## Perspectives de l’économie mondiale — Extraits clés (Octobre 2024)

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### Hypothèses et conventions
- Les projections reposent sur l’hypothèse que les taux de change effectifs réels resteront constants aux niveaux moyens observés entre le 30 juillet et le 27 août 2024, sauf pour les monnaies du mécanisme de change européen II (constantes en valeur nominale par rapport à l’euro).
- Cours moyen du baril de pétrole : 81,29 dollars le baril en 2024, et 72,84 dollars le baril en 2025.
- Rendements moyens des obligations d’État à trois mois :
  - États-Unis : 5,4 % en 2024 et 3,9 % en 2025.
  - Zone euro : 3,5 % en 2024 et 2,8 % en 2025.
  - Japon : 0,1 % en 2024 et 0,5 % en 2025.
- Rendements moyens des obligations d’État à 10 ans :
  - États-Unis : 4,1 % en 2024 et 3,5 % en 2025.
  - Zone euro : 2,4 % en 2024 et 2,5 % en 2025.
  - Japon : 1,0 % en 2024 et 1,3 % en 2025.
- Estimations et projections fondées sur les statistiques disponibles au 7 octobre 2024.

### Principales conclusions macroéconomiques et évolutions récentes
- Désinflation mondiale significative depuis son pic :
  - Taux d’inflation mondial au troisième trimestre de 2022 : 9,4 % (pic).
  - Inflation globale prévue : 3,5 % d’ici la fin de 2025.
  - Moyenne d’inflation 2000–2019 : 3,6 %.
- Croissance :
  - Croissance mondiale prévue : 3,2 % en 2024 et 3,2 % en 2025.
  - Croissance mondiale à moyen terme : 3,1 % d’ici cinq ans.
  - Croissance mondiale à moyen terme hors tendance : 3,1 % (qualifiée de morose).
- Évolution de l’inflation récente :
  - Inflation mondiale : 6,7 % en 2023 → 5,8 % en 2024 → 4,3 % en 2025.
  - Inflation des services essentiels (principaux pays avancés et pays émergents, États‑Unis exclus) : 4,2 % (environ 50 % au‑dessus du niveau prépandémique).
  - Inflation des biens essentiels : revenue à 0.
- Facteurs expliquant la dynamique inflationniste :
  - Combinaison de chocs : perturbations d’approvisionnement, pressions de la demande post‑pandémie, flambées des prix des produits de base liées à la guerre en Ukraine.
  - Resserrement marqué et synchronisé de la politique monétaire mondialement, mais sans récession mondiale.
  - Rôle important de la politique monétaire pour ancrer les anticipations d’inflation et éviter des spirales prix–salaires.
  - Contribution à la désinflation : résorption des chocs et reprise de l’offre de main‑d’œuvre (notamment liée à l’immigration).
- Dispersion régionale et sectorielle :
  - Pays avancés : retour plus rapide aux cibles d’inflation.
  - Pays émergents et pays en développement : désinflation plus lente, vulnérabilité aux prix des denrées alimentaires et chocs sur les produits de base.
  - Secteur des services : inflation persistante et élevée dans de nombreuses régions.

### Principaux risques pour les perspectives
- Risques identifiés :
  - Risques géopolitiques : escalade des conflits régionaux pouvant provoquer de nouvelles flambées des prix des produits de base.
  - Risque d’un maintien trop prolongé d’une politique monétaire restrictive.
  - Résurgence de la volatilité sur les marchés financiers affectant les marchés de la dette souveraine.
  - Chine : ralentissement plus marqué du marché immobilier chinois avec risques d’instabilités financières et effets mondiaux.
  - Protectionnisme : accroissement des mesures protectionnistes augmentant la fragmentation géoéconomique.
  - Tensions sociales : montée des tensions sociales pouvant retarder l’adoption et la mise en œuvre des réformes structurelles.

### Recommandations de politique publique (synthèse)
- Politique monétaire :
  - Le virage vers une orientation plus neutre a commencé dans plusieurs banques centrales avancées (réduction progressive des taux directeurs depuis juin).
  - Maintenir la vigilance : continuer d’ancrer les anticipations d’inflation, en particulier face à des chocs futurs.
- Politique budgétaire :
  - Stabiliser la dynamique de la dette et reconstituer des amortisseurs budgétaires.
  - Redresser les soldes primaires pour de nombreux pays ; éviter d’attendre trop longtemps.
  - Préconiser des ajustements budgétaires progressifs, crédibles et étalés sur plusieurs années.
- Réformes structurelles :
  - Mettre en œuvre des réformes ambitieuses pour améliorer la productivité, stimuler la technologie et l’innovation, renforcer la concurrence et encourager l’investissement privé productif.
  - Tenir compte de l’acceptabilité sociale : relation de confiance entre gouvernements et population et mesures compensatoires adéquates.
- Coopération multilatérale :
  - Intensifier la coopération pour accélérer la transition écologique et soutenir la restructuration de la dette.
  - Atténuer les risques de fragmentation géoéconomique et renforcer les cadres multilatéraux fondés sur des règles.

### Marchés financiers et pressions sur pays émergents
- Épisodes récents :
  - Première semaine d’août : importantes turbulences ; VIX a atteint son niveau le plus élevé depuis 2020 avant de revenir à sa moyenne historique.
- Ajustement des anticipations :
  - Marchés ayant reconsidéré les baisses de taux aux États‑Unis ; appréciation du dollar freinée.
- Pressions sur PEPD :
  - Écarts de rendements souverains augmentés depuis avril pour certains pays à forts besoins de financements extérieurs à court terme.
  - Seul un petit nombre de ces pays sont surendettés (écart de rendement > 1 000 points de base), mais dépendance aux financements extérieurs à court terme reste une vulnérabilité.

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### Scénarios modélisés (Encadré : "Inflation mondiale" — G20 et GIMF)
- Scénario A — détérioration plausible :
  - Hausse mondiale des droits de douane à partir de mi‑2025 : droits de douane de 10 % entre États‑Unis, zone euro et Chine; 10 % entre États‑Unis et reste du monde.
  - Part des échanges affectée : environ un quart des échanges de marchandises, soit près de 6 % du PIB mondial.
  - Investissement global américain : baisse d’environ 4 % par rapport au scénario de référence.
  - Réduction des flux migratoires : main‑d’œuvre réduite de façon permanente de 1 % d’ici 2030 aux États‑Unis et de 0,75 % dans la zone euro.
  - Conditions financières : primes souveraines pays émergents (hors Chine) +50 points de base; primes entreprises +50 points de base pour PA et Chine, +100 points de base pour autres PEP.
  - Incidences chiffrées :
    - États‑Unis : PIB −0,4 % en 2025 et −0,6 % en 2026.
    - Monde : baisse du PIB mondial d’environ 0,8 % d’ici 2025 et de 1,3 % d’ici 2026; inflation mondiale régresse de 10 points de base d’ici 2026.
- Scénario B — politiques pro‑croissance et rééquilibrage :
  - Rééquilibrage en Chine : taux d’épargne privé inférieur de 3 points de pourcentage du PIB d’ici 2027 (par rapport au scénario de référence).
  - Investissement public en Union européenne : +1,5 % du PIB de référence en moyenne sur 2025–30; permanence +0,5 % du PIB ensuite; financement ≈ moitié par déficits, moitié par réaffectation.
  - Incidences chiffrées :
    - Rééquilibrage en Chine : PIB chinois +2,5 % par rapport au scénario de référence d’ici 2027; inflation Chine +90 points de base en 2025 et +140 points de base en 2027.
    - Zone euro : PIB +2,5 % au‑dessus du scénario de référence d’ici 2030; inflation supérieure d’environ 40 points de pourcentage sur 2025–30.
    - Effet combiné mondial : PIB mondial +0,5 % et inflation globale +30 points de base en 2025.

### Probabilités et risques statistiques (Encadré 1.2)
- Risques évalués :
  - Probabilité que la croissance mondiale tombe < 2 % en 2025 : 17 %.
  - Probabilité que l’inflation globale moyenne régresse aux États‑Unis < 1,5 % en 2025 : ~40 %.
  - Probabilité que le taux des fonds fédéraux tombe < 3 % en 2025 : ~28 %.
  - Probabilité que l’inflation globale < 3 % en 2025 : ~20 %.
  - Probabilité que l’inflation hors alimentation et énergie < 3 % en 2025 : ~15 %.

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### Rôle des produits de base et des métaux — chocs d’offre et inflation
- Évolutions récentes des prix (février–août 2024) :
  - Baril : période février–août 2024 négocié entre 75 et 90 dollars; prix moyen 83 dollars (observations jusqu’en septembre pour le pétrole).
  - Indice des métaux du FMI : +7,7 % entre février et août 2024.
  - Or : +21,9 %; Cuivre : +8,1 %; Aluminium : +7,8 %; Minerai de fer : −19,9 %.
  - Gaz naturel (TTF) : +26,4 % entre février et août 2024 (10,2 dollars par million de BTU).
  - Produits agricoles : indice denrées alimentaires et boissons −2,4 % entre février et août 2024; céréales −14,3 %; café +33,8 %; cacao +20,4 %.
- Effets empiriques d’un choc de prix de 10 % (réponses cumulées à 12 mois) :
  - Cuivre :
    - Pays fortement exposés : inflation globale +0,5 point de pourcentage; inflation hors alimentation et énergie +0,3 point de pourcentage.
    - Pays faiblement exposés : inflation globale +0,1 point de pourcentage; inflation hors alimentation et énergie +0,2 point de pourcentage.
  - Pétrole :
    - Pays fortement exposés : inflation globale +0,7 point de pourcentage; inflation hors alimentation et énergie +0,1 point de pourcentage.
    - Pays faiblement exposés : inflation globale +0,5 point de pourcentage; inflation hors alimentation et énergie +0,1 point de pourcentage.
- Effets à moyen terme (48 mois) :
  - Cuivre : dans pays fortement exposés, hausse cumulative de 0,5 point de pourcentage de l’inflation hors alimentation et énergie.
  - Pétrole : hausse de 10 % n’entraîne pas d’augmentation significative de l’inflation hors alimentation et énergie à long terme.
- Interprétation :
  - Les métaux, via leur rôle comme intrants dans biens d’investissement et chaîne d’entrées–sorties, produisent des effets décalés et persistants sur l’inflation hors alimentation et énergie.
  - Les chocs pétroliers produisent des effets plus immédiats sur l’inflation globale mais moins persistants sur l’inflation hors alimentation et énergie.
- Constats chiffrés :
  - Le cuivre représente 30 % de l’indice des métaux de base pondéré des échanges commerciaux du FMI.
  - Un choc d’offre augmentant de 10 % tous les métaux serait trois fois plus important que l’estimation fondée sur l’indice actuel (poids du cuivre).

### Recommandations pour banques centrales et autorités
- Réévaluer les cadres de réaction aux chocs de prix à mesure que l’économie devient plus dépendante des métaux.
- Renforcer la surveillance des marchés des métaux et intégrer la possibilité de chocs persistants sur l’inflation hors alimentation et énergie dans les scénarios macroéconomiques.
- Envisager des instruments de politique et des filets de sécurité macroéconomiques adaptés à une sensibilité accrue aux fluctuations des prix des métaux.

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### Le grand resserrement : enseignements de l’épisode d’inflation récent (Chapitre 2 — synthèse)
- Contexte :
  - Épisode d’inflation démarré fin 2020 ; combinaisons de réorientation de la demande, perturbations des chaînes d’approvisionnement, relance budgétaire et monétaire, et hausse des prix liée à la guerre en Ukraine.
  - Mesures de soutien : stimulation budgétaire ≈ 12 % du PIB dans les PA et ≈ 4 % du PIB dans les PE; assouplissement quantitatif ≈ 20 % du PIB dans plusieurs PA.
- Décomposition et mécanismes :
  - Pentification des courbes de Phillips des prix (relation inflation–ressources inutilisées plus raide) ; courbes des salaires moins accentuées.
  - Goulets d’étranglement sectoriels (biens durables, transports) ont amplifié l’inflation.
  - Importance du diagnostic sectoriel pour calibrer la réponse monétaire.
- Scénarios contrefactuels et conclusions de modélisation multisectorielle :
  - Resserrement monétaire précoce (taux relevés trois trimestres plus tôt) : pic d’inflation ≈ 2 points de pourcentage plus bas; PIB réel −0,8 point de pourcentage en 2022.
  - En présence de goulets d’étranglement généralisés, le resserrement est plus efficace pour réduire l’inflation avec un coût de production moindre (ratio de sacrifice réduit).
  - Coordination internationale des resserrements : retards à l’étranger ralentissent la désinflation nationale et amplifient transmissions sectorielles.

### Enseignements pour les cadres de politique monétaire
- Trois enseignements clés :
  1. Si les goulets d’étranglement sont fréquents et la demande forte → courbe de Phillips agrégée plus pentue → resserrement monétaire efficace avec coût modeste en production.
  2. Si seuls certains secteurs (produits de base) subissent des contraintes → règles classiques axées sur l’inflation hors alimentation et énergie restent appropriées.
  3. Les banques centrales devraient inclure des clauses dérogatoires bien définies dans leurs cadres pour répondre aux pressions inflationnistes lorsque les courbes de Phillips s’accentuent.
- Collecte de données et modélisation :
  - Recommandation d’améliorer la collecte de données sectorielles à haute fréquence et d’élaborer des modèles multisectoriels pour guider l’action en temps réel.
- Limites des outils non monétaires :
  - Subventions, encadrements de prix et restrictions peuvent contenir l’inflation à court terme mais présentent des coûts budgétaires, climatiques et distortions économiques ; la politique monétaire reste l’outil principal pour l’inflation due à la demande.

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### Acceptabilité sociale des réformes structurelles (Chapitre 3 — synthèse)
- Diagnostic :
  - Le rythme des réformes structurelles a diminué depuis 2008–09; de nombreuses tentatives restent inachevées.
  - L’acceptabilité dépend majoritairement des convictions et perceptions personnelles (~80 % de l’adhésion expliquée par ces facteurs); mésinformation représente environ la moitié de ces convictions.
- Résultats empiriques et enquêtes (12 600 personnes, six pays) :
  - Caractéristiques individuelles expliquent peu du soutien (ex. 6 % pour réformes RMP; 11 % pour intégration des migrants).
  - Expérimentations d’information montrent des gains substantiels :
    - Réforme RMP (électricité) : information « statu quo + effets des politiques publiques » augmente le soutien de près de 16 points de pourcentage (de 41,4 % à 57,1 %).
    - Politiques d’intégration des migrants : information sur effets augmente le soutien d’environ 9 points de pourcentage; explication des mécanismes ajoute ≈ 10,5 points de pourcentage supplémentaires.
  - Entre 50 et 80 % des opposants initiaux aux réformes RMP changent d’avis si des mesures d’atténuation sont proposées; ≈ 50 % pour l’intégration des migrants.
- Stratégies efficaces pour la mise en œuvre :
  - Communication et concertation précoces avec parties prenantes.
  - Mesures complémentaires et compensatoires ciblées (formation, protections temporaires, réaffectation sociale).
  - Cas pilotes, recherche indépendante, cadres institutionnels crédibles et participation citoyenne.
  - Renforcement de la confiance institutionnelle essentiel — sans confiance, l’acceptabilité reste limitée.

### Recommandations de conception et d’engagement
- Favoriser le dialogue bilatéral et la participation dès la conception.
- Utiliser organismes publics crédibles et indépendants pour valider analyses et renforcer confiance.
- Concevoir mesures d’atténuation proportionnées et explicites ; communiquer sur coût du non‑réforme.
- Déployer réformes de manière progressive et ciblée pour préserver capital politique et pérenniser résultats.

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*Source : Perspectives de l’économie mondiale — Changement de cap et menaces grandissantes (Fonds monétaire international | Octobre 2024), extraits et calculs des services du FMI, estimations et projections fondées sur les statistiques disponibles au 7 octobre 2024.*

### Introduction                                                                                                            

### Introduction

### Chapitre 2 — Thèmes principaux
- Introduction ................................................................................................................ 47
- Que s’est-il passé ? Décomposition de la dynamique de l’inflation ................................ 49
- La riposte monétaire .................................................................................................... 55
- Enseignements pour la politique monétaire : résultats de l’analyse par modélisation ...... 58
- Résumé et conséquences sur le plan stratégique .......................................................... 63
- Encadré 2.1. Le rôle des politiques de bilan des banques centrales ............................. 66
- Encadré 2.2. Le rôle des politiques de blocage des prix .............................................. 68
- Bibliographie ............................................................................................................... 70

### Chapitre 3 — Comprendre l’acceptabilité sociale des réformes structurelles
- Introduction ................................................................................................................ 73
- L’acceptabilité sociale des réformes : aperçu général .................................................. 76
- Le défi de la mise en œuvre des réformes structurelles : principaux faits ...................... 77
- Attitudes envers les réformes : données tirées des enquêtes ..................................... 80
- Outils et stratégies pour faire avancer durablement les programmes de réforme : enseignements tirés de 11 études de pays ........................................ 85

*Source: text - Introduction (PDF chapter/section).*

### Conclusions et implications pour l’action publique 88

### Conclusions et implications pour l’action publique 88

### Hypothèses et conventions
- Les projections reposent sur l’hypothèse que les taux de change effectifs réels resteront constants aux niveaux moyens observés entre le 30 juillet et le 27 août 2024, sauf pour les monnaies du mécanisme de change européen II (constantes en valeur nominale par rapport à l’euro).
- Cours moyen du baril de pétrole : 81,29 dollars le baril en 2024, et 72,84 dollars le baril en 2025.
- Rendements moyens des obligations d’État à trois mois :
  - États-Unis : 5,4 % en 2024 et 3,9 % en 2025.
  - Zone euro : 3,5 % en 2024 et 2,8 % en 2025.
  - Japon : 0,1 % en 2024 et 0,5 % en 2025.
- Rendements moyens des obligations d’État à 10 ans :
  - États-Unis : 4,1 % en 2024 et 3,5 % en 2025.
  - Zone euro : 2,4 % en 2024 et 2,5 % en 2025.
  - Japon : 1,0 % en 2024 et 1,3 % en 2025.
- Estimations et projections fondées sur les statistiques disponibles au 7 octobre 2024.

### Principales conclusions macroéconomiques et évolutions récentes
- Désinflation mondiale significative depuis son pic :
  - Taux d’inflation mondial au troisième trimestre de 2022 : 9,4 % (pic).
  - Inflation globale prévue : 3,5 % d’ici la fin de 2025.
  - Moyenne d’inflation 2000–2019 : 3,6 % (référence).
- Croissance :
  - Croissance mondiale prévue : 3,2 % en 2024 et 3,2 % en 2025.
  - Croissance mondiale à moyen terme : 3,1 % d’ici cinq ans.
  - Croissance mondiale à moyen terme hors tendance : taux de 3,1 % (qualifié de morose).
- Évolution de l’inflation récente :
  - Inflation mondiale : 6,7 % en 2023 → 5,8 % en 2024 → 4,3 % en 2025.
  - Inflation des services essentiels (principaux pays avancés et pays émergents, États‑Unis exclus) : 4,2 % (environ 50 % au‑dessus du niveau prépandémique).
  - Inflation des biens essentiels : revenue à 0.
- Facteurs expliquant la dynamique inflationniste :
  - Combinaison de chocs : perturbations d’approvisionnement, pressions de la demande post‑pandémie, flambées des prix des produits de base liées à la guerre en Ukraine.
  - Resserrement marqué et synchronisé de la politique monétaire mondialement, mais sans récession mondiale.
  - Rôle important de la politique monétaire pour ancrer les anticipations d’inflation et éviter des spirales prix–salaires.
  - Contribution à la désinflation : résorption des chocs et reprise de l’offre de main‑d’œuvre (notamment liée à l’immigration).
- Dispersion régionale et sectorielle :
  - Pays avancés : retour plus rapide aux cibles d’inflation.
  - Pays émergents et pays en développement : désinflation plus lente, vulnérabilité aux prix des denrées alimentaires et chocs sur les produits de base.
  - Secteur des services : inflation persistante et élevée dans de nombreuses régions.

### Principaux risques pour les perspectives
- Risques géopolitiques : escalade des conflits régionaux pouvant provoquer de nouvelles flambées des prix des produits de base.
- Politique monétaire : maintien trop prolongé d’une politique monétaire restrictive.
- Marchés financiers : possible résurgence de la volatilité entraînant des conséquences sur les marchés de la dette souveraine.
- Chine : un ralentissement plus marqué du marché immobilier chinois, potentiellement suivi d’instabilités financières et d’effets mondiaux.
- Protectionnisme : recours accru aux mesures protectionnistes, risquant d’exacerber la fragmentation géoéconomique et de réduire l’efficience des marchés.
- Tensions sociales : montée des tensions sociales pouvant retarder l’adoption et la mise en œuvre des réformes structurelles nécessaires.

