## 1. La nouvelle stratégie de réduction de la pauvreté du Niger, intitulée Plan de développement économique et social (PDES)

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### Objectif et portée du PDES
- Approuvé par le Conseil des ministres le 1er août 2012.
- Objectif primordial : porter le taux de croissance économique à 8 % environ pendant la durée du PDES (2012-2015).
- Cible : 11 résultats stratégiques et 86 programmes regroupés en cinq domaines :
  - i) renforcement de la crédibilité et de l'efficacité des institutions publiques ;
  - ii) création des conditions propices à un développement solidaire, durable et bien partagé ;
  - iii) sécurité alimentaire et développement agricole durable ;
  - iv) économie compétitive et diversifiée pour une croissance accélérée et inclusive ;
  - v) promotion du développement social.

### Processus institutionnel et gouvernance
- Le PDES relève du Ministère du plan, de l’aménagement du territoire et du développement communautaire (anciennement la SDRP 2008-2012 relevait de la Primature).
- Création du Ministère pour renforcer la planification stratégique et la gestion économique ; élaboration d'une stratégie à long terme de croissance solidaire pour la période 2012-2035.
- Prévision d'alignement du PDES et des programmes subséquents sur la stratégie à long terme.
- Cadre de préparation participatif : Commission interministérielle de planification stratégique, comité pouvoirs publics/partenaires, comité technique national, 12 groupes de travail sectoriels et thématiques, 8 comités régionaux ; participation de la société civile et des partenaires au développement.
- Recommandation : maintenir l'engagement de l'Assemblée nationale et approfondir les processus de participation durant la mise en œuvre.

### Leçons retenues de la SDRP et implications opérationnelles
- Points saillants retenus et intégrés dans le PDES :
  - Importance du maintien du processus participatif.
  - Les dispositifs de mise en œuvre du SDRP étaient bien conçus mais n'ont pas bien fonctionné ; nécessité de renforcer les mécanismes d'exécution et de rationaliser la pléthore de comités multisectoriels.
  - Alignement des politiques sectorielles sur le PDES ; élaboration/adaptation de stratégies sectorielles requise.
  - Tous les risques identifiés dans le SDRP se sont matérialisés : nécessité de mécanismes efficaces de gestion des risques.
  - Financements extérieurs : seulement 17,3 % du montant visé pour la SDRP a été mobilisé, en partie à cause de l'instabilité politique ; renforcement des capacités de mobilisation et d'absorption requis.
  - Importance d'établir des mécanismes appropriés pour des partenariats public-privé pour les grands projets d'investissement.
  - Améliorations constatées à toutes les dimensions de la gouvernance.
  - Suggestion d'un nouveau cadre de collaboration avec les partenaires au développement pour renforcer le dialogue de politique économique et la responsabilisation mutuelle.

### Pauvreté et genre
- Niveau et évolution de la pauvreté :
  - La pauvreté est restée très répandue : passage d'environ 63 % en 1990 à 59,5 % en 2008.
  - Enquête de mesure du niveau de vie menée en 2011 ; nouvelles estimations en cours ; suivi prévu en 2014.
- Objectifs du PDES :
  - Définition de la classe moyenne : population vivant au-dessus du seuil national de pauvreté mais ne faisant pas partie des 10 % les plus riches.
  - Objectif : accroître la classe moyenne d'environ 30 % de la population en 2012 à près de 50 % d'ici à 2015.
  - Cette progression impliquerait une baisse de l'indice de pauvreté par habitant de quelque 20 points de pourcentage.
  - Hypothèses des services du FMI : projection de croissance moyenne du revenu par habitant d'au moins 4 % par an, une élasticité-revenu de –2 au minimum et un niveau constant d'inégalités.
  - Observation : au cours des six dernières années, la pauvreté n'a diminué que de six points de pourcentage et, en raison du fort taux de croissance démographique, le nombre absolu de pauvres a augmenté.
  - Reconnaissance : ce fléchissement resterait insuffisant pour atteindre l’OMD relatif à la réduction de la pauvreté, qui nécessiterait une baisse d'environ 30 %.
  - Recommandation : approfondir l'analyse d'impact des mesures proposées dans le PDES en matière de pauvreté et d'emploi.
- Ciblage et risques de captation :
  - Nécessité d'assurer que les interventions ciblent explicitement les groupes les plus pauvres et vulnérables.
  - Exemple : le développement de l'irrigation doit inclure une démarche claire d'affectation des terres irriguées.
- Genre :
  - Le PDES considère le genre comme transversal et prévoit des programmes spécifiques.
  - Suggestion : adopter une feuille de route claire précisant mesures et ressources pour obtenir des résultats attestant de l'égalité hommes/femmes.
  - Actions proposées : garantir une éducation de base universelle et obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans ; programmes de gestion de la croissance démographique et services de santé génésique ; amélioration de l'accès à l'eau ; promotion d'accès au crédit, aux intrants agricoles et à la propriété foncière pour les femmes.
  - Recommandation : intégrer davantage d'indicateurs désagrégés du genre dans la matrice de suivi du PDES.

