## _cr11269f

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### Principales questions
- Depuis l'accord d’Arusha en 2000, l'économie burundaise se redresse, mais ses résultats sont pénalisés par la faiblesse des institutions et de la gouvernance, l’étroitesse et l’inefficacité des marchés, la médiocrité des infrastructures et la pénurie de capitaux, de compétences et de technologies.
- Croissance revenue au niveau d’avant la guerre (inférieure à celle des pays analogues) et vulnérable aux chocs exogènes.
- Réformes structurelles lentes en raison de politiques de sortie de conflit acrimonieuses, capacités administratives très faibles et fragilité persistante.
- Programmes appuyés par le FMI ont été catalyseurs: apport massif d'aide absorbé et dépensé, stimulant la demande intérieure mais laissant le secteur public vulnérable à l’instabilité de l’aide extérieure.
- Progrès relatifs: améliorations dans la conduite des politiques monétaire et budgétaire; progrès beaucoup plus lents dans d'autres secteurs, notamment la filière café.
- Besoin stratégique: réformes pour réduire les goulets d'étranglement, politiques macroéconomiques axées sur la stabilité, taux de change plus flexible et constitution d'amortisseurs budgétaires.
- Rôle futur du FMI: préserver la confiance des donateurs, accroître crédibilité et prévisibilité des politiques, renforcer capacités par une assistance technique (AT).

### Contexte et périmètre des programmes (2004–11)
- Programmes évalués:
  - premier programme: janvier 2004–janvier 2008;
  - second programme: juillet 2008–août 2011.
- Contexte socio-économique: guerre civile (plus de 300 000 victimes; environ un million de réfugiés), accord d’Arusha 2000, transition politique 2003, élections 2010.
- Faible ouverture: flux commerciaux ≈ 30 percent du PIB.
- Contraintes pour la conception et la mise en œuvre: extrême pauvreté, contexte post-conflit, fragilité persistante, capacités administratives limitées, forte dépendance à l'aide extérieure instable.

### Résultats macroéconomiques — observations principales
- Stabilisation macroéconomique sensible; réformes structurelles lentes.
- Améliorations en gestion des finances publiques (GFP) et administration des recettes durant le second accord FRPC/FEC (2008–11).
- Limites persistantes: institutions faibles; peu de progrès dans la libéralisation des marchés des biens et du crédit; vulnérabilité aux chocs sur les prix.
- Moteurs de la croissance: agriculture (surtout le café), activités liées aux donateurs, dépense publique.
- Récoltes de café médiocres en 2005 et en 2007 à l'origine d'importants déficits de croissance.
- Prévisions de programme souvent trop optimistes en raison de chocs persistants.
- Inflation:
  - Objectifs d'inflation: "4 à 5 percent" dans le premier programme et "moins de 10 percent" dans le second.
  - Inflation tendancielle diminuée mais restée élevée et instable à cause de prix des denrées alimentaires et de l'énergie.
- Position extérieure et taux de change:
  - Solde courant (y compris transferts officiels) dégradé pendant la première moitié de la période, puis amélioration 2008–2010 grâce au café et à de meilleures termes de l'échange.
  - Réserves officielles atteignant cinq mois d'importations en 2010 (y compris l'allocation de DTS de 2010).
  - Taux de change effectif réel: légère tendance à l'appréciation; trajectoire nominale indécise depuis mai 2008.
  - Constat: absorption quasi complète de l'aide, vulnérabilité de la position extérieure aux retournements.

### Finances publiques et risque de surendettement
- Risque de surendettement extérieur élevé malgré allégement PPTE et IADM.
  - La valeur actuelle de l’ensemble de la dette extérieure continue de dépasser nettement le seuil de 100 % des exportations de biens et de services.
- Finances publiques (2000–10):
  - Le déficit global (dons inclus) a persisté, s’établissant en moyenne à 4,7 % du PIB pendant la période.
  - Absence de consolidation et stagnation des recettes; aide intégralement dépensée.
  - Entre 2005 et 2010:
    - effectifs de la fonction publique ont augmenté de plus de 50 %;
    - dépenses au titre des salaires et des rémunérations ont bondi de 80 % en termes réels.
- Office burundais des recettes (OBR) créé en 2009; TVA substituée à un impôt inefficace sur les transactions.
- Recouvrement des recettes commencé à s’améliorer en 2010, mais changement structurel jugé prématuré.

### Politique monétaire et secteur financier
- Progrès: autonomie de la banque centrale renforcée juridiquement; abolition des plafonds de crédit; simplification des obligations de réserve; instruments indirects (adjudications hebdomadaires de liquidités, normalisation des bons du Trésor).
- Faiblesses persistantes:
  - réforme des instruments progressive (plafonds des taux d'intérêt supprimés en 2009);
  - manque de concurrence interbancaire compliquant la stérilisation;
  - lacunes de la stratégie d'intervention (absence de cibles hebdomadaires ou mensuelles en cohérence avec objectifs trimestriels).
- Contrôles renforcés, exigences en fonds propres augmentées.
- Réformes du change: suppression d'obligations de rétrocession, levée de restrictions sur transactions internationales, agrément des bureaux de change; réduction de l'écart entre taux officiels et marché parallèle.
- Monétisation des transactions plus rapide que dans d'autres pays sortant d'un conflit.

### Réformes structurelles et filière café
- Réformes structurelles profondes nécessaires mais politiquement difficiles.
- Filière café:
  - environ 800.000 petits planteurs cultivent les cerises;
  - café lavé décortiqué manuellement ou vendu à des stations de lavage gérées par l'État;
  - SODECO (propriété de l'État) achète pour transformer en café vert; OCIBU détient le monopole de commercialisation.
  - Effets du monopole: prix déprimés à la production, investissement privé découragé, qualité dégradée (part du café de haute qualité passée de 70 % à environ 10 % durant les années 90).
  - Mesures: transfert de la propriété des fèves aux planteurs; privatisation graduelle des stations de lavage amorcée en 2009 (moins de 10 % du total privatisé en 2009).
  - Conclusion: succès conditionné à une amélioration du climat d'investissement; réforme condamnée à être graduelle et incertaine jusqu'à mise en œuvre d'une masse critique de mesures.
- Secteur financier limité: environ quatre comptes bancaires pour 1000 habitants (comparaisons: République Centrafricaine 5,6; Ouganda 5,8; Cameroun 14,4).
- Climat des affaires défavorable: Banque mondiale 176 sur 183; Forum économique mondial 137 sur 139.

### Programmes FRPC/FEC (conception, exécution, enseignements)
- FRPC 2004–08:
  - Objectifs: stabilité macroéconomique, renforcer confiance, encourager réformes structurelles.
  - Réalisations: bases de la stabilité macroéconomique, mobilisation de ressources des donateurs, réformes monétaires et libéralisation des changes.
  - Limites: forte flexibilité budgétaire ayant engendré dépendance à l'aide et absence de consolidation; conditionnalité extensive (notamment filière café) au-delà du mandat fondamental du FMI; appropriation incomplète; mesures préalables et repères structurels non atteints ou transformés.
  - Entre janvier 2004 et janvier 2008, cinq mesures préalables et deux repères structurels portaient uniquement sur la réforme de la filière café.
- FRPC/FEC 2008–11:
  - Objectifs sur trois ans jugés réalisables: inflation < 10 %; viabilité budgétaire; dépense publique de meilleure qualité; renforcement GFP et gouvernance; durcissement contrôles internes banque centrale.
  - Résultats:
    - Tous les critères quantitatifs respectés jusqu'à présent, reflétant la souplesse budgétaire face à la crise mondiale.
    - Viabilité de la dette demeure une préoccupation grave malgré le point d'achèvement PPTE.
    - Améliorations du solde budgétaire attribuées à gains d'efficacité de l'administration des recettes.
    - Le plafond sur la masse salariale souvent dépassé; plancher pour dépenses en faveur des pauvres mis en place et généralement dépassé.
    - Conditionnalité structurelle utilisée avec parcimonie, ciblée sur finances publiques, soutenue par AT vigoureuse; AT résident cruciale.

### Enseignements généraux sur la conditionnalité, l'AT et la coordination
- Conditionnalité:
  - Doit internaliser contraintes de capacité et importance de l'appropriation.
  - Prioriser réformes techniquement simples avec retombées importantes.
  - Parcimonie dans la conditionnalité, mais segmenter les mesures si nécessaire; critères quantitatifs peu nombreux et ciblés sur agrégats budgétaires et du crédit.
- Assistance technique (AT):
  - AT bien coordonnée, fournie tôt et avec présence sur le terrain (conseillers résidents) essentielle.
  - Masse critique d’AT nécessaire rapidement pour renforcer capacités et traductibilité des recommandations.
- Coordination des donateurs:
  - Forte coordination vitale; appui de la Banque mondiale crucial pour réformes relevant de son mandat.
  - Conditionnalité du FMI dans secteurs où d'autres donateurs pilotent peut aider si soutenue par donateur pilote.

### Risques, intégration régionale et priorités macroéconomiques
- Principaux risques:
  - Nombreux risques économiques et politiques susceptibles d'affecter l'exécution du nouveau programme.
  - Faibles capacités provoquent risques opérationnels d'exécution; nécessité de flexibilité et d'une démarche pratique de résolution des problèmes.
- Intégration à la CEA (Contexte et chiffres agrégés):
  - Année d'adhésion du Burundi à la CEA: 2007.
  - Population CEA: environ 127 millions d'habitants.
  - PIB (2009) CEA: 73,8 milliards de dollars.
  - Superficie: 1,8 million de kilomètres carrés.
  - Prochaines étapes: union monétaire prévue pour 2012.
  - Opportunités: accès à un plus grand marché, économies d'échelle, ancrage régional.
  - Défis: exposition accrue à la concurrence, nécessité de politiques vigoureuses et réformes ambitieuses.
  - Mesures recommandées: renforcer crédibilité macroéconomique; améliorer gestion du secteur public; développer secteur financier; investir au-delà de l'enseignement primaire; simplifier fiscalité et réglementation; réduire goulets d'étranglement d'infrastructures.
- Politique face aux chocs externes:
  - Maintenir flexibilité budgétaire intégrée; partager le fardeau de la stabilisation avec la politique monétaire; accroître flexibilité du taux de change tout en préservant un ancrage nominal; axer la politique monétaire sur la stabilité des prix; améliorer gestion de la liquidité; poursuivre libéralisation du compte de capital dans le contexte de l'intégration à la CEA.

