## Principaux indicateurs économiques, 2008–15 (_cr1197f)

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### Résumé analytique — Contexte et perspectives
- Contexte: contraction des excédents budgétaire et extérieur en 2009; croissance modérément négative due au faible niveau des cours et de la demande des produits de base.
- Prévisions:
  - Croissance du PIB réel: 5,7 % en 2010; resterait globalement à ce niveau en 2011, soutenue par l’investissement public et le rebond minier.
  - Inflation: moyenne annuelle attendue faible; accélération attendue surtout en raison de la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie.
- Risque structurel: diminution des réserves pétrolières entraînant un recul des revenus et des recettes fiscales à long terme, sauf accélération de la croissance hors-pétrole.
- Réponse des autorités: plan de transformation vers une économie émergente par diversification, amélioration du climat des affaires, et mise en œuvre d’un programme d'investissement public ambitieux entraînant une dégradation budgétaire à court terme.

### Défis majeurs identifiés
- Trois défis principaux:
  - i) assurer la viabilité budgétaire et la compétitivité extérieure face à la diminution des réserves pétrolières;
  - ii) accélérer la croissance pour préparer l'après-pétrole;
  - iii) réformer le secteur financier.

### Points de vue et recommandations des services du FMI
- Synthèse:
  - Un assainissement budgétaire soutenu est crucial pour la croissance et la viabilité budgétaire à long terme.
  - Arrimer l'ambitieux budget d'investissement à une stratégie budgétaire à moyen terme crédible pour protéger la stabilité macroéconomique, même en cas de baisse des cours du pétrole.
  - Nécessité d’améliorer la gestion des finances publiques pour rehausser la qualité de la dépense et dégager des ressources pour dépenses favorables à la croissance et sociales.
- Recommandations clés pour réduire le déficit primaire hors-pétrole (DPHP) de 6½ points du PIBHP d'ici à 2015:
  - Éliminer dépenses en capital improductives; ramener dépenses en capital à leur niveau historique d'ici à 2015.
  - Ramener la masse salariale à des niveaux viables; réduire de moitié les recrutements annuels après 2011.
  - Rendre opérationnel en 2011 le mécanisme d'ajustement des prix des carburants; abolir d'ici à 2012 les subventions non ciblées.
  - Réduire progressivement les exonérations fiscales (conserver exonérations pour ZFI; réduire exonérations de TVA et d'impôt sur le revenu non liées aux ZFI).
  - Poursuivre réformes de l'administration fiscale conformément aux recommandations du FAD.

### Cadre budgétaire et trajectoires pertinentes
- DPHP observé/projeté:
  - 14 % du PIBHP en 2009 → environ 21 % en 2010 (effet hausse salaires et investissements publics).
  - DPHP projeté: 21,1 % du PIBHP en 2010 → 22,5 % en 2011 (projet de loi de finances 2011).
  - Scénario des autorités: DPHP diminuerait de 14 % du PIBHP d'ici à 2015; deviendrait viable (7½ % du PIBHP) d'ici à 2019 si ajustement poursuivi au même rythme qu'en 2012–15.
- Mesures annoncées par les autorités pour le ramener à un niveau viable:
  - réduire dépenses en capital de 6½ % du PIBHP sur 2012–15;
  - réformer politiques de salaire et d'emploi dans le secteur public (audits prévus en 2011);
  - rationaliser dépenses courantes, réduire transferts et subventions; prévoir ressources pour entretien des ouvrages issus du programme d'investissement.

### Politique d’investissement public et diversification
- Objectif: satisfaire besoins en infrastructures et dynamiser cinq pôles géographiques de développement.
- Mesures:
  - Agence nationale des grands travaux publics pour planification, gestion et réalisation des projets; appui technique (Bechtel) et accord de service avec la Banque mondiale.
  - ZES destinée à stimuler transformation du bois et exportations à forte valeur ajoutée; exonérations ZES prévues jusqu’à expiration.
  - Priorité à infrastructures essentielles: électricité, routes propices au commerce, barrage et ports.
  - Appel à assistance technique de la Banque mondiale pour évaluation, sélection, suivi des projets, et budgétisation des coûts d'exploitation et d'entretien.
  - À moyen terme: envisager partenariats public/privé pour compléter l'investissement public.

### Réformes structurelles pour accélérer la croissance hors-pétrole
- Diagnostics:
  - Faiblesse des biens échangeables due à salaires élevés, main-d’œuvre peu qualifiée, insuffisance d'infrastructures et climat des affaires médiocre.
  - Croissance hors-pétrole inférieure aux pays comparables.
- Recommandations des services:
  - Réorienter l’investissement public vers infrastructures essentielles et services sociaux (santé, éducation).
  - Améliorer le climat des affaires: renforcer gouvernance, améliorer guichet unique, rationaliser procédures.
  - Accroître la flexibilité du marché du travail: réformer la législation du travail; modérer hausses salariales publiques et éviter imposition de hausses par l’État au secteur privé.
- Actions des autorités:
  - Recrutement dans la santé et l'éducation en 2010 et 2011; construction de salles de classes et dispensaires.
  - Accord de service signé avec la SFI en novembre 2010 pour identifier mesures d’allègement réglementaire.

### Réforme du secteur financier — diagnostics et priorités
- Diagnostics:
  - Progrès limités depuis le PESF CEMAC 2006.
  - Accès aux services financiers limité par le sous-développement du système des paiements; taux de pénétration: 2 %.
  - Crédit au secteur privé nettement en deçà de la moyenne des pays exportateurs de pétrole d'Afrique subsaharienne.
  - Le gouvernement contrôle 2 des 9 banques et détient des participations importantes dans la plupart des autres.
- Recommandations des services du FMI:
  - Renforcer le cadre institutionnel plutôt que créer institutions financières spécialisées étatiques.
  - Améliorer fonctionnement des bureaux du cadastre et des registres de commerce; rationaliser procédures d'enregistrement et d'exécution des garanties; renforcer gouvernance des tribunaux.
  - Créer centrales des risques; accélérer mise en œuvre de la stratégie de microfinance.
- Initiatives des autorités:
  - Réformes pour améliorer mécanismes de règlement des litiges, procédures de constitution de garanties; création d'une centrale des bilans à la banque centrale.
  - Projet d’adhésion au capital du Fonds africain de garantie et de coopération économique; finalisation stratégie de microfinance; restructuration d’agences publiques finançant PME et logement.

### Gestion des finances publiques (GFP) et gouvernance des fonds
- Mesures et risques:
  - Autorités prévoient adoption du système budget-programme et principes modernes de gestion financière; mise en place d’une Caisse de relance pour reporter fonds affectés aux projets d'investissement.
  - Services du FMI: recommandent d'atteindre reportement du financement sans création d'une Caisse de relance, qui entraverait exécution budgétaire, gestion de trésorerie et responsabilisation.
  - Risque d’établir nouveaux fonds extrabudgétaires pénalisant gouvernance et transparence.
  - Recommandation additionnelle: gestion de la liquidité du FSS doit prendre en compte risques budgétaires liés aux fluctuations des cours des produits de base.
- Ressources pétrolières:
  - Création d’une société pétrolière nationale; conversion du Fonds pour les générations futures en un Fonds souverain stratégique (FSS) devant prendre des participations dans des sociétés nationales ou étrangères d'importance stratégique.
  - Incertitude: textes en cours de rédaction; lieu de conservation de ces nouveaux fonds non clairement défini; risque d’affaiblir réserves internationales de la banque centrale.

### Analyses quantitatives et indicateurs clés (extraits)
- Croissance du PIB réel (extraits séries 2010–2015, exemples):
  - 2010: 5,7; 2011: 5,6 (tableau texte contient séries annuelles détaillées).
- Solde primaire hors-pétrole (en pourcentage du PIB non pétrolier):
  - -21,1 en 2010 (scénario services);
  - -22,5 en 2011 (scénario autorités);
  - trajectoire visant -7,5 d'ici à 2019 sous hypothèse d'ajustement soutenu.
- Indicateurs budgétaires et extérieurs (extraits):
  - Recettes totales (en % du PIB): 27,0-18,9-17,3-12,1-8,6-1,1-3,0-2,8 (tableau complet présenté).
  - Recettes pétrolières (en % du PIB): 42,0-38,5-40,0-11,6-1,6-5,9-0,3-0,8.
  - Dette publique extérieure (en % du PIB): 15,6-18,8-15,7-14,3-13,1-12,6-12,2-11,7 (2008–2015 série).
  - PIB nominal (en milliards de FCFA, extraits): 6 5085 1706 4447 1277 5697 7868 0728 339 (valeurs telles qu’apparaissent dans le tableau).
- Performances à l'exportation (hors produits de base):
  - Croissance des exportations 2000–2008: 3,3 % (Gabon) contre 14,2 % (pays d’Afrique subsaharienne).
  - Part de marché du Gabon dans les exportations mondiales de biens: 0,03 % dans les années 80 → 0,01 % en 2000–06.

### Viabilité de la dette et tests de résistance (extraits)
- Scénario de référence: ratio dette/PIB sectoriel extérieur projeté à 11,7 % en 2015 (trajectoire baissière).
- Principales hypothèses macroéconomiques (extraits 2005–2015):
  - Croissance du PIB réel: 3,0; 1,2; 5,6; 2,3; -1,4; 5,7; 5,6; 3,3; 1,6; 2,6; 2,5.
  - Taux d'intérêt nominal extérieur (en %): 4,1; 5,2; 6,3; 4,5; 6,0; 7,7; 8,6; 8,9; 9,4; 7,8; 7,2.
  - Déflateur du PIB en dollars EU (variation %): 17,2; 8,9; 14,8; 22,8; -23,6; 9,7; 1,4; 2,3; 0,7; 0,5; 0,3.
- Tests de résistance (dette extérieure):
  - Choc taux d'intérêt (hausse permanente du taux réel de 90 points de base): ratio dette/PIB → 13,4 %.
  - Choc croissance hors-pétrole (baisse permanente de 1 point de pourcentage): ratio dette/PIB → 14,8 %.
  - Choc prix du pétrole (baisse permanente de 13 dollars EU le baril): ratio dette/PIB → 37 %.
  - Chocs combinés (taux d'intérêt, croissance hors-pétrole, cours du pétrole; un quart d’écart-type chacun): ratio dette/PIB → 24 %.
  - Choc de dépréciation réelle (30 %): ratio dette/PIB → ≈ 19 % (hausse de cinq points de pourcentage).
- Conclusion synthétique: sous scénario de référence, ratio d’endettement du secteur public diminue et se stabilise à 14,4 % du PIB en 2015; tests de résistance montrent forte sensibilité aux cours du pétrole.

