## Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan : pétrole, conflits et transitions

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### Perspectives macroéconomiques régionales
- La région MOANAP devrait continuer d’afficher une reprise économique modérée malgré la chute des cours du pétrole, les conflits régionaux et l’incertitude persistante des transitions de l’après-Printemps arabe.
- Croissance projetée :
  - Exportateurs de pétrole MOANAP CCG : 2014 = 2,4; 2015 = 2,4; CCG en 2015 prévu à 3,4 %.
  - Exportateurs de pétrole hors CCG : 2014 = 3,6 1,0 3,0 (présentation source conservée); 2015 = 3,4 1,2 4,0 (présentation source conservée).
  - Dans les pays importateurs de pétrole, la croissance devrait passer de 3 % en 2014 à 4 % en 2015.
- Croissance des pays exportateurs de pétrole MOANAP : 2,4 % en 2014; projections inchangées en 2015; accélération à 3½ % en 2016 en raison de la production en Iraq et en Libye.
- Révisions récentes :
  - croissance globale 2015 « 1½ point » plus basse que prévue en octobre dernier;
  - CCG revue à la baisse de 1 point;
  - Arabie saoudite revue à 3 % pour 2015, en repli de 1½ point par rapport à octobre dernier (moitié due au changement d’année de base).

### Marché pétrolier et projections de prix
- Entre juillet 2014 et avril 2015, les cours du pétrole ont chuté de 50 %.
- Hypothèse de prix : 58 dollars le baril en 2015; 74 dollars le baril à l’horizon 2020.
- Anticipations à moyen terme du marché : révision à la baisse de presque 20 % depuis octobre dernier.
- Risque de volatilité accru à court terme en raison des interactions entre production traditionnelle, pétrole de schiste et risques géopolitiques.
- Hypothèse de prix pétroliers mentionnée ailleurs :
  - Prix pour 2015 : 58,14 dollars (PEM d'avril 2015) contre 99,36 dollars (PEM d'octobre 2014).

### Impacts extérieurs et budgétaires
- Pertes de recettes d’exportations attendues en 2015 :
  - CCG : 287 milliards de dollars (21 % du PIB).
  - Pays non membres du CCG : 90 milliards de dollars (11 % du PIB).
- Compte courant des pays exportateurs de pétrole MOANAP : passerait d’un excédent de longue date à un déficit de 22 milliards de dollars (1 % du PIB) en 2015.
- Perspectives à moyen terme : excédents extérieurs devraient se rétablir progressivement à 3¼ % du PIB à l’horizon 2020.
- Soldes budgétaires :
  - CCG : excédent global de 76 milliards de dollars (4½ % du PIB) en 2014 devrait se transformer en déficit de 113 milliards de dollars (8 % du PIB) en 2015; partiellement résorbé à moyen terme pour atteindre 1 % du PIB.
  - Pays non membres du CCG : déficit budgétaire de 4¾ % du PIB en 2014, qui devrait se creuser à 9 % du PIB en 2015 puis se stabiliser à moyen terme à 2½ % du PIB.
- Prix d’équilibre budgétaire : la plupart des pays ne peuvent pas équilibrer leurs budgets avec un prix du pétrole proche de 60 dollars le baril.

### Mesures budgétaires annoncées (à fin mars 2015) — extraits
- CCG :
  - Bahreïn : majoration du prix du gaz naturel pour les usagers industriels (+ 11 %) et des cotisations d’assurance maladie des employés début 2015.
  - Koweït : budget 2015/16 prévoit une baisse de 18 % des dépenses publiques, dépenses d’investissement protégées.
  - Oman : budget 2015 prévoit réduction des crédits à la défense, dépenses d'investissement protégées.
  - Qatar : pas d’annonce majeure; politique de maîtrise des dépenses courantes poursuivie.
  - Arabie saoudite : vaste plan de dépenses représentant environ 4 % du PIB annoncé en février 2015.
  - EAU : pas d’annonce majeure; stratégie de rééquilibrage progressif poursuivie.
- Hors CCG :
  - Algérie : annonce d’un gel des recrutements dans le secteur public.
  - Iran : budget 2015‒:16 vise à limiter la baisse des recettes pétrolières en augmentant la part des recettes d’exportations pétrolières versée au budget et en dépréciant le taux de change officiel (de 10 %).
  - Iraq : budget 2015 prévoit majorations des taxes non pétrolières et vise à contenir les dépenses (économies sur les salaires de la fonction publique).
  - Libye : pas d’annonce majeure.
  - Yémen : baisse prononcée des subventions énergétiques prévue au premier semestre de 2015; hausse de 50 % des transferts de la Caisse de protection sociale aux plus démunis (décembre 2014).

### Inflation et taux de change
- Inflation dans les pays exportateurs de pétrole MOANAP : projections quasiment inchangées en 2015.
- Dans les pays du CCG : inflation prévue en baisse de ½ point pour s’établir juste au-dessus de 2 % en 2015 (effet des monnaies rattachées au dollar et baisse des prix alimentaires).
- Effet limité de la baisse du pétrole sur l’inflation en raison de la réglementation des prix des carburants.
- Dans les pays à taux de change dirigé (Algérie, Iran), la dépréciation peut accroître les tensions inflationnistes tout en stimulant les exportations non pétrolières.

### Risques macroéconomiques et géopolitiques
- Balance des risques globalement biaisée à la baisse.
- Facteurs baissiers :
  - difficulté du CCG à maintenir sa part de marché face à la surabondance de l’offre;
  - contraction plus forte des dépenses publiques et de l’activité non pétrolière;
  - conditions financières durcies par la normalisation de la politique monétaire américaine (effets lents et partiels).
- Facteurs haussiers :
  - remontée plus rapide des cours du pétrole stimulerait dépenses publiques et croissance non pétrolière;
  - accord Iran — P5 + 1 accroît les risques haussiers de production et d’exportations en Iran.
- Pays tributaires des concours extérieurs (Bahreïn, Oman, Yémen) : risques de financement et de refinancement accrus.