### Indicateurs macroéconomiques clés (extraits, séries 2004–11)
- Croissance du PIB réel (variation annuelle en pourcentage):
  - 2004 : 4.8
  - 2005 : 0.9
  - 2006 : 5.1
  - 2007 : 3.6
  - 2008 : 4.5
  - 2009 : 3.5
  - 2010 : 3.9
  - 2011 Proj. : 4.2
- Déflateur du PIB (variation annuelle en pourcentage):
  - 2004 : 8.3
  - 2005 : 16.6
  - 2006 : 4.5
  - 2007 : 8.2
  - 2008 : 25.1
  - 2009 : 14.1
  - 2010 : 7.8
  - 2011 Proj. : 11.9
- Prix à la consommation (variation annuelle en pourcentage):
  - 2004 : 8.0
  - 2005 : 13.5
  - 2006 : 2.7
  - 2007 : 8.3
  - 2008 : 24.4
  - 2009 : 10.7
  - 2010 : 6.4
  - 2011 Proj. : 8.2
- Recettes (dons excl.) (Pourcentage du PIB):
  - 2004 : 20.1
  - 2005 : 20.0
  - 2006 : 18.9
  - 2007 : 18.6
  - 2008 : 18.5
  - 2009 : 18.6
  - 2010 : 19.8
  - 2011 Proj. : 19.4
- Total dépense et prêts nets (Pourcentage du PIB):
  - 2004 : 39.8
  - 2005 : 36.8
  - 2006 : 38.2
  - 2007 : 53.9
  - 2008 : 56.7
  - 2009 : 50.7
  - 2010 : 54.7
  - 2011 Proj. : 47.4
- Solde global (base engagements) — Dons exclus (Pourcentage du PIB):
  - 2004 : -19.7
  - 2005 : -16.8
  - 2006 : -19.3
  - 2007 : -19.8
  - 2008 : -38.2
  - 2009 : -32.1
  - 2010 : -34.9
  - 2011 Proj. : -28.0
- Solde global (base engagements) — Dons inclus (PPTE excl.) (Pourcentage du PIB):
  - 2004 : -4.9
  - 2005 : -6.3
  - 2006 : -1.8
  - 2007 : -3.3
  - 2008 : -2.4
  - 2009 : -5.2
  - 2010 : -3.2
  - 2011 Proj. : -3.1
- Réserves officielles brutes (Millions de $EU):
  - 2004 : 67.2
  - 2005 : 112.7
  - 2006 : 131.0
  - 2007 : 177.3
  - 2008 : 267
  - 2009 : 323
  - 2010 : 323
  - 2011 Proj. : 319
- Mois d'importations (réserves):
  - 2004 : 2.5
  - 2005 : 3.0
  - 2006 : 3.3
  - 2007 : 3.0
  - 2008 : 5.0
  - 2009 : 5.0
  - 2010 : 4.8
  - 2011 Proj. : 4.7
- Ratios du service de la dette aux exportations (séries présentées): 152.1, 28.4, 10.7, 6.2, 3.2, 1.7, 1.2, 6.9
- PIB aux prix courant du marché (millions de $EU, séries présentées): 73, 286, 1946, 1060, 1386, 1637, 1833, 2137
- Indicateurs supplémentaires (2008–10 extraits):
  - Croissance du PIB réel: 2008 = 4,5 ; 2009 = 3,5 ; 2010 = 3,9.
  - Prix à la consommation (moyenne de la période): 2008 = 24,4 ; 2009 = 10,7 ; 2010 = 6,4.
  - Réserves de change brutes (millions de $EU): 2008 = 267 ; 2009 = 323 ; 2010 = 332.
  - Mois d'importations (réserves): 2008 = 5,0 ; 2009 = 5,0 ; 2010 = 4,8.

### Recommandations et priorités politiques (synthèse)
- Poursuivre engagement du FMI pour préserver rôle stabilisateur et catalyseur face à dépendance à l'aide extérieure.
- Renforcer la GFP et la mobilisation des recettes; accélérer la réforme fiscale (simplifier l'impôt sur le revenu conformément aux directives de la CEA; rationaliser le régime des exonérations).
- Préserver la confiance des donateurs et ancrer leurs anticipations; améliorer transparence budgétaire et contrôles le long de la chaîne de la dépense.
- Qualité de la dépense publique: réduire la part de la masse salariale dans le budget; cibler conditionnalité sur dépenses marginales plutôt que plafonds généralisés.
- Soutien à la croissance: développer le secteur financier (marché interbancaire, système des paiements, accès au crédit pour PME), améliorer cadre juridique des entreprises, infrastructures (ex. production d'électricité) et formation au-delà de l'enseignement primaire.
- Viabilité de la dette: conserver priorité; élaborer stratégie de consolidation explicite en mobilisant gains de recettes et renforçant gestion de la dette.
- Flexibilité macroéconomique: maintenir flexibilité budgétaire intégrée; accroître flexibilité du taux de change pour absorber chocs sur les termes de l'échange tout en axant la politique monétaire sur la stabilité des prix.
- Assistance technique: fournir AT coordonnée, précoce et avec présence sur le terrain (conseiller résident); prioriser secteurs monétaires, financiers et budgétaires.

*Source: Extraits du document "_cr11269f - 1.     Conditionnalité par revue: Burundi par rapport aux autres programmes appuyés" (FRPC/FEC 2004–11) et sections associées du suivi et de l'évaluation ex post.*

### 1.     Conditionnalité par revue: Burundi par rapport aux autres programmes appuyés

### 1.     Conditionnalité par revue: Burundi par rapport aux autres programmes appuyés
### Principales questions
- Depuis l'accord d’Arusha en 2000, l'économie burundaise se redresse, mais ses résultats sont pénalisés par la faiblesse des institutions et de la gouvernance, l’étroitesse et l’inefficacité des marchés, la médiocrité des infrastructures et la pénurie de capitaux, de compétences et de technologies.
- La croissance est revenue au niveau d’avant la guerre (tout en demeurant inférieure à celle des pays analogues de la région) et reste vulnérable aux chocs exogènes.
- Les réformes structurelles avancent lentement, entravées par des politiques de sortie de conflit acrimonieuses, des capacités très faibles et une fragilité constante.
- Les programmes appuyés par le FMI ont joué un rôle catalyseur: un apport massif d'aide a été absorbé et dépensé, stimulant la demande intérieure mais laissant le secteur public vulnérable à l’instabilité de l’aide étrangère.
- Progrès relatifs: améliorations dans la conduite des politiques monétaire et budgétaire; progrès beaucoup plus lents dans d'autres secteurs, notamment la filière café (principale source de revenu pour la moitié de la population).
- Besoin stratégique: une stratégie de croissance fondée sur des réformes réduisant les goulets d'étranglement, des politiques macroéconomiques axées sur la stabilité, un taux de change plus flexible et la constitution d'amortisseurs budgétaires pour rétablir la viabilité de la dette.
- Rôle futur du FMI: préserver la confiance des donateurs, stimuler la crédibilité et la prévisibilité des politiques, et renforcer les capacités par une assistance technique.

### Contexte et introduction (période et enjeux)
- Objet du rapport: bilan des relations à long terme du FMI avec le Burundi depuis 2004 et enseignements pour la collaboration future.
- Programmes évalués: premier programme couvrant la période janvier 2004-janvier 2008; second couvrant la période juillet 2008-août 2011.
- Calendrier: un accord successeur au titre de la FEC devait normalement être demandé d'ici à la fin de 2011.
- Contexte socio-économique:
  - Guerre civile: plus de 300 000 victimes et environ un million de réfugiés.
  - L'accord d’Arusha a été signé en 2000; transition politique amorcée en 2003; élections en 2010.
  - Faible ouverture: flux commerciaux ≈ 30 percent du PIB.
- Contraintes majeures pour la conception et la mise en œuvre des programmes: extrême pauvreté, contexte post-conflit, fragilité persistante, capacité administrative limitée, dépendance élevée à l'aide extérieure instable.

### Accords FRPC/FEC (2004–11) : contexte détaillé
- Facteurs structurels limitant la croissance:
  - Difficulté d'engager des réformes redistributives sans provoquer des conflits paralysants.
  - Capacités techniques et administratives limitées freinant l’application effective des politiques.
  - Vulnérabilité aux chocs (conditions atmosphériques, termes de l'échange) compliquant la politique macroéconomique.
  - Absence de marge de manœuvre budgétaire et dépendance à l'égard d'aides extérieures instables.
- Rôle reconnu du FMI pendant la transition: i) ancrage pour des politiques macroéconomiques axées sur la stabilité, ii) catalyseur pour des flux d'aide extérieure, iii) appui aux réformes structurelles et à l’assistance technique intensive.

