## sreo1012fc1

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### Introduction et résumé — principaux constats
- La croissance est restée généralement robuste en Afrique subsaharienne malgré l’atonie de l’économie mondiale.
- La production régionale devrait augmenter d’au moins 5 % en 2012–13.
- Perspectives à court terme : taux de croissance projeté à 5¼ % par an sur la période 2012–13.
- Les projections du FMI pour la croissance mondiale en 2012–13 ont été revues à la baisse et tablent maintenant sur une croissance de 3,6 % en 2013, contre 4,1 % auparavant.
- L’inflation régionale devrait diminuer pour s’établir à environ 8 % en 2012 et à environ 7 % en 2013.
- Le Soudan du Sud, membre du FMI depuis le 18 avril 2012, contribue à raison d’environ 1 % au PIB total de l’Afrique subsaharienne (PPA); les données disponibles sont incomplètes.

### Perspectives de croissance et canaux de transmission
- Croissance projetée :
  - Afrique subsaharienne : production régionale «devrait augmenter d’au moins 5 % en 2012–13».
  - La région est «en bonne voie pour enregistrer un taux de croissance d’environ 5¼ % par an en 2012–13».
- Hétérogénéité :
  - La plupart des pays à faible revenu affichent une expansion solide.
  - Ralentissement particulièrement marqué dans certains pays à revenu intermédiaire, notamment l’Afrique du Sud (croissance prévue «à environ 2½ % en 2012») et dans les pays liés aux marchés européens.
  - La demande intérieure, y compris l’investissement public et privé lié aux ressources naturelles, soutient la croissance malgré un fléchissement des exportations.

### Inflation, prix alimentaires et sécurité alimentaire
- Inflation :
  - L’inflation a ralenti en 2012, en lien avec la baisse des prix des produits alimentaires et des carburants après la flambée de 2011.
  - Perspective régionale : «l’inflation devrait diminuer pour s’établir à environ 8 % en 2012 et à environ 7 % en 2013».
  - Le recul de l’inflation a été particulièrement sensible en Afrique de l’Est, où un resserrement prononcé de la politique monétaire a contribué à juguler la poussée d’inflation.
- Prix alimentaires (juillet 2012) — variations (%) :
  - Total denrées alimentaires : Sur un an 2,59 ; Mensuelle 9,3
  - Maïs : Sur un an 10,7 ; Mensuelle 24,6
  - Riz : Sur un an 5,9 ; Mensuelle -4,6
  - Blé : Sur un an 13,8 ; Mensuelle 25,2
  - Soja : Sur un an 21,4 ; Mensuelle 16,7
- Vulnérabilités :
  - Le riz est la denrée de base la plus importée et ses prix internationaux sont les plus stables.
  - Le renchérissement du blé et du maïs peut engendrer des tensions locales (ex. hausse des prix de la farine en Côte d'Ivoire).
  - SADC a estimé un déficit de céréales en 2012 et environ 5,5 millions de personnes risquent d'être victimes de l'insécurité alimentaire dans la région de la SADC.
  - Simulation : une augmentation additionnelle de 10 % des prix alimentaires se traduirait pour la République démocratique du Congo, le Lesotho et le Zimbabwe par une détérioration du solde de la balance commerciale pouvant atteindre 1 point de PIB.

### Scénarios de risque et impacts projetés
- Effet global d’un ralentissement mondial :
  - «On estime qu’un ralentissement de l’activité mondiale se traduirait vraisemblablement par une diminution du taux de croissance régionale d’environ 1 % par an, selon l’ampleur et la durée du ralentissement.»
  - Une diminution de 1 point de pourcentage de la croissance mondiale ampute la croissance en Afrique d’environ 0,6 point.
  - Au‑delà de 2014, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne serait réduit d’environ 1 point de pourcentage en 2015 et en 2016.
- Scénario 1 (aggravation de la dynamique de la zone euro) — hypothèses et impacts :
  - Dans la zone euro, la production des pays au cœur de la zone serait inférieure de 1½ % par rapport au scénario de référence.
  - Baisse de la production mondiale d'environ près de 2 points de pourcentage.
  - Cours mondiaux : pétrole et autres produits de base chuteraient respectivement d'environ 17 % et 8 %.
  - Conséquences pour l'Afrique subsaharienne :
    - Perte de production d'environ 1 % à 1,2 % du PIB en 2013.
    - Afrique du Sud : pertes peut-être de l'ordre de 1,4 point de pourcentage.
    - Pays producteurs de pétrole : pertes de production modestes; principale conséquence = érosion des réserves de change.
- Scénario 2 (réduction de la croissance potentielle mondiale) — hypothèses et impacts :
  - Hypothèse : croissance potentielle future inférieure de 0,5 point pour les pays avancés et de 1 point pour les pays émergents par an sur 2013–16.
  - Production mondiale inférieure d'environ 2¼ points de pourcentage en 2014 et de 5½ points de pourcentage en 2016.
  - Cours des produits de base inférieurs d'environ 15 % en 2014 et de 20 % à 30 % en 2016.
  - Principaux résultats pour l'Afrique subsaharienne :
    - Impact négatif sur la croissance régionale : environ ¼ de point en 2013 et 1 point en 2014.
    - Soldes budgétaires : dégradation d'environ 2½ points de pourcentage d'ici 2014, pays exportateurs de pétrole les plus touchés.
    - Soldes extérieurs : détérioration d'environ 0,5 % en 2014 (amélioration pour importateurs de pétrole; dégradation pour exportateurs de pétrole).
    - Afrique du Sud : PIB inférieur d'environ 2 points de pourcentage en 2014 par rapport au scénario de référence.

### Marges de manœuvre macroéconomique et options de politique
- Définition : capacité à financer déficits budgétaires accrus sans tensions excessives, à assouplir la politique monétaire sans fortes tensions inflationnistes, et à disposer de réserves suffisantes.
- Situation générale :
  - La marge de manœuvre est généralement plus étroite qu’en 2008 dans la plupart des pays, et étroite dans la plupart des États fragiles.
  - Pour disposer d’un espace budgétaire, il faut un niveau modéré d’endettement intérieur et un marché financier intérieur suffisamment profond.
  - Le taux de couverture moyen des pays à faible revenu et des États fragiles atteint à peine trois mois d’importations.
  - Pour environ 40 % des pays subsahariens, le taux de couverture est inférieur au seuil de trois mois d’importations.
- Reconstituer les marges :
  - Si la croissance reste robuste, les décideurs des économies en expansion rapide devraient «entreprendre de reconstituer les marges de manœuvre sur le plan budgétaire et extérieur».
  - Options et priorités :
    - Réduction des subventions énergétiques coûteuses et mal ciblées.
    - Éviter une contraction budgétaire procyclique «tant que les déficits accrus peuvent être financés».
    - Recours possible à des financements extérieurs publics bilatéraux ou multilatéraux pour les pays à faible revenu soumis à fortes contraintes de financement.
    - Combinaison de mesures budgétaires, monétaires et de taux de change adaptée selon le régime de change, la capacité de financement et la situation inflationniste.
- Politique monétaire :
  - Les pays menant une politique monétaire autonome et ayant ancré l’inflation sont mieux placés pour assouplir si nécessaire.
  - Prudence en cas de risque d’envolée des prix alimentaires; assouplissement implique crédibilité de la banque centrale.

