2024, en partie liée à l’Iran.
- Afrique subsaharienne :
  - Croissance estimée à 3,4 % en 2023.
  - Croissance prévue à 3,8 % en 2024.
  - Croissance prévue à 4,0 % en 2025.
  - Prévisions pour 2024 inchangées par rapport à la Mise à jour des PEM de janvier 2024 : révision à la baisse pour l’Angola compensée par une révision à la hausse pour le Nigéria.

### Perspectives d’inflation
- Inflation mondiale (moyenne annuelle) :
  - 6,8 % en 2023.
  - 5,9 % en 2024.
  - 4,5 % en 2025.
- Pays avancés :
  - Baisse attendue de l’inflation de 2,0 points de pourcentage en 2024.
  - Inflation moyenne prévue à 2,0 % en 2025 (proche de la moyenne prépandémique 2017–19).
- Pays émergents et pays en développement :
  - Ralentissement de l’inflation attendu en 2025 pour retrouver la moyenne prépandémique autour de 5,0 % environ un an après les pays avancés.
  - Forte dispersion régionale : prévisions d’inflation s’échelonnant entre 2,4 % (PEPD d’Asie) et 18,8 % (PEPD d’Europe, en raison d’une inflation élevée en Türkiye).
- Révisions par rapport à janvier 2024 :
  - Inflation mondiale révisée à la hausse de 0,1 point de pourcentage pour 2024.
  - Révisions inchangées pour les pays avancés globalement.
  - Révision à la hausse de 0,2 point de pourcentage pour les pays émergents et les pays en développement, notamment en raison d’augmentations en Iran et dans quelques autres pays à faible revenu.
- Inflation hors alimentation et énergie :
  - Baisse attendue de 1,2 point de pourcentage en 2024 après une contraction de 0,2 point de pourcentage en 2023.
  - Ce recul est plus marqué dans les pays avancés et attribuable au maintien des politiques de resserrement du crédit, à la réduction des pénuries de main-d’œuvre et à la dissipation des effets de transmission des baisses antérieures des prix relatifs.

### Commerce mondial et soldes extérieurs
- Croissance du commerce mondial :
  - 3,0 % en 2024.
  - 3,3 % en 2025.
  - Révisions à la baisse de 0,3 point de pourcentage pour 2024 et 2025 par rapport à janvier 2024.
  - À moyen terme, taux prévu de 3,2 % en 2029, inférieur au taux annuel moyen historique (2000–19) de 4,9 %.
  - Ratio commerce mondial total/PIB (dollars courants) supposé en moyenne à 57 % au cours des cinq prochaines années.
- Constat : reconﬁguration notable de la structure des échanges selon des clivages géopolitiques, avec une diminution de la croissance des échanges entre blocs depuis février 2022 et un accroissement des restrictions commerciales (environ 3 200 nouvelles restrictions en 2022 et environ 3 000 en 2023, contre environ 1 100 en 2019, selon Global Trade Alert).
- Soldes des transactions courantes :
  - Somme des excédents et des déficits en valeur absolue devrait continuer de s’améliorer en 2024 comme en 2023, après une nette dégradation en 2022.
  - Détérioration en 2022 attribuée aux prix des produits de base élevés liés à l’invasion de l’Ukraine, à une reprise inégale après la pandémie et au resserrement rapide de la politique monétaire aux États-Unis.
  - Positions créancières et débitrices : augmentation en 2023, les pertes de valeur dans les pays débiteurs et les plus-values dans les pays créditeurs ayant plus que compensé la réduction des soldes des transactions courantes; stabilisation prévue à moyen terme.

### Perspectives à moyen terme et facteurs structurels
- Croissance mondiale en 2029 prévue à 3,1 %, la plus faible depuis des décennies et inchangée depuis l’édition d’octobre 2023 des PEM.
- Cette perspective est inférieure à :
  - 3,6 % (projections à moyen terme juste avant la pandémie, Mise à jour des PEM de janvier 2020).
  - 4,9 % (projections juste avant la crise financière mondiale, Mise à jour des PEM d’avril 2008).
  - Moyenne annuelle historique (2000–19) de 3,8 %.
- Principales raisons de l’érosion progressive des perspectives : ralentissement de la croissance de la population mondiale et révision à la baisse des perspectives de croissance du PIB par habitant.

*Source : calculs des services du FMI, Extrait de Perspectives de l’économie mondiale — Avril 2024.*

### 2. Projections de croissance du PIB réel par habitant

### 2. Projections de croissance du PIB réel par habitant

### Constat central et évolution des projections
- La prévision à moyen terme du PIB réel par habitant est passée de "3,9 percent" (avant la crise financière mondiale) à "2,1 percent" selon les dernières projections.  
- La contraction des perspectives de croissance par habitant est particulièrement prononcée dans les pays émergents et les pays en développement, indiquant un ralentissement de la convergence des revenus par habitant et la persistance de disparités des niveaux de vie à l’échelle mondiale.  
- Parmi les pays avancés, la baisse des perspectives à moyen terme est imputable à des pays autres que les États-Unis.

### Diagnostiquer le ralentissement de la croissance
- Facteurs principaux identifiés :
  - Ralentissement de la productivité globale des facteurs (utilisation efficiente du travail et du capital).
  - Baisse du taux d’activité liée au vieillissement démographique.
  - Affaiblissement de l’investissement des entreprises.
  - Persistance de frictions structurelles empêchant l’allocation des ressources vers les entreprises plus productives.
- Effets de la Chine et grands émergents :
  - L’assombrissement des perspectives en Chine et dans d’autres grands pays émergents, qui représentent une part accrue de l’économie mondiale, pèsera sur leurs partenaires commerciaux via les chaînes d’approvisionnement intégrées mondialement.
- Impact de la fragmentation géoéconomique :
  - L’inversion délibérée de l’intégration économique internationale devrait limiter les flux internationaux de biens, services, capitaux et travailleurs, réduisant les gains d’efficience liés à la spécialisation, aux économies d’échelle et à la concurrence.

### Principaux risques de révision à la baisse des prévisions
- Nouvelles flambées des prix des produits de base liées à des conflits régionaux (ex. extension du conflit à Gaza/Israël, poursuite des attaques en mer Rouge, guerre en Ukraine) pouvant entraîner :
  - Hausse des coûts de l’alimentation, de l’énergie et du transport.
  - Volatilité des prix et perte de confiance des entreprises et consommateurs.
  - Retard dans la désinflation et report de l’assouplissement des politiques monétaires.
  - Effets particulièrement sévères sur les pays à faible revenu.
- Inflation persistante et tensions financières :
  - Recul plus lent que prévu de l’inflation hors alimentation et énergie (ex. pénuries de main-d’œuvre, tensions sur les chaînes d’approvisionnement).
  - Risque de hausse des anticipations de taux, baisse des prix des actifs, augmentation des défauts dans secteurs vulnérables (immobilier commercial, entreprises).
  - Fuite vers actifs sûrs et renforcement du dollar des États-Unis pouvant freiner la croissance mondiale.
- Perte d’élan en Chine :
  - Absence de restructuration complète du secteur immobilier peut causer baisse prolongée de l’investissement, affaiblissement de la confiance et risque de déflation locale.
  - Retombées globales négatives sur partenaires commerciaux ; réactions politiques (assouplissement monétaire, mesures budgétaires ciblées) pourraient atténuer le coût.
- Effets déstabilisants d’assainissements budgétaires trop rapides ou du surendettement :
  - Ajustements budgétaires brusques (hausses d’impôts, réductions de dépenses) pourraient ralentir la croissance et entraver les réformes.
  - La proportion des pays à faible revenu en situation ou à haut risque de surendettement est "54 percent" en 2024; celle des pays émergents est "16 percent" en 2024.
- Essoufflement de l’élan réformateur en raison d’un manque de confiance vis-à-vis de l’État :
  - Dans différents groupes de revenus, la confiance dans l’État, les organes législatifs et les partis politiques est inférieure à "50 percent" selon certaines mesures.
- Intensification de la fragmentation géoéconomique :
  - Risque de réduction des flux de portefeuille et d’investissements directs étrangers, ralentissement de l’innovation et volatilité des cours des produits de base.
  - Hausses des droits de douane susceptibles de provoquer des mesures de rétorsion et d’augmenter les coûts pour entreprises et consommateurs.

### Possibilités de révision à la hausse des prévisions
- Impulsion budgétaire à court terme dans un contexte électoral ("grande année électorale" 2024) :
  - Réductions d’impôts, augmentations des transferts ou investissements d’infrastructure pourraient soutenir la croissance mondiale à court terme, mais risquent d’intensifier les tensions inflationnistes et d’entraîner des hausses de taux.
- Améliorations du côté de l’offre accélérant l’assouplissement monétaire :
  - Dissipation plus rapide que prévu des effets de chocs passés, relâchement des contraintes d’approvisionnement, compression des marges bénéficiaires.
  - Exemple : baisse plus marquée du ratio postes vacants/chômeurs aux États-Unis pourrait atténuer tensions inflationnistes.
- Gains de productivité grâce à l’intelligence artificielle (IA) :
  - À moyen terme, l’IA pourrait relever la productivité et les revenus, tout en supprimant des emplois et créant des inégalités.
  - Estimations d’impact sectoriel par groupe de pays :
    - Pays avancés : l’IA pourrait avoir un effet sur "60 percent" environ des travailleurs, faisant augmenter la productivité et les revenus d’environ la moitié d’entre eux et réduisant la demande de main-d’œuvre et les salaires pour l’autre moitié.
    - Pays émergents : l’IA pourrait toucher "40 percent" environ des emplois.
    - Pays à faible revenu : l’IA pourrait toucher "26 percent" environ des emplois.
- Accélération des réformes structurelles :
  - Mise en œuvre plus rapide de réformes macrostructurelles (taux d’activité, allocation des ressources, gouvernance, réglementation des entreprises, politiques extérieures) pourrait stimuler la productivité et la croissance à moyen terme.
  - Réduction de l’écart femme–homme dans le taux d’activité amplifierait l’effet favorable des réformes.

### Évaluation probabiliste des risques (extrait quantitatif)
- Probabilité que la croissance mondiale en 2024 tombe en dessous de "2,0 percent" est estimée à environ "10 percent" (contre "15 percent" dans l’édition d’octobre 2023 des PEM).  
- Pour 2025, la probabilité d’un tel scénario est également estimée à environ "10 percent".  
- Probabilité qu’en 2024 le PIB réel mondial par habitant se contracte est estimée à moins de "5 percent".  
- Probabilité qu’en 2024 la croissance mondiale dépasse "3,8 percent" (moyenne historique 2000–2019) est légèrement supérieure à "20 percent".  
- Probabilité que l’inflation hors alimentation et énergie soit plus élevée en 2024 qu’en 2023 (au lieu de baisser à "4,9 percent" contre "6,2 percent" en 2023) est évaluée à moins de "10 percent".

### Recommandations de politique économique
- Priorité à court terme pour les banques centrales :
  - Juguler l’inflation sans accrocs, éviter un assouplissement prématuré ou tardif.
  - Dans les pays où l’inflation sous-jacente recule vers la cible, faire évoluer progressivement les taux vers une orientation plus neutre tout en gardant la crédibilité de la stabilité des prix.
  - Dans les pays où l’inflation persiste, relever les taux d’intérêt réels si nécessaire.
- Reconstituer la marge de manœuvre budgétaire :
  - Rééquilibrage budgétaire à moyen terme pour reconstituer la capacité à absorber des chocs futurs, réaliser investissements prioritaires et garantir la viabilité de la dette.
  - L’ajustement budgétaire nécessaire pour stabiliser ou réduire la dette peut être de grande ampleur pour de nombreux pays; il faut calibrer le rythme du rééquilibrage (progressif, si possible).
  - Veiller à financer toute nouvelle baisse d’impôts ou augmentation des dépenses (élections 2024) et éviter d’aggraver les déficits.
- Asseoir la crédibilité des plans d’assainissement :
  - Plans bien définis, cadre institutionnel solide, législation et cadre budgétaire contraignants, plans d’urgence pour réactions à des variations inattendues.
  - Rééquilibrage à rythme régulier et adoption d’un train initial de mesures non négligeables.
- Lutter contre le surendettement :
  - Restructurations ordonnées de la dette dans les pays en situation de surendettement.
  - Amélioration des mécanismes internationaux de résolution des dettes souveraines et coordination des créanciers (progrès du cadre commun du G20).
- Accélérer réformes structurelles et investissement dans l’IA :
  - Réformes ciblées pour réduire les contraintes les plus lourdes (gouvernance, réglementation des entreprises, restrictions aux échanges, accès aux capitaux étrangers).
  - Investissements dans infrastructures de base et formation aux compétences numériques pour exploiter l’IA et accompagner la reconversion des travailleurs.
- Accélérer la transition écologique et renforcer la résilience climatique :
  - Panoplie complète d’instruments d’atténuation (tarification du carbone, investissements en énergie propre, politiques sectorielles) et réduction progressive des subventions aux combustibles fossiles.
  - Gestion prudente de la transition énergétique pour préserver la sécurité énergétique et investissements dans adaptation et infrastructures.
- Renforcer la coopération transfrontalière :
  - Éviter politiques commerciales discriminatoires, restaurer la capacité de l’OMC à régler les différends, coordonner politiques industrielles et faciliter circulation des technologies sobres en carbone des pays avancés vers les pays émergents et à faible revenu.
  - Utiliser le dispositif mondial de sécurité financière (incluant accords à titre de précaution du FMI) pour les pays exposés à chocs extérieurs.

### Indications sur la fragmentation commerciale et ses effets
- Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les échanges entre pays appartenant à blocs politiquement différents ont ralenti plus nettement que les échanges entre pays d’un même bloc.
- D’après l’analyse présentée :
  - Le total des échanges commerciaux entre pays de blocs différents a ralenti d’environ "2,4 points de pourcentage" de plus que les échanges entre pays d’un même bloc.
  - Dans les secteurs stratégiques, le ralentissement entre blocs est d’environ "4 points de pourcentage" de plus.
- Évolution des liens sino-américains :
  - La part de la Chine dans les importations américaines est passée de "22 percent" en 2017 à "14 percent" en 2023, d’après les données du Bureau du recensement des États-Unis.
- Conséquences potentielles si la fragmentation se poursuit :
  - Pertes d’efficience dues à une baisse de spécialisation, recul des économies d’échelle et repli de la concurrence.

*Fonds monétaire international | Avril 2024*

### 1. Croissance du PIB réel

### 1. Croissance du PIB réel

### Incertitude probabiliste autour des projections
- Les diagrammes représentent, sous forme d’éventails, la distribution probabiliste de l’incertitude de part et d’autre des projections de référence. Chaque nuance de bleu représente un intervalle de probabilité de 5 points de pourcentage.
- L’ensemble des nuances rend compte de 90 % de la distribution.
- Concernant la croissance mondiale :
  - Probabilité de 70 % de la voir s’établir entre 2,4 et 4,1 % en 2024.
  - Probabilité de 70 % de la voir se situer entre 2,2 et 4,3 % en 2025.
- Concernant l’inflation mondiale :
  - Il existe une probabilité de 70 % que l’inflation globale soit supérieure ou inférieure d’environ 1,3 point de pourcentage aux projections actuelles (fourchette inférieure à celle de 1,8 % estimée en octobre).
  - Probabilité d’environ 20 % que l’inflation globale augmente en 2024 par rapport à 2023 (contre 25 % en octobre).
  - Probabilité de moins de 10 % que l’inflation hors alimentation et énergie dépasse en 2024 son niveau de 2023 (contre 15 % en octobre).

### Scénarios quantifiés par le modèle G20 (hypothèses générales)
- Hypothèse générale : la politique monétaire et les stabilisateurs budgétaires automatiques réagissent de façon endogène aux évolutions macroéconomiques, sauf indication contraire explicite.
- Les scénarios mesurent écarts par rapport aux projections de référence sur la période 2024–27 (effets sur niveau de PIB en pourcentage) et sur l’inflation au cours de la même période (écarts en points de pourcentage).

### Scénario : Rétablissement plus marqué que prévu après la pandémie
- Principale hypothèse : surprises du côté de l’offre se poursuivent à moyen terme, normalisation plus prononcée sur la période 2024–26 que le niveau de référence.
- Productivité et emploi :
  - Productivité totale des facteurs propre à chaque pays contribue à combler de moitié l’écart de productivité du travail par rapport aux prévisions prépandémiques : pour le pays médian du G20, la productivité totale des facteurs augmente d’environ 2 % au cours de cette période.
  - Participation de la main-d’œuvre : hausse de 0,7 point de pourcentage de l’activité de la main-d’œuvre dans un pays médian du G20.
- Répartition géographique : normalisation plus prononcée dans les pays émergents hors Chine que dans les pays avancés ; pas d’amélioration prévue pour la Chine ou les États-Unis.
- Effets agrégés :
  - Hausse cumulée du PIB mondial de 1,3 % d’ici 2027 par rapport aux projections actuelles.
  - Effets sur l’inflation : presque nuls (deux forces compensatrices : légère baisse de l’inflation hors alimentation et énergie et hausse progressive des prix du pétrole).

### Scénario : Politique budgétaire (relance budgétaire par rapport au niveau de référence)
- Hypothèse : le resserrement budgétaire envisagé pour 2024–25 ne se produit pas ; déficits primaires structurels restent à leurs niveaux de 2023 en 2024 et se creusent en 2025.
- Variation en pourcentage, en glissement annuel, du déficit structurel primaire en pourcentage du PIB potentiel (Tableau 1.2.1) :
  - Pays avancés : 0,9 en 2024 ; 0,8 en 2025 ; –2,0 en 2026 ; –1,5 en 2027.
  - Pays émergents et pays en développement, sauf Chine : 0,1 en 2024 ; 0,3 en 2025 ; –0,4 en 2026 ; –0,4 en 2027.
- Mécanismes et incidence :
  - Relance plus forte dans les pays où le retrait prévu des mesures budgétaires est plus prononcé (États-Unis, zone euro en 2024 ; Japon en 2025). Aucune relance supposée en Chine.
  - Hausse des coûts mondiaux d’emprunt à compter de 2025 :
    - Pays avancés dont les niveaux d’endettement dépassent 100 % du PIB : hausses des primes de terme et des primes souveraines culminant à 100 points de base d’ici 2026.
    - Pays émergents : ces deux primes augmentent jusqu’à des pics de 150 points de base d’ici 2026.
  - Phases d’expansion puis d’assainissement : assainissement en 2026–27 plus prononcé que dans les projections actuelles pour compenser l’expansion initiale.
- Effets projetés :
  - Production mondiale augmente initialement, culminant à 0,5 % en 2025 par rapport au niveau de référence.
  - Inflation mondiale supérieure d’environ 30 points de base en moyenne au cours de 2024–25.
  - Politique monétaire : resserrement, par exemple taux directeurs aux États-Unis augmentent de 100 points de base par rapport au niveau de référence d’ici 2025.
  - Inversion en 2026–27 : activité mondiale chute, notamment dans les pays avancés (croissance inférieure d’environ 1 % par rapport aux projections actuelles en 2026 et 2027).
  - Inflation mondiale inférieure d’environ 60 points de base en 2026–27.
  - Politique monétaire devient accommodante : taux directeurs aux États-Unis inférieurs de 75 points de base au niveau de référence d’ici 2027.

