## 1. La balance pétrolière mondiale s’adapte

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### Ajustement de la balance pétrolière (mars–mai comparé à janvier–février)
- Hypothèse clé: réouverture du détroit d’Ormuz à la mi-juillet et rétablissement global des conditions d’avant la guerre d’ici mars 2027.
- Remarque méthodologique: «Écart» dénote les erreurs de mesure et d’estimation. La première barre, «Janv.–fév.», indique que durant ces mois, la production était en moyenne supérieure de 2 millions de barils par jour à la consommation. Les facteurs saisonniers sont pris en compte; certaines données sont préliminaires et susceptibles de changer.
- Éléments chiffrés extraits du graphique:
  - Balance mars–mai : -4,0  2,0  -13,8  1,8  6,0  1,1  2,4  0,3  0,2
- Autres étiquettes apparaissant dans le graphique : Autre production; Janv.–févr.; Pétrole sur l’eau; Stock OCDE; Autres stocks; Production du Golfe; Baisse de la consommation; Écart; Ajustement réel; Réductions des stocks.

### Effets sur les prix des produits de base et intrants
- Hypothèses de prix retenues (cours du marché au 10 juin):
  - Indice des prix pétroliers APSP : 89 dollars le baril, soit 9 % de plus que le niveau retenu dans les prévisions de référence des PEM d’avril 2026.
  - Prix du gaz naturel (contrats à terme Dutch Title Transfer Facility) : 15 dollars, soit 5 % de plus que le prix annoncé dans les prévisions de référence d’avril.
  - Hausse attendue en 2026 par rapport à 2025 : pétrole brut +32 %; gaz naturel +22 %.
  - Prix des engrais : +26 %.
  - Denrées alimentaires : +8 %.
- Note: Les prix payés pour les produits de base dans différents pays peuvent s’écarter des références mondiales.

### Implications macroéconomiques et sur la politique économique
- Inflation et anticipations:
  - L’augmentation des prix de l’énergie et la hausse de l’inflation globale ont alimenté les anticipations d’inflation pour 2026 dans tous les pays; celles pour 2027 ont beaucoup moins évolué.
  - L’écart entre l’inflation globale et l’inflation hors alimentation et énergie s’est creusé dans les pays où la marge de manœuvre était plus importante, et s’est réduit dans ceux ayant plafonné les prix des carburants.
- Politique monétaire et budgétaire:
  - La politique monétaire devrait être moins accommodante compte tenu des pressions inflationnistes manifestes et d’un ralentissement modéré de l’activité.
  - Dans la zone euro et aux États-Unis, les taux directeurs devraient rester globalement stables en termes réels ex ante; au Japon, le taux directeur devrait tendre progressivement vers un niveau neutre.
  - La politique budgétaire des pays avancés devrait être globalement neutre en 2026, avant de se resserrer par la suite; un durcissement progressif est attendu dans les pays émergents et les pays en développement.
  - Les politiques commerciales actuelles, y compris des mesures présentées comme temporaires, sont supposées être maintenues tout au long de l’horizon de prévision.

### Croissance mondiale et disparités régionales (hypothèses retenues)
- Scénario de base: réouverture du détroit d’Ormuz mi-juillet; rétablissement des conditions d’avant la guerre d’ici mars 2027; projections des cours basées sur les prix du marché au 10 juin.
- Principales projections de croissance:
  - Croissance mondiale: 3,0 % en 2026, 3,4 % en 2027.
  - Pays avancés: 1,7 % en 2026, 1,8 % en 2027.
  - États-Unis: 2,3 % en 2026, 2,2 % en 2027.
  - Zone euro: 0,9 % en 2026, 1,2 % en 2027.
  - Royaume‑Uni: 1,0 % en 2026, 1,3 % en 2027.
  - Japon: 0,6 % en 2026, 0,7 % en 2027.
  - Corée: 2,6 % en 2026, 2,5 % en 2027.
  - Canada: 1,1 % en 2026, 1,7 % en 2027.
  - Pays émergents et pays en développement (PEPD): 3,8 % en 2026, 4,5 % en 2027.
  - Chine: 4,6 % en 2026.
  - Inde: 6,4 % en 2026.
  - Malaisie: 4,7 % en 2026.
  - Thaïlande: 1,9 % en 2026.
  - Viet Nam: 7,5 % en 2026.
  - Moyen‑Orient et Asie centrale: 0,7 % en 2026, 6,5 % en 2027.
- Observations sur disparités:
  - Perspectives améliorées pour certains exportateurs d’énergie et pour des pays étroitement intégrés à la chaîne de valeur technologique mondiale (y compris ceux dépendant du détroit d’Ormuz).
  - Perspectives révisées à la baisse pour les importateurs de produits de base qui ne peuvent pas tirer pleinement parti de l’activité liée à l’IA.
  - Le commerce mondial: croissance du volume du commerce prévue à 3,5 % en 2026 (contre 5,0 % en 2025), puis 4,3 % en 2027.