### Recommandations de politique publique
- Politique monétaire
  - Le virage de la politique monétaire vers une orientation plus neutre a déjà commencé dans plusieurs banques centrales avancées (réduction progressive des taux directeurs depuis juin).
  - Maintenir la vigilance : la politique monétaire doit continuer d’ancrer les anticipations d’inflation, en particulier face à des chocs inflationnistes futurs.
- Politique budgétaire
  - Stabiliser la dynamique de la dette et reconstituer des amortisseurs budgétaires essentiels.
  - Redresser les soldes primaires pour de nombreux pays ; éviter d’attendre trop longtemps pour entreprendre des ajustements.
  - Préconiser des ajustements budgétaires progressifs, crédibles et étalés sur plusieurs années afin de ne pas nuire à l’activité économique.
- Réformes structurelles
  - Mettre en œuvre des réformes ambitieuses pour améliorer la productivité, stimuler la technologie et l’innovation, renforcer la concurrence, approfondir l’intégration économique et encourager l’investissement privé productif.
  - Reconnaître les contraintes d’acceptabilité sociale : le succès des réformes dépend d’une relation de confiance entre gouvernements et population et de mesures compensatoires adéquates pour atténuer les impacts sur la répartition des revenus.
- Coopération multilatérale et gestion des risques mondiaux
  - Intensifier la coopération multilatérale pour accélérer la transition écologique et soutenir les efforts de restructuration de la dette.
  - Atténuer les risques de fragmentation géoéconomique et renforcer les cadres multilatéraux fondés sur des règles.

*Source : Perspectives de l’économie mondiale (édition d’octobre 2024), estimations et projections fondées sur les statistiques disponibles au 7 octobre 2024.*

### 1. Ratio de sacrifice

### 1. Ratio de sacrifice

### Inflation : distribution et épisodes historiques
- Plages temporelles et épisodes cités :
  - T4 1990–T1 94
  - T1 2000–T2 02
  - T3 08–T3 09
  - T4 22–T1 24
- Échantillons et couverts géographiques :
  - Plage 1 : échantillon de 37 pays avancés.
  - Plage 2 : densité de l’évolution du taux d’inflation globale dans 32 pays avancés et 13 pays émergents et pays en développement ; la droite verticale indique la médiane au premier trimestre 2019.
- Mesures de l’inflation présentées :
  - Distribution de l’inflation globale (en pourcentage, glissement annuel) référencée pour T1 2019, T1 20, T1 21, T1 22, T1 23, T2 24.
  - Inflation tenace tirée par les services : indicateur en pourcentage, glissement sur trois mois, valeur annualisée, comparé aux Moyennes 2015–19 et dates mensuelles/annuelles listées (Janv. 19, Janv. 20, Janv. 21, Janv. 22, Janv. 23, Janv. 24, Août 24, Janv. 2018).

### Marché du travail, salaires et coûts unitaires
- Croissance des salaires :
  - Série temporelle indiquée de T1 2019 à T2 24 (en pourcentage, glissement annuel).
  - Mention : années 2021–22 ont vu une accélération de la croissance des salaires nominaux.
- Sources de salaires et indicateurs par zone/pays :
  - Salaires négociés par les syndicats dans la ZE ; ICE aux États-Unis ; Salaires publiés (grands PA).
  - Pays mentionnés : Japon, Royaume-Uni, Zone euro, États-Unis.
- Ratio emplois non pourvus/nombre de chômeurs :
  - Échelle allant de 0,0 à 2,5 ; codes pays listés : JPN USA GBR DEU ZEC CAN AUS KOR FRA.
- Coût unitaire du travail :
  - Série temporelle de T1 2017 à T2 24 (en pourcentage, glissement annuel), échelle de −20 à 30.
  - Observation comparative : aux États-Unis, hausse des salaires correspond à des gains de productivité, limitant l’augmentation des coûts unitaires du travail ; dans la zone euro, les salaires ont augmenté davantage que la productivité, faisant augmenter les coûts unitaires du travail (Graphique 1.4, plage 3).
- Inflation et part des bénéfices :
  - Ventilation pour les États-Unis (données du secteur des entreprises non financières) et pour la zone euro (ensemble des secteurs) : périodes 2010–19, 2020–21, 2022, 2023–T1 24 ; échelle de −10 à 8 (en pourcentage, valeur annualisée).
  - Constat : entreprises européennes devraient absorber des coûts unitaires du travail plus élevés en raison de la forte hausse de leurs bénéfices ces dernières années (Graphique 1.4, plage 4).
- Échantillon pour agrégats salaires/inflation :
  - Plage 3 : deux agrégats correspondant aux moyennes pondérées par les parités de pouvoir d’achat ; échantillon de 11 pays avancés et de 9 pays émergents et pays en développement représentant environ 55 % de la production mondiale de 2021 en parités de pouvoir d’achat.

### Dosage des politiques macroéconomiques : resserrement monétaire et assouplissement budgétaire
- Trajectoire et transmission monétaire :
  - Taux directeurs réels : séries de Janv. 2020 à Janv. 2026 et Déc. 26 (en pourcentage) ; zone ombrée grise = périodes de resserrement discrétionnaire (relèvement des taux nominaux, hors Chine), bleue = resserrement non discrétionnaire (pauses dans le relèvement des taux nominaux, hors Chine).
  - L’échantillon comprend 16 PA et 65 PEPD.
  - Mesure des taux réels : calculés en retranchant les anticipations d’inflation à 12 mois (constructible via Consensus Forecast) des taux directeurs nominaux.
  - Projections pour États-Unis et zone euro reposent sur les taux directeurs implicites des marchés et sur les swaps d’inflation pour l’inflation attendue.
- Effets observés :
  - Hausse des taux directeurs a fait augmenter les taux des prêts bancaires et des prêts immobiliers ; transmission aux taux du marché progressive et proche de son terme.
  - La hausse des coûts de l’emprunt a freiné la croissance du crédit privé et l’investissement (Graphique 1.5, plages 2 et 3).
- Contraste avec la politique budgétaire :
  - Malgré un fort regain d’activité en 2022 et des pressions inflationnistes généralisées, la politique budgétaire est demeurée plus souple.
  - Plans de rééquilibrage des finances publiques ont connu des dérapages (cf. Moniteur des finances publiques d’octobre 2024), sauf dans les pays en développement à faible revenu où l’espace budgétaire a été insuffisant.
  - Entre 2022 et 2024 : politique monétaire de la plupart des pays s’est nettement durcie, mais la politique budgétaire a tardé à suivre, voire s’est assouplie dans bien des cas (Graphique 1.6, plage 2).
- Hypothèse du scénario de référence :
  - Anticipation d’une inversion des politiques macroéconomiques : nécessité de rééquilibrage des finances publiques ralentissant la croissance et s’accompagnant d’un assouplissement de la politique monétaire pour faciliter la réduction des déficits par les pouvoirs publics.
- Dérapages budgétaires et couverture :
  - Plage 1 (Graphique 1.6) : différence entre les soldes primaires 2024 et 2022 en points de pourcentage ; source des assainissements prévu et effectif : édition de janvier 2022 de la Mise à jour des PEM et édition d’octobre 2024 des PEM.
  - Plage 2 : solde budgétaire = solde primaire structurel des administrations publiques en pourcentage du PIB potentiel ; pays du G20 indiqués hors Arabie saoudite, Argentine et Türkiye.
  - Projections des paiements d’intérêts par les administrations publiques s’appuient sur les données de l’édition d’octobre 2024 des PEM.

### Marchés financiers, volatilité et pressions sur les pays émergents
- Épisodes récents :
  - Première semaine d’août : importantes turbulences sur les marchés financiers mondiaux ; VIX a atteint son niveau le plus élevé depuis 2020 avant de revenir à sa moyenne historique.
  - Facteurs : données de l’emploi décevantes, décision de la Banque du Japon de relever les taux d’intérêt, dénouement d’opérations spéculatives sur écart de rendement en yen, correction sur les marchés boursiers.
- Ajustement des anticipations :
  - Les marchés ont ajusté leurs anticipations sur la politique monétaire américaine ; hypothèses sur les baisses de taux aux États-Unis se sont rapprochées des prévisions d’autres pays avancés, freinant l’appréciation du dollar.
- Pressions sur pays émergents et pays en développement :
  - Plusieurs pays émergents ont relevé plus tôt leurs taux et ont commencé plus tôt à assouplir, réduisant l’écart entre leurs taux directeurs et celui des États-Unis.
  - Pour certains PEPD dont les besoins de financements extérieurs à court terme sont élevés (financements souvent une proportion considérable des réserves internationales nettes), les écarts de rendements sur les emprunts souverains ont augmenté depuis avril, posant des difficultés.
  - Seul un petit nombre de ces pays sont surendettés (écart de rendement de plus de 1 000 points de base), mais la forte dépendance aux financements extérieurs à court terme témoigne d’une vulnérabilité face aux brusques fluctuations des taux de change.
- Indicateurs chiffrés et périodes :
  - Graphique 1.7, plage 1 : dépréciation du taux de change par rapport au dollar entre janvier et le 20 septembre 2024 (variation en pourcentage), échelle allant jusqu’à −80 à 20.
  - Liste de pays affichant variations cumulées depuis le 16 avril : TUR ARG BOL SLV EGY CMR GHA KEN MOZ TUN BLR GEO.

### Géopolitique et commerce mondial
- Effets limités à ce jour :
  - Malgré l’aggravation des tensions géopolitiques, la part des échanges internationaux en volume rapportés au PIB mondial ne s’est pas dégradée.
  - Signes de fragmentation géoéconomique : les échanges commerciaux augmentent au sein de blocs géopolitiques plutôt qu’entre blocs (Graphique 1.8).
  - Comparaison mentionnée entre la moyenne de 2017–22 et la moyenne d’une période ultérieure (données graphiques non reproduites textuellement ici).

*Sources : Haver Analytics ; Organisation de coopération et de développement économiques ; Eurostat ; Bureau d’analyse économique des États‑Unis ; Banque centrale européenne ; Banque des règlements internationaux ; Conseil des gouverneurs du Système fédéral de réserve ; Consensus Economics ; calculs des services du FMI.*

### 2. Besoins de financement extérieur à court terme et écarts souverains

### 2. Besoins de financement extérieur à court terme et écarts souverains

### Principales observations et variables mesurées
- Mesures présentées :
  - Écarts souverains (graphique).
  - Besoins de financement extérieur à court terme, 2025 (en pourcentage des réserves internationales nettes).
- Échelle des besoins de financement extérieur à court terme : 0 50 100 150 200 250 300 350 400 (en pourcentage des réserves internationales nettes), telle qu’affichée dans le graphique.
- Codes pays affichés : MYS, ZAF, POL, IDN, ROU, DZA, CHN, PHL, IND, HUN, PER, CHL, COL, BRA, MEX, TUR, EGY, NGA, ETH.

### Notes méthodologiques et sources
- Sources : Haver Analytics ; calculs des services du FMI.
- Note sur la plage 1 : la variation en pourcentage est calculée comme la différence entre les logarithmes des taux de change.
- Note sur la plage 2 : l’équation de la droite de régression ajustée est y = −19,5 + 4,47x, le coefficient t de la pente étant égal à 2,51.
- La régression est pondérée par le PIB en parités de pouvoir d’achat.
- L’échantillon ne comprend aucun pays émergent ou pays en développement exportateur de pétrole.
- Les codes pays utilisés sont ceux de l’Organisation internationale de normalisation (ISO).

### Interprétations implicites tirées des éléments fournis
- La régression y = −19,5 + 4,47x suggère une relation positive entre la variable indépendante x et les écarts souverains y, avec une pente statistiquement estimée (t = 2,51).
- Le calcul des variations en pourcentage via la différence des logarithmes des taux de change indique l’emploi de taux de croissance approchés par log-différentiel pour la plage 1.
- Le poids attribué par le PIB en parités de pouvoir d’achat dans la régression implique une pondération pour tenir compte de la taille économique relative des pays dans l’échantillon.
- L’exclusion des pays exportateurs de pétrole de l’échantillon signifie que les résultats s’appliquent aux pays non exportateurs de pétrole au sein des pays émergents et en développement.

*Source : Haver Analytics ; calculs des services du FMI (extraits du chapitre « 2. Besoins de financement extérieur à court terme et écarts souverains »).*

### 2. Atténuation des facteurs cycliques

### 2. Atténuation des facteurs cycliques

### Situation et trajectoires dans les pays avancés
- Zone euro :
  - Croissance du PIB prévue à 0,8 percent en 2024 et à 1,2 percent en 2025.
  - Croissance atteindrait son point le plus bas en 2023.
  - Facteurs : exports de biens meilleurs que prévus, hausse des salaires réels, assouplissement progressif de la politique monétaire; faiblesses persistantes dans le secteur manufacturier (Allemagne, Italie).
- Japon :
  - Croissance prévue à 0,3 percent en 2024 (révision à la baisse de 0,6 point de pourcentage par rapport à avril) et à 1,1 percent en 2025.
  - Causes : perturbations temporaires de l’offre (secteur automobile), effet de base lié aux révisions chronologiques, forts flux touristiques en 2023 qui s’estompent.
- Royaume‑Uni :
  - Croissance prévue à 1,1 percent en 2024 et à 1,5 percent en 2025.
  - Facteurs : baisse de l’inflation et des taux d’intérêt favorable à la demande intérieure.
- Observation générale : dynamiques opposées dans d’autres pays avancés qui se compensent mutuellement.

### Perspectives de croissance — pays émergents et en développement
- Ensemblistes :
  - Croissance prévue pour les pays émergents et pays en développement à environ 4,2 percent pour les deux prochaines années, se stabilisant à 3,9 percent d’ici 2029.
  - Révision à la hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport à avril, tirée par l’Asie (Chine et Inde), compensant des révisions à la baisse pour l’Afrique subsaharienne et Moyen‑Orient et Asie centrale.
- Asie (pays émergents) :
  - Passage de 5,7 percent en 2023 à 5,0 percent en 2025.
  - Inde : 8,2 percent en 2023, 7 percent en 2024, 6,5 percent en 2025.
  - Chine : 4,8 percent en 2024; prévisions revues à la hausse de 0,2 point pour 2024 et de 0,4 point pour 2025 par rapport à avril.
- Moyen‑Orient et Asie centrale :
  - Croissance de 2,1 percent en 2023 à 3,9 percent en 2025.
  - Projection pour 2024 revue à la baisse de 0,4 point de pourcentage par rapport à avril (prolongation des baisses de production en Arabie saoudite, impacts du conflit au Soudan).
- Afrique subsaharienne :
  - Croissance attendue de 3,6 percent en 2023 à 4,2 percent en 2025.
  - Révisions : −0,2 point de pourcentage pour 2024 et +0,1 point de pourcentage pour 2025 par rapport à avril.
  - Contexte : effets de chocs météorologiques antérieurs s’estompant; contraintes d’offre se relâchant; contraction de 26 percent du PIB sud‑soudanais liée au conflit.
- Amérique latine et Caraïbes :
  - Croissance de 2,2 percent en 2023 à 2,1 percent en 2024 puis 2,5 percent en 2025.
  - Brésil : 3,0 percent en 2024 et 2,2 percent en 2025 (révision à la hausse de 0,9 point pour 2024 par rapport à la Mise à jour de juillet).
  - Mexique : 1,5 percent en 2024 et 1,3 percent en 2025.
- Pays émergents et pays en développement d’Europe :
  - Croissance stable à 3,2 percent en 2024, puis baisse nette à 2,2 percent en 2025.
  - Russie : 3,6 percent en 2023 à 1,3 percent en 2025.
  - Turquie : 5,1 percent en 2023 à 2,7 percent en 2025 (orientation monétaire et budgétaire restrictive à partir du milieu de 2023).

### Perspectives de l’inflation
- Niveau mondial :
  - Inflation moyenne mondiale : 6,7 percent en 2023, 5,8 percent en 2024, 4,3 percent en 2025 (scénario de référence).
- Pays avancés :
  - Désinflation plus rapide : baisse de 2 points de pourcentage de 2023 à 2024, stabilisation autour de 2 percent en 2025.
- Pays émergents et en développement :
  - Inflation : 8,1 percent en 2023, 7,9 percent en 2024, 5,9 percent en 2025.
- Composition et dynamique :
  - Recul généralisé de l’inflation hors alimentation et énergie explique la baisse en 2024–2025 (contrairement à 2023 où la baisse provenait surtout des combustibles).
  - L’inflation hors alimentation et énergie : baisse de 1,3 point de pourcentage en 2024 après une baisse de 0,1 point en 2023.
- Dispersion et objectifs :
  - Dans les pays émergents d’Asie, inflation prévue à 2,1 percent en 2024 et 2,7 percent en 2025 (au même niveau que les pays avancés).
  - Dans plusieurs groupes (PEPD d’Europe, Moyen‑Orient et Afrique du Nord, Afrique subsaharienne), projections d’inflation dépassent 10 percent en raison de valeurs extrêmes, épisodes antérieurs de dépréciation monétaire, ajustements de prix administrés et mauvais résultats agricoles.
  - Pour un groupe représentatif de pays ayant une cible d’inflation, "dans plus des trois quarts de ces pays, le taux annuel d’inflation dépassera les taux visés (ou les points médians des intervalles visés) en 2025", principalement en raison d’effets différés de 2024; on s’attend néanmoins à une baisse régulière et séquentielle conduisant la plupart des pays à atteindre ou quasiment atteindre leurs objectifs d’inflation d’ici fin 2025.

### Perspectives à moyen terme
- Tendance :
  - "Faute d’une véritable volonté politique à l’appui de réformes structurelles, la croissance de la production devrait rester faible à moyen terme."
- Implication : nécessité de réformes structurelles pour éviter l’enracinement d’un régime de faible croissance.

*Source : estimations des services du FMI.*

### 2. Perspectives d’inflation

### 2. Perspectives d’inflation

### Tendances générales et prévisions à moyen terme
- La politique monétaire des plus grandes puissances économiques mondiales devrait retrouver « une orientation neutre d’ici 2025 ».
- La croissance mondiale à cinq ans est prévue à « 3,1 % », traduisant des perspectives à moyen terme médiocres par rapport aux projections d’avant la pandémie.
- Pour de nombreux pays avancés et pays émergents, « les prévisions à cinq ans sont moins favorables que les prévisions à un an », ce qui suggère que les freins persistants à la croissance pèseront à moyen terme.
- Les difficultés structurelles affectant la croissance mondiale incluent : le vieillissement de la population, la faiblesse de l’investissement et la faiblesse historique de la croissance de la productivité totale des facteurs.

### Inflation et transmission de la politique monétaire
- L’économie mondiale est « sur la dernière ligne droite de la désinflation ».
- Risques identifiés liés à la politique monétaire :
  - Un resserrement de la politique monétaire plus douloureux que prévu pourrait provoquer « une baisse plus rapide que prévu de la croissance à court terme » et une hausse du chômage, avec des effets négatifs sur la confiance des consommateurs et des investisseurs.
  - Si l’inflation hors alimentation et énergie « s’avérait plus tenace que prévu », les anticipations d’inflation à court terme des consommateurs pourraient se modifier, compliquant la désinflation.
- Effets atténuants possibles : une baisse des prix de l’énergie (ex. du pétrole) pourrait absorber une partie des effets négatifs sur la croissance en cas de recul de la demande.

### Risques financiers et marchés
- Des réévaluations sur les marchés financiers résultant de changements d’orientation de la politique monétaire constituent un risque majeur.
- Le coût de la désinflation sur le plan du chômage (ratio de sacrifice) pourrait s’avérer plus élevé si les dynamiques rencontrées se rapprochent des estimations antérieures à la pandémie.

### Contexte macroéconomique pertinent pour l’inflation
- Le commerce mondial devrait croître « à un taux moyen de 3¼ % par an en 2024 et 2025 », après une quasi-stagnation en 2023; le ratio du commerce international au PIB mondial devrait rester stable.
- Les soldes courants mondiaux se sont nettement réduits en 2023 et devraient « se rapprocher progressivement de l’équilibre » à moyen terme, à mesure que baisseront les prix des produits de base.
- Les encours des créanciers et des débiteurs ont atteint des niveaux historiquement élevés en 2022; on s’attend à ce qu’ils marquent légèrement le pas à moyen terme, au fur et à mesure que les soldes courants diminueront. Dans certains pays, les engagements extérieurs bruts restent historiquement élevés et constituent un risque pour le secteur extérieur.

### Implications distributives et sociales
- Un ralentissement de la croissance accentue le risque d’augmentation des inégalités internes : « des périodes de faible croissance économique durant quatre ans ou plus ont tendance à creuser les inégalités au sein des pays », en raison d’une création d’emplois insuffisante, d’une croissance poussive des salaires et d’une dégradation des positions budgétaires limitant la redistribution.