### Données, transparence et conformité à l’Article VIII
- Qualité des données:
  - Données globalement suffisantes pour la surveillance mais importantes lacunes: balance des paiements, actualité des données budgétaires, monétaires et du secteur financier, absence d’indicateurs haute fréquence.
  - Gabon participe au SGDD mais n’a pas actualisé métadonnées depuis 2002.
  - IPC amélioré depuis 2007 mais limité à Libreville.
- Article VIII:
  - Taxe sur les virements télégraphiques (taxe sur tous les virements) incompatible avec l'Article VIII; recommandation d’éliminer cette taxe dès que possible.
- Assistance technique et coopération:
  - AFRITAC Centre et départements FAD, MCM, LEG impliqués dans missions et assistance technique sur gestion des finances publiques, dette, statistiques, contrôle bancaire.
  - Prochaines consultations Article IV prévues selon cycle normal de 12 mois.

### Priorités et recommandations finales (synthèse du Conseil d’administration)
- Poursuivre rééquilibrage budgétaire tout en finançant besoins de développement.
- Lier lois de finances annuelles à un cadre budgétaire à moyen terme et à un programme d'investissement pluriannuel réaliste.
- Réorienter investissement public vers infrastructures et projets sociaux prioritaires; renforcer évaluation, sélection et suivi des projets.
- Renforcer transparence et responsabilisation dans gestion des ressources minières et nouveaux fonds envisagés.
- Mettre en œuvre réformes structurelles pour améliorer climat des affaires, infrastructures de base, services de santé et d’éducation, et assouplir marché du travail.
- Améliorer cadre institutionnel et réglementaire pour l’accès au financement des PME; achever stratégie de microfinance.
- Éliminer taxe sur les virements (restriction de change) incompatible avec l’Article VIII.
- Continuer à améliorer qualité et régularité des données avec assistance technique du FMI et des donateurs.

*Source : contenu du document fourni (Extraits du rapport)._

### 1.     Principaux indicateurs économiques, 2008–15 ................................................................17

### 1.     Principaux indicateurs économiques, 2008–15

### Résumé analytique — Contexte et perspectives
- Contexte: la contraction des excédents budgétaire et extérieur en 2009 et une croissance modérément négative résultent du faible niveau des cours et de la demande des produits de base.
- Prévisions: la croissance du PIB réel devrait atteindre 5,7 % en 2010 et rester dans l'ensemble à ce niveau en 2011, soutenue par l’investissement public et un rebond du secteur minier.
- Risque structurel: la diminution des réserves pétrolières entraînera un recul des revenus et des recettes fiscales à long terme, sauf si la croissance du PIB hors-pétrole s'accélère.
- Réponse des autorités: plan de transformation vers une économie émergente par diversification et amélioration du climat des affaires; mise en œuvre d’un programme d'investissement public ambitieux, entraînant une dégradation budgétaire à court terme.

### Défis identifiés
- Trois défis majeurs discutés:
  - i) assurer la viabilité budgétaire et la compétitivité extérieure face à la diminution des réserves pétrolières à long terme;
  - ii) accélérer la croissance pour préparer l'après-pétrole;
  - iii) réformer le secteur financier.

### Points de vue des services du FMI — synthèse
- Un assainissement budgétaire soutenu est crucial pour la croissance et la viabilité budgétaire à long terme.
- L'ambitieux budget d'investissement doit être arrimé à une stratégie budgétaire à moyen terme crédible pour protéger la stabilité macroéconomique, même en cas de baisse des cours du pétrole.
- Nécessité d’une meilleure gestion des finances publiques pour améliorer la qualité de la dépense et dégager des ressources pour des dépenses favorables à la croissance et sociales.
- Priorités pour stimuler et diversifier le secteur privé hors-pétrole:
  - améliorer le climat des affaires;
  - réaliser des infrastructures de base;
  - faciliter l'accès des PME au financement.

### Points de vue des autorités — synthèse
- Les autorités partagent l’évaluation du FMI et élaborent un cadre à moyen terme visant à ramener le déficit à un niveau viable par:
  - réduction graduelle des dépenses en capital;
  - réforme des politiques de salaire et d'emploi dans le secteur public;
  - rationalisation des dépenses courantes.
- Initiatives pour faciliter l'accès des PME aux services financiers: réforme du règlement des litiges, rationalisation des procédures de garantie, création d'une centrale des bilans.
- Accord de service prévu avec la Banque mondiale pour identifier des actions prioritaires.

### I. Introduction — constats clés
- La production de pétrole des 40 dernières années a élevé le Gabon au statut de pays à revenu intermédiaire, mais:
  - inégalités de revenu fortes;
  - secteurs non liés aux produits de base stagnants;
  - moitié du revenu national revient au quintile le plus riche; un tiers de ce quintile vit encore dans la pauvreté.
- Les recettes pétrolières alimentent l'activité via la dépense publique mais sont instables; politique budgétaire procyclique et rigidités salariales accentuent les cycles économiques.
- Transition politique en 2009: Ali Bongo Ondimba élu président en août 2009; élections parlementaires prévues en novembre 2011.
- Le gouvernement a lancé un plan d'investissement ambitieux pour diversifier l'économie et relever les capacités administratives limitées.

### II. Évolution récente et perspectives — faits et projections
- Résultats du programme FMI: accord triennal expiré en mai 2010 avec seulement trois revues réalisées; dérapages budgétaires récurrents.
- Déficit primaire hors-pétrole (DPHP): est passé de 14 % du PIB hors-pétrole (PIBHP) en 2009 à environ 21 % en 2010, du fait de la hausse des salaires et des investissements publics.
- Reprise attendue:
  - PIB réel prévu: environ 5,7 % en 2010 (effet investissement public et rebond minier).
  - Inflation: moyenne annuelle attendue faible.
- Principaux risques:
  - recul des cours du pétrole et du manganèse (pendant la dernière décennie: environ 90 % des exportations de biens et 45 % du PIB nominal);
  - dérapages dans l'exécution des politiques;
  - grèves avant les élections parlementaires pouvant accroître les pressions salariales.
- Effet de la relance 2010: devrait ramener l'excédent courant à des niveaux nettement inférieurs au pic d'avant crise.

### III. Discussions sur l’action à mener — orientations générales
- Thèmes centraux des discussions: viabilité budgétaire et compétitivité extérieure; accélération de la croissance hors-pétrole; réforme du secteur financier.
- Politiques macro-financières: le projet de loi de finances 2011 prévoit une accélération des dépenses en capital, creusant l’écart avec le DPHP viable.
  - DPHP projeté: 21,1 % du PIBHP en 2010 → 22,5 % en 2011.
  - Risques: dépassements des dépenses publiques avant les élections 2011.

### A. Assurer la viabilité budgétaire et la compétitivité extérieure — mesures proposées
- Constat: la progression des dépenses en biens et services ne devrait pas excéder l'inflation; salaires nominaux inchangés en 2011 malgré recrutements supplémentaires.
- Cadre à moyen terme des autorités (mesures prévues):
  - réduire les dépenses en capital de 6½ % du PIBHP au cours de la période 2012–15;
  - réformer les politiques de salaire et d'emploi dans le secteur public (audits de la fonction publique prévus en 2011);
  - rationaliser les dépenses courantes, réduire transferts et subventions, prévoir ressources pour l'entretien des ouvrages issus du programme d'investissement.
- Effets attendus selon les autorités:
  - DPHP devrait diminuer de 14 % du PIBHP d'ici à 2015 (scénario des autorités);
  - DPHP deviendrait viable (7½ % du PIBHP) d'ici à 2019, si ajustement poursuivi au même rythme qu'en 2012–15.
- Points de vue des services du FMI — recommandations clés:
  - insérer les projets d'investissement public dans un plan pluriannuel réaliste et un cadre budgétaire à moyen terme compatible avec la viabilité et la compétitivité extérieure;
  - renforcer l'analyse des risques liés aux projets d'investissement et aux plans budgétaires;
  - ne pas accélérer davantage les dépenses en capital en 2011;
  - prudence budgétaire pour amortir les risques liés aux variations des cours;
  - reconnaissance que le ratio dette courante/PIB paraît modéré, mais qu'une chute des cours du brut pourrait alourdir sensiblement l’endettement (voir analyse de viabilité de la dette).

- Mesures identifiées par les services pour un ajustement additionnel du DPHP de 6 ½ points du PIBHP d'ici à 2015:
  - Éliminer les dépenses en capital improductives et arrimer le plan d'investissement à un cadre budgétaire à moyen terme crédible; ramener les dépenses en capital à leur niveau historique d'ici à 2015.
  - Ramener la masse salariale à des niveaux viables en poursuivant les réformes des salaires et de l'emploi; appui au plan des autorités visant à réduire de moitié les recrutements annuels après 2011.
  - Rendre opérationnel en 2011 le mécanisme d'ajustement des prix des carburants; abolir d'ici à 2012 les subventions non ciblées en faveur des pauvres.
  - Réduire progressivement les exonérations fiscales (conserver exonérations pour ZFI mais réduire exonérations de TVA et d'impôt sur le revenu non liées aux ZFI).
  - Poursuivre les réformes de l'administration fiscale conformément aux recommandations du Département des finances publiques du FMI (FAD).