### Secteurs et facteurs contributionnels
- Facteurs soutenant la résilience:
  - Augmentation constante de la part des énergies renouvelables dans la production énergétique mondiale.
  - Amélioration de l’efficience énergétique dans de nombreux pays.
  - Mesures de soutien budgétaire et vigueur de la demande intérieure dans certains pays.
  - Investissement des entreprises dans les équipements et les produits de la propriété intellectuelle, notamment liés aux technologies et à l’intelligence artificielle, soutenant la croissance dans certains pays exportateurs de matériel d’IA.
- Groupes spécifiques:
  - Les quatre principaux exportateurs de matériel d’IA (la province chinoise de Taiwan, la Corée, la Thaïlande et la Malaisie) ont affiché une hausse inattendue moyenne annualisée et corrigée des variations saisonnières de 4,4 points de pourcentage.
  - Certains petits États insulaires en développement devraient connaître une croissance plus lente en raison de la hausse des coûts énergétiques, du ralentissement du tourisme et de la baisse des transferts de fonds.

### Perspectives régionales et évolutions de la croissance
- Arabie saoudite : prévisions de croissance de 1,7 % en 2026 et de 5,5 % en 2027.
- Iran : croissance pour 2026 révisée à la hausse de 0,7 point de pourcentage par rapport aux prévisions d’avril, pour s’établir à –5,4 % ; croissance pour 2027 révisée à la baisse de 0,3 point de pourcentage en raison d’une contraction moins marquée l’année précédente.
- Importateurs de produits de base du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord : devraient conserver une certaine résilience face au choc négatif sur les termes de l’échange provoqué par la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.
- Caucase et Asie centrale : continuent de bénéficier de facteurs favorables à la croissance.
- Afrique subsaharienne :
  - Croissance globale attendue stable à 4,3 % en 2026, avec d’importants écarts entre pays selon la marge de manœuvre des pouvoirs publics, la mise en œuvre des réformes et l’exposition aux chocs extérieurs.
  - Pays importateurs de pétrole et pauvres en ressources : davantage touchés par la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.
  - Nigéria : bénéficie d’une meilleure stabilité macroéconomique et d’effets positifs sur les termes de l’échange, même si la hausse des prix des produits de première nécessité devrait aggraver la pauvreté et l’insécurité alimentaire.
  - Afrique du Sud : perspectives de croissance stables à court terme et en amélioration grâce au renforcement des cadres d’action publique et à la poursuite des réformes structurelles.
  - Reste de la région (Afrique subsaharienne hors grandes économies) : croissance prévue en ralentissement sensible, passant de 5,6 % en 2025 à 5,2 % en 2026 et 2027.
- Amérique latine et Caraïbes : croissance stable à 2,4 % en 2026, puis légère hausse à 2,7 % en 2027.
  - Brésil : croissance devrait rester solide en 2026, puis ralentir quelque peu en 2027.
  - Mexique : accélération modérée attendue grâce à des politiques nationales moins restrictives, mais les incertitudes continueront de freiner l’activité.
- Pays émergents et pays en développement d’Europe : croissance modeste, à environ 2,0 %.
  - Russie : soutien partiel de l’augmentation des recettes d’exportation lié à la hausse des prix des produits de base ; taux de croissance maintenu à 1,1 %.
  - Pays à forte intensité énergétique et dépendants des importations de combustibles fossiles : perspectives moins favorables malgré des dépenses de défense accrues qui compensent partiellement les vents contraires.

