## _cr0968f

## Source details

**Canonical URL:** [_cr0968f](https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2009/_cr0968f.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2009/_cr0968f.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2009/_cr0968f.pdf.json)

---

### Perspectives du secteur pétrolier (2003-11) — Contexte et aperçu général
- La production pétrolière a démarré en 2003 et a profondément modifié la situation macroéconomique du Tchad.
- En 2008, le pétrole représentait 47 percent du PIB et les recettes pétrolières ont grimpé à 41 percent du PIB.
- La production pétrolière a commencé à baisser en 2006; la croissance non pétrolière est anémique, notamment pour des raisons de problèmes de sécurité.
- L'inflation des prix des denrées alimentaires s'est nettement accrue depuis la fin de 2007.
- Les recettes pétrolières élevées ont consolidé la position extérieure mais ont stimulé les dépenses—surtout en matière de sécurité et d'investissement—entraînant d'importants déficits budgétaires primaires hors pétrole.
- Gestion budgétaire déficiente et qualité de la dépense publique préoccupante; nécessité d'un rééquilibrage budgétaire substantiel et d'une réduction des réserves si les cours du pétrole baissent.

### Évolution économique récente — points saillants et indicateurs clés
- Croissance:
  - PIB réel : accroissement de ¼ percent en 2007; en 2008, le PIB réel est censé reculer de ½ percent.
  - Taux de croissance du Tchad parmi les plus faibles en Afrique subsaharienne.
- Inflation et prix alimentaires:
  - Après une baisse de 8¾ percent de l'inflation moyenne en 2007, l'inflation a atteint 11¾ percent sur les 12 mois se terminant en novembre 2008.
  - Les prix alimentaires ont augmenté de 21 percent sur la même période.
- Monnaie et politique monétaire:
  - La BEAC a relevé les taux directeurs (de ¼ %) et augmenté le niveau des réserves obligatoires en juillet 2008.
  - Monnaie au sens large : 19 percent sur 12 mois se terminant en septembre 2008.
- Dépenses et déficit:
  - Déficit primaire hors pétrole : de 4 percent du PIB en 2004 à 22 percent (base engagements) en 2007.
  - Dépenses de sécurité : de 2¼ percent du PIB en 2005 aux 14½ percent escomptés en 2008.
  - Dépenses prioritaires financées sur ressources intérieures ont triplé depuis 2004; de 2006 à 2008, les dépenses de santé et d’éducation de base ont augmenté de ½ point de pourcentage du PIB.
- Commerce extérieur et réserves:
  - Termes de l'échange : amélioration de 45 percent en 2006-08; recettes d'exportation en hausse de 22 percent.
  - Importations accrues de 66 percent dans l'ensemble et de 60 percent dans le secteur non pétrolier.
  - Couverture des importations hors pétrole : 10½ mois en 2008 contre 5¼ mois en 2006.
- Aide et relations avec les bailleurs:
  - Aide totale (dons et prêts) : 10 percent du PIB en 2004 à 5 percent en 2007.
  - Relations difficiles avec la Banque mondiale et d'autres bailleurs en raison de l'application insatisfaisante de la loi de 1999 sur la gestion des recettes pétrolières et de la qualité des dépenses.
- Compétitivité:
  - TCER : apprécié de 27 percent sur 2000-06; déprécié de 1¾ percent depuis la fin de 2006 jusqu’en novembre 2008.
  - Compétitivité entravée par coûts élevés du transport et de l'énergie et climat des affaires peu attractif.

### Cadre macroéconomique à moyen terme et scénarios (2009-11)
- Croissance hors pétrole prévue : 4¾ % en moyenne sur 2009-11.
- Croissance pétrolière : baisse graduelle de la production en l'absence de nouvelles découvertes exploitables.
- Scénarios et calendrier :
  - Scénario « ajustement » : ramener le déficit hors pétrole à 10½ % en 2011; la couverture des importations dépasserait un an en 2012.
  - Ajustement moins ambitieux (budget 2009) + baisse des cours du pétrole selon le WEO : besoins de financement budgétaire en 2009 et à moyen terme.
- Inflation : retomberait à son niveau historique de 3 % à moyen terme en l'absence d'autres chocs.
- Principaux risques : insécurité, instabilité politique, baisse supplémentaire des cours du pétrole, non rétablissement de relations solides avec les donateurs.

### Viabilité des finances publiques — cadre et simulations
- Cadre proposé : cadre de revenu permanent modifié.
- Objectif : ramener progressivement les dépenses au niveau des recettes (non pétrolières) permanentes.
- Simulations (soldes primaires moyens selon diverses méthodes) — valeurs présentées telles quelles :
  - Bird in Hand: 2009-12 -1.4; 2013-16 -4.4; 2017-20 -5.1; 2021-45 -2.8; 2046-70 0.0
  - Budget équilibré: 2009-12 -10.1; 2013-16 -8.5; 2017-20 -3.7; 2021-45 -0.1; 2046-70 0.9
  - HRP (Villafuerte, Leigh et Carcillo (2007) horizon infini): 2009-12 -13.1; 2013-16 -8.9; 2017-20 -6.5; 2021-45 -1.0; 2046-70 0.4
  - HRP (Consommation publique constante en pourcentage du PIB, horizon fini): 2009-12 -1.1; 2013-16 -2.3; 2017-20 -2.6; 2021-45 -2.6; 2046-70 -2.6
- Encadré : déficit primaire hors pétrole du Tchad proche de 28% pour 2008.

### Recommandations de politique budgétaire et opérationnelles
- Trois priorités stratégiques :
  - Intensifier le recouvrement des recettes non pétrolières.
  - Renforcer la gestion des finances publiques (GFP) pour rétablir la maîtrise du budget.
  - Améliorer l'efficience et l'efficacité de la dépense publique.
- Mesures opérationnelles conseillées :
  - Révision du budget de 2009.
  - Mise en place d'un cadrage budgétaire à moyen terme.
- Risques d'hypothèses optimistes :
  - Projections trop optimistes des cours du pétrole et dépendance exclusive à la réduction des dépenses de sécurité risquent de générer des problèmes de financement et des ajustements budgétaires coûteux.
- Réformes structurelles : accélérer réformes pour améliorer les perspectives du secteur non pétrolier et réduire le poids budgétaire des entreprises publiques inefficaces.

### Budget 2009 — évaluation et actions recommandées
- Objectif affiché : réduction substantielle du déficit primaire hors pétrole; Conseil des ministres a approuvé une baisse du déficit primaire hors pétrole de 7 points de pourcentage par rapport au résultat escompté pour 2008, soit 21¼ % du PIB.
- Avertissement : le solde global devient largement négatif en 2009, principalement à cause de la baisse des prix du pétrole.
- Besoin d'ajustement : ajustement supplémentaire des dépenses de l'ordre de 4½ % du PIB hors pétrole en 2009 pour éviter des problèmes de financement.
- Principaux risques budgétaires :
  - Revenus pétroliers budgétés excédant d'environ 16 % du PIB hors pétrole les projections des services basées sur les prix du WEO.
  - Ajustement trop focalisé sur la réduction des dépenses militaires; nécessité de rationaliser la masse salariale et les transferts aux entreprises publiques et de contenir la croissance des dépenses d'investissement.
- Mesures annoncées par les autorités :
  - Intensifier le recouvrement des recettes non pétrolières.
  - Accélérer les réformes de la STEE et de CotonTchad.
  - Efforts pour réduire la masse salariale.
  - Exécution du budget avec retenue et publication d'un collectif budgétaire en milieu d'année si les cours du pétrole ne se redressent pas.
- Recommandation spécifique : lever l'interdiction des exportations de produits vivriers immédiatement; reconstituer les stocks de l'agence de sécurité alimentaire et mieux cibler l'assistance aux fonctionnaires.

### Gestion des revenus pétroliers et transparence
- Situation actuelle : régime relativement simple; totalité des redevances et dividendes versée dans un compte unique à l'étranger; tous les impôts sur le revenu et autres frais vont directement à la banque centrale.
- Recommandations :
  - Renforcer le suivi des flux d'informations sur le secteur pétrolier.
  - Recourir à des auditeurs indépendants de réputation internationale pour maximiser les recettes.
  - Faire avancer la candidature du Tchad à l'Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE).
- Nécessité d'une nouvelle loi sur la gestion des revenus pétroliers axée sur : viabilité des finances publiques; utilisation des revenus pour soutenir les secteurs prioritaires; gestion unifiée du budget; amélioration de la transparence; renforcement de l'obligation de rendre compte.

### Grandes entreprises publiques — situation, risques et recommandations
- Transferts aux sociétés d'État déficitaires : passés de ¾ % du PIB en 2005 à 1¾ % en 2008.
- CotonTchad :
  - Production : baisse d’un tiers entre 2004-06 et 2007-08.
  - Pertes accumulées : 1½  % du PIB.
  - Progrès vers la privatisation lents; contrats pour audit financier et technique signés.
  - Un tiers de la population tire sa subsistance du coton.
  - Autorités prévoient soutien par subventions et prêts garantis par l'État.
- STEE :
  - Subventions : 1¼ % du PIB en 2008.
  - Décision de scinder en deux (eau et électricité) et d'élaborer une feuille de route de réforme avant la fin de 2008.
  - Recommandation : construire une centrale d'appoint pour abaisser les coûts de l'énergie.
- SHT (Société d'hydrocarbures du Tchad) :
  - Créée en 2007; a commencé à recevoir des transferts et court le risque d'enregistrer des manques à gagner.
  - Elle gérera les participations de l'État, y compris 40 % dans une coentreprise pour une raffinerie et une centrale énergétique, coût estimé à un milliard de dollars; démarrage prévu en 2010 (présentation des faits tels que dans le document).
- Recommandation générale : toutes les sociétés d'État doivent préparer et publier des états financiers dûment vérifiés; limiter le financement par emprunt des participations de l'État à des projets pétroliers; éviter financements non concessionnels.

### Stabilité extérieure, réserves et viabilité de la dette
- TCER : appréciation depuis 2000; analyses n'indiquent ni sous-évaluation ni surévaluation importantes; régime de parité fixe de la CEMAC comme ancrage nominal.
- Balance des paiements :
  - Pétrole : 90 % des exportations; risque principal : baisse des cours du pétrole.
  - Rentabilité de la production pétrolière jugée possible même à des cours mondiaux de 20-25 dollars le baril.
  - Réserves : près de cinq mois de couverture de toutes les importations (y compris pétrole) et 10 mois d'importations hors pétrole.
- Viabilité de la dette :
  - Risque de surendettement jugé modéré; dynamique de la dette globale du secteur public semble soutenable.
  - Amélioration des ratios d'endettement grâce aux recettes pétrolières exceptionnelles; service de la dette assuré à temps.
  - Risques : dépense des recettes pétrolières pourrait ne pas produire la croissance non pétrolière souhaitée ni générer recettes non pétrolières.
  - Recommandation : éviter emprunts non concessionnels susceptibles de compromettre l'éligibilité à l'allégement de la dette (initiative PPTE et IADM).
- Note sur arriérés : le Tchad pourrait avoir des arriérés extérieurs d'environ 7 millions de dollars envers un créancier privé liés à une créance de 2002; procédures arbitrales et judiciaires en cours.

### Système financier — diagnostic et indicateurs
- Système bancaire vulnérable et sous-développé; accès au crédit limité; services bancaires quasiment inexistants hors grands centres urbains.
- Profondeur financière (M2/PIB) : 12 % en 2007 vs 30 % en moyenne pour pays à faible revenu d'Afrique.
- Indicatrices de solidité (sélection de chiffres fournis tels quels) :
  - Capital/actifs : 2003 8.1, 2004 9.2, 2005 7.7, 2006 5.9, 2007 6.6, Sept. 08 6.1
  - Prêts improductifs bruts/prêts bancaires bruts : 2003 17.4, 2004 15.5, 2005 12.9, 2006 12.4, 2007 11.6, Sept. 08 8.7
  - Prêts improductifs nets/prêts bancaires bruts : 2003 3.9, 2004 2.0, 2005 2.1, 2006 2.3, 2007 1.5, Sept. 08 0.8
  - Rendement des actifs : 2003 2.3, 2004 0.0, 2005 2.0, 2006 1.5, 2007 1.9, Sept. 08 2.2
  - Actifs liquides/total des actifs : 2003 23.2, 2004 28.5, 2005 27.3, 2006 39.2, 2007 48.6, Sept. 08 43.2
  - Nombre de banques = 7 (2003–2008); classification "Solide ou bonne" et "Fragile"/"Critique" fournie par année dans le document.
- Supervision : certaines banques sont sous-capitalisées; depuis 2004, 3 sur 7 ont dépassé la limite pour un seul emprunteur (15 % des fonds propres); supervision sur place à accroître; supervision des établissements de microfinance quasi-inexistante.
- Mesures envisagées :
  - Nouvelle stratégie nationale de la microfinance.
  - Programme d'accès au logement financé par ressources budgétaires, concours des bailleurs et prélèvement sur les salaires.