### Comparaison quantitative — scénarios des autorités vs. services (extraits)
- Taux de croissance du PIB réel (2010–2015): scénarios donnent des valeurs précises pour chaque année (2010: 5,7; 2011: 5,6; etc. — voir tableau texte pour la série complète).
- Taux de croissance hors-pétrole (2010–2015): valeurs annuelles détaillées fournies dans le tableau texte.
- Inflation (taux moyen): valeurs annuelles détaillées fournies dans le tableau texte.
- Recettes non pétrolières, Dépenses primaires, Dépenses courantes, salaires et traitements, subventions, Dépenses en capital: séries annuelles sont présentées dans le tableau texte avec niveaux différenciés pour scénarios des autorités et des services.
- Déficit primaire hors-pétrole (en pourcentage du PIB non pétrolier): exemple clef — -21,1 en 2010 (scénario services), -22,5 en 2011 (scénario autorités), trajectoire visant -7,5 d'ici à 2019 sous hypothèse d'ajustement soutenu.

### Réforme de la gestion des finances publiques (GFP)
- Autorités: réforme profonde de la GFP, adoption du système budget-programme et principes modernes de gestion financière.
- Mise en place d’une Caisse de relance pour reporter à l'exercice suivant des fonds affectés aux projets d'investissement.
- Ressources pétrolières: création d’une société pétrolière nationale et conversion du Fonds pour les générations futures en un Fonds souverain stratégique (FSS) devant prendre des participations dans des sociétés nationales ou étrangères d'importance stratégique.
- Incertitude: textes en cours de rédaction; lieu de conservation de ces nouveaux fonds (banque centrale régionale ou ailleurs) non clairement défini, ce qui pourrait affaiblir les réserves internationales de la banque centrale.

*Source : contenu du document fourni (Extraits du rapport).*

### 16.      La GFP doit être renforcée pour rehausser la qualité de la dépense et libérer des

### 16.      La GFP doit être renforcée pour rehausser la qualité de la dépense et libérer des 

### Renforcement de la gestion des finances publiques (GFP)
- Objectif: rehausser la qualité de la dépense et dégager des ressources pour augmenter les dépenses favorables à la croissance et les dépenses sociales.
- Position des services du FMI: reporter le financement des projets d'investissement à l'exercice suivant peut être atteint sans création d'une Caisse de relance, qui entraverait:
  - l'exécution du budget,
  - la gestion de trésorerie,
  - la responsabilisation.
- Risque identifié: l'établissement de nouveaux fonds extrabudgétaires pénaliserait la gouvernance et la transparence.
- Recommandation additionnelle: la gestion de la liquidité du FSS devrait prendre en compte les risques budgétaires liés aux fluctuations des cours des produits de base.
- Points de vue des autorités: si l'exécution d'un projet d'investissement est retardée, la Caisse protège ces ressources contre les compressions de dépenses en les transférant à un fonds distinct.
- Mesures annoncées par les autorités: textes créant les nouvelles institutions en cours de préparation ou d'adoption; intention de faire en sorte que ces institutions ne soient pas extrabudgétaires et disposent de structures à gouvernance robustes.

### Encadré 1 : Taux de change réel — principales constatations et chiffres
- Méthodes utilisées: deux méthodes tenant compte de l'épuisement à venir des ressources pétrolières.
- Résultats généraux: positions budgétaire et extérieure globalement conformes aux fondamentaux si les autorités réduisent les dépenses publiques et le DPHP conformément à leur scénario d'ajustement.
- HRP (hypothèse du revenu permanent):
  - Le DPHP viable est estimé à environ 7½ % du PIBHP.
  - Si le scénario d'ajustement des autorités se concrétisait, la surévaluation serait faible et se situerait clairement dans les limites des marges d'erreur.
  - Si le déficit budgétaire se maintenait à son niveau de 2010, la surévaluation serait modérée (proche de 10 % à l’horizon 2015).
- Approche VE (Bems et Carvalho, 2009): donne une norme de solde courant légèrement moins élevée que celle du modèle HRP; degré de surévaluation plus faible.
- Performances à l'exportation (secteurs hors produits de base):
  - Croissance des exportations 2000–2008: 3,3 % (Gabon) contre 14,2 % (pays d’Afrique subsaharienne).
  - Part de marché du Gabon dans les exportations mondiales de biens: 0,03 % dans les années 80 → 0,01 % en 2000–06.
- Facteurs structurels freinant la compétitivité:
  - Doing Business 2010: classement médiocre parmi les pays à revenu intermédiaire (tranche supérieure); parmi 46 pays d’Afrique subsaharienne, le Gabon se classe au 27ème rang.
  - Niveau élevé des salaires et rigidités du marché du travail.
- Extraits de la table/notes (présentés tels qu’ils apparaissent dans le texte source):
  - Solde courant sous-jacent5,22,55,22,5
  - Élasticité solde courant 1 0,50,50,50,5
  - Sur é va lua tion4,4- 4,91,6- 4,9
  - HRPBems/Carvalho 7,46,0

### Accélérer la croissance pour préparer l'après-pétrole (croissance hors-pétrole et priorités)
- Diagnostic:
  - Faiblesse du secteur des biens échangeables due à salaires élevés, main-d’œuvre peu qualifiée, infrastructures et climat des affaires médiocres.
  - Croissance hors-pétrole inférieure à celle des pays comparables.
  - Qualité faible des services de santé et d'éducation, limitant la productivité et les progrès vers les objectifs du Millénaire pour le développement.
- Mesures et recommandations des services du FMI (itemisées):
  - Réorienter l'investissement public vers les infrastructures essentielles (électricité, routes propices au commerce, barrage et ports).
    - Solliciter l'assistance technique de la Banque mondiale pour améliorer l'évaluation, la sélection et le suivi des projets d'investissement, ainsi que la budgétisation des coûts d'exploitation et d'entretien.
    - À moyen terme, envisager des partenariats public/privé pour compléter l'investissement public.
  - Compléter le programme d'infrastructures par des réformes dans les secteurs de la santé et de l'éducation pour renforcer la productivité, créer des emplois et alléger la pauvreté.
  - Améliorer le climat des affaires: renforcer la gouvernance, améliorer le guichet unique pour les investisseurs, rationaliser les procédures administratives.
  - Accroître la flexibilité du marché du travail: réformer la législation du travail; veiller à ce que l’État s'abstienne d'imposer des hausses salariales dans le secteur privé; modérer les hausses salariales dans le secteur public.
- Actions et vues des autorités:
  - Identification de cinq pôles de développement économique pour diversifier l'économie; choix des infrastructures guidé par la stimulation et la connexion de ces pôles.
  - Création d'une agence nationale des grands travaux publics pour planification, gestion et réalisation des projets d’infrastructure importants; Bechtel apporte expertise technique; accord de service signé avec la Banque mondiale.
  - Loi de finances prévoit le recrutement de personnels dans la santé et l'éducation en 2010 et en 2011, et la construction de salles de classes et de dispensaires.
  - Réformes pour améliorer le climat des affaires: abolition d'une réglementation lourde, accord de service signé avec la SFI en novembre 2010 pour identifier mesures; allègement de la charge fiscale et utilisation continue d'incitations fiscales assorties d'évaluations régulières de leur efficacité.

### Réformer le secteur financier
- Diagnostic:
  - Progrès limités depuis le PESF CEMAC 2006.
  - Accès aux services financiers limité par le sous-développement du système des paiements.
  - Taux de pénétration faible: 2 %.
  - Crédit au secteur privé nettement en deçà de la moyenne des pays exportateurs de pétrole d'Afrique subsaharienne; difficultés d'accès au crédit pour la plupart des PME; rôle limité des établissements de microfinance.
- Rôle de l'État:
  - Le gouvernement contrôle deux des neuf banques et détient des participations importantes dans la plupart des autres.
  - Création annoncée d'une nouvelle institution financière: la Caisse des dépôts et consignations (CDC).
- Recommandations des services du FMI:
  - Renforcer le cadre institutionnel plutôt que créer des institutions financières spécialisées placées sous l'égide de l'État.
  - Réformes prioritaires:
    - améliorer le fonctionnement des bureaux du cadastre et des registres de commerce;
    - rationaliser les procédures d'enregistrement et d'exécution des garanties;
    - renforcer l'exécution des droits des créanciers en améliorant la gouvernance des tribunaux concernés.
  - Créer des centrales des risques et accélérer la mise en œuvre de la stratégie de microfinance.
- Initiatives des autorités:
  - Réformes institutionnelles en cours pour améliorer l'infrastructure du crédit: améliorer mécanismes et procédures de règlement des litiges sur contrats de prêts; rationaliser procédures de constitution de garanties; créer à la banque centrale une centrale des bilans des entreprises accessible aux banques commerciales.
  - Intention de souscrire au capital du Fonds africain de garantie et de coopération économique pour garantir les crédits bancaires aux PME.
  - Finalisation en cours de la stratégie de développement de la microfinance.
  - Restructuration de plusieurs agences publiques intervenant dans le financement des PME et du logement pour rationaliser les instruments de financement.