### Rééquilibrage budgétaire et subventions énergétiques
- Coûts et incidence des subventions énergétiques :
  - Subventions aux produits pétroliers : en moyenne en 2011 près de 2,0 % du PIB (coût budgétaire médian, 2008–11).
  - Passifs éventuels liés à la dette, aux arriérés et pertes d’exploitation des entreprises d’État dans le raffinage/importation/distribution : 0,5 % du PIB en moyenne.
  - Défauts quasi budgétaires des compagnies publiques d’électricité : environ 1½ % du PIB en moyenne en 2009–10.
- Répartition des bénéfices des subventions (par quintile) :
  - Plus bas (1) : 7,84 %
  - Quintile 2 : 11,46 %
  - Quintile 3 : 15,30 %
  - Quintile 4 : 21,20 %
  - Plus haut (5) : 44,21 %
- Impact d’une hausse de 0,25 dollar par litre du prix du pétrole sur la consommation totale des ménages (extraits, en pourcentage) :
  - Total : 5,8 5,6 5,5 6,0 5,7
  - Impact direct : 2,2 1,9 1,8 1,7 2,1 1,9
  - Essence : 0,1 0,1 0,1 0,2 0,6 0,2
  - Pétrole lampant : 1,9 1,4 1,2 0,9 0,6 1,2
  - GPL : 0,1 0,1 0,1 0,2 0,2 0,2
  - Electricité : 0,2 0,3 0,3 0,4 0,6 0,4
  - Impact indirect : 3,5 3,7 3,7 3,9 4,0 3,8
- Recommandations pratiques pour réduire les subventions :
  - Mettre en place des instruments ciblés pour aider les ménages défavorisés (idéalement subventions en espèces ciblées).
  - Accompagner la suppression des subventions d’engagements crédibles à compenser les groupes vulnérables et d’une communication ciblée.
  - Exemples de mesures d’atténuation : subventions croisées pour coûts de transport et distribution (Kenya, Namibie); subvention aux transports publics (Niger).

### Santé financière, dette et financement
- Déficits budgétaires :
  - Déficits demeurent élevés dans la plupart des pays non exportateurs de pétrole.
  - Plusieurs pays ont pris des mesures d’ajustement post-récession mondiale; déficits ne devraient diminuer que légèrement en 2012 et rester supérieurs aux niveaux d’avant la crise.
  - Pays exportateurs de pétrole : Angola et République du Congo devraient enregistrer des excédents substantiels réduits en 2012; Nigéria et Tchad proches de l’équilibre; Cameroun s’affaiblit.
- Dette publique :
  - Ratios dette publique/PIB en hausse dans plusieurs pays — surtout pays à revenu intermédiaire (Afrique du Sud, Namibie) mais aussi Cameroun, Nigéria, Tanzanie, Gambie.
  - L’endettement global de la région n’a pas beaucoup varié car de nombreux pays voient leurs ratios d’endettement diminuer.
  - Encadré méthodologique (encadré 1.2) : comparaison du solde primaire à moyen terme (p) au solde primaire stabilisant le ratio dette/PIB (p*); λ = (r - g) / (1+g).
  - La crise de 2009 a interrompu la réduction généralisée des ratios dette/PIB; plus de la moitié des pays affichaient un écart du solde primaire négatif en 2012.
- Accès aux marchés et financements :
  - Entrées récentes sur les marchés obligataires internationaux :
    - Angola : émission de 1 milliard de dollars d'obligations à 7 ans avec un coupon de 7 % (août 2012).
    - Zambie : émission de 750 millions de dollars d'obligations à 10 ans avec un coupon de 5,375 % (septembre 2012).
  - Les possibilités d’emprunt extérieur se sont accrues pour certains pays; l’accès aux marchés financiers étrangers reste difficile pour la plupart.

### Santé des systèmes financiers
- Ratios et rentabilité :
  - Ratios de fonds propres : légère amélioration en 2009, dégradation en 2010, rétablissement partiel en 2011.
  - Rentabilité des banques : tendance à la baisse, diminution des taux de rendement des actifs et des fonds propres.
- Données 2011 — moyennes régionales (Pourcentage) :
  - Moyenne : Rendement des fonds propres 12,0 / Fonds propres/actifs 7,5 / Créances improductives/total des créances 61,2 / Provisions/créances improductives 2,3 / Rendement des actifs 20,4
  - Médiane : 13,3 / 6,7 / 55,1 / 2,4 / 22,0
- Notes : qualité imparfaite des données et manque d’uniformité des définitions; vigilance requise, surtout pour la supervision des banques panafricaines.

### Présentation du Soudan du Sud (Encadré 1.1)
- Population : 8,3 millions (recensement de 2008), dont un tiers ont moins de 10 ans; 65 groupes ethniques différents.
- Superficie totale : environ 645.000 kilomètres carrés.
- Structure économique :
  - Le pétrole fournit 98 percent des recettes publiques et 99 percent des exportations.
  - Agriculture de subsistance et élevage comme autres activités principales.
- RNB par habitant : voisin de 1.000 dollars.
- Infrastructures : 100 km de routes revêtues, essentiellement dans la capitale Djouba.
- Indicateurs sociaux (comparés à la moyenne Afrique subsaharienne 2006–09) :
  - Population (millions, 2008) : 8,375 / 50
  - Incidence de la pauvreté : 51 / 48
  - Taux d'alphabétisme : 27 / 66
  - Taux de mortalité, moins de 5 ans (décès pour 1.000 enfants) : 102 / 84
  - Prévalence de la sous-alimentation : 47 / 26
  - Taux de scolarisation primaire (brut) : 48 / 68
  - Accès à une source d'eau améliorée : 55 / 60
- Actions institutionnelles : création du ministère des finances, agences de recouvrement des recettes, Bureau national de la statistique et banque centrale.
- Assistance du FMI : création d’un fonds de fiducie spécial pour le Soudan du Sud (trois ans) pour fournir assistance technique et formation; admissibilité aux financements concessionnels du FMI.

### Conclusions synthétiques et recommandations
- Perspectives de croissance 2012–13 : la dynamique devrait se maintenir; une évolution défavorable de l’économie mondiale laisserait entrevoir une baisse d’environ 1 point de pourcentage de la croissance régionale.
- Rééquilibrage budgétaire : justifié dans les économies dynamiques qui n’ont pas reconstitué la marge d’action pré-crise; mise en œuvre avec souplesse compte tenu des incertitudes mondiales.
- Priorités politiques :
  - Reconstituer la marge d’action budgétaire et extérieure.
  - Réduire les subventions énergétiques mal ciblées et coûteuses, en protégeant les groupes vulnérables par des mesures ciblées.
  - Élargir les bases de recettes fiscales intérieures dans les pays à faible revenu et États fragiles pour financer l’investissement public.
  - Recourir, si nécessaire, à des financements extérieurs publics bilatéraux ou multilatéraux pour les pays sans marge d’action.
- Données et chronologie : estimations des services du FMI au 7 septembre 2012; projections utilisées pour l’édition d’octobre 2012 des Perspectives de l’économie mondiale; couverture : 45 pays d’Afrique subsaharienne (données incomplètes pour le Soudan du Sud).

