## mena-update0412f - 2011. En outre, les pays importateurs de pétrole

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### Contexte et impact en 2011
- Les pays importateurs de pétrole de la région MOAN ont fait face au renchérissement des produits de base, au repli de la croissance mondiale et aux effets négatifs de débordement de la situation dans la zone euro et dans la région elle-même.
- Conséquences macroéconomiques observées en 2011 :
  - Hormis au Maroc, le revenu par habitant a stagné ou s’est contracté en 2011.
  - Le nombre de jeunes sans emploi est supérieur à ce qu’il était il y a un an.
  - Les gouvernements ont augmenté leurs dépenses — notamment en salaires et en subventions alimentaires et énergétiques.
  - Les déficits budgétaires se sont creusés (pour atteindre environ 8 % du PIB en moyenne).
  - Les emprunts publics ont commencé à évincer le crédit au secteur privé.
  - Les positions extérieures se sont affaiblies ; les pays ont puisé dans leurs réserves internationales — l’Égypte étant le cas le plus notable.
  - Les indices de solvabilité et autres indicateurs des marchés financiers se sont détériorés.

### Perspectives pour 2012 et risques immédiats
- 2012 sera encore plus difficile en raison :
  - Du long processus de transition politique.
  - Du repli de la croissance mondiale.
  - De la montée des cours du pétrole.
- Attentes macroéconomiques et sociales :
  - Le chômage devrait, dans le meilleur des cas, se stabiliser à des niveaux élevés.
  - Il sera particulièrement difficile de maintenir la stabilité macroéconomique étant donné que la marge de manœuvre des pouvoirs publics s’est rétrécie en 2011.

### Besoins de financement et rôle des concours officiels
- Même avec des initiatives nationales ambitieuses, il restera essentiel de mobiliser des concours financiers officiels pour permettre aux pays de maintenir le cap de leur transformation économique.
- Besoins bruts en financements extérieurs et budgétaires des pays importateurs de pétrole de la région MOAN :
  - En 2012 : quelque 90 milliards de dollars.
  - En 2013 : quelque 100 milliards de dollars.
- Les marchés de capitaux n’apporteront vraisemblablement qu’une partie des fonds nécessaires ; il sera donc crucial d’obtenir des financements officiels en temps opportun.
- Intervention du FMI :
  - Le FMI est déterminé à appuyer les pays du Printemps arabe avec ses concours financiers, son assistance technique et ses conseils de politique économique.
  - Exemple récent : approbation d’un prêt pour le Yémen au titre de la facilité de crédit rapide.
  - Des pourparlers ont été engagés avec plusieurs autres pays.
  - Les concours du FMI devront être complétés par les apports d’autres bailleurs de fonds.

### Priorités de politique : stabilisation et transformation
- Objectifs immédiats et moyens recommandés :
  - Stabilisation macroéconomique immédiate pour protéger les plus durement touchés par la récession.
  - Maîtriser les dépenses (par exemple, en ciblant mieux les subventions).
  - Renforcer l’efficacité des dispositifs de protection sociale en faveur des populations pauvres et vulnérables.
  - Les banques centrales devront veiller à préserver la stabilité extérieure ; dans certains cas, cela pourrait exiger un assouplissement du taux de change pour atténuer les facteurs de vulnérabilité extérieure.
- Transformation économique à moyen terme :
  - Élaborer et mettre en œuvre des programmes nationaux de réforme et de modernisation bénéficiant d’un vaste consensus et s’inscrivant dans un cadre viable de politique macroéconomique à moyen terme.
  - Convergences attendues entre pays :
    - Promouvoir une plus grande égalité des chances face aux débouchés économiques, plus de transparence, et un meilleur accès au crédit en renforçant les infrastructures des marchés financiers.
    - Améliorer le climat des affaires en réduisant les tracasseries administratives et en rationnalisant les règles et les procédures.
    - Remplacer les régimes de subventions généralisées par des dispositifs de protection sociale ciblés afin de réduire la mauvaise utilisation des ressources et de financer l’investissement dans l’infrastructure, l’éducation et la santé.
    - S’attaquer aux problèmes des systèmes d’éducation et des marchés du travail, et renforcer les formations pour préparer les diplômés à des carrières solides dans le secteur privé.
- Responsabilités partagées :
  - La principale responsabilité de la transformation économique incombe aux pays eux-mêmes.
  - La communauté internationale doit aider par tous les moyens disponibles, y compris en facilitant un meilleur accès aux marchés pour promouvoir un secteur privé compétitif et dynamique générateur d’emplois.

