## _cr11252f — Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2011-2015 (extraits)

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### Introduction et portée
- CSLP adopté par la loi d’orientation n° 050/2001 du 25 juillet 2001 ; période 2001-2015.
- Processus largement participatif impliquant Administration, Elus, société civile, secteur privé et PTF.
- Structure initiale : 4 axes ; axe 5 ajouté pour 2006-2010 : renforcement du pilotage, du suivi, de l’évaluation et de la coordination.
- Objectif de la révision : élaborer CSLP III (2011-2015) à partir du bilan CSLP II, EPCV 2008, et dialogues nationaux et internationaux.

### 1) Profil et dynamique de la pauvreté (EPCV 2008 — principaux indicateurs et constats)
- Incidence de la pauvreté :
  - 2004 : 46,7%.
  - 2008 : 42%.
  - Objectif 2015 : 25%.
- Extrême pauvreté :
  - 2004 : 28,8%.
  - 2008 : 25,9%.
- Seuils de pauvreté (UM par personne et par an) :
  - 1990 : Pauvreté 32 800 ; Extrême pauvreté 24 400
  - 1996 : Pauvreté 58 400 ; Extrême pauvreté 43 450
  - 2000 : Pauvreté 72 600 ; Extrême pauvreté 54 000
  - 2004 : Pauvreté 94 650 ; Extrême pauvreté 70 400
  - 2008 : Pauvreté 129 000 ; Extrême pauvreté 96 000
- Nombre absolu de pauvres :
  - 2004 : 1 319 566 personnes.
  - 2008 : 1 328 182 personnes.
- Répartition spatiale et groupes :
  - Incidence rurale nationale : 59,4% ; urbaine : 20,8%.
  - Zone rurale abrite 77,7% des pauvres.
  - Groupes : indépendants agricoles incidence ≈ 70% (groupe le plus touché) ; salariés du secteur public ≈ 22% (le moins touché).
  - Pauvreté par genre du chef de ménage : chef féminin 40,3% ; chef masculin 42,6%.
- Conditions de vie — éducation, santé, eau, logement (sélection) :
  - Taux brut de scolarisation fondamental (TBS) national (EPCV 2008) : 90,9%.
  - Alphabétisation adultes (15+) : 61,5% (2008) ; hommes 70,3% ; femmes 54,4%.
  - Couverture vaccinale 12–23 mois : 68,8%.
  - Accès à l’eau potable des ménages : 52% (2004) → 58,3% (2008).
  - Malnutrition chronique (<5 ans) : 40,3% (2004) → 40,1% (2008).
  - Habitats précaires : 33% (2004) → 32,5% (2008).

### 2) Principaux déterminants de la pauvreté et contraintes
- Facteurs structurels : position géographique, ressources naturelles, taux de croissance démographique élevé, mode de gestion de la politique économique.
- Contraintes rurales : dépendance agro-pastorale aux conditions climatiques, manque d’accès à la terre, enclavement, faible infrastructures de commercialisation.
- Contraintes urbaines : sédentarisation incontrôlée, manque d’opportunités économiques, accès limité aux services sociaux et services financiers adaptés.
- Autres obstacles : montée de l’inflation, faible capacité d’absorption, insuffisances du système statistique, manque d’appropriation CSLP par départements, chevauchement de projets.

### 3) Bilan CSLP II (2006-2010) — acquis et limites
- Croissance économique 2006-2010 :
  - Croissance moyenne hors pétrole : 3,7%.
  - Croissance moyenne y compris pétrole : 4%.
  - Prévisions initiales : 9,4% (prévisions non atteintes).
  - Causes du sous-rendement : faibles résultats pétroliers; crises internationales alimentaires/énergétiques/financières; changements institutionnels.
- Indicateurs macro‑fiscaux et externes :
  - Déficit budgétaire hors pétrole (moyenne 2006-2009) : 60,3 milliards UM = 8,6% du PIB nominal hors pétrole.
  - Solde de la balance courante (2006-2009) : déficit de 374,5 millions USD (12,1% du PIB moyen).
- Réalisations sociales et infrastructures :
  - Progrès notables éducation, hydraulique, développement urbain, équité de genre, accès universel aux services de base.
  - Mobilisation ressources propres de l’État pour infrastructures et services en faveur des plus pauvres.
  - Microfinance : adhérents IMF 94 000 (2004) → 185 000 (2009) ; encours crédits 7,41 milliards UM (2006) → 18,9 milliards UM (fin 2009).
- Faiblesses de gouvernance et S&E :
  - Sur 253 indicateurs CSLP II, seuls 38% renseignés pour l’année de référence 2004.
  - Un seul Rapport de Mise en Œuvre (RMO) élaboré en 2008 (période 2006-2007).
  - Faible coordination Etat-PTF ; outils de programmation (CSLP, CDMT, PIP, LFI) insuffisamment alignés.

### 4) Réformes institutionnelles et sectorielles réalisées (sélection)
- Finances publiques : généralisation des CDMT ; révision règlement comptabilité publique (2006) ; PEFA 2008 ; Code des Marchés Publics (2010).
- Monétaire et secteur financier : création Conseil de Politique Monétaire ; instruments (Bons BCM, Certificats de dépôt, Billets de trésorerie) ; ordonnance n° 2007-020 sur établissements de crédit.
- Hydrocarbures : création Fonds National des Revenus des Hydrocarbures (FNRH) 2006 ; adhésion ITIE 25/09/2005.
- Infrastructures : investissements routiers, portuaires, énergétiques ; SOMELEC plan redressement (octobre 2007) ; projets d’électrification rurale et 36 MW centrale en cours (achèvement prévu avant fin 2011).
- Gouvernance sociale et droits : loi 2007-048 du 03 Septembre 2007 incriminant l’esclavage ; PESE ; règlement passif humanitaire via reconnaissance et indemnisation.

### 5) CSLP III (2011-2015) — vision, objectifs prioritaires et coûts
- Vision 2015 : pays moderne, administrativement et économiquement assaini, politiquement stable et intégré ; accès garanti à éducation, santé, alimentation, eau potable et environnement sain.
- Objectifs chiffrés prioritaires 2011-2015 :
  - Incidence de la pauvreté : ramener à 25%.
  - Incidence pauvreté rurale : ramener à 35%.
  - PIB par tête : > 1 374 dollars.
  - Taux de croissance du PIB : 4,7% (objectif global mentionné aussi 5,8% dans le cadre macroéconomique des autorités).
  - Taux d’investissement : 28,1% du PIB.
  - Inflation : maintenir à 5%.
  - Alphabétisme adultes (>15 ans) : ramener à 15%.
  - Couverture sanitaire dans un rayon de 5 km : 100%.
  - Taux mortalité infantile (TMI) : 40‰ ; TMIJ : 55‰ ; TMM : < 300 pour 100.000.
  - Prévalence VIH/SIDA générale : < 1%.
  - Raccordement réseau d’eau (rural+urbain) : 74%.
- Coût global CSLP III :
  - 2 549 212,84 millions d’ouguiyas.
  - Soit 9 242,98 millions USD (1 USD = 275,8 MRO).
- Répartition PIP / PPP :
  - PIP : 1 709 948,04 (MRO).
  - PPP : 839 264,80 (MRO).
  - Acquis : 808 412,79 (32%).
  - À rechercher : 1 740 800,05 (68%).
  - Répartition public/privé : 67% / 33%.

### 6) Programmation par axes et priorités d’investissement (extraits et montants en millions de MRO)
- Répartition par axe (totaux) :
  - Axe 1 — Accélération de la croissance : 1 645 890,18.
  - Axe 2 — Ancrage de la croissance chez les pauvres : 349 524,85.
  - Axe 3 — Ressources humaines et services de base : 435 583,63.
  - Axe 4 — Gouvernance et renforcement capacités : 109 176,58.
  - Axe 5 — Pilotage, S&E et coordination : 9 037,60.
- Axe 1 — Infrastructures (total : 1 394 679,10) :
  - Transports : 1 013 143,20 (ex. Chemin de fer Kaedi-Nouakchott PPP 206 400,00 ; Construction aéroport international Nouakchott PPP 144 000,00).
  - Énergie : 373 735,90 (ex. Centrale combinée fuel/gaz Nouakchott 120 Mgw PPP 46 800,00 ; Centrale combinée 700Mgw PPP 182 000,00).
  - TIC : 7 800,00 (connexion fibre sous-marine).
- Axe 2 — Développement rural et urbain (extraits) :
  - Agriculture/irrigation majeurs : agriculture total partiel 155 658,45 (ex. Aménagements 11 000 Ha Gorgol PPP 44 120,00 ; 20 000 Ha Brakna PPP 68 120,00).
  - Logement/habitat : 104 064,68.
  - Eau et assainissement urbain : 151 791,40.
- Axe 3 — Éducation, santé, eau rurale (extraits) :
  - Éducation totale partielle : 180 893,68 (enseignement supérieur 85 534,18 ; secondaire 42 071,81 ; fondamental 31 044,09).
  - Santé et nutrition total : 94 612,50 (ex. Acquisition matériels biomédicaux Non Acquis DON 14 575,00 ; Construction hôpitaux régionaux Non Acquis DON 12 220,00).
  - Accès à l’eau rurale total : 95 853,80 (ex. Projet Dhar Non Acquis QUASI-DON 25 000,00).

### 7) Cadre de pilotage, suivi‑évaluation et dispositifs institutionnels
- Principales instances et périodicité :
  - Comité de Concertation sur la Lutte contre la Pauvreté (CCLP) : réunion 2 fois par an.
  - Comité des Donateurs : réunion trimestrielle.
  - Comité Technique de Lutte contre la Pauvreté (CTLP) : réunion trimestrielle.
  - Comités Techniques Sectoriels (CTS) : noyau dur mensuel ; plénière trimestrielle.
  - Comité Interministériel de Lutte contre la Pauvreté (CILP) : présidence Premier Ministre ; réunion 2 fois par an.
- Matrice d’indicateurs priorisée :
  - Typologie proposée : 30 indicateurs d’impact (19 OMD, 6 profil pauvreté, 5 macro), 28 indicateurs de résultats, 13 indicateurs de réalisation, 3 indicateurs de ressources.
  - Enquêtes programmées : RGPH 2011 ; EPCV 2012 ; enquête emploi 2012 ; recensement agro-pastoral 2013 ; MICS 2011 et 2015 ; enquêtes annuelles sécurité alimentaire/entreprises/agricoles.
- Constats CSLP II : nécessité de réduire le nombre d’indicateurs pour rendre suivi opérationnel ; renforcement capacité statistique prioritaire (Stratégie Nationale de Développement de la Statistique).

### 8) Analyse des risques et mesures d’atténuation (sélection)
- Risques exogènes : baisse cours matières premières, repli demande extérieure, raréfaction capitaux internationaux → mesures proposées : renforcement protection sociale ciblée, diversification exportations, scénarios macro alternatifs (optimiste/pessimiste).
- Capacité d’absorption faible :
  - Taux annuel de décaissement des investissements publics ≈ 60%.
  - Mesures : fonds d’études pour préparation projets, comité opérationnel de suivi des projets, recrutement sur critères de compétence, institutionnalisation suivi-évaluation.
- Risques sécuritaires et catastrophes naturelles : nécessité stratégie nationale réduction risques, système d’alerte précoce.
- Risques socioculturels et faible appropriation administrative : intensification IEC, opérationnalisation cadres de concertation (CTS, GTT, CTLP), adoption loi-cadre suivi-évaluation.

### 9) Principales recommandations stratégiques et priorités d’exécution
- Prioriser investissements d’infrastructures (transports, énergie, TICs) pour réduire coûts de production et stimuler compétitivité.
- Renforcer capacité d’absorption et coordination Etat–PTF ; aligner CDMT, PIP, LFI sur CSLP.
- Améliorer ciblage pro‑pauvres : focaliser interventions sur milieu rural et quartiers précaires urbains.
- Mobiliser financements concessionnels ; développer PPP pour grands projets d’infrastructures en limitant endettement public.
- Mettre en place gestion axée résultats et matrice d’indicateurs priorisée avec reporting trimestriel/annuel.

*Source: Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2011-2015 — Volume 1 & Volume 2 : Bilan de la mise en œuvre du CSLP 2006-2010 et Plan d’actions 2011-2015 (extraits fournis).*

### INTRODUCTION ...........................................................................................................

### _cr11252f - INTRODUCTION ...........................................................................................................

### 1. LA PAUVRETE EN MAURITANIE : ETAT DES LIEUX
- Page marker: 13

#### A. PROFIL ET DYNAMIQUE DE LA PAUVRETÉ
- Page marker: 13

- a. La pauvreté monétaire
  - Page marker: 13

- b. Le recul de la pauvreté
  - Page marker: 14

- c. La différenciation spatiale de la pauvreté
  - Page marker: 14

- d. La différenciation selon les groupes socio-économiques et le genre
  - Page marker: 15

- e. La pauvreté dans les conditions de vie
  - Page marker: 16

#### B. PRINCIPAUX DÉTERMINANTS DE LA PAUVRETÉ
- Page marker: 18

*Source: _cr11252f - INTRODUCTION ...........................................................................................................*

### 2. BILAN DE MISE EN ŒUVRE DU CSLP 2006-2010 ........................................................................... 

### 2. BILAN DE MISE EN ŒUVRE DU CSLP 2006-2010

### Contexte stratégique et cadre du CSLP
- Le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) couvre la période 2001-2015 et a été adopté par la loi d’orientation sur la lutte contre la pauvreté n° 050/2001 du 25 juillet 2001.
- Le CSLP est présenté comme :
  - le cadre unique de référence à moyen terme de la politique de développement économique et social ;
  - le principal référentiel pour l’ensemble des PTF dans leurs appuis au pays ;
  - l’instrument de base approprié pour la mobilisation des ressources pour le financement du développement.
- Le CSLP repose sur un processus largement participatif impliquant l’Administration, les Elus, la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers.
- Initialement structuré autour de quatre axes stratégiques, complétés ultérieurement par un cinquième axe transversal :
  - Axe 1 : Accélération de la croissance économique et stabilisation du cadre macroéconomique.
  - Axe 2 : Ancrage de la croissance dans la sphère économique des pauvres.
  - Axe 3 : Développement des ressources humaines et expansion des services de base.
  - Axe 4 : Amélioration de la gouvernance et renforcement des capacités.
  - Axe 5 (ajouté) : Renforcement du pilotage, du suivi, de l’évaluation et de la coordination.

### Suivi‑évaluation et évolution des plans d’actions
- Le premier plan d’actions quadriennal a couvert 2001-2004 ; le système de suivi‑évaluation s’est alors limité essentiellement au processus de préparation du rapport annuel de mise en œuvre (RMO).
- La révision méthodologique a conduit à l’élaboration d’un second plan d’actions quinquennal couvrant 2006-2010 et à l’introduction d’un axe transversal dédié au pilotage, suivi, évaluation et coordination.
- La révision et l’élaboration du troisième plan d’actions ont été conduites dans un contexte marqué par :
  - un nouvel état des lieux de la pauvreté issu de l’EPCV 2008 ;
  - l’élection présidentielle du 18 Juillet 2009 ;
  - la table ronde de Bruxelles du 22 Juin 2010 ;
  - le sommet mondial sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement à New York, marquant dix ans de mise en œuvre de la Déclaration du Millénaire.

### Résumé analytique : progrès et limites (acquis du CSLP II)
- Indicateurs de pauvreté et dynamiques :
  - Incidence de la pauvreté en 2008 : 42%.
  - Incidence de la pauvreté en 2004 : 46,7%.
  - Objectif fixé pour 2015 : 25%.
  - Rythme de diminution de la pauvreté sur 2004-2008 : "s’est accéléré ... de plus de 1 point par an".
  - Les limites de la réduction de la pauvreté sont liées, selon le texte, à la faible maîtrise de la croissance démographique et à la répartition inégale des fruits de la croissance.
- Croissance économique (période 2006-2010) :
  - Croissance moyenne hors pétrole : 3,7 %.
  - Croissance moyenne y compris le pétrole : 4 %.
  - Prévisions initiales visées : 9,4 %.
  - Facteurs expliquant l’écart avec les prévisions : (i) faibles résultats de l’exploitation pétrolière ; (ii) crises internationales alimentaires, énergétiques et financières ; (iii) différents changements institutionnels intervenus dans le pays durant la période.
- Réalisations récentes et dépenses publiques :
  - Un grand nombre de réalisations ont été accomplies récemment sur les ressources propres de l’Etat, particulièrement dans les domaines des infrastructures et des services de base au profit des populations les plus pauvres.
- Priorités sociales :
  - Le développement des ressources humaines et la généralisation de l’accès des pauvres aux services de base ont constitué une priorité du gouvernement durant 2006-2010.

### Structure thématique du rapport (principaux chapitres et domaines traités)
- Axe 1 — Accélération de la croissance et stabilisation du cadre macroéconomique :
  - Objectifs macroéconomiques et évolution des principaux agrégats.
  - Politiques macroéconomiques visant des équilibres durables.
  - Optimisation des effets de l’activité pétrolière.
  - Réforme accélérée du secteur financier.
  - Amélioration du climat des affaires et promotion des PME.
  - Valorisation des potentiels de croissance dans les politiques sectorielles.
  - Renforcement de la fonction économique des infrastructures.
- Axe 2 — Ancrage de la croissance dans la sphère économique des pauvres :
  - Développement rural.
  - Développement urbain.
  - Promotion de la micro finance et de la micro entreprise.
  - Sécurité alimentaire.
  - Programmes ciblés de lutte contre la pauvreté.
- Axe 3 — Développement des ressources humaines et expansion des services de base :
  - Education, alphabétisation et enseignement originel.
  - Formation technique et professionnelle.
  - Santé et nutrition.
  - Hydraulique et assainissement.
  - Emploi, politique de population, culture, jeunesse et sports, promotion féminine et équité de genre.
  - Protection de l’enfance, protection sociale, accès universel aux services de base.
- Axe 4 — Amélioration de la gouvernance et renforcement des capacités :
  - Consolidation de l’Etat de droit.
  - Gouvernance environnementale.
  - Renforcement des capacités de l’administration publique.
  - Gestion efficace et transparente des biens publics.
  - Décentralisation.
  - Renforcement des capacités de la société civile.
  - Promotion de la communication et de l’approche participative.
- Axe 5 — Renforcement du pilotage, du suivi, de l’évaluation et de la coordination :
  - Dispositif institutionnel.
  - Système de suivi‑évaluation.
  - Outils de "reporting".
  - Coordination et opérationnalisation du CSLP.
- Bilan des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et annexes :
  - Degré d’atteinte des OMD et annexes techniques (dont récapitulatif des réformes 2006-2010 et Programme d’Investissement Public 2006‑2010).

*Source : Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2011-2015 — Volume 1 : Bilan de la mise en œuvre du CSLP 2006-2010*

### 2010.  Dans  ce  cadre,  le  bilan  du  CSLP  II,  révèle  certaines  avancées  particulièrement  dans  les  secteurs  d

### _cr11252f - 2010.  Dans  ce  cadre,  le  bilan  du  CSLP  II,  révèle  certaines  avancées  particulièrement  dans  les  secteurs  d

### Avancées récentes et réalisations clés
- Progrès notables dans les secteurs de l’éducation, de l’hydraulique, le développement urbain, l’équité du genre, ainsi que l’accès universel aux services de base.
- Réalisations financées sur les ressources propres de l’État, particulièrement dans les domaines des infrastructures et des services de base en faveur des populations les plus pauvres.
- Alignement des politiques et stratégies sectorielles sur les axes et objectifs stratégiques du CSLP avec l’élaboration des plans d’actions triennaux.
- Élaboration du CDMT global comme outil de programmation permettant d’assurer l’articulation entre le CSLP et le budget.
- Coordination de l’Aide Publique au Développement conformément à la Déclaration de Paris.
- Adoption d’une approche participative et itérative dans le processus d’élaboration et de suivi de la mise en œuvre du CSLP.

### Progrès en gouvernance et droits humains
- Retour à la légitimité constitutionnelle.
- Séparation entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
- Garantie des libertés fondamentales, individuelles et collectives.
- Promotion des droits de l'Homme avec progrès significatifs :
  - Retour organisé des rapatriés et jouissance de leurs pleins droits.
  - Criminalisation des pratiques de l’esclavage.
  - Règlement du passif humanitaire par reconnaissance officielle et indemnisation des victimes.

### Faiblesses techniques et de gouvernance du CSLP
- Faiblesse des capacités de planification, de suivi et d’évaluation au niveau des départements liée aux insuffisances du système d’information statistique.
- Faiblesse dans la mobilisation des ressources financières programmées liée à la faible capacité d’absorption.
- Absence d’un cadre de gestion axée sur les résultats.
- Manque d’appropriation du processus CSLP par les départements sectoriels.
- Faible niveau d’exécution des actions et mesures programmées et mise en œuvre d’actions non prévues.
- Manque de coordination entre les services centraux et régionaux de l’État.
- Faible implication des autorités locales dans l’élaboration des stratégies régionales.
- Faible participation des populations bénéficiaires aux projets qui les concernent.
- Chevauchement des projets dans certaines localités et manque de recherche de synergies entre les différentes interventions.

### Contexte, objectifs et cadence du CSLP
- CSLP élaboré en l’an 2000 pour la période 2001-2015; érigé en 2001 en Loi d’orientation sur la lutte contre la pauvreté.
- Plans d’actions successifs : premier quadriennal 2001-2004; second quinquennal 2006-2010; révision entamée en 2010 pour un plan 2011-2015.
- Axes initiaux : (i) accélération de la croissance économique et stabilisation du cadre macroéconomique ; (ii) ancrage de la croissance dans la sphère économique des pauvres ; (iii) développement des ressources humaines et expansion des services de base ; (iv) amélioration de la gouvernance et renforcement des capacités.
- Cinquième axe transversal (introduit pour 2006-2010) : renforcement du pilotage, du suivi, de l’évaluation et de la coordination.