### Scénario : Déflation en Chine
- Hypothèse : contraction plus forte que prévu du secteur immobilier et ralentissement de la consommation ; accentuation des pressions déflationnistes par rapport à octobre.
- Effets sur l’inflation chinoise :
  - Inflation hors alimentation et énergie en Chine diminue par rapport au niveau de référence de 1 point de pourcentage en 2024 et de 2 points de pourcentage en 2025 et 2026, devenant négative en 2025–26.
  - Inflation des prix des exportations chinoises : baisse de 2 points de pourcentage en 2024 et de 4 points de pourcentage en 2025 et 2026 respectivement.
- Effets mondiaux agrégés :
  - Recul persistant mais finalement temporaire ; assainissement des politiques monétaire et budgétaire dissipe le choc après 2026.
  - Baisse cumulée du PIB mondial de 0,5 % par rapport aux projections actuelles d’ici 2025.
  - Dans les pays avancés et pays émergents hors Chine, inflation globale et inflation hors alimentation et énergie inférieures de 20 points de base en moyenne au cours de 2024–26.
  - Taux directeurs hors Chine : taux américains inférieurs de 40 points de base au niveau de référence d’ici 2025.

### Scénario : Risque géopolitique (escalade au Moyen-Orient)
- Hypothèse : flambée des cours du pétrole et des coûts de transport maritime.
  - Cours du pétrole augmentent de 15 %.
  - Prix moyens des conteneurs augmentent de 150 % en 2024–25.
- Effets macroéconomiques :
  - Inflation globale augmente de près de 70 points de base en 2024 et reste supérieure de 25 points de base en 2025.
  - Inflation hors alimentation et énergie augmente de 20 à 30 points de base en 2024–25.
  - Politique monétaire se resserre : hausse des taux de 30 à 40 points de base à la fois dans les pays avancés et les pays émergents en 2025.
  - Activité mondiale ralentit de 0,4 % d’ici 2025.
  - Effets similaires entre pays avancés et pays émergents ; dans les pays avancés, effets légèrement plus prononcés en Europe qu’aux États-Unis en raison des coûts de transport maritime.

### Scénario : Divergences et conditions financières mondiales
- Hypothèse : divergences plus prononcées entre pays avancés ; demande intérieure surprend à la hausse aux États-Unis et baisse au Japon et dans la zone euro en 2024.
  - Demande intérieure : +1,5 % aux États-Unis en 2024 par rapport aux projections actuelles ; –0,5 % au Japon en 2024 ; –1 % dans la zone euro en 2024.
  - Taux directeurs américains supérieurs de 70 points de base à leur niveau de référence en 2024.
  - Primes souveraines dans les pays émergents et pays en développement en dehors de la Chine augmentent de 150 points de base en 2024–25.
  - Primes d’entreprises augmentent dans les pays émergents et les pays avancés de 75 points de base au cours de la même période.
  - Appréciation nominale du dollar en 2024 : 2 % par rapport aux monnaies des pays avancés ; 5 % par rapport aux monnaies des pays émergents.
- Effets agrégés :
  - Dans un premier temps, augmentation de la production aux États-Unis limitée par appréciation du dollar et recul de la demande d’exportations américaines.
  - Dans les pays émergents, dépréciation favorise la demande d’exportations et compense initialement le resserrement des conditions financières nationales.
  - En 2025, la production mondiale diminue de 0,4 % et l’inflation globale au niveau mondial baisse d’environ 25 points de base en deçà du niveau de référence.

### Répercussions agrégées (graphique synthétique)
- Effets sur le niveau de PIB (écart en pourcentage par rapport au scénario de référence) sur 2024–27 : présentés pour les cinq scénarios (Rétablissement, Politique budgétaire, Déflation en Chine, Risque géopolitique, Divergences mondiales).
- Effets sur l’inflation globale (écart en points de pourcentage par rapport au scénario de référence) sur 2024–27 : présentés pour les mêmes cinq scénarios.
- Agrégats mondiaux indiqués par barres : carrés rouges pour les pays avancés ; losanges jaunes pour les pays émergents et pays en développement.

*Source : calculs des services du FMI, extrait de l’Encadré 1.2 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM), Fonds monétaire international — Avril 2024.*

### 1. Prix des produits de base

### 1. Prix des produits de base

### Aperçu général
- Les marchés à terme indiquent un repli des cours du pétrole de 2,5 percent en glissement annuel pour atteindre en moyenne 78,60 dollars le baril en 2024, et une poursuite de la baisse à 67,50 dollars en 2029.
- Les risques sur l’évolution des cours du pétrole sont équilibrés : risques haussiers liés à une escalade du conflit au Moyen-Orient et à des attaques sur les infrastructures pétrolières russes ; risques baissiers liés à un ralentissement de la demande en Chine et à une forte croissance de l’offre des pays non membres de l’OPEP, éventuellement accompagnée d’une augmentation de l’offre des pays de l’OPEP+.
- Les marchés à terme laissent entrevoir des perspectives équilibrées pour les prix du gaz naturel.

### Pétrole et gaz naturel
- Pétrole brut (Brent) :
  - Prévisions : moyenne de 78,60 dollars le baril en 2024 ; 67,50 dollars le baril en 2029.
  - Risques équilibrés (voir ci‑dessus).
- Gaz naturel (plateforme Title Transfer Facility, Europe) :
  - Baisse de 24,4 percent depuis août 2023 pour atteindre 8,10 dollars le million d’unités thermiques britanniques en février 2024.
  - Prévisions : en moyenne 9,45 dollars en 2024 ; 8,73 dollars en 2029.
- Gaz naturel liquéfié asiatique : recul de 24,9 percent (période août 2023–février 2024).
- Henry Hub (Etats‑Unis) : diminution de 32,3 percent (période août 2023–février 2024).
  - Prévision moyenne : 2,66 dollars le million d’unités thermiques britanniques en 2024 ; 3,63 dollars en 2029.
  - Capacités d’exportation des États‑Unis projetées : 11,4 milliards de pieds cubes par jour à 21,1 milliards de pieds cubes par jour jusqu’en 2027.

### Métaux
- Rebond des métaux :
  - Indice des cours des métaux de base du FMI : +4,7 percent entre août 2023 et février 2024.
  - Minerai de fer : +14,9 percent (même période).
  - Uranium : +75,3 percent (niveau le plus élevé depuis 2007), en raison de perturbations de l’offre des principaux producteurs, de l’éventualité d’une interdiction des exportations de Russie et d’une meilleure perspective de production d’énergie nucléaire.
  - Or : +5,5 percent, poussé par des tensions géopolitiques et l’anticipation d’un assouplissement des politiques monétaires.

### Produits agricoles et alimentaires
- Indice des prix des denrées alimentaires et des boissons du FMI : +6,0 percent entre août 2023 et février 2024, avec de fortes disparités par produit.
- Évolutions spécifiques (août 2023–février 2024) :
  - Céréales : -7,2 percent.
  - Huiles végétales : -10,9 percent.
  - Cacao : +64,2 percent.
  - Café : +18,2 percent (hausse accentuée pour le Robusta en raison des tensions en mer Rouge).
  - Caoutchouc : +39,8 percent (production mondiale diminuée en 2023 suite à une nouvelle maladie foliaire en Asie).
  - Poissons et fruits de mer : +25,9 percent (demande dépassant la croissance de l’offre, partiellement liée à un durcissement de la législation environnementale).
- Principaux risques sur les perspectives des prix agricoles : risques haussiers (nouvelles perturbations du commerce, nouvelles restrictions à l’exportation) ; principal risque baissier : récoltes plus abondantes que prévu.

### Concentration des marchés et chocs idiosyncrasiques
- Concentration élevée : indices de Herfindahl–Hirschman (IHH) élevés pour de nombreux produits (exemple : IHH de la production d’huile de palme = 0,4, un chiffre 80 fois plus élevé environ que la valeur si les 195 pays du monde avaient la même part de marché).
- Les chocs idiosyncrasiques nationaux (sécheresses, inondations, nuisibles, perturbations de transports) contribuent de manière importante aux fluctuations de la production et de la consommation mondiales, mais les facteurs communs restent en moyenne le principal moteur.
- L’importance relative des facteurs communs a augmenté dans la production de matières premières industrielles au cours des dix dernières années et a aussi augmenté pour la consommation des matières premières alimentaires et industrielles.

### Élasticités–prix de l’offre et de la demande
- Offre :
  - Métaux (en particulier cuivre et zinc) : élasticité de l’offre proche de zéro (très inélastique).
  - Céréales : élasticité de l’offre d’environ 0,6 (une hausse des prix de 10 percent augmente la production de 6 percent dans un délai d’un an).
  - Cultures pérennes (café, huile de palme, cacao) : élasticité de l’offre plus faible à court terme que les cultures annuelles ; pics d’ajustement deux à trois ans après un choc.
  - Produits énergétiques : élasticité de l’offre généralement entre celle des minéraux et celle des produits agricoles.
- Demande :
  - Pétrole brut et charbon : élasticité de la demande inférieure à 0,2 (difficultés à changer de combustible à court terme).
  - Cuivre et zinc : élasticité de la demande proche de zéro.
  - Plomb et étain : élasticité de la demande entre 0,2 et 0,3.
  - Riz : élasticité–prix de la demande proche de zéro (environ 10 percent de la production est négociée internationalement ; prix souvent subventionnés en Asie).
  - Thé, coton et blé : élasticité de la demande supérieure à 0,4.
- Généralités :
  - Les produits de base sont globalement essentiellement inélastiques.
  - Les caractéristiques propres aux produits (possibilités de remplacement, efficience d’usage, substitutions en aval) déterminent largement les élasticités de la demande.
  - L’offre et la demande réagissent davantage avec le temps ; les multiplicateurs à long terme varient par produit : pour la plupart des produits agricoles, les réactions de l’offre sont stables sur un horizon de cinq ans, tandis que les matières premières minérales deviennent plus réactives à plus long terme.

### Adaptation aux chocs et implications
- La volatilité des prix a augmenté à la suite de la pandémie, de la guerre en Ukraine et du conflit Gaza‑Israël, déstabilisant l’inflation et compliquant l’élaboration des politiques budgétaire et monétaire, en particulier dans les pays à faible revenu et les pays exportateurs de produits de base.
- La volatilité future dépendra essentiellement des élasticités–prix de l’offre et de la demande : plus ces élasticités sont faibles, plus les prix réagiront fortement aux variations inattendues de l’offre et de la demande.
- Comprendre et estimer systématiquement ces élasticités pour une vaste gamme de produits de base est fondamental pour évaluer la vitesse d’ajustement des marchés et les vulnérabilités macroéconomiques associées.

*Fonds monétaire international | Avril 2024*

### Conclusions et conséquences pour la politique économique

### Conclusions et conséquences pour la politique économique

### Principales conclusions sur les élasticités
- Ce dossier spécial estime un vaste ensemble d’élasticités de l’offre et de la demande de produits de base en suivant une méthode d’identification systématique et un jeu unique de données.
- Il en ressort que la demande et l’offre de produits de base sont généralement inélastiques aux prix, mais il existe des différences sectorielles:
  - L’offre de cultures agricoles pérennes est plus inélastique que celle des cultures annuelles.
  - L’offre et la demande de matières premières minérales sont particulièrement inélastiques.
  - Celles des produits de base énergétiques se situent entre celles des produits de base agricoles et celles des métaux.
- L’élasticité de la demande peut également avoir joué un rôle dans l’évolution des prix, par exemple une élasticité croisée de la demande permet de remplacer une céréale par une autre.
- Avec le temps, l’offre et la demande deviennent plus élastiques pour:
  - les matières premières minérales, et
  - les produits de base énergétiques.
- Observation empirique: l’offre plus inélastique des cultures pérennes est avancée comme explication possible du fait que les prix du blé, qui ont bondi au début de la guerre en Ukraine, sont désormais inférieurs à leur niveau d’avant la guerre.

### Conséquences macroéconomiques et cadres de politique
- Les pays exposés aux marchés des produits de base relativement peu élastiques, en particulier les métaux, pourraient:
  - constituer des volants budgétaires, et
  - créer une marge de manœuvre monétaire pour se préparer aux conséquences plus vastes de chocs éventuels.
- Les élasticités reflétant des ajustements opérés par les consommateurs et les producteurs finaux impliquent que des réformes des politiques publiques peuvent modifier ces élasticités et les conséquences des chocs.

### Recommandations de politique publique
- Remplacer les subventions à l’énergie et à l’agriculture par des transferts ciblés:
  - contribuerait à accroître l’élasticité de la demande et de l’offre de nombreux produits de base,
  - pourrait rendre leurs prix moins volatils.
- Le commerce international peut jouer un rôle majeur:
  - en atténuant les chocs sur les matières premières, et
  - en servant d’amortisseur contre leurs conséquences économiques.
- Ce rôle du commerce international sera encore plus important dans les contextes suivants:
  - intensification des tensions géopolitiques et de la fragmentation du commerce, et
  - cas des minerais essentiels à la transition énergétique.

*Source : estimations et conclusions tirées du dossier spécial du Fonds monétaire international (extrait du chapitre "Conclusions et conséquences pour la politique économique").*

### 2024. Accessed January 24, 2024. https:// www .worldbank .org/

### Les banques centrales et l'impact des taux directeurs

### Contexte et question de recherche
- Au cours des "deux dernières années", les banques centrales du monde entier ont sensiblement relevé leurs taux directeurs.
- Beaucoup s'attendaient à ce qu'une hausse des taux provoque un ralentissement de l'activité, voire une récession; pourtant, la croissance mondiale a bien résisté.
- Le chapitre interroge: pourquoi certains pays pâtissent des taux élevés, et d'autres pas?

### Canaux et facteurs amplifiant l'effet de la politique monétaire
- L'analyse compare les effets de la politique monétaire entre pays et au fil du temps en s'appuyant sur les évolutions des marchés des prêts hypothécaires et du logement.
- Les effets de la hausse des taux sont plus marqués là où:
  - 1) la part des prêts hypothécaires à taux fixe est faible,
  - 2) les acquéreurs de logements sont plus endettés,
  - 3) la dette des ménages est élevée,
  - 4) l'offre de logements est restreinte,
  - 5) les prix de l'immobilier résidentiel ont récemment été surévalués.
- Comme ces facteurs varient considérablement d’un pays à l’autre, "l'influence de la politique monétaire est forte dans certains pays et moindre dans d'autres."

### Évolution récente et atténuation des effets
- Les changements survenus dans les marchés des prêts hypothécaires et du logement depuis la crise financière mondiale et pendant la pandémie de COVID-19 ont, jusqu'ici, pu atténuer l'incidence de la hausse des taux directeurs dans plusieurs pays.
- Toutefois, cette atténuation n'est pas universelle et dépend des facteurs listés ci-dessus.

### Risques et implications politiques
- Le risque que l'économie n'ait pas encore ressenti l'effet de freinage du resserrement monétaire déjà opéré doit être pris au sérieux:
  - particulièrement dans les pays où la durée des prêts hypothécaires à taux fixe est courte,
  - surtout si les ménages sont "très endettés".
- Plus les taux d'intérêt resteront élevés longtemps, plus les ménages courront le risque d'accuser le coup, même là où ils ont été jusqu'ici relativement épargnés.

*Fonds monétaire international | Avril 2024*

### Introduction

### Introduction

### Contexte et objectifs
- Depuis la fin de 2021, les banques centrales ont relevé leurs taux directeurs dans un mouvement sans précédent depuis 40 ans, visant à restaurer la stabilité des prix.  
- Les perturbations des chaînes d’approvisionnement liées à la reprise post‑confinements et la guerre en Ukraine ont généré des chocs d’offre, amplifiés par une orientation extraordinairement expansionniste des politiques budgétaire et monétaire pendant la pandémie, conduisant à une hausse de l’inflation à des niveaux inéditssince des décennies.  
- Malgré la hausse soudaine des taux d’intérêt, la croissance mondiale a montré une résilience remarquable en 2023 ; l’emploi est resté robuste et l’activité a dépassé les anticipations dans la plupart des pays (voir chapitre 1).  
- Le chapitre se donne pour but de comparer les effets de la politique monétaire entre pays et au fil du temps via le vecteur des prêts hypothécaires et du logement afin de mieux comprendre la variabilité de la transmission monétaire.

### Questions de recherche
- Quelle est la situation sur les marchés de l’immobilier et des prêts hypothécaires aujourd’hui ? Comment ont-ils réagi à la crise financière mondiale, à la pandémie et au récent resserrement monétaire ?  
- D’un point de vue théorique, quels sont les mécanismes de transmission de la politique monétaire par le vecteur du logement ? Quelles relations entretiennent ces mécanismes avec les caractéristiques des marchés hypothécaire et résidentiel ?  
- En quoi ces mécanismes diffèrent-ils selon les pays ?  
- Leur rôle s’est‑il affaibli ces dernières années ?