*Département Moyen-Orient et Asie centrale Mise à jour des PER, avril 2012*

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### mena-update0412f - 2011. La croissance dans ces pays (à

### Contexte et effets observés en 2011
- La croissance dans ces pays (à l’exclusion de la Syrie) — Afghanistan, Djibouti, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Pakistan et Tunisie — a chuté de 4,3 % en 2010 à 2,2 % en 2011, les troubles sociaux en Égypte, en Syrie et en Tunisie ayant entraîné de fortes réductions des flux de tourisme et d’investissement.
- Facteurs ayant affaibli l’activité et les positions extérieures :
  - Renchérissement des produits énergétiques.
  - Ralentissement de la croissance mondiale.
  - Détérioration du climat sécuritaire, retards et interruptions d’approvisionnement en produits de base, tensions sociales croissantes.
- Conséquences macrofinancières et sociales :
  - Augmentation du chômage.
  - Tassement des indices boursiers, creusement des écarts de taux des titres d’État, augmentation des créances improductives, rétrogradations de notes de crédit, sorties de capitaux (notamment en Égypte).
  - Dans la plupart des pays, l’inflation est restée modérée malgré l’augmentation des traitements de la fonction publique et le renchérissement mondial des produits alimentaires et énergétiques; exception notable : Pakistan, où l’inflation a augmenté en raison de la montée des prix mondiaux des produits alimentaires et d’une politique monétaire par trop accommodante.
  - Dans les pays importateurs de pétrole, augmentation des dépenses en subventions généralisées, partiellement compensées par des réductions d’autres postes, y compris les dépenses en capital.
  - Recettes budgétaires en baisse en raison d’allégements fiscaux et du fonctionnement des stabilisateurs automatiques; les soldes budgétaires se sont détériorés presque partout.
  - Recours accru au financement intérieur en raison de l’augmentation des coûts d’emprunt sur les marchés internationaux; orientation monétaire généralement accommodante; limitation des fluctuations des taux de change en puisant dans les réserves internationales — niveau des réserves diminué surtout en Égypte, marge de manœuvre entamée.

### Perspectives et évolutions attendues pour 2012
- Conjoncture extérieure plus difficile qu’en 2011 en raison de la récession dans la zone euro et du renchérissement des produits de base énergétiques.
- Effets anticipés de l’instabilité politique :
  - Tourisme et investissement privé ne répondront que lentement en 2012.
  - Montée des prix des produits énergétiques alourdira les factures d’importation, notamment à Djibouti, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie.
  - Repli éventuel des cours mondiaux des produits miniers nuirait aux recettes d’exportation de Jordanie, Maroc, Mauritanie; chute des cours du coton diminuerait recettes du Pakistan.
  - Maghreb soumis à tensions supplémentaires du fait de la réduction de la demande européenne; Jordanie et Liban continueront de subir des retombées négatives de la situation en Syrie.
- Inflation :
  - Tensions inflationnistes devraient reprendre en Égypte, en Jordanie, au Maroc et en Tunisie, liées aux réductions prévues des subventions.
  - Dans d’autres pays, faiblesse de la demande globale et repli des prix alimentaires internationaux devraient atténuer l’inflation.
- Financement et politique macroéconomique :
  - Pays dont les réserves diminuent devront mobiliser des financements extérieurs à court terme pour éviter des ajustements brutaux.
  - Recours excessif au financement intérieur dans un environnement de faible croissance pourrait évincer le crédit au secteur privé, provoquer des tensions sur les taux d’intérêt intérieurs (déjà le cas en Égypte), détériorer les positions budgétaires et ralentir la reprise.
  - Importance de préserver la confiance des investisseurs et des marchés; regimes de change susceptibles d’être malmenés par la perte de confiance.
  - Autorités en Égypte, Jordanie et Maroc poussent à adopter des politiques d’assainissement budgétaire, se traduisant par une orientation budgétaire procyclique en 2012; production devrait rester nettement en dessous de son niveau potentiel.
  - Mesures initiales visant à réduire les subventions généralisées peuvent atténuer les tensions budgétaires à court terme.
  - Dans d’autres pays, orientation budgétaire contra‑cyclique maintenue malgré augmentation des dépenses et creusement des déficits.
  - Besoin accru de flexibilité des taux de change réel et d’un arsenal plus vaste d’instruments de politique monétaire et macroprudentielle dans certains pays.