### Croissance économique 2006-2010 (bilan)
- Croissance économique moyenne sur 2006-2010 : 3,7% hors pétrole et 4% y compris le pétrole.
- Prévisions initiales non atteintes : prévision de croissance de 9,4%.
- Causes principales du sous-rendement : (i) faibles résultats au niveau de l’exploitation pétrolière ; (ii) crises internationales alimentaire, énergétique et financière ; (iii) différents changements institutionnels durant la période.

### Panorama de la pauvreté (EPCV 2008) — principaux indicateurs
- Incidence de la pauvreté en 2008 : 42 % (contre 46,7 % en 2004).
- Objectif fixé à l’horizon 2015 : 25 %.
- Diminution des inégalités de revenus mesurée par l’Indice de Gini (constat).
- Répartition spatiale : pauvreté d’abord rurale et gagnant les zones urbaines.
- Pauvreté par genre du chef de ménage : 40,3 % quand le chef est féminin ; 42,6 % quand le chef est masculin.
- Indépendants agricoles : incidence voisine de 70 % (groupe le plus touché).

### Seuils de pauvreté utilisés (EPCV — seuils actualisés en UM par personne et par an)
- 1990 : Pauvreté 32 800 ; Extrême pauvreté 24 400
- 1996 : Pauvreté 58 400 ; Extrême pauvreté 43 450
- 2000 : Pauvreté 72 600 ; Extrême pauvreté 54 000
- 2004 : Pauvreté 94 650 ; Extrême pauvreté 70 400
- 2008 : Pauvreté 129 000 ; Extrême pauvreté 96 000

### Évolution et dynamique de la pauvreté 2000–2008
- En 2008 : 42 % de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté ; 25,9 % vivent dans l’extrême pauvreté.
- Recul de la pauvreté entre 2004 et 2008 : de 46,7 % à 42 %.
- L’extrême pauvreté est passée de 28,8 % en 2004 à 25,9 % en 2008 (recul d’environ 3 points sur la période).
- Nombre absolu de pauvres : 1 319 566 personnes en 2004 → 1 328 182 personnes en 2008.
- Croissance démographique citée : 2,4 % entre 1998 et 2000 selon le RGPH 2000.
- Perception de la pauvreté : 80,6 % (2000), 82,2 % (2004), 81,2 % (2008).
- Part des chefs de ménage estimant que leur quartier/village est pauvre : 56,5 % en 2008 ; 50 % en 2004 ; 43,3 % en 2000.

### Différenciation spatiale
- Incidence nationale rurale : 59,4 % ; urbaine : 20,8 %.
- La zone rurale abrite 77,7 % des pauvres du pays.
- Classement des wilayas par taux de pauvreté :
  - Très pauvres (>60 %) : Tagant, Gorgol, Brakna.
  - Assez pauvres (55 %–60 %) : Hodh El Charghi, Adrar, Guidimagha, Assaba.
  - Taux 30 %–50 % : Hodh El Gharbi, Trarza, Inchiri.
  - Taux <20 % : Nouadhibou, Tiris-Zemmour, Nouakchott.
- Zones les plus touchées (incidence >70 %) : Aftout, Tagant, Brakna, moughataa de Ouadane (Adrar).
- Extrême pauvreté : 11 moughataas affichent une incidence >50 %.
- Disparités urbaines : Nouakchott incidence 15,6 % ; autres villes 29,7 %.
- Dynamique 2004–2008 : pauvreté rurale a augmenté ; pauvreté urbaine a reculé. Augmentations notables : Adrar +18 points ; Assaba +12 points ; Hodh El Charghi +8 points. Baisse notable : Inchiri -19 points ; Trarza -15 points ; Tiris-Zemmour -13 points ; Nouakchott -10 points.

### Différenciation par groupes socio-économiques et type de ménage
- Groupe le plus touché : indépendants agricoles, incidence ≈ 70 %.
- Groupe le moins touché : salariés du secteur public, taux ≈ 22 %.
- Incidence selon typologie des ménages :
  - « Couple avec enfants » : >44 %.
  - « Couple sans enfants » : 11 %.
  - Ménages unipersonnels : 13,1 %.
- Répartition de la population pauvre selon le type de ménage (Tableau 2) :
  - Unipersonnel : Pauvres 0,2 ; Non pauvres 0,9 ; Ensemble 0,6
  - Couple sans enfants : Pauvres 0,4 ; Non pauvres 2,2 ; Ensemble 1,4
  - Couple avec enfants : Pauvres 45,6 ; Non pauvres 41,7 ; Ensemble 43,4
  - Monoparental nucléaire : Pauvres 13,7 ; Non pauvres 15 ; Ensemble 14,4
  - Monoparental élargi : Pauvres 10,2 ; Non pauvres 11 ; Ensemble 10,7
  - Famille élargie : Pauvres 29,9 ; Non pauvres 29,1 ; Ensemble 29,5
  - Total : Pauvres 100 ; Non pauvres 100 ; Ensemble 100

### Pauvreté dans les conditions de vie — éducation, santé, eau, logement
- Éducation fondamentale (TBS) national : 90,9 % (EPCV 2008) ; EPCV 2004 : 76,7 % ; MICS 2007 : 82,3 %.
  - TBS par genre : filles 93,5 % ; garçons ~88 %.
  - TBS par milieu : rural 79,6 % ; urbain 108,5 %.
  - TBS par niveau de vie : 1er quintile (plus pauvres) 72,4 % ; 5e quintile (plus riches) 106,6 %.
- Éducation secondaire (TBS) : 29,6 % (2004) → 30,5 % (2008). Par genre : garçons 32,7 % ; filles 28,4 %. Urbain 53,5 % ; rural 12,8 %.
- Alphabétisation adultes (15+) : 61,5 % (2008) ; 57,5 % (2004).
  - Alphabétisation par milieu : urbain 73,3 % ; rural 50,3 %.
  - Alphabétisation par genre : hommes 70,3 % ; femmes 54,4 %.
  - Variations par wilaya : Guidimagha 27,3 % ; Tiris-Zemmour 81 %.
  - Non-pauvres 70,6 % ; pauvres 46 %.
- Santé :
  - Taux de morbidité : 6,4 % (2004) → 7,8 % (2008). Rural 8,2 % ; urbain 7,3 %.
  - Couverture vaccinale (12–23 mois complètement vaccinés) : 68,8 % (garçons 69,3 % ; filles 68,3 %).
  - Couverture prénatale : 80,2 % (2004) → 87,4 % (2008). Pauvres 76,6 % ; non-pauvres 94,6 %.
  - Accouchements assistés : 56,5 % (2004) → 60,2 % (2008). Pauvres 27,4 % ; plus riches 92 %.
  - Accessibilité physique aux services de santé : 40,3 % de la population accèdent à un centre de santé dans les 30 minutes ; 67,3 % vivent dans un rayon de 5 km par rapport à un établissement de santé.
  - Malnutrition chronique (<5 ans) : 40,3 % (2004) → 40,1 % (2008).
  - Malnutrition aiguë : 12,2 % (2004) → 15,6 % (2008).
  - Insuffisance pondérale : 30,2 % (2004) → 39,4 % (2008).
- Eau potable :
  - Accès des ménages à l’eau potable : 52 % (2004) → 58,3 % (2008).
  - Sources principales : revendeurs 24,4 % ; robinets intérieurs 21 %.
  - Accès selon niveau de vie : 30% des ménages les plus pauvres ont accès à l’eau potable ; 87 % chez les plus riches.
  - Disparités par wilaya pour source dominante : Trarza (robinet intérieur 51,7 %) ; Inchiri (48,4 %) ; Dakhlet-Nouadhibou (39,5 %). Adrar et Tiris Zemmour : citerne dominante (33,5 % et 83 %). Nouakchott : revendeurs dominants (74,4 %).
- Logement :
  - Habitats précaires (Tentes, Cases/huttes, Baraques et M’bar) : 32,5 % (2008) → 33 % (2004).
  - Habitats de type maison : 67,5 % (2008) → 67 % (2004).
  - Statut d’occupation : propriétaires 74 % (2008) → 77,2 % (2004). Locataires ≈ 12 % (2008).

*Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2011-2015, Volume 1 : Bilan de la mise en œuvre du CSLP 2006-2010.*

### 2004. La troisième position est occupée par les ménages en situation d’appropriation de logement (Gazra),

### _cr11252f - 2004. La troisième position est occupée par les ménages en situation d’appropriation de logement (Gazra),

### Logement, énergie et assainissement
- Ménages en situation d’appropriation de logement (Gazra) en 2004 : 7,5 percent.
- Éclairage (2008) :
  - Torche : 51 percent des ménages.
  - Électricité : 30,6 percent des ménages.
  - En 2004 ces deux modes représentaient respectivement 51 percent et 24 percent.
  - Disparités par milieu de résidence :
    - Milieu rural : la torche est utilisée par 4 ménages sur 5.
    - Milieu urbain : l’électricité domine (plus de 70 percent).
- Énergie pour la cuisson (2008 vs 2004) :
  - Gaz butane : 37 percent des ménages en 2008 contre 35 percent en 2004.
  - Bois ramassé : près de 33 percent des ménages en 2008.
  - En milieu rural : bois ramassé 56,6 percent, gaz 18,6 percent.
  - En milieu urbain : gaz 61,6 percent, charbon de bois 31 percent.
- Toilettes dans les logements :
  - Ménages ne disposant pas de toilettes en 2008 : 45,7 percent.
  - Ménages ne disposant pas de toilettes en 2004 : 48 percent.

### Principaux déterminants de la pauvreté (résumé des constats EPCV 2008)
- Facteurs structurels influençant la pauvreté :
  - Géo-naturel : position géographique, ressources naturelles.
  - Démographique : taux de croissance démographique élevé.
  - Institutionnel : mode de gestion de la politique économique.
- Résultats spécifiques tirés de l’enquête EPCV 2008 :
  - (i) Le recul de la pauvreté durant 2006-2009 s’expliquerait en partie par la réalisation d’importants projets d’investissement dans les infrastructures et les secteurs sociaux.
  - (ii) Les niveaux d’instruction, d’alphabétisation et de formation technique et professionnelle influencent réellement le niveau de vie des personnes et ménages.
- Effets mesurés et paradoxes :
  - L’aggravation de la pauvreté absolue est due à l’effet de la redistribution (1,5 percent) qui est paradoxalement défavorable pour les plus pauvres, entraînant une stagnation de l’indice de la sévérité de la pauvreté P2.
  - Impact de la croissance économique sur la réduction de la pauvreté entre 2004 et 2008 : 3.1 percent.
  - Indice de Gini : diminution de 39 percent à 38 percent entre 2004 et 2008.
- Facteurs socio-économiques et socio-démographiques affectant le niveau de vie (dépense par tête) :
  - Niveau d’instruction.
  - Degré d’alphabétisation.
  - Sexe du chef de ménage.
  - Taille et typologie du ménage.
- Contraintes freinant la réduction de la pauvreté :
  - Montée de l’inflation ces dernières années, compromettant les gains de pouvoir d’achat, notamment pour les plus pauvres.
  - En milieu rural :
    - Dépendance quasi-totale aux activités agro-pastorales, tributaires des conditions climatiques.
    - Manque de ressources en eau.
    - Faible accès des pauvres à la terre.
    - Enclavement des zones de production et absence d’infrastructures facilitant la commercialisation.
  - En milieu urbain :
    - Sédentarisation incontrôlée.
    - Manque d’opportunités de développement des activités économiques.
    - Faible accès des pauvres aux services sociaux de base (santé, éducation, eau potable, etc.) et à des services financiers adaptés.
    - Précarité des conditions de vie dans les quartiers périphériques.
- Situation globale :
  - En dépit des efforts depuis les années 90, la Mauritanie demeure un des pays les plus pauvres avec 42 percent de sa population en 2008 vivant en dessous du seuil de pauvreté.
  - Nécessité d’un meilleur ciblage des populations les plus exposées à la pauvreté ; les enquêtes auprès des ménages permettent d’estimer le niveau de bien-être par catégorie et de concevoir des programmes ciblés.

### Bilan macroéconomique du CSLP 2006-2010 (Axe 1 : accélération de la croissance et stabilisation)
- Objectifs macroéconomiques fixés par le Gouvernement pour 2006-2010 :
  - Porter le taux de croissance du PIB à 9,4 percent en moyenne sur la période 2006-2010.
  - Ramener le taux d’inflation à 5 percent à l’horizon 2010.
  - Contenir le déficit budgétaire (hors dons) autour de 10 percent du PIB hors pétrole en moyenne annuelle.
  - Porter à l’horizon 2010 le déficit courant hors transferts officiels à 6 percent du PIB.
  - Porter les réserves en devises à 3,7 mois d’importations en fin de période.
- Réalisations par rapport aux objectifs (Tableau 3) :
  - Taux de croissance moyen du PIB 2006-2010 : Prévisions CSLPII 9,4% ; Réalisations 3,7%.
  - Déficit budgétaire (hors dons) moyen (en % du PIB hors pétrole) : Prévisions 10% ; Réalisations 8,6%.
  - Déficit courant hors transferts officiels en 2010 (en % du PIB) : Prévisions 6% ; Réalisations 14 ,4%.
  - Taux d’inflation en 2010 : Prévisions 5% ; Réalisations 6,1%.
- Croissance réalisée :
  - Croissance économique entre 2006 et 2009 : moyenne 3,2% hors pétrole et 3,7% y compris le pétrole.
  - Ces résultats atteignent à peine le tiers des prévisions du CSLPII (prévision 10,7% sur la même période).
- Contribution sectorielle à la croissance (moyennes et observations) :
  - Secteur tertiaire (transports et télécommunications, commerce, restaurants et hôtels, autres services privés) : contribution à la croissance de 1,6% sur la période, soit près de la moitié de la croissance moyenne globale (3,7%).
  - Tableau 4 (extraits de contributions moyennes 2006-2010) :
    - Rural : Moyenne 2006-2009 3,3% ; Moyenne 2006-2010 3,4%.
    - Secondaire : Moyenne 2006-2009 4,9% ; Moyenne 2006-2010 5,2%.
    - Tertiaire : Moyenne 2006-2009 3,5% ; Moyenne 2006-2010 3,7%.
    - Services privés : Moyenne 2006-2009 4,1% ; Moyenne 2006-2010 4,5%.
    - Administrations publiques : Moyenne 2006-2009 2,1% ; Moyenne 2006-2010 1,5%.
    - Taxes indirectes : Moyenne 2006-2009 4,5% ; Moyenne 2006-2010 4,9%.
    - PIB au prix du marché : Moyenne 2006-2009 3,7% ; Moyenne 2006-2010 4,0%.
    - PIB au prix du marché hors pétrole : Moyenne 2006-2009 3,2% ; Moyenne 2006-2010 3,7%.
- Performance et contreperformances sectorielles :
  - Secteur secondaire :
    - A compromis l’objectif de croissance du CSLP II malgré une contribution réalisée de 1,1 point.
    - Prévision de croissance du secteur secondaire sur 2006-2009 : 24,2% ; croissance effective : 4,9%.
    - Fort accroissement en 2006 (+33% sous l’effet du démarrage de l’exploitation pétrolière), puis tendance baissière 2007-2009 (-4,5% en moyenne) en raison des contreperformances du secteur pétrolier et du sous-secteur BTP.
    - Les contreperformances ont été atténuées par les sous-secteurs cuivre et or : croissance respective de 150% et 279% en moyenne sur 2007-2009.
  - Secteur primaire (rural) :
    - Contribution la moins importante à la croissance globale : 0,6 point sur la période.
    - Explications : difficultés de la campagne agricole irriguée en 2009 liées au financement (impayés de l’UNCACEM), déficit pluviométrique, déficiences du système d’irrigation, faiblesse des infrastructures, manque d’intrants et compétences techniques, faible intégration des sous-secteurs élevage et pêche à l’économie.
- Inflation :
  - Taux d’inflation : moyenne annuelle 6,7% sur 2006-2007 (hausse substantielle des prix de l’énergie et de certains produits alimentaires importés).
  - Evolution en glissement annuel : inflation passée de 8,9% à fin 2006 à 7,4% à fin décembre 2007.
  - Inflation en 2008 : moyenne annuelle 7,3% ; en glissement annuel le taux d’inflation s’est élevé à 3,9%, soit un recul de 3,5 points par rapport à l’année précédente.

*Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2011-2015 Volume 1 : Bilan de la mise en œuvre du CSLP 2006-2010*

### 2007. Cette situation s’explique par :  (i)  les  mesures  prises  par  les  pouvoirs  publics  visant  à  atténuer  la

### _cr11252f - 2007. Cette situation s’explique par :  (i)  les  mesures  prises  par  les  pouvoirs  publics  visant  à  atténuer  la

### A. Contexte macroéconomique et comptes extérieurs
- Inflation et politique monétaire
  - Taux d'inflation moyen en 2009 : 2,2%.
  - Baisse de l'inflation expliquée par : (i) mesures publiques pour atténuer la hausse des prix des produits de première nécessité ; (ii) politique monétaire prudente.
  - Décisions de la Banque Centrale/CPM : abaissement du taux de la pension livrée contre bons du trésor de 14% à 12% en octobre 2007 et de 12% à 9% en novembre 2009.

- Finances publiques
  - Déficit budgétaire hors pétrole et hors dons (moyenne 2006-2009) : 60,3 milliards UM = 8,6 % du PIB nominal hors pétrole.
  - Solde comptant dons et revenus pétroliers (moyenne 2006-2009) : excédent de 38 milliards UM par an.
  - Remise de dette IRDM en 2006 : 242,5 milliards UM prise en compte.

- Balance courante et commerce extérieur
  - Solde de la balance courante (période 2006-2009) : déficit de 374,5 millions USD (12,1 % du PIB moyen).
  - Importations de services et revenus (moyenne période) : 719 millions USD.
  - Balance commerciale globale 2006-2009 : déficit de près de 58 millions USD ; hors exportations pétrolières : déficit de 437 millions USD.
  - Facteurs expliquant l’évolution commerciale :
    - 2006 : dynamisation des exportations liée à l’entrée en exploitation du gisement pétrolier Chinguity.
    - 2007-2009 : déficit imputable à hausse importante des importations (notamment produits alimentaires pour PSI) ; compensations partielles par exportations d'or et de cuivre et prix favorables du fer en 2007-2008.
    - 2009 : forte résorption du déficit due à baisse de la facture d’importation (produits alimentaires, énergie domestique et pétroliers) malgré recul des exportations.

- Transferts courants
  - Niveaux moyens : transferts en moyenne 158 millions USD.
  - Transferts privés : ~69 millions USD par an.
  - Aide PPTE en baisse : de 14,3 millions USD en 2006 à 6 millions USD en 2009.

### B. Politiques budgétaires, monétaires et de change
- Budgétaire : triple objectif 2006-2010
  - (i) Consolider la réforme fiscale pour maintenir la tendance ascendante des recettes fiscales hors pétrole.
  - (ii) Maîtrise des dépenses publiques et gestion raisonnée de la marge budgétaire issue des ressources pétrolières.
  - (iii) Amélioration du ciblage et de l’efficacité des dépenses publiques.
- Réformes de gestion des ressources publiques réalisées :
  - Déconcentration de l’ordonnancement ; système RACHAD ; Document Annuel de Programmation Budgétaire Initial (DAPBI) ; déconcentration du contrôle financier ; élaboration d’une nomenclature budgétaire conforme au MSFP 2001 du FMI.
  - Régularisation de l’ordonnancement pour forces armées et sécurité ; expérimentation de l’ordonnancement secondaire depuis 2008 à la Wilaya de Nouadhibou.
  - Révision 2006 du règlement de la comptabilité publique ; limitation des procédures de dépenses dérogatoires (arrêté MF 2007) ; initiation d’une comptabilité patrimoniale ; prise en compte d’activités récurrentes dans les budgets ministériels ; réduction des dépenses en nature par conversion en indemnités en 2010.

- Monétaire et cadre opérationnel
  - Mise en place du Conseil de Politique Monétaire (présidé par le Gouverneur de la BCM).
  - Réaménagement du cadre opérationnel, nouveau règlement et manuel de procédures du marché monétaire.
  - Création d’instruments : Bons BCM, Certificats de dépôt, Billets de trésorerie ; bons BCM pour régulation de la liquidité.
  - Comité de coordination des politiques monétaire et budgétaire.

- Politique de change
  - Apurement des arriérés commerciaux extérieurs.
  - Levée depuis octobre 2006 de toutes les restrictions sur paiements des transactions courantes.
  - Mise en place d’un marché de change en janvier 2007.

### C. Gestion et optimisation des revenus pétroliers
- Volets de la politique publique autour du secteur pétrolier (2006-2010) :
  - (i) Développement planifié de prospection et exploitation ; (ii) contrôle de la production, coûts et engagements contractuels ; (iii) gestion optimale de la rente pétrolière ; (iv) prévention des effets environnementaux ; (v) dimension sous-régionale.
- Réalisations hydrocarbures 2006-2010 :
  - 7 puits d’exploration forés entre 2006 et 2010 ;
  - Intensification de la sismique 2D dans le bassin de Taoudéni par Total et Repsol ;
  - Forage d’exploration de Total dans le bloc Ta8 ; levé sismique par Wintershall ;
  - Avenants d’extension d’exploration signés (Petronas Bloc C6 en 2009, Dana Bloc 1 en 2010) à conditions plus avantageuses pour l’Etat ;
  - Publication des chiffres du sous-secteur pétrolier dans le cadre de l’ITIE (exercice 2006) ;
  - Création en 2006 du Fonds National des Revenus des Hydrocarbures (FNRH) et révision en 2008 ;
  - Transformation de la SMH en société nationale à capitaux publics.