*Source : IMF — "Perspectives de l’économie mondiale", Chapitre 1 et section 2. Perspectives d’inflation (extraits du PDF fourni).*

### 2. Position extérieure globale mondiale

### 2. Position extérieure globale mondiale

### Principaux risques pesant sur la reprise mondiale
- Une réémergence de la forte inflation qui contraindrait les banques centrales à modifier la trajectoire de normalisation des politiques monétaires, ébranlerait la confiance des consommateurs et des entreprises, entraînerait une correction sur les marchés, un durcissement des conditions financières, et freinerait le redressement de l’activité économique.
- Tensions sur la dette souveraine dans les pays émergents et les pays en développement :
  - Les écarts de rendement observés sur les emprunts souverains se sont réduits après avoir atteint un sommet en juillet 2022, mais certains pays restent vulnérables face à une réévaluation des risques par les marchés.
  - Les pays avec de grands besoins de financement extérieur et des réserves internationales limitées sont les plus exposés.
  - Les pays à faible revenu sont particulièrement exposés en raison de leur espace budgétaire restreint et de la nécessité de maintenir les dépenses publiques en faveur des couches les plus vulnérables.
- Contraction plus prononcée que prévu du secteur immobilier chinois :
  - Risque de nouvelles corrections de prix, érosion de la confiance des consommateurs (déjà à des niveaux historiquement bas), et chute de la demande intérieure avec retombées sur les pays avancés et émergents.
  - Un plan de relance de la demande intérieure par la dépense publique pourrait créer des pressions supplémentaires sur les finances publiques; des subventions à l’exportation pourraient raviver des tensions commerciales.
- Nouvelles flambées des cours des produits de base causées par des chocs climatiques, des conflits régionaux ou des tensions géopolitiques :
  - Perturbations des échanges commerciaux et hausses durables des prix des denrées alimentaires, de l’énergie ou d’autres produits de base.
  - Risque de relance de l’inflation, en particulier dans les pays importateurs de produits de base; pays à faible revenu touchés de manière disproportionnée.
- Multiplication des mesures protectionnistes :
  - Risque de ravivement des tensions commerciales, perturbation des chaînes d’approvisionnement, et frein à la croissance à moyen terme en limitant l’innovation et les transferts de technologies.
- Retour des troubles sociaux :
  - Les troubles sociaux se multiplient dans certaines régions (moins nombreux mondialement qu’entre fin 2019 et début 2020).
  - Les facteurs déclencheurs incluent aggravation de l’inflation, hausses d’impôts, pertes de pouvoir d’achat, répercussions de conflits et creusement des inégalités.
  - Les troubles sociaux peuvent ralentir la croissance et entraver l’adoption et la mise en œuvre de réformes indispensables (voir chapitre 3).

### Facteurs d’amélioration possibles
- Meilleure reprise de l’investissement dans les pays avancés :
  - Accélération de l’investissement public pour la transition écologique, la modernisation des infrastructures, et les investissements scientifiques et technologiques, mobilisant des investissements privés et soutenant la demande mondiale et le commerce international.
  - Impact inflationniste possible, mais atténuable par l’amélioration des capacités de production.
- Accélération des réformes structurelles :
  - Mise en œuvre de réformes visant à relever les taux d’activité (par exemple en améliorant l’intégration professionnelle des immigrés et des femmes), mieux allouer les ressources sur les marchés de l’emploi et des capitaux, et faciliter l’innovation par les entreprises.
  - Ces réformes peuvent augmenter la croissance à moyen terme (voir chapitre 3).

### Priorités pour l’action publique : du retour à la stabilité des prix à la reconstitution des réserves
- Objectif général :
  - Calibrer et échelonner minutieusement les politiques pour assurer un atterrissage en douceur, rétablir la flexibilité budgétaire, financer des investissements prioritaires, et assurer la viabilité de la dette à long terme.
- Assurer un atterrissage en douceur de l’économie :
  - Les banques centrales doivent rester souples et adapter leurs politiques sur la base d’une analyse exhaustive des données pour assurer l’ancrage des anticipations d’inflation à court et à long termes.
  - La désinflation et l’assouplissement monétaire n’interviennent pas au même rythme partout, ce qui peut accroître la volatilité des taux de change et parfois nécessiter d’autres instruments.
  - Surveillance étroite et constitution de réserves suffisantes lorsque des épisodes d’aversion pour le risque font grimper les coûts d’emprunt.
- Calibrer minutieusement la politique monétaire :
  - Dans les pays où l’inflation hors alimentation et énergie reste tenace au‑dessus des niveaux visés, maintenir une politique restrictive et des taux d’intérêt réels au‑dessus du niveau neutre jusqu’à ce que l’inflation tendancielle reflue clairement.
  - Lorsque l’inflation hors alimentation et énergie diminue régulièrement, adopter une orientation monétaire plus neutre et réduire progressivement les taux directeurs pour éviter des hausses excessives des taux réels.
  - En cas de ralentissement plus fort que prévu de l’activité et d’inflation maîtrisée, réduire les taux d’intérêt réels pour soutenir la croissance et l’emploi en tenant compte de la transmission différée de la politique monétaire.
- Atténuer la volatilité des taux de change et ses perturbations :
  - Pour les pays aux marchés des changes développés et à faible dette en devises : ajuster les taux directeurs et laisser fluctuer le taux de change.
  - Pour les pays aux marchés des changes peu développés ou fortement endettés en devises : recourir éventuellement à des interventions sur les marchés des changes ou à des mesures de gestion des mouvements de capitaux, à titre provisoire, tout en appliquant des politiques monétaire et budgétaire adaptées.
  - Utiliser des outils de soutien à la liquidité rapidement et de manière déterminée pour contenir la contagion, en évitant l’aléa moral.
  - Envisager l’utilisation des dispositifs mondiaux de sécurité financière fournis par les institutions financières internationales, comme les accords financiers de précaution du FMI.
- Reconstituer les volants macroprudentiels et assurer la stabilité financière :
  - Suivre attentivement les désalignements des conditions de financement et renforcer la surveillance.
  - Mettre en œuvre les réformes de Bâle III et reconstituer progressivement les volants macroprudentiels mobilisés pendant la pandémie et la crise énergétique mondiale de 2021.
  - Les banques centrales doivent se tenir prêtes à fournir des liquidités de manière décisive et rapide pour limiter la contagion.

### Reconstituer les marges de manœuvre budgétaire tout en évitant le surendettement
- Contexte :
  - Les déficits publics et la dette souveraine restent au‑dessus de leurs niveaux d’avant la pandémie; les coûts de service de la dette restent élevés et augmentent dans de nombreux pays.
- Actions recommandées :
  - Adopter une orientation budgétaire plus restrictive dans de nombreux pays avancés et émergents (graphique 1.18 montre la variation du solde primaire structurel nécessaire pour stabiliser le ratio dette/PIB à son niveau de 2023, compte tenu des projections de la variation du différentiel taux d’intérêt/taux de croissance entre 2023 et 2024).
  - Pour les pays dont l’inflation reste élevée, le rééquilibrage budgétaire peut modérer la demande globale et atténuer les pressions inflationnistes.
  - Réaffecter des dépenses publiques vers des initiatives propices à un renforcement de la productivité et de la compétitivité, tout en sanctuarisant les dépenses sociales essentielles pour protéger les plus vulnérables.
  - Concevoir de toute urgence des plans budgétaires crédibles et réalistes à moyen terme :
    - Éviter le report injustifié de l’assainissement pour ne pas être contraint à des ajustements brusques imposés par les marchés.
    - Échelonner progressivement les ajustements et communiquer clairement pour conserver l’adhésion des populations.
    - Mettre en place un solide dispositif institutionnel, y compris une législation et des cadres budgétaires contraignants.
  - Sauvegarder les mesures propices à la croissance tout en réduisant les inégalités :
    - Poursuivre les investissements publics dans des domaines propices à la productivité et à la compétitivité (infrastructures publiques et numériques).
    - Mettre en œuvre des réformes structurelles pour réduire les inefficiences des marchés et accroître l’offre de main‑d’œuvre.
  - Assurer la viabilité de la dette :
    - De nombreux pays émergents et pays à faible revenu doivent procéder à de considérables ajustements budgétaires.
    - Lorsque des pays sont surendettés ou risquent de le devenir, la viabilité de la dette peut nécessiter des rééquilibrages budgétaires échelonnés et des restructurations de dette.
    - S’appuyer sur les dispositifs internationaux de résolution des dettes souveraines (par ex. cadre commun du Groupe des Vingt et table ronde mondiale sur la dette souveraine) pour améliorer la coordination entre créanciers.

### Générer davantage de croissance à moyen terme et lutter contre le changement climatique
- Réformes macrostructurelles prioritaires :
  - Engager des réformes prudemment échelonnées pour remédier aux faiblesses structurelles à long terme, renforcer le capital humain (y compris élargissement de l’assurance maladie et accès aux enseignements primaire et supérieur), réduire la rigidité du marché du travail, relever les taux d’activité (en particulier chez les femmes), réduire les entraves à la concurrence, soutenir les jeunes entreprises innovantes, et faciliter l’adoption de solutions numériques.
  - Communiquer activement et efficacement pour susciter l’adhésion sociale et impliquer les principales parties prenantes dès la conception des politiques.
- Hâter la transition écologique et lutter contre le changement climatique :
  - Un ensemble de mesures internationales s’impose pour atteindre les objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre et espérer limiter la hausse des températures mondiales à 1,5–2,0 °C au‑dessus des niveaux préindustriels.
  - La tarification (suite du texte non inclus dans l’extrait) est évoquée comme instrument dans ce cadre.

*Source : calculs des services du FMI, extrait de "2. Position extérieure globale mondiale", PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : ChANgEMENT DE CAP ET MENACES gRANDISSANTES (édition d’octobre 2024).*

### 1. Prédictions linéaires de la croissance des revenus

### 1. Prédictions linéaires de la croissance des revenus

### Données et observations principales
- Présentation de graphiques comparant :
  - Prédictions de croissance des revenus à moyen terme (PIB par habitant, moyenne mobile à cinq ans) durant deux périodes (plage 1).
  - Écarts entre les impacts sur la croissance durant les deux périodes (plage 2).
  - Investissement public (en pourcentage des dépenses publiques).
- Source citée pour ces éléments empiriques : Kass-Hanna, Kpodar et Tessema, 2020.
- Note méthodologique : l’« assainissement budgétaire » correspond à une réduction du déficit primaire d’au moins 1 % du PIB durant deux années consécutives après que le déficit budgétaire a dépassé 3 % du PIB.

### Résultats et implications tirés des encadrés et analyses connexes
- Maintien de la part des dépenses dans les investissements publics pendant les périodes d’assainissement budgétaire :
  - La plage 2 montre que la part des dépenses dans les investissements publics est aussi importante durant les périodes d’assainissement que lorsque la conjoncture est favorable.
- Transition écologique et politiques climatiques :
  - Les instruments mentionnés qui peuvent appuyer la transition écologique incluent la tarification du carbone, les subventions aux investissements verts, et les mécanismes d’ajustement frontalier des émissions de carbone.
  - Il est indiqué que la Chine, les États-Unis et l’Union européenne doivent concevoir des politiques industrielles vertes pour compléter la tarification du carbone, en veillant à ce qu’elles ne soient pas discriminatoires et respectent pleinement les engagements internationaux.
  - Nécessité d’augmenter l’offre d’énergie propre parallèlement à la baisse des investissements dans les combustibles fossiles.
  - Importance d’investir dans les infrastructures et l’adaptation au changement climatique, en particulier dans les régions les plus vulnérables.
  - Appel à une intervention coordonnée des organisations internationales, investisseurs privés, autorités nationales et donateurs pour mobiliser des financements en faveur du climat dans les pays à faible revenu.

### Industrie automobile et passage aux véhicules électriques (Encadré 1.1) — conséquences macroéconomiques
- Caractéristiques sectorielles :
  - Industrie très intensive en capital et à forte valeur ajoutée par travailleur (graphique 1.1.1, plage 1).
  - Présence de chaînes de valeur mondiales développées mesurée par la part de la valeur ajoutée étrangère dans la production (graphique 1.1.1, plage 2).
- Émissions et rôle des transports :
  - En 2022, le secteur des transports a produit 36 % des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, 21 % dans l’Union européenne et 8 % en Chine (Agence internationale de l’énergie (AIE), 2024b).
- Politiques de demande et d’offre favorisant l’adoption des véhicules électriques :
  - Union européenne : objectif de réduction des émissions des véhicules automobiles de 50 % d’ici 2030–35 par rapport aux niveaux de 2021 (train de mesures « Ajustement à l’objectif 55 »).
  - États-Unis : la loi sur la réduction de l’inflation (Inflation Reduction Act) prévoit des subventions à l’achat de véhicules électriques et le déploiement de stations de recharge.
  - Politiques visant l’ensemble de la chaîne de valeur : véhicules, batteries, extraction et traitement des métaux.
- Impacts macroéconomiques d’un passage aux véhicules électriques encouragé par des politiques publiques dans l’Union européenne d’ici 2035 (d’après Wingender et al., 2024) :
  - Dans des scénarios réalistes de pénétration du marché des véhicules électriques, le PIB de l’Europe diminue d’environ 0,3 % à moyen terme.
  - Emploi : diminution dans le secteur automobile et réaffectation progressive de la main-d’œuvre vers des secteurs moins intensifs en capital (avec une valeur ajoutée par travailleur plus faible).
  - Effets sur commerce et pouvoir d’achat : la possibilité d’importer des véhicules électriques de Chine facilite les arbitrages entre objectifs économiques et climatiques ; moins d’importations exige des politiques climatiques plus strictes pour atteindre le même objectif climatique et réduit le pouvoir d’achat des ménages.
  - Effets sectoriels connexes : incidence sur le secteur de l’énergie (passage de l’essence à l’électricité) et sur la demande de minéraux.

### Incertitude, risques et méthodologie de projection (modèles G20 et GIMF)
- Méthodologie :
  - Le modèle du G20 (Andrle et al., 2015) est utilisé pour interpréter les données historiques, retrouver les chocs économiques implicites, échantillonner ces chocs et réintégrer les chocs dans le modèle pour générer des distributions prévisionnelles.
  - Pour les intervalles de confiance 2025–2026, les années de récession aux États-Unis sont suréchantillonnées (1969, 1982, 1990, 2001 et 2008) ; les chocs de ces années sont aussi suréchantillonnés pour tous les pays pour capturer d’éventuels co-mouvements.
  - Le modèle du GIMF du FMI est utilisé pour déduire des intervalles de confiance par rapport aux prévisions et pour quantifier deux scénarios (encadré de modélisation).
- Évaluation des risques (chiffres clés) :
  - Le risque de voir la croissance mondiale tomber en deçà de 2 % en 2025 est aujourd’hui évalué à 17 %, contre 12 % en avril.
  - Les risques relatifs à la croissance sont considérés comme légèrement orientés vers une détérioration.
  - Les risques relatifs à l’inflation mondiale sont jugés globalement équilibrés.
  - Mention d’une probabilité de voir la croissance américaine tomber en dessous de 0,8 % en 2025 (valeur et contexte partiellement indiqués dans le texte).

### Recommandations politiques et coopération multilatérale
- Renforcer la coopération multilatérale pour :
  - Empêcher la fragmentation et favoriser la croissance et la stabilité économiques.
  - Lutter contre le changement climatique en stabilisant les anticipations et en modérant les distorsions sur les investissements.
- Politiques commerciales et climatiques :
  - Garantir que les politiques commerciales soient claires et transparentes pour réduire la volatilité sur les marchés, notamment les marchés agricoles et des minéraux essentiels.
  - Sécuriser les flux de minéraux indispensables à la transition écologique via un accord sur un « corridor vert » et partager davantage de données pour réduire l’incertitude et la volatilité des prix.
  - Concevoir des politiques industrielles vertes pour remédier aux externalités négatives et aux défaillances de marché, en veillant à ce qu’elles dépassent leurs coûts et préservent la viabilité budgétaire et la stabilité extérieure ; ces politiques doivent être exemptes de protectionnisme et conformes aux accords de l’OMC.
  - Mettre en place une plateforme commune de transfert des technologies vertes vers les pays émergents et les pays en développement et réglementer les technologies de rupture comme l’intelligence artificielle.
  - Priorité donnée au rétablissement d’un mécanisme complet et efficace de règlement des différends au sein de l’OMC et à une plus grande cohérence entre les considérations climatiques et les règles commerciales.

*Fonds monétaire international | Octobre 2024*

### 6. Inflation mondiale

### 6. Inflation mondiale

### Évaluation des risques (Encadré 1.2)
- Risque d’une récession de courte durée (débutant au quatrième trimestre 2024) dans un pays considéré à environ 25 percent.
- Risque de voir l’inflation globale moyenne régresser aux États-Unis en deçà de 1,5 percent en 2025 évalué à environ 40 percent.
- Risque de voir le taux des fonds fédéraux tomber en dessous de 3 percent en 2025 évalué à environ 28 percent.
- Probabilité de voir la croissance mondiale tomber en dessous de 2 percent en 2025 évaluée à environ 17 percent.
- Probabilité que les niveaux mondiaux de l’inflation globale régresser en moyenne en deçà de 3 percent en 2025 estimée à environ 20 percent.
- Probabilité que les niveaux mondiaux de l’inflation hors alimentation et énergie régresser en moyenne en deçà de 3 percent en 2025 estimée à environ 15 percent.

### Scénarios simulés (structure générale)
- Deux scénarios simulés à l’aide des modèles du G20 et du GIMF.
  - Scénario A : situation plausible de détérioration par rapport au scénario de référence.
  - Scénario B : politiques préconisées pour remédier aux déséquilibres existants dans l’économie mondiale.
- Hypothèses communes : réponses endogènes des politiques monétaire et budgétaire (stabilisateurs automatiques); stabilité du taux de change joue un rôle dans la politique monétaire de la Chine.
- Modèles : le modèle GIMF est utilisé pour le scénario A; le modèle du G20 est utilisé pour le scénario B.

### Scénario A — strates et paramètres
- Hausse mondiale des droits de douane :
  - Mise en place à compter du milieu de l’année 2025.
  - États-Unis, zone euro et Chine imposent des droits de douane de 10 percent sur les flux commerciaux entre les trois régions.
  - Droit de douane de 10 percent sur les flux commerciaux (dans les deux sens) entre les États-Unis et le reste du monde.
  - Cette hausse affecte environ un quart de tous les échanges de marchandises, soit près de 6 percent du PIB mondial.
  - Les recettes générées par les droits de douane sont reversées aux ménages.
- Incertitude accentuée de la politique commerciale :
  - Supposée à compter du milieu de l’année 2025.
  - Investissement global américain diminue d’environ 4 percent par rapport au scénario de référence (soit le double environ de l’effet estimé lors de l’épisode précédent).
  - Zone euro subit une baisse de l’investissement semblable à celle des États-Unis; autres régions, notamment la Chine, subissent des répercussions environ deux fois moindres.
  - Incidences sur l’investissement s’estompent à compter de 2027.
- Imposition du revenu des entreprises aux États-Unis :
  - Hypothèse de reconduction des dispositions arrivant à échéance à fin 2025 pour une période de 10 ans.
  - Abaissement de l’impôt sur le revenu des entreprises d’environ 4,0 percent du PIB de référence sur une base cumulée entre 2025 et 2034.
- Flux migratoires vers les États-Unis et l’Europe :
  - Hypothèse de nouvelles réductions des flux migratoires nets à compter de 2025.
  - Main-d’œuvre réduite de façon permanente de 1 percent d’ici 2030 aux États-Unis et de 0,75 percent dans la zone euro, par rapport au scénario de référence.
- Conditions financières mondiales (resserrement léger en 2025–26) :
  - Primes souveraines dans les pays émergents (hors Chine) augmentent de 50 points de base.
  - Primes des entreprises augmentent de 50 points de base dans les pays avancés et en Chine, et de 100 points de base dans les autres pays émergents.
  - Primes à terme augmentent de 40 points de base aux États-Unis et de 25 points de base dans la zone euro.

### Scénario B — strates et paramètres
- Rééquilibrage en Chine :
  - Réformes renforcent le dispositif de protection sociale; taux d’épargne privée diminue progressivement par rapport au scénario de référence à compter de 2025.
  - Taux d’épargne inférieur de 3 points de pourcentage du PIB d’ici 2027; revient progressivement au niveau de référence à partir de 2030.
- Augmentation de l’investissement public dans l’Union européenne :
  - Accroissement de l’investissement public de 1,5 percent du PIB de référence de la région en moyenne sur la période 2025–30.
  - Reste en permanence plus élevé de 0,5 percent du PIB de référence par la suite.
  - Hausse financée pour moitié environ par une augmentation des déficits et pour le reste par une réaffectation des dépenses publiques.

