## _cr12237f

## Source details

**Canonical URL:** [_cr12237f](https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2012/_cr12237f.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2012/_cr12237f.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2012/_cr12237f.pdf.json)

---

### Généralités et synthèse
- Stabilité macroéconomique maintenue; allégement de la dette au titre de la PPTE et de l'IADM a réduit le fardeau de la dette.
- Revenu par habitant quasiment inchangé au cours des cinq dernières années malgré une base de production relativement diversifiée.
- Taux de pauvreté maintenus à 40 %, avec 87 % des pauvres vivant en zones rurales.
- Données disponibles jugées adéquates pour la surveillance, mais importantes lacunes :
  - Opérations financières de l'État sur une base engagements non disponibles.
  - Qualité et ponctualité des statistiques de la balance des paiements à améliorer.
  - Disponibilité des données monétaires en retard.
- Contexte politique : Président réélu pour un mandat de sept ans en octobre 2011; élections législatives reportées à 2013.

### Indicateurs économiques et sociaux clés (sélection)
- PIB réel par habitant (dollar EU, prix de 2000) : 680.8 680.1
- Croissance du PIB réel (%) : 3.0 5.2
- Croissance du PIB réel hors pétrole (%) : 3.7 6.0
- Croissance du PIB réel par habitant : 0.3 2.9
- Total investissements (% du PIB) : 16.7 22.3
- Ratio emploi à la population, + de 15 ans, total (%) : 62.0 65.0
- Taux d'achèv. enseignement primaire, total (% groupe d'âge pertinent) : 79.0 67.0
- Prévalence du VIH, total (% la population 15-49 ans) : 5.3 5.5
- Source d'eau améliorée (% la population avec accès) : 74.0 60.0

### Récente évolution macroéconomique (2011)
- Croissance du PIB réel en 2011 : 4.2 % (contre 2.9 % en 2010).
- Inflation moyenne en 2011 : 2.9 % (contre 1.3 % en 2010); hausse principalement due aux prix des produits alimentaires.
- Volume des importations : progression de près de 16 % en 2011.
- Monnaie au sens large : progression de 11 % en 2011.
- Crédit au secteur privé : progression de 28 % en 2011.
- Avoirs extérieurs nets : chute de 12 % en 2011.

### Situation budgétaire et arriérés (2011)
- Performance recettes non pétrolières : TVA inférieure au budgété (paraétatiques n'ont pas satisfait leurs obligations).
- Déficit primaire hors pétrole, sur une base caisse : dégradation de 5.7 % à 8.5 % du PIB non pétrolier.
- Déficit budgétaire global : supérieur de 0.8 point de pourcentage du PIB aux prévisions du budget.
- Report de l'émission obligataire prévue : 150 milliards de FCFA, soit 1.3 % du PIB.
- Financement compensatoire : tirage sur les dépôts de l'État à la BEAC, y compris sur ceux détenus par des institutions publiques.
- Arriérés et gestion dette intérieure liés à la SONARA :
  - Dette courante envers SONARA à la fin de 2011 : 163 milliards de FCFA (1.4 % du PIB).
  - Apurement d'impayés des années précédentes : 295 milliards de FCFA (2.5 % du PIB).
  - Nouveaux arriérés accumulés : 110 milliards de FCFA.
- Stock des impayés passés (fin 2011) : 4.5 % du PIB.
- Projection sans mesures : accumulation d'arriérés intérieurs pouvant atteindre 16 % du PIB d'ici 2017.

### Principaux indicateurs budgétaires, 2008–11 (Pourcentage du PIB)
- Total recettes, dons inclus : 20.8 18.4 17.5 17.5 18.9
  - Dont recettes pétrolières : 7.6 4.8 4.5 3.5 5.4
  - Dont recettes non pétrolières : 12.3 12.7 12.4 13.2 13.0
- Total dépenses : 18.6 18.4 18.6 18.8 21.7
  - Courantes : 13.1 14.2 14.5 13.1 15.4
  - D'investissement : 5.5 4.2 4.1 5.7 6.4
- Paiement des arriérés intérieurs : 0.4 0.2 1.1 1.3 0.5
- Solde budgétaire global, dons incl. : 2.0 -0.2 -2.3 -2.6 -3.4
- Pour mémoire (pourcentage du PIB hors pétrole) :
  - Recettes non pétrolières : 13.7 13.5 13.3 14.3 14.2
  - Déficit primaire hors pétrole : -5.5 -4.9 -5.7 -4.7 -8.5

### Secteur financier : vulnérabilités et recommandations
- Problèmes identifiés :
  - Difficultés financières de quatre (éventuellement cinq) banques sur 13; ces banques représentent 26 % (p. ex. 29.2 % des dépôts et 28 % du crédit dans certains passages) du total des actifs bancaires.
  - Concentration excessive du crédit à la SONARA.
  - Prêts non productifs : progression d'environ 17 % en 2011.
  - Dégradation des ratios de fonds propres réglementaires : 10.0; 7.0; 5.2 (séries 2009–2011).
- Recommandations opérationnelles :
  - Prendre des mesures rapides en collaboration étroite avec la COBAC.
  - Les banques en difficulté sans plan de restructuration crédible devraient être liquidées dès que possible.
  - Fixer des dates butoirs pour accords sur plans de recapitalisation; exiger que les anciens actionnaires absorbent la totalité des pertes.
  - Renforcer les ressources et capacités de la COBAC et améliorer cadre régional de résolution bancaire.
- Recommandations réglementaires :
  - Durcir les règles de provisionnement.
  - Réviser la règle sur la limite des engagements en faveur d’un seul emprunteur (limite portée jusqu’à 90 % pour grandes entreprises publiques ; référence Comité de Bâle 15–25 %).
  - Instaurer la surveillance consolidée des groupes bancaires.
  - Mettre en place des règles claires et des délais pour la résolution bancaire.

### Subventions aux carburants et SONARA
- Capacité de raffinage de la SONARA: 2,1 millions de tonnes/an.
- Subventions requises :
  - 2010 : 146 milliards de francs CFA (1,3 percent du PIB).
  - 2011 : 309 milliards de francs CFA (2,5 percent du PIB).
- Estimation services FMI (hypothèses prix pétrole et 6 percent croissance consommation) : subventions moyennes nécessaires 415 milliards de francs CFA (2,6 percent du PIB) par an si prix à la pompe inchangés.
- Modalités de règlement en 2011 envers la SONARA :
  - paiement au comptant: 97 milliards de francs CFA;
  - annulation d'impôts dus par la SONARA: 105 milliards de francs CFA;
  - émission de titres en faveur de la SONARA: 80 milliards de francs CFA.
- Après opérations 2011, encours restant : 163 milliards de francs CFA.
- Mesures budgétaires prises pour 2012 : abaissement taux droits importation pétrole brut pour pays non CEMAC, abaissement marge SONARA de 15 à 12 percent, élimination du «faux-fret» ; autorités estiment réduction des subventions d’environ 50 milliards de francs CFA en 2012.
- Distribution bénéfices subventions :
  - Plus de 70 percent des subventions aux carburants bénéficient aux 40 percent les plus riches.
  - Les 20 percent les plus pauvres reçoivent moins de 1 percent de la subvention à l’essence.

### Scénarios et projections macro‑financières (2012–17)
- Perspectives moyennes 2012–17 :
  - PIB réel : passage de 4,2 % en 2011 à 5½ % en 2016.
  - Inflation : rester inférieure au critère régional, c’est-à-dire en dessous de 3 %.
  - Compte courant : déficit courant baissera de 4,7 % du PIB en 2012 à environ 3,5 % en 2017.
  - Mobilisation recettes non pétrolières : renforcement progressif améliorant ratio d'environ ½ point de pourcentage entre 2011 et 2017.
  - Dépenses d'investissement publiques nécessaires : 6½–7 % du PIB jugé nécessaire.
- Scénario pessimiste (ralentissement zone euro) — hypothèses adverses :
  - dépréciation additionnelle de 5 % de l'euro/dollar et baisse de 5 % du prix international du pétrole en 2013; baisse de la croissance des partenaires commerciaux de 0,5 et 1 point en 2012 et 2013; prix du pétrole inférieurs de $10 en 2012 et 2013; prix exportation hors pétrole inférieurs de 5 % en 2012 et de 10 % en 2013; TCFA supérieur de 5 % en 2012 et de 10 % en 2013.
- Extraits projections Scénario baissier vs Référence (sélection) :
  - PIB réel : 2011 = 4.2 ; Réf. 2012 = 4.7 ; Réf. 2013 = 5.0 ; Scén. 2012 = 4.2 ; Scén. 2013 = 4.0.
  - Prix du pétrole à l'exportation ($EU/baril) : 2011 = 111.6 ; Réf. 2012 = 102.7 ; Réf. 2013 = 101.0 ; Scén. 2012 = 92.7 ; Scén. 2013 = 91.0.
  - Total recettes, dons exclus (% PIB) : 2011 = 18.4 ; Réf. 2012 = 18.4 ; Réf. 2013 = 18.2 ; Scén. 2012 = 17.6 ; Scén. 2013 = 17.1.
  - Solde budgétaire global, dons inclus (% PIB) : 2011 = -3.4 ; Réf. 2012 = -3.9 ; Réf. 2013 = -3.8 ; Scén. 2012 = -4.5 ; Scén. 2013 = -4.5.

### Scénario de réformes (trajectoire alternative)
- Principales composantes :
  - Ajustements progressifs des prix à la pompe aux prix internationaux.
  - Accélération des réformes administratives pour élargir l'assiette fiscale.
  - Amélioration de capacité d'absorption et rendement des investissements publics.
  - Pas d'accumulation d'arriérés intérieurs au-delà de 2012.
  - Renforcement graduel des stabilisateurs budgétaires à environ un mois de dépenses d'ici à 2017.
- Effets macro (sélection, séries annuelles projetées dans le document) :
  - PIB réel (variation %) : 4.7 5.0 5.3 5.5 5.5 6.0 6.5 (horizon présenté).
  - Total recettes (dons inclus, % PIB) : 19.0 18.6 17.8 17.9 18.8 18.2 18.6.
  - Total dépenses (% PIB) : 22.0 22.3 22.3 22.4 20.9 20.9 20.8.
  - Dépenses d'investissement (capital, % PIB) : 6.2 6.6 6.8 7.1 6.7 7.5 7.6.
  - Solde budgétaire global, base caisse (Dons inclus, % PIB) : -3.9 -3.8 -4.7 -4.5 -2.3 -2.8 -2.2.
  - Total dette publique : 17.2 20.0 26.5 31.8 18.3 21.7 24.5 (séries comparatives référence vs réformes).
- Mesures requises pour succès :
  - Meilleure mobilisation des recettes non pétrolières.
  - Non-accumulation d'arriérés intérieurs; reconstitution stabilisateurs budgétaires.
  - Sélection rigoureuse des projets d'investissement public; privilégier emprunts concessionnels.

### Viabilité de la dette et analyses AVD (extraits)
- Contexte :
  - Ratio dette publique/PIB : 52 % en 2005 → 10 % en 2008 (impact PPTE/IADM).
  - Dette intérieure augmente depuis 2008 (audits, émissions, titrisation SONARA).
- Scénario de référence AVD 2012 :
  - Stock de la dette publique (% PIB) : 12.1 13.7 17.2 20.0 23.4 26.5 29.3 31.8 (séries annuelles présentées).
  - Valeur actuelle de la dette extérieure : 20.0 20.9 22.8 24.5 28.2 31.2 34.4 37.1.
- Conclusions AVD :
  - Selon seuils indicatifs pour la catégorie CPIA, la dette extérieure resterait en deçà des seuils dans la plupart des tests de stress.
  - Risques de vulnérabilité liés à forte augmentation des emprunts intérieurs et accumulation d'arriérés intérieurs.
  - Incorporation des arriérés dans l’AVD : hausse du ratio de la dette globale au PIB de 13,7 % en 2011 à 31,8 % en 2017 (exemple chiffré).
- Tests de sensibilité et scénarios alternatifs :
  - Scénario baissier (A3) : croissance inférieure de 0,2 point → ratio VA dette/PIB = 54 % en 2032 (vs 48 % baseline).
  - Test paramétrique passifs conditionnels (ex. 60 milliards FCFA pour restructuration banque) : montants insuffisants pour altérer viabilité à long terme selon services.

### Gestion de la trésorerie, GFP et modernisation
- Recommandations clés :
  - S'en tenir à la règle du compte unique du Trésor; éliminer recours à la SNH comme guichet de paiement pour l'État.
  - Achever l'audit exhaustif des arriérés avant fin 2012 et adopter un plan de règlement des arriérés audités.
  - Mettre en œuvre les recommandations FMI pour transition caisse → ordonnancement → droits constatés.
  - Déployer budgets de programmes (préparation pour 2013) et loi organique sur les lois de finances mise en œuvre complète prévue pour le 1er janvier 2013.
  - Mettre en place une stratégie pour améliorer capacité d'absorption des investissements publics et unité centrale pour études de faisabilité saluée.
- Mesures budgétaires 2012 (hypothèses budgétaires citées) :
  - Déficit budgétaire global sur base caisse de 2,5 % du PIB financé principalement par émission de titres régionaux de 250 milliards de FCFA (2 % du PIB).
  - Pressions identifiées : subventions aux combustibles nécessitant environ 400 milliards de FCFA (3 % du PIB) si maintien prix au détail; apurement impayés pourrait nécessiter 130 milliards de FCFA (1 % du PIB).

### Assistance technique et coopération (missions récentes et planifiées)
- Missions AFRITAC, FAD, STA et autres entre 2009–2012 couvrant comptabilité base caisse, douanes, comptes nationaux trimestriels, GFP, administration fiscale, gestion de la dette.
- Programme de travail conjoint FMI–Banque mondiale 2012–13 : assistance sur GFP, comptes nationaux, gestion dette, renforcement capacités douanières et fiscales.
- Représentant résident FMI à Yaoundé en poste sans interruption depuis 1989; titulaire actuel mentionné depuis le 10 août 2009.

### Principales recommandations politiques (récapitulatif)
- Contenir risques budgétaires 2012 et assurer viabilité budgétaire à moyen terme :
  - Accélérer réformes administratives pour améliorer recouvrements recettes non pétrolières.
  - Mettre en œuvre plan strict de flux de trésorerie; réduire dépenses non prioritaires.
  - Sélectionner soigneusement nouveaux projets publics; obtenir financement concessionnel si possible.
- Réforme des subventions aux carburants :
  - Ajustement progressif des prix à la pompe vers prix internationaux; protection ciblée pour les plus pauvres et kérosène.
  - Réformer méthode de calcul des prix (ex. marge SONARA non indexée sur prix internationaux).
- Stabiliser secteur financier :
  - Résoudre banques en difficulté rapidement; renforcer ressources COBAC; adopter cadre régional de résolution.
- Préserver viabilité de la dette :
  - Éviter accumulation d'arriérés intérieurs; politique d'emprunt prudente; privilégier emprunts concessionnels.
- Renforcer gouvernance et compétitivité :
  - Améliorer gestion des dépenses d'investissement (sélection, exécution); améliorer climat des affaires; approfondir dialogue privé-public; accroître intermédiation financière.

*Source: Rapport des consultations de 2012 au titre de l’article IV — Cameroun (extraits fournis).*

### 1.  Principaux indicateurs économiques et financiers, 2010—17 _________________________________ 32

### 1.  Principaux indicateurs économiques et financiers, 2010—17 _________________________________ 32

### Généralités
- Stabilité macroéconomique maintenue; allégement de la dette au titre de la PPTE et de l'IADM a réduit le fardeau de la dette.
- Revenu par habitant quasiment inchangé au cours des cinq dernières années malgré une base de production relativement diversifiée.
- Taux de pauvreté maintenus à 40 %, avec 87 % des pauvres vivant en zones rurales.
- Données disponibles jugées adéquates pour la surveillance, mais importantes lacunes :
  - Opérations financières de l'État sur une base engagements non disponibles.
  - Qualité et ponctualité des statistiques de la balance des paiements à améliorer.
  - Disponibilité des données monétaires en retard.
- Les autorités mettent en œuvre, avec assistance technique extérieure, une stratégie pour optimiser les statistiques de la comptabilité nationale.
- Contexte politique : Président réélu pour un mandat de sept ans en octobre 2011; élections législatives reportées à 2013.

### Indicateurs économiques et sociaux (moyenne 2007-11, indicateurs sociaux 2010)
- PIB réel par habitant (dollar EU, prix de 2000) : 680.8 680.1
- Croissance du PIB réel (%) : 3.0 5.2
- Croissance du PIB réel hors pétrole (%) : 3.7 6.0
- Croissance du PIB réel par habitant : 0.3 2.9
- Total investissements (% du PIB) : 16.7 22.3
- Ratio emploi à la population, + de 15 ans, total (%) : 62.0 65.0
- Taux d'achèv. enseignement primaire, total (% groupe d'âge pertinent) : 79.0 67.0
- Ratio filles/garçons des inscriptions dans le primaire : 86.0 92.0
- Ratio filles/garçons des inscriptions dans le secondaire : 83.0 79.0
- Immunisation, rougeole (% d'enfants de 12-23 mois) : 79.0 75.0
- Taux de mortalité, moins de cinq ans (pour 1000) : 136.0 121.0
- Prévalence du VIH, total (% la population 15-49 ans) : 5.3 5.5
- Source d'eau améliorée (% la population avec accès) : 74.0 60.0

### Récente évolution économique: reprise modérée en 2011
- Croissance du PIB réel en 2011 : 4.2 % (contre 2.9 % en 2010).
- Inflation moyenne en 2011 : 2.9 % (contre 1.3 % en 2010); hausse principalement due aux prix des produits alimentaires.
- Facteurs influençant la production pétrolière : épuisement des réserves, vieillissement de l'équipement, ajournement d'investissements après la crise 2008–09.
- Mesures atténuantes : gel des prix de détail des produits pétroliers et importations subventionnées de produits alimentaires ont contribué à maintenir l'inflation modérée.
- Soldes extérieurs : hausse de la valeur des exportations pétrolières grâce à la remontée des prix internationaux; exportations non pétrolières également favorisées par la hausse des prix des produits de base.
- Volume des importations : progression de près de 16 % due à une demande intérieure accrue et à des importations d'équipement pour grands projets publics d'infrastructure.

### Monnaie et crédit (2011)
- Monnaie au sens large : progression de 11 %.
- Crédit au secteur privé : progression de 28 %.
- Avoirs extérieurs nets : chute de 12 % en raison d'une montée soudaine des importations.
- Développement du crédit privé tiré par : emprunts bancaires des sociétés intervenant dans des projets d'investissements publics et emprunts de la raffinerie nationale (SONARA) pour compenser des retards de paiement des subventions aux combustibles par l'État.
- Réserves officielles de la CEMAC : environ cinq mois d'importations, soit près de 100 % de la monnaie au sens large, dépassant les repères standards.

### Persistance des insuffisances budgétaires (2011)
- Performance des recettes non pétrolières : baisse de la TVA par rapport au montant budgétisé, principalement parce que les sociétés paraétatiques n'ont pas satisfait leurs obligations de TVA.
- Compensations : recettes pétrolières exceptionnelles liées à l'envolée des prix internationaux du pétrole.
- Exécution des dépenses : entravée par le règlement d'anciens ordres de paiement, subventions aux combustibles, et dépassements d'autres transferts courants.
- Déficit primaire hors pétrole, sur une base caisse : dégradation de 5.7 % à 8.5 % du PIB non pétrolier.
- Déficit budgétaire global : supérieur de 0.8 point de pourcentage du PIB aux prévisions du budget.
- Report de l'émission obligataire prévue : 150 milliards de FCFA, soit 1.3 % du PIB.
- Financement compensatoire : tirage sur les dépôts de l'État à la BEAC, y compris sur ceux détenus par des institutions publiques.