- Transparence (ITIE)
  - Adhésion de la Mauritanie à l’ITIE : 25/09/2005.
  - Comité National ITIE créé par décret 2006-001 du 13 janvier 2006.
  - Premier Rapport National (Ernst & Young) publié mars 2007 couvre 2005 ; deuxième rapport (2006) publié juillet 2007.
  - Contribution des activités minières et pétrolières en 2006 : plus de 80 % des recettes d’exportations et 38 % des recettes budgétaires hors dons.

### D. Réforme accélérée du secteur financier et paiements
- Objectifs CSLP II : moderniser secteur financier via nouvelle loi bancaire, fiables états financiers, attirer nouvelles banques.
- Réalisations BCM et secteur bancaire :
  - Nouvel organigramme BCM ; chambre de compensation à Nouadhibou ; institut de formation bancaire ; ordonnance n° 2007-020 du 13 mars 2007 sur les établissements de crédit.
  - Taux effectif global maximum instauré ; création d’un fonds de garantie de dépôts ; audit international des banques ; diversification du système bancaire (Qatar National Bank, banque islamique, cession 60% BNP Mauritanie).
  - Plan Stratégique BCM 2008-2012.
- Paiements et monétique :
  - Révision du cadre réglementaire ; étude télé-compensation ; ordonnance 2006-031 instruments de paiement et commerce électronique ; règles opérationnelles interbancaires ; centre monétique sécurisé ; réseau interbancaire en fibres optiques ; centre de personnalisation de cartes ; lancement campagne communication paiement par carte ; émission de 22 000 cartes interbancaires ; raccordement au réseau VISA INTERNATIONAL.

### E. Amélioration du climat des affaires et promotion des PME
- Priorités 2006-2010 : lutte contre pratiques anticoncurrentielles ; politiques fiscales/douanières favorables ; soutien institutionnel au commerce ; dispositifs d’accompagnement PME ; consolidation mécanismes de concertation ; réforme secteur financier.
- Réalisations notables :
  - Renforcement du cadre juridique des affaires : formation magistrats, étude registre central du commerce, Chambre de Médiation et d’Arbitrage, arrêté registre central commerce.
  - Simplification fiscale : élévation du seuil forfait BIC à 30 millions d’ouguiyas ; IMF forfait 2,5% du chiffre d’affaires ; BIC fixé à 25% des bénéfices ; création de centres des impôts.
  - SYDONIA++ pour douanes.
  - Comité National de Pilotage APE ; étude Centre de Promotion des Exportations (2009) ; stratégie commerciale 2007-2015.
  - Dispositifs PME : loi normalisation, système national de qualité, unités industrielles agroalimentaires et matériaux de construction, plan d’actions industrielles, programme de restructuration.

### F. Politiques sectorielles et infrastructures (mines, pêches, tourisme, artisanat, transport, énergie, télécoms)
- Mines
  - Objectifs 2006-2010 : mise à jour du cadre légal (loi minière 2008 révisée 2009), appui institutionnel (Direction Police des Mines), couverture géophysique aéroportée 72% du territoire, 1/500.000 géologique et 1/200.000 pour zones prospectives 56% du territoire ; plus de 150 permis de recherche octroyés à ~50 opérateurs.
- Pêches
  - Réalisations 2006-2007 et 2008-2010 : plan d’aménagement pêcheries (poulpe, crevettière), renforcement de surveillance, code ISPS, crédits maritimes, travaux dragage Port artisanal Nouadhibou, ONISPA, centres formation pêche artisanale, amélioration inspection sanitaire, équipements EPBR, PDPAS phase II.
- Tourisme
  - Stratégie de développement touristique ; produits au Parc National du Banc d’Arguin et Parc National de Diawling ; formation de guides ; plan marketing ; participation salons ; journées portes ouvertes à Paris (2008).
- Artisanat
  - Code de l’artisanat ; création CNARM, 3 Fédérations Nationales, 13 Fédérations Régionales.
- Infrastructures de transport
  - Transport routier : libéralisation, entretien routier via contrats Etat/ENER, programmes d’investissements pour désenclavement ; réalisations routières détaillées (tronçons, 80 km bitumés Nouakchott, voiries urbaines, études pour routes Atar-Tidjikja, etc.).
  - Transport aérien : liquidation Air Mauritanie ; création Mauritania Airways & Mauritania Airlines International ; étude environnement institutionnel ; centre contrôle régional Nouakchott.
  - Transport maritime/ports : augmentation tonnage PANPA 2009 vs 2008 ; certification PANPA au code ISPS ; projets d’extension et réhabilitation ; implantation AIS.
- Énergie et électricité
  - Plan de redressement SOMELEC (octobre 2007) : révision tarifaire, subventions, augmentation capacité, remise à niveau équipements ; programme d’investissement d’urgence pour augmenter capacité du réseau interconnecté de 56 MW ; centrale de 36 MW en cours (achèvement prévu avant fin 2011) ; électrification de quartiers/localités ; délégation de service pour kits solaires (4 320 kits, 24 communes).
  - Fonds solidarité génération 6 milliards d’ouguiyas en 2009 pour budget de l’Etat.
  - GIP-SA (2009) : réhabilitation infrastructures raffinerie Nouadhibou; financement ~9 milliards UM par SOMIR (30%) et SNIM (70%).
- Télécommunications et TIC
  - Déploiement réseaux fixes et mobiles ; GSM abonnés > 2 millions avec croissance > 35% annuellement ; large bande ADSL et 3G ; télédensité 70% en 2008 ; création Groupement d’Intérêt Economique pour connexion au câble sous-marin ACE ; octroi d’une 3ème licence GSM ; licences globales aux trois opérateurs.

### G. Croissance ancrée dans la sphère économique des pauvres (rural, urbain, microfinance, sécurité alimentaire)
- Rural
  - Secteur fait vivre plus de 60% de la population.
  - Agriculture : aménagement/réhabilitation de 6 300 ha irrigués ; production céréalière moyenne 151000 Tonnes/an (~30% besoins nationaux) ; 83 km de digues de pistes rurales ; désendettement des paysans : prise en charge par l’État de plus de 7 milliards UM de dettes.
  - Élevage : infrastructures vétérinaires (111 parcs de vaccination, 28 pharmacies vétérinaires, 107 puits pastoraux, 40 réserves pastorales) ; taux de couverture vaccinale grandes maladies de 52% en 2005 à 94% en 2009.
  - Aménagement rural : réalisation de 20 barrages et 14 seuils ; construction de 159 km d'émissaires de drainage.
  - Contraintes : faible organisation des producteurs, insuffisance recherche-formation-vulgarisation, problématiques foncières.

- Urbanisme et logement
  - Restructuration Kebba d’El Mina : sécurité foncière > 10 000 ménages.
  - Programmes restructuration quartiers précaires : Hay Saken (6000 ménages), Arafat, Nouadhibou.
  - Habitat social : SOCOGIM 1 050 logements ; 2 100 modules habitat social 2006-2008 ; ~1 000 logements promoteurs privés ; 1 485 parcelles aménagées Nouakchott ; création ISKAN.

- Microfinance et micro-entreprise
  - Adhérents IMF : 94 000 en 2004 → 185 000 en 2009.
  - Encours de crédits : 7,41 milliards ouguiyas en 2006 → 18,9 milliards ouguiyas fin décembre 2009 (progression de l’ordre de 155 %).
  - Dépôts : accroissement de 154 % par rapport à 2006 ; dépôts : 5,4 milliards UM en 2010.
  - Microfinance féminine : financement 436 projets en 2006 et 4 475 projets par Nissa-Bank pour montant global de 505 898 381 ouguiyas.
  - Beit El Maal : >70 000 micro-crédits pour >1 milliard d’ouguiyas.
  - Cadre légal : ordonnance N° 005/2007 et 4 instructions du Gouverneur BCM ; renouvellement agréments IFR selon loi 008/98.

- Sécurité alimentaire
  - Stocks et interventions : >3 500 stocks villageois ; distribution vivres 32 000 tonnes ; PSI vente subventionnée 44 000 tonnes ; 256 microprojets sécurité alimentaire ; 20 magasins de 1000 tonnes et 15 de 200 tonnes.
  - Programmes nutrition : 465 Centres d’Alimentation Communautaire (CNC), 1 460 CRENAM, 10 cantines scolaires.

- Programmes ciblés de lutte contre la pauvreté
  - Mises en œuvre : infrastructures sociales et communautaires, accès eau/électricité, insertion jeunes diplômés, financement AGR, assistance aux populations vulnérables (mendiants, handicapés, réfugiés).

### H. Développement des ressources humaines et services de base (éducation, santé, hydraulique, emploi, protection sociale)
- Éducation
  - Fondamental : effectifs élèves 465 887 (2005/2006) → 512 998 (2008/2009) (progression 10%) ; écoles 2 980 → 3 793 ; enseignement privé contribution 7% (2006) → 10% (2009).
  - Taux brut de scolarisation (fondamental) : 96,9% (2006) → 99% (2009) (cible 2010 : 98%).
  - Parité garçons/filles fondamental : 50,4% en faveur des filles.
  - Rétention fondamental : ~61% achèvent le cycle ; probabilité d’achever cycle fondamental : garçons 42%, filles 34%.
  - Secondaire (premier cycle) : TBS 27,7% (2006) → 22,9% (2009).
  - Second cycle régression 15% ; TBS second cycle garçons 32,8% filles 28,4%.
  - Enseignement supérieur : réforme LMD ; création faculté de médecine, ISCAE, ISET Rosso ; taux de redoublement Université Nouakchott 59% (2008/2009).

- Alphabétisation et enseignement originel
  - Taux d’alphabétisation global : 57,5% (2004) → 61,5% (2008).
  - Disparités : hommes 70,3% vs femmes 54,4% ; milieu urbain 73,3% vs rural 50,3%.
  - Réalisations 2006-2010 : 40 250 adultes alphabétisés ; >1 600 salles de classe d’alphabétisation ; alphabétisation par médias : >6 100 adultes (97% femmes) ; 10 mahadras modèles.

- Santé et nutrition
  - Indicateurs clés (nationaux, dernière période citée) :
    - Mortalité maternelle : 686 pour 100.000 naissances vivantes.
    - Mortalité infantile : 122‰.
    - Mortalité infanto-juvénile : 77‰.
  - Couverture sanitaire : 67% des populations ont accès à une structure de santé dans un rayon de 5 km (98% à Nouakchott ; 52% au Hodh El Gharbi).
  - Couverture vaccinale, moustiquaires, campagnes de sensibilisation, extension forfait obstétrical (wilayas de l’Est, Nouadhibou, Gorgol, Brakna).
  - Centres et infrastructures : hôpital régional Zouerate, 33 postes santé construits, 8 postes réhabilités, équipement 4 hôpitaux régionaux et 45 postes santé, création 3 centres hospitaliers spécialisés (CNC, CNO, CHME).
  - Nutrition : 194 centres de nutrition communautaire (CNC) dans 7 wilayas ; CNC bénéficiaires : 9 857 femmes enceintes et 12 504 femmes allaitantes ; suivi croissance de 18 693 enfants.

- Hydraulique et assainissement
  - Accès à l’eau potable : 58,3% des ménages en 2008 vs 52% en 2004.
  - Consommation d’eau : 46 l/j/personne (ménages avec branchement privé) ; 18 l/j/personne (clients charretiers).
  - Réalisations physiques : 350 points d’eau réalisés ; renforcement champs captants Aioun et Timbedra ; AEP du fleuve (21 stations) ; construction/équipement de réseaux AEP.
  - Assainissement : création Office National de l’Assainissement ; 30 nouveaux avaloirs ; acquisition de deux hydro-cureuses ; réhabilitation station d’épuration Nouakchott ; réseaux à Rosso, Aleg, Kaédi.
  - Accès latrines : national 45,7% des ménages ; rural 68% des ménages ne disposent pas de latrines ; urbain 56% ménages ont latrines ; toilettes à chasse d’eau : 13,6% urbain.

- Emploi et politique de population
  - Emploi : élaboration stratégie de l’emploi ; promotion auto-emploi ; stages pour demandeurs d’emploi ; PRECAMF et extension PPPT ; lancement PNIME.
  - Indicateurs population : indice synthétique de fécondité ~4,6% en 2007 (vs 4,7% en 2000) ; usage contraception 9,3% en 2007 (vs 5,1% en 2000).

- Protection sociale, enfance et genre
  - Petite enfance : politique nationale adoptée 2006 ; couverture préscolaire 7% (2009) vs 5% (2005) ; 23 jardins d’enfants publics ouverts ; formation de 485 monitrices et 250 éducatrices communautaires ; création centre de protection et intégration sociale (2007).
  - Promotion féminine : fondamental parité fondamental 50,4% filles ; parlement 18% femmes (Sénat+AN) ; conseils municipaux 30% ; 20% portefeuilles ministériels en 2009 ; participation femmes au supérieur < 25% ; analphabétisme femmes 45,6% ; chômage femmes 42%.
  - Protection sociale : SNPS en cours ; scolarisation 500 enfants handicapés ; distribution matériels handicapés (500 fauteuils roulants, 200 béquilles, 200 cannes blanches).

### I. Gouvernance, capacités institutionnelles et gestion publique
- Objectifs CSLP II : consolidation Etat de droit ; gouvernance environnementale ; renforcement capacités administration ; appui décentralisation ; gestion efficace ressources publiques ; renforcement société civile ; communication ; approche participative.
- État de droit et justice
  - Elections présidentielles, législatives, municipales pluralistes ; vote des mauritaniens à l’étranger ; CENI mise en place.
  - Lois et mesures sociales : loi 2007-048 du 03 Septembre 2007 incriminant l’esclavage ; Programme d’Eradication des Séquelles de l’Esclavage (PESE) ; accords pour règlement du passif humanitaire 1989.
  - Justice : création ENAJM ; adoption textes processuels ; facilitation accès à la justice (bureaux aide juridictionnelle) ; construction tribunaux et sièges judiciaires ; inspections générales renforcées.

- Gouvernance environnementale
  - Adoption PANE, SNDD ; évaluation stratégique environnementale secteurs pétroliers ; Plan d’Actions National d’Adaptation aux changements climatiques ; projet prioritaire adaptation systèmes de production agricoles ; mesures pour préserver Nouakchott (ensablement, inondations).

- Capacités administration publique
  - Assainissement fonction publique via recensements ; renforcement RH secteurs éducation, santé, douane ; ENAJM : recrutement/formation 500 agents ; modernisation réseau administratif de commandement ; e-Administration (inventaire formalités, portails, datacenter).

- Gestion transparente des biens publics
  - Réformes budgétaires : lois de règlement annuelles, déconcentration ordonnateurs/contrôleurs/comptables, élaboration Système d’Information Intégré des Finances Publiques, création CTSPE piloté BCM.
  - Gestion patrimoine : comptabilité patrimoniale, assainissement propriété foncière, bureau gros contribuables, exonérations produits pharmaceutiques et denrées de première nécessité.
  - Lutte contre corruption : Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption (SNLC) adoptée ; loi transparence financière (déclaration patrimoine) ; renforcement Cour des Comptes, Inspection Générale d’État, Inspection Générale des Finances.

- Décentralisation et aménagement du territoire
  - Déclaration Politique de Décentralisation et Développement Local (22 avril 2010) ; projet Code des Collectivités Territoriales finalisé ; hausse ressources FRD ; loi d’orientation aménagement du territoire adoptée ; Observatoire National d’Aménagement du Territoire ; programme pilote sédentarisation Hodh el Gharbi.

- Société civile et communication
  - Renforcement capacité société civile : stratégie de la société civile, PASOC, FAPONG ; création HAPA ; libéralisation audiovisuel ; seconde chaîne TVM-Plus ; radio rurale ; Radio du Coran ; soutien presse imprimée ; formation journalistes.

### J. Pilotage, suivi-évaluation et coordination (axe 5)
- Dispositif institutionnel
  - Création GTT suivi-évaluation ; stratégie nationale de développement de la statistique intégrant indicateurs CSLP et OMD ; décret 2007-103 organisation dispositif CSLP.
  - Dysfonctionnements : irrégularité mise à jour outils reporting ; manque de culture suivi-évaluation dans départements ; CSLP non contraignant pour programmation sectorielle ; manque appropriation.
  - Causes : fonctionnement irrégulier CTS/GTT ; faiblesse services suivi-évaluation ; indicateurs trop génériques ; absence forte des collectivités locales et société civile dans évaluation ; systèmes information administratifs faibles.

- Système de suivi-évaluation
  - Sur 253 indicateurs CSLP II, seuls 38% renseignés pour année de référence 2004.
  - Un seul Rapport de Mise en Œuvre (RMO) élaboré en 2008 (période 2006-2007).
  - Conséquences : actions non prévues dans CSLP II mises en œuvre au détriment d’actions prioritaires.

- Coordination
  - Efforts de rationalisation dialogue Etat-PTF : Groupe Consultatif Mauritanie (décembre 2007), réunions bailleurs arabes/islamiques (mars 2008, novembre 2010), Table Ronde Bruxelles (juin 2010).
  - Alignement instruments programmation (CSLP, CDMT, PIP, LFI) insuffisant ; promesse de correction dans préparation CSLP III.
  - Promulgation Code des Marchés Publics ; adoption SNLC ; révision Code Investissements en cours.

### K. Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) : bilan et perspectives
- Progrès et acquis
  - Objectif 2 (éducation primaire universelle) : réalisable — Taux net de scolarisation primaire : 49% (1990) → 71,6% (2008) selon tableau OMD.
  - Parité fondamental atteinte dès 2000/2001.
  - Hydraulique : possibilité d’atteindre 74% accès à approvisionnement en eau « amélioré » en 2015 (37% en 1990).
  - Lutte contre VIH/SIDA, paludisme, tuberculose : tendances stabilisées et possibilités d’inverser expansion.

- Indicateurs et limites
  - Réduction pauvreté : baisse 57% (1990) → 42% (2008) ; progrès mais insuffisant pour cibles 2015.
  - Éducation secondaire : parité non réalisée (taux secondaire 2008 : garçons 33% vs filles 28%).
  - Santé (objectifs 4 & 5) : préoccupant — mortalité infantile 122‰ (2007) cible 45‰ en 2015 ; mortalité maternelle 686/100 000 (2007) cible 232 en 2015.
  - Prévalence contraception chez femmes mariées 15-49 ans : 9% (2008) (cible visée 100%).

- Tableau OMD Education (extraits)
  - N° 2.1 Taux net de scolarisation primaire : 49% (1990) → 71,6% (2008).
  - N° 2.2 Proportion élèves commençant 1ère année atteignant dernière année primaire : 73,8% (1990) → 58,5% (2008).
  - N° 2.3 Taux d’alphabétisation 15-24 ans : 45,8% (1990) → 77.5% (2008).

- Actions prioritaires identifiées pour la santé (Encadré n°6)
  - Renforcer couverture géographique formations sanitaires ; maîtrise de la fécondité (disponibilité produits et personnel) ; disponibilité médicaments et soignants qualifiés (prises en charge hémorragies, éclampsies) ; amélioration prophylaxie antipaludéenne pour femmes enceintes ; prise en charge signes malnutrition lors examens prénatals ; intensification IEC genre ; formation et affectation chirurgiens.

*Source : Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2011-2015 — Volume 1 : Bilan de la mise en œuvre du CSLP 2006-2010 (extraits du document fourni).*

### 1.    Politique budgétaire

### 1.    Politique budgétaire

### Réformes et mesures clés
- La promulgation d’un nouveau Code des Marchés Publics (2010).
- Poursuite de la déconcentration des fonctions d’ordonnateurs, de contrôleurs financiers et de comptables au niveau de toutes les entités centrales et régionales.
- Élaboration d’un système d’information intégré des finances publiques de l’Etat.
- Élaboration d’un modèle de prévision budgétaire et généralisation des CDMT.
- Modernisation de l’administration fiscale et réforme du système fiscal.
- Refonte des dispositions législatives.
- Révision du plan comptable général de l’État et introduction d’une comptabilité patrimoniale.
- Modification du règlement de la comptabilité publique en 2006.
- Limitation du recours aux procédures dérogatoires des dépenses publiques (arrêté MF 2007).
- Évaluation des performances de la gestion des finances publiques en 2008 (PEFA).
- Scission du Ministère de l’Economie et des Finances en deux départements séparés.
- Assainissement en cours du fichier de la solde (suppression des emplois fictifs, des doublons et des avantages non justifiés).
- Recensement des fonctionnaires et rapprochement des fichiers de la fonction publique et de la solde.
- Suppression de la prise en charge par l’État des consommations d’eau et d’électricité, remplacée par une indemnité forfaitaire versée aux fonctionnaires éligibles.
- Suppression de la prise en charge sur le budget de l’État des frais de carburant et d’entretien des véhicules de l’Etat, remplacée par une indemnité de transport généralisée à tous les fonctionnaires.
- Résiliation des conventions de logements à partir du 1er juillet 2010 et versement d’une indemnité de non-logement à tous les fonctionnaires.

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### 2.    Politique monétaire et réforme du secteur financier

### Objectifs et instruments
- Poursuite d’une politique monétaire prudente pour la maîtrise de l’inflation.
- Amélioration et diversification des mécanismes de crédit.
- Amélioration de la bancarisation : augmentation de l’accès aux services financiers, transparence de l’information et développement des moyens de paiement.
- Organisation du fonctionnement du marché de change.
- Abaissement du taux de la pension livrée contre bons du Trésor (taux directeur de la Banque Centrale) : de 14% à 12% en octobre 2007 et de 12% à 9% en novembre 2009.
- Mise en place d’un Conseil de Politique Monétaire présidé par le Gouverneur de la BCM.
- Réaménagement du cadre opérationnel de la politique monétaire : adoption d’un nouveau règlement et d’un nouveau manuel de procédures du marché monétaire.
- Création de nouveaux instruments d’intervention (Bons BCM, Certificats de dépôt et Billets de trésorerie) et élargissement du marché monétaire à l’ensemble des agents économiques.
- Création de bons BCM pour renforcer l’indépendance opérationnelle de la politique monétaire.
- Mise en place d’un Comité de coordination des politiques monétaire et budgétaire.
- Apurement des arriérés commerciaux vis-à-vis de l’extérieur.
- Levée depuis octobre 2006 de toutes les restrictions sur les paiements des transactions courantes.
- Mise en place, en janvier 2007, d’un marché de change marquant un tournant dans la politique de change en Mauritanie.