### Méthodologie (points saillants)
- Application de méthodes empiriques reposant sur Jordà (2005), Stock et Watson (2018) et Chen et al. (2023).  
- Mobilisation de nouvelles données sur : 1) les cas où la politique monétaire a déjoué les pronostics des analystes (pour identifier des changements exogènes des taux d’intérêt) ; et 2) la part des prêts hypothécaires à taux fixe dans les pays étudiés, à partir d’informations publiques et d’autorités nationales.  
- Utilisation d’une nouvelle base régionale de données sur les prix des logements et l’activité réelle.  
- Simulations de modèles pour mesurer les effets conjoints de la part des prêts hypothécaires à taux fixe et des plafonds réglementaires du ratio prêt/valeur.  
- Échantillon national : 33 pays émergents et avancés ; période couverte (pour certaines distributions) : du quatrième trimestre 1998 au premier trimestre 2023.  
- Construction de variables de chocs monétaires à partir des écarts entre décisions effectives de taux et anticipations d’analystes (projections locales utilisées comme variables instrumentales).

### Données et constats descriptifs
- Les paiements d’intérêts au titre des emprunts hypothécaires étaient historiquement bas au début du récent cycle de hausse des taux, la durée et la part moyenne des prêts hypothécaires à taux fixe étant élevées dans de nombreux pays.  
- Les prix de l’immobilier résidentiel sont restés nettement supérieurs à leur niveau d’avant la pandémie, mais se sont stabilisés, voire ont reculé dans certains pays en 2023 ; évolutions très hétérogènes selon les pays.  
- Exemple de taux effectifs hypothécaires au début de 2022 : 1,7 % (Allemagne), 1,5 % (France), 3,3 % (États‑Unis) ; comparés à 4,5 %, 4,0 % et 4,5 % en 2011, respectivement.  
- Le logement et l’investissement résidentiel représentent ensemble quelque 70 % du PIB dans la plupart des pays (graphique de référence dans le chapitre).

### Mécanismes théoriques de transmission par le vecteur du logement (canaux principaux)
- Canal 1 — Canal de la trésorerie : hausse des taux → baisse directe de la consommation des propriétaires ayant un prêt hypothécaire à taux variable et un accès limité au crédit.  
- Canal 2 — Canal des anticipations/primes de risque : variation des taux → modification des anticipations sur la trajectoire future des prix des logements → influence sur la demande actuelle de logements.  
- Canal 3 — Canal de la richesse : baisse des prix des logements → baisse de la consommation des propriétaires via perte de richesse (le logement constitue souvent l’essentiel du patrimoine).  
- Canal 4 — Canal des garanties : dépréciation des logements → restriction de l’accès au crédit garanti par le logement → contraction de la consommation.  
- Canal 5 — Canal des taux d’intérêt : hausse des taux directeurs → hausse des taux hypothécaires → baisse de la demande de crédit et de logements.  
- Canal 6 — Canal du prêt bancaire : coûts de financement plus élevés ou diminution des dépôts → réduction du crédit bancaire aux ménages.  
- Canal 7 — Canal du bilan : prêteurs réduisent le crédit aux emprunteurs à risque anticipé accru suite à une baisse de valeur nette des garanties.

### Principales conclusions empiriques
- Transformation des marchés : la part des prêts hypothécaires à taux fixe s’est accrue dans de nombreux pays, les plafonds réglementaires du ratio prêt/valeur ont été durcis, et la population a partiellement migré vers des zones où les restrictions à l’offre de logements sont moins fortes. Ces évolutions ont amoindri le rôle du vecteur logement dans plusieurs pays, bien que dans certains cas elles aient été contrebalancées par la hausse des prix dans zones déjà surévaluées et par un alourdissement de la dette des ménages.  
- Hétérogénéité : la transmission de la politique monétaire par le vecteur du logement varie fortement selon les pays en raison de caractéristiques du marché hypothécaire et résidentiel.  
- Facteurs amplificateurs de la transmission monétaire (effets plus marqués) :  
  - part relativement faible des prêts hypothécaires à taux fixe ;  
  - plafonds réglementaires du ratio prêt/valeur peu restrictifs ;  
  - dette des ménages élevée ;  
  - offre de logements relativement restreinte ;  
  - prix de l’immobilier résidentiel récemment surévalués.  
- Interactions : simulations indiquent que la part des prêts hypothécaires à taux fixe et les plafonds réglementaires du ratio prêt/valeur se renforcent mutuellement dans leur incidence sur la transmission ; un plafonnement réglementaire restrictif et un fort endettement peuvent atténuer la transmission, surtout à court terme, et en retarder les effets.  
- Effets différenciés selon les canaux :  
  - La part des prêts hypothécaires à taux fixe n’a pas d’effet significatif sur la transmission aux prix des logements, mais atténue significativement la transmission à la consommation (effet statistiquement significatif après cinq trimestres).  
  - L’effet protecteur des prêts hypothécaires à taux fixe est plus marqué en période de durcissement monétaire que lors d’une phase d’assouplissement (réfinancement possible lorsque les taux baissent).  
  - Plafonds de quotité de prêt non restrictifs (supérieurs à 100 %) accroissent la sensibilité des prix des logements et de la consommation à la politique monétaire ; par exemple, huit trimestres après une hausse (baisse) de 100 points de base du taux directeur, les prix des logements reculent (augmentent) de 1 point de pourcentage lorsque les plafonds sont restrictifs et de 4 points de pourcentage lorsqu’ils ne le sont pas. Les effets sur la consommation apparaissent significativement plus tôt si les plafonds ne sont pas restrictifs ; avant le quatrième trimestre, les effets sont presque deux fois moins élevés lorsque les plafonds sont restrictifs que lorsqu’ils ne le sont pas.  
- Conclusion temporelle : la transmission par le vecteur logement s’est récemment affaiblie dans plusieurs pays en raison des transformations structurelles du marché hypothécaire et du logement, bien que des forces opposées (logements surévalués, hausse de la dette des ménages) puissent renforcer la transmission dans d’autres pays.

### Limites et mises en garde
- Portée empirique limitée par la disponibilité des données au niveau national et temporel ; impossibilité d’étudier les loyers faute de données.  
- Focus sur le rôle des caractéristiques de l’immobilier résidentiel et des prêts hypothécaires des ménages ; les autres canaux de transmission (part des fardeaux supportée par les banques et les États, canaux bancaires plus larges, fiscalité foncière, aides locatives, acquisitions par non‑résidents, etc.) sont laissés de côté.  
- Raisons techniques empêchent l’intégration de l’ensemble des caractéristiques dans un seul cadre; les effets d’équilibre général ne sont donc pas toujours pris en compte.

*Source : Introduction du chapitre "Qui accuse le coup ? Effets de la politique monétaire sur les marchés du logement", Perspectives de l'économie mondiale — Avril 2024.*

### 1. Différences d’effet des PHTF sur les prix des logements

### 1. Différences d’effet des PHTF sur les prix des logements

### Effets des caractéristiques du marché hypothécaire
- Choc de politique monétaire considéré : variation de 100 points de base du taux directeur.
- PHTF = prêts hypothécaires à taux fixe dont les paiements nominaux ne sont pas révisés dans l’année — leur part est déterminée à l’aune de l’encours des prêts hypothécaires ; plafonds de quotité = plafonds réglementaires du ratio prêt/valeur.
- Dans les estimations empiriques, les pays ont été classés selon :
  - « Part des PHTF élevée » si la part des PHTF est supérieure à la médiane de l’échantillon et « Part des PHTF faible » autrement.
  - « Plafonds de quotité restrictifs » si les plafonds sont inférieurs à 100 % et « Plafonds de quotité non restrictifs » autrement.
  - « Dette des ménages élevée » si le ratio dette des ménages/PIB est supérieur à la médiane de l’échantillon et « Dette des ménages faible » autrement.
- Les losanges signalent que la différence entre les coefficients est statistiquement significative à un seuil inférieur ou égal à 10 %.

### Principaux constats empiriques (PHTF, quotité et endettement)
- Une part élevée de PHTF réduit la transmission de la politique monétaire à la consommation (graphique 2.8) : la différence cumulée de la réponse de la consommation réelle à un choc de 100 points de base est tracée pour horizons trimestriels (zones d’intervalle de confiance à 90 %).
- Un fort endettement des ménages accroît et accélère la transmission :
  - Huit trimestres après une inflexion de la politique monétaire, les prix nominaux des logements varient d’environ 3 points de pourcentage de plus lorsque les ratios d’endettement des ménages sont supérieurs à la médiane de l’échantillon que lorsqu’ils y sont inférieurs (graphique 2.7, plage 5).
  - La réaction de la consommation à une relance monétaire est significativement plus rapide si le niveau d’endettement est élevé (graphique 2.7, plage 6), même si cet effet n’est plus significatif après trois trimestres.
- Les pays où le taux d’endettement des ménages est élevé sont généralement ceux où les consommateurs recourent davantage aux prêts hypothécaires pour acquérir un bien, rendant transactions et demande de crédit plus sensibles aux variations des taux directeurs.

### Interactions entre plafonds de quotité et part des PHTF (modélisation)
- Utilisation du modèle néokeynésien à deux agents (Chen et al. (2023)) pour illustrer effets conjoints.
- Paramètres du scénario illustratif :
  - Un plafond de quotité est restrictif lorsqu’il est égal à 0,75 et non restrictif lorsqu’il est égal à 0,9.
  - La part des PHTF est élevée (faible) si elle est égale à 0,95 (0,7).
- Résultats des simulations :
  - Les effets de la part des prêts hypothécaires à taux fixe et des plafonds de quotité réglementaires se renforcent mutuellement.
  - Transmission moindre vers la consommation lorsque les plafonds de quotité sont restrictifs et la part des PHTF élevée (ligne bleue).
  - Intensification de la transmission lorsque la part des PHTF est faible :
    - Écart de 17% entre la ligne rouge et la ligne jaune (plafonds non restrictifs).
    - Écart de 13% entre la ligne bleue et la ligne verte (plafonds restrictifs).
  - Effet comparant plafonds non restrictifs vs restrictifs :
    - Écart de 23% entre la ligne verte et la ligne jaune (part des PHTF faible).
    - Écart de 19% entre la ligne bleue et la ligne rouge (part des PHTF élevée).
- Conclusion modélisée : la part de PHTF et les plafonds de quotité sont très complémentaires — la sensibilité de la consommation à une variation de 100 points de base dépend fortement de ces deux caractéristiques conjointes.

### Données et sources
- Sources empiriques citées : autorités nationales ; Banque centrale européenne ; Banque des règlements internationaux ; Bloomberg Finance L.P. ; Eurostat ; calculs des services du FMI.
- L’axe des abscisses dans les graphiques correspond au temps en trimestres ; les lignes indiquent la réponse cumulée en points de pourcentage à une variation de 100 points de base du taux directeur ; zones ombrées = intervalle de confiance à 90 %.

*Source : Chapitre 2, « Qui accuse le coup ? Effets de la politique monétaire sur les marchés du logement », PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE — Avril 2024, Fonds monétaire international.*

### 3. Différences d’effet de la surévaluation

### 3. Différences d’effet de la surévaluation

### Résultats principaux — hétérogénéité des effets de la politique monétaire via le logement
- Les réponses cumulées sont mesurées à la suite d’une variation de 100 points de base du taux directeur.
- Les intervalles de confiance présentés sont à 90 percent.
- Les différences d’effet des restrictions sur l’offre traduisent les effets relatifs entre :
  - les régions situées dans les 10 centiles supérieurs de la distribution de la densité de la population, et
  - les autres régions.
- Les différences d’effet de la surévaluation traduisent les effets relatifs entre :
  - les régions situées dans les 25 centiles supérieurs de la distribution du ratio prix/revenus, et
  - les autres régions.
- Graphiques et cartes thermiques montrent une forte hétérogénéité entre pays quant à l’intensité de la transmission de la politique monétaire par le vecteur du logement (données de 2022 ou dernières disponibles).
- Exemples de pays où le vecteur du logement semble plus fort : AUS, JPN — caractéristiques associées :
  - part des prêts hypothécaires à taux fixe faible,
  - plafonds réglementaires de quotité de prêt relativement moins restrictifs,
  - niveau d’endettement des ménages élevé (dans une certaine mesure au JPN),
  - proportion importante de population vivant dans des zones où l’offre est restreinte.
- Exemples de pays où le vecteur du logement semble plus faible : COL, HUN, ISR — caractéristiques associées :
  - faibles niveaux d’endettement des ménages,
  - faibles tensions sur l’offre.

### Évolution des caractéristiques des marchés et conséquences pour la transmission
- Changements observés depuis la crise financière mondiale :
  - La part des prêts hypothécaires à taux fixe (PHTF) s’est accrue dans plusieurs pays ; évolutions mesurées entre T1 2011 et T4 2022.
  - Les plafonds de quotité réglementaires ont été réduits ou sont restés stables.
  - Le ratio dette des ménages/PIB a augmenté dans certains pays (ex. CHL, KOR, FRA) et diminué dans d’autres (ex. DNK, ESP, IRL).
- Mutations du marché du logement (notamment pendant la pandémie) :
  - Dans la plupart des pays, l’offre nationale a probablement gagné en élasticité en raison d’un déplacement d’habitants des zones urbaines densément peuplées vers des zones moins denses.
  - Surévaluation : évolutions mixtes — baisse du ratio prix/revenu dans certaines zones surévaluées (ex. FIN, HUN) ; accentuation de la surévaluation là où elle était déjà forte (ex. MEX, NLD).
- Synthèse (Graphique 2.14) — évolution 2011 → T4 2022 pour les marchés hypothécaires ; 2019 → T4 2022 pour les marchés du logement :
  - Couleur bleue = affaiblissement de la transmission ; rouge = renforcement ; gris = pas de changement.
  - Exemples :
    - Transmission renforcée : CAN, CHL, JPN (diminution/stabilité de la part des crédits à taux fixe, hausse de l’endettement, contraction de l’offre).
    - Transmission affaiblie : USA, HUN, IRL, PRT (caractéristiques ayant suivi une tendance opposée).
- Conclusion globale : à l’échelle mondiale, tableau thermique indique un affaiblissement de la transmission par les canaux de la trésorerie, de la richesse et des garanties, dû à :
  - l’essor des prêts hypothécaires à taux fixe,
  - la diminution des plafonds de quotité,
  - la baisse du niveau d’endettement,
  - les déplacements d’habitants hors des régions densément peuplées,
  - le recul des prix des logements dans certains lieux surévalués.

### Observations spécifiques : Europe et Chine
- Europe (encadré 2.1) :
  - Pendant le resserrement postpandémique, la répercussion des taux directeurs a été la plus forte sur les dépôts à terme, suivie des taux hypothécaires et des taux sur les prêts aux sociétés non financières.
  - Par rapport aux cycles antérieurs, la transmission en Europe s’est quelque peu affaiblie, sauf pour :
    - les dépôts à terme des sociétés non financières, et
    - les prêts à ces dernières.
  - L’augmentation annuelle du coût du service des prêts hypothécaires par rapport à la mi-2022 est très hétérogène dans la zone euro : presque nulle à Malte, supérieure à 1,2 percent du PIB au Portugal (point haut de l’échantillon).
- Chine (encadré 2.2) :
  - Avant le repli du secteur de l’immobilier, le marché du logement était sensible aux variations des taux d’intérêt à court terme : baisse des coûts d’emprunt à court terme suivie d’accélération des prix des logements.
  - Depuis le repli du secteur à la mi-2021, la relation prix des logements — coûts d’emprunt s’est atténuée ; facteurs non monétaires (difficultés des promoteurs, nombre élevé de logements inachevés) ont pris le dessus.
  - Les restrictions sur les prêts garantis par la valeur acquise et les plafonds réglementaires bas de quotité — qui s’élèvent à 60 percent — réduisent la sensibilité de la consommation au canal des garanties.
  - La récente détente monétaire (plusieurs baisses de taux) a eu un effet limité sur les taux liés au logement ; un recours accru aux instruments de taux d’intérêt permettrait de renforcer la transmission par le vecteur du logement.

### Limites de l’analyse
- Le tableau thermique ne permet pas de comparer ou d’agréger directement les différentes colonnes pour un pays donné ; l’analyse porte uniquement sur le vecteur du logement.
- D’autres mécanismes de transmission (par ex. canal du taux de change) peuvent être déterminants selon les pays.
- Les changements récents très rapides et de grande ampleur des taux directeurs au cours des deux dernières années peuvent avoir influé sur la transmission d’une manière que les indicateurs historiques n’anticipent pas pleinement.
- Les périodes d’analyse diffèrent : marchés hypothécaires évalués entre 2011 et T4 2022 ; marchés du logement entre T4 2019 et T4 2022.

### Implications pour l’action publique — recommandations et considérations
- Macroprudentiel :
  - La réglementation macroprudentielle stricte est un facteur de stabilité financière et économique ; son intensité est traitée ici comme donnée.
  - La politique monétaire pourrait avoir des effets moindres dans les pays où la réglementation est relativement restrictive, parce que les emprunteurs sont en moyenne moins endettés et donc moins sensibles aux variations des taux d’intérêt.
  - Les autorités prudentielles devraient étoffer leur panoplie en préparation du prochain cycle de resserrement, par exemple en plafonnant, le cas échéant, le ratio service de la dette/revenu, afin de prévenir les répercussions de la politique monétaire sur la stabilité financière.
- Politique monétaire :
  - Il est important de bien connaître les mécanismes de transmission par le vecteur du logement pour calibrer la politique monétaire.
  - Dans les pays où le vecteur est puissant, surveiller l’évolution du marché résidentiel et de la dette des ménages peut permettre d’identifier rapidement si le resserrement est trop vif.
  - Dans les pays où la transmission est faible, les autorités peuvent prendre des mesures vigoureuses dès les premiers signes de surchauffe ou de tensions inflationnistes.
  - Prudence actuelle : bien que la transmission soit parfois faible, maintenir des taux élevés trop longtemps comporte des risques accrus :
    - les prêts hypothécaires dits « fixes » peuvent n’être fixes que pour une courte période ; lors des révisions, la politique monétaire pourrait se répercuter plus efficacement et freiner la consommation,
    - effets sur la consommation pourraient être plus prononcés qu’attendu et compromettre la stabilité financière en cas d’augmentation brutale des défauts, surtout dans les pays à forte dette des ménages ou à droit de la faillite favorable aux emprunteurs,
    - marchés avec surévaluation présentent un risque de correction plus élevé si les taux restent à un haut niveau longtemps, surtout si les politiques macroprudentielles n’ont pas empêché la hausse de l’endettement.
- Conclusion synthétique : plus les taux d’intérêt demeureront élevés longtemps, plus les ménages courront le risque d’« accuser le coup », même dans les pays jusque‑là relativement épargnés.