### Cadre macroéconomique et scénarios (2012-2015)
- Trois scénarios macroéconomiques :
  - Scénario de référence : taux moyen annuel de 8 %.
  - Scénario de forte croissance : 9,7 %.
  - Scénario de faible croissance : 6,2 %.
- Caractéristiques générales :
  - Les trois scénarios reposent sur un ambitieux programme d'investissements publics.
  - Menaces identifiées : i) chocs climatiques et catastrophes naturelles ; ii) dégradation de l'environnement mondial, y compris la situation régionale en matière de sécurité ; iii) risques liés au financement du PDES.
  - Dans le scénario de référence, la croissance est tirée principalement par l'expansion du secteur des ressources naturelles.
  - Scénario de faible croissance : matérialisation des risques baissiers (sécheresses plus fréquentes, affaiblissement de la demande extérieure, baisse des niveaux d'investissement).
  - Scénario de forte croissance : bonnes conditions climatiques et environnement mondial favorable, montée en puissance des investissements.
- Projections spécifiques et comparaison avec le programme appuyé par le FMI :
  - PDES suppose que le démarrage des exportations pétrolières en 2012 entraînera pour 2012 un taux de croissance annuelle du PIB de 11,6 %, suivi de 6,8 %, 7 % et 6,6 %, respectivement pour 2013, 2014 et 2015.
  - Les projections de croissance du programme appuyé par le FMI sont inférieures d'environ 0,5 point de pourcentage chaque année.
- Industries extractives et risques :
  - Secteur identifié comme principal moteur : industries extractives (pétrole, uranium).
  - Risques : vulnérabilité à la demande internationale d'uranium et de pétrole ; syndrome hollandais ; affaiblissement de la gouvernance ; recherche de rente ; intensification des conflits.
  - Recommandations : réformes du climat des affaires, renforcement du système judiciaire, lutte contre la corruption, simplification des règles et procédures commerciales, amélioration de l'efficacité de l'administration fiscale et douanière.
- Secteur pétrolier et transparence :
  - 2012 (première année de production) : problèmes de raffinage et de commercialisation ont entraîné une performance médiocre ; production nettement inférieure à la capacité de raffinage, causant des pertes financières de l'ordre de 1 % du PIB à la raffinerie.
  - Appréciation de la préparation et mise en œuvre d'un plan d'action pour améliorer la coordination du secteur.
  - Importance de l'application continue des normes de l’ITIE et de la transparence dans l'utilisation des recettes minières.
- Sensibilité aux prix du pétrole :
  - Observation : le scénario de faible croissance n'intègre pas l'impact d'une baisse des prix à l'exportation du pétrole.
  - Estimation des services : dans l'hypothèse d'une baisse de 30 % des prix à l'exportation des produits pétroliers, projections indiquant une baisse de 20 % des recettes pétrolières de l'État.

### Budgets, cohérence et viabilité
- Budget et coordination :
  - Le budget de l'État est l'instrument principal de mise en œuvre du PDES.
  - Le PDES et la Loi de finances de 2013 ont été élaborés en parallèle sans harmonisation.
  - Scission de l'ancien Ministère de l'économie et des finances en un Ministère des finances et un Ministère du plan : a créé des problèmes de coordination.
  - Recommandation : renforcer la coordination entre le Ministère du plan et le Ministère des finances pour garantir la traduction du PDES en cadres de dépenses à moyen terme et budgets annuels.
- Cadre budgétaire et cohérence :
  - Observation : les dépenses annuelles du PDES présentées dans son plan d'actions prioritaires avoisinent ou dépassent les projections de dépenses publiques totales indiquées dans les différents scénarios macroéconomiques.
  - Le PDES indique un déficit budgétaire de 15,9 % en 2013, déficit qui grimpe à 19,1 % en 2015, alors que le programme appuyé par le FMI prévoit un déficit de 12 % en 2013 et 11,1 % en 2015.
  - Le PDES ne présente ni examen approfondi, ni analyse de viabilité de la dette.
- Dépenses courantes et d'investissement :
  - Constat : dépenses courantes et dépenses d'investissement représentent environ 12,4 % et 13,3 % du PIB, respectivement ; dépenses de fonctionnement et d'entretien souvent mal financées.
  - Avec l'accroissement rapide des dépenses d'investissement, il sera essentiel d'examiner attentivement l'incidence sur les dépenses courantes.

### Financement et capacité d'absorption
- Volume et composition du financement du Plan d'action prioritaire :
  - Dépenses liées au PDES : passage d'environ 1,2 milliards de dollars EU en 2012 à 3,8 milliards de dollars EU en 2015, pour un total de 10,8 milliards de dollars EU sur la période de quatre ans.
  - Financement extérieur prévu : près de 77 % de ce montant, soit 8,3 milliards de dollars EU, seront financés sur ressources extérieures.
- Engagements des donateurs et besoins :
  - Table ronde à Paris les 13 et 14 novembre 2012 : marques de soutien des donateurs pour 2012-2015 estimées à quelque 4,8 milliards de dollars EU, laissant un besoin de financement extérieur d'environ 3,6 milliards de dollars EU.
  - Historique cinq années antérieures : financements extérieurs entre 300 millions et 400 millions de dollars EU par an.
  - Conclusion : il faudrait accroître massivement les concours extérieurs et la capacité d'absorption du pays pour atteindre le niveau de dépenses envisagé.
- Recommandation opérationnelle des services du FMI :
  - Mieux hiérarchiser les actions prévues dans le PDES pour atteindre un volume de dépenses qui représente une évolution plus organique par rapport aux niveaux de dépenses historiques.
  - Prendre des mesures pour accroître la capacité d'absorption.

