## Moyen-Orient et Afrique du Nord : définir la voie à suivre

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### Contexte et perspectives régionales
- Deux ans après le début du «Printemps arabe», de nombreux pays de la région MOANAP endurent encore des transitions politiques, sociales et économiques complexes.
- Résultats économiques 2012 :
  - La plupart des pays exportateurs de pétrole ont enregistré une expansion vigoureuse.
  - La croissance est restée languissante dans les pays importateurs de pétrole.
- Prévisions 2013 :
  - Les divergences entre exportateurs et importateurs de pétrole devraient se réduire en 2013 en raison d’une réduction de la production d’hydrocarbures dans les pays exportateurs et d’une légère reprise économique dans les pays importateurs.
  - Une croissance modeste est prévue dans toute la région; la reprise dans les pays importateurs de pétrole ne s’accélérera qu’un peu en 2013 et ne suffira pas pour réduire sensiblement le chômage élevé.
- Facteurs externes et risques :
  - Conjoncture extérieure difficile pèse sur les réserves de change des pays importateurs de pétrole, en raison de l’activité languissante des partenaires commerciaux (surtout dans la zone euro), des cours élevés des produits de base et d’un tourisme encore bien en deçà de son niveau d’avant 2011.
  - L’investissement direct étranger et les envois de fonds devraient rester modérés; les flux d’investissements de portefeuille resteront plus faibles que dans les autres pays émergents et pays en développement.
  - La multiplication des retombées économiques et sociales régionales du conflit en Syrie accentue la complexité de l’environnement économique.

### Pays arabes en transition : définir les voies du succès
- Pays inclus : Égypte, Jordanie, Libye, Maroc, Tunisie et Yémen.
- Dépendance à la confiance : l’évolution économique dépendra de la confiance, sensible à l’évolution politique et sociale (adoption de nouvelles constitutions, élections, tensions sociales liées au chômage et à l’augmentation du coût de la vie).
- Réponses à court terme observées :
  - Augmentations des salaires et de l’emploi dans le secteur public.
  - Augmentation des subventions alimentaires et énergétiques.
  - Ces mesures ont conduit à une hausse des déficits budgétaires et de la dette publique et, dans de nombreux cas, à l’amenuisement des réserves de change.
- Mesures nécessaires :
  - Un assainissement budgétaire plus prononcé et un assouplissement du taux de change pour rehausser la confiance, la compétitivité et la croissance.
  - Mise en place d’un programme audacieux de réformes structurelles axé sur une croissance tirée par le secteur privé : approfondir l’intégration commerciale, réduire le coût des affaires, faciliter l’embauche par les entreprises privées, améliorer le capital humain et élargir l’accès au crédit.
  - Établissement de programmes nationaux et mise en œuvre prompte de mesures à effet rapide pour restaurer l’espoir des populations.

### L’aide internationale et le rôle du FMI
- Besoin d’aide : une aide financière extérieure considérable sera nécessaire dans beaucoup de pays arabes en transition, car les sources privées seront peu susceptibles de satisfaire les besoins de financement substantiels.
- Contributions possibles des partenaires bilatéraux et multilatéraux : conseils économiques et techniques, financements et accès aux marchés.
- Engagement du FMI :
  - Le FMI a engagé plus de 8 milliards de dollars dans des accords de financement avec la Jordanie, le Maroc et le Yémen.
  - Les services du FMI se sont entendus avec la Tunisie sur un accord de confirmation de 1,75 milliard de dollars; un accord éventuel avec l’Égypte et un deuxième programme avec le Yémen sont en discussion.

### Pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP — évolutions récentes et perspectives
- Pays définis : Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Iran, Irak, Koweït, Libye, Oman, Qatar et Yémen.
- Performance 2012 :
  - Croissance vigoureuse de 5,7 % en moyenne en 2012.
  - Croissance portée par le rétablissement presque complet de la production de pétrole en Libye et les fortes expansions dans les pays du CCG.
  - Contribution importante de la croissance du PIB non pétrolier due au bas niveau des taux d’intérêt mondiaux et à des fortes hausses des dépenses publiques dans certains pays.
- Prévisions 2013 :
  - Croissance économique globale attendue autour de 3 % en 2013 : la croissance de la production pétrolière marquera une pause en raison du manque de vigueur de la demande mondiale de pétrole.
  - L’économie non pétrolière devrait croître d’environ 4 % en 2013, soutenue par le bas niveau des taux d’intérêt mondiaux, des politiques budgétaires accommodantes dans certains pays et la consommation liée aux salaires du secteur public.
- Soldes externes et inflation :
  - Excédents des transactions courantes d’environ 440 milliards de dollars en 2012.
  - Prévision d’une légère baisse de cet excédent à environ 370 milliards de dollars en 2013, en raison d’une légère baisse des cours du pétrole et d’une hausse prévue des importations.
  - Inflation : devrait fléchir après des taux élevés ou rester modérée dans la plupart des pays exportateurs de pétrole; en Iran, forte dépréciation de la monnaie et environnement difficile devraient maintenir des tensions inflationnistes élevées.
- Vulnérabilités et risques :
  - Une baisse prolongée des cours du pétrole pourrait épuiser les réserves et conduire à des déficits budgétaires.
  - Analyse IMF (avril 2013) : à politiques inchangées, un ralentissement de la croissance dans les pays émergents amènerait les cours du pétrole au-dessous du niveau requis pour équilibrer le budget de la plupart des pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP.
  - Perte cumulée de PIB pour les pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP en 2013 et en 2014 pourrait avoisiner ½ % si les risques se matérialisent.
  - Risques géopolitiques et sabotage : regain d’incertitude politique et sabotages d’installations pétrolières constatés; ces facteurs n’ont pas eu jusqu’à présent d’impact matériel sur la production, mais une détérioration de la sécurité nationale pourrait affecter les volumes d’exportation à court terme et les coûts de sécurité à moyen terme.
  - Risque technologique de long terme : reproduction de la révolution américaine de l’huile de schiste dans d’autres régions.

### Politiques recommandées pour réduire la dépendance aux hydrocarbures et favoriser la croissance inclusive
- Renforcement de la politique budgétaire :
  - Durcir la politique budgétaire lorsque les prix du pétrole sont élevés et que l’économie non pétrolière croît raisonnablement.
  - Limiter les hausses des dépenses publiques courantes difficiles à inverser, notamment la masse salariale et les subventions.
  - Maintenir les dépenses d’équipement mais établir des priorités pour préserver la qualité de l’investissement public.
  - Développer un cadre budgétaire à moyen terme pour améliorer la planification macrobudgétaire et éviter les variations procycliques des dépenses liées aux fluctuations des cours du pétrole.
- Utilisation des ressources des hydrocarbures pour le développement à long terme :
  - Affecter une part croissante de la richesse pétrolière au développement du capital humain, afin d’augmenter l’emploi des nationaux dans le secteur privé.
  - Améliorer la qualité de l’éducation aux niveaux primaire, secondaire et tertiaire : la région a convergé vers la moyenne mondiale sur la quantité, mais la qualité est exceptionnellement faible par rapport aux normes internationales.
  - Rééquilibrer les incitations afin d’encourager les personnes qualifiées à chercher un emploi dans le secteur privé sans nuire excessivement aux incitations des entreprises.
- Mesures sociales et ciblage :
  - Compléter les assainissements budgétaires et les ajustements du taux de change par des mesures sociales appropriées pour protéger les populations pauvres et vulnérables.

*Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, mai 2013*

### Pays importateurs de pétrole de la région MOANAP

### Une faible reprise économique
- Pays couverts (hors Syrie) : Afghanistan, Djibouti, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Pakistan, Soudan et Tunisie.
- Croissance moyenne en 2012 : 2,7 percent.
- Facteurs pesant sur la reprise :
  - Incertitude politique et persistance des troubles sociaux.
  - Conjoncture extérieure difficile : récession dans la zone euro et atonie de la croissance mondiale.
  - Baisse des exportations, manque de vigueur de l’investissement direct étranger et baisse des arrivées de touristes.
  - Prix mondiaux de l’alimentation et de l’énergie élevés augmentant le coût des importations.
  - Perturbations spécifiques : sécheresse au Maroc; perturbations de l’approvisionnement en gaz naturel en Jordanie remplacé par des importations de combustibles coûteuses.
- Composantes soutenant la demande intérieure :
  - Bonne tenue des envois de fonds.
  - Croissance des salaires dans le secteur public.
  - Récoltes exceptionnelles en Afghanistan et au Pakistan; rebond de la production agricole en Mauritanie.
- Conséquences macrofinancières et sociales :
  - Faible création d’emplois; chômage reste élevé, surtout chez les femmes et les jeunes.
  - Hausse des prêts improductifs, baisse des indices boursiers, sorties de capitaux, déclassements des notes de crédit, augmentation des écarts de taux souverains.
  - Position extérieure globalement affaiblie.
  - Réserves de change érodées dans certains pays (exemples cités : Égypte et Pakistan); forte dévaluation au Soudan a contribué à l’inflation mais a accru les réserves.

### Gestion budgétaire récente
- Augmentation des dépenses en subventions et salaires pour répondre aux revendications sociales et atténuer l’impact des prix internationaux.
- Faiblesse des recettes fiscales due à la faiblesse de l’activité économique.
- Déficits budgétaires élevés en moyenne : 8,4 percent du PIB (moyenne citée pour la région importatrice de pétrole).
- Conséquence : hausse de la dette publique et, dans certains cas, financement par les banques locales réduisant leur capacité à prêter au secteur privé.
- Réformes entreprises :
  - Réduction des subventions et mise en place de protection sociale mieux ciblée.
  - Exemples : transferts monétaires considérables en Jordanie pour compenser les hausses des prix des carburants; réductions progressives des subventions en Égypte, au Maroc et en Tunisie.

### Agir maintenant (perspectives et recommandations)
- Projection de croissance pour 2013 : 3 percent (accélération modérée).
- Risques sociaux et politiques persistants : troubles sociaux, transitions politiques complexes, faible confiance intérieure.
- Perspectives par pays :
  - Mauritanie : croissance attendue supérieure à celle des autres pays importateurs de pétrole, portée par le redressement de la production minière et l’investissement soutenu.
  - Soudan : reprise possible après accords récents avec le Soudan du Sud en matière de sécurité et de production pétrolière.
  - Jordanie et Liban : situation sociale affectée par le nombre croissant de réfugiés en provenance de la Syrie.
- Inflation attendue :
  - Accélération prévue en Égypte, en Jordanie, au Maroc et en Tunisie en raison de réductions des subventions, monétisation des déficits budgétaires et goulets d’étranglement de l’offre.
  - Inflation sous-jacente reste élevée au Pakistan qui mène une politique monétaire accommodante.
  - Dans d’autres pays, modération de la demande intérieure et baisse des prix de certains produits alimentaires devraient atténuer l’inflation.
- Solde budgétaire et réserves :
  - Augmentation du déficit budgétaire prévue là où les mesures de maîtrise des dépenses et d’accroissement des recettes ne sont pas prises.
  - Déficits plus ou moins inchangés là où les économies liées à la réduction des subventions sont réaffectées au renforcement du filet de protection sociale et aux dépenses d’équipement.
  - Peu de chance d’augmentation significative des réserves de change sans baisse des prix mondiaux de l’alimentation et de l’énergie ou hausse des exportations, de l’IDE ou des envois de fonds.
  - Au Pakistan, remboursements considérables de la dette aux créanciers officiels ont fait baisser les réserves à des niveaux extrêmement bas.
- Mesures nécessaires recommandées :
  - Assainissement budgétaire considérable et assouplissement du taux de change, dans de nombreux cas, pour préserver la stabilité macroéconomique, donner confiance, maintenir la compétitivité et mobiliser des financements extérieurs.
  - Poursuivre la réduction des subventions tout en mettant en place des filets de protection mieux ciblés.
  - Mesures visant à maîtriser la masse salariale.
  - Préparation à des choix difficiles et impopulaires, malgré les contraintes politiques liées aux élections et aux transitions constitutionnelles.