### Incidences sur la production et l’inflation — bilan chiffré
- Scénario A :
  - Effets sectoriels : coûts des intrants intérieurs augmentent; demande extérieure affaiblie; effet net limité sur l’inflation.
  - États-Unis : PIB chute de 0,4 percent en 2025 et de 0,6 percent en 2026 (flux commerciaux américains entièrement soumis aux nouveaux tarifs).
  - Autres régions et monde : incidences atteignent –0,3 percent du PIB d’ici 2026; importations et exportations mondiales chutent de 4 percent par rapport au scénario de référence.
  - Investissement mondial (non illustré) régresse de près de 2 percent d’ici 2026, entraînant une baisse du PIB de 0,4 percent sur la même période.
  - Inflation mondiale régresse de 10 points de base d’ici 2026.
  - Reconduction temporaire de la TCJA :
    - Augmente les investissements américains d’environ 2 percent en 2025 et de 4 percent en 2026 par rapport au scénario de référence.
    - PIB des États-Unis augmente de 0,4 percent; inflation progresse en moyenne de 20 points de base sur la période 2025–30.
  - Régression des flux migratoires :
    - PIB baisse de 0,5 percent aux États-Unis et de 0,4 percent dans la zone euro en 2025.
    - Inflation augmente respectivement de 20 et 15 points de base aux États-Unis et dans la zone euro.
  - Resserrement des conditions financières : réduit l’activité mondiale, davantage dans les pays émergents en dehors de la Chine.
  - Effet combiné : baisse du PIB mondial d’environ 0,8 percent d’ici 2025 et de 1,3 percent d’ici 2026 par rapport au scénario de référence; effet sur l’inflation mondiale très faible (–10 points de base d’ici 2026).
- Scénario B :
  - Rééquilibrage en Chine :
    - Augmentation de l’absorption intérieure en Chine; effet positif sur le PIB chinois culminant à 2,5 percent d’ici 2027 par rapport au scénario de référence.
    - Inflation globale en Chine augmente de 90 points de base en 2025 et de 140 points de base en 2027.
    - Compte des transactions courantes de la Chine réduit de plus de 1 percent du PIB.
    - Effet sur l’inflation en dehors de la Chine limité.
  - Investissement public en Union européenne :
    - Niveau du PIB dans la zone euro culmine à 2,5 percent au-dessus du scénario de référence d’ici 2030.
    - Inflation supérieure d’environ 40 points de pourcentage au niveau de référence sur la période 2025–30.
    - Productivité et investissement privé augmentent, production potentielle accrue, pressions inflationnistes limitées.
  - Effet combiné : augmentation de 0,5 percent du PIB mondial et hausse de 30 points de base de l’inflation globale en 2025.

### Évolution des marchés des produits de base et implications pour l’inflation
- Période considérée : février–août 2024 (avec observations jusqu’en septembre pour le pétrole).
- Prix des produits de base :
  - Hausse des prix du gaz naturel, des métaux précieux et des boissons entre février et août 2024.
  - Prix des boissons augmentés en lien avec les effets d’El Niño sur les cultures tropicales.
  - Cours de l’or en hausse en raison de l’incertitude géopolitique et des anticipations de baisses de taux.
- Marchés pétroliers :
  - Baisses de production décidées par l’OPEP+ et tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont compensé l’augmentation de l’offre des pays producteurs hors OPEP+.
  - Entre février et août 2024, le baril se négociait entre 75 et 90 dollars, pour un prix moyen de 83 dollars.
  - Baisses de production décidées par l’OPEP+ totalisant 5,86 millions de barils par jour.
  - Projections divergentes de la demande mondiale de pétrole pour 2024 :
    - Agence internationale de l’énergie : 0,90 million de barils par jour.
    - OPEP : 2,00 millions de barils par jour.
    - Agence d’information sur l’énergie des États-Unis (EIA) : 0,94 million de barils par jour.
    - Consensus Economics : 0,75 million de barils par jour.
  - Observations soulignent une forte incertitude sur la croissance de la demande, surtout dans les pays non membres de l’OCDE.

_Italic: Source — calculs des services du FMI, « 6. Inflation mondiale », Perspectives de l’économie mondiale : Octobre 2024._

### 4. Variation de l’offre de pétrole dans les pays membres

### 4. Variation de l’offre de pétrole dans les pays membres et non membres de l’OPEP+3

### Évolutions récentes de l’offre et des prix des produits énergétiques et des matières premières
- Cours du pétrole :
  - Les marchés à terme indiquent une hausse de 0,9 percent en glissement annuel pour atteindre 81,3 dollars par baril en moyenne en 2024, puis une baisse à 67,0 dollars par baril en 2029.
  - Le pétrole russe s’est négocié au-dessus du prix plafond du Groupe des Sept, mais de 15 à 20 dollars en dessous du Brent.
  - Les attaques en mer Rouge ont désorganisé le transport maritime et réduit de près de deux tiers le trafic du canal de Suez, une partie du trafic ayant été redirigée autour du cap de Bonne-Espérance ; cependant, les tarifs du fret sont redescendus aux niveaux antérieurs au conflit.
- Gaz naturel :
  - Prix TTF : hausse de 26,4 percent entre février et août 2024 pour atteindre 10,2 dollars par million de BTU.
  - Perspectives TTF : 10,4 dollars par million de BTU en 2024, puis 8,2 dollars par million de BTU en 2029.
  - Prix Henry Hub : augmentation de 16,8 percent entre février et août 2024 ; perspectives 2,3 dollars par million de BTU en 2024 et 3,6 dollars par million de BTU en 2029.
  - Les capacités d’exportation des États-Unis devraient presque doubler d’ici 2027, d’après l’Agence d’information sur l’énergie des États-Unis.
- Métaux :
  - L’indice des cours des métaux du FMI : hausse de 7,7 percent entre février et août 2024.
  - Or : +21,9 percent (niveau record par rapport au dollar).
  - Cuivre : +8,1 percent (pic nominal en juillet).
  - Aluminium : +7,8 percent (pic nominal en juillet).
  - Minerai de fer : −19,9 percent (baisse liée au ralentissement de la sidérurgie et du bâtiment en Chine).
- Produits agricoles :
  - Indice des prix des denrées alimentaires et des boissons du FMI : −2,4 percent entre février et août 2024.
  - Céréales : −14,3 percent (production mondiale prévue à un niveau record en 2024–25).
  - Cacao : +20,4 percent (offre mondiale attendue en baisse de 11 percent pour 2023–24).
  - Café : +33,8 percent (problèmes d’offre au Brésil et au Viet Nam).
  - Riz : −7,5 percent (amélioration des conditions de culture en Inde et autres pays asiatiques).

### Perspectives et principaux risques
- Risques haussiers pour le pétrole : escalade du conflit au Moyen‑Orient, prolongation des baisses de production par l’OPEP+.
- Risques baissiers pour le pétrole : chute de la demande en Chine et aux États‑Unis (ces deux pays représentent 40 percent de la demande mondiale), au Japon et dans d’autres pays avancés ; possibilité que l’OPEP+ augmente sa production pour reconquérir des parts de marché.
- Gaz : hausses de prix en 2024 liées aux températures estivales et risques d’interruption des gazoducs russes ; stocks élevés et faible activité économique en UE atténuent les pressions.
- Métaux : demande liée aux énergies renouvelables, réseaux électriques, véhicules électriques et centres de données renforce la demande ; risques liés à la concentration géographique de la production et aux restrictions commerciales (restrictions aux échanges quasiment multipliées par deux depuis le début de la guerre en Ukraine).

### Importance croissante des métaux et substitution partielle du pétrole
- Scénario neutralité carbone (Agence internationale de l’énergie) :
  - Demande de cuivre multipliée par plus de 1,5.
  - Consommation de pétrole diminuant de 25 percent d’ici 2030.
- Rôle économique :
  - Les métaux (cuivre, aluminium) représentent 0,01 percent des dépenses de consommation finale aux États‑Unis, contre 2,6 percent pour les produits pétroliers et charbonniers.
  - Malgré leur faible part dans la consommation finale, les métaux sont des intrants intermédiaires directs essentiels à la production de biens d’investissement : aux États‑Unis, les métaux représentent plus de 10 percent des dépenses d’intrants directs dans les secteurs des équipements et des machines‑outils.
  - Après prise en compte des intrants indirects, la part des métaux dans les dépenses liées à la production atteint 28 percent pour les produits métalliques et 46 percent pour les machines‑outils aux États‑Unis.

### Exposition des réseaux de production aux métaux et au pétrole (pays)
- Hétérogénéité notable :
  - L’exposition de la production est plus hétérogène que celle de la consommation.
  - Exemple de dispersion : pour le secteur des véhicules à moteur, exposition totale aux métaux de 16 percent pour le pays moyen, 5 percent au 10e centile et 34 percent au 90e centile.
- Comparaisons pétrole vs métaux :
  - Les métaux ont plus d’importance pour la production dans 7 des 25 premiers pays examinés.
  - L’exposition médiane de l’IPC au pétrole est trois fois plus élevée que son exposition aux métaux.
- Impact d’un choc d’offre :
  - Une hausse de 10 percent des cours des métaux générerait une augmentation de 0,36 point de pourcentage de l’IPC de la Chine, contre une augmentation de 0,1 point de pourcentage aux États‑Unis, d’après le modèle de réseau de production.

### Effets sur l’inflation de chocs d’offre sur les métaux et le pétrole (résultats empiriques)
- Méthodologie :
  - Modèle de réseau de production pour un petit pays à économie ouverte, analyses économétriques, variables instrumentales et projections locales sur un groupe équilibré de 39 pays entre 1996 et 2019.
  - Instruments : chocs d’offre de cuivre (Baumeister, Ohnsorge et Verduzco‑Bustos, 2024) ; chocs d’offre de pétrole (Baumeister et Hamilton, 2019).
- Réponses à court terme (12 mois) à une hausse de 10 percent des prix :
  - Cuivre : hausse d’environ 0,2 point de pourcentage de l’inflation globale et de l’inflation hors alimentation et énergie sur 12 mois.
  - Pétrole : effet considérable sur l’inflation globale, mais pas sur l’inflation hors alimentation et énergie à 12 mois.
- Hétérogénéité selon exposition du réseau (10e vs 90e centile) — effets cumulés à 12 mois d’une hausse de 10 percent des prix :
  - Cuivre :
    - Pays fortement exposés : inflation globale +0,5 point de pourcentage ; inflation hors alimentation et énergie +0,3 point de pourcentage.
    - Pays faiblement exposés : inflation globale +0,1 point de pourcentage ; inflation hors alimentation et énergie +0,2 point de pourcentage.
  - Pétrole :
    - Pays fortement exposés : inflation globale +0,7 point de pourcentage ; inflation hors alimentation et énergie +0,1 point de pourcentage.
    - Pays faiblement exposés : inflation globale +0,5 point de pourcentage ; inflation hors alimentation et énergie +0,1 point de pourcentage.
- Effets à moyen terme (48 mois) — cumulés :
  - Cuivre : dans les pays fortement exposés aux métaux, une hausse de 10 percent des cours du cuivre entraîne une hausse cumulative de 0,5 point de pourcentage de l’inflation hors alimentation et énergie sur 48 mois.
  - Pétrole : une hausse de 10 percent des cours du pétrole n’entraîne aucune augmentation significative de l’inflation hors alimentation et énergie à long terme.
- Interprétation :
  - Les métaux, via leur rôle d’intrants directs et indirects dans les biens d’investissement, induisent des effets décalés et persistants sur l’inflation, en prolongeant les effets sur les coûts marginaux par le coût du capital.
  - Les chocs sur les cours du pétrole produisent des effets plus immédiats mais moins persistants sur l’inflation hors alimentation et énergie.

*Source : text - 4. Variation de l’offre de pétrole dans les pays membres (PDF), https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2024/october/french/text.pdf*

### Conclusions et conséquences

### Conclusions et conséquences

### Rôle des métaux primaires dans les réseaux de production
- Les métaux primaires jouent un rôle majeur dans les réseaux de production, car ce sont des intrants intermédiaires dans la production de biens d’investissement.
- Les chocs sur l’offre de métaux peuvent avoir des effets considérables et persistants sur l’inflation hors alimentation et énergie et sur l’inflation globale.
- En revanche, les chocs sur l’offre de pétrole affectent surtout l’inflation globale.
- Remarque technique : la plus grande inertie des chocs sur les cours des métaux est conforme à la version du modèle qui comporte un stock de capital (voir l’annexe 1.1 en ligne). De plus, étant donné que le cuivre représente 30 % de l’indice des métaux de base pondéré des échanges commerciaux du FMI, ces estimations représentent un plancher dans le cas d’un choc d’offre qui ferait augmenter les cours de tous les métaux de base de 10 %, car cet effet serait alors trois fois plus important. (Note de bas de page 8)

### Implications pour les banques centrales et la politique monétaire
- Les banques centrales ont tendance à ne pas se préoccuper excessivement des chocs sur les cours du pétrole tant qu’ils ne sont pas de trop grande ampleur.
- Toutefois, à mesure que le système énergétique réduit sa dépendance aux combustibles fossiles, cette attitude pourrait s’avérer inadaptée quand les pays seront soumis à de fortes fluctuations du cours des métaux.
- Il se peut que les autorités monétaires auront à réagir aux chocs sur les cours des métaux, car ces chocs ont des effets plus durables sur l’inflation hors alimentation et énergie.
- Les banques centrales doivent se préparer à l’avènement d’une économie mondiale potentiellement plus dépendante aux métaux, et donc de plus en plus sensible aux chocs sur les cours des métaux.
- Les effets de tels chocs sur l’inflation peuvent sembler négligeables dans un premier temps, mais ils pourraient se révéler assez persistants.

### Caractéristiques des chocs d’offre : métaux vs pétrole
- Les chocs d’offre sur les marchés des métaux présentent une dispersion supérieure à celle des chocs d’offre sur les marchés pétroliers, car en général ils ne touchent pas tous les métaux au même moment.
- Pour cette raison, jusqu’à présent, les chocs d’offre affectant le secteur de l’ensemble des métaux primaires sont de moindre ampleur que les chocs qui frappent le secteur pétrolier. (Note de bas de page 9)

### Principaux constats chiffrés
- Le cuivre représente 30 % de l’indice des métaux de base pondéré des échanges commerciaux du FMI.
- Effet de référence : un choc d’offre qui ferait augmenter les cours de tous les métaux de base de 10 % verrait cet effet être trois fois plus important que l’estimation fondée sur l’indice actuel, en raison du poids du cuivre.

### Recommandations de politique publique
- Les banques centrales devraient réévaluer leurs cadres de réaction aux chocs de prix reflétant une dépendance accrue aux métaux.
- Les autorités monétaires et les autorités économiques devraient renforcer la surveillance des marchés des métaux et intégrer la possibilité de chocs persistants sur l’inflation hors alimentation et énergie dans leurs scénarios macroéconomiques.
- Les décideurs devraient envisager des instruments de politique et des filets de sécurité macroéconomiques adaptés à une économie plus sensible aux fluctuations des prix des métaux (anticipation des transmissions via les biens d’investissement et le stock de capital).

*Source : Conclusions et conséquences, PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : Changement de cap et menaces grandissantes (Fonds monétaire international | Octobre 2024).*

### 2024. Paris: IEA.

### CHAPITRE 2 LE GRAND RESSERREMENT : LES ENSEIGNEMENTS DU RÉCENT ÉPISODE D’INFLATION

### Introduction et contexte
- L’épisode d’inflation récapitulé a démarré fin 2020, combinant :
  - réorientation de la demande vers les biens pendant les confinements liés à la pandémie de COVID-19, puis vers les services lors de la réouverture ;
  - perturbations des chaînes d’approvisionnement ;
  - relance budgétaire et monétaire sans précédent ;
  - guerre en Ukraine provoquant une forte hausse des prix des produits de base.
- En milieu de 2022, l’inflation mondiale était trois fois plus élevée qu’avant la pandémie.
- Mesures de soutien mentionnées :
  - mesures budgétaires de stimulation représentant autour de 12 % du PIB dans les pays avancés et 4 % du PIB dans les pays émergents (Deb et al., 2024) ;
  - politiques d’assouplissement quantitatif avoisinant 20 % du PIB dans plusieurs pays avancés (Erceg et al., 2024a).
- Objectifs du chapitre :
  - Évaluer la contribution des chocs et des ripostes publiques à la poussée d’inflation et à la désinflation ;
  - Examiner la réponse monétaire et sa transmission ;
  - Tirer des enseignements pour la politique monétaire, en tenant compte du caractère mondial du resserrement.

### Décomposition de la dynamique de l’inflation — faits stylisés
- Course des prix :
  - L’inflation annuelle a culminé en 2022 à environ 8 % dans le pays avancé médian et dans le pays émergent médian, et s’est élevée plus haut encore dans le pays à faible revenu médian, puis a reflué en 2023.
- Erreurs de prévision :
  - En 2022, l’écart médian entre projections et inflation effective représentait 2,5 points de pourcentage dans les pays avancés, 1,1 point de pourcentage dans les pays émergents et 1,5 point de pourcentage dans les pays à faible revenu.
- Anticipations et salaires :
  - Les anticipations d’inflation à court terme et les salaires nominaux ont augmenté, mais les anticipations d’inflation à long terme sont restées ancrées.
  - La croissance des salaires réels est restée modérée dans la plupart des pays ; aucune spirale prix–salaires généralisée n’a été observée.
- Caractère sectoriel :
  - Déplacements sectoriels importants de l’offre et de la demande, avec augmentation de la dispersion sectorielle des prix.
  - La demande s’est d’abord réorientée vers les biens, entraînant une envolée des prix des biens avant celle des services.
  - Les composantes volatiles (alimentation, énergie) expliquent l’essentiel de la montée puis du reflux de l’inflation non corrigée.

### Principales conclusions empiriques et mécanismes
- Spécificités de l’épisode :
  - L’envolée des prix dans des secteurs particuliers et la propagation progressive à d’autres secteurs caractérisent l’épisode récent.
  - Les tensions sur les prix ont été plus précoces et plus marquées dans le secteur des biens et dans les secteurs fortement dépendants de l’énergie et des prix flexibles.
- Courbes de Phillips :
  - Les courbes de Phillips des prix se sont pentifiées (la relation prix–ressources inutilisées s’est déplacée vers le haut et s’est incurvée).
  - Les courbes de Phillips des salaires ne se sont pas accentuées de la même manière ; les salaires n’ont pas augmenté aussi fortement que les prix.
- Rôle des goulets d’étranglement :
  - Interactions entre contraintes d’offre sectorielles et pressions de la demande expliquent la pentification des courbes de Phillips des prix.
  - La baisse de capacité dans des secteurs fortement demandés (ex. biens durables, transports) a grandement contribué aux tensions inflationnistes.
- Caractère mondial du resserrement :
  - Un resserrement monétaire d’envergure mondiale peut être plus efficace qu’un resserrement isolé pour réduire les prix des biens échangeables, notamment des produits de base.

### Enseignements pour la politique monétaire et recommandations
- Importance du diagnostic sectoriel :
  - L’existence et la localisation des goulets d’étranglement sont essentielles pour définir une riposte monétaire adéquate ; la détermination des moteurs de l’inflation demeure difficile en temps réel mais cruciale.
- Règles et ciblage :
  - Quand la courbe de Phillips à l’échelle de l’économie est pentue (nombreux goulets d’étranglement), les bénéfices d’un resserrement monétaire sont amplifiés — le « ratio de sacrifice » est favorable à lutter contre la demande.
  - Quand les goulets d’étranglement se cantonnent au secteur des produits de base (prix flexibles), les principes traditionnels de la politique monétaire axés sur l’inflation hors alimentation et énergie restent pertinents.
    - Adopter des mesures musclées face à la hausse des prix des produits de base permet de réduire rapidement l’inflation mais expose l’économie à un risque de récession plus tard.
    - Cibler les prix rigides conduit à une désinflation plus progressive et à une trajectoire de production plus lisse.
- Périmètre de l’analyse :
  - Le chapitre se concentre principalement sur les effets des taux d’intérêt directeurs via les canaux conventionnels de la demande, et complète d’autres travaux sur les communications, les risques des marchés financiers, les politiques de bilan, les mesures de blocage des prix, et les dispositifs d’apport de liquidités.

### Scénarios et méthodologie (présentation sommaire)
- Approche :
  - Exposition des faits stylisés à partir de données brutes et de courbes de Phillips empiriques ;
  - Analyse de la réponse et de la transmission monétaire dans différents pays et au fil du temps ;
  - Définition d’un modèle de réseau multisectoriel pour construire des scénarios contrefactuels étudiant le rôle des contraintes sectorielles, du caractère mondial du resserrement et d’autres facteurs ;
  - Comparaison des effets de règles monétaires contrefactuelles simples dans différents scénarios.

*Fonds monétaire international | Octobre 2024*

### 1. Inflation sectorielle moyenne

### 1. Inflation sectorielle moyenne

### Caractéristiques sectorielles et dynamique de l’inflation
- Échantillon et normalisation :
  - T4 2019 = 100 (indice de consommation sectorielle réelle).
  - Échantillon pour la plage 1 : 30 pays avancés (PA) et 13 pays émergents et pays en développement (PEPD).
- Composantes principales :
  - La hausse des prix de l’alimentation a joué un rôle majeur en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient et en Asie centrale.
  - Les prix de l’énergie ont été le principal moteur de l’inflation en Europe.
- Transmission en aval :
  - Les produits de base, utilisés comme intrants, ont transmis des hausses de prix aux secteurs en aval via les réseaux d’entrées–sorties.
  - Les prix ont d’abord augmenté en 2021 dans les secteurs très dépendants de l’énergie, avant la guerre en Ukraine.
  - En 2022, l’inflation a culminé dans ces secteurs dépendants de l’énergie, puis s’est généralisée aux secteurs moins dépendants.