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### 3.    Développement du secteur privé et commerce extérieur

### Mesures de facilitation et de régulation
- Mise en service du système SYDONIA ++ (2010) pour accroître les recettes par des mesures réglementaires et application généralisée des procédures aux bureaux informatisés.
- Rehaussement du seuil du régime du forfait de l’impôt sur le BIC : auparavant de 3 à 6 millions d’ouguiya (selon les secteurs), porté à un seuil uniforme de 30 millions d’ouguiya.
- Simplification des règles de l’impôt minimum forfaitaire (IMF) : imposition uniforme au forfait de 2,5% du chiffre d’affaires (2010).
- Impôt sur le BIC fixé à 25% des bénéfices des entreprises.
- Le régime de forfait est déclaratif et non présomptif, basé sur une déclaration via un formulaire simple.
- Promotion de la réglementation de concertation et de négociations commerciales : création de la Commission Nationale de Concertation sur le Commerce International (CNCCI).
- Mise en place du Comité National de Pilotage de l’Accord de Partenariat Economique (APE).
- Promulgation de la loi sur la normalisation et la promotion de la qualité; mise en place d’un système national de normalisation et de promotion de la qualité.
- Création de nouvelles unités industrielles et mise en place d’un système d’information industrielle.
- Élaboration d’un programme de restructuration et de mise à niveau des entreprises industrielles.
- Mise en place de textes juridiques sur l’enregistrement des activités industrielles.
- Adoption d’un décret créant une Commission de Suivi des Entreprises Économiques pour suivre les entreprises en difficulté.
- Mise en place d’un code de l’artisanat et d’organismes socioprofessionnels de l’artisanat.
- Élaboration de la loi sur les PPP et dynamisation du comité de concertation Etat-secteur Privé.

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### 4.    Secteur minier
- Amélioration du cadre légal et réglementaire : loi minière de 2008, révisée en 2009, ainsi que ses textes d’application.
- Réforme institutionnelle : création de la Direction de la Police des Mines.

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### 5.    Secteur de la pêche
- Adoption d’un code ISPS pour la sûreté des installations portuaires.
- Signature de la convention collective maritime.

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### 6.    Secteur du Commerce, de l’Artisanat et du tourisme
- Mise en place de cadres juridiques et réformes institutionnelles pour l’encadrement des secteurs.
- Élaboration de la stratégie commerciale 2007-2015 et de la stratégie touristique.

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### 7.    Secteur des hydrocarbures (exploitation)
- Promulgation d’une loi pétrolière instituant la Commission Nationale des Hydrocarbures (CNHY).
- Adoption d’un décret réglementant les conditions d’attribution de licences pour les activités dans la filière aval des hydrocarbures.
- Adoption de plusieurs textes réglementaires fixant les éléments constitutifs des prix du carburant et du gaz butane : décrets 2006-030 du 28/04/2006, 137-2008 du 10 juin 2008, 2007/041 du 01/02/2007 et 2009-024 du 26/01/2009.

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### 8.    Secteur des transports

### Sous-secteur terrestre
- Élaboration et diffusion d’un recueil de textes (arrêtés) d’application du décret n°2007-006 du 05 janvier 2009 portant code de la route.
- Création d’une Société de Transports Publics (STP) et adoption de son statut.

### Sous-secteur maritime
- Révision du code des ports.
- Réforme du code de la marine marchande.

### Sous-secteur aérien
- Création d’une société publique de transport aérien en 2009 dénommée Mauritania International Airlines.

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### 9.    Développement rural
- Élaboration de deux textes d'application du code de l'élevage et du code pastoral.

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### 10.  Environnement
- Création d’un ministère en charge de l’Environnement et du Développement Durable succédant au Secrétariat d’État chargé de l’Environnement.
- Adoption du PANE et de la SNDD.

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### 11.  Secteurs de l’hydraulique et de l’assainissement
- Adoption de décrets d’application du code de l’eau.
- Création d’un EPIC en charge des aspects opérationnels de l’assainissement.

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### 12.  Secteur de l’éducation
- Refonte du cadre réglementaire de l’enseignement supérieur.
- Création de nouveaux établissements d’enseignement supérieur (ISET, ISCAE).
- Lancement du processus de restructuration de la formation initiale des enseignants sur la base d’un audit organisationnel des écoles normales d’instituteurs.

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### 13.  Secteur de la santé
- Élaboration et adoption de la Politique pharmaceutique nationale.
- Élaboration et adoption d’une Stratégie nationale de survie de l’enfant.
- Élaboration et adoption de la Stratégie intégrée de lutte contre les maladies non transmissibles.
- Mutualisation et partage des risques.

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### 14.  Secteur des affaires sociales, de l’enfance et de la famille
- Ratification de la Convention Internationale relative aux droits des personnes handicapées et son protocole facultatif.
- Ratification de la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de Discriminations à l’Égard des Femmes (CEDEF).
- Ratification de la convention relative aux droits de l’enfant.
- Adoption d’une stratégie Genre et d’une loi d'orientation.
- Mise en place d’un comité national de lutte contre les VBG y compris les MGF en 2008.

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### 15.  Secteur des Affaires Islamiques, Enseignement Originel et Alphabétisation
- Adoption de la Stratégie Nationale de l’Alphabétisation (SNA).

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### 16.  Secteur de la Culture, de la Jeunesse et des Sports
- Révision du cadre juridique régissant le mouvement associatif dans les secteurs de la culture, de la jeunesse et des sports.
- Adoption de la Charte Africaine de la Jeunesse.
- Élaboration des textes nécessaires à la mise en place d'un fonds d'appui au développement des activités de la culture, de la jeunesse et des sports.

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### 17.  Urbanisme, Habitat et Aménagement du Territoire
- Révision des textes réglementaires organisant l’ADU.
- Élaboration et adoption des textes réglementaires sur l’aménagement du territoire.
- Adoption du texte organisant la Profession de l’Architecte.
- Élaboration d'un Code de la Construction et de ses textes d'application.
- Élaboration et adoption des textes d’application de la Maîtrise d’Ouvrage Publique.
- Adoption des textes d’application du Règlement Général de la Construction.
- Révision de la loi sur la promotion immobilière.
- Reformulation et finalisation de l’institutionnalisation de BEIT EL MALE du programme d’habitat social Twize.
- Élaboration des textes d’application du code de l’urbanisme y compris le RGUS.

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### 18.  Emploi, Formation Professionnelle et Technologies Nouvelles
- Révision des principaux textes organisant la gestion de la main-d'œuvre étrangère.
- Adaptation des procédures d'attribution et d'exécution des marchés publics aux spécificités HIMO.

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### 19.  Sécurité Alimentaire
- Réforme du dispositif de concertation – coordination.
- Création d’une structure indépendante de gestion des microprojets (Agence d’Exécution des Microprojets – AEMP).

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### 20.  Droits de L’Homme, Action Humanitaire et Relations avec la Société Civile
- Adoption de la loi N° 2007-048 du 03 Septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes.
- Signature d’un protocole d’accord entre les pouvoirs publics et des ayant droits pour le règlement du passif humanitaire.
- Création d’une Commission Nationale des Droits de l’Homme.

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### 21.  Justice
- Promulgation de la loi incriminant les pratiques esclavagistes.
- Promulgation de la loi sur le trafic illicite des migrants.
- Révision des textes processuels et statuts particuliers (organisation judiciaire, procédure civile et pénale, statut de la magistrature et statut des greffes).
- Élaboration et adoption du décret portant organisation et fonctionnement des bureaux de l’aide judiciaire.
- Élaboration et adoption du décret fixant les tarifs des frais de justice.
- Création des bureaux d’accueil et d’orientation au niveau des juridictions.
- Distribution de la mallette du juge.

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### 22.  Intérieur et Décentralisation
- Réalisation d’une étude sur la refonte des textes de base de l’Administration Territoriale en 2008 devant aboutir à un projet de loi.
- Élaboration de projets de textes relatifs à la révision de l’organisation de l’Administration Territoriale (rôle et compétences des autorités administratives).
- Élaboration d’un projet de statut particulier du personnel de l’Administration Territoriale.
- Adoption d’importants textes de loi (trafic illicite des migrants, bureaux d’aide juridictionnelle).
- Création d’une CENI en 2009.
- Retour à l’ordre constitutionnel après les élections du 18 juillet 2009.

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### 23.  Communication
- Adoption d’une loi sur la libéralisation de l’audiovisuel.
- Création de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audio-visuel (HAPA).
- Création de la Radio du Coran.

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### Annexe 2 : Programme d’Investissement Public et financement par secteur 2006Ŕ2010 (en millions d’UM)

- Sectors — Montants par année (2006, 2007, 2008, 2009, 2010)
  - Développement rural: 7 423; 12 513; 17 769; 19 179; 12 994
  - Développement Industriel: 9 165; 13 426; 14 979; 15 397; 13 123
  - SNIM: 3 500; 3 500; 3 861; 4 938; 5 327
  - Aménagement du territoire: 31 136; 41 356; 90 885; 105 020; 112 418
  - Ressources humaines: 9 252; 12 409; 16 132; 16 318; 8 227
  - Développement institutionnel: 1 466; 2 571; 6 947; 7 339; 7 055
  - Projets Multisectoriels 1/: 7 258; 8 724; 9 700; 28 494; 15 022
  - Investissement total: 69 200; 94 500; 160 273; 196 685; 174 165

- Répartition par source (globale)
  - Etat: 42 613; 61 939; 90 286; 114 128; 100 294
  - SONADER: 1 659; 3 552; 3 026; 2 048; 858
  - Établissements parapublics: 21 428; 25 509; 63 099; 75 571; 67 687
  - SNIM: 3 500; 3 500; 3 861; 4 938; 5 327

- Financement par sous-source (exemples)
  - Etat — Ressources intérieures: 22 062; 31 924; 40 448; 57 504; 50 618
  - Etat — Dons: 6 204; 10 576; 20 686; 20 544; 15 286
  - Etat — Prêts (y compris Q.Dons): 14 347; 19 439; 29 153; 36 080; 34 390
  - SONADER — Ressources intérieures: 689; 652; 337; 306; 658
  - SONADER — Prêts (y compris Q.Dons): 970; 2 900; 2 689; 1 742; 200
  - Établissements parapublics — Ressources intérieures: 5 464; 5 759; 9 179; 8 747; 13 766
  - Établissements parapublics — Dons: 87; 1 500; 4 040; 185; 1 935
  - Établissements parapublics — Prêts (y compris Q.Dons): 15 877; 18 250; 49 880; 66 639; 51 986
  - SNIM — Dons: 3 500; 3 500; 3 861; 4 938; 5 327

- Pour mémoire
  - Ressources intérieures: 28 215; 38 335; 49 964; 66 557; 65 042
  - Financement extérieur: 40 985; 56 165; 110 309; 130 128; 109 124
    - Dons: 9 791; 15 576; 28 586; 25 667; 22 547
    - Prêts (y compris Q.Dons): 31 194; 40 589; 81 723; 104 461; 86 576

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### Annexe 3 : Degré d’atteinte des OMD — Evolution des OMD en Mauritanie (1990-2010)

- Objectif 1 — Éliminer l’extrême pauvreté et la faim
  - Cible 1.A : Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour
    - 1. Proportion de la population en dessous du seuil de pauvreté: 56,6% (Niveau initial); 42% (Niveau actuel); 28,3% (Objectif OMD en 2015); Probabilité d’atteinte: Improbable
    - 2. Ecart de pauvreté (Incidence x Profondeur): 15,9%; 6,1%; -
    - 3. Part du quintile le plus pauvre de la population dans la consommation nationale: 4,6%; 6,3%; 9,2%
  - Cible 1.B : Assurer le plein-emploi et la possibilité pour chacun, y compris les femmes et les jeunes, de trouver un travail décent et productif
    - 4. Proportion emploi/population: nd; 27%; 100%
    - 5. Proportion des travailleurs pour leur propre compte et des travailleurs familiaux dans l’emploi total: nd; 69,6%
    - 6. Taux de chômage: nd; 31,2%; <20%
  - Cible 1.C : Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim
    - 7. Proportion des enfants de moins de 5 ans présentant une insuffisance pondérale: 47%; 39,4%; 23,5%

- Objectif 2 — Assurer une éducation primaire pour tous
  - Cible 2 : D’ici à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires
    - 8. Taux net de scolarisation dans le primaire: 49%; 73%; 100%; Probabilité d’atteinte: Probable
    - 9. Proportion des élèves commençant la première année et qui atteignent la dernière année du primaire: 73,8%; 49,3%; 100%
    - 10. Taux d’alphabétisation des 15 à 24 ans, femmes et hommes: 45,8%; 77.5%; 100%

- Objectif 3 — Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
  - Cible 3. : Éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d’ici à 2015 si possible et à tous les niveaux de l’enseignement en 2015 au plus tard
    - 11. Rapport filles/garçons dans le primaire: 0,72%; 1,02%; 1; Probabilité: Probable
    - 12. Proportion de sièges occupés par des femmes au parlement national (Assemblée Nationale + Sénat): nd; 19%; 50%

- Objectif 4 — Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans
  - Cible 4 : Réduire de 2/3, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans
    - 13. Taux de mortalité infanto-juvénile au niveau national (en nombre pour 1000): 137; 122; 45; Probabilité d’atteinte: Improbable

- Objectif 5 — Améliorer la santé maternelle
  - Cible 5A : Réduire de 3/4, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle
    - 14. Ratio de mortalité maternelle (pour 100 000 naissances): 930; 686; 232; Probabilité d’atteinte: Improbable
  - Cible 5.B : L’accès universel à la santé de la reproduction d’ici à 2015
    - 15. Proportion de femmes mariées (15-49) utilisant une méthode contraceptive: 5%; 9%; 100%

- Objectif 6 — Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et autres maladies
  - Cible 6 : D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres grandes maladies, et avoir commencé à inverser la tendance actuelle
    - (Tableau poursuivant les indicateurs de cibles et niveaux pour 1990-2010 selon la source)

*Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2011-2015 — Volume 1 : Bilan de la mise en œuvre du CSLP 2006-2010*

### 16. Prévalence VIH/SIDA chez les 15-49 ans  0,6% < 1% Probable

### _cr11252f - 16. Prévalence VIH/SIDA chez les 15-49 ans  0,6% < 1% Probable

### Indicateurs de santé et mortalité
- Prévalence VIH/SIDA chez les 15-49 ans : 0,6% < 1% Probable
- Nombre de décès parmi les enfants de moins de 5 ans dus au paludisme sur le nombre total : 6%

### Objectifs et cibles liés à l'environnement et à la durabilité
- Cible 7.À : Intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales
- Cible 7.B : Réduire la perte de biodiversité, en réalisant, en 2010, une réduction significative du taux de perte
- Cible7.C : Réduire de moitié, en 2015, la proportion des gens sans accès durable à l’eau potable et à l’assainissement

### Indicateurs forestiers et émissions
- Proportion du territoire couverte par la forêt : 0,4% 0,2%  Probable
- Emissions CO2, totales (en Mt) : 2,6 2,6

### Aires protégées et biodiversité
- Proportion de zones terrestres et marines protégées : nd 0,6%

### Accès à l’eau et à l’assainissement
- Proportion de la population utilisant une source améliorée d’eau potable : 37% 62% 82%
- Proportion de la population utilisant une installation d’assainissement améliorée : nd 21,8%

### Cadre institutionnel et planification (extraits)
- Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2011-2015 — Volume 1 : Bilan de la mise en œuvre du CSLP 2006-2010 (Page 67) — extraits des cibles environnementales et indicateurs
- Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2011-2015 — Volume 2 : Plan d’actions 2011-2015 — préface et table des matières indiquant les priorités : croissance économique forte, redistribution, lutte contre la pauvreté, renforcement de l’unité nationale, réforme des systèmes éducatif et sanitaire, bonne gouvernance, lutte contre la corruption

*Source : _cr11252f - 16. Prévalence VIH/SIDA chez les 15-49 ans  0,6% < 1% Probable*

### 2. PLAN D’ACTIONS DU CSLP III 2011-2015 ................................................................................

### 2. PLAN D’ACTIONS DU CSLP III 2011-2015

### Résumé analytique et contexte
- Le CSLP couvre la période 2001-2015 et a été adopté par la loi d’orientation sur la lutte contre la pauvreté n° 050/2001 du 25 juillet 2001.
- Le CSLP est conçu comme le cadre unique de référence à moyen terme pour la politique de développement économique et social, le principal référentiel pour les PTF et l’instrument pour mobiliser des ressources pour le financement du développement.
- La révision pour le CSLP III s’appuie sur : (i) l’EPCV 2008; (ii) la normalisation de la vie constitutionnelle après l’élection du 18 Juillet 2009; (iii) la mobilisation des partenaires lors de la table ronde de Bruxelles du 22 Juin 2010; et (iv) le sommet mondial sur les OMD à New York.

### Vision à l’horizon 2015
- Vision générale : un pays moderne, administrativement et économiquement assaini et décentralisé, politiquement stable et bien intégré.
- Accès garanti pour chaque Mauritanien à : (i) sécurité individuelle et politique reposant sur la primauté du droit, responsabilité, participation, efficacité et transparence ; (ii) éducation, formation professionnelle et emploi rémunérateur ; (iii) soins médicaux de qualité préventifs et curatifs ; (iv) alimentation de base y compris l'eau potable ; (v) environnement naturel sain.
- Action de l’État reposant sur trois piliers : (i) refondation de l’État ; (ii) réformes structurelles visant notamment l’accélération de la croissance et la lutte contre la pauvreté ; (iii) respect des principes humains (équité, égalité des chances, participation, transparence).

### Axes stratégiques (structure du CSLP III)
- Le CSLP III comporte cinq axes stratégiques complémentaires visant « croissance forte, durable et réductrice de pauvreté » :
  - Axe 1 : Accélération de la croissance économique, compétitivité, réduction de la dépendance exogène. Focus sur : (i) réformes structurelles ; (ii) amélioration du climat des affaires ; (iii) développement des infrastructures de soutien à la croissance ; (iv) valorisation des sources de croissance.
  - Axe 2 : Ancrage de la croissance dans la sphère économique des pauvres via redistribution et promotion de secteurs profitant directement aux pauvres. Domaines : (i) promotion activités rurales ; (ii) sécurité alimentaire nationale ; (iii) développement urbain ; (iv) microfinance et promotion des MPE ; (v) valorisation de l’environnement ; (vi) protection sociale.
  - Axe 3 : Développement des ressources humaines et expansion des services de base. Priorités : (i) éducation et formation ; (ii) santé et nutrition ; (iii) emploi ; (iv) accès à l’eau en milieu rural ; (v) genre, enfance, politiques de population ; (vi) culture, jeunesse et sport ; (vii) accès universel aux services de base.
  - Axe 4 : Amélioration de la gouvernance et renforcement des capacités. Actions : (i) gouvernance politique et démocratique ; (ii) justice et pouvoir judiciaire ; (iii) gouvernance territoriale et locale ; (iv) gouvernance économique ; (v) gouvernance environnementale ; (vi) renforcement du contrôle citoyen ; (vii) développement du secteur de la communication ; (viii) renforcement des capacités des acteurs publics ; (ix) promotion de l’approche participative.
  - Axe 5 : Renforcement du pilotage, de la coordination et du suivi-évaluation. Priorités : (i) dispositif institutionnel optimisé ; (ii) renforcement de la coordination, de l’alignement et de l’harmonisation ; (iii) opérationnalisation du suivi-évaluation du CSLP III.

### Objectifs prioritaires pour la période 2011-2015 (cibles chiffrées)
- Réduction de la pauvreté :
  - Ramener l’incidence de la pauvreté à 25%.
  - Ramener l’incidence de la pauvreté en milieu rural à 35%.
- Croissance et macroéconomie :
  - Porter le PIB par tête d’habitant à plus de 1374 dollars.
  - Taux de croissance du PIB à 4,7%.
  - Taux d’investissement (en % du PIB) à 28,1%.
  - Maintenir le taux d’inflation à 5%.
- Éducation et alphabétisation :
  - Assurer un accès universel à une éducation de base de qualité d’une durée minimale de 9 ans.
  - Ramener le taux d’analphabétisme chez les adultes âgés de plus de quinze ans à 15%.
- Santé et services de base :
  - Assurer un taux de couverture sanitaire dans un rayon de 5km égal à 100%.
  - Ramener le TMI à 40‰.
  - Ramener le TMIJ à 55‰.
  - Ramener le TMM à moins de 300 pour 100.000.
  - Inverser la tendance de la progression de l’épidémie à VIH/SIDA, avec une prévalence au sein de la population générale inférieure à 1%.
  - Porter le taux de raccordement au réseau d’eau (en milieu rural et urbain) à 74%.

### Domaines et zones prioritaires
- Domaines prioritaires : éducation, santé, hydraulique et assainissement, infrastructures, sécurité alimentaire et environnement.
- Zones prioritaires : le milieu rural et les quartiers précaires en milieu urbain.