### Résultats macroéconomiques (observations principales)
- Améliorations macroéconomiques:
  - Stabilisation macroéconomique sensible, mais réformes structurelles lentes.
  - Mesures prises pour améliorer la conduite des politiques monétaire et budgétaire, traiter les problèmes budgétaires liés à la paix et restaurer la confiance des donateurs.
  - Progrès sensibles en gestion des finances publiques (GFP) et administration des recettes durant le second accord FRPC/FEC (2008–11).
- Limites persistantes:
  - Institutions faibles; peu de progrès dans la libéralisation des marchés des biens et du crédit; frein à l'investissement et à la croissance du secteur privé.
  - Vulnérabilité aux chocs sur les prix rendant la politique monétaire délicate et la politique budgétaire socialement contraignante.
- Croissance et volatilité:
  - Le PIB par habitant s'est inversé et la croissance potentielle revient lentement vers ses niveaux d'avant la guerre; l'instabilité du PIB a notablement régressé depuis 2005.
  - Principaux moteurs de la croissance: agriculture (surtout le café), activités liées aux donateurs (projets d'investissement), et dépense publique.
  - Récoltes de café médiocres en 2005 et en 2007 à l'origine d'importants déficits de croissance.
  - Prévisions de programme souvent trop optimistes en raison de la persistance non prévue de chocs.
- Inflation:
  - L'inflation tendancielle a diminué mais est restée relativement élevée et instable, principalement à cause de l'inconstance des prix des denrées alimentaires et de l'énergie.
  - Objectifs d'inflation des programmes: "4 à 5 percent" dans le premier programme et "moins de 10 percent" dans le second (formulation originale: 4 à 5 % dans le premier programme et moins de 10 % dans le second).
  - Gestion de la liquidité facilitée par des réformes d'instruments et une meilleure gestion, mais des tensions budgétaires liées à l'irrégularité des décaissements d'aide ont parfois obligé le gouvernement à recourir au financement de la banque centrale.
- Position extérieure et taux de change:
  - Solde courant (y compris transferts officiels) s'est dégradé pendant la première moitié de la période, en grande partie à cause de la stagnation des exportations de café et de la hausse des importations.
  - Entre 2008 et 2010, une forte progression du volume des exportations de café et une amélioration des termes de l'échange ont réduit le déficit commercial; le solde courant a aussi bénéficié de la baisse du service de la dette extérieure attribuable aux initiatives PPTE et IADM.
  - Réserves officielles ont augmenté pendant la période, souvent plus lentement qu'anticipé, pour atteindre cinq mois d'importations en 2010 (y compris l'allocation de DTS de 2010).
  - Taux de change effectif réel: légère tendance à l'appréciation; en termes effectifs nominaux, trajectoire indécise depuis mai 2008, évoluant dans le sillage du dollar.
  - Politique de change: ancrage nominal clair protégeant exportateurs et établissements financiers contre le risque de change, mais limitant la capacité de réaction de la politique monétaire aux chocs sur les termes de l'échange.
  - Constat: déficits courants élevés accompagnés d'une certaine appréciation réelle compatibles avec une absorption de l'aide et une réaffectation vers les secteurs non échangeables; l'augmentation modérée des réserves suggère une absorption quasi complète, soulignant la vulnérabilité de la position extérieure à d'éventuels retournements.

### Enseignements et orientation pour l'avenir (extraits clés)
- Le FMI doit poursuivre son engagement pour:
  - Jouer un rôle stabilisateur et de catalyseur face à la dépendance durable à l'aide extérieure.
  - Rendre le programme économique et financier des autorités plus crédible, préalable à un climat favorable à l'investissement.
  - Continuer, en étroite collaboration avec les donateurs, à fournir conseils et assistance technique pour le renforcement des institutions et des capacités.
- Importance d'une stratégie de croissance qui:
  - Réduise les principaux goulets d'étranglement structurels.
  - Garantisse des politiques macroéconomiques axées sur la stabilité.
  - Rende le taux de change plus flexible pour mieux absorber les chocs sur les termes de l'échange.
  - Utilise une fraction des dividendes de la croissance pour constituer des amortisseurs budgétaires et rétablir la viabilité de la dette.

*Source: Extrait du document "_cr11269f - 1.     Conditionnalité par revue: Burundi par rapport aux autres programmes appuyés" (FRPC/FEC 2004–11).*

### 11.      Malgré l’important allégement de sa dette, le Burundi présente toujours un

### _cr11269f - 11.      Malgré l’important allégement de sa dette, le Burundi présente toujours un

### Risque de surendettement extérieur
- L'allégement obtenu au titre des initiatives PPTE et IADM a réduit considérablement la charge de la dette.
- L'analyse de viabilité de la dette et les indicateurs les plus récents montrent que le risque de surendettement reste élevé.
- La valeur actuelle de l’ensemble de la dette extérieure continue de dépasser nettement le seuil de 100 % des exportations de biens et de services.
- Graphique associé couvrant la période 2000–10 illustre notamment : exportations de café (millions de $EU et millions de lbs), taux de change officiels et effectifs, réserves officielles brutes, et valeur actuelle de la dette extérieure totale avant et après PPTE par rapport au seuil de surendettement.

### Finances publiques : difficultés et caractéristiques (2000–10)
- Déficit global (dons inclus) a persisté, s’établissant en moyenne à 4,7 % du PIB pendant la période.
- Absence de consolidation et stagnation des recettes, laissant penser que l'aide a été intégralement dépensée.
- Ajustement à l'irrégularité des flux d'aide réalisé essentiellement par la dépense publique; la majorité des dons étant liée à des projets.
- Entre 2005 et 2010 :
  - Les effectifs de la fonction publique ont augmenté de plus de 50 %.
  - Les dépenses au titre des salaires et des rémunérations ont bondi de 80 % en termes réels.
- Création en 2009 de l’Office burundais des recettes (OBR) pour moderniser l'administration des recettes.
- Remplacement d'un impôt inefficace sur les transactions par la TVA.
- Le recouvrement des recettes a commencé à s’améliorer en 2010, attribué à l'activité complète de l’OBR et à une réduction des arriérés d'impôts, mais il reste prématuré de conclure à un changement structurel.
- Réformes de gestion des finances publiques (GFP) : identification et apurement d’arriérés intérieurs élevés, création d'une cour des comptes, amélioration de la gestion du personnel de la fonction publique, adoption d'une loi de finances moderne, ouverture d'un compte unique du Trésor.

### Politique monétaire et secteur financier
- Progrès importants dans l'amélioration de la gestion monétaire et le contrôle des finances publiques ; autonomie de la banque centrale renforcée juridiquement.
- Modernisation du cadre de politique monétaire par : abolition des plafonds de crédit, simplification et allègement des obligations en matière de réserves, mise en place d'instruments indirects (adjudications hebdomadaires de liquidités, normalisation des bons du Trésor).
- Faiblesses persistantes dans la conduite de la politique monétaire :
  - Réforme des instruments progressive (plafonds des taux d'intérêt supprimés en 2009).
  - Manque de concurrence entre les banques compliquant les opérations de stérilisation.
  - Lacunes de la stratégie d'intervention (absence de cibles hebdomadaires ou mensuelles cadrant avec les objectifs trimestriels).
- Contrôle des établissements financiers renforcé, exigences en matière de fonds propres augmentées.
- Réformes du taux de change : suppression des obligations de rétrocession pour les exportations traditionnelles et des restrictions sur les transactions internationales courantes, agrément des bureaux de change — réduction notable de l'écart entre taux officiels et taux du marché parallèle.
- Monétisation des transactions plus rapide que dans d'autres pays sortant d'un conflit (comparaison graphique avec pays fragiles).

### Réformes structurelles, secteur privé et indicateurs sociaux
- Nécessité d'une vaste panoplie de réformes structurelles profondes et politiquement difficiles en raison de décennies d'interventions inefficaces de l'État.
- Filère café :
  - Priorité dans le premier accord PRGF.
  - Progrès partiels malgré une forte conditionnalité ; structure monopolistique du marché pénalisant le revenu des petits producteurs reste largement en place.
  - Mesures prises incluent transfert de la propriété des fèves aux planteurs et privatisation graduelle des stations de lavage amorcée en 2009 (progression limitée).
- Autres secteurs : réformes en énergie et télécommunications pour réduire les goulets d'étranglement et stimuler le développement du secteur privé.
- Secteur financier très limité :
  - Environ quatre comptes bancaires pour 1000 habitants (comparaisons mentionnées : République Centrafricaine 5,6 ; Ouganda 5,8 ; Cameroun 14,4).
  - PME confrontées à rationnement du crédit lié à des informations inadéquates sur la solvabilité, absence de garanties crédibles, capacités médiocres de préparation et d'évaluation de projets.
- Climat des affaires à améliorer d'urgence : Banque mondiale classe le Burundi parmi les pays les moins favorables aux affaires (176 sur 183) et le Forum économique mondial parmi les pays les moins compétitifs (137 sur 139), motifs : médiocrité des institutions, manque de compétences, sous-développement financier, faible efficacité des marchés.
- Principaux indicateurs sociaux :
  - Améliorations lentes à partir d'un point bas ; le Burundi n'atteindra probablement aucun des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) d'ici à 2015.
  - Indice de la pauvreté multidimensionnelle passé de 0,5 en 2005 à 0,42 en 2009.
  - Taux de scolarisation primaire proche de 100 % (contre 43 % en 2002 et 63 % en 2005).
  - Initiatives : gratuité des soins de santé pour tous les enfants âgés de moins de cinq ans et prise en charge des parturientes.

