## _cr14298f

## Source details

**Canonical URL:** [_cr14298f](https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2014/_cr14298f.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2014/_cr14298f.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2014/_cr14298f.pdf.json)

---

### Épidémie d’Ébola : évolution, propagation et profil des cas
- Intensification depuis juillet 2014 après stabilisation en mai/juin; envolée des cas nouveaux surtout depuis fin juillet 2014.
- Noyau central : région frontalière du sud‑est de la Guinée, du nord‑est de la Sierra Leone et du nord‑est du Libéria; extension aux capitales et autres provinces.
- Estimation OMS : maîtrise possible en « 6 à 9 mois » sous réserve de mesures internationales fermes immédiates.
- Données au 11 septembre 2014 : 909 cas et 571 décès (comparé à 690 cas et 460 décès le 29 août 2014).
- Profil démographique : touche essentiellement les personnes en âge de travailler; femmes : 55 percent.

### Impacts sanitaires et socio‑économiques immédiats
- Services de santé surchargés, compromettant prévention et traitement.
- Pénuries alimentaires dans régions les plus touchées.
- Restrictions de déplacement perturbant le commerce transfrontalier et le mouvement des biens; importations maritimes susceptibles d’être touchées.
- Retrait d’investisseurs étrangers par crainte de l’infection et des incertitudes.
- Augmentation prévue de la pauvreté, affectant particulièrement les groupes vulnérables dépendant du secteur informel.
- Répartition régionale pertinente pour l’impact économique :
  - Partie septentrionale : 47 percent de la production agricole; 37 percent des exportations de bauxite et d’or; seulement 4 percent des cas.
  - Région des forêts (épicentre) : < 22 percent de la production agricole; pas de production minière.

### Indicateurs récents et pressions macroéconomiques (fin juillet / août 2014)
- Inflation (fin juillet) : 9,7 percent (en glissement annuel).
- Taux de change du marché : dépréciation de plus de 2 percent en août 2014.
- Réserves internationales : maintenues à un niveau satisfaisant mais sous pression.

### Impact sur la croissance 2014–2015 (projections)
- Croissance du PIB réel 2014 : projection révisée à 2,4 percent (contre 4,5 percent projetés au début de l’année).
- Hypothèse de maîtrise de l’épidémie au cours du premier trimestre de 2015 : croissance projetée en 2015 de 4,1 percent (0,2 point de pourcentage en‑dessous des projections lors de la 4ème revue de l’accord FEC).
- Inflation fin 2014 (projection) : 9,4 percent, soit 1 point de pourcentage au‑dessus de l’objectif du programme; reprise de la tendance à la baisse en 2015.
- Dégradation prévue du compte courant : détérioration de 1,2 percent du PIB due à la baisse des exportations agricoles, baisse de la production, et accroissement des importations alimentaires.
- Entrées de devises affectées : exportations d’or artisanal et envois des travailleurs expatriés projetés inférieurs; sorties de capitaux en hausse.
- Déficit de financement extérieur associé au maintien de l’objectif initial de réserves : 129 millions de dollars.

### Perspectives à moyen terme et risques principaux
- Perspectives moyennes jugées bonnes si maîtrise en Guinée au début de 2015 grâce à un effort international solide.
- Risques baissiers 2015 : deux élections (municipales et présidentielles) et troubles potentiels.
- Progrès attendus : démarrage du grand projet Simandou et travaux d’infrastructure dans la seconde moitié de 2015; plusieurs nouveaux projets miniers en préparation.

### Riposte nationale et coût du plan d’urgence
- État d’urgence sanitaire déclaré le 13 août 2014; contrôles renforcés dans circonscriptions les plus touchées.
- Coordination revue sous la présidence du Premier ministre; plan de riposte d’urgence renforcé.
- Coûts temporaires estimés du plan de riposte : 85 millions de dollars (1,3 percent du PIB).
- Ajustements macroéconomiques : retard du relâchement de la politique monétaire; assouplissement des objectifs budgétaires pour préserver le budget d’investissement public.
- Option si financement extérieur insuffisant : réduire les objectifs de réserves internationales et intervenir temporairement sur le marché des changes conformément à l’objectif révisé des réserves.

### Politique budgétaire : révisions et besoins de financement (extraits chiffrés)
- Impacts projetés comparés au budget révisé 2014 :
  - Recettes (baisse) : -522 milliards de GNF / -74.6 millions de dollars EU / -1.1 pourcentage du PIB
  - Recettes fiscales : -350 milliards de GNF / -50.0 millions de dollars EU / -0.7 pourcentage du PIB
  - Dons : -172 milliards de GNF / -24.6 millions de dollars EU / -0.4 pourcentage du PIB
  - Dépenses (hausse) : 359 milliards de GNF / 51.2 millions de dollars EU / 0.8 pourcentage du PIB
  - Dépenses liées à Ebola : 595 milliards de GNF / 85.0 millions de dollars EU / 1.3 pourcentage du PIB
  - Impact Total (hausse du déficit) : 881 milliards de GNF / 125.8 millions de dollars EU / 1.9 pourcentage du PIB
  - Ecart de financement : 902 milliards de GNF / 128.8 millions de dollars EU / 1.9 pourcentage du PIB
- Financement possible (détail) :
  - Banque mondiale : 175 milliards de GNF / 25.0 millions de dollars EU / 0.4 pourcentage du PIB
  - Banque Africaine de développement : 42 milliards de GNF / 6.0 millions de dollars EU / 0.1 pourcentage du PIB
  - FMI : 290 milliards de GNF / 41.4 millions de dollars EU / 0.6 pourcentage du PIB
  - Financement additionnel / Mesures d'ajustement : 395 milliards de GNF / 56.5 millions de dollars EU / 0.8 pourcentage du PIB
- Estimation du déficit de financement pour 2014 : 1,9 percent du PIB (129 millions de dollars).
- Sources envisagées précisées : Banque mondiale (25 millions de dollars), Banque africaine de développement (9,6 millions de dollars), décaissement FCR demandé (40,2 millions de dollars).