### Arriérés et gestion de la dette intérieure (2011)
- Paiements à SONARA :
  - Dette courante envers SONARA à la fin de 2011 : 163 milliards de FCFA (1.4 % du PIB).
  - Apurement d'impayés des années précédentes : 295 milliards de FCFA (2.5 % du PIB).
  - Nouveaux arriérés accumulés : 110 milliards de FCFA.
- Conséquences : érosion des stabilisateurs budgétaires et problèmes potentiels de liquidités pour les institutions publiques dont les dépôts obligatoires ont été virtualement réduits à néant.

### Principaux indicateurs budgétaires, 2008–11 (Pourcentage du PIB)
- Total recettes, dons inclus : 20.8 18.4 17.5 17.5 18.9
  - Dont recettes pétrolières : 7.6 4.8 4.5 3.5 5.4
  - Dont recettes non pétrolières : 12.3 12.7 12.4 13.2 13.0
- Total dépenses : 18.6 18.4 18.6 18.8 21.7
  - Courantes : 13.1 14.2 14.5 13.1 15.4
  - D'investissement : 5.5 4.2 4.1 5.7 6.4
  - Financées sur l'extérieur : 0.9 0.7 0.9 1.7 1.4
  - Financées sur ressources propres : 3.9 3.4 2.8 4.0 4.7
- Paiement des arriérés intérieurs : 0.4 0.2 1.1 1.3 0.5
- Solde budgétaire global, dons incl. : 2.0 -0.2 -2.3 -2.6 -3.4
- Pour mémoire (pourcentage du PIB hors pétrole) :
  - Recettes non pétrolières : 13.7 13.5 13.3 14.3 14.2
  - Déficit primaire hors pétrole : -5.5 -4.9 -5.7 -4.7 -8.5

### Secteur financier : vulnérabilités et performances (2011)
- Problèmes identifiés :
  - Difficultés financières de quatre (éventuellement cinq) banques sur 13; ces 5 banques représentent 26 % du total des actifs bancaires.
  - Concentration excessive du crédit à la SONARA.
  - Insuffisance des ressources de COBAC (agence de supervision régionale).
  - Lacunes du cadre de traitement des banques en difficulté.
- Indicateurs de solidité : dégradation en 2011.
- Prêts non productifs : progression d'environ 17 %.
- Nombre de banques ne respectant pas les principaux ratios prudentiels : en augmentation.

### Réactions aux avis précédemment émis par le FMI (synthèse)
- Politique budgétaire et gestion des finances publiques :
  - Recommandation FMI : gestion serrée de la trésorerie, réduction des subventions aux combustibles, hiérarchisation des dépenses.
  - Réalité : gestion de la trésorerie affectée par obligations passées et dépassements; subventions aux combustibles non réduites; pas de hiérarchisation significative.
  - Recommandation FMI : améliorer recettes non pétrolières (élargir assiette fiscale, simplifier exonérations, accroître efficacité administrations fiscale et douanière).
  - Réalité : recettes non pétrolières inférieures aux attentes principalement à cause d'un recouvrement de la TVA inférieur au budgété; mesures pour améliorer efficacité en cours.
  - Recommandation FMI : empêcher de nouveaux arriérés.
  - Réalité : problèmes d'arriérés intérieurs persistent, accumulation d'obligations et d'arriérés non réglés envers la SONARA.
  - Recommandation FMI : reconstituer stabilisateurs budgétaires, renforcer exécution budgétaire, rationaliser CDMT.
  - Réalité : dépôts utilisables pratiquement épuisés; progrès limités; CDMT opérationnel pas encore en place.
- Secteur financier :
  - Recommandation FMI : coopérer avec institutions régionales pour développer un marché de titres publics.
  - Réalité : Cameroun premier à émettre des bons du Trésor sur le marché régional.
  - Recommandation FMI : surveiller vulnérabilités, lancer restructuration bancaire, promouvoir réforme du cadre de résolution bancaire.
  - Réalité : peu de progrès pour régler les banques en difficulté; analyses régulières de solidité réalisées; supervision entravée par insuffisance de ressources régionales; cadre de résolution non encore en place.
- Réformes structurelles :
  - Recommandation FMI : combler déficit d'infrastructure, améliorer climat des affaires et compétitivité en augmentant exécution des projets d'investissements publics, approfondir dialogue avec secteur privé, améliorer institutions et gouvernance.
  - Réalité : dépenses d'investissements publics ont atteint le niveau budgété; efforts pour améliorer climat des affaires et dialogue avec secteur privé engagés; progrès modérés sur institutions et gouvernance.

*Source: RAPPORT DES CONSULTATIONS DE 2012 AU TITRE DE L’ARTICLE IV — CAMEROUN, FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL.*

### 11. Le Cameroun a respecté les quatre

### 11. Le Cameroun a respecté les quatre

### Respect des critères de convergence régionaux
- Le Cameroun a respecté en 2011 les quatre critères de convergence régionaux :  
  - le solde budgétaire de base reste non négatif;  
  - l'inflation des prix à la consommation ne dépasse pas 3 %;  
  - le niveau d'endettement public est inférieur à 70 % du PIB;  
  - l'État n'accumule aucun arriéré audité (le quatrième critère ne porte que sur les arriérés audités et n'englobe pas toutes les obligations de paiement de l'État).

### Perspectives économiques à moyen terme (2012–17)
- Croissance :  
  - Le PIB réel devrait graduellement passer de 4,2 % en 2011 à 5½ % en 2016.  
  - La croissance non pétrolière devrait être soutenue par la productivité et la compétitivité agricoles, des projets d'investissements publics majeurs et des mesures pour améliorer le climat des affaires.  
  - Le secteur pétrolier devrait doper la croissance du PIB réel en 2012–17 ; la SNH projette une augmentation considérable de la production suite à des investissements et succès d'exploration.
- Inflation :  
  - L'inflation devrait rester inférieure au critère régional, c’est-à-dire en dessous de 3 %. Des initiatives agricoles, des subventions aux importations alimentaires, la constitution de stocks et une meilleure information sur le marché alimentaire devraient modérer l'impact d'une hausse des prix alimentaires mondiaux.
- Compte courant :  
  - Le déficit du compte extérieur courant devrait baisser de 4,7 % du PIB en 2012 à environ 3,5 % en 2017.  
  - Il devrait être financé principalement par de nouveaux emprunts publics et des entrées de capitaux privés.
- Finances publiques et investissement :  
  - Mobilisation des recettes : renforcement progressif des recettes non pétrolières devrait améliorer le ratio des recettes non pétrolières au PIB non pétrolier d'environ ½ point de pourcentage de 2011 à 2017.  
  - Dépenses d'investissement : un niveau élevé de dépenses publiques d'investissement de 6½–7 % du PIB est jugé nécessaire pour remédier aux insuffisances d'infrastructure.

### Principaux risques à moyen terme
- Risques identifiés :  
  - (i) un ralentissement des conditions extérieures, notamment dans la zone euro (principal partenaire commercial);  
  - (ii) conséquences négatives si l'État continue à accumuler des arriérés;  
  - (iii) un secteur bancaire vulnérable susceptible de créer des passifs budgétaires et d'affecter le secteur réel.
- Dette et vulnérabilités :  
  - Le risque de surendettement reste faible, mais les engagements d'emprunts extérieurs ont progressé rapidement en 2011.  
  - L'analyse de la viabilité de la dette (AVD) indique que les ratios de la dette extérieure resteraient inférieurs à leurs seuils même en conditions de stress.  
  - Signes de vulnérabilité dus à l'augmentation des emprunts intérieurs et à l'accumulation des arriérés intérieurs : indicateurs du total de la dette publique nettement plus élevés que dans l’AVD de 2011.  
  - Passifs quasi-budgétaires des entreprises d'État et banques en difficulté pourraient détériorer les indicateurs de la dette.  
  - Une grande partie des nouveaux emprunts extérieurs des deux dernières années ont été contractés à des conditions non concessionnelles; si la tendance se confirme, elle pourrait compromettre la viabilité future de la dette.  
  - Incorporation des arriérés dans l’AVD : hausse du ratio de la dette globale au PIB de 13,7 % en 2011 à 31,8 % en 2017.

### Scénario pessimiste lié à un ralentissement de la zone euro (Encadré 2)
- Hypothèses adverses par rapport au scénario de référence des Perspectives d'avril 2012 :  
  - dépréciation additionnelle de 5 % du taux de change euro/dollar EU et baisse de 5 % du prix international du pétrole en 2013;  
  - taux de croissance des partenaires commerciaux inférieurs de 0,5 et de 1 point de pourcentage en 2012 et 2013 respectivement;  
  - prix du pétrole par baril inférieurs de 10 dollars EU en 2012 et en 2013;  
  - prix à l'exportation hors pétrole inférieurs de 5 % en 2012 et de 10 % en 2013;  
  - taux de change nominal du franc CFA par rapport au dollar EU supérieur de 5 % en 2012 et de 10 % en 2013.
- Extraits des projections (unités indiquées dans le tableau du scénario pessimiste) :  
  - PIB réel : 2011 = 4.2 ; Référence 2012 = 4.7 ; Référence 2013 = 5.0 ; Scénario baissier 2012 = 4.2 ; Scénario baissier 2013 = 4.0.  
  - PIB non réel (variation en pourcentage) : 2011 = 4.7 ; Réf. 2012 = 4.3 ; Réf. 2013 = 4.9 ; Scén. 2012 = 3.8 ; Scén. 2013 = 3.9.  
  - Prix à la consommation (moyenne période) : 2011 = 2.9 ; Réf. 2012 = 3.0 ; Réf. 2013 = 3.0 ; Scén. 2012 = 3.3 ; Scén. 2013 = 3.3.  
  - Prix du pétrole à l'exportation ($EU/baril) : 2011 = 111.6 ; Réf. 2012 = 102.7 ; Réf. 2013 = 101.0 ; Scén. 2012 = 92.7 ; Scén. 2013 = 91.0.  
  - Production pétrolière (milliers de barils/jour) : 2011 = 59.2 ; Réf. 2012 = 68.8 ; Réf. 2013 = 73.7 ; Scén. 2012 = 68.8 ; Scén. 2013 = 73.7.  
  - Investissements intérieurs bruts (% PIB) : 2011 = 18.9 ; Réf. 2012 = 18.9 ; Réf. 2013 = 19.4 ; Scén. 2012 = 18.1 ; Scén. 2013 = 17.8.  
  - Total recettes, dons exclus (% PIB) : 2011 = 18.4 ; Réf. 2012 = 18.4 ; Réf. 2013 = 18.2 ; Scén. 2012 = 17.6 ; Scén. 2013 = 17.1.  
  - Dont pétrole (% PIB) : 2011 = 5.4 ; Réf. 2012 = 5.5 ; Réf. 2013 = 5.1 ; Scén. 2012 = 4.3 ; Scén. 2013 = 5.3.  
  - Total dépenses (% PIB) : 2011 = 21.7 ; Réf. 2012 = 22.0 ; Réf. 2013 = 22.3 ; Scén. 2012 = 21.8 ; Scén. 2013 = 21.9.  
  - Dépenses d'investissement (% PIB) : 2011 = 6.4 ; Réf. 2012 = 6.2 ; Réf. 2013 = 6.6 ; Scén. 2012 = 6.0 ; Scén. 2013 = 6.1.  
  - Solde budgétaire global, dons inclus (% PIB) : 2011 = -3.4 ; Réf. 2012 = -3.9 ; Réf. 2013 = -3.8 ; Scén. 2012 = -4.5 ; Scén. 2013 = -4.5.  
  - Volume des exportations non pétrolières (variation en pourcentage) : 2011 = 9.4 ; Réf. 2012 = 7.0 ; Réf. 2013 = 7.4 ; Scén. 2012 = 6.5 ; Scén. 2013 = 6.4.  
  - Volume des importations (variation en pourcentage) : 2011 = 15.6 ; Réf. 2012 = 7.9 ; Réf. 2013 = 7.8 ; Scén. 2012 = 6.6 ; Scén. 2013 = 5.5.  
  - Compte courant, dons inclus (% PIB) : 2011 = -4.1 ; Réf. 2012 = -4.7 ; Réf. 2013 = -4.2 ; Scén. 2012 = -4.6 ; Scén. 2013 = -4.2.  
  - Termes de l'échange (variation en pourcentage) : 2011 = 2.4 ; Réf. 2012 = -6.8 ; Réf. 2013 = 2.2 ; Scén. 2012 = -8.7 ; Scén. 2013 = 1.5.

### Discussions de politique économique et recommandations
- Objectifs des discussions : (i) contenir les risques sur le budget 2012 et assurer la viabilité budgétaire à moyen terme; (ii) améliorer la gestion des finances publiques (GFP); (iii) préserver la stabilité financière; (iv) encourager le développement du secteur privé; (v) promouvoir une croissance plus élevée et solidaire tout en maintenant la viabilité de la dette.
- Budget 2012 :  
  - Hypothèses : recettes inchangées, plus de dépenses d'investissement; recettes non pétrolières proches de 13 % du PIB; dépenses courantes inférieures d'environ 0,7 point de pourcentage du PIB par rapport à 2011; dépenses d'investissement supérieures de 0,5 point de pourcentage du PIB; déficit budgétaire global sur base caisse de 2,5 % du PIB financé principalement par émission de titres régionaux de 250 milliards de FCFA (soit 2 % du PIB).
- Pressions budgétaires identifiées :  
  - Subventions aux combustibles supérieures aux montants budgétisés : maintien de la politique actuelle de prix au détail du combustible nécessiterait environ 400 milliards de FCFA (3 % du PIB), soit 230 milliards de FCFA de plus que le montant budgétisé.  
  - Incertitudes sur la capacité du marché régional à absorber l'émission de titres prévue (contraintes liées aux normes prudentielles).  
  - Passifs conditionnels liés à la restructuration des banques et sociétés publiques en difficulté.  
  - Ressources requises pour apurer les impayés : le budget n'inclut pas de provisions pour leur règlement, qui pourrait nécessiter des ressources additionnelles à hauteur de 130 milliards de FCFA (1 % du PIB).
- Recommandations des services du FMI pour 2012 (pour éviter une accumulation d'arriérés et un déficit de financement pouvant aller jusqu'à 1,6 % du PIB) :  
  - accélérer la mise en œuvre des réformes administratives pour améliorer le recouvrement des recettes non pétrolières;  
  - mettre en œuvre un plan strict de flux de trésorerie et réduire les dépenses non prioritaires;  
  - sélectionner soigneusement le lancement de nouveaux projets publics et obtenir, dans la mesure du possible, un financement concessionnel.
- Point de vue des autorités :  
  - elles jugent les risques budgétaires moins sérieux; reconnaissent la probabilité de dépassement des subventions aux combustibles budgétées et étudient des options pour les réduire; restent confiantes que (i) le système bancaire peut absorber l'émission prévue de titres; (ii) les négociations et efforts de recouvrement limiteront les passifs conditionnels; (iii) l'amélioration de la gestion des flux de trésorerie et l'émission possible de bons du Trésor ont réduit les pressions liées aux impayés.

### Viabilité budgétaire à moyen terme et gestion des arriérés
- Arriérés : à la fin de 2011, les arriérés et impayés passés ont atteint 4,5 % du PIB.  
- Projections : les déficits de financement projetés causeraient une nouvelle accumulation des arriérés intérieurs pouvant atteindre 16 % du PIB d'ici à 2017 si aucune mesure n'est prise.  
- Recommandations des services du FMI pour la viabilité budgétaire :  
  - ajustement progressif des prix à la pompe aux prix internationaux accompagné de programmes sociaux ciblés; communication publique renforcée sur le coût des subventions; plan d'élimination progressive des subventions aux combustibles avec ajustements graduels et filets sociaux ciblés (notamment pour le pétrole lampant).  
  - mesures pour garantir la viabilité budgétaire à moyen terme :  
    - accélérer les réformes administratives pour élargir l'assiette fiscale (rationaliser exonérations et dispositifs d'incitation, achever la réforme du numéro d'identification unique des contribuables, renforcer centres des impôts pour moyennes entreprises et centres pour petits contribuables, simplifier procédures fiscales et douanières);  
    - adopter une trajectoire plus serrée pour le déficit primaire hors pétrole en tenant compte des besoins d'investissement public;  
    - accroître les stabilisateurs budgétaires;  
    - éviter une réapparition de la vulnérabilité de la dette en contractant la dette extérieure à des conditions concessionnelles lorsque possible;  
    - renforcer la gestion de la dette publique (améliorer capacités du comité national de la dette publique, suivre les passifs conditionnels des entreprises publiques, réaliser des audits périodiques des arriérés intérieurs).
- Point de vue des autorités : d'accord sur la nécessité d'assurer la viabilité budgétaire à moyen terme; poursuivront les efforts pour améliorer la mobilisation des recettes non pétrolières et la gestion de la dette; cependant elles n'envisagent pas d'adopter immédiatement une règle plus serrée pour le déficit primaire hors pétrole au vu des importantes lacunes d'infrastructure et des besoins de services publics; reconnaissent la désirabilité d'une augmentation progressive des prix à la pompe à moyen terme mais estiment que ce n'est pas compatible à court terme avec la paix sociale.

### Amélioration de la gestion des finances publiques (GFP)
- Réformes en cours : mise en œuvre des budgets de programmes pour 2013; réformes guidées par les six directives de GFP adoptées par la CEMAC en décembre 2011; alignement sur les normes du Manuel de statistiques des finances publiques (MSFP, édition décembre 2001); renforcement des contrôles extérieurs et supervision parlementaire.
- Mesures recommandées pour maîtriser arriérés et obligations de paiement :  
  - achever l'audit en cours des arriérés et autres impayés passés avant la fin de 2012 et adopter un plan de règlement des arriérés audités;  
  - mettre en œuvre les recommandations de l'assistance technique du FMI sur le passage d'un système budgétaire sur base caisse à un système d'ordonnancement (étape intermédiaire avant la budgétisation sur base des droits constatés);  
  - renforcer la gestion des dépenses publiques et la transparence (renforcer gestion de la chaîne des dépenses pour éviter engagements inutiles et assurer exécution du budget; améliorer le système d'information pour suivre le flux des fonds dans toute la chaîne de dépenses).