### Programmes appuyés par le FMI : conception, évaluation et enseignements (FRPC 2004–08)
- Objectifs de l'accord triennal FRPC approuvé en janvier 2004 : assurer la stabilité macroéconomique, renforcer la confiance, encourager les réformes structurelles.
- Réalisations et effets :
  - Jeter certaines bases essentielles de la stabilité macroéconomique.
  - Mobiliser des ressources auprès des donateurs et promouvoir la lutte contre la pauvreté.
  - Réformes des instruments de politique monétaire et libéralisation des changes créant conditions préalables à une politique axée sur la stabilité.
  - Résultats macroéconomiques généralement satisfaisants ; critères de réalisation macroéconomiques quantitatifs pertinents respectés.
  - Rôle de catalyseur dans la mobilisation de l'aide des donateurs sous forme financière et d'assistance technique.
  - Objectifs budgétaires flexibles ont permis de cibler et de dépenser intégralement l'aide.
- Limites et risques :
  - Forte flexibilité budgétaire a engendré une dépendance à l'égard de l'aide et absence de consolidation dans un contexte de dette insoutenable.
  - Le programme a pris le risque de traiter une vaste série de déficits structurels au-delà des compétences fondamentales du FMI.
  - Conditionnalité incluait des éléments de réforme profonde de la filière café pour briser le double monopole de l'État ; certaines conditions touchaient à des domaines où le FMI n’avait ni compétence reconnue ni mandat exclusif.
  - Réformes structurelles lentes, capacités saturées et appropriation incomplète : dérogations fréquentes, repères structurels non atteints ou transformés en mesures préalables.
  - Entre janvier 2004 et janvier 2008, cinq mesures préalables et deux repères structurels portaient uniquement sur la réforme de la filière café.
- Leçons : même si la conditionnalité ample montrait l'urgence d'agir sur une masse critique de problèmes, les contraintes politico-économiques et de capacité ont peut-être été sous-estimées, compromettant la portée de la conditionnalité; la réforme de la filière café reste une priorité pour les autorités.

*Sources: Rapports sur les pays du FMI; Burundese authorities and IMF staff calculations.*

### 20.      Autres facteurs ayant remis en cause l'exécution du programme.

### 20.      Autres facteurs ayant remis en cause l'exécution du programme

### Gouvernance et incidents majeurs
- Deux incidents majeurs ont érodé la confiance et retardé l'achèvement des revues : la vente sans appel à la concurrence de l'avion présidentiel en 2006 et un apurement multiple des mêmes arriérés en 2007.
- Les services du FMI ont soutenu promptement des mesures correctives satisfaisantes recommandées aux autorités, évitant ainsi :
  - un détricotage potentiellement préjudiciable du programme ;
  - un effondrement de la confiance et de l'appui des donateurs cruciaux.

### Coopération avec la Banque mondiale et appropriation des réformes
- Entre 2004 et 2007, désaccords sur le rythme des réformes de la filière café :
  - La Banque mondiale favorisait une succession de réformes partielles et progressives.
  - Le FMI préconisait une approche plus radicale, concentrée en début de période.
- Risque identifié : une approche trop graduelle pourrait ne pas produire des résultats rapides nécessaires pour asseoir un soutien politique et économique en faveur du changement.
- Messages contradictoires entre institutions ont pu compliquer l'appropriation nationale des réformes.

### Assistance technique (AT)
- L’AT essentielle a été difficile à assurer au début du programme en raison de risques de sécurité perçus comme élevés.
- Par la suite, des conseillers résidents en AT (du Département MCM du FMI) ont contribué :
  - à l'application des réformes ;
  - au renforcement des capacités.

### Encadré 1 — Initiative PPTE, réduction de la pauvreté et viabilité de la dette
- Le processus PPTE a été amorcé en 2004 ; évaluation préliminaire d'admissibilité réalisée en janvier 2005 sur la base de :
  - i) lourde charge de la dette (le ratio VAN de la dette/exportations était estimé à 1.789 après application intégrale du mécanisme classique d'allégement de la dette),
  - ii) bilan des programmes appuyés par l’IDA et le FMI,
  - iii) pays exclusivement Ida et admissibilité à la FRPC.
- Point de décision atteint en août 2005 ; déclencheurs convenus pour le point d'achèvement couvrant notamment : cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, stabilité macroéconomique, allocation des économies réalisées à des dépenses prioritaires, gestion des dépenses publiques, gouvernance, démobilisation, réformes structurelles, secteurs sociaux clés (santé et éducation) et gestion de la dette.
- En septembre 2006, adoption du premier CSLP complet.
- Point d'achèvement atteint en janvier 2009, malgré des déclencheurs partiellement réalisés (démobilisation, filière café, secteur social).
- Allègement de dette :
  - estimé à 832,6 millions de dollars en VAN au point de décision, soit environ 92 % du niveau initial;
  - qualification pour un allégement supplémentaire au titre de l’IADM de l'ordre de 65 millions de dollars en VAN au point d'achèvement.
- Conséquences : libération d'un espace considérable pour les dépenses prioritaires ; augmentations correspondantes des dépenses prioritaires en 2009–10.
- Risque de surendettement élevé selon l’EVD : le ratio valeur actuel de la dette/exportations reste bien au-delà du seuil de 100 % pendant toute la période des projections, essentiellement à cause de la faible base des exportations.
- En conséquence, le programme appuyé par la FEC interdit l'accumulation d'arriérés de paiements extérieurs, d'emprunts extérieurs à court terme et de prêts non concessionnels (élément de libéralité inférieur à 50 %).

### Encadré 2 — Réforme de la filière café
- Structure de la filière :
  - environ 800.000 petits planteurs cultivent les cerises;
  - café lavé décortiqué manuellement ou vendu à des stations de lavage gérées par l'État (café entièrement lavé);
  - la SODECO, propriété de l'État, achète le café pour le transformer en café vert;
  - un monopole de commercialisation d'État (OCIBU) vend le café vert aux exportateurs.
- Effets de la structure monopolistique : prix déprimés à la production, investissement privé découragé, incitations affaiblies à produire un café de haute qualité.
- Historique qualitatif : part du café de haute qualité passée de 70 % à environ 10 % durant les années 90.
- Réformes différées depuis les années 90 en raison d'un environnement politiquement et socialement fragmenté nécessitant transparence et consensus.
- Au point d'achèvement PPTE (janvier 2009), le déclencheur relatif à la vente des participations dans une majorité de stations de lavage a été pour l'essentiel atteint, mais sa réalisation intégrale a pris plus de temps en raison d'un plan d'autorités plus ambitieux.
- Privatisations : privatisation difficile de 13 stations de lavage en 2009 (moins de 10 % du total), signalant une réticence des investisseurs privés due à :
  - faible gouvernance,
  - politiques incohérentes,
  - engagements douteux.
- Conclusion : succès de la réforme conditionné à une amélioration du climat d'investissement (renforcement de la gouvernance, simplification des systèmes fiscaux et réglementaires, meilleures infrastructures, secteur financier efficace). La réforme est donc condamnée à être graduelle et incertaine jusqu'à la mise en œuvre d'une masse critique de mesures.

### Le programme FRPC/FEC 2008–11 (approuvé en juillet 2008)
- Objectif général : consolider et prolonger les principales réalisations du premier accord FRPC.
- Objectifs précis sur trois ans jugés réalisables compte tenu des capacités existantes et des déficits urgents à corriger :
  - inflation en deçà de 10 %;
  - viabilité budgétaire;
  - dépense publique de meilleure qualité;
  - renforcement de la GFP et de la gouvernance;
  - durcissement des contrôles internes de la banque centrale.
- Remarque : le programme n'avait fixé aucun objectif contraignant en matière de réformes structurelles profondes, laissant la maîtrise à la Banque mondiale.

### Résultats et analyses du programme 2008–11
- Respect des critères quantitatifs :
  - Tous les critères de réalisation quantitatifs ont été jusqu'à présent respectés, reflétant la souplesse des objectifs budgétaires face à la crise mondiale et la nécessité d'ajuster les plafonds du crédit intérieur au déficit budgétaire plus élevé que prévu.
  - Stabilisation de l'inflation restée délicate en raison des chocs sur les prix des denrées alimentaires et de l'énergie.
- Viabilité budgétaire :
  - La viabilité de la dette demeure un grave sujet de préoccupation malgré le point d'achèvement PPTE.
  - Le programme limite le financement de la dette extérieure à des prêts hautement concessionnels, mais ne fixe pas d'objectifs clairs de consolidation à moyen terme pour aligner progressivement les ressources intérieures sur les besoins de dépenses.
  - Améliorations récentes du solde budgétaire attribuées à des gains d'efficacité de l'administration des recettes.
- Dépense publique et dépenses sociales :
  - Le programme favorisait une réorientation des ressources publiques de la masse salariale vers des postes ayant une incidence sur la réduction de la pauvreté; des objectifs indicatifs avaient été fixés mais leur efficacité était douteuse.
  - Le plafond sur la masse salariale a été à maintes reprises dépassé, en partie à cause des besoins de recrutement dans les secteurs sociaux et des difficultés à réduire rapidement les dépenses de sécurité.
  - Les services du FMI ont soutenu le report d'une démobilisation plus ambitieuse après les élections de 2010.
  - Lors de la troisième revue, un plancher pour les dépenses en faveur des pauvres a été mis en place et en général a été dépassé.
- Réformes budgétaires structurelles :
  - Un programme réaménagé a privilégié la GFP et la transparence budgétaire.
  - Renforcements réalisés : loi de finances, comptabilité budgétaire, mise en place d'une administration fiscale moderne (en étroite collaboration avec un important donateur bilatéral), amélioration régulière de l'exécution du budget.
- Contrôles internes de la banque centrale :
  - Renforcement des domaines jugés cruciaux sur la base de l'évaluation des sauvegardes de 2004 et d'audits externes par un cabinet international : mécanisme d'audit externe, cadre d'information financière et contrôles internes.
- Conditionnalité structurelle et AT :
  - La conditionnalité structurelle a été utilisée avec parcimonie et ciblée sur les finances publiques, soutenue par une AT vigoureuse.
  - Contrastant avec le premier accord FRPC, la conditionnalité structurelle a été nettement plus faible (en quantité et en rigueur) que dans des programmes comparables, l'accent portant sur la réforme fiscale, la GFP et le secteur financier.
  - Mesures préalables limitées à une impulsion initiale pour traiter les questions de gestion et de transparence révélées par des incidents de gouvernance.
  - Tous les repères structurels subséquents ont été respectés, parfois avec retard.
  - L'AT plus intensive et plus opportune, en particulier un conseiller résident dans le secteur budgétaire, a joué un rôle crucial pour donner des avis réalistes et entretenir un dialogue constant avec les autorités et les donateurs.
  - Bonne collaboration avec la Banque mondiale ayant permis de faire avancer les réformes structurelles, y compris la privatisation d'un premier groupe de stations de lavage du café.

