## _cr09108f

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### Impact de la crise mondiale — points saillants
- Expansion économique soutenue avant la crise, caractérisée par :
  - forte croissance des secteurs hors hydrocarbures,
  - faible inflation,
  - positions budgétaire et extérieure solides.
- Dette extérieure presque totalement résorbée; épargne considérable accumulée sur le Fonds de régulation des recettes (FRR).
- Vulnérabilités structurelles :
  - chômage des jeunes élevé,
  - dépendance marquée aux exportations d'hydrocarbures,
  - productivité et climat de l'investissement inférieurs à ceux des principaux partenaires commerciaux.
- Risques immédiats liés à la crise :
  - protection contre contagion financière directe limitée,
  - recul des prix pétroliers fragilisant la situation budgétaire et la position extérieure.
- Réponse des autorités à court terme :
  - maintien de l'orientation budgétaire actuelle pour soutenir la demande intérieure et la croissance hors hydrocarbures,
  - recours possible aux réserves du FRR à court terme, mais nécessité d'ajustements à moyen terme si la baisse des prix pétroliers se prolonge.
- Politique monétaire : besoin de flexibilité accrue; baisse des prix des importations devrait aider à juguler l'inflation et créer marge pour réduire les taux d'intérêt; coordination monétaire-budgétaire recommandée.

### Canaux d'impact et données factuelles
- Canaux financiers limités :
  - dette extérieure totale : 3 % du PIB en 2008,
  - dette publique extérieure : < 1 % du PIB,
  - engagements extérieurs des banques : < 1 % de leur passif,
  - système bancaire : 90 % public,
  - IDE : 1 % du PIB par an en moyenne; total 8,5 milliards de dollars ces dix dernières années,
  - rapatriement des bénéfices : ponction < 1 % des réserves nationales.
- Canaux économiques importants :
  - baisse des prix pétroliers et récession en Europe pouvant réduire demande et production intérieures,
  - épargnes : État 60 milliards de dollars, Sonatrach 17 milliards de dollars pour amortir l'impact.
- Exportations d'hydrocarbures : pétrole moins vulnérable; gaz naturel fortement dépendant du marché européen (Italie, Espagne, France, Royaume-Uni).

### Scénario central et projections courtes (hypothèse prix du pétrole)
- Hypothèse : prix pétroliers chuteraient de 98 dollars le baril en 2008 à 54 dollars en 2009.
- Conséquences projetées pour 2009 :
  - solde extérieur courant : déficitaire de 3 %,
  - réserves : devraient continuer de couvrir plus de deux ans d'importations,
  - solde budgétaire global : déficit de 11 ½ % du PIB,
  - croissance du PIBHH : de l'ordre de 6 % si l'État et la Sonatrach utilisent leur épargne pour poursuivre les programmes d'investissement,
  - croissance globale : pourrait ralentir à 2½ % en cas d'usage partiel de l'épargne,
  - inflation : resterait modérée selon les projections.
- Risque majeur : baisse prolongée des prix pétroliers compromettant la soutenabilité du Programme d'Investissements Publics (PIP); récession européenne affectant les exportations de GN et la croissance globale.

### Perspectives à moyen terme (scénario de référence 2009–13)
- Hypothèse de reprise : prix pétroliers atteignent 78 dollars le baril en 2013.
- FRR : 37 % du PIB de 2008 couvrirait les déficits sur 2009–13.
- Dans cette hypothèse :
  - croissance annuelle moyenne du PIBHH : environ 5 ½ %,
  - inflation : inférieure à 4 %,
  - solde extérieur courant : légèrement négatif,
  - réserves officielles : proches de l'équivalent de deux ans d'importations,
  - déficit budgétaire global : retomberait aux alentours de 5 % du PIB d'ici 2013.
- Scénario bas (prix pétroliers à 40 dollars le baril jusqu’à 2013) :
  - politique actuelle non soutenable à long terme,
  - épuisement des réserves du FRR d'ici 2011,
  - rééquilibrage imposerait des coupes dans le PIP, ralentissement de la croissance hors hydrocarbures et hausse du chômage.

### Projections clés 2007–2013 (valeurs annuelles)
- Croissance du PIB réel : 2007 3.0, 2008 3.0, 2009 2.6, 2010 3.9, 2011 3.9, 2012 4.1, 2013 4.4
- Secteur des hydrocarbures : 2007 -0.9, 2008 -0.6, 2009 -1.0, 2010 0.0, 2011 0.7, 2012 1.5, 2013 2.3
- Secteur hors hydrocarbures : 2007 6.3, 2008 5.8, 2009 6.0, 2010 5.8, 2011 5.6, 2012 5.5, 2013 5.5
- Hausse de l'IPC (moyenne) : 2007 3.6, 2008 3.9, 2009 3.8, 2010 3.4, 2011 3.3, 2012 3.2, 2013 3.1
- Solde extérieur courant (pourcentage du PIB) : 2007 22.6, 2008 20.2, 2009 -2.9, 2010 -0.9, 2011 -1.0, 2012 -1.3, 2013 -1.5
- Solde budgétaire global (pourcentage du PIB) : 2007 4.5, 2008 8.2, 2009 -11.5, 2010 -8.6, 2011 -7.3, 2012 -5.9, 2013 -5.2
- Prix pétroliers (dollars/baril) : 2007 71.1, 2008 97.5, 2009 54.3, 2010 64.8, 2011 71.3, 2012 75.0, 2013 77.5

### Politique budgétaire — constats et recommandations
- Constats :
  - ajustement budgétaire graduel nécessaire à moyen terme pour préserver viabilité,
  - récente hausse des dépenses courantes (masse salariale, coûts récurrents du PIP, transferts) a porté le déficit hors hydrocarbures au-dessus du niveau viable à long terme,
  - autorités jugent les réserves du FRR suffisantes pour soutenir la demande intérieure à court terme.
- Objectif de viabilité : ramener le déficit hors hydrocarbures à 34 % du PIBHH à moyen terme.
- Mesures d'ajustement possibles :
  - rationaliser les dépenses courantes : contenir la masse salariale, mieux cibler transferts et subventions,
  - hiérarchiser les dépenses en capital : fixer des priorités et échelonner l'exécution du PIP,
  - améliorer le recouvrement des taxes hors hydrocarbures : supprimer exonérations, abaisser les taux de l'impôt sur les personnes physiques, simplifier formalités douanières.
- Estimations d'impact :
  - réduction des dépenses courantes et dépenses en capital de l’ordre de 5 ½ % et 2 % du PIBHH, respectivement, d'ici 2013,
  - ratio recettes/PIBHH pourrait être relevé de 1 % du PIBHH.
- Projections du déficit primaire hors hydrocarbures (pourcentage du PIBHH) :
  - déficit primaire viable : 2009 -40.0, 2010 -38.4, 2011 -36.9, 2012 -35.5, 2013 -34.2
  - projections FMI effectives : 2009 -51.4, 2010 -49.7, 2011 -47.9, 2012 -44.7, 2013 -42.5
- Priorités institutionnelles : poursuivre recommandations de la revue des dépenses publiques (PER) 2005–06; accélérer modernisation du budget et renforcer gouvernance budgétaire.