### Inflation mondiale, dynamique et révisions
- Inflation globale : 4,1 % en 2025, 4,7 % en 2026, 3,9 % en 2027 ; la hausse prévue pour 2026 est principalement due à l’augmentation des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.
- Révisions par rapport à l’édition d’avril 2026 des PEM : prévisions pour 2026 revues à la hausse de 0,3 point de pourcentage ; prévisions pour 2027 revues à la hausse de 0,2 point de pourcentage.
- Inflation hors alimentation et énergie : ne devrait revenir que progressivement à son niveau cible dans plusieurs grandes puissances économiques:
  - Royaume-Uni : d’ici mi-2027.
  - Japon : d’ici fin 2027.
  - États-Unis : d’ici fin 2027.
  - Zone euro : pas avant 2028.
- Chine : taux d’inflation encore faible, mais devrait grimper.

### Principaux risques et scénarios d’évolution
- Risque le plus immédiat : évolution de la situation au Moyen-Orient.
  - Recrudescence des tensions : nuirait à la croissance et aggraverait les pressions inflationnistes.
  - Réouverture du détroit d’Ormuz plus facile que prévu et baisse des cours des produits de base : croissance plus forte et inflation plus faible que dans le scénario de référence.
- Effets de l’investissement lié à l’IA :
  - Scénario positif : dépenses d’investissement élevées liées à l’IA pourraient soutenir l’activité à court terme et accélérer la croissance à moyen terme si accompagnées de mesures sur l’énergie, les infrastructures, l’accès aux intrants et la réaffectation de la main-d’œuvre.
  - Scénario négatif : révision des attentes de rentabilité de l’IA entraînant contraction des investissements, correction des valorisations boursières et resserrement des conditions financières mondiales, avec risque de propagation via canaux commerciaux et financiers.
- Stocks de pétrole proches de leurs plus bas niveaux récents : prélèvements sur les stocks ont limité l’effet de la hausse modérée des prix du pétrole ; des perturbations prolongées ou une thésaurisation accrue pourraient conduire à des niveaux critiques et à une évolution non linéaire des prix.
- Risques pour les pays vulnérables :
  - Amplification des déséquilibres extérieurs, risque de tensions sur la balance des paiements, sorties de capitaux et réévaluation brutale des actifs.
  - Hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie : risque accru de troubles sociaux et d’instabilité politique intérieure, en particulier dans certains pays d’Afrique subsaharienne ou en période préélectorale.
  - Baisse de l’aide publique au développement : complique l’assainissement budgétaire et affaiblit la capacité à faire face aux menaces sanitaires et climatiques.