### Politique monétaire et de change — mesures et projections
- Décision de retarder le relâchement monétaire prévu (réduction du coefficient de réserves obligatoires) en raison des incertitudes et des pressions sur le taux de change.
- Orientation plus serrée de la liquidité bancaire pour réduire la fuite des capitaux et les besoins de financement extérieur.
- Mesure temporaire : accroître les ventes de devises lors des adjudications hebdomadaires pour soutenir la confiance dans la monnaie locale et contenir les pressions inflationnistes.
- Projection des réserves officielles brutes sans ajustement : de 3,7 mois d’importations (objectif) à 3,2 mois d’importations.

### Soutien du FMI demandé et modalités
- Montant demandé au titre de la FCR : 26,775 millions de DTS (25 percent de la quote‑part), soit environ 40,2 millions de dollars; demande de mise à disposition intégrale en soutien budgétaire.
- Justification : couvrir besoins budgétaires urgents et fournir devises supplémentaires pour éviter une baisse brutale des réserves.
- Cadre institutionnel : simultanéité d’un accord FCR et d’un accord FEC en place; choc exogène soudain nécessitant soutien sans ajustements majeurs de la politique économique.

### Capacité de remboursement envers le FMI — évaluation
- Encours total du crédit envers le FMI après décaissement de la FCR : 111 percent de la quote‑part (sur la trajectoire projetée).
- Remboursements au FMI : augmentent à moyen terme mais restent faibles par rapport aux exportations de biens et services et aux recettes budgétaires.
- Engagement des autorités : accord‑cadre en préparation entre gouvernement et BCRG pour assurer service des obligations envers le FMI.
- Analyse de viabilité de la dette : risque de surendettement inchangé; FCR peut mobiliser soutien additionnel des donateurs.

### Gouvernance, sauvegardes et mesures recommandées pour la BCRG
- Décaissement FCR implique actualisation de l’évaluation des sauvegardes (dernière évaluation avril 2012).
- Progrès depuis 2012 : vérification des données monétaires aux dates d’évaluation; publication des états financiers annuels audités; formalisation d’une politique et principes d’investissement; adoption d’une nouvelle loi renforçant l’autonomie.
- Mesures restantes : assurer meilleure surveillance des contrôles; améliorer pratiques de communication des informations financières.

### Ajustements programmatiques recommandés (FEC)
- Modifications proposées :
  - Réviser objectifs indicatifs fin septembre et critères de fin décembre 2014 pour prendre en compte l’aggravation du déficit budgétaire et les avoirs intérieurs nets de la BCRG.
  - Introduire un ajusteur permettant aux autorités de compenser une insuffisance du financement extérieur du plan de riposte par un financement intérieur supplémentaire et une baisse des réserves internationales nettes.
- Justification : permettre exécution du plan de riposte sans compromettre le programme d’investissement public.

### Besoins bruts en financement et financement disponible (sélection de chiffres)
- Besoins bruts en financement (lignes) : 1,515 ; 1,684 ; 1,342 ; 1,331 (déficit extérieur courant et autres composantes listées).
- Total financement disponible (années successives) : 1,714 ; 1,739 ; 1,409 ; 1,396.
- Composantes clés du financement disponible :
  - Investissements directs étrangers, net : 609 ; 1,164 ; 748 ; 762
  - Décaissements identifiés : 286 ; 443 ; 311 ; 507
  - Dons : 152 ; 194 ; 92 ; 355
  - Prêts (total) : 134 ; 248 ; 218 ; 152
- Financement résiduel : 0 ; 580 ; 129
- Décaissements FEC et FCR : 580 ; 41
  - Banque mondiale : 25
  - Banque africaine de développement : 6
- Financement additionnel/Mesures d'ajustement : 56

### Obligations envers le FMI (extrait du tableau des flux, en millions de DTS)
- Encours de crédit (total, existant + prospectif) (série) : 119.08 ; 155.80 ; 155.80 ; 153.97 ; 144.28 ; 131.43 ; 104.04 ; 72.99 ; 43.76 ; 21.88 ; 3.67 ; 0.00
- Pourcentage de la quote‑part (total) (série) : 111.19 ; 145.47 ; 145.47 ; 143.76 ; 134.71 ; 122.71 ; 97.14 ; 68.14 ; 40.86 ; 20.43 ; 3.43 ; 0.00
- Total paiements au FMI (série) : 0.00 ; 0.37 ; 0.39 ; 2.22 ; 10.06 ; 13.20 ; 27.68 ; 31.28 ; 29.37 ; 21.96 ; 18.23 ; 3.67
- Mémo — exportations de biens et services (millions de dollars) (série) : 1,468.1 ; 1,537.4 ; 1,567.8 ; 1,783.9 ; 1,831.9 ; 1,881.6 ; 3,606.3 ; 5,826.0 ; 7,838.9 ; 9,170.1 ; 10,464.5 ; 11,626.7

### Évaluation des risques et réactions proposées (sélection)
- Ralentissement de la croissance en Chine : probabilité faible; impact moyen; réaction : intensifier réformes structurelles et améliorer climat des affaires; permettre relâchement monétaire modéré.
- Ralentissement prolongé dans économies avancées et émergentes : probabilité élevée; impact élevé.
- Risques politiques régionaux (Moyen‑Orient, Europe de l’Est) : probabilité moyenne à élevée; impact moyen; réaction : maintenir discipline budgétaire; réorienter dépenses vers secteur social.
- Épidémie d’Ébola prolongée et non maîtrisée : probabilité faible à moyenne; impact élevé; réaction : politiques budgétaires et monétaires contra‑cycliques; maintenir la dégradation budgétaire dans les limites du financement disponible; intensifier réforme structurelle.
- Détérioration socio‑politique intérieure : probabilité faible à moyenne; impact élevé; réaction : recentrer réformes sur domaines moins sensibles; maintenir maîtrise budgétaire.

### Mesures et engagements institutionnels
- Transparence : autorités acceptent publication de tous documents soumis au conseil d’administration en relation avec cette demande.
- Signataires : Mohamed Diaré, Ministre d’État de l’économie et des finances; Lounceny Nabé, Gouverneur, BCRG.
- Engagements : consulter services du FMI avant mesures supplémentaires; BCRG déterminée à actualiser évaluation des sauvegardes et fournir accès aux rapports des auditeurs externes.