### Hiérarchisation, exécution et renforcement des capacités
- Hiérarchisation et échelonnement des dépenses :
  - Renforcer les liens entre programmes transversaux et donner la priorité à ceux "conjointement essentiels à la réalisation des principaux résultats généraux".
  - Une hiérarchisation claire permettrait d'accentuer les synergies entre axes stratégiques et d'orienter l'assistance des bailleurs.
- Capacités d'exécution :
  - Capacités d'exécution "sans doute plus fortes que prévu", avec exécution lente et déficiente même au niveau actuel des dépenses d'investissement.
  - Nécessité d'accroître la capacité d'exécution des projets parallèlement à l'expansion du programme gouvernemental.
  - Recommandation : établir un ordre de priorité et commencer par les programmes "ayant le plus d'effets catalytiques".
  - Priorité : renforcer le système de gestion des investissements publics, conformément aux recommandations de la seconde Revue des dépenses publiques et de la responsabilité financière.
- Réformes institutionnelles :
  - Le programme d'investissement du PDES doit être accompagné d'un plan d'activités prioritaires mesurables pour les réformes institutionnelles et économiques (ex. réformes des institutions du programme Kandadji, réforme du financement de l'entretien routier).

### Stratégie de l'aide et gestion de l'assistance extérieure
- Proposition : élaborer une stratégie de l’aide pour compléter le PDES afin de guider la coordination des donateurs, le choix des instruments d'assistance, l'utilisation des systèmes nationaux et l'amélioration de l'efficacité de l'aide.
- Observation OCDE : niveau global de l'assistance au Niger est faible ; une forte proportion de l'aide est décaissée hors secteur public (ONG, exécution directe par donateurs).
- Risque : flux d'aide importants hors secteur public peuvent miner la crédibilité et la stabilité de l'État.
- Recommandation : poursuivre le renforcement des systèmes de gestion des finances publiques pour rehausser la confiance des donateurs.

### Observations sectorielles clés
- Agriculture et sécurité alimentaire :
  - Rendements agricoles au Niger "de moitié inférieurs à la moyenne en Afrique de l'Ouest (sauf pour le riz)" (Banque mondiale, Évaluation de la pauvreté 2011).
  - Facteurs limitant l'investissement agricole : faiblesse des prix à la production, niveau élevé des risques, cartellisation du transport et quotas nationaux de fret.
  - Évaluation des risques agricoles (Banque mondiale, 2012) préconise une gestion holistique des risques ; mécanisme de filtrage proposé peut aider à choisir interventions à haut rendement pour l'initiative "3N".
- Élevage, commerce et concurrence :
  - Inclusion de la productivité du bétail saluée.
  - Importance de faciliter le commerce intérieur et international ; réduction des obstacles au commerce et promotion de l'intégration régionale.
  - Recommandation : insister davantage sur la suppression des obstacles à la concurrence intérieure et internationale.
- Climat des affaires, secteur financier et microfinance :
  - Encouragement à finaliser et adopter le plan d'action pour l'amélioration du climat des affaires, en hiérarchisant les réformes.
  - Priorités : faciliter l'accès aux services financiers et au crédit pour les PME et le secteur agricole.
  - Observation : le PDES ne mentionne pas le rôle de la microfinance ; l'accès au microcrédit est "nettement inférieur par rapport aux pays voisins".
- Éducation, santé et démographie :
  - Objectif proposé : "éducation gratuite et obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans".
  - Cadre du PDES vise à relever les taux de scolarisation au primaire de "76,1 % environ en 2011 à 96 % à l'horizon 2015", sans fixer d'objectifs jusqu'à 16 ans.
  - Recommandations éducation : prioriser la hausse de la scolarisation au primaire, accroître ressources financières et humaines, encourager méthodes novatrices, développer partenariats public-privé pour EFTP.
  - Santé : politique de gratuité des services de santé pour personnes vulnérables reconnue ; retards de remboursement aux centres de santé menacent la viabilité du système.
  - Démographie : la maîtrise démographique dépend des programmes de promotion de la santé génésique ; progrès en planification familiale à consolider.

