## RÉSUMÉ

## Source details

**Canonical URL:** [RÉSUMÉ](https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2026/april/french/execsum.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/files/publications/weo/2026/april/french/execsum.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/files/publications/weo/2026/april/french/execsum.pdf.json)

---

### Perspectives macroéconomiques mondiales
- Selon les prévisions de référence, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,1 % en 2026 et à 3,2 % en 2027.
- Ce rythme est inférieur à son rythme récent, qui était d’environ 3,4 % en 2024–25, et inférieur à la moyenne historique (2000–19) de 3,7 %.
- Les prévisions pour 2026 sont abaissées de 0,2 point de pourcentage par rapport aux prévisions présentées dans la Mise à jour des PEM publiée en janvier 2026; celles pour 2027 restent inchangées.
- L’inflation globale mondiale devrait monter à 4,4 % en 2026, puis redescendre à 3,7 % en 2027; il s’agit d’une révision à la hausse pour ces deux années.
- Hypothèses sous-jacentes des prévisions de référence :
  - La guerre déclenchée fin février 2026 au Moyen-Orient est supposée être de durée, d’intensité et d’ampleur limitées, de sorte que ses perturbations s’estomperont d’ici mi-2026.
  - Projections calculées à partir des cours des contrats à terme sur marchandises au 10 mars.

### Effet du conflit et scénarios alternatifs
- Si la guerre n’avait pas eu lieu, la croissance mondiale pour 2026 aurait été revue à la hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport aux projections de la Mise à jour des PEM de janvier, pour atteindre 3,4 %.
- Scénarios défavorables :
  - Scénario 1 (hausse plus forte et plus durable des prix de l’énergie) : la croissance mondiale ralentirait à 2,5 % en 2026 et l’inflation accélérerait à 5,4 %.
  - Scénario 2 (dégâts plus importants aux infrastructures énergétiques de la région touchée) : la croissance mondiale serait ramenée à environ 2 % en 2026, et l’inflation globale se placerait juste au-dessus des 6 % d’ici 2027.
- Effets différenciés :
  - Les conséquences sur les pays émergents et les pays en développement seraient près de deux fois plus importantes que sur les pays avancés.

### Disparités régionales et groupes de pays
- Les prévisions de référence dessinent de fortes disparités entre les pays.
- Les révisions de la croissance et de l’inflation sont bien plus prononcées dans la région touchée par le conflit et dans d’autres pays particulièrement vulnérables, notamment les pays émergents et les pays en développement importateurs de produits de base et présentant déjà des fragilités.
- Par rapport à la Mise à jour des PEM de janvier, la révision à la baisse des prévisions de croissance pour les pays émergents et les pays en développement s’élève à 0,3 point de pourcentage pour 2026, tandis que les estimations pour les pays avancés restent globalement inchangées.

### Principaux risques pesant sur les perspectives
- Escalade des tensions géopolitiques pouvant déclencher la plus grave crise énergétique de l’ère moderne.
- Apparition de tensions politiques intérieures et enchevêtrement de facteurs de tensions politiques avec les virages des mesures commerciales et d’autres politiques internationales.
- Différents types de chocs susceptibles de provoquer :
  - des révisions des attentes de bénéfices générés par l’intelligence artificielle (IA) ou des marges de profit,
  - une correction brutale des marchés financiers,
  - un creusement du déficit budgétaire et une augmentation de la dette publique,
  - une érosion des institutions (notamment de l’indépendance des banques centrales) menant à une hausse des anticipations d’inflation.
- Risques positifs : adoption plus rapide que prévu de l’IA entraînant de forts gains de productivité et un dynamisme accru des entreprises; réformes structurelles et apaisement durable des tensions commerciales pouvant stimuler l’activité.

### Recommandations de politique économique (priorités et mesures)
- Priorité absolue : préserver la stabilité des prix et la stabilité financière, garantir la viabilité des finances publiques et mettre en œuvre rapidement des réformes structurelles.
- Politique monétaire et banques centrales :
  - Les banques centrales devraient rester vigilantes et se tenir prêtes à agir de manière claire et résolue, conformément à leur mandat.
  - Veiller à ce que des chocs prolongés sur l’offre ne déstabilisent pas les anticipations d’inflation.
  - Se réserver la possibilité de ne pas tenir compte des chocs négatifs sur l’offre tant que les anticipations d’inflation restent fermement ancrées et que la politique monétaire est déjà correctement calibrée.
  - Maintenir la transparence dans la communication et une forte indépendance des banques centrales.
- Gestion des marchés des changes et flux de capitaux :
  - En cas de risque imminent de fluctuations excessives ou désordonnées des taux de change, des interventions temporaires sur le marché des changes et des mesures de gestion des flux de capitaux peuvent se justifier, à condition qu’elles s’inscrivent dans le cadre d’orientations appropriées des politiques monétaire et budgétaire.
- Sectoriel et réglementaire :
  - Les autorités de contrôle du secteur financier doivent assurer une surveillance prudentielle rigoureuse, réaliser des analyses de scénarios et maintenir des niveaux adéquats de fonds propres, de liquidités et de réserves.
- Politique budgétaire et protection sociale :
  - Lorsqu’un soutien budgétaire est nécessaire pour protéger les catégories de population les plus vulnérables contre des chocs extérieurs extrêmes, ce soutien doit être ciblé, opportun, temporaire et financé par les enveloppes budgétaires existantes, en adoptant un nouvel ordre de priorité des dépenses.
  - Si un financement interne n’est pas possible, communiquer clairement la stratégie prévue pour rétablir l’équilibre des finances publiques.
  - Pour reconstituer les réserves en prévision de futurs chocs, mobiliser des recettes, redéfinir les dépenses prioritaires, optimiser l’efficience des dépenses et gérer avec prudence les recettes exceptionnelles, selon la situation propre à chaque pays.
- Deuxième priorité : remédier aux déséquilibres intérieurs, en particulier lorsque cela contribue aussi à atténuer les déséquilibres extérieurs excessifs.
  - Mesures budgétaires, structurelles et industrielles visant à éliminer les distorsions nationales pour réduire les déséquilibres extérieurs et stimuler la production mondiale.
- Commerce international :
  - Les restrictions au commerce ne contribuent que dans une faible mesure à corriger les déséquilibres et peuvent nuire à la production.
  - Les pays devraient opter pour la coopération et mener des actions coordonnées afin de rétablir la stabilité dans les relations économiques internationales.
  - Rechercher à renforcer l’intégration des échanges en s’appuyant sur des cadres d’action commerciale prévisibles, transparents et clairement communiqués.

*Fonds monétaire international | Avril 2026*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2026/april/french/execsum.pdf_