### Mesure de la dépendance énergétique et sensibilité sectorielle
- Définition :
  - Dépendance énergétique = part totale du pétrole, du gaz et des services d’utilité publique dans les intrants du secteur.
  - Forte dépendance énergétique = dépendance supérieure à la médiane ; sinon faible dépendance.
- Méthodologie :
  - Les taux d’inflation sectoriels sont mesurés comme des déflateurs de la valeur ajoutée sectorielle et transformés pour obtenir la médiane de chaque groupe.
  - Utilisation des tableaux entrées–sorties internationaux pour calculer la dépendance directe et indirecte à l’énergie tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
- Chronologie des effets :
  - Les secteurs fortement dépendants ont vu l’inflation ralentir nettement, tandis que les autres secteurs ont seulement stabilisé leur inflation fin 2023 et sont devenus des vecteurs majeurs de l’inflation.

### Estimations empiriques de la répercussion des prix de l’énergie
- Effet historique moyen d’une hausse de 1 point de pourcentage des prix de l’énergie sur l’inflation IPC nationale :
  - Pays avancés : 0,06 point de pourcentage.
  - Pays émergents et pays en développement : 0,17 point de pourcentage.
- Analyse de l’épisode récent :
  - L’ampleur exceptionnelle du choc sur les prix de l’énergie n’a pas nécessairement entraîné une répercussion par point plus élevée que par le passé.
  - La répercussion maximale est plus élevée dans les PEPD en partie parce que les secteurs à forte intensité énergétique occupent une part plus importante de l’économie.
- Facteurs influençant la répercussion :
  - Le niveau des droits d’accise sur les produits énergétiques peut affecter la répercussion des prix du pétrole (répercussion plus forte où ces droits sont plus faibles).

### Estimations de transmission : spécification et échantillon
- Graphique de transmission (Graphique 2.4) :
  - Choc simulé : 100 points de base sur les prix de l’énergie.
  - Échantillon période 2010–24 couvrant 26 PA et 9 PEPD.
  - Variables de contrôle : deux retards de l’écart de production, l’inflation IPC, le taux directeur, la variation du taux de change effectif nominal.
  - Méthodologie : projections locales jusqu’à 12 trimestres, erreurs-types regroupées par pays et par période, intervalles de confiance à 95 %.

### Rôle des secteurs selon la flexibilité des prix
- Chronologie sectorielle :
  - L’inflation initiale a été tirée par des biens à prix flexibles (énergie, véhicules, équipements ménagers) puis par services à prix flexibles (restauration, hôtellerie, loisirs).
  - Ces secteurs expliquent l’essentiel de l’accélération et du ralentissement de l’inflation aux États‑Unis et dans la zone euro.
  - À la fin de 2023, les principaux moteurs de l’inflation étaient des secteurs à prix rigides (habillement, communications, santé).
- Modélisation :
  - Le modèle structurel du chapitre incorpore différents degrés de rigidité des prix par secteur et la transmission de l’inflation des prix flexibles aux prix rigides dans le temps.

### Déplacement et pentification de la courbe de Phillips
- Constat global :
  - Avant la pandémie, la courbe de Phillips était relativement plate (faible arbitrage entre production et inflation).
  - Durant la pandémie, la courbe de Phillips s’est accentuée et déplacée vers le haut.
  - L’effet a été particulièrement important dans les pays avancés et légèrement plus marqué pour les biens que pour les services.
- Conséquences :
  - Une pente plus raide signifie qu’une diminution donnée du volant de ressources inutilisées entraîne une augmentation plus forte de l’inflation.
  - Les prévisions établies sur la base de courbes plus plates ont sous‑estimé l’inflation lors de son accélération et l’ont surestimée lors de son ralentissement.
- Estimations pays par pays :
  - La courbe de Phillips s’est déplacée et accentuée dans presque tous les pays avancés et dans la plupart des pays émergents.
  - Résultats robustes à l’ajout de variables (inflation retardée, anticipations, prix de l’énergie et à l’importation).

### Décomposition des déterminants de l’inflation et rôle relatif des canaux
- Méthode :
  - Décomposition basée sur un modèle étoffé de la courbe de Phillips (méthode similaire à Ball, Leigh et Mishra (2022) et Dao et al. (2024)).
  - La décomposition met en évidence les corrélations entre principaux facteurs sans ventiler strictement les chocs structurels.
- Résultats généraux (depuis mi‑2022) :
  - La pénurie de main-d’œuvre joue un rôle modéré dans la dynamique de l’inflation sauf peut‑être aux États‑Unis.
  - Les chocs sur les prix, notamment de l’énergie, ont été des facteurs puissants de l’inflation globale.
  - Les prix à l’importation ont représenté une part considérable de la transmission dans les pays émergents.
  - Les anticipations d’inflation à long terme sont restées ancrées et n’ont pas exercé d’effet direct sur la dynamique de l’inflation.
- Cas des États‑Unis :
  - Phase initiale : inflation tirée par chocs sur les prix de l’énergie et chocs sectoriels liés aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.
  - Milieu 2022 : la pénurie de main-d’œuvre devient le principal moteur de l’inflation.
  - T1 2024 : la pénurie de main-d’œuvre contribuait encore à l’inflation IPC à hauteur de 2,5 points de pourcentage, partiellement compensée par une légère déflation des coûts de l’énergie.

*Source : text - 1. Inflation sectorielle moyenne, PDF (Perspectives de l’économie mondiale, Chapitre 2), Fonds monétaire international, octobre 2024.*

### 2. Autres pays avancés

### 2. Autres pays avancés

### Déterminants récents de l’inflation
- Dans les autres pays avancés, en particulier les pays européens, l’inflation a été initialement alimentée par les grands chocs sur les prix de l’énergie, ces chocs représentant à eux seuls plus de 2,5 points de pourcentage de l’inflation mesurée par l’IPC lorsqu’elle a atteint son niveau maximal.
- La pénurie de main-d’œuvre a eu un effet limité sur l’inflation dans les autres pays avancés et dans les pays émergents.
- Pour les pays émergents, la transmission des prix à l’importation (incluant les effets de change) a été un facteur important de la répercussion de l’inflation, les prix à l’importation étant ici exprimés en monnaie nationale.

### Approche méthodologique (données et mesures)
- Les déterminants de l’inflation aux États-Unis sont estimés sur la base de données mensuelles puis convertis en données trimestrielles; pour les autres pays, l’estimation est effectuée à partir de données trimestrielles.
- Les « capacités inutilisées » sont mesurées par le ratio emplois non pourvus/nombre de chômeurs pour les pays avancés et par l’écart de chômage (estimé à l’aide d’un filtre Hodrick–Prescott univarié) pour les pays émergents.
- Les contributions nationales sont agrégées à l’aide de pondérations du PIB en parités de pouvoir d’achat. Les valeurs ajustées pour l’écart d’inflation sont converties en taux sur 12 mois.

### Riposte monétaire mondiale et hétérogénéité
- Face à la pandémie, les banques centrales ont d’abord adopté des mesures expansionnistes pour stimuler l’économie et préserver la stabilité financière; lorsque des tensions inflationnistes généralisées sont apparues, les banques centrales ont infléchi leur politique.
- Le resserrement monétaire a été globalement synchrone, mais l’amorce et le rythme ont varié selon :
  - les effets locaux des chocs,
  - les calendriers de confinement et de réouverture,
  - la situation initiale de l’économie et les caractéristiques institutionnelles,
  - l’existence de dispositifs d’indexation des salaires et des prix.
- Certains pays émergents et pays en développement (exemples mentionnés : Brésil, Chili, Mexique) ont commencé à relever leur taux d’intérêt plus tôt que d’autres.
- L’Asie a fait montre d’une riposte plus modérée et les États‑Unis ont réorienté leur politique relativement tard.

### Comparaison avec les années 70
- Définition d’un épisode d’inflation : période durant laquelle l’inflation augmente de plus de 2 points de pourcentage en un an.
- Distinction :
  - épisodes « résorbés » : inflation revenant à environ 1 point de pourcentage de son niveau antérieur à l’épisode au bout de cinq ans au plus;
  - épisodes « non résorbés ».
- Constats comparatifs :
  - Les épisodes d’inflation observés après 2020 ont été plus marqués et plus tenaces que les épisodes résorbés des années 70; les tensions se sont fortement accentuées et ont continué de croître l’année suivante.
  - L’ampleur des relèvements des taux d’intérêt nominaux durant les épisodes résorbés des années 70 a été plus importante, les taux réels passant rapidement en territoire restrictif.
  - Les épisodes survenus après 2020 se sont caractérisés par un ajustement plus faible du taux nominal et par le maintien d’une politique expansionniste durant une période plus longue, d’où des taux d’intérêt réels négatifs prolongés.
  - Durant les épisodes non résorbés, l’orientation médiane de la politique monétaire est demeurée constamment expansionniste, avec des taux d’intérêt réels restés négatifs plus longtemps et plus bas qu’après 2020.
- Conclusion : le récent épisode d’inflation se situe entre les épisodes résorbés et non résorbés des années 70 en termes de dynamique de l’inflation et de vitesse de la riposte des pouvoirs publics.

### Continuités et ruptures dans la transmission du resserrement monétaire
- La transmission monétaire a été affectée par plusieurs forces contraires :
  - facteurs pouvant affaiblir la transmission : popularité croissante des prêts hypothécaires à taux fixe réduisant la sensibilité des mensualités, excès d’épargne des ménages protégeant la consommation;
  - facteurs pouvant renforcer la transmission : synchronisation mondiale du resserrement renforçant la transmission via les prix mondiaux des produits de base.
- Analyse empirique : utilisation d’un modèle d’autorégression vectorielle à coefficients variables dans le temps, comparant cycles de resserrement depuis les années 90.
  - Résultat : pas de différence systématique et statistiquement significative dans la magnitude de la réaction des prix lorsque l’on compare l’évolution des prix après 2022 avec la transmission moyenne du durcissement monétaire entre les années 90 et 2019.
  - Ce résultat tient lorsqu’on compare la trajectoire complète des réponses impulsionnelles, et pas seulement les effets maximaux.
- Réserves : la méthode met en évidence des changements importants jusqu’à présent mais n’exclut pas l’existence de changements de plus faible ampleur compte tenu des incertitudes et de la disponibilité limitée des données.

### Enseignements pour la politique monétaire : modélisation
- Présentation du Modèle de réseau dynamique multinational (Global Dynamic Network Model) comportant :
  - relations fines entrées–sorties entre secteurs et entre pays, permettant de reproduire la transmission à l’inflation hors alimentation et énergie des tensions sectorielles;
  - contraintes d’offre sectorielles (plafonnement du niveau d’emploi des entreprises) pour reproduire les goulets d’étranglement de l’offre;
  - chocs agrégés et sectoriels, y compris chocs de politique monétaire, chocs sur la demande globale et un large éventail de déplacements sectoriels de la demande et de l’offre.
- Utilité : évaluer la propagation des chocs sectoriels dans le réseau de production et l’effet d’un resserrement mondial synchrone.

### Goulets d’étranglement généralisés et pentification de la courbe de Phillips
- Mécanisme principal :
  - Quand la politique monétaire est restrictive et la demande faible, les secteurs fonctionnent en dessous de leurs contraintes de main-d’œuvre; une hausse de la demande augmente l’emploi et accélère l’inflation.
  - Quand la politique monétaire se détend, de plus en plus de secteurs atteignent leurs contraintes d’approvisionnement et ne peuvent pas accroître emploi ou production; l’ajustement se fait par la hausse des prix.
- Conséquence : la relation agrégée entre inflation et production devient non linéaire — la courbe de Phillips globale se pentifie (courbe en bleu dans le modèle) en présence de goulets d’étranglement; en l’absence de goulets d’étranglement, la courbe serait linéaire (ligne rouge).
- Le modèle permet à la fois la pentification et le déplacement de la courbe de Phillips ; l’importance relative des deux phénomènes est déterminée par les données.

### Rôle des contraintes et des chocs spécifiques au secteur des produits de base (application et résultats)
- Application du modèle calibré sur les États‑Unis et le reste du monde en calibrant les chocs sectoriels et agrégés pour correspondre aux données (inflation et production).
- Constats quantitatifs :
  - Les contraintes d’approvisionnement ont constitué un frein durable à la croissance du PIB réel durant la période étudiée.
  - Elles ont généré d’importantes tensions sur les prix au début de la pandémie : elles expliquent 2 à 3 points de pourcentage de l’inflation aux États‑Unis en 2020–22 et ont favorisé la désinflation qui a suivi au moyen d’une contribution nette négative après 2023.
- Interprétation :
  - Les effets des goulets d’étranglement sur l’inflation semblent moins importants que sur le PIB, en grande partie parce que ces goulets d’étranglement font durablement monter les prix produisant des augmentations ponctuelles plutôt que chroniques de l’inflation.
  - Les contributions mesurées rendent compte de l’incidence totale des contraintes d’approvisionnement, incluant leurs interactions avec la demande.

*Source : Extrait du chapitre 2, “Le grand resserrement : les enseignements du récent épisode d’inflation”, PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE, Fonds monétaire international, Octobre 2024.*

### 1. La courbe de Phillips en cas de contraintes parfois limitantes

### 1. La courbe de Phillips en cas de contraintes parfois limitantes

### Rôle des chocs sectoriels (agriculture et énergie)
- Les « chocs sur l’inflation globale », en particulier les chocs sur les prix des denrées alimentaires et de l’énergie, sont des facteurs importants de la dynamique de l’inflation.
- En supprimant les chocs spécifiques à l’agriculture et à l’énergie brute (plages 5 et 6 du graphique 2.12) :
  - L’inflation aurait été plus faible, en particulier au début de la guerre en Ukraine, lorsque les contraintes d’approvisionnement dans ces secteurs étaient les plus fortes.
  - La suppression de ces chocs a un effet moindre sur le PIB.
- Avertissement méthodologique : les chocs spécifiques à ces deux secteurs ne sont pas les seuls déterminants des prix dans ces secteurs ; la suppression des chocs sectoriels n’implique pas que les prix restent constants sur la période étudiée. Les chocs de demande globale et les contraintes dans d’autres secteurs interviennent également.
- Les décompositions empiriques traitent les prix sectoriels comme exogènes et montrent leur contribution à l’inflation hors alimentation et énergie par rapport à un cas où ils resteraient inchangés.

### Scénarios contrefactuels de politique monétaire (enseignement pour la politique)
- Objectif : évaluer si les résultats auraient été différents si les banques centrales avaient resserré la politique plus tôt et quelles en auraient été les conséquences sur les goulets d’étranglement.
- Scénario « Resserrement précoce » (taux relevés trois trimestres plus tôt) :
  - L’inflation culmine à environ 2 points de pourcentage de moins que son sommet effectif (graphique 2.13, plage 1).
  - Le PIB réel diminue de 0,8 point de pourcentage en 2022 (graphique 2.13, plage 2).
- Effet des goulets d’étranglement :
  - Avec des contraintes de capacités calibrées sur les données (courbes pleines rouges), le durcissement monétaire est plus efficace pour ralentir l’inflation et a un coût de production plus faible que dans le cas où ces contraintes sont inexistantes (courbes rouges en pointillé).
  - Explication : la présence de goulets d’étranglement pentifie la courbe de Phillips ; les politiques expansionnistes deviennent plus inflationnistes, mais la désinflation induite par un tour de vis monétaire pèse moins sur la production.
- Coordination internationale (scénario « Le reste du monde diffère son resserrement ») :
  - Si le reste du monde relève ses taux trois trimestres plus tard que dans la réalité, le processus de désinflation au niveau national est ralenti (graphique 2.14).
  - Le secteur regroupant l’agriculture, les industries extractives et l’énergie enregistre une inflation plus forte que les autres secteurs, et son envolée de prix alimente des vagues de hausses des prix dans l’industrie manufacturière et les services via les relations entrées–sorties.

### Scénario hypothétique de demande positive et contraintes dans les secteurs de base
- Scénario : chocs positifs de demande globale combinés à des chocs négatifs de contraintes de capacités dans l’agriculture, les industries extractives et l’énergie pour les deux pays/régions du modèle (chocs modérés par rapport aux exercices précédents).
- Objectif : comparer les effets de quatre règles simples de politique monétaire dans ce scénario (graphique 2.15) :
  1. Ciblage de l’inflation dans les secteurs où les prix sont les plus rigides (technologies de l’information et télécommunications ; services financiers et d’assurance ; services professionnels, scientifiques et techniques ; éducation, santé et services publics ; arts, spectacles et loisirs).
  2. « Ciblage des projections d’inflation » visant à stabiliser la moyenne mobile sur quatre trimestres de l’inflation IPC future.
  3. « Ciblage de l’inflation moyenne » où la banque centrale cible la valeur moyenne de l’inflation au cours des quatre trimestres précédents.
  4. Règle de Taylor sectorielle ciblant à parts égales l’inflation IPC et l’inflation sectorielle dans l’agriculture, les industries extractives et l’énergie (secteurs à contraintes d’approvisionnement et prix les plus flexibles).
- Finalité : déterminer s’il est approprié de concentrer en début de période l’inflexion de la politique en réponse aux augmentations de prix dans les secteurs soumis à des contraintes d’approvisionnement.

### Enseignements synthétiques pour la politique monétaire
- Anticiper et resserrer la politique plus tôt peut réduire l’ampleur du pic d’inflation (par exemple, environ 2 points de pourcentage de baisse du pic) mais entraîne un coût en production (par exemple, une baisse du PIB réel de 0,8 point de pourcentage en 2022 dans l’exercice).
- La présence de goulets d’étranglement renforce la pente de la courbe de Phillips et modifie le trade-off entre inflation et production lors d’un resserrement monétaire.
- La coordination internationale des resserrements monétaires importe : des retards de resserrement dans le reste du monde ralentissent la désinflation nationale et amplifient les transmissions sectorielles, notamment depuis l’agriculture, les industries extractives et l’énergie.
- L’efficacité de différentes règles de politique monétaire dépend du degré de rigidité ou de flexibilité des prix sectoriels ; des règles sectorielles peuvent être pertinentes pour répondre aux chocs concentrés dans les secteurs à prix très flexibles.

*Source : calculs des services du FMI, d’après le chapitre 2 du document.*

### 4. Anticipations d’inflation

### 4. Anticipations d’inflation

### Comparaison des règles de politique monétaire et principaux enseignements
- Hypothèses communes : paramètre de Taylor fixé à 3 ; paramètre de persistance fixé à 0,5 ; les banques centrales n’ont pas défini d’objectif de PIB ni d’écart de production. IPC = indice des prix à la consommation.
- Définitions des variantes de ciblage utilisées :
  - « Ciblage des prix rigides » : inflation dans les cinq secteurs présentant la courbe de Phillips la plus pentue.
  - « Ciblage des projections d’inflation » : moyenne mobile sur quatre trimestres de l’inflation IPC future.
  - « Ciblage de l’inflation moyenne » : valeur moyenne de l’inflation au cours des quatre trimestres précédents.
  - « Ciblage égal de l’IPC et de l’inflation dans les secteurs à contraintes » : pondération à parts égales de l’inflation IPC et de l’inflation sectorielle dans l’agriculture, les industries extractives et l’énergie.
  - « Prix flexibles » : prix relatifs dans un scénario sans rigidités nominales.
- Résultats comparatifs :
  - Le ciblage de l’inflation dans les secteurs où les prix sont rigides aboutit à une désinflation relativement rapide.
  - Le ciblage des projections d’inflation finit par « mettre l’économie en surchauffe » : il prend en compte l’inflation à moyen terme, qui est inférieure à l’inflation au moment de l’impact, et fait grimper l’inflation et les anticipations d’inflation. Bien que les taux nominaux soient plus élevés, cette règle permet d’obtenir des taux réels plus faibles que les autres règles. Conséquence : production plus élevée dans un premier temps, suivie d’une réduction prolongée du PIB réel à moyen terme pour ramener l’inflation à son niveau cible.
  - Une règle qui pèse fortement sur l’alimentation et l’énergie provoque un resserrement plus fort au moment de l’impact, car les prix de l’alimentation et de l’énergie sont plus flexibles et plus sensibles au choc de demande et soumis à des contraintes d’approvisionnement. En ciblant ces secteurs, la politique réagit excessivement à l’inflation transitoire, provoquant une forte récession ; une fois dissipés les chocs, les prix de l’alimentation et de l’énergie reculent plus vite que l’IPC global, entraînant une baisse rapide des taux directeurs puis une montée en flèche de l’inflation et du PIB.
  - Dans le scénario « Ciblage de l’inflation moyenne », les courbes de l’inflation et du PIB ressemblent le plus à celles du « Ciblage des prix rigides », mais la réaction tardive conduit à un reflux plus progressif de l’inflation vers son objectif et à un PIB réel restant en dessous de l’état stable à moyen terme plus longtemps.
- Référence aux travaux connexes : inconvénients des règles fondées sur les projections d’inflation proches des résultats de Erceg, Lindé et Trabandt (2024) ; effets transitoires des contraintes d’approvisionnement (graphique de l’annexe en ligne mentionné).