### Perspectives de croissance et priorités d'investissement
- Facteurs clés : résolution du conflit, bonne gestion macroéconomique, accroissement de la productivité, utilisation efficace des recettes pétrolières, promotion du secteur privé hors pétrole.
- Priorités d'investissement : santé, éducation, routes, électricité, eau, télécommunications; choix tenant compte de la capacité d'absorption et maximisant la réduction de la pauvreté.
- Réformes structurelles indispensables : diversification de l'économie, réforme des grandes sociétés d'État (électricité, eau, coton), amélioration du climat des affaires, intensification de l'intermédiation financière, amélioration de la gouvernance.

### Lacunes statistiques et recommandations
- Constats : de sérieuses lacunes statistiques entravent la surveillance; priorité la plus haute pour les statistiques de comptabilité nationale et de balance des paiements.
- Recommandations :
  - Accorder des ressources suffisantes à l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEED).
  - Accorder des ressources suffisantes à la BEAC pour la collecte et l'analyse des données.
- Principales déficiences par domaine (extraits) :
  - Comptabilité nationale : financement inadéquat de l'INSEED; incertitude des estimations du niveau et de la croissance du PIB; améliorations depuis 2007 avec AFRISTAT et AFRITAC.
  - Statistiques des prix : IHPC de la capitale introduit en janvier 2008; programme d'amélioration approuvé en août 2008.
  - Statistiques des finances publiques : TOFE trimestriel disponible mais construit à partir de sources administratives disparates.
  - Statistiques monétaires et financières : couverture limitée, microcrédit non pris en compte; mouvements intrarégionaux importants affectent l'exactitude.
  - Statistiques du secteur extérieur : qualité limitée par pénurie de personnel et ressources matérielles; concordance insuffisante avec comptabilité nationale.
- Diffusion : participation au SGDD; certaines séries non transmises aux Yearbooks correspondants (ex. statistiques des finances publiques, balance des paiements).

### Analyse de viabilité de la dette (AVD) — conclusions et scénarios
- Conclusion AVD (13 janvier 2009) : risque de surendettement modéré, sous réserve de risques liés à la conjoncture extérieure et à la politique économique.
- Évolution récente :
  - Encours de la dette < 30 percent du PIB fin 2005; 23 percent du PIB fin 2007.
  - Toute la dette extérieure est publique, due principalement à créanciers multilatéraux (IDA et BAD).
- Hypothèses du scénario de référence (sélection de séries fournies telles quelles) :
  - PIB prix constants : Moyenne 2008-2013 2.6; Moyenne 2014-2028 3.8
  - Production de brut (millions de barils) : Moyenne 2008-2013 44.4; Moyenne 2014-2028 19.3
  - Cours de référence du brut (US$/baril) : Moyenne 2008-2013 67.9; Moyenne 2014-2028 6.8
  - Déficit primaire hors pétrole (pourcent. PIB hors pétrole) : Moyenne 2008-2013 -12.2; Moyenne 2014-2028 -4.0
  - Recettes du secteur public (dons compris) (% PIB) : Moyenne 2008-2013 18.1; Moyenne 2014-2028 18.3
- Scénarios et tests de résistance :
  - Scénario « historique » et tests (ex. choc dépréciation 30 %) montrent risques de franchissement des seuils dans certains cas.
  - Test « faible croissance du PIB à long terme » : VA du ratio dette/PIB atteint 100 % dans les dernières années du test.
- Risques et recommandations :
  - Risque que la discipline budgétaire échoue, entraînant arriérés intérieurs.
  - Risque d'emprunts non concessionnels pour projets pétroliers garantis sur recettes futures.
  - Recommandation : utiliser efficacement recettes pétrolières pour investissements efficients en capital humain et infrastructures; poursuivre réformes pour améliorer gouvernance et diversification.

### Relations avec le FMI, programme FRPC et prochaines étapes
- Les autorités souhaitent lancer un programme de référence début 2009; progression dépendra des mesures prises pour renforcer la politique et la gestion budgétaires.
- Le programme FRPC 2005-08 a dérapé en raison de l'augmentation des déficits budgétaires non pétroliers, d'une orientation insuffisante des dépenses vers la réduction de la pauvreté et de la lenteur des réformes.
- La direction du FMI n'a pas approuvé un programme de référence négocié en juillet 2008 à cause de nouveaux dépassements des dépenses.
- Recommandation des services du FMI : prochaines consultations au titre de l'article IV selon le cycle de 12 mois; mention que "Les prochaines consultations au titre de l'article IV devraient avoir lieu d'ici à décembre 2009."

*Source: _cr0968f (extraits du PDF fourni).*

### 1. Perspectives du secteur pétrolier, 2003-11 ..........................................................................

### 1. Perspectives du secteur pétrolier, 2003-11

### Contexte et aperçu général
- La production pétrolière a démarré en 2003 et a profondément modifié la situation macroéconomique du Tchad.
- En 2008, le pétrole représentait 47 percent du PIB et les recettes pétrolières ont grimpé à 41 percent du PIB.
- Après une forte croissance tirée par le pétrole durant la première moitié de la décennie, l'activité économique est devenue léthargique; la production pétrolière a commencé à baisser en 2006.
- La croissance non pétrolière est en berne, notamment pour des raisons de problèmes de sécurité.
- L'inflation des prix des denrées alimentaires s'est nettement accrue depuis la fin de 2007.
- Les recettes pétrolières élevées ont consolidé la position extérieure mais ont stimulé les dépenses—surtout en matière de sécurité et d'investissement—entraînant d'importants déficits budgétaires primaires hors pétrole.
- La gestion budgétaire est déficiente et la qualité de la dépense publique est préoccupante.
- Les perspectives macroéconomiques sont incertaines; nécessité d'un rééquilibrage budgétaire substantiel et d'une réduction des réserves si les cours du pétrole baissent.

### Évolution économique récente (points saillants)
- Croissance:
  - Le PIB réel s'est accru de ¼ percent en 2007 en raison d'une croissance non pétrolière anémique et d'une forte baisse de la production pétrolière.
  - En 2008, le PIB réel est censé reculer de ½ percent.
  - Les taux de croissance du Tchad figurent parmi les plus faibles en Afrique subsaharienne.
- Inflation et prix alimentaires:
  - Après une baisse de 8¾ percent de l'inflation moyenne en 2007, l'inflation a atteint 11¾ percent sur les 12 mois se terminant en novembre 2008.
  - Les prix alimentaires ont augmenté de 21 percent sur la même période.
- Monnaie et politique monétaire:
  - La BEAC a relevé les taux directeurs (de ¼ %) et augmenté le niveau des réserves obligatoires en juillet 2008.
  - La monnaie au sens large croît rapidement: 19 percent sur 12 mois se terminant en septembre 2008.
- Dépenses et déficit:
  - Le déficit primaire hors pétrole est passé de 4 percent du PIB en 2004 à 22 percent (base engagements) en 2007.
  - Les dépenses de sécurité sont passées de 2¼ percent du PIB en 2005 aux 14½ percent escomptés en 2008.
  - Les dépenses prioritaires financées sur ressources intérieures ont triplé depuis l’avènement des recettes pétrolières en 2004; de 2006 à 2008, les dépenses de santé et d’éducation de base ont augmenté de ½ point de pourcentage du PIB.
- Commerce extérieur et réserves:
  - Amélioration de 45 percent des termes de l'échange en 2006-08, entraînant une hausse de 22 percent des recettes d'exportation.
  - Importations accrues de 66 percent dans l'ensemble et de 60 percent dans le secteur non pétrolier.
  - La couverture des importations devrait passer à 10½ mois d'importations de biens et services hors pétrole en 2008, contre 5¼ mois en 2006.
- Aide et relations avec les bailleurs:
  - L’aide totale (dons et prêts) est passée de 10 percent du PIB en 2004 à 5 percent en 2007.
  - Relations difficiles avec la Banque mondiale et d'autres bailleurs en raison de la mise en œuvre insatisfaisante de la loi de 1999 sur la gestion des recettes pétrolières et de la qualité des dépenses.
- Compétitivité et compétitivité du TCER:
  - Le taux de change effectif réel (TCER) s'était apprécié de 27 percent sur 2000-06; il s'est déprécié de 1¾ percent depuis la fin de 2006 jusqu’en novembre 2008.
  - La compétitivité est entravée par des coûts très élevés du transport et de l'énergie et un climat des affaires peu attractif.

### Résultats macroéconomiques et indicateurs (extraits clés)
- Tableaux et séries présentés dans le document (2002-08) montrent notamment:
  - PIB réel (variation annuelle) pour le Tchad, exportateurs pétroliers et Afrique subsaharienne.
  - Croissance du PIB réel hors pétrole et indices d'inflation.
  - Dépenses publiques et recettes non pétrolières hors dons (en pourcentage du PIB ou du PIB hors pétrole).
  - Solde budgétaire global hors dons et dons inclus (en pourcentage du PIB).
  - Solde primaire hors pétrole (en pourcentage du PIB hors pétrole).
  - Solde courant hors transferts officiels courants (en pourcentage du PIB).
- Exemples de chiffres du tableau texte 1 (2002-06; 2007 Est.; 2008 Proj.):
  - Solde primaire hors pétrole: -15.3, -37.8, n.a., -22.0, -37.8, n.a., -28.1, -34.2, n.a. (valeurs telles que listées).
  - Solde budgétaire global hors dons (pourcentage du PIB): -7.3, 4.1, -1.0, 2.0, 4.9, 0.4, 5.0, 7.0, 1.1 (valeurs telles que listées).
  - Recettes non pétrolières hors dons (pourcentage du PIB hors pétrole): 9.1, 20.6, n.a., 11.0, 18.2, n.a., 9.7, 17.7, n.a. (valeurs telles que listées).

### Discussions sur la politique économique et recommandations
- Objectifs de la stratégie budgétaire recommandée:
  - Rééquilibrage budgétaire à moyen terme conforme à une hypothèse de revenu permanent.
  - Alignement progressif des dépenses permanentes sur les recettes permanentes (hors pétrole), compte tenu des contraintes financières.
- Trois priorités stratégiques recommandées:
  - Intensifier le recouvrement des recettes non pétrolières.
  - Renforcer la gestion des finances publiques pour rétablir la maîtrise du budget.
  - Améliorer l'efficience et l'efficacité de la dépense publique.
- Mesures opérationnelles conseillées:
  - Révision du budget de 2009.
  - Mise en place d'un cadrage budgétaire à moyen terme afin de faire face à une évolution plus négative des cours du pétrole.
- Risques identifiés si les autorités maintiennent des hypothèses optimistes:
  - Projections trop optimistes des cours du pétrole et dépendance exclusive à la réduction des dépenses de sécurité risquent de générer des problèmes de financement et, à terme, des ajustements budgétaires coûteux.
- Réformes structurelles:
  - Accélérer les réformes pour améliorer les perspectives du secteur non pétrolier et réduire le poids budgétaire des entreprises publiques inefficaces.

### Relations avec le FMI et perspectives de programme
- Les autorités souhaitent lancer un programme de référence au début de 2009; le progrès dépendra notamment des mesures prises pour renforcer la politique et la gestion budgétaires.
- Le programme FRPC financé par le FMI pour 2005-08 a dérapé en raison de l'augmentation des déficits budgétaires non pétroliers, d'une orientation insuffisante des dépenses vers la réduction de la pauvreté et de la lenteur des réformes structurelles.
- La direction du FMI n'a pas approuvé un programme de référence négocié en juillet 2008 à cause de dépassements supplémentaires des dépenses.