### Autres questions abordées
- Politique commerciale:
  - Autorités prévoient de rationaliser le fonctionnement d'organismes publics chargés de promouvoir les exportations et l'investissement.
  - Mise en place prochaine d'un organisme veillant à la concurrence pour prévenir les accords illicites de concertation sur les prix, surtout au niveau du marché de détail.
- Non-conformité à l’article VIII:
  - En 2008, adoption d'une taxe sur les virements télégraphiques incompatible avec l'article VIII.
  - Les autorités travaillent à résoudre ce problème; la réforme de cette taxe est politiquement sensible (le produit contribue au financement de la caisse d'assurance-maladie).
- Qualité des données:
  - Données généralement suffisantes pour la surveillance, mais lacunes importantes:
    - statistiques de balance des paiements,
    - manque d'actualité des données budgétaires, monétaires et du secteur financier,
    - absence d'indicateurs à haute fréquence de l'activité économique.
  - Avec l'assistance technique du FMI et d'autres donateurs, les autorités poursuivent les efforts pour améliorer régularité et qualité des données.

### Évaluation des services du FMI — synthèse et priorités
- Situation macro:
  - Après la crise mondiale, le Gabon s'est redressé rapidement.
  - Projections: la croissance devrait s'accélérer à court terme grâce à l'investissement public et à un rebond du secteur minier; l'inflation demeurant par ailleurs maîtrisée.
  - Principal risque: une baisse sensible des cours du pétrole et du manganèse.
- Nécessité d'un rééquilibrage soutenu des finances publiques à long terme compte tenu de l'épuisement des réserves pétrolières.
  - L'ambitieux budget d'investissement doit être arrimé à un plan d'investissement pluriannuel réaliste et à une stratégie budgétaire à moyen terme crédible.
  - Les lois de finances annuelles doivent être liées à des politiques à plus long terme et à la réalisation de progrès vers la viabilité budgétaire.
- Gouvernance et responsabilisation:
  - Crucial d'accélérer les réformes de la GFP pour protéger la qualité de la dépense et assurer une gestion transparente et responsable des ressources pétrolières.
  - Nécessité d'installer des mécanismes rigoureux pour évaluation, sélection et suivi des projets d'investissement.
- Compétitivité et diversification:
  - Le taux de change effectif réel semble globalement cohérent avec les fondamentaux si les autorités réduisent les dépenses d'investissement public et le DPHP après 2011; maintien du DPHP au niveau de 2010 conduirait à une surévaluation.
  - Accélérer les réformes pour renforcer la compétitivité; priorités: améliorer le climat des affaires, bâtir des infrastructures de base, renforcer les services de santé et d'éducation.
- Secteur financier: priorité à l'amélioration du cadre institutionnel et réglementaire, en particulier pour les PME.
- Données: améliorer les statistiques de balance des paiements et l'actualité des données budgétaires, monétaires et financières.
- Article VIII: la taxe sur les virements télégraphiques est incompatible avec l'article VIII; les services du FMI n’en recommandent pas l'approbation.

*Résumé basé sur le contenu du document fourni.*

### 39.      Il est prévu que les prochaines consultations au titre de l’article IV auront lieu

### _cr1197f - 39.      Il est prévu que les prochaines consultations au titre de l’article IV auront lieu

### Calendrier des consultations
- Il est prévu que les prochaines consultations au titre de l’article IV auront lieu selon le cycle normal de 12 mois.

### Principaux agrégats et indicateurs (extraits des tableaux)
- Secteur réel
  - PIB à prix constants: 2,3-1,45,75,63,31,62,62,5
  - Pétrole: -1,4-4,54,11,5-0,8-6,1-0,6-0,7
  - Hors-pétrole: 3,4-0,56,16,74,33,63,33,2
  - Déflateur du PIB: 14,7-19,418,04,82,81,21,00,8
  - Pétrole (déflateur): 22,8-29,835,46,12,70,80,90,0
- Prix à la consommation
  - Moyenne annuelle: 5,32,10,42,33,43,13,03,0
  - Fin de période: 5,60,80,43,53,23,13,03,0
- Secteur extérieur
  - Exportations, f.à.b. (dollars EU): 34,4-36,725,58,02,0-6,20,20,9
  - Importations, f.à.b. (dollars EU): 7,73,321,91,73,93,90,23,6
  - Termes de l'échange (détérioration= – ): 13,4-22,611,01,61,80,40,41,0
- Finances de l'État (en pourcentage du PIB)
  - Recettes totales: 27,0-18,917,312,18,61,13,02,8
  - Recettes pétrolières: 42,0-38,540,011,61,6-5,90,30,8
  - Dépenses totales: 13,7-1,423,312,64,85,30,91,8
  - Solde primaire hors pétrole (en pourcentage du PIB non pétrolier): -14,8-13,9-21,1-22,5-18,7-16,7-15,1-14,0
  - Solde global (base engagements): 11,46,54,85,06,15,05,55,8
  - Financement intérieur net: 3,7-1,4-0,3-4,9-4,5-3,5-4,4-4,6
  - Financement extérieur net: -13,1-1,1-0,10,1-1,5-1,4-1,1-1,1
  - Dette publique extérieure (y compris envers le FMI): 15,618,815,714,313,112,612,211,7
- Monnaie et crédit
  - Crédit à l'économie: 6,0-7,96,010,810,314,310,89,9
  - Monnaie au sens large: 8,82,28,39,29,510,56,15,0
  - Velocity ratio of NOGDP over broad money: 2,82,52,62,72,72,72,72,7
- Épargne et investissement
  - Épargne nationale brute: 45,334,136,838,938,134,833,732,4
  - Investissement fixe brut: 22,026,226,327,327,828,627,727,3
- Solde des transactions courantes: 23,37,910,511,610,26,26,05,2
- Pour mémoire (en milliards de FCFA)
  - PIB nominal: 6 5085 1706 4447 1277 5697 7868 0728 339
  - PIB non pétrolier nominal: 3 1552 9243 2793 7204 0734 4994 7745 012

### Comptes de l'administration centrale (extraits)
- Agrégats (en pourcentage du PIB, colonnes projetées et budgétaires présentes dans le tableau)
  - Total recettes et dons: 65,957,656,660,359,659,659,1
  - Recettes pétrolières: 43,228,631,535,735,135,132,6
  - Recettes non pétrolières: 22,729,024,524,524,524,426,5
  - Total dépenses et prêts nets: 42,346,160,950,848,950,047,8
  - Dépenses courantes: 28,831,330,730,728,828,928,1
  - Dépenses en capital: 12,913,128,118,119,519,518,2
  - Solde global (base engagements): 23,511,5-4,99,510,79,611,3
  - Financement total: -23,5-11,54,9-9,5-10,7-9,6-11,3
- Valeurs en milliards de FCFA (extraits)
  - Total recettes et dons: 2 0781 6851 8371 9762 2162 2162 406
  - Total dépenses et prêts nets: 1 3361 3481 9961 6641 8171 8601 946
  - Solde global: 742338-159312398355460

### Situation monétaire (extraits)
- Avoirs extérieurs nets (en millions dollars EU): 20442291236230383933
- Monnaie au sens large (M2) niveaux: 11401165126213781509
- Variations (en pourcentage): Avoirs extérieurs nets: 2,99,610,131,234,8; Avoirs intérieurs nets: -3,2-6,3-1,7-22,0-25,3

### Balance des paiements et réserves (extraits)
- Solde des transactions courantes (en millions de dollars EU): 3381864133615771471917912808
- Exportations de biens, f.à.b.: 94045950746980718232772477417813
  - Hydrocarbures: 75195192653167816892641563916403
- Importations de biens (f.à.b.): -2233-2307-2814-2861-2972-3088-3094-3207
- Solde global: 821-1380675867778859911
- Réserves officielles imputées au Gabon: 2,92,02,12,94,25,87,38,8
- Réserves officielles brutes de la CEMAC: 14,813,617,122,227,933,939,745,0

### Dette extérieure et service de la dette (extraits)
- Stocks de la dette (en millions de dollars EU): Total dette extérieure (FMI inclus): 2 2642 0541 9991 9441 879
  - Multilatérale: 353280268265288
  - Bilatérale: 947924941914830
  - Dont Club de Paris: 790707635567444
  - Dette commerciale: 964850790765761
  - Obligation internationale: 940850790765761
- Service de la dette — Principal (en millions de dollars EU): Total (FMI inclus): 2 345329314302268
  - Multilatérale: 8363576653
  - Bilatérale: 2 115174149212192
  - Dont Club de Paris: 2 097138138156176
- Intérêts (en millions de dollars EU): Total (FMI inclus): 183136159171172
  - Multilatérale: 1820214719
  - Bilatérale: 7743826064
- Ratios et pour mémoire
  - Service de la dette/exportations (%): 27,08,17,35,85,3
  - Dette publique extérieure /PIB (%): 15,618,815,714,313,1
  - Dette publique extérieure/exportations (%): 23,432,425,622,921,7

### Indicateurs sociaux et de développement (extraits)
- Ratio emploi/population, + 15 ans, total (%): 5860595858
- Taux d'achèvement du primaire, total (% du groupe pertinent): 62687270...
- Taux de prévalence du VIH, total (% population 15–49 ans): 0,93,05,36,05,9
- Utilisateurs d'Internet (pour 100 habitants): 0,00,01,24,96,2
- Abonnements téléphone portable (pour 100 habitants): 00105490

### Appendice I — Évaluation de la viabilité de la dette (extraits)
- Volume et structure de la dette: La dette extérieure du Gabon se chiffrait à 2,1 milliards de dollars EU (18,8 % du PIB) à la fin de 2009.
- Composition: la part de la dette bilatérale était de 45 % et celle des obligations émises en 2007 de 41 %, le reste de la dette étant dû à des institutions multilatérales.
- Scénario de référence (hypothèses extraites): 
  - Déficit budgétaire primaire hors-pétrole à moyen terme supposé tomber de 21,1 % du PIBHP en 2010 à 14 % en 2015.
  - Croissance du PIB réel hors-pétrole: augmente régulièrement, passant de -0,5 % en 2009 à environ 6,1 % en 2010, puis diminue progressivement pour se chiffrer à 3,2 % en (texte coupé).