### Recommandations de politique macroéconomique et structurelle
- Politique monétaire : rester axée sur la préservation de la stabilité des prix.
  - Lorsque les pressions inflationnistes sont temporaires et les anticipations ancrées : maintenir les taux réels globalement constants sur un horizon raisonnable (ce qui peut nécessiter une hausse des taux directeurs nominaux).
  - Si hausse de l’inflation combinée à une surchauffe de la demande liée à l’essor technologique : prises de mesures supplémentaires pour éviter une surchauffe.
  - Dans les pays où la crédibilité est moindre ou la transmission des taux de change est forte : maintenir une politique monétaire plus restrictive plus longtemps, voire la resserrer.
  - En cas de chocs négatifs sur la demande : un assouplissement peut être envisagé s’il reste compatible avec le rétablissement de la stabilité des prix.
  - Importance cruciale de la communication : indiquer clairement comment les nouvelles données modifient l’équilibre des risques et préserver l’indépendance juridique et opérationnelle des banques centrales.
- Stabilité financière et interventions :
  - Renforcer la surveillance des expositions aux risques souverains, bancaires et non bancaires ; évaluer les risques de liquidité et de financement dans des scénarios défavorables ; garantir des fonds propres, liquidité et volants de réserve adéquats.
  - En cas de désordre sur le marché des changes et risque inflationniste aggravé : interventions temporaires sur le marché des changes ou mesures ciblées sur les mouvements de capitaux peuvent compléter l’arsenal macroéconomique, conformément au cadre stratégique intégré du FMI.
- Politique budgétaire :
  - Éviter les subventions, allégements fiscaux et contrôles des prix de grande ampleur ; privilégier des aides temporaires, étroitement ciblées en faveur des ménages vulnérables et compatibles avec la stabilité des prix.
  - Critères stricts pour soutenir les entreprises : aide destinée aux entreprises viables et à forte intensité énergétique, sous réserve d’améliorations de l’efficacité énergétique.
  - Pays bénéficiant de recettes exceptionnelles tirées des produits de base et de la phase ascendante du cycle technologique : éviter les dépenses procycliques ; épargner ou réaffecter ces gains dans le cadre d’une politique budgétaire crédible à moyen terme fondée sur la viabilité de la dette.
  - Reconstituer la marge de manœuvre budgétaire : assainissement réaliste à moyen terme reposant sur des mesures durables en matière de recettes, renforcement de l’administration fiscale, meilleure efficience des dépenses et réorientation vers les infrastructures, les compétences et une protection sociale bien ciblée.
- Réformes structurelles :
  - Favoriser le dynamisme des entreprises, adoption accélérée des technologies renouvelables et économes en énergie pour améliorer la sécurité énergétique et atteindre les objectifs climatiques.
  - Investir dans les compétences, l’énergie et les infrastructures numériques ; renforcer la gouvernance des données et la cybersécurité pour tirer profit de l’IA et de la transformation numérique.
  - Correction des déséquilibres intérieurs : poursuite du rééquilibrage en Chine, assainissement crédible des finances publiques aux États-Unis et intégration plus poussée du marché unique au sein de l’Union européenne.
- Coopération internationale :
  - Favoriser des règles économiques internationales consensuelles, cadres commerciaux transparents et mutuellement avantageux, modernisation des règles commerciales pour tenir compte de l’importance croissante des services et de la résilience des chaînes d’approvisionnement.
  - Éviter les interdictions d’exporter qui accentuent les pénuries et la volatilité des prix mondiaux.
  - Les prêts du FMI peuvent offrir un filet de sécurité face aux problèmes de liquidité ; les pays en situation de surendettement peuvent nécessiter un processus rapide et ordonné de résolution de la dette, soutenu par le Cadre commun du Groupe des Vingt et la table ronde mondiale sur la dette souveraine.

### Indicateurs et chiffres clés sélectionnés (extraits)
- Croissance : Afrique subsaharienne 4,3 % en 2026.
- Croissance régionale spécifique : reste de la région (Afrique subsaharienne) 5,6 % en 2025 → 5,2 % en 2026 et 2027.
- Amérique latine et Caraïbes : 2,4 % en 2026 → 2,7 % en 2027.
- Russie : taux de croissance maintenu à 1,1 %.
- Inflation globale : 4,1 % en 2025 → 4,7 % en 2026 → 3,9 % en 2027.
- Révisions d’inflation : +0,3 point de pourcentage pour 2026 et +0,2 point de pourcentage pour 2027 par rapport à l’édition d’avril 2026 des PEM.
- Hypothèses de prix du pétrole (sur la base des marchés à terme, au 10 juin 2026) mentionnées dans le tableau : 89,27 dollars le baril en 2026 et 78,70 dollars le baril en 2027.