_Source: _cr0968f - 1. Perspectives du secteur pétrolier, 2003-11._

### 6.      Les discussions  sur la politique économique ont porté essentiellement sur la

### _cr0968f - 6.      Les discussions  sur la politique économique ont porté essentiellement sur la

### A. Cadrage macroéconomique à moyen terme
- Contexte : ralentissement économique mondial et affaiblissement des prix des matières premières.
- Croissance hors pétrole prévue : 4¾ % en moyenne sur la période 2009-11.
- Croissance pétrolière : reflète la baisse graduelle de la production en l'absence de découverte de nouvelles réserves exploitables.
- Scénarios et calendrier :
  - Avec adoption d'une politique budgétaire soutenable (scénario de l’«ajustement»), qui ramène le déficit hors pétrole à 10½ % en 2011, la couverture des importations dépassera un an en 2012.
  - L'ajustement moins ambitieux envisagé dans le budget de 2009, conjugué à la baisse des cours du pétrole prévu dans les Perspectives de l'économie mondiale (WEO), donnera lieu à des besoins de financement budgétaire en 2009 et à moyen terme.
- Inflation : en l'absence d'autres chocs intérieurs, l'inflation devrait retomber à son niveau historique de 3 % à moyen terme.
- Principaux risques : insécurité, instabilité politique, baisse supplémentaire des cours du pétrole, non rétablissement de relations solides avec les principaux donateurs.

### B. Viabilité des finances publiques
- Cadre proposé : un cadre de revenu permanent modifié pour guider la politique budgétaire.
- Objectif général : ramener progressivement les dépenses au niveau des recettes (non pétrolières) permanentes.
- Simulations : le solde hors pétrole soutenable à long terme varie d'un léger excédent à des déficits de l'ordre de 3 % selon le modèle utilisé et selon le rythme de l'ajustement.
- Trois volets recommandés pour réduire le solde primaire hors pétrole tout en consolidant la réduction de la pauvreté :
  - (i) améliorer la gestion des finances publiques (GFP) en respectant strictement les procédures budgétaires et autres réformes de la GFP;
  - (ii) intensifier le recouvrement des recettes non pétrolières en réformant les administrations fiscale et douanière;
  - (iii) améliorer l'efficacité et le ciblage des dépenses, notamment par des mesures visant à accroître le rendement des investissements publics et la capacité d'absorption.
- Encadré : Hypothèses de revenu permanent — le déficit primaire hors pétrole du Tchad est beaucoup trop élevé; pour 2008, le déficit primaire hors pétrole du Tchad sera proche de 28%.
- Moyennes des soldes primaires (diverses méthodes) : 
  - Bird in Hand: 2009-12 -1.4; 2013-16 -4.4; 2017-20 -5.1; 2021-45 -2.8; 2046-70 0.0
  - Budget équilibré: 2009-12 -10.1; 2013-16 -8.5; 2017-20 -3.7; 2021-45 -0.1; 2046-70 0.9
  - HRP (Villafuerte, Leigh et Carcillo (2007) horizon infini): 2009-12 -13.1; 2013-16 -8.9; 2017-20 -6.5; 2021-45 -1.0; 2046-70 0.4
  - HRP (Consommation publique constante en pourcentage du PIB, horizon fini): 2009-12 -1.1; 2013-16 -2.3; 2017-20 -2.6; 2021-45 -2.6; 2046-70 -2.6
- Recommandations de composition des dépenses :
  - Rationaliser la masse salariale (recensement des employés, informatisation et bancarisation de la solde, démobilisation conditionnelle à la sécurité).
  - Assurer la productivité des investissements existants en prévoyant des enveloppes suffisantes pour les charges courantes.
  - Achever les projets existants avant d'en lancer de nouveaux; circonscrire les nouveaux investissements dans des secteurs où la capacité d'absorption existe (ex. santé, éducation).

### C. Budget de 2009 — évaluation et recommandations
- Objectif affiché : réduction substantielle du déficit primaire hors pétrole; Conseil des ministres a approuvé une baisse du déficit primaire hors pétrole de 7 points de pourcentage par rapport au résultat escompté pour 2008, soit 21¼ % du PIB.
- Avertissement : le solde global devient largement négatif en 2009, principalement à cause de la baisse des prix du pétrole.
- Besoin d'ajustement : en 2009, un ajustement supplémentaire des dépenses de l'ordre de 4½ % du PIB hors pétrole sera nécessaire pour éviter des problèmes de financement.
- Principaux risques budgétaires identifiés :
  - Projections de recettes pétrolières trop optimistes : le budget de 2009 prévoit des revenus pétroliers excédant d'environ 16 % du PIB hors pétrole les projections des services basées sur les prix du WEO.
  - Ajustement trop focalisé sur la réduction des dépenses militaires : risque élevé; nécessité de rationaliser aussi la masse salariale et les transferts aux entreprises publiques; contenir la croissance des dépenses d'investissement.
- Mesures annoncées par les autorités :
  - Intensifier le recouvrement des recettes non pétrolières.
  - Accélérer les réformes de la Société tchadienne d'eau et d'électricité (STEE) et de la société cotonnière (CotonTchad).
  - Efforts pour réduire la masse salariale.
  - Exécution du budget avec retenue et publication d'un collectif budgétaire en milieu d'année si les cours du pétrole ne se redressent pas.
- Recommandation spécifique : lever l'interdiction des exportations de produits vivriers avec effet immédiat; reconstituer les stocks de l'agence de sécurité alimentaire et mieux cibler l'assistance aux fonctionnaires.

### D. Gestion des revenus pétroliers
- Situation actuelle : régime relativement simple; totalité des redevances et dividendes versée dans un compte unique à l'étranger; tous les impôts sur le revenu et autres frais vont directement à la banque centrale.
- Recommandations pour améliorer suivi et transparence :
  - Renforcer le suivi des flux d'informations sur le secteur pétrolier au sein de l'administration publique.
  - Exercer les droits d'audit en recourant à des auditeurs indépendants de réputation internationale pour maximiser les recettes.
  - Faire avancer la candidature du Tchad à l'Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE).
- Nécessité d'une nouvelle loi sur la gestion des revenus pétroliers :
  - Les principales dispositions de la loi de 1999 ont été soit abolies, soit modifiées, soit rendues incertaines.
  - La nouvelle loi devrait être axée sur les principes suivants : viabilité des finances publiques, utilisation des revenus pétroliers pour soutenir les secteurs prioritaires, gestion unifiée du budget, amélioration de la transparence, renforcement de l'obligation de rendre compte.
  - Les autorités souhaitent une loi couvrant toutes les recettes pétrolières et soumettant toutes les dépenses d'investissement au contrôle du Collège.

### E. Gouvernance budgétaire et réformes structurelles (points saillants)
- Progrès limités dans la mise en œuvre de la stratégie budgétaire :
  - GFP déficiente : retards excessifs dans la préparation des budgets; procédures budgétaires contournées; dépenses extrabudgétaires; budgétisation à moyen terme et gestion des liquidités sous-développées; passation des marchés non compétitive.
  - Faibles liens entre budgets annuels et DSRP/programmes d'action prioritaires; ajouts budgétaires ponctuels supplantant les priorités établies.
  - Ministères dépensiers peu impliqués dans l'élaboration budgétaire — nécessité de renforcer la capacité d'exécution et de suivi.
- Mesures engagées par les autorités :
  - Introduction d'un système de visas de crédit pour mettre fin aux engagements sans affectation budgétaire.
  - Création d'une base de données sur les investissements.
  - Début de l'apurement des arriérés intérieurs : 14 milliards de francs CFA, soit ¾ % du PIB en 2008; intention de finaliser un plan global d'apurement des arriérés en 2009 (en préparation depuis 2005).
  - Intention de lancer une revue globale de la politique fiscale, y compris la fiscalité du secteur pétrolier; mise en service prévue d'une direction des grandes entreprises et exécution d'un plan d'action à moyen terme pour remédier aux déperditions dans les services douaniers.
- Transparence et responsabilité : recommandation que le budget, les rapports d'exécution du budget et les informations sur la passation des marchés soient diffusés à l'intention du public; préoccupation quant à la décision de demander au Parlement d'exempter le gouvernement de la soumission de Lois de règlement pour la période 2004-2008.

*Source : autorités tchadiennes ; estimations des services du FMI.*

### 18.      La réforme des grandes entreprises publiques piétine et leur poids sur les finances

### 18.      La réforme des grandes entreprises publiques piétine et leur poids sur les finances publiques ne cesse d'augmenter

### Situation et problèmes des grandes entreprises publiques
- Deux sociétés d'État déficitaires ont besoin de transferts, passés de ¾ % du PIB en 2005 à 1¾ % en 2008.
- Recommandation de la mission : toutes les sociétés d'État doivent préparer et publier des états financiers dûment vérifiés.
- CotonTchad :
  - Production en chute libre—baisse d’un tiers entre 2004-06 et 2007-08.
  - Pertes accumulées de 1½  % du PIB.
  - Progrès vers la privatisation lents ; contrats signés pour un audit financier et technique.
  - Un tiers de la population tire sa subsistance du coton.
  - Autorités prévoient de continuer le soutien par des subventions directes et des prêts garantis par l'État, tout en encourageant les agriculteurs à envisager d'autres possibilités.
- STEE :
  - Détérioration due à la mauvaise gestion, la défaillance dans le recouvrement des factures, la hausse des coûts de carburant, des problèmes techniques.
  - Subventions grimpées à 1¼ % du PIB en 2008.
  - Décision de scinder l'entreprise en deux entités (eau et électricité) et d'élaborer avant la fin de 2008 une feuille de route de réforme prévoyant des contrats de performance.
  - Recommandation forte : initiatives pour assurer une énergie abordable, notamment la construction d'une centrale d'appoint pour abaisser les coûts de l'énergie.

### Société d'hydrocarbures du Tchad (SHT) et risques budgétaires
- La SHT, créée en 2007, doit permettre à l'État d'accroître sa participation dans le secteur pétrolier.
- La SHT a déjà commencé à recevoir des transferts et court le risque d'enregistrer des manques à gagner.
- Observations de la mission :
  - Les sociétés pétrolières nationales peuvent contribuer positivement si elles sont bien gérées, soumises à une supervision politique adéquate et ont des relations transparentes avec le budget.
  - Les autorités ont confirmé que le conseil des ministres exercera un contrôle politique sur toutes les grandes décisions de la SHT ayant des répercussions budgétaires.
- Nota : la SHT gèrera toutes les participations de l'État à des projets pétroliers, y compris les 40 % de participation dans une coentreprise avec une société chinoise visant à construire et exploiter une raffinerie et une centrale énergétique, dont le coût est estimé à un milliard de dollars et dont le démarrage est prévu en 2010.

### Stabilité extérieure et viabilité de la dette
- TCER :
  - Le TCER s'apprécie depuis 2000 ; aucune donnée tangible n'indique une discordance avec les fondamentaux.
  - Le régime de parité fixe de la CEMAC assure un ancrage nominal fiable.
  - Analyses du taux de change d'équilibre : ni sous-évaluation, ni surévaluation importantes détectées.
  - Exportations non pétrolières stagnantes au cours des 10 dernières années.
- Encadré 2 — évaluations numériques :
  - Compte courant sous-jacent estimé à -8¾ % du PIB total ; norme du compte courant à -5¾ % du PIB total.
  - Méthode de l'équilibre macroéconomique : légère surévaluation du TCER d'environ 3½ %.
  - Méthode de la viabilité extérieure : écart de 2 % du PIB total sur 2010-28, impliquant que le TCER est surévalué d'environ 2¼ %.
- Balance des paiements :
  - Détérioration prévue en 2009, mais vulnérabilité limitée.
  - Le pétrole constitue 90 % des exportations ; risque principal : baisse supplémentaire des cours du pétrole.
  - Production pétrolière proprement dite jugée rentable même à des cours mondiaux de 20-25 dollars le baril.
  - Réserves : près de cinq mois de couverture de toutes les importations (y compris pétrole) et 10 mois d'importations hors pétrole.
  - Mise en commun des réserves à la BEAC comme niveau de protection supplémentaire.
- Viabilité de la dette :
  - Risque de surendettement jugé modéré ; dynamique de la dette globale du secteur public semble soutenable.
  - Amélioration des ratios d'endettement grâce aux recettes pétrolières exceptionnelles ; service de la dette assuré à temps et nouveaux emprunts limités.
  - Risques : la dépense des recettes pétrolières pourrait ne pas produire la croissance non pétrolière souhaitée ni générer des recettes non pétrolières.
  - Conseils de la mission : limiter le financement par emprunt de la participation de l'État à divers projets pétroliers ; éviter les financements non concessionnels susceptibles de compromettre l'éligibilité à l'allégement de la dette (initiative PPTE et IADM).
  - Note sur arriérés : le Tchad pourrait avoir des arriérés extérieurs d'environ 7 millions de dollars envers un créancier privé liés à une créance de 2002 ; procédures arbitrales et judiciaires en cours concernant la saisie d'actifs au Royaume-Uni.