### Politique monétaire et change
- Besoin accru de flexibilité face à l'incertitude internationale.
- Banque d'Algérie (BA) : a limité l'impact inflationniste de l'augmentation de liquidité via instruments d’absorption et gestion flexible du taux de change.
- Baisse des prix des importations devrait aider à maîtriser l'inflation et laisser marge pour abaisser les taux d'intérêt.
- Coordination monétaire-budgétaire recommandée; inclusion possible du taux de refinancement de la BA dans les ajustements de politique monétaire.
- Politique de change : gestion flexible pour maintenir le TCER autour de son niveau d'équilibre; possibilité d'atténuer la volatilité mensuelle du TCEN en répartissant la volatilité dollar/euro entre dinar/dollar et dinar/euro.
- Historique du régime de change :
  - du 21 janvier 1974 au 1er octobre 1994 : taux fixé sur un panier de monnaies,
  - 1er octobre 1994 : flottement dirigé avec fixing quotidien,
  - 2 janvier 1996 : marché des changes interbancaire.
- Taux au 22 décembre 2008 :
  - moyenne dollar EU : 1 dollar pour 71,2 dinars,
  - moyenne DTS : 1 DTS pour 109,9 dinars,
  - marge dinar/dollar imposée par la BA : 0,017 dinar.

### Réformes structurelles et secteur financier
- Objectif : promouvoir initiative privée et diversification pour réduire dépendance aux hydrocarbures.
- Réformes à accélérer :
  - améliorer l'intermédiation financière pour canaliser l'épargne vers l'investissement privé hors pétrole,
  - renforcer l'environnement opérationnel, encourager financement non bancaire, préciser rôle des banques publiques et envisager désengagement progressif,
  - promouvoir privatisations et amélioration du climat des affaires,
  - poursuivre recommandations du PESF 2007/2008.
- Situation et indicateurs bancaires (2005–2007) :
  - norme de fonds propres : 2005 12, 2006 15, 2007 13
  - prêts classifiés/total des prêts : 2005 36, 2006 35, 2007 36
  - créances improductives/total : 2005 19, 2006 18, 2007 22
  - provisions/prêts classifiés : 2005 49, 2006 54, 2007 55
  - rentabilité des fonds propres : 2005 8, 2006 19, 2007 25
- Remarque : restructuration financière des entreprises publiques devrait libérer provisions sur prêts utilisées principalement pour renforcer fonds propres des banques et consolider capacité de prêt.

### Commerce, intégration régionale et climat des affaires
- Importations en forte hausse, témoignant d'ouverture croissante; commerce avec pays du Maghreb reste marginal.
- Initiative régionale lancée en 2004 pour faciliter intégration économique du Maghreb; Algérie active.
- Accord d'association avec l'UE en 2004 ; négociations pour entrée à l'OMC en cours.
- Autorités : mesures pour renforcer secteur financier, émissions obligataires privées, inscription d'obligations publiques à la bourse d'Alger, extension de la centrale des risques aux prêts aux ménages.
- Préoccupations : recul dans les classements du climat des affaires; souhait de mieux faire connaître résultats des réformes et de rationaliser la fiscalité.

### Indicateurs-clés sélectionnés (extraits 2005–13 et projections)
- Exportations de pétrole liquide (millions de barils/jour) : 1.8 1.7 1.7 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6
- Exportations de gaz naturel (milliards de m3) : 64.0 61.8 59.4 61.7 60.1 59.4 59.1 59.3 60.2
- Valeur unitaire des exportations de pétrole brut ($/baril) : 54.6 65.7 74.7 99.4 95.4 64.8 71.3 75.0 77.5
- Part des hydrocarbures dans le total des exportations (pourcentage) : 98.3 97.9 98.4 98.5 97.2 97.5 97.5 97.5 96.7
- PIB à prix constants (variation annuelle en pourcentage) : 5.1 2.0 3.0 3.0 2.6 3.9 3.9 4.1 4.4
- Indice des prix à la consommation (fin de période) : 1.7 4.4 3.9 4.0 3.5 3.3 3.2 3.1 3.0
- Solde extérieur courant (pourcentage du PIB) : 20.6 25.2 22.6 20.2 -2.9 -0.9 -1.0 -1.3 -1.5
- Réserves officielles brutes (milliards de dollars) : 56.2 77.8 110.2 138.9 134.4 132.8 131.2 129.0 126.5
- Solde budgétaire global (déficit-) (pourcentage du PIB) : 11.9 13.6 4.5 8.2 -11.5 -8.6 -7.3 -5.9 -5.2
- Recettes totales (pourcentage du PIB) : 73.6 79.5 70.7 86.2 52.6 54.6 54.6 54.6 53.4
- Recettes au titre des hydrocarbures (pourcentage du PIB) : 56.1 61.1 53.6 68.6 34.7 36.9 37.1 36.1 34.9
- Solde primaire hors hydrocarbures (pourcentage du PIB hors hydrocarbures) : -33.0 -34.5 -44.0 -52.1 -51.4 -49.7 -47.9 -44.7 -42.5
- Compte courant (pourcentage du PIB) : 21.2 29.0 30.6 32.9 -4.0 -1.4 -1.6 -2.4 -2.9
- Balance commerciale (pourcentage du PIB) : 26.5 34.1 34.2 42.0 4.0 7.5 8.8 9.7 10.9

*Source : Extrait du chapitre "1.  Impact de la crise mondiale" (document fourni).*

### 1.  Impact de la crise mondiale ........................................................................................