### Coût, mise en œuvre, suivi et évaluation
- Coûts déclarés :
  - Coût global de tous les programmes prévus dans le PDES: "12,6 milliards de dollars EU".
  - Plan d'action prioritaire pour l’exécution du PDES 2012-2015: "10,8 milliards de dollars EU".
- Observation : peu de détails sur éléments et coûts des programmes, rendant difficile l'évaluation des estimations.
- Modalités de mise en œuvre :
  - Système hiérarchisé proposé : Conseil d'orientation du PDES (présidé par le Premier ministre), Commission interministérielle de planification stratégique, Comité national (gouvernement/donateurs — DAC/OCDE), Comité technique national, Comités sectoriels, Comités de suivi régionaux/district/municipaux.
  - Faiblesses historiques : seulement 4 des 8 comités régionaux opérationnels ; réunions gouvernement-donateurs irrégulières.
  - Création d'un Ministère du plan pourrait améliorer mise en œuvre et suivi, à condition de lui allouer ressources suffisantes.
  - Recommandation : reconnaître explicitement le rôle central du Ministère des finances (ex. présidence de la Commission interministérielle).
- Système de suivi et d'évaluation :
  - Objectifs principaux : i) suivi de l’exécution via rapports trimestriels ministériels ; ii) suivi des résultats par indicateurs et objectifs ; iii) suivi des dépenses publiques via examen annuel ; iv) évaluation à mi-parcours et finale ; v) évaluation des répercussions des politiques sur 5 à 10 mesures chaque année.
  - Lacunes : de nombreux indicateurs n'ont ni valeur de référence ni valeur cible ; besoin d'indicateurs plus complets pour mesurer efficacité, qualité et équité.
  - Outils disponibles : enquête de mesure du niveau de vie menée en 2011 comme référence ; importance de l'enquête de suivi prévue en 2014.

### Conclusions synthétiques et principaux risques
- Appréciation générale : le PDES présente une analyse complète et un programme visant une "croissance accélérée et durable"; choix stratégique du gouvernement en faveur d'une croissance durable et inclusive salué.
- Exigences pour la mise en œuvre :
  - Veiller à ce que les interventions créent des opportunités pour les pauvres et remédient aux disparités de genre.
  - Mieux hiérarchiser les programmes envisagés et accroître les capacités d'absorption.
  - Préciser et prioriser les réformes institutionnelles et économiques.
  - Traduire le PDES en cadres de dépenses à moyen terme et en budgets annuels.
- Principaux risques identifiés :
  - Groupe 1 (risques extérieurs) : catastrophes naturelles (sécheresses, inondations), invasions acridiennes, maladies animales, environnement économique extérieur défavorable, troubles sociopolitiques et menaces à la sécurité.
  - Groupe 2 (risques internes à la mise en œuvre) : manque d'engagement des parties prenantes, insuffisance de financement, manque de coordination et d'alignement des donateurs, carences dans l’exécution des programmes.
- Mesures prioritaires : adopter des mesures d'atténuation, renforcer les capacités du secteur public et les systèmes de gestion financière, et échelonner les réformes pour assurer la concordance entre capacités de mise en œuvre et lancement des programmes.

*Source : Extrait du document PDES — Revue des autorités nigériennes et commentaires des services du FMI (13 mars 2013).*

### 1. La nouvelle stratégie de réduction de la pauvreté du Niger, intitulée Plan de

### 1. La nouvelle stratégie de réduction de la pauvreté du Niger, intitulée Plan de développement économique et social (PDES)

### Objectif et portée du PDES
- Approuvé par le Conseil des ministres le 1er août 2012.
- Vise à opérationnaliser le Programme de renaissance du Niger et les orientations de la Déclaration de politique générale du gouvernement.
- Objectif primordial : porter le taux de croissance économique à 8 % environ pendant la durée du PDES (2012-2015) afin d'améliorer sensiblement les conditions de vie de tous les Nigériens.
- Le PDES cible 11 résultats stratégiques et recense 86 programmes regroupés en cinq domaines axés sur des programmes :
  - i) renforcement de la crédibilité et de l'efficacité des institutions publiques ;
  - ii) création des conditions propices à un développement solidaire, durable et bien partagé ;
  - iii) sécurité alimentaire et développement agricole durable ;
  - iv) économie compétitive et diversifiée pour une croissance accélérée et inclusive ;
  - v) promotion du développement social.

### Processus institutionnel et gouvernance
- Le PDES relève du Ministère du plan, de l’aménagement du territoire et du développement communautaire (anciennement la SDRP 2008-2012 relevait de la Primature).
- Création dudit Ministère pour renforcer la planification stratégique, la coordination du processus de développement et la gestion économique ; élaboration d'une stratégie à long terme de croissance solidaire pour la période 2012-2035.
- Prévision d'alignement du PDES et des programmes subséquents sur la stratégie à long terme.
- Le cadre de préparation a été participatif : Commission interministérielle de planification stratégique, comité pouvoirs publics/partenaires, comité technique national, 12 groupes de travail sectoriels et thématiques, 8 comités régionaux ; participation de la société civile et des partenaires au développement.
- Recommandation : maintenir l'engagement de l'Assemblée nationale et approfondir les processus de participation durant la mise en œuvre.