### Risques, scénarios et recommandations politiques
- Risques baissiers principaux :
  - Augmentation potentielle considérable des prix du pétrole suite à un choc régional de l’offre.
  - Intensification de la crise de la zone euro.
  - Risques de contagion liés aux échanges transfrontaliers et aux liens migratoires pouvant s’étendre à certains pays voisins de la Syrie.
- Risques haussiers :
  - Croissance plus forte que prévu chez les partenaires commerciaux.
  - Dissipation de la prime de risque liée au prix du pétrole.
  - Transition politique plus fluide et rétablissement de la paix, stimulant l’activité économique et les flux extérieurs.
- Recommandations politiques et réformes structurelles :
  - Réduire davantage les subventions généralisées — qui profitent principalement aux plus aisés — afin de dégager marge de manœuvre budgétaire pour des dépenses propices à la lutte contre la pauvreté et à la croissance.
  - Mettre en œuvre des réformes structurelles bien définies pour assurer la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance plus élevée et plus solidaire.
  - Maîtriser davantage les dépenses publiques et en accroître la qualité à moyen terme, notamment dans les pays ayant accéléré les flux de recettes pétrolières présents au détriment des recettes futures.
  - Promouvoir l’emploi dans le secteur privé parmi les ressortissants nationaux et diversifier l’économie pour réduire la dépendance aux secteurs public et pétrolier.
  - Éviter un recours excessif au financement intérieur afin de ne pas évincer le crédit au secteur privé ni aggraver les tensions sur les taux d’intérêt intérieurs.