### Répercussions sur le secteur financier
- Marchés financiers : baisse des cours boursiers et hausse de la volatilité; signes de ralentissement sur les marchés immobiliers.
- Banques du CCG : devraient rester solides malgré la chute des cours du pétrole; risques de diminution des liquidités (baisse des dépôts liés à l’industrie pétrolière) et d’augmentation des créances improductives, mais base financière initiale solide.
- Banques hors CCG : plus vulnérables.
  - Iran : signes de tensions systémiques liés au niveau élevé des créances improductives et au retrait des correspondants bancaires dû aux sanctions.
  - Yémen : risques systémiques à cause du fort endettement de l’État, précarité budgétaire, baisse des recettes pétrolières et aggravation du conflit.
  - Iraq : système bancaire déjà fragile grevé par la détérioration du climat politique et économique.

### Recommandations de politique budgétaire et structurelle
- Avancer les plans de rééquilibrage budgétaire à moyen terme et diffuser des messages publics explicites pour réduire l’incertitude sur leur mise en œuvre.
- Utiliser les réserves financières et les financements disponibles pour amortir l’impact à court terme tout en réduisant graduellement les dépenses budgétaires.
- Rendre l’assainissement des finances publiques propice à la croissance en :
  - Limitant les dépassements de dépenses et en ralentissant la progression de la masse salariale du secteur public et des autres dépenses courantes.
  - Veillant à la productivité des dépenses d’investissement.
- Réduire les subventions énergétiques universelles et augmenter les transferts sociaux ciblés pour accroître les recettes publiques et freiner le gaspillage d’énergie.
- Renforcer l’efficacité des dépenses d’investissement par la définition de priorités, le renforcement de la supervision et de la transparence des projets.
- Améliorer l’administration fiscale et la mobilisation des recettes non pétrolières.
- Urgence de diversification économique : transition vers un modèle où la croissance et la création d’emplois sont tirées par un secteur privé diversifié plutôt que par des dépenses publiques liées à l’industrie pétrolière.

### Incitations à la diversification et au secteur privé (Section 2)
- Incitations recommandées :
  - offrir des incitations à la création d’entreprises privées dans le secteur des biens échangeables;
  - mieux aligner l’éducation sur les besoins du secteur privé;
  - accroître l’emploi des ressortissants nationaux dans le secteur privé.
- Constat de productivité : la contribution de la productivité à la croissance potentielle était inférieure de 2 points dans les pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP par rapport aux autres pays émergents et en développement durant la période 2008–14.

### Réformes des subventions (exemples observés)
- CCG :
  - Bahreïn : majoration du prix du gaz naturel pour les usagers industriels (+ 11 %) et des cotisations d’assurance maladie des employés (payées par les employeurs) début 2015.
  - Koweït : en janvier 2015, majoration des prix du gazole et du kérosène (+ 50 %) et établissement d’un mécanisme de révision mensuelle des prix.
  - Oman : Pas d’annonce récente de réformes.
  - Qatar : majoration de 50 % du prix du gazole en mai 2014; début d’amélioration des technologies de désalinisation et sensibilisation à l’utilisation soutenable de l'énergie.
  - Arabie saoudite : Pas d’annonce récente de réformes.
  - EAU : le prix de l’essence est le plus haut du CCG (mais inférieur aux niveaux internationaux). Abou Dhabi a majoré les tarifs de l’eau (+ 170 %) et de l’électricité (+ 40 %) en janvier 2015.
- Hors CCG :
  - Algérie : Les autorités ont présenté le coût implicite des subventions dans le budget pour la première fois en 2014.
  - Iran : Les prix des carburants ont été majorés d’environ 30 % en mars‒avril 2014. Une hausse de même ampleur pourrait avoir lieu en 2015.
  - Iraq : Pas d’annonce récente de réformes.
  - Libye : Deux initiatives en cours : i) contrôle de la carte nationale d’identité pour éviter les doublons; ii) réduction du nombre d’articles alimentaires subventionnés.
  - Yémen : Majoration en 2014 des prix de l'essence, du gazole et du kérosène de 20 %, 50 % et 100 %, respectivement. Établissement d'un mécanisme d'ajustement automatique des prix des carburants prévu au premier semestre de 2015.

### Situation et perspectives pour les pays importateurs de pétrole de la région MOANAP
- Activité 2014 et contexte:
  - Après le repli de 2011, l’activité économique a été lente à se redresser.
  - La croissance n’a pas dépassé 3 % en 2014 et le taux de chômage est resté proche de 11 %.
  - Facteurs négatifs : croissance décevante des exportations, menaces sécuritaires, goulets d’étranglement de l’offre non résolus.
  - Effets observés : appréciation réelle des monnaies, découragement du tourisme (Égypte, Liban), flux de réfugiés et perturbations commerciales (Jordanie, Liban), perturbation des approvisionnements d’électricité (Égypte, Liban, Pakistan), faible accès au crédit bancaire.
  - Baisse des cours du pétrole intervenue tardivement et répercutée lentement sur les prix à la pompe.
- Projections 2015 :
  - raffermissement de la croissance d’un point de PIB, à 4 % en 2015.
  - moteurs : redressement progressif de la zone euro, assouplissement de la politique monétaire (Jordanie, Maroc), moindre poids du rééquilibrage budgétaire, augmentation des dépenses publiques pour investissements dans infrastructures, éducation et santé.
  - signes d’amélioration : baisse des primes de risque, appréciation des valeurs boursières, rebond de l’expansion du crédit.