### 1.  Impact de la crise mondiale

### Résumé analytique — points saillants
- L'Algérie a connu plusieurs années d'expansion économique soutenue, caractérisée par :
  - une forte croissance des secteurs hors hydrocarbures,
  - une faible inflation,
  - des positions budgétaire et extérieure solides.
- La dette extérieure a été presque totalement résorbée et l'État a accumulé une épargne considérable sur le Fonds de régulation des recettes (FRR).
- Vulnérabilités structurelles :
  - chômage des jeunes élevé,
  - dépendance marquée aux exportations d'hydrocarbures,
  - productivité et climat de l'investissement inférieurs à ceux des principaux partenaires commerciaux.
- La crise financière mondiale et la baisse des prix pétroliers soulignent l'urgence d'accélérer les réformes structurelles pour diversifier l'économie et soutenir la croissance hors hydrocarbures.

### Questions clés et orientation de la politique
- Risques immédiats :
  - L'Algérie semble à l'abri d'une contagion financière directe.
  - Le recul des prix pétroliers fragilisera la situation budgétaire et la position extérieure.
- Réponse des autorités :
  - Maintien de l'orientation budgétaire actuelle pour soutenir la demande intérieure et la croissance hors hydrocarbures à court terme.
  - Les réserves du FRR suffisent à court terme pour tenir le cap budgétaire actuel, mais des ajustements seront nécessaires à moyen terme si la baisse des prix pétroliers se prolonge.
- Politique monétaire :
  - Besoin de flexibilité accru en raison de l'incertitude internationale.
  - La baisse des prix des importations devrait aider à juguler l'inflation et créer une marge pour réduire, si nécessaire, les taux d'intérêt.
  - Une coordination étroite des politiques monétaire et budgétaire est recommandée pour soutenir la demande intérieure.

### I. Cadre général et évolution récente — constats clés
- Politique et contexte :
  - Situation politique stable; attentats à la bombe rappellent la menace d'Al-Qaïda au Maghreb.
  - Élection présidentielle en 2009, le Président Bouteflika sollicitant vraisemblablement un troisième mandat.
- Performances macroéconomiques (période 2003–07 et 2006–07) :
  - Croissance annuelle moyenne du PIB hors hydrocarbures (PIBHH) : environ 6 %.
  - PIBHH représente environ 55 % du PIB total.
  - Inflation moyenne : 4 %.
  - Croissance moyenne du PIB global : 4 ½ % (production pétrolière moins dynamique en 2006–07).
  - Hydrocarbures : 98 % des exportations totales et assurent 75 à 80 % des recettes budgétaires.
- Positions externes et budgétaires :
  - Excédent de la balance courante a dépassé 20 % du PIB en 2007–08.
  - Réserves officielles : 136 milliards de dollars (soit 2 ½ années d'importations) fin octobre 2008.
  - Inflation : hausse annuelle moyenne de l'IPC de 4,2 % fin octobre 2008 (1,2 % si l'on exclut les denrées élémentaires).
  - Taux de change effectifs nominal et réel : légère dépréciation moyenne (0,1 % et 1,2 %, respectivement) entre janvier et septembre 2008.
  - Solde budgétaire global : excédent budgétaire global prévu à 8 % du PIB en 2008 (la progression des recettes hydrocarbures compense la hausse des dépenses); déficit primaire hors hydrocarbures dépassera 52 % du PIBHH en 2008 (contre 44 % en 2007).

### II. Crise financière mondiale — impact et canaux de contagion
- Canaux financiers de contagion directe limités :
  - Dette extérieure totale minime : 3 % du PIB en 2008; dette publique extérieure < 1 % du PIB.
  - Engagements extérieurs des banques faibles : < 1 % de leur passif.
  - Système bancaire à 90 % public.
  - Investissements de portefeuille étrangers non autorisés.
  - IDE resté faible : 1 % du PIB par an en moyenne; total de 8,5 milliards de dollars ces dix dernières années.
  - Le rapatriement des bénéfices représente une ponction des réserves nationales inférieure à 1 %.
- Canaux économiques importants :
  - Baisse des prix pétroliers et récession en Europe pouvant réduire la demande et la production intérieures.
  - Dépendance des investissements d'équipement de l'État et de la Sonatrach ; épargnes respectives : 60 milliards de dollars (État) et 17 milliards de dollars (Sonatrach) pouvant amortir l'impact.
- Exportations d'hydrocarbures :
  - Produits pétroliers (pétrole brut et raffinés) moins vulnérables du fait d'une diversification mondiale.
  - Gaz naturel (GN) : forte dépendance au marché européen (Italie, Espagne, France, Royaume-Uni) et moindre facilité de redéploiement vers d'autres marchés.

### Perspectives et risques (scénario central et projections)
- Effet projeté de la baisse des prix pétroliers :
  - Hypothèse utilisée : prix pétroliers chuteraient de 98 dollars le baril en 2008 à 54 dollars en 2009.
  - Solde extérieur courant projeté : déficitaire de 3 % en 2009.
  - Réserves : devraient continuer de couvrir plus de deux ans d'importations.
  - Solde budgétaire global : déficit de 11 ½ % du PIB en 2009 (première fois depuis 1999).
  - Croissance du PIBHH : projetée à l'ordre de 6 % en 2009 si l'État et la Sonatrach utilisent leur épargne pour poursuivre leurs programmes massifs d'investissement.
  - Croissance globale du PIB : pourrait ralentir à 2½ % en cas d'usage partiel de l'épargne (projection alternative liée à la récession européenne).
  - Inflation : resterait modérée selon les projections.
- Risques principaux :
  - Baisse prolongée des prix pétroliers compromettant la soutenabilité du rythme du Programme d'Investissements Publics (PIP).
  - Récession européenne affectant significativement les exportations de GN et la croissance globale.

### Encadré 1 — éléments factuels sur la vulnérabilité financière
- Données factuelles :
  - Dette extérieure totale : 3 % du PIB en 2008.
  - Ratio dette publique extérieure/PIB : en dessous de 1 % du PIB.
  - Engagements extérieurs des banques : < 1 % de leur passif.
  - Système bancaire : 90 % public.
  - IDE : 1 % du PIB par an en moyenne; total 8,5 milliards de dollars ces dix dernières années.
- Effets attendus :
  - Récession mondiale réduirait le volume des exportations d'hydrocarbures.
  - Baisse prolongée des prix pèserait sur la croissance du PIBHH à moyen terme en raison d'un possible report ou révision à la baisse des investissements.