*Source: _cr11269f - 20.      Autres facteurs ayant remis en cause l'exécution du programme.*

### 24.      Malgré des différences sensibles dans leur conception et des risques élevés, les

### 24.      Malgré des différences sensibles dans leur conception et des risques élevés, les

### Résultats des deux programmes et enseignements généraux
- Les deux programmes ont atteint leurs grands objectifs, malgré des différences sensibles dans leur conception et des risques élevés.
- Le succès illustre l'importance d'une véritable collaboration dès le départ et de la flexibilité dans l'application des programmes.
- Dans le cas du Burundi, l'efficacité du FMI en environnement fragile dépend de la capacité à concevoir des politiques de second choix à mesure que le programme se déroule et que les contraintes apparaissent sur le terrain.
- Cette approche combine :
  - une flexibilité intégrée au programme (recours à des aménagements ou une conditionnalité bien ciblée),
  - un esprit tourné vers la résolution des problèmes plutôt que la seule orthodoxie.
- Exemple concret : l'augmentation importante, mais temporaire, des dépenses militaires (traditionnellement classées comme « improductives ») illustre cette approche.

### Conditionnalité, capacités et appropriation (paragraphes 25, 34)
- Principaux constats :
  - La conditionnalité structurelle doit internaliser les contraintes de capacité et l'importance de l'appropriation.
  - Le niveau limité des capacités impose de privilégier des réformes techniquement simples avec d'importantes retombées et un impact visible (résultats rapides) et d'utiliser la conditionnalité avec parcimonie.
  - Des politiques conflictuelles impliquent que seules des stratégies progressives peuvent cadrer réalistement avec l'appropriation.
- Le cas du Burundi :
  - Résultats rapides obtenus dans les domaines monétaires et financiers.
  - Le premier accord FRPC n'a pas pu assurer la réforme complexe de la filière café malgré une segmentation de la réforme en mesures simples appuyées par une conditionnalité spécifique — résultat : échec d'appropriation intégrale.
  - Le second accord FRPC a été recadré sur les compétences fondamentales du FMI et soutenu par une AT, permettant une conditionnalité beaucoup plus faible.
- Trois enseignements tirés :
  1. Une conditionnalité bien ciblée peut comprendre des mesures simples à fortes retombées dans divers secteurs.
  2. La parcimonie ne doit pas être interprétée de façon « chiffrée » trop étroite (par ex. « pas plus de x repères structurels par revue ») car il peut être nécessaire de segmenter une mesure en plusieurs actions simples dont l'ordre importe.
  3. Même des conditions spécifiques bien conçues et des contraintes de capacité internalisées ne peuvent remplacer le défaut d'appropriation.
- Recommandations sur la conditionnalité :
  - Les critères quantitatifs devraient rester peu nombreux et ciblés sur les agrégats budgétaires et du crédit.
  - Le nouveau cadre modulé à l’occasion des revues offre la flexibilité nécessaire pour le calendrier d'application des mesures difficiles.
  - Dans les domaines où les intérêts en place risquent de mettre à l'épreuve la détermination des autorités (l'agriculture par exemple), des conditions plus contraignantes pourraient être nécessaires si elles restent compatibles avec les engagements des autorités.
  - Les contraintes de capacité nécessitent des conditions réalisables et non ambiguës, ce qui peut impliquer un nombre plus élevé de conditions explicitement segmentées.

### Coordination avec les partenaires au développement et rôle des donateurs (paragraphes 26, 31)
- Une forte coordination entre les partenaires au développement est vitale.
- L'idéal : coordination dépassant le simple partage clair des responsabilités pour impliquer une vision commune et des actions se renforçant mutuellement.
- Importance particulière :
  - Obtenir le concours de la Banque mondiale dans les domaines cruciaux sur le plan macroéconomique qui échappent au mandat fondamental du FMI.
  - La conditionnalité du FMI dans les secteurs où d'autres donateurs jouent un rôle de premier plan peut aider les autorités à surmonter des obstacles temporaires à la réforme, si elle est soutenue par le donateur pilote.
- Exemple : dans le premier accord FRPC, un donateur bilatéral important a assujetti ses décaissements à des objectifs de démobilisation alignés sur ceux du FMI.

### Assistance technique (AT) — importance et modalités (paragraphes 27, 35)
- Une AT bien coordonnée, dispensée le plus tôt possible, alignée sur les priorités du programme et prévoyant une présence sur le terrain est cruciale.
- Dans des contextes fragiles et à capacités très faibles, l’AT doit aller au-delà de simples conseils : une masse critique d’AT doit être dispensée rapidement pour renforcer les capacités, sensibiliser les décideurs et donateurs, et formuler des recommandations concrètes et réalistes.
- Les conseillers résident en AT sont particulièrement bien placés pour assurer une présence permanente sur le terrain, limiter les chevauchements et incohérences entre prestataires d'aide, et entretenir un contact constant avec les autorités et donateurs.
- Domaines prioritaires d'AT :
  - Secteurs monétaires et financiers : intégration à la CEA nécessitant efforts intenses et coordonnés du FMI et autres donateurs.
  - Sur le plan budgétaire : exécution des récentes réformes législatives de la GFP, modification de la politique fiscale et renforcement des capacités.
- Recommandation : assurer une présence permanente sur le terrain.

### Stratégie d'engagement futur du FMI (paragraphes 28–33)
- Raison d'un engagement continu :
  - Après deux programmes en grande partie couronnés de succès, il est souhaitable que l'engagement du FMI auprès du Burundi se poursuive.
  - L'engagement a encouragé la stabilité macroéconomique, assuré la crédibilité des politiques, attiré l'aide et renforcé les capacités.
  - La base de recettes très faible et le décollage encore incertain de l'économie font penser que le Burundi restera très dépendant de l'aide extérieure ; le FMI joue un rôle stabilisateur et de catalyseur.
  - Un accord successeur au titre de la FEC constituerait un cadre adéquat.
- Priorités pour le futur programme :
  - Renforcement de la GFP et de la mobilisation des recettes, accélération de la réforme fiscale.
  - Préserver la confiance des donateurs et ancrer fermement leurs anticipations.
  - Améliorer la transparence budgétaire et les contrôles le long de la chaîne de la dépense pour accroître la confiance dans l'efficacité de l'aide et les capacités d'absorption.
  - Encourager l'adoption de mécanismes de lutte contre la corruption conformes aux meilleures pratiques internationales (La convention des Nations Unies sur la lutte contre la corruption, ratifiée par le Burundi, donne une liste de ces mécanismes).
  - Exécuter rapidement les réformes fiscales en suspens, notamment :
    - Simplifier l'impôt sur le revenu conformément aux directives de la CEA en matière d'harmonisation et aux recommandations d’AT.
    - Rationaliser le régime des exonérations.
- Qualité de la dépense publique :
  - Mesure prioritaire : réduire la part de la masse salariale dans le budget — le Burundi consacre une fraction exceptionnellement importante des ressources intérieures à la rémunération du secteur public.
  - Toute conditionnalité dans ce domaine devrait éviter des plafonds généralisés qui risqueraient de conduire à une modération salariale indésirable ou à des contraintes excessives sur les secteurs prioritaires.
  - La conditionnalité pourrait cibler les dépenses marginales plutôt que l'ensemble des dépenses afin de tenir compte de la progressivité et de renforcer la visibilité des politiques.
- Soutien aux mesures favorisant la croissance :
  - Soutenir le développement du secteur financier : émergence d'un marché interbancaire efficace, amélioration du système des paiements, facilitation de l'accès au crédit et aux services bancaires, surtout pour les PME.
  - Recommandations du rapport PESF de 2009 : mettre en place une infrastructure complète de compensation et de règlement, améliorer le cadre juridique des entreprises (législation de la faillite, arbitrage, efficacité du système judiciaire), renforcer les normes comptables.
  - Le FMI pourrait étudier avec d'autres donateurs, en particulier la Banque mondiale, la contribution potentielle de la conditionnalité dans des secteurs clés tels que le café, si l’appropriation est complète.
  - L'intégration commerciale et financière avec les autres pays de la CEA crée une dynamique en faveur de réformes importantes pouvant nécessiter une aide spécifique du FMI, sous forme d’AT par exemple.
- Viabilité de la dette et stratégie de consolidation :
  - La viabilité de la dette publique doit rester un objectif clé du programme et nécessite une stratégie de consolidation explicite.
  - L'allégement de la dette ayant été insuffisant, le retour à une croissance régulière conjugué à un renforcement des capacités de mobilisation des recettes permettrait de concevoir une stratégie de consolidation à moyen terme à un coût social peu élevé.
  - En économisant une fraction modérée des gains de recettes intérieures (dons inclus) grâce à la croissance et à une meilleure administration fiscale, il serait possible d’améliorer régulièrement le solde budgétaire sans entamer la fonction d'absorption des chocs.
  - Des progrès supplémentaires nécessitent de s'attaquer aux faiblesses persistantes de la gestion de la dette.

### Politique face aux chocs externes et cadre macroéconomique (paragraphe 33)
- Il est peu probable que l'incidence des chocs externes s'atténue à l'horizon d'un programme classique ; il faut mieux doser les politiques dans la riposte aux chocs.
- Recommandations macro :
  - Maintenir une flexibilité budgétaire intégrée.
  - Mieux partager le fardeau de la stabilisation avec la politique monétaire, nécessitant une plus grande flexibilité du taux de change.
  - Bien que la stabilisation autour du dollar présente des avantages, le taux de change pourrait absorber certains chocs sur les termes de l'échange.
  - Pour préserver l'ancrage nominal tout en donnant plus de souplesse au taux de change : axer clairement la politique monétaire sur la stabilité des prix, améliorer la gestion de la liquidité et poursuivre la libéralisation du compte de capital dans le contexte de l'intégration à la CEA.