### Coût et financement du plan d’actions 2011-2015 (chiffres exacts)
- Coût global du CSLP III :
  - 2 549 212,84 millions d’ouguiyas.
  - Soit 9 242,98 millions USD.
- Répartition PIP (public) / PPP (privé) :
  - Montant total en MRO : PIP 1 709 948,04 ; PPP 839 264,80 ; Total 2 549 212,84.
  - Dont financement acquis : PIP 696 172,79 ; PPP 112 240,00 ; Total acquis 808 412,79 (32%).
  - Dont financement à rechercher : PIP 1 013 775,25 ; PPP 727 024,80 ; Total à rechercher 1 740 800,05 (68%).
- Montant total en USD (1 USD = 275,8 MRO) :
  - PIP : 6 199,96.
  - PPP : 3 043,02.
  - Total : 9 242,98.
- Répartition public/privé : 67% 33%.

### Mise en œuvre, suivi et évaluation
- Les deux premiers plans reposaient sur une longue matrice d’indicateurs dont le suivi a été difficile en raison du grand nombre d’indicateurs non renseignés.
- Pour rendre opérationnel le suivi annuel du CSLP III, les autorités mettent en place une nouvelle approche et un système de suivi-évaluation plus pertinent en s’appuyant sur les acquis obtenus.

*Source: 2. PLAN D’ACTIONS DU CSLP III 2011-2015 (Volume 2 : Plan d’actions 2011-2015)*

### INTRODUCTION

### INTRODUCTION

### Contexte et portée
- La Mauritanie a élaboré un Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) pour la période 2001-2015, adopté par la loi d’orientation sur la lutte contre la pauvreté n° 050/2001 du 25 juillet 2001.
- Le CSLP est fondé sur un processus largement participatif et constitue la référence en matière de formulation des politiques économiques et sociales.
- Il constitue le plan de développement du pays à moyen et long termes dont la portée stratégique vise l’éradication de la pauvreté comme un impératif national, érigée en priorité dans toutes les politiques nationales.

### Mise en œuvre et plans d’actions
- La mise en oeuvre du CSLP est assurée à travers des plans d’actions :
  - premier plan quadriennal : période 2001-2004;
  - second plan quinquennal : période 2006-2010.
- Le CSLP a été préparé dans le contexte de l’Initiative renforcée de réduction de la dette des PPTE.
- Le processus a impliqué l’Administration, les Elus, la société civile, le secteur privé et les Partenaires Techniques et Financiers.

### Axes stratégiques du CSLP
- Au départ, le CSLP reposait sur quatre axes stratégiques :
  1. accélération de la croissance économique et stabilisation du cadre macroéconomique;
  2. ancrage de la croissance dans la sphère économique des pauvres;
  3. développement des ressources humaines et expansion des services de base;
  4. amélioration de la gouvernance et renforcement des capacités.
- Lors de l’élaboration du deuxième plan d’actions 2006-2010, un cinquième axe transversal a été introduit : renforcement du pilotage, du suivi, de l’évaluation et de la coordination.

### Bilan du CSLP II (2006-2010)
- Sur la période 2006-2010, la croissance économique s’est établie en moyenne à :
  - 3,7% hors pétrole;
  - 4% y compris le pétrole.
- Ces résultats représentent moins de la moitié des prévisions, qui portaient sur une croissance de 9,4%.
- Principales explications avancées :
  - faibles résultats enregistrés au niveau de l’exploitation pétrolière;
  - crises internationales alimentaire, énergétique et financière;
  - différents changements institutionnels qu’a connus le pays durant cette période.
- Observations positives :
  - nombreuses réalisations accomplies récemment sur les ressources propres de l’État, particulièrement dans les domaines des infrastructures et des services de base au profit des populations les plus pauvres.

### Objectif de la révision et structure du document
- La présente révision du CSLP a pour objectif l’élaboration d’un troisième plan d’actions couvrant la période 2011-2015.
- La révision est basée sur le bilan, le diagnostic et les enseignements tirés de la mise en oeuvre du CSLP II, et permet de définir les perspectives d’action pour la période 2011-2015 tenant compte des OMD et conformément aux orientations contenues dans le programme du Président de la République.
- La révision est le résultat d’un exercice participatif de planification stratégique élargi impliquant toutes les composantes de la société mauritanienne et les Partenaires Techniques et Financiers de la Mauritanie.
- Structure du document :
  - Chapitre 1 : vision et choix stratégiques à l’horizon 2015 — comprend les principaux enseignements tirés du CSLP II, la vision générale de la stratégie de développement de la Mauritanie, la mobilisation des financements de cette stratégie ainsi qu’une analyse des risques qui pourraient entraver la mise en œuvre de ce plan d’actions.
  - Chapitre 2 : présente les cinq axes stratégiques qui guideront l’action du Gouvernement au cours de la période 2011-2015.

*Source: _cr11252f - INTRODUCTION*

### 1.  VISION  ET  CHOIX  STRATEGIQUES  A  L’HORIZON

### 1.  VISION  ET  CHOIX  STRATEGIQUES  A  L’HORIZON 2015

### A. Enseignements tirés de la mise en œuvre du CSLP II (2006-2010) — acquis, faiblesses, opportunités, obstacles
- Acquis
  - Progrès en finances publiques : élaboration du CDMT, renforcement de la déconcentration de l’ordonnancement et du contrôle financier, amélioration de la fiscalité (simplification des procédures et réduction des tarifs, création au sein de la Direction Générale des impôts de la Direction des grandes entreprises, redynamisation des centres des impôts).
  - Amorce de la réforme de la fonction publique : recensement des agents de l’Etat, mise en place d’un nouveau système d’avantages.
  - Réforme de la justice : enrichissement du corpus judiciaire (loi incriminant les pratiques esclavagistes, loi sur le trafic illicite des migrants, révision des textes processuels et statuts particuliers), renforcement des capacités du personnel judiciaire, amélioration de l’accès à la justice (décret portant organisation et fonctionnement des bureaux de l’aide judiciaire; décret fixant les tarifs des frais de justice).
  - Autres avancées : stratégie nationale de lutte contre la corruption adoptée (à mettre en œuvre dans le cadre du CSLP III), intégration de l’environnement dans les politiques publiques, renforcement des institutions de contrôle des finances publiques, mise en œuvre de l’initiative ITIE, actions pour améliorer le climat des investissements, adoption d’un nouveau Code des marchés publics.
  - Éducation : acquis à consolider au niveau du fondamental et élargir aux autres niveaux d’enseignement.
  - Santé : consolider acquis dans la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose et orienter davantage de ressources budgétaires.
  - Aménagement du territoire : désenclavement (routes Rosso-Bogue et Kaédi-Gouraye), accès à l’eau potable (projet Aftout Essahili), restructuration de quartiers précaires (Hay Saken, El Mina), amélioration de l’approvisionnement en électricité (investissements SOMELEC), assainissement et aménagement urbain.

- Faiblesses
  - Absence d’alignement des outils de programmation (PIP, CDMT, LFI) sur les orientations du CSLP.
  - Insuffisances du système d’information statistique et faibles capacités de planification, suivi et évaluation au niveau des départements.
  - Manque d’appropriation du processus par les départements sectoriels.
  - Faible exécution des actions programmées et mise en œuvre d’actions non prévues.
  - Faible mobilisation des ressources financières programmées.
  - Manque de coordination entre services centraux et régionaux.
  - Faible implication des autorités locales dans les stratégies régionales.
  - Faible participation des populations bénéficiaires; chevauchement de projets et manque de synergies.
  - Surestimation des perspectives pétrolières ayant conduit à décisions inappropriées en finances publiques.
  - Absence d’un cadre de gestion axée sur les résultats.

- Opportunités
  - Potentiel naturel significatif : fleuve Sénégal — terres irrigables (OMVS).
  - Élevage : autosuffisance en viandes rouges.
  - Ressources halieutiques : pêche industrielle exporte annuellement 800.000 tonnes; pêche artisanale 80 000 tonnes/an.
  - Ressources minières : 11 millions de tonnes exportées en 2008 ; deuxième exportateur du minerai de fer en Afrique ; potentialités en or, cuivre, phosphate.
  - Énergie : modeste producteur de pétrole; perspectives pétrolières et gazières prometteuses selon recherches en cours.
  - Importance de la capacité de gestion et distribution des revenus pour le développement économique et social.

- Obstacles
  - Gouvernance économique dégradée (Doing business, Transparency International) : nécessité d’améliorations sensibles.
  - Gouvernance locale et territoriale inachevée : faible impact des réformes sur structures communales, absence d’un schéma d’aménagement du territoire, non mise en œuvre des programmes régionaux de lutte contre la pauvreté.
  - Dualité de l’économie : (i) économie moderne (mines, industries extractives, pêche) dépendante des exportations et peu redistributive; (ii) économie de subsistance (agriculture pluviale, élevage, pêche artisanale) aux mauvaises performances — principale cause de pauvreté rurale.
  - Pressions fiscales élevées, coût du crédit élevé, concurrence favorisant informel et limitant impact sur l’emploi hors Nouakchott, Nouadhibou et Zouerate.
  - Forte dépendance extérieure et vulnérabilité aux chocs : APD ≈ 12% du PIB en 2007; concentration des exportations (fer, autres métaux, produits de la pêche, pétrole); dépendance alimentaire structurelle malgré financements ruraux importants.
  - Secteur privé peu compétitif : absence d’un marché financier adapté, accès limité au crédit (taux d’intérêt élevé), faible niveau d’épargne publique et privée.
  - Capacité d’absorption de l’aide extérieure insuffisante : lourdeurs administratives, laxisme — corruption — impunité, difficulté d’appliquer la Déclaration de Paris (coordination, alignement, harmonisation, appropriation).
  - Infrastructures de soutien insuffisantes (transport, électricité, TIC’s) limitant échanges, augmentant coûts et réduisant attractivité étrangère.
  - Dégradation environnementale et ressources naturelles : vulnérabilité aux changements climatiques, dégradation des écosystèmes et perte de biodiversité ; Mauritanie classée 161ème sur 163 pays (indice EPI, 2010).

- Encadré n°1 — Capacité d’absorption : constats et goulots d’étranglement
  - Taux annuel de décaissement des investissements publics ≈ 60%.
  - Goulots d’étranglement dans identification/formulation : absence de portefeuille d’études, programmation PIP insuffisante (manque d’articulation CSLP–CDMT–PIP–LFI), faiblesse du système statistique et des capacités humaines.
  - Dans mise en œuvre : multiplicité des cellules de gestion, faible connaissance des procédures des bailleurs, lourdeur et manque de transparence des marchés publics, absence d’organigrammes et d’objectifs annuels quantifiés.
  - Administration : retards de mobilisation de la contrepartie nationale, lenteur d’application des recommandations de la Déclaration de Paris, manque de culture suivi-évaluation.
  - Entreprises/agences : faible capacité technique/administrative des entreprises nationales, manque de capacités d’auditeurs comptables.
  - PTFs : inadéquation procédures partenaires/procédures nationales, manque de prévisibilité de l’aide, retards pour non-objections, absence de certains partenaires sur le terrain.
  - Suivi-Évaluation : insuffisance du dispositif de suivi physique et financier.
  - Conséquences : retards d’exécution, dépassements de coûts, écoulement des périodes de grâce, paiement de commissions d’engagement sur crédits non utilisés, réduction des flux de financement.
  - Mesures proposées : fonds d’études pour préparation/formulation, mise en œuvre des recommandations de la Déclaration de Paris, recrutement sur critères de compétence et contrats de performance, cadre financier/comptable/technique pour projets externalisés, programmes de travail annuels et budgets, structure MAED pour suivi des audits, institutionnalisation du suivi-évaluation, amélioration des capacités des entreprises nationales (FTP), rapport semestriel MAED au Conseil des Ministres, création d’un Comité Etat-Donateurs pour suivi des financements des Programmes d’Investissement Public.

### B. Vision générale
- Vision guidée par : consolidation de l’unité nationale; développement économique et social; amélioration des conditions de vie urbaines et rurales; ancrage de la démocratie; coopération régionale et internationale mutuellement bénéfique.
- Normalisation politique a permis climat favorable : liberté de la presse, activités des partis politiques et syndicats, élections présidentielles jugées libres et transparentes par la majorité des observateurs.
- Sécurité : nécessité de renforcer moyens et compétences des forces armées et de sécurité contre terrorisme, criminalité transfrontalière et immigration clandestine.
- Actions culturelles et idéologiques : colloques, séminaires et programmes de sensibilisation pour contrer idéologie extrémiste.
- Priorités économiques et sociales : promotion de croissance durable créatrice d’emplois, diversification de l’économie, amélioration des ressources humaines, réduction de la pauvreté, réformes institutionnelles pour bonne gouvernance, nouvelle approche contre la corruption visant fin de l’impunité.
- Vision sociale et droits : sécurité individuelle et politique (primauté du droit, responsabilité, participation, efficacité, transparence); éducation, formation professionnelle et emploi rémunérateur; soins médicaux préventifs et curatifs de qualité; alimentation de base y compris eau potable; environnement naturel sain.
- Trois piliers de l’action de l’Etat :
  - Refondation de l’État : consolider institutions républicaines; affermir l’unité nationale; administration publique moderne et performante; système judiciaire assaini et équitable; protection des droits et libertés; renforcement du pluralisme et liberté d’expression.
  - Réformes structurelles : accélération de la croissance; intensification de la lutte contre la pauvreté; sécurité alimentaire; protection de l’environnement; aménagement rationnel du territoire; exploitation optimale des ressources naturelles; diversification de la base productive; création d’un environnement favorable au secteur privé; développement des ressources humaines; promotion de l’emploi; amélioration de l’accès aux services sociaux de base.
  - Respect des principes humains fondamentaux : promotion de l’équité et égalité des chances, participation des populations et société civile à la formulation/exécution/suivi-évaluation; transparence des procédures et outils de gestion des ressources publiques.

### C. Axes stratégiques
- Axe 1 — Accélérer la croissance économique : améliorer compétitivité, réduire dépendance aux facteurs exogènes; impacts attendus : création d’emplois et revenus, et accroissement des revenus budgétaires pour soutenir secteurs profitant aux pauvres.
- Axe 2 — Valoriser le potentiel de croissance et productivité des pauvres : promouvoir secteurs et zones profitant directement aux pauvres via programmes publics d’investissement pour réduire inégalités et améliorer base de ressources.
- Axe 3 — Développer ressources humaines et accès aux services de base : éducation et santé pour augmenter productivité et améliorer conditions de vie; effet le plus sensible à long terme sur la pauvreté.
- Axe 4 — Développement institutionnel et bonne gouvernance : promouvoir participation de tous les acteurs de la lutte contre la pauvreté.
- Axe 5 — Renforcement du pilotage, mise en œuvre, suivi-évaluation et coordination du CSLP.
- CSLP III (2011-2015) : conception et mise en œuvre conformes au programme électoral du Président ; marquée par : (i) conformité avec engagements électoraux (bonne gouvernance, lutte contre pauvreté, infrastructures); (ii) alignement des outils de programmation (PIP, CDMT, LFI); (iii) amélioration capacité d’absorption; (iv) mise en œuvre effective d’un système efficient de suivi-évaluation.

### D. Objectifs globaux et séquence de mise en œuvre
- Horizon stratégique : 15 ans (effet plein des politiques identifiées).
- Mise en œuvre séquentielle (itérative) en trois phases : phase 1 CSLP 1 (2001-2004); phase 2 CSLP II (2006-2010); phase 3 CSLP III (2011-2015).
- Objectifs généraux fixés en 2001 :
  - ramener incidence de la pauvreté à moins de 25% en 2015;
  - ramener incidence de la pauvreté en milieu rural à moins de 35%;
  - porter PIB par tête d’habitant à plus de 2.000 dollars;
  - assurer accès universel à une éducation de base de qualité d’une durée minimale de 9 ans;
  - ramener taux d’analphabétisme chez adultes > quinze ans à moins de 15%;
  - assurer accès universel aux soins de santé primaire dans un rayon de 5km;
  - ramener le TMI à moins de 40‰, le TMIJ à moins de 55‰ et le TMM à moins de 300 pour 100.000;
  - inverser la progression de l’épidémie à VIH/SIDA, prévalence générale < 1%;
  - porter taux de desserte en eau potable à 65% en milieu urbain;
  - porter taux de couverture en eau potable à 74% en milieu rural et semi-urbain;
  - accroître l’autosuffisance alimentaire.

### E. Objectifs et domaines prioritaires pour 2011-2015
- Objectifs principaux au terme du plan 2011-2015 :
  - ramener incidence de la pauvreté à 25% et pauvreté en milieu rural à 35%;
  - porter PIB par tête d’habitant à plus de 1374 dollars;
  - porter taux de croissance du PIB à 4,7%;
  - porter taux d’investissement (en % du PIB) à 28,1%;
  - maintenir taux d’inflation à 5%;
  - assurer accès universel à une éducation de base de qualité d’une durée minimale de 9 ans;
  - ramener taux d’analphabétisme chez adultes > quinze ans à 15%;
  - assurer taux de couverture sanitaire dans un rayon de 5km égal à 100%;
  - ramener le TMI à 40‰, le TMIJ à 55‰ et le TMM à moins de 300 pour 100.000;
  - inverser progression de l’épidémie à VIH/SIDA, prévalence générale < 1%;
  - porter taux de raccordement au réseau d’eau (milieu rural et urbain) à 74% (Voir Annexe 1).
- Domaines prioritaires pour atteindre objectifs :
  - secteurs prioritaires : éducation, santé, hydraulique et assainissement, infrastructures, sécurité alimentaire et environnement;
  - zones prioritaires : milieu rural et quartiers précaires en milieu urbain.

### F. Coût, financement et partenariat
- Coût total du plan d’actions 2011-2015 :
  - Montant évalué : 2 549   212,84 millions d’ouguiyas, soit 9  242,98 millions  USD.
- Schéma de financement (tableau de synthèse)
  - Montant total en MRO :
    - PIP (public) : 1 709 948,04
    - PPP (privé) : 839 264,80
    - Total : 2 549 212,84
  - Répartition — acquis / à rechercher :
    - dont financement acquis : 696 172,79 (PIP) + 112 240,00 (PPP) = 808 412,79 → 32%
    - dont financement à rechercher : 1 013 775,25 (PIP) + 727 024,80 (PPP) = 1 740 800,05 → 68%
  - Montant total en USD (1 USD = 275,8 MRO) :
    - PIP : 6 199,96
    - PPP : 3 043,02
    - Total : 9 242,98
  - Répartition public/privé : 67% / 33%
- Rôles attendus
  - État : meilleure régulation, pilotage conception et mise en œuvre des politiques, climat favorable aux opportunités économiques.
  - Société civile : dialogue sur politiques publiques, promotion d’une culture démocratique, développement à la base, protection du consommateur.
  - Secteur privé : moteur de la croissance, partenariats avec investisseurs internationaux, respect de la concurrence.
  - Partenaires techniques et financiers : accompagnement, soutien aux choix stratégiques et aide conforme aux priorités nationales.
- Institutions à redynamiser : Comité de concertation Etat–secteur privé–société civile (CCLP) et Comité de concertation Etat–Donateurs sur la Lutte contre la Pauvreté (CCEDLP).
- Substitution de l’aide budgétaire à l’aide projet recommandée pour meilleure coordination.
- Partenariat Public–Privé (Encadré n°2)
  - PPP envisagé pour grands projets d’infrastructures, formes possibles : BOT, BLT, affermage, etc.
  - Objectifs PPP : meilleure bancabilité des projets, disponibilité des infrastructures, réduction du coût des facteurs de production, orientation de ressources publiques vers secteurs sociaux, limitation de l’endettement public.
  - Réforme engagée pour cadre réglementaire spécifique au PPP.

### G. Analyse des risques et mesures d’atténuation
- Risques liés à la vulnérabilité aux chocs exogènes
  - Baisse des cours internationaux des matières premières → détérioration des termes de l’échange et chute des recettes de l’Etat.
  - Repli de la demande extérieure pour fer et poisson.
  - Raréfaction des capitaux internationaux pouvant différer démarrage des grands projets miniers et d’infrastructures.
  - Mesures : renforcement du système de protection sociale, examen de dispositifs plus ciblés, politiques économiques pour réduire vulnérabilité tout en préservant stabilité macro-économique.
- Risques liés à la faiblesse de la capacité d’absorption
  - Répercussions négatives sur rythme d’exécution des projets et atteinte des objectifs.
  - Mesures : création d’un comité opérationnel de suivi des projets (missions : faire le point du portefeuille, proposer mesures pour accélérer exécution); mise en place d’un fonds d’études pour garantir la maturité des projets.
- Risques sécuritaires (menaces terroristes)
  - Nécessité de remodeler la géopolitique nationale, renforcer unité nationale, coopération régionale et internationale.
- Risques liés aux catastrophes naturelles
  - Réchauffement climatique (inondations, désertification), invasions acridiennes → impacts sur économie rurale.
  - Mesures : élaboration et mise en œuvre d’une stratégie nationale de réduction des risques liés aux catastrophes incluant un système d’alerte précoce.
- Risques socioculturels (mentalités rétrogrades)
  - Faible niveau d’instruction et pesanteurs socioculturelles (tabous alimentaires, excision, violences domestiques) limitant impact promotion santé.
  - Mesures : intensification des campagnes d’Information, d’Education et de Communication.
- Risques liés à la faible appropriation du CSLP par l’administration
  - Mesures : respect des dispositions de la loi d’orientation n°050/2001 du 25 juillet 2001; opérationnalisation des cadres de concertation (CTS, GTT, CTLP, etc.) et mécanismes de suivi-évaluation du CSLP III.