*Source : Chapitre 1, "Introduction et résumé", Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne (extraits du chapitre; estimations des services du FMI au 7 septembre 2012; projections utilisées pour l’édition d’octobre 2012).*

### Introduction et résumé .................................................................................................

### Introduction et résumé

### Résumé exécutif
- La croissance est restée généralement robuste en Afrique subsaharienne malgré l’atonie de l’économie mondiale.
- La production régionale devrait augmenter d’au moins 5 % en 2012–13.
- Les perspectives à court terme laissent entrevoir un taux de croissance de 5¼ % par an sur la période 2012–13.
- Les perspectives mondiales se sont dégradées au cours des six derniers mois; les projections du FMI pour la croissance mondiale en 2012–13 ont été revues à la baisse et tablent maintenant sur une croissance de 3,6 % en 2013, contre 4,1 % auparavant.
- L’inflation régionale devrait diminuer pour s’établir à environ 8 % en 2012 et à environ 7 % en 2013.
- Le Soudan du Sud, devenu membre du FMI le 18 avril 2012, contribue à raison d’environ 1 % au PIB total de l’Afrique subsaharienne (à parité de pouvoir d’achat — PPA); les données disponibles sont incomplètes.

### Perspectives de croissance et transmission des chocs
- Croissance projetée :
  - Afrique subsaharienne : production régionale «devrait augmenter d’au moins 5 % en 2012–13».
  - Plusieurs passages répètent que la région est «en bonne voie pour enregistrer un taux de croissance d’environ 5¼ % par an en 2012–13».
- Canaux et hétérogénéité :
  - La plupart des pays à faible revenu affichent une expansion solide.
  - La croissance ralentit dans les pays à revenu intermédiaire, notamment l’Afrique du Sud (croissance prévue «à environ 2½ % en 2012») et dans les pays liés aux marchés européens.
  - La demande intérieure, y compris l’investissement public et privé lié aux ressources naturelles, soutient la croissance malgré un fléchissement des exportations.

### Inflation et prix alimentaires
- L’inflation a ralenti en 2012, sous l’effet d’une baisse des prix des produits alimentaires et des carburants après la flambée de 2011.
- Perspective régionale : «l’inflation devrait diminuer pour s’établir à environ 8 % en 2012 et à environ 7 % en 2013».
- Risque alimentaire : «L’envolée des cours internationaux des céréales va vraisemblablement aggraver l’insécurité alimentaire par endroits et pourrait être un facteur d’inflation si elle venait à s’intensifier.»
- Effet spatial : le recul de l’inflation a été particulièrement sensible en Afrique de l’Est, où un resserrement prononcé de la politique monétaire a contribué à juguler la poussée d’inflation.

### Risques et scénarios défavorables
- Les risques de dégradation se sont accrus en raison des incertitudes qui caractérisent la conjoncture économique mondiale.
- Impact d’un ralentissement mondial : «On estime qu’un ralentissement de l’activité mondiale se traduirait vraisemblablement par une diminution du taux de croissance régionale d’environ 1 % par an, selon l’ampleur et la durée du ralentissement.»
- Vulnérabilités accrues pour :
  - Pays aux exportations peu diversifiées.
  - Pays où les pouvoirs publics disposent d’une marge d’action étroite.
- Scénarios extrêmes : sauf en cas d’effondrement des marchés comparable à la faillite de Lehman Brothers, un ralentissement mondial freinerait la croissance de la région sans toutefois la remettre en cause selon l’analyse présentée.

### Capacité de réaction et marges de manœuvre
- Reconstituer les marges : si la croissance reste aussi robuste que prévu, les décideurs des économies en expansion rapide devraient «entreprendre de reconstituer les marges de manœuvre sur le plan budgétaire et extérieur».
- Options et priorités :
  - Réduction des subventions énergétiques coûteuses et mal ciblées pour renforcer les positions budgétaires.
  - Éviter une contraction budgétaire procyclique «tant que les déficits accrus peuvent être financés».
  - Recours possible à des financements extérieurs publics bilatéraux ou multilatéraux pour aider les pays à faible revenu soumis à de fortes contraintes de financement.
  - combinaison de mesures budgétaires, monétaires et de taux de change adaptée selon : le régime de change, la capacité de financement des déficits accrus, et la situation inflationniste.

### Présentation du Soudan du Sud
- Inclusion : cette édition est la première à inclure le Soudan du Sud, portant le nombre de pays couverts à 45.
- Indicateur : Soudan du Sud «contribue à raison d’environ 1 % au PIB total de l’Afrique subsaharienne (à parité de pouvoir d’achat — PPA)».
- Limite : les données disponibles pour le Soudan du Sud sont incomplètes, rendant l’analyse plus difficile.

### Évolution récente (extraits et chiffres clés)
- «La production globale devrait progresser d’environ 5¼ % en 2012 et en 2013.»
- «Les projections du FMI pour la croissance mondiale en 2012–13... tablent maintenant sur une croissance de 3,6 % en 2013, contre 4,1 % auparavant.»
- Inflation projetée : «environ 8 % en 2012 et à environ 7 % en 2013.»
- Effet d’un ralentissement mondial estimé : «amputer(d) la croissance d’environ 1 % par an.»

*Source : Chapitre 1, "Introduction et résumé", Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne, édition d’octobre 2012.*

### 1.  PRÉSERVER LA CROISSANCE DANS UN MONDE INCERTAIN

### 1.  PRÉSERVER LA CROISSANCE DANS UN MONDE INCERTAIN

### Encadré 1.1 — Le Soudan du Sud, tout dernier membre du FMI
- Population : 8,3 millions (recensement de 2008), dont un tiers ont moins de 10 ans; 65 groupes ethniques différents.
- Superficie totale : environ 645.000 kilomètres carrés.
- Structure économique :
  - Le pétrole fournit 98 percent des recettes publiques et 99 percent des exportations.
  - Agriculture de subsistance et élevage comme autres activités principales.
- RNB par habitant : voisin de 1.000 dollars.
- Infrastructures : 100 km de routes revêtues, essentiellement dans la capitale Djouba.
- Contraintes et défis : carences institutionnelles, manque d’infrastructures matérielles, insuffisance de la base de capital humain; nécessité de régler durablement tensions et litiges bilatéraux avec le Soudan.
- Opportunités : recettes pétrolières pour investir dans les infrastructures et le développement social; ressources en bétail, pêcheries, agriculture et forêts.
- Actions institutionnelles : mise en place du ministère des finances, agences de recouvrement des recettes, Bureau national de la statistique et banque centrale.
- Assistance du FMI : création d’un fonds de fiducie spécial pour le Soudan du Sud (trois ans) pour fournir assistance technique et formation en politique macroéconomique et statistiques; admissibilité aux financements concessionnels du FMI.
- Indicateurs sociaux (Tableau 1. Indicateurs sociaux) — valeurs comparées à la moyenne Afrique subsaharienne 2006–09 :
  - Population (millions, 2008) : 8,375 / 50
  - Incidence de la pauvreté (enquête nationale auprès des ménages) : 51 / 48
  - Taux d'alphabétisme (pourcentage de la population adulte) : 27 / 66
  - Taux de mortalité, moins de 5 ans (décès pour 1.000 enfants) : 102 / 84
  - Prévalence de la sous-alimentation (pourcentage de la population) : 47 / 26
  - Taux de scolarisation primaire (pourcentage, brut) : 48 / 68
  - Accès à une source d'eau améliorée (pourcentage de la population) : 55 / 60