*Source : Rapport des consultations de 2012 au titre de l’article IV — Cameroun.*

### 29. Les services du FMI estiment qu'il

### _cr12237f - 29. Les services du FMI estiment qu'il

### Gestion de la trésorerie et modernisation de la gestion des finances publiques (GFP)
- Les autorités ont émis des bons du Trésor à deux et quatre semaines par le biais de la BEAC; les services du FMI estiment qu'il serait possible d'améliorer davantage la gestion de la trésorerie.
- Les services du FMI ont réitéré la nécessité de s'en tenir à la règle du compte unique du Trésor, notamment en éliminant le recours à la SNH comme guichet de paiement pour les opérations de l'État.
- Accélérer la mise en œuvre du plan de modernisation de GFP (adopté en 2009) : les progrès restent trop timides.
- Priorités rappelées par les services du FMI :
  - Mettre en œuvre une stratégie concrète pour améliorer la capacité d'absorption des programmes d'investissements publics et pour assurer la continuité du financement des investissements moyennant des engagements d'allocations pluriannuels; projet de création d'une unité centrale pour les études de faisabilité et l'évaluation des projets salué.
  - Veiller à ce que le processus de passation des marchés publics soit compétitif et minimise l'incidence des contrats de gré à gré; nouveau ministère consacré à la passation des marchés apprécié, mais ses incidences budgétaires doivent être réduites au minimum.
  - Préparer la transition d'un budget par ligne à un budget basé sur des programmes moyennant l'adoption de solides règles de gestion et l'organisation de la fonction financière au sein des ministères dépensiers.
  - Améliorer la présentation du TOFE en incluant les recettes et les dépenses sur une base brute afin de refléter clairement l'impact budgétaire des transactions de neutralisation impôts/subventions entre l'État et les entreprises publiques.
  - Poursuivre les efforts pour rendre opérationnel le cadre de dépenses à moyen terme afin de faciliter la traduction des priorités des documents de stratégie pour la croissance et l'emploi (DSCE) dans les budgets annuels.
- Préparatifs pour la loi organique sur les lois de finances : mise en œuvre complète prévue pour le 1er janvier 2013; budget de 2012 incorpore déjà certaines parties de la nouvelle présentation; transition attendue pour améliorer la gestion de la chaîne des dépenses.
- Arriérés :
  - Les autorités reconnaissent la nécessité de régler les arriérés; stock des impayés passés nettement baissé en 2011 grâce aux améliorations de la gestion de la trésorerie.
  - Rapports d'exécution du budget sur une base engagements seront disponibles tous les trimestres dans le cadre du budget de 2012.
  - Audit exhaustif des arriérés attendu à la fin de 2012, y compris un plan pour le règlement final.

### Stabilité du système financier et résolution des banques en difficulté
- Détérioration des vulnérabilités bancaires depuis les précédentes consultations Article IV, imputable à :
  - retards dans la restructuration ou la dissolution des banques en difficulté financière;
  - détérioration des indicateurs de solidité financière;
  - nombre croissant de banques ne respectant pas les obligations prudentielles;
  - accumulation d'arriérés et d'impayés passés par l'État, poussant les entreprises publiques à accroître leurs emprunts bancaires.
- Évolution et concentration des banques en difficulté :
  - Le nombre de banques en difficulté financière est passé de trois à quatre depuis les dernières consultations; probable passage à cinq.
  - Une banque a un portefeuille avec une proportion élevée de prêts non productifs (près de 40 % du total du crédit).
  - À la fin de 2011, les cinq banques concernées représentaient 29,2 % des dépôts et 28 % du crédit bancaire total.
- Recommandations des services du FMI pour les banques en difficulté :
  - Prendre des mesures rapides en collaboration étroite avec la COBAC.
  - Les banques en difficulté sans plan de restructuration crédible devraient être liquidées dès que possible.
  - Surveiller les conditions de liquidité, fixer des dates butoirs à court terme pour trouver un accord sur les plans de recapitalisation avec les actionnaires, et limiter l'impact sur les finances publiques en exigeant que les anciens actionnaires absorbent la totalité des pertes.
- Conformité prudentielle et renforcement régional :
  - Préoccupation concernant un fléchissement du respect global des normes prudentielles régionales par les banques.
  - Exhortation à convaincre les pays membres de la CEMAC à : (i) renforcer les ressources de la COBAC; (ii) aligner la réglementation prudentielle régionale sur les normes et pratiques modèles internationales; (iii) collaborer étroitement avec la COBAC pour surveiller les vulnérabilités et faire appliquer les obligations prudentielles conformément aux repères recommandés par le Comité de Bâle, notamment pour les risques liés à la concentration du crédit.
- Cadre de prévention et de résolution des crises bancaires :
  - Insuffisances identifiées : (i) retards de coordination entre autorités régionales et nationales; (ii) absence de règles et déclencheurs clairs d'intervention; (iii) longs retards dans les procédures juridiques; (iv) opportunités d'ingérence des actionnaires.
  - Nécessité d'adopter la nouvelle réglementation régionale sur la résolution des crises préparée avec l'assistance du FMI; cette réglementation devrait : (i) permettre une intervention précoce; (ii) définir responsabilités régionales et nationales et le champ d'examen judiciaire; (iii) empêcher les actionnaires d'une banque en difficulté de participer à sa restructuration.
- Autorités : points de vue et mesures envisagées
  - Les autorités reconnaissent qu'il faut résoudre rapidement la situation des banques en difficulté; les plans de restructuration demeurent enlisés.
  - Envisagent la liquidation si les actionnaires ne s'accordent pas sur un plan de restructuration dans les délais fixés; surveillance immédiate de la liquidité pour éviter une suspension des paiements.
  - Reconnaissent l'insuffisance des ressources de la COBAC, limitant la fréquence des inspections sur place.
  - Soutiennent le renforcement du cadre de résolution : répartition des responsabilités, procédures claires, réduction des délais décisionnels.

### Approfondissement financier et accès au crédit
- Accès au crédit encore inférieur à la moyenne de l'Afrique subsaharienne selon les indicateurs «Doing Business» de la Banque mondiale; taux de pénétration (nombre d'emprunteurs et de déposants pour 1000 adultes) restent bien inférieurs à la moyenne.
- Crédit au secteur privé, en pourcentage du PIB, resté inférieur à la moyenne de l'Afrique subsaharienne.
- Mesures engagées pour approfondir le système financier (plan d'action) :
  - Faciliter un accès accru aux services bancaires de détail et diversifier les instruments financiers;
  - Accroître la disponibilité de l'information sur le coût du crédit et le défaut de paiement;
  - Renforcer le cadre juridique des garanties pour obtenir un prêt;
  - Intensifier la supervision des institutions de micro-crédit;
  - Mettre en place un tribunal de commerce et une centrale des risques du crédit bancaire;
  - Faire adopter une loi sur le crédit-bail.
- Programme des autorités salué par les services du FMI : réactivation d'un registre des retards de paiements, cadre pour le suivi du micro-crédit, mécanismes pour le financement des exportations, amélioration de la réglementation régionale sur les nouveaux produits financiers.

### Infrastructures, efficacité des dépenses d'investissement et compétitivité extérieure
- Infrastructure et climat des affaires demeurent principaux obstacles structurels à une croissance plus rapide.
- Projets d'infrastructure dans ports, énergie, routes, télécommunications, exploitation minière, adduction d'eau déjà lancés.
  - 55 % des engagements extérieurs signés en 2011 concernent de grands projets d'infrastructure.
  - Émission obligataire projetée en 2012 destinée aussi à financer ces projets.
- Efficacité des dépenses d'investissement :
  - Double problème : faible niveau et faible qualité des investissements publics.
  - Taux d'exécution moyen des investissements inférieur à 70 % entre 2005 et 2010.
  - Amélioration du taux d'exécution en 2011 saluée, mais mise en garde contre les risques pour la viabilité de la dette et du budget en cas d'intensification des investissements sans gains d'efficacité (Appendice III).
- Taux de change effectif réel (TCER) et compétitivité :
  - Estimations ne donnent pas de preuve convaincante d’un désalignement significatif du TCER (Appendice IV).
  - TCER s’est déprécié d'environ 7 % en 2010–11 sous l'effet de la dépréciation de l'euro; cette dépréciation n'a pas compensé l'appréciation cumulée du TCER en 1994–2009 (24 %).
  - Différentes estimations basées sur des modèles indiquent que le TCER du Cameroun était surévalué d'environ 8 % à la fin de 2011.
- Contraintes à la compétitivité extérieure : climat défavorable aux affaires, goulets d'étranglement au commerce, coût élevé des services.
- Initiatives en cours pour améliorer la compétitivité et le climat des affaires : amélioration de l'infrastructure de base, renforcement du dialogue avec la communauté des affaires, réforme judiciaire, modernisation de l'administration fiscale et douanière, simplification des procédures d'exportation/importation, amélioration du port principal.
- Commerce régional et international entravé par : niveau élevé des droits de douane, mise en œuvre non uniforme de la réglementation régionale, barrières physiques et non physiques; réduction prévue du tarif extérieur commun fera l'objet d'une étude d'impact économique; programme régional d'infrastructure élaboré mais non encore mis en œuvre.

### Initiatives anti-corruption et réformes des entreprises publiques (Encadré 3)
- Forum camerounais des affaires (CBF) créé en 2009 pour identifier obstacles et proposer plans d'action annuels; pour 2009–12, réformes axées sur création d'entreprise, enregistrement des biens, droits de propriété, application des contrats, versement des impôts, commerce transfrontalier, permis de construire.
  - Premier forum en février 2010; second en mars 2011; troisième en mars 2012.
  - Second forum : 12 de 27 recommandations mises en œuvre.
  - Troisième forum : 35 de 48 recommandations appliquées ou près de l'être.
  - Progrès ont permis une légère amélioration du classement Doing Business 2012.
- Lutte contre la corruption :
  - Efforts intensifiés depuis 2009, création d'un tribunal spécialisé pour la criminalité économique en décembre 2011; poursuites de hauts responsables accusés de détournement.
  - Adoption de la stratégie nationale de lutte contre la corruption pas encore définitive.
  - Classement Transparency International : 146e sur 178 pays en 2010 à 134e sur 182 pays en 2011.
- Réforme des entreprises publiques : progrès mitigés; vente de 51 % de CAMTEL non concluante; restructuration de CAMPOST en cours; liquidation de l'ancienne compagnie CAMAIR arrive à sa fin.

*Rapport des consultations de 2012 au titre de l’article IV — Cameroun (extraits fournis).*

### 52.  Un scénario de réformes, qui

### _cr12237f - 52.  Un scénario de réformes, qui

### Description du scénario de réformes
- Le scénario englobe l'impact des principales recommandations de politique économique formulées antérieurement et a été discuté par les autorités.
- Principales composantes du scénario :
  - Ajustements progressifs des prix à la pompe aux prix internationaux du pétrole.
  - Accélération de la mise en œuvre des réformes administratives en cours afin d'élargir l'assiette fiscale.
  - Amélioration de la capacité d'absorption et rendement accru des investissements publics.
  - Absence d'un déficit de financement ou d’une nouvelle accumulation d'arriérés intérieurs au-delà de 2012.
  - Renforcement graduel des stabilisateurs budgétaires à environ un mois de dépenses d'ici à 2017.
- Résultat attendu : amélioration de la viabilité budgétaire à moyen terme, accompagnée d'une croissance et d’une inflation légèrement supérieures.

### Trajectoire budgétaire et niveau d'endettement
- Le scénario de réformes trace une trajectoire vers la viabilité budgétaire à moyen terme.
- Comparaison avec le scénario de référence :
  - Dans le scénario de référence la dette augmente monotoniquement.
  - Dans le scénario de réformes, le ratio dette/PIB se stabilise aux environs de 25 % en 2007 car il n'y a pas d'accumulation d'arriérés intérieurs.
- Le déficit primaire hors pétrole s'améliore nettement à moyen terme (référence au Tableau 11).
- Le scénario correspond à l'intensification des investissements publics en cours, tels qu'envisagés dans le DSCE (Appendice III).
- Les autorités se félicitent du scénario et ont signalé que, si les déficits de financement projetés dans le scénario de référence devaient se concrétiser, elles prendraient des mesures correctrices conformes aux recommandations du scénario de réformes.

### Principaux indicateurs macro-économiques (sélection tirée du Tableau du texte 4, Scénario de réformes vs Scénario de référence)
- Croissance et prix (Variation en pourcentage)
  - PIB réel : 4.7 5.0 5.3 5.5 5.5 6.0 6.5
  - PIB réel hors pétrole : 4.3 4.9 5.3 5.4 5.4 6.1 6.4
  - Prix à la consom. (moyenne période) : 3.0 3.0 2.5 2.5 3.5 3.0 3.0
- Agrégés budgétaires (Pourcentage du PIB)
  - Total recettes (dons inclus) : 19.0 18.6 17.8 17.9 18.8 18.2 18.6
  - Dont: pétrole : 5.5 5.1 4.0 4.1 5.0 3.9 3.9
  - Dont: hors pétrole : 14.3 14.4 14.5 14.6 14.6 15.1 15.5
  - Total dépenses : 22.0 22.3 22.3 22.4 20.9 20.9 20.8
  - Dont: courantes, hors intérêts : 15.4 15.2 14.8 14.6 13.7 12.8 12.5
  - Capital : 6.2 6.6 6.8 7.1 6.7 7.5 7.6
  - Solde budgétaire global, base caisse (Dons inclus) : -3.9 -3.8 -4.7 -4.5 -2.3 -2.8 -2.2
  - Déficit de financement : 1.6 2.8 3.4 3.0 0.0 0.0 0.0
  - Solde primaire hors pétrole : -9.0 -9.1 -8.5 -8.4 -7.3 -6.4 -5.8
- Secteur extérieur (Pourcentage du PIB)
  - Compte courant (dons inclus) : -4.7 -4.2 -4.0 -3.3 -4.4 -4.6 -4.7
- Total dette publique : 17.2 20.0 26.5 31.8 18.3 21.7 24.5
- Note : Les sources indiquées sont les autorités camerounaises et estimations et projections des services FMI.

### Principales vulnérabilités et risques identifiés
- Risques majeurs pesant sur les perspectives :
  - Incertitudes entourant la solidité de la reprise mondiale, notamment en Europe.
  - Impact de l'augmentation des subventions aux combustibles et du stock des arriérés intérieurs sur la viabilité budgétaire.
  - Aggravation des vulnérabilités du secteur financier.
  - Ralentissement des réformes suite à l'ajournement des élections législatives à 2013.
- Risques spécifiques pour le budget de 2012 :
  - Sous-budgétisation des subventions aux combustibles.
  - Nouvelle accumulation d’arriérés intérieurs en 2011.
  - Capacités limitées du marché régional à absorber l'émission de titres prévue.
  - Passifs conditionnels des entreprises publiques et des banques en difficulté.

### Mesures requises et recommandations de politique
- Mesures correctrices nécessaires pour assurer la viabilité budgétaire à moyen terme :
  - Meilleure mobilisation des recettes non pétrolières.
  - Non-accumulation d'arriérés intérieurs.
  - Reconstitution des stabilisateurs budgétaires.
  - Solution au déficit de l'infrastructure par d'importantes dépenses d'investissements publics compensées par une maîtrise des dépenses courantes, notamment des subventions aux combustibles.
- Renforcement de la gestion des finances publiques (GFP) :
  - Achever l'audit actuel des arriérés et adopter un plan pour régler les arriérés audités.
  - Renforcer la gestion des dépenses publiques par une meilleure maîtrise de la chaîne des dépenses et un meilleur suivi du flux des fonds.
  - Accélérer la mise en œuvre du plan de modernisation de la GFP et déployer des efforts pour mettre en œuvre en temps opportun les directives de la CEMAC relatives à la GFP.
- Stabilisation du secteur financier :
  - Résolution des banques en difficulté et mise en œuvre de mesures budgétaires correctrices pour éviter de nouvelles pertes quasi budgétaires liées aux prêts excessifs aux entreprises d'État.
  - Renforcement de la coopération entre organes nationaux et régionaux et promotion des réformes régionales nécessaires dans le secteur financier.
- Mesures pour une croissance plus élevée et solidaire :
  - Mettre en œuvre un grand programme d'investissements publics avec amélioration de la sélection des projets pour accroître qualité et efficacité des dépenses.
  - Limiter l'échelle des emprunts extérieurs non concessionnels.
  - Améliorer la gouvernance, approfondir le dialogue avec le secteur privé, accroître l'intermédiation financière et améliorer l’accès au crédit.
  - Redoubler d'efforts pour parvenir à des accords sur la libéralisation des échanges entre les pays de la CEMAC pour soutenir la diversification et la productivité du secteur non pétrolier.
- Pour préserver la viabilité de la dette :
  - Contenir les arriérés intérieurs.
  - Adopter une politique d'emprunt prudente.
  - Réforme du mécanisme de subventions des combustibles, amélioration du contrôle des engagements et emprunts extérieurs à des conditions concessionnelles dans la mesure du possible permettraient de maintenir la dette intérieure à des niveaux soutenables.

*Source: RAPPORT DES CONSULTATIONS DE 2012 AU TITRE DE L’ARTICLE IV — CAMEROUN (Extraits du contenu fourni).*

### 63. Les services FMI recommandent que

### 63. Les services FMI recommandent que

### Recommandation
- Les prochaines consultations au titre de l'article IV se déroulent selon le cycle de 12 mois.

### Comptes nationaux et prix — Croissance et niveaux (séquences annuelles)
- PIB à prix constants: 1/2.9 4.2 4.7 5.0 5.2 5.3 5.5 5.5
- PIB pétrolier à prix constants: -12.1 -7.3 16.2 6.8 2.7 4.3 7.4 8.7
- PIB hors pétrole à prix constants: 3.7 4.7 4.3 4.9 5.3 5.3 5.4 5.4
- Déflateur du PIB: 3.0 2.9 2.0 2.9 2.0 2.0 2.1 2.2
- PIB aux prix du marché (milliards de FCFA): 11,107 11,908 12,719 13,745 14,746 15,844 17,065 18,392
  - Pétroliers: 785 997 1,177 1,227 1,149 1,138 1,200 1,300
  - Hors pétrole: 10,322 10,911 11,542 12,518 13,597 14,705 15,866 17,092
- Production pétrolière (milliers de barils par jour): 63.9 59.2 68.8 73.7 75.6 81.0 90.9 103.1
- Prix à la consommation (moyenne): 1.3 2.9 3.0 3.0 2.5 2.5 2.5 2.5
- Prix moyen du pétrole à l'exportation ($EU/baril): 79.6 111.6 102.7 101.0 93.8 88.2 84.3 82.0

### Commerce extérieur et termes de l'échange
- Volume des exportations: -0.5 6.3 9.8 6.8 6.9 7.9 8.8 9.2
  - Secteur pétrolier: -14.6 -8.7 26.0 3.7 2.7 7.6 12.8 14.1
  - Secteur non pétrolier: 3.1 9.4 7.0 7.4 7.8 8.0 8.0 8.2
- Volume des importations: 4.9 15.6 7.9 7.8 7.3 7.0 7.0 6.9
- Termes de l'échange: 16.0 2.4 -6.8 2.2 -2.7 -2.1 -1.5 -0.9
- Indice des prix à l'exportation: 16.6 15.4 3.4 1.1 -4.0 -3.0 -1.7 -0.6
- Indice des prix à l'exportation hors pétrole: -1.5 8.1 6.1 0.7 -1.4 -2.4 -2.8 -2.1
- Indice des prix à l'importation: 0.6 12.6 11.0 -1.1 -1.3 -0.9 -0.2 0.3

### Monnaie et crédit
- Monnaie au sens large (M2) variation annuelle: 11.3 10.6 6.0 7.2 7.3 8.0 8.0 7.8
- Avoirs extérieurs nets (pourcentage de la monnaie au sens large en début de période): 2.4 -7.4 -2.2 -0.9 -0.4 0.9 1.8 1.4
- Avoirs intérieurs nets (contribution à M2): 8.9 18.0 8.3 8.2 7.7 7.0 6.2 6.4
- Crédit intérieur au secteur privé variation annuelle: 8.2 28.3 10.0 9.2 8.7 8.5 8.5 8.5