### Inflation, risques et effets de la baisse des cours du pétrole
- Inflation :
  - diminution sensible en 2015 — de 2½ points pour tomber à 7 % — principalement en raison de la baisse des prix alimentaires et des écarts de production négatifs.
  - Pressions à la hausse possibles : suppression progressive des subventions, dépréciation des monnaies, monétisation des déficits budgétaires, politiques monétaires accommodantes (Soudan, Tunisie).
- Effets nets estimés de la baisse du pétrole en 2015 (pays importateurs) :
  - Gains nets des comptes extérieurs : 16 milliards de dollars (soit 1½ % du PIB).
  - Amélioration du solde courant global : ½ point de PIB.
  - Amélioration des réserves : ¾ mois d’importations en 2015.
  - Économies budgétaires provenant de la diminution des subventions énergétiques estimées à ½ % du PIB en 2015.
  - Projections de la dette publique pour 2015 abaissées de 2 points à 75 % du PIB par rapport aux PER d’octobre 2014.
- Mécanismes de transmission :
  - Pays où la répercussion internationale sur les prix intérieurs est rapide (Liban, Pakistan) : ménages et entreprises épargneront probablement la majeure partie des gains par précaution.
  - Pays où la répercussion est faible à cause de subventions : gains iront surtout aux entreprises publiques d’énergie, qui épargneront la majeure partie.

### Rééquilibrage budgétaire et secteur bancaire (pays importateurs)
- Résultats récents :
  - Réformes des subventions ont contribué à arrêter la détérioration des déficits budgétaires, qui ont diminué de 1½ point pour s’établir juste au-dessous de 8 % du PIB en 2014.
  - Réserves de change : augmentation de 12 milliards de dollars, passant de 4½ mois à plus de 5 mois d’importations en 2014.
  - Taux de couverture des réserves de l’Égypte et du Pakistan : environ 3 mois d’importations.
- Perspectives 2015 :
  - réduction attendue des déficits budgétaires d’encore un point à 7 % du PIB en 2015.
  - Accent sur les recettes : élimination des exonérations, correction des niches fiscales, renforcement de l’administration, réformes de l’impôt sur le revenu (Jordanie), établissement d’une TVA (Égypte). Le Liban et le Pakistan ont aussi majoré les taxes sur les carburants.
  - Financement des administrations publiques continue de peser sur le système bancaire en raison de la forte concentration des prêts à l’État et aux entreprises publiques; banques en général bien capitalisées, rentables et liquides; montant élevé de créances improductives s’est largement stabilisé.

### Recommandations de politique macroéconomique (Section 2)
- Gestion des gains de la baisse du pétrole :
  - Utiliser une large part des gains pour reconstituer les réserves et réduire la dette publique.
  - Poursuivre l’élimination des subventions énergétiques coûteuses et inefficaces et mettre en place des mécanismes d’ajustement automatique des prix des carburants.
  - Là où la marge de manœuvre est ample, utiliser les gains exceptionnels et les économies de subventions pour financer des dépenses génératrices de croissance et stimulant la demande intérieure.
  - Éviter engagements de dépenses irréversibles compte tenu de l’incertitude sur la persistance des bas cours du pétrole (ex. majorations salariales de la fonction publique).
- Politique monétaire et change :
  - Accroissement des réserves de change et recul de l’inflation créent une situation favorable à l’assouplissement des régimes de change et de la politique monétaire pour soutenir la reprise.
  - Faire preuve de prudence avec les politiques monétaires accommodantes lorsqu’elles vont de pair avec une dépréciation du taux de change ou lorsque le taux d’inflation reste au‑dessus de 10 %.

### Tableaux et indicateurs clés (extraits)
- Projections agrégées MOANAP (sélection) :
  - PIB réel (croissance annuelle) MOANAP: 5,3 4,4 4,8 2,4 2,6 2,9 3,8
  - Solde transactions courantes MOANAP: 9,1 13,0 12,3 9,8 6,4 -1,9 -0,1
  - Solde budgétaire global MOANAP: 3,5 1,9 3,0 0,4 -2,3 -7,9 -5,2
  - Inflation, p.a. (croissance annuelle) MOANAP: 7,0 9,3 10,1 10,0 6,9 6,1 6,3
- Évolution des réserves et dette (révision entre PER d'octobre 2014 et Mise à jour de mai 2015) :
  - Gains extérieurs estimés en 2015 : 1,6 % du PIB
  - Variation des réserves, en mois d'importations : 0,7
  - Évolution de la dette publique (révision) : -2,1 % du PIB

### Aperçu régional et principaux indicateurs par pays (Section 3)
- Définition des groupes :
  - Importateurs de pétrole de la région MOANAP : Afghanistan, Djibouti, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Pakistan, Soudan, Syrie et Tunisie.
  - Exportateurs de pétrole de la région MOANAP : Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Iran, Iraq, Koweït, Libye, Oman, Qatar et Yémen.
  - Conseil de Coopération du Golfe (CCG) : Arabie soudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar.
  - Pays exportateurs de pétrole hors CCG : Algérie, Iran, Iraq, Libye et Yémen.
- Principaux indicateurs — agrégats et pays : (chaînes de valeurs et séries conservées telles que dans le texte source)
  - Exemples d’indicateurs fournis pour pays exportateurs (croissance, inflation, solde public, courant) et pour pays importateurs (croissance, inflation, solde public, courant) avec séries annuelles détaillées telles que dans le texte source (valeurs préservées dans l’original).
- Notes méthodologiques et précisions :
  - Données de 2011 excluent le Soudan du Sud après le 9 juillet; données pour 2012 et au-delà se rapportent au Soudan actuel.
  - Données pour 2011–16 excluent la Syrie en raison de l'incertitude entourant la situation politique.
  - La Cisjordanie et la Bande de Gaza ne sont pas membres du FMI et ne sont incluses dans aucun des agrégats.
  - Notes 1–8 appliquées à certains pays précisent des inclusions/exclusions budgétaires et des exercices budgétaires spécifiques.
  - Projection : les projections ne tiennent pas compte de l'impact potentiel des accords d'investissement conclus lors de la Conférence sur le développement économique de mars 2015.