*Encadré préparé par Sweta Saxena.*

### Contexte macroéconomique régional (points saillants)
- Offre et production :
  - Production agricole des pays du Sahel et du Kenya se redresse après la sécheresse.
  - Production de pétrole en progression dans plusieurs pays (Angola, Nigéria et Tchad).
  - Nouveaux projets d’exploitation des ressources naturelles : Niger (pétrole), Sierra Leone (minerai de fer).
  - Reprise vigoureuse en Côte d’Ivoire après la fin du conflit; troubles civils perturbent l’activité en Guinée-Bissau et au Mali.
- Croissance :
  - Ralentissement de la croissance dans certains pays à revenu intermédiaire (ex. Afrique du Sud) malgré le soutien des politiques macroéconomiques.
- Inflation :
  - Inflation élevée en 2011 dans une grande partie de la région; recul de l’inflation en 2012 grâce au relâchement des tensions sur les marchés mondiaux de matières premières au 1er semestre, au resserrement monétaire dans plusieurs pays (dont le Kenya et l’Ouganda) et à l’amélioration des conditions climatiques au Sahel et dans la Corne de l’Afrique.
  - Exceptions en 2012 :
    - Nigéria : inflation légèrement accentuée après ajustement sensible des prix à la pompe en janvier.
    - Malawi : suppression d’un régime de change non tenable a contribué à une forte poussée d’inflation devant déborder sur l’année 2013.

### Inflation alimentaire et hors alimentation (Graphique 1.1)
- Série temporelle illustrée : variation en pourcentage sur 12 mois pour Inflation globale, Inflation des produits alimentaires, Inflation hors alimentation (janv.-07 à avr.-12).

### Croissance du crédit et politique monétaire (Graphique 1.2)
- Observations :
  - Croissance du crédit au secteur privé reflète la politique monétaire et l’inflation.
  - Fort accroissement en valeur nominale pendant les premiers mois de 2012.
  - Fléchissement du taux de croissance du crédit dans les pays à faible revenu, lié à la baisse de l’inflation et au durcissement des politiques monétaires.
  - Accélération de la croissance du crédit dans les pays à revenu intermédiaire (dont l’Afrique du Sud) liée à l’orientation accommodante des politiques monétaires.
  - Comportement inhabituel du crédit dans les pays exportateurs de pétrole en grande partie influencé par les évolutions observées au Nigéria.

### Déficits budgétaires et dette (Graphique 1.3 et 1.4, tableau synthétique)
- Déficits budgétaires :
  - Déficits demeurent élevés dans la plupart des pays non exportateurs de pétrole.
  - Plusieurs pays ont pris des mesures d’ajustement post-récession mondiale, mais déficits ne devraient diminuer que légèrement en 2012 et rester supérieurs aux niveaux d’avant la crise.
  - Pays exportateurs de pétrole : Angola et République du Congo devraient enregistrer des excédents substantiels réduits en 2012; Nigéria et Tchad proches de l’équilibre; Cameroun s’affaiblit à cause de dépassements de dépenses et recouvrement médiocre des recettes non pétrolières.
  - Pays à revenu intermédiaire : déficits globalement stables; amélioration nette pour les quatre plus petits membres de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) due au redressement des recettes de la SACU et à des restrictions de dépenses.
  - Pays à faible revenu et États fragiles : déficit se creuse fortement dans plusieurs (Guinée, Libéria, Mozambique), diminue dans d’autres (Côte d’Ivoire, Sierra Leone) — variation nette peu prononcée.
  - Sources de financement : possibilités accrues d’emprunt extérieur; cas du Libéria puisant dans recettes minières exceptionnelles de 2011.
- Dette publique :
  - Ratios dette publique/PIB en hausse dans plusieurs pays — surtout pays à revenu intermédiaire (Afrique du Sud, Namibie) mais aussi Cameroun, Nigéria, Tanzanie, Gambie.
  - Endettement global de la région n’a pas beaucoup varié car de nombreux pays voient leurs ratios d’endettement diminuer.
  - Projections : dynamique de la dette favorable pour la plupart des pays (renvoi à encadré 1.2).

### Encadré 1.2 — Dynamique de la dette dans le scénario de référence à moyen terme
- Méthodologie :
  - On compare le solde budgétaire primaire à moyen terme (p) au solde primaire stabilisant le ratio dette/PIB (p*).
  - Écart du solde primaire = (p* – p) ; écart positif indique tendance à accroissement du ratio dette/PIB.
  - Formule : p*_t = λ d_{t-1} où λ = (r - g) / (1+g), r = taux d’intérêt réel, g = taux de croissance du PIB réel.
  - Paramètres tirés des résultats macroéconomiques réels et projections du FMI pour 2007–17.
  - En général, λ tend à être négatif étant donné les taux de croissance prévus.
- Résultats et interprétation :
  - La crise de 2009 a interrompu une réduction généralisée des ratios dette/PIB, conduisant une forte proportion de pays à accroître leurs ratios d’endettement.
  - L’écart du solde primaire a diminué peu à peu et plus de la moitié des pays affichaient un écart négatif en 2012 (Graphique 1: écart du solde primaire, 2007–13).
  - Graphique 2 : répartition des écarts de solde primaire en 2012 par groupes de pays — points minimum, médian, maximum et plages interquartiles.
  - Remarque de prudence : un écart négatif dans le scénario de référence ne garantit pas l’existence d’une marge de manœuvre budgétaire en scénario défavorable.

*Encadré préparé par Seok Gil Park.*

### Santé des systèmes financiers et indicateurs macroprudentiels
- Contexte général :
  - Les systèmes financiers d’Afrique subsaharienne n’ont pas subi directement les chocs violents des marchés avancés en 2008–09, mais la qualité des portefeuilles de prêts s’est détériorée avec le ralentissement de l’activité mondiale, ébranlant la santé financière de nombreuses banques.
- Deux éléments clés de l’analyse régionale :
  1. Ratios de fonds propres : légère amélioration en 2009, dégradation en 2010, rétablissement partiel en 2011 ; diminution possible de la proportion de créances improductives déclarée par les banques mais pouvant refléter des annulations comptables et l’expansion du portefeuille de prêts.
  2. Rentabilité des banques : tendance à la baisse depuis plusieurs années, illustrée par la diminution des taux de rendement des actifs et des fonds propres — facteurs contributifs : pertes sur portefeuille de prêts et accentuation de la concurrence sur certains marchés.
- Mise en garde méthodologique : qualité imparfaite des données et manque d’uniformité des définitions à travers les pays — tendances à interpréter avec circonspection.