*MISE À JOUR DES PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE — Fonds monétaire international | Juillet 2026 (extraits du chapitre «1. La balance pétrolière mondiale s’adapte»).*

### 1. La balance pétrolière mondiale s’adapte

### 1. La balance pétrolière mondiale s’adapte

### Ajustement de la balance pétrolière (mars–mai comparé à janvier–février)
- Hypothèse clé: réouverture du détroit d’Ormuz à la mi-juillet et rétablissement global des conditions d’avant la guerre d’ici mars 2027.
- Remarque méthodologique: «Écart» dénote les erreurs de mesure et d’estimation. La première barre, «Janv.–fév.», indique que durant ces mois, la production était en moyenne supérieure de 2 millions de barils par jour à la consommation. Les facteurs saisonniers sont pris en compte; certaines données sont préliminaires et susceptibles de changer.
- Éléments chiffrés extraits du graphique (présentation telle que dans le texte source):
  - Balance mars–mai : -4,0  2,0  -13,8  1,8  6,0  1,1  2,4  0,3  0,2
  - Autres étiquettes apparaissant dans le graphique : Autre production; Janv.–févr.; Pétrole sur l’eau; Stock OCDE; Autres stocks; Production du Golfe; Baisse de la consommation; Écart; Ajustement réel; Réductions des stocks.

### Effets sur les prix des produits de base et intrants
- Hypothèses de prix retenues (cours du marché au 10 juin):
  - Indice des prix pétroliers APSP : 89 dollars le baril, soit 9 % de plus que le niveau retenu dans les prévisions de référence des PEM d’avril 2026.
  - Prix du gaz naturel (contrats à terme Dutch Title Transfer Facility) : 15 dollars, soit 5 % de plus que le prix annoncé dans les prévisions de référence d’avril.
  - Hausse attendue en 2026 par rapport à 2025 : pétrole brut +32 %; gaz naturel +22 %.
  - Prix des engrais : +26 %.
  - Denrées alimentaires : +8 %.
- Note: Les prix payés pour les produits de base dans différents pays peuvent s’écarter des références mondiales.

### Implications macroéconomiques et sur la politique économique
- Inflation et anticipations:
  - L’augmentation des prix de l’énergie et la hausse de l’inflation globale ont alimenté les anticipations d’inflation pour 2026 dans tous les pays; celles pour 2027 ont beaucoup moins évolué.
  - L’écart entre l’inflation globale et l’inflation hors alimentation et énergie s’est creusé dans les pays où la marge de manœuvre était plus importante, et s’est réduit dans ceux ayant plafonné les prix des carburants.
- Politique monétaire et budgétaire:
  - La politique monétaire devrait être moins accommodante compte tenu des pressions inflationnistes manifestes et d’un ralentissement modéré de l’activité.
  - Dans la zone euro et aux États-Unis, les taux directeurs devraient rester globalement stables en termes réels ex ante; au Japon, le taux directeur devrait tendre progressivement vers un niveau neutre.
  - La politique budgétaire des pays avancés devrait être globalement neutre en 2026, avant de se resserrer par la suite; un durcissement progressif est attendu dans les pays émergents et les pays en développement.
  - Les politiques commerciales actuelles, y compris des mesures présentées comme temporaires, sont supposées être maintenues tout au long de l’horizon de prévision.

### Croissance mondiale et disparités régionales (hypothèses retenues)
- Scénario de base: réouverture du détroit d’Ormuz mi-juillet; rétablissement des conditions d’avant la guerre d’ici mars 2027; projections des cours basées sur les prix du marché au 10 juin.
- Principales projections de croissance:
  - Croissance mondiale: 3,0 % en 2026, 3,4 % en 2027.
  - Pays avancés: 1,7 % en 2026, 1,8 % en 2027.
  - États-Unis: 2,3 % en 2026, 2,2 % en 2027.
  - Zone euro: 0,9 % en 2026, 1,2 % en 2027.
  - Royaume‑Uni: 1,0 % en 2026, 1,3 % en 2027.
  - Japon: 0,6 % en 2026, 0,7 % en 2027.
  - Corée: 2,6 % en 2026, 2,5 % en 2027.
  - Canada: 1,1 % en 2026, 1,7 % en 2027.
  - Pays émergents et pays en développement (PEPD): 3,8 % en 2026, 4,5 % en 2027.
  - Chine: 4,6 % en 2026.
  - Inde: 6,4 % en 2026.
  - Malaisie: 4,7 % en 2026.
  - Thaïlande: 1,9 % en 2026.
  - Viet Nam: 7,5 % en 2026.
  - Moyen‑Orient et Asie centrale: 0,7 % en 2026, 6,5 % en 2027.
- Observations sur disparités:
  - Perspectives améliorées pour certains exportateurs d’énergie et pour des pays étroitement intégrés à la chaîne de valeur technologique mondiale (y compris ceux dépendant du détroit d’Ormuz).
  - Perspectives révisées à la baisse pour les importateurs de produits de base qui ne peuvent pas tirer pleinement parti de l’activité liée à l’IA.
  - Le commerce mondial: croissance du volume du commerce prévue à 3,5 % en 2026 (contre 5,0 % en 2025), puis 4,3 % en 2027.