### Épargne et investissement
- Épargne nationale brute: 13.1 15.7 14.2 15.2 15.4 16.0 16.6 17.2
- Investissement intérieur brut: 16.1 19.8 18.9 19.4 19.8 20.0 20.3 20.5
  - Investissements publics: 4.1 6.4 6.2 6.6 6.8 6.8 6.9 7.1
  - Investissements privés: 12.0 13.4 12.7 12.8 13.0 13.2 13.4 13.4

### Opérations de l'administration centrale — Recettes, dépenses et soldes (milliards de FCFA)
- Total recettes et dons: 1,940 2,250 2,273 573 2,411 2,560 2,653 2,816 3,044 3,297
- Total recettes: 1,869 2,190 2,207 572 2,345 2,499 2,595 2,763 2,994 3,250
  - Recettes du secteur pétrolier: 497 638 557 104 699 699 640 632 679 756
  - Recettes du secteur non pétrolier: 1,372 1,552 1,650 468 1,646 1,801 1,956 2,131 2,315 2,494
- Total dépenses: 2,067 2,590 2,552 528 2,804 3,065 3,313 3,538 3,799 4,117
  - Dépenses courantes: 1,611 1,828 1,760 380 2,012 2,162 2,306 2,458 2,621 2,817
  - Dépenses d'investissement: 456 761 792 148 792 903 1,007 1,080 1,177 1,301
- Solde global (dons exclus, base caisse) : -198 -400 -345 44 -459 -566 -717 -776 -805 -868
- Solde global (base caisse, dons exclus) projection: -323 -461 -371 42 -562 -588 -738 -792 -815 -876
- Solde primaire (pour mémoire): -94 -295 -239 -337 -438 -575 -617 -637 -682
- Solde primaire hors pétrole (pour mémoire): -591 -933 -796 -1,036 -1,136 -1,214 -1,249 -1,316 -1,438

### Opérations de l'administration centrale — En pourcentage du PIB (sélection)
- Total recettes et dons: 17.5 18.9 17.9 19.0 18.6 18.0 17.8 17.8 17.9
- Total dépenses: 18.6 21.7 20.1 22.0 22.3 22.5 22.3 22.3 22.4
- Dépenses courantes: 14.5 15.4 13.8 15.8 15.7 15.6 15.5 15.4 15.3
- Dépenses d'investissement: 4.1 6.4 6.2 6.2 6.6 6.8 6.8 6.9 7.1
- Recettes non pétrolières: 13.3 14.2 14.3 14.3 14.4 14.4 14.5 14.6 14.6
- Solde primaire hors pétrole: -5.7 -8.5 -6.9 -9.0 -9.1 -8.9 -8.5 -8.3 -8.4
- Solde global (base caisse, dons exclus): -2.9 -3.9 -2.9 -4.4 -4.3 -5.0 -5.0 -4.8 -4.8

### Secteur extérieur — Balance et réserves
- Solde compte courant (milliards de FCFA): -334 -489 -601 -574 -653 -630 -631 -610
- Balance commerciale (milliards de FCFA): -104 -199 -452 -411 -494 -530 -527 -495
- Exportations, biens (milliards de FCFA): 2,235 2,741 3,113 3,360 3,451 3,612 3,860 4,187
  - Pétrole et produits pétroliers: 1,086 1,381 1,569 1,690 1,675 1,740 1,895 2,105
  - Secteur non pétrolier: 1,149 1,360 1,545 1,670 1,776 1,872 1,965 2,082
- Importations, biens (milliards de FCFA): -2,339 -2,940 -3,566 -3,771 -3,945 -4,142 -4,387 -4,682
- Réserves officielles brutes (réserves imputées, milliards de $EU): 3.6 3.5 3.1 3.0 3.0 3.0 3.2 3.3
- Réserves imputées (% de la monnaie au sens large): 65.6 52.9 47.8 43.7 40.3 38.2 37.0 35.6

### Dette publique et service de la dette
- Stock de la dette publique: 12.1 13.7 17.2 20.0 23.4 26.5 29.3 31.8
  - Dont: extérieure: 6.5 7.6 8.9 9.8 10.9 12.0 13.1 14.2
- Valeur actuelle de la dette extérieure: 20.0 20.9 22.8 24.5 28.2 31.2 34.4 37.1
- Service de la dette extérieure (milliards de $EU): 0.9 1.0 1.6 1.5 1.6 2.0 1.7 1.7
- Service de la dette extérieure (% des recettes de l'État): 1.4 1.7 2.8 2.6 2.8 3.5 2.9 2.9

### Arriérés et autres obligations de paiement (milliards de FCFA, stocks et flux)
- A. Arriérés audités — stock fin d'année (2010–2016 sélection): 163.1 -26.0 114.7 -20.1 94.6 -16.1 78.6 -9.8 68.8 -8.2 60.6
  - (pourcentage du PIB): 1.4 -0.2 1.1 -0.2 0.8 -0.1 0.6 -0.1 0.5 -0.1 0.4
- B. Ordres de paiement non réglés — stock fin d'année: 131.0 (maintenu au-delà de 2011 selon hypothèse)
  - (pourcentage du PIB): 1.1 0.0 1.0 0.0 1.0 0.0 0.9 0.0 0.8 0.0 0.8 0.0 0.7
- C. Obligations envers la SONARA (y compris arriérés titrisés) — stock fin d'année et flux:
  - Stocks et flux successifs: 243.2 102.0 345.2 226.1 571.3 220.5 791.7 223.9 1,015.7 234.3 1,249.9 251.4 1,501.3
  - (pourcentage du PIB) exemples: 2.0 0.8 2.7 1.7 4.2 1.6 5.4 1.5 6.4 1.4 7.3 1.4 8.2
  - Autorités ont titrisé 80 milliards de FCFA d'arriérés envers la SONARA en 2011 et entendent titriser 38,1 milliards de FCFA en 2012.
- D. Obligations résiduelles du déficit de financement — stocks successifs: 0.0 141.3 141.3 126.5 267.7 235.7 503.4 281.9 785.3 238.3 1,023.7 273.8 1,297.5
  - (pourcentage du PIB) exemples: 0.0 1.1 1.1 0.9 1.9 1.6 3.4 1.8 5.0 1.4 6.0 1.5 7.1
- E. Total arriérés et autres obligations de paiement (A+B+C+D) — progression du stock: 537.3 217.3 754.6 330.1 1,084.7 436.1 1,520.8 489.8 2,010.6 462.8 2,473.4 517.0 2,990.5
  - (pourcentage du PIB): 4.5 5.9 7.9 10.3 12.7 14.5 16.3

Sources: Autorités camerounaises et estimations et projections des services du FMI.

*Source: Rapport des consultations de 2012 au titre de l'article IV — Cameroun (données et tableaux extraits du document fourni).*

### 2012. L'amortissement de la la

### _cr12237f - 2012. L'amortissement de la la

### Opérations de l'administration centrale — niveaux et projections (milliards de FCFA)
- Total recettes et dons: 2010 = 1,940; 2011 = 2,250; 2012 (Est./Budget) = 2,274 / 2,411; 2013 = 2,560; 2014 = 2,653; 2015 = 2,816; 2016 = 3,044; 2017 = 3,297.
- Total recettes (dons exclus): 2010 = 1,869; 2011 = 2,190; 2012 = 2,207; 2013 = 2,345; 2014 = 2,541; 2015 = 2,690; 2016 = 2,915; 2017 = 3,208; 3,561.
- Recettes pétrolières (séparées): 2010 = 497; 2011 = 638; 2012 = 557; 2013 = 699; 2014 = 698; 2015 = 639; 2016 = 630; 2017 = 676; 751.
- Recettes non pétrolières: 2010 = 1,372; 2011 = 1,552; 2012 = 1,650; 2013 = 1,646; 2014 = 1,842; 2015 = 2,051; 2016 = 2,285; 2017 = 2,532; 2,809.
- Total dépenses: 2010 = 2,067; 2011 = 2,590; 2012 = 2,552; 2013 = 2,804; 2014 = 2,899; 2015 = 3,127; 2016 = 3,416; 2017 = 3,723; 4,035.
- Dépenses courantes: 2010 = 1,611; 2011 = 1,828; 2012 = 1,760; 2013 = 2,011; 2014 = 1,974; 2015 = 2,042; 2016 = 2,196; 2017 = 2,366; 2,553.
- Dépenses d'investissement: 2010 = 456; 2011 = 761; 2012 = 792; 2013 = 792; 2014 = 926; 2015 = 1,085; 2016 = 1,220; 2017 = 1,357; 1,482.

### Composantes fiscales et non-fiscales (milliards de FCFA)
- Taxes (total): 2010 = 1,375; 2011 = 1,561; 2012 = 1,663; 2013 = 1,702; 2014 = 1,852; 2015 = 1,985; 2016 = 2,141; 2017 = 2,319; 2,497.
- Impôt sur le revenu, les bénéfices et les plus-values: 2010 = 427; 2011 = 502; 2012 = 536; 2013 = 587; 2014 = 632; 2015 = 660; 2016 = 698; 2017 = 748; 804.
- Taxes sur les biens et les services: 2010 = 695; 2011 = 785; 2012 = 870; 2013 = 848; 2014 = 928; 2015 = 1,008; 2016 = 1,100; 2017 = 1,198; 1,290.
- Taxe spéciale sur les produits pétroliers: 2010 = 83; 2011 = 85; 2012 = 92; 2013 = 258; 2014 = 99; 2015 = 105; 2016 = 114; 2017 = 123; 133.
- Taxes sur le commerce international: 2010 = 253; 2011 = 274; 2012 = 257; 2013 = 275; 2014 = 266; 2015 = 292; 2016 = 317; 2017 = 343; 374.
- Dons: 2010 = 71; 2011 = 60; 2012 = 67; 2013 = 26; 2014 = 76; 2015 = 158; 2016 = 53; 2017 = 51; 47.
- Autres recettes: 2010 = 494; 2011 = 629; 2012 = 544; 2013 = 121; 2014 = 643; 2015 = 647; 2016 = 610; 2017 = 621; 675.
- Redevance sur le pétrole brut: 2010 = 413; 2011 = 541; 2012 = 447; 2013 = 104; 2014 = 550; 2015 = 546; 2016 = 500; 2017 = 496; 538; 606 (series as presented).

### Dépenses courantes: détails et tendances (milliards de FCFA)
- Rémunération des employés: 2010 = 634; 2011 = 685; 2012 = 735; 2013 = 735; 2014 = 799; 2015 = 860; 2016 = 915; 2017 = 985; 1,060.
- Utilisation de biens et de services: 2010 = 613; 2011 = 550; 2012 = 559; 2013 = 559; 2014 = 612; 2015 = 665; 2016 = 720; 2017 = 763; 809.
- Intérêts (exigibles): 2010 = 33; 2011 = 45; 2012 = 40; 2013 = 55; 2014 = 68; 2015 = 49; 2016 = 99; 2017 = 107; 124.
- Subventions et transferts: 2010 = 33; 2011 = 155; 2012 = 50; 2013 = 42; 2014 = 66; 2015 = 62; 2016 = 49; 2017 = 42; 84.
- Subventions aux combustibles: 2010 = 17; 2011 = 14; 2012 = 61; 2013 = 70; 2014 = 39; 2015 = 71; 2016 = 99; 2017 = 100; 77; 155 (series as presented).
- Pensions: 2010 = 117; 2011 = 138; 2012 = 121; 2013 = 130; 2014 = 135; 2015 = 145; 2016 = 156; 2017 = 167; 179.
- Autres dépenses: 2010 = 197; 2011 = 266; 2012 = 135; 2013 = 135; 2014 = 160; 2015 = 183; 2016 = 208; 2017 = 246; 291.

### Solde budgétaire, financement et arriérés (milliards de FCFA)
- Solde d'exploitation brut: 2010 = 288; 2011 = 387; 2012 = 454; 2013 = 187; 2014 = 340; 2015 = 318; 2016 = 267; 2017 = 277; 343; 400.
- Solde global (paiement obligations État excl., dons exclus): 2010 = -198; 2011 = -400; 2012 = -345; 2013 = -459; 2014 = -358; 2015 = -437; 2016 = -501; 2017 = -515; -474.
- Solde global (dons inclus): 2010 = -127; 2011 = -339; 2012 = -279; 2013 = -392; 2014 = -298; 2015 = -380; 2016 = -448; 2017 = -465; -427.
- Solde global (base caisse, dons inclus): 2010 = -252; 2011 = -401; 2012 = -305; 2013 = -495; 2014 = -320; 2015 = -400; 2016 = -464; 2017 = -475; -435.
- Paiement des obligations de l'État (arrièrements audités/variation des arriérés): séries include -125; -62; -26; -102; -22; -20; -16; -10; -8 and arriérés audités -35; -15; -26; -26; -22; -20; -16; -10; -8.

### Financement extérieur et intérieur (milliards de FCFA)
- Financement extérieur, net (tirs / amortissement): tirages et amortissements series: Tirages: 100; 156; 183; 183; 309; 446; 567; 624; 655. Amortissement: -60; -58; -67; -69; -67; -70; -69; -52; -50.
- Financement intérieur, net: 2010 = 212; 2011 = 303; 2012 = 189; 2013 = 176; 2014 = 78; 2015 = 24; 2016 = -34; 2017 = -97; -170.
- Amortissement de la dette intérieure (encaissements/exigibilités): -34; -47; -82; -83; -117; -144; -181; -184; -227.
- Émission de titres (intérieur): 2010 = 200; 2011 = 0; 2012 = 250; 2013 = 200; 2014 = 200; 2015 = 200; 2016 = 200; 2017 = 200; 200.

### Indicateurs budgétaires en pourcentage du PIB (sélection)
- Total recettes (dons exclus) : 2010 = 16.8; 2011 = 18.4; 2012 = 18.4; 2013 = 18.3; 2014 = 17.9; 2015 = 17.9; 2016 = 18.1; 2017 = 18.3.
- Recettes pétrolières: 2010 = 4.5; 2011 = 5.4; 2012 = 4.4; 2013 = 5.5; 2014 = 5.0; 2015 = 4.3; 2016 = 3.9; 2017 = 3.8; 3.9.
- Recettes non pétrolières: 2010 = 12.4; 2011 = 13.0; 2012 = 13.0; 2013 = 12.9; 2014 = 13.3; 2015 = 13.7; 2016 = 14.0; 2017 = 14.3; 14.5.
- Total dépenses: 2010 = 18.6; 2011 = 21.7; 2012 = 20.1; 2013 = 22.0; 2014 = 20.9; 2015 = 20.8; 2016 = 20.9; 2017 = 21.0; 20.8.
- Solde primaire: 2010 = -0.8; 2011 = -2.5; 2012 = -1.9; 2013 = -2.7; 2014 = -3.2; 2015 = -3.9; 2016 = -3.9; 2017 = -3.7; -3.7.
- Solde primaire hors pétrole: 2010 = -5.7; 2011 = -8.5; 2012 = -6.9; 2013 = -9.0; 2014 = -7.3; 2015 = -6.7; 2016 = -6.4; 2017 = -6.2; -5.8.

### Macroéconomie et secteur extérieur — projections et niveaux
- PIB à prix constants (variation annuelle, en pourcentage): 2010 = 2.9; 2011 = 4.2; 2012 = 4.7; 2013 = 5.5; 2014 = 5.7; 2015 = 6.0; 2016 = 6.2; 2017 = 6.5.
- PIB pétrolier à prix constants: 2010 = -12.1; 2011 = -7.3; 2012 = 16.2; 2013 = 6.8; 2014 = 2.7; 2015 = 4.3; 2016 = 7.4; 2017 = 8.7.
- PIB hors pétrole à prix constants: 2010 = 3.7; 2011 = 4.7; 2012 = 4.3; 2013 = 5.4; 2014 = 5.8; 2015 = 6.1; 2016 = 6.2; 2017 = 6.4.
- PIB aux prix du marché (milliards de FCFA): 2010 = 11,107; 2011 = 11,908; 2012 = 12,719; 2013 = 13,871; 2014 = 15,017; 2015 = 16,314; 2016 = 17,767; 2017 = 19,415.
- Production pétrolière (milliers de barils par jour): 2010 = 63.9; 2011 = 59.2; 2012 = 68.8; 2013 = 73.7; 2014 = 75.6; 2015 = 81.0; 2016 = 90.9; 2017 = 103.1.
- Prix moyen du pétrole à l'exportation ($EU/baril): 2010 = 179.6; 2011 = 111.6; 2012 = 102.7; 2013 = 101.0; 2014 = 93.8; 2015 = 88.2; 2016 = 84.3; 2017 = 82.0.
- Inflation — Prix à la consommation (moyenne): 2010 = 1.3; 2011 = 2.9; 2012 = 3.0; 2013 = 3.5; 2014 = 3.0; 2015 = 3.0; 2016 = 3.0; 2017 = 3.0.
- Volume des exportations (variation annuelle, %): 2010 = -0.5; 2011 = 6.3; 2012 = 9.8; 2013 = 6.8; 2014 = 6.9; 2015 = 7.9; 2016 = 8.8; 2017 = 9.2.
- Volume des importations (variation annuelle, %): 2010 = 4.9; 2011 = 15.6; 2012 = 7.9; 2013 = 8.6; 2014 = 8.0; 2015 = 8.0; 2016 = 8.0; 2017 = 7.8.
- Réserves officielles brutes (milliards de $EU imputées): 2010 = 3.6; 2011 = 3.5; 2012 = 3.1; 2013 = 3.1; 2014 = 3.2; 2015 = 3.4; 2016 = 3.6; 2017 = 3.8.

### Dette publique et service de la dette
- Stock de la dette publique: 2010 = 12.1; 2011 = 13.7; 2012 = 17.2; 2013 = 18.3; 2014 = 20.0; 2015 = 21.7; 2016 = 23.4; 2017 = 24.5 (pourcentage du PIB).
- Dont dette extérieure: 2010 = 6.5; 2011 = 7.6; 2012 = 8.9; 2013 = 10.3; 2014 = 12.3; 2015 = 14.7; 2016 = 17.0; 2017 = 18.9.
- Valeur actuelle de la dette extérieure: 2010 = 20.0; 2011 = 20.9; 2012 = 22.8; 2013 = 25.8; 2014 = 32.0; 2015 = 38.8; 2016 = 45.7; 2017 = 51.3.
- Service de la dette extérieure (milliards / ratios): service de la dette extérieure (milliards) 2010 = 0.9; 2011 = 1.0; 2012 = 1.6; 2013 = 1.5; 2014 = 1.7; 2015 = 2.1; 2016 = 2.0; 2017 = 2.1. Service de la dette extérieure (% recettes État): 2010 = 1.4; 2011 = 1.7; 2012 = 2.8; 2013 = 2.6; 2014 = 2.8; 2015 = 3.5; 2016 = 3.1; 2017 = 3.2.

### Indicateurs sociaux et de développement (sélection, période 1990–2010)
- Ratio emploi/population, + 15 ans, total (%): série = 60 61 61 62 62.
- Ratio emploi/population, 15-24 ans, total (%): série = 44 44 43 43 42.
- Prévalence de la malnutrition (% des enfants de moins de 5 ans): 18 .. 18 17 ..
- Taux de mortalité infantile (pour 1000 naissances vivantes): 85 91 91 88 84.
- Taux de mortalité des moins de 5 ans (pour 1000): 137 147 148 142 136.
- Taux de mortalité maternelle (estimation modélisée, pour 100.000 naissances vivantes): 680 680 660 640 600.
- Espérance de vie à la naissance, total (années): 53 52 50 49 51.
- Utilisateurs d'Internet (pour 100 personnes): 0.0 0.0 0.0 0.3 1.4 4.0 (series across years).
- Abonnements au téléphone portable (pour 100 personnes): 0 0 1 13 34 42 (series across years).
- Accès à des sources d'eau améliorées (%): 50 57 64 71 74.

