## menap0514f

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### Aperçu régional et constats principaux
- Croissance économique molle dans toute la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MOANAP).
- En 2013, la baisse de la production de pétrole a ralenti la croissance dans les pays exportateurs de pétrole.
- Faible dynamisme de l’investissement privé dans les pays importateurs, sur fond de transitions politiques et de conflits.
- Prévision : la croissance devrait s’affermir en 2014, mais la faiblesse de la confiance et, dans certains cas, l’ampleur des déficits publics continueront de peser sur les perspectives.
- Nécessité de transformations économiques profondes pour assurer une croissance vigoureuse, largement partagée, et créer des emplois pour une population active qui augmente rapidement.

### Pays exportateurs de pétrole — évolution et perspectives
- Croissance du PIB des pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP : de 2 % en 2013 à 3½ % en 2014.
- Moteurs de la croissance non pétrolière :
  - construction et commerce de détail.
  - niveau élevé des dépenses publiques d’infrastructures et du crédit au secteur privé dans les pays du CCG (Arabie Saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar).
  - reconstruction des pays non membres du CCG après les conflits.
- Iran : économie attendue en stabilisation en 2014, appuyée par une amélioration des perspectives extérieures et la dépréciation passée de la monnaie.
- Production de pétrole et de gaz : devrait rester largement stable en 2014.
- Facteurs de hausse potentielle de la production du CCG : renforcement de la demande mondiale, difficultés de redémarrage du pétrole hors CCG (notamment en Libye), baisse des stocks mondiaux partiellement due à la vague de froid en Amérique du Nord.
- Marchés à terme : laissent entrevoir une baisse du prix du brut d’environ 6 dollars le baril entre 2013 et 2015.

### Inflation, conditions financières et risques externes
- Pressions inflationnistes modérées dans la plupart des pays exportateurs :
  - Dans les pays du CCG, inflation prévue à 3 % en 2014.
  - Dans les pays hors CCG, inflation élevée mais attendue en baisse de 22 % en 2013 à 15 % en 2014.
  - Hausse rapide des prix des logements aux Émirats arabes unis (notamment Dubaï) ; surveillance des risques de surchauffe recommandée.
- Principaux aléas et risques :
  - Risque baissier : demande mondiale plus faible que prévu; production non conventionnelle en Amérique du Nord plus élevée; volatilité liée au retrait progressif des mesures accommodantes de la Réserve fédérale.
  - Risque haussier : recrudescence des tensions régionales/géopolitiques augmentant les prix du pétrole et du gaz.
  - Une production plus faible en Libye ou en Irak ferait monter les prix et accroîtrait les recettes pétrolières des exportateurs MOANAP.
- Marchés financiers et conditions de financement :
  - Resserrement des conditions financières mondiales jugé généralement gérable grâce aux régimes d’arrimage et aux amortisseurs des pays du CCG.
  - Vulnérabilités particulières : Bahreïn (coût d’emprunt de l’État en hausse); Dubaï (complications de refinancement pour certaines entités liées à l’État).

### Solvabilité, finances publiques et nécessité d’un rééquilibrage
- Excédents budgétaires des pays exportateurs de pétrole en diminution ces dernières années en raison de la baisse tendancielle des recettes pétrolières et de l’augmentation des dépenses publiques (salaires, subventions énergétiques).
- Sensibilité budgétaire : l’Arabie Saoudite afficherait un déficit budgétaire en 2015 si elle réduisait sa production de 7 %, en excluant tout ajustement des dépenses.
- Bahreïn et Oman : besoins d’un prix du pétrole supérieur à 100 dollars le baril pour équilibrer le budget.
- Pays exportateurs hors CCG : déficits budgétaires chroniques ; la plupart afficheraient un déficit extérieur courant si les prix du pétrole tombaient à 85 dollars ou plus bas, événement ayant une chance sur six de se produire d’ici fin 2014 selon les marchés d’options.
- Coût des subventions énergétiques : dépasse 10 % du PIB dans beaucoup de pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP.
- Recommandation : resserrement budgétaire nécessaire pour améliorer la résilience aux chocs et préserver les richesses pour les générations futures.

### Diversification économique et création d’emplois
- Diversification souhaitée pour accélérer la croissance de la productivité, renforcer le potentiel économique et réduire la volatilité.
- Constats :
  - Part croissante de la production non pétrolière dans le PIB total.
  - Part des recettes non pétrolières dans le total des recettes reste faible.
- Mesures recommandées pour soutenir la diversification et l’emploi privé :
  - Rechercher de nouvelles sources de recettes fiscales (impôt sur les sociétés, taxes sur la valeur ajoutée) structurées pour ne pas freiner la diversification.
  - Dans les pays du CCG : améliorer la qualité des dépenses d’équipement, élargir l’accès aux services financiers pour les PME, développer les marchés de dette locaux, relever le taux d’activité des femmes.
  - Dans les pays hors CCG : modernisation des infrastructures, amélioration de la sécurité et du climat des affaires.
- Politiques du marché du travail et formation :
  - Partenariats État–grands investisseurs pour reformer la formation professionnelle, en particulier pour les femmes et les jeunes.
  - Réduction des subventions énergétiques élevées, mieux cibler les aides sociales pour réorienter la production vers des secteurs créateurs d’emplois.

### Rôle du soutien international
- Financements bilatéraux et multilatéraux peuvent alléger les tensions budgétaires et permettre un ajustement macroéconomique progressif.
- Les financements officiels peuvent catalyser les financements privés.
- Soutien possible via conseils techniques, renforcement des capacités et ouverture des marchés aux produits et services de la région.
- Accords récents avec le FMI prévoient l’engagement de près de 10 milliards de dollars en faveur de la Jordanie, du Maroc (ligne de crédit en cas de chocs extérieurs), du Pakistan et de la Tunisie.