*Fonds monétaire international — Extrait du chapitre 2 (Avril 2024).*

### Introduction

### Introduction

### Contexte et question centrale
- Depuis la crise financière mondiale de 2008–09, les prévisionnistes n’ont cessé de revoir à la baisse les chiffres de la croissance à moyen terme.
- La croissance de la production potentielle (croissance non inflationniste maximale d’un pays compte tenu de ses ressources et de ses capacités technologiques) enregistrera un déclin similaire.
- Un fléchissement prolongé de la croissance, conjugué à des taux d’intérêt élevés, compromettra la viabilité de la dette, pourra alimenter les tensions sociales, freiner la transition écologique et dissuader l’investissement dans le capital et les technologies, pouvant ainsi s’autoréaliser partiellement.
- Objectif du chapitre : analyser les contributions du capital, du travail et de la productivité totale des facteurs (PTF) à l’évolution de la croissance, mesurer l’évolution de l’efficience allocative et évaluer scénarios et politiques susceptibles d’inverser la tendance.

### Approche et méthode
- Usage d’une méthode mise au point par Hsieh et Klenow (2009) pour relier un écart de productivité croissant entre les entreprises à une moindre efficacité de la répartition des ressources (PTF et « efficience allocative »).
- Analyse couvrant projections de croissance à moyen terme (à cinq ans) des PEM, tendances de la croissance effective sur 30 ans pour un large échantillon de pays, et études approfondies des leviers directs : intrant travail, formation de capital privé et efficience allocative.
- Scénarios conçus pour évaluer trajectoires de croissance à moyen terme et effets potentiels des mesures publiques.

### Principales conclusions
- La baisse des projections de croissance à moyen terme est généralisée, reflétant moins le pessimisme des prévisionnistes que des mécanismes séculaires.
  - Les anticipations de croissance à moyen terme ont été revues à la baisse pour tous les groupes de revenu et toutes les régions, et singulièrement pour les pays émergents.
- La baisse de la croissance effective a été du même ordre, essentiellement en raison de la dynamique de croissance de la PTF.
  - Dans les pays avancés, les gains de productivité ont commencé à diminuer avant la crise financière mondiale.
  - Dans les pays émergents et les pays en développement, la PTF a augmenté avant la crise et chuté ensuite, reflétant le cycle de la mondialisation.
  - Les variations des gains de PTF ont contribué à plus de la moitié de la baisse dans les pays avancés et émergents, et à la quasi-totalité de la baisse dans les pays à faible revenu.
- La répartition moins efficace du capital et du travail entre les entreprises a réduit la PTF de 0,6 point de pourcentage par an dans les pays couverts par l’analyse.
  - Si le problème de la mauvaise allocation des ressources ne s’était pas aggravé, la croissance de la PTF aurait été supérieure de 50 %.
  - L’aggravation tient essentiellement au caractère inégal des gains de productivité des entreprises au sein des secteurs, qui justifierait une réaffectation du capital et du travail empêchée par des frictions économiques.
  - Ces frictions structurelles persistantes expliquent les deux tiers du problème d’inefficience allocative et peuvent être ciblées par des politiques visant à stimuler la productivité.
- La réduction de la formation de capital privé observée depuis la crise financière mondiale dans de nombreux pays avancés et pays émergents a aussi contribué au déclin de la croissance.
  - Deux facteurs spécifiques expliquant le recul de l’investissement au niveau des entreprises : la baisse de valeur des entreprises par rapport au coût du capital et l’augmentation de leur endettement.
  - Au niveau macroéconomique, la morosité de la croissance et l’incertitude ont freiné l’investissement dans les pays avancés.
- Les contraintes démographiques pesant sur l’offre de main-d’œuvre devraient s’accentuer à moyen terme dans la plupart des pays avancés et des grands pays émergents.
  - D’ici 2030, l’offre de travail mondiale ne devrait augmenter que de 0,3 %, soit moins d’un tiers du niveau moyen mesuré durant la décennie prépandémique.
- Trajectoires prospectives et nécessité d’action publique
  - En raison d’un certain nombre de vents contraires structurels, les autorités devront prendre des mesures de soutien énergiques et exploiter le potentiel des nouvelles technologies pour que la croissance mondiale retrouve son niveau moyen historique.
  - Si l’on se fonde sur les tendances démographiques projetées et des hypothèses prudentes concernant les avancées technologiques, la croissance mondiale pourrait chuter au-dessous de 3 % à moyen terme.
  - Le retour à une croissance historique annuelle moyenne de 3,8 % (mesurée sur la période 2000–19) passe nécessairement par des politiques et des réformes favorables à la croissance, visant à :
    - améliorer l’efficience allocative et les taux d’activité ;
    - faciliter le commerce transfrontalier et le partage des connaissances ;
    - renforcer les capacités d’innovation et permettre d’exploiter au maximum les avancées technologiques comme l’IA.

### Éclairage des prévisions à moyen terme
- Les prévisions de croissance à cinq ans figurant dans les PEM montrent un recul multisectoriel des perspectives de croissance depuis 2008, qui concerne près de 82 % des pays, dont les plus grands.
  - Les cinq premiers pays émergents en taille (Brésil, Chine, Inde, Indonésie et Russie) ont contribué à hauteur d’environ 0,8 point de pourcentage à la chute de 1,8 point de pourcentage de la croissance mondiale annoncée.
  - La dégradation est manifeste dans différentes régions, singulièrement en Asie de l’Est et dans le Pacifique.
- L’assombrissement des perspectives soulève deux questions principales :
  - Les prévisionnistes sont-ils devenus plus pessimistes ? L’examen des écarts moyens entre croissance prévue et croissance effective ne démontre pas l’existence d’un biais pessimiste.
  - Dans quelle mesure la dégradation reflète-t-elle des tendances séculaires ? Les prévisions de croissance à moyen terme des PEM coïncident le plus souvent bien avec les projections de croissance potentielle ; des divergences apparaissent surtout après des crises.

### Évolution historique synthétique
- La croissance mondiale s’est accélérée entre le début de la première décennie 2000 et la crise financière mondiale de 2008, puis n’a cessé de diminuer.
  - Ce schéma transparaît dans les pays émergents et les pays à faible revenu, reflétant les fluctuations de la mondialisation.
  - Dans les pays avancés, le recul de la croissance remonte au début de la première décennie 2000.
- Les progrès technologiques ont largement été étudiés ailleurs ; le présent chapitre met l’accent sur l’évolution dans le temps de l’efficience allocative, ses causes et sa contribution à la croissance récente et future de la PTF.

*Source : Introduction du chapitre "Ralentissement de la croissance mondiale à moyen terme : comment inverser la tendance ?" (texte fourni).*

### 4. PDFR

### 4. PDFR

### Contributions à l’évolution de la croissance mondiale
- Dans tous les groupes de pays, les variations de la croissance ont essentiellement résulté des variations de la croissance de la PTF.
- Pays avancés : la progression annuelle de la PTF a chuté de 1,3 percent entre 1995 et 2000 à 0,2 percent après la pandémie.
- Pays émergents et pays à faible revenu : la croissance de la PTF est tombée respectivement de 2,5 percent et 2 percent entre 2001 et 2007 à tout juste 0,7 percent et pratiquement zéro après la pandémie.
- Le ralentissement de la formation de capital après 2008 dans les pays avancés et après 2013 dans les pays émergents a aussi contribué au ralentissement de la croissance mondiale.
- Le recul constant de la contribution du travail, lié au vieillissement de la population, et la contraction connexe des taux d’activité dans les principales puissances économiques ont également joué un rôle.

### Offre de travail et démographie
- Depuis 2008, l’accroissement de la population d’âge actif (15–64 ans) a marqué le pas dans environ 92 percent des pays du monde et a été négatif dans environ 44 percent des pays.
- Les pays à faible revenu bénéficient encore d’un dividende démographique; près de deux nouveaux arrivants sur trois dans la main-d’œuvre mondiale à moyen terme seront originaires d’Inde et d’Afrique subsaharienne.
- Le vieillissement de la main-d’œuvre et la part grandissante des travailleurs âgés exercent une pression à la baisse sur les taux d’activité globaux.
- Exemples chiffrés de perte de participation post-pandémie : environ 1,9 point de pourcentage en Amérique latine et 1,4 point de pourcentage aux États-Unis.

### Taux d’activité et rôle des politiques
- Estimations indiquent que certaines politiques sont associées à une hausse des taux d’activité par groupe :
  - Réduction des allocations de chômage et allégement de la fiscalité sur le travail → participation accrue des hommes d’âge très actif (H : 25–54 ans).
  - Augmentation des taux d’inscription dans l’enseignement secondaire → corrélation positive avec les taux d’activité ultérieurs des femmes (F : 25–54 ans).
  - Services de la petite enfance, programmes du marché du travail (reconversion, recyclage) → bénéfiques à la participation des femmes (F : 25–54 ans).
  - Réformes portant sur l’âge de la retraite et dépenses pour programmes du marché du travail → participation plus large des travailleurs âgés (H et F : 55–64 ans).
- L’effet estimé des politiques est mesuré comme la variation du taux d’activité résultant d’un déplacement de la variable politique du 75e au 25e centile dans l’échantillon (26 pays avancés et 3 pays émergents).

### Formation de capital et investissement des entreprises
- Dans les pays membres de l’OCDE, l’investissement des entreprises s’est effondré après 2008 et a chuté en 2021 d’environ 40 percent par rapport à son niveau tendanciel antérieur à la crise financière mondiale.
- Instrumentalisation par « chocs budgétaires narratifs » : chaque baisse de 1 point de pourcentage de la croissance de la production ne résultant pas d’une contraction de l’investissement des entreprises est associée à une baisse de 2 points de pourcentage de la croissance de l’investissement.
- Taux d’investissement nets : recul moyen de 2,3 points de pourcentage dans les pays avancés et de 2 points de pourcentage dans les pays émergents depuis 2008.
- Déterminants microéconomiques de la baisse de l’investissement :
  - Le taux d’investissement augmente avec le q de Tobin, les bénéfices et le stock de trésorerie.
  - Le taux d’investissement décroît avec l’effet de levier et le coût de la dette.
- Évolutions observées :
  - q de Tobin a diminué de 10 percent à 30 percent en moyenne depuis 2008, contribuant largement à la baisse expliquée de l’investissement.
  - Dans les pays émergents, l’augmentation moyenne de 20 percent de l’endettement des entreprises après 2008 a été un facteur notable de la chute globale des taux d’investissement.
- Incertitude accrue après 2008 contribue, dans une mesure moindre mais importante, au recul de l’investissement dans les pays avancés; les entrées de capitaux après 2008 ont été bénéfiques pour l’investissement dans les pays émergents.

### Productivité totale des facteurs (PTF) et allocation inefficace des ressources
- La croissance de la PTF a ralenti au cours des deux à trois dernières décennies, avec plusieurs facteurs contributifs : gains décroissants liés aux technologies de l’information et des communications, dynamisme en berne des entreprises, conditions de crédit moins favorables, essor plus lent des flux de capitaux et du commerce transfrontaliers depuis 2008.
- Efficience allocative (méthode Hsieh et Klenow (2009) et améliorations) :
  - L’efficience allocative a diminué entre 2000 et 2019 dans la plupart des pays d’un échantillon de 15 pays avancés et 5 pays émergents.
  - Dans le pays médian de l’échantillon, l’inefficience croissante de l’affectation des ressources a freiné la croissance de la PTF d’environ 0,9 point de pourcentage par an en moyenne.
  - Pour le pays avancé médian, l’effet de freinage a été de 0,5 point de pourcentage par an.
  - Les États-Unis constituent une exception : amélioration de l’efficience allocative ayant contribué à stimuler la croissance de la PTF de 0,8 point de pourcentage par an sur la période considérée.
- Décomposition des causes :
  - Environ 30 percent du freinage annuel de la PTF s’explique par la variation des parts sectorielles dans le PIB; le reste provient des évolutions à l’intérieur des secteurs.
  - L’allocation des ressources est généralement moins efficiente dans les secteurs de services que dans les secteurs productifs de marchandises.
- Dispersion de la productivité :
  - La dispersion de la productivité réelle des entreprises dans l’échantillon de 20 pays a augmenté fortement jusqu’à la crise financière mondiale et reste élevée par la suite.
  - Une part d’inefficience allocative est transitoire (environ un tiers) et deux tiers environ sont d’origine structurelle.
  - Il faudrait entre 9 et 11 ans pour que le niveau d’efficience allocative revienne à la moitié de son niveau fondamental à long terme, selon les caractéristiques sectorielles et nationales.
- Potentiel de rattrapage par les réformes :
  - Si les pays dont l’efficience allocative est actuellement inférieure à celle des États-Unis rattrapaient de 15 percent en dix ans leur retard en matière de politiques structurelles, la croissance à moyen terme de la PTF y augmenterait de 0,7 point de pourcentage.

### Points d’analyse et implications pour la croissance à moyen terme
- La chute de la PTF est le principal moteur du ralentissement de la croissance mondiale à moyen terme, complétée par des contributions négatives de la formation de capital et du recul de la contribution du travail.
- Les politiques structurelles qui améliorent l’efficience allocative — concurrence, ouverture commerciale, accès aux services financiers, flexibilité du marché du travail — peuvent stimuler la PTF et la croissance à moyen terme.
- Les politiques actives sur le marché du travail (formation, garde d’enfants, ajustement de l’âge de la retraite) et les incitations à l’investissement des entreprises (stabilité macroéconomique, réduction de l’incertitude, conditions de crédit favorables) sont des leviers opérationnels pour contrer le ralentissement observé.

*Source : Fonds monétaire international — Chapitre 3, Perspectives de l’économie mondiale — Avril 2024 (extraits).*

### 1. OCDE : Barrières

### 1. OCDE : Barrières à l’entrée sur les marchés de produits

### Données et indicateurs d’efficience allocative
- Indices présentés :
  - OCDE : Indice, 0–3 (échelle affichée 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0).
  - FMI–SR : Libéralisation du commerce — Indice, 0–1 (échelle affichée 0,6 0,7 0,8 0,9 1,0).
  - FMI–SR : Libéralisation financière — Indice, 0–1 (échelle affichée 0,4 0,6 0,8 1,0).
  - FMI–SR : Libéralisation des marchés du travail — Indice, 0–1 (échelle affichée 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0).
- Sources : Organisation de développement et de coopération économiques (OCDE) ; calculs des services du FMI.
- Note méthodologique : La composante structurelle de l’efficience allocative d’un pays est obtenue sous forme d’un effet fixe national à partir de la régression dynamique décrite dans l’annexe 3.2 en ligne.
- Échantillon de pays (20) : AUT, BEL, BGR, CHE, CHN, CZE, DEU, ESP, EST, FRA, ITA, JPN, KOR, POL, PRT, ROU, RUS, SVK, SVN et USA.
- Bases de données et abréviations : FMI–SR = base de données Structural Reform du FMI ; PA = pays avancés ; PE&PRI = pays émergents et pays à revenu intermédiaire.

### Constat historique et rôle des États‑Unis
- Entre 2000 et 2019, les données sur les entreprises montrent que les États‑Unis ont évité une diminution globale de l’efficience allocative parce que le redéploiement des ressources entre les entreprises a été plus rapide que l’accentuation de la dispersion de la productivité.
- Ce redéploiement a permis d’inverser plus vite l’aggravation transitoire de l’inefficience allocative qui continuait de plomber la PTF dans la plupart des autres pays de l’échantillon.

### Scénario de référence à moyen terme (2030) — méthode et hypothèses
- Horizon : 2030.
- Méthodes :
  - Projections des taux d’activité : méthode par cohorte tenant compte des effets du cycle de vie, de la génération et des aspects structurels ; appui sur les projections démographiques des Nations Unies et hypothèse de taux d’emploi stables.
  - Projections du capital : combinaison des prévisions d’investissements publics des PEM et des estimations du taux d’investissement privé à moyen terme.
  - Projections de la PTF : hypothèse que l’efficience allocative sectorielle se rapproche progressivement de son niveau à long terme estimé et se trouve à mi-parcours à moyen terme ; la PTF efficiente suit la tendance historique.

### Contributions projetées à la croissance mondiale en 2030 (scénario de référence)
- Croissance mondiale projetée en 2030 : 2,8 %.
- Contribution annuelle de l’offre de travail :
  - Prévision : baisser à 0,2 point de pourcentage d’ici 2030.
  - Justification : reflète la faible augmentation prévue (0,3 %) de la main-d’œuvre potentiellement disponible en 2030.
  - Variations régionales :
    - Pays à faible revenu : augmentation substantielle de l’offre de main-d’œuvre (2,1 %).
    - Pays émergents (sauf Chine) : offre de travail progresse, la Chine : +0,9 %.
    - États‑Unis : +0,5 %.
    - Chine : contraction de l’offre de main-d’œuvre (-0,6 %).
    - Union européenne : contraction de l’offre de main-d’œuvre (-0,5 %).
- Contribution du capital :
  - Prévision : 1,7 point de pourcentage (contre 2,1 points de pourcentage en moyenne entre 2000 et 2019).
  - Contraintes : niveau de la dette publique reste élevé ; dette publique représente 30 % du capital global dans les pays émergents et pays en développement.
- Contribution de la PTF :
  - Prévision : 0,9 point de pourcentage d’ici 2030 (contre 1,0 point de pourcentage en moyenne entre 2000 et 2019).
  - Facteurs freinant : déclin de l’efficience allocative ; moindre progression de la PTF efficiente (progrès technique) en raison de la difficulté croissante de produire de nouvelles idées, de la croissance plus lente des emplois en recherche, d’un plateau des niveaux d’études et de la décélération du rattrapage.
  - Effet net : recul du taux de croissance de la PTF de 0,1 point de pourcentage par rapport à sa moyenne vicennale prépandémique.
  - Potentiel d’accélération : de grandes avancées technologiques, notamment liées à l’IA, pourraient stimuler substantiellement la croissance de la PTF.