### Réformes structurelles à plus long terme
- Approfondir l’intégration commerciale.
- Simplifier les réglementations.
- Renforcer la responsabilité institutionnelle.
- Éliminer les obstacles à l’entrée et à la sortie des marchés.
- Modifier la réglementation du marché du travail pour encourager l’embauche tout en maintenant une protection adéquate des travailleurs.
- Aligner le système d’éducation sur les besoins des employeurs.
- Élargir l’accès au crédit.

### La situation risque encore de se dégrader (scénarios de risques)
- Risques majeurs à la baisse :
  - Nouveaux revers dans les transitions politiques retardant l’action nécessaire.
  - Escalade régionale du conflit en Syrie affectant la confiance.
  - Pertes de production et pressions accrues sur les réserves de change.
  - Hausse des prix mondiaux de l’alimentation et de l’énergie.
  - Ralentissement de la croissance des partenaires commerciaux.
  - Nouvelle intensification de l’aversion pour le risque sur les marchés financiers mondiaux.
- Scénario favorable :
  - Accélération des réformes en Europe et transitions politiques harmonieuses dans la région stimulant les réformes, la confiance des investisseurs, les entrées de capitaux et la croissance.

### Principaux indicateurs et chiffres clés (extraits)
- Croissance moyenne MOANAP (pays importateurs de pétrole) :
  - 2012 : 2,7 percent.
  - Projection 2013 : 3 percent.
- Déficit budgétaire moyen récent : 8,4 percent du PIB (moyenne 2011–12 mentionnée).
- Extraits de la table d’agrégats :
  - MOANAP (agrégé importateurs de pétrole) : PIB réel (croissance annuelle) projections 2013 et 2014 : 3.0 et 3.6.
  - Solde des transactions courantes (agrégé importateurs de pétrole) : -4.0 (2012) et -3.6 (projection 2013).
  - Solde budgétaire global (agrégé importateurs de pétrole) : -8.4 (2012 moyenne) et projections autour de -8.1 à -6.9.
  - Inflation (moyenne annuelle, importateurs) : 9.5 (2008), 12.9 (2009), 10.2 (2010), 8.5 (2011), 9.9 (2012), projections 9.2 (2013) et 9.6 (2014).
- Exemples nationaux (sélection) :
  - Égypte : croissance du PIB réel 2012 : 2.2; projection 2013 : 3.3.
  - Jordanie : croissance du PIB réel 2012 : 2.8; projection 2013 : 3.3.
  - Pakistan : croissance du PIB réel 2012 : 3.7; projection 2013 : 3.5.
  - Tunisie : croissance du PIB réel 2012 : 3.6; projection 2013 : 4.0.
  - Inflation : Égypte 2012 : 8.4; projection 2013 : 10.9; Pakistan 2012 : 11.0; projection 2013 : 8.2.
  - Solde budgétaire : Égypte 2012 : -10.7; projection 2013 : -11.3.
  - Solde des transactions courantes : Jordanie 2012 : -18.1; projection 2013 : -10.0; Liban 2012 : -16.1; projection 2013 : -16.1.
- Réserves de change brutes : données de Déc. 2010 à Mars 2013 (ou plus récent) indiquées pour chaque pays dans les graphiques de la section.