### Vulnérabilité aux prix du pétrole (Section 2 synthétique)
- Prix d'équilibre du compte courant, 2014 : pays listés (Algérie, Bahreïn, Iran, Iraq, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite, EAU, Yémen, Libye, Nigéria, Angola, Venezuela, Congo, Gabon, Tchad, Cameroun, Trinité-et-Tobago, Côte d'Ivoire, Indonésie, Mexique).
- Prix du pétrole PEM 2014 : 104$.
- Observation : la plupart des pays sont vulnérables à une baisse des prix du pétrole.

### Marchés du travail et création d'emplois (Section 2)
- Défi important : création d’emplois productifs dans le secteur privé pour des populations en augmentation rapide.
- Projection qualitative : emploi privé potentiellement suffisant pour un tiers des nationaux arrivant sur le marché du travail si les tendances actuelles persistent.
- Le secteur public ne peut être la solution au manque d’emplois en raison des tensions budgétaires.
- Recommandations opérationnelles :
  - Améliorer qualité et adéquation de l’éducation au secteur privé.
  - Améliorer conditions de travail des travailleurs expatriés.
  - Rendre l’emploi privé plus attractif pour les nationaux.
- Fragmentation des marchés du travail : données sur % des ressortissants employés par le secteur public et part des travailleurs étrangers dans l'emploi privé (2000 vs 2012/plus récent), avec notes méthodologiques (Qatar : 2006 et après; EAU : 2009 seulement).

### Pays importateurs de pétrole : diagnostic et perspectives (Section 2)
- Pays couverts : Afghanistan, Djibouti, Égypte, Jordanie, Liban, Mauritanie, Maroc, Pakistan, Soudan, Tunisie.
- Croissance 2013 : autour de 3 % ; moyenne historique proche de 5 %.
- Freins à la confiance et à l’activité : transitions politiques difficiles, problèmes structurels non résolus, intensification des troubles sociaux et de l’insécurité, effets du conflit en Syrie (afflux massif de réfugiés, perturbation des échanges).
- Composition 2013 de la demande : croissance essentiellement tirée par la demande intérieure ; consommation soutenue par envois de fonds, subventions et dépenses salariales publiques.
- Investissement : resté modéré globalement ; exceptions positives : Djibouti (investissements d’infrastructure massifs), Mauritanie (renforcement des capacités minières et agricoles).
- Secteur extérieur : contribution limitée à la croissance en raison de faible compétitivité et factures d’importations élevées.

### Positions budgétaires et extérieures, pressions inflationnistes (Section 2)
- Dette publique : a continué de croître en 2013.
- Recettes fiscales : restent faibles.
- Dépenses dominantes : subventions et masse salariale élevées au cours des trois dernières années.
- Réformes : plusieurs pays ont entrepris des réformes des subventions et un meilleur ciblage de la protection sociale (Jordanie, Pakistan parmi les plus ambitieuses).
- Égypte : maintien de subventions élevées et relèvement des salaires publics financés par le CCG.
- Facteurs extérieurs de vulnérabilité : paiements élevés au titre de la dette; réduction des entrées de capitaux bancaires liée au retrait progressif des mesures monétaires non conventionnelles par la Réserve fédérale.
- Inflation régionale prévue : restera supérieure à 8 ½ % dans la région, pressions haussières liées à l’élimination des subventions partiellement compensées par la baisse des prix mondiaux alimentaires et de l’énergie.
- Dilemme de politique : concilier accommodement monétaire pour soutenir la croissance et nécessité de contenir les anticipations inflationnistes.

### Perspectives à court terme et composition de la reprise (Section 2)
- Prévision 2014 : reprise fragile ; croissance modérée reposant sur une base plus large ; consommation restera moteur principal ; investissement attendu en hausse pour la première fois depuis le Réveil arabe.
- Moteurs attendus : exportations et tourisme grâce à l’accroissement de la demande chez les partenaires commerciaux (notamment Europe et CCG).
- Investissement public : augmentation prévue grâce aux financements des bailleurs et réformes des subventions (ex. financement du CCG permettant à l’Égypte de lancer des projets et d’apurer ses arriérés).
- Investissement privé : renforcement graduel sous réserve de réformes et d’une amélioration de la confiance.
- Effets attendus du rééquilibrage budgétaire : réallocation des ressources vers l’investissement public, création d’emplois, élargissement de l’assiette fiscale (élimination des exonérations, suppression des niches, renforcement de l’administration), soutenu par plans à moyen terme crédibles et financements extérieurs/intérieurs.

### Principaux aléas et mesures d’atténuation (Section 2)
- Aléas négatifs : remise en question des transitions politiques, intensification des tensions sociales et de l’insécurité, retombées des conflits régionaux.
- Aléas externes : croissance plus faible chez partenaires, resserrement des conditions financières mondiales augmentant coûts de financement et réduisant l’IDE.
- Mesures recommandées : recours aux sources intérieures de financement, aux bailleurs officiels et garanties d’obligations extérieures, flux d’IDE à long terme.
- Risque de refinancement de la dette d’État : jugé peu probable d’être très aigu dans la plupart des pays, compte tenu des coûts de financement déjà très élevés.

### Réformes structurelles prioritaires (Section 2)
- Objectif : lever obstacles structurels pour accélérer gains de productivité, accroître l’investissement privé, rendre les exportations plus compétitives et créer des emplois.
- Obstacles ciblés :
  - lourdeurs bureaucratiques et corruption;
  - systèmes fiscaux non propices à la compétitivité;
  - difficultés d’accès aux services financiers pour les PME;
  - faible taux d’activité des femmes;
  - réglementations du marché du travail peu propices à la création d’emplois.
- Résultats attendus : des réformes, même à partir d’un niveau bas, peuvent produire rapidement des effets (exemples récents : Maroc, Pakistan).
- Indicateurs Doing Business 2014 présentés pour comparer MOANAP vs Pays émergents sur dix volets (classements 1–183).