*Source : Mise à jour des PER, Département Moyen-Orient et Asie centrale, mai 2015.*

### Section 1

### Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan : pétrole, conflits et transitions

### Perspectives macroéconomiques régionales
- La région MOANAP devrait continuer d’afficher une reprise économique modérée malgré la chute des cours du pétrole, les conflits régionaux et l’incertitude persistante des transitions de l’après-Printemps arabe.
- Croissance projetée :
  - Exportateurs de pétrole MOANAP CCG : 2014 = 2,4; 2015 = 2,4; CCG en 2015 prévu à 3,4 %.
  - Exportateurs de pétrole hors CCG : 2014 = 3,6 1,0 3,0 (présentation source conservée); 2015 = 3,4 1,2 4,0 (présentation source conservée).
  - Dans les pays importateurs de pétrole, la croissance devrait passer de 3 % en 2014 à 4 % en 2015.
- Croissance des pays exportateurs de pétrole MOANAP : 2,4 % en 2014; projections inchangées en 2015; accélération à 3½ % en 2016 en raison de la production en Iraq et en Libye.
- Révisions récentes : croissance globale 2015 « 1½ point » plus basse que prévue en octobre dernier; CCG revue à la baisse de 1 point; Arabie saoudite revue à 3 % pour 2015, en repli de 1½ point par rapport à octobre dernier (moitié due au changement d’année de base).

### Marché pétrolier et projections de prix
- Entre juillet 2014 et avril 2015, les cours du pétrole ont chuté de 50 %.
- Hypothèse de prix : 58 dollars le baril en 2015; 74 dollars le baril à l’horizon 2020.
- Anticipations à moyen terme du marché : révision à la baisse de presque 20 % depuis octobre dernier.
- Risque de volatilité accru à court terme en raison des interactions entre production traditionnelle, pétrole de schiste et risques géopolitiques.

### Impacts extérieurs et budgétaires
- Pertes de recettes d’exportations attendues en 2015 :
  - CCG : 287 milliards de dollars (21 % du PIB).
  - Pays non membres du CCG : 90 milliards de dollars (11 % du PIB).
- Compte courant des pays exportateurs de pétrole MOANAP : passerait d’un excédent de longue date à un déficit de 22 milliards de dollars (1 % du PIB) en 2015.
- Perspectives à moyen terme : excédents extérieurs devraient se rétablir progressivement à 3¼ % du PIB à l’horizon 2020.
- Soldes budgétaires :
  - CCG : excédent global de 76 milliards de dollars (4½ % du PIB) en 2014 devrait se transformer en déficit de 113 milliards de dollars (8 % du PIB) en 2015; partiellement résorbé à moyen terme pour atteindre 1 % du PIB.
  - Pays non membres du CCG : déficit budgétaire de 4¾ % du PIB en 2014, qui devrait se creuser à 9 % du PIB en 2015 puis se stabiliser à moyen terme à 2½ % du PIB.
- Prix d’équilibre budgétaire : la plupart des pays ne peuvent pas équilibrer leurs budgets avec un prix du pétrole proche de 60 dollars le baril.

### Mesures budgétaires annoncées (à fin mars 2015) — extraits
- CCG :
  - Bahreïn : majoration du prix du gaz naturel pour les usagers industriels (+ 11 %) et des cotisations d’assurance maladie des employés début 2015.
  - Koweït : budget 2015/16 prévoit une baisse de 18 % des dépenses publiques, dépenses d’investissement protégées.
  - Oman : budget 2015 prévoit réduction des crédits à la défense, dépenses d'investissement protégées.
  - Qatar : pas d’annonce majeure; politique de maîtrise des dépenses courantes poursuivie.
  - Arabie saoudite : vaste plan de dépenses représentant environ 4 % du PIB annoncé en février 2015.
  - EAU : pas d’annonce majeure; stratégie de rééquilibrage progressif poursuivie.
- Hors CCG :
  - Algérie : annonce d’un gel des recrutements dans le secteur public.
  - Iran : budget 2015‒:16 vise à limiter la baisse des recettes pétrolières en augmentant la part des recettes d’exportations pétrolières versée au budget et en dépréciant le taux de change officiel (de 10 %).
  - Iraq : budget 2015 prévoit majorations des taxes non pétrolières et vise à contenir les dépenses (économies sur les salaires de la fonction publique).
  - Libye : pas d’annonce majeure.
  - Yémen : baisse prononcée des subventions énergétiques prévue au premier semestre de 2015; hausse de 50 % des transferts de la Caisse de protection sociale aux plus démunis (décembre 2014).

### Inflation et taux de change
- Inflation dans les pays exportateurs de pétrole MOANAP : projections quasiment inchangées en 2015.
- Dans les pays du CCG : inflation prévue en baisse de ½ point pour s’établir juste au-dessus de 2 % en 2015 (effet des monnaies rattachées au dollar et baisse des prix alimentaires).
- Effet limité de la baisse du pétrole sur l’inflation en raison de la réglementation des prix des carburants.
- Dans les pays à taux de change dirigé (Algérie, Iran), la dépréciation peut accroître les tensions inflationnistes tout en stimulant les exportations non pétrolières.