*Source : Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, mai 2013 (section fournie).*

### Section 1

### Moyen-Orient et Afrique du Nord : définir la voie à suivre

### Contexte et perspectives régionales
- Deux ans après le début du «Printemps arabe», de nombreux pays de la région MOANAP endurent encore des transitions politiques, sociales et économiques complexes.
- Les résultats économiques ont été mitigés en 2012 : la plupart des pays exportateurs de pétrole ont enregistré une expansion vigoureuse, tandis que la croissance est restée languissante dans les pays importateurs de pétrole.
- Prévisions 2013 :
  - Les divergences entre exportateurs et importateurs de pétrole devraient se réduire en 2013 en raison d’une réduction de la production d’hydrocarbures dans les pays exportateurs et d’une légère reprise économique dans les pays importateurs.
  - Une croissance modeste est prévue dans toute la région; la reprise dans les pays importateurs de pétrole ne s’accélérera qu’un peu en 2013 et ne suffira pas pour réduire sensiblement le chômage élevé.
- Facteurs externes et risques :
  - Conjoncture extérieure difficile pèse sur les réserves de change des pays importateurs de pétrole, en raison de l’activité languissante des partenaires commerciaux (surtout dans la zone euro), des cours élevés des produits de base et d’un tourisme encore bien en deçà de son niveau d’avant 2011.
  - L’investissement direct étranger et les envois de fonds devraient rester modérés; les flux d’investissements de portefeuille resteront plus faibles que dans les autres pays émergents et pays en développement.
  - La multiplication des retombées économiques et sociales régionales du conflit en Syrie accentue la complexité de l’environnement économique.

### Pays arabes en transition : définir les voies du succès
- Groupe : les pays arabes en transition sont l’Égypte, la Jordanie, la Libye, le Maroc, la Tunisie et le Yémen.
- Dépendance à la confiance : l’évolution économique dépendra de la confiance, sensible à l’évolution politique et sociale (adoption de nouvelles constitutions, élections, tensions sociales liées au chômage et à l’augmentation du coût de la vie).
- Réponses à court terme observées :
  - Augmentations des salaires et de l’emploi dans le secteur public.
  - Augmentation des subventions alimentaires et énergétiques.
  - Ces mesures ont conduit à une hausse des déficits budgétaires et de la dette publique et, dans de nombreux cas, à l’amenuisement des réserves de change.
- Mesures nécessaires :
  - Un assainissement budgétaire plus prononcé et un assouplissement du taux de change pour rehausser la confiance, la compétitivité et la croissance.
  - Mise en place d’un programme audacieux de réformes structurelles axé sur une croissance tirée par le secteur privé : approfondir l’intégration commerciale, réduire le coût des affaires, faciliter l’embauche par les entreprises privées, améliorer le capital humain et élargir l’accès au crédit.
  - Établissement de programmes nationaux et mise en œuvre prompte de mesures à effet rapide pour restaurer l’espoir des populations.

### L’aide internationale et le rôle du FMI
- Besoin d’aide : une aide financière extérieure considérable sera nécessaire dans beaucoup de pays arabes en transition, car les sources privées seront peu susceptibles de satisfaire les besoins de financement substantiels.
- Contributions possibles des partenaires bilatéraux et multilatéraux : conseils économiques et techniques, financements et accès aux marchés.
- Engagement du FMI (extrait du texte) :
  - Le FMI a engagé plus de 8 milliards de dollars dans des accords de financement avec la Jordanie, le Maroc et le Yémen.
  - Les services du FMI se sont entendus avec la Tunisie sur un accord de confirmation de 1,75 milliard de dollars; un accord éventuel avec l’Égypte et un deuxième programme avec le Yémen sont en discussion.

### Pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP — évolutions récentes et perspectives
- Définition : Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Iran, Irak, Koweït, Libye, Oman, Qatar et Yémen.
- Performance 2012 :
  - Croissance vigoureuse de 5,7 % en moyenne en 2012.
  - Croissance portée par le rétablissement presque complet de la production de pétrole en Libye et les fortes expansions dans les pays du CCG.
  - Contribution importante de la croissance du PIB non pétrolier due au bas niveau des taux d’intérêt mondiaux et à des fortes hausses des dépenses publiques dans certains pays.
- Prévisions 2013 :
  - Croissance économique globale attendue autour de 3 % en 2013 : la croissance de la production pétrolière marquera une pause en raison du manque de vigueur de la demande mondiale de pétrole.
  - L’économie non pétrolière devrait croître d’environ 4 % en 2013, soutenue par le bas niveau des taux d’intérêt mondiaux, des politiques budgétaires accommodantes dans certains pays et la consommation liée aux salaires du secteur public.
- Soldes externes et inflation :
  - Les exportateurs de pétrole ont accumulé des excédents des transactions courantes d’environ 440 milliards de dollars en 2012.
  - Prévision d’une légère baisse de cet excédent à environ 370 milliards de dollars en 2013, en raison d’une légère baisse des cours du pétrole et d’une hausse prévue des importations.
  - Inflation : devrait fléchir après des taux élevés ou rester modérée dans la plupart des pays exportateurs de pétrole; en Iran, forte dépréciation de la monnaie et environnement difficile devraient maintenir des tensions inflationnistes élevées.
- Vulnérabilités et risques :
  - Une baisse prolongée des cours du pétrole pourrait épuiser les réserves et conduire à des déficits budgétaires.
  - Analyse IMF (avril 2013) : à politiques inchangées, un ralentissement de la croissance dans les pays émergents amènerait les cours du pétrole au-dessous du niveau requis pour équilibrer le budget de la plupart des pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP.
  - Perte cumulée de PIB pour les pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP en 2013 et en 2014 pourrait avoisiner ½ % si les risques se matérialisent.
  - Risques géopolitiques et sabotage : regain d’incertitude politique et sabotages d’installations pétrolières constatés ; ces facteurs n’ont pas eu jusqu’à présent d’impact matériel sur la production, mais une détérioration de la sécurité nationale pourrait affecter les volumes d’exportation à court terme et les coûts de sécurité à moyen terme.
  - Risque technologique de long terme : reproduction de la révolution américaine de l’huile de schiste dans d’autres régions.

### Politiques recommandées pour réduire la dépendance aux hydrocarbures et favoriser la croissance inclusive
- Renforcement de la politique budgétaire :
  - Durcir la politique budgétaire lorsque les prix du pétrole sont élevés et que l’économie non pétrolière croît raisonnablement.
  - Limiter les hausses des dépenses publiques courantes difficiles à inverser, notamment la masse salariale et les subventions.
  - Maintenir les dépenses d’équipement mais établir des priorités pour préserver la qualité de l’investissement public.
  - Développer un cadre budgétaire à moyen terme pour améliorer la planification macrobudgétaire et éviter les variations procycliques des dépenses liées aux fluctuations des cours du pétrole.
- Utilisation des ressources des hydrocarbures pour le développement à long terme :
  - Affecter une part croissante de la richesse pétrolière au développement du capital humain, afin d’augmenter l’emploi des nationaux dans le secteur privé.
  - Améliorer la qualité de l’éducation aux niveaux primaire, secondaire et tertiaire : la région a convergé vers la moyenne mondiale sur la quantité, mais la qualité est exceptionnellement faible par rapport aux normes internationales.
  - Rééquilibrer les incitations afin d’encourager les personnes qualifiées à chercher un emploi dans le secteur privé sans nuire excessivement aux incitations des entreprises.
- Mesures sociales et ciblage :
  - Compléter les assainissements budgétaires et les ajustements du taux de change par des mesures sociales appropriées pour protéger les populations pauvres et vulnérables.

*Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, mai 2013*

### Section 2

### Pays importateurs de pétrole de la région MOANAP

### Une faible reprise économique
- Pays couverts (hors Syrie) : Afghanistan, Djibouti, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Pakistan, Soudan et Tunisie.
- Croissance moyenne en 2012 : 2,7 percent.
- Facteurs pesant sur la reprise :
  - Incertitude politique et persistance des troubles sociaux.
  - Conjoncture extérieure difficile : récession dans la zone euro et atonie de la croissance mondiale.
  - Baisse des exportations, manque de vigueur de l’investissement direct étranger et baisse des arrivées de touristes.
  - Prix mondiaux de l’alimentation et de l’énergie élevés augmentant le coût des importations.
  - Perturbations spécifiques : sécheresse au Maroc; perturbations de l’approvisionnement en gaz naturel en Jordanie remplacé par des importations de combustibles coûteuses.
- Composantes soutenant la demande intérieure :
  - Bonne tenue des envois de fonds.
  - Croissance des salaires dans le secteur public.
  - Récoltes exceptionnelles en Afghanistan et au Pakistan; rebond de la production agricole en Mauritanie.
- Conséquences macrofinancières et sociales :
  - Faible création d’emplois ; chômage reste élevé, surtout chez les femmes et les jeunes.
  - Hausse des prêts improductifs, baisse des indices boursiers, sorties de capitaux, déclassements des notes de crédit, augmentation des écarts de taux souverains.
  - Position extérieure globalement affaiblie.
  - Réserves de change érodées dans certains pays (exemples cités : Égypte et Pakistan); forte dévaluation au Soudan a contribué à l’inflation mais a accru les réserves.

- Gestion budgétaire récente :
  - Augmentation des dépenses en subventions et salaires pour répondre aux revendications sociales et atténuer l’impact des prix internationaux.
  - Faiblesse des recettes fiscales due à la faiblesse de l’activité économique.
  - Déficits budgétaires élevés en moyenne : 8,4 percent du PIB (moyenne citée pour la région importatrice de pétrole).
  - Conséquence : hausse de la dette publique et, dans certains cas, financement par les banques locales réduisant leur capacité à prêter au secteur privé.

- Réformes entreprises :
  - Réduction des subventions et mise en place de protection sociale mieux ciblée.
  - Exemples : transferts monétaires considérables en Jordanie pour compenser les hausses des prix des carburants; réductions progressives des subventions en Égypte, au Maroc et en Tunisie.

### Agir maintenant (perspectives et recommandations)
- Projection de croissance pour 2013 : 3 percent (accélération modérée).
- Risques sociaux et politiques persistants : troubles sociaux, transitions politiques complexes, faible confiance intérieure.
- Perspectives par pays :
  - Mauritanie : croissance attendue supérieure à celle des autres pays importateurs de pétrole, portée par le redressement de la production minière et l’investissement soutenu.
  - Soudan : reprise possible après accords récents avec le Soudan du Sud en matière de sécurité et de production pétrolière.
  - Jordanie et Liban : situation sociale affectée par le nombre croissant de réfugiés en provenance de la Syrie.
- Inflation attendue :
  - Accélération prévue en Égypte, en Jordanie, au Maroc et en Tunisie en raison de réductions des subventions, monétisation des déficits budgétaires et goulets d’étranglement de l’offre.
  - Inflation sous-jacente reste élevée au Pakistan qui mène une politique monétaire accommodante.
  - Dans d’autres pays, modération de la demande intérieure et baisse des prix de certains produits alimentaires devraient atténuer l’inflation.
- Solde budgétaire et réserves :
  - Augmentation du déficit budgétaire prévue là où les mesures de maîtrise des dépenses et d’accroissement des recettes ne sont pas prises.
  - Déficits plus ou moins inchangés là où les économies liées à la réduction des subventions sont réaffectées au renforcement du filet de protection sociale et aux dépenses d’équipement.
  - Peu de chance d’augmentation significative des réserves de change sans baisse des prix mondiaux de l’alimentation et de l’énergie ou hausse des exportations, de l’IDE ou des envois de fonds.
  - Au Pakistan, remboursements considérables de la dette aux créanciers officiels ont fait baisser les réserves à des niveaux extrêmement bas.
- Mesures nécessaires recommandées :
  - Assainissement budgétaire considérable et assouplissement du taux de change, dans de nombreux cas, pour préserver la stabilité macroéconomique, donner confiance, maintenir la compétitivité et mobiliser des financements extérieurs.
  - Poursuivre la réduction des subventions tout en mettant en place des filets de protection mieux ciblés.
  - Mesures visant à maîtriser la masse salariale.
  - Préparation à des choix difficiles et impopulaires, malgré les contraintes politiques liées aux élections et aux transitions constitutionnelles.