### Aides multilatérales et cadre de coopération
- Aides annoncées / contributions régionales (extraits) : Banque mondiale, Banque africaine de développement, Union africaine mentionnées comme contributeurs.
- Communiqué de presse N° 14/441 (26 Septembre 2014) : approbation par le Conseil d’administration du FMI d’une assistance financière d’urgence totale de 130 millions de dollars répartie immédiatement ainsi :
  - Guinée : 41 millions de dollars
  - Libéria : 49 millions de dollars
  - Sierra Leone : 40 millions de dollars
- Objectifs : couvrir besoins immédiats de la balance des paiements et du budget; projections préliminaires FMI pour 2014 : recul d’environ 1½ percent en Guinée; recul d’au moins 3 à 3½ percent au Libéria et en Sierra Leone; estimation provisoire des services du FMI : déficit de financement total pour les trois pays d’environ 300 millions de dollars si contagion arrêtée dès début de l’an prochain.

*Source : Extrait du chapitre « L’épidémie d’Ébola : sa propagation et son impact » et annexes du document _cr14298f (données fournies par les autorités guinéennes et estimations des services du FMI).*

### 1. L’épidémie d’Ébola : sa propagation et son impact ____________________________________________5

### 1. L’épidémie d’Ébola : sa propagation et son impact

### Évolution et propagation de l’épidémie
- L’épidémie s’est nettement intensifiée depuis juillet 2014 après une stabilisation en mai/juin, avec une envolée des cas nouveaux notamment depuis la fin de juillet.
- La maladie est apparue aussi au Sierra Leone et au Libéria; noyau central : région frontalière du sud-est de la Guinée, du nord-est de la Sierra Leone et du nord-est du Libéria, mais elle s’est étendue aux capitales et à d’autres provinces.
- Estimation de l’OMS : il faudra peut-être 6 à 9 mois pour maîtriser l’épidémie, sous réserve de mesures internationales fermes immédiates.
- Données au 11 septembre 2014 : 909 cas et 571 décès, comparés à 690 cas et 460 décès le 29 août 2014.
- Profil démographique des cas : la maladie touche essentiellement les personnes en âge de travailler et les femmes (55 %).

### Impacts sanitaires et socio-économiques immédiats
- Services de santé surchargés, compromettant prévention et traitement.
- Pénuries alimentaires dans les régions les plus touchées.
- Restrictions de déplacement perturbant le commerce transfrontalier et le mouvement des biens; importations maritimes susceptibles d’être touchées.
- Retrait d’investisseurs étrangers par crainte de l’infection et des incertitudes.
- Augmentation prévue de la pauvreté, touchant particulièrement les groupes vulnérables dépendant du secteur informel.
- Répartition régionale : la partie septentrionale du pays produit 47 % de la production agricole et 37 % des exportations de bauxite et d’or mais ne compte que 4 % des cas; la région des forêts (épicentre) représente moins de 22 % de la production agricole et n’a pas de production minière.

### Indicateurs récents (fin juillet / août 2014)
- Inflation (fin juillet) : 9,7 % (en glissement annuel).
- Taux de change du marché : dépréciation de plus de 2 % en août 2014 (attribuée à la baisse de l’offre de devises des exportateurs d’or artisanal et à une demande croissante).
- Réserves internationales : maintenues à un niveau satisfaisant mais sous pression.

### Impact sur la croissance et sur 2014–2015 (projections)
- Croissance du PIB réel 2014 : projection révisée à 2,4 % comparé aux 4,5 % projetés au début de l’année.
- Hypothèse de maîtrise de l’épidémie au cours du premier trimestre de 2015 : croissance projetée en 2015 de 4,1 % (0,2 point de pourcentage en-dessous des projections au moment de la 4ème revue de l’accord au titre de la FEC).
- Inflation fin 2014 (projection) : 9,4 %, soit 1 point de pourcentage au-dessus de l’objectif du programme; reprise de la tendance à la baisse en 2015.
- Dégradation prévue du compte courant : détérioration de 1,2 % du PIB due à la baisse des exportations agricoles, baisse de la production, et accroissement des importations alimentaires.
- Effets sur les entrées de devises : exportations d’or artisanal et envois des travailleurs expatriés projetés inférieurs; sorties de capitaux en hausse.
- Déficit de financement extérieur associé au maintien de l’objectif initial de réserves : 129 millions de dollars.

### Perspectives à moyen terme et risques
- Perspectives moyennes restent bonnes si un solide effort international permet de maîtriser l’épidémie en Guinée au début de 2015.
- Risques baissiers pour 2015 : deux élections (municipales et présidentielles) et troubles potentiels associés.
- Progrès positifs attendus : début des travaux du grand projet de minerai de fer de Simandou et de son infrastructure au cours de la seconde moitié de 2015; plusieurs nouveaux projets miniers en préparation pourraient avoir un impact.

### Riposte et coût du plan d’urgence
- État d’urgence sanitaire déclaré le 13 août 2014; contrôles renforcés sur les mouvements dans les circonscriptions les plus touchées.
- Coordination revue sous la présidence du Premier ministre; plan de riposte d’urgence nettement renforcé.
- Coûts temporaires estimés du plan de riposte : 85 millions de dollars (1,3 % du PIB).
- Ajustements macroéconomiques : retard du relâchement de la politique monétaire et assouplissement des objectifs budgétaires pour protéger le budget d’investissement public.
- Option en cas de financement extérieur insuffisant : réduire les objectifs de réserves internationales et intervenir temporairement sur le marché des changes conformément à l’objectif révisé des réserves.

### Politique budgétaire : révisions et besoins de financement (Tableau Texte 1)
- Impacts projetés comparés au budget révisé 2014 (sommaire) :
  - Recettes (- plus faibles) : -522 milliards de GNF / -74.6 millions de dollars EU / -1.1 pourcentage du PIB
  - Recettes fiscales : -350 milliards de GNF / -50.0 millions de dollars EU / -0.7 pourcentage du PIB
  - Dons : -172 milliards de GNF / -24.6 millions de dollars EU / -0.4 pourcentage du PIB
  - Dépenses (+ plus élevées) : 359 milliards de GNF / 51.2 millions de dollars EU / 0.8 pourcentage du PIB
  - dont : dépenses liées à Ebola : 595 milliards de GNF / 85.0 millions de dollars EU / 1.3 pourcentage du PIB
  - Impact Total (+ = déficit plus élevé) : 881 milliards de GNF / 125.8 millions de dollars EU / 1.9 pourcentage du PIB
  - Mise à jour des éléments en-dessous de la ligne 1/ : 2 milliards de GNF / 13.0 millions de dollars EU / 0.0 pourcentage du PIB
  - Ecart de financement : 902 milliards de GNF / 128.8 millions de dollars EU / 1.9 pourcentage du PIB
- Financement possible (détail) :
  - Banque mondiale : 175 milliards de GNF / 25.0 millions de dollars EU / 0.4 pourcentage du PIB
  - Banque Africaine de développement : 42 milliards de GNF / 6.0 millions de dollars EU / 0.1 pourcentage du PIB
  - FMI : 290 milliards de GNF / 41.4 millions de dollars EU / 0.6 pourcentage du PIB
  - Financement additionnel / Mesures d'ajustement : 395 milliards de GNF / 56.5 millions de dollars EU / 0.8 pourcentage du PIB
- Note 1/ : inclut révisions à l'amortissement du financement extérieur et éléments de remise de dette.
- Sources : autorités guinéennes et estimations du personnel du FMI.