### Leçons de la revue à mi-parcours de la SDRP et implications opérationnelles
- Enseignements retenus et pris en compte dans le PDES :
  - Le processus participatif a été apprécié et doit être maintenu.
  - Les dispositions de mise en œuvre du SDRP étaient bien conçues mais n'ont pas bien fonctionné ; nécessité de renforcer les mécanismes d'exécution du PDES, notamment rationaliser la pléthore de comités multisectoriels faute de ressources humaines, logistiques et financières.
  - Aligner les politiques sectorielles sur le PDES ; les secteurs doivent élaborer ou adapter leurs stratégies.
  - Tous les risques identifiés dans le SDRP se sont matérialisés : le PDES doit établir des mécanismes efficaces de gestion des risques.
  - Sur les financements extérieurs nécessaires pour la SDRP, seulement 17,3 % du montant visé a été mobilisé, en partie à cause de l'instabilité politique ; nécessité de renforcer les capacités de mobilisation et d'absorption des ressources.
  - Importance d'établir des mécanismes appropriés pour des partenariats public-privé pour les grands projets d'investissement.
  - Améliorations constatées à toutes les dimensions de la gouvernance.
  - Suggestion d'un nouveau cadre de collaboration avec les partenaires au développement pour renforcer le dialogue de politique économique et la responsabilisation mutuelle.

### Pauvreté et genre
- Niveau et évolution de la pauvreté :
  - La pauvreté est restée très répandue : passage d'environ 63 % en 1990 à 59,5 % en 2008.
  - Enquête de mesure du niveau de vie menée en 2011 ; nouvelles estimations en cours de préparation ; suivi prévu en 2014.
- Objectifs du PDES en matière de classe moyenne et pauvreté :
  - Définition de la classe moyenne : population vivant au-dessus du seuil national de pauvreté mais ne faisant pas partie des 10 % les plus riches.
  - Objectif : accroître la classe moyenne d'environ 30 % de la population en 2012 à près de 50 % d'ici à 2015.
  - Cette progression impliquerait une baisse de l'indice de pauvreté par habitant de quelque 20 points de pourcentage.
  - Hypothèses des services du FMI : projection de croissance moyenne du revenu par habitant d'au moins 4 % par an, une élasticité-revenu de –2 au minimum et un niveau constant d'inégalités.
  - Observation : au cours des six dernières années, la pauvreté n'a diminué que de six points de pourcentage et, en raison du fort taux de croissance démographique, le nombre absolu de pauvres a augmenté.
  - Reconnaissance que ce fléchissement resterait insuffisant pour atteindre l’OMD relatif à la réduction de la pauvreté, qui nécessiterait une baisse d'environ 30 %.
  - Recommandation : approfondir l'analyse d'impact des mesures proposées dans le PDES en matière de pauvreté et d'emploi.
- Ciblage et risques de captation :
  - Nécessité d'assurer que les interventions ciblent explicitement les groupes les plus pauvres et vulnérables pour éviter que les plus nantis ne profitent disproportionnellement de prestations (subventions aux intrants, irrigation, promotion de la sécurité alimentaire).
  - Exemple : le développement de l'irrigation doit inclure une démarche claire d'affectation des terres irriguées.
- Genre :
  - Le PDES considère le genre comme transversal et prévoit des programmes spécifiques pour la promotion de l'égalité hommes/femmes.
  - Suggestion : adopter une feuille de route claire précisant mesures et ressources pour obtenir des résultats attestant de cette égalité.
  - Actions proposées : garantir une éducation de base universelle et obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans (effets attendus : réduction des disparités en éducation de base, hausse de l'âge moyen du mariage, baisse de la mortalité infantile et maternelle).
  - Besoin de ressources humaines et financières considérables et recommandation d'un plan détaillé de mise en œuvre.
  - Programmes de gestion de la croissance démographique et d’amélioration des services de santé génésique recommandés.
  - Amélioration de l'accès à l'eau pour réduire les corvées domestiques pour femmes et filles.
  - Recommandation : identifier des catalyseurs du développement économique (accès au crédit, aux intrants agricoles, à la propriété foncière) pour promouvoir les opportunités économiques pour les femmes.
  - Recommandation : intégrer un plus grand nombre d'indicateurs désagrégés du genre dans la matrice de suivi du PDES.