### Observations analytiques clefs et scénarios (extraits chiffrés)
- Scénario de réformes (Tableaux 9–11) présente trajectoires fiscales et d'investissement impliquant:
  - Un maintien des recettes non pétrolières autour de 12.4–14.5 percent of GDP across 2010–2017.
  - Une hausse des dépenses d'investissement de 4.1 (2010) à 7.1 (2017) percent of GDP.
  - Un solde primaire hors pétrole persistant fortement négatif: e.g., -5.7 (2010), -8.5 (2011), -6.9 (2012), avec projected -5.8 (2017).
- Financement projeté combine tirages extérieurs (e.g., 100; 156; 183; 183; 309; 446; 567; 624; 655) et émission intérieure de titres (répétée à 200 chaque année dans les séries présentées) pour couvrir déficits et amortissements.
- Amortissement de la dette (extérieure et intérieure) figure parmi les postes importants du profil de financement: amortissement extérieur et intérieur détaillés (voir séries numériques ci-dessus).

*Sources: Autorités camerounaises et estimations et projections des services du FMI.*

### 1. La structure de détention du capital

### 1. La structure de détention du capital

### A. Structure de détention et composition du système bancaire
- Le système bancaire camerounais comprend 13 banques commerciales réparties en :
  - i) filiales de groupes bancaires internationaux dont le siège est hors d’Afrique subsaharienne (AfSS) : 5 banques;
  - ii) banques sous le contrôle de groupes siégeant en AfSS : 5 banques;
  - iii) banques intérieures : 3 banques.
- Ensemble, elles représentent plus de 40 % des actifs bancaires de la CEMAC.
- À fin 2011, les grands groupes internationaux dont le siège est hors d’AfSS représentaient 57,3 % du marché du crédit, soit une hausse de 1,3 point de pourcentage par rapport à 2010.
  - Les groupes bancaires français contrôlaient plus de 40 % du marché du crédit dans cette sous-catégorie.
  - La part des banques intérieures dans le marché du crédit était de 24 % au total.
- Participation de groupes régionaux et autres (exemples chiffrés fournis) :
  - Ecobank: 10 % du marché du crédit; UBC (Union Bank of Cameroon): 2,1 % du marché du crédit (après acquisition par Ecobank);
  - Banque Gabonaise et Française Internationale: 2,5 % du marché du crédit (entrée en 2011);
  - Banque Atlantique du Cameroun: 1,6 % du marché du crédit;
  - United Bank for Africa: 2,2 % du marché du crédit.
- Le secteur de la microfinance compte 495 institutions sous la surveillance de la COBAC à fin 2010; selon les autorités, un grand nombre de ces institutions sont en proie à des difficultés financières.

### B. Vulnérabilités du système bancaire
- Détérioration notable depuis les consultations précédentes :
  - Il y a maintenant quatre banques menacées d’insolvabilité et une cinquième serait en difficulté (contre trois à fin 2010).
  - Causes identifiées : mauvaise gestion, prêts à des parties liées, impossibilité d’élaborer des plans de restructuration viables, insuffisance des ressources humaines.
- Exemples de pertes et fonds propres :
  - Fonds propres nets négatifs d’une des plus grandes banques intérieures estimés à 60 milliards de francs CFA (contre des actifs évalués à 113 milliards de francs CFA).
  - Montant estimé à 20 milliards de francs CFA pour les autres banques en difficulté.
- Risques de contagion et réputation :
  - La quasi-inexistence de prêts interbancaires réduit le risque de contagion, mais la faillite d’une banque pourrait entraîner une perte de confiance généralisée.
- Indicateurs agrégés (Tableau 3) — détérioration des ratios 2009–2011 (valeurs exactes) :
  - Croissance des dépôts (% annuel) : n.d.; 11.5; 11.8
  - Croissance (brute) du crédit (% annuel) : n.d.; 12.0; 16.9
  - Fonds propres réglementaires/actifs pondérés des risques (%) : 10.0; 7.0; 5.2
  - Valeur corporelle nette (base nette)/actifs pondérés des risques (%) : 10.2; 7.9; 4.9
  - PNP/prêts bruts (%) : 9.8; 12.4; 12.3
  - Provisions/prêts bruts (%) : 10.2; 11.1; 11.9
  - Provisions/PNP bruts (%) : 103.6; 89.2; 96.7
  - Actifs liquides/total des actifs (%) : 40.4; 38.8; 36.2
  - Actifs liquides/dépôts (%) : 49.2; 47.0; 44.0
- Effets liés à la révision de la prime de risque souveraine :
  - Le Cameroun ayant satisfait à tous les critères de convergence de la CEMAC en 2011, la prime de risque de sa dette souveraine a été révisée à la baisse, cet abaissement aurait été de l’ordre de 85 % à 0 %.
  - Les avoirs des banques en obligations d’État représentaient 6,9 % du total des actifs à fin 2010.
  - La réduction de la prime de risque devrait améliorer le ratio de fonds propres des banques détentrices d’obligations d’État, sous réserve que le Cameroun satisfasse chaque année aux critères de la CEMAC.
- Évolution des prêts non productifs (PNP) :
  - Les PNP se sont accrus de 17,5 % en valeur par rapport à 2010.
  - Malgré cela, la part des PNP dans le total des prêts est restée quasi inchangée à 12,3 % en 2011 en raison de la forte augmentation des prêts bruts.
  - Les provisions pour PNP sont passées de 89,2 % des PNP bruts en 2010 à 96,7 % en 2011, mais ces données peuvent être peu fiables en raison de la rareté des inspections sur place.
  - Les règles autorisant jusqu’à quatre ans pour la constitution de provisions pour PNP peuvent expliquer la dynamique observée.
- Concentration des risques :
  - 9 des 13 banques ont dépassé la limite fixée aux engagements en faveur d’un seul et même gros emprunteur.
  - Le risque de concentration est principalement lié à la Société nationale de raffinage (SONARA).
  - Les gros emprunteurs communs, dont les problèmes de liquidité tiennent à de longs retards dans les paiements à recevoir de l’État, posent un grave risque.
  - La concentration des prêts à quelques gros emprunteurs et au secteur public est une source de risque majeur et de risque potentiel de liquidité pour les banques concernées.

### C. Traitement des banques en difficulté (recommandations opérationnelles)
- Nécessité d’une action rapide pour restructuration ou résolution :
  - Intensifier les efforts pour trouver de nouveaux investisseurs et recapitaliser les banques afin d’éviter leur fermeture.
  - Plans de restructuration en cours d’étude pour plusieurs banques, mais obstacles nombreux.
- Étapes spécifiques mentionnées pour certaines banques :
  - Pour l’une des banques : i) mettre au point les détails des plans de recapitalisation; ii) décider de la participation de l’État à la recapitalisation; iii) soumettre un plan de restructuration à l’approbation de la COBAC.
  - Pour une autre banque : finalisation des préparatifs et soumission imminente d’un plan de restructuration révisé à l’approbation des actionnaires.
  - Pour une troisième banque : confirmer les intentions de la société mère concernant revente ou absorption pour permettre aux actionnaires de décider du plan et chercher l’approbation de la COBAC.
  - Il importe que la COBAC arrête au plus tôt une décision sur le plan de restructuration d’une quatrième banque, soumis en mars 2012.
  - Fixer au plus tôt un calendrier pour les entretiens sur les besoins de capitalisation d’une cinquième banque réputée en difficulté.
- Mesures immédiates à prendre en coordination avec la COBAC :
  - Suivre de près la liquidité des banques en difficulté pour éviter une suspension des paiements.
  - Fixer de brefs délais à chaque banque pour des actions préalables spécifiques en vue d’un accord sur son plan de restructuration; envisager la liquidation si aucun accord n’est conclu dans les délais.
  - Requérir des actionnaires précédents une absorption crédible de toutes les pertes pour réduire l’impact de la restructuration sur les finances publiques.
- Les retards procéduraux observés ont accru le potentiel de passifs conditionnels liés à la résolution bancaire.

### D. Faiblesses du cadre réglementaire et institutionnel
- Besoin de renforcer le cadre institutionnel commun de la CEMAC.
- Préoccupations identifiées :
  - Règles prudentielles sur les provisions pour PNP et sur les engagements en faveur d’un seul emprunteur à revoir d’urgence.
  - La limite statutaire de 8 % pour les fonds propres pourrait être insuffisante face aux risques émergents; il est envisagé de la relever conformément à la directive du Comité de Bâle adoptée ailleurs.
  - Renforcement nécessaire du cadre institutionnel du secteur financier pour faciliter l’accès aux services financiers.
- Capacités de la COBAC :
  - La COBAC n’a pas suffisamment de ressources; ce manque limite la fréquence des inspections sur place et empêche une détection précoce des problèmes.
  - Les inspections sur place peuvent prendre deux à quatre ans par banque, rendant impossible l’assurance régulière du respect des normes de provisionnement.
  - Conformément au rapport PESF de 2006, il est nécessaire de renforcer d’urgence les capacités de la COBAC.

### E. Améliorations recommandées du cadre réglementaire et dispositifs régionaux
- Durcir les règles de provisionnement, notamment la règle autorisant jusqu’à quatre ans pour la constitution de provisions pour PNP, compte tenu de la capacité limitée de la COBAC à assurer l’application.
- Réviser la règle sur la limite des engagements en faveur d’un seul et même emprunteur :
  - La limite de 45 % des fonds propres réglementaires a été portée à un niveau allant jusqu’à 90 % pour les grandes entreprises publiques, alors que la limite de référence proposée par le Comité de Bâle est de 15-25 %.
- Améliorer les contrôles sur pièces :
  - Plateforme d’information bien développée, mais le système de notation doit être mis à jour (travail en cours avec retards).
- Instaurer une surveillance consolidée des groupes bancaires :
  - L’évaluation par la COBAC des plans de restructuration des banques internationales est entravée par l’absence d’un mandat de surveillance consolidée des groupes bancaires internationaux.
- Renforcer le cadre de résolution bancaire :
  - Établir des règles claires et des procédures limitées dans le temps; accroître la cohésion entre COBAC et autorités nationales; réduire les retards excessifs dans la prise de décision.
  - Un régime de résolution spécial a été conçu comme outil de gestion des crises, mais doit encore être officiellement adopté par la CEMAC.
  - Besoin d’outils au niveau de la CEMAC pour la recapitalisation obligatoire, le transfert d’actifs et passifs, et la liquidation ordonnée.
  - Il est essentiel que les autorités appuient pleinement ces réformes, compte tenu de l’importance du système bancaire camerounais pour la région de la CEMAC.
- Système régional d’assurance des dépôts :
  - Le Fonds de Garantie des Dépôts en Afrique Centrale (FOGADAC) a été établi en 2009 et a commencé à accepter des contributions en mars 2011.
  - Le FOGADAC est contrôlé par la COBAC, sous la surveillance de la BEAC et des représentants du secteur bancaire.
  - Le fonds assurera des dépôts à hauteur de 5 millions de francs une fois opérationnel.

*Source : _cr12237f - 1. La structure de détention du capital (Rapport des consultations de 2012 au titre de l’article IV, Cameroun)._*

### 1. En février 2008, la formule de

### _cr12237f - 1. En février 2008, la formule de

### Contexte et gel des prix
- En février 2008, la formule de tarification automatique des carburants en fonction des conditions des marchés internationaux a cessé d’être appliquée.
- Les prix à la pompe sont restés inchangés de février à décembre 2008, date à laquelle ils ont été ajustés à la baisse. Ils sont gelés depuis lors.
- Le gel s’est accompagné d’une décision d’indemniser la société nationale de raffinage (SONARA) de la différence entre le prix de détail théorique donné par la formule de calcul adoptée en 2007 et le prix à la pompe fixé par voie administrative.

### Capacité de raffinage et approvisionnements
- Capacité de traitement actuelle de la SONARA: 2,1 millions de tonnes de pétrole brut léger par an.
- Environ 90 % du pétrole brut traité sont importés du Nigéria et de la Guinée équatoriale en raison de l’impossibilité d’employer le pétrole brut camerounais avec la technologie actuelle.
- La raffinerie a fonctionné à pleine capacité en 2011 et exporté 44 % de sa production (principalement à d’autres pays de la CEMAC).

### Coût budgétaire des subventions aux carburants
- Subventions requises: 146 milliards de francs CFA (1,3 percent du PIB) en 2010.
- Subventions requises: 309 milliards de francs CFA (2,5 percent du PIB) en 2011.
- En 2011, les subventions représentaient environ 29 percent du prix de détail théorique pour l’essence, 32 percent pour le gazole et 49 percent pour le kérosène.
- Estimation des services du FMI (avec projections actuelles des prix du pétrole et 6 percent de croissance du volume de la consommation intérieure): subventions aux carburants requises atteindront en moyenne 415 milliards de francs CFA (2,6 percent du PIB) par an d’un niveau inchangé des prix de détail des carburants.

### Arriérés de l’État envers la SONARA et règlement
- Arriérés à fin 2009: 98 milliards de francs CFA (0,9 percent du PIB).
- Subventions requises en 2010: 146 milliards de francs CFA.
- Paiement de l’État à la raffinerie en 2010: 107 milliards de francs CFA (dont 90 millions provenaient de l’allocation de DTS de 2009).
- Encours d’obligations de paiement à fin 2010 après paiement: 136 milliards de francs CFA (1,2 percent du PIB).
- Montant cumulé des obligations envers la SONARA à fin 2011, y compris l’encours des arriérés à fin 2010: 445 milliards de francs CFA (3,7 percent du PIB).
- Modalités de règlement en 2011:
  - paiement au comptant: 97 milliards de francs CFA;
  - annulation des impôts dus par la SONARA: 105 milliards de francs CFA;
  - émission de titres (à échéance de 10 ans) en faveur de la SONARA: 80 milliards de francs CFA.
- Après ces opérations, encours d’obligations restantes à fin 2011: 163 milliards de francs CFA.
- Engagement en mars 2012 pour apurement supplémentaire:
  - annulation des impôts dus par la SONARA pour le second semestre de 2011: 87 milliards de francs CFA;
  - paiement au comptant: 38 milliards de francs CFA;
  - émission de titres additionnels: 38 milliards de francs CFA.

### Mesures budgétaires et effets escomptés (budget 2012, mises en œuvre en mars 2012)
- Mesures adoptées:
  - abaissement de 10 à 5 percent du taux des droits frappant les importations de pétrole brut en provenance des pays non membres de la CEMAC;
  - abaissement de la marge de la SONARA («coefficient d’ajustement») de 15 à 12 percent;
  - élimination du «faux-fret» dans le calcul du prix de parité à l’importation.
- Autorités ont estimé que ces mesures réduiraient les subventions aux carburants requises d’environ 50 milliards de francs CFA en 2012.
- Prévision des autorités pour 2012: subventions aux carburants requises atteindront environ 400 milliards de francs CFA (3,1 percent du PIB) en 2012.
- Part des subventions en 2012: représenteront 20 percent du total des dépenses courantes prévues, et environ trois quarts des dépenses publiques d’équipement financées sur ressources intérieures.

### Calcul et composantes de la subvention (formule de 2007, Encadré 1)
- La formule calcule un prix de gros intérieur (f) en ajoutant au prix de parité à l’importation: i) une marge bénéficiaire (ou une subvention à la production en faveur de la SONORA) de 12 percent; ii) la taxe sur la valeur ajoutée (TVA); et iii) les frais de cabotage.
- Le prix de détail théorique est ensuite obtenu en ajoutant au prix de gros: redevances portuaires, coûts de distribution, contribution au fonds de lutte contre la contrebande et taxe spéciale sur les produits pétroliers.
- Le déficit de prix (subvention requise) par litre = prix de détail théorique - prix fixé à la pompe.
- Tableau chiffré (à mai 2012, en francs CFA le litre) extrait du document (sélection de lignes clés; valeurs numériques préservées telles que fournies):
  - f) Prix de gros (a+b+c+d+e): 619.3 / 618.3 / 616.4
  - m) Prix de détail théorique (g+h+i+j+k+l): 875.3 / 714.9 / 801.9
  - n) Prix fixé à la pompe depuis décembre 2008: 569.0 / 350.0 / 520.0
  - o) Déficit de prix (subvention requise)(m-n): 306.3 / 364.9 / 281.9
  - Subvention requise en pourcentage du prix fixé à la pompe (n/m): 54% / 104% / 54%
  - Prix à la pompe en pourcentage du prix de détail théorique (k/j): 65% / 49% / 65%

### Distribution des bénéfices et ciblage
- Évaluation de 2007 par le FMI: plus de 70 percent des subventions aux carburants bénéficient aux 40 percent les plus riches parmi les ménages.
- Les 20 percent les plus pauvres reçoivent moins de 1 percent de la subvention à l’essence.
- Pour les subventions au kérosène: les 20 percent les plus pauvres reçoivent seulement 13 percent de la subvention.
- Consommation de kérosène faible par rapport à celle d’essence et de gazole.
- Sur les 309 milliards de francs CFA de subventions aux carburants requises en 2011, seuls 12,5 percent ont été attribués au kérosène, soit 0,3 percent du PIB.
- Les ressources libérées par l’élimination des subventions à l’essence et au gazole et affectées à d’autres usages au cours de la période 2013–17 ne représenteraient que 2,3 percent du PIB par an.

### Problèmes identifiés dans la formule de tarification
- La marge de la SONARA augmente avec les prix des marchés mondiaux: la fixation de la marge sur une base ad valorem accroît les transferts de l’État à la SONARA lorsque les prix internationaux augmentent.
- Opacité et complexité: inclusion des droits de douane sur le pétrole brut importé par la SONARA des pays non membres de la CEMAC dans le calcul du prix de parité à l’importation des produits raffinés n’est pas bien expliqué.
- Double comptabilisation possible entre les coûts de distribution et les coûts de péréquation des prix.

### Options et recommandations pour la réforme de la tarification
- Options à l’étude pour réduire les subventions:
  - Court terme: cesser de relier la marge supplémentaire de la SONARA au niveau des prix internationaux en fixant un prix de transfert nominal spécifique par litre de produit final.
  - Moyen terme: estimer le prix de gros (alinéa f) sur la base des coûts de production de la SONARA en tenant compte des gains d’efficience des investissements de la SONARA.
  - Réévaluer les coûts de distribution et la péréquation des prix pour rendre le secteur plus efficient.
- Recommandation des services du FMI:
  - Adopter une vaste réforme de la méthode de calcul des prix.
  - Mettre en œuvre un plan visant à ajuster graduellement les prix à la pompe pour les porter au niveau des prix internationaux.
  - Ajustement réduit pour le kérosène pour protéger les segments les plus pauvres.
  - Mettre en place des programmes de protection sociale ciblés pour atténuer les répercussions des ajustements de prix; ces programmes pourraient être conçus et exécutés avec le concours des bailleurs de fonds, dont la Banque mondiale.