### Encadré 2 — Gestion de la richesse pétrolière
- Répartition des recettes :
  - Les recettes d'exportation des hydrocarbures sont partagées entre l'État et la Sonatrach; environ deux tiers vont au budget.
- Gouvernance et gestion :
  - Centralisation de la gestion des risques à la Banque d'Algérie; recettes d'exportation intégralement rétrocédées à la Banque d'Algérie.
  - Réserves internationales divisées depuis 2004 en une petite part « liquide » et un important portefeuille de titres à revenu fixe de premier rang.
  - Rendements de la gestion active des réserves depuis 2004 : 3 % à 4 % par an.
  - Les montants produits sont transférés au budget sous forme de dividendes de la banque centrale.
  - Le FRR est un sous-compte en dinars de l'État à la banque centrale, sans dispositifs de gouvernance et objectifs d'investissement comparables aux autres fonds souverains.
  - Les avoirs financiers de la Sonatrach sont déposés en monnaie locale auprès d'une banque publique partenaire; cette banque détient principalement des créances à court terme sur la banque centrale via des prises en pension et la facilité de dépôt marginale.
- Objectif de séparation :
  - Dispositif permettant de séparer la gestion du risque financier (centralisée à la banque centrale) de la conduite des activités pétrolières et gazières (confiée à la Sonatrach).
- Comparaison :
  - Rendement annuel moyen du fonds souverain norvégien cité pour comparaison : 5 % (depuis 1997), sur un portefeuille plus risqué et avant commissions.

### Réformes et priorités de politique structurelle
- Objectifs prioritaires :
  - Diversifier l'économie et soutenir la croissance hors hydrocarbures.
  - Maintenir la stabilité macroéconomique tout en améliorant :
    - les infrastructures,
    - le capital humain,
    - les services publics.
- Réformes nécessaires (domaines de surveillance du FMI) :
  - Réformes du secteur financier,
  - Réformes de la fiscalité,
  - Poursuite de l'intégration dans l'économie régionale et mondiale,
  - Promotion du développement du secteur privé,
  - Amélioration de l'intermédiation financière et du climat des affaires.
- Justification :
  - Les réformes structurelles, timides jusqu'à présent, sont jugées indispensables pour réduire le chômage et améliorer la productivité et la compétitivité.

*Source : Extrait du chapitre "1.  Impact de la crise mondiale" (document fourni).*

### 10. Les perspectives à moyen terme devraient rester relativement favorables dans le

### _cr09108f - 10. Les perspectives à moyen terme devraient rester relativement favorables dans le

### Perspectives à moyen terme (scénario de référence)
- La politique actuelle devrait être viable si les prix pétroliers se reprennent progressivement pour atteindre 78 dollars le baril en 2013.
- Les réserves du FRR (37 % du PIB de 2008) couvriraient les déficits sur la période 2009–13.
- Dans cette hypothèse :
  - Croissance annuelle moyenne du PIBHH d'environ 5 ½ % (selon les projections).
  - Inflation resterait inférieure à 4 %.
  - Solde extérieur courant légèrement négatif.
  - Réserves officielles proches de l'équivalent de deux ans d'importations.
  - Déficit budgétaire global réduit pour retomber aux alentours de 5 % du PIB d'ici 2013, parallèlement à la hausse projetée des prix pétroliers.

### Risques et scénarios alternatifs
- Principaux risques : ampleur de la récession en Europe et chute durable des recettes pétrolières.
- Effets possibles :
  - Production d'hydrocarbures pourrait fléchir davantage si la récession en Europe est plus profonde.
  - Croissance hors hydrocarbures plus lente si les prix pétroliers restent durablement bas.
- Scénario bas : si les prix pétroliers se maintenaient à 40 dollars le baril jusqu’à 2013 :
  - La politique actuelle ne pourrait pas être poursuivie très longtemps.
  - Le déficit budgétaire global entraînerait un épuisement des réserves du FRR d'ici 2011 (panneau B).
  - Rééquilibrage imposerait des coupes dans le PIP, pouvant ralentir la croissance hors hydrocarbures et accroître le chômage.
- Scénarios présentés dans Panneau B : Baseline, $50/bbl, $40/bbl (impacts sur compte extérieur courant, position budgétaire globale, réserves officielles en mois d'importations, solde FRR en milliards de dollars).

### Projections clés 2007–2013 (Algérie : Projections de référence à moyen terme, 2007–13)
- Croissance du PIB réel : 2007 3.0, 2008 3.0, 2009 2.6, 2010 3.9, 2011 3.9, 2012 4.1, 2013 4.4
- Secteur des hydrocarbures : 2007 -0.9, 2008 -0.6, 2009 -1.0, 2010 0.0, 2011 0.7, 2012 1.5, 2013 2.3
- Secteur hors hydrocarbures : 2007 6.3, 2008 5.8, 2009 6.0, 2010 5.8, 2011 5.6, 2012 5.5, 2013 5.5
- Hausse de l'IPC (moyenne sur la période) : 2007 3.6, 2008 3.9, 2009 3.8, 2010 3.4, 2011 3.3, 2012 3.2, 2013 3.1
- Solde extérieur courant (pourcentage du PIB) : 2007 22.6, 2008 20.2, 2009 -2.9, 2010 -0.9, 2011 -1.0, 2012 -1.3, 2013 -1.5
- Solde primaire hors hydrocarbures (pourcentage du PIBHH) : 2007 -44.0, 2008 -52.1, 2009 -51.4, 2010 -49.7, 2011 -47.9, 2012 -44.7, 2013 -42.5
- Solde budgétaire global (pourcentage du PIB) : 2007 4.5, 2008 8.2, 2009 -11.5, 2010 -8.6, 2011 -7.3, 2012 -5.9, 2013 -5.2
- Prix pétroliers (dollars/baril) : 2007 71.1, 2008 97.5, 2009 54.3, 2010 64.8, 2011 71.3, 2012 75.0, 2013 77.5