### Risques macroéconomiques et géopolitiques
- Balance des risques globalement biaisée à la baisse.
- Facteurs baissiers : difficulté du CCG à maintenir sa part de marché face à la surabondance de l’offre; contraction plus forte des dépenses publiques et de l’activité non pétrolière; conditions financières durcies par la normalisation de la politique monétaire américaine (effets lents et partiels).
- Facteurs haussiers : remontée plus rapide des cours du pétrole stimulerait dépenses publiques et croissance non pétrolière; accord Iran — P5 + 1 accroît les risques haussiers de production et d’exportations en Iran.
- Pays tributaires des concours extérieurs (Bahreïn, Oman, Yémen) : risques de financement et de refinancement accrus.

### Répercussions sur le secteur financier
- Marchés financiers : baisse des cours boursiers et hausse de la volatilité; signes de ralentissement sur les marchés immobiliers.
- Banques du CCG : devraient rester solides malgré la chute des cours du pétrole; risques de diminution des liquidités (baisse des dépôts liés à l’industrie pétrolière) et d’augmentation des créances improductives, mais base financière initiale solide.
- Banques hors CCG : plus vulnérables.
  - Iran : signes de tensions systémiques liés au niveau élevé des créances improductives et au retrait des correspondants bancaires dû aux sanctions.
  - Yémen : risques systémiques à cause du fort endettement de l’État, précarité budgétaire, baisse des recettes pétrolières et aggravation du conflit.
  - Iraq : système bancaire déjà fragile grevé par la détérioration du climat politique et économique.

### Recommandations de politique budgétaire et structurelle
- Avancer les plans de rééquilibrage budgétaire à moyen terme et diffuser des messages publics explicites pour réduire l’incertitude sur leur mise en œuvre.
- Utiliser les réserves financières et les financements disponibles pour amortir l’impact à court terme tout en réduisant graduellement les dépenses budgétaires.
- Rendre l’assainissement des finances publiques propice à la croissance en :
  - Limitant les dépassements de dépenses et en ralentissant la progression de la masse salariale du secteur public et des autres dépenses courantes.
  - Veillant à la productivité des dépenses d’investissement.
- Réduire les subventions énergétiques universelles et augmenter les transferts sociaux ciblés pour accroître les recettes publiques et freiner le gaspillage d’énergie.
- Renforcer l’efficacité des dépenses d’investissement par la définition de priorités, le renforcement de la supervision et de la transparence des projets.
- Améliorer l’administration fiscale et la mobilisation des recettes non pétrolières.
- Urgence de diversification économique : transition vers un modèle où la croissance et la création d’emplois sont tirées par un secteur privé diversifié plutôt que par des dépenses publiques liées à l’industrie pétrolière.

*Source : Mise à jour des PER, Département Moyen-Orient et Asie centrale, mai 2015.*

### Section 2

### 1mreo0515f - Section 2

### Incitations à la diversification et au secteur privé
- Les efforts visant à offrir des incitations à la création d’entreprises privées dans le secteur des biens échangeables, à mieux aligner l’éducation sur les besoins du secteur privé et à accroître l’emploi des ressortissants nationaux dans le secteur privé contribueraient largement à la réalisation des objectifs de diversification économique.
- La contribution de la productivité à la croissance potentielle était inférieure de 2 points dans les pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP par rapport aux autres pays émergents et en développement durant la période 2008–14.

### Réformes des subventions (exemples observés)
- CCG:
  - Bahreïn : majoration du prix du gaz naturel pour les usagers industriels (+ 11 %) et des cotisations d’assurance maladie des employés (payées par les employeurs) début 2015.
  - Koweït : en janvier 2015, majoration des prix du gazole et du kérosène (+ 50 %) et établissement d’un mécanisme de révision mensuelle des prix.
  - Oman : Pas d’annonce récente de réformes.
  - Qatar : majoration de 50 % du prix du gazole en mai 2014; début d’amélioration des technologies de désalinisation et sensibilisation à l’utilisation soutenable de l'énergie.
  - Arabie saoudite : Pas d’annonce récente de réformes.
  - EAU : le prix de l’essence est le plus haut du CCG (mais inférieur aux niveaux internationaux). Abou Dhabi a majoré les tarifs de l’eau (+ 170 %) et de l’électricité (+ 40 %) en janvier 2015.
- Hors CCG:
  - Algérie : Les autorités ont présenté le coût implicite des subventions dans le budget pour la première fois en 2014.
  - Iran : Les prix des carburants ont été majorés d’environ 30 % en mars‒avril 2014. Une hausse de même ampleur pourrait avoir lieu en 2015.
  - Iraq : Pas d’annonce récente de réformes.
  - Libye : Deux initiatives en cours : i) contrôle de la carte nationale d’identité pour éviter les doublons; ii) réduction du nombre d’articles alimentaires subventionnés.
  - Yémen : Majoration en 2014 des prix de l'essence, du gazole et du kérosène de 20 %, 50 % et 100 %, respectivement. Établissement d'un mécanisme d'ajustement automatique des prix des carburants prévu au premier semestre de 2015.