### Résumé et conséquences stratégiques
- Caractéristiques du récent épisode d’inflation :
  - Importance des déplacements sectoriels dans un contexte de politiques de relance et de contraintes de capacité liées à des perturbations des chaînes d’approvisionnement.
  - Les tensions sur les prix dans certains secteurs et leurs répercussions sur l’inflation hors alimentation et énergie ont joué un rôle majeur.
  - Données suggèrent que la relation entre inflation et capacités de production inutilisées s’est déplacée et accentuée.
- Le modèle multisectoriel utilisé :
  - Rend compte de la transmission des tensions sectorielles au reste de l’économie et de la pentification des courbes de Phillips due aux contraintes d’approvisionnement limitantes conjuguées à des chocs sur la demande.
- Trois enseignements pour la politique monétaire :
  - Nouvel enseignement : lorsque les goulets d’étranglement sont fréquents au niveau de l’offre et que la demande est forte, la courbe de Phillips globale s’accentue. Le resserrement monétaire est alors efficace pour ralentir rapidement l’inflation avec un coût modeste en production (ratio de sacrifice faible). Il faut déterminer si les secteurs clés se heurtent à des goulets d’étranglement de l’offre sur fond de surchauffe économique.
  - Enseignement déjà établi : lorsque seuls certains secteurs (produits de base) subissent des goulets d’étranglement, les règles classiques axées sur l’inflation des secteurs où les prix sont rigides demeurent appropriées ; le resserrement monétaire réduit les prix flexibles des produits de base au prix d’un coût en production, et l’inflation reflue progressivement en dessous de l’objectif.
  - Enseignement général : les banques centrales devraient envisager d’incorporer des clauses dérogatoires bien définies dans leur cadre pour répondre aux pressions inflationnistes lorsque les courbes de Phillips agrégées s’accentuent. Les orientations prospectives devraient intégrer ces clauses et favoriser un resserrement monétaire concentré en début de période dans de telles situations.
- Rôle de l’évaluation du risque et de la crédibilité :
  - Les avantages éventuels d’une « surchauffe » (faciliter l’ajustement des prix relatifs) doivent être pesés contre les risques de désancrage des anticipations et de spirales prix–salaires.
  - Les autorités doivent prendre en compte non seulement les effets les plus probables mais aussi la répartition des risques, et prévenir que l’inflation s’éloigne trop longtemps de sa cible, surtout lorsque la crédibilité est fragile et les anticipations faiblement ancrées.

### Recommandations pour renforcer l’action des banques centrales et la collecte de données
- Modélisation et données :
  - Élaboration de modèles tenant compte des liens sectoriels et de l’hétérogénéité sectorielle (comme le modèle utilisé dans ce chapitre) recommandée lors de la révision des cadres.
  - Collecte progressive de données sectorielles plus détaillées pour cartographier les réseaux sectoriels et affiner les modèles ; ces données aideraient à estimer l’ampleur et la vitesse de propagation des tensions sectorielles selon l’importance des secteurs et le degré de rigidité des prix.
  - Indicateurs sectoriels à haute fréquence sur les contraintes d’approvisionnement et les pressions de la demande pour éclairer l’action publique en temps réel (exemples : enquêtes auprès des producteurs, indicateurs sectoriels du marché du travail, commandes en souffrance).
- Politique monétaire internationale et spillovers :
  - Par la baisse des prix des biens exportables, les économies ouvertes peuvent bénéficier du resserrement opéré par d’autres banques centrales, notamment pour les pays exposés aux prix de l’alimentation et de l’énergie et disposant de moyens d’action limités (régime de parité fixe).
  - Une dépréciation du taux de change et sa répercussion sur l’inflation peuvent créer des tensions dans les pays à régime de change flexible s’ils ne relèvent pas leurs taux en parallèle. L’effet du canal du taux de change est toutefois relativement modéré par rapport à la baisse des prix des biens exportables si le resserrement monétaire est synchronisé.
- Compréhension des anticipations :
  - Une meilleure compréhension de la formation des anticipations d’inflation à différents horizons et chez différentes catégories d’agents contribuerait à l’élaboration des politiques (références à Adrian, 2023 ; Alvarez et Dizioli, 2023 ; Brandão-Marques et al., 2023).
- Investissement progressif :
  - Investir dans l’amélioration des modèles et de la collecte des données, et développer des cadres institutionnels favorisant la confiance et un dialogue bilatéral dès les premières étapes de conception des mesures.

### Rôle des politiques non monétaires et limites
- Utilisation d’outils non monétaires lorsque la marge d’action monétaire est limitée :
  - Subventions à l’énergie et aides à la consommation : efficaces pour contenir l’inflation tirée par des chocs temporaires ; coût budgétaire considérable ; contraires aux objectifs climatiques ; mal ciblées ; faussent les prix relatifs.
  - Baisses des taxes à l’importation et restrictions à l’exportation : réduisent les prix intérieurs mais ont un coût budgétaire et des répercussions négatives internationales (baissent l’offre mondiale, augmentent la demande mondiale).
  - Encadrement des prix et des salaires : peut être justifié dans des situations de monopole ou monopsone, mais conduit souvent à des pénuries et empêche l’ajustement des prix relatifs.
  - Négociations publiques coordonnées sur salaires/prix et mesures de taxation de l’inflation : potentiellement utiles pour gérer spirales prix–salaires et ancrer les anticipations, mais implementation et effets secondaires à évaluer ; les outils monétaires restent plus appropriés pour une inflation due à une demande globale excessive.
- Conclusion sur l’usage d’outils non conventionnels : doivent être évalués minutieusement en termes d’efficacité et d’arbitrages pour limiter les effets collatéraux ; la politique monétaire demeure l’outil principal lorsque l’inflation est induite par la demande.

*Source : Fonds monétaire international, extrait du chapitre 2 — « Le grand resserrement : les enseignements du récent épisode d’inflation », Octobre 2024.*

### Introduction

### Introduction

### Contexte mondial et défis à moyen terme
- L’économie mondiale traverse une longue période de faiblesse structurelle, et les perspectives à moyen terme dans le cadre des politiques actuelles restent sombres.
- Le ralentissement de la croissance mondiale s’explique essentiellement par le vieillissement des populations, la faiblesse des investissements et les tensions structurelles qui empêchent de réaffecter le capital et le travail vers les entreprises productives (chapitre 3 de l’édition d’avril 2024 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM)).
- Les pressions démographiques devraient s’accentuer et les transformations structurelles liées aux transitions écologique et numérique nécessiteront des investissements considérables et une réaffectation des ressources.

### Priorités de réforme structurelle
- Les dirigeants sont appelés à poursuivre les réformes structurelles pour stimuler la productivité, l’emploi et la croissance.
- Grandes priorités identifiées :
  - assouplir les barrières à l’entrée et encourager la concurrence sur les marchés de produits pour faciliter la réaffectation des ressources entre les secteurs;
  - aider les pays à tirer parti des avantages potentiels des nouvelles technologies;
  - encourager les travailleurs à rester actifs plus longtemps;
  - faciliter l’intégration et une meilleure adéquation des compétences des travailleurs nés à l’étranger pour compenser les problèmes d’offre de main-d’œuvre liés au vieillissement des populations.

### Difficultés d’acceptabilité sociale des réformes
- Les réformes structurelles en faveur de la croissance ont toujours avancé avec lenteur et disparités entre les pays et entre les secteurs (graphique 3.1, plage 1).
- Il est souvent très difficile d’obtenir l’acceptabilité sociale des changements de politiques publiques (graphique 3.1, plage 2).
- Faible acceptabilité et progression des réformes expliquées par la répartition inégale des coûts et avantages dans l’économie et au fil du temps; la résistance aux changements trouve souvent son origine dans des facteurs comportementaux qui peuvent éclipser les intérêts économiques et les aspects d’équité.
- La mésinformation sur les problèmes abordés par les réformes et les idées fausses sur leur fonctionnement peuvent être particulièrement dissuasives (Douenne et Fabre, 2022; Duval et al, 2024).

### Objectifs du chapitre
- Le chapitre poursuit deux objectifs étroitement liés :
  1. élucider les facteurs qui influencent l’acceptabilité sociale des réformes structurelles;
  2. déterminer les stratégies, les outils et les institutions susceptibles d’améliorer l’acceptabilité des politiques publiques afin d’adopter des réformes en adéquation avec les programmes souhaités, les mettre en œuvre, les rendre pérennes et en faire un tremplin à des causes plus vastes.
- Pour atteindre ces objectifs, le chapitre aborde les aspects suivants :
  - Aperçu historique d’épisodes de réforme : difficulté de mise en œuvre; recours à des stratégies volontaristes de communication et de concertation; efficacité des mesures d’atténuation complémentaires et compensatoires.
  - Moteurs de l’acceptabilité sociale : rôle des caractéristiques individuelles, de l’intérêt économique personnel, des perceptions, de l’information et des convictions.
  - Panoplie d’outils en faveur d’un consensus et de la pérennité des réformes : capacité des stratégies d’information à rectifier les perceptions erronées et autres outils, stratégies et institutions pour créer un consensus et améliorer le processus d’élaboration des politiques.

### Portée empirique et méthodologie
- Le chapitre examine un ensemble de réformes des marchés des produits et du travail.
- Il s’appuie d’abord sur une nouvelle base de données narratives pour décrire les réformes.

### Crédits rédactionnels
- Le présent chapitre a été rédigé par Silvia Albrizio (coresponsable), Hippolyte Balima, Pragyan Deb, Bertrand Gruss (coresponsable), Eric Huang, Colombe Ladreit et Yu Shi, avec le soutien de Yaniv Cohen, Shrihari Ramachandra et Isaac Warren.
- Tohid Atashbar, Max Yarmolinsky et Arash Sheikholeslam ont apporté leur assistance informatique et technique. Christopher Roth est intervenu en tant que consultant externe.
- Le chapitre a en outre bénéficié des commentaires de Santiago Levy et des participants au séminaire interne, ainsi que des relecteurs.

*PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : ChANgEMENT DE CAP ET MENACES gRANDISSANTES — Octobre 2024*

### 2. Contestations par domaine de réforme

### 2. Contestations par domaine de réforme

### Principaux constats
- Le rythme des tentatives de réforme a diminué de plus de moitié depuis la crise financière mondiale de 2008–09.
- Proportion de réformes tentées qui ne sont jamais mises en œuvre :
  - près de 20 percent des mesures destinées à accroître la concurrence dans le secteur de l’électricité.
  - près de 50 percent des mesures incitant les travailleurs à rester actifs plus longtemps.
- Les stratégies de communication, de concertation et les mesures d’atténuation sont associées à de meilleures chances de mise en œuvre des réformes.
- Les caractéristiques socioéconomiques expliquent une faible part du soutien aux réformes observées dans les enquêtes :
  - 6 percent du soutien aux réformes destinées à accroître la concurrence dans les secteurs des réseaux de distribution.
  - 11 percent de l’appui aux politiques d’intégration des travailleurs nés à l’étranger.
- Les convictions et les perceptions personnelles expliquent environ 80 percent de l’adhésion aux réformes ; parmi elles, la mésinformation et les idées fausses représentent environ la moitié.
- Effet d’information observé dans les enquêtes : le soutien supplémentaire aux politiques d’intégration des migrants dans le groupe ayant reçu des informations sur le fonctionnement de ces mesures a été l’équivalent de plus de 40 percent de la proportion de ceux du groupe témoin opposés à ces mesures.

### L’acceptabilité sociale des réformes : aperçu général
- Définition : Les réformes structurelles modifient les droits acquis et les situations de rente économique afin d’améliorer l’affectation des ressources ; elles créent des gagnants et des perdants.
- Distribution temporelle des gains et pertes :
  - Les inconvénients sont souvent plus évidents à court terme et concentrés sur un petit nombre de groupes organisés.
  - Les avantages sont diffus et s’accumulent lentement au fil du temps.
- La résistance de l’opinion publique dépend largement des convictions et perceptions individuelles, notamment de la compréhension des effets des mesures et de la confiance dans la capacité des autorités à les mettre en œuvre.

### Le défi de la mise en œuvre des réformes : principaux faits (base de données 1996–2023)
- Champ d’observation : RMP–électricité (assouplir la réglementation des marchés de produits pour intensifier la concurrence dans le secteur de l’électricité), PPA–aînés (offrir des incitations aux travailleurs âgés pour qu’ils continuent de participer à la population active), intégration des migrants (renforcer l’intégration des travailleurs nés à l’étranger).
- Source des données : Analyse textuelle des rapports trimestriels nationaux de l’Economist Intelligence Unit couvrant 26 pays avancés, 36 pays émergents et 14 pays à faible revenu.
- Classification par pays et année : 1) aucune réforme pertinente, 2) réforme en cours d’étude mais non mise en œuvre, 3) réforme mise en œuvre.
- Observation temporelle : le nombre d’épisodes de réforme (y compris les réformes à l’étude) a diminué au fil du temps dans presque tous les domaines d’action et groupes de pays.
- Taux de mise en œuvre (approximations historiques par domaine et groupe de pays) :
  - Environ 50 percent seulement des réformes de la RMP–électricité et de la PPA–aînés à l’étude dans les pays avancés au cours des 30 dernières années ont été mises en œuvre.
  - Taux de mise en œuvre de la PPA–aînés dans les pays émergents : comparable au taux des pays avancés.
  - Taux de mise en œuvre de la RMP–électricité : 90 percent dans les pays émergents et les pays à faible revenu.
  - Taux de mise en œuvre des réformes relatives à l’intégration des migrants : environ 80 percent, comparable d’un groupe de pays à l’autre.
- Contestation publique pendant les épisodes aboutissant à une mise en œuvre (manifestations, grèves, émeutes) :
  - intégration des migrants : environ 22 percent des épisodes.
  - RMP–électricité : 30 percent des épisodes.
  - PPA–aînés : jusqu’à 40 percent des épisodes.
- Conséquences de la contestation :
  - Dans près de 40 percent des épisodes contestés de la PPA–aînés, les dirigeants ont réduit la portée de la réforme pour garantir la mise en œuvre.
  - Jusqu’à 45 percent des épisodes de la seconde moitié de l’échantillon ont été édulcorés.
  - Les réformes adoptées puis annulées étaient plus souvent celles qui s’étaient heurtées à une résistance au moment de la mise en œuvre.

### Stratégies en faveur d’un consensus sur les réformes structurelles
- Rôle des stratégies :
  - Communication et concertation pour informer électeurs et parties prenantes sur la nécessité et les objectifs des réformes ont souvent été essentielles pour garantir la mise en œuvre et limiter le risque de rétropédalage.
  - Mesures d’atténuation (politiques complémentaires et compensatoires) peuvent faciliter un consensus, surtout si elles tiennent compte des aspects distributifs et des préoccupations sociétales.
- Preuves issues des enquêtes :
  - La présentation d’informations peut corriger les idées fausses et améliorer l’adhésion aux réformes.
  - Les mesures d’atténuation adaptées peuvent améliorer l’acceptabilité sociale.
  - Un manque de confiance dans les parties prenantes et dans la capacité des autorités à mettre en œuvre les politiques et mesures d’atténuation peut contrecarrer l’acceptabilité.
- Importance de la confiance et du cadre institutionnel :
  - La confiance dans le message et dans le messager est cruciale.
  - La réalisation et la diffusion d’études par des institutions indépendantes et non partisanes se sont souvent révélées essentielles pour sensibiliser l’opinion publique et créer un consensus.
  - Un cadre institutionnel solide facilitant les consultations avec les parties prenantes, notamment au stade de la conception, a contribué à renforcer la confiance et à pérenniser les réformes.
- Limites et mises en garde :
  - L’acceptabilité sociale n’est pas le seul facteur déterminant de la réussite d’une réforme : les intérêts particuliers peuvent influencer les organes de décision.
  - Les stratégies visant à renforcer l’acceptabilité sociale ne remplacent pas une conception soignée des politiques publiques.
  - La résistance publique peut traduire des craintes justifiées de réformes mal conçues ; l’acceptabilité sociale ne doit pas être considérée comme une fin en soi.
  - Un effort permanent de diffusion d’analyses indépendantes et fiables peut contribuer à protéger les sociétés contre des propositions populistes qui dissimulent les coûts et résultats indésirables.
  - Il est essentiel de comprendre les conditions propres à chaque pays et à chaque domaine d’intervention ; néanmoins, les grands principes exposés peuvent aider les dirigeants à relever les défis de mise en œuvre et de pérennisation des réformes.

*Source : Texte — 2. Contestations par domaine de réforme (Fonds monétaire international, Octobre 2024).*

### 1. Réforme de la RMP–électricité : accroître la participation

### 1. Réforme de la RMP–électricité : accroître la participation du secteur privé et la concurrence

### Usage des stratégies de concertation, communication et mesures compensatoires
- Deux nouveaux indicateurs utilisés :  
  - Recours aux stratégies de concertation et de communication (consultations, auditions, référendums, agences de communication indépendantes).  
  - Mesures complémentaires et compensatoires (programmes de formation professionnelle, protections temporaires des emplois, subventions de prix, clauses de maintien des droits acquis).
- Utilisation observée : les pays de toutes catégories de revenu ont eu recours à ces deux types de stratégies, mais leur utilisation n’a pas été suffisamment prononcée dans un nombre important d’épisodes de réforme (près de la moitié, en moyenne) pour être prise en compte dans les données.
- Variations par groupe de pays :  
  - Les pays avancés (PA) ont eu plus souvent recours aux stratégies de consultation et de communication qu’aux mesures complémentaires et compensatoires. La proportion d’épisodes recourant à ces mesures d’atténuation a considérablement augmenté depuis la crise financière mondiale.  
  - Les pays émergents (PE) et les pays à faible revenu (PFR) ont davantage eu recours aux mesures complémentaires et compensatoires, en particulier dans les épisodes de réforme de la RMP–électricité, où les subventions ou le contrôle des prix ont souvent fait partie des programmes d’intervention.

### Effet des stratégies sur la probabilité de mise en œuvre des réformes
- Corrélations historiques (régressions logistiques multinomiales) : le recours à ces stratégies est associé à une augmentation moyenne de plus de 6 points de pourcentage de la probabilité de mise en œuvre des réformes proposées dans l’ensemble des domaines d’action.
- Effets plus prononcés : effets plus marqués dans les cas de tentatives se heurtant à une résistance ; dans les épisodes remis en cause par l’opinion publique, la mise en œuvre est plus probable lorsque des efforts explicites de concertation ou de communication sont déployés.
- Mesures compensatoires : généralement associées à une plus grande probabilité de mise en œuvre dans les cas d’épisodes de réforme à la fois contestés et légèrement contestés, avec des différences selon les domaines de réforme.
- Importance relative des facteurs (part de la probabilité de mise en œuvre expliquée par chaque groupe de facteurs) :  
  - Stratégies de réforme expliquent conjointement environ 28 % de la probabilité de mise en œuvre, en moyenne, dans les différents domaines d’action publique (graphique 3.4).  
  - Variables reflétant le contexte macroéconomique expliquent 16 % de la probabilité de mise en œuvre, en moyenne.  
  - Variables reflétant le contexte politique expliquent 22 % de la probabilité de mise en œuvre, en moyenne.  
- Conclusion : le recours déterminé aux stratégies de consultation, de communication et d’atténuation permet de prédire plus solidement la réussite de la mise en œuvre que le seul contexte macroéconomique ou politique.

### Attitudes envers les réformes — enquêtes (12 600 personnes, six pays)
- Domaines couverts par les enquêtes :  
  - Réformes de la RMP visant à renforcer la participation du secteur privé et la concurrence dans l’électricité et les télécommunications (enquêtes en Afrique du Sud, au Maroc et au Mexique).  
  - Politiques d’intégration des migrants visant à intégrer les travailleurs nés à l’étranger sur les marchés du travail (enquêtes au Canada, aux États-Unis et en Italie).
- Rôle des caractéristiques individuelles vs convictions/perceptions :  
  - Les caractéristiques individuelles expliquent seulement 6 % du soutien aux réformes de la RMP et 11 % du soutien aux politiques d’intégration des migrants (graphique 3.5).  
  - Les opinions sur les politiques publiques sont essentiellement motivées par des convictions et des idées (fausses), dont certaines peuvent être influencées par la conception des réformes.
- Facteurs expliquant le soutien aux réformes de la RMP :  
  - Convictions fondées sur l’économie de marché expliquent 35 % des opinions sur les politiques publiques liées à la RMP (par exemple : préférence pour la gestion par des entreprises privées et contre l’intervention gouvernementale dans la fixation des prix).  
  - Les personnes qui jugent injuste la distribution des revenus sont moins favorables. Inquiétudes relatives à la distribution, confiance et perceptions de corruption pèsent autant que les caractéristiques individuelles dans l’explication du soutien.
- Facteurs expliquant le soutien aux politiques d’intégration des migrants :  
  - Les stéréotypes sur les immigrants (visions positives ou négatives, associations avec réfugiés ou travailleurs clandestins, perceptions des effets économiques et culturels) jouent un rôle essentiel.  
  - La façon dont sont connus et perçus les effets des politiques publiques explique plus de 50 % du soutien aux politiques d’intégration des migrants : les répondants qui reconnaissent correctement les politiques visant à mieux intégrer les travailleurs nés à l’étranger ou qui pensent que l’intégration peut être bénéfique sont plus susceptibles de soutenir ces politiques.