### Bilan budgétaire et besoin de financement
- Estimation du déficit de financement pour 2014 : 1,9 % du PIB (129 millions de dollars).
- Sources envisagées : Banque mondiale (25 millions de dollars), Banque africaine de développement (9,6 millions de dollars), décaissement FCR demandé pour soutien budgétaire (40,2 millions de dollars); autres contributions de donateurs possibles, y compris de l’Union européenne.
- Si un déficit subsiste, les autorités demandent l’inclusion d’un ajusteur dans le programme appuyé par la FEC pour permettre un financement intérieur supplémentaire afin d’exécuter le plan de riposte d’urgence sans compromettre le programme d’investissement public.

### Politique monétaire et de change
- Décision de retarder le relâchement monétaire prévu (réduction du coefficient de réserves obligatoires) en raison des incertitudes et des pressions sur le taux de change.
- Maintien d’une orientation plus serrée de la liquidité bancaire pour réduire la fuite des capitaux et les besoins de financement extérieur.
- Mesure temporaire : accroître les ventes de devises lors des adjudications hebdomadaires pour soutenir la confiance dans la monnaie locale et contenir les pressions inflationnistes.
- Projection : en l’absence d’ajustement intérieur ou de financement extérieur, les réserves officielles brutes passeraient de 3,7 mois d’importations (objectif du programme) à 3,2 mois d’importations.

### Soutien du FMI demandé
- Les autorités sollicitent un décaissement au titre de la FCR équivalant à 25% de la quote-part : 26,775 millions de DTS, soit environ 40,2 millions de dollars.
- Demande spécifique : que ce financement soit mis à disposition dans sa totalité en tant que soutien budgétaire.
- Justification : le décaissement fournirait un soutien pour les besoins budgétaires urgents et des devises supplémentaires pour éviter une baisse brutale des réserves internationales.
- Cadre institutionnel : critères de simultanéité d’un accord au titre de la FCR et de la FEC en place; besoin de balance des paiements lié à un choc exogène soudain qui ne requiert pas d’ajustements majeurs de la politique économique.

*Source : Extrait du chapitre « L’épidémie d’Ébola : sa propagation et son impact » (Guinée), document fourni par les autorités guinéennes et estimations des services du FMI.*

### 13.      La capacité de la Guinée à rembourser ses obligations envers le FMI est adéquate

### 13. La capacité de la Guinée à rembourser ses obligations envers le FMI est adéquate

### Résumé de la capacité de remboursement
- Le montant total de l’encours du crédit envers le FMI, une fois la FCR décaissée, s’élèvera à 111 % de la quote-part.
- Les remboursements au FMI devraient augmenter à moyen terme d’après les projections, mais ils se situeraient encore à un faible niveau par rapport aux exportations de biens et de services et aux recettes budgétaires.
- La FCR sera utilisée dans sa totalité pour un soutien budgétaire.
- Les autorités préparent un accord-cadre entre le gouvernement de la Guinée et la banque centrale (BCRG) portant sur leurs rôles et responsabilités respectifs pour assurer le service des obligations financières envers le FMI.
- Malgré la vulnérabilité aux chocs exogènes, les ratios globaux du service de la dette extérieure aux exportations de biens et de services et aux recettes budgétaires restent peu élevés.
- La résolution des autorités à procéder à un rééquilibrage des finances publiques (Pièce jointe I) et à des réformes structurelles budgétaires indique que la Guinée aura la capacité de rembourser le FMI lorsque le service de la dette deviendra exigible.

### Analyse de viabilité de la dette et appui des donateurs
- L’analyse de viabilité de la dette jointe (Pièce jointe III) indique que le nouveau financement du FMI et le soutien additionnel des donateurs ne modifieraient pas l’appréciation du surendettement de la Guinée.
- La FCR pourrait contribuer à mobiliser un soutien additionnel des donateurs afin de combler totalement les déficits budgétaire et extérieur.

### Sauvegardes et gouvernance de la BCRG
- Conformément à la politique de sauvegardes du FMI, le décaissement au titre de la FCR entraîne la nécessité d’une actualisation de l’évaluation précédente, achevée en avril 2012.
- L’évaluation d’avril 2012 concluait que les risques de malversations et de communication d’informations erronées avaient quelque peu diminué depuis l’évaluation de 2007.
- Progrès réalisés par la BCRG depuis 2012 incluent :
  - vérification des données monétaires aux dates d’évaluation;
  - publication des états financiers annuels audités;
  - formalisation d’une politique et de principes d’investissement;
  - adoption d’une nouvelle loi sur la banque centrale renforçant son autonomie.
- Mesures restantes à prendre par la BCRG :
  - assurer une meilleure surveillance des contrôles;
  - améliorer les pratiques de communication des informations financières.

### Questions du programme FEC et ajustements proposés
- Les politiques macroéconomiques des autorités restent guidées par les objectifs du programme appuyé par la FEC.
- Les services proposent que :
  - les objectifs indicatifs du programme pour la fin de septembre et les critères de réalisation pour la fin de décembre 2014 soient modifiés pour tenir compte des projections relatives à l’aggravation du déficit budgétaire et aux avoirs intérieurs nets de la banque centrale (Tableau 5).
  - les modifications incluent l’introduction d’un ajusteur pour permettre aux autorités de compenser une insuffisance du financement extérieur du plan de riposte du gouvernement au virus Ebola à l’aide d’un financement intérieur supplémentaire et d’une baisse des réserves internationales nettes (Pièce jointe II, paragraphes 3 et 5).
- Remarque contextuelle : Le soutien demandé au FMI ne pourrait être fourni en tant qu'augmentation de l'accord actuel au titre de la FEC comme dans le cas du Libéria et de la Sierra Leone, puisque la 5ème revue associée à la date de disponibilité la plus récente (15 août 2014) n'est pas encore achevée.