*Source: _cr11269f - 24.      Malgré des différences sensibles dans leur conception et des risques élevés, les*

### 36.      De nombreux risques continueront vraisemblablement de peser sur le nouveau

### _cr11269f - 36.      De nombreux risques continueront vraisemblablement de peser sur le nouveau

### Principaux risques et exigences d'exécution
- De nombreux risques économiques et politiques continueront vraisemblablement de peser sur le nouveau programme.
- L'expérience montre l'importance de la flexibilité lorsque les risques (économique ou politique) se concrétisent.
- Une démarche pratique de résolution des problèmes restera essentielle.
- La faiblesse des capacités entraîne des risques opérationnels d'exécution.
- Une coordination puissante avec les autres donateurs est importante pour :
  - éviter les chevauchements contre-productifs (notamment au niveau de l’AT),
  - prévenir une saturation des capacités,
  - fixer les ordres de priorité et d'enchaînement des nombreuses réformes nécessaires.

### Comparaisons internationales (Graphique 5 — observations signalées)
- Dons en % du total des recettes de l'État (2010) : échelle présentée de 0 à 60.
- Pays fragiles - Masse salariale en % des recettes (dons excl.), moyenne 2008-2010 : échelle présentée de 0 à 70.
- Communauté de l'Afrique de l'Est - Recettes fiscales réelles (2000 = 100) : série 2000–2010, échelle présentée de 100 à 350, comparaisons indiquées pour Burundi, Kenya, Rwanda, Tanzanie, Ouganda.
- Pays fragiles - Recettes fiscales réelles (2000 = 100) : série 2000–2010, échelle présentée de 0 à 250, comparaisons indiquées pour Burundi, Congo, Rép., Madagascar, RCA, Sierra Leone, Liberia, Guinée.

### Intégration est-africaine (Encadré 3) — opportunités et conditions
- Contexte et chiffres agrégés de la CEA :
  - Année d'adhésion du Burundi à la CEA : 2007.
  - CEA établie en 2000 par le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda ; comprend aussi le Rwanda.
  - Union douanière en 2005 ; marché commun en 2010.
  - Prochaines étapes : formation d'une union monétaire (prévue pour 2012) et, à terme, création d'une fédération politique.
  - Population : environ 127 millions d'habitants.
  - PIB (2009) : 73,8 milliards de dollars.
  - Superficie : 1,8 million de kilomètres carrés.
- Principaux bénéfices potentiels de l'intégration régionale pour le Burundi :
  - Accès à un plus grand marché et réduction des coûts d'expédition, amélioration de l'attractivité pour les investisseurs étrangers, en particulier pour le café de haute qualité et d'autres produits agricoles.
  - Tirer parti d'économies d'échelle et stimuler l'efficacité via une plus grande concurrence sur le marché intérieur.
  - Ancrage régional pouvant encourager des progrès en réglementation économique et financière et renforcer la crédibilité et la prévisibilité des politiques.
- Limites et défis à anticiper :
  - L'intégration n'est pas une panacée : les pays partant d'un niveau bas doivent appliquer rapidement des politiques vigoureuses et des réformes ambitieuses pour éviter d'être relégués en périphérie.
  - Exposition accrue du secteur privé, dont les banques, à une plus grande concurrence de pays plus développés de la CEA.
  - Obstacles internes identifiés par des enquêtes du secteur privé : accès illimité au financement, corruption généralisée, politiques publiques inadéquates (fiscalité, infrastructures, inflation élevée et volatile, bureaucratie inefficace) (Forum économique mondial, 2011).
- Mesures recommandées pour tirer pleinement parti de l'intégration à la CEA :
  - i) continuer de renforcer la crédibilité de la politique macroéconomique ;
  - ii) améliorer la gestion du secteur public en encourageant la responsabilité, la transparence et l'efficience ;
  - iii) stimuler le développement du secteur financier ;
  - iv) investir au-delà de l'enseignement primaire afin d'atténuer la pénurie de main-d’œuvre qualifiée ;
  - v) simplifier la fiscalité et la réglementation ;
  - vi) réduire les goulets d'étranglement dans le domaine des infrastructures.
- Harmonisations déjà réalisées et exigences futures :
  - Remplacement de l'impôt sur les transactions par un système moderne de TVA et adoption du tarif extérieur commun de la CEA.
  - À l'avenir, une AT dans de nombreux domaines (par exemple, politique monétaire, stabilité financière, système des paiements, développement des marchés financiers) sera nécessaire pour aider les autorités à harmoniser leurs politiques avec celles de la CEA (réglementation commerciale, politique de la concurrence, droit du travail, politiques énergétiques, indépendance de la banque centrale).

### Principaux indicateurs économiques et financiers, 2004–11 (extraits du Tableau 2)
- Croissance du PIB réel (variation annuelle en pourcentage) :
  - 2004 : 4.8
  - 2005 : 0.9
  - 2006 : 5.1
  - 2007 : 3.6
  - 2008 : 4.5
  - 2009 : 3.5
  - 2010 : 3.9
  - 2011 Proj. : 4.2
- Déflateur du PIB (variation annuelle en pourcentage) :
  - 2004 : 8.3
  - 2005 : 16.6
  - 2006 : 4.5
  - 2007 : 8.2
  - 2008 : 25.1
  - 2009 : 14.1
  - 2010 : 7.8
  - 2011 Proj. : 11.9
- Prix à la consommation (moyenne pour la période, variation annuelle en pourcentage) :
  - 2004 : 8.0
  - 2005 : 13.5
  - 2006 : 2.7
  - 2007 : 8.3
  - 2008 : 24.4
  - 2009 : 10.7
  - 2010 : 6.4
  - 2011 Proj. : 8.2
- Recettes (dons excl.) (Pourcentage du PIB) :
  - 2004 : 20.1
  - 2005 : 20.0
  - 2006 : 18.9
  - 2007 : 18.6
  - 2008 : 18.5
  - 2009 : 18.6
  - 2010 : 19.8
  - 2011 Proj. : 19.4
- Total dépense et prêts nets (Pourcentage du PIB) :
  - 2004 : 39.8
  - 2005 : 36.8
  - 2006 : 38.2
  - 2007 : 53.9
  - 2008 : 56.7
  - 2009 : 50.7
  - 2010 : 54.7
  - 2011 Proj. : 47.4
- Solde global (base engagements) — Dons exclus (Pourcentage du PIB) :
  - 2004 : -19.7
  - 2005 : -16.8
  - 2006 : -19.3
  - 2007 : -19.8
  - 2008 : -38.2
  - 2009 : -32.1
  - 2010 : -34.9
  - 2011 Proj. : -28.0
- Solde global (base engagements) — Dons inclus (PPTE excl.) (Pourcentage du PIB) :
  - 2004 : -4.9
  - 2005 : -6.3
  - 2006 : -1.8
  - 2007 : -3.3
  - 2008 : -2.4
  - 2009 : -5.2
  - 2010 : -3.2
  - 2011 Proj. : -3.1
- Solde compte courant (Pourcentage du PIB) : séries 2004–2008 indiquées — valeurs présentées : -24.6, -15.0, -16.1, -13.4, -16.5
- Balance des paiements globale (millions de $EU) : séries indiquées — 3.1, 7.4, 4.1, 0.9, -1.2
- Réserves officielles brutes (Millions de $EU) :
  - 2004 : 67.2
  - 2005 : 112.7
  - 2006 : 131.0
  - 2007 : 177.3
  - 2008 : 267
  - 2009 : 323
  - 2010 : 323
  - 2011 Proj. : 319
- Mois d'importations :
  - 2004 : 2.5
  - 2005 : 3.0
  - 2006 : 3.3
  - 2007 : 3.0
  - 2008 : 5.0
  - 2009 : 5.0
  - 2010 : 4.8
  - 2011 Proj. : 4.7
- Ratios du service de la dette aux exportations : séries présentées incluant 152.1, 28.4, 10.7, 6.2, 3.2, 1.7, 1.2, 6.9
- PIB aux prix courant du marché (milliards de $EU) : séries présentées incluant 73, 286, 1946, 1060, 1386, 1637, 1833, 2137 (présentation telle que fournie).