### Autres scénarios et impacts potentiels sur la croissance à moyen terme (écart par rapport au scénario de référence)
- Fourchette d’effets : de +1,2 point de pourcentage à -0,8 point de pourcentage par rapport au scénario de référence.
- Scénarios et estimations d’impact :
  - Mesures de stimulation des taux d’activité :
    - Hypothèse : taux d’activité rehaussés de 3,2 points de pourcentage (augmentation médiane si tous les pays convergaient vers les mesures les plus indiquées).
    - Effet : stimulerait la croissance de l’offre de travail d’environ 0,3 point de pourcentage, soit une contribution de 16 points de base à la croissance mondiale.
  - Recours à l’immigration dans les pays avancés :
    - Hypothèse : augmentation de l’offre de main-d’œuvre équivalant à 1 % de la population active prévue dans les pays avancés en 2030 (flux et meilleure intégration).
    - Effet : augmentation possible de la croissance mondiale de 20 points de base.
  - Réformes structurelles améliorant l’efficience allocative :
    - Hypothèse : pays comblent à moyen terme près de 15 % de leur retard sur les États‑Unis en matière de politiques du marché du travail, d’ouverture commerciale et d’expansion des circuits financiers.
    - Effet : renforcement de la croissance de la PTF de 0,7 point de pourcentage et gain potentiel de 1,2 point de pourcentage de croissance mondiale.
  - Meilleure répartition des compétences dans les pays émergents et en développement :
    - Hypothèse : affectation de la main-d’œuvre suivant la même tendance que celle observée aux États‑Unis ces dernières décennies.
    - Effet : croissance mondiale pourrait s’élever d’un quart de point de pourcentage.
  - Adoption à grande échelle des technologies liées à l’IA :
    - Estimation : incidence sur la croissance mondiale variant de 10 à 80 points de base à moyen terme, selon l’échelle d’adoption et si l’IA remplace ou renforce la main-d’œuvre.
  - Conséquences d’une dette publique élevée :
    - Estimation : croissance mondiale pourrait baisser de 5 à 15 points de base selon les simulations (scénarios de hausse continue de la dette et scénarios de stabilisation avec ajustements des transferts ou des investissements publics).
    - Remarque : effet global jugé modéré dans les simulations considérées.
  - Fragmentation géoéconomique :
    - Scénarios de l’édition d’avril 2023 des PEM : pertes de croissance variant de 10 points de base (cas limités favorisant relocalisation vers pays « amis ») à 80 points de base (relocalisation généralisée entre régions).
    - Risque additionnel : baisse plus importante possible si réduction des transferts de connaissances liés au commerce et perte de productivité (non prise en compte dans certaines simulations).

### Message de politique et recommandations
- Retrouver les niveaux de croissance historiques nécessitera des efforts substantiels des pouvoirs publics, et potentiellement la mobilisation des bénéfices nets de l’IA.
- Réformes structurelles recommandées :
  - Corriger l’allocation inefficiente des ressources (marchés du travail, ouverture commerciale, circuits financiers).
  - Mesures ambitieuses mais réalisables pour stimuler les taux d’activité.
  - Politiques facilitant l’immigration et l’intégration sur le marché du travail dans les pays avancés.
  - Actions pour améliorer la répartition des compétences dans les pays émergents et en développement.
  - Promotion d’une adoption à grande échelle et bien intégrée des technologies liées à l’IA pour maximiser les gains de productivité tout en limitant les effets négatifs sur la demande de main‑d’œuvre.

*Source : Fonds monétaire international, Perspectives de l’économie mondiale — Avril 2024 (extraits).*

### Conclusions et recommandations

### Conclusions et recommandations

### Constats principaux
- Le recul de la croissance effective de l’économie mondiale et les anticipations d’une croissance plus faible reflètent largement des vents contraires persistants.
- Le ralentissement non négligeable de la PTF est un facteur clé, résultant de l’inefficience accrue de l’allocation des ressources et de la croissance plus ténue de la PTF efficiente.
- La morosité de l’investissement du côté des entreprises et la contraction de la population d’âge actif dans les grands pays ont contribué au ralentissement.
- Sans interventions rapides des pouvoirs publics et un coup de pouce des technologies nouvelles, la croissance mondiale risque de rester très en deçà de sa moyenne historique prépandémique à moyen terme.

### Politiques recommandées
- Prioriser les réformes qui :
  - Promeuvent la concurrence et l’ouverture au commerce.
  - Améliorent l’accès aux services financiers.
  - Renforcent la flexibilité du marché du travail.
- Objectif : stimuler la croissance de la PTF en allégeant les obstacles institutionnels et financiers qui empêchent la répartition efficiente du capital et du travail entre les entreprises.
- Compléter ces réformes par des réformes de la gouvernance et du secteur extérieur.
- Éviter des politiques industrielles mal conçues ciblant des secteurs particuliers qui peuvent empêcher l’affectation optimale des ressources.
- Faciliter la circulation et l’intégration des travailleurs migrants.
- Stimuler le taux d’activité des travailleurs âgés dans les pays avancés (réformes des retraites, programmes du marché du travail).
- Encourager la participation des femmes dans les pays émergents en augmentant les taux de scolarisation et en développant les services de la petite enfance.
- Abaisser les barrières sociales et combattre les discriminations sexistes pour optimiser la répartition des compétences entre emplois.
- Investir dans le capital humain, surtout dans les pays à faible revenu, pour bénéficier du dividende démographique.
- Réformer les mécanismes relatifs aux restructurations et à l’insolvabilité et éliminer la propension à l’endettement dans la fiscalité des entreprises pour soutenir l’investissement dans les pays émergents.
- Éviter les politiques commerciales et industrielles unilatérales délétères qui aggraveraient les effets négatifs d’une fragmentation géoéconomique accrue.
- Renforcer les cadres réglementaires, y compris la protection de la propriété intellectuelle, et revoir les programmes d’ajustement et de redistribution pour que les avantages de l’IA soient équitablement partagés.

### Efficience allocative et sources de frictions
- La productivité totale des facteurs (PTF) dépend de l’innovation et de l’efficience allocative (répartition du capital et du travail entre entreprises selon leur productivité relative).
- Frictions identifiées qui conduisent à une mauvaise allocation :
  - Politiques relatives à la fiscalité, au travail et à la sécurité sociale variant selon la taille des entreprises.
  - Informalité et corruption.
  - Précarité des droits de propriété.
  - Obstacles régionaux.
  - Politiques restrictives pour le commerce.
  - Marges inégales des entreprises.
  - Frictions financières.
- Pour améliorer durablement l’efficience allocative, il faut s’attaquer aux frictions qui empêchent les entreprises de changer d’échelle ou qui favorisent/pénalisent définitivement certaines entreprises, quelle que soit leur productivité.

### Effets sur les inégalités et la convergence
- Le ralentissement de la croissance à moyen terme pourrait freiner la convergence entre pays et aggraver les inégalités et la dégradation des conditions de vie moyennes.
- Observations empiriques :
  - Les pays ont convergé entre 2008 et 2019, avec un rythme maximal entre 2008 et 2012 ; après la pandémie de COVID-19, le taux est devenu positif.
  - Les projections actuelles ne signalent aucune convergence à moyenne échéance.
- Mesures et projections des inégalités mondiales :
  - La réduction des inégalités mondiales durant les 20 dernières années provient en grande partie de la convergence entre pays, mais la pandémie a annulé certains progrès.
  - Les inégalités actuelles résultent pour l’essentiel des disparités au sein des pays.
  - Les projections combinant inégalités au sein des pays et entre pays montrent que, selon la mesure analysée, un léger recul des inégalités au sein des pays ne suffit pas à compenser le ralentissement prévu de la convergence entre pays.
- Bien-être vs PIB :
  - Le PIB est utilisé comme indicateur indirect du bien-être, mais peut être inadéquat car il néglige, par exemple, le travail domestique non rémunéré et les coûts environnementaux.
  - Jones et Klenow (2016) proposent une mesure du bien-être qui combine consommation, espérance de vie, loisirs et inégalités.
  - Historiquement, le bien-être a augmenté plus vite que le PIB principalement grâce à l’allongement de l’espérance de vie.
  - Les prévisions indiquent une double chute de la croissance — du PIB et du bien-être — après la pandémie, avec le rythme d’accroissement du bien-être diminuant plus vite que celui du PIB.
- L’effet attendu de l’intelligence artificielle sur la croissance est asymétrique et tendrait à creuser les divergences entre pays.

### Rôle et effets potentiels de l’intelligence artificielle (IA)
- Enjeux :
  - L’IA promet des gains de productivité mais comporte des risques de remplacement de tâches humaines et de transformation profonde de certains emplois.
- Méthodologie :
  - Cadre fondé sur l’« exposition à l’IA » et la complémentarité avec l’IA.
- Différences d’exposition par groupe de pays :
  - Environ 60 % des emplois dans les pays avancés pourraient devoir évoluer.
  - Environ 40 % dans les pays émergents pourraient devoir évoluer.
  - Environ 26 % dans les pays à faible revenu pourraient devoir évoluer.
- Scénarios modélisés :
  - Scénario 1 (complémentarité importante) : la production au Royaume-Uni augmente de presque 10 % lors de l’ajustement vers le nouvel état stable, accompagné d’une expansion des circuits financiers et d’une légère hausse de la PTF.
  - Scénario 2 (complémentarité importante et productivité élevée) : la production augmente de 16 % et la PTF de quasiment 4 %.
  - Dans ces scénarios, tous les travailleurs voient leur revenu augmenter, de 2 % pour les plus modestes à presque 14 % pour les mieux rémunérés, aggravant les inégalités de revenu.
- Gains annuels estimés :
  - Pour le Royaume-Uni, les gains de productivité permis par l’IA devraient s’échelonner de 0,9 % à 1,5 % par an sur une décennie.
  - Pour de nombreux pays émergents et pays en développement, les avantages estimés seraient moitié moins importants que pour le Royaume-Uni.
- Distribution sectorielle et implications internationales :
  - Dans les pays avancés, 27 % des travailleurs occupent des rôles caractérisés par une exposition et une complémentarité élevées.
  - Ce chiffre chute à 16 % dans les pays émergents et à 8 % dans les pays à faible revenu.
  - Pour l’économie mondiale, l’IA pourrait stimuler de 0,1 % les gains de productivité, à 0,8 % par an sur une décennie.
  - La répartition inégale des gains souligne la nécessité d’une coopération internationale pour améliorer la préparation et l’intégration de l’IA dans les pays les moins prêts.

### Pays émergents du G20 : rôle croissant et canaux de transmission
- Depuis plus de deux décennies de forte croissance (près de 6 % par an en moyenne), les pays émergents du G20 représentent :
  - environ 30 % de l’activité économique mondiale.
  - environ un quart des échanges commerciaux mondiaux.
- Ces pays ont intégré les chaînes de valeur mondiales (CVM), augmentant leur capacité à propager des chocs.
- Amplification des répercussions :
  - Les répercussions des chocs domestiques dans les pays émergents du G20, particulièrement la Chine, se sont amplifiées et sont désormais comparables en taille à celles des chocs dans les pays avancés.
  - Les chocs dans les pays émergents du G20 peuvent expliquer 10 % de la variation de la production trois ans plus tard dans d’autres pays émergents.
  - Les mêmes chocs peuvent expliquer 5 % de la variation de la production trois ans plus tard dans les pays avancés.
- Canal déterminant : échanges commerciaux via les CVM.
- Effets sectoriels d’un choc négatif sur la productivité dans des secteurs fortement intégrés aux CVM dans des pays émergents du G20 :
  - La plupart des secteurs dans les pays émergents et les pays en développement tendent à se contracter, en particulier en Asie.
  - De nombreux secteurs manufacturiers prospèrent surtout dans les pays avancés.
- Scénarios prospectifs :
  - Une accélération plausible de la croissance des pays émergents du G20, même sans la Chine, pourrait stimuler la croissance mondiale à moyen terme et se propager à d’autres pays.
- Recommandation pour les décideurs :
  - Maintenir des amortisseurs suffisants et renforcer les cadres d’action pour faire face à l’éventualité de chocs de plus grande ampleur en provenance des pays émergents du G20.

*Source : Conclusions et recommandations, Chapitre 3 — Perspectives de l’économie mondiale, Avril 2024.*

### Introduction

### Introduction

### Contexte et portée
- Les pays émergents du G20 considérés : Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Mexique, Russie et Türkiye (ci-après les « pays émergents du G20 »).
- Leur part dans le PIB mondial a « plus que doublé depuis 2000 » et leur intégration à l’économie mondiale s’est renforcée via les échanges commerciaux et les chaînes de valeur mondiales (CVM).
- Sur la période récente, le ralentissement de la croissance mondiale à moyen terme de "1,9 point de pourcentage" depuis la crise financière mondiale tient pour plus de moitié à la détérioration des perspectives de croissance pour les pays émergents du G20, la part de la Chine s’élevant à "40 %".
- Les perspectives de croissance à moyen terme des pays émergents du G20 se sont affaiblies de "0,8 point de pourcentage" pour s’établir à "3,7 %", en partie à cause des séquelles de la pandémie et des chocs sur les prix après l’invasion russe de l’Ukraine.

### Canaux de transmission et méthodologie
- Principaux canaux par lesquels les répercussions des pays émergents du G20 peuvent se propager : produits de base, investissement, flux financiers et échanges commerciaux (y compris CVM).
- Mesures empiriques et modélisation utilisées :
  - Analyse empirique des répercussions globales sur la croissance à court terme de chocs sur la demande et l’offre dans les différents pays émergents du G20.
  - Données d’entreprises pour estimer l’effet des surprises intérieures en matière de croissance des pays émergents du G20 sur le chiffre d’affaires des entreprises partenaires, distinguant liens par les extrants (dépendance à la demande) et liens par les intrants (utilisation d’intrants intermédiaires).
  - Modèle multisectoriel et multinational pour étudier la redistribution de la production entre secteurs et pays dans différents scénarios d’état stationnaire, en particulier pour chocs sectoriels (par ex. construction en Chine).
  - Simulation fondée sur un modèle pour évaluer si des surprises positives en matière de croissance dans d’autres pays émergents du G20 peuvent compenser la faiblesse des perspectives de croissance en Chine.

### Conclusions principales (résumé des grands constats)
- Le poids des pays émergents du G20 dans l’activité économique mondiale s’est accru : parts dans les échanges commerciaux et l’investissement international « ont quasiment doublé depuis le début des années 2000 » ; intégration financière en hausse.
- Les pays émergents du G20 contribuent de plus en plus à la demande mondiale et fournissent une part croissante des intrants à l’échelle internationale; ils figurent parmi les plus grands producteurs de produits de base essentiels (ex. Argentine pour le lithium, Indonésie pour le nickel).
- Les fluctuations de leur production sont devenues moins volatiles et davantage déterminées par des chocs intérieurs ; leurs répercussions sur la croissance expliquent près de "5 % de la variation du PIB" dans les pays avancés.
- Les répercussions de certains pays émergents du G20 atteignent des ampleurs comparables à celles des pays avancés : la Chine peut expliquer environ "10 % de la variation du PIB" dans les autres pays émergents; d’autres pays génèrent des répercussions régionales importantes (ex. Russie sur le Moyen-Orient et l’Europe, Mexique sur l’Amérique latine).
- Transmission via les CVM : chocs positifs favorisent le chiffre d’affaires des entreprises dépendant de la demande des pays émergents du G20 (surtout en provenance de la Chine et de l’Inde), tandis que les entreprises dépendant des intrants fournis par ces pays subissent des effets négatifs — réaffectations sectorielles créant gagnants et perdants.
- À long terme, des chocs négatifs sur la productivité dans les pays émergents du G20 entraînent généralement des répercussions négatives internationales via le commerce, mais peuvent aussi bénéficier à certains secteurs/pays; l’intensité des répercussions a « pratiquement triplé depuis le début des années 2000 ».
- Scénarios régionaux : dans un scénario où l’ensemble des pays émergents du G20 subirait un ralentissement de la croissance de la productivité, la « région la plus durement frappée est l’Asie », en raison de liens étroits avec la Chine.
- Effets sectoriels : chocs concentrés dans secteurs fortement intégrés aux CVM entraînent contraction de la plupart des secteurs (surtout en Asie) mais expansion de certains secteurs manufacturiers (électronique, textile) qui tirent parti d’une diminution de l’offre en provenance des pays émergents du G20.
- Emploi : un choc positif dans les pays émergents du G20 peut provoquer des pertes d’emplois dans certains secteurs par concurrence accrue, tout en créant des possibilités d’emploi dans secteurs complémentaires via les CVM.
- Répercussions dans le temps : comparaison avant/après 2000 montre que les répercussions ont augmenté, soulignant l’importance croissante des pays émergents du G20 du fait de leur intégration aux CVM.
- Possibilité d’effet net positif : une accélération de la croissance des pays émergents du G20 hors Chine, scénario plausible, pourrait soutenir la croissance mondiale et générer répercussions positives pour pays avancés, autres émergents et pays en développement.

### Implications et recommandations de politique
- Les décideurs doivent tenir compte des incidences qu’un ralentissement dans les pays émergents du G20 peut avoir sur les entreprises et les secteurs domestiques.
- Les pays étroitement liés aux pays émergents du G20 devraient se doter d’amortisseurs et de cadres d’action pour se protéger contre la transmission de chocs négatifs et d’éventuels risques extérieurs.
- Recommandations concrètes :
  - Diversifier les liens par les extrants et les intrants pour réduire la vulnérabilité aux chocs des partenaires.
  - Mener des politiques structurelles intérieures visant à éviter un déplacement massif des facteurs de production et à promouvoir une réaffectation efficace de ces facteurs.
  - S’abstenir d’adopter des politiques protectionnistes, car elles sont préjudiciables à l’économie intérieure et peuvent engendrer des répercussions transfrontalières négatives.