### Cadre macroéconomique et scénarios
- Trois scénarios macroéconomiques sur 2012-2015 :
  - Scénario de référence : taux moyen annuel de 8 %.
  - Scénario de forte croissance : 9,7 %.
  - Scénario de faible croissance : 6,2 %.
- Caractéristiques générales :
  - Les trois scénarios reposent sur un ambitieux programme d'investissements publics.
  - Menaces identifiées : i) chocs climatiques et catastrophes naturelles ; ii) dégradation de l'environnement mondial, y compris la situation régionale en matière de sécurité ; iii) risques liés au financement du PDES.
  - Dans le scénario de référence, la croissance est tirée principalement par l'expansion du secteur des ressources naturelles.
  - Scénario de faible croissance : matérialisation des risques baissiers (sécheresses plus fréquentes, affaiblissement de la demande extérieure, baisse des niveaux d'investissement).
  - Scénario de forte croissance : bonnes conditions climatiques et environnement mondial favorable, montée en puissance des investissements.
- Projections et comparaison avec le programme appuyé par le FMI :
  - PDES suppose que le démarrage des exportations pétrolières en 2012 entraînera pour 2012 un taux de croissance annuelle du PIB de 11,6 %, suivi de 6,8 %, 7 % et 6,6 %, respectivement pour 2013, 2014 et 2015.
  - Les projections de croissance du programme appuyé par le FMI sont inférieures d'environ 0,5 point de pourcentage chaque année.
- Industries extractives :
  - Le PDES identifie le secteur des industries extractives comme le principal moteur de la croissance pendant la période visée.
  - Les services du FMI insistent sur la nécessité de développer l'économie hors ressources naturelles pour une croissance solidaire.
  - Risques associés au secteur extractif : vulnérabilité accrue à la demande internationale d'uranium et de pétrole ; syndrome hollandais (appréciation du taux de change réel) ; affaiblissement de la gouvernance ; recherche de rente ; intensification des conflits.
  - Recommandations : réformes axées sur le climat des affaires, renforcement du système judiciaire, lutte contre la corruption, simplification des règles et procédures commerciales, amélioration de l'efficacité de l'administration fiscale et douanière.
- Secteur pétrolier et transparence :
  - 2012 (première année de production) : problèmes de raffinage et de commercialisation ont entraîné une performance médiocre ; production nettement inférieure à la capacité de raffinage, causant des pertes financières de l'ordre de 1 % du PIB à la raffinerie.
  - Appréciation de la préparation et mise en œuvre d'un plan d'action pour améliorer la coordination du secteur.
  - Importance de l'application continue des normes de l’ITIE et de la transparence dans l'utilisation des recettes minières pour la cohésion nationale.
- Sensibilité aux prix du pétrole :
  - Observation : l'analyse du scénario de faible croissance n'intègre pas l'impact d'une baisse des prix à l'exportation du pétrole.
  - Estimation des services : dans l'hypothèse d'une baisse de 30 % des prix à l'exportation des produits pétroliers, projections indiquant une baisse de 20 % des recettes pétrolières de l'État.

### Budgets, cohérence et viabilité
- Budget et coordination :
  - Le budget de l'État est l'instrument principal de mise en œuvre du PDES.
  - Le PDES et la Loi de finances de 2013 ont été élaborés en parallèle sans harmonisation.
  - Scission de l'ancien Ministère de l'économie et des finances en un Ministère des finances (préparation du budget) et un Ministère du plan (PDES et budget d'investissement) : a créé des problèmes de coordination dans la préparation et la mise en œuvre du budget.
  - Recommandation : renforcer la coordination entre le Ministère du plan, de l’aménagement du territoire et du développement communautaire et le Ministère des finances pour garantir la traduction du PDES en cadres de dépenses à moyen terme et budgets annuels.
- Clarification du cadre budgétaire et cohérence :
  - Nécessité d'établir un lien plus clair entre le coût du PDES et les scénarios macroéconomiques et budgétaires.
  - Observation : les dépenses annuelles du PDES présentées dans son plan d'actions prioritaires avoisinent ou dépassent les projections de dépenses publiques totales (dépenses courantes et en capital) indiquées dans les différents scénarios macroéconomiques.
  - Le PDES indique un déficit budgétaire de 15,9 % en 2013, déficit qui grimpe à 19,1 % en 2015, alors que le programme appuyé par le FMI prévoit un déficit de 12 % en 2013 et 11,1 % en 2015.
  - Le PDES ne présente ni examen approfondi, ni analyse de viabilité de la dette.
- Dépenses courantes et d'investissement :
  - Constat : dépenses courantes et dépenses d'investissement représentent environ 12,4 % et 13,3 % du PIB, respectivement ; dépenses de fonctionnement et d'entretien (notamment routier) souvent mal financées.
  - Avec l'accroissement rapide des dépenses d'investissement, il sera essentiel d'examiner attentivement l'incidence sur les dépenses courantes.

### Questions transversales — financement et capacité d'absorption
- Volume et composition du financement du Plan d'action prioritaire :
  - Dépenses liées au PDES : passage d'environ 1,2 milliards de dollars EU en 2012 à 3,8 milliards de dollars EU en 2015, pour un total de 10,8 milliards de dollars EU sur la période de quatre ans.
  - Financement extérieur prévu : près de 77 % de ce montant, soit 8,3 milliards de dollars EU, seront financés sur ressources extérieures.
- Engagements des donateurs et besoin de financement extérieur :
  - Table ronde à Paris les 13 et 14 novembre 2012 : marques de soutien des donateurs pour 2012-2015 estimées à quelque 4,8 milliards de dollars EU, laissant un besoin de financement extérieur d'environ 3,6 milliards de dollars EU.
  - Historique des cinq années antérieures : financements extérieurs en faveur du Niger entre 300 millions et 400 millions de dollars EU par an.
  - Conclusion : pour atteindre le niveau de dépenses financées sur ressources extérieures envisagé dans le PDES, il faudrait accroître massivement les concours extérieurs et la capacité d'absorption du pays.
- Recommandation opérationnelle des services du FMI :
  - Mieux hiérarchiser les actions prévues dans le PDES pour atteindre un volume de dépenses qui représente une évolution plus organique par rapport aux niveaux de dépenses historiques.
  - Prendre des mesures pour accroître la capacité d'absorption.