### Tableau 1.3 — Indicateurs de solidité financière en 2011, principaux pays (Pourcentage)
- Colonnes du tableau : Rendement des fonds propres; Fonds propres/actifs; Créances improductives/total des créances; Provisions/créances improductives; Rendement des actifs.
- Extraits par groupes (valeurs telles que fournies) :
  - Pays exportateurs de pétrole :
    - Angola : 14,8 / 2,4 / n.d. / 2,7 / 27,2
    - Cameroun : 15,8 / 12,3 / 96,7 / 0,2 / 2,2
    - Congo, Rép. du : 9,9 / 1,2 / 75,3 / 1,4 / 22,0
    - Gabon : 11,0 / 5,5 / 58,1 / 0,8 / 8,6
    - Nigéria : 3,9 / 11,6 / n.d. / 0,2 / 4,5
  - Pays à revenu intermédiaire :
    - Afrique du Sud : 7,3 / 4,7 / 34,9 / 1,5 / 21,0
    - Ghana : 13,7 / 14,1 / 76,2 / 3,9 / 27,2
    - Lesotho : 9,5 / 2,4 / 110,3 / 2,8 / 28,9
    - Maurice : 7,2 / 2,8 / 41,4 / 1,3 / 17,9
    - Namibie : 7,8 / 1,5 / n.d. / 3,7 / 47,1
  - Pays à faible revenu :
    - Éthiopie : 7,8 / 2,1 / n.d. / 3,0 / 31,5
    - Kenya : 13,2 / 4,4 / n.d. / 3,3 / 32,2
    - Mali : 17,4 / 18,5 / 69,3 / 1,4 / 15,2
    - Mozambique : 9,0 / 2,6 / 55,1 / 2,5 / 26,5
    - Ouganda : 14,6 / n.d. / 59,7 / 4,0 / 27,4
  - États fragiles :
    - Burundi : n.d. / n.d. / 7,7 / n.d. / 3,2 / 23,0
    - Congo, Rép. dém. du : 15,0 / 5,0 / n.d. / n.d. / 3,0
    - São Tomé-et-Príncipe : n.d. / 14,8 / 46,1 / 0,1 / 10,2
    - Togo : 13,4 / 10,8 / 84,1 / 2,0 / 24,7
- Moyennes et médianes régionales :
  - Moyenne : 12,0 / 7,5 / 61,2 / 2,3 / 20,4
  - Médiane : 13,3 / 6,7 / 55,1 / 2,4 / 22,0
- Note : les chiffres en vert (rouge) indiquent une amélioration (détérioration) par rapport à 2009; n.d. = non disponible.
- Sources : autorités nationales et base de données du Département Afrique du FMI.

*PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : AFRIQUE SUBSAHARIENNE — Extraits du chapitre.*

### 1.  PRÉSERVER LA CROISSANCE DANS UN MONDE INCERTAIN

### 1.  PRÉSERVER LA CROISSANCE DANS UN MONDE INCERTAIN

### Scénario de référence : perspectives et chiffres clés
- Croissance de la production globale en Afrique subsaharienne projetée à environ 5¼ % en 2012 et en 2013.
- Inflation régionale :
  - Taux d'inflation sur douze mois pour l'ensemble de la région attendu à environ 8 % à la fi n de 2012, contre 10 % fi n 2011.
  - La baisse de l'inflation devrait se poursuivre en 2013 sous réserve que les pays où elle dépasse 10 % suivent des politiques macroéconomiques suffisamment restrictives.
- Balances extérieures :
  - Les déficits extérieurs courants de la région devraient se creuser quelque peu en 2012–13.
  - L'augmentation de l'investissement est la contrepartie du recours accru à l'épargne extérieure.
- Financement externalisé et marchés financiers :
  - Entrée sur le marché des obligations souveraines internationales de l'Angola en août 2012 : émission de 1 milliard de dollars d'obligations à 7 ans avec un coupon de 7 %.
  - Entrée sur le marché des obligations souveraines internationales de la Zambie en septembre 2012 : émission de 750 millions de dollars d'obligations à 10 ans avec un coupon de 5,375 %.
  - Rendements des obligations préexistantes d'Afrique subsaharienne en diminution, à des niveaux comparables à ceux de plusieurs pays émergents d'Europe.

### Facteurs soutenant la vigueur relative de la région
- Expansion de l'exploitation des ressources naturelles et amélioration présumée des conditions climatiques.
- Facteurs structurels et de politique : renforcement des politiques, amélioration des capacités institutionnelles, évolution favorable des cours des matières premières, forte diminution de l'endettement extérieur.
- Rôle de la transformation structurelle (développé au chapitre 3).

### Prix alimentaires mondiaux et sécurité alimentaire (Encadré 1.3) — observations et chiffres
- Causes récentes de la montée des prix : sécheresse aux États-Unis et en Russie, mauvais temps en Chine, moussons moins abondantes en Inde.
- Caractéristiques du choc actuel par rapport à 2007–08 :
  - Le choc touche moins de cultures, la hausse globale annuelle reste modérée, le choc n'est pas amplifié par des prix énergétiques élevés, et les restrictions à l'exportation ne sont pas généralisées.
  - Hors blé, les marchés à terme tablent sur une modération des prix à court terme et un retour aux niveaux d'avant le choc d'ici à la fi n de 2013.
- Tableaux de variation des prix (juillet 2012) — principales cultures (pourcentage) :
  - Total denrées alimentaires : Sur un an 2,59 ; Mensuelle 9,3
  - Maïs : Sur un an 10,7 ; Mensuelle 24,6
  - Riz : Sur un an 5,9 ; Mensuelle -4,6
  - Blé : Sur un an 13,8 ; Mensuelle 25,2
  - Soja : Sur un an 21,4 ; Mensuelle 16,7
- Vulnérabilités régionales :
  - Le riz est la denrée de base la plus importée en Afrique subsaharienne et ses prix internationaux sont les plus stables.
  - Le renchérissement du blé et du maïs peut engendrer des tensions locales (ex. hausse des prix de la farine en Côte d'Ivoire).
  - Sécheresse en Afrique australe : SADC a estimé un déficit de céréales en 2012 et environ 5,5 millions de personnes risquent d'être victimes de l'insécurité alimentaire dans la région de la SADC.
  - Simulation : une augmentation additionnelle de 10 % des prix alimentaires se traduirait pour la République démocratique du Congo, le Lesotho et le Zimbabwe par une détérioration du solde de la balance commerciale pouvant atteindre 1 point de PIB.
- Réponse : gouvernements et partenaires (PAM, Banque mondiale et autres) élaborent des ripostes.

### Analyse des scénarios à risques — description et impacts
- Contexte : risques principaux à court terme — aggravation de la crise de la zone euro, incapacité politique d'empêcher le fort resserrement budgétaire programmé aux États-Unis avant la fi n de l'année, et une nouvelle montée en fl èche des cours du pétrole.

- Scénario 1 (aggravation de la dynamique de la zone euro) :
  - Dans la zone euro, la production des pays au cœur de la zone serait inférieure de 1½ % par rapport au scénario de référence.
  - Baisse de la production mondiale (par rapport au scénario de référence) d'environ près de 2 points de pourcentage.
  - Cours mondiaux : pétrole et autres produits de base chuteraient respectivement d'environ 17 % et 8 %.
  - Conséquences pour l'Afrique subsaharienne (résumé de l'analyse antérieure) :
    - Perte de production pour l'Afrique subsaharienne d'environ 1 % à 1,2 % du PIB en 2013.
    - Afrique du Sud : pertes peut-être de l'ordre de 1,4 point de pourcentage en raison des liens étroits avec les marchés européens.
    - Pays producteurs de pétrole : pertes de production plus modestes, principale conséquence = érosion des réserves de change.
    - Pays à faible revenu : impact très variable selon la diversification des exportations, réserves de change, liens commerciaux avec l'Europe, fl ux d'aide et envois de fonds (ex. Kenya et Éthiopie).