### Poids des pays émergents du G20 dans les échanges et flux financiers (faits saillants)
- Depuis l’entrée de la Chine à l’OMC en décembre 2001 : la part des pays émergents du G20 dans les échanges commerciaux mondiaux a augmenté « près de deux tiers plus vite » que celle des autres pays.
- Au cours des deux décennies après l’entrée de la Chine à l’OMC, la part des importations et des exportations de marchandises des pays émergents du G20 dans le total des échanges de marchandises a « doublé ».
- Parts des IDE des pays émergents du G20 : ont augmenté d’environ "6 % du total des IDE en 2005" à environ "10 % juste avant la pandémie".
- Prêts bancaires des G5 aux pays émergents du G20 : ont « pratiquement doublé depuis le début des années 2000 », atteignant « plus de 2,5 % du PIB des pays du G5 » en 2014, avant de diminuer progressivement.
- Échanges de marchandises avec les pays émergents du G20 représentaient "8,1 % du PIB des pays du G5" en 2022.

### Auteurs et contributions
- Auteurs principaux : Hany Abdel-Latif, Nicolas Fernandez-Arias, Andrés Fernández Martin, Ashique Habib, Dirk Muir, Alberto Musso, Carolina Osorio Buitron, Adina Popescu et Andrea F. Presbitero, sous la direction d’Aqib Aslam.
- Soutien de : Shan Chen, Michael Gottschalk, Carlos Morales, Minnie Park, Ilse Peirtsegaele, Manuel Perez-Archila et Xiaomeng Mei.
- Contributions de : Lorenzo Rotunno et Michele Ruta.
- Échanges et observations de : Ambrogio Cesa-Bianchi, Barthélémy Bonadio, Swapan Pradhan, Rui Mano et Ting Lan; Şebnem Kalemli-Özcan est intervenue en qualité de consultante.

*Source : Introduction, CHAPITRE 4 — CHANGEMENT DE RÔLES : RÉPERCUSSIONS ÉCONOMIQUES RÉELLES DES PAYS ÉMERGENTS DU G20, Perspectives de l’économie mondiale — Avril 2024 (texte fourni).*

### 1. Augmentation des échanges commerciaux mondiaux des PE du G20

### 1. Augmentation des échanges commerciaux mondiaux des PE du G20

### Intégration commerciale et participation aux chaînes de valeur
- Entre 2000 et 2021 :
  - Le pays médian a doublé ses intrants en provenance des pays émergents du G20.
  - La demande d’extrants par les pays émergents du G20 a plus que doublé.
- Facteurs explicatifs :
  - Dégroupage lié à la baisse des coûts de transport, d’information et de communication.
  - Progrès technologique et abaissement des obstacles aux échanges commerciaux et aux flux de capitaux.
- Secteurs dominants dans la fourchette supérieure de 5 % des liens :
  - Industrie manufacturière et industries extractives.
  - Pays saillants : Chine (production manufacturière la plus importante), Inde (croissance rapide de la production manufacturière), Russie (fourniture de matières premières pour l’énergie).

### Présence dans les produits de base
- Les pays émergents du G20 sont des producteurs mondiaux d’un large éventail de produits de base.
- Exemples cités :
  - Argentine : lithium.
  - Indonésie : nickel.
  - Russie et Arabie saoudite : pétrole et énergie.
  - Brésil : produits de base agricoles et minéraux.
- Conséquences :
  - Les pays émergents du G20 vont probablement accroître leur intégration aux chaînes d’approvisionnement.
  - Ils joueront un rôle plus important dans la volatilité des prix des produits de base dans un monde fragmenté.

### Données et mesures utilisées
- Les liens par les extrants = part des consommateurs et des entreprises des PE du G20 dans la demande mondiale.
- Les liens par les intrants = part du total des intrants fournie par les secteurs d’activité des PE du G20.
- Les liens par les extrants et par les intrants sont calculés au niveau pays–année ; la plage 3 reproduit la distribution des 5 % supérieurs de la répartition par secteurs et par pays.

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### Intégration financière des PE du G20
- Prêts bancaires transfrontaliers :
  - Les banques des pays émergents du G20 représentent "environ 20 percent" du total des créances bancaires transfrontalières déclarées sur la région des pays en développement (formulation exacte extraite du texte).
- Investissements de portefeuille :
  - Les passifs des pays émergents du G20 envers les pays du G5 sont passés de 2,9 percent des créances de portefeuille des pays d’origine en 2001 à 5,3 percent en 2021 (soit 4,6 percent du PIB du G5 en 2021).
  - Les flux d’actifs de portefeuille depuis les pays émergents du G20 vers le reste du monde restent limités mais en augmentation : un peu plus de 2,5 percent du total des actifs de portefeuilles transfrontaliers en 2021.
- Investissement direct étranger (IDE) :
  - La plage 3 utilise le décompte des projets d’IDE (méthode citée dans la note).

Sources de données citées :
- fDi Markets ; FMI, Direction of Trade Statistics ; Banque des règlements internationaux ; enquête coordonnée sur les investissements de portefeuille ; Lane et Milesi-Ferretti, 2018 ; calculs des services du FMI.

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### Évolution de la volatilité et des sources de chocs
- Volatilité de la croissance :
  - La croissance du PIB des pays émergents du G20 est devenue moins volatile et se rapproche des niveaux des pays avancés.
- Contribution des chocs externes :
  - La contribution des chocs externes à la croissance du PIB des pays émergents du G20 est passée d’un niveau correspondant à environ la moitié du taux de croissance dans les années antérieures à la crise financière mondiale à environ un tiers au cours des deux dernières décennies (formulation exacte du texte conservée).
- Rôle des chocs intérieurs :
  - Les mouvements cycliques dans tous les pays émergents du G20 ont pris de l’importance au fil du temps.
  - Seuls les chocs intérieurs en Chine ont une incidence sur l’ensemble des variables mondiales étudiées (prix réels des produits de base agricoles, énergétiques et métalliques, et une variable financière mondiale).

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### Répercussions globales et quantitatives des chocs (estimations)
- Cadre et horizon :
  - Modèles à vecteur autorégressif structurels et mondiaux entre 2001 et 2023 ; horizon à trois ans pour quantifier répercussions mondiales et régionales.
- Répercussions d’un choc de 1 point de pourcentage en Chine :
  - Choc sur la demande en Chine : augmente d’environ 0,3 point de pourcentage la croissance trois ans plus tard dans les autres pays émergents.
  - Choc sur l’offre en Chine : augmente d’environ 0,15 point de pourcentage la croissance trois ans plus tard dans les autres pays émergents.
  - Les effets sur les pays avancés sont moins prononcés (formulation exacte).
- Contribution des chocs de la Chine à la variation de la production :
  - Les chocs sur la croissance intérieure en Chine expliquent près de 5 percent de la variation de la production dans les pays avancés trois ans après leur survenance.
  - Les chocs de la Chine expliquent un peu plus de 10 percent de la variation dans les autres pays émergents trois ans après.
  - En termes relatifs, les répercussions de la Chine sur la croissance des pays émergents présentent globalement une ampleur similaire à celles des États-Unis.
- Effets sur les prix des produits de base :
  - Une augmentation de 1 point de pourcentage du PIB en Chine conduit à des prix des produits de base près de 10 percent plus élevés un an plus tard et environ 5 percent plus élevés trois ans plus tard.
  - Les chocs de demande dans d’autres pays émergents du G20 n’entraînent pas une variation importante des prix des produits de base.
- Répercussions des autres pays émergents du G20 :
  - Les chocs dans les autres PE du G20 peuvent se propager aux autres pays du G20 et aux pays avancés et engendrer des répercussions considérables à l’échelle régionale.
  - Cependant, les chocs sur la demande et sur l’offre dans d’autres PE du G20 comptent pour moins de 4 percent des fluctuations du PIB dans les autres pays (exemples : répercussions modérées en hausse pour Brésil, Inde, Mexique ; en baisse pour la Russie).

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### Observations additionnelles et implications
- La contribution croissante des PE du G20 à la volatilité des prix des produits de base a été mise en évidence à l’aide de données à haute fréquence : une surprise macroéconomique en Chine provoque un effet dynamique notable et sensible sur les prix des produits de base.
- Les chocs en provenance de la Chine ont fortement augmenté depuis 2000 et ont été la principale source de répercussions des PE du G20 jusqu’au milieu des années 2010.
- Les chocs sur l’offre globale en Chine ont été associés à l’expansion de sa capacité de production, à une orientation accrue vers les exportations et à une progression sur la chaîne de la valeur après son entrée à l’OMC, et plus récemment à un ralentissement de la productivité et une diminution de la population active.

*Fonds monétaire international — Extraits du chapitre 4 : CHANGEMENT DE RÔLES : RÉPERCUSSIONS ÉCONOMIQUES RÉELLES DES PAYS ÉMERGENTS DU G20 (avril 2024).*

### 3. Fraction de la variance du PIB expliquée par

### 3. Fraction de la variance du PIB expliquée par

### Contributions des chocs provenant des pays du G20
- La fraction de la variance du PIB à trois ans est décomposée entre chocs intérieurs sur la demande et l’offre globales dans chaque PE du G20 (la Chine prise en compte séparément et la moyenne des autres PE du G20 retenue) affectant la production des pays destinataires.
- Les estimations pour les réactions impulsionnelles des prix des produits de base à un an et à trois ans à la suite de chocs sur la demande globale provenant de Chine, des États‑Unis et des autres PE du G20 ne sont pas statistiquement différentes de zéro.
- Les moyennes des fractions de la variance à trois ans du PIB des PA du G20 et des PE du G20 expliquées par des chocs trouvant leur origine dans des pays du G20 (hors chocs aux États‑Unis et en Chine) sont fournies sous forme d’estimations médianes.

### Répercussions régionales des grands pays émergents
- La Chine génère généralement des répercussions supérieures à celles des autres pays émergents, en particulier en Asie (en raison d’un degré élevé d’intégration commerciale intrarégionale) et, dans une moindre mesure, en Amérique latine.
- Parmi les autres PE du G20 :
  - La Russie et, dans une moindre mesure, la Türkiye génèrent d’importantes répercussions régionales en Europe et en Asie centrale.
  - Des chocs intérieurs du côté de l’offre au Brésil et au Mexique ont des incidences sur l’Amérique latine via les liens commerciaux et les produits de base.
- Les répercussions régionales de la Russie se sont manifestées notamment via la perturbation des prix de l’énergie et des marchés des céréales depuis l’invasion de l’Ukraine.
- Les chocs dans de grands pays émergents ont des implications transfrontalières considérables pour les pays d’Afrique subsaharienne et, de façon plus générale, pour les pays à faible revenu via les canaux des produits de base et de la demande.

### Répercussions au niveau des entreprises
- Une augmentation inattendue de 1 point de pourcentage de la croissance du PIB dans les PE du G20 se traduit par :
  - une augmentation d’un demi-point de pourcentage de la croissance du chiffre d’affaires au bout d’un an pour les entreprises davantage exposées à la demande des PE du G20;
  - cet effet s’estompe avec le temps mais reste équivalent à la moitié de son niveau initial au bout de cinq ans.
- L’ampleur de l’effet d’un choc dans des PE du G20 est environ la moitié de celle d’un choc dans des PA du G20.
- Les entreprises ayant leur siège dans d’autres pays émergents voient des incidences plus fortes : la croissance du chiffre d’affaires gagne 0,8 point de pourcentage au bout de cinq ans pour les entreprises ayant une plus grande exposition.
- Effets par canal d’exposition :
  - Les entreprises dépendant des exportations enregistrent des répercussions positives significatives à un an et à trois ans.
  - Les entreprises dépendant des intrants montrent parfois des effets négatifs pour les chocs provenant des plus grands PE du G20 (Chine, Inde, Mexique) : la croissance du chiffre d’affaires ralentit d’environ 0,1 point de pourcentage de plus que pour les entreprises moins exposées.
  - Pour des chocs provenant d’Indonésie et de Türkiye, le canal d’approvisionnement meilleur marché peut prédominer.
- Les répercussions en aval (entreprises dépendant d’intrants intermédiaires produits dans des PE du G20) sont globalement nulles, reflétant l’annulation possible entre bénéficies d’approvisionnements meilleur marché et pertes de chiffre d’affaires dues à une concurrence accrue.

### Redistribution sectorielle et scénarios de chocs sur la PGF
- Trois scénarios de chocs négatifs calibrés dans un modèle intrants–extrants multinational et multisectoriel :
  1. Scénario de référence : choc négatif équivalant à 2,5 % de la PGF frappant l’ensemble des secteurs dans l’ensemble des PE du G20, provoquant une chute d’environ 10 % de la production intérieure.
  2. Scénario CVM : même choc appliqué uniquement aux secteurs des PE du G20 fortement intégrés aux CVM.
  3. Cas sectoriel : choc touchant un seul secteur d’un PE du G20 (exemple : secteur de la construction en Chine).
- Effets mondiaux et comparaisons :
  - Dans le scénario de référence, le PIB mondial hors PE du G20 fléchit d’environ 0,15 %, une moitié de cette baisse étant attribuable à la Chine, suivie de l’Inde, de la Russie et du Mexique.
  - Les incidences mondiales d’un choc dans les PE du G20 hors États‑Unis équivalent à un tiers de celles des PE du G20, soit un impact légèrement inférieur à celui d’un choc survenant uniquement en Chine.
  - Un calibrage utilisant des données de 2000 indique qu’en 2018 les répercussions étaient devenues près de trois fois supérieures à celles d’il y a deux décennies.
  - En tenant compte des incidences intérieures et des répercussions sur d’autres PE du G20, la diminution du PIB mondial dans une simulation est de 4 %, dont 3,4 % sont attribuables aux répercussions (y compris celles sur les autres PE du G20). À titre de comparaison, le choc aux États‑Unis entraîne une baisse de 1,4 % du PIB mondial, dont 3,8 % sont attribuables aux répercussions.
- Résultats selon les scénarios :
  - Dans le scénario CVM, les effets sur le PIB mondial hors PE du G20 équivalent environ à deux tiers de ceux du scénario de référence, malgré un impact intérieur sur les PE du G20 ne représentant qu’un tiers de celui du premier scénario.
  - L’application du même choc aux secteurs fortement intégrés aux CVM aux États‑Unis génère des répercussions encore moins importantes que celles des chocs dans les PE du G20, ce qui souligne l’importance du canal des CVM pour les grands PE du G20.
- Distribution régionale et sectorielle :
  - Les pays asiatiques sont fortement touchés; la Chine a une incidence dominante, l’Inde joue aussi un rôle important.
  - La région « reste du monde », comprenant la plupart des pays en développement à faible revenu et représentant environ 10 % du PIB mondial, est particulièrement touchée.
  - Les répercussions des PE du G20 (hors Chine) tendent à se propager principalement à l’échelle régionale.
  - Sectoriellement, dans le scénario de référence la plupart des secteurs se contractent (agriculture, industries extractives, services collectifs, commerce et services, en particulier en Asie) tandis que la plupart des secteurs manufacturiers connaissent une contraction moins marquée et que certains secteurs (textile, métaux de base, équipements électriques) peuvent même enregistrer une expansion, traduisant une redistribution de l’activité entre secteurs.
  - Le degré de redistribution est amplifié dans le scénario où seuls les secteurs intégrés aux CVM sont touchés.

*Source : calculs des services du FMI.*

### 1. Chocs dans les pays émergents du G20, tous les secteurs

### 1. Chocs dans les pays émergents du G20, tous les secteurs

### Scénarios de chocs et canaux de transmission
- Scénario 1 : recul de l’offre concentré sur les secteurs fortement intégrés aux CVM.
  - L’écart-type des variations de la valeur ajoutée par secteur à l’échelle mondiale hors pays émergents du G20 augmente de près d’un tiers.
  - Le nombre de secteurs en expansion passe de 5 à 15.
  - La plupart des secteurs manufacturiers sont en expansion (par ex. textile, métallurgie, électronique) du fait d’une diminution de l’offre concurrente dans les pays émergents du G20.
  - Ces effets cadrent avec des répercussions négatives en aval observées au niveau des entreprises.
- Scénario 2 : baisse de la production de produits de base et expansion de la production de textiles portée par les pays émergents et les pays en développement.
  - Expansion des secteurs manufacturiers et déclin des services concentrés dans les pays avancés, expliqués par leur niveau technologique supérieur et leur plus grande part dans l’économie mondiale.
  - La corrélation entre la variation de la valeur ajoutée sectorielle et la variation des prix souligne le rôle du signal-prix dans la redistribution sectorielle.
- Scénario 3 : choc négatif prolongé sur le secteur immobilier chinois (calibré sur une baisse de productivité de 2,5 % dans la construction).
  - Génère une contraction de 6 % de la valeur ajoutée du secteur de la construction en Chine et une contraction de 0,5 % dans d’autres secteurs de l’économie chinoise.
  - À l’échelle mondiale, les plus fortes baisses de valeur ajoutée sectorielle surviennent dans la production de matières premières nécessaires à la production d’énergie (industries extractives) — propagation ascendante aux intrants destinés au secteur de la construction chinois.
  - Les transports aériens et maritimes se contractent aussi.
  - La production de textiles et d’équipements électriques connaît une expansion considérable, suggérant une propagation descendante via des prix plus élevés dans des secteurs en aval où la Chine est un acteur important des CVM.

Sources utilisées pour les scénarios : Bonadio et al., 2021, 2023 ; Huo, Levchenko et Pandalai-Nayar (à paraître) ; OCDE, tableaux internationaux des entrées–sorties ; calculs des services du FMI.
Note d’échantillon : 36 pays avancés, 26 pays émergents, 4 pays en développement à faible revenu et un groupe « reste du monde ». Les pays en développement englobent le groupe reste du monde.

### Répercussions sectorielles et rôle des chaînes de valeur mondiale (CVM)
- Effets observés :
  - Les secteurs fortement intégrés aux CVM sont ceux qui transmettent le plus les chocs à l’échelle mondiale.
  - Une variation sectorielle en Chine peut se propager largement via CVM, affectant tant les intrants upstream (matières premières, industries extractives) que les secteurs downstream (textiles, équipements électriques).
- Importance du signal-prix :
  - La variation des prix joue un rôle central dans la redistribution sectorielle mondiale à la suite de chocs nationaux.