### Implications pour la conception et la mise en œuvre des réformes
- Les stratégies de concertation, de communication et les mesures compensatoires sont des instruments importants pour améliorer la probabilité de mise en œuvre, notamment en cas de résistance publique.  
- La conception des réformes doit tenir compte des convictions et perceptions du public : corriger les idées fausses et communiquer clairement les effets attendus des politiques peut augmenter substantiellement le soutien, particulièrement pour les politiques d’intégration des migrants.  
- Dans les pays émergents et à faible revenu, les dispositifs de subvention et de contrôle des prix sont fréquemment utilisés comme mesures d’atténuation dans les réformes de la RMP–électricité ; leur rôle doit être évalué au regard des objectifs d’investissement privé et de concurrence.

*Source : calculs des services du FMI.*

### 1. Réforme de la RMP2. Politiques d’intégration des migrants

### 1. Réforme de la RMP2. Politiques d’intégration des migrants

### Caractéristiques majeures et sources de soutien aux réformes
- Les façons dont sont connues et perçues les politiques publiques expliquent la majeure partie du soutien aux réformes de la RMP : 37 % du soutien est expliqué par la connaissance des politiques et de leurs effets.
- Les individus sont plus susceptibles de soutenir la réforme s’ils pensent que la concurrence privée entraînera une baisse des prix, une amélioration de la qualité ou un accès élargi aux services d’électricité ou de télécommunications.
- Les convictions et perceptions individuelles (idées reçues, confiance générale, contact avec d’autres cultures, avis et niveau de satisfaction à l’égard du secteur, distribution et équité) jouent un rôle déterminant dans le soutien aux politiques publiques, souvent au-delà des caractéristiques socioéconomiques.

### Expérimentations d’information : hypothèses et niveaux d’intervention
- Trois hypothèses testées par randomisation au niveau national :
  - Statu quo : présentation d’informations sur les coûts, la qualité et l’accès aux services d’électricité et de télécommunications.
  - Effets des politiques publiques : données tirées d’études concernant les effets des politiques visant à intensifier la concurrence sur coûts, qualité et accès.
  - Empathie : récits d’immigrants (trois récits tirés d’articles de journaux) illustrant obstacles, persévérance et réussite.
- Pour les politiques d’intégration des migrants, niveaux d’information testés :
  - Effets des politiques publiques : données sur impacts sur marché du travail pour nationaux, finances publiques, et taux de criminalité.
  - Effets des politiques publiques + mécanismes : explication détaillée des mécanismes.
  - Récits d’immigrants (empathie).

### Effets des stratégies d’information sur le soutien aux réformes (résultats clés)
- Réforme de la RMP (électricité) :
  - Sensibilisation au besoin de réforme (niveau statu quo) : hausse du soutien de 4,5 points de pourcentage par rapport au groupe témoin.
  - Statu quo + effets des politiques publiques : hausse moyenne du soutien de près de 16 points de pourcentage, passant de 41,4 % (groupe témoin) à 57,1 % (groupe informé).
  - Le gain supplémentaire de 16 points équivaut à 46,7 % de la proportion de répondants opposés aux réformes de la RMP dans le groupe témoin.
- Réforme de la RMP (télécommunications) :
  - Effet positif non statistiquement significatif pour le seul niveau statu quo.
  - Effet statistiquement significatif lorsque les informations incluent les effets des politiques publiques (statu quo + effets).
- Politiques d’intégration des migrants :
  - Effets des politiques publiques : hausse du soutien d’environ 9 points de pourcentage entre le groupe témoin et le groupe informé (effet statistiquement significatif).
  - Cet effet équivaut à 30 % de la proportion de répondants opposés aux politiques d’intégration des migrants dans le groupe témoin.
  - Effets des politiques publiques + explication des mécanismes : hausse supplémentaire de 10,5 points de pourcentage (équivalant à environ 42 % de la proportion de répondants opposés dans le groupe témoin).
  - L’explication des mécanismes est particulièrement efficace pour modifier l’avis des répondants ayant des idées reçues négatives à l’égard des immigrants et des répondants de tendance politique de droite.

### Mécanismes d’impact et idées fausses ciblées
- Les informations corrigent les idées fausses sur le fonctionnement des politiques publiques :
  - Augmentation significative de la proportion de répondants jugeant la concurrence dans les services d’électricité et de télécommunications bénéfique pour les consommateurs.
  - Les répondants informés sont nettement plus susceptibles de croire que les politiques d’intégration des travailleurs immigrés peuvent avoir un effet positif sur l’emploi des travailleurs nationaux, les finances publiques et les taux de criminalité.
  - L’effet est particulièrement prononcé pour les perceptions relatives aux taux de criminalité, indiquant que les idées fausses sur la criminalité liée aux travailleurs nés à l’étranger constituent un axe essentiel d’opposition aux politiques migratoires.

### Rôle de l’empathie et limites
- Le niveau d’information fondé sur l’empathie (récits d’immigrants) renforce le soutien aux politiques d’intégration, mais moins que les données factuelles sur les effets des politiques publiques.
- Les campagnes d’information publiques peuvent donc influencer les convictions et augmenter l’acceptabilité des réformes, malgré les risques posés par la désinformation.

### Comprendre et apaiser les craintes pour améliorer la conception des politiques
- Les enquêtes distinguent craintes personnelles (peur d’effets directs sur soi) et craintes sociétales (peur d’effets sur la collectivité) : les craintes sociétales jouent un rôle beaucoup plus prononcé dans l’opposition aux réformes.
- Principales craintes citées à l’égard des réformes de la RMP (groupe témoin) incluent :
  - Incidence sur la facilité d’accès des plus pauvres, la couverture dans les régions reculées, le coût abordable pour les plus pauvres, la qualité et le prix.
  - Pertes globales d’emplois, risque pour la sécurité nationale, perte d’emploi et craintes de fardeau budgétaire.
- Les enquêtes évaluent si des mesures d’atténuation ou complémentaires feraient changer d’avis les opposants et montrent qu’expliquer la nécessité des réformes ne suffit pas : il faut aussi apaiser les craintes liées aux effets distributifs, aux coûts à court terme et aux effets secondaires imprévus.

_Source : calculs des services du FMI, à partir de l’enquête YouGov du FMI (chapitre extrait du PDF fourni)._

### 1. Réforme de la RMP2. Politiques d’intégration des migrants

### 1. Réforme de la RMP2. Politiques d’intégration des migrants

### Raisons de l’opposition aux politiques d’intégration des migrants
- Les craintes d’équité sont les principales raisons invoquées contre les politiques d’intégration des migrants (conviction qu’il n’est pas juste d’aider les immigrants alors que beaucoup de ressortissants nationaux ont du mal à trouver un emploi).
- Les craintes de saturation des services publics (hôpitaux, écoles, transports publics) constituent une autre source majeure d’opposition.
- Les craintes d’ordre personnel représentent 30 percent des réponses, l’accès aux services publics ou au logement revêtant une plus grande importance que l’emploi.
- Dans le contexte plus large des réformes, les craintes personnelles liées au prix, à la qualité des services ou à la possibilité de perdre son emploi représentent 22 percent des réponses (répartition mentionnée pour d’autres types de réforme).

### Rôle des mesures complémentaires et compensatoires
- Les mesures complémentaires et compensatoires adaptées peuvent considérablement renforcer le soutien aux réformes (annexe 3.3.3 en ligne).
- Entre 50 et 80 percent des répondants dans le groupe témoin initialement opposés aux réformes de la RMP se déclarent prêts à changer d’avis si des mesures d’atténuation sont prises pour tenir compte de leurs craintes.
- Pour les personnes initialement opposées aux politiques d’intégration des migrants, la proportion prête à changer d’avis est en général un peu plus faible mais reste importante, à environ 50 percent en moyenne.
- Une mesure complémentaire particulièrement efficace identifiée est la coordination et la coopération internationales (exemple : directive européenne sur la protection temporaire liée à l’afflux d’immigrants pendant la guerre en Ukraine, combinée à des politiques nationales supprimant les obstacles à l’accès aux marchés du travail, ayant permis d’atteindre des taux d’emploi élevés pour les travailleurs nés à l’étranger en un temps record).

### Confiance dans les institutions et limites de l’adhésion
- Les opposants persistants invoquent principalement la confiance dans les parties prenantes concernées et doutent de la capacité des institutions à mettre en œuvre efficacement les réformes ou les mesures d’atténuation (tableau 3.3.3 de l’annexe en ligne).
- Selon l’OCDE (2024) cité, en moyenne seuls 39 percent des habitants d’un pays estiment probable que le gouvernement leur explique clairement quels seront sur eux les effets d’une réforme; cette proportion est plus faible dans les pays où la confiance dans les autorités est plus limitée.
- Renforcer la confiance dans le processus de réforme est crucial : financement par la collectivité, budgétisation participative, utilisation de cas pilotes et réformes destinées à remédier aux facteurs de vulnérabilité en matière de gouvernance et de corruption sont des pistes recommandées.

### Outils et stratégies issus de 11 études de pays (leçons générales)
- L’obtention d’un certain niveau de consensus avant l’adoption de la législation est un point commun aux réformes de la LPE légiférées avec succès.
- Les stratégies identifiées comme utiles pour dégager un consensus comprennent :
  - Un mandat électoral explicite en faveur d’une réforme (exemples : France 2017 — objectif de faire baisser le chômage à 7 percent d’ici 2022; Inde 2014 campagne pro‑entreprises et réglementation simplifiée).
  - Une communication approfondie et un dialogue précoce avec les principales parties prenantes (syndicats, associations professionnelles), comme pratique au Danemark.
  - L’utilisation de cas pilotes pour démontrer les bienfaits des réformes et susciter la confiance (exemples : Danemark, premiers États indiens comme Gujarat et Rajasthan).
  - La recherche sur les politiques publiques et les comparaisons internationales pour sensibiliser l’opinion (exemples : études en Bolivie et au Brésil; rôle des institutions financières internationales).
- Aucune stratégie seule n’a été suffisante; les autorités ont souvent combiné plusieurs approches, notamment là où les syndicats sont influents mais fragmentés ou lorsqu’il fallait des accords à plusieurs niveaux (exemple : Inde nécessitant accords fédéraux et étatiques).

### Conception des politiques et mesures d’atténuation
- Une politique publique soigneusement structurée, équilibrant les intérêts des différents groupes, favorise la pérennité des réformes.
- Faire participer les partenaires sociaux dès la conception est une stratégie efficace (exemples : Danemark, Mexique 2012).
- Pour atténuer les effets négatifs sur les travailleurs, plusieurs pays ont complété les réformes par des mesures compensatoires : renforcement des prestations de sécurité sociale et des allocations de chômage (voir tableau 3.4.1 de l’annexe en ligne). Exemples notés : Allemagne, Brésil, Corée, Danemark, France.
- Des mesures facilitant la réaffectation des travailleurs (politiques actives du marché du travail, programmes de formation) ont été ajoutées dans des épisodes de réforme en Allemagne, Danemark, France et Viet Nam.

### Mise en œuvre progressive et risques d’assemblage rapide de réformes
- Un déploiement progressif, ciblé et qui préserve à court terme certains avantages pour des groupes spécifiques est souvent associé à une plus grande pérennité des réformes (exemples : Brésil — réduction des coûts des litiges professionnels; Inde — harmonisation des réglementations sur le salaire minimal; France — simplification des négociations collectives).
- Des vagues successives de réformes peuvent se poursuivre sur de longues périodes (exemple : Danemark, réformes du début/milieu des années 90 suivies de mesures jusqu’aux années 2010).
- Par contraste, la mise en œuvre simultanée de plusieurs réformes d’envergure a souvent conduit à des résultats moins durables (exemples : Bolivie et Géorgie, où des réformes promulguées ont été abrogées), possiblement en raison de l’épuisement du capital politique ou de l’impossibilité de concilier rapidement des intérêts divergents.

*Source : extrait du chapitre 3, Perspectives de l’économie mondiale — Fonds monétaire international, Octobre 2024.*

### Conclusions et implications

### Conclusions et implications pour l’action publique

### Objectif général et contexte
- Les décideurs doivent relancer les mesures d’amélioration des niveaux de vie et assurer la prospérité dans un contexte de changements structurels permanents, présentant opportunités et difficultés.
- Priorités politiques : stimuler la participation de la main-d’œuvre et faciliter la réaffectation du travail et du capital vers des entreprises à forte productivité et des secteurs en croissance.
- Défi central : obtenir et maintenir le soutien politique et social nécessaire pour mener durablement ces politiques publiques et réformes.

### Enseignements sur l’acceptabilité sociale des réformes (analyse et résultats)
- Le contexte initial influence parfois les résultats, mais n’est pas décisif. Un recours délibéré à des stratégies multidimensionnelles pour dégager un consensus est un indicateur plus fiable de réussite.
- Les opinions des individus sur les réformes sont largement déterminées par des convictions (confiance dans le gouvernement et les institutions, perceptions de distribution, perceptions des effets sur soi et sur la collectivité) et pas uniquement par des caractéristiques socioéconomiques objectives (statut d’emploi, niveau d’éducation, revenu).
- Résultats d’expériences d’enquêtes aléatoires :
  - Présenter des informations sur les coûts de ne pas entreprendre les réformes sensibilise et rallie davantage de soutien.
  - Une communication fiable sur les effets économiques des réformes corrige efficacement les idées fausses (ex. : données montrant l’effet de la délivrance de permis de travail aux personnes nées à l’étranger sur les taux de criminalité renforcent l’adhésion aux politiques d’intégration).
  - Cohérence des résultats observée dans des domaines d’action publique distincts et dans des pays à différents stades de développement → conséquences applicables de façon générale.

### Recommandations de conception et d’engagement (communication, institutions, participation)
- Une stratégie de communication efficace doit s’appuyer sur un cadre institutionnel solide favorisant la confiance entre toutes les parties prenantes.
- Importance des organismes publics crédibles et indépendants pour mener et valider des analyses (exemples cités dans le texte : bureau d’analyse de la politique économique (CPB) aux Pays-Bas, commission sur la productivité en Australie, conseil d’orientation des retraites en France).
- Dialogue bilatéral et participation précoce :
  - Consulter et inviter les parties prenantes dès la conception des réformes est fondamental pour la pérennité des réformes.
  - Outils pour intégrer les avis des citoyens : enquêtes à grande échelle, planification par scénarios, budgétisation participative, laboratoires d’évaluation des politiques publiques (groupes thématiques, programmes pilotes), forums publics.
  - Nouvelles technologies civiques et plateformes numériques de participation citoyenne ouvrent de nouvelles possibilités pour améliorer représentation et participation.
- Mesures d’atténuation :
  - Identifier les craintes des individus et concevoir mesures d’atténuation pour améliorer l’acceptabilité.
  - Ces mesures ne prévoient pas toujours le dédommagement complet des perdants — doivent être conciliées avec les contraintes budgétaires.
  - Parfois, mise en place d’un cadre institutionnel et de mécanismes participatifs nécessaires pour instaurer la confiance, même avec des ressources budgétaires limitées.

### Confiance, mise en œuvre et limites
- Le manque de confiance peut entraîner une résistance aux changements de politiques publiques, même si les avantages sont expliqués et que des mesures d’atténuation existent.
- Dans les enquêtes expérimentales, la principale raison du refus de soutenir une réforme est le manque de confiance dans les parties prenantes et le scepticisme quant à la capacité des gouvernants à mettre en œuvre la réforme ou à délivrer des indemnisations.
- Mécanismes pour réduire la méfiance (exemples) :
  - République islamique d’Iran (2010) : distribution de transferts en espèces avant la suppression progressive des subventions — le dépôt effectif sur les comptes a renforcé la confiance dans le plan d’indemnisation.
- Changer des valeurs profondément ancrées (comme la confiance) demande du temps.
- Les pays tirant parti d’une participation initiale et d’une communication efficace obtiennent en général un niveau élevé de confiance réciproque ancré sur de nombreuses décennies de dialogue entre partenaires sociaux.

### Gouvernance et liens avec la mission du FMI
- Réformes de gouvernance « de première génération » (renforcement de l’état de droit, lutte contre la corruption, administration publique impartiale) sont cruciales pour la croissance.
- Le renforcement de la gouvernance est également fondamental pour assurer le passage aux réformes de deuxième génération des marchés des produits et du travail.
- L’importance de concevoir minutieusement les changements de politiques publiques et de faire avancer les réformes de la gouvernance pour combler les déficits de confiance doit être prise en compte dans la conception des programmes du FMI.

### Enseignements tirés de l’intégration des réfugiés ukrainiens dans l’UE (encadré)
- Période et faits saillants :
  - Intégration sur le marché du travail de l’Union européenne (UE) au cours des années 2022–23 nettement plus rapide que par le passé.
  - Immigration dans l’UE a atteint un record historique en 2022, avec plus de 4 millions de réfugiés en provenance d’Ukraine.
  - Près de deux tiers des emplois créés entre fin 2019 et fin 2023 ont été pourvus par des ressortissants de pays non membres de l’UE, alors même que le taux de chômage des citoyens de l’UE est resté à des niveaux historiquement bas.
- Intégration rapide des réfugiés ukrainiens :
  - Plusieurs pays estiment que les taux d’emploi des réfugiés ukrainiens sont d’environ 50 percent ou plus, ce qui est en général le cas cinq ans ou plus après l’arrivée dans un pays.
  - Facteurs faciliteurs : directive de l’Union européenne sur la protection temporaire (droit de résidence, accès au logement, aide sociale, assistance médicale, moyens de subsistance) et mesures prises par les États membres pour supprimer les obstacles à l’accès au marché du travail.
  - Exemples de mesures nationales : simplification des critères d’accès à professions réglementées, cours de langue, validation des compétences, reconnaissance des diplômes, cartographie des compétences, incitations financières aux employeurs, formations sur le tas.
  - Autres facteurs : niveau d’instruction élevé des déplacés (la plupart ayant suivi des études supérieures) et pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs pays de l’UE.
  - Problèmes persistants : surqualification généralisée et inadéquation des compétences.
- Leçons politiques :
  - Accorder très tôt l’accès au marché du travail (secteur public, privé, autoentrepreneuriat) est une condition préalable fondamentale à l’intégration.
  - Disponibilité de cours de langues essentielle.
  - Simplification des conditions d’accès aux professions réglementées, validation des compétences et reconnaissance des qualifications sont cruciales.

### Hypothèses et principales valeurs utilisées pour les projections (appendice statistique)
- Hypothèses de change et prix :
  - Taux moyens de conversion (dollar/DTS) : 1,331 et 1,341 pour 2024 et 2025.
  - Taux moyens de conversion (dollar/euro) : 1,090 et 1,097 pour 2024 et 2025.
  - Taux yen/dollar : 150,0 et 143,6 pour 2024 et 2025.
  - Prix du baril de pétrole : 81,29 dollars en 2024 et 72,84 dollars en 2025.
- Hypothèses de taux d’intérêt :
  - Rendement des obligations d’État à trois mois :
    - États-Unis : 5,4 percent en 2024 et 3,9 percent en 2025.
    - Zone euro : 3,5 percent en 2024 et 2,8 percent en 2025.
    - Japon : 0,1 percent en 2024 et 0,5 percent en 2025.
  - Rendement des obligations d’État à 10 ans :
    - États-Unis : 4,1 percent en 2024 et 3,5 percent en 2025.
    - Zone euro : 2,4 percent en 2024 et 2,5 percent en 2025.
    - Japon : 1,0 percent en 2024 et 1,3 percent en 2025.
- Hypothèse de politique : les politiques nationales menées à l’heure actuelle ne changeront pas.