### Secteurs et facteurs contributionnels
- Facteurs soutenant la résilience:
  - Augmentation constante de la part des énergies renouvelables dans la production énergétique mondiale.
  - Amélioration de l’efficience énergétique dans de nombreux pays.
  - Mesures de soutien budgétaire et vigueur de la demande intérieure dans certains pays.
  - Investissement des entreprises dans les équipements et les produits de la propriété intellectuelle, notamment liés aux technologies et à l’intelligence artificielle, soutenant la croissance dans certains pays exportateurs de matériel d’IA.
- Groupes spécifiques:
  - Les quatre principaux exportateurs de matériel d’IA (la province chinoise de Taiwan, la Corée, la Thaïlande et la Malaisie) ont affiché une hausse inattendue moyenne annualisée et corrigée des variations saisonnières de 4,4 points de pourcentage.
  - Certains petits États insulaires en développement devraient connaître une croissance plus lente en raison de la hausse des coûts énergétiques, du ralentissement du tourisme et de la baisse des transferts de fonds.

*Source: MISE À JOUR DES PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE, Fonds monétaire international | Juillet 2026 (extraits du chapitre «1. La balance pétrolière mondiale s’adapte»).*

### 2027. L’Arabie saoudite, qui dispose de voies d’exportation plus diversifiées, est un peu moins touchée,

### 2027. L’Arabie saoudite, qui dispose de voies d’exportation plus diversifiées, est un peu moins touchée,

### Perspectives régionales et évolutions de la croissance
- Arabie saoudite : prévisions de croissance de 1,7 % en 2026 et de 5,5 % en 2027.
- Iran : croissance pour 2026 révisée à la hausse de 0,7 point de pourcentage par rapport aux prévisions d’avril, pour s’établir à –5,4 % ; croissance pour 2027 révisée à la baisse de 0,3 point de pourcentage en raison d’une contraction moins marquée l’année précédente.
- Importateurs de produits de base du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord : devraient conserver une certaine résilience face au choc négatif sur les termes de l’échange provoqué par la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.
- Caucase et Asie centrale : continuent de bénéficier de facteurs favorables à la croissance.
- Afrique subsaharienne : croissance globale attendue stable à 4,3 % en 2026, avec d’importants écarts entre pays selon la marge de manœuvre des pouvoirs publics, la mise en œuvre des réformes et l’exposition aux chocs extérieurs.
  - Pays importateurs de pétrole et pauvres en ressources : davantage touchés par la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.
  - Nigéria : bénéficie d’une meilleure stabilité macroéconomique et d’effets positifs sur les termes de l’échange, même si la hausse des prix des produits de première nécessité devrait aggraver la pauvreté et l’insécurité alimentaire.
  - Afrique du Sud : perspectives de croissance stables à court terme et en amélioration grâce au renforcement des cadres d’action publique et à la poursuite des réformes structurelles.
  - Reste de la région (Afrique subsaharienne hors grandes économies) : croissance prévue en ralentissement sensible, passant de 5,6 % en 2025 à 5,2 % en 2026 et 2027.
- Amérique latine et Caraïbes : croissance stable à 2,4 % en 2026, puis légère hausse à 2,7 % en 2027.
  - Brésil : croissance devrait rester solide en 2026, puis ralentir quelque peu en 2027.
  - Mexique : accélération modérée attendue grâce à des politiques nationales moins restrictives, mais les incertitudes continueront de freiner l’activité.
- Pays émergents et pays en développement d’Europe : croissance modeste, à environ 2,0 %.
  - Russie : soutien partiel de l’augmentation des recettes d’exportation lié à la hausse des prix des produits de base ; taux de croissance maintenu à 1,1 %.
  - Pays à forte intensité énergétique et dépendants des importations de combustibles fossiles : perspectives moins favorables malgré des dépenses de défense accrues qui compensent partiellement les vents contraires.