*Sources : autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.*

### 2015. Les taux d'intérêt gabonais suivent étroitement les taux d'intérêt mondiaux dont font

### _cr1197f - 2015. Les taux d'intérêt gabonais suivent étroitement les taux d'intérêt mondiaux dont font état les projections

### Projections macrofinancières et trajectoire de la dette
- Ratio dette/PIB projeté pour tomber à 11,7 % du PIB en 2015, grâce à la réduction de la dette attribuable aux excédents primaires, à la croissance économique et au faible niveau des paiements d'intérêt.
- Cadre de viabilité de la dette extérieure (Tableau A1) : séries historiques et projections pour 2005–2015 (en pourcentage du PIB sauf indication contraire), incluant :
  - Dette extérieure (réel/projections) : 41,6 (2005), 32,5 (2006), 34,9 (2007), 15,6 (2008), 18,8 (2009), 15,7 (2010), 14,3 (2011), 13,1 (2012), 12,6 (2013), 12,2 (2014), 11,7 (2015).
  - Variation de la dette extérieure (2005–2015) : -27,2; -9,1; 2,5; -19,3; 3,2; -3,0; -1,4; -1,2; -0,5; -0,4; -0,5.
  - Flux générateurs d'endettement extérieur identifiés (4+8+9) (2005–2015) : -35,3; -22,7; -29,3; -35,6; -8,2; -15,6; -17,8; -15,9; -11,6; -10,7; -9,4.
  - Déficit des transactions courantes, hors paiement d'intérêts (2005–2015) : -26,0; -17,3; -18,6; -24,5; -9,1; -11,8; -12,9; -11,4; -7,4; -7,0; -6,0.
  - Ratio dette extérieure/exportations (en %) (2005–2015) : 60,9; 52,5; 56,2; 23,4; 32,4; 25,6; 22,9; 21,7; 22,5; 22,4; 21,9.
  - Besoins de financement extérieur bruts (en pourcentage du PIB) (2005–2015) : -24,1; -15,5; -16,9; -23,2; -7,9; -10,5; -11,6; -10,2; -6,2; -6,0; -5,2.
  - Principales hypothèses macroéconomiques (croissance du PIB réel en %) : 3,0 (2005); 1,2 (2006); 5,6 (2007); 2,3 (2008); -1,4 (2009); 5,7 (2010); 5,6 (2011); 3,3 (2012); 1,6 (2013); 2,6 (2014); 2,5 (2015).
  - Déflateur du PIB en dollars EU (variation en %) (2005–2015) : 17,2; 8,9; 14,8; 22,8; -23,6; 9,7; 1,4; 2,3; 0,7; 0,5; 0,3.
  - Taux d'intérêt nominal extérieur (en %) (2005–2015) : 4,1; 5,2; 6,3; 4,5; 6,0; 7,7; 8,6; 8,9; 9,4; 7,8; 7,2.
  - Croissance des exportations (en dollars EU, en %) (2005–2015) : 25,6; 5,8; 21,1; 34,7; -34,5; 23,3; 8,5; 2,2; -5,4; 0,4; 1,0.
  - Croissance des importations (en dollars EU, en %) (2005–2015) : 6,6; 19,0; 21,6; 18,4; 0,5; 12,8; 6,8; 4,6; 3,5; -0,1; 3,4.
  - Solde des transactions courantes, hors paiement d'intérêts (en % du PIB) (2005–2015) : 26,0; 17,3; 18,6; 24,5; 9,1; 11,8; 12,9; 11,4; 7,4; 7,0; 6,0.
  - Entrées nettes de capitaux non génératrices d'endettement (2005–2015) : -0,1; 3,5; 6,7; 5,3; 5,4; 4,2; 5,4; 5,2; 5,1; 4,4; 3,9.

### Tests de résistance et chocs paramétrés (dette extérieure)
- Scénario de base : trajectoire baissière du ratio dette/PIB vers 11,7 % en 2015.
- Chocs permanents d'un demi-écart type (sauf indication contraire) analysés :
  - Choc de taux d'intérêt : une hausse permanente du taux d'intérêt réel de 90 points de base (un demi écart-type par rapport à sa distribution antérieure) porte le ratio dette/PIB à 13,4 %.
  - Choc de croissance hors-pétrole : une baisse permanente du PIB hors-pétrole de l'ordre de 1 point de pourcentage (un demi écart-type par rapport à sa distribution antérieure) porte la dette à 14,8 % du PIB.
  - Choc des prix du pétrole : une baisse permanente des cours du pétrole de l'ordre de 13 dollars EU le baril (un demi écart-type par rapport à leur distribution antérieure) provoque une hausse du ratio dette/PIB qui passe à 37 %.
  - Chocs combinés (taux d'intérêt, croissance hors-pétrole, cours du pétrole) : une combinaison des trois précédents chocs (un quart d’écart-type par rapport à leur distribution antérieure) porte le ratio dette/PIB à 24 %.
  - Choc de dépréciation réelle : une dépréciation réelle de 30 % provoque une hausse du ratio dette/PIB de cinq points de pourcentage, ce ratio se stabilisant à environ 19 % à l’horizon 2015.
- Remarque : lorsque l'impact des variations des taux d'intérêt, de la croissance hors-pétrole et du choc de la dépréciation est faible, le choc du solde courant mesuré par le choc des cours du pétrole inverse la tendance à la baisse du ratio dette/PIB qui atteint 37,4 % à l’horizon 2015 dans le scénario le plus sévère.

### Viabilité de la dette du secteur public (analyse budgétaire)
- Dette du secteur public (2005–2015) (en % du PIB) : 53,8 (2005); 42,1 (2006); 43,2 (2007); 20,8 (2008); 26,4 (2009); 21,4 (2010); 18,6 (2011); 16,3 (2012); 15,5 (2013); 15,0 (2014); 14,4 (2015).
- Dont : dette libellée en devises (2005–2015) : 41,6; 32,5; 34,9; 15,6; 18,8; 15,7; 14,3; 13,1; 12,6; 12,2; 11,7.
- Variation de la dette du secteur public (2005–2015) : -11,3; -11,7; 1,1; -22,4; 5,5; -5,0; -2,8; -2,3; -0,8; -0,5; -0,6.
- Flux générateurs d'endettement identifiés (4+7+12) (2005–2015) : -19,8; -14,1; -15,5; -19,8; 0,0; -11,3; -8,3; -8,4; -6,7; -7,0; -7,1.
- Déficit primaire (2005–2015) : -11,4; -11,6; -10,6; -13,2; -8,1; -7,9; -7,9; -8,5; -7,3; -7,5; -7,6.
- Recettes et dons (en % du PIB) (2005–2015) : 31,4; 31,7; 29,5; 31,9; 32,6; 30,7; 31,1; 31,8; 31,3; 31,0; 30,9.
- Dépenses primaires (hors intérêts) (en % du PIB) (2005–2015) : 20,0; 20,1; 18,9; 18,8; 24,5; 22,8; 23,2; 23,3; 23,9; 23,6; 23,3.
- Dynamique automatique de la dette (2005–2015) : -8,3; -2,5; -4,6; -6,7; 8,1; -3,4; -0,4; 0,2; 0,7; 0,5; 0,5.
- Résiduel, y compris variations des actifs (2-3) (2005–2015) : 8,4; 2,4; 16,6; -2,5; 5,5; 6,3; 5,5; 6,0; 5,9; 6,5; 6,5.
- Ratio dette secteur public/recettes (2005–2015) : 171,6; 132,8; 146,4; 65,3; 81,0; 69,7; 59,8; 51,1; 49,5; 48,2; 46,6.
- Besoins de financement bruts (en % du PIB) (2005–2015) : -3,0; -3,9; -3,2; 6,6; 0,6; 0,8; -4,1; -4,3; -3,6; -4,1; -4,3.
- Besoins de financement bruts (en milliards de dollars EU) (2005–2015) : -0,3; -0,4; -0,4; 1,0; 0,1; 0,1; -0,6; -0,6; -0,5; -0,6; -0,7.
- Scénario avec principales variables à leur moyenne historique : trajectoire (valeurs listées) : 20,7; 14,5; 9,2; 3,9; -0,5; -4,7; 0,2.
- Scénario sans changements de politiques (solde primaire constant) en 2010-15 : trajectoire (valeurs listées) : 21,1; 18,1; 16,2; 14,6; 13,4; 12,4; 0,6.
- Principales hypothèses macroéconomiques et budgétaires :
  - Croissance du PIB réel (en % de variation) (2005–2015) : 3,0; 1,2; 5,6; 2,3; -1,4; 5,7; 5,6; 3,3; 1,6; 2,6; 2,5.
  - Taux d'intérêt nominal moyen sur la dette publique (en %) (2005–2015) : 5,2; 4,7; 5,6; 4,8; 6,1; 8,4; 8,4; 7,1; 7,1; 6,8; 7,0.
  - Taux d'intérêt réel moyen (en %) (2005–2015) : -11,8; -3,2; 0,4; -9,9; 25,5; -9,5; 3,7; 4,3; 5,9; 5,7; 6,2.
  - Taux d'inflation (déflateur du PIB en monnaie locale, % de variation) (2005–2015) : 17,0; 7,9; 5,2; 14,7; -19,4; 18,0; 4,8; 2,8; 1,2; 1,0; 0,8.
  - Croissance des dépenses primaires réelles (corrigée du déflateur du PIB, en %) (2005–2015) : 10,6; 2,2; -1,1; 1,7; 28,6; -1,6; 7,5; 3,5; 4,5; 1,2; 1,2.
- Conclusion synthétique : sous le scénario de référence, le ratio d’endettement du secteur public diminue progressivement pour se stabiliser à 14,4 % du PIB en 2015. Même dans les tests de résistance classiques, le niveau projeté de la dette publique demeure bien en deçà de 40-60 % du PIB, fourchette jugée souvent trop élevée pour un marché émergent.