_International Monetary Fund — Extrait du Rapport des consultations 2012 au titre de l’article IV (Cameroun)._

### 4. En partant de l’hypothèse que la

### 4. En partant de l’hypothèse que la

### Durabilité budgétaire et DPNP
- Avec la politique budgétaire actuelle maintenue, les services du FMI estiment que le DPNP se situera autour de 9 % du PIB hors pétrole à moyen terme (2011–32).
- Ce niveau dépasse de beaucoup le niveau de référence HRP et la trajectoire actuelle du DPNP est insoutenable.
- Exemple chiffré fourni : si l’objectif pour les actifs nets était fixé à -30 % du PIB hors pétrole pour 2032, le DPNP constant « permis » pour 2012–32 serait d’environ 3,5 %, niveau bien inférieur à l’estimation des services du FMI indiquée ci‑dessus.
- Indicateurs historiques et d’état initial :
  - DPNP de 2011 = -7,5 %
  - DPNP à long terme constant = -2,8 %
- Graphiques et définitions :
  - Richesse totale = actifs nets + richesse en ressources.
  - Note : les actifs nets sont égaux à la position nette de l'État auprès de la banque centrale moins l'encours de la dette.
  - Projections des recettes pétrolières basées sur l'hypothèse que les recettes pétrolières seront épuisées en 2032.

### Limites de l’approche HRP pour pays pauvres riches en ressources
- Problèmes identifiés :
  - L’HRP ne distingue pas entre épargne en actifs financiers à l’étranger et accumulation de capital physique domestique.
  - L’HRP n’indique pas si la forme de la courbe des dépenses devrait être modifiée pour accélérer l’investissement public en capital lorsque ce dernier est insuffisant.
  - L’HRP ne met pas en évidence les liens possibles entre investissement public et croissance.
- Conclusion méthodologique : il faut intégrer les caractéristiques de l’HRP à une analyse liant investissement public et croissance.

### Evolution récente des dépenses publiques au Cameroun
- Évolution observée :
  - Investissement public passé inférieur à 4 % du PIB au cours des dix années antérieures, porté à 6,4 % en 2011 et maintenu à ce niveau à moyen terme conformément aux projections du DSCE.
  - Dépenses courantes passées de 11,6 % du PIB en 2006 à plus de 15 % en 2011.
  - Le Cameroun dépense actuellement toutes les recettes pétrolières à mesure qu’elles deviennent disponibles (graphique 2), ne suivant donc pas l’approche du revenu permanent.

### Modélisation EGSD à deux secteurs et caractéristiques
- Objectif : évaluer les investissements publics concentrés en début de période et leurs effets sur la croissance et la viabilité budgétaire.
- Structure principale :
  - Deux secteurs : secteur pétrolier et secteur non pétrolier.
  - Ménages repré‑sentatifs maximisant l’utilité intertemporelle (fonction d’utilité exposée).
  - Pouvoirs publics choisissent le niveau d’investissement public, avec effet positif sur la croissance non pétrolière via le paramètre φ (efficience de transformation de l’investissement public en capital public, suivant Hulten, 1996).
  - Investissement public attire l’investissement privé via une relation faisant intervenir zt, Kpt et Kgt.
  - La réaction du DPNP limite l’accumulation de la dette ; équation de réaction du DPNP inclut d (encours de la dette), FIN (variable de financement non systémique), θ (valeur < 1 attendue), ω (devrait être négatif), σ (devrait être négatif).
  - Entreprises utilisent technologie évolutive, ressources pétrolières appartiennent à l’État, biens non pétroliers produits par entreprises privées. Le reste du monde finance l’État si nécessaire.

### Scénarios EGSD, résultats et comparaisons
- Scénarios construits : EGSD (de référence) et EGSD (optimiste) présentant la même trajectoire d’investissement public mais des valeurs différentes de φ.
- Trajectoire d’investissement public commune aux deux scénarios :
  - 4,1 % du PIB en 2010 → 6,6 % en 2018 → 5,6 % en 2032 (suivant les projections de l’analyse de viabilité de la dette).
- Valeurs et implications de φ :
  - Valeurs de φ tirées de Hulten (1996) ; la valeur inférieure s’applique davantage aux pays africains à faible revenu (scénario jugé valable pour le Cameroun).
  - Croissance réelle annuelle prévue dans le scénario « de référence » voisine de la moyenne historique de 3,3 %.
  - Si le capital public devient plus efficace (scénario optimiste), la croissance annuelle moyenne atteindrait 5 %.
- Comparaison avec DSCE :
  - Les trajectoires d’investissement public des scénarios DSCE sont très semblables à celles du modèle EGSD, mais le DSCE suppose des rendements en matière de croissance beaucoup plus élevés.

### Impacts budgétaires et endettement selon scénarios
- Déficit primaire non pétrolier (DPNP) :
  - Le DPNP s’accroît sensiblement à moyen terme dans les deux scénarios EGSD.
  - À long terme, le scénario optimiste évolue beaucoup plus favorablement.
  - À la fin de la période de projection :
    - Scénario optimiste : excédent primaire non pétrolier.
    - Scénario de référence : déficit stabilisé à 2,5 %.
- Ratio dette publique/PIB en 2032 :
  - Scénario de référence : 35 % du PIB en 2032.
  - Scénario optimiste : 25 % du PIB en 2032.

### Recommandations politiques et voies d’action
- Conditions nécessaires pour parvenir au sentier de croissance optimiste :
  - Accroître l’efficacité de l’investissement public (améliorer φ).
  - Attirer l’investissement privé.
- Stratégie en deux piliers :
  - Pilier i) : s’attaquer aux problèmes liés à la faiblesse de φ — actions typiques : meilleure gestion des projets, développement des marchés de capitaux, réforme des services publics, amélioration de la gestion des finances publiques.
  - Pilier ii) : créer un environnement propice à l’investissement privé — mesures visant à améliorer le climat des affaires.
- Recommandation macro‑fiscale prudente :
  - En conjoncture de prix élevé du pétrole, le Cameroun devrait économiser au moins une partie de ses recettes pétrolières et utiliser ultérieurement cette épargne pour financer des investissements publics lorsque leur efficacité sera plus élevée.
  - Le DPNP doit guider les changements dans la conception et la gestion des finances publiques face à l’épuisement des réserves pétrolières.

### Conclusions synthétiques
- Si aucune transformation profonde de la structure de l’économie ou des finances publiques n’intervient, l’accroissement actuel de l’investissement public aboutira à une trajectoire de faible croissance conforme aux résultats passés du Cameroun.
- Tant l’HRP que le scénario de référence EGSD montrent que l’augmentation prévue de l’investissement public donne lieu à un DPNP élevé et à une accumulation rapide de la dette.
- Pour que l’effort d’accroissement de l’investissement public soit fructueux :
  - Rendre beaucoup plus efficace le programme d’investissement public.
  - Créer un environnement propice au secteur privé.
- Scénario optimiste : si ces conditions sont remplies, la croissance atteindrait à long terme un niveau d’environ 5 % et les indicateurs d’endettement deviendraient plus soutenables.

*Source : _cr12237f - 4. En partant de l’hypothèse que la (extrait du Rapport des consultations de 2012 au titre de l’article IV — Cameroun).*

### 4. La démarche du TCRE modélise la

### _cr12237f - 4. La démarche du TCRE modélise la

### 1. Objectif et étapes de la démarche TCRE
- La démarche du TCRE modélise la valeur d'équilibre à moyen terme du TCER en fonction des facteurs fondamentaux qui causent des écarts persistants par rapport à la parité du pouvoir d'achat à long terme.
- Elle comprend trois étapes :
  - Estimation d'une équation de forme réduite liée au TCER et d'un jeu de paramètres fondamentaux pertinents.
  - Construction du niveau d'équilibre à moyen terme du TCER en multipliant le coefficient estimé de l'équation de forme réduite par les prévisions à moyen terme des paramètres fondamentaux économiques.
  - Calcul de l'ajustement du taux de change nécessaire pour rétablir l'équilibre à moyen terme (différence entre le taux de change réel d'équilibre estimé et sa valeur actuelle).

### 2. Fondamentaux inclus et hypothèses d'estimation
- Déterminants inclus dans le modèle de régression de panel pour le Cameroun : termes de l’échange, productivité relative, consommation relative de l’État, avoirs extérieurs nets initiaux, flux d’aide et envois de fonds.
- Estimation considérant les fondamentaux macroéconomiques suivants : solde budgétaire, ratio de dépendance du 3ème âge, croissance démographique, croissance du revenu par habitant, solde commercial pétrolier et avoirs extérieurs nets initiaux.
- Remarque méthodologique : plus l’élasticité est importante (en valeur absolue), plus le degré de surévaluation du TCER est faible. Les estimations sont sensibles aux élasticités supposées des exportations, des importations et du compte courant par rapport au taux de change réel.

### 3. Résultats des différentes démarches d'évaluation du TCER (Cameroun)
- Démarche TCRE (a posteriori et prospective) :
  - TCER du Cameroun était sous-évalué d'environ 3 % à la fin de 2011.
  - Intervalle de confiance de 90 % : d'une sous-évaluation d'environ 14 % à une surévaluation d'environ 8 % (inclut zéro).
  - Estimations prospectives (avec fondamentaux projetés dans le macro‑cadre du rapport) : TCER surévalué d'environ 7 % en 2016 (large marge incluant zéro) si le TCER de référence restait au niveau de 2011.
- Démarche EM (norme du compte courant) :
  - EM estime la norme de compte courant à environ 2 % du PIB et le déficit sous-jacent du compte courant à environ 3 %.
  - Avec une élasticité du solde du compte courant s'agissant du taux de change réel de -0,4 (dérivée d'estimations pour pays similaires), la démarche suggère une dépréciation du taux de change réel d'environ 13 % nécessaire pour combler l’écart du compte courant extérieur.
  - Limites inférieure et supérieure pour cet ajustement : 4 % et 22 %, respectivement.
  - Calculs prospectifs : déficit du compte courant sous-jacent proche de 4,5 % en 2017 et norme du compte courant proche de 0,5 % du PIB.
- Démarche EM ajustée pour pays pétroliers (CEMAC) :
  - Application d'une méthodologie ajustée pour tenir compte du rendement attendu sur la richesse pétrolière et de l'épuisement projeté des réserves.
  - Résultat pour le Cameroun : TCER surévalué d'environ 15 %, sur la base d'une norme du compte courant estimée à 2,3 %, d'un déficit du compte courant sous-jacent d'environ 3 % du PIB et d'une élasticité du compte courant par rapport au TCER de -0,37.
  - Une élasticité de -0,40 aurait donné une surévaluation d'environ 13 %.
- Démarche VE (stabilisation des AEN) :
  - VE calcule la différence entre le solde réel du compte courant et le solde du compte courant qui stabiliserait la position des avoirs extérieurs nets (AEN) à un niveau de référence.
  - Basée sur un solde du compte courant stabilisateur des AEN estimé à près de 1 % du PIB à moyen terme et la même élasticité du compte courant par rapport au TCER que dans la démarche EM (0,40), la démarche VE conclut :
    - TCER surévalué d'environ 9 % à la fin de 2011.
    - TCER surévalué d'environ 13 % d'ici à 2017 dans le scénario de référence.
- Synthèse des quatre méthodes :
  - Trois des quatre démarches indiquent une surévaluation du TCER du Cameroun.
  - Surévaluation moyenne pour les quatre méthodes : d'environ 8 %.
  - Avertissements méthodologiques : résultats sensibles aux hypothèses du scénario de référence, différences structurelles entre le Cameroun et les pays du panel, et forte sensibilité aux élasticités utilisées.

### 4. Mesures de compétitivité intérieure (IRER) et constatations
- Cadre à trois biens (exportations, importations, biens produits et consommés domestiquement) conduit à deux TCRI :
  - IRERx = Px / Pd : indicateur de la compétitivité prix intérieur des exportations par rapport aux biens intérieurs. Une baisse d'IRERx indique un gain de compétitivité pour les exportations.
  - IRERm = Pd / Pm : indicateur de la compétitivité prix intérieur des biens intérieurs par rapport aux biens importables. Une augmentation d'IRERm indique une perte de compétitivité pour la production orientée vers la substitution des importations.
- Observations clés (1994–2011) :
  - IRERx et IRERm ont été plus volatils que le TCER extérieur, accroissant l'incertitude non saisie par le TCER.
  - IRERx suit une tendance à la baisse depuis 1998, suggérant un gain de compétitivité du secteur exportateur (réflexion liée à la hausse des prix internationaux des produits pétroliers et non pétroliers, maîtrise des prix intérieurs et mesures d'accroissement de l'offre agricole).
  - IRERm a suivi une tendance à la hausse, indiquant une perte progressive de compétitivité pour la production orientée vers la substitution des importations et un gain de compétitivité pour les importations dans la consommation intérieure.
  - IRERn (prix des biens non échangeables par rapport aux biens échangeables publié par l'Institut national de la statistique) suit de près le TCER extérieur, suggérant que l'analyse reposant sur ce taux ne capte pas pleinement les incitations de prix affectant la production et la consommation.
- Chiffres cumulatifs cités :
  - Dépréciation cumulée de IRERx de 1998 à 2011 : 47 %.
  - Appréciation cumulée de IRERm de 1994 à 2011 : 67 %.

### 5. Indicateurs non liés au taux de change et contraintes structurelles
- Indice mondial de compétitivité (IMC, 2011-12) :
  - Classement du Cameroun : 116ème sur 142 pays, score de 3,7 sur 7.
  - Classement inférieur à la moyenne de l'Afrique subsaharienne pour l'environnement institutionnel et l'infrastructure ; meilleur pour l'environnement macro-économique, la santé et l'enseignement primaire.
  - Facteurs d'amélioration de l'efficacité : Cameroun 120ème sur 142 (proche de la moyenne régionale de 111).
- Indicateurs "Doing Business" (Banque mondiale, 2011–12) :
  - Classement du Cameroun : 161ème (amélioration de sept places depuis 2011, était 168ème).
  - Améliorations observées : permis de construire, obtention du crédit, démarrage d'entreprise — résultats liés au dialogue public-privé lancé en 2009.
  - Classement inférieur à la moyenne de l'Afrique subsaharienne (137).
- Indice de facilitation du commerce (Enabling Trade Index—ETI, 2012) :
  - Classement du Cameroun : 118ème sur 132, score global 3,3 sur 7.
  - Scores faibles sur : disponibilité et utilisation des technologies de l'information et de la communication (2,3) ; transparence de l'administration douanière (2,6) ; infrastructures de transport et de communication (2,7) ; disponibilité et qualité des services de transport (2,8) ; disponibilité et qualité de l'infrastructure de transport (3) ; efficacité des procédures d'importation et d'exportation (3).
- Contraintes principales identifiées par les entreprises et enquêtes :
  - Accès au financement, corruption, insuffisance d'infrastructure, réglementation fiscale, bureaucratie inefficace de l'administration publique.
  - Contraintes aux exportations : procédures pesantes et corruption aux frontières, accès au financement du commerce, technologie et compétences de production insuffisantes, coûts élevés/retards des transports internationaux et nationaux.
  - Contraintes aux importations : procédures d’importation pesantes, corruption à la frontière, barrières tarifaires et non tarifaires, coûts élevés/retards des transports.

### 6. Implications politiques et recommandations (extraites du texte)
- Interprétation prudente des résultats d'évaluation du TCER en raison de la sensibilité aux hypothèses, différences structurelles avec les pays du panel et dépendance aux élasticités.
- Pour la viabilité de la dette et la soutenabilité budgétaire (section D et synthèse finale du document) :
  - La forte augmentation projetée de la dette intérieure plaide pour la réforme du mécanisme de subventions aux carburants et le renforcement des mesures de contrôle des engagements afin de limiter l’accumulation des arriérés intérieurs.
  - Nécessité de prudence en matière d’emprunt, compte tenu de l'augmentation des engagements sur les emprunts non concessionnels depuis l'AVD de 2011.
  - Renforcement de la mobilisation des recettes non pétrolières et élargissement de la base d’exportations pour compenser la baisse prévue à long terme des recettes pétrolières et atténuer l’augmentation projetée du service de la dette.

*RAPPORT DES CONSULTATIONS DE 2012 AU TITRE DE L’ARTICLE IV CAMEROUN*

### 1. Le présent rapport fait suite à

### _cr12237f - 1. Le présent rapport fait suite à

### Contexte et données
- Le rapport met à jour l’analyse de viabilité de la dette (AVD) réalisée en 2011 (Rapport du FMI n°11/116).
- Le cadre macroéconomique repose sur les résultats des discussions de l’Article IV de 2012 et sur les données de fin 2011.
- Les données couvrent la dette extérieure de l’administration centrale, la dette garantie des entités publiques et une estimation de la dette intérieure.
- La couverture des passifs des entreprises publiques, des municipalités, des passifs conditionnels des institutions financières et des obligations de l’État envers les entités publiques demeure inégale.

### Impact des initiatives PPTE et IADM
- L’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM) ont entraîné une nette amélioration de la situation de la dette du Cameroun.
- Le ratio dette publique/PIB est passé de 52 % en 2005 à 10 % en 2008.
- Depuis 2008, emprunts intérieurs et extérieurs sont en augmentation ; la dette publique extérieure représentait plus de la moitié de la dette publique totale à fin 2011.
- La dette extérieure était majoritairement multilatérale, mais la part de la dette bilatérale hors Club de Paris devrait augmenter pendant la période de prévision en raison d’un accroissement de l’emprunt non concessionnel.
- La dette intérieure augmente sensiblement depuis 2008 à la suite :
  - de l’achèvement des audits des arriérés de l’administration centrale,
  - de l’émission d’obligations d’État et de bons du Trésor sur le marché régional en 2010 et 2011,
  - de la titrisation des arriérés envers la Société Nationale de Raffinage (SONARA) en 2011.
- Convention statistique retenue par les autorités (acceptée pour l’AVD 2012) : achats d’obligations effectués de l’étranger traités comme dette extérieure même si libellés en monnaie locale. Exemple : sur les 200 milliards de FCFA de titres émis en 2010, 42 ont été vendus à l’extérieur. Les services traiteront à l’avenir ces ventes comme dette intérieure.

### Scénario de référence et hypothèses macroéconomiques
- Par rapport à l’AVD 2011, le scénario de référence intègre :
  - des cours du pétrole un peu plus élevés,
  - un plus grand volume de nouveaux emprunts intérieurs par émission de titres d’État,
  - une accumulation plus rapide des arriérés intérieurs.
- Le gouvernement a l’intention d’émettre des titres en 2012 et de rester actif sur le marché obligataire régional, conduisant à un volume d’émissions de bons et d’obligations du Trésor prévu de 750 milliards de FCFA sur la période de projection (contre 250 dans l’AVD précédente).
- Le scénario postule le gel des prix des produits pétroliers (pas de changement de politique de tarification) et prévoit des écarts annuels de financement budgétaire couverts par émission de titres d’État portant intérêt, entraînant une augmentation des paiements d’intérêts intérieurs.
- Hypothèses macroéconomiques clés (extraits du tableau comparatif AVD 2012 vs AVD 2011) :
  - Croissance du PIB réel : AVD 2012 4,5 5,2 4,6 ; AVD 2011 4,2 4,6 4,6
  - Recettes totales (pourcentage du PIB, hors dons) : AVD 2012 18,1 17,2 16,8 ; AVD 2011 17,8 18,7 16,2
  - Exportations de biens et services (pourcentage du PIB) : AVD 2012 30,8 30,2 24,4 ; AVD 2011 26,3 29,8 23,8
  - Cours du pétrole (dollars/baril) : AVD 2012 100,9 82,0 78,6 ; AVD 2011 97,8 86,6 78,9
- Encadré hypothèses moyen terme (2013-17) :
  - Production pétrolière : de 69 000 barils par jour en 2012 à 103 000 barils par jour en 2017.
  - Inflation (IPC) stabilisée à 2,5 % en moyenne sur le moyen terme.
  - Recettes non pétrolières : 14,5 % du PIB en moyenne sur 2012-17.
  - Recettes pétrolières : de 5,5 % du PIB en 2012 à 4,1 % en 2017.
  - Déficit primaire hors pétrole : autour de 9 % pendant 2013–17, avec accumulation continue d’arriérés intérieurs.
  - Déficit courant : recul de 4,7 % du PIB en 2012 à 3,3 % en 2017.
  - Croissance des exportations non pétrolières : 7 % en 2012 à plus de 8 % en 2017.
- Long terme (2018-32) :
  - Croissance moyenne : 4,6 % sur 2018–32.
  - Recettes pétrolières : chute de 4 % du PIB en 2017 à 0,3 % à l’horizon 2032.
  - Recettes non pétrolières : passage de 14,6 % du PIB en 2017 à 16 % à l’horizon 2032.
  - Déficit primaire hors pétrole : baisse progressive vers environ 3 % du PIB hors pétrole à la fin de la période.