### Inflation mondiale, dynamique et révisions
- Inflation globale : 4,1 % en 2025, 4,7 % en 2026, 3,9 % en 2027 ; la hausse prévue pour 2026 est principalement due à l’augmentation des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.
- Révisions par rapport à l’édition d’avril 2026 des PEM : prévisions pour 2026 revues à la hausse de 0,3 point de pourcentage ; prévisions pour 2027 revues à la hausse de 0,2 point de pourcentage.
- Inflation hors alimentation et énergie : ne devrait revenir que progressivement à son niveau cible dans plusieurs grandes puissances économiques :
  - Royaume-Uni : d’ici mi-2027.
  - Japon : d’ici fin 2027.
  - États-Unis : d’ici fin 2027.
  - Zone euro : pas avant 2028.
- Chine : taux d’inflation encore faible, mais devrait grimper.

### Principaux risques et scénarios d’évolution
- Risque le plus immédiat : évolution de la situation au Moyen-Orient.
  - Recrudescence des tensions : nuirait à la croissance et aggraverait les pressions inflationnistes.
  - Réouverture du détroit d’Ormuz plus facile que prévu et baisse des cours des produits de base : croissance plus forte et inflation plus faible que dans le scénario de référence.
- Effets de l’investissement lié à l’IA :
  - Scénario positif : dépenses d’investissement élevées liées à l’IA pourraient soutenir l’activité à court terme et accélérer la croissance à moyen terme si accompagnées de mesures sur l’énergie, les infrastructures, l’accès aux intrants et la réaffectation de la main-d’œuvre.
  - Scénario négatif : révision des attentes de rentabilité de l’IA entraînant contraction des investissements, correction des valorisations boursières et resserrement des conditions financières mondiales, avec risque de propagation via canaux commerciaux et financiers.
- Stocks de pétrole proches de leurs plus bas niveaux récents : prélèvements sur les stocks ont limité l’effet de la hausse modérée des prix du pétrole ; des perturbations prolongées ou une thésaurisation accrue pourraient conduire à des niveaux critiques et à une évolution non linéaire des prix.
- Risques pour les pays vulnérables :
  - Amplification des déséquilibres extérieurs, risque de tensions sur la balance des paiements, sorties de capitaux et réévaluation brutale des actifs.
  - Hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie : risque accru de troubles sociaux et d’instabilité politique intérieure, en particulier dans certains pays d’Afrique subsaharienne ou en période préélectorale.
  - Baisse de l’aide publique au développement : complique l’assainissement budgétaire et affaiblit la capacité à faire face aux menaces sanitaires et climatiques.