### Faits saillants et indicateurs clés (extraits)
- Croissance agrégée et inflation :
  - MOANAP — PIB réel (croissance annuelle) : 2010 = 4,8 ; 2011 = 3,4 ; 2012 (projection) = 4,2 ; 2013 (projection) = 3,7.
  - MOANAP — Inflation annuelle (croissance annuelle) : 2010 = 10,2 ; 2011 = 2,9 ; 2012 (projection) = 3,4 ; 2013 (projection) = 4,9.
- Importateurs de pétrole MOANAP (moyennes et projections) :
  - PIB réel (croissance annuelle) : 2010 = 2,2 ; 2011 = 2,7 ; 2012 = 3,6 (projection).
  - Solde budgétaire global (pourcentage du PIB) : 2011 = -7,6 ; 2012 (projection) = -6,4.
  - Inflation annuelle (variation annuelle, pourcentage) : 2011 = 9,2 ; 2012 (projection) = 9,7.
- Exemples pays (sélection de chiffres 2011–2013, extraits du tableau):
  - Égypte — Croissance du PIB réel : 2011 = 1,8 ; 2012 (projection) = 1,5 ; Inflation (2011) = 10,3 ; Solde budgétaire global (2011) = -9,8.
  - Pakistan — Croissance du PIB réel : 2011 = 2,4 ; 2012 (projection) = 3,4 ; Inflation (2011) = 13,7 ; Solde budgétaire global (2011) = -6,4.
  - Tunisie — Croissance du PIB réel : 2011 = -0,8 ; 2012 (projection) = 2,2 ; Inflation (2011) = 5,0 ; Solde budgétaire global (2011) = -3,2.
- Réserves et financement public (sélection) :
  - Les réserves internationales officielles brutes : variations entre fin 2010 et dernier mois disponible montrées par pays (graphique mentionné; diminution notable surtout en Égypte).
  - Financement de l’État : part extérieure vs intérieure (pourcentage du PIB) — passage marqué vers le financement intérieur en 2011 par rapport à 2010 (graphique thématique).
- Pays exportateurs de pétrole MOANAP — résultats 2011 et perspectives 2012 :
  - Croissance du PIB du groupe exportateur : environ 4 % en 2011; dans le CCG ce taux a été de 8 % en 2011; pays exportateurs hors CCG : croissance de 0,4 % seulement en 2011.
  - Excédent combiné du solde des transactions courantes des pays exportateurs s’est approché de 400 milliards de dollars en 2011, près du double du niveau de 2010.
  - Réserves officielles globales par delà la barre des 1.000 milliards de dollars en 2011.
  - Projection prix du brut PEM 2012 : $115 par baril.
  - Croissance du PIB non pétrolier prévue en moyenne près de 4,5 % en 2012; PIB non pétrolier devrait représenter environ trois quarts de la croissance globale du PIB d’ici 2013.
  - Déficits budgétaires hors CCG : déficit budgétaire moyen de 1 % du PIB en 2011 malgré des prix du pétrole supérieurs à 100 dollars le baril en 2011.
- Autres chiffres clés extraits des tableaux régionaux :
  - MOANAP — Solde des transactions courantes : 2011 = 12,2 ; 2012 (projection) = 13,2 ; 2013 (projection) = 11,5 (tous en pourcentage du PIB).
  - MOANAP — Solde budgétaire global (administr. publiques) : 2011 = -2,6 ; 2012 (projection) = 2,2 ; 2013 = 1,5 (pourcentage du PIB).
  - Données spécifiques par pays et indicateurs détaillés figurent dans les tableaux et graphiques du document (par ex. variation de la production de pétrole, indices des prix à la consommation, soldes des transactions courantes en milliards de dollars).

*Sources : Autorités nationales; et calculs et projections des services du FMI.*

### 2011. En outre, les pays importateurs de pétrole

### mena-update0412f - 2011. En outre, les pays importateurs de pétrole

### Contexte et impact en 2011
- Les pays importateurs de pétrole de la région MOAN ont fait face au renchérissement des produits de base, au repli de la croissance mondiale et aux effets négatifs de débordement de la situation dans la zone euro et dans la région elle-même.
- Conséquences macroéconomiques observées en 2011 :
  - Hormis au Maroc, le revenu par habitant a stagné ou s’est contracté en 2011.
  - Le nombre de jeunes sans emploi est supérieur à ce qu’il était il y a un an.
  - Les gouvernements ont augmenté leurs dépenses — notamment en salaires et en subventions alimentaires et énergétiques.
  - Les déficits budgétaires se sont creusés (pour atteindre environ 8 % du PIB en moyenne).
  - Les emprunts publics ont commencé à évincer le crédit au secteur privé.
  - Les positions extérieures se sont affaiblies ; les pays ont puisé dans leurs réserves internationales — l’Égypte étant le cas le plus notable.
  - Les indices de solvabilité et autres indicateurs des marchés financiers se sont détériorés.

### Perspectives pour 2012 et risques immédiats
- 2012 sera encore plus difficile en raison :
  - Du long processus de transition politique.
  - Du repli de la croissance mondiale.
  - De la montée des cours du pétrole.
- Attentes macroéconomiques et sociales :
  - Le chômage devrait, dans le meilleur des cas, se stabiliser à des niveaux élevés.
  - Il sera particulièrement difficile de maintenir la stabilité macroéconomique étant donné que la marge de manœuvre des pouvoirs publics s’est rétrécie en 2011.