### Système financier et intermédiation
- Diagnostic :
  - Système vulnérable et sous-développé ; entrave à la croissance non pétrolière.
  - Accès au crédit limité ; services bancaires quasiment inexistants en dehors des grands centres urbains.
  - Profondeur financière (ratio de la monnaie au sens large par rapport au PIB) : 12 % en 2007 contre 30 % en moyenne dans les pays à faible revenu d'Afrique.
  - Causes : instabilité en matière de sécurité, carences de l'environnement juridique et économique, absence d'assurance dépôt.
- Mesures envisagées :
  - Nouvelle stratégie nationale de la microfinance pour accroître ce type de financement à partir de l'équivalent actuel de 3 % des prêts du système bancaire.
  - Programme d'accès au logement financé par ressources budgétaires, concours des bailleurs de fonds et prélèvement sur les salaires.
- Encadré 3 — indicateurs de solidité financière (sélection de chiffres)
  - Capital/actifs : 2003 8.1, 2004 9.2, 2005 7.7, 2006 5.9, 2007 6.6, Sept. 08 6.1
  - Fonds propres/actifs : 2003 9.4, 2004 11.0, 2005 8.3, 2006 8.3, 2007 9.7, Sept. 08 9.7
  - Prêts improductifs bruts/prêts bancaires bruts : 2003 17.4, 2004 15.5, 2005 12.9, 2006 12.4, 2007 11.6, Sept. 08 8.7
  - Prêts improductifs nets/prêts bancaires bruts : 2003 3.9, 2004 2.0, 2005 2.1, 2006 2.3, 2007 1.5, Sept. 08 0.8
  - Rendement des actifs : 2003 2.3, 2004 0.0, 2005 2.0, 2006 1.5, 2007 1.9, Sept. 08 2.2
  - Rendement des fonds propres : 2003 24.8, 2004 0.2, 2005 24.5, 2006 18.7, 2007 13.0, Sept. 08 16.3
  - Actifs liquides/total des actifs : 2003 23.2, 2004 28.5, 2005 27.3, 2006 39.2, 2007 48.6, Sept. 08 43.2
  - Actifs liquides/dépôts à vue : 2003 65.7, 2004 74.8, 2005 76.8, 2006 79.9, 2007 112.1, Sept. 08 89.3
  - Situation des banques (en nombre) : Nombre de banques = 7 en 2003-2008 ; "Solide ou bonne" : 2003 3, 2004 2, 2005 2, 2006 4, 2007 6, Sept. 08 4 ; "Fragile" : 2003 2, 2004 3, 2005 4, 2006 2, 2007 0, Sept. 08 1 ; "Critique" : Sept. 08 1.
- Observations de supervision :
  - Certaines banques sont sous-capitalisées (sur la base des actifs pondérés en fonction des risques).
  - Depuis 2004, plusieurs banques (3 sur 7) ont systématiquement dépassé la limite pour un seul emprunteur (15 % des fonds propres).
  - La supervision sur place devrait être accrue ; supervision des établissements de microfinance quasi-inexistante.

### Perspectives de croissance et priorités de réforme
- Facteurs clés pour une forte croissance :
  - Résolution du conflit, bonne gestion macroéconomique, accroissement de la productivité des facteurs.
  - Utilisation efficace des recettes pétrolières pour améliorer la capacité de production.
  - Promotion du secteur privé hors pétrole ; amélioration de la gouvernance et du climat d'investissement.
- Priorités d'investissement et politiques :
  - Amélioration des infrastructures de base : santé, éducation, routes, électricité, eau, télécommunications.
  - Choix des investissements tenant compte de la capacité d'absorption sectorielle et maximisant la réduction de la pauvreté.
  - Intensification des investissements pour soutenir la croissance agricole et pastorale.
- Accélération des réformes structurelles indispensables :
  - Diversifier l'économie, réformer les principales sociétés d'État (électricité, eau et coton).
  - Améliorer la compétitivité via un climat des affaires plus attrayant, développement des infrastructures, intensification de l'intermédiation financière, et amélioration de la gouvernance.

### Gestion budgétaire, recettes pétrolières et recommandations de politique
- Besoin urgent de resserrer la politique budgétaire en 2009 et à moyen terme :
  - Budget 2009 devrait tabler sur une hypothèse inférieure et plus réaliste des cours du pétrole.
  - Efforts ambitieux nécessaires pour réduire les dépenses hors sécurité, notamment la masse salariale et les transferts aux entreprises publiques, et pour relever le faible niveau des recettes non pétrolières.
- Renforcement de la gestion des dépenses publiques :
  - Rétablir le contrôle du budget et améliorer l'efficacité de la dépense publique.
  - Respect des procédures budgétaires ; réduire les dépenses extrabudgétaires et le recours à des procédures exceptionnelles.
  - Équilibre entre dépenses d'investissement et dépenses courantes.
  - Régime plus compétitif de passation des marchés et transparence accrue (dépenses militaires, états financiers des entreprises publiques, exécution du budget).
  - Apurement des arriérés intérieurs en cours ; intention d'éviter des emprunts non concessionnels saluée.
- Recouvrement des recettes pétrolières :
  - Améliorer la capacité de recouvrement en prévision d'un secteur plus complexe et d'un plus grand nombre de producteurs.
  - Progrès rapides sur la candidature du Tchad à l’ITIE et publication d'un rapport ITIE recommandés.
- Objectif budgétaire général :
  - Réduire sensiblement le déficit primaire hors pétrole pour assurer une trajectoire soutenable à moyen terme.

*Source: _cr0968f - 18.      La réforme des grandes entreprises publiques piétine et leur poids sur les finances publiques ne cesse d'augmenter.*

### 31.      De sérieuses lacunes statistiques entravent la surveillance (voir le supplément

### _cr0968f - 31.      De sérieuses lacunes statistiques entravent la surveillance (voir le supplément

### Constats principaux
- De sérieuses lacunes statistiques entravent la surveillance.
- Les statistiques de comptabilité nationale et de balance des paiements revêtent la plus haute priorité.

### Recommandations de politique
- Accorder des ressources suffisantes à l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEED).
- Accorder des ressources suffisantes à la BEAC pour la collecte et l'analyse des données.

*Source: _cr0968f - 31.      De sérieuses lacunes statistiques entravent la surveillance (voir le supplément)*

### 32.      Les services du FMI recommandent que les prochaines consultations au titre de

### _cr0968f - 32.      Les services du FMI recommandent que les prochaines consultations au titre de

### Recommandation principale
- Les services du FMI recommandent que les prochaines consultations au titre de l'article IV se tiennent selon le cycle de 12 mois, sous réserve de la décision du conseil sur les cycles de consultation (Décision n o 12794-(02/7) du 15 juillet 2002, modifiée).
- Mention complémentaire dans le texte : "Les prochaines consultations au titre de l'article IV devraient avoir lieu d'ici à décembre 2009."

### Principaux indicateurs macroéconomiques et projections (2006–2012)
- Croissance du PIB à prix constants : 2006: 0.2 ; 2007: 0.2 ; 2008: -0.4 ; 2009 (Proj.): 3.5 ; 2010 (Proj.): 3.5 ; 2011 (Proj.): 3.6 ; 2012 (Proj.): 2.7
- PIB pétrolier (variation annuelle en pourcentage) : 2006: -10.5 ; 2007: -7.7 ; 2008: -11.7 ; 2009 (Proj.): -1.7 ; 2010 (Proj.): -1.1 ; 2011 (Proj.): -1.0 ; 2012 (Proj.): -6.1
- PIB hors pétrole (variation annuelle en pourcentage) : 2006: 4.7 ; 2007: 3.1 ; 2008: 3.2 ; 2009 (Proj.): 5.0 ; 2010 (Proj.): 4.7 ; 2011 (Proj.): 4.7 ; 2012 (Proj.): 4.7
- Indice des prix à la consommation (moyenne) : 2006: 7.9 ; 2007: -8.8 ; 2008: 8.1 ; 2009 (Proj.): 3.0 ; 2010 (Proj.): 3.0 ; 2011 (Proj.): 3.0 ; 2012 (Proj.): 3.0
- Prix du pétrole tchadien (dollars EU/baril) : 2006: 42.15 ; 2007: 51.17 ; 2008: 55.72 ; 2009 (Proj.): 28.13 ; 2010 (Proj.): 37.64 ; 2011 (Proj.): 43.66 ; 2012 (Proj.): 66.8
- Hypothèses du WEO (dollars EU/baril) : 2006: 64.37 ; 2007: 71.19 ; 2008: 97.55 ; 2009 (Proj.): 4.36 ; 2010 (Proj.): 4.87 ; 2011 (Proj.): 1.37 ; 2012 (Proj.): 5.0
- Production pétrolière (en millions de barils) : 2006: 56.7 ; 2007: 52.4 ; 2008: 46.5 ; 2009 (Proj.): 45.6 ; 2010 (Proj.): 45.6 ; 2011 (Proj.): 45.6 ; 2012 (Proj.): 43.3
- Taux de change, FCFA pour un dollar EU, moyenne : 2006: 522.4 ; 2007: 478.6 ; 2008–2012 : "..." (non renseigné dans l'extrait)

### Monnaie et crédit (sélection de niveaux et variations)
- Avoirs extérieurs nets du système bancaire (variation en pourcentage du stock de la monnaie au sens large en début de période) : 2006: 75.2 ; 2007: 40.6 ; 2008: 71.7 ; 2009 (Proj.): -46.6 ; 2010 (Proj.): 28.9 ; 2011 (Proj.): 35.0 ; 2012 (Proj.): 46.4
- Avoirs intérieurs nets : 2006: -23.3 ; 2007: -35.2 ; 2008: -60.7 ; 2009 (Proj.): 55.0 ; 2010 (Proj.): -20.6 ; 2011 (Proj.): -27.2 ; 2012 (Proj.): -38.5
- Crédits au secteur non-gouvernemental : 2006: 2.8 ; 2007: -4.2 ; 2008: 3.2 ; 2009 (Proj.): 2.5 ; 2010 (Proj.): 2.5 ; 2011 (Proj.): 2.4 ; 2012 (Proj.): 2.4
- Monnaie au sens large (variation annuelle en pourcentage) : 2006: 51.9 ; 2007: 5.4 ; 2008: 11.1 ; 2009 (Proj.): 8.4 ; 2010 (Proj.): 8.3 ; 2011 (Proj.): 7.9 ; 2012 (Proj.): 7.9
- Vitesse-revenu de la monnaie (M2) : 4.7 (2006), puis 4.6 pour 2007–2012

### Secteur extérieur et balance des paiements (sélection)
- Exportations, f.à.b. (variation annuelle en pourcentage) : 2006: 8.1 ; 2007: -1.0 ; 2008: 14.0 ; 2009 (Proj.): -44.1 ; 2010 (Proj.): 19.3 ; 2011 (Proj.): 10.5 ; 2012 (Proj.): 1.5
- Importations, f.à.b. (variation annuelle en pourcentage) : 2006: 12.6 ; 2007: 3.3 ; 2008: 4.4 ; 2009 (Proj.): -10.2 ; 2010 (Proj.): 3.1 ; 2011 (Proj.): 6.5 ; 2012 (Proj.): 0.7
- Solde courant, transferts officiels inclus (en pourcentage du PIB) : 2006: -9.0 ; 2007: -10.5 ; 2008: -9.6 ; 2009 (Proj.): -17.1 ; 2010 (Proj.): -7.3 ; 2011 (Proj.): -7.0 ; 2012 (Proj.): -6.1
- Réserves officielles brutes (en mois d'importations (hors pétrole)) : 2006: 5.2 ; 2007: 5.9 ; 2008: 10.6 ; 2009 (Proj.): 7.4 ; 2010 (Proj.): 8.7 ; 2011 (Proj.): 10.4 ; 2012 (Proj.): 12.9