### Sensibilités et scénarios extrêmes (dette publique)
- Tests paramétrés (Graphique A2) — chocs permanents d'un demi-écart type par défaut, avec variantes :
  - Choc de croissance (en pourcentage annuel) : exemple d'impact indiqué (valeurs figurant sur le graphique).
  - Choc de taux d'intérêt réel (en pourcentage) : impact représenté par élévation du ratio dette publique sur la période 2005–2015.
  - Chocs combinés : chocs permanents d'un quart d’écart type sur les taux d'intérêt, taux de croissance et solde primaire portent la dette publique à des niveaux sensiblement supérieurs (valeurs graphiques : Référence 14,4; Chocs combinés 21,1; 23,2; etc. selon variantes).
  - Choc de dépréciation réelle et d'engagements conditionnels : dépréciation réelle ponctuelle de 30% et choc d'engagements conditionnels de 10% du PIB en 2011 (dépréciation réelle définie comme dépréciation nominale moins l'inflation intérieure).

### Principaux risques et canaux d'exposition
- Forte sensibilité aux cours du pétrole : une baisse persistante des prix du pétrole se traduit par une détérioration marquée du ratio dette/PIB (ex. hausse à 37 % sous choc de prix du pétrole).
- Sensibilité aux taux d'intérêt internationaux : "Les taux d'intérêt gabonais suivent étroitement les taux d'intérêt mondiaux dont font état les projections."
- Exposition à une dépréciation réelle : une dépréciation réelle de 30 % augmente le ratio dette/PIB d'environ cinq points de pourcentage.
- Résidus importants (2012–2015) s'expliquent par la réduction projetée de l'épargne publique durant cette période.

### Observations institutionnelles et recommandations implicites
- Relations financières et programmes :
  - Le Gabon est membre du FMI depuis 1963; accord de confirmation triennal d’un montant d’environ 118 millions de dollars EU a pris fin en mai 2010; programme appuyé par le FMI difficile à maintenir en raison de dérapages budgétaires récurrents.
  - La Banque mondiale a signé un accord de service de 10 millions de dollars EU portant sur un appui sectoriel et une réforme de la gestion des finances publiques.
- Régime de change : membre de la CEMAC; franc CFA rattaché à l’euro au taux fixe de 655,957 francs CFA pour un euro.
- Restriction identifiée : la taxe prélevée par le Gabon sur les virements constitue une restriction à la réalisation des paiements et transferts afférents aux transactions internationales, et doit être soumise à l’approbation du FMI, conformément à la section 2 (a) de l’article VIII des statuts.
- Questions statistiques : délais d’établissement et champ d’application des données budgétaires, qualité médiocre des statistiques de la balance des paiements, insuffisance des informations sur le coût du travail et la productivité — ces lacunes altèrent l’analyse et la surveillance.

*Fonds monétaire international — Rapport des services du FMI sur les consultations de 2010 au titre de l’article IV, Annexe d’information (préparé par le Département Afrique, approuvé le 3 Février 2011).*

### 2.3 et 2.4 de l’Article VIII des statuts du FMI. Le Gabon prélève une taxe sur tous les

### _cr1197f - 2.3 et 2.4 de l’Article VIII des statuts du FMI. Le Gabon prélève une taxe sur tous les

### Restriction de change (Article VIII, sections 2.3 et 2.4)
- Le Gabon prélève une taxe sur tous les virements, y compris ceux liés à la réalisation des paiements et transferts afférents aux transactions internationales courantes, ce qui constitue une restriction de change qui doit être soumise à l’approbation du FMI, conformément à la section 2 (a) de l’Article VIII des statuts.

### XI. Consultations au titre de l’article IV
- Cycle des consultations :
  - Les consultations avec le Gabon se déroulaient selon un cycle de 24 mois lorsque l’Accord de confirmation suivait son cours.
  - Depuis lors, elles sont passées à un cycle de 12 mois.
- Calendrier :
  - Le Conseil d’administration a achevé les dernières consultations au titre de l’article IV avec le Gabon le 28 juillet 2008.

### XII. Participation au PESF (Programme d’évaluation du secteur financier)
- Activités PESF :
  - Un module national du PESF mené conjointement par le FMI et la Banque mondiale a été achevé pour le Gabon en 2002 et examiné par le Conseil d’administration en mars 2002 (rapport du FMI N° 02/98).
  - Un module régional du PESF pour la CEMAC a été achevé et examiné par le Conseil d’administration en 2006 (rapport du FMI N°. 06/321).

### XIII. Assistance technique
- A. Centre régional d’assistance technique en Afrique centrale (AFRITAC Centre)
  - Domaines et objets d’assistance (liste non exhaustive, extraits) :
    - Contrôle bancaire
    - Gestion des finances publiques
    - Statistiques
    - Administration des recettes
    - Gestion de la dette
    - Contrôle basé sur les risques
    - Forum des hauts fonctionnaires responsables du Budget
    - Atelier de formation au logiciel ERETES
    - Définition des budgets-programmes
    - Fiscalité des petites entreprises
    - Evaluation des besoins en assistance technique de phase II
    - Comptabilité des finances publiques
    - Dépenses publiques et responsabilité financière
    - Lutte contre la fraude fiscale
    - Statistiques des entreprises dans la comptabilité nationale
    - Application aux banques des IAAS
    - Mobilisation de l’épargne dans les pays d’Afrique Centrale
    - Contrôle interne et audit public
    - Séminaire sur la gestion de trésorerie
  - Dates de prestation (sélection) :
    - Octobre 2010
    - Sept. 2010
    - Juillet 2010
    - Avril 2010
    - Mars 2010
    - Décembre 2009
    - Juillet 2009
    - Octobre 2009
    - Avril 2009
    - Mars 2009
    - Février 2009
    - Janvier 2009
    - Mars 2008
    - Mars/Oct. 2008
    - Février 2008
- B. Siège du FMI (départements et objets)
  - Départements impliqués : FAD, MCM, LEG
  - Objets et dates sélectionnés :
    - Mise en œuvre de la loi organique relative aux lois de finances — Juillet 2010
    - Gestion de la dette publique — Janvier 2010
    - AFRITAC Centre: dette publique — Octobre 2010
    - Dette publique — Février 2010; Février 2009; Sept. 2008
    - FAD Séminaire sur la gouvernance dans les contrats pétroliers et gaziers — Avril 2008
    - MCM Dette publique : élaboration du manuel pour le Gabon — Nov. 2007 / Avril 2008
    - LEG Développement de l’agence d’investigation financière — Juin 2007
    - FAD Analyse des impacts sur la pauvreté et le social — Janvier 2007

### XIV. Représentant résident
- Statut :
  - Le FMI n’a plus de représentant résident à Libreville où le fonctionnement de son bureau est assuré par un économiste local.

*Source : Extraits du document _cr1197f (PDF) — sections 2.3 et 2.4 de l’Article VIII; XI–XIV; Annexes II–III.*

### 1.      Les données communiquées comportent des lacunes, mais sont globalement

### _cr1197f - 1.      Les données communiquées comportent des lacunes, mais sont globalement

### Qualité et disponibilité des données — constat général
- Les données communiquées comportent des lacunes, mais sont globalement suffisantes pour la surveillance.
- L’analyse des services du FMI se heurte à des insuffisances en termes d’exactitude, de fiabilité, de périodicité, et de délai d’établissement de certaines données ainsi qu’en termes de cohérence entre les bases de données.
- Les organismes producteurs de statistiques manquent d’accès aux données sources et de structure institutionnelle pour partager les informations et coordonner leurs efforts de recueil des données.
- Le Gabon participe au Système général de diffusion des données (SGDD) mais n’a pas actualisé les métadonnées ni pris de mesures d’amélioration depuis 2002.
- À l’exception des prix à la consommation, les autorités ne transmettent aucune statistique sur le secteur réel ou les finances publiques au Département des statistiques pour publication dans les International Financial Statistics (IFS) ou pour diffusion par voie électronique.
- Des séries détaillées et historiques sont publiées dans « Tendances de l’Économie » (semestre) et l’évolution sectorielle récente dans le « Tableau de Bord de l'Économie » (trimestriel) du Ministère de l’économie.

### Comptabilité nationale
- L’AFRITAC Centre travaille avec les autorités afin d’intégrer les recommandations méthodologiques du Système de Comptabilité Nationale 1993, notamment en matière d’évaluation de la valeur ajoutée sectorielle au prix de base.
- Les statistiques sur l’évolution du secteur pétrolier et des autres grands secteurs d’exportation reposent sur un ensemble d’indicateurs qui ne reflètent pas toujours dans leur totalité les bénéfices générés par ces activités.
- Malgré des améliorations récentes, d’importantes incohérences persistent entre les statistiques de la comptabilité nationale et celles de la balance des paiements.
- Les enquêtes auprès des ménages doivent être réalisées plus fréquemment pour améliorer la qualité et la quantité des données sur la répartition des revenus et la consommation.
- Deux missions de l’AFRITAC Centre en 2008 ont apporté une assistance technique sur le traitement des états statistiques et financiers (SFS) et sur l’utilisation du logiciel Access pour produire ces SFS.
- Le traitement des SFS de 2007 pour l’établissement des comptes nationaux de la même année devrait être terminé d’ici fin 2008.

### Emploi et chômage
- Il n’y a pas de données disponibles de façon systématique sur la population active totale et le chômage.

### Prix
- En 2007, les autorités ont commencé à publier un indice des prix à la consommation (IPC) amélioré qui reprend le même panier de biens et services que l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) de la CEMAC, et utilise un système de pondération issu de l’enquête sur les dépenses des ménages de 2005 au Gabon.
- Cet IPC ne porte néanmoins que sur la capitale du pays, Libreville.