### Politique budgétaire : constats et recommandations
- Constats :
  - Ajustement budgétaire graduel nécessaire à moyen terme pour préserver la viabilité des finances publiques.
  - Augmentation récente des dépenses courantes (masse salariale, coûts récurrents liés au PIP, transferts courants) a porté le déficit hors hydrocarbures au-dessus du niveau viable à long terme.
  - Répli attendu du PIP d'ici 2013 ramènera le déficit hors hydrocarbures à 43 % du PIBHH, niveau restant supérieur au seuil de viabilité.
  - Les autorités considèrent les réserves du FRR suffisantes pour soutenir la demande intérieure et protéger la croissance et l'emploi à court terme.
- Objectif de viabilité : ramener le déficit hors hydrocarbures à 34 % du PIBHH à moyen terme.
- Mesures d'ajustement possibles :
  - Rationaliser les dépenses courantes : contenir la masse salariale, mieux cibler transferts et subventions.
  - Hiérarchiser les dépenses en capital : fixer des priorités et échelonner l'exécution du PIP.
  - Améliorer le recouvrement des taxes hors hydrocarbures : supprimer exonérations, abaisser les taux de l'impôt sur les personnes physiques, simplifier formalités douanières.
- Estimations d'impact (note explicative) :
  - Ces mesures pourraient contribuer à une réduction des dépenses courantes et dépenses en capital de l’ordre de 5 ½ % et 2 % du PIBHH, respectivement, d'ici 2013, et le ratio recettes/PIBHH pourrait être relevé de 1 % du PIBHH.
- Projections du déficit primaire hors hydrocarbures (pourcentage du PIBHH) :
  - Déficit primaire viable : 2009 -40.0, 2010 -38.4, 2011 -36.9, 2012 -35.5, 2013 -34.2
  - Projections FMI pour le déficit primaire effectif : 2009 -51.4, 2010 -49.7, 2011 -47.9, 2012 -44.7, 2013 -42.5
- Priorités institutionnelles :
  - Poursuivre recommandations de la revue des dépenses publiques (PER) 2005–06.
  - Accélérer la modernisation du budget et renforcer la gouvernance budgétaire (suivre recommandations du RONC 2004).

### Politique monétaire et change
- Besoin accru de flexibilité de la politique monétaire face à l'incertitude internationale.
- Banque d'Algérie (BA) a limité l'impact inflationniste de l'augmentation de liquidité via instruments d’absorption et gestion flexible du taux de change.
- Baisse des prix des importations devrait aider à maîtriser l'inflation et laisser une marge pour abaisser les taux d'intérêt.
- Coordination monétaire-budgétaire requise pour soutenir la demande intérieure ; inclusion possible du taux de refinancement de la BA dans les ajustements de politique monétaire.
- Politique de change : gestion flexible du taux de change pour maintenir le TCER autour de son niveau d'équilibre ; possibilité d'atténuer la volatilité mensuelle du TCEN en répartissant la volatilité dollar/euro entre dinar/dollar et dinar/euro.

### Réformes structurelles et diversification
- Objectif : promouvoir l'initiative privée et la diversification économique pour réduire la dépendance aux hydrocarbures.
- Conditions requises : gains de productivité majeurs via stabilité macroéconomique, amélioration des infrastructures, du capital humain et des services publics (objectifs du PIP).
- Réformes clés à accélérer :
  - Améliorer l'intermédiation financière pour canaliser l'épargne vers l'investissement privé hors pétrole.
  - Renforcer l'environnement opérationnel, encourager le financement non bancaire, préciser le rôle des banques publiques et envisager leur désengagement progressif.
- Situation du système bancaire (indicateurs 2005–2007) :
  - Norme de fonds propres : 2005 12, 2006 15, 2007 13
  - Prêts classifiés/total des prêts : 2005 36, 2006 35, 2007 36
  - Créances improductives/total : 2005 19, 2006 18, 2007 22
  - Provisions/prêts classifiés : 2005 49, 2006 54, 2007 55
  - Rentabilité des fonds propres : 2005 8, 2006 19, 2007 25
- Remarque : le programme de restructuration financière des entreprises publiques devrait libérer provisions sur prêts qui serviront principalement à renforcer les fonds propres des banques et à consolider la capacité de prêt du système.

*Sources : autorités algériennes; estimations et projections des services du FMI.*

### 28. L'essor spectaculaire des importations depuis quelques années témoigne de

### _cr09108f - 28. L'essor spectaculaire des importations depuis quelques années témoigne de

### Commerce et intégration régionale
- L'essor spectaculaire des importations depuis quelques années témoigne de l'ouverture croissante de l'Algérie, mais le commerce avec ses partenaires du Maghreb reste marginal.
- Initiative régionale lancée en 2004 pour faciliter l'intégration économique du Maghreb ; l'Algérie y a pris une part active.
- L'initiative devrait aider à maximiser les avantages de l'accord d'association conclu avec l'UE en 2004, notamment en ce qui concerne le développement des exportations hors hydrocarbures.
- L'Algérie poursuit aussi les négociations en vue de son entrée dans l'OMC.

### Point de vue et intentions des autorités (secteur financier)
- Le secteur financier reste au cœur de la stratégie de réforme des autorités, afin de mieux financer les besoins d'investissement de l'économie.
- Initiatives soulignées par les autorités :
  - Affectation de crédits budgétaires aux fonds propres des banques.
  - Restructuration des entreprises publiques.
  - Utilisation convenue avec les services du FMI des provisions sur prêts.
  - Recours croissant à la syndication et aux techniques de financement de projets pour les grands investissements.
  - Flux régulier d'émissions obligataires privées et inscription d'obligations publiques à la cote de la bourse d'Alger pour améliorer la diffusion des prix.
- Intentions de réduire le rôle de l'État dans l'intermédiation financière malgré l'annulation d'une première privatisation bancaire en novembre 2007 en raison de turbulences chez les banques présélectionnées.
- La Banque d'Algérie (BA) étend le champ de la centrale des risques aux prêts aux ménages.
- Établissements bancaires saluent le rôle de la nouvelle chambre de compensation dans les paiements de détail.