### Finances publiques consolidées (Tableaux budgétaires, 2006–12)
- Recettes (Milliards de francs CFA) : 2006: 558.0 ; 2007: 764.9 ; 2008: 1,040.9 ; 2009 (Budget): 716.2 ; 2010 (Proj.): 369.6 ; 2011 (Proj.): 544.9 ; 2012 (Proj.): 654.5 ; 2012: 705.4 (note : les colonnes incluent différentes années et formats dans le tableau)
- Recettes pétrolières (Milliards de francs CFA) : 2006: 403.4 ; 2007: 563.2 ; 2008: 843.1 ; 2009 (Budget): 502.4 ; 2010 (Proj.): 155.7 ; 2011 (Proj.): 300.6 ; 2012 (Proj.): 382.9 ; 2012: 404.0
  - Redevances et dividendes : 2006: 160.6 ; 2007: 132.5 ; 2008: 207.2 ; 2009 (Budget): 145.8 ; 2010 (Proj.): 85.1 ; 2011 (Proj.): 103.1 ; 2012 (Proj.): 121.2 ; 2012: 128.0
  - Taxe sur les bénéfices (pétrole) : 2006: 229.4 ; 2007: 425.8 ; 2008: 582.9 ; 2009 (Budget): 340.9 ; 2010 (Proj.): 58.5 ; 2011 (Proj.): 184.3 ; 2012 (Proj.): 247.2 ; 2012: 261.6
- Recettes fiscales non pétrolières (Milliards de francs CFA) : 2006: 143.7 ; 2007: 188.9 ; 2008: 189.7 ; 2009 (Budget): 207.1 ; 2010 (Proj.): 207.1 ; 2011 (Proj.): 237.0 ; 2012 (Proj.): 263.6 ; 2012: 291.4
- Dépenses totales (Milliards de francs CFA) : 2006: 542.3 ; 2007: 709.3 ; 2008: 855.3 ; 2009 (Budget): 824.6 ; 2010 (Proj.): 590.8 ; 2011 (Proj.): 640.6 ; 2012 (Proj.): 670.6
- Dépenses d'investissement (Milliards de francs CFA) : 2006: 198.9 ; 2007: 245.1 ; 2008: 253.1 ; 2009 (Budget): 339.0 ; 2010 (Proj.): 221.4 ; 2011 (Proj.): 204.2 ; 2012 (Proj.): 254.7 ; 2012: 274.2
- Solde primaire hors pétrole (dons exclus, base engagements) : 2006: -262.6 ; 2007: -404.4 ; 2008: -570.8 ; 2009 (Budget): -467.6 ; 2010 (Proj.): -369.7 ; 2011 (Proj.): -255.2 ; 2012 (Proj.): -272.9 ; 2012: -268.3
- Solde global (dons exclus, base engagements) : 2006: 15.8 ; 2007: 55.5 ; 2008: 185.6 ; 2009 (Budget): -108.3 ; 2010 (Proj.): -294.7 ; 2011 (Proj.): -45.9 ; 2012 (Proj.): 13.9 ; 2012: 34.7

### Indicateurs sectoriels et postes mémoires
- PIB nominal (en milliards de francs CFA) : 2006: 3,294 ; 2007: 3,358 ; 2008: 3,744 ; 2009 (Proj.): 3,239 ; 2010 (Proj.): 3,610 ; 2011 (Proj.): 3,909 ; 2012 (Proj.): 4,102
- PIB nominal hors pétrole (en milliards de francs CFA) : 2006: 1,756 ; 2007: 1,840 ; 2008: 2,032 ; 2009 (Proj.): 2,203 ; 2010 (Proj.): 2,203 ; 2011 (Proj.): 2,386 ; 2012 (Proj.): 2,575 ; 2012: 2,778
- PIB nominal (en millions de dollars EU) : 2006: 6,306 ; 2007: 7,018 ; 2008: 8,419 ; 2009 (Proj.): 6,615 ; 2010 (Proj.): 7,404 ; 2011 (Proj.): 8,053 ; 2012 (Proj.): 8,486
- Dépenses militaires totales (Milliards de francs CFA) : 2006: 147.3 ; 2007: 186.5 ; 2008: 292.6 ; 2009 (Budget): 146.6 ; 2010 (Proj.): 146.3 ; 2011 (Proj.): 123.4 ; 2012 (Proj.): 101.1 ; 2012: 108.2

### Balance des paiements (sélection, en milliards de francs CFA)
- Compte courant, transferts officiels courants inclus : 2006: -294.9 ; 2007: -353.6 ; 2008: -360.4 ; 2009 (Proj.): -553.9 ; 2010 (Proj.): -264.3 ; 2011 (Proj.): -275.0 ; 2012 (Proj.): -248.2
- Balance commerciale, secteur pétrolier inclus : 2006: 1,079.2 ; 2007: 1,022.3 ; 2008: 1,182.0 ; 2009 (Proj.): 320.8 ; 2010 (Proj.): 541.2 ; 2011 (Proj.): 621.6 ; 2012 (Proj.): 615.9
- Exportations, f.à.b. (en milliards de francs CFA) : 2006: 1,781.9 ; 2007: 1,760.8 ; 2008: 2,016.0 ; 2009 (Proj.): 1,089.3 ; 2010 (Proj.): 1,312.9 ; 2011 (Proj.): 1,457.4 ; 2012 (Proj.): 1,478.3
- Importations, f.à.b. (en milliards de francs CFA) : 2006: -702.7 ; 2007: -738.5 ; 2008: -833.9 ; 2009 (Proj.): -768.5 ; 2010 (Proj.): -771.7 ; 2011 (Proj.): -835.8 ; 2012 (Proj.): -862.5
- Investissements directs étrangers (IDE) : 2006: 342.9 ; 2007: 338.7 ; 2008: 533.6 ; 2009 (Proj.): 310.8 ; 2010 (Proj.): 349.9 ; 2011 (Proj.): 391.9 ; 2012 (Proj.): 411.1

### Indicateurs sociaux et du développement (sélection, 1990–2007)
- Population totale, milieu d'année (millions) : 1970-75: 4.0 ; 1980-85: 5.1 ; 1996-2007: 10.5 ; Pays à faible revenu/Afrique sub-saharienne : 702.6 ; 2,310.3 (colonnes mixtes dans le tableau)
- Taux de scolarisation net au primaire (total) : 1990–2007 : 58 (valeur fournie dans tableau comparatif)
- Taux d'achèvement du primaire, total (% du groupe pertinent) : 17.0 ; autres comparaisons présentes dans le tableau
- Taux de mortalité infantile (pour 1000 naissances vivantes) : 1990: 120.0 ; 1995: 121.0 ; 2000: 122.0 ; 2007: 124.0 ; comparaison régionale : 94.0
- Espérance de vie à la naissance (total) : 40 (dans tableau comparatif), évolutions et comparaisons fournies

### Relations avec le FMI, assistance et cadres institutionnels (extraits)
- Statut : date d’admission : 10 juillet 1963 ; Article VIII.
- Compte des ressources générales : Quote-part 56.00 Millions de DTS (100.00% de la quote-part) ; Avoirs du FMI en monnaie nationale 55.72 (99.50%) ; Position de réserve au FMI 0.28 (0.50%).
- Département des DTS : Allocation cumulative nette 9.41 Millions de DTS (100.00%) ; Avoirs 0.13 (1.39%).
- Encours des achats et des prêts (FRPC) : 26.43 Millions de DTS (47.19% de la quote-part).
- Accords financiers récents (FRPC) : approbation 16-02-2005, expiration 31-05-08, Montant approuvé 25.20 (Millions de DTS), Montant tiré 4.20 ; autres accords listés pour 2000 et 1995.
- Obligations prévues envers le FMI (en millions de DTS, projections) : Principal 2008: 8, 2009: 2, 2010: 3, 2011: 0, 2012: 5, 2012: 082,68 (tableau contient agencement de chiffres peu clair dans l'extrait) ; Commissions/intérêts : 0.07 ; 0.21 ; 0.17 ; 0.14 ; 0.12 ; Total : 0.07 ; 8,4 ; 37 ; 4 ; 75 ; 22 ; 2,80 (présentation des chiffres dans le document d'origine à suivre).
- Initiative PPTE (Cadre renforcé) : Date du point de décision : Mai 2001 ; Aide engagée par l'ensemble des créanciers (millions de dollars EU) : 170.00 ; Dont aide du FMI (millions de dollars EU) : 18.00 (équivalent en millions de DTS : 14.25) ; Décaissements du FMI (millions de DTS) : Assistance décaissée au membre 8.55 ; Assistance transitoire 8.55 ; Total des décaissements 8.55.
- Évaluation des sauvegardes : BEAC (banque centrale commune) - évaluation la plus récente achevée le 30 août 2004 ; progrès réalisés mais besoins d'amélioration en audits externes et internes et communication des situations financières ; suivi et mise à jour 2008 en cours.
- Régime de change : franc CFA commun à la BEAC ; pas de restriction sur paiements et transferts au titre des transactions extérieures courantes ; rattachement fixe depuis le 1er janvier 1999 : 1 EUR = 655.957 francs CFA ; historique de dévaluation le 12 janvier 1994 (50%) et suspension du rachat des billets exportés le 2 août 1993.
- Dernières consultations au titre de l’article IV : cycle de 12 mois ; prochaine échéance mentionnée : d'ici à décembre 2009.

### Assistance technique et missions (sélection, dates)
- FAD (AFRITAC) : Administration de l'impôt et des douanes — Novembre 2008
- STA (AFRITAC) : Comptabilité nationale — 28 octobre – 7 novembre 2008
- STA (AFRITAC) : Statistiques des prix — 18-29 août 2008
- STA : Comptabilité nationale — Janvier-février 2008
- FAD : Budget — Septembre-octobre 2007
- FAD (AFRITAC) : Gestion de trésorerie — Août 2007
- STA (AFRITAC) : Comptabilité nationale — Août 2007
- STA : Statistiques des prix — Mai 2007
- AFRITAC : Mission d'évaluation — Mars 2007
- STA : Module de données statistiques du RONC — Mai 2006
- FAD : Renforcement de la transparence du budget et de la comptabilité — Mai-juin 2005
- FAD : Consolidation de la gestion du budget — Octobre 2004
- FAD : Mise en oeuvre du plan d'action des douanes — Avril 2003
- STA : Statistiques des comptes nationaux — Juillet 2002
- FAD : Évaluation des réformes des finances publiques — Mai 2002
- FAD : Renforcement du recouvrement de l’impôt et de la TVA — Juin–décembre 2001
- STA : Mission de statistiques multisectorielles — Mai 2000

### Évaluations et diagnostics récents
- Programme d'évaluation du secteur financier (PESF) : mission conjointe FMI–Banque mondiale pour les pays de la CEMAC du 30 janvier au 9 février 2006.
- Module de données des RONC : mission du 26 mai au 8 juin 2005.
- Relevé : la communication des données présente de graves déficiences qui nuisent sérieusement au travail de surveillance (mention dans l'annexe d'information).

*Source : Rapport des services du FMI pour les consultations de 2008 au titre de l’article IV — Annexe d'information (extraits, préparé par le Département Afrique, approuvé le 9 janvier 2009).*

### 1.  Remboursement anticipé des prêts relatifs au pipeline

### 1.  Remboursement anticipé des prêts relatifs au pipeline

### Calendrier et actions liées au pipeline et à la Banque mondiale
- Remboursement anticipé des prêts relatifs au pipeline achevé le 5 septembre 2008.
- Évaluation/mission conjointe de la Banque mondiale et des autorités tchadiennes (impact du portefeuille de la Banque mondiale, progrès réalisés dans les secteurs prioritaires et progrès réalisés en matière de GFP).
- Réouverture partielle du bureau de la Banque mondiale à N’Djamena.
- Visite du Premier ministre à Washington où il sera question des relations entre le Tchad et la Banque mondiale.
- Remboursement anticipé par le Tchad, en 2008, à la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) du solde du prêt qui a financé la participation de l'État dans l'oléoduc et à l'IDA des deux crédits connexes accordés pour le renforcement des capacités (environ 31 milliards de francs CFA au total).

*Dates associées dans le document source:* 5 sept. 2008; 27 oct.-7 nov. 2008; Janvier 2009; Début 2009.

### Demandes de participation entre le FMI et la Banque mondiale
- Demande du FMI à la Banque mondiale:
  - Participation à l’examen du budget 2009.
  - Évaluation de la cohérence du DSRP, des PAP et du CDMT.
- Demande de la Banque mondiale au FMI:
  - Informations sur l’évolution de la situation au Tchad, notamment en ce qui a trait au cadre macroéconomique, à la mise en oeuvre des budgets 2008 et 2009, à la préparation des budgets 2009 et 2010, à la GFP et à la gestion des recettes pétrolières.

### Produits conjoints convenus
- Analyse de la viabilité de la dette.
- Évaluation des conditions du passage au point d’achèvement de l’initiative PPTE.
- Rapport d’étape du DSRP.

---

### III — Questions d’ordre statistique (au 23 décembre 2008)

### Évaluation générale des données pour la surveillance
- D’une manière générale, la communication des données présente de graves déficiences qui nuisent sérieusement au travail de surveillance.