### Évaluation des services du FMI et recommandations de politique
- Impact de l’épidémie d’Ebola :
  - l’épidémie a un impact significatif sur l’économie de la Guinée;
  - la croissance économique et les recettes de l’État sont inférieures aux objectifs du programme;
  - le taux de change fait l’objet de pressions;
  - la croissance par habitant devrait être négative pour la troisième année consécutive;
  - l’épidémie met à dure épreuve les faibles capacités techniques et les institutions.
- Appréciation du programme :
  - Les résultats dans le cadre du programme appuyé par la FEC ont été satisfaisants en dépit d’un contexte difficile.
  - Les services saluent l’engagement continu des autorités vis‑à‑vis des objectifs du programme.
  - Ils appuient une aggravation temporaire du déficit budgétaire de 2014 pour faire face à l’impact de l’épidémie, y compris aux coûts du plan de riposte d’urgence en cours de préparation.
  - Ils recommandent que les autorités poursuivent un dialogue étroit avec leurs partenaires extérieurs afin d’assurer le financement complet du plan de riposte.
- Politique monétaire et marchés des changes :
  - Compte tenu des indications que les sorties de capitaux augmentent, il est justifié de retarder un nouveau relâchement de la politique monétaire.
  - Les services appuient une intervention accrue de la banque centrale dans les adjudications de devises, eu égard à la nature temporaire du choc.

*Source: _cr14298f - 13.      La capacité de la Guinée à rembourser ses obligations envers le FMI est adéquate*

### 20.      Les services sont favorables à la demande des autorités d’un décaissement au titre de

### _cr14298f - 20.      Les services sont favorables à la demande des autorités d’un décaissement au titre de

### Appui des services à la demande de décaissement
- Les services sont favorables à la demande des autorités d’un décaissement au titre de la Facilité de crédit rapide pour un montant de 26,775 millions de DTS (25 % de la quote-part).
- Motif : prise en compte des importants besoins de financement pour le plan de riposte, considéré comme crucial pour maîtriser l’épidémie.

### Modalité recommandée du décaissement
- Les services appuient que le décaissement soit réalisé directement sous la forme d’un soutien budgétaire.

### Modifications du cadre du programme soutenues
- Les services appuient la demande des autorités de modifications des objectifs indicatifs de la fin de septembre et des critères de réalisation de la fin de décembre 2014 dans le cadre de l’accord au titre de la FEC.
- Ces modifications incluent des révisions aux ajusteurs du programme.

*Sources : extrait du document _cr14298f (section 20).*

### 1. Besoins bruts en financement1,7141,7971,4371,525

### 1. Besoins bruts en financement1,7141,7971,4371,525

### Besoins bruts en financement (ligne par ligne)
- Déficit extérieur courant: 1,515; 1,684; 1,342; 1,331
- Solde du compte de capital 1/: -41; -12; -12; -15
- Amortissement de la dette: 217; 334; 970
- Variation des arriérés, net 2/: 250; 139; -412; 5
- Accumulation de réserves brutes: -2; 11; -47; 6; 113
- Remboursements du FMI 2/: -160; 0; 0; 0

### Financement disponible (totaux)
- Total financement disponible: 1,714; 1,739; 1,409; 1,396

### Composantes du financement disponible (sélection)
- Investissements directs étrangers, net 3/: 609; 1,164; 748; 762
- Décaissements identifiés: 286; 443; 311; 507
- Dons: 152; 194; 92; 355
- Prêts (total): 134; 248; 218; 152
  - Projet: 62; 209; 183; 113
  - Programme: 72; 39; 35; 39
- Autres flux: 47; 103; 500; 0
- Allégement de la dette 2/: 348; 133; 112; 7
- Allégement dette PPTE point d'achèvement 2/: 1,902
- Annulation dette PPTE point d'achèvement 2/: -1,902

Notes numériques et définitions:
- 1/ Exclut les transferts publics.
- 3/ Inclut les flux financiers privés à court terme.
- 2/ Pour 2012, allégement de la dette du Club de Paris pour les arriérés et les échéances de la fin de 2011 qui sont exigibles et convenus dans le cadre de l'accord d'avril 2012 du Club de Paris. On suppose que l'allégement PPTE/IADM est effectif en octobre 2012. En 2014, projections d'allégement de la dette sur l'encours de la dette (dont la totalité est en arriérés) envers les créanciers officiels hors club de Paris et les créanciers commerciaux.

### Financement résiduel
- Financement résiduel: 0; 580; 129
- Décaissements FEC et FCR: 580; 41
  - Banque mondiale: 25
  - Banque africaine de développement: 6
- Financement additionnel/Mesures d'ajustement: 56

Sources: Autorités guinéennes et estimations et projections des services du FMI.

---

### Tableau 7 — Obligations envers le FMI sur la base du crédit existant (millions de DTS, au 31 juillet 2014)
- Encours de crédit (crédit existant): 73.94; 73.94; 73.94; 72.11; 62.42; 49.57; 34.88; 20.20; 7.34; 1.84; 0.00; 0.00
- Pourcentage de la quote-part (crédit existant): 69.04; 69.04; 69.04; 67.33; 58.29; 46.29; 32.57; 18.86; 6.86; 1.71; 0.00; 0.00
- Remboursement du principal (crédit existant): 0.00; 0.00; 0.00; 1.84; 9.68; 12.85; 14.69; 14.69; 12.85; 5.51; 1.84; 0.00
- Commissions et intérêts (crédit existant): 0.00; 0.19; 0.19; 0.18; 0.17; 0.14; 0.11; 0.07; 0.03; 0.01; 0.00; 0.00