### Situation et perspectives pour les pays importateurs de pétrole de la région MOANAP
- Activité 2014 et contexte:
  - Après le repli de 2011, l’activité économique a été lente à se redresser dans les pays importateurs de pétrole de la région MOANAP.
  - La croissance n’a pas dépassé 3 % en 2014 et le taux de chômage est resté proche de 11 %.
  - En 2014, l’activité économique a été plombée par la croissance décevante des exportations, les menaces sécuritaires, et les goulets d’étranglement de l’offre non résolus.
  - Effets notés : appréciation de la valeur réelle des monnaies (graphique 1), découragement du tourisme (Égypte, Liban), flux de réfugiés et perturbations commerciales (Jordanie, Liban), perturbation des approvisionnements d’électricité (Égypte, Liban, Pakistan), faible accès au crédit bancaire.
  - La baisse des cours du pétrole est intervenue tardivement et ne s’est que lentement répercutée sur les prix à la pompe, limitant son impact sur les coûts de production et les revenus disponibles.
- Projections 2015:
  - Les projections laissent entrevoir un raffermissement de la croissance économique d’un point de PIB, qui la porterait à 4 % en 2015.
  - Moteurs attendus : redressement progressif de la zone euro (exportations), assouplissement de la politique monétaire (Jordanie, Maroc), moindre poids du rééquilibrage budgétaire, augmentation des dépenses publiques pour des investissements dans les infrastructures, l’éducation et la santé.
  - Signes d’amélioration de la confiance : baisse des primes de risque, appréciation des valeurs boursières, rebond de l’expansion du crédit.

### Inflation et risques
- Inflation:
  - L’inflation va diminuer sensiblement en 2015 — de 2½ points pour tomber à 7 % — essentiellement sous l’effet de la baisse des prix alimentaires et des écarts de production négatifs encore prononcés.
  - Pressions à la hausse possibles : suppression progressive des subventions, dépréciation des monnaies, monétisation des déficits budgétaires, politiques monétaires accommodantes (cas du Soudan, de la Tunisie).
- Risques:
  - Les risques au niveau régional et national sont plutôt orientés à la baisse, incluant l’intensification des troubles sécuritaires et sociaux et les retombées des conflits voisins.
  - Risques exogènes baissiers : croissance moins forte dans la zone euro, le CCG ou les pays émergents pourrait réduire tourisme, exportations, envois de fonds et concours financiers.
  - Effet limité attendu de la hausse des taux d’intérêt américains, compte tenu de la faible intégration des pays importateurs de pétrole de la région MOANAP aux marchés financiers mondiaux.

### Effets de la baisse des cours du pétrole
- Gains nets estimés:
  - Les gains nets des comptes extérieurs sont estimés à 16 milliards de dollars (soit 1½ % du PIB) en 2015.
  - Ces gains devraient améliorer le solde extérieur courant global de ½ point de PIB et les réserves de ¾ mois d’importations en 2015.
- Mécanismes de transmission:
  - Dans les pays où la répercussion internationale sur les prix intérieurs des carburants est rapide (Liban, Pakistan), les ménages et entreprises épargneront probablement la majeure partie des gains par précaution.
  - Dans les pays où la répercussion est faible à cause de subventions, les gains iront surtout aux entreprises publiques d’énergie, qui épargneront la majeure partie, compte tenu des faibles bilans.
  - Économies budgétaires provenant de la diminution des subventions énergétiques estimées à ½ % du PIB en 2015.
  - Projections de la dette publique pour 2015 abaissées de 2 points à 75 % du PIB par rapport aux PER d’octobre 2014.

### Rééquilibrage budgétaire et secteur bancaire
- Résultats récents:
  - Les réformes des subventions ont contribué à arrêter la détérioration des déficits budgétaires, qui ont diminué de 1½ point pour s’établir juste au-dessous de 8 % du PIB en 2014.
  - Les réserves de change ont augmenté de 12 milliards de dollars, passant de 4½ mois à plus de 5 mois d’importations en 2014.
  - Le taux de couverture des réserves de l’Égypte et du Pakistan reste faible (environ 3 mois d’importations).
- Perspectives 2015:
  - Les États devraient continuer à rééquilibrer leurs finances publiques en 2015, avec une réduction attendue des déficits budgétaires d’encore un point à 7 % du PIB cette année.
  - Accent sur les recettes : élimination des exonérations, correction des niches fiscales, renforcement de l’administration, réformes de l’impôt sur le revenu (Jordanie), établissement d’une TVA (Égypte). Le Liban et le Pakistan ont aussi majoré les taxes sur les carburants.
  - Le financement des administrations publiques continue de peser sur le système bancaire en raison de la forte concentration des prêts à l’État et aux entreprises publiques, bien que les banques soient en général bien capitalisées, rentables et liquides et que le montant élevé de créances improductives se soit largement stabilisé.

### Recommandations de politique macroéconomique
- Gestion des gains de la baisse du pétrole:
  - Utiliser une large part des gains pour reconstituer les réserves et réduire la dette publique.
  - Poursuivre l’élimination des subventions énergétiques coûteuses et inefficaces et mettre en place des mécanismes d’ajustement automatique des prix des carburants.
  - Là où la marge de manœuvre est ample, utiliser les gains exceptionnels et les économies de subventions pour financer des dépenses génératrices de croissance et stimulant la demande intérieure.
  - Éviter de prendre des engagements de dépenses irréversibles compte tenu de l’incertitude sur la persistance des bas cours du pétrole (ex. majorations salariales de la fonction publique).
- Politique monétaire et change:
  - L’accroissement des réserves de change et le recul de l’inflation créent une situation favorable à l’assouplissement des régimes de change et de la politique monétaire pour soutenir la reprise.
  - Faire preuve de prudence avec les politiques monétaires accommodantes lorsqu’elles vont de pair avec une dépréciation du taux de change ou lorsque le taux d’inflation reste au‑dessus de 10 %.