### Répercussions sur l’emploi sectoriel
- Méthodologie :
  - Analyse des répercussions d’un large éventail de chocs positifs sur la PGF sectorielle dans des paires pays–secteur du G20 (19 pays étudiés pour l’exercice sur l’emploi, tous les pays du G20 à l’exception de l’Australie).
  - Classement des paires pays–secteur selon les effets positifs (« complémentarité ») ou négatifs (« concurrence ») sur l’emploi dans d’autres paires pays–secteur du G20.
- Résultats agrégés :
  - En général, des chocs positifs sur la productivité sectorielle dans les pays du G20 tendent à augmenter l’emploi dans d’autres secteurs étrangers le long des CVM tout en déplaçant des emplois dans les mêmes secteurs à l’étranger.
  - La Chine est souvent la principale source de répercussions (positives et négatives).
- Secteurs générant les plus fortes répercussions positives sur l’emploi :
  - Pour les pays avancés : ordinateurs, appareils électroniques et instruments d’optique ; textiles.
  - Pour les pays émergents : ordinateurs, appareils électroniques et instruments d’optique ; textiles ; produits métallurgiques de base ; machines et équipements ; extraction de matières premières énergétiques.
- Secteurs les plus exposés aux répercussions négatives sur l’emploi :
  - Pays avancés : services et industrie manufacturière à contenu technologique supérieur (exposition élevée à la concurrence).
  - Pays émergents : agriculture et industrie manufacturière à faible contenu technologique (risque élevé de pertes d’emplois).
- Données quantitatives extraites du tableau (nombre de secteurs destinataires touchés, plage « Complémentarité » et « Concurrence ») :
  - Exemple d’items (plage 1, Complémentarité) :
    - PA Activités financières et d’assurances : 6 secteurs destinataires touchés.
    - PE Ordinateurs, appareils électroniques et instruments d’optique : 12 secteurs destinataires touchés.
    - PE Textiles, articles d’habillement, cuir et chaussures : 2 secteurs destinataires touchés.
  - Exemple d’items (plage 2, Concurrence) :
    - PA Commerce de gros et de détail : 12 secteurs destinataires touchés.
    - PA Activités professionnelles, scientifiques et techniques : 3 secteurs destinataires touchés.
    - PE Textiles, articles d’habillement, cuir et chaussures : 6 secteurs destinataires touchés.
  - La somme des entrées dans les deux colonnes « Nombre de secteurs destinataires touchés » de chaque plage est égale à 57 = 19 pays × 3 secteurs.

### Scénario favorable : contribution potentielle des autres pays émergents du G20 (hors Chine) — simulations GIMF
- Configuration du scénario :
  - Utilisation du modèle monétaire et budgétaire mondial (GIMF) enrichi d’une représentation globale des CVM.
  - Série de chocs positifs à court terme sur la demande et l’offre globales à cinq ans (consommation des ménages et investissement privé) calibrée pour aboutir à une amélioration plausible du scénario de référence des PEM.
  - Ampleur des chocs définie pour obtenir une probabilité de 30 % de voir la croissance de chacun des pays émergents du G20 simultanément supérieure à celle du scénario de référence.
- Effets simulés :
  - Croissance globale du PIB des autres pays émergents du G20 augmente de 0,7 point de pourcentage sur l’horizon des projections des PEM, avec une forte hétérogénéité entre eux.
  - La croissance mondiale accélère d’un demi-point de pourcentage.
  - Environ 85 % de cette augmentation s’explique par l’ampleur des chocs initiaux ; 15 % est attribuable aux répercussions des autres pays émergents du G20 entre eux, sur la Chine et sur les pays avancés.
  - Répercussions supérieures à 0,1 point de pourcentage au cours des premières années en Chine ; dans les pays avancés, répercussions inférieures à 0,1 point de pourcentage par an et représentant deux tiers de l’ampleur de l’impact sur la croissance en Chine.
  - Les répercussions entre pays émergents représentent 13 % de leur regain de croissance.
  - Exemples : des chocs à la hausse en Inde jouent un rôle prépondérant par l’intermédiaire des CVM et constituent une source de demande supplémentaire.
- Remarque méthodologique :
  - La version du modèle GIMF utilisée prévoit une production en boucle dans le secteur des CVM, amplifiant les incidences des chocs sur les flux d’échanges commerciaux intervenant dans les CVM.

### Conclusions et conséquences pour la politique économique
- Constats principaux :
  - Le renforcement de l’intégration mondiale, en particulier via les échanges commerciaux et les CVM, implique que des chocs intérieurs dans les pays émergents du G20 peuvent entraîner des répercussions considérables sur l’économie mondiale — parfois comparables à celles des pays avancés — et provoquer des redistributions d’emplois entre secteurs et pays.
  - L’accentuation de la fragmentation géoéconomique pourrait réduire la diversification entre pays et exacerber la volatilité macroéconomique, amplifier les répercussions régionales au sein de blocs et augmenter la volatilité des prix de produits de base essentiels.
- Conséquences pour les politiques nationales :
  - Besoin de cadres macroéconomiques internes solides visant à constituer des amortisseurs à moyen terme pour se préserver des répercussions négatives et pour gérer les chocs intérieurs.
  - Priorités possibles selon les spécificités des pays : renforcer la situation des finances publiques pour constituer des amortisseurs ; réduire les déficits courants pour diminuer les vulnérabilités extérieures ; atténuer les vulnérabilités des bilans pour assurer la stabilité financière.
  - Les pays émergents du G20 doivent continuer à étoffer leurs cadres monétaires, budgétaires et financiers tout en évaluant leurs impacts sur d’autres pays.
- Conséquences pour la coopération internationale :
  - Nécessité de coopération multilatérale et de coopération des politiques publiques pour gérer et atténuer les répercussions transfrontières des chocs dans les pays émergents du G20.

*Source : Fonds monétaire international, Chapitre 4 — CHANGEMENT DE RÔLES : RÉPERCUSSIONS ÉCONOMIQUES RÉELLES DES PAYS ÉMERGENTS DU G20 (texte fourni).*

### 1. Impact mondial2. Impact sur la Chine

### 1. Impact mondial2. Impact sur la Chine

### Répercussions macroéconomiques mondiales et recommandations de politique
- Priorité à des réformes structurelles bien calibrées pour soutenir la croissance lorsque l’espace budgétaire est limité :
  - Gouvernance, secteur extérieur, marchés du travail, réglementation des entreprises.
  - Cibler les secteurs auxquels la redistribution devrait être la plus bénéfique.
- Les politiques industrielles (subventions à grande échelle, restrictions aux exportations) ne devraient être utilisées qu’en cas de défaillances de marchés ou d’externalités de grande ampleur, en raison du risque d’accentuation de la fragmentation via des répercussions transfrontalières négatives.
- À éviter : mesures protectionnistes visant à isoler les secteurs intérieurs de la concurrence étrangère, en raison du risque de riposte des partenaires commerciaux et de pertes en bien‑être.
- À privilégier pour les secteurs et entreprises touchés négativement :
  - Politiques inclusives, appuis budgétaires ciblés pour permettre une réaffectation efficace de la main‑d’œuvre.
  - Mises à niveau des compétences, adaptation à la concurrence accrue des pays émergents, atténuation des conséquences sur la distribution.
  - Promotion de la concurrence pour prévenir une domination excessive et amélioration de l’accès au crédit des entreprises viables.
- Renforcement de la coopération multilatérale et coordination des politiques internationales nécessaires pour gérer les répercussions et réduire les risques de fragmentation.
- Renforcement du dispositif mondial de sécurité financière pour remédier rapidement et efficacement aux préjudices causés par des répercussions transfrontalières négatives.

### Encadré 4.1 — Politiques industrielles : subventions intérieures dans les PE du G20
- Le nombre de subventions intérieures a plus que triplé au cours de la dernière décennie.
- Selon la base de données Global Trade Alert, près de 6 000 mesures prévoyant des subventions intérieures étaient en vigueur dans les seuls pays émergents du G20 en 2022.
- Effets estimés des subventions sur les exportations (double différence) :
  - Marge intensive : les exportations de produits subventionnés augmentent plus rapidement durant les huit années suivant l’instauration de la mesure; au bout de ces huit années, les exportations de ces produits varient environ 10 % plus que celles d’autres produits.
  - Marge extensive : les subventions intérieures augmentent de 3 points de pourcentage la probabilité d’exportation d’un produit par rapport à celle d’autres produits.
- Analyse par un modèle de gravité : les subventions font augmenter les échanges commerciaux internationaux par rapport aux ventes intérieures.
- Conclusion : les subventions intérieures dans les PE du G20 peuvent modifier les tendances d’avantage comparatif et la dynamique des exportations ; la coopération internationale est nécessaire pour atténuer le risque d’une guerre des subventions.

### Encadré 4.2 — Flux de capitaux vers les pays émergents et énigme de l’allocation
- Référence au paradoxe de Lucas : les capitaux ne transitent pas des pays riches vers les pays pauvres dans les proportions prévues par le modèle de croissance néoclassique; causes évoquées : capital humain, imperfections des marchés des capitaux, frictions frontalières, qualité des institutions, degré d’ouverture des comptes de capitaux.
- Résultats empiriques (échantillon large, 1980–2019) :
  - Pas de lien clairement défini entre le total des flux nets de capitaux et la croissance (graphique, plage 1).
  - Corrélation positive nette entre les flux de capitaux privés et la croissance (graphique, plage 2), conforme aux prévisions de la théorie néoclassique.
  - L’énigme de l’allocation tient principalement aux flux de capitaux publics, influencés par l’accumulation nette de réserves par les pays émergents à taux de croissance plus élevés.
- Implication : les PE du G20 devraient continuer à tirer parti de leur intégration financière accrue; promouvoir des mesures pour utiliser les bienfaits des flux de capitaux tout en maîtrisant la volatilité des risques.
- Détails méthodologiques et d’échantillon :
  - Période 1980–2019.
  - Plage 1 : échantillon de 178 pays.
  - Plage 2 : échantillon de 135 pays.
  - Mesures de flux privés : (IDE nets + portefeuille + créances privées)/PIB.

### Encadré 4.3 — Répercussions des PE du G20 en Afrique subsaharienne
- Intégration accrue des PE du G20 avec l’Afrique subsaharienne au cours des deux dernières décennies, portée par la part croissante de la Chine dans les échanges de marchandises en Afrique subsaharienne.
- Autres PE du G20 aussi fortement connectés via échanges commerciaux et IDE.
- Modélisation (GVAR) pour quantifier l’impact d’un ralentissement de la croissance en Chine, autres PE du G20 et Afrique du Sud sur les pays d’Afrique subsaharienne (hors Afrique du Sud) :
  - Données annuelles, période 1990–2022, 71 pays inclus.
  - Matrice de pondérations basée sur les moyennes de 2017–19.
- Effets chiffrés d’un ralentissement de la croissance en Chine :
  - Un ralentissement de 1 point de pourcentage de la croissance en Chine conduit à un fléchissement moyen de la croissance d’environ 0,3 point de pourcentage au bout d’un an chez les exportateurs de pétrole.
  - Même choc en Chine conduit à un fléchissement moyen d’environ 0,05 point de pourcentage dans les autres pays riches en ressources naturelles au bout d’un an.
- Répercussions de l’Afrique du Sud :
  - Impact comparable à celui des autres PE du G20 pour la région, avec effets les plus forts pour les membres de l’Union douanière d’Afrique australe (Botswana, Eswatini, Lesotho, Namibie) : jusqu’à 0,3 point de pourcentage en moyenne.
- Conclusion : la forte exposition de l’Afrique subsaharienne aux chocs venant de la Chine et des autres PE du G20 renforce la nécessité d’anticiper des baisses des investissements transfrontaliers et de la demande extérieure en cas de ralentissement de la croissance dans ces pays.

*Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2024/april/french/text.pdf*

### 102219.  https:// doi .org/ 10 .1016/ j .jimonfin .2020 .102219.

### 102219.  https:// doi .org/ 10 .1016/ j .jimonfin .2020 .102219.

### Principaux thèmes bibliographiques — Chine, chaînes d’approvisionnement et transmissions internationales
- Autor, David H., David Dorn, and Gordon H. Hanson. 2013. “The China Syndrome: Local Labor Market Effects of Import Competition in the United States.” American Economic Review 103  (6):  2121–68.  https:// doi .org/ 10 .1257/ aer .103 .6 .2121.
- Baldwin, Richard. 2013. “Global Supply Chains: Why They Emerged, Why They Matter, and Where They Are Going.” In Global Value Chains in a Changing World, edited by Deborah K. Elms and Patrick Low, 13–59. Geneva: World Trade Organization.
- Baldwin, Richard. 2024. “China Is the World’s Sole Manufacturing Superpower: A Line Sketch of the Rise.” VoxEU, January 24. https:// cepr .org/ voxeu/ columns/ china -worlds -sole -manufacturing -superpower -line -sketch -rise.
- Baldwin, Richard, Rebecca Freeman, and Angelos Theodorakopoulos. 2023. “Hidden Exposure: Measuring US Supply Chain Reliance.” NBER Working Paper 31820, National Bureau of Economic Research, Cambridge, MA. https:// doi .org/ 10    .3386/ w31820.
- Bonadio, Barthélémy, Zhen Huo, Andrei A. Levchenko, and Nitya Pandalai-Nayar. 2021. “Global Supply Chains in the Pandemic.” Journal of International Economics 133: 103534. https:// doi .org/ 10 .1016/ j .jinteco .2021 .103534.
- Bonadio, Barthélémy, Zhen Huo, Andrei A. Levchenko, and Nitya Pandalai-Nayar. 2023. “Globalization, Structural Change and International Comovement.” NBER Working Paper 31358, National Bureau of Economic Research, Cambridge,  MA.  https:// doi .org/ 10 .3386/ w31358.
- Copestake, Alexander, Melih Firat, Davide Furceri, and Chris Redl. 2023. “China Spillovers: Aggregate and Firm-Level Evidence.” IMF Working Paper 23/206, International Monetary  Fund,  Washington,  DC.  https:// www .imf .org/ en/ Publications/ WP/ Issues/ 2023/ 09/ 28/ China -Spillovers -Aggregate -and -Firm -Level -Evidence -539668.
- Caselli, Francesco, Miklos Koren, Milan Lisicky, and Silvana Tenreyro. 2020. “Diversification through Trade.” Quarterly Journal of Economics 135 (1): 449–502.  https:// doi .org/ 10 .1093/ qje/ qjz028.
- Baniya, Suprabha, Nadia Rocha, and Michele Ruta. 2020. “Trade Effects of the New Silk Road: A Gravity Analysis.” Journal of Development Economics 143: 102467.  https:// doi .org/ 10 .1016/ j .jdeveco .2020 .102467.
- Bastos, Paulo. 2020. “Exposure of Belt and Road Economies to China Trade Shocks.” Journal of Development Economics 143: 102474.  https:// doi .org/ 10 .1016/ j .jdeveco .2020 .102474.
- Chen, Wenjie, Michele Fornino, and Henry Rawlings. 2024. “Navigating the Evolving Landscape between China and Africa’s Economic Engagements.” IMF Working Paper 24/37, International Monetary Fund, Washington, DC. https:// www .imf .org/ en/ Publications/ WP/ Issues/ 2024/ 02/ 23/ Navigating -the -Evolving -Landscape -between -China -and -Africas -Economic -Engagements -545104.
- Cesa-Bianchi, Ambrogio, Hashem Pesaran, Alessandro Rebucci, and Tengteng Xu. 2012. “China’s Emergence in the World Economy and Business Cycles in Latin America.” Economia 12  (2):  1–75.  https:// www .jstor .org/ stable/ 41575894.
- Cashin, Paul, Kamiar Mohaddes, and Mehdi Raissi. 2017. “China’s Slowdown and Global Financial Market Volatility: Is World Growth Losing Out?” Emerging Markets Review  31:  164–75.  https:// doi .org/ 10 .1016/ j .ememar .2017 .05 .001.
- Corneli, Flavia, Fabrizio Ferriani, and Andrea Gazzani. 2023. “Macroeconomic News, the Financial Cycle and the Commodity Cycle: The Chinese Footprint.” Economics Letters 231:

### Autres thèmes cités — migration, innovation, capital flows, marchés financiers
- Bahar, Dany, Prithwiraj Choudhury, and Hillel Rapoport. 2020. “Migrant Inventors and the Technological Advantage of Nations.” Research Policy 49 (9): 103947.  https:// doi .org/ 10 .1016/ j .respol .2020 .103947.
- Bosetti, Valentina, Cristina Cattaneo, and Elena Verdolini. 2015. “Migration of Skilled Workers and Innovation: A European Perspective.” Journal of International Economics 96 (2): 311–22.  https:// doi .org/ 10 .1016/ j .jinteco .2015 .04 .002.
- Bernard, Andrew, Bradford Jensen, and Peter Schott. 2006. “Survival of the Best Fit: Exposure to Low-Wage Countries and the (Uneven) Growth of U.S. Manufacturing Plants.” Journal of International Economics 68 (1): 219–37.  https:// doi .org/ 10 .1016/ j .jinteco .2005 .06 .002.
- Bertaut, Carol, Beau Bressler, and Stephanie Curcuru. 2019. “Globalization and the Geography of Capital Flows.” FEDS Notes,  September  6.  https:// www .federalreserve .gov/ econres/ notes/ feds -notes/ globalization -and -the -geography -of -capital -flows -20190906 .html.
- Bergant, Katharina, Gian Maria Milesi-Ferretti, and Martin Schmitz. 2023. “Cross-Border Investment in Emerging Market Bonds: Stylized Facts and Security-Level Evidence from Europe.” Hutchins Center Working Paper 84, Brookings Institution, Washington DC. https://www.brookings.edu/wp-content/uploads/2023/02/WP84-Bergant-et-al_2.21.pdf.
- Broner, Fernando, Tatiana Didier, Sergio Schmukler, and Goetz von Peter. 2023. “Bilateral International Investments: The Big Sur?” Journal of International Economics 145: 103795. https://doi.org/10.1016/j.jinteco.2023.103795.
- Coppola, Antonio, Matteo Maggiori, Brent Neiman, and Jesse Schreger. 2021. “Redrawing the Map of Global Capital Flows: The Role of Cross-Border Financing and Tax Havens.” The Quarterly Journal of Economics 136 (3): 1499–556. https:// doi .org/ 10 .1093/ qje/ qjab014.
- Cerutti, Eugenio, Catherine Casanova, and Swapan-Kumar Pradhan. 2023. “Banking across Borders: Are Chinese Banks Different?” Journal of Banking & Finance 154: 106920. https:// doi .org/ 10 .1016/ j .jbankfin .2023 .106920.
- Beirne, John, Nuobu Renzhi, and Ulrich Volz. 2023. “When the United States and the People’s Republic of China Sneeze: Monetary Policy Spillovers to Asian Economies.” Open Economies Review  34:  519–40.  https:// doi .org/ 10 .1007/ s11079 -022 -09695 -1.
- Bachmann, Rudiger, David Baqaee, Christian Bayer, Moritz Kuhn, Andreas Löschel, Benjamin Moll, Andreas Peichl, Karen Pittel, and Moritz Schularick. 2022. “What If? The Economic Effects for Germany of a Stop of Energy Imports from Russia.” ECONtribute Policy Brief 28, ECONtribute: Markets & Public Policy, University of Bonn, Bonn, Germany, and University of Cologne, Cologne, Germany. https:// www .econtribute .de/ RePEc/ ajk/ ajkpbs/ ECONtribute _PB _028 _2022 .pdf.
- Boeckelmann, Lukas, Jean Imbs, and Laurent Pauwels. 2024. “(Most) Global and Country Shocks Are in Fact Sector Shocks.” Unpublished, New York University Abu Dhabi, Abu Dhabi, United Arab Emirates.
- Bahar, Dany, Prithwiraj Choudhury, and Hillel Rapoport. 2020. “Migrant Inventors and the Technological Advantage of Nations.” Research Policy 49 (9): 103947.  https:// doi .org/ 10 .1016/ j .respol .2020 .103947.