*Source : Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2011-2015 — Volume 2 : Plan d’actions 2011-2015 (extraits).*

### 2.  PLAN D’ACTIONS DU CSLP III 2011-2015

### 2.  PLAN D’ACTIONS DU CSLP III 2011-2015

### A. ACCÉLÉRATION DE LA CROISSANCE ET STABILISATION DU CADRE MACROÉCONOMIQUE (AXE 1)

- Le troisième plan d'actions du CSLP 2011-2015 s’inscrit dans la continuité des orientations retenues dans le second plan d'actions du CSLP.
- Objectifs prioritaires de l’axe 1 :
  - (i) un cadre macroéconomique stabilisé et sain ;
  - (ii) l’approfondissement des réformes structurelles et du renouveau des systèmes d’incitation ;
  - (iii) le développement des infrastructures de soutien à la croissance ;
  - (iv) l’exploitation optimale des sources de la croissance.

### a. Cadre macro-économique stabilisé et sain

#### i. Objectifs macroéconomiques visés pour la période 2011-2015

- Indicateur 2010 :
  - La croissance globale est estimée à 5,6% hors secteur pétrolier.
- Facteurs ayant soutenu la croissance en 2010 :
  - (i) l’orientation à la hausse des prix des matières premières et la reprise de la demande mondiale ;
  - (ii) les mesures prévues par les autorités pour soutenir la campagne agricole 2010/2011 ;
  - (iii) l’augmentation des capacités d’offre d’électricité de la SOMELEC ;
  - (iv) la relance du secteur du BTP.
- Indicateur des prix :
  - L’inflation est estimée à 6,1% pour l’année

*Source: _cr11252f - 2.  PLAN D’ACTIONS DU CSLP III 2011-2015*

### 2010. Le déficit budgétaire de base hors pétrole est prévu à hauteur de 3% du PIB non pétrolier bénéficiant des

### _cr11252f - 2010. Le déficit budgétaire de base hors pétrole est prévu à hauteur de 3% du PIB non pétrolier bénéficiant des

### Cadre macroéconomique et résultats 2010–moyen terme
- 2010 : déficit budgétaire de base hors pétrole prévu à hauteur de 3% du PIB non pétrolier.
- Balance courante 2010 : prévue à 8,8% du PIB contre 12,5% en 2009.
- Réserves de change : 2,5 mois d’importations fin 2010 contre 2,2 fin 2009.
- Objectifs 2011-2015 du Gouvernement :
  - atteindre un taux de croissance moyen annuel du PIB de 5,8%;
  - contenir l'inflation pour la maintenir à 5% par an;
  - ramener le déficit budgétaire y compris les dons à 2,6% du PIB hors pétrole en moyenne sur la période;
  - porter les réserves de change à l’équivalent de près de 4 mois d’importations à l’horizon 2015.
- Profil de croissance retenu (2011-2015) : 5,8% par an — décrit comme prudent (n’intègre pas d’hypothèses d’exploitation d’autres gisements pétroliers hors « Chinguetti » ni l’impact de projets d’investissement dont le financement n’est pas acquis).

### Contributions sectorielles à la croissance (2011–2015)
- Principaux déterminants :
  - secteur tertiaire : principal déterminant ; services de transports/télécommunications, commerce/hôtellerie et services bancaires/assurance contribueront respectivement à hauteur de 0,5%, 0,7% et 0,8% sur la période 2011-2015.
  - secteur secondaire : second déterminant ; contribution moyenne sur la période 2011-2015 estimée à 2% (détaillée ci‑dessous).
  - secteur rural : contribution attendue de 0,7% (en augmentation par rapport à 0,3 et 0,6% des plans précédents).
- Facteurs clés pour le secondaire : exploitation du projet Guelb II (SNIM > 15 millions de tonnes/an → contribution à la croissance de 1%), développement de la construction et travaux publics (contribution moyenne 0,5%), relance des unités industrielles (contribution 0,4%).
- Tableau synthétique (extraits, contribution à la croissance en % ; source : Autorités Mauritaniennes et FMI ; Septembre 2010) :
  - Secteur Primaire 2011-2015 (moyenne) : 0,7
  - Secteur Secondaire 2011-2015 (moyenne) : 2,0
  - Secteur Tertiaire 2011-2015 (moyenne) : 2,4
  - PIB au prix du marché 2011-2015 (moyenne) : 5,8
  - Série annuelle (2011 à 2015) pour PIB au prix du marché : 5,2 ; 5,2 ; 6,2 ; 7,8 ; 4,7 (moyenne 2011-2015 = 5,8).

### Secteur extérieur (2011–2015) — performance et projections
- Balance commerciale (moyenne 2011-2015) : 163,7 millions USD contre déficit de 29,8 millions USD période précédente.
- Balance commerciale hors SNIM (moyenne 2011-2015) : déficit de -1 010,3 millions USD contre -684,2 millions USD (2006-2010).
- Services et revenus nets (moyenne 2011-2015) : -581,2 millions USD (contre -494,9 millions USD 2006-2010).
- Transferts courants (2011-2015 moyenne) : 164,1 millions USD.
- Balance courante (moyenne 2011-2015) : -253,4 millions USD (contre -363,3 millions USD 2006-2010).
- Facteurs expliquant l’évolution :
  - exportations moyennes passées de 1 569 à 2 297 millions USD entre périodes ;
  - hausses du fret de 27,2% en moyenne entre périodes ;
  - intérêts sur la dette augmentés de 194% (29 à 84 millions USD en moyenne).
- Financement du déficit courant 2011-2015 :
  - emprunts officiels à long terme : 194 millions USD par an ;
  - investissements directs : 167 millions USD par an (dont 27% pour exploration pétrolière).
- Balance globale attendue : excédent de 56 millions USD sur la période.

### Finances publiques : ressources, dépenses et saldos (tableau synthétique)
- Recettes yc pétrole et dons (milliards UM) : 2011=257,0 ; 2012=255,9 ; 2013=272,2 ; 2014=280,9 ; 2015=306,1 ; 2011-2015 moyenne = 274,4
- Recettes nc pétrole et dons (milliards UM) : 2011=227,3 ; 2012=233,4 ; 2013=249,4 ; 2014=257,9 ; 2015=282,5 ; 2011-2015 moyenne = 250,1
- Recettes fiscales (milliards UM) : 2011=146,1 ; 2012=156,8 ; 2013=170,2 ; 2014=177,5 ; 2015=187,7 ; 2011-2015 moyenne = 167,7
- Recettes non fiscales (milliards UM) : 2011=81,1 ; 2012=76,5 ; 2013=79,2 ; 2014=80,5 ; 2015=94,8 ; 2011-2015 moyenne = 82,4
- Recettes pétrolières (milliards UM) : 2011=10,1 ; 2012=10,5 ; 2013=10,8 ; 2014=11,0 ; 2015=16,4 ; 2011-2015 moyenne = 11,7
- Dons (milliards UM) : 2011=19,6 ; 2012=12,1 ; 2013=12 ; 2014=11,9 ; 2015=7,3 ; 2011-2015 moyenne = 12,6
- Dépenses et prêts nets (milliards UM) : 2011=286,2 ; 2012=283,3 ; 2013=297,4 ; 2014=297,8 ; 2015=313,1 ; 2011-2015 moyenne = 295,6
- Solde global hors dons et pétrole (milliards UM) : 2011=-58,9 ; 2012=-49,9 ; 2013=-48,0 ; 2014=-39,9 ; 2015=-30,6 ; 2011-2015 moyenne = -45,5
- En % du PIB hors pétrole (solde global hors dons et pétrole) : 2011=-5,5 % ; 2012=-4,4 % ; 2013=-4,0 % ; 2014=-3,1 % ; 2015=-2,2 % ; 2011-2015 moyenne = -3,9 %
- Solde global yc dons et pétrole (milliards UM) : 2011=-29,2 ; 2012=-27,3 ; 2013=-25,2 ; 2014=-17,0 ; 2015=-7,0 ; 2011-2015 moyenne = -21,1
- Taux de pression fiscale : 2011=13,6 % ; 2012=14,00 % ; 2013=14,3 % ; 2014=13,7 % ; 2015=13,8 % ; 2011-2015 moyenne = 13,9 %
- PIB nominal hors pétrole (milliards UM) : 2011=1 072 ; 2012=1 124 ; 2013=1 191 ; 2014=1 297 ; 2015=1 361 ; 2011-2015 moyenne = 1 208,9
- Perspectives de recettes et dépenses :
  - recettes totales (hors dons et pétrole) augmenteraient en moyenne d’environ 14% par an pour se situer à 282,5 milliards UM en 2015;
  - dépenses publiques portées à près de 296 milliards UM par an sur la période (contre 245 milliards UM entre 2006 et 2010);
  - dépenses d’investissement près de 89 milliards UM par an sur la période (contre 61 milliards UM en moyenne 2006-2010);
  - 64% du financement des dépenses d’investissement attendu sur ressources intérieures ; 36% sur financement extérieur (fléchissement de 3,4% par an sur la période).

### Politique budgétaire et fiscale (orientations)
- Objectifs : élargir l’assiette fiscale ; renforcer l’administration des impôts et des douanes.
- Mesures attendues : accroître les recettes fiscales en moyenne de 8% par an sur 2011-2015.
- Recettes non fiscales : augmentation moyenne de 2,6% par an, atteignant une moyenne de 82,4 milliards UM (2011-2015) contre ~69 milliards UM (2006-2010) — hausse attendue des dividendes des entreprises publiques de 14 à ~22 milliards UM par an.
- Maîtrise des dépenses : composante « fonctionnement » évoluera à 3,1% par an (2011-2015) contre 9,4% par an (2006-2010); traitements et salaires estimés à 8,4% par an en % du PIB hors pétrole (contre 9,3% 2006-2010).
- Besoin de mobilisation de financements concessionnels pour maintenir le niveau d’investissement requis.

### Politique monétaire et financière
- BCM : poursuite des réformes pour moderniser instruments de politique monétaire :
  - titrisation de la créance BCM sur le Trésor (réforme accroîtra la masse monétaire de près de 7% sur la période, contre ~16% au cours de la période précédente);
  - mise en place d’un système de télé-compensation pour mieux exploiter données monétiques et renforcer transparence du marché interbancaire;
  - réduction graduelle du taux d’intérêt (politique flexible) avec possibilité de réduction du coefficient de réserves obligatoires ; relèvement du taux directeur aux premiers signes d’inflation ou tensions sur le marché des changes;
  - renforcement des capacités de la BCM : (i) développement des ressources humaines ; (ii) mise en place d’un système intégré d’information avant fin 2012 ; (iii) développement d’une culture d’entreprise.
- Ouverture du secteur bancaire à la concurrence étrangère et promotion d’instruments financiers (leasing, affacturage, capital risque).
- Objectif d’évoluer vers un marché de change interbancaire délocalisé avec rôle de superviseur de la Banque Centrale.

### Réformes structurelles et soutien au secteur privé
- Mesures programmées pour le développement du secteur privé :
  - élaboration d’une stratégie de développement du secteur privé ;
  - stimulation de l’investissement privé dans l’agriculture irriguée ;
  - finalisation du Code des Investissements ;
  - simplification des procédures administratives via Guichet Unique ;
  - programme de développement intégré de la Baie de Nouadhibou ;
  - accompagnement des PME/PMI.
- Réformes fiscales ciblées pour incitations et simplification, incluant la réduction des « précomptes » sur le BIC à 1% au profit d’acomptes périodiques, création de seuils transparents pour distinguer petites entreprises et micro-entreprises, création de Centres de Gestion Agréés (CGA).
- Accès au crédit : renforcement capacités des PME pour produire états financiers fiables ; mise en place d’une centrale d’informations financières (crédit bureau) ; renforcement de la régulation et supervision ; mise en œuvre du plan d’actions FSAP (2006).

### Infrastructures de soutien à la croissance (transports, énergie, TICs)
- Transports : liste détaillée de projets routiers (nouvelles routes, réhabilitations, voiries urbaines), projets aéroportuaires (acquisition matériels sécurité, mise aux normes aéroports intérieurs, construction nouvel aéroport international de Nouakchott via PPP), modernisation infrastructures maritimes (extension PANPA, terminal à conteneurs) ; projet ferroviaire potentiel Kaédi–Nouakchott (PPP).
- Energie :
  - projets prioritaires (PPP) : centrale éolienne 100 MW à Nouadhibou ; centrales thermosolaires 50 MW à Kiffa et autres zones ; centrale à gaz NKC 350 à 700 MW en plusieurs phases (1ère phase bicombustible gaz/HFO de 120 MW);
  - électrification périphéries Nouakchott/Nouadhibou, ligne Nouakchott-Nouadhibou, interconnexions Rosso-Boghé et Boghé-Sélibaby, intégration de systèmes de prépaiement, programme d’électrification 24 CLM/Phase II, construction centrales dans villes intérieures, programme national d’efficacité énergétique (économies jusqu’à 45% de moyens de production nouveaux).
- TICs :
  - objectifs : connexion par câble sous-marin ; connectivité nationale par fibre optique de certaines wilayas ; fonds de vulgarisation des TICs ; programmes « e-Entreprises », « e-Tijara » ; projets de télémédecine et télé-éducation ; installation de 120 cabines de téléphones publics dans localités de 25 000 à 100 000 habitants.

### Exploitation des ressources naturelles et secteurs productifs
- Pétrole :
  - forages programmés (zones A, B, C6), études de découvertes (Thiof, Tevet, Labeidna) et développement Banda pour alimentation centrale à gaz 350 MW ; SIGP, cadastre pétrolier automatisé et banque de données pétrolières prévus.
- Mines :
  - objectifs : diversification des ressources, augmentation production (nouvelles mines & extensions), doublement volume investissements recherche, atteindre 15 000 emplois en 2015 contre 11 000 en 2010.
  - mesures institutionnelles : PRISM III, renforcement police des Mines, renforcement capacités OMRG, création d'une Ecole des Mines.
- Pêche :
  - objectifs : gestion optimale et rente durable ; intégration accrue du secteur à l’économie ; promotion pêcheries émergentes et infrastructures de débarquement.
  - actions prioritaires : construction de quatre pôles intégrés pêche artisanale, extension Port de Nouadhibou, complexe pélagique à Nouadhibou, enlèvement épaves Baie de Nouadhibou, appui formation CASAMPAC.
- Agriculture et élevage :
  - objectifs agricoles 2015 : production céréalière couvrant au moins 50% des besoins, 100% pour certains maraîchers; diminution de plus de la moitié des importations de sucre raffiné via canne à sucre; promotion riz sur au moins 45 000 ha en irrigué.
  - actions : réhabilitation Casier Pilote de Boghè, R’kiz, Périmètre Pilote Gorgol II, aménagements hydrauliques, programme semences, crédit agricole adapté, développement PPP (20 000 ha Brakna, 11 000 ha Gorgol → extraction 126 000 T de sucre raffiné).
  - élevage : Programme National de Développement de l’Élevage ; objectif couvrir ≥ 50% des besoins en lait ; projets complexes agropastoraux (usine de lait, abattoir moderne, tannerie).

### Ancrage de la croissance dans la sphère des pauvres (politiques sociales et rurales)
- Axes prioritaires 2011-2015 : développement rural, sécurité alimentaire, développement urbain, microfinance & micro-entreprise, valorisation économique du capital naturel, protection sociale.
- Développement rural : construction/réhabilitation de plus de 150 ouvrages de retenue d’eau ; appui aux filières porteuses ; renforcement recherche/formation/vulgarisation (ENFVA).
- Politique nationale de sécurité alimentaire : renforcer système d’alerte précoce ; constitution et pérennisation de stocks de sécurité alimentaire ; renforcement du Fonds d'Action Humanitaire ; programme pays PAM/Volet ressources en eau.
- Développement urbain : construction de 4 000 logements ; réalisation de 6 000 parcelles viabilisées ; viabilisation et commercialisation de terrains ; amélioration accès eau/assainissement en ville.
- Microfinance : mise en œuvre dispositions légales (ordonnance 2007/005), professionnalisation des IMF, création d’une structure de refinancement, régime fiscal propre aux IMFs, centrale d’informations pour IMFs, corps d’inspecteurs dédiés.
- Protection sociale : élaboration stratégie nationale protection sociale ; extension activité CNAM ; révision textes CNSS pour envisager extension maladie et retraites complémentaires ; priorités : assistance indigence, assurance, sécurité au travail.

### Développement ressources humaines et services de base (santé, éducation, emploi, eau)
- Éducation :
  - objectif fondamental : éducation primaire complète et de qualité ; rétention au fondamental ciblée : 79 % en 2015.
  - actions : appui éducation de base, formation/qualification enseignants, production manuels, équipement établissements, construction campus Université de Nouakchott, création Université à Kiffa.
- Santé et nutrition :
  - couverture sanitaire ciblée : porter couverture sanitaire à 90 % dans un rayon de 5 km à l'horizon 2015 (constructions/équipements hôpitaux Rosso, Kaédi, Selibaby).
  - cibles de mortalité : mortalité maternelle de 686 → 232 pour 100000 naissances vivantes ; mortalité infantile de 122 → 45 pour 1000 naissances vivantes.
  - actions nutrition : adoption plan d’actions intersectoriel ; protocole prise en charge malnutrition aiguë ; promotion allaitement et lutte contre carences en micronutriments.
- Emploi :
  - objectifs : intégrer dimension création d’emplois dans programmation budgétaire ; système information sur l’emploi ; promotion emploi jeunes/ANAPEJ ; renforcement FTP ; fonds d’études départemental pour emploi.
- Accès à l’eau rural :
  - cibles OMD : desservir la moitié de la population ayant un accès difficile en 2009 ; prendre en charge plus du tiers de l’augmentation de la population 2009–2015 (~1,2 million de personnes).
  - actions prioritaires : approvisionnement en eau potable de 200 localités > 500 habitants ; projets prioritaires (Dhar, Aftout Chergui, Eau du Fleuve, Aftout Essahili, AEPA zone méridionale).

### Gouvernance, institutions et pilotage
- Gouvernance et lutte contre la corruption :
  - objectifs : gestion efficiente et transparente des ressources publiques ; lutte contre corruption avec stratégie nationale (communication, prévention, sanctions, coopération internationale) ; renforcement institutions de contrôle (Cour des Comptes, Inspection Générale d’Etat, Inspection Générale des Finances).
  - mesures : schéma directeur réformes finances publiques ; mise en œuvre du nouveau code des marchés publics ; comptabilité patrimoniale et cadastre national.
- Gouvernance territoriale et décentralisation : application de la déclaration de politique de décentralisation (avril 2010), élaboration Code des Collectivités Territoriales, programmes PERICLES, VAINCRE, ART GOLD.
- Suivi‑évaluation et statistiques :
  - matrice d’indicateurs : initialement 74 indicateurs ; priorisation et réduction prévue ; typologie : 30 indicateurs d’impact (19 OMD, 6 profil pauvreté, 5 cadre macroéconomique), 28 indicateurs de résultats, 13 indicateurs de réalisation, 3 indicateurs de ressources.
  - enquêtes et recensements programmés : RGPH 2011 ; EPCV 2012 ; enquête emploi 2012 ; recensement agro-pastoral 2013 ; enquêtes MICS 2011 et 2015 ; enquêtes annuelles sécurité alimentaire, entreprises, secteur agricole ; enquête « 1 2 3 » secteur informel.
  - outils de reporting : tableaux suivi ressources (mensuel/trimestriel/annuel), tableau de bord trimestriel sectoriel, note de synthèse semestrielle, rapport annuel CSLP, évaluations d’impact en 2013 et 2015.
- Démarche participative : présidence des CTS confiée aux responsables de programmation et suivi des départements sectoriels ; renforcement cellule de coordination CSLP ; Assises Nationales (12–13 février 2011) ont produit recommandations sectorielles.

### Principales recommandations stratégiques et risques identifiés
- Risques macro : possible hausse des prix des produits alimentaires et pétroliers pouvant aggraver l’inflation ; autorités visent maintien du taux d’inflation à environ 5% (parfois formulé « en deçà de 5% » selon sections).
- Besoin d’alternatifs scénarios : recommandation d’élaborer au moins deux scénarii macro (optimiste/pessimiste).
- Financement des investissements : nécessité d’efforts importants pour mobilisation financements concessionnels pour maintenir niveau d’investissement requis pour la stratégie de réduction de la pauvreté.
- Gouvernance et coordination : renforcer cadre légal et institutionnel du suivi-évaluation (préparation et adoption d’une loi-cadre sur le suivi-évaluation) ; améliorer coordination Etat–PTF et alignement sur Déclaration de Paris.
- Priorités d’exécution : focaliser investissements d’infrastructures (transports, énergie, TICs) pour réduire coûts de production et favoriser intégration régionale ; promouvoir croissance pro‑pauvres et ciblage des zones rurales pauvres.