### Tableaux et indicateurs clés (extraits)
- Projections agrégées MOANAP (sélection, périodes et séries telles que dans le texte):
  - PIB réel (croissance annuelle) MOANAP: 5,3 4,4 4,8 2,4 2,6 2,9 3,8
  - Solde transactions courantes MOANAP: 9,1 13,0 12,3 9,8 6,4 -1,9 -0,1
  - Solde budgétaire global MOANAP: 3,5 1,9 3,0 0,4 -2,3 -7,9 -5,2
  - Inflation, p.a. (croissance annuelle) MOANAP: 7,0 9,3 10,1 10,0 6,9 6,1 6,3
- Évolution des réserves et dette (révision entre PER d'octobre 2014 et Mise à jour de mai 2015):
  - Gains extérieurs estimés en 2015 : 1,6 % du PIB
  - Variation des réserves, en mois d'importations : 0,7
  - Évolution de la dette publique (révision) : -2,1 % du PIB
- Hypothèse de prix pétroliers mentionnée:
  - Prix pour 2015 : 58,14 dollars (PEM d'avril 2015) contre 99,36 dollars (PEM d'octobre 2014).

*Sources : autorités nationales; services du FMI.*

### Section 3

### 1mreo0515f - Section 3

### Aperçu régional
- Importateurs de pétrole de la région MOANAP : Afghanistan, Djibouti, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Pakistan, Soudan, Syrie et Tunisie.
- Exportateurs de pétrole de la région MOANAP : Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Iran, Iraq, Koweït, Libye, Oman, Qatar et Yémen.
- Conseil de Coopération du Golfe (CCG) : Arabie soudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar.
- Pays exportateurs de pétrole hors CCG : Algérie, Iran, Iraq, Libye et Yémen.
- Sources : autorités nationales; estimations et projections des services du FMI.
- Notes méthodologiques et définitions figurant dans le texte source (exercices budgétaires spécifiques pour certains pays; exclusions et inclusions administratives précisées par notes 1–3 et 1–8 selon les tableaux).

### Principaux indicateurs — Pays exportateurs de pétrole (agrégat et pays)
- Moyenne (chaîne de valeurs correspondant aux colonnes 2000–10, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016) :
  - Croissance du PIB réel : 5,55,35,72,12,42,43,5
  - Inflation des prix à la consommation : 7,28,910,410,45,85,86,1
  - Solde global des administrations publiques (Pourcentage du PIB) : 7,76,08,15,00,3-8,4-5,0
  - Solde des transactions courantes (Pourcentage du PIB) : 13,218,118,214,710,0-1,01,7
- Algérie :
  - Croissance du PIB réel : 3,92,83,32,84,12,63,9
  - Inflation : 3,34,58,93,32,94,04,0
  - Solde public : 5,2-1,2-4,1-1,8-6,8-12,9-10,0
  - Courant : 14,59,95,90,4-4,3-15,7-13,2
- Bahreïn :
  - Croissance : 5,52,13,45,34,72,72,4
  - Inflation : 1,6-0,42,83,32,52,11,5
  - Solde public : 1 0,4-1,5-3,2-4,3-5,7-9,9-6,2
  - Courant : 5,911,27,27,85,3-2,1-0,7
- Iran, R.I. d' :
  - Croissance : 5,33,7-6,6-1,93,00,61,3
  - Inflation : 14,521,530,534,715,516,517,0
  - Solde public : 2 2,5-1,3-1,9-2,2-1,8-2,7-2,3
  - Courant : 5,410,56,37,43,80,81,2
- Iraq :
  - Croissance : ...7,513,96,6-2,41,37,6
  - Inflation : 20,75,66,11,92,23,03,0
  - Solde public : ...4,74,1-5,8-3,0-10,0-6,3
  - Courant : ...12,06,71,3-3,5-9,6-3,6
- Koweït :
  - Croissance : 4,89,66,61,51,31,71,8
  - Inflation : 3,14,93,22,72,93,33,6
  - Solde public : 1 27,633,935,534,925,56,212,9
  - Courant : 30,742,745,239,635,315,719,3
- Libye :
  - Croissance : 4,6-62,1104,5-13,6-24,04,617,7
  - Inflation : 3,815,96,12,62,82,24,4
  - Solde public : 14,0-15,927,8-4,0-43,5-68,2-43,3
  - Courant : 25,49,129,113,6-30,1-52,8-30,9
- Oman :
  - Croissance : 3,64,15,84,72,94,63,1
  - Inflation : 2,64,02,91,21,01,02,6
  - Solde public : 1 9,69,44,73,2-1,5-14,8-11,6
  - Courant : 8,713,210,36,62,2-15,0-13,0
- Qatar :
  - Croissance : 12,713,06,06,36,17,16,5
  - Inflation : 5,01,91,93,13,01,82,7
  - Solde public : 9,210,214,220,514,55,61,9
  - Courant : 19,130,632,630,825,18,45,0
- Arabie saoudite :
  - Croissance : 5,110,05,42,73,63,02,7
  - Inflation : 1,83,72,93,52,72,02,5
  - Solde public : 10,812,014,78,7-0,5-14,2-8,1
  - Courant : 15,623,722,417,814,1-1,03,7
- Émirats arabes unis :
  - Croissance : 4,84,94,75,23,63,23,2
  - Inflation : 5,10,90,71,12,32,12,3
  - Solde public : 3 11,66,310,99,96,0-3,00,0
  - Courant : 11,714,718,516,112,15,37,2
- Yémen :
  - Croissance : 4,5-12,72,44,8-0,2-2,23,6
  - Inflation : 11,019,59,911,08,28,17,5
  - Solde public : -2,2-4,5-6,3-6,9-4,1-5,3-5,1
  - Courant : 0,7-3,0-1,7-3,1-1,6-2,2-1,5