### Préoccupations sur le climat des affaires
- Les autorités s'inquiètent du recul dans les classements de la qualité du climat des affaires (Pratique des affaires, Forum économique mondial).
- Souhaits exprimés :
  - Mieux faire connaître les résultats des réformes.
  - Continuer à rationaliser la fiscalité.
  - Participer aux efforts d'intégration régionale.

### Évaluation par les services du FMI — Aperçu
- Bilan macroéconomique :
  - Plusieurs années d'expansion économique soutenue.
  - Croissance hors hydrocarbures forte.
  - Inflation faible.
  - Positions budgétaire et extérieure solides grâce aux prix élevés des hydrocarbures.
  - Dette extérieure presque totalement résorbée.
  - Épargne considérable accumulée sur le FRR.
- Vulnérabilités persistantes :
  - Chômage des jeunes reste considérable.
  - Économie fortement tributaire des exportations d'hydrocarbures.
  - Secteur privé hors hydrocarbures orienté principalement vers le marché intérieur.
  - Retard en matière de productivité et de climat de l'investissement par rapport aux partenaires commerciaux.

### Risques liés à la crise financière mondiale et aux prix du pétrole
- Protection contre une contagion directe limitée en raison des liens restreints avec le système financier mondial.
- Impact attendu via la baisse des prix du pétrole :
  - Impact sur les positions extérieure et budgétaire.
  - Impact sur la croissance si les prix restent peu élevés à moyen terme.
- Recommandation : être prêt à ajuster la politique budgétaire dès 2009 si le risque d'une baisse durable des prix pétroliers se concrétise.

### Politique budgétaire — évaluation et recommandations
- Approbation de l'orientation de maintenir un niveau élevé de dépenses publiques à court terme pour soutenir la croissance et amortir la contraction mondiale.
- Poursuivre la mise en œuvre du PIP pour améliorer les infrastructures, valoriser les ressources humaines et désamorcer les tensions sociales.
- Sources de financement des déficits à court terme : l'épargne considérable accumulée ces dernières années.
- Avertissements et recommandations :
  - Notation de la forte augmentation des dépenses courantes ; exhortation à limiter toute nouvelle hausse, notamment des salaires et subventions, pour préserver compétitivité et viabilité des finances publiques.
  - Qualité et efficience des dépenses publiques à soumettre à un examen intensif.
  - Poursuivre la modernisation du processus budgétaire et renforcer la gouvernance des finances publiques.
  - Identifier des mesures d'ajustement budgétaire à moyen terme ; mesurer précisément les économies possibles via un meilleur contrôle des dépenses courantes, priorisation des projets d'investissement et amélioration du recouvrement des taxes hors hydrocarbures.
  - Si nécessaire, commencer à rationaliser les dépenses courantes, y compris réduire les subventions.

### Politique monétaire et taux de change
- La BA a contenu les pressions inflationnistes ; doit être prête à assouplir la politique monétaire si besoin pour étayer la demande intérieure.
- La politique monétaire a permis d'absorber l'excédent de liquidité structurel et de limiter son impact sur l'inflation.
- Baisse des prix des importations devrait créer marge de manœuvre pour abaisser les taux d'intérêt si nécessaire.
- Recommandation : la BA doit continuer une politique de change compatible avec la stabilité extérieure.
  - Le taux de change effectif réel du dinar est resté proche de son niveau d'équilibre.
  - Les autorités devraient suivre de près l'évolution des taux pour réduire le risque de désalignement et diminuer la volatilité à court terme du taux de change effectif nominal.

### Réformes structurelles et diversification
- Encouragement vif à accélérer les réformes structurelles pour stimuler la réponse de l'offre au PIP massif.
- Objectifs :
  - Diversifier l'économie pour atténuer les risques liés aux hydrocarbures.
  - Faire de l'investissement privé et des exportations hors hydrocarbures les nouveaux moteurs de croissance.
  - Réaliser des gains de productivité majeurs via stabilité macroéconomique durable, progrès en infrastructures, capital humain et services publics.
- Priorités des réformes structurelles à moyen terme :
  - Renforcer l'efficacité de l'intermédiation financière.
  - Promouvoir les privatisations.
  - Améliorer le climat des affaires.
  - Approfondir l'intégration du pays à l'économie régionale et mondiale.
  - Donner suite aux recommandations du PESF 2007 mis à jour.
  - Veiller à ce que les mécanismes publics de garantie des crédits aux PME ne minent pas l'amélioration de l'analyse des risques par les banques.

### Autres points
- Encouragement à accélérer le processus de participation de l'Algérie à l'Initiative PPTE renforcée en qualité de créancier.
- Proposition : prochaines consultations au titre de l'article IV avec l'Algérie selon le cycle ordinaire de 12 mois ; les services du FMI prêts à maintenir un dialogue suivi compte tenu de la volatilité mondiale.

### Indicateurs-clés sélectionnés (extraits des tableaux, 2005–13 et projections)
- Exportations de pétrole liquide (millions de barils/jour) : 1.8 1.7 1.7 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6
- Exportations de gaz naturel (milliards de m3) : 64.0 61.8 59.4 61.7 60.1 59.4 59.1 59.3 60.2
- Valeur unitaire des exportations de pétrole brut ($/baril) : 54.6 65.7 74.7 99.4 95.4 64.8 71.3 75.0 77.5
- Part des hydrocarbures dans le total des exportations (en pourcentage) : 98.3 97.9 98.4 98.5 97.2 97.5 97.5 97.5 96.7
- PIB à prix constants (variation annuelle en pourcentage) : 5.1 2.0 3.0 3.0 2.6 3.9 3.9 4.1 4.4
- Indice des prix à la consommation (fin de période) : 1.7 4.4 3.9 4.0 3.5 3.3 3.2 3.1 3.0
- Solde extérieur courant (en pourcentage du PIB) : 20.6 25.2 22.6 20.2 -2.9 -0.9 -1.0 -1.3 -1.5
- Réserves officielles brutes (milliards de dollars) : 56.2 77.8 110.2 138.9 134.4 132.8 131.2 129.0 126.5
- Solde budgétaire global (déficit-) (en pourcentage du PIB) : 11.9 13.6 4.5 8.2 -11.5 -8.6 -7.3 -5.9 -5.2
- Recettes totales (en pourcentage du PIB) : 73.6 79.5 70.7 86.2 52.6 54.6 54.6 54.6 53.4
- Recettes au titre des hydrocarbures (en pourcentage du PIB) : 56.1 61.1 53.6 68.6 34.7 36.9 37.1 36.1 34.9
- Solde primaire hors hydrocarbures (en pourcentage du PIB hors hydrocarbures) : -33.0 -34.5 -44.0 -52.1 -51.4 -49.7 -47.9 -44.7 -42.5
- Compte courant (en pourcentage du PIB) : 21.2 29.0 30.6 32.9 -4.0 -1.4 -1.6 -2.4 -2.9
- Balance commerciale (en pourcentage du PIB) : 26.5 34.1 34.2 42.0 4.0 7.5 8.8 9.7 10.9