### Statistiques des finances publiques
- Principal inconvénient : couverture incomplète des institutions (les activités de sécurité sociale ne sont pas incluses dans les états relatifs aux opérations des administrations publiques ou de l’administration centrale).
- Les comptes audités des activités du secteur pétrolier sont généralement disponibles une fois par an, parfois trimestriellement, mais toujours avec un important décalage.
- Améliorations nécessaires : enregistrement dans les comptes budgétaires de la formation de capital public financé par les compagnies pétrolières, enregistrement des arriérés intérieurs de l’État.

### Statistiques monétaires
- La BEAC transmet régulièrement par voie électronique les statistiques mensuelles sur les données monétaires, les taux d’intérêt et les taux de change du Gabon et des autres pays membres de la CEMAC pour publication dans les IFS, mais ces données sont parfois transmises avec retard.
- Les statistiques monétaires du Gabon ont une couverture exhaustive mais les mouvements transfrontaliers de monnaie entre les pays membres de la CEMAC nuisent à leur exactitude.
- La BEAC a débuté mi-2007 un projet d’adaptation des statistiques monétaires des pays membres de la CEMAC à la méthodologie du Manuel de statistiques monétaires et financières (MSMF).
- Un atelier régional organisé par la BEAC en décembre 2007 a répertorié les données sources issues des banques commerciales et les a intégrées aux concepts et au cadre du MSMF; le Département des statistiques a participé.
- La BEAC a présenté à titre d’essai des données monétaires pour le Gabon en utilisant les formulaires types pour la période janvier 2000–décembre 2007.

### Dette extérieure publique
- Les données sur l’encours de la dette extérieure publique et sa composition sont complètes, de même que les prévisions détaillées des montants exigibles au titre du service de la dette.
- Ces données sont en général transmises aux missions du FMI par la Direction générale de la comptabilité publique du Ministère de l’économie, des finances, du budget et de la privatisation.

### Statistiques de la balance des paiements et de la balance commerciale
- Les statistiques de la balance des paiements sont établies par la Direction nationale de la BEAC et les estimations sont validées par les services du siège de la BEAC.
- Les données sont transmises avec un retard considérable; les dernières statistiques officielles disponibles remontent à 2006.
- Depuis 1995, les statistiques de la balance des paiements sont établies conformément à la cinquième édition du Manuel de la balance des paiements.
- Sources des données : (i) enquêtes auprès des entreprises réalisées par la banque centrale (principale source); (ii) rapports des banques et de l’administration des postes sur les transactions en devises; (iii) rapports de la BEAC sur les mouvements de billets de banque entre le Gabon et les autres pays de la BEAC.
- Les statistiques sur le commerce extérieur reposent essentiellement sur des estimations non recoupées avec les données des services des douanes.
- Les autres postes du solde de transactions courantes ne sont pas fiables ni exacts en raison des faibles taux de réponse aux enquêtes auprès des entreprises, même si des ajustements partiels sont faits.
- L’investissement direct étranger dans le compte d’opérations financières est vraisemblablement sous-estimé en raison de l’insuffisance de détails dans l’analyse du secteur pétrolier.
- Il est difficile de connaître l’ampleur des flux de capitaux privés et leur ventilation détaillée, en particulier à court terme, car les données ne sont pas complètes.

### Tableau des indicateurs courants nécessaires à l’exercice de la surveillance (au 31 décembre 2010) — extraits clés
- Taux de change: Date de l’observation la plus récente Août 2010; Date de réception des données Août 2010; Fréquence des données Q; Fréquence de communication Q; Fréquence de publication Q.
- Avoirs de réserve internationaux des autorités monétaires et engagements constituant des réserves pour les autorités1: Observation Août 2010; Réception Nov. 2010; Fréquence M; Communication M; Publication M.
- Monnaie centrale: Observation Août 2010; Réception Nov.2010; Fréquence M; Communication M; Publication M.
- Monnaie au sens large: Observation Août 2010; Réception Nov. 2010; Fréquence M; Communication M; Publication M.
- Bilan de la banque centrale: Observation Août 2010; Réception Nov. 2010; Fréquence M; Communication M; Publication M.
- Bilan consolidé du système bancaire: Observation Août 2010; Réception Nov. 2010; Fréquence M; Communication M; Publication M.
- Taux d’intérêt2: Observation Août 2010; Réception Août 2010; Fréquence M; Communication M; Publication M.
- Indice des prix à la consommation: Observation Octobre. 2010; Réception Nov.2010; Fréquence M; Communication M; Publication M.
- Recettes, dépenses, solde et composition du financement3 – administrations publiques4: Observation Sept. 2010; Réception Nov. 2010; Fréquence M; Communication T; Publication ND.
- Recettes, dépenses, solde et composition du financement3 – administration centrale: Observation Sept. 2010; Réception Nov. 2010; Fréquence M; Communication T; Publication ND.
- Stock de la dette contractée ou garantie par l’administration centrale5: Observation Sept. 2010; Réception Nov. 2010; Fréquence T; Communication T; Publication ND.
- Solde extérieur courant: Observation Déc. 2006; Réception Mars 2010; Fréquence A; Communication I; Publication A.
- Exportations et importations de biens et de services: Observation Déc. 2006; Réception Mars 2010; Fréquence M; Communication M; Publication I.
- PIB/PNB: Observation 2008; Réception Déc. 2010; Fréquence A; Communication I; Publication A.
- Dette extérieure brute: Observation Déc. 2009; Réception Mars 2009; Fréquence T; Communication I; Publication I.
- Position extérieure globale: ND pour observation, réception, fréquence, communication, publication.
- Notes explicatives: 1 inclut avoirs de réserve gagés et positions nettes sur dérivés; 2 inclut taux du marché et taux déterminés par les autorités; 3 financement bancaire intérieur et extérieur et financement non bancaire intérieur; 4 administrations publiques = administration centrale (fonds budgétaires et extrabudgétaires et caisses de sécurité sociale), États fédérés et administrations locales; 5 y compris composition par monnaie et par échéance; 6 positions des avoirs et engagements financiers bruts extérieurs à l’égard des non-résidents; 7 (Q) Quotidienne ; (H) hebdomadaire ; (M) mensuelle ; (T) trimestrielle ; (A) annuelle ; (I) irrégulière ; (ND) non disponible.

### Note d’information publique et perspectives macroéconomiques (extraits)
- Contexte: Le 18 février 2011, le Conseil d’administration du FMI a conclu les consultations au titre de l’article IV avec le Gabon.
- Situation et perspectives: Le Gabon se remet de la crise financière. À cause du faible niveau des cours et de la demande des produits de base, les excédents budgétaire et extérieur courant de 2009 se sont contractés, et la croissance est devenue modérément négative.
- Projections: Selon les estimations, le PIB réel progressera de 5,7 % en 2010 et restera dans l'ensemble à ce niveau en 2011, grâce à l’investissement public et à un rebond du secteur minier.
- Inflation: D'après les projections, le taux annuel moyen d'inflation devrait rester faible; les prévisions font état d’une accélération de l’inflation surtout en raison de la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie.
- Solde primaire hors pétrole: Le déficit primaire hors pétrole se dégradera sensiblement sous l'effet de la hausse de l'investissement public et de la chute des recettes non pétrolières.
- Risques: Le risque le plus à craindre pour les perspectives économiques est un recul des cours du pétrole et du manganèse; ces produits ont représenté en moyenne pendant la dernière décennie environ 90 % des exportations de biens et 45 % du PIB nominal.
- Réformes et priorités: renforcer la gestion des finances publiques pour améliorer la qualité de la dépense et dégager des ressources pour des dépenses favorables à la croissance et des dépenses sociales; réformes pour améliorer le climat des affaires (abolition d’une réglementation lourde imposant de longues procédures); finaliser la stratégie de microfinance à moyen terme; objectif de diversification hors pétrole et transformation en économie émergente.

### Évaluation du Conseil d’administration et recommandations principales
- Priorités identifiées:
  - Poursuivre le rééquilibrage budgétaire tout en répondant aux besoins de développement du pays.
  - Lier les budgets annuels à des politiques à plus long terme et à des progrès vers la viabilité des finances publiques.
  - Ancrer les dépenses d’équipement dans un programme d’investissement pluriannuel réaliste et une stratégie budgétaire à moyen terme crédible.
  - Réorienter l’investissement public vers les projets d’infrastructures et les projets sociaux de première importance; renforcer évaluation, sélection et suivi des projets.
  - Accroître la transparence et la responsabilisation dans la gestion des ressources minières, notamment pour les nouveaux fonds envisagés.
  - Opérer des réformes structurelles pour améliorer le climat des affaires, mettre en place les infrastructures de base, améliorer les services de santé et d’éducation, et assouplir le marché du travail.
  - Améliorer l’accès aux services financiers; améliorer le cadre institutionnel et réglementaire pour les petites et moyennes entreprises.
  - Éliminer dès que possible la taxe sur les virements, qui donne lieu à une restriction de change au titre de l’article VIII.
  - Continuer d’améliorer la qualité des données économiques et financières, en utilisant l’assistance technique du FMI et des donateurs.
- Appréciation: Les administrateurs notent avec satisfaction que le Gabon se remet de la crise mondiale; il est nécessaire de préparer l’ère de l’après-pétrole en diversifiant l’économie, en rehaussant la compétitivité extérieure et en faisant reculer la pauvreté.