### Réformes prioritaires à court terme (Section 3)
- Simplification réglementaire pour :
  - créer une entreprise,
  - enregistrer la propriété,
  - obtenir des permis et le raccordement au réseau électrique.
- Formation des chômeurs et personnes sans qualifications.
- Amélioration des procédures douanières.
- Approfondissement de l’intégration commerciale.
- Remarque : certaines réformes peuvent être engagées immédiatement même en période de transition politique pour renforcer la confiance.

### Encadré 1 — Retombées régionales du conflit syrien
- Syrie :
  - « le PIB s’est contracté de plus de 40 % depuis le début du conflit, selon les estimations ».
  - « plus de la moitié de la population active est au chômage ».
- Données réfugiés (dernières données disponibles) :
  - Population totale (millions) 22,5
  - Déplacés internes (millions) 6,5...
  - Ont besoin d'aide humanitaire (millions) 9,3...
  - Nombre total de réfugiés, dont : 2 692 811
    - Liban 1 014 070    22,7
    - Jordanie 589 792    9,0
    - Irak 219 579    0,6
  - Note : « Les chiffres sont ceux des réfugiés inscrits ou en attente d'inscription. »
- Effets sur pays voisins :
  - Jordanie : USAID estime le coût direct des besoins humanitaires à environ 1 % du PIB par an pour 2013 et 2014 pour le secteur public; services du FMI estiment que la croissance de la production a perdu un point de pourcentage en 2013.
  - Liban : croissance du PIB réel passée de 9 % en moyenne en 2009–10 à 1 % en 2013; Banque mondiale estime l’impact budgétaire 2012–14 à plus de 2 milliards de dollars (4½ % du PIB) plus 2,5 milliards de dollars nécessaires pour ramener la qualité des services publics à son niveau d’avant la crise; taux de chômage attendu doubler et dépasser 20 % cette année.
  - Irak : croissance hors pétrole attendue à 4 % en 2014 contre une moyenne de 8 % entre 2009 et 2013; importations depuis/ transitant par la Syrie quasi arrêtées (représentaient 15 %–20 % avant le conflit); stocks alimentaires touchés contribuant à une poussée d’inflation alimentaire.

### Principaux indicateurs agrégés (sélection de valeurs, 2000–15)
- MOANAP (agrégats et projections) :
  - PIB réel (croissance annuelle) 5,6 2,8 5,2 3,9 4,2 2,4 3,2 4,4
  - Solde des transactions courantes 9,7 1,7 6,5 13,1 12,6 9,5 8,0 6,1
  - Solde budgétaire global 3,7 -2,7 -0,7 1,2 1,8 -0,7 -0,7 -1,4
  - Inflation (annuelle) 7,2 7,1 6,9 9,9 11,0 11,0 8,7 8,6
- Exportateurs de pétrole (exemples) :
  - Agrégat croissance du PIB réel 5,9 2,3 5,9 4,6 4,7 2,0 3,4 4,6
  - CCG — inflation prévue 3 % en 2014 (données de tableau : 2,9 2,8 2,6 3,1 2,4 2,9 3,0 3,2)
- Importateurs de pétrole (exemples) :
  - Agrégat croissance du PIB réel 5,1 3,8 3,9 2,5 3,1 3,0 2,8 4,1
  - Agrégat inflation (annuelle) 5,7 10,4 8,6 10,0 9,4 8,5 8,7 8,6
- Remarque : « Les données de 2011–15 excluent la République arabe syrienne. »

*Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, mai 2014.*

### Section 1

### Moyen Orient, Afrique du Nord, Pakistan et Afghanistan : le bout du tunnel?

### Aperçu régional et constats principaux
- La croissance économique a été molle dans toute la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MOANAP).
- En 2013, la baisse de la production de pétrole a ralenti la croissance dans les pays exportateurs de pétrole.
- Le manque de dynamisme de l’investissement privé, sur fond de transitions politiques et de conflits, a continué de freiner l’activité économique dans les pays importateurs de pétrole.
- La croissance économique devrait s’affermir en 2014 dans le sillage d’une amélioration des perspectives mondiales, mais la faiblesse de la confiance et, dans certains cas, l’ampleur des déficits publics continueront de peser sur les perspectives.
- Des transformations économiques profondes sont nécessaires pour assurer une croissance vigoureuse, largement partagée, et créer des emplois pour une population active qui augmente rapidement.

### Pays exportateurs de pétrole — évolution et perspectives
- Croissance du PIB des pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP : de 2 % en 2013 à 3½ % en 2014, grâce au dynamisme persistant des activités non pétrolières et à la stabilisation de la production de pétrole.
- Les secteurs non pétroliers, en particulier la construction et le commerce de détail, resteront les principaux moteurs, soutenus par :
  - le niveau élevé des dépenses publiques d’infrastructures et du crédit au secteur privé dans les pays du CCG (Arabie Saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar).
  - la reconstruction des pays non membres du CCG au lendemain des conflits.
- L’économie iranienne devrait se stabiliser en 2014 après une amélioration récente des perspectives, en particulier sur le front extérieur, et grâce à l’impulsion fournie par la dépréciation passée de la monnaie.
- La production de pétrole et de gaz devrait rester largement stable en 2014. Les facteurs favorisant la hausse de la production du CCG incluent le renforcement de la demande mondiale, des difficultés de redémarrage du pétrole hors CCG (notamment en Libye) et la baisse des stocks mondiaux due en partie à la vague de froid en Amérique du Nord.
- Les marchés à terme laissent entrevoir une baisse du prix du brut de l’ordre de 6 dollars le baril entre 2013 et 2015.