### Obligations envers le FMI pour les tirages prospectifs au titre de la FEC et de la nouvelle FCR 1/
- Encours de crédit (prospectif): 45.14; 81.86; 81.86; 81.86; 81.86; 81.86; 69.16; 52.79; 36.42; 20.04; 3.67; 0.00
- Pourcentage de la quote-part (prospectif): 42.15; 76.43; 76.43; 76.43; 76.42; 76.42; 64.57; 49.28; 34.00; 18.72; 3.43; 0.00
- Remboursement du principal (prospectif): 0.00; 0.00; 0.00; 0.00; 0.00; 0.00; 12.70; 16.37; 16.37; 16.37; 16.37; 3.67
- Commissions et intérêts (prospectif): 0.00; 0.19; 0.20; 0.20; 0.20; 0.20; 0.19; 0.15; 0.11; 0.07; 0.03; 0.00

### Total obligations (existant + prospectif)
- Encours de crédit (total): 119.08; 155.80; 155.80; 153.97; 144.28; 131.43; 104.04; 72.99; 43.76; 21.88; 3.67; 0.00
- Pourcentage de la quote-part (total): 111.19; 145.47; 145.47; 143.76; 134.71; 122.71; 97.14; 68.14; 40.86; 20.43; 3.43; 0.00
- Pourcentage des réserves extérieures brutes disponibles: 24.97; 26.13; 27.69; 27.60; 24.30; 18.25; 12.67; 7.18; 4.05; 1.91; 0.29; 0.00
- Remboursement du principal (total): 0.00; 0.00; 0.00; 1.84; 9.68; 12.85; 27.39; 31.06; 29.22; 21.88; 18.21; 3.67
- Commissions et intérêts (total): 0.00; 0.37; 0.39; 0.39; 0.37; 0.35; 0.29; 0.22; 0.14; 0.08; 0.03; 0.00
- Total paiements au FMI: 0.00; 0.37; 0.39; 2.22; 10.06; 13.20; 27.68; 31.28; 29.37; 21.96; 18.23; 3.67
- Pourcentage des exportations de biens et de services: 0.00; 0.04; 0.04; 0.19; 0.83; 1.06; 1.15; 0.81; 0.56; 0.36; 0.26; 0.05
- Pourcentage du service de la dette publique extérieure: 0.00; 0.63; 0.66; 3.66; 13.91; 17.45; 37.02; 62.00; 61.47; 47.51; 42.44; 8.47

Mémo — décaissements et exportations:
- Décaissements: 63.5; 36.7
- Exportations de biens et de services, millions de dollars: 1,468.1; 1,537.4; 1,567.8; 1,783.9; 1,831.9; 1,881.6; 3,606.3; 5,826.0; 7,838.9; 9,170.1; 10,464.5; 11,626.7

Note:
- 1/ Incluent le décaissement de 25 % de la quote-part au titre de la FCR proposée en 2014.

---

### Tableau 8 — Matrice d’évaluation des risques (sélection)
- Risque: Ralentissement de la croissance en Chine
  - Probabilité relative: Faible
  - Impact en cas de concrétisation: Moyen
  - Effet attendu: Retard probable des investissements dans les importants nouveaux projets miniers (minerai de fer), abaissant la croissance à moyen terme et les recettes publiques.
  - Réaction proposée: Intensifier les réformes structurelles et les efforts pour améliorer le climat des affaires; permettre un relâchement monétaire modéré.

- Risque: Période prolongée de ralentissement de la croissance dans les économies avancées et émergentes
  - Probabilité relative: Élevée (économies avancées); Élevée (ailleurs)
  - Impact: (non chiffré) — implication élevée pour la Guinée.

- Risque: Risques politiques régionaux au Moyen-Orient et en Europe de l'Est
  - Probabilité relative: Moyenne à élevée
  - Impact: Moyen
  - Effet attendu: Augmentation des prix du pétrole, risque pour la situation budgétaire via demandes d’augmentation des subventions aux combustibles et retards dans le mécanisme d’ajustement automatique des prix des combustibles.
  - Réaction proposée: Maintenir la discipline budgétaire; réorienter les dépenses prioritaires vers le secteur social.

- Risque: Épidémie prolongée et non maîtrisée du virus Ebola
  - Probabilité relative: Faible à moyenne
  - Impact: Élevé
  - Effet attendu: Détérioration de l’humeur des investisseurs et de la confiance des consommateurs; retards des investissements miniers de grande échelle; impact négatif sur la croissance à moyen terme.
  - Réaction proposée: Déployer des politiques budgétaires et monétaires contra-cycliques; maintenir la dégradation budgétaire dans les limites du financement disponible; intensifier la réforme structurelle.

- Risque: Détérioration de la situation socio-politique intérieure et de la sécurité
  - Probabilité relative: Faible à moyenne
  - Impact: Élevé
  - Effet attendu: Impact négatif sur l’investissement et la croissance; risque d’augmentation de la pauvreté; retard du développement des ressources naturelles; ralentissement du programme et des réformes.
  - Réaction proposée: Recentrer les réformes sur des domaines moins sensibles; s’efforcer de maintenir la maîtrise budgétaire.

---

### Lettre d’intention — points clés et projections budgétaires (extraits)
- Demande d’appui: soutien financier additionnel de 26,775 millions de DTS dans le cadre de la Facilité de Crédit Rapide (FCR); demande de mise à disposition immédiate du montant total après approbation.
- Effet de l’épidémie Ebola sur la croissance et l’inflation:
  - Croissance du PIB estimée plus faible de 1½ point de pourcentage comparée aux estimations d’il y a quelques mois.
  - Prévision d’inflation pour 2014 revue à la hausse d’environ 1 point de pourcentage.
  - Écart de financement externe estimé d’environ 129 millions de dollars US.
- Coût estimé du plan de réponse d’urgence: 85 millions de dollars US (1,3 pour cent du PIB) en 2014.
  - Dépenses engagées dans la première moitié de l’année: 8,5 millions de dollars US, dont contribution gouvernementale de 1,4 million de dollars US.
  - Contributions promises de donateurs régionaux: Banque mondiale (200 millions de dollars US), Banque africaine de développement (60 millions de dollars US), Union africaine (25 millions de dollars US) — mentionnées comme soutien régional partagé entre Guinée, Sierra Leone et Liberia.
- Impacts budgétaires et ajustements (Tableau Texte 1, 2014):
  - Recettes (- = baisse): -522 milliards de GNF; -74.6 millions de dollars EU; -1.1 pourcentage du PIB
    - Recettes fiscales: -350; -50.0; -0.7
    - Dons: -172; -24.6; -0.4
  - Dépenses (+ = hausse): 359 milliards de GNF; 51.2 millions de dollars EU; 0.8 pourcentage du PIB
    - Dépenses courantes: 753; 107.5; 1.6
    - Biens et services: 66; 9.4; 0.1
    - Transferts et subventions: 98; 14.1; 0.2
    - Liées à l'épidémie de fièvre Ébola: 595; 85.0; 1.3
    - Dépenses en capital: -394; -56.3; -0.8 (financées sur ressources intérieures)
    - Dont : mesures visant à compenser la baisse des recettes et la hausse des dépenses résultant d'autres facteurs que l'épidémie d'Ébola: -222; -31.7; -0.5
  - Impact total (+ = hausse du déficit): 881; 125.8; 1.9
  - Pour mémoire: Contribution du FMI 1/: 287; 41; 0.6
    - 1/ Financement supplémentaire.