### Principaux indicateurs économiques, 2008–2015 (extrait chiffré tel que présenté)
- Production, prix et monnaie (Variation annuelle en pourcentage, sauf indication contraire):
  - PIB réel: 2008 2.3-1.45.75.6 3.3 1.62.62.5
  - Pétrole: 2008 -1.4-4.54.11.5 -0.8 -6.1    -0.6-0.7
  - Hors-pétrole: 2008 3.4-0.56.16.7 4.3 3.63.33.2
  - Prix à la consommation (moyenne): 2008 5.32.10.42.3 3.4 3.13.03.0
  - Termes de l’échange (détérioration = -): 2008 13.4   -22.6   11.01.6 1.8 0.40.41.0
  - Monnaie au sens large: 2008 8.82.28.39.2 9.5    10.56.15.0
- En pourcentage du PIB, sauf indication contraire:
  - Solde global (base engagements): 11.46.54.85.0 6.1 5.05.55.8
  - Solde primaire hors-pétrole (%du PIB non pétrolier): -14.8   -13.9  -21.1   -22.5   -18.7   -16.7  -15.1  -14.0
  - Solde des transactions courantes (transferts officiels compris): 23.37.9   10.511.6                                                                                    10.2                                                                                    6.26.05.2
  - Dette publique extérieure: 15.618.8   15.714.3    13.1    12.6   12.2   11.7
- Sources: autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.

*Document extrait du contenu fourni.*

### 2010. Elles accueillent avec satisfaction les recommandations et suggestions apportées à

### _cr1197f - 2010. Elles accueillent avec satisfaction les recommandations et suggestions apportées à

### II. ÉVOLUTION RÉCENTE
- Croissance du PIB réel estimée à 5,7 % pour 2010 et attendue à 5,7 % en 2011, tirée par une forte demande publique et le rebond du secteur minier.
- Inflation :
  - Devrait rester faible en 2010.
  - Attendue en hausse en 2011 en raison de la hausse des prix des produits alimentaires et de l’énergie.
- Système financier :
  - A bien résisté à la crise mondiale.
  - Le secteur bancaire reste rentable.
- Contexte politique et planification :
  - Transition politique en 2009 avec l’élection d’un nouveau président en août.
  - Nouvelles autorités centrées sur la réalisation d’une croissance hors pétrole forte et durable et l’amélioration des indicateurs sociaux, compte tenu de l’épuisement des réserves pétrolières.
  - Élaboration d’un plan de développement économique visant à réduire la dépendance au pétrole par la diversification, comprenant réformes institutionnelles et structurelles et un vaste programme d’investissement public pour renforcer les infrastructures de base.
  - Objectifs essentiels : soutien au développement du secteur privé non pétrolier et amélioration de la qualité de vie des populations gabonaises.

### III. RÉSULTATS BUDGÉTAIRES ET VIABILITÉ DES FINANCES PUBLIQUES
- Mesures prises en 2009 et 2010 :
  - Réduction des dépenses non essentielles.
  - Recensement des agents de la fonction publique pour identifier et éliminer les travailleurs fictifs.
  - Réduction considérable du nombre des postes élevés dans la fonction publique.
  - Réaffectation des économies au recrutement dans la santé, l’éducation et la sécurité.
- Programme d’investissement 2010 : modernisation et développement du transport, de l’énergie, de la communication et de l’infrastructure ; construction de nouvelles classes et mise à niveau de l’infrastructure des services de santé.
- Impact budgétaire 2010 :
  - Mise en œuvre du programme économique a permis d’accroître les dépenses totales de 4,9 % du PIB en 2010.
  - Augmentation des recettes pétrolières de 4,5 % du PIB découlant de l’accroissement de la production et des prix pétroliers.
  - Solde budgétaire global excédentaire.
  - Déficit primaire hors pétrole (DPHP) creusé : de 14 % du PIB hors pétrole en 2009 à 21,1 % en 2010.
- Orientation budgétaire et viabilité :
  - Importance de maintenir une orientation budgétaire prudente pour préserver la stabilité macroéconomique et la compétitivité extérieure.
  - Appui aux recommandations des services du FMI visant à éviter une politique budgétaire pro-cyclique et à ramener le DPHP à un niveau viable à moyen terme.
  - Les autorités indiquent que le niveau des dépenses restera élevé durant la période de mise en œuvre du programme d’investissement public (quelques années encore).
  - Préparation d’un cadre de dépenses à moyen terme destiné à réduire progressivement le DPHP par :
    - réduction progressive des dépenses d’investissement,
    - poursuite des réformes des salaires et de l’emploi,
    - rationalisation des dépenses allouées aux biens et services,
    - rationalisation des transferts et des subventions.
- Recettes non pétrolières et exonérations :
  - Réforme des administrations fiscale et douanière engagée et amélioration du contrôle des exonérations pour affermir la mobilisation des recettes non pétrolières.
  - Exonérations dans le cadre de la zone économique spéciale (ZES) prévues pour aller jusqu’à expiration conformément à la loi.
  - Les autorités estiment que l’impact de la ZES sur la croissance et les recettes publiques compensera les dépenses fiscales afférentes.
  - Travail en cours sur la taxe sur les transferts de fonds ; réforme politiquement délicate car son produit finance la Caisse d’assurance-maladie.
- Renforcement de la gestion des finances publiques :
  - Instauration des budgets de programme et adoption de principes modernes de gestion financière prenant effet en 2012, conformément aux recommandations de la mission d’assistance technique du FMI.
  - Réunions hebdomadaires de suivi des décaissements liés au programme d’investissement public pour éviter l’accumulation d’arriérés et renforcer la responsabilisation.
  - Garantie que les nouvelles institutions ne seront pas extrabudgétaires et obéiront à des normes de gouvernance rigoureuse.
- Gestion de la dette :
  - Poursuite d’une politique dynamique de gestion de la dette conforme à la stratégie de la dette pour 2011-13, adoptée avec le budget 2011.
  - La stratégie plafonne le montant annuel de toutes nouvelles dettes contractées par l’État et en définit les critères.
  - Renforcement du cadre de gestion de la dette par la création d’une direction générale de la dette et la mise sur pied d’un comité national de la dette publique.

### IV. PROGRAMME D’INVESTISSEMENT PUBLIC
- Objectif : satisfaire les besoins en infrastructures du pays.
- Choix des projets guidé par l’impératif de dynamisation et de liaison des cinq pôles géographiques de développement identifiés dans le plan de développement, ciblant les secteurs essentiels à la diversification économique.
- La ZES :
  - Offrira des infrastructures de développement et diverses incitations à l’investissement du secteur forestier pour la transformation du bois sur place et l’exportation de produits du bois à forte valeur ajoutée.
- Renforcement de la gestion de l’investissement public :
  - Création d’une agence nationale des grands travaux chargée de planifier, gérer et mettre en œuvre les grands projets d’infrastructure publique, avec appui d’experts techniques étrangers.
  - Signature en novembre 2010 d’un contrat de service avec la Banque mondiale pour renforcer les capacités nationales dans ce domaine.

### V. RÉFORMES DU SECTEUR FINANCIER
- Importance reconnue d’un système de crédit efficient pour le développement économique.
- Réformes engagées pour renforcer l’infrastructure de crédit, visant à :
  - améliorer les mécanismes et procédures de règlement des différends en matière de crédit,
  - rationaliser les procédures de réalisation des garanties de prêt,
  - créer une centrale des bilans des entreprises à la Banque centrale donnant aux banques commerciales accès aux bilans des entreprises.
- Réduction du nombre d’entreprises publiques et accompagnement des institutions financières finançant les PME et l’habitat par :
  - promotion des fusions et des restructurations,
  - désignation de nouvelles équipes de gestion.
- Poursuite des travaux pour achever la stratégie de développement de la microfinance et l’expansion de l’accès au crédit, tout en limitant les risques opérationnels et les risques associés à la sécurité.
- Projet d’adhésion au capital du Fonds africain de garantie et de coopération économique garantissant les crédits bancaires aux PME.
- Attentes des autorités : ces mesures contribueront à abaisser les coûts de financement et à élargir l’accès des PME et des ménages aux services financiers.

### VI. AUTRES RÉFORMES STRUCTURELLES
- Amélioration du climat des affaires au centre du plan de promotion du développement du secteur privé et de l’amélioration des perspectives de croissance à long terme.
- Accord de service signé en novembre 2010 avec la Société financière internationale (SFI) pour aider à élaborer des mesures visant à éliminer les lourdeurs réglementaires, sur la base de l’analyse du rapport de la Banque mondiale sur le climat des affaires.
- Réduction du nombre des agences gouvernementales chargées de la promotion des exportations et de l’investissement.
- Création d’une autorité de régulation de la concurrence pour prévenir les ententes illicites sur les prix, notamment sur le marché de détail.
- Réformes du secteur pétrolier :
  - Création en cours d’une société nationale des hydrocarbures.
  - Transformation du Fonds des générations futures en un Fonds souverain stratégique destiné notamment à permettre au gouvernement de prendre des participations dans des entreprises d’importance stratégique pour le Gabon.
- Rénovation de l’administration publique : réaménagement des structures organisationnelles des départements ministériels et mise à jour de leurs mandats.

### VII. MONNAIE ET TAUX DE CHANGE
- Le Gabon est membre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
- La monnaie régionale, le franc CFA, est arrimé à l’euro.
- Appartenance à la CEMAC jugée bénéfique à l’économie ; la politique monétaire a été adéquate et prudente.
- Les autorités poursuivront les efforts de réforme structurelle pour renforcer la compétitivité de l’économie.

### VIII. CONCLUSION
- Défi majeur à long terme : réaliser une croissance hors pétrole forte et durable et améliorer les indicateurs sociaux dans un contexte d’épuisement des réserves pétrolières.
- Stratégie : plan de développement économique visant à réduire la dépendance au pétrole par la diversification économique.
- Pour assurer une mise en œuvre rigoureuse, convenablement échelonnée et à faible coût, les autorités recherchent l’expertise technique d’organisations et d’entreprises internationales réputées, notamment le FMI, la Banque mondiale et la SFI.
- Engagement à maintenir la stabilité macroéconomique et à adapter le cadre de politique budgétaire en conséquence, notamment par la mise en place d’un cadre budgétaire à moyen terme.

*Document: _cr1197f - 2010. Elles accueillent avec satisfaction les recommandations et suggestions apportées à*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2011/_cr1197f.pdf_