### Principales déficiences par domaine
- Comptabilité nationale:
  - Déficience des données-source due au financement inadéquat de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).
  - Incertitude importante des estimations du niveau et du taux de croissance du PIB et des composantes des dépenses.
  - Améliorations depuis début 2007 avec l’aide d’AFRISTAT et de l’AFRITAC Centre; finalisation en cours des estimations des comptes nationaux pour 2005.
  - Recommandation implicite: augmentation substantielle et soutenue des ressources et maintien du savoir-faire transféré par l’assistance technique.
- Statistiques des prix:
  - En janvier 2008, l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) couvrant la capitale a remplacé l’IPC devenu désuet.
  - Mission AFRITAC Centre en août 2008 a approuvé un programme à court terme pour améliorer la production en temps utile de l’IHPC avec un nouveau logiciel.
- Statistiques de finances publiques:
  - Données communiquées comprennent un TOFE trimestriel et des statistiques mensuelles sur la dette.
  - Le TOFE respecte en général les recommandations du Manuel de statistiques de finances publiques (MSFP) de 1986 pour la présentation, mais est établi à partir de sources administratives disparates, entraînant des divergences.
- Statistiques monétaires et financières:
  - Couverture limitée aux opérations de la banque centrale et des banques commerciales; les sociétés de micro-crédit ne sont pas prises en compte.
  - Difficultés de rapprochement des indicateurs monétaires et budgétaires sur le crédit net à l’État en raison de différences de couverture institutionnelle.
  - Mouvements de monnaie intrarégionaux importants affectant l’exactitude: environ 40 percent des billets émis au Tchad circulent au Cameroun; la monnaie circulant au Tchad inclut quelque 10 percent de billets de banque du Cameroun et 5 percent de billets de la République Centrafricaine.
  - Projet BEAC (milieu de 2007) d’établir les statistiques monétaires des pays de la CEMAC selon le MSMF; atelier en décembre 2007 pour adapter les données-source; la BEAC n’a pas encore transmis des données de contrôle sur la base des formulaires de déclaration types.
- Statistiques du secteur extérieur:
  - Faible qualité liée à pénurie de personnel et insuffisance des ressources matérielles.
  - Données relatives au commerce extérieur établies par l’INSEED sur la base des déclarations douanières non fiables et souffrant de problèmes de couverture; non concordantes avec la comptabilité nationale.
  - Données sur les exportations souvent estimées sur la base des données fournies par les ministères dépensiers.
  - Améliorations possibles pour importations, exportations de coton et de bétail, le fret et les transferts publics.
  - Nécessité d’une coordination plus étroite entre la CEMAC, l’INSEED et les autres agences.

### Normes, qualité et diffusion
- Le Tchad participe au système général de diffusion des données (SGDD).
- Un module de données pour les Rapports sur l'observation des normes et codes (RONC) a été publié en août 2007.
- Le Tchad ne transmet pas ses statistiques de finances publiques aux fins de publication dans le Government Finance Statistics Yearbook ni dans Statistiques financières internationales (SFI).
- Les statistiques sur la balance des paiements ne sont pas transmises aux fins de publication dans le Balance of Payments Statistics Yearbook ni dans SFI.
- Les statistiques monétaires et financières et les statistiques relatives aux liquidités internationales et aux taux de change sont communiquées aux fins de publication dans SFI.

### Exemples de fréquences et dates d’observation (extraits du tableau des indicateurs usuels)
- Taux de change: fréquence Q; qualité méthodologique M; qualité exactitude M.
- Réserves internationales (actifs et passifs) des autorités monétaires: Date de la dernière observation Juin 2008; Date de réception Juillet 2008; fréquence M; qualité méthodologique M; qualité exactitude M.
- Monnaie centrale, Masse monétaire au sens large, Bilan de la banque centrale, Bilan consolidé du système bancaire: Date de la dernière observation Oct. 2008; Date de réception Oct. 2008; fréquence M; qualité méthodologique M/TM; qualité exactitude M.
- Taux d’intérêt: date Août 2008 / Sept. 2008; fréquence MI/TM/M (selon la ligne du tableau).
- Indice des prix à la consommation: Date de la dernière observation Oct. 2008; Date de réception Oct. 2008; fréquence M; qualité méthodologique M; qualité exactitude M.
- Recettes, dépenses, solde et composition du financement — Administrations publiques / Administration centrale: Date de la dernière observation Mai 2008; Date de réception Juillet 2008; fréquence T; fréquence de déclaration T; fréquence de publication T.
- Stock de la dette contractée et garantie par l’administration centrale: Date de la dernière observation Déc. 2007; Date de réception Juillet 2008; fréquence T; fréquence de déclaration T; fréquence de publication T.
- Solde extérieur courant, Exportations et importations de biens et de services: Date de la dernière observation 2006; Date de réception Juillet 2008; fréquence A; fréquence de déclaration A; fréquence de publication A.
- PIB/PNB: Date de la dernière observation 2007; Date de réception Juillet 2008; fréquence A; qualité méthodologique A; qualité exactitude A.

---

### Analyse de viabilité de la dette (IDA et FMI) — points clés

### Conclusion de l’AVD (13 janvier 2009)
- D’après l’analyse de viabilité de la dette (AVD) applicable aux pays à faible revenu (PFR), le risque de surendettement du Tchad est modéré, sous réserve toutefois des risques importants liés à la conjoncture extérieure et à la manière dont sera conduite la politique économique.
- La prise en compte de la dette intérieure du Tchad ne modifie pas l’évaluation du risque de surendettement du pays.

### Évolution récente de la dette extérieure
- Amélioration considérable de l’endettement extérieur ces dernières années grâce à:
  - vigueur de la croissance du PIB global imputable au secteur pétrolier,
  - baisse des financements extérieurs,
  - poursuite des paiements au titre du service de la dette.
- En fin 2005 (base de la dernière AVD précédente) l'encours de la dette était déjà descendu en dessous de 30 percent du PIB, contre plus de 60 percent au point de décision de l'initiative PPTE.
- À la fin de l'année 2007, l'encours de la dette s'établissait à 23 percent du PIB.
- Le document inclut un tableau (Tableau texte 1) montrant l’évolution de la dette 2001–2008 avec séries en milliards de FCFA et pourcentages du PIB; parmi les chiffres reportés pour 2008: Total général 745.2 (pourcentage du PIB) 19.9 (ces valeurs figurent dans le tableau des stocks et ratios).
- La totalité de la dette extérieure du Tchad est publique, due pour l'essentiel à des créanciers multilatéraux (IDA et BAD notamment).
- Sensibilité du montant nominal de la dette à l'évolution des taux de change, en particulier du taux euro/dollar, car le franc CFA est rattaché à l'euro à parité fixe (environ un quart de la dette est libellé en euros ou en francs CFA).

### Gestion et transparence de la dette
- La gestion de la dette suit le cadre adopté en mars 2007 par la CEMAC.
- Capacité de gestion de la dette considérablement renforcée; nouveau logiciel installé en 2008 permet d’intégrer la dette intérieure et la dette extérieure.
- À partir de 2009, toutes les factures impayées à la fin de la période complémentaire de l'exercice budgétaire seront officiellement classées comme dettes et transférées à la Direction de la dette.

### Allégement de la dette — Initiative PPTE et IADM
- Le Tchad remplit les conditions requises pour bénéficier de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).
- Point de décision atteint le 24 mai 2001; allégement estimé à 170 millions de dollars EU en 2001 en valeur actuelle (dont 68 millions de dollars par l'IDA et 18 millions de dollars par le FMI).
- Beaucoup de créanciers ont atteint les limites de leur allégement intérimaire: le FMI en 2005, la BAD en 2006 et l’IDA en 2007.
- Principal obstacle à l’atteinte du point d'achèvement: incapacité du Tchad à respecter les objectifs budgétaires convenus et à appliquer de façon satisfaisante un programme appuyé par la FRPC du FMI.
- Le programme FRPC signé en 2005 a expiré en 2008 sans qu’aucune revue n’ait été conclue; efforts en 2008 pour établir de bons antécédents avec un programme de référence n’ont pas abouti en raison de nouveaux dérapages budgétaires.
- L’atteinte du point d'achèvement dépend:
  - des progrès pour conclure un nouvel accord FRPC et obtenir des résultats satisfaisants dans ce programme;
  - d’une année de mise en œuvre satisfaisante du DSRP;
  - de la réalisation de plusieurs conditions pour l’atteinte du point d'achèvement flottant dans le domaine de la gouvernance et dans cinq secteurs prioritaires.
- Le gouvernement du Tchad a adopté un nouveau DSRP en avril 2008.

---

*Source: _cr0968f - 1.  Remboursement anticipé des prêts relatifs au pipeline (extraits du PDF fourni).*

### 5. Une fois atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE, le Tchad pourrait aussi

### _cr0968f - 5. Une fois atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE, le Tchad pourrait aussi

### Allégement de la dette multilatérale (IADM)
- L’allégement couvrirait la totalité de l'encours de la dette due aux trois créanciers multilatéraux: l'IDA, le FMI et le Fonds africain de développement (FAD), pour les décaissements effectués avant fin 2004 pour le FMI et le FAD et avant fin 2003 pour l'IDA.
- Pour le Tchad, l'allégement de dette au titre de l’IADM serait équivalent approximativement à 1 milliard de dollars EU en termes nominaux sur 45 ans.
- Valeur actuelle nette (fin 2006) de cet allégement: 567 millions de dollars.

### Dette publique intérieure — situation et plan d'apurement
- En 2006, un auditeur indépendant a identifié des créances d’une valeur de 142 milliards de francs CFA (4,6 % du PIB) à la fin de 2005, exigibles immédiatement ou sous réserve d’une vérification plus poussée.
- Répartition juridique/comptable (milliards de FCFA, pourcentage du PIB) — stock de la dette publique intérieure, 2005-08:
  - 2005: Arriérés comptables 34.1; Dettes conventionnées 69.4; Engagements juridiques 38.6; Total 142.2; Total (pourcentage du PIB) 4.6
  - 2006: Arriérés comptables 24.8; Dettes conventionnées 71.8; Engagements juridiques 31.3; Total 127.9; Total (pourcentage du PIB) 3.9
  - 2007: Arriérés comptables 22.3; Dettes conventionnées 52.4; Engagements juridiques 24.5; Total 99.2; Total (pourcentage du PIB) 3.0
  - 2008: Arriérés comptables 1.3; Dettes conventionnées 33.7; Engagements juridiques 24.5; Total 59.4; Total (pourcentage du PIB) 1.6
- Caractéristiques:
  - Toute la dette intérieure est libellée en monnaie nationale.
  - Seule une petite partie de la dette conventionnée produit des intérêts.
  - Aucune garantie de dette publique n’est enregistrée à la Direction de la dette.
- Actions et plan:
  - Remboursements depuis 2005 ont réduit la dette intérieure malgré de nouvelles dettes.
  - Plan de remboursement partiel adopté en avril 2008: paiement de 40 milliards de francs CFA entre 2008 et 2010.
  - Juillet 2008: commission publique a commencé l'actualisation de l'encours à fin 2007 pour permettre un plan définitif d'apurement début 2009.