### Besoins de financement et rôle des concours officiels
- Même avec des initiatives nationales ambitieuses, il restera essentiel de mobiliser des concours financiers officiels pour permettre aux pays de maintenir le cap de leur transformation économique.
- Besoins bruts en financements extérieurs et budgétaires des pays importateurs de pétrole de la région MOAN :
  - En 2012 : quelque 90 milliards de dollars.
  - En 2013 : quelque 100 milliards de dollars.
- Les marchés de capitaux n’apporteront vraisemblablement qu’une partie des fonds nécessaires ; il sera donc crucial d’obtenir des financements officiels en temps opportun.
- Intervention du FMI :
  - Le FMI est déterminé à appuyer les pays du Printemps arabe avec ses concours financiers, son assistance technique et ses conseils de politique économique.
  - Exemple récent : approbation d’un prêt pour le Yémen au titre de la facilité de crédit rapide.
  - Des pourparlers ont été engagés avec plusieurs autres pays.
  - Les concours du FMI devront être complétés par les apports d’autres bailleurs de fonds.

### Priorités de politique : stabilisation et transformation
- Objectifs immédiats et moyens recommandés :
  - Stabilisation macroéconomique immédiate pour protéger les plus durement touchés par la récession.
  - Maîtriser les dépenses (par exemple, en ciblant mieux les subventions).
  - Renforcer l’efficacité des dispositifs de protection sociale en faveur des populations pauvres et vulnérables.
  - Les banques centrales devront veiller à préserver la stabilité extérieure ; dans certains cas, cela pourrait exiger un assouplissement du taux de change pour atténuer les facteurs de vulnérabilité extérieure.
- Transformation économique à moyen terme :
  - Élaborer et mettre en œuvre des programmes nationaux de réforme et de modernisation bénéficiant d’un vaste consensus et s’inscrivant dans un cadre viable de politique macroéconomique à moyen terme.
  - Convergences attendues entre pays :
    - Promouvoir une plus grande égalité des chances face aux débouchés économiques, plus de transparence, et un meilleur accès au crédit en renforçant les infrastructures des marchés financiers.
    - Améliorer le climat des affaires en réduisant les tracasseries administratives et en rationnalisant les règles et les procédures.
    - Remplacer les régimes de subventions généralisées par des dispositifs de protection sociale ciblés afin de réduire la mauvaise utilisation des ressources et de financer l’investissement dans l’infrastructure, l’éducation et la santé.
    - S’attaquer aux problèmes des systèmes d’éducation et des marchés du travail, et renforcer les formations pour préparer les diplômés à des carrières solides dans le secteur privé.
- Responsabilités partagées :
  - La principale responsabilité de la transformation économique incombe aux pays eux-mêmes.
  - La communauté internationale doit aider par tous les moyens disponibles, y compris en facilitant un meilleur accès aux marchés pour promouvoir un secteur privé compétitif et dynamique générateur d’emplois.

*Département Moyen-Orient et Asie centrale Mise à jour des PER, avril 2012*

### 2011. La croissance dans ces pays (à

### mena-update0412f - 2011. La croissance dans ces pays (à

### Contexte et effets observés en 2011
- La croissance dans ces pays (à l’exclusion de la Syrie) — Afghanistan, Djibouti, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Pakistan et Tunisie — a chuté de 4,3 % en 2010 à 2,2 % en 2011, les troubles sociaux en Égypte, en Syrie et en Tunisie ayant entraîné de fortes réductions des flux de tourisme et d’investissement.
- Facteurs ayant affaibli l’activité et les positions extérieures :
  - Renchérissement des produits énergétiques.
  - Ralentissement de la croissance mondiale.
  - Détérioration du climat sécuritaire, retards et interruptions d’approvisionnement en produits de base, tensions sociales croissantes.
- Conséquences macrofinancières et sociales :
  - Augmentation du chômage.
  - Tassement des indices boursiers, creusement des écarts de taux des titres d’État, augmentation des créances improductives, rétrogradations de notes de crédit, sorties de capitaux (notamment en Égypte).
  - Dans la plupart des pays, l’inflation est restée modérée malgré l’augmentation des traitements de la fonction publique et le renchérissement mondial des produits alimentaires et énergétiques; exception notable : Pakistan, où l’inflation a augmenté en raison de la montée des prix mondiaux des produits alimentaires et d’une politique monétaire par trop accommodante.
  - Dans les pays importateurs de pétrole, augmentation des dépenses en subventions généralisées, partiellement compensées par des réductions d’autres postes, y compris les dépenses en capital.
  - Recettes budgétaires en baisse en raison d’allégements fiscaux et du fonctionnement des stabilisateurs automatiques; les soldes budgétaires se sont détériorés presque partout.
  - Recours accru au financement intérieur en raison de l’augmentation des coûts d’emprunt sur les marchés internationaux; orientation monétaire généralement accommodante; limitation des fluctuations des taux de change en puisant dans les réserves internationales — niveau des réserves diminué surtout en Égypte, marge de manœuvre entamée.