### Principaux indicateurs — Pays importateurs de pétrole (agrégat et pays)
- Moyenne (chaîne de valeurs correspondant aux colonnes 2000–10, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016) :
  - Croissance du PIB réel : 5,02,42,93,13,04,04,4
  - Inflation des prix à la consommation : 6,510,29,39,19,46,96,5
  - Solde global des administrations publiques (Pourcentage du PIB) : -5,0-7,1-8,3-9,5-7,9-7,0-5,6
  - Solde des transactions courantes (Pourcentage du PIB) : -1,6-3,4-6,2-5,1-4,0-4,3-4,5
- Afghanistan, Rép. d' :
  - Croissance : ...6,514,03,71,53,54,9
  - Inflation : ...11,86,47,44,63,75,5
  - Solde public : 5 ...-0,60,2-0,6-2,2-0,1-0,6
  - Courant : ...6,46,37,55,73,10,5
- Djibouti :
  - Croissance : 3,54,54,85,06,06,57,0
  - Inflation : 3,55,13,72,42,93,03,5
  - Solde public : -2,1-1,0-2,6-5,4-12,0-13,1-12,5
  - Courant : -6,2-13,7-20,3-23,3-27,4-28,7-23,2
- Égypte :
  - Croissance : 5,01,82,22,12,24,04,3
  - Inflation : 7,910,17,19,510,19,810,1
  - Solde public : -7,3-9,8-10,5-14,1-13,6-11,8-9,4
  - Courant : 0,9-2,6-3,9-2,4-0,8-3,3-4,3
- Jordanie :
  - Croissance : 6,12,62,72,83,13,84,5
  - Inflation : 3,84,24,54,82,91,22,5
  - Solde public : -4,2-5,7-8,9-11,1-10,3-2,9-1,5
  - Courant : -4,5-10,2-15,2-10,3-7,0-7,6-6,6
- Liban :
  - Croissance : 5,10,92,82,52,02,52,5
  - Inflation : 2,65,06,64,81,91,12,8
  - Solde public : -12,7-5,9-8,4-8,7-7,1-9,1-8,6
  - Courant : -13,9-15,1-24,3-26,7-24,9-22,2-21,7
- Mauritanie :
  - Croissance : 4,54,46,05,76,45,56,7
  - Inflation : 6,35,74,94,13,54,54,6
  - Solde public : 5,6 -3,40,02,5-0,9-3,6-1,3-1,4
  - Courant : -13,1-6,0-26,5-24,8-27,6-14,6-21,9
- Maroc :
  - Croissance : 4,65,02,74,42,94,45,0
  - Inflation : 1,80,91,31,90,41,52,0
  - Solde public : -3,7-6,7-7,4-5,2-4,9-4,3-3,5
  - Courant : 0,1-8,0-9,7-7,6-5,9-4,2-4,0
- Pakistan :
  - Croissance : 4,53,63,83,74,14,34,7
  - Inflation : 7,413,711,07,48,64,74,5
  - Solde public : -3,9-6,9-8,4-8,1-4,7-4,7-3,8
  - Courant : -1,30,1-2,1-1,1-1,2-1,3-1,4
- Soudan :
  - Croissance : 7,3-1,2-3,53,73,43,33,9
  - Inflation : 9,118,135,536,536,919,010,5
  - Solde public : -1,20,2-3,3-2,3-1,0-1,5-1,4
  - Courant : -5,3-0,4-9,3-8,6-5,1-4,0-3,6
- République arabe syrienne :
  - Croissance : 4,3..................
  - Inflation : 4,9..................
  - Solde public : -2,7..................
  - Courant : -0,4..................
- Tunisie :
  - Croissance : 4,4-1,93,72,32,33,03,8
  - Inflation : 1,53,55,15,84,95,04,1
  - Solde public : -2,4-3,2-4,8-6,0-3,8-5,1-3,4
  - Courant : -3,0-7,4-8,2-8,3-8,9-6,4-5,2
- Cisjordanie et Bande de Gaza :
  - Croissance : 3,311,26,91,9-0,80,94,2
  - Inflation : 4,02,92,81,71,71,62,6
  - Solde public : -27,6-15,8-15,1-12,5-12,1-15,1-14,0
  - Courant : -19,0-19,8-16,2-13,0-19,9-19,7-20,6

### Notes et points méthodologiques contenus dans la section
- Les données de 2011 excluent le Soudan du Sud après le 9 juillet. Les données pour 2012 et au-delà se rapportent au Soudan actuel.
- Les données pour 2011–16 excluent la Syrie en raison de l'incertitude entourant la situation politique.
- La Cisjordanie et la Bande de Gaza ne sont pas membres du FMI et ne sont incluses dans aucun des agrégats.
- Les notes 1–8, telles qu'appliquées à certains pays, spécifient des précisions comme : administration centrale, inclusion des transferts à la compagnie d'électricité (Jordanie), recettes pétrolières transférées au fonds pétrolier, inclusion des coûts de recapitalisation bancaire et paiements d'arriérés, etc.
- Note sur exercice budgétaire : variables se rapportent à l'exercice budgétaire pour l'Iran (21 mars/20 mars) et le Qatar (avril/mars); pour l'Afghanistan (21 mars/20 mars jusqu’en 2011 et 21 décembre/20 décembre par la suite) ainsi que pour l'Égypte et le Pakistan (juillet/juin), sauf l'inflation.
- Projection : Les projections ne tiennent pas compte de l'impact potentiel des accords d'investissement conclus lors de la Conférence sur le développement économique de mars 2015.

*Sources : autorités nationales; estimations et projections des services du FMI.*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-flagship-issues/external/french/pubs/ft/reo/2015/mcd/1mreo0515f.pdf_