*Source : Autorités Mauritaniennes et FMI ; Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2011-2015 — Volume 2 : Plan d’actions 2011-2015 (extraits, septembre 2010).*

### 1.1 Incidence de la pauvreté  Enquête Impact 2004 46,70 % 2008 42% 25%

### _cr11252f - 1.1 Incidence de la pauvreté  Enquête Impact 2004 46,70 % 2008 42% 25%

### Incidence et dimensions de la pauvreté
- 1.1 Incidence de la pauvreté — Enquête Impact 2004 46,70 % 2008 42% 25%
- 1.2 Part du quintile le plus pauvre dans la consommation nationale — Enquête Impact 2004 6,7% 2008 6,30% >10%
- 1.3 Écart de pauvreté (Incidence x Profondeurs) — Enquête Impact 2004 7% 2008 6,10% 4%
- 1.4 Proportion de ménages habitant dans un logement précaire — Enquête Impact 2004 33% 2008 32,50% 0%
- 1.5 Taux net de scolarisation au fondamental (TNS) — Enquête Impact 2004 40, 2% 2009 73% 85%
- 1.6 Rapport filles/garçons au fondamental — Enquête Impact 2004 99% 2009 102% 100%
- 1.7 Taux de rétention en fin du cycle fondamental — Enquête Impact 2004 38,90% 2009 61% 79%
- 1.8 Rapport filles/garçons au secondaire — Enquête Impact 2004 85% 2009 85% 100%
- 1.9 Taux d’analphabétisme des adultes (15 ans et plus) — Enquête Impact 2004 42,50% 2008 38,50% 15%
- 1.10 Taux d’analphabétisme des adultes femmes par rapport aux adultes hommes (15 ans et plus) — Enquête Impact 2004 17,3 2008 15,50% 5%
- 1.11 Taux de mortalité infantile (pour 1000) — Enquête Impact 2000 87 2007 77 40
- 1.12 Taux de mortalité infanto-juvénile (pour 1000) — Enquête Impact 2000 135 2007 122 55
- 1.13 Taux de mortalité maternelle (pour 100.000) — Enquête Impact 2000 747 2007 686 300
- 1.14 Taux de prévalence du VIH/SIDA — Enquête Impact 2004 0,5% 2008 0,50% <1%
- 1.15 Taux de malnutrition (poids pour âge) chez les enfants <5 ans — Enquête Impact 2004 30,2% 2007 29,8% 10%
- 1.16 Proportion de la population ayant accès à une source d’eau potable en milieu rural et semi-urbain — Enquête Impact 2004 52% 2008 62% 74%
- 1.17 Proportion de ménages ayant accès à un système d’assainissement amélioré — Enquête Impact 2004 19,7% 2008 21,8% 70%
- 1.18 Superficie des terres protégées pour préserver la biodiversité (en milliers ha) — Enquête Impact - - 2000 1232 20600
- 1.19 Tenue d’élections transparentes — Enquête Impact - - 2009 1 2

### Indicateurs de suivi de la pauvreté
- 2.1 Indice d’extrême pauvreté — Enquête Impact 2004 28,80% 2008 26,80% 16%
- 2.2 Nombre de pauvres (en milliers) — Enquête Impact 2004 1 320 2008 1 284 924
- 2.3 Profondeur de la pauvreté — Enquête Impact 2004 15,30% 2008 14,5% 7%
- 2.4 Sévérité de la pauvreté — Enquête Impact 2004 6,90% 2008 6,9% 4%
- 2.5 Indice de Gini — Enquête Impact 2004 39,30% 2008 38% 40,50%
- 2.6 PIB par habitant en USD Annuel Impact 2004 542 2009 940 1 374

### Indicateurs macroéconomiques
- 3.1 Taux annuel moyen de croissance du PIB du pays Annuel Impact 2004 5,2 2009 -1,2% 4,7%
- 3.2 Déficit budgétaire (hors dons et pétrole) moyen (en % du PIB hors pétrole) Annuel Impact 2004 -8,0% 2009 -8,0% -2,2%
- 3.3 Déficit courant hors transferts officiels (en % du PIB) Annuel Impact 2004 -38,7% 2009 -14,6% -2,9%
- 3.4 Taux d’inflation Annuel Impact 2004 10,4 2008 7,3% 5,0%
- 3.5 Réserves brutes (en mois d’importation) Annuel Impact 2004 0,6 2008 2,1 2,8 (2013)

### Indicateurs de résultats (sélection)
- 4.1 Nombre de touristes Annuel Résultats 2004 40 000 2008 72 000 100 000
- 4.2 Offres de lits (capacités d’accueil hôtelières) Annuel Résultats 2004 1410 2008 9503 15 000
- 4.3 Linéaire des routes bitumées(en KM) Annuel Résultats - - 2005 2012 4858
- 4.4 Linéaire des routes réhabilitées(en KM) Annuel Résultats - - 2006 990 1200
- 4.5 Temps requis pour la création d’une entreprise Annuel Résultats 2004 60 jours 2008 10 à 30 jours 5-10 jours
- 4.6 Classement Doing Business de la Mauritanie Annuel Résultats - - 2010 166 156
- 4.7 Couverture des besoins céréaliers du pays par la production locale Annuel Résultats - - 2009 30% 50%
- 4.8 Taux de couverture vaccinale du cheptel (PPCB) Annuel Résultats - - 2009 90% 100%
- 4.9 Taux brut de scolarisation au fondamental (TBS) Annuel Résultats 2004 95,10% 2009 99% 100%
- 4.10 Ecart type entre les TBS des wilayas Annuel Résultats - - 2007 12% 5%
- 4.11 Taux brut de scolarisation au premier cycle secondaire (TBS) Annuel Résultats - - 2009 23% 32%
- 4.12 Taux de réussite au BAC Annuel Résultats - - 2009 17% 30%
- 4.13 Nombre de formés aux écoles et centres de FTP Annuel Résultats 2004 999 2008 1470 2868
- 4.14 Taux de couverture sanitaire dans un rayon de 5 KM Annuel Résultats 2004 40,60% 2007 40,30% 100%
- 4.15 Ratio Infirmiers /population Annuel Résultats - - 2010 1 pour 1.593 1 pour 1.414
- 4.16 Taux de couverture vaccinale des PENTA 3 du PEV (enfants de 0 à 23 mois) Annuel Résultats 2004 79% 2008 68,80% 95%
- 4.17 Taux de succès thérapeutique du traitement de la tuberculose Annuel Résultats - - 2009 69% 85%
- 4.18 Nombre d’abonnés à l’Internet Annuel Résultats - - 2008 9693 400 000
- 4.19 Nombre d’abonnés au téléphone mobile pour 1.000 hab. Annuel Résultats 2008 628 900
- 4.20 Proportion de sièges occupés par des femmes au parlement national Annuel Résultats 2004 2% 2008 18% 35%
- 4.21 Taux de pression fiscale Annuel Résultats 2006 17,20% 2009 14,10% 16,10%
- 4.22 Nombre de radios et télévisions privées Annuel Résultats - - 2010 0 3
- 4.23 Nombre d’entreprises féminines développées Annuel Résultats - - 2010 20 100
- 4.24 Le nombre d'étudiants du supérieur Annuel Résultats - - 2009 15200 15800
- 4.25 Morbidité confirmée du paludisme Annuel Résultats 2004 - 2009 22% nd
- 4.26 Nombre d’actifs assurés à la CNSS Annuel Résultats - - 2009 45000 47 000
- 4.27 Part des énergies renouvelables dans la production d'électricité nationale Annuel Résultats <1% 15%
- 4.28 Niveau du Stock de Sécurité (tonnes) Annuel Résultats 0 20000

### Indicateurs de moyens et de réalisations (sélection)
- 5.1 Niveau de réalisation du projet d’assainissement de la ville de Nouakchott Annuel Réalisation 2010 0% 100%
- 5.2 Niveau de réalisation du projet de construction du réseau de distribution d'eau de la ville de Nouakchott Annuel Réalisation 2010 0% 100%
- 5.3 Niveau de réalisation du projet de construction du Campus de l'Université de Nouakchott Annuel Réalisation 2010 0% 100%
- 5.4 Niveau de réalisation du projet de réhabilitation de la route Nouakchott-Rosso Annuel Réalisation 2010 0% 100%
- 5.5 Niveau de réalisation du projet de construction de la route Atar-Tidjikja Annuel Réalisation 2010 0% 100%
- 5.6 Niveau de réalisation du projet de construction, réhabilitation et équipement de centres de santé Annuel Réalisation 2010 0% 100%
- 5.7 Niveau de réalisation du projet d’Aftout Chergui Annuel Réalisation 2010 0% 100%
- 5.8 Niveau de réalisation du projet d’extension de la centrale électrique de Nouakchott Annuel Réalisation 2010 0% 100%
- 5.9 Niveau de réalisation du projet de construction du parc Eolien de Nouadhibou Annuel Réalisation 2010 0% 100%
- 5.10 Dispositif de pilotage de la réforme des finances publiques — Annuel Réalisation 2010 Non Oui
- 5.11 Création et fonctionnement régulier d’une DG de l’informatique au sein du MF — Annuel Réalisation 2010 Non Oui
- 5.12 Audits des principales applications informatiques et schéma directeur informatique du MF — Annuel Réalisation 2010 Non Oui
- 5.13 L’Unité de caisse a été restaurée — Annuel Réalisation 2010 Non Oui
- 5.14 Part des dépenses de santé dans le budget de l'Etat Annuel Moyens 2006/2009 4,50% 8 à 10%
- 5.15 Dépenses courantes MEF en % dépenses courantes de l'Etat (hors dette) Annuel Moyens 2009 9,60% 10%

*Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2011-2015 — Volume 2 : Plan d’actions 2011-2015 (page excerpts)*

### 5.16 Montant du FRD (en millions

### _cr11252f - 5.16 Montant du FRD (en millions

### Dispositif institutionnel pour le suivi de la mise en œuvre du CSLP
- Comité de Concertation sur la Lutte contre la Pauvreté (CCLP)
  - Mandat : assure le suivi de l’ensemble du processus d’élaboration du CSLP, y compris la préparation des assises nationales et des séminaires interrégionaux et veille à ce que les recommandations de ces fora soient prises en compte dans le CSLP.
  - Composition : Présidence : MAED – Membres : ministères, représentants des élus et de la société civile.
  - Périodicité des réunions : 2 fois par an
- Comité des Donateurs
  - Mandat : (i) informe sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du CSLP et sur les performances spécifiques obtenues relativement aux OMD, (ii) évalue les problèmes rencontrés dans l’exécution des programmes prioritaires soutenus par les partenaires au développement, (iii) suit les engagements financiers des partenaires en faveur de la mise en oeuvre du plan d’action du CSLP, et (iv) renforce la cohérence et la complémentarité des interventions des bailleurs de fonds.
  - Composition : Présidence : MAED – Membres : MF, GR/BCM, CDHLCPI, tous les partenaires au développement représentés à Nouakchott.
  - Périodicité des réunions : trimestrielle
- Comité Technique de Lutte contre la Pauvreté (CTLP)
  - Mandat : (i) suit, de manière permanente, la mise en œuvre des différents programmes du CSLP, (ii) veille à la production des situations mensuelles et des rapports d’avancement exigés par le système de S&E du CSLP, et (iii) assure la coordination technique de l’activité des différentes parties prenantes du dispositif institutionnel.
  - Composition : Présidence : Conseiller/politiques de développement du MAED – Membres : Secrétariat de Coordination + présidents des Comités techniques sectoriels
  - Périodicité des réunions : trimestrielle
- Comités Techniques Sectoriels (CTS)
  - Mandat : centralisent et consolident les fiches mensuelles, élaborent le Tableau de bord sectoriel, assurent la concertation interne, diffusent l’information de suivi, constituent les « points focaux » sectoriels pour tous les exercices de suivi programmatique (CDMT, suivi des OMD, etc.).
  - Composition : Noyau dur (responsables des services Programmation et suivi, Financiers/DAF, Statistiques) ; Plénière : Autres départements concernés, société civile, secteur privé, PTF
  - Périodicité des réunions : mensuelle (« Noyau dur ») ; trimestrielle (plénière)
- Comité Interministériel de Lutte contre la Pauvreté (CILP)
  - Mandat : (i) valide les rapports semestriels et annuels sur le suivi de la mise en oeuvre du CSLP, (ii) se prononce sur et valide le rapport d’évaluation d’impact du CSLP, (iii) approuve les programmations pluriannuelles et les plans d’action annuels de mise en oeuvre de la stratégie, (iv) adopte les projets de communications au Parlement relatifs aux bilans de mise en oeuvre du CSLP, et (v) examine les Rapports nationaux de suivi des OMD et formule les recommandations pour garantir leur atteinte.
  - Composition : Présidence : Premier Ministre - Secrétariat : MAED/CDHLCPI – Membres : tous les ministres des départements impliqués dans la mise en oeuvre du CSLP.
  - Périodicité des réunions : 2 fois par an

### Annexe 3 : Principes et structure de la matrice des actions prioritaires (CSLP 2011-2015)
- Finalité : synthèse des principales actions et projets du CSLP 2011-2015, alignée avec le PIP 2011-2015, renseignant montants, mobilisation des ressources (acquis, non acquis), et nature du financement (prêt, don, budget, PPP,...).
- Contenu : intègre projets du PIP et actions non chiffrées (mesures, textes juridiques, actions non investissement) ; sert d’outil de base pour l’évaluation du troisième plan d’actions.

### AXE 1 — Accélérer la croissance et maintenir les grands équilibres macroéconomiques
- Montant total indiqué : 1 645 890,18 (En millions de MRO)
- Cadre macroéconomique — objectifs principaux (2011-2015)
  - Atteindre un taux de croissance moyen annuel du PIB de 5,8% 2011-2015 MAED
  - Contenir l'inflation à moins de 5% 2011-2015 BCM
  - Porter les réserves de change à l'équivalent de 4 mois d'importations en 2015 2011-2015 BCM
  - Ramener le déficit budgétaire y compris dons à 2,6% du PIB hors pétrole en moyenne sur 2011-2015 2011-2015 MF
  - Réduire le déficit courant hors transferts officiels à 2,9 % du PIB en 2015 2011-2015 BCM
- Réformes structurelles — Montant global affiché : 2 190,00
  - Développement du secteur privé : liste d'actions (stratégie PPP agriculture irriguée, stratégie développement secteur privé, finalisation code des investissements, renforcement guichet unique, etc.)
  - Projets et montants sélectionnés :
    - Fonds d’études pour la promotion de l'investissement 2010-2014 MAED Acquis BUDGET 400,00
    - Mise en œuvre d'un Programme de Développement Intégré de la Baie de Nouadhibou 2011-2015 MAED Non acquis DON 500,00
    - Projet d'Amélioration du Climat de l'Activité Economique 2008-2012 MAED Acquis QUASI-DON 1 165,00
    - Projet d'Amélioration du Climat de l'Activité Economique 2008-2012 MAED Acquis BUDGET 125,00
- Accès aux crédits, cadre juridique, politique fiscale, politique monétaire : multiples actions listées (FSAP, centrale d'informations financières, régulation, seuils fiscaux, système télé-compensation, politique de change plus flexible, etc.) sans montants agrégés supplémentaires sur ces lignes.

### AXE 1 — Infrastructures (Montant total : 1 394 679,10)
- Transports — Montant total : 1 013 143,20
  - Appui institutionnel : Appui à la Réforme du sous-secteur du transport terrestre 2009-2013 MET Acquis DON 800,70
  - Fonds d'études MET 2010-2014 MET Acquis BUDGET 2 020,00
  - Projet PATRIST 2010-2013 MET Acquis QUASI-DON 1 160,00
  - Chemin de fer Kaedi-Nouakchott 2012-2015 MET Non acquis PPP 206 400,00
  - Projet de construction des Chemins de fer/Cellule de coordination 2011-2014 MET Acquis BUDGET 3 000,00
  - Entretien routier : Contrôle des travaux d'entretien routier 2009-2013 MET Acquis BUDGET 400,00
  - Infrastructures aéroportuaires : Acquisition matériel sécurité aéroportuaire 2012-2015 MET Non Acquis DON 780,00 ; Construction aéroport international Nouakchott 2013-2016 MET Non acquis PPP 144 000,00 ; Installation d'instruments d'observation 2012-2015 MET Non Acquis DON 1 015,00 ; Mise aux normes Aéroports intérieurs 2013-2015 MET Non Acquis DON 4 983,00
  - Infrastructures diverses : Enlèvement des Epaves Baie de Nouadhibou 2011-2013 MPEM Acquis DON 9 720,00 ; Equipement Stations Météo 2005-2011 MET Acquis BUDGET 1 468,00
  - Infrastructures portuaires : plusieurs projets dont Construction de quatre pôles intégrés de Développement de la pêche artisanale et côtières 2013-2015 MPEM Non Acquis QUASI-DON 53 000,00 ; Construction port pêche Tanit 2012-2013 MPEM Non acquis PPP 15 829,80 ; Quai conteneurs Nouakchott 2012-2015 MET Non acquis PPP 30 000,00 ; Extension Port NOUAHDIBOU 2009-2013 MPEM Acquis PRET 6 200,00 ; Projet d'extension PAN PA 2009-2012 MET Acquis PRET 73 000,00
  - Infrastructures routières : nombreux tronçons et réhabilitations listés avec montants individuels (exemples : Construction route Kseir-Torchane-Choum 2011-2014 MET Non Acquis DON 7 000,00 ; Construction route Atar-Tidjikja multiples lignes avec montants 10 217,00 ; 4 000,00 ; 5 160,00 ; 2 390,54 ; 5 216,00 ; financement complémentaire 2012-2014 PRÊT 15 860,00 ; Construction périphérique Nouakchott 2013-2016 MET Non Acquis PRET 35 510,00 ; Route Tidjikja - Kiffa-Frontière Mali 2012-2018 MET Non Acquis Prêt 67 340,00 ; Constuction Kaédi-Mbout-Sélibaby-Gouraye 2007-2011 MET Acquis BUDGET 13 300,00 et Acquis DON 23 089,00)
  - Programmes de réhabilitation et renforcement routier avec montants détaillés (ex.: Réhabilitation route Tintane-Nema 2013-2016 Non Acquis QUASI-DON 45 084,00)
- Énergie — Montant total : 373 735,90
  - Projets clés et montants :
    - Centrales Electriques des Villes de l'Intérieur 2009-2015 SOMELEC Acquis PRÊT 1 760,00
    - Centrales électriques villes intérieur (phase 2) 2013-2015 MME Non acquis PRÊT 7 800,00
    - Complément extension centrale Nouadhibou et ligne Aftout 2008-2014 SOMELEC Acquis PRÊT 9 288,40
    - Construction centrales photo-voltaïques 2011-2013 SOMELEC Acquis PRÊT 1 001,00
    - Deux centrales thermo-solaire dans triangle pauvreté et le Dahr 2013-2015 MME Non acquis PRÊT 7 800,00
    - Ligne électrique Nouakchott-Nouadhibou 2013-2015 MME Non acquis PRÊT 26 000,00
    - Centrale combinée fuel/gaz Nouakchott 120 Mgw (phase 1) 2013-2015 MME Non acquis PPP 46 800,00
    - Centrale combinée fuel/gaz Nouakchott 700Mgw (phase 2) 2011-2015 MME Non acquis PPP 182 000,00
    - Centrale éolienne 100mgw Nouadhibou 2012-2016 MME Non acquis PPP 26 000,00
    - Centrale thermo solaire Kiffa (50 Mgw) 2012-2015 MME Non acquis PPP 39 000,00
    - Electrification de 130 villages vallée (phase 2) 2013-2015 MME Non acquis PRÊT 13 000,00
    - Electrification vallée : Interconnexion Rosso-Boghé 2005-2013 MME Acquis PRÊT 1 375,00 and Acquis BUDGET 80,00
    - Electrification quartiers périphériques Nouakchott et Nouadhibou 2012-2015 SOMELEC Acquis BUDGET 2 450,00
    - Extension centrale Nouakchott 2009-2013 SOMELEC Acquis PRÊT 5 188,70 and 2010-2013 Acquis PRÊT 892,80
    - Intégration systèmes pré-paiement Nouakchott 2010-2012 SOMELEC Non Acquis DON 1 400,00
    - Programme Electrification 24 CLM/ Phase II 2005-2011 MME Acquis BUDGET 1 900,00
- TIC — Montant global indiqué : 7 800,00
  - Réalisation connexion par fibre optique au réseau international 2011-2013 MEFPTIC Acquis QUASI-DON 7 800,00

### AXE 1 — Sources de croissance (total partiel indiqué : 249 021,08)
- Pétrole : actions listées sur SIGP, Banque de données pétrolière, cadastre pétrolier ; sans montants chiffrés détaillés dans l’extrait.
- Mines — Montant total indiqué : 14 332,14
  - Projets et montants : Création école des mines 2013-2015 MIM Non Acquis DON 4 800,00 ; PRISM IV 2006-2011 MIM Acquis PRET 5 850,00 ; Renforcement police Mines 2008-2011 MIM Acquis BUDGET 290,00 ; Renforcement capacités secteur minier 2009-2012 MAED Acquis PRET 127,14 ; Renforcement capacités OMRG 2013-2015 MIM Non Acquis DON 1 265,00 ; PRISM III 2013-2015 MIM Non Acquis QUASI-DON 2 000,00
- Pêche — Montant total indiqué : 57 266,00
  - Exemples : Construction complexe pélagique Nouadhibou 2013-2015 MPEM Non Acquis QUASI-DON 26 383,00 ; Extension pontons Port Artisanal NOUADHIBOU 2011-2014 MPEM Non Acquis DON 4 050,00 ; Raccordement pôles de développement aux réseaux 2011-2012 MPEM Non Acquis QUASI-DON 26 383,00 ; Appui formation CASAMPAC 2009-2011 MPEM Acquis BUDGET 450,00
- Tourisme et artisanat — Montant total indiqué : 1 625,00
  - Actions et montants : Appui promotion tourisme 2009-2015 MCIAT Acquis BUDGET 225,00 ; Centre Formation Artisanat d'art 2013-2014 MCIAT Non Acquis Don 500,00 ; Maisons régionales Artisanat 2012-2014 MCIAT Non Acquis DON 500,00 ; Promotion Tourisme 2013-2015 MCIAT Non Acquis DON 400,00
- Industrie — Montant total indiqué : 2 033,00
  - Etude et réalisation zones industrielles 2013-2016 MCIAT Non Acquis Don 2 000,00 ; Renforcement capacités DDI/MCIAT 2010-2014 MCIAT Acquis BUDGET 33,00
- Agriculture — Montant total indiqué : 155 658,45
  - Agriculture irriguée : projets et montants (exemples : Aménagement Lac R'Kiz 2010-2015 SONADER Acquis PRET 2 924,00 ; Aménagements 11.000 Ha Gorgol canne à sucre 2011-2012 MDRAcquis PPP 44 120,00 ; Aménagement 20.000 Ha Brakna 2011-2014 MDRAcquis PPP 68 120,00 ; Aménagement nouveaux périmètres 15.000 ha 2012-2014 MDR Non acquis PPP 36 680,00 ; Master plan irrigué 2012-2015 MDR Non Acquis PPP 315,00)
  - Elevage — Montant total indiqué : 18 106,49
    - Développement filières : Développement filière Viande Rouge 2012-2014 MDR Non Acquis DON 7 181,77 ; Programme développement secteur laitier 2012-2014 MDR Non Acquis DON 3 956,72
    - Programmes de renforcement et valorisation listés avec montants (ex.: Promotion et valorisation filières élevage 2010-2013 MDRAcquis PRET 3 908,00 ; Programme National Développement de l'Elevage 2012-2014 MDR Non Acquis QUASI-DON 2 000,00 ; Valorisation Production Animale 2013-2015 MDR Non Acquis DON 1 060,00)