- Situation budgétaire et monétaire:
  - Déficit du solde de base du budget 2014 estimé à 5,5 pour cent du PIB comparé à l’objectif du programme de 4,0 pour cent du PIB.
  - BCRG (Banque Centrale de la République de Guinée) a l’intention de maintenir une politique monétaire plus restrictive qu’envisagé dans la FEC; envisagera d’augmenter temporairement les ventes de devises sur le marché aux enchères hebdomadaire pour renforcer la confiance dans le franc Guinéen et contenir les pressions inflationnistes.
  - Le gouvernement sollicitera des modifications des critères de performance et des indicateurs de performance pour fin décembre 2014 dans le cadre de la FEC, incluant des ajusteurs pour permettre le recours au financement domestique pour le plan de réponse d’urgence si les contributions extérieures sont plus faibles que prévu.

- Capacité à rembourser le FMI:
  - Décaissement dans le cadre de la FCR augmentera le service de la dette envers le FMI sur le moyen terme, mais selon le document les ratios de remboursement de la dette aux recettes fiscales et aux exportations demeurent gérables, atteignant leur pic de 1,5 pour cent en 2020 et 1,1 pour cent en 2020, respectivement.
  - Engagement à servir dans les délais les obligations financières envers le FMI; indicateurs de détresse de la dette ne devraient pas changer de façon significative en raison des financements additionnels pour la crise VME.

- Engagements institutionnels:
  - Le gouvernement consultera les services du FMI avant d’adopter des mesures supplémentaires; la BCRG déterminée à faire effectuer par le FMI une mise à jour de l’évaluation des sauvegardes; fourniture d’accès aux rapports des auditeurs externes et autorisation pour les auditeurs externes à tenir des discussions avec les services du FMI.

*Sources: Autorités guinéennes et estimations et projections des services du FMI.*

### 15. En accord avec notre engagement de transparence dans les opérations gouvernementales,

### 15. En accord avec notre engagement de transparence dans les opérations gouvernementales

### Transparence et documents soumis
- Les autorités acceptent la publication de tous documents soumis au conseil d’administration en relation avec cette demande.
- Signataires :
  - Mohamed Diaré, Ministre d’État de l’économie et des finances, République de Guinée
  - Lounceny Nabé, Gouverneur, Banque centrale de la République de Guinée
- Pièces jointes listées : Mémorandum de politiques économiques et financières; Protocole d’accord technique

### Critères quantitatifs de réalisation et objectifs indicatifs (FEC 2013–14) — extraits clés (Tableau 1)
- Solde de base (plancher) : -1,486 ; -1,355 ; -1,188 Observé ; -354 ; -429 ; -2 Observé ; -635 ; -109 Observé ; -1,399 ; -1,570 ; -1,915 ; -2,628
- Avoirs intérieurs nets de la Banque centrale (plafond) : 4,540 ; 4,757 ; 3,815 Observé ; 4,785 ; 4782 ; 4,372 Observé ; 5,018 ; 4,171 Observé ; 4,789 ; 4,789 ; 5,028 ; 5,318
- Crédit intérieur du gouvernement auprès des banques (plafond) : 1,221 ; 1,438 ; 1,165 Observé ; 639 ; 636 ; 209 Observé ; 879 ; 43 Observé ; 1,077 ; 1,077 ; 1,162 ; 1,452
- Réserves internationales nettes de la Banque centrale (plancher); millions de $EU : 427 ; 352 ; 567 Observé ; 481 ; 481 ; 542 Observé ; 459 ; 552 Observé ; 513 ; 513 ; 516 ; 516
- Nouvelles dettes extérieures non-concessionnelles à moyen ou long terme contractés ou garantis par le gouvernement ou la Banque centrale (plafond); millions de $EU : 363 ... 363 Observé ; 0 ; 0 ; 0 Observé ; 0 ; 0 Observé ; 80 ; 80 ; 80 ; 80
- Stock d'encours de la dette extérieure de court terme contractée ou garantie par le gouvernement ou la Banque centrale (plafond); million de $EU : 0 ; 0 ; 0 Observé ; 0 ; 0 ; 0 Observé ; 0 ; 0 Observé
- Nouveaux arriérés extérieurs (plafond) : 0 ; 0 ; 0 Observé ; 0 ; 0 ; 0 Observé ; 0 ; 0 Observé
- Objectifs indicatifs — Dépenses dans les secteurs prioritaires (plancher) : 5 4,200 ... 3,321 Non obs. ; 1,060 ... 743 Non obs. ; 2,167 ... ... 2,633 ; 2,633 ; 4,706 ; 4,706
- Pour mémoire — Base monétaire (plafond) : 6,770 ... 6,978 ... 7,360 ... 7,413 ... ... 7,441 ; 7,183 ... 7,306 ; 7,306 ; 7,855 ; 7,830
- Sources : Autorités Guinéennes et projections du FMI. Les définitions et les ajusteurs sont inclus dans le protocole d'accord technique (PAT).