### Recommandations de politique macroéconomique et structurelle
- Politique monétaire : rester axée sur la préservation de la stabilité des prix.
  - Lorsque les pressions inflationnistes sont temporaires et les anticipations ancrées : maintenir les taux réels globalement constants sur un horizon raisonnable (ce qui peut nécessiter une hausse des taux directeurs nominaux).
  - Si hausse de l’inflation combinée à une surchauffe de la demande liée à l’essor technologique : prises de mesures supplémentaires pour éviter une surchauffe.
  - Dans les pays où la crédibilité est moindre ou la transmission des taux de change est forte : maintenir une politique monétaire plus restrictive plus longtemps, voire la resserrer.
  - En cas de chocs négatifs sur la demande : un assouplissement peut être envisagé s’il reste compatible avec le rétablissement de la stabilité des prix.
  - Importance cruciale de la communication : indiquer clairement comment les nouvelles données modifient l’équilibre des risques et préserver l’indépendance juridique et opérationnelle des banques centrales.
- Stabilité financière et interventions : renforcer la surveillance des expositions aux risques souverains, bancaires et non bancaires ; évaluer les risques de liquidité et de financement dans des scénarios défavorables ; garantir des fonds propres, liquidité et volants de réserve adéquats.
  - En cas de désordre sur le marché des changes et risque inflationniste aggravé : interventions temporaires sur le marché des changes ou mesures ciblées sur les mouvements de capitaux peuvent compléter l’arsenal macroéconomique, conformément au cadre stratégique intégré du FMI.
- Politique budgétaire :
  - Éviter les subventions, allégements fiscaux et contrôles des prix de grande ampleur ; privilégier des aides temporaires, étroitement ciblées en faveur des ménages vulnérables et compatibles avec la stabilité des prix.
  - Critères stricts pour soutenir les entreprises : aide destinée aux entreprises viables et à forte intensité énergétique, sous réserve d’améliorations de l’efficacité énergétique.
  - Pays bénéficiant de recettes exceptionnelles tirées des produits de base et de la phase ascendante du cycle technologique : éviter les dépenses procycliques ; épargner ou réaffecter ces gains dans le cadre d’une politique budgétaire crédible à moyen terme fondée sur la viabilité de la dette.
  - Reconstituer la marge de manœuvre budgétaire : assainissement réaliste à moyen terme reposant sur des mesures durables en matière de recettes, renforcement de l’administration fiscale, meilleure efficience des dépenses et réorientation vers les infrastructures, les compétences et une protection sociale bien ciblée.
- Réformes structurelles :
  - Favoriser le dynamisme des entreprises, adoption accélérée des technologies renouvelables et économes en énergie pour améliorer la sécurité énergétique et atteindre les objectifs climatiques.
  - Investir dans les compétences, l’énergie et les infrastructures numériques ; renforcer la gouvernance des données et la cybersécurité pour tirer profit de l’IA et de la transformation numérique.
  - Correction des déséquilibres intérieurs : poursuite du rééquilibrage en Chine, assainissement crédible des finances publiques aux États-Unis et intégration plus poussée du marché unique au sein de l’Union européenne.
- Coopération internationale :
  - Favoriser des règles économiques internationales consensuelles, cadres commerciaux transparents et mutuellement avantageux, modernisation des règles commerciales pour tenir compte de l’importance croissante des services et de la résilience des chaînes d’approvisionnement.
  - Éviter les interdictions d’exporter qui accentuent les pénuries et la volatilité des prix mondiaux.
  - Les prêts du FMI peuvent offrir un filet de sécurité face aux problèmes de liquidité ; les pays en situation de surendettement peuvent nécessiter un processus rapide et ordonné de résolution de la dette, soutenu par le Cadre commun du Groupe des Vingt et la table ronde mondiale sur la dette souveraine.

### Indicateurs et chiffres clés sélectionnés (extraits)
- Croissance : Afrique subsaharienne 4,3 % en 2026.
- Croissance régionale spécifique : reste de la région (Afrique subsaharienne) 5,6 % en 2025 → 5,2 % en 2026 et 2027.
- Amérique latine et Caraïbes : 2,4 % en 2026 → 2,7 % en 2027.
- Russie : taux de croissance maintenu à 1,1 %.
- Inflation globale : 4,1 % en 2025 → 4,7 % en 2026 → 3,9 % en 2027.
- Révisions d’inflation : +0,3 point de pourcentage pour 2026 et +0,2 point de pourcentage pour 2027 par rapport à l’édition d’avril 2026 des PEM.
- Hypothèses de prix du pétrole (sur la base des marchés à terme, au 10 juin 2026) mentionnées dans le tableau : 89,27 dollars le baril en 2026 et 78,70 dollars le baril en 2027.

*MISE À JOUR DES PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE — Fonds monétaire international | Juillet 2026*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2026/update/july/french/text.pdf_