### Perspectives et évolutions attendues pour 2012
- Conjoncture extérieure plus difficile qu’en 2011 en raison de la récession dans la zone euro et du renchérissement des produits de base énergétiques.
- Effets anticipés de l’instabilité politique :
  - Tourisme et investissement privé ne répondront que lentement en 2012.
  - Montée des prix des produits énergétiques alourdira les factures d’importation, notamment à Djibouti, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie.
  - Repli éventuel des cours mondiaux des produits miniers nuirait aux recettes d’exportation de Jordanie, Maroc, Mauritanie; chute des cours du coton diminuerait recettes du Pakistan.
  - Maghreb soumis à tensions supplémentaires du fait de la réduction de la demande européenne; Jordanie et Liban continueront de subir des retombées négatives de la situation en Syrie.
- Inflation :
  - Tensions inflationnistes devraient reprendre en Égypte, en Jordanie, au Maroc et en Tunisie, liées aux réductions prévues des subventions.
  - Dans d’autres pays, faiblesse de la demande globale et repli des prix alimentaires internationaux devraient atténuer l’inflation.
- Financement et politique macroéconomique :
  - Pays dont les réserves diminuent devront mobiliser des financements extérieurs à court terme pour éviter des ajustements brutaux.
  - Recours excessif au financement intérieur dans un environnement de faible croissance pourrait évincer le crédit au secteur privé, provoquer des tensions sur les taux d’intérêt intérieurs (déjà le cas en Égypte), détériorer les positions budgétaires et ralentir la reprise.
  - Importance de préserver la confiance des investisseurs et des marchés; regimes de change susceptibles d’être malmenés par la perte de confiance.
  - Autorités en Égypte, Jordanie et Maroc poussent à adopter des politiques d’assainissement budgétaire, se traduisant par une orientation budgétaire procyclique en 2012; production devrait rester nettement en dessous de son niveau potentiel.
  - Mesures initiales visant à réduire les subventions généralisées peuvent atténuer les tensions budgétaires à court terme.
  - Dans d’autres pays, orientation budgétaire contra‑cyclique maintenue malgré augmentation des dépenses et creusement des déficits.
  - Besoin accru de flexibilité des taux de change réel et d’un arsenal plus vaste d’instruments de politique monétaire et macroprudentielle dans certains pays.

### Risques, scénarios et recommandations politiques
- Risques baissiers principaux :
  - Augmentation potentielle considérable des prix du pétrole suite à un choc régional de l’offre.
  - Intensification de la crise de la zone euro.
  - Risques de contagion liés aux échanges transfrontaliers et aux liens migratoires pouvant s’étendre à certains pays voisins de la Syrie.
- Risques haussiers :
  - Croissance plus forte que prévu chez les partenaires commerciaux.
  - Dissipation de la prime de risque liée au prix du pétrole.
  - Transition politique plus fluide et rétablissement de la paix, stimulant l’activité économique et les flux extérieurs.
- Recommandations politiques et réformes structurelles :
  - Réduire davantage les subventions généralisées — qui profitent principalement aux plus aisés — afin de dégager marge de manœuvre budgétaire pour des dépenses propices à la lutte contre la pauvreté et à la croissance.
  - Mettre en œuvre des réformes structurelles bien définies pour assurer la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance plus élevée et plus solidaire.
  - Maîtriser davantage les dépenses publiques et en accroître la qualité à moyen terme, notamment dans les pays ayant accéléré les flux de recettes pétrolières présents au détriment des recettes futures.
  - Promouvoir l’emploi dans le secteur privé parmi les ressortissants nationaux et diversifier l’économie pour réduire la dépendance aux secteurs public et pétrolier.
  - Éviter un recours excessif au financement intérieur afin de ne pas évincer le crédit au secteur privé ni aggraver les tensions sur les taux d’intérêt intérieurs.