### Conditionnalité structurelle (Appendice 1 — extraits)
- Période couverte : FRPC avec le Burundi (janvier 2004 – janvier 2008).
- Domaines prioritaires et exemples de mesures inscrites dans l'accord :
  - 1. Administrations publiques
    - 1.1 Mesures en matière de recettes, hors politique commerciale : extension de la taxe sur les transactions aux biens et services produits dans le pays. Statut : RS / R.
    - 1.2 Administration des recettes, y compris les douanes : modification du régime de pré-inspection des importations (suppression de la taxe pour le développement du secteur privé; révision de l’amende de 10 pourcent pour non pré inspection; ordonnance ministérielle instituant une obligation générale de déclaration d’importation préalable à la douane). Statuts variés : MP, etc.
    - Finaliser les préparatifs pour la mise en application du système d’identifiant unique des contribuables par tous les services des recettes le 1er juillet 2005. Statut : MP.
    - Lancement de l’application de la loi sur les impôts sur les revenus pour les Burundais travaillant pour les institutions internationales et ambassades établies au Burundi. Statut : MP.
    - Soumission au Parlement du nouveau code des douanes, reflétant les commentaires de la mission technique du FMI sur l’administration douanière. Statut : MP.
    - Mise en application du nouveau règlement spécifique sur le contrôle des importations du 24 janvier 2006. Statut : MP.
    - Promulgation du code des douanes. Statut : MP.
  - 1.3 Mesures en matière de dépenses, y compris l'apurement des arriérés :
    - Achèvement d’un inventaire audité des arriérés de paiements intérieurs. Statut : RS / NR.
    - Adoption par le Conseil des ministres du plan d’apurement des arrières intérieurs du budget, fixant le montant éligible, avec les modalités de règlement, tels qu’établies avec les services du FMI. Statut : MP.
  - 1.5 Gestion de la dette :
    - Lancement d’appels d’offres pour des bons et obligations du Trésor standardisés, négociables et gérés par la BRB pour le compte de l’État. Statuts : CR / MP.
  - 1.6 Dépenses : vérification, comptabilité et contrôles financiers :
    - Création d’une Cour des comptes. Statut : CR / D.
    - Début de la vérification des comptes de l’État pour 2004 par la Cour des comptes. Statut : RS / R.
    - Instauration de nouvelles règles budgétaires et comptables dans le cadre du budget de 2005. Statut : MP.
    - Renforcement de la gestion des salaires par l’affectation d’une unité de contrôleurs du budget au ministère de la fonction publique pour faire le suivi des engagements et liquidations de la paie. Statut : MP.
    - Mise en place d’un système de SIGEFI de taille modeste au Ministère des finances, avec un lien informatique vers la BRB, visant un renforcement du suivi de l’exécution du budget (notamment les dépenses sociales) et la production d’un TOFE. Statut : CR / D.
    - Intégration de la gestion de la paie dans le SIGEFI. Statut : CR / RR.
    - Mise en place d’un système à fichier unique de gestion informatisée de la paie au Ministère de finances. Statut : CR / D.
    - Création d'un service rattaché au cabinet du Ministre des finances, chargé du suivi et de la coordination des réformes des finances publiques. Statut : MP.
  - 1.7 Transparence budgétaire :
    - Publication du rapport de vérification des comptes de l’État pour 2004 par la Cour des comptes. Statut : RS / NR.
  - 1.8 Préparation de la loi de finances :
    - Présentation du budget pour 2005 au Parlement, conformément aux objectifs du programme. Statut : MP.
    - Adoption par le Parlement d’une loi de finances pour 2004, conformément aux objectifs du programme. Statut : MP.
    - Approbation de la loi de finances rectificative 2006 en conformité avec les objectifs macroéconomiques pour 2006, tel que discuté avec les services du FMI. Statut : MP.
    - Promulgation de la loi portant budget 2007 en conformité avec le programme discuté avec les services du FMI. Statut : MP.
    - Promulgation de la loi portant budget 2008 en conformité avec le programme discuté avec les services du FMI. Statut : MP.
  - 2. Banque centrale
    - 2.1 Opérations et réformes : institution d’adjudications hebdomadaires de liquidités, création d’un guichet de refinancement marginal assorti d’un taux de pénalisation et réforme du système des réserves obligatoires (réserves détenues uniquement sous forme de dépôts auprès de la BRB). Statut : CR / D.
    - Présentation à l’Assemblée Nationale des statuts révisés de la BRB établissant l’indépendance de la banque centrale. Statut : RS / D.
    - Approbation des statuts révisés de la BRB par le Conseil des ministres et soumission au parlement. Statut : MP.
    - 2.2 Audits, transparence et contrôles financiers : transmission du rapport d’audit interne de la BRB sur la révision des données du programme pour fin juin et décembre 2005 définies dans le Protocole d’accord technique. Statut : MP.
  - 3. Rémunération et réformes de la fonction publique et de l'emploi public :
    - Recensement de tous les effectifs de la fonction publique, de la police et de l’armée. Statut : RS / NR.
    - Lancement du processus de recensement des effectifs de l’État. Statut : MP.
  - 5. Réforme des entreprises publiques et fixation des prix (secteur non financier) :
    - Lancement de la privatisation des avoirs de l’État dans le secteur du café (appels d’offres pour Sogestals, stations de lavage et part dans la SODECO). Statut : RS / RR.
    - Lancement du programme de privatisation (par appels d’offres) des actifs de l’État dans les secteurs de la finance, l’industrie et autres. Statut : RS / R.
    - Lancement d’un processus de démantèlement des participations croisées et consolidation des avoirs du secteur public à l’État. Statut : MP.
  - 6. Secteur financier :
    - 6.1 Réforme du cadre juridique, réglementation et contrôle :
      - Vérification que toutes les banques en activité respectent les normes de fonds propres. Statut : RS / R.
      - Mise en place de plans de redressement pour les banques en difficulté. Statut : MP.
      - Soumission à l’Assemblée Nationale du projet de loi sur le blanchiment de l’argent, intégrant les recommandations du FMI. Statut : RS / NR.
      - Approbation par le Conseil des ministres du projet de loi contre le blanchiment de l’argent intégrant les recommandations des services du FMI. Statut : MP.
      - Approbation de la loi contre le blanchiment de l’argent. Statut : MP.
  - 7. Systèmes et restrictions de change (transactions courantes et en capital) :
    - Élimination de toutes les restrictions de change qui subsistent sur les transactions courantes et les versements de bonne foi pour remboursements. Statut : MP.
    - Suppression de l’obligation résiduelle de rétrocession des recettes d’exportation (50 pourcent sur le café, le thé et le coton). Statut : CR / R.
    - Adoption et publication d’un règlement unique sur le système des changes. Statut : RS / NR/MP.

*Sources: autorités burundaises et estimations et projections des services du FMI.*

### 8. Politique en matière de commerce international, hors réforme des douanes

### 8. Politique en matière de commerce international, hors réforme des douanes

### Abolition des restrictions et contrôle des prix
- Abolition des restrictions au commerce et du contrôle des prix du sucre.  
  - Statut: RS

### Statistiques économiques (abstraction faite de la transparence budgétaire et de la banque centrale)
- Adoption officielle d’un plan multisectoriel de développement des statistiques et inclusion de ce plan dans le CSLP.  
  - Statut: RS / RR
- Approbation par le Conseil des ministres d’un nouveau cadre institutionnel pour l’ISTEEBU et d’un nouveau statut pour les employés d’ISTEEBU, qui permettront désormais de produire sans interruption les principaux indicateurs macroéconomiques.  
  - Statut: RS / NR
- Soumission au Parlement du projet de loi statistique.  
  - Statut: MP
- Approbation des textes d’application de la loi statistique.  
  - Statut: MP

### Autres mesures structurelles (extraits pertinents)
- 11.1 Réforme du cadre juridique du secteur privé (non financier)
  - Ordonnance du Ministère du commerce abolissant la liste des grossistes de la SOSUMO et instaurant la liberté d’établissement pour les grossistes sur la base d’un ensemble de critères techniques définis.  
    - Statut: RS / NR/MP
- 11.2 Politiques
  - Promulgation d’un décret de libéralisation de la commercialisation du café à tous les niveaux de la filière.  
    - Statut: RS / R
  - Abolition du loyer verger sur la production du secteur café.  
    - Statut: RS / MP
  - Publication d’une ordonnance ministérielle libérant les ventes directes à tous les niveaux de la filière du café.  
    - Statut: MP
  - Adoption d’un plan d’action définissant les nouveaux rôles des institutions du secteur du café (y inclus l’OCIBU) qui devront être en place pour le début de la campagne 2006 (avril 2006), conformément à la stratégie de réforme de la filière café.  
    - Statut: RS / NR
  - Création d’un comité de coordination, et de suivi de la réforme café avec un mandat, une mission et des modalités de fonctionnement.  
    - Statut: MP
  - Suppression des commissions techniques de l’OCIBU.  
    - Statut: MP
  - Ouverture aux opérateurs du comité de commercialisation de l’OCIBU.  
    - Statut: MP

### Conditionnalité structurelle de l'accord FRPC avec le Burundi (janvier 2004 – janvier 2008) : éléments sélectionnés
- Descripteurs agricoles et en matière de ressources naturelles (abstraction faite des entreprises publiques et de la fixation des prix) identifiés comme RS pour plusieurs mesures.

### Conditionnalité structurelle de l'accord FRPC avec le Burundi (juillet 2008 – juillet 2011) : vue d'ensemble (sélection)
- 1. Administrations publiques
  - Préparer un rapport final sur la fermeture des comptes gouvernementaux.  
    - Statut: RS / R
- 1.1 Mesures en matière de recettes (hors politique commerciale)
  - Approbation, par le Conseil des ministres, d'un plan d'action visant à remplacer l'impôt sur les transactions par la TVA.  
    - Statut: RS / RR
  - Elimination de toutes les exonérations de fiscalité indirecte et maintien des délais limites sur les exonérations prévues au code des investissements.  
    - Statut: RS / RR
  - Introduction de la TVA et du Tarif extérieur commun.  
    - Statut: RS / R
- 1.6 Dépenses : vérification, comptabilité et contrôles financiers
  - Mettre en place un contrôle plus strict des signataires autorisés pour les décaissements et transferts, en prévoyant des signataires additionnels lorsque le risque et la valeur des transactions augmentent.  
    - Statut: MP
  - Recruter un auditeur international pour effectuer des audits spéciaux des contrôles sur les décaissements et transferts intérieurs importants au profit de l’État ou de ses créanciers.  
    - Statut: MP
  - Reprise de la gestion de la paie par le Ministère en charge des finances via la prise en charge de la base de données y afférente.  
    - Statut: (non précisé)
  - Soumettre au Conseil général, au Comité d’audit et au Ministre des finances le rapport des audits spéciaux des contrôles sur les décaissements et transferts intérieurs importants au profit de l’Etat ou de ses créanciers au cours du premier semestre 2008.  
    - Statut: MP
  - Recruter un auditeur international pour effectuer des audits spéciaux des contrôles sur les décaissements et transferts intérieurs importants au profit de l’État ou de ses créanciers au cours du deuxième semestre 2008.  
    - Statut: MP
  - Préparer et mettre en œuvre un plan de trésorerie trimestriel glissant.  
    - Statut: RS / RR
  - Fermer et transformer en sous-compte d’affectation spéciale du compte général du Trésor les comptes extrabudgétaires objet de la lettre no. 540/4904/2008 du Ministre des finances du 12 novembre, 2008.  
    - Statut: CR / RS / R
  - Fermer les comptes objet de la lettre no. 540/4768/2008 du ministre des finances du 31 octobre 2008.  
    - Statut: CR / RS / R
  - Soumettre au Conseil général, au Comité d’audit, et au Ministre des finances le rapport des audits spéciaux des contrôles sur les décaissements et transferts intérieurs importants au profit de l’Etat ou de ses créanciers au cours du premier semestre 2010.  
    - Statut: RS / R
  - Recruter un auditeur international pour : (i) suivre la mise en œuvre complète de toutes les recommandations formulées par les audits spéciaux de 2008, en se basant sur le plan d’action de septembre 2009 préparé par la BRB et le ministère des finances et (ii) effectuer des audits spéciaux des contrôles sur les décaissements et transferts intérieurs importants au profit de l’Etat ou de ses créanciers au cours du premier semestre 2010.  
    - Statut: RS / R / R
- 1.7 Transparence budgétaire
  - Publication du rapport d’audit sur les dettes croisées entre l’État et le secteur pétrolier.  
    - Statut: MP
- 1.8 Préparation de la loi de finances
  - Soumission à l’Assemblée Nationale du projet de loi organique des finances Publiques.  
    - Statut: MP
- 1.9 Relations inter-gouvernementales
  - Adopter une nouvelle convention entre l’Etat et la BRB redéfinissant le rôle de la banque centrale dans la gestion des finances publiques, tel que prévu par la nouvelle loi organique relative aux finances publiques.  
    - Statut: RS / R
- 2. Banque centrale
  - Soumission à l'Assemblée Nationale du projet de loi portant statuts de la BRB, ainsi que des recommandations faites par les services du FMI en janvier 2008 en vue de son amélioration.  
    - Statut: MP
- 3. Rémunérations et réformes de la fonction publique et de l’emploi public
  - Lancement du recensement des effectifs de la police et des forces armées.  
    - Statut: RS / R
  - Achèvement du recensement des fonctionnaires civils de l'État.  
    - Statut: CR / R