### Inflation, conditions financières et risques externes
- Pressions inflationnistes modérées dans la plupart des pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP.
  - Dans les pays du CCG, l’inflation devrait se maintenir à 3 % en 2014 en raison de la diminution des prix d’importation et de la présence de travailleurs expatriés faiblement rémunérés.
  - Dans les pays hors CCG, l’inflation est élevée (notamment à cause de l’Iran et du Yémen) mais devrait redescendre progressivement de 22 % en 2013 à 15 % en 2014 sous l’effet du resserrement en cours de la politique monétaire.
  - Hausse rapide des prix des logements aux Émirats arabes unis (en particulier à Dubaï) justifiant une surveillance des risques de surchauffe.
- Principaux aléas et risques :
  - Risque baissier : croissance de la demande mondiale plus faible que prévu, production de pétrole non conventionnelle en Amérique du Nord plus élevée que prévu, creusement de volatilité sur les marchés financiers émergents lié au retrait progressif des mesures accommodantes de la Réserve fédérale.
  - Risque haussier : toute recrudescence des tensions régionales ou géopolitiques entraînerait une hausse des prix du pétrole et du gaz.
  - Une production plus faible en Libye ou en Irak ferait monter les prix et accroîtrait les recettes pétrolières des exportateurs MOANAP.
- Marchés financiers et conditions de financement :
  - Le resserrement des conditions financières mondiales devrait généralement être gérable, notamment grâce aux régimes d’arrimage du taux de change dans de nombreux pays et aux amortisseurs substantiels des pays du CCG.
  - Bahreïn et Dubaï (Émirats arabes unis) présentent des vulnérabilités particulières en cas de resserrement : coût d’emprunt de l’État en hausse à Bahreïn; complications de refinancement pour certaines entités liées à l’État à Dubaï.

### Solvabilité, finances publiques et nécessité d’un rééquilibrage
- Les excédents budgétaires des pays exportateurs de pétrole ont diminué ces dernières années en raison de la baisse tendancielle des recettes pétrolières et de l’augmentation des dépenses publiques, notamment salaires et subventions énergétiques.
- Exemple de sensibilité budgétaire : l’Arabie Saoudite afficherait un déficit budgétaire en 2015 si elle réduisait sa production de 7 %, en excluant tout ajustement des dépenses.
- Bahreïn et Oman : situation budgétaire déjà relativement fragile; ces pays ont besoin que les prix du pétrole soient supérieurs à 100 dollars le baril pour équilibrer leur budget.
- Pays exportateurs hors CCG : déficits budgétaires chroniques ; la plupart afficheraient un déficit extérieur courant si les prix du pétrole tombaient à 85 dollars ou plus bas, ce qui, d’après les marchés d’options, a une chance sur six de se produire d’ici fin 2014.
- Le coût des subventions énergétiques dépasse 10 % du PIB dans beaucoup de pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP.
- Recommandation budgétaire : un resserrement budgétaire s’impose pour améliorer la résilience aux chocs et préserver les richesses pour les générations futures.

### Diversification économique et création d’emplois
- Une moindre dépendance au pétrole permettrait d’accélérer la croissance de la productivité, de renforcer le potentiel économique et de réduire la volatilité de la production.
- Progrès de la diversification : part croissante de la production non pétrolière dans le PIB total; toutefois, la part des recettes non pétrolières dans le total des recettes reste faible.
- Mesures pour soutenir la diversification et l’emploi privé :
  - Rechercher de nouvelles sources de recettes fiscales (impôt sur les sociétés, taxes sur la valeur ajoutée) structurées pour ne pas freiner la diversification.
  - Dans les pays du CCG : accorder davantage d’attention à la qualité des dépenses d’équipement, élargir l’accès aux services financiers pour les PME privées, développer les marchés de dette locaux et relever le taux d’activité des femmes.
  - Dans les pays hors CCG : modernisation des infrastructures, amélioration de la sécurité et du climat des affaires comme condition préalable à la diversification.
- Politiques du marché du travail et formation :
  - Partenariats entre l’État et de grands investisseurs pour réformer la formation professionnelle et l’aligner sur les besoins du marché du travail, en particulier pour les femmes et les jeunes.
  - Réduction des subventions énergétiques élevées, tout en mieux ciblant les aides sociales, pour réorienter la production vers des secteurs créateurs d’emplois plutôt que vers des activités à forte intensité énergétique.

### Environnement macroéconomique, flexibilité et protections sociales
- Un environnement macroéconomique stable est important pour réussir les transformations structurelles.
- Dans nombre de pays importateurs de pétrole, un rééquilibrage des finances publiques et une certaine flexibilité du taux de change seront nécessaires pour préserver la stabilité macroéconomique, susciter la confiance, améliorer l’accès au crédit bancaire pour financer l’investissement privé, rehausser la compétitivité et mobiliser des financements extérieurs.
- Dans les pays exportateurs de pétrole non membres du CCG, un renforcement des finances publiques et des comptes extérieurs est indispensable pour réduire la vulnérabilité à une baisse des prix du pétrole.
- Ces efforts doivent être déployés de façon équilibrée sur le plan social et accompagnés de mesures pour protéger les populations pauvres et vulnérables.