*Source : Chapitre "Conclusions et implications pour l’action publique" et Appendice statistique, PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : Changement de cap et menaces grandissantes, Fonds monétaire international, Octobre 2024.*

### 9524. Les

### 9524. Les

### Principales remarques pays — ajustements, exclusions et spécificités
- Données ajustées jusqu’en 2019 pour des raisons de comparabilité.
- Érythrée : Données et projections pour 2020–29 non figurantes en base de données en raison de contraintes de communication.
- Inde : Taux de croissance du PIB réel tirés des comptes nationaux, avec 2011/12 comme année de référence.
- Iran : Valeurs passées du PIB nominal en dollars calculées sur le taux de change officiel jusqu’à 2017 ; à partir de 2018, conversion en dollars fondée sur le taux de change NIMA.
- Israël : Projections très incertaines en raison du conflit régional ; susceptibles d’être révisées.
- Liban : Données comptes budgétaire et national pour 2022–23 et données dette pour 2023 = estimations des services du FMI ; estimations/projections 2024–29 omises en raison d’un degré d’incertitude inhabituellement élevé.
- République dominicaine : Périmètre des séries de finances publiques — dette publique, service de la dette et soldes corrigés/structurels = secteur public consolidé ; autres séries = administration centrale.
- Sierra Leone : Changement d’unité monétaire le 1er juillet 2022 ; données en monnaie nationale exprimées en ancien leone dans l’édition d’octobre 2024 des PEM.
- Sri Lanka : Données et projections 2023–29 non publiées en raison d’entretiens en cours sur la restructuration de la dette souveraine.
- Soudan : Projections fondées sur l’hypothèse d’une résolution du conflit d’ici la fin de 2024 ; données 2011 excluent le Soudan du Sud après le 9 juillet ; 2012 et suivantes = actuel Soudan.
- Syrie : Données exclues depuis 2011 en raison de la situation politique incertaine.
- Timor-Leste : PIB réel publié = PIB réel non pétrolier ; PIB nominal publié = PIB nominal total.
- Turkménistan : PIB réel = estimations des services du FMI selon SCN ; solde budgétaire estimé sans recettes d’émissions d’obligations intérieures et privatisations (conformément au MSFP 2014).
- Ukraine : Comptes nationaux révisés disponibles pour 2000 et après, mais excluent la Crimée et Sébastopol à partir de 2010.
- Uruguay : Passage au SCN 2008 avec 2016 comme année de base ; nouvelles séries commencent en 2016 ; transferts au système public de retraite enregistrés comme recettes pour 2018–22 et représentant 1,2 % du PIB en 2018, 1,0 % du PIB en 2019, 0,6 % du PIB en 2020, 0,3 % du PIB en 2021, 0,1 % du PIB en 2022 et 0 % du PIB par la suite.
- Venezuela : Perspectives économiques difficiles à établir en raison i) absence d’entretiens (dernière consultation article IV en 2004), ii) métadonnées incomplètes, iii) difficultés de mise en rapport des indicateurs ; comptes budgétaires incluent administration centrale, sécurité sociale, FOGADE et un ensemble réduit d’entreprises publiques ; données pour 2018–22 = estimations des services du FMI ; prix à la consommation du Venezuela exclus de toutes les données de groupe des PEM.
- Zimbabwe : Nouvelle monnaie nationale « l’or du Zimbabwe » introduite le 5 avril 2024 ; dollar du Zimbabwe a cessé de circuler le 30 avril 2024.

### Classification des pays — structure et repères chiffrés
- Répartition principale : pays avancés, et pays émergents et pays en développement.
- Pays avancés : 41 pays.
  - Dans le tableau A (parts dans le total en 2023, en pourcentage) :
    - Pays avancés — Monde : 41 100,0 40,7 100,0 61,8 100,0 13,8
    - États-Unis : 37,0 15,0 16,1 9,9 30,7 4,2
    - Zone euro (20 pays) : 29,3 11,9 42,6 26,3 31,8 4,4
    - Japon : 8,5 3,5 4,8 3,0 11,4 1,6
    - Principaux pays avancés (sous-groupe de 7 pays) : 7 72,4 29,5 50,9 31,5 71,2 9,9
- Pays émergents et pays en développement : 155 pays.
  - Dans le tableau A (parts dans le total en 2023, en pourcentage) :
    - Monde : 155 100,0 59,3 100,0 38,2 100,0 86,2
    - Pays émergents et pays en développement d’Asie (30 pays) : 56,7 33,6 49,4 18,9 55,3 47,6
    - Chine (31 pays listés dans tableau A) : 31,6 18,7 29,7 11,3 20,7 17,9
    - Inde : 13,4 7,9 6,6 2,5 21,0 18,1
    - Afrique subsaharienne (45 pays) : 5,4 3,2 4,1 1,6 16,8 14,4
- Classification analytique par source de recettes d’exportation :
  - Combustibles : 26 pays ; chiffres dans le tableau A : 9,8 5,8 16,0 6,1 9,7 8,4
  - Autres produits : 127 pays ; chiffres : 90,2 53,3 84,0 32,1 90,2 77,7
  - Dont produits primaires : 35 pays ; chiffres : 4,9 2,9 5,0 1,9 9,3 8,0
- Classification par source de financement extérieur et revenu :
  - Pays débiteurs (net) : 118 pays ; chiffres : 48,8 28,9 42,8 24,5 16,2 67,1 57,8
  - Pays émergents et pays à revenu intermédiaire : 96 pays ; chiffres : 92,9 55,2 95,1 96,0 36,7 77,2 66,5
  - Pays en développement à faible revenu (PDFR) : 5 pays ; chiffres : 7,1 4,2 4,0 1,5 22,8 19,7
  - Pays pauvres très endettés (PPTE) : 39 pays ; chiffres : 2,9 1,7 2,1 0,8 12,8 11,1

### Tableaux et listes nationales — couvertures et périodes clés (sélection)
- Tableau F — Périodes de déclaration différentes (comptes nationaux / finances publiques) : exemples
  - Afghanistan : Avril/mars — Avril/mars
  - Bangladesh : Juil./juin — Juil./juin
  - Inde : Avril/mars — Avril/mars
  - Myanmar : Oct./sept. — Oct./sept.
  - Thaïlande : Oct./sept. — (finances publiques non listées)
- Tableau G — Principaux documents relatifs aux données (extraits)
  - Données de comptes nationaux : sources historiques (BSN, MdF, BC, MdF et services du FMI, etc.), dernières données annuelles disponibles variant par pays (ex. BSN2023, MdF2023, BC2023, etc.).
  - Années de référence des comptes nationaux : exemples précis — Inde : 2011/12 ; Uruguay : 2016 ; Iran : 2016/17 ; Japon : 2015.
  - Usage des systèmes de comptes nationaux : SCN 2008 couramment indiqué ; SECN/SECN 2010 pour pays européens.
  - Couverture des sous-secteurs (finances publiques) : AC = administration centrale ; ACB = administration centrale budgétaire ; AEF = administrations d’États fédérés ; AL = administrations locales ; CSS = caisses de sécurité sociale ; SPFNM = sociétés publiques financières non monétaires ; SPM = sociétés publiques monétaires, dont banque centrale ; SPNF = sociétés publiques non financières.
  - Pratique comptable : Normes C = comptabilité de caisse ; CE = comptabilité sur base des engagements ; E = comptabilité d’exercice ; Mixte = comptabilité sur base mixte.
- Notes spécifiques de cohérence et ajustements :
  - Uruguay : Périmètre budgétaire passé du secteur public consolidé au secteur public non financier depuis édition d’octobre 2019 ; émissions de capitalisation antérieures en faveur de la banque centrale désormais partie de la dette du secteur public non financier.
  - Turkménistan : Estimations/projections du solde budgétaire établies sans tenir compte des recettes d’émissions d’obligations intérieures et d’opérations de privatisation (conformément au MSFP 2014).

### Encadré A1 — Hypothèses de politique économique retenues pour les projections
- Principes généraux :
  - Hypothèses budgétaires à court terme reposent sur budgets/lois de finances annoncés, corrigés pour différences macroéconomiques entre services du FMI et autorités.
  - En l’absence de budget officiel, mesures jugées probables incluses.
  - À moyen terme, jugements sur trajectoire la plus probable ; en l’absence d’informations suffisantes, solde primaire structurel supposé rester inchangé sauf indication contraire.
- Exemples par pays (sélection) :
  - Afrique du Sud : Hypothèses budgétaires tiennent compte du budget de 2024 ; recettes non fiscales excluent transactions sur actifs et passifs financiers ; allégement de la dette d’Eskom traité comme transfert en capital au-dessus de la ligne.
  - Allemagne : Projections basées sur dernier budget fédéral approuvé, projet de loi de finances fédérales, programme de stabilité de l’UE et plan budgétaire à moyen terme.
  - Arabie saoudite : Projections budgétaires fondées sur budget 2024 et annonces officielles ; recettes pétrole exporté fondées sur hypothèses de cours du pétrole et ajustements de production OPEP+ et décisions unilatérales.
  - États-Unis : Projections reposent sur scénario de référence de juin 2024 du Congressional Budget Office et états mensuels des comptes de trésorerie ; incorporent effets de la loi dite de responsabilité budgétaire (Fiscal Responsibility Act).
  - Israël : Projections budgétaires supposent hausse des dépenses publiques à court terme pour soutenir économie et couvrir dépenses militaires ; après 2024, mesures budgétaires censées contenir déficit ; évaluations exposées à des risques importants du fait du conflit régional.
  - Russie : Règle budgétaire suspendue en mars 2022 ; budget 2023–25 établi selon règle modifiée (période transitoire de deux ans) avec niveau de référence des recettes pétrolières/gazières fixé à 8 000 milliards de roubles ; proposition de revenir à ancienne règle en 2024 avec niveau de référence de 60 dollars par baril.
- Hypothèses de politique monétaire (principes et exemples) :
  - Cadre national : politique de non-accompagnement de la conjoncture durant le cycle (taux officiels montent si inflation attendue dépasse la cible, baissent sinon).
  - Afrique du Sud : Hypothèses compatibles avec maintien de l’inflation dans la fourchette cible de 3 % à 6 % à moyen terme.
  - Arabie saoudite : Projections reposent sur poursuite du rattachement au dollar.
  - Brésil : Hypothèses compatibles avec retour de l’inflation vers l’intervalle de tolérance d’ici fin 2024.
  - Canada : Fin progressive de l’orientation restrictive de la politique monétaire de la Banque du Canada ; inflation atteindrait 2 % (objectif de milieu d’intervalle) début 2025.
  - Japon : Hypothèses reposent sur évaluation de la trajectoire la plus probable des taux d’intérêt, compte tenu des perspectives macroéconomiques, des déclarations de la Banque du Japon et des attentes des marchés.
  - Zone euro : Hypothèses fondées sur une série de modèles (semi-structurel, DSGE, règle de Taylor), anticipations des marchés et communications du conseil des gouverneurs de la BCE.

### Encadré A2 — Révision des parités de pouvoir d’achat (PPA)
- Principes et usage :
  - PPA utilisées pour convertir PIB nominal en PIB en parités de pouvoir d’achat afin de compenser différences de niveaux de prix entre pays.
  - PIB en PPA sert de pondération pour calculer taux de croissance du PIB réel régional et mondial, et autres agrégats du secteur réel ; mêmes pondérations pour inflation régionale et mondiale.
- Données PCI / mise à jour 2024 :
  - Le Programme de comparaison internationale (PCI) de la Banque mondiale a publié de nouvelles PPA pour l’année de référence 2021 en mai 2024, avec résultats révisés pour 2017 et estimations annuelles 2018–20.
  - Dans l’édition d’octobre 2024 des PEM, les PPA sont calculées en prenant les nouvelles données pour 2017–21 et en les extrapolant pour toutes les années précédentes et suivantes en utilisant les taux de croissance des déflateurs relatifs au PIB.
- Effet global des révisions :
  - Niveaux de prix estimés pour la plupart des pays inférieurs aux chiffres extrapolés sur la base de la publication précédente du PCI ; conséquence : estimation du PIB en PPA plus élevée pour pays avancés et pays émergents/pays en développement.
  - L’augmentation du PIB en PPA a été plus marquée en termes relatifs dans les pays émergents et les pays en développement que dans les pays avancés.
  - Part des pays avancés dans le PIB mondial est passée de 40,9 % (mesures précédentes de PPA) à 40,2 % (nouvelles PPA).

*Fonds monétaire international — Appendix statistique, édition d’octobre 2024 (extraits fournis).*

### 2024. Cela correspond à une baisse de 0,7 point de

### text - 2024. Cela correspond à une baisse de 0,7 point de

### Révisions des parts du PIB mondial (PPA) — principales constatations
- La part des pays avancés a diminué de 0,7 point de pourcentage (colonne 7).
- La part des pays émergents et des pays en développement est passée de 59,1 % à 59,8 %, soit une hausse parallèle de 0,7 point de pourcentage.
- Observations nationales notables (extraits du tableau A2.1) :
  - Pays avancés : anciennes pondérations (col.1–3) 44,0 / 42,3 / 40,9 ; nouvelles pondérations (col.4–6) 43,6 / 41,6 / 40,2 ; différence 2024 (col.7) –0,7 ; part en dollars (col.8) 58,8.
  - États‑Unis : anciennes 16,0 / 15,9 / 15,6 ; nouvelles 15,9 / 15,2 / 15,0 ; différence 2024 –0,6 ; part en dollars 26,5.
  - Chine : anciennes 16,1 / 18,4 / 18,9 ; nouvelles 16,6 / 18,5 / 19,1 ; différence 2024 0,2 ; part en dollars 16,6.
  - Inde : anciennes 6,7 / 7,0 / 7,9 ; nouvelles 6,8 / 7,3 / 8,2 ; différence 2024 0,3 ; part en dollars 3,5.
- Remarques méthodologiques du tableau A2.1 :
  - Colonnes 1 à 6 : parts du PIB mondial en parités de pouvoir d’achat (PPA).
  - Anciennes pondérations : publication 2017 du Programme de comparaison internationale (PCI) (références 2011–17).
  - Nouvelles pondérations : publication 2021 du PCI (références 2017–21).
  - Colonne 8 : parts du PIB mondial en dollars.
  - Note 1 : Extrapolations.
  - Note 2 : Différence entre la colonne 6 (nouvelle) et la colonne 3 (précédente) ; en points de pourcentage.
  - Note 3 : « Autres pays avancés » = hors g7 (Allemagne, Canada, États‑Unis, France, Italie, Japon et Royaume‑Uni) et pays de la zone euro.

### Incidence sur la croissance mondiale et régionale
- Effet global des nouvelles pondérations : négligeable, « les différences sont faibles (colonnes 7 à 9), ne dépassant pas 0,1 point de pourcentage dans un sens ou dans l’autre ».
- Extraits du tableau A2.2 (taux de croissance agrégés du PIB réel, anciennes vs nouvelles pondérations) — valeurs clés (en pourcentage) :
  - Monde : anciennes pondérations 2023–25 = 3,3 / 3,2 / 3,2 ; nouvelles pondérations 2023–25 = 3,3 / 3,2 / 3,2 ; différence 2023–25 (col.7–9) 0,0 / 0,0 / 0,0.
  - Pays avancés : anciennes 2023–25 = 1,8 / 1,8 / 1,8 ; nouvelles 2023–25 = 1,7 / 1,8 / 1,8 ; différences 2023 / 2024 / 2025 = –0,1 / 0,0 / 0,0.
  - Pays émergents et pays en développement : anciennes 2023–25 = 4,4 / 2,4 / 2,4 ; nouvelles 2023–25 = 4,4 / 2,4 / 2,4 ; différences 0,0 / 0,0 / 0,0.
  - Variations régionales indiquées (exemples) :
    - Pays émergents et pays en développement d’Europe : différence 2024 = –0,1 ; 2025 = –0,1.
    - Moyen‑Orient et Asie centrale : différence 2023 = 0,1 ; 2025 = –0,1.
    - Afrique subsaharienne : différence 2023 = 0,1 ; 2025 = 0,1.
- Conclusion réticulée : « Les différences ... s’expliquent par les changements de pondération de certains pays à la croissance la plus lente, ou à l’inverse la plus rapide, dans ces groupes. »

### Faits saillants statistiques et projections macroéconomiques (extraits)
- Tableau A1 — Production mondiale : récapitulation (variations annuelles en pourcentage) :
  - Monde : série 2006–15 moyenne 3,6 ; 2022 6,6 ; projections 2023–25 = 3,6 / 3,2 / 3,2.
  - Pays avancés : moyenne 1,5 ; projections 2023–25 = 1,7 / 1,8 / 1,7.
  - Pays émergents et pays en développement : moyenne 5,6 ; projections 2023–25 = 4,0 / 4,2 / 3,9.
- Tableaux sectoriels (extraits) :
  - Déflateurs du PIB et prix à la consommation : voir tableaux A5–A6 avec niveaux et projections (ex. Pays avancés, prix à la consommation 2023–25 = 3,4 / 2,6 / 2,0).
  - Commerce mondial (tableau A9) : volume du commerce mondial projections 2023–25 = 0,8 / 3,1 / 3,4.
  - Tableaux A4–A7 fournissent séries détaillées par pays pour PIB réel et inflation (nombreuses séries pays par pays — maintenir les valeurs numériques présentées dans les tableaux source).

### Observations des administrateurs, priorités et recommandations de politiques (extraits de l’examen du Conseil d’administration, octobre 2024)
- Évaluation générale :
  - Les administrateurs « souscrivent à l’évaluation que les services du FMI font des perspectives de l’économie mondiale, des risques et des priorités d’action. »
  - Ils notent que « la croissance de l’économie mondiale continue à bien résister aux chocs récurrents » et que la politique monétaire a « enclenché une trajectoire de désinflation tout en limitant jusqu’ici les répercussions négatives pour la production et l’emploi ».
  - Risques de fond : « la faiblesse de la croissance à moyen terme et l’élévation des trajectoires d’endettement augmentent le risque » d’un environnement de « faible croissance et un fort endettement ».
- Risques identifiés :
  - Inflation hors alimentation et énergie plus persistante.
  - Accentuation des conflits et tensions géopolitiques.
  - Intensification des politiques protectionnistes.
  - Accumulation de vulnérabilités financières liée à l’assouplissement monétaire en cours et à la faible volatilité des marchés financiers malgré forte incertitude.
  - Pressions sur le secteur de l’immobilier commercial et ajustements du secteur immobilier dans certains pays.
- Recommandations de politique monétaire :
  - « Les administrateurs appellent les banques centrales à soigneusement doser leur politique monétaire de manière à rétablir la stabilité des prix, en évitant une orientation trop restrictive qui pourrait affaiblir la croissance et l’emploi. »
  - Maintenir une approche fondée sur les données et communiquer clairement.
  - Conserver des taux directeurs restrictifs « dans les pays où l’inflation hors alimentation et énergie continue de dépasser les cibles » ; « passer à une orientation plus neutre dans les pays où l’inflation est manifestement en recul, où les anticipations d’inflation à long terme restent solidement ancrées et où les écarts de production se réduisent. »
  - Tenir prêtes des mesures pour atténuer les perturbations de la volatilité des devises et des flux de capitaux, y compris s’appuyer sur les conseils spécifiques aux pays contenus dans le cadre stratégique intégré du FMI.
- Recommandations de politique budgétaire et structurelle :
  - Appel à « des rééquilibrages budgétaires soutenus, progressifs et soigneusement conçus » pour stabiliser la dette et constituer des marges de manœuvre.
  - Adapter le rythme des rééquilibrages à la situation économique, prévoir un soutien pour les plus vulnérables et préserver l’investissement public.
  - Priorité à l’amélioration de la gouvernance budgétaire (réduire l’accumulation de dette provenant de passifs conditionnels et d’arriérés).
  - Avancer des réformes structurelles pour dynamiser la croissance et accélérer la transition écologique ; améliorer l’acceptabilité sociale des réformes par une communication affinée et des mécanismes renforçant la confiance.
  - Accent sur des réformes ciblées : stimuler la productivité, promouvoir la concurrence, améliorer le capital humain et augmenter la participation au marché du travail.
  - Renforcer la coopération multilatérale pour les restructurations de la dette, atténuer les risques de fragmentation géoéconomique et accélérer la transition écologique dans le respect des règles de l’Organisation mondiale du commerce.
- Surveillance financière et stabilité :
  - Importance d’achever l’adoption et la mise en œuvre des mécanismes de redressement et de résolution pour traiter les banques défaillantes.
  - Maintenir l’application exhaustive et cohérente des normes internationales, y compris les accords de Bâle III.
  - Améliorer la préparation des institutions financières non bancaires sur le plan des liquidités, combler les lacunes de données et parfaire les tests de résistance applicables aux établissements non bancaires.

### Scénarios et incertitudes signalés
- Les administrateurs remarquent que certains facteurs pourraient entraîner une révision à la hausse des prévisions, notamment :
  - Une reprise de l’investissement plus vigoureuse dans les pays avancés.
  - Une amélioration des résultats économiques dans certains pays émergents.
  - Les bienfaits économiques potentiels de l’intelligence artificielle.
- Face à l’incertitude élevée, les autorités sont invitées à maintenir des instruments de politique prêts à intervenir.

*Source : calculs et tableaux extraits de l’appendice statistique des Perspectives de l’économie mondiale — Octobre 2024 (Fonds monétaire international).*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2024/october/french/text.pdf_