### Hypothèses macroéconomiques de l’AVD (scénario de référence, 2008-2028)
- Horizon couvert: 20 ans (2008-2028).
- Principales séries (sélection, valeurs présentées telles que dans le tableau):
  - PIB prix constants: 2005 7.9; 2006 0.2; 2007 0.2; 2008 -0.4; 2009 3.6; 2010 3.5; 2011 3.6; 2012 2.7; 2013 2.5; Moyenne 2008-2013 2.6; Moyenne 2014-2028 3.8
  - Hors pétrole: 2005 11.0; 2006 4.7; 2007 3.1; 2008 3.2; 2009 5.0; 2010 4.7; 2011 4.7; 2012 4.7; 2013 4.7; Moyenne 2008-2013 4.5; Moyenne 2014-2028 4.8
  - Secteur pétrolier: 2005 1.5; 2006 -10.5; 2007 -7.7; 2008 -11.6; 2009 -1.5; 2010 -1.2; 2011 -1.0; 2012 -6.1; 2013 -8.1; Moyenne 2008-2013 -4.9; Moyenne 2014-2028 -8.1
  - Production de brut (millions de barils): 2005 62.9; 2006 56.7; 2007 52.4; 2008 46.5; 2009 45.6; 2010 45.6; 2011 45.6; 2012 33.3; 2013 39.8; Moyenne 2008-2013 44.4; Moyenne 2014-2028 19.3
  - Cours de référence du brut (US$/baril): 2005 53.4; 2006 64.3; 2007 71.1; 2008 97.0; 2009 50.0; 2010 60.0; 2011 64.8; 2012 67.0; 2013 68.8; Moyenne 2008-2013 67.9; Moyenne 2014-2028 6.8
  - Inflation (déflateur du PIB): 2005 23.1; 2006 6.2; 2007 1.8; 2008 11.9; 2009 -19.0; 2010 7.5; 2011 3.8; 2012 1.9; 2013 1.2; Moyenne 2008-2013 1.2; Moyenne 2014-2028 2.3
  - Solde des transactions courantes: 2005 -17.4; 2006 2.4; 2007 -9.0; 2008 -10.5; 2009 -10.9; 2010 -19.7; 2011 -8.6; 2012 -8.8; 2013 -7.8; Moyenne 2008-2013 -11.0; Moyenne 2014-2028 -10.0
  - Importations de biens et services (% PIB): 2005 -48.6; 2006 -51.5; 2007 -52.2; 2008 -48.8; 2009 -51.0; 2010 -47.2; 2011 -46.7; 2012 -45.1; 2013 -44.1; Moyenne 2008-2013 -47.2; Moyenne 2014-2028 -35.6
  - Exportations de biens et services (% PIB): 2005 55.5; 2006 56.4; 2007 54.8; 2008 54.7; 2009 33.9; 2010 36.5; 2011 36.9; 2012 36.0; 2013 29.6; Moyenne 2008-2013 37.9; Moyenne 2014-2028 21.5
  - Dont exportations de pétrole (% PIB): 2005 46.2; 2006 47.1; 2007 45.6; 2008 45.9; 2009 23.0; 2010 26.1; 2011 26.6; 2012 25.5; 2013 18.9; Moyenne 2008-2013 27.6; Moyenne 2014-2028 8.8
  - Revenus nets des facteurs: 2005 -9.8; 2006 -18.3; 2007 -17.1; 2008 -19.9; 2009 -7.9; 2010 -2.7; 2011 -3.3; 2012 -3.4; 2013 -2.3; Moyenne 2008-2013 -6.6; Moyenne 2014-2028 -0.6
  - Transferts courants: 2005 5.3; 2006 4.4; 2007 2.0; 2008 3.2; 2009 5.3; 2010 4.7; 2011 4.3; 2012 4.7; 2013 4.8; Moyenne 2008-2013 4.5; Moyenne 2014-2028 4.9
  - Volume d'importation (% variation): 2005 -13.7; 2006 -21.7; 2007 0.2; 2008 -3.6; 2009 -1.5; 2010 1.8; 2011 3.1; 2012 3.1; 2013 2.9; Moyenne 2008-2013 1.0; Moyenne 2014-2028 -1.6
  - Volume d'exportation (% variation): 2005 231.6; 2006 -0.7; 2007 -12.3; 2008 -8.2; 2009 -13.3; 2010 4.1; 2011 0.4; 2012 0.7; 2013 -5.0; Moyenne 2008-2013 -3.6; Moyenne 2014-2028 2.4
  - Recettes du secteur public (dons compris) (% PIB): 2005 12.7; 2006 18.8; 2007 24.2; 2008 29.4; 2009 11.3; 2010 15.6; 2011 16.9; 2012 18.1; 2013 17.4; Moyenne 2008-2013 18.1; Moyenne 2014-2028 18.3
  - Dont recettes pétrolières (% PIB): 2005 4.6; 2006 12.2; 2007 16.8; 2008 22.6; 2009 3.2; 2010 6.7; 2011 7.8; 2012 8.0; 2013 6.6; Moyenne 2008-2013 9.1; Moyenne 2014-2028 2.7
  - Dépenses du secteur public (% PIB): 2005 13.1; 2006 16.5; 2007 21.1; 2008 22.9; 2009 19.5; 2010 15.0; 2011 15.2; 2012 15.5; 2013 16.3; Moyenne 2008-2013 17.4; Moyenne 2014-2028 18.9
  - Charges d'intérêts (% PIB): 2005 0.3; 2006 0.4; 2007 0.4; 2008 0.4; 2009 0.4; 2010 0.3; 2011 0.2; 2012 0.2; 2013 0.2; Moyenne 2008-2013 0.3; Moyenne 2014-2028 0.2
  - Déficit primaire (% PIB): 2005 -4.1; 2006 0.0; 2007 1.3; 2008 4.7; 2009 -9.9; 2010 -1.6; 2011 -0.5; 2012 -0.1; 2013 -1.7; Moyenne 2008-2013 -1.5; Moyenne 2014-2028 -3.9
  - Déficit primaire hors pétrole (pourcent. PIB hors pétrole): 2005 -5.2; 2006 -15.0; 2007 -22.0; 2008 -28.1; 2009 -14.4; 2010 -7.9; 2011 -7.9; 2012 -7.5; 2013 -7.4; Moyenne 2008-2013 -12.2; Moyenne 2014-2028 -4.0
- Sources indiqués: Autorités tchadiennes et projections des services du FMI.
- Hypothèses supplémentaires:
  - Aucune nouvelle découverte n’est intégrée; réserves « prouvées » n'ont pas changé depuis le début de la production à Doba.
  - Production annuelle de Doba: de 46 millions de barils en 2008 à 11 millions en 2028 (projection basée sur déclin).
  - Pétrole tchadien subit une décote de 10 à 15 dollars par baril par rapport aux prix de référence internationaux.
  - Hypothèse prix de référence moyen long terme tendant vers le cours atteint en 2006: environ 60 dollars le baril.
  - Pour les exercices en fin de période, la part revenant à l’État est fixée par hypothèse à 50 % des recettes pétrolières brutes.
  - Croissance réelle hors pétrole supposée autour de 4 à 5 %, croissance globale du PIB de l'ordre de 3 à 4 %.
  - Scénario suppose que le Tchad continuera à bénéficier de l'aide de l'IDA; dons et prêts concessionnels atteindraient un financement en équivalent-dons de 3,6 % du PIB pendant les dernières années de la période.
  - Hypothèses sur nouveaux emprunts: 70 % des nouveaux emprunts comportent un élément don d'environ 60 % (conditions IDA) et 30 % un élément don de 35 %.
  - En l'absence d'accord FRPC, aucune date fixée pour le point d'achèvement PPTE; scénario de référence n'inclut pas d'allégement de dette.

### Analyse de viabilité de la dette extérieure — scénario de référence
- Méthodologie: comparaison des indicateurs d'endettement extérieur aux seuils selon performance EPIN.
- Indice EPIN pour le Tchad: moyenne 2,77 pour 2005-07 → catégorie « performance médiocre »; EPIN est passé de 2,9 en 2005 à 2,6 en 2007.
- Dans le scénario de référence, les indicateurs de la dette publique et à garantie publique restent inférieurs aux seuils et sont stables ou en diminution, indiquant des perspectives favorables.

### Autres scénarios et tests de résistance (dette extérieure)
- Scénarios/testes standard: scénario « historique » et six tests à bornes (chocs appliqués pendant les deux premières années ou dépréciation de 30 % la première année).
- Résultats clefs:
  - Scénario « historique »: maintien des principales variables à leurs moyennes historiques; déficits courants élevés persistent, financés par IDE massifs mais provoquant accumulation de dette; ratio dette/exportations franchit le seuil.
  - Test « croissance des exportations »: postule une croissance des exportations inférieure de 40 % en 2009 et 2010; pour deux des cinq ratios, les tests extrêmes franchissent les seuils (panneaux c et d).
  - Test « dépréciation » (30 %): dans plusieurs panneaux (b, d, f) produit le ratio le plus élevé en 2018.
  - Exemple de vulnérabilité: prix du pétrole tchadien fin 2008 inférieur de 60 % au pic de juillet 2008.

### Analyse de viabilité de la dette publique — scénario de référence
- Composition:
  - Toute la dette extérieure est publique; dette publique intérieure relativement faible.
- Hypothèses spécifiques:
  - Remboursement du stock actuel de la dette intérieure d'ici à 2010, puis accumulation légère de dette intérieure: 5 milliards de francs CFA par an durant la période de projection.
  - Croissance des recettes non pétrolières compense la baisse des recettes pétrolières.
- Résultats:
  - Analyse confirme que les perspectives d’endettement du Tchad sont globalement favorables.
  - Trois ratios culminent en 2009 puis diminuent légèrement et régulièrement pendant le reste de la période.

### Autres scénarios et tests de résistance (dette publique)
- Scénarios additionnels: scénario « historique » et scénario « solde primaire constant », plus cinq tests à bornes.
- Résultats clefs:
  - Scénario « historique »: entraîne déficits primaires pendant la période de projection et détérioration nette des trois ratios à long terme.
  - Scénario « solde primaire constant »: maintien de l'excédent primaire exceptionnel de 2008 et remboursement rapide de la totalité de la dette.
  - Test le plus extrême: « faible croissance du PIB à long terme » — suppose croissance moyenne 2009-28 de 1,4 % (contre 3,6 % dans le scénario de référence); sous ce test la VA du ratio dette/PIB atteint 100 % pendant les dernières années de la période.

### Risque de surendettement et conclusions
- Évaluation finale par les services du FMI et de la Banque mondiale: risque de surendettement du Tchad considéré comme modéré.
- Raisons de l’évaluation:
  - Scénario de référence n'entraîne pas de franchissement des seuils, mais le scénario « historique » et deux tests à bornes montrent un franchissement potentiel.
  - Conduite de la politique économique et gestion de la dette restent des risques importants.
- Amélioration depuis 2006: situation passée jugée précaire et risque élevé; amélioration due à gestion prudente de la dette et perspectives plus favorables pour la balance des paiements.
- Risques identifiés:
  - Choc extérieur pourrait faire franchir les seuils d'endettement.
  - Risque le plus important à long terme: stagnation de la croissance du PIB non pétrolier au niveau faible antérieur à l'ère pétrolière.
- Recommandation stratégique implicite:
  - Utiliser efficacement les recettes pétrolières pour accroître la capacité productive par des investissements efficients en capital humain et en infrastructures, et poursuivre des réformes structurelles pour améliorer la gouvernance et le climat des affaires afin de réaliser la diversification non pétrolière envisagée dans le scénario de référence.

*Source: _cr0968f - 5. Une fois atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE, le Tchad pourrait aussi*

### 22. Au moment de la réalisation de l'AVD de 2008, il existe un risque considérable que la

### _cr0968f - 22. Au moment de la réalisation de l'AVD de 2008, il existe un risque considérable que la

### Risques budgétaires et de financement
- Risque que la discipline budgétaire ne réussisse pas à s'imposer à court terme, entraînant l'accumulation de nouveaux arriérés de paiement intérieurs.
- Risque que les autorités contractent des dettes élevées pour des projets pétroliers, garanties sur recettes pétrolières futures et assorties de conditions non concessionnelles.
- Amélioration possible des perspectives d'endettement si l'exploration conclut à la découverte de nouveaux gisements pétroliers ou miniers importants.
- Garantie de la viabilité de la dette si le pays atteint le point d'achèvement de l'initiative PPTE.

### Indicateurs et scénarios d'endettement (points saillants)
- Tests de vulnérabilité couvrant 2008-2028 : scénarios incluent Scénario de référence, Scénario historique, Choc le plus extrême (ex. choc de dépréciation ponctuelle, choc d’exportation), Croissance LT, Solde primaire stabilisateur.
- Ratio VA de la dette extérieure CGE (extraits) : en pourcentage des exportations pour certaines années atteignant des niveaux comme 31.5, 24.2, 47.5, 39.3, 35.1, 35.0, 41.5, 52.3, 51.7 (plages présentées dans les tableaux).
- Ratio service de la dette/exportations (exemples) : 1.8, 2.0, 1.5, 3.1, 3.7, 2.8, 2.5, 2.4, 2.9, 3.5, 3.7.
- Ratio service dette CGE/recettes (%): 10.4, 6.6, 3.5, 6.3, 11.7, 7.1, 5.9, 5.3, 5.6, 5.3, 3.8.
- Besoins bruts de financement (milliards $ E.U., extraits) : 0.0, 0.0, 0.1, -0.3, 0.6, -0.1, -0.2, -0.3, 0.1, 0.4, 0.9 (séries annuelles présentées).
- Élément de don des nouveaux emprunts du secteur public (% du financement extérieur projeté) : 53.2 (valorisé de façon répétée pour la période projetée).

### Dynamique de la dette et contributions (extraits des tableaux)
- Dette extérieure (nominale) et part CGE : séries annuelles avec valeurs telles que 30.5, 25.9, 22.2, 20.7, 23.6, 20.6, 18.6, 17.9, 17.6, 17.1, 13.7 (présentées par année).
- Variation de la dette extérieure : exemples -1.2, -4.6, -3.6, -1.6, 3.0, -3.0, -2.1, -0.6, -0.3, -0.2, -0.3.
- Flux générateurs d'endettement net identifiés : -8.6, -3.5, -2.2, -4.6, 6.6, -3.0, -3.8, -4.4, 0.1, 2.4, 3.1.
- Déficit du solde extérieur courant hors intérêts (exemples) : -2.6, 8.7, 10.3, 25.8, 29.5, 9.4, 16.8, 7.2, 6.7, 5.9, 10.1, 10.0, 7.9, 9.2.
- Dynamique endogène de la dette (exemples) : -7.6, -1.7, -2.4, 0.3, -0.6, -0.5, -0.5, -0.3, -0.2, -0.4, -0.5.