### Emprunts extérieurs nouveaux et décaissements
- Projections des engagements extérieurs (extraits) :
  - Encours engagements fin d'exercice : 2011 454,0 ; 2012 2 245,4 ; 2013 2 620,2 ; 2014 2 907,4 ; 2015 3 120,8 ; 2016 3 254,0 ; 2017 3 295,7 (unités : milliards de FCFA).
  - Nouveaux engagements extérieurs : 2011 852 ; 2012 994 ; 2013 623 ; 2014 595 ; 2015 552 ; 2016 505 ; 2017 450 (milliards de FCFA).
  - Nouveaux engagements extérieurs en pourcentage du PIB : 2011 7,2 ; 2012 7,8 ; 2013 4,6 ; 2014 4,0 ; 2015 3,5 ; 2016 3,0 ; 2017 2,4
  - Part concessionnelle (pourcentage du total) : 2012 25,0 ; 2013 30,0 ; ensuite 30,0 pour les années suivantes dans l’hypothèse des services.
  - Part non concessionnelle (pourcentage du total) : 2012 75,0 ; 2013 70,0 ; ensuite 70,0 pour les années suivantes.
  - Exemples chiffrés fournis : nouveaux emprunts non concessionnels devraient s’élever à 746 milliards de FCFA en 2012.
- Décaissements extérieurs (État et organismes parapublics) : 2011 184,1 ; 2012 202,8 ; 2013 248,6 ; 2014 307,7 ; 2015 338,5 ; 2016 371,8 ; 2017 408,3 (milliards de FCFA).
- Taux de décaissements sur engagements exercice précédent : 24,3 ; 13,9 ; 11,1 ; 11,7 ; 11,6 ; 11,9 ; 12,5 (pour les années successives indiquées).

### Évolution du profil d’emprunts et composition (extraits)
- Nouveaux emprunts, AVD 2012 (moyennes et profils) :
  - Nouveaux emprunts, AVD 2012 (exemples de périodes) : 2012 203 ; 2016 372 ; 2020 383 ; 2025 415 ; 2030 440 ; 2032 439 ; Moyenne 2012-17 313 ; Moyenne 2018-32 415 (unités : milliards de FCFA).
  - Concessionnels (AVD 2012) totaux et pourcentages du total : Concessionnels 141 109 103 99 9 184 120 79 ; Pourcentage du total 69,3 29,4 26,9 23,9 20,7 19,1 38,3 18,9
  - Non concessionnels (AVD 2012) totaux et pourcentages du total : Non concessionnels 622 632 803 173 493 551 743 36 ; Pourcentage du total 30,7 70,6 73,0 76,1 79,3 80,9 61,7 81,1
- Comparaison AVD 2011 vs AVD 2012 montre une augmentation prévue des emprunts concessionnels et non concessionnels sur certaines années, mais une part élevée persistante d’emprunts non concessionnels sur la période.

### Évaluation de la viabilité de la dette extérieure
- Le cadre de viabilité des pays à faible revenu utilise des seuils indicatifs dépendant de la qualité des politiques et institutions mesurée par l’indice CPIA.
- Le Cameroun est classé parmi les «pays à résultats médiocres» d’après la moyenne mobile triennale de l’indice CPIA.
- Seuils indicatifs d’endettement extérieur pour cette catégorie :
  - Ratio VAN de la dette/exportations : 100 %
  - Ratio VAN de la dette/recettes : 200 %
  - Ratio VAN de la dette/PIB : 30 %
  - Ratios du service de la dette aux exportations et aux recettes : 15 % et 18 %, respectivement.
- Selon les calculs de l’AVD, la dette extérieure du Cameroun est viable : tous les indicateurs d’endettement demeurent en deçà de leur seuil sur l’ensemble de la période de prévision.
- Les ratios d’endettement extérieur augmentent fortement jusqu’en 2025 avant de se stabiliser, principalement en raison de l’accélération des emprunts nécessaires au programme d’infrastructures publiques.
- Les modalités des emprunts auront une incidence majeure sur le profil à long terme de la dette extérieure ; une augmentation des engagements à des conditions non concessionnelles pourrait menacer la viabilité à plus long terme.

### Indicateurs institutionnels et de politique (CPIA)
- Notes CPIA (2006-10) extraits (source : Banque mondiale) :
  - Cameroun 3,22 3,23 3,21 3,21 3,17
  - CEMAC 2,78 2,74 2,74 2,79 2,80
  - AfSS 3,15 3,17 3,15 3,17 3,21
- Remarque : les notes CPIA se situent dans une fourchette de 1 (faible) à 6 (élevée).

*Source : Document _cr12237f - 1. Le présent rapport fait suite à (AVD, Rapport des consultations 2012 au titre de l’article IV, Cameroun).*

### 9. Les autres scénarios et les tests

### 9. Les autres scénarios et les tests

### Résumé et portée
- Les tests paramétriques montrent que les indicateurs d’endettement restent en deçà de leurs seuils respectifs sur la période de projection.
- Le scénario historique lié aux excédents courants antérieurs est jugé peu pertinent, la production pétrolière devant commencer à baisser au cours des 10 prochaines années.
- Les graphiques correspondant au scénario historique ont été omis des graphiques 1 et 2 pour cette raison.

### Tests de sensibilité et scénarios alternatifs
- Test sur les exportations
  - Hypothèse : croissance des exportations en dollars en 2013-14 égale à la moyenne historique décennale moins un écart type.
  - Postulat : baisse de la valeur des exportations de 5,2 % en 2013 comme en 2014, puis retour aux taux de croissance du scénario de référence.
  - Interprétation : choc résultant d’une forte baisse des cours du pétrole ou d’une chute de la demande extérieure d’exportations non pétrolières (aggravation de la crise mondiale).
  - Résultat : l’ampleur du choc est quelque peu moindre que dans l’AVD de 2011; le montant des nouveaux emprunts nécessaires n’entraîne pas un dépassement du seuil.
- Test paramétrique sur passifs conditionnels
  - Prend en compte :
    - créances éventuelles liées à la restructuration de banques en difficulté (estimées à 60 milliards de FCFA pour une seule grande banque),
    - fonds propres négatifs estimés à 28 milliards de FCFA dans le bilan d’une entreprise publique auditée récemment.
  - Résultat : montants insuffisants pour affecter la viabilité à long terme de la dette.

### Scénario de base et scénarios alternatifs — impacts sur la dette publique
- Scénario de base (AVD)
  - Tendance marquée à la hausse des ratios d’endettement public, risquant de compromettre la viabilité à long terme.
  - Ratio VA dette/PIB : passage de 16 % en 2012 à 48 % en 2032.
  - Augmentation substantielle aussi du ratio VA de la dette aux recettes.
  - Causes : hypothèse d’émission de dette intérieure nouvelle (titres d’État), titrisation des arriérés envers la SONARA, accumulation de nouvelle dette intérieure liée au financement des déficits budgétaires projetés.
  - Différence avec l’AVD 2011 : l’AVD 2011 avait été calibrée sur un scénario de réformes.
- Scénario baissier (A3)
  - Hypothèse : taux de croissance inférieur de 0,2 point de pourcentage au scénario de référence sur toute la période de projection.
  - Résultat : ratio VA dette/PIB de 54 % à l’horizon 2032 (supérieur au scénario de référence de 48 %).
  - Implication : nécessité d’une sélection rigoureuse des projets pour maximiser la rentabilité des investissements.
- Scénario avec déficit primaire inchangé à partir de 2012
  - Résultat : tous les principaux ratios d’endettement restent inférieurs aux niveaux du scénario de référence, en raison de l’accroissement du déficit primaire projeté dans le scénario de référence (augmentation des investissements publics et coût des subventions aux carburants).

### Indicateurs numériques extraits (présentation des seuils et valeurs)
- Seuil / Moyen terme / Long terme (bloc 1)
  - 2012 2013–17 2018–32
  - Dette extérieure
    - VA dette/PIB 30 7,4 9,6 12,7
    - VA dette/exportations 100 23,9 31,7 53,3
    - VA dette/recettes 200 41,4 55,2 75,9
    - Service dette/exportations 15 1,7 1,7 3,2
    - Service dette/recettes 18 2,9 3,0 4,5
  - Dette publique
    - VA dette/PIB 15,7 23,8 40,2
    - VA dette/recettes 85,9 134,5 239,7
    - Service dette/recettes 9,1 11,6 11,4
- Seuil / Moyen terme / Long terme (bloc 2)
  - 2012 2013–17 2018–31
  - Dette extérieure
    - VA dette/PIB 30 5,8 8,7 12,7
    - VA dette/exportations 100 22,1 28,9 54,2
    - VA dette/recettes 200 32,1 46,9 78,8
    - Service dette/exportations 15 1,0 1,2 3,2
    - Service dette/recettes 25 1,4 2,0 4,6
  - Dette publique
    - VA dette/PIB 13,1 12,9 14,1
    - VA dette/recettes 69,9 69,7 101,7
    - Service dette/recettes 7,2 8,6 10,0
- Remarque : ces valeurs proviennent des estimations des services du FMI et de la Banque mondiale et figurent dans les tableaux du document.

### Gouvernance de la dette et recommandations politiques
- Renforcement du cadre de gestion de la dette en cours
  - Nouvelle stratégie de gestion de la dette conforme aux directives de la CEMAC.
  - Publication d’un rapport trimestriel sur la situation de la dette depuis 2009.
  - Production annuelle d’une AVD et mise à jour de la stratégie de gestion de la dette de l’administration centrale, annexées à la loi de finances.
  - Existence d’un comité national de la dette institué en 2008; audit des arriérés intérieurs en cours.
- Recommandations des services
  - Renforcer les efforts pour préserver la viabilité de la dette à long terme.
  - Contracter, dans la mesure du possible, des emprunts à des conditions de faveur et conditionnés à une évaluation approfondie des projets.
  - Poursuivre les efforts pour améliorer la mobilisation des recettes intérieures non pétrolières et élargir la base d’exportations afin d’atténuer les nouvelles vulnérabilités.
- Position des autorités camerounaises
  - Partagent globalement l’évaluation des services du FMI.
  - Soulignent le manque de financements concessionnels pour les principaux projets d’infrastructure.
  - Estiment que le niveau actuel de vulnérabilité permet une certaine marge pour augmenter raisonnablement les investissements financés par l’emprunt, tout en insistant sur la nécessité de privilégier des concours concessionnels pour financer l’infrastructure.
  - Préconisent que l’évaluation des vulnérabilités repose sur un scénario de réforme avec une accumulation moins importante d’arriérés intérieurs.

### Conclusion synthétique
- Le risque de surendettement reste faible, mais l’augmentation de la dette intérieure et l’accumulation d’arriérés intérieurs créent des signes de vulnérabilité.
- Les ratios d’endettement extérieur restent très en deçà des seuils de référence; cependant, la dette intérieure en cours et prévue élève sensiblement les indicateurs par rapport à l’AVD de 2011.
- Les tests de résistance (exportations et croissance) montrent que tous les indicateurs d’endettement restent en deçà de leurs seuils jusqu’en 2032, mais avec des signes de nouvelles vulnérabilités nécessitant prudence budgétaire et renforcement des cadres de gestion de la dette.

*Source : estimations des services du FMI et de la Banque mondiale.*

### 17. Les faiblesses persistantes de la

### 17. Les faiblesses persistantes de la

### Faiblesses et vulnérabilités identifiées
- La gestion des finances publiques présente des faiblesses persistantes et la couverture insuffisante des données.
- Les facteurs de vulnérabilité de la dette du Cameroun doivent être évalués avec prudence.
- Sources spécifiques de vulnérabilité :
  - passifs quasi-budgétaires des entreprises publiques et des banques en difficulté;
  - accumulation de nouveaux arriérés intérieurs.
- Recommandation succincte des autorités du rapport :
  - renforcer les efforts pour améliorer la gestion de la dette par des mesures visant à mieux couvrir les passifs du secteur public;
  - réaliser un nouvel audit plus exhaustif de toutes les obligations de paiement intérieures non réglées.

### Indicateurs et projections clés (sélection)
- Figure 1 et Figure 2 présentent des indicateurs de dette publique et extérieure sous scénarios alternatifs pour 2012-32, incluant :
  - PV of Debt-to-GDP Ratio (2012–2032) — séries pour Baseline et Most extreme shock.
  - PV of Debt-to-Exports Ratio (2012–2032).
  - PV of Debt-to-Revenue Ratio (2012–2032).
  - Debt Service-to-Revenue Ratio (2012–2032).
  - Debt Service-to-Exports Ratio (2012–2032).
- Tableau 1 (Cadre de viabilité de la dette du secteur public, scénario de référence, 2009-2032) — extraits chiffrés :
  - Dette du secteur public : 10,6 (2009), 12,1 (2010), 13,7 (2011), 17,0 (2012), 19,8 (2013), 23,3 (2014), 26,4 (2015), 29,1 (2016), 31,7 (2017), 39,8 (2022), 50,5 (2032).
  - dont : libellée en devises : 5,5 (2009), 6,5 (2010), 7,5 (2011), 8,7 (2012), 9,6 (2013), 10,8 (2014), 11,9 (2015), 13,0 (2016), 14,0 (2017), 16,6 (2022), 13,7 (2032).
  - Variation de la dette du secteur public : 1,1 (2009), 1,5 (2010), 1,6 (2011), 3,3 (2012), 2,8 (2013), 3,4 (2014), 3,2 (2015), 2,7 (2016), 2,5 (2017), 1,7 (2022), 0,8 (2032).
  - Flux générateurs d'endettement identifiés : -0,4 (2009), 1,1 (2010), 2,1 (2011), 3,4 (2012), 3,2 (2013), 3,5 (2014), 3,2 (2015), 2,8 (2016), 2,5 (2017), 1,6 (2022), 0,8 (2032).
  - Déficit primaire : -0,3 (2009), 1,0 (2010), 2,6 (2011), -2,4 (2012), 2,8 (2013), 3,1 (2014), 3,8 (2015), 4,3 (2016), 4,2 (2017), 4,0 (2022), 3,9 (2032).
  - Recettes et dons : 18,4 (2009), 17,5 (2010), 18,9 (2011), 18,3 (2012), 17,8 (2013), 17,5 (2014), 17,5 (2015), 17,7 (2016), 17,9 (2017), 17,1 (2022), 16,3 (2032).
  - Dépenses primaires (hors intérêts) : 18,1 (2009), 18,5 (2010), 21,5 (2011), 21,4 (2012), 21,6 (2013), 21,8 (2014), 21,7 (2015), 21,7 (2016), 21,8 (2017), 20,2 (2022), 19,1 (2032).
  - Dynamique automatique de la dette : -0,1 (2009), 0,1 (2010), -0,5 (2011), -0,2 (2012), -0,8 (2013), -0,9 (2014), -1,0 (2015), -1,2 (2016), -1,4 (2017), -1,5 (2022), -2,0 (2032).
  - Contribution de l'écart taux d'intérêt/croissance : 0,0 (2009), -0,4 (2010), -0,5 (2011), -0,5 (2012), -0,7 (2013), -0,8 (2014), -1,0 (2015), -1,2 (2016), -1,3 (2017), -1,4 (2022), -1,9 (2032).
  - Résiduel, y compris variations des actifs : 1,5 (2009), 0,4 (2010), -0,5 (2011), 0,0 (2012), -0,4 (2013), -0,1 (2014), -0,1 (2015), -0,1 (2016), 0,0 (2017), 0,0 (2022), 0,0 (2032).
  - Besoins de financement bruts 2/ : 0,7 (2009), 1,7 (2010), 3,9 (2011), 4,8 (2012), 5,8 (2013), 6,4 (2014), 6,5 (2015), 6,0 (2016), 6,0 (2017), 4,8 (2022), 5,1 (2032).
  - Ratio VA de la dette du secteur public/recettes et dons (%) : 67,9 (2012), 85,9 (2013), 101,9 (2014), 121,4 (2015), 137,6 (2016), 150,3 (2017), 161,5 (2022), 214,3 (2032), 294,6 (date unspecified in excerpt).
  - Ratio service de la dette/recettes et dons (%) 4/ : 5,3 (2009), 3,7 (2010), 7,0 (2011), 9,1 (2012), 10,8 (2013), 11,8 (2014), 12,9 (2015), 11,0 (2016), 11,3 (2017), 9,7 (2022), 13,9 (2032).
  - Déficit primaire stabilisant le ratio dette/PIB : -1,3 (2009), -0,5 (2010), 1,0 (2011), -0,2 (2012), 1,0 (2013), 0,9 (2014), 1,1 (2015), 1,3 (2016), 1,4 (2017), 1,5 (2022), 2,1 (2032).
- Principales hypothèses macroéconomiques et budgétaires (extraits) :
  - Croissance du PIB réel (%) : 2,0 (2009), 2,9 (2010), 4,2 (2011), 3,2 (2012), 0,8 (2013), 4,7 (2014), 5,0 (2015), 5,2 (2016), 5,3 (2017), 5,5 (2022), 5,5 (2032).
  - Taux d'intérêt nominal moyen sur la dette en devises (%) : 1,6 (2009), 1,2 (2010), 2,8 (2011), 2,2 (2012), 1,3 (2013), 2,7 (2014), 2,3 (2015), 2,2 (2016), 2,3 (2017), 2,3 (2022), 2,3 (2032).
  - Taux d'inflation (déflateur du PIB, en pourcentage) : -3,3 (2009), 3,0 (2010), 2,9 (2011), 2,1 (2012), 2,5 (2013), 1,8 (2014), 2,7 (2015), 2,2 (2016), 2,1 (2017), 2,2 (2022), 2,2 (2032).
  - Élément de don des nouveaux emprunts extérieurs (%) : 32,6 (2015), 29,8 (2016), 27,1 (2017), 24,4 (2022), 24,2 (2032) — series contextualized in tables.