- Scénario 2 (réduction de la croissance potentielle mondiale) :
  - Hypothèse : la croissance de la production potentielle future des pays avancés et des pays émergents est inférieure de 0,5 et 1 point de pourcentage par an, respectivement, sur 2013–16.
  - Effets agrégés mondiaux :
    - Production mondiale inférieure d'environ 2¼ points de pourcentage au niveau du scénario de référence en 2014 et de 5½ points de pourcentage en 2016.
    - Cours des produits de base inférieurs d'environ 15 % en 2014 et de 20 % à 30 % en 2016.
  - Méthodologie : évaluation « ascendante » des onze plus grandes économies subsahariennes (environ 80 % du PIB régional), analyse centrée sur 2013–14.
  - Principaux résultats pour l'Afrique subsaharienne :
    - Impact négatif sur la croissance du PIB régional : environ ¼ de point de pourcentage en 2013 et 1 point en 2014.
    - Soldes budgétaires : dégradation d'environ 2½ points de pourcentage d'ici 2014, les pays exportateurs de pétrole subissant le plus grand impact.
    - Soldes extérieurs : détérioration d'environ 0,5 % en 2014 (amélioration pour pays importateurs de pétrole ; dégradation pour pays exportateurs de pétrole).
    - Différences par pays/région similaires au scénario 1 mais :
      - Choc plus lent à se faire sentir mais cumulativement plus prononcé.
      - Perte de production mondiale davantage supportée par les pays émergents d'Asie, provoquant une chute plus marquée des cours des produits de base.
    - Afrique du Sud : PIB inférieur d'environ 2 points de pourcentage en 2014 par rapport au scénario de référence.
    - Pays exportateurs de pétrole : puisent dans leurs réserves ; dans certains cas les réserves pourraient s'approcher dangereusement d'un seuil critique en l'absence de réaction des pouvoirs publics.

*Source: sreo1012fc1 - 1.  PRÉSERVER LA CROISSANCE DANS UN MONDE INCERTAIN*

### 1.  PRÉSERVER LA CROISSANCE DANS UN MONDE INCERTAIN

### 1.  PRÉSERVER LA CROISSANCE DANS UN MONDE INCERTAIN

### Effets des chocs mondiaux sur la croissance d’Afrique subsaharienne
- Une diminution de 1 point de pourcentage de la croissance économique mondiale ampute la croissance en Afrique d’environ 0,6 point.
- Au‑delà de 2014, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne serait réduit d’environ 1 point de pourcentage en 2015 et en 2016.
- L’impact sur certains pays fortement dépendants d’un ou deux produits d’exportation peut être beaucoup plus marqué, entraînant tensions sur le marché des changes et le marché financier intérieur, et, en l’absence de réserves de change solides, une crise économique (référence illustrative : Angola en 2009).
- La vulnérabilité dépend notamment :
  - du statut d’exportateur ou d’importateur net de produits de base (les exportateurs nets de produits de base perdent, les importateurs nets gagnent);
  - des principales sources nationales/régionales de recettes courantes;
  - de la sensibilité de la production et de l’investissement dans l’exploitation des ressources naturelles à la baisse des cours des produits de base.

### Marge d’action macroéconomique : concept et contraintes générales
- Définition de la marge d’action : capacité à financer des déficits budgétaires accrus sans provoquer de tensions excessives sur les marchés financiers intérieurs et sans détériorer la dynamique de la dette; capacité d’assouplir la politique monétaire sans provoquer de fortes tensions inflationnistes et/ou sur les taux de change; existence de réserves suffisantes pour faire face à un affaiblissement de la balance des paiements ou pour soutenir le taux de change.
- Situation régionale générale :
  - La marge de manœuvre est généralement plus étroite qu’en 2008 dans la plupart des pays, et étroite dans la plupart des États fragiles.
  - La réduction des subventions énergétiques est identifiée comme une mesure clé pour renforcer les finances publiques et accroître la marge de manœuvre.

### Marge d’action budgétaire : conditions et observations
- Conditions requises pour un espace budgétaire accru :
  - un niveau modéré d’endettement intérieur;
  - un marché financier intérieur suffisamment profond pour absorber un surcroît d’emprunts.
- Observations générales :
  - Beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne ont des niveaux d’endettement jugés viables par les services du FMI (voir tableau 1.4), mais l’accès aux marchés financiers étrangers reste difficile pour la plupart.
  - Pour disposer d’un espace budgétaire pour financer des déficits accrus, il faut simultanément un niveau modéré d’endettement intérieur et un marché financier intérieur profond.
  - Les États fragiles et les pays dont le marché financier intérieur est peu profond auront vraisemblablement du mal à financer des déficits accrus à moins d’avoir constitué des réserves mobilisables en cas de crise (exemple cité : Sierra Leone, ratio dette publique/PIB inférieur à 50 % mais hausse des taux d’intérêt lors d’efforts d’emprunt intérieur).
  - Les pays où la dette publique a fortement augmenté (ex. mention d’Afrique du Sud) voient leur espace budgétaire contraint par le risque d’alourdissement des coûts de financement.
  - Les pays producteurs de pétrole ont, pour plusieurs d’entre eux mais pas pour tous, reconstitué des excédents budgétaires et des réserves de change en 2011–12; toutefois la volatilité des cours du pétrole peut rapidement effacer cet avantage (ex. Nigéria : exception importante, pas d’excédent substantiel et réserves encore inférieures au niveau d’avant la crise).

- Conclusions pour la région :
  - i) la marge d’action budgétaire est restreinte dans la plupart des pays à faible revenu et des États fragiles;
  - ii) beaucoup de pays à revenu intermédiaire ont une certaine marge d’action, encore que, dans certains cas, le niveau d’endettement soit préoccupant;
  - iii) la plupart, mais non la totalité, des pays producteurs de pétrole ont conforté leurs positions budgétaires, avantage rapidement effaçable en cas de baisse prononcée des recettes pétrolières.

### Marge d’action monétaire et marges extérieures
- Monétaire :
  - Dans les pays où la politique monétaire est autonome, la maîtrise de l’inflation (notamment en Afrique de l’Est) pourrait donner une certaine latitude pour assouplir la politique monétaire si nécessaire.
  - Prudence requise : l’assouplissement suppose des anticipations inflationnistes bien ancrées et une crédibilité des banques centrales; risque d’encourager la fuite des capitaux, de soumettre les marchés des changes à des tensions et d’éroder les réserves.
  - Seuls les pays hors zones monétaires (hors franc CFA ou rattachement long au rand) peuvent adapter leur politique monétaire selon la situation intérieure.
  - Dans de nombreux pays, la maîtrise de l’inflation est vulnérable à une flambée des prix alimentaires, compte tenu du poids de l’alimentation dans les paniers de consommation.