### Principales hypothèses macroéconomiques utilisées dans les projections
- Croissance du PIB réel (années présentées) : 7.9, 0.2, 0.2, 8.2, 10.5, -0.4, 3.5, 3.5, 3.6, 2.7, 2.5, 2.6, 3.5, 4.7, 3.8 (séries et moyennes fournies).
- Déflateur du PIB en dollars E.U. (variation en pourcentage) : 23.3, 7.0, 11.1, 8.4, 11.6, 20.5, -24.1, 8.1, 5.0, 2.6, 1.4, 2.3, 1.5, 3.3, 2.1.
- Taux d'intérêt effectif (%) : 1.0, 1.1, 0.9, 1.0, 0.3, 1.3, 1.3, 1.3, 1.2, 1.2, 1.2, 1.2, 1.0, 1.0, 1.0.
- Croissance des exportations de B&S (valeur $ E.U., en %) : 43.8, 8.9, 8.0, 45.5, 85.7, 22.7, -49.2, 19.8, 11.0, 2.0, -14.2, -1.3, -2.4, 6.4, 1.8.
- Croissance des importations de B&S (valeur $ E.U., en %) : 7.3, 13.5, 12.8, 30.3, 53.3, 12.3, -18.5, 3.9, 6.4, 1.1, 1.4, 1.1, 1.8, 6.3, 3.4.
- Recettes publiques (hors dons, en % du PIB) : 9.4, 16.9, 22.8, 27.8, 11.4, 15.1, 16.7, 17.2, 16.4, 15.4, 16.6, 15.7 (séries par année).
- Flux d'aide (milliards $ E.U.) totaux et dons (exemples) : flux totaux 0.2, 0.1, 0.1, 0.2, 0.1, 0.2, 0.2, 0.3, 0.3, 0.4, 0.9 ; dons 0.2, 0.1, 0.1, 0.1, 0.1, 0.1, 0.2, 0.2, 0.2, 0.3, 0.7.

### Évaluation du Conseil d’administration et recommandations de politique
- Principales conclusions :
  - Les recettes pétrolières donnent au Tchad les moyens d'affronter la pauvreté généralisée, mais les secteurs non pétroliers restent peu développés.
  - La détérioration du déficit primaire hors pétrole a été marquante : passage de 4 percent du PIB hors pétrole en 2004 à 28 percent attendu (base engagements) en 2008.
  - Gestion des finances publiques problématique : contournements des procédures budgétaires, dépenses extrabudgétaires, faiblesse de la planification à moyen terme, problèmes de composition, coût et qualité des dépenses.
- Recommandations clés :
  - Assainir durablement les finances publiques par un effort de rééquilibrage budgétaire concerté.
  - Améliorer la gestion des finances publiques : budgétisation à moyen terme, gestion de la trésorerie, marchés publics, rôle des ministères dans élaboration/exécution du budget ; assistance technique recommandée.
  - Établir un collectif budgétaire fondé sur des hypothèses réalistes de prix pétroliers et réduire les dépenses non sécuritaires (ex. masse salariale, transferts aux entreprises publiques inefficientes).
  - Renforcer la transparence : adhésion prompte à l’Initiative pour la transparence des industries extractives et élaboration d’un mécanisme permanent de gestion des recettes pétrolières.
  - Éviter les emprunts non concessionnels et consolider les relations avec les principaux partenaires pour atteindre le point d'achèvement de l’initiative PPTE.
  - Allouer des ressources adéquates à l’Institut national de la statistique et fournir un complément d’assistance technique pour combler les lacunes statistiques.

### Contexte macroéconomique récent (extraits numériques)
- PIB réel : 2007 = 0.2, 2008 = -0.4, projections 2009 = 3.5, 2010 = 3.5, 2011 = 3.6 (variation annuelle en pourcentage).
- PIB pétrolier (variation annuelle) : 2007 = -7.7, 2008 = -11.7, 2009 = -1.7, 2010 = -1.1, 2011 = -1.0.
- PIB hors pétrole (variation annuelle) : 2007 = 3.1, 2008 = 3.2, 2009 = 5.0, 2010 = 4.7, 2011 = 4.7.
- IPC (moyenne) : 2007 = -8.8, 2008 = 8.1, projections 2009–2011 = 3.0 (annuel).
- Production pétrolière (millions de barils) : 2007 = 52.4, 2008 = 46.5, 2009–2011 = 45.6 (chaque année).
- Compte courant (en pourcentage du PIB) : 2007 = -10.5, 2008 = -9.6, 2009 = -17.1, 2010 = -7.3, 2011 = -7.0.
- Recettes totales (Pourcentage du PIB hors pétrole) : 2007 = 41.6, 2008 = 51.2, 2009 = 16.8, 2010 = 22.8, 2011 = 25.4.
- Dépenses totales (Pourcentage du PIB hors pétrole) : 2007 = 38.6, 2008 = 42.1, 2009 = 30.2, 2010 = 24.8, 2011 = 24.9.
- Solde primaire hors pétrole (Pourcentage du PIB hors pétrole) : 2007 = -22.0, 2008 = -28.1, 2009 = -16.8, 2010 = -10.7, 2011 = -10.6.
- PIB nominal (en milliards de francs CFA) : 2007 = 3.358, 2008 = 3.744, 2009 = 3,239, 2010 = 3,610, 2011 = 3,909.
- Couverture des importations de biens et services non pétroliers en 2008 : 10½ mois (contre 5¼ mois en 2006).
- Inflation alimentaire en 12 mois à fin novembre 2008 : 11¾ percent.
- Prévision d'évolution du PIB réel pour 2008 dans le texte principal : baisse de ½ percent en 2008 (suite à la baisse continue de la production de pétrole et à l'attaque rebelle de février 2008).

*Source : Simulations, projections et texte des services du FMI, extraits du document fourni.*

### 1.  Nous sommes reconnaissants à la direction et aux services du FMI d’avoir

### 1.  Nous sommes reconnaissants à la direction et aux services du FMI d’avoir

### Résumé des performances récentes et situation macroéconomique
- Malgré le repli de la production de pétrole, les autorités tchadiennes ont progressé dans la réalisation de leurs objectifs.
- L’excédent budgétaire global en pourcentage du PIB non pétrolier aurait triplé entre 2007 et 2008.
- Les recettes pétrolières ont augmenté et la progression des dépenses totales en pourcentage du PIB non pétrolier est restée sensiblement inférieure à celle des recettes totales.
- Les autorités ont accru le niveau des dépenses prioritaires, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé.
- Les réserves internationales restent solides, bien qu’elles aient été touchées par le repli des cours du brut; entre 2006 et 2008, les réserves officielles brutes auraient doublé, pour atteindre environ 10½ mois d’importation de biens et services hors pétrole.
- Développements récents ayant pesé sur les résultats :
  - La difficile situation sécuritaire du début de l’année dernière a lourdement pesé sur les résultats économiques récents et sur le solde primaire hors pétrole.
  - La croissance du PIB réel est restée faible en raison des retombées sur le PIB non pétrolier et de la baisse de la production de pétrole.
  - Le déficit primaire hors pétrole s’est creusé, en partie du fait de l’augmentation des dépenses prioritaires.
  - L’inflation est montée en flèche des suites du récent choc des prix alimentaires.
- Mesures temporaires prises pour amortir l’impact du choc alimentaire : allégements fiscaux, suspensions d’exportations, assistance en faveur des agents de la fonction publique dont les revenus sont faibles.
- Réaction monétaire : la BEAC a durci sa politique monétaire, notamment en imposant un niveau plus rigoureux de réserves obligatoires et en relevant ses taux directeurs.
- Convergence CEMAC : tous les critères principaux ont été tenus, hormis celui concernant le taux d’inflation annuel; l’inflation devrait être ramenée à un niveau conforme au critère de convergence de la CEMAC à moyen terme si d’autres chocs ne se manifestent pas.

### Perspectives économiques
- Croissance :
  - La croissance du PIB hors pétrole devrait rebondir à compter de 2009, poussée par le BTP, les services et l’industrie manufacturière.
  - Le PIB pétrolier devrait continuer de baisser cette année en raison du tassement de la production, mais à un rythme beaucoup plus modéré.
- Inflation :
  - L’inflation devrait diminuer sensiblement cette année et être modérée à l’avenir, à supposer qu’aucun choc ne survienne.

### Politiques envisagées et programme de réformes
- Objectifs généraux :
  - Les autorités demeurent résolues à préserver la viabilité des finances publiques, à en améliorer la gestion et à mettre efficacement à profit les recettes pétrolières tout en jetant les bases d’une croissance soutenue.
- Budget 2009 :
  - La loi de finances de 2009 traduit la détermination des autorités à préserver la viabilité budgétaire, notamment en programmant une réduction du déficit primaire hors pétrole d’environ 7 points de pourcentage du PIB non pétrolier.
  - Les autorités assureront un suivi rapproché de l’exécution du budget et se tiennent prêtes à prendre toutes les mesures correctives nécessaires; elles entendent notamment revoir le budget vers le milieu de 2009 si les cours du pétrole continuent de s’écarter de leurs projections.
- Recettes et administration fiscale :
  - Les autorités sont déterminées à mener une politique financière saine et à accroître les recettes non pétrolières; elles mettront à profit l’assistance technique du FMI dans le domaine de l’administration fiscalo-douanière et ont formulé une demande d’assistance en la matière.
  - S’agissant des recettes pétrolières, elles entendent les mettre judicieusement en valeur pour diversifier l’économie, revoir l’ensemble du régime financier du secteur pétrolier et renforcer le suivi de la mobilisation des recettes pétrolières.
- Gestion des finances publiques :
  - Poursuite du renforcement de la gestion des finances publiques, appui sur les récentes améliorations apportées au cadre budgétaire pour prévenir les dépenses extrabudgétaires et assurer un meilleur suivi des dépenses d’équipement.
  - Les autorités souhaitent faire appel à l’appui des bailleurs de fonds pour accompagner le plan d’action pour la modernisation de la gestion des finances publiques (PAMFIP).
- Secteur financier et accès au crédit :
  - À ce jour, la plupart des indicateurs de solidité du secteur financier demeurent positifs; le système bancaire présente une rentabilité élevée, les ratios de prêts improductifs s’améliorent et il existe suffisamment de liquidités.
  - Risque lié aux turbulences financières mondiales : une détérioration pourrait survenir si la crise financière touchait indirectement les banques nationales et si les cours du pétrole continuaient de baisser et restaient durablement bas.
  - Les autorités sont déterminées à prendre des mesures pour renforcer le système et améliorer l’accès au crédit; une nouvelle stratégie de microfinance s’inscrit dans cette optique.
- Réformes structurelles :
  - Programme de réforme des grandes entreprises publiques (Cotontchad, STEE) pour les rendre plus performantes et réduire leurs coûts budgétaires.
  - Audit financier et technique de Cotontchad engagé pour définir les besoins de restructuration et tracer les contours de la réforme du secteur cotonnier.
  - Restructuration envisagée de la STEE, prévoyant notamment sa scission en deux entités distinctes chargées respectivement de l’eau et de l’électricité.

### Gestion de la dette
- Les autorités continueront de faire preuve de prudence dans la gestion de la dette publique et sont déterminées à préserver la viabilité de la dette publique et à atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE.
- Dette intérieure : relance l’an dernier des opérations d’apurement des arriérés et intention de progresser davantage sur ce front.

### Conclusion et demandes au FMI
- Les principales difficultés récentes découlent de la faiblesse des capacités et de la fragilité de la situation sécuritaire, notamment au plan budgétaire.
- Les autorités souhaitent recevoir l’appui des bailleurs de fonds et en particulier les conseils du FMI; l’assistance du FMI présente une importante valeur ajoutée.
- Les autorités manifestent leur intérêt pour un programme de référence ouvrant la voie à un nouvel accord au titre de la FRPC.
- Recommandation : inviter la direction et les services du FMI à donner une suite favorable à la demande d’un programme de référence et à mettre en place les conditions permettant d’enclencher rapidement la mise en œuvre de ce programme.

*Source: Extrait du document fourni*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2009/_cr0968f.pdf_