*Source : base de données du FMI sur le suivi des accords (MONA).*

### 11.4 Légis-lation/politique anti-corruption

### 11.4 Légis-lation/politique anti-corruption

### Mesure spécifique relative à Interpetrol
- En accord avec les lois du Burundi, la garantie de 6 milliards de BIF et les titres relatifs à 25 propriétés appartenant à Interpetrol sous séquestre resteront en place jusqu'à ce qu'une décision judiciaire soit prise au sujet d’Interpetrol.  
- Statut de suivi indiqué : CR (critère de réalisation).

### Suivi des accords et indicateurs quantitatifs (extraits pertinents)
- Source : base de données du FMI sur le suivi des accords (MONA).  
- Légende utilisée dans le suivi : R : réalisé ; MD : réalisé avec retard ; NR : non réalisé ; D : dérogation ; MP : mesure préalable ; RS : repère structurel ; CR : critère de réalisation ; ANN : annulé.  
- Exemples de constats de mise en œuvre (notes explicatives extraites du tableau de suivi) :  
  - R1 : le dépassement du plafond s'explique par une révision à la hausse du stock historique d'arriérés estimé lors de la conception du programme de 2004 et un ralentissement de l'apurement des arriérés. Des mesures correctives ont été prises et une dérogation approuvée.  
  - R4 : aucune dérogation n'a été demandée pour l'accumulation temporaire à la fin de 2005 d'arriérés de paiements extérieurs envers le Fonds de l’OPEP (apurée ultérieurement).  
  - R5 : modification de la date d’évaluation (observation des objectifs indicatifs).  
  - R6 : une dérogation a été accordée pour l'accumulation temporaire d'arriérés de paiements extérieurs, qui a été apurée en janvier 2007.

### Observations et enseignements tirés (avis des autorités)
- Appropriation et conception du programme :
  - Le premier accord FRPC a souffert d'un manque d'appropriation par les autorités et d'une faible participation à la conception du programme ; la conditionnalité n’a pas toujours été négociée.  
  - La participation des autorités à la conception du programme s'est renforcée au fil du temps ; pendant les deux dernières revues de l’accord FEC, les autorités ont assumé intégralement la rédaction de la lettre d'intention et du protocole d'accord.  
- Assistance technique (AT) et coordination des donateurs :
  - L'AT a joué un rôle important, surtout dans le secteur public et pour le renforcement des capacités, mais une masse critique d’AT n'a été atteinte que très tard.  
  - Des missions de diagnostic redondantes ont entraîné une perte de temps et donné principalement des recommandations générales difficiles à appliquer.  
  - Recommandation pratique : assurer le suivi des recommandations d'AT, idéalement par la présence d'un expert résident ou des missions plus fréquentes ; inclure un important volet formation pour faciliter l'exécution efficace des réformes.  
  - La coordination des donateurs est essentielle ; il serait utile que les services du FMI collaborent étroitement avec les autres donateurs multilatéraux bien avant la négociation définitive du programme afin d’en assurer la cohérence interne.  
- Conception élargie des discussions :
  - Le rapport aurait pu noter que la contribution des autorités au programme aurait été plus importante si les discussions avaient été élargies aux ministères responsables de l’exécution des mesures spécifiques envisagées.  
- Masse salariale et démobilisation :
  - La masse salariale reste trop élevée et porte les stigmates de la transition vers la paix (augmentation des forces de sécurité et engagements antérieurs d'augmentations salariales).  
  - Une réforme de la fonction publique est nécessaire, mais la solution implique aussi des mesures d'accompagnement de la démobilisation pacifique qui entraînent des coûts budgétaires, ainsi qu'une accélération de la croissance et une meilleure mobilisation des recettes.  
- Stratégie de croissance :
  - Tout futur programme devrait comporter une stratégie explicite d'accélération de la croissance élaborée en étroite collaboration avec la Banque mondiale.  
  - La croissance exige des investissements publics et privés massifs ; il convient d'intégrer ces éléments au dialogue FMI–autorités avec une forte dose de flexibilité pour des projets de grande envergure jugés essentiels pour réduire les goulets d'étranglement (exemple cité : production d'électricité).  
  - Priorités sectorielles recommandées : production d'électricité et prise en compte de l'agriculture, compte tenu de l'importance des populations rurales et de la nécessité de diversifier les exportations.

### Recommandations de politique macroéconomique et budgétaire (synthèse des points du Conseil d'administration)
- Maintenir la politique macroéconomique alignée sur les objectifs du programme tout en accélérant les réformes structurelles et en renforçant la gouvernance.  
- Pour maîtriser l'inflation : durcir les politiques monétaire et budgétaire et mieux combiner les moyens d'action.  
- Ajustement budgétaire : faciliter par une meilleure orientation, et en fin de compte par l'élimination, des subventions aux carburants récemment mises en place.  
- Assouplissement du taux de change : envisagé pour mieux absorber les chocs extérieurs et consolider la position extérieure.  
- Viabilité de la dette et gestion budgétaire : les plans budgétaires à moyen terme doivent rester axés sur la viabilité de la dette ; mesures prioritaires : intensifier la mobilisation des recettes, maîtriser la masse salariale, réorienter les dépenses vers les secteurs prioritaires et renforcer la gestion des finances publiques.  
- Financement des grands projets d'infrastructure : recourir à des dons et à des financements concessionnels pour préserver la soutenabilité budgétaire ; rechercher un élément don plus élevé pour le prêt récent à une usine hydroélectrique (projet jugé économiquement viable).

### Indicateurs macroéconomiques clés (Burundi, 2008–10) — extraits
- Croissance du PIB réel : 2008 = 4,5 ; 2009 = 3,5 ; 2010 = 3,9 (Variation annuelle en pourcentage).  
- Prix à la consommation (moyenne de la période) : 2008 = 24,4 ; 2009 = 10,7 ; 2010 = 6,4 (Variation annuelle en pourcentage).  
- Prix à la consommation (fin de période) : 2008 = 25,7 ; 2009 = 4,6 ; 2010 = 4,1 (Variation annuelle en pourcentage).  
- Avoirs extérieurs nets (Variation en pourcentage de M2 du début de période, sauf indication contraire) : 2008 = 21,9 ; 2009 = -2,9 ; 2010 = -5,4.  
- Crédit intérieur : 2008 = 18,8 ; 2009 = 27,8 ; 2010 = 24,2 (Variation annuelle en pourcentage).  
- Monnaie et quasi-monnaie (M2) : 2008 = 34,2 ; 2009 = 19,8 ; 2010 = 19,4 (Variation annuelle en pourcentage).  
- Recettes publiques (hors dons, pourcentage du PIB) : 2008 = 18,5 ; 2009 = 18,6 ; 2010 = 19,8.  
- Total des dépenses et prêts nets (pourcentage du PIB) : 2008 = 56,7 ; 2009 = 50,7 ; 2010 = 54,7.  
- Solde global (base engagements) hors dons (pourcentage du PIB) : 2008 = -38,2 ; 2009 = -32,1 ; 2010 = -34,9.  
- Solde global y compris dons (hors PPTE, pourcentage du PIB) : 2008 = -2,4 ; 2009 = -5,2 ; 2010 = -3,2.  
- Solde des transactions courantes (pourcentage du PIB) : 2008 = -15,0 ; 2009 = -16,1 ; 2010 = -13,4.  
- Réserves de change brutes (millions de dollars EU) : 2008 = 267 ; 2009 = 323 ; 2010 = 332.  
- Mois d'importations (réserves) : 2008 = 5,0 ; 2009 = 5,0 ; 2010 = 4,8.  
- Sources des indicateurs : autorités du Burundi, et estimations et projections des services du FMI.

*Source : _cr11269f - 11.4 Légis-lation/politique anti-corruption, extrait du document de suivi et de l'évaluation ex post (base de données MONA et notes du FMI)._*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2011/_cr11269f.pdf_