- Réserves de change :
  - Les taux de couverture des importations par les réserves de change sont à des niveaux peu satisfaisants dans un grand nombre de pays.
  - Le taux de couverture moyen des pays à faible revenu et des États fragiles atteint à peine trois mois d’importations (hors pays de la zone franc disposant de réserves régionales).
  - Pour environ 40 % des pays subsahariens, le taux de couverture est inférieur au taux de trois mois d’importations souvent considéré comme un minimum.

### Création d’un espace budgétaire : réduction des subventions énergétiques
- Caractéristiques et coûts actuels :
  - Les subventions énergétiques (produits pétroliers et électricité) demeurent régressives, inefficaces et coûteuses.
  - Estimations des services du FMI :
    - Les subventions aux produits pétroliers ont atteint en moyenne en 2011 près de 2,0 % du PIB en Afrique subsaharienne (coût budgétaire médian des subventions aux produits pétroliers, 2008–11).
    - Les passifs éventuels liés à la dette, aux arriérés et aux pertes d’exploitation des entreprises d’État dans le raffinage, l’importation et la distribution des produits pétroliers se sont élevés à 0,5 % du PIB en moyenne.
    - Les déficits quasi budgétaires des compagnies publiques d’électricité se sont montés à environ 1½ % du PIB en moyenne en 2009–10, et à plusieurs fois cette proportion dans certains pays.
  - Ces subventions profitent surtout aux ménages les plus aisés (régressivité), mais leur suppression affecterait aussi les pauvres.

- Enseignements tirés des expériences nationales et recommandations pratiques :
  - Il faut du temps pour construire un consensus en faveur de la réduction des subventions (exemple : réforme du secteur de l’électricité au Kenya engagée au milieu des années 90, aboutissant en 2005 à des tarifs reflétant les coûts marginaux à long terme).
  - La suppression des subventions généralisées nécessite de fournir une aide spéciale aux ménages défavorisés; la meilleure méthode serait des subventions en espèces ciblées, mais beaucoup de pays jugent cette solution difficile à mettre en œuvre.
    - Exemples : subventions croisées pour coûts de transport et distribution au Kenya et en Namibie; subvention aux transports publics au Niger pour préserver l’accès des pauvres malgré la hausse des cours du pétrole.
  - Pour réussir, les autorités doivent être crédibles quant à leurs engagements à compenser les groupes vulnérables lors de l’ajustement des subventions.

*Source : Extraits du chapitre 1, PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : AFRIQUE SUBSAHARIENNE (Fonds Monétaire International).*

### 1.  PRÉSERVER LA CROISSANCE DANS UN MONDE INCERTAIN

### 1. PRÉSERVER LA CROISSANCE DANS UN MONDE INCERTAIN

### Effets des subventions énergétiques et accès à l’énergie
- Les subventions énergétiques ont une influence négative sur l’efficacité économique, notamment sur l’allocation des ressources, la compétitivité et la croissance.
- Les subventions encouragent la surconsommation et peuvent faire obstacle aux dépenses plus productives de l’État ; graphique 4 montre une relation fortement négative entre les subventions énergétiques et les dépenses publiques de santé et d’éducation.
- La sous-évaluation délibérée des prix et les subventions affectent l’approvisionnement en énergie en conduisant les compagnies énergétiques à vendre à perte, entraînant sous-investissement, manque d’entretien, détérioration des infrastructures, pénuries répétées, diminution de l’accès au réseau et baisse de la qualité.
- Dans les pays d’Afrique subsaharienne où les compagnies d’électricité ne peuvent pas récupérer leurs coûts, il faut davantage de temps pour être raccordé au réseau (forme de rationnement) (graphique 5).
- Exemples et retours d’expérience : au Kenya, l’acceptation par le secteur privé d’une hausse des tarifs d’électricité a nécessité l’engagement des autorités à utiliser les fonds pour élargir la distribution d’électricité et accroître la fiabilité du réseau ; une stratégie de communication ciblée a été essentielle.

### Répartition des bénéfices des subventions (données issues du texte)
- Répartition des subventions énergétiques par quintile (Graphique 3) :
  - Plus bas (1) : 7,84 %
  - Quintile 2 : 11,46 %
  - Quintile 3 : 15,30 %
  - Quintile 4 : 21,20 %
  - Plus haut (5) : 44,21 %
- Impact d’une hausse de 0,25 dollar par litre du prix du pétrole sur la consommation totale des ménages (Tableau 1) (Pourcentage de la consommation totale des ménages) :
  - Total : 5,8 5,6 5,5 6,0 5,7
  - Impact direct : 2,2 1,9 1,8 1,7 2,1 1,9
    - Essence : 0,1 0,1 0,1 0,2 0,6 0,2
    - Pétrole lampant : 1,9 1,4 1,2 0,9 0,6 1,2
    - GPL : 0,1 0,1 0,1 0,2 0,2 0,2
  - Electricité : 0,2 0,3 0,3 0,4 0,6 0,4
  - Impact indirect : 3,5 3,7 3,7 3,9 4,0 3,8
  - (Remarque : les en-têtes de colonnes et l’alignement proviennent du tableau original)
- Données liées à l’accès et à la récupération des coûts (Graphique 5) :
  - Attente moyenne en jours pour être raccordé au réseau (2011–12) : échelle et valeurs par pays telles que présentées dans le graphique original.
  - Ratio tarifs effectifs/coûts moyens des compagnies d’électricité (2003–08) : échelle et valeurs par pays telles que présentées dans le graphique original.
- Période de comparaison pour subventions et dépenses : 2008−11.

### Diagnostics macroéconomiques et stabilité financière
- Les autorités ont une marge d’action qui se rétrécit dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, limitant leur capacité de réaction aux chocs éventuels.
- Les indicateurs de rentabilité des banques montrent une certaine érosion généralisée, mais les indicateurs de santé financière ne se sont pas sensiblement détériorés depuis l’éclatement de la crise économique mondiale ; vigilance requise surtout dans les pays aux capacités réglementaires limitées et nécessité de renforcer les capacités de surveillance, notamment pour la supervision des banques panafricaines.