*102219.  https:// doi .org/ 10 .1016/ j .jimonfin .2020 .102219.*

### 111269.  https:// doi .org/ 10 .1016/ j .econlet .2023 .111269.

### APPENDICE STATISTIQUE (extraits)

### Hypothèses principales pour les estimations et projections 2024–25
- Période de référence des taux de change effectifs réels des pays avancés : moyenne du 30 janvier au 27 février 2024.
- Taux moyens de conversion pour 2024 et 2025 :
  - dollar/DTS : 1,329 et 1,331
  - dollar/euro : 1,078 et 1,073
  - yen/dollar : 148,5 et 146,4
- Prix du baril de pétrole : 78,61 dollars en 2024 et 73,68 dollars en 2025.
- Hypothèse de non-changement des politiques nationales actuelles.
- Taux d’intérêt (rendements moyens) supposés :
  - Rendement des obligations d’État à trois mois :
    - États-Unis : 5,2% en 2024 et 4,1% en 2025
    - zone euro : 3,5% en 2024 et 2,6% en 2025
    - Japon : 0,0% en 2024 et 0,1% en 2025
  - Rendement des obligations d’État à 10 ans :
    - États-Unis : 4,1% en 2024 et 3,7% en 2025
    - zone euro : 2,5% en 2024 et 2,6% en 2025
    - Japon : 1,0% en 2024 et 1,1% en 2025
- Données des tableaux établies sur la base des informations disponibles au 1er avril 2024.
- Remarque : Les chiffres pour 2024–25 sont présentés avec le même degré de précision que les chiffres rétrospectifs, mais, en tant que projections, ils n’ont pas nécessairement le même degré d’exactitude.

### Modifications récentes dans la base de données et publication
- Projections pour le secteur budgétaire de l’Équateur : non publiées pour la période 2024–29 en raison d’entretiens en cours au titre de programmes.
- Viet Nam : retiré du groupe des pays en développement à faible revenu (PDFR) et ajouté au groupe des pays émergents et pays à revenu intermédiaire (PE&PRI).
- Cisjordanie et Gaza : données pour 2022–23 désormais publiées après ajustements méthodologiques antérieurs ; projections pour 2024–29 non publiées en raison d’un degré d’incertitude exceptionnellement élevé.

### Données, conventions et méthodes de calcul des agrégats
- Couverture : base de données des PEM sur 196 pays.
- Conformité majoritaire aux normes SCN 2008 ; adoption graduelle et partielle des manuels MBP6 et MSFP 2014.
- Dette budgétaire brute et nette : tirées de sources officielles et d’estimations des services du FMI ; tentatives d’alignement sur les définitions du MSFP 2014, mais différences possibles en raison d’insuffisance de données ou de situations particulières.
- Chiffres composites pour groupes de pays :
  - Sont soit la somme, soit la moyenne pondérée des chiffres des pays.
  - Moyennes des taux de croissance sur plusieurs années : taux de variation annuelle composés (sauf indication contraire).
  - Moyennes arithmétiques pondérées dans le groupe des pays émergents et pays en développement, sauf pour l’inflation et la croissance monétaire (moyenne géométrique).
- Conventions de pondération et de conversion :
  - Taux de change, taux d’intérêt et expansion des agrégats monétaires : pondérés par le PIB converti en dollars sur la base des cours de change du marché (moyenne des trois années précédentes) en pourcentage du PIB du groupe.
  - Autres données domestiques (taux de croissance, ratios) : pondérées par le PIB en parités de pouvoir d’achat en pourcentage du PIB mondial ou du groupe considéré.
  - Agrégats d’inflation :
    - Mondial et pays avancés : variations en pourcentage simples d’une année à l’autre.
    - Pays émergents et pays en développement : différences logarithmiques.
  - PIB réel par habitant (PPA) : sommes des données de chaque pays après conversion en dollar international.
  - Données budgétaires composites : sommes des données nationales après conversion en dollars aux taux de change moyens du marché.
  - Chiffres composites calculés si le groupe représente au moins 90% des pondérations du groupe (sauf indication contraire).
- Période de référence : années civiles sauf pour un petit nombre de pays utilisant des exercices budgétaires.

### Notes pays (sélection d’exemples et points méthodologiques)
- Afghanistan : données pour 2021 et 2022 fournies pour certains indicateurs ; données budgétaires estimées. Estimations et projections pour 2023–29 omises en raison d’un degré d’incertitude inhabituellement élevé. Rupture structurelle pour 2021 liée au passage de l’année calendaire à l’année solaire ; taux de croissance réel effectif du PIB pour l’année solaire 2021 : –20,7%.
- Algérie : total des dépenses publiques et capacité nette/le besoin net de financement incluent les prêts nets consentis par l’État (soutien au régime de retraite et autres entités du secteur public).
- Argentine : IPC officiel établi à partir de décembre 2016 ; séries antérieures hétérogènes (Grand Buenos Aires, IPC national, ville de Buenos Aires) avec impacts sur l’apparition de l’inflation moyenne pour 2014–16 et l’inflation en fin de période pour 2015–16. Publication des données sur le marché du travail interrompue à partir du quatrième trimestre de 2015 ; nouvelles séries publiées à compter du deuxième trimestre de 2016.
- Bangladesh : données et prévisions présentées sur la base de l’exercice budgétaire ; agrégats du groupe utilisent estimations du PIB réel et du PIB en PPA par année civile.
- Cisjordanie et Gaza : projections pour 2024–29 non publiées en raison d’un degré d’incertitude extrêmement élevé.
- Costa Rica : définition de l’administration centrale élargie à compter du 1er janvier 2021 pour englober 51 entités publiques conformément à la loi n o (suite de la note).

### Informations méthodologiques et références aux manuels
- Usage des normes : SCN 2008, MBP6, Manuel et guide d’établissement des statistiques monétaires, MSFP 2014.
- Remarque sur l’adoption progressive : beaucoup de pays mettent en œuvre SCN 2008 ou le Système européen des comptes nationaux et régionaux 2010 ; certains pays utilisent des versions antérieures au SCN 1993.
- Pour les pondérations en PPA et les détails méthodologiques, renvoi aux encadrés et annexes des éditions antérieures des PEM (citations internes aux éditions d’octobre 2020, juillet 2014, avril 2008, mai 2000, mai 1993).

*Extrait de l’Appendice statistique, Perspectives de l’économie mondiale — Avril 2024. Données et tableaux basés sur les informations disponibles au 1er avril 2024.*

### 9524. Les

### 9524. Les

### Notes pays — données, exclusions et remarques méthodologiques
- Données jusqu’en 2019 ajustées pour des raisons de comparabilité.
- Équateur : projections relatives au secteur budgétaire pour la période 2024–29 non publiées en raison d’entretiens en cours sur un programme.
- Érythrée : données et projections pour 2020–29 non figurent pas dans la base de données en raison de contraintes sur la communication des données.
- Inde : taux de croissance du PIB réel tirés des comptes nationaux, avec 2011/12 comme année de référence.
- Iran : calcul des valeurs passées du PIB nominal en dollars fondé sur le taux de change officiel jusqu’à 2017; à partir de 2018, conversion en dollars sur la base du taux de change NIMA.
- Israël : projections très incertaines en raison du conflit en Israël et à Gaza.
- Liban : données pour 2021–22 estimations des services du FMI; estimations et projections pour 2023–29 omises en raison d’un degré d’incertitude inhabituellement élevé.
- République dominicaine : périmètre des séries de finances publiques indiqué (dette publique, service de la dette, soldes corrigés cycliques et soldes structurels se rapportent au secteur public consolidé; autres séries sur l’administration centrale).
- Sierra Leone : bien que le pays ait changé d’unité monétaire le 1er juillet 2022, les données en monnaie nationale sont exprimées en ancien leone dans l’édition d’avril 2024 des PEM.
- Sri Lanka : données et projections 2023–29 non publiées en raison d’entretiens en cours au sujet de la restructuration de la dette souveraine.
- Soudan : projections fondées sur l’hypothèse d’une fin du conflit d’ici le milieu de l’année 2024; données 2011 ne couvrent plus le Soudan du Sud après le 9 juillet.
- Syrie : données exclues depuis 2011 en raison de la situation politique incertaine.
- Turkménistan : PIB réel estimations du FMI selon SCN; estimations/projections du solde budgétaire établies sans tenir compte des recettes d’émissions d’obligations intérieures et d’opérations de privatisation.
- Ukraine : comptes nationaux révisés disponibles à partir de 2000, n’incluent plus la Crimée et Sébastopol à partir de 2010.
- Uruguay :
  - Passage au SCN 2008 avec 2016 comme année de base; nouvelles séries commencent en 2016.
  - Transferts au système public de retraite à partir d’octobre 2018 enregistrés comme recettes (méthodologie FMI) et influant sur les données pour 2018–22 :
    - 2018 : 1,2 % du PIB
    - 2019 : 1,0 % du PIB
    - 2020 : 0,6 % du PIB
    - 2021 : 0,3 % du PIB
    - 2022 : 0,1 % du PIB
    - par la suite : 0 % du PIB
  - Périmètre des données budgétaires est passé du secteur public consolidé au secteur public non financier à partir de l’édition d’octobre 2019 des PEM.
- Venezuela : difficultés importantes pour établir des perspectives (consultations Article IV les plus récentes en 2004); pour la plupart des indicateurs, les données pour 2018–22 sont des estimations des services du FMI; prix à la consommation du Venezuela exclus de toutes les données de groupe des PEM.
- Zimbabwe : redéfinition récente des statistiques des comptes nationaux après adoption en 2019 du dollar à règlement brut en temps réel (dollar du Zimbabwe).

### Classification des pays — structure et sous-groupes
- Deux groupes principaux : pays avancés (41 pays) et pays émergents et pays en développement (155 pays).
- Sous-groupes significatifs :
  - Principaux pays avancés (Groupe des Sept) : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Canada.
  - Pays émergents et pays en développement regroupés par région : Afrique subsaharienne; Amérique latine et Caraïbes; Moyen-Orient et Asie centrale; Asie; Europe.
- Critères analytiques additionnels :
  - Source des recettes d’exportation (combustibles vs autres produits) : pays classés dans un groupe lorsque la principale source de recettes d’exportation dépasse 50 % en moyenne entre 2018 et 2022.
  - Source de financement extérieur et revenu : pays créanciers nets, pays débiteurs nets, PPTE, PDFR, PE&PRI; classement des débiteurs nets fondé sur la position extérieure globale nette la plus récente ou le solde courant accumulé entre 1972 et 2022.
- Tableaux présentés (extraits) donnent part des sous-groupes dans le PIB mondial, exportations et population (ex. : Pays avancés : 41 pays; Pays émergents et pays en développement : 155 pays).

### Hypothèses de politique économique retenues pour les projections
- Hypothèses budgétaires générales :
  - Fondées normalement sur budgets/lois de finances annoncés, corrigées pour tenir compte des différences entre hypothèses macroéconomiques et projections du FMI; en l’absence de budget officiel, mesures jugées probables intégrées; à moyen terme, jugement quant à la trajectoire la plus probable de la politique publique.
  - En l’absence d’informations suffisantes, solde primaire structurel supposé rester inchangé sauf indication contraire.
- Sélection d’hypothèses nationales (extraits) :
  - Afrique du Sud : hypothèses budgétaires tiennent compte du budget de 2023; cible d’inflation évoquée au cadre monétaire (voir ci‑dessous).
  - Allemagne : projections reposent sur le dernier budget fédéral approuvé, le projet de loi de finances fédérales, le programme de stabilité de l’UE et le plan budgétaire à moyen terme.
  - Arabie saoudite : recettes du pétrole exporté reposent sur hypothèses des cours du pétrole retenues dans les PEM et compréhension des ajustements de production dans le cadre de l’OPEP+.
  - États-Unis : projections budgétaires reposent sur le scénario de référence de février 2024 du Congressional Budget Office, corrigées selon les hypothèses du FMI; incluent les effets de la Fiscal Responsibility Act.
  - Inde : projections fondées sur informations disponibles relatives aux programmes budgétaires des autorités; changements de présentation (ex. exercice 2020/21) incorporés (subventions alimentaires hors budget).
  - Singapour :
    - Projet de loi de finances initiale du 16 février 2024 prise en compte.
    - Augmentation de la taxe sur les biens et services (GST) de 8 % à 9 % le 1er janvier 2024.
    - Taxe carbone : augmentation de 5 dollars singapouriens par tonne à 25 dollars singapouriens en 2024 et 2025, et à 45 dollars singapouriens en 2026 et 2027.
  - Uruguay : voir section Notes pays (transferts retraite).
- Hypothèses de politique monétaire (principes généraux) :
  - S’appuient sur cadres nationaux; processus de non-accompagnement de la conjoncture : hausse des taux lorsque l’inflation dépasse la cible, baisse lorsque inflation faible et croissance inférieure au potentiel.
  - Exemples :
    - Afrique du Sud : maintien de l’inflation dans la fourchette cible de 3 % à 6 % à moyen terme.
    - Arabie saoudite : poursuite du rattachement au dollar.
    - Canada : fin progressive de l’orientation restrictive; inflation retombe vers 2 % en milieu d’intervalle début 2025.
    - Chine : orientation monétaire légèrement accommodante en 2023 et généralement accommodante en 2024.
    - Japon : hypothèses correspondent aux attentes des marchés.
    - Singapour : masse monétaire augmente parallèlement à la croissance prévue du PIB nominal.
    - Suisse : la Banque nationale suisse peut garder ses taux constants en 2024 compte tenu des perspectives d’inflation.
    - Zone euro : hypothèses reposent sur modèles (modèle semi-structurel, DSGE, règle de Taylor), anticipations de marchés et communications de la BCE.

### Principaux constats et indicateurs de l’appendice statistique (sélection)
- Tableaux synthétiques disponibles couvrent notamment : production mondiale, inflation, politiques financières (solde budgétaire et dette), commerce mondial, soldes des transactions courantes, compte financier, flux de ressources, scénario de référence à moyen terme.
- Hypothèses et projections agrégées (extraits des tableaux récapitulatifs) :
  - Scénario de référence à moyen terme (Tableau A15) — PIB réel mondial : séries présentées (ex. : projections 2024–25 et moyennes 2026–29) — voir tableaux pour les séries détaillées.
- Risques et vulnérabilités soulignés dans le texte d’accompagnement :
  - Risques baissiers importants persistent : perturbations d’offre, hausses de prix dues aux tensions géopolitiques, inflation plus tenace que prévu pouvant entraîner mouvements de capitaux, durcissement marqué des conditions financières, volatilité des taux de change, tensions sur marchés immobilier et secteur financier.
  - Risques haussiers possibles : désinflation plus rapide, gains de productivité liés à réformes structurelles ou adoption de l’intelligence artificielle.
- Gouvernance macrofinancière et stabilisation :
  - Appel des administrateurs (Observations du conseil d’administration, avril 2024) :
    - Banques centrales : faire redescendre l’inflation aux niveaux visés sans précipitation dans l’assouplissement; décisions guidées par l’analyse des données; communication claire.
    - Finances publiques : rééquilibrage progressif des finances publiques à moyen terme pour assurer viabilité de la dette, reconstituer marges de manœuvre, et permettre investissements prioritaires et dépenses sociales ciblées.
    - Stabilité financière : surveillance accrue, tests de résistance, mise en œuvre rapide et complète des normes de Bâle III, renforcement de la réglementation et de l’information financière si nécessaire, attention aux risques liés à la cybersécurité.
    - Réformes structurelles : ciblées et bien séquencées pour améliorer allocation du capital et du travail, accroître la participation des femmes au marché du travail, améliorer l’éducation, renforcer gouvernance et compétitivité, et gérer transition écologique.
    - Coopération multilatérale : relance recommandée pour réduire coûts/risques du changement climatique, préserver le système commercial ouvert et faciliter restructurations de dette.

### Extraits chiffrés clés (sélection)
- Uruguay : transferts au système public de retraite impactant les recettes — 2018 : 1,2 % du PIB; 2019 : 1,0 % du PIB; 2020 : 0,6 % du PIB; 2021 : 0,3 % du PIB; 2022 : 0,1 % du PIB; par la suite : 0 % du PIB.
- Singapour : augmentation GST de 8 % à 9 % (1er janvier 2024); taxe carbone : 5 dollars singapouriens → 25 dollars singapouriens en 2024 et 2025 → 45 dollars singapouriens en 2026 et 2027.
- Afrique du Sud : cible d’inflation évoquée dans les hypothèses monétaires — fourchette de 3 % à 6 %.
- Canada : inflation retrouvant l’objectif de milieu d’intervalle (2 %) début 2025 (hypothèse des services du FMI).

*Fonds monétaire international | Avril 2024 — extrait de l’appendice statistique des Perspectives de l’économie mondiale — Reprise stable mais lente : résilience sur fond de disparités*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2024/april/french/text.pdf_