*Sources : autorités algériennes; estimations et projections des services du FMI.*

### 1.      Du 21 janvier 1974 au 1

### 1.      Du 21 janvier 1974 au 1

### Historique du régime de change
- Du 21 janvier 1974 au 1er octobre 1994, le taux de change du dinar était déterminé sur la base d’une relation fixe avec un panier de monnaies ajusté de temps à autre.
- Le 1er octobre 1994, la Banque d’Algérie instaurait un régime de flottement dirigé en vertu duquel le taux du dinar était déterminé lors de séances quotidiennes de fixing auxquelles participaient six banques commerciales.
- Ce régime a été remplacé le 2 janvier 1996 par un marché des changes interbancaire.

### Taux de change et marges (au 22 décembre 2008)
- Moyenne des taux acheteur et vendeur du dollar EU : 1 dollar pour 71,2 dinars.
- Moyenne des taux acheteur et vendeur en DTS : 1 DTS pour 109,9 dinars.
- Aucune marge n’est imposée sur les taux à l’achat et à la vente sur le marché des changes interbancaire, sauf pour les transactions en dollars :
  - Marge entre les taux acheteur et vendeur de la Banque d’Algérie (dinar/dollar EU) : 0,017 dinar.

*Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2009/_cr09108f.pdf*

### 2.      L’Algérie utilise actuellement un régime de flottement dirigé sans annonce préalable

### 2.      L’Algérie utilise actuellement un régime de flottement dirigé sans annonce préalable

### Régime de change et contrôles des capitaux
- L’Algérie utilise un régime de flottement dirigé sans annonce préalable de la trajectoire du taux de change.
- Une obligation de cession est en vigueur pour la totalité des recettes d’exportations d’hydrocarbures.
- Les limites concernant les paiements relatifs aux transactions invisibles et aux transferts courants, maintenues depuis 1997 (acceptation des obligations découlant de l’article VIII, sections 2 a), 3 et 4), « ne sont énoncées qu’à titre indicatif », selon les autorités.
- En général, les investissements directs en Algérie ne sont soumis à aucune restriction ; des contrôles sont maintenus sur les autres paiements et transferts au titre du compte de capital.
- Les autorités jugent la politique de change compatible avec la stabilité externe et estiment que le taux de change effectif réel est proche de son niveau d’équilibre.

### Consultations au titre de l’article IV et évaluation macroéconomique
- Dernières consultations de 2007 : mission à Alger du 4 au 21 novembre 2007 ; rapport des services (Rapport du FMI N o 08/103) examiné par le Conseil d’administration le 11 février 2008 et publié le 17 mars 2008.
- Membres du Conseil d’administration : conclusion des consultations au titre de l’article IV avec l’Algérie le 21 janvier 2009.
- Constatations macroéconomiques et perspectives :
  - Croissance hors hydrocarbures (représentant 55 % du PIB total) vraisemblablement de l’ordre de 6 % en 2008.
  - Croissance globale projetée inférieure à 3 % en 2008 ; projection pour 2009 : croissance du PIB hors hydrocarbures avoisinant 6 % et croissance globale ramenée à 2 ½ %.
  - Inflation projetée rester inférieure à 4 %.
  - Réserves internationales : « s’établissaient à 135 milliards de dollars en octobre (2 ½ ans d'importations) ».
  - Excédent budgétaire global en 2008 : 8 % du PIB.
  - Avoirs du Fonds de régulation des recettes (FRR) : 37 % du PIB.
  - Effet de la chute des prix pétroliers et du PIP : transformation d’un excédent extérieur courant de 20 % du PIB en 2008 en un déficit de 3 % en 2009, tout en maintenant une couverture supérieure à 2 ans d'importations grâce aux réserves.
- Risques : un maintien durable de prix internationaux du pétrole bas fragiliserait notablement les positions extérieure et budgétaire, contraignant le PIP et la croissance.

### Évaluation et recommandations du Conseil d’administration
- Administrateurs saluent :
  - Les très bons résultats récents : croissance hors hydrocarbures solide, faible inflation, accumulation considérable de réserves extérieures et d’épargne dans le FRR.
- Recommandations et orientations politiques soutenues :
  - Maintenir des dépenses publiques élevées à court terme pour soutenir la croissance face à la crise mondiale, en tirant sur l’épargne accumulée si nécessaire.
  - Continuer la mise en œuvre du PIP pour améliorer infrastructures, ressources humaines et emploi.
  - Préserver la compétitivité et la viabilité à long terme des finances publiques en contenant les dépenses courantes, en particulier la masse salariale et les subventions.
  - Lier les futures hausses de salaires aux gains de productivité et aux résultats de croissance.
  - Améliorer la qualité et l’efficience des dépenses publiques, renforcer le recouvrement des impôts hors hydrocarbures, moderniser le processus budgétaire et renforcer la gouvernance des finances publiques.
  - Abaisser les taux d’intérêt si nécessaire pour soutenir la demande intérieure, en profitant d’une marge de manœuvre.
  - Poursuivre les réformes structurelles pour améliorer la compétitivité extérieure.
  - Réforme du secteur financier : renforcer contrôle et réglementation, désengager l’État du secteur bancaire, améliorer l’environnement opérationnel de l’intermédiation financière, encourager le financement non bancaire, et poursuivre les recommandations du PESF 2008 actualisé.