*Source : Extrait du document PDES — Revue des autorités nigériennes et commentaires des services du FMI (13 mars 2013).*

### 21. L'on pourrait améliorer la hiérarchisation et l’échelonnement des dépenses en

### _cr13106f - 21. L'on pourrait améliorer la hiérarchisation et l’échelonnement des dépenses en

### Hiérarchisation et échelonnement des dépenses
- Renforcer les liens entre programmes transversaux et donner la priorité à ceux "conjointement essentiels à la réalisation des principaux résultats généraux".
- Une hiérarchisation claire des résultats escomptés permettrait d'accentuer les synergies entre axes stratégiques et secteurs, d'adopter une approche intersectorielle et d'orienter l'assistance des bailleurs vers les besoins essentiels.
- Risque identifié : sans priorisation, perte d'occasion d'orienter efficacement l'aide des bailleurs de fonds.

### Liens entre croissance, emploi et développement des compétences
- Le développement des compétences est traité comme élément de l'axe "développement social" du PDES mais devrait être considéré comme volet crucial du programme de promotion de la croissance.
- Besoin de définir les "besoins en compétences spécifiques et les perspectives d'emploi" dans les domaines porteurs identifiés par le PDES.
- Exemple : la promotion de l'emploi dans les industries extractives est limitée par le manque de travailleurs semi-qualifiés et qualifiés durant les phases de construction et d'exploitation.
- Recommandations:
  - Appuyer davantage l'enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP).
  - Créer un système de développement des compétences axé sur la demande.
  - Renforcer le lien entre protection sociale, sécurité alimentaire et développement des compétences pour une croissance inclusive.

### Contraintes de capacité administrative et exécution des projets
- Les capacités d'exécution sont "sans doute plus fortes que prévu", avec exécution lente et déficiente même au niveau actuel des dépenses d'investissement.
- Il est essentiel d'accroître la capacité d'exécution des projets en parallèle de l'expansion du programme gouvernemental pour éviter des projets "lents et mal exécutés" qui gaspillent des ressources.
- Recommandation: établir un ordre de priorité et commencer par les programmes "ayant le plus d'effets catalytiques".
- Priorité particulière: renforcer le système de gestion des investissements publics, conformément aux recommandations de la seconde Revue des dépenses publiques et de la responsabilité financière.

### Réformes institutionnelles et modalités sectorielles prioritaires
- Le programme d'investissement du PDES doit être accompagné d'un plan d'activités prioritaires mesurables pour les réformes institutionnelles et économiques.
- Exemples nécessaires:
  - Réformes des institutions du programme Kandadji (ONAHA, NIGELEC) et réformes tarifaires.
  - Réforme du financement de l'entretien routier et du mécanisme de gestion des investissements routiers.

### Stratégie de l'aide et gestion de l'assistance extérieure
- Proposition: élaborer une stratégie de l’aide pour compléter le PDES afin de guider la coordination des donateurs, le choix des instruments d'assistance, l'utilisation des systèmes nationaux et l'amélioration de l'efficacité de l'aide.
- Observation: selon les statistiques de l'OCDE, le niveau global de l'assistance au Niger est faible; une forte proportion de l'aide est décaissée hors secteur public (ONG, exécution directe par donateurs).
- Risque: flux d'aide importants hors secteur public peuvent miner la crédibilité et la stabilité de l'État.
- Recommandation: poursuivre le renforcement des systèmes de gestion des finances publiques pour rehausser la confiance des donateurs.

### Observations sur les cinq piliers du PDES — Agriculture et sécurité alimentaire
- La Banque mondiale (Évaluation de la pauvreté 2011) note que les rendements agricoles au Niger sont "de moitié inférieurs à la moyenne en Afrique de l'Ouest (sauf pour le riz)" — point à considérer davantage dans le PDES.
- Facteurs limitant l'investissement agricole: faiblesse des prix à la production, niveau élevé des risques, cartellisation du transport et quotas nationaux de fret/système de files d’attente entraînant la hausse des prix des aliments de base.
- Une évaluation des risques agricoles (Banque mondiale, 2012) couvre la période 1980-2012 et préconise une gestion holistique des risques; elle met en avant les limites du transfert de risques financiers (assurance) et des filets sociaux.
- Le mécanisme de filtrage proposé peut aider à choisir des interventions à haut rendement pour la gestion des risques agricoles dans le plan d'action de l'initiative "3N".

### Élevage, commerce et concurrence
- Inclusion de la productivité du bétail dans le PDES saluée comme élément crucial du développement rural et de la cohésion nationale.
- Importance de faciliter le commerce intérieur et international de produits alimentaires et agricoles; réduction des obstacles au commerce et promotion de l'intégration régionale sont explicitement des objectifs du PDES.
- Le PDES devrait insister davantage sur la suppression des obstacles à la concurrence intérieure et internationale afin d'améliorer l'efficacité économique, réduire les coûts et les prix.

### Climat des affaires, secteur financier et microfinance
- Encouragement à finaliser et adopter le plan d'action pour l'amélioration du climat des affaires, en hiérarchisant les réformes compte tenu des faibles capacités des autorités.
- Le développement du secteur financier est une réforme prioritaire; la stratégie et le plan d'action récents constituent une feuille de route.
- Priorités: faciliter l'accès aux services financiers et au crédit pour les PME et le secteur agricole; mettre en œuvre de façon prioritaire les mesures proposées.
- Observation: le PDES ne mentionne pas le rôle de la microfinance; l'accès au microcrédit est "nettement inférieur par rapport aux pays voisins" — opportunités pour renforcer ce secteur.