### Rôle du soutien international
- Un soutien continu de la communauté internationale peut faciliter les transformations économiques et promouvoir la stabilité macroéconomique.
  - Les financements bilatéraux et multilatéraux peuvent alléger les tensions budgétaires et permettre un ajustement macroéconomique progressif, en donnant le temps d’élaborer des programmes solides de réformes structurelles et de susciter le consensus.
  - Les financements officiels peuvent catalyser les financements privés.
  - La communauté internationale peut apporter un soutien par des conseils techniques, des initiatives de renforcement des capacités et une plus large ouverture de ses marchés aux produits et services exportés par la région.
- Les accords récents avec le FMI prévoient l’engagement de près de 10 milliards de dollars en faveur de la Jordanie, du Maroc (ligne de crédit en cas de chocs extérieurs), du Pakistan et de la Tunisie pour soutenir les efforts de réformes et l’ajustement macroéconomique.

*Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, mai 2014.*

### Section 2

### menap0514f - Section 2

### Vulnérabilité aux prix du pétrole
- Prix d'équilibre du compte courant, 2014 (graphique présent dans le document; pays listés) : Algérie, Bahreïn, Iran, Iraq, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite, EAU, Yémen, Libye, Nigéria, Angola, Venezuela, Congo, Gabon, Tchad, Cameroun, Trinité-et-Tobago, Côte d'Ivoire, Indonésie, Mexique.
- Prix du pétrole PEM 2014 : 104$.
- Mention : Prix d'équilibre de 2013 pour le Yémen.
- Moyenne simple des prix au comptant du UK Brent, du Dubai et du West Texas Intermediate (note méthodologique dans le document).
- Observation synthétique : La plupart des pays sont vulnérables à une baisse des prix du pétrole (indication visuelle et liste de pays exposés).

### Diversification des recettes et structure du PIB
- Recettes hors pétrole/total des recettes, 2013 : indicateur présenté par pays (graphique).
- PIB hors pétrole/PIB total, 2013 : indicateur présenté par pays (graphique).
- Conclusion tirée : Les recettes hors pétrole restent faibles (diversification limitée dans le MOANAP et les pays exportateurs de pétrole comparables).

### Marchés du travail et création d'emplois
- Observation : La création d’emplois productifs dans le secteur privé pour des populations en augmentation rapide constitue un défi important à moyen terme.
- Projection qualitative : Si les tendances actuelles se confirment, il pourrait n’y avoir assez d’emplois dans le secteur privé que pour un tiers des nationaux arrivant sur le marché du travail.
- Rôle du secteur public : L’embauche dans le secteur public ne peut être considérée comme la solution au manque d’emplois en raison de l’accentuation des tensions budgétaires.
- Recommandations opérationnelles pour stimuler l'emploi privé :
  - Améliorer la qualité de l’éducation et son adéquation aux besoins du secteur privé.
  - Améliorer les conditions de travail des travailleurs expatriés.
  - Rendre l’emploi dans le secteur privé plus attractif pour les nationaux.
- Fragmentation des marchés du travail (graphique et données) :
  - % des ressortissants employés par le secteur public (2000 vs 2012/plus récent) pour Bahreïn, Qatar, Koweït, Arabie saoudite, Oman.
  - Travailleurs étrangers, en % de l'emploi privé total (données comparatives 2000 / 2012/plus récent).
  - Notes : Qatar : 2006 et après. EAU : 2009 seulement.

### Pays importateurs de pétrole : croissance, confiance et fragilité
- Pays couverts (MOANAP importateurs de pétrole) : Afghanistan, Djibouti, Égypte, Jordanie, Liban, Mauritanie, Maroc, Pakistan, Soudan, Tunisie.
- Croissance 2013 : autour de 3 % ; moyenne historique proche de 5 %.
- Diagnostic : La faiblesse de la confiance continue de freiner la croissance et la création d’emplois.
- Facteurs freinant la confiance et l’activité : transitions politiques difficiles, problèmes structurels non résolus, intensification des troubles sociaux et de l’insécurité, effets du conflit en Syrie (afflux massif de réfugiés, perturbation des échanges commerciaux en Irak, Jordanie, Liban).
- Structure de la demande en 2013 : la croissance s’est appuyée essentiellement sur la demande intérieure ; consommation soutenue par les envois de fonds, subventions et dépenses salariales du secteur public.
- Investissement : resté modéré en raison de la faiblesse de la confiance; exceptions positives : Djibouti (investissements d’infrastructure massifs) et Mauritanie (renforcement des capacités minières et agricoles).
- Concurrence externe : le secteur extérieur a peu contribué à la croissance en raison de la faible compétitivité et des lourdes factures d’importations.

### Positions budgétaires et extérieures : vulnérabilités
- Tendances fiscales : la dette publique a continué de croître en 2013.
- Recettes fiscales : restent faibles en raison de la mollesse de l’activité économique.
- Dépenses dominantes : montant élevé des subventions et de la masse salariale du secteur public a dominé les dépenses au cours des trois dernières années.
- Réformes entreprises : plusieurs pays ont entrepris de réformer les subventions tout en ciblant mieux la protection sociale ; réformes les plus ambitieuses en Jordanie et au Pakistan.
- Cas particulier : Égypte a maintenu des subventions élevées et relevé les salaires du secteur public avec des financements du CCG.
- Facteurs extérieurs de vulnérabilité en 2013 : paiements élevés au titre de la dette, réduction des entrées de capitaux bancaires due à la hausse des coûts de financement internationaux liée au retrait progressif des mesures monétaires non conventionnelles par la Réserve fédérale américaine.
- Rôle du soutien du CCG et de la flexibilité des taux de change : ont empêché temporairement un plus grand détérioration des positions extérieures.
- Secteur financier : activité terne sur les marchés boursiers et dans le secteur bancaire ; banques restées bien capitalisées et rentables en partie grâce au niveau élevé des obligations d’État détenues ; créances improductives stabilisées.
- Inflation : a diminué en 2013 sous l’effet du ralentissement de l’activité et, dans certains cas, du resserrement monétaire ; élimination progressive des subventions énergétiques et monétisation des déficits budgétaires ont engendré des pressions à la hausse de l’inflation ; facteurs additionnels haussiers : forte demande des réfugiés (Liban) et dépréciation de la monnaie (surtout au Soudan). Les écarts de production négatifs et, dans certains cas (en particulier au Pakistan), la politique monétaire restrictive ont contribué à contenir ces pressions.