### Assistance technique et missions du FMI (sélection chronologique)
- Janvier–février 2005 : expert du Département des systèmes monétaires et financiers — avis sur l’inspection bancaire.
- Juin–juillet 2005 : expert du Département des statistiques — conseils sur statistiques trimestrielles des comptes nationaux.
- Juillet 2005 : mission du Département des systèmes monétaires et financiers — gestion de la liquidité et opérations monétaires.
- Juillet 2005 : mission conjointe des Départements des systèmes monétaires et financiers et juridique — conseils sur le régime de change et le développement du marché des changes.
- Octobre 2005 : expert — gestion des réserves de change.
- Septembre 2005, décembre 2005, mai 2006 : missions — restructuration bancaire.
- Février–septembre 2006 (plusieurs visites) : expert — mettre en place une capacité de réglementation et de contrôle bancaires pour la Banque d’Algérie.
- Janvier–février 2006 : expert — opérations monétaires et de change.
- Février et mai 2006 : expert — gestion des réserves de change.
- Mai 2006 : mission du Département des statistiques — statistiques monétaires et financières.
- Mai 2006 : expert — systèmes de paiement.
- Mai 2006 : mission du Département des statistiques — statistiques des prix à la consommation.
- Février–octobre 2007 (plusieurs déplacements) : expert — concours en matière de contrôle bancaire.
- Février 2007 : deux missions du Département des finances publiques — examen de la politique fiscale et conseils sur l’administration douanière.
- Février 2007 : mission plurisectorielle du Département des statistiques — préparation à l’adhésion à la NGDD.
- Avril 2007 et mai 2008 : missions du Département des finances publiques — poursuite du programme d’assistance en administration fiscale.

### État et réformes du secteur financier
- Participation au PESF en 2003 ; rapport ESSF examiné par le Conseil d’administration le 14 janvier 2004 (Rapport du FMI N o 04/138). PESF actualisé en 2007.
- Mesures et progrès récents :
  - Augmentation des crédits publics aux fonds propres des banques publiques et restructuration financière des entreprises publiques.
  - Utilisation de la syndication, du financement de projets et émissions obligataires d’entreprises ; introduction d’obligations publiques à échéance plus longue à la bourse d’Alger.
  - Extension de la centrale des risques aux prêts aux particuliers.
  - Renforcement de la supervision bancaire ; relèvement substantiel du capital minimum des banques en décembre 2008.
  - Engagement à réduire l’implication de l’État dans le secteur bancaire et intention de relancer la privatisation du Crédit Populaire d’Algérie (CPA) lorsque les marchés se stabiliseront.
- Recommandations : poursuivre mise en œuvre des recommandations du PESF 2008 mis à jour ; renforcer contrôle, réglementation et capacités de supervision ; désengager l’État ; encourager financement non bancaire.

### Données statistiques et déficiences identifiées
- Communication de données au FMI : quelques difficultés mais réponse globale satisfaisante pour la surveillance.
- Principales déficiences :
  - Comptes nationaux : ancienneté des séries de base relatives au PIB, longs retards de publication, application incomplète du Système de comptabilité nationale 1993. Recommandation : établir en priorité le PIB à prix constants (y compris comptes trimestriels) et modifier la base des séries relatives au PIB ; partager certaines tâches entre Banque d’Algérie, Ministère des finances et ONS.
  - Indice des prix à la consommation (IPC) : panier et coefficients de pondération basés sur une enquête de 1988 ; publication retardée d’environ 3 mois. Un nouvel IPC avec panier et coefficients actualisés est quasiment achevé et le nouvel indice sera publié en 2009.
  - Statistiques de finances publiques : couverture institutionnelle insuffisante (limitée aux comptes budgétaires de l’administration centrale); problèmes de classification (revenus du FRR devraient être comptabilisés comme recettes et non comme financement); longs retards; absence de rapprochement entre financement et comptes monétaires. Causes : ressources financières insuffisantes, manque de coordination, hésitation à publier des données provisoires.
  - Statistiques monétaires et financières : progrès significatifs (documentation, révision des formulaires, inclusion des sociétés de financement depuis début 2007, séries ajustées rétroactivement jusqu’à décembre 2001). Problèmes persistants : communication en temps opportun des bilans par certaines banques commerciales d’État, données prudentielles des banques d’État ni fiables ni à jour. Recommandations : imposer des pénalités élevées pour non-communication, actualiser le plan comptable et pratiques comptables applicables aux banques et sociétés de financement pour conformité au Manuel de statistiques monétaires et financières 2000.
  - Statistiques de balance des paiements : généralement de bonne qualité grâce au système de communication des transactions internationales dans un contexte de réglementation des changes rigoureuse. Recommandation : mener une enquête pour données relatives aux investissements directs. Publication en novembre 2007 du premier Bulletin statistique trimestriel incluant la balance des paiements.

### Principaux indicateurs économiques (sélection, valeurs exactes issues du tableau)
- Secteur hors hydrocarbures : 55 % du PIB total.
- Réserves internationales : 135 milliards de dollars (octobre).
- Excédent budgétaire global 2008 : 8 % du PIB.
- Avoirs FRR : 37 % du PIB.
- Projection 2009 :
  - Croissance hors hydrocarbures : avoisiner 6 %.
  - Croissance globale : 2 ½ %.
  - Inflation : inférieure à 4 %.
  - Compte courant : passage d’un excédent de 20 % du PIB (2008) à un déficit de 3 % (2009).
- Indicateurs historiques et projections (extraits du tableau « Principaux indicateurs économiques ») :
  - Exports, f. à b. : 32.2 46.3 54.7 60.6 78.2
  - Imports, f. à b. : 18.0 19.9 20.7 26.4 36.3
  - Compte courant (pourcentage du PIB) : 13.1 20.6 25.2 22.6 20.2
  - Réserves officielles brutes : 43.1 56.2 77.8 110.2 138.9
  - Réserves en mois d’importations de l’année suivante : 21.0 26.5 28.0 27.4 31.0
  - Dette extérieure (pourcentage du PIB) : 25.6 16.7 4.8 3.8 3.0
  - Solde budgétaire global (déficit-) : 6.9 11.9 13.6 4.5 8.2
  - Masse monétaire au sens large (variation annuelle en pourcentage) : 11.5 11.1 18.6 24.2 13.2
  - Taux d’escompte de la banque centrale (en %) : 4.0 4.0 4.0 4.0 4.0

*Source : Extrait du document du FMI — _cr09108f - 2.      L’Algérie utilise actuellement un régime de flottement dirigé sans annonce préalable_*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2009/_cr09108f.pdf_