### Recommandations de politique générale
- Objectif général : reconstituer la marge d’action des autorités, en particulier par le rééquilibrage des finances publiques ; le rythme et le ciblage du rééquilibrage doivent tenir compte de la nécessité d’assurer la continuité des grands projets d’investissement pluriannuels.
- Principes généraux :
  - Dans les pays bénéficiant d’une croissance forte et de prix d’exportation favorables, il est justifié d’entreprendre le rééquilibrage des finances publiques au cours de l’année à venir en maîtrisant les dépenses et en continuant à renforcer les marges de manœuvre budgétaires. Observation : le renforcement budgétaire de certains grands pays pétroliers s’opère à un rythme nettement plus lent que prévu — notamment en Angola et au Nigéria.
  - Une politique budgétaire accommodante est indiquée dans les pays à revenu intermédiaire où la croissance manque de dynamisme, mais la marge de manœuvre se réduit à mesure que s’accroît le niveau d’endettement. Exemple chiffré : entre 2008 et 2012, la dette publique de l’Afrique du Sud aura augmenté d’environ 13 points de PIB, conduisant à un rééquilibrage graduel des finances publiques.
  - La plupart des pays à faible revenu et des États fragiles doivent élargir leurs bases de recettes fiscales intérieures pour financer un accroissement de l’investissement public et constituer une marge de manœuvre face à une érosion potentielle de l’aide extérieure.
- Monnaie et politique monétaire :
  - La politique monétaire semble bien calibrée dans la plupart des pays menant une politique monétaire autonome, mais plusieurs réserves :
    - La plupart des pays à faible revenu et des États fragiles disposent d’une marge d’action limitée ; certains devront peut-être durcir les conditions monétaires pour préserver la parité de leur monnaie (ex. São Tomé-et-Príncipe) ou pour renforcer leurs positions de change affaiblies (Guinée, Libéria, Malawi, Sierra Leone). Exemple : au Malawi, un resserrement des politiques budgétaire et monétaire est devenu nécessaire pour empêcher une envolée de l’inflation après la forte dévaluation de mai 2012.
    - Pour les pays d’Afrique de l’Est ayant connu une poussée d’inflation en 2011, il sera possible d’abaisser encore les taux directeurs lorsque les taux d’inflation resteront fermement ancrés bien en dessous de 10 % (cas du Kenya et de l’Ouganda). Dans certaines autres économies de la Communauté de l’Afrique de l’Est (Burundi et Tanzanie), la persistance de taux d’inflation élevés oblige à maintenir une orientation restrictive.
- Mesures en cas de ralentissement mondial (scénario alternatif)
  - Le scénario de référence suppose une régression modérée de l’activité mondiale en 2012 et une croissance de l’Afrique subsaharienne supérieure à 5 %.
  - Considérations générales si le ralentissement mondial est plus prononcé :
    - Les pays dont le taux de change est déterminé par le marché devraient laisser leur taux de change évoluer, en recourant à des ajustements monétaires pour contenir l’inflation. Ex. : en 2009, la Banque de réserve d’Afrique du Sud a aidé le pays en laissant le taux de change évoluer.
    - Les pays disposant de marge pour laisser les déficits se creuser devraient s’abstenir d’un resserrement budgétaire procyclique et laisser jouer les stabilisateurs automatiques (ex. Botswana et Maurice).
    - L’opportunité d’une expansion budgétaire volontariste dépend de la possibilité d’appliquer des mesures de relance qui ne soient pas rapidement absorbées par les importations.
    - Les exportateurs de pétrole avec un coefficient de couverture très élevé peuvent laisser diminuer le niveau de leurs réserves (ou ralentir l’accumulation) pour compenser la baisse des recettes pétrolières ; en revanche, les pays aux réserves insuffisantes pour atteindre les objectifs de stabilisation à moyen terme pourraient devoir combiner ajustement du taux de change et politique budgétaire restrictive.
    - Les pays menant une politique monétaire autonome avec historique de maîtrise de l’inflation sont bien placés pour assouplir les conditions monétaires en réponse à un ralentissement de la demande (ex. Afrique du Sud ; Maurice si la demande d’exportations chute).
    - Les pays sans marge d’action durement touchés par une baisse de la demande extérieure devront probablement rechercher des financements extérieurs publics auprès de bailleurs de fonds ou d’institutions financières internationales.

*Source : Javier Arze del Granado, David Coady, Robert Gillingham, The Unequal Benefits of Fuel Subsidies: A Review of Evidence for Developing Countries, 2010.*

### CONCLUSIONS

### CONCLUSIONS

### Perspectives de croissance 2012–13
- La dynamique de croissance de la région devrait se maintenir en 2012–13.
- Une évolution défavorable de l’économie mondiale, selon les scénarios examinés, laisserait entrevoir une baisse de l’ordre de 1 point de pourcentage de la croissance en Afrique subsaharienne.
- Le résultat projeté en cas de scénario défavorable serait meilleur qu’en 2009, mais certains pays pourraient connaître des résultats bien pires selon leur situation particulière.

### Risques et incertitude
- La balance des risques s’est déplacée et laisse aujourd’hui craindre davantage un ralentissement de l’activité.
- Le niveau d’incertitude concernant les évolutions probables est plus élevé qu’il y a six mois.
- Si l’activité économique mondiale devait accuser une forte décélération, la croissance ralentirait aussi en Afrique subsaharienne, et certains pays pourraient rencontrer des difficultés financières liées au taux de change ou au financement budgétaire.

### Rééquilibrage budgétaire et politique macroéconomique
- Dans un contexte où la croissance reste robuste dans la plupart de la région, un rééquilibrage budgétaire est justifié dans les économies dynamiques qui n’ont pas encore reconstitué la marge d’action pré-crise.
- Compte tenu des incertitudes mondiales, ce rééquilibrage devra être mis en œuvre avec souplesse.
- Pour limiter les dégâts et préserver la stabilité macroéconomique, beaucoup de pays à faible revenu et d’États fragiles devront probablement se tourner vers les institutions bilatérales et multilatérales pour obtenir un soutien financier extérieur public.

### Scénarios et implications
- Les scénarios étudiés tracent une trajectoire de l’économie mondiale défavorable qui se traduirait par une réduction d’environ 1 point de pourcentage de la croissance régionale.
- Cette réduction est « une évolution certes regrettable, mais un résultat bien meilleur que celui de 2009 ».

### Données, portée et chronologie des projections
- Les données et projections utilisées dans ce rapport reposent sur les estimations des services du FMI au 7 septembre 2012 et correspondent à celles qui ont servi pour l’édition d’octobre 2012 des Perspectives de l’économie mondiale.
- La base de données et les projections couvrent 45 pays d’Afrique subsaharienne qui relèvent du Département Afrique; on ne dispose que de données très incomplètes pour le Soudan du Sud.
- Les données obéissent, dans la mesure du possible, aux méthodes statistiques internationalement reconnues; toutefois, le manque de données limite dans certains cas la portée des comparaisons internationales.

### Classification des pays (critères chiffrés)
- Groupes de pays au sein du rapport :
  - Les huit pays exportateurs de pétrole sont définis comme les pays où les exportations nettes de pétrole représentent au moins 30 % des exportations totales.
  - Les 11 pays à revenu intermédiaire (non classés comme exportateurs de pétrole ou États fragiles) avaient un revenu national brut par habitant qui dépassait 992,70 dollars en 2008–10 (méthode Atlas, Banque mondiale).
  - Les 14 pays à faible revenu (non classés comme exportateurs de pétrole ou États fragiles) avaient un revenu national brut par habitant égal ou inférieur à 992,70 dollars en 2008–10 (Banque mondiale, méthode Atlas) et ont obtenu une note supérieure à 3,2 selon l’indice d’allocation des ressources de l’IDA.
  - Les 12 États fragiles (non classés comme exportateurs de pétrole) avaient une note égale ou inférieure à 3,2 selon l’indice d’allocation des ressources de l’IDA.
- Remarque sur la composition géographique : hormis l’Angola, le Nigéria et le Soudan du Sud, les pays exportateurs de pétrole appartiennent à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

*Source : CONCLUSIONS, PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : AFRIQUE SUBSAHARIENNE (estimations des services du FMI au 7 septembre 2012; projections utilisées pour l’édition d’octobre 2012 des Perspectives de l’économie mondiale).*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-flagship-issues/external/french/pubs/ft/reo/2012/afr/sreo1012fc1.pdf_