### Perspectives à court terme : reprise fragile et composition de la croissance
- Prévision 2014 : la croissance économique restera modérée mais reposera sur une base plus large ; consommation demeurera moteur principal ; pour la première fois depuis le Réveil arabe, l’investissement devrait augmenter.
- Moteurs attendus : exportations et tourisme devraient progresser grâce à l’augmentation de la demande chez les partenaires commerciaux, en particulier en Europe et dans le CCG.
- Investissement public : va s’accroître dans toute la région grâce aux financements des bailleurs de fonds et aux réformes récentes des subventions.
  - Exemples : financement du CCG a permis à l’Égypte de lancer des projets d’infrastructures publiques et sociales et d’apurer ses arriérés.
  - Autres pays (Maroc, Pakistan, Tunisie, Jordanie) envisagent d’augmenter l’investissement public tout en réduisant les subventions généralisées et en ciblant mieux les aides sociales.
- Investissement privé : devrait se renforcer graduellement, sous réserve de mise en œuvre des réformes et d’amélioration de la confiance.
- Signes politiques favorables : constitutions adoptées en Tunisie et en Égypte, gouvernement d’unité au Liban, gouvernements stables en Jordanie, Maroc et Pakistan.
- Effets des réformes structurelles : exemples positifs cités — Maroc (diversification, hausse des exportations et de l’IDE dans les branches à forte valeur ajoutée), Pakistan (amélioration de l’approvisionnement en électricité permettant d’augmenter la production pour répondre à la hausse de la demande d’exportations).
- Impact attendu du rééquilibrage budgétaire :
  - Les réformes des subventions et aides sociales ciblées permettent une réallocation des ressources vers l’investissement public et facilitent la création d’emplois.
  - Les mesures d’élargissement de l’assiette fiscale incluent l’élimination des exonérations, la suppression des niches fiscales et le renforcement de l’administration.
  - Le rééquilibrage progressif des finances publiques doit être ancré dans des plans à moyen terme crédibles et soutenu par des financements extérieurs et intérieurs.

### Pressions inflationnistes et politique monétaire
- Prévision régionale : L’inflation restera supérieure à 8 ½ % dans la région, les pressions à la hausse induites par l’élimination progressive des subventions énergétiques étant en partie compensées par la baisse des prix mondiaux des produits alimentaires et de l’énergie.
- Dilemme de politique : trouver un équilibre entre politiques monétaires accommodantes pour atténuer les effets négatifs du rééquilibrage budgétaire sur la croissance et la nécessité de contenir les anticipations inflationnistes.

### Principaux aléas et risques
- Aléas négatifs prépondérants : remise en question des transitions politiques, intensification des tensions sociales et de l’insécurité, retombées des conflits régionaux pouvant altérer la confiance et menacer la stabilité macroéconomique.
- Aléas externes : croissance plus faible dans les pays émergents, en Europe ou dans les pays du CCG pouvant ralentir les exportations ; resserrement des conditions financières mondiales (retrait plus rapide que prévu des mesures monétaires non conventionnelles par la Réserve fédérale) augmentant les taux d’intérêt intérieurs et les coûts de financement extérieur, réduisant l’IDE.
- Mesures d’atténuation recommandées : recours aux sources intérieures de financement, aux bailleurs de fonds officiels et garanties d’obligations extérieures, ainsi qu’aux flux d’IDE à long terme.
- Risque de refinancement de la dette d’État : dans la plupart des pays, peu probable d’être très touché étant donné que les coûts de financement de l’État sont déjà très élevés en raison des fortes primes de risque.

### Réformes structurelles prioritaires pour renforcer le potentiel de croissance et l'emploi
- Objectif : remédier aux obstacles structurels freinant l’activité économique privée pour accélérer gains de productivité, accroître l’investissement privé et rendre les exportations plus compétitives, et surtout créer des emplois.
- Obstacles identifiés à cibler :
  - Lourdeurs bureaucratiques et corruption.
  - Systèmes fiscaux qui ne favorisent pas la compétitivité.
  - Difficultés et inégalités d’accès aux services financiers, en particulier pour les PME.
  - Faible taux d’activité des femmes.
  - Réglementations du marché du travail qui ne contribuent pas à la création d’emplois.
- Résultats attendus : des réformes, même à partir d’un niveau bas, peuvent commencer rapidement à produire des fruits, comme le montrent les réussites récentes du Maroc et du Pakistan.
- Indicateurs de l'environnement des affaires (World Bank Doing Business 2014) présentés : classement pour Création d'entreprise, Octroi de permis de construire, Raccordement à l'électricité, Transfert de propriété, Obtention de prêts, Protection des investisseurs, Paiement des impôts, Commerce transfrontalier, Exécution des contrats, Règlement de l'insolvabilité — comparaison MOANAP vs Pays émergents (indices de classement de 1 à 183, la première place étant la meilleure).

*Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, mai 2014*

### Section 3

### Il existe de nombreux moyens d'améliorer le climat des affaires

### Réformes prioritaires à court terme
- Simplification de la réglementation applicable aux entreprises pour :
  - créer une entreprise,
  - enregistrer la propriété,
  - obtenir des permis et le raccordement au réseau électrique.
- Formation des chômeurs et des personnes sans qualifications.
- Amélioration des procédures douanières.
- Approfondissement de l’intégration commerciale.
- Remarque : « Beaucoup de réformes nécessaires sont difficiles à mettre en œuvre en période de transition politique; cela dit, certaines peuvent être engagées immédiatement et aideraient à renforcer la confiance. »

### Encadré 1. Les retombées régionales du conflit syrien
- Impact humain et économique en Syrie :
  - « le PIB s’est contracté de plus de 40 % depuis le début du conflit, selon les estimations ».
  - « plus de la moitié de la population active est au chômage ».
- Données réfugiés (dernières données disponibles) :
  - Population totale (millions)22,5
  - Déplacés internes (millions)6,5...
  - Ont besoin d'aide humanitaire (millions)9,3...
  - Nombre total de réfugiés, dont : 2 692 811
    - Liban1 014 070    22,7
    - Jordanie                                              589                                              792       9,0
    - Irak219 579       0,6
  - Sources : HCR ; FMI, Perspectives de l'économie mondiale.
  - Note : « Les chiffres sont ceux des réfugiés inscrits ou en attente d'inscription. »
- Effets sur les pays voisins :
  - Jordanie :
    - « USAID estime le coût direct des besoins humanitaires à environ 1 % du PIB par an pour 2013 et 2014 pour le secteur public. »
    - « les services du FMI estiment que la croissance de la production a perdu un point de pourcentage en 2013. »
  - Liban :
    - « la croissance du PIB réel est passée de 9 % en moyenne en 2009–10 à 1 % en 2013. »
    - « La Banque mondiale, l’impact budgétaire de la crise en 2012–14 se chiffre à plus de 2 milliards de dollars (4½ % du PIB), à quoi il faut ajouter 2,5 milliards de dollars nécessaires pour ramener la qualité des services publics à son niveau d’avant la crise. »
    - « le taux de chômage devrait doubler et dépasser 20 % cette année. »
  - Irak :
    - « la croissance hors pétrole, qui devrait tomber à 4 % en 2014, contre une moyenne de 8 % entre 2009 et 2013. »
    - « les importations irakiennes provenant de Syrie ou transitant par ce pays ont presque cessé, alors qu’elles représentaient entre 15 % et 20 % du total des importations avant le conflit. »
    - « Les stocks alimentaires ont été touchés, ce qui a contribué récemment à une poussée d’inflation des produits d’alimentation. »

### Région MOANAP : principaux indicateurs économiques, 2000–15 (en pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
- Agrégats et projections :
  - MOANAP
    - PIB réel (croissance annuelle)5,6 2,8 5,2 3,9 4,2 2,4 3,2 4,4
    - Solde des transactions courantes 9,7 1,7 6,5 13,1 12,6 9,5 8,0 6,1
    - Solde budgétaire global3,7 -2,7 -0,7 1,2 1,8 -0,7 -0,7 -1,4
    - Inflation (annuelle)7,2 7,1 6,9 9,9 11,0 11,0 8,7 8,6
  - Exportateurs de pétrole de la région MOANAP
    - PIB réel (croissance annuelle)5,9 2,3 5,9 4,6 4,7 2,0 3,4 4,6
    - Solde des transactions courantes 14,0 4,3 10,1 18,3 18,4 14,1 11,9 9,7
    - Solde budgétaire global8,4 -1,5 2,1 5,3 6,8 3,6 2,6 1,4
    - Inflation (annuelle)8,1 5,3 6,1 9,8 11,8 12,2 8,7 8,6
  - Dont : Conseil de coopération du Golfe
    - PIB réel (croissance annuelle)6,1 0,9 6,4 7,7 5,6 4,1 4,2 4,4
    - Solde des transactions courantes 15,9 6,6 12,4 23,6 24,0 20,2 18,3 15,6
    - Solde budgétaire global13,3 -0,6 3,6 11,6 13,8 9,9 8,3 5,6
    - Inflation (annuelle)2,9 2,8 2,6 3,1 2,4 2,9 3,0 3,2
  - Importateurs de pétrole de la région MOANAP
    - PIB réel (croissance annuelle)5,1 3,8 3,9 2,5 3,1 3,0 2,8 4,1
    - Solde des transactions courantes -1,3 -4,8 -3,2 -3,6 -6,0 -4,6 -4,0 -4,8
    - Solde budgétaire global-4,7 -5,1 -5,9 -7,0 -8,3 -9,3 -7,2 -6,8
    - Inflation (annuelle)5,7 10,4 8,6 10,0 9,4 8,5 8,7 8,6
  - MOAN
    - PIB réel (croissance annuelle)5,7 3,0 5,5 3,9 4,1 2,2 3,2 4,5
    - Solde des transactions courantes 10,6 2,2 7,1 14,1 13,7 10,3 8,7 6,6
    - Solde budgétaire global4,7 -2,5 -0,1 2,3 3,2 0,3 -0,1 -1,0
    - Inflation (annuelle)7,4 5,8 6,6 9,4 11,0 11,5 8,8 8,6
  - Importateurs de pétrole de la région MOAN
    - PIB réel (croissance annuelle)5,1 5,0 4,4 1,7 2,0 2,7 2,7 4,2
    - Solde des transactions courantes -1,4 -4,7 -3,7 -5,4 -8,0 -6,4 -5,5 -6,4
    - Solde budgétaire global-5,4 -5,3 -6,0 -7,2 -8,5 -10,3 -8,5 -8,5
    - Inflation (annuelle)5,5 7,3 8,0 8,0 8,6 9,2 8,8 8,5
  - Pays arabes en transition (hors Libye)
    - PIB réel (croissance annuelle)4,9 4,5 4,7 1,1 2,5 2,8 2,9 4,3
    - Solde des transactions courantes 0,4 -3,7 -3,1 -5,0 -6,2 -4,5 -3,8 -5,1
    - Solde budgétaire global-5,4 -5,8 -6,2 -7,9 -8,9 -11,1 -9,0 -9,1
    - Inflation (annuelle)5,9 7,7 8,4 7,9 6,3 7,2 8,3 8,5
- Note : « Les données de 2011–15 excluent la République arabe syrienne. »  
- Définitions MOANAP/MOAN et listes de pays sont précisées dans la source.

### Pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP : principaux indicateurs (sélection de valeurs)
- Agrégat exportateurs (moyenne et projections) :
  - Croissance du PIB réel (Variation annuelle, en pourcentage) : 5,9 2,3 5,9 4,6 4,7 2,0 3,4 4,6
  - Hausse des prix à la consommation (Moyenne annuelle, en pourcentage) : 8,1 5,3 6,1 9,8 11,8 12,2 8,7 8,6
  - Solde budgétaire global des administrations publiques (En pourcentage du PIB) : 8,4 -1,5 2,1 5,3 6,8 3,6 2,6 1,4
  - Solde des transactions courantes (En pourcentage du PIB) : 14,0 4,3 10,1 18,3 18,4 14,1 11,9 9,7
- Exemples pays (croissance du PIB réel, inflation, solde budgétaire, solde courant) :
  - Algérie : Croissance 4,1 1,6 3,6 2,8 3,3 2,7 4,3 4,1
  - Bahreïn : Croissance 6,0 2,5 4,3 2,1 3,4 4,9 4,7 3,3
  - Iran, R. I. d' : Croissance 5,4 3,9 5,9 2,7 -5,6 -1,7 1,5 2,3
  - Iraq : Croissance ... 5,8 5,5 10,2 10,3 4,2 5,9 6,7
  - Koweït : Croissance 6,9 -7,1 -2,4 6,3 6,2 0,8 2,6 3,0
  - Libye : Croissance 5,1 -0,8 5,0 -6 2,1 104,5 -9,4 -7,8 29,8 (valeurs telles que présentées dans le tableau)
  - Qatar : Croissance 12,4 12,0 16,7 13,0 6,2 6,1 5,9 7,1
  - Arabie saoudite : Croissance 5,1 1,8 7,4 8,6 5,8 3,8 4,1 4,2
  - Émirats arabes unis : Croissance 6,2 -4,8 1,7 3,9 4,4 4,8 4,4 4,2
  - Yémen : Croissance 4,2 3,9 7,7 -12,7 2,4 4,4 5,1 4,4
- Remarques méthodologiques et notes de bas de tableau incluses dans la source.

### Pays importateurs de pétrole de la région MOANAP : principaux indicateurs (sélection de valeurs)
- Agrégat importateurs (moyenne et projections) :
  - Croissance du PIB réel (Variation annuelle, en pourcentage) : 5,1 3,8 3,9 2,5 3,1 3,0 2,8 4,1
  - Hausse des prix à la consommation (Moyenne annuelle, en pourcentage) : 5,7 10,4 8,6 10,0 9,4 8,5 8,7 8,6
  - Solde budgétaire global des administrations publiques (En pourcentage du PIB) : -4,7 -5,1 -5,9 -7,0 -8,3 -9,3 -7,2 -6,8
  - Solde des transactions courantes (En pourcentage du PIB) : -1,3 -4,8 -3,2 -3,6 -6,0 -4,6 -4,0 -4,8
- Exemples pays (croissance du PIB réel, inflation, solde budgétaire, solde courant) :
  - Afghanistan, Rép. d' : Croissance ... 20,6 8,4 6,5 14,0 3,6 3,2 4,5
  - Djibouti : Croissance 3,4 5,0 3,5 4,5 4,8 5,0 6,0 6,5
  - Égypte : Croissance 5,0 4,7 5,1 1,8 2,2 1,2 3,4 4,1
  - Jordanie : Croissance 6,6 5,5 2,3 2,6 2,7 3,3 3,5 4,0
  - Liban : Croissance 4,2 10,3 8,0 2,0 1,5 1,0 1,0 2,5
  - Maroc : Croissance 4,7 4,8 3,6 5,0 2,7 4,5 3,9 4,9
  - Pakistan : Croissance 5,2 0,4 2,6 3,7 4,4 3,6 3,1 3,7
  - Soudan : Croissance 8,1 4,7 3,0 -1,2 -3,0 3,4 2,7 4,6
  - Tunisie : Croissance 4,7 3,1 2,9 -1,9 3,6 2,7 3,0 4,5
  - Cisjordanie et bande de Gaza : Croissance 1,3 7,4 9,3 12,2 5,9 1,5 2,5 2,7
- Exemples de pressions budgétaires et commerciales citées :
  - Égypte : Solde budgétaire global -7,2 -6,9 -8,3 -9,8 -10,5 -14,1 -11,1 -12,2
  - Jordanie : Solde budgétaire global -3,6 -8,9 -5,6 -5,7 -8,9 -14,6 -8,3 -6,3
  - Liban : Solde budgétaire global -13,8 -8,2 -7,6 -5,9 -8,7 -9,4 -11,5 -10,2
  - Mauritanie : Solde budgétaire global 4,5 0,2 -5,1 -2,0 -1,5 2,8 -1,1 0,2 0,4
  - Remarque : « Les données pour 2011–14 excluent la Syrie en raison de l'incertitude entourant la situation politique. »

*Source : Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, mai 2014.*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-flagship-issues/external/french/pubs/ft/reo/2014/mcd/menap0514f.pdf_