### AXE 2 — Ancrer la croissance dans la sphère économique des pauvres (total partiel indiqué : 349 524,85)
- Développement rural — Montant total : 59 795,89
  - Projet de développement rural intégré — Montant : 39 882,74
    - Exemples : Gestion Intégrée Plantes Aquatiques proliférantes 2006-2011 MDRAcquis QUASI-DON 319,00 et 107,30 ; Programme Développement Durable des Oasis III 2007-2012 MDRAcquis QUASI-DON 2 941,20 ; Programme Construction et Réhabilitation ouvrages retenue d'eau 2012-2015 MDR Non Acquis DON 12 220,00 ; Programme Développement Rural Intégré 2012-2016 MDR Non Acquis QUASI-DON 3 612,00 ; Projet Développement Cultures Pluviales 2013-2015 MDR Non Acquis QUASI-DON 5 571,00
  - Appui aux filières — Montant : 12 586,15
    - Exemples : Programme appui filières porteuses 2012-2014 MDR Acquis DON 3 870,00 ; Programme appui filières II 2012-2015 MDR Non Acquis DON 4 400,00 ; Programmes de lutte contre la pauvreté rurale avec montants variés
  - Statistiques agricoles — Montant : 2 170,00
    - Recensement Agricole et agro-pastoral 2011-2012 MDR Non Acquis DON 1 837,00 ; autre ligne DON 333,00
  - Renforcement des capacités — Montant : 5 157,00
    - Exemples : Projet urgence acridienne 2005-2011 MDRAcquis PRET 2 626,00 ; Réhabilitation ENFVA Kaédi 2011-2012 MDR Acquis BUDGET 1 641,00
- Sécurité alimentaire — Montant total : 13 495,10
  - Aide d'urgence — Montant : 4 841,10
    - Programme pays PAM/ Volet ressources en eau/CSA 2003-2011 CSA Acquis BUDGET 935,00 and Acquis DON 3 906,10
  - Prévention des crises — Montant : 4 339,00
    - Accélération lutte contre Faim et Malnutrition enfants Sud Est : plusieurs lignes DON (617,92 ; 437,28 ; 757,97 ; 121,83) ; PRSA 2009-2013 CSA Acquis PRET 2 404,00
  - Renforcement des capacités — Montant : 4 315,00
    - Exemples : Opérationnalisation Fonds d'Action Humanitaire 2011-2015 CSA ; Réhabilitation et extension capacités stockage 2012-2014 CSA Non Acquis DON 1 300,00 ; Renforcement stock National de Sécurité 2013-2014 CSA Non Acquis DON 2 199,00 ; Renouvellement Parc transport CSA 2013-2014 Non Acquis DON 816,00

### AXE 2 — Développement urbain (total partiel indiqué : 267 801,08)
- Logement et habitat — Montant total : 104 064,68
  - Actions réglementaires et institutionnelles listées (codes, textes d’application, bases de données, mécanismes financement habitat)
  - Programmes de construction et PDU avec montants :
    - Programme construction 4000 logements 2013-2015 MHUAT Non Acquis DON 7 000,00
    - Programme Développement Urbain (PDU) phase 2 2012-2016 MAED Non Acquis Prêt 39 000,00
    - PDU phase I 2001-2011 MAED Acquis QUASI-DON 22 880,00 ; Acquis BUDGET 8 840,00 ; Acquis DON 1 560,00
    - Réalisation 6000 parcelles viabilisées 2012-2015 MHUAT Non Acquis DON 600,00
    - Restructuration quartiers précaires 2011-2015 MAED Non Acquis QUASI-DON 7 200,00
    - Programme national sédentarisation 2012-2016 MHUAT Non Acquis DON 5 000,00
- Urbanisme — Montant total : 11 945,00
  - Plans directeurs, Schéma National Aménagement Territoire 2012-2014 MHUAT Non Acquis DON 1 080,00 ; Fonds d'études MHUAT 2009-2013 Acquis BUDGET 1 935,00 ; Modernisation cartographie 2012-2014 Non Acquis DON 1 872,00 ; Réhab/Rénovation ville Tintane 2009-2011 Acquis DON 4 958,00 et Acquis BUDGET 2 000,00
- Eau et assainissement — Montant total : 151 791,40
  - Assainissement : Assainissement Nouadhibou 2013-2015 MHA Non Acquis DON 26 000,00 ; Projet assainissement Rosso 2013-2015 MHA Non Acquis DON 24 700,00 ; Reseau assainissement Nouakchott 2011-2015 MHA Non Acquis QUASI-DON 52 000,00 ; Etudes raccordement tronçon Socogim Tevragh Zeina 2010-2013 MHA Acquis BUDGET 400,00
  - Eau urbaine : Etude et réalisation AEP Kiffa 2013-2015 MHA Non Acquis PRÊT 12 000,00 ; Réhabilitation réseaux villes intérieures 2013-2015 MHA Non Acquis PRET 2 000,00 ; Multiples lignes Reseau distribution Eau Nouakchott 2011-2015 MHAAcquis/Non Acquis PRÊT montants listés : 4 391,40 ; 4 391,40 ; 7 020,00 ; 7 194,20 ; 4 194,40 ; 6 500,00

### Microfinance et micro entreprise (Montant total : 3 587,00)
- Renforcement des capacités — Montant : 3 587,00
  - Actions et montants : PNIME 2010-2014 MEFPTIC Acquis BUDGET 400,00 ; Programme promotion pierre taillée 2010-2014 Acquis BUDGET 400,00 ; PRECAMF 2007-2012 Acquis BUDGET 395,00 ; PRECAMF Acquis PRET 2 392,00
- Cadre réglementaire et institutionnel : adoption plan comptable microfinance, régime fiscal dédié, structures faitières, constitution inspecteurs dédiés, structure de refinancement, implantation mutuelles crédits, redynamisation APROMI.

### Valorisation économique du capital naturel
- Actions listées (2011-2015) : mise en évidence rendement investissements écologiques, mécanismes de financement pour pérenniser ressource et atténuer effets changements climatiques, promotion espèces endogènes pastorales, valorisation contribution capital naturel à la richesse nationale, valorisation services diversifiés des écosystèmes (responsable : MDPM/ENV).

### Protection sociale (Montant total : 4 845,78)
- Assistance et gestion de l'indigence — Montant : 4 845,78
  - Actions et montants : Appui initiatives insertion milieu pauvre 2012-2014 CDHAHRSC Non Acquis DON 290,00 ; Programme Aide d'Urgence 2010-2014 CDHAHRSCA Acquis BUDGET 1 200,00 ; Programmes promotion économique groupes défavorisés montants multiples (DON/BUDGET 200,00 ; 435,00) ; Programme lutte contre mendicité 2009-2011 CDHAHRSCA Acquis BUDGET 1 200,78 ; Programmes prévention conflits et renforcement cohésion sociale 2009-2011 MASEF Acquis DON 716,62 ; 208,43 ; 259,50 ; Acquis BUDGET 10,00 ; Acquis DON 105,45 ; Renforcement capacités cellule IEC/MASEF 2010-2014 Acquis BUDGET 20,00
  - Stratégie nationale protection sociale 2011-2015 MASEF
- Assurance Maladie / Sécurité sociale : Renforcement capacités CNAM 2011-2015 MS ; Réflexion extension couverture CNSS 2011-2015 MASEF ; Révision textes CNSS 2011-2015 MASEF

### AXE 3 — Développement des ressources humaines et expansion des services de base (Total partiel : 435 583,63)
- Éducation et formation — Montant total : 180 893,68
  - Enseignement de base — Montant : 31 044,09
    - Multiples projets PNDSE et appuis : Amélioration accès enseignement fondamental (PNDSE) lignes avec montants : 2 773,50 ; 774,00 ; 7 761,66 ; 595,98 ; 715,00 ; Appui Education de Base montants : 196,40 ; 2 095,56 ; 187,30 ; Gestion et coordination programme 2010-2015 MEEN Acquis BUDGET 5 000,00 ; Mise à niveau enseignants fondamental 2011-2015 MEEN Non Acquis DON 649,96 ; Mise en place offre scolaire groupes défavorisés 2011-2015 Non Acquis QUASI-DON 3 365,00 ; Production manuels scolaires 2012-2015 Non Acquis QUASI-DON 1 000,00 ; Restructuration formation initiale enseignants 2011-2015 Non Acquis QUASI-DON 650,00
  - Enseignement secondaire — Montant : 42 071,81
    - Actions et montants : acquisitions mobilier et laboratoires 2011-2014 Non Acquis QUASI-DON 1 500,00 ; Amélioration accès et équité au Secondaire multiples lignes avec montants : 648,00 ; 2 580,00 ; 2 760,00 ; 2 760,00 ; 3 000,00 ; 5 160,00 ; 7 482,00 ; 2 134,84 ; Amélioration accès II 2012-2013 Non Acquis DON 495,57 ; Généralisation cantines et accès groupes défavorisés 2012-2016 Non Acquis QUASI-DON 6 000,00 ; Projet appui reconstruction secondaire 2012-2015 Non Acquis QUASI-DON 3 851,40 ; Renforcement capacité accueil établissements secondaire 2011-2015 Non Acquis QUASI-DON 2 800,00
  - Enseignement supérieur — Montant : 85 534,18
    - Principales lignes et montants : Amélior. Qualité/Efficacité Enseignement Supérieur/ISET Rosso multiples lignes 3 428,82 ; 1 444,80 ; 2 878,25 ; PRÊT 3 652,76 ; Aménagements bâtiments 2012-2015 Non Acquis DON 5 200,00 ; Construction fac sciences et techniques 2009-2014 Acquis PRET 5 720,00 ; Construction fac lettres et cité universitaire 2011-2014 Acquis PRÊT 9 880,00 ; Construction fac médecine 2011-2014 Acquis DON 4 420,00 ; Construction fac juridiques et cité universitaire 2012-2015 Non Acquis DON 9 100,00 ; Construction hôpital universitaire 2012-2015 Non Acquis DON 3 900,00 ; Construction et équipement Campus Nouakchott (phase II) 2013-2015 Non Acquis DON 23 123,67 ; Création Université KIFFA 2013-2016 Non Acquis DON 6 500,00 ; Projet renforcement Enseignement Supérieur 2006-2011 Acquis DON 2 060,90 ; Développement recherche scientifique 2013-2015 Non Acquis DON 324,98 ; Consolidation réforme pédagogique LMD 2011-2015 MEEN ; Mise en place nouvelle politique gestion bourses 2011-2015 MEEN
  - Formation technique et professionnelle — Montant : 7 000,00
    - Actions et montants : Amélioration pertinence FTP 2012-2014 Non Acquis QUASI-DON 2 000,00 ; Diversification offre FTP 2012-2014 Non Acquis QUASI-DON 2 000,00

*Source : Extrait du document "Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté, Volume 2 : Plan d'actions 2011-2015", annexes et matrice des actions prioritaires (montants en millions de MRO) contenus dans le fichier fourni.*

### Introduction d’une démarche qualité et de la gestion axée sur les résultats dans les

### _cr11252f - Introduction d’une démarche qualité et de la gestion axée sur les résultats dans les

### Actions prioritaires et coût total du Plan d'actions 2011-2015
- Coût total du plan d'action (Tableau et graphique n°1) : 2 549 212,84 (en millions de MRO)
  - Acquis : 808 412,79 (en millions de MRO)
  - Non Acquis : 1 740 800,05 (en millions de MRO)
- Répartition du coût par axe (Tableau et graphique n°1) :
  - Axe 1 : 1 645 890,18 (en millions de MRO)
  - Axe 2 : 349 524,85 (en millions de MRO)
  - Axe 3 : 435 583,63 (en millions de MRO)
  - Axe 4 : 109 176,58 (en millions de MRO)
  - Axe 5 : 9 037,60 (en millions de MRO)
- Répartition par type de financement (Tableau et graphique n°2) — montants (en millions de MRO) et part globale :
  - Budget : 204 018,91
  - Don : 455 833,81
  - PPP : 839 264,80
  - PRET : 623 404,90
  - QUASI-DON : 426 690,42
  - Total général : 2 549 212,84
  - Pourcentages indiqués : 8,0% (Budget), 17,9% (Don), 32,9% (PPP), 24,5% (PRET), 16,7% (QUASI-DON)
- Poids sectoriel majeur :
  - Axe 1 concentre 1 645 890,18, soit la quasi-majorité des besoins (64,6% du total de l'Axe 1 indiqué dans le tableau).
  - Axes 2 et 3 représentent respectivement 13,7% et 17,1% du total par axe selon le tableau.

### Exemples d'actions sectorielles et montants attribués (extraits)
- Éducation et formation professionnelle :
  - Projet d'Appui à l'Enseignement Technique et Professionnel 2012-2014 : Non Acquis QUASI-DON 3 000,00
  - Programme de développement de l'enseignement (phase 1) 2012-2015 : Non Acquis QUASI-DON 10 270,20
  - Programme de développement de l'enseignement (phase 2) 2012-2015 : Non Acquis QUASI-DON 3 982,40
- Santé et nutrition :
  - Total santé et nutrition : 94 612,50
  - Politique de santé (sélection d'items) : Appui Projet santé et nutrition 2006-2011 Acquis PRET 2 600,00; Lutte contre les maladies transmissibles II 2010-2013 Non Acquis DON 9 880,00
  - Équipement : Acquisition de matériels biomédicaux 2013-2015 Non Acquis DON 14 575,00
  - Extension des services : Construction hôpitaux régionaux 2012-2013 Non Acquis DON 12 220,00; Programme d'infrastructures de Santé 2012-2015 Non Acquis PRET 10 000,00
- Accès à l'eau en milieu rural :
  - Total accès à l'eau potable : 95 853,80
  - Projet Dhar (alimentation en eau potable) 2012-2016 Non Acquis QUASI-DON 25 000,00
  - Projet Aftout Chergui (AEP à partir de Foum Gleita) divers postes totalisant plusieurs montants (ex. Non Acquis PRÊT 8 320,00 ; Acquis PRÊT 3 640,00 ; Acquis PRÊT 1 772,00 ; Non Acquis PRÊT 7 020,00)
- Genre, enfance et politique de population :
  - Total genre, enfance et politique de population : 5 853,00
  - Lutte contre les violences basées sur le genre (2012-2014) Acquis DON 1 000,00
  - Appui à l'accès à l'éducation préscolaire 2013-2016 Non Acquis DON 1 585,00
- Gouvernance et institutions :
  - Améliorer la Gouvernance et renforcer les capacités (total indiqué) : 109 176,58
  - Gouvernance territoriale et locale (décentralisation) : 32 811,07
  - Dispositif institutionnel (AXE5) total : 9 037,60
  - Renforcement du pilotage, du suivi et de l'évaluation du plan d'actions 2011-2015 : 9 037,60 (dont Dispositif institutionnel 4 520,00 et Opérationnalisation du 3è plan d'actions 4 517,60)

### Projections macroéconomiques clés (Tableau 4: Cadre macroéconomique 2011-2015)
- Croissance du PIB réel (Variation en %) : 2011 : 5,2 ; 2012 : 5,2 ; 2013 : 6,2 ; 2014 : 7,8 ; 2015 : 4,7
- PIB réel hors pétrole (Variation en %) : 2011 : 5,5 ; 2012 : 5,2 ; 2013 : 6,2 ; 2014 : 7,9 ; 2015 : 4,3
- Taux d'inflation (IHPC) / Moyenne annuelle : 2011 : 5,2 ; 2012 : 5,1 ; 2013 : 5,0 ; 2014 : 5,0 ; 2015 : 5,0
- Compte courant extérieur (inclus transferts officiels et pétrole) (en % du PIB) : 2011 : -8,0 ; 2012 : -10,2 ; 2013 : -7,1 ; 2014 : -2,6 ; 2015 : -1,6
- Solde budgétaire (inclus dons) (en % du PIB hors pétrole) : 2011 : -2,7 ; 2012 : -2,4 ; 2013 : -2,1 ; 2014 : -1,3 ; 2015 : -0,5
- Solde budgétaire (hors dons et pétrole) (en % du PIB hors pétrole) : 2011 : -5,5 ; 2012 : -4,4 ; 2013 : -4,0 ; 2014 : -3,1 ; 2015 : -2,2
- PIB nominal (en Milliards UM) pour mémoire : 2011 : 1 100,1 ; 2012 : 1 153,2 ; 2013 : 1 220,1 ; 2014 : 1 323,2 ; 2015 : 1 409,0
- Production moyenne du pétrole (milliers de barils / jour) : 2011-2014 : 7,0 ; 2015 : 12,3
- Population (millions) : 2011 : 3,4 ; 2012 : 3,5 ; 2013 : 3,5 ; 2014 : 3,6 ; 2015 : 3,7

### Éléments clés de la balance des paiements et projections (Tableau 2: Balance des paiements 2011-2015)
- Balance commerciale (en millions de dollars US) : 2011 : 62,1 ; 2012 : -4,9 ; 2013 : 131,0 ; 2014 : 293,3 ; 2015 : 337,0
- Exportations (en millions de dollars US) : 2011 : 2168,4 ; 2012 : 2125,1 ; 2013 : 2210,7 ; 2014 : 2444,5 ; 2015 : 2534,3
  - Principaux produits (montants en millions de dollars US, extraits) :
    - Fer : 2011 : 1 113,0 ; 2012 : 1 070,3 ; 2013 : 1 140,4 ; 2014 : 1 309,9 ; 2015 : 1 236,7
    - Poissons : 2011 : 289,4 ; 2012 : 297,1 ; 2013 : 309,7 ; 2014 : 371,2 ; 2015 : 388,1
    - Or : 2011 : 332,8 ; 2012 : 332,5 ; 2013 : 334,9 ; 2014 : 340,4 ; 2015 : 356,6
- Importations, fob (en millions de dollars US) : 2011 : -2 106,3 ; 2012 : -2 130,0 ; 2013 : -2 079,6 ; 2014 : -2 151,1 ; 2015 : -2 197,3
  - Produits pétroliers (en millions USD) : -320,5 ; -469,7 ; -507,2 ; -536,2 ; -576,1 (2011-2015)
- Balance courante (en millions de dollars US) : 2011 : -319,2 ; 2012 : -424,6 ; 2013 : -316,3 ; 2014 : -126,7 ; 2015 : -80,0
- Solde global (en millions de dollars US) : 2011 : 135,1 ; 2012 : -47,2 ; 2013 : -75,4 ; 2014 : 84,1 ; 2015 : 181,4

### Finances publiques (Tableau 3: Finances publiques 2011-2015) — principaux agrégats (en milliards d'UM)
- Recettes totales et dons : 2011 : 246,9 ; 2012 : 245,5 ; 2013 : 261,4 ; 2014 : 269,9 ; 2015 : 289,8
- Recettes fiscales : 2011 : 146,1 ; 2012 : 156,8 ; 2013 : 170,2 ; 2014 : 177,5 ; 2015 : 187,7
  - Taxes sur les revenus et les profits : 50,0 ; 52,6 ; 56,8 ; 59,2 ; 60,6 (2011-2015)
  - Taxes sur les biens et services : 71,4 ; 76,5 ; 82,6 ; 84,7 ; 91,6 (2011-2015)
- Dons : 19,6 ; 12,1 ; 12,0 ; 11,9 ; 7,3 (2011-2015)
- Dépenses et prêts nets : 2011 : 286,2 ; 2012 : 283,3 ; 2013 : 297,4 ; 2014 : 297,8 ; 2015 : 313,1
  - Dépenses courantes : 197,3 ; 197,7 ; 206,1 ; 209,3 ; 219,8 (2011-2015)
  - Dépenses d'équipement : 88,4 ; 85,3 ; 91,2 ; 88,5 ; 93,8 (2011-2015)
- Solde global; dons compris (déficit -) : 2011 : -29,2 ; 2012 : -27,3 ; 2013 : -25,2 ; 2014 : -17,0 ; 2015 : -7,0
- Besoin de financement (en milliards d'UM) : 2011 : 0,0 ; 2012 : -5,9 ; 2013 : -1,4 ; 2014 : -8,2 ; 2015 : -20,4

### Programmation, statistiques et suivi-évaluation
- Programmation et outils : Cellule d’Appui à la programmation des investissements publics (2010-2015) Acquis BUDGET 60,00
- Statistiques : Mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement de la Statistique 2011-2015 ; Rénovation de l'IHPC 2012-2013 Non acquis DON 350,00
- Sources d'information et enquêtes prévues (montants indiqués) :
  - Réalisation de deux enquêtes MICS en 2011 et 2015 2011-2015 MAED Acquis Budget 700,00
  - Réalisation d'une enquête sur l'emploi 2011-2012 MAED/MEFPTIC Acquis DON 69,00
  - RGPH 2011-2013 MAED Acquis DON 551,60 ; Non acquis DON 1 428,00

*Source : Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté, Volume 2 : Plan d'actions 2011-2015 (extraits du document fourni)*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2011/_cr11252f.pdf_