### Éducation, santé et démographie
- Objectif proposé: "éducation gratuite et obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans" considéré comme pierre angulaire du PDES.
- Cadre de résultats du PDES vise à relever les taux de scolarisation au primaire de "76,1 % environ en 2011 à 96 % à l'horizon 2015", mais ne fixe pas d'objectifs jusqu'à 16 ans.
- Recommandations éducation:
  - Prioriser la hausse de la scolarisation au primaire comme étape vers la scolarisation universelle jusqu'à 16 ans.
  - Accroître ressources financières et humaines, améliorer gestion du secteur, encourager méthodes novatrices de prestation (participation des collectivités, responsabilisation).
  - Mettre l'accent sur partenariats public-privé pour la formation technique et l'enseignement supérieur; axer la formation technique et professionnelle sur les besoins de l'économie; renforcer certification et évaluation des compétences.
- Santé:
  - Politique de gratuité des services de santé pour personnes vulnérables reconnue; mais les retards de remboursement aux centres de santé menacent la viabilité du système — nécessité d'y remédier d'urgence.
- Démographie:
  - Le rythme de la croissance démographique crée des difficultés pour assurer conditions de vie décentes et l'accès aux services; l'objectif d'éducation de base jusqu'à 16 ans devrait influer sur la poussée démographique.
  - Maîtrise démographique dépend des programmes de promotion de la santé génésique; progrès en planification familiale à consolider durant la période du PDES.

### Coût, mise en œuvre, suivi et évaluation
- Coûts déclarés:
  - Coût global de tous les programmes prévus dans le PDES: "12,6 milliards de dollars EU".
  - Plan d'action prioritaire pour l’exécution du PDES sur la période 2012-2015: "10,8 milliards de dollars EU".
- Observation: le PDES donne peu de détails sur les éléments et coûts des programmes, rendant difficile l'évaluation du bien-fondé des estimations.
- Modalités de mise en œuvre:
  - Système hiérarchisé proposé: Conseil d'orientation du PDES (présidé par le Premier ministre), Commission interministérielle de planification stratégique, Comité national (gouvernement/donateurs — DAC/OCDE), Comité technique national, Comités sectoriels, Comités de suivi régionaux/district/municipaux.
  - Le précédent DSRP a montré des faiblesses de cette structure (seulement 4 des 8 comités régionaux opérationnels; réunions gouvernement-donateurs irrégulières).
  - Création d'un Ministère du plan, de l’aménagement du territoire et du développement communautaire pourrait améliorer mise en œuvre et suivi, à condition de lui allouer ressources suffisantes.
  - Recommandation: reconnaître explicitement le rôle central du Ministère des finances (par ex. présidence de la Commission interministérielle de planification stratégique).
- Système de suivi et d'évaluation:
  - Objectifs principaux: i) suivi de l’exécution via rapports trimestriels ministériels; ii) suivi des résultats par indicateurs et objectifs; iii) suivi des dépenses publiques via examen annuel; iv) évaluation à mi-parcours et finale; v) évaluation des répercussions des politiques sur 5 à 10 mesures chaque année.
  - Lacunes: de nombreux indicateurs n'ont ni valeur de référence ni valeur cible; besoin d'indicateurs plus complets pour mesurer efficacité, qualité et équité des interventions sociales.
  - Outils disponibles: enquête de mesure du niveau de vie menée en 2011 comme référence; importance de l'enquête de suivi prévue en 2014.

### Conclusions synthétiques et risques
- Appréciation générale: le PDES présente une analyse complète et un programme visant une "croissance accélérée et durable"; choix stratégique du gouvernement en faveur d'une croissance durable et inclusive salué.
- Exigences pour la mise en œuvre:
  - Veiller à ce que les interventions créent des opportunités pour les pauvres et remédient aux disparités de genre.
  - Mieux hiérarchiser les programmes envisagés et accroître les capacités d'absorption.
  - Préciser et prioriser les réformes institutionnelles et économiques pour garantir une utilisation efficace des ressources et la production des résultats attendus.
  - Traduire le PDES en cadres de dépenses à moyen terme et en budgets annuels.
- Principaux risques identifiés:
  - Groupe 1 (risques extérieurs): catastrophes naturelles (sécheresses, inondations), invasions acridiennes, maladies animales, environnement économique extérieur défavorable, troubles sociopolitiques et menaces à la sécurité.
  - Groupe 2 (risques internes à la mise en œuvre): manque d'engagement des parties prenantes, insuffisance de financement, manque de coordination et d'alignement des donateurs, carences dans l’exécution des programmes.
- Mesures prioritaires: adopter des mesures d'atténuation, renforcer les capacités du secteur public et les systèmes de gestion financière, et échelonner les réformes pour assurer la concordance entre capacités de mise en œuvre et lancement des programmes.

*Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2013/_cr13106f.pdf*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2013/_cr13106f.pdf_