- Réformes structurelles à plus long terme pour accélérer une croissance inclusive et créer des emplois :
  - Approfondir l’intégration commerciale.
  - Simplifier les réglementations.
  - Renforcer la responsabilité institutionnelle.
  - Éliminer les obstacles à l’entrée et à la sortie des marchés.
  - Modifier la réglementation du marché du travail pour encourager l’embauche tout en maintenant une protection adéquate des travailleurs.
  - Aligner le système d’éducation sur les besoins des employeurs.
  - Élargir l’accès au crédit.

### La situation risque encore de se dégrader (scénarios de risques)
- Risques majeurs à la baisse :
  - Nouveaux revers dans les transitions politiques retardant l’action nécessaire.
  - Escalade régionale du conflit en Syrie affectant la confiance.
  - Pertes de production et pressions accrues sur les réserves de change.
  - Hausse des prix mondiaux de l’alimentation et de l’énergie.
  - Ralentissement de la croissance des partenaires commerciaux.
  - Nouvelle intensification de l’aversion pour le risque sur les marchés financiers mondiaux.
- Scénario favorable :
  - Accélération des réformes en Europe et transitions politiques harmonieuses dans la région stimulant les réformes, la confiance des investisseurs, les entrées de capitaux et la croissance.

### Principaux indicateurs et chiffres clés (extraits)
- Croissance moyenne MOANAP (pays importateurs de pétrole) :
  - 2012 : 2,7 percent (croissance moyenne citée pour la sous-région).
  - Projection 2013 : 3 percent.
- Déficit budgétaire moyen récent : 8,4 percent du PIB (moyenne 2011–12 mentionnée).
- Indicateurs tabulés (rappels figurant dans la section "Région MOANAP : principaux indicateurs économiques, 2000–14") — extraits synthétiques :
  - MOANAP (agrégé importateurs de pétrole) : PIB réel (croissance annuelle) projections 2013 et 2014 : 3.0 et 3.6 (valeurs numériques présentées dans la table).
  - Solde des transactions courantes (agrégé importateurs de pétrole) : -4.0 (2012) et -3.6 (projection 2013) (valeurs présentées dans la table d’agrégats).
  - Solde budgétaire global (agrégé importateurs de pétrole) : -8.4 (2012 moyenne) et projections autour de -8.1 à -6.9 selon la table.
  - Inflation (moyenne annuelle, importateurs) : 9.5 (2008), 12.9 (2009), 10.2 (2010), 8.5 (2011), 9.9 (2012), projections 9.2 (2013) et 9.6 (2014) — (valeurs comme présentées dans la table).
- Exemples de valeurs nationales (sélection) tirées des tableaux fournis :
  - Égypte : croissance du PIB réel 2012 : 2.2; projection 2013 : 3.3 (table pays importateurs).
  - Jordanie : croissance du PIB réel 2012 : 2.8; projection 2013 : 3.3.
  - Pakistan : croissance du PIB réel 2012 : 3.7; projection 2013 : 3.5.
  - Tunisie : croissance du PIB réel 2012 : 3.6; projection 2013 : 4.0.
  - Inflation (sélection) : Égypte 2012 : 8.4; projection 2013 : 10.9; Pakistan 2012 : 11.0; projection 2013 : 8.2.
  - Solde budgétaire (sélection) : Égypte 2012 : -10.7; projection 2013 : -11.3 (valeurs figurant dans la table).
  - Solde des transactions courantes (sélection) : Jordanie 2012 : -18.1; projection 2013 : -10.0; Liban 2012 : -16.1; projection 2013 : -16.1.
- Réserves de change brutes (graphique récapitulatif) : données de Déc. 2010 à Mars 2013 (ou plus récent) indiquées pour chaque pays (valeurs détaillées par pays dans les graphiques de la section).

*Source : Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, mai 2013 (section fournie).*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-flagship-issues/external/french/pubs/ft/reo/2013/mcd/mena0513f.pdf_