### Scénarios de sensibilité et tests de résistance (sélection)
- Tableau 2 et Tableaux 3a/3b détaillent scénarios alternatifs et tests paramétrés (2012-2032), incluant :
  - Scénario de référence et variantes A1, A2, A3.
  - Tests paramétrés B1–B6 (croissance, solde primaire, dépréciation ponctuelle réelle de 30% en 2013, augmentation des autres flux générateurs de dette de 10% du PIB en 2013, etc.).
- Exemples de valeurs extraites :
  - Pour certains indicateurs (ex. Ratio VA de la dette/PIB, Ratio VA de la dette/recettes, Ratio service de la dette/recettes), les tableaux fournissent séries numériques pour le scénario de référence et chaque choc testé (valeurs listées année par année, p. ex. 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2022, 2032).
  - B4 (Dépréciation ponctuelle réelle de 30% en 2013) figure parmi les chocs produisant des valeurs maximales en 2022 dans plusieurs indicateurs (note explicative en Figure 1 : "The most extreme stress test is the test that yields the highest ratio in 2022. In figure b. it corresponds to a one-time depreciation of the exchange rate shock; in c. to an exports shock; in d. to a one-time depreciation of the exchange rate shock; in e. to an exports shock, and in figure f. to an exports shock.").

### Observations méthodologiques et définitions (extraits)
- Les besoins de financement bruts sont égaux au déficit primaire plus le service de la dette plus le stock de la dette à court terme à la fin de la dernière période.
- Le service de la dette est égal à la somme des intérêts et de l'amortissement de la dette à moyen et à long terme.
- Moyennes historiques et écarts types généralement calculés sur les 10 dernières années, sous réserve de la disponibilité des données.
- Définitions et hypothèses supplémentaires détaillées dans les notes de tableaux (ex. calcul de la dynamique endogène de la dette, traitement de la VA de la dette, hypothèses sur dons et financement concessionnel).

*Sources : autorités camerounaises; et estimations et projections des services du FMI et de la Banque mondiale.*

### 2000. Une mission de réévaluation pour le RONC finances publiques a séjourné à Yaoundé du 6 au

### 2000. Une mission de réévaluation pour le RONC finances publiques a séjourné à Yaoundé du 6 au 18 mai 2009. Son rapport a été publié en juin 2010.

### Assistance technique (missions et calendrier)
- 2012
  - Mai 2012: Mission AFRITAC Centre sur la comptabilité base caisse
  - Février 2012: Mission de FAD sur les douanes, diagnostic et modernisation
  - Janvier 2012: Mission de STA sur les comptes nationaux trimestriels
- 2011
  - Décembre 2011: Mission de FAD sur la GFP
  - Octobre 2011: Mission de FAD sur l’élargissement de l’assiette fiscale
  - Août 2011: Mission fiscale de FAD sur la segmentation des contribuables
  - Août 2011: Mission de STA sur les comptes nationaux trimestriels
  - Avril 2011: Mission de STA sur les statistiques de comptabilité nationale
  - Mars 2011: Mission de FAD sur l’administration fiscalo-douanière, diagnostic
  - Janvier 2011: Mission de FAD sur la GFP
- 2010
  - Novembre 2010: Mission de STA sur les comptes nationaux trimestriels
  - Novembre 2010: Mission de FAD sur la mise en œuvre de la nouvelle loi de finances
  - Octobre 2010: Mission de STA sur les comptes nationaux
  - Octobre 2010: Mission d’AFRITAC Centre sur la GFP (y compris plan passation marchés)
  - Septembre 2010: Mission de FAD sur l’administration fiscale
  - Août 2010: Mission d’AFRITAC Centre sur la GFP (TOFE)
  - Juin 2010: Mission de FAD sur la mise en œuvre de la nouvelle loi de finances
  - Mai 2010: Mission d’AFRITAC sur l’administration fiscale
  - Avril 2010: Mission de FAD et d’AFRITAC Centre sur la mise en œuvre de la nouvelle loi organique de finances publiques
  - Janvier 2010: Mission de STA sur les comptes nationaux
- 2009
  - Décembre 2009: Mission de STA sur les statistiques de comptabilité nationale
  - Septembre 2009: Mission de FAD sur le renforcement de l’administration des recettes
  - Septembre 2009: Mission d’AFRITAC Centre sur le renforcement de la gestion du Trésor
  - Juillet 2009: Mission de MCM sur la gestion de la dette publique
  - Mars 2009: Mission de STA sur les comptes nationaux trimestriels
  - Février 2009: Mission de FAD sur le renforcement de l’administration des recettes

### Représentant résident
- Le poste de Représentant résident du FMI à Yaoundé est occupé sans interruption depuis 1989.
- Le poste est occupé par M. Ekué G. Kpodar depuis le 10 août 2009.

### Programme de travail conjoint du FMI et de la Banque mondiale, 2012-13 — Programme de travail du FMI
- Stratégie
  - Les conseils et l’assistance technique du FMI viseront à aider le Cameroun à préserver la viabilité des finances publiques et la stabilité économique, tout en augmentant les dépenses prioritaires pour accélérer la croissance et la réduction de la pauvreté.
- Calendrier et produits prévus
  - Visite des services du FMI Septembre 2012: Aide-mémoire en fin de mission
  - Consultations de 2013 article IV: Mars 2013. Délibérations du Conseil en juin 2013
  - AT de FAD/AFRITAC Centre
    - Mission de GFP sur l'exécution budgétaire et l'audit interne: Juillet 2012 — Aide-mémoire en fin de mission et rapport final
    - Mission de GFP sur plan comptable et transition vers comptabilité sur base droits constatés: Juin-juillet 2012 — Aide-mémoire en fin de mission et rapport final
  - Deux missions sur politique fiscale et deux missions sur administration douanière: Exercice 2013 — Aide-mémoire en fin de mission et rapport final
  - AT du Département des statistiques
    - Mission(s) amélioration des comptes nationaux et les statistiques de BDP: À définir
    - Mission amélioration des comptes nationaux trimestriels: Juillet 2012 — Aide-mémoire en fin de mission
    - Mission amélioration des comptes nationaux: Août 2012 — Aide-mémoire en fin de mission
  - AT du Département des marchés monétaires et de capitaux
    - Mission(s) sur les stratégies de gestion de la dette et la coordination entre institutions: À définir — Aide-mémoire en fin de mission

### Programme de la Banque mondiale — stratégie et activités prévues (2010-2013)
- Stratégie
  - La stratégie d’aide-pays de la Banque mondiale pour 2010-2013 vise à doper la croissance en améliorant la gouvernance, la compétitivité et la prestation de services.
  - Priorités:
    - Amélioration de la compétitivité via i) une augmentation de l’investissement d’infrastructure dans l’énergie, les transports et les télécommunications; ii) des activités destinées à veiller à l’utilisation transparente, équitable et durable des ressources naturelles; et iii) la promotion de chaînes de valeur à fort potentiel et à l’amélioration du climat des affaires.
    - Prestation de services via i) le développement humain (éducation et santé); ii) la protection sociale pour contribuer à l’élaboration d’un dispositif de protection sociale fondé sur des programmes ciblés; et iii) le développement local en insistant sur un meilleur accès aux services de base grâce à la mise à niveau des infrastructures et au renforcement des capacités pour une amélioration de la gouvernance locale.
  - La présence de la Banque au Cameroun sera examinée et tout ajustement sera officiellement pris en considération dans un rapport de situation de la Stratégie d’aide-pays de 2012, qui devrait être présenté au Conseil des administrateurs à la fin septembre 2012.
- Activités et calendrier prévus
  - Chaînes de valeur compétitives: Éventuellement une ou deux missions de diffusion — dates à déterminer; Aide-mémoire en fin de mission
  - Commerce transfrontalier - travail analytique: Éventuellement une ou deux missions de diffusion — dates à déterminer; Projet de rapport à fournir en juin; aide-mémoire à la fin de chaque mission
  - Institutions financières régionales de la CEMAC: Deux missions (septembre 2012 et mars 2013) — Aide-mémoire en fin de mission
  - Décentralisation budgétaire: Éventuellement une ou deux missions de diffusion — dates à déterminer; Rapport final à fournir en juin; aide-mémoire à la fin de chaque mission
  - Capacité de gestion de la dette: Éventuellement une ou deux missions d'AT sur les stratégies d'endettement à moyen terme — dates à déterminer; Plan d'action finalisé à fournir en juin; aide-mémoire à la fin de chaque mission
  - Assistance technique aux douanes: Éventuellement trois missions — dates à déterminer; Aide-mémoire à la fin de chaque mission
  - Situation santé du pays: Éventuellement deux ou trois rencontres pour traiter des

*Source: _cr12237f - 2000. Une mission de réévaluation pour le RONC finances publiques a séjourné à Yaoundé du 6 au*

### conclusions du premier volume

_cr12237f - conclusions du premier volume

### Coordination des travaux et calendriers
- Volume 1 disponible en oct.-nov. 2012; volume 2 d'ici mars 2013.
- Diagnostic de gouvernance de l'acheminement local des services de santé : diffusion en oct.-nov. 2012; rapport disponible d'ici décembre 2012.
- Mise à jour de l'AVD : Mai 2012 (Délibérations du Conseil en juillet 2012) et Avril 2013 (Délibérations du Conseil en juin 2013).

### Demandes de contributions et coopération FMI–Banque mondiale
- Demandes du FMI à la Banque mondiale : mise à jour périodique du programme de la Banque mondiale au Cameroun; mise à jour économique périodique.
- Demandes de la Banque mondiale au FMI : mise à jour périodique du cadre macroéconomique.

### Questions d’ordre statistique — appréciation générale
- Les données communiquées présentent certaines lacunes, mais elles sont globalement suffisantes pour assurer la surveillance.
- Améliorations nécessaires en qualité, couverture et actualité pour la plupart des ensembles de données macroéconomiques.
- Initiatives récentes des autorités pour améliorer la base de données macroéconomique, notamment comptes nationaux et balance des paiements.

### Statistiques du secteur réel
- INS a révisé les estimations de comptes nationaux sur la base du SCN 1993; mise à jour au SCN 2008 en cours.
- Dispositif de recueil et de production de statistiques sur les entreprises jugé déficient.
- Problèmes graves de qualité des données dans : agriculture, transformation, distribution de gros et de détail, collectivités locales et services.
- Indice de production : nécessite une révision en profondeur et intégration aux comptes nationaux annuels.
- Autres préoccupations : gamme limitée d’indices de prix pour déflater les comptes nationaux; manque d’information sur l’emploi.
- Assistance technique jugée essentielle pour les années à venir; missions STA en 2009, 2010 et 2011 ont visé à renforcer les comptes nationaux, y compris comptes trimestriels.

### Statistiques de finances publiques
- Qualité globalement adéquate pour la surveillance, mais carences en couverture, périodicité, actualité et accès.
- Rapports trimestriels sur exécution globale du budget et exécution du budget d’investissement produits régulièrement.
- Faiblesses identifiées :
  - i) établissement incomplet des données sur l’exécution du budget sur la base des engagements et, dans une certaine mesure, sur base caisse;
  - ii) manque d’information financière sur les collectivités locales;
  - iii) suivi médiocre des engagements croisés du secteur public et de la dette des entreprises publiques;
  - iv) manque d’information financière sur les entreprises publiques en général.
- Mesures prévues : établir des comptes exhaustifs sur base engagement; doter le budget d’une classification fonctionnelle; suivre les montants en instance.
- Audit en cours sur la dette publique intérieure pour couvrir engagements croisés et dette extérieure des entreprises publiques.
- Efforts pour accroître la transparence des opérations financières dans le secteur pétrolier et recueillir des données sur les opérations des 20 plus grandes entreprises publiques.

### Statistiques monétaires et financières
- BEAC communique au FMI les statistiques monétaires mensuelles au format SRF avec un décalage pouvant atteindre deux mois.
- Principales carences : manque de données sur les taux d’intérêt offerts aux entités non financières (dépôts et prêts); absence de données des institutions de micro-finance dans la situation des institutions de dépôts.

### Balance des paiements
- Depuis l’assistance technique de mars 2006, qualité des données améliorée mais retards importants subsistent.
- Données de balance des paiements communiquées annuellement au Département des statistiques avec certains décalages; dernières données communiquées datent de 2010.
- Données de dette extérieure adéquates pour la surveillance mais complètes uniquement pour la dette contractée ou garantie par l’État.
- Données recueillies par la Caisse Autonome d'Amortissement (CAA) : base relativement exhaustive et actualisée; états des créanciers non reçus à intervalles réguliers.

### Normes et communication des données
- Le Cameroun participe au Système général de diffusion des données (SGDD) depuis 2001.
- Pas de données RONC disponibles.
- Le Cameroun ne communique pas de données pour le Government Finance Statistics Yearbook ni pour la section sur les statistiques de finances publiques d’International Financial Statistics.
- Communication des données de balance des paiements au FMI accuse des retards.

### Évaluation macroéconomique et perspectives (résumé NIP / Conseil d’administration)
- Stabilités et allégement de la dette via PPTE et IADM ont nettement réduit le fardeau de la dette; revenu par habitant quasiment stagnant au cours des cinq dernières années.
- Croissance : rebondissement confirmé en 2011 avec une croissance atteignant 4,2 % (au lieu de 2,9 % en 2010), malgré une baisse de la production pétrolière.
- Inflation moyenne : 2,9 % en 2011 (au lieu de 1,3 % en 2010), principalement due à l’augmentation des prix des produits alimentaires.
- Compte courant : déficit (dons compris) creusé de 3 % à 4,1 % du PIB en 2011, sous l'effet d'une progression de 16 % du volume des importations.
- Situation budgétaire 2011 : recettes non pétrolières inférieures aux montants budgétés en raison du non-respect des obligations TVA par les paraétatiques; recettes pétrolières exceptionnelles ont compensé partiellement.
- Dépenses : nécessité de régler ordres de paiement passés non réglés; pressions dues aux subventions aux combustibles et aux dépassements d'autres transferts courants.
- Solde primaire hors pétrole (base caisse) détérioré de 5,7 % à 8,5 % du PIB non pétrolier; déficit budgétaire global (base caisse) atteint 3,4 % du PIB au lieu de 2,3 % en 2010.
- Système bancaire : difficultés financières de 4 (éventuellement 5) banques sur 13, concentration excessive du crédit bancaire, ressources insuffisantes pour la supervision régionale, lacunes dans le cadre de résolution des banques en difficulté.
- Prêts improductifs : augmentation d'environ 17 % en 2011; nombre de banques hors principaux ratios prudentiels a continué d’augmenter.
- Perspectives de croissance (services du FMI) : PIB réel augmenterait progressivement de 4,2 % en 2011 à 5½ % en 2016.
- Inflation prévue : se maintenir en dessous du critère régional de convergence de 3 %.
- Risques principaux : ralentissement de l'économie mondiale (notamment européenne), vulnérabilité du secteur financier, hausse des subventions aux carburants, encours des arriérés de paiements intérieurs.

### Recommandations et priorités politiques du Conseil d’administration
- Éviter détérioration supplémentaire de la situation budgétaire en 2012 : corriger sous-budgétisation des subventions aux carburants, traiter l'accumulation des nouveaux arriérés en 2011, et les passifs conditionnels des entreprises publiques et banques en difficulté.
- Mesures pour préserver la viabilité budgétaire à moyen terme : mieux mobiliser les recettes non pétrolières; limiter les subventions aux carburants; éviter accumulation d’arriérés de paiements intérieurs; reconstituer une marge de manœuvre budgétaire.
- Achever l’audit des arriérés et adopter un plan d’apurement des arriérés audités.
- Améliorer la gestion des dépenses publiques : renforcer le contrôle de la chaîne de la dépense et assurer un meilleur suivi des flux de ressources financières.
- Renforcer le cadre régional et la coopération nationale–régionale pour la stabilité financière; en tant que principale économie de la zone CEMAC, le Cameroun doit prendre des initiatives pour faire progresser les réformes financières régionales.
- Priorités structurelles : exécution intégrale d’un vaste programme d’investissement public pour réduire déficit d’infrastructures; améliorer le climat des affaires en s’attaquant aux problèmes de gouvernance, approfondissant le dialogue avec le secteur privé, accroissant l’intermédiation financière et améliorant l’accès au crédit.
- Réduire les arriérés de paiement intérieurs; maintenir une politique d’emprunt prudente; limiter le risque de surendettement en contractant des emprunts concessionnels dans la mesure du possible.
- Réformer le mécanisme des subventions aux carburants; mieux contrôler les engagements; surveiller les passifs quasi-budgétaires d’entreprises d'État et de banques en difficulté.

### Principaux indicateurs économiques et financiers, 2010–13 (sélection)
- PIB à prix constants : 2010 = 2.9; 2011 = 4.2; 2012 = 4.7; 2013 = 5.0.
  - Pétrole : 2010 = -12.1; 2011 = -7.3; 2012 = 16.2; 2013 = 6.8.
  - Hors pétrole : 2010 = 3.7; 2011 = 4.7; 2012 = 4.3; 2013 = 4.9.
- Déflateur du PIB : 2010 = 3.0; 2011 = 2.9; 2012 = 2.0; 2013 = 2.9.
- Prix à la consommation (moyenne sur 12 mois) : 2010 = 1.3; 2011 = 2.9; 2012 = 3.0; 2013 = 3.0.
- Volume d'exportations : 2010 = -0.5; 2011 = 6.3; 2012 = 9.8; 2013 = 6.8.
  - Dont : secteur non pétrolier : 2010 = 3.1; 2011 = 9.4; 2012 = 7.0; 2013 = 7.4.
- Volume des importations : 2010 = 4.9; 2011 = 15.6; 2012 = 7.9; 2013 = 7.8.
- Termes de l'échange («-» = détérioration) : 2010 = 16.0; 2011 = 2.4; 2012 = -6.8; 2013 = 2.2.
- Avoirs intérieurs nets (fin de période, % de M2 en début de période) : 2010 = 8.9; 2011 = 18.0; 2012 = 8.3; 2013 = 8.2.
- Crédit net au secteur public (fin de période, % de M2) : 2010 = -1.6; 2011 = 5.7; 2012 = 2.7; 2013 = 2.9.
- Crédit au secteur privé (fin de période) : 2010 = 8.2; 2011 = 28.3; 2012 = 10.0; 2013 = 9.2.
- Monnaie au sens large (M2, fin de période) : 2010 = 11.3; 2011 = 10.6; 2012 = 6.0; 2013 = 7.2.
- Total recettes (dons exclus, % du PIB) : 2010 = 16.8; 2011 = 18.4; 2012 = 18.4; 2013 = 18.2.
- Recettes non pétrolières (% du PIB hors pétrole) : 2010 = 13.3; 2011 = 14.2; 2012 = 14.3; 2013 = 14.4.
- Total dépenses (% du PIB) : 2010 = 18.6; 2011 = 21.7; 2012 = 22.0; 2013 = 22.3.
- Solde budgétaire global (dons exclus, % du PIB) : 2010 = -2.9; 2011 = -3.9; 2012 = -4.4; 2013 = -4.3.
- Solde budgétaire global (dons inclus, % du PIB) : 2010 = -2.3; 2011 = -3.4; 2012 = -3.9; 2013 = -3.8.
- Solde primaire hors pétrole (% PIB hors pétrole) : 2010 = -5.7; 2011 = -8.5; 2012 = -9.0; 2013 = -9.1.
- Solde transactions courantes (dons inclus, % du PIB) : 2010 = -3.0; 2011 = -4.1; 2012 = -4.7; 2013 = -4.2.
- Réserves imputées (% monnaie au sens large) : 2010 = 65.6; 2011 = 52.9; 2012 = 47.8; 2013 = 43.7.
- Dette publique totale (% du PIB) : 2010 = 12.1; 2011 = 13.7; 2012 = 17.2; 2013 = 20.0.
  - Dette extérieure (% du PIB) : 2010 = 6.5; 2011 = 7.6; 2012 = 8.9; 2013 = 9.8.

*Source: _cr12237f - conclusions du premier volume*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2012/_cr12237f.pdf_