### Faits saillants et indicateurs clés (extraits)
- Croissance agrégée et inflation :
  - MOANAP — PIB réel (croissance annuelle) : 2010 = 4,8 ; 2011 = 3,4 ; 2012 (projection) = 4,2 ; 2013 (projection) = 3,7.
  - MOANAP — Inflation annuelle (croissance annuelle) : 2010 = 10,2 ; 2011 = 2,9 ; 2012 (projection) = 3,4 ; 2013 (projection) = 4,9.
- Importateurs de pétrole MOANAP (moyennes et projections) :
  - PIB réel (croissance annuelle) : 2010 = 2,2 ; 2011 = 2,7 ; 2012 = 3,6 (projection).
  - Solde budgétaire global (pourcentage du PIB) : 2011 = -7,6 ; 2012 (projection) = -6,4.
  - Inflation annuelle (variation annuelle, pourcentage) : 2011 = 9,2 ; 2012 (projection) = 9,7.
- Exemples pays (sélection de chiffres 2011–2013, extraits du tableau):
  - Égypte — Croissance du PIB réel : 2011 = 1,8 ; 2012 (projection) = 1,5 ; Inflation (2011) = 10,3 ; Solde budgétaire global (2011) = -9,8.
  - Pakistan — Croissance du PIB réel : 2011 = 2,4 ; 2012 (projection) = 3,4 ; Inflation (2011) = 13,7 ; Solde budgétaire global (2011) = -6,4.
  - Tunisie — Croissance du PIB réel : 2011 = -0,8 ; 2012 (projection) = 2,2 ; Inflation (2011) = 5,0 ; Solde budgétaire global (2011) = -3,2.
- Réserves et financement public (sélection) :
  - Les réserves internationales officielles brutes : variations entre fin 2010 et dernier mois disponible montrées par pays (graphique mentionné; diminution notable surtout en Égypte).
  - Financement de l’État : part extérieure vs intérieure (pourcentage du PIB) — passage marqué vers le financement intérieur en 2011 par rapport à 2010 (graphique thématique).
- Pays exportateurs de pétrole MOANAP — résultats 2011 et perspectives 2012 :
  - Croissance du PIB du groupe exportateur : environ 4 % en 2011; dans le CCG ce taux a été de 8 % en 2011; pays exportateurs hors CCG : croissance de 0,4 % seulement en 2011.
  - Excédent combiné du solde des transactions courantes des pays exportateurs s’est approché de 400 milliards de dollars en 2011, près du double du niveau de 2010.
  - Réserves officielles globales par delà la barre des 1.000 milliards de dollars en 2011.
  - Projection prix du brut PEM 2012 : $115 par baril.
  - Croissance du PIB non pétrolier prévue en moyenne près de 4,5 % en 2012; PIB non pétrolier devrait représenter environ trois quarts de la croissance globale du PIB d’ici 2013.
  - Déficits budgétaires hors CCG : déficit budgétaire moyen de 1 % du PIB en 2011 malgré des prix du pétrole supérieurs à 100 dollars le baril en 2011.
- Autres chiffres clés extraits des tableaux régionaux :
  - MOANAP — Solde des transactions courantes : 2011 = 12,2 ; 2012 (projection) = 13,2 ; 2013 (projection) = 11,5 (tous en pourcentage du PIB).
  - MOANAP — Solde budgétaire global (administr. publiques) : 2011 = -2,6 ; 2012 (projection) = 2,2 ; 2013 = 1,5 (pourcentage du PIB).
  - Données spécifiques par pays et indicateurs détaillés figurent dans les tableaux et graphiques du document (par ex. variation de la production de pétrole, indices des prix à la consommation, soldes des transactions courantes en milliards de dollars).

*Sources : Autorités nationales; et calculs et projections des services du FMI.*

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