Notes techniques associées aux plafonds et définitions :
- Calcul des RIN sur base des taux de change du programme.
- Dette extérieure contractée ou garantie autre qu'avec un élément don équivalent à 35% ou plus; calculée sur base du taux de réescompte des intérêts commerciaux de l'OCDE, excluant les emprunts auprès du FMI.
- Critère de réalisation continu pour certains indicateurs.
- Secteurs prioritaires : éducation, santé, agriculture, énergie, justice, affaires sociales, travaux publics.
- En 2013 le plafond lié aux prêts contractés avec EXIMBANK de Chine (334.65 million de dollars EU), la BIDC (10.53 millions de dollars EU), et le Fonds de l'OPEP (17 millions de dollars EU) — lié au projet de ligne de transmission Kaleta hydroeelctric barrage-Conakry.

### Actions préalables pour l’achèvement de la 4ème revue et repères structurels révisés (Tableau 2) — extraits et avancement
- Actions préalables mises en œuvre :
  - Adoption par le Conseil d’administration de la Banque centrale de la politique d’investissement pour les réserves internationales conformément aux recommandations du FMI et aux normes internationales — Date : 25 juin 2014 — État : Mis en œuvre — Motivation : Minimiser le risque de perte et assurer la liquidité des réserves de la Banque centrale.
  - Approbation par le gouvernement d’un projet de loi révisant le code d’investissement — Date : Avant le 25 juillet 2014 — État : Mis en œuvre — Motivation : Réduire les dépenses fiscales et améliorer le climat pour le secteur privé.
  - Adoption par le gouvernement des textes d’application concernant notamment (i) l’ARMP; (ii) l’ACGP; (iii) la DNMP et les seuils pour attribuer les marchés — Date : Avant le 25 juillet 2014 — État : Mis en œuvre — Motivation : Rendre le cadre de passation des marchés conforme aux normes internationales.
  - Instructions conjointes au profit de l’EDG pour gérer ses opérations sans soutien financier de l’État au-delà du montant inclus dans le budget révisé — Date : Avant le 25 juillet 2014 — État : Mis en œuvre — Motivation : Réduire les risques budgétaires.
- Repères structurels en cours ou programmés (fin septembre 2014 / fin décembre 2014) :
  - Projet de loi sur les entités publiques conforme à la LORF et au RGGBCP — Fin septembre 2014 — Statut : Un projet de loi a été examiné par le comité et soumis au gouvernement le 21 août 2014 — Motivation : Limiter les risques pour le budget et renforcer le contrôle central de la dette publique extérieure.
  - Transférer les comptes des entités publiques autonomes et administrations locales au compte principal du Trésor à la BCRG — Fin septembre 2014 — Statut : Discussions commencées — Motivation : Assurer l’intégrité du budget et améliorer la gestion de trésorerie.
  - Recommandation sur le rôle de la SOGUIPAMI — Fin septembre 2014 — Statut : Rapport final approuvé par le comité de surveillance — Motivation : Maintenir les avoirs de l’État dans le secteur minier sous contrôle de l’État.
  - Nouvelle nomenclature budgétaire, y compris classification fonctionnelle — Fin septembre 2014 — Statut : Projet mis au point avec assistance technique du FMI et examiné en deux ateliers de validation — Motivation : Améliorer le suivi des efforts de réduction de la pauvreté.
  - Production des comptes de gestion et comptes administratifs de l’État pour 2011–12 — Fin décembre 2014 — Statut : Une grande partie des comptes déposés et en cours d’examen avant envoi à la Chambre des comptes — Motivation : Améliorer gestion et transparence des finances publiques.
  - Plan de réforme de la fonction publique fondé sur enquête biométrique et HCREMA — Fin décembre 2014 — Statut : Travaux en cours avec assistance d’un cabinet recruté avec soutien de la Banque mondiale — Motivation : Maîtriser la masse salariale et améliorer productivité.
  - Recruter un partenaire de gestion pour l’EDG avec assistance Banque mondiale et SFI — Fin décembre 2014 — Statut : Appel d’offres lancé à la mi-août — Motivation : Améliorer approvisionnement énergétique et réduire risques budgétaires.
  - Approuver calendrier pour apurer arriérés de paiements intérieurs (distinction 2011-13 vs 2005–10) — Fin décembre 2014 — Statut : Appel d’offres lancé par l’AFD le 30 avril 2014; trois offres reçues et ouvertes le 1er juillet; examen en cours — Motivation : Appuyer croissance du secteur privé et rehausser crédibilité de l’État.

### Supplément au Protocole d’accord technique (Pièce jointe II) — ajustements et méthodologie (19 septembre 2014)
- Objet : Actualisation des dispositions du PAT (18 juillet 2014) concernant (i) projections de référence de l’assistance extérieure et (ii) méthodologie de calcul des critères de réalisation et des objectifs indicatifs ajustés.
- Modifications : Critères quantitatifs et objectifs indicatifs modifiés comme spécifié dans le Tableau 1 joint à la Lettre d’intention des autorités en date du 19 septembre 2014.
- Composantes retenues pour les calculs : (1) assistance extérieure ; (2) recettes exceptionnelles du secteur minier ; (3) variation nette des arriérés du programme ; (4) variation nette des instances.
- Tableaux d’assistance extérieure, arriérés du programme, recettes minières exceptionnelles et instances, 2013–15 (Milliards de francs guinéens, cumulé depuis le début de l'année fiscale) — extraits :
  - Aide extérieure nette : 365 -127 689 32 -140 -794 364 425 1,210 230
  - Aide extérieure nette, Ebola exclu : 365 -127 689 32 -140 -794 364 425 615 230
  - Aide budgétaire : 626 174 1,051 419 004 463 695 949 935 90
  - Dons : 768 177 003 093 695 947 205 90
  - Prêts : 283 242 001 370 027 30
  - Service de la dette extérieure : -242 -280 -314 -413 -140 -16 -352 -27 -195 -389 -361
  - Intérêt : -56 -57 -76 -72 -3728 -54 1859 410 4153
  - Principal : -186 -223 -238 -341 -103 -43 -298 -212 -289 -492 -513
  - Variations nettes des arriérés hors programme et allégement de la dette : -19 -21 -482 6080 222 61 10
  - Variations nettes d'arriérés hors programme : -340 -21 -1,011 26 -2188 -72022 -31 -878 -214
  - Allégement de la dette : 321 096 302 180 7200 578 89214
  - Aide extérieure pour le plan de riposte à Ebola 1/ : ........................... 595...
  - Arriérés programme : 000000000
  - Recettes minières exceptionnelles attendues : 000000000 435 1,750
  - Variation des dépenses en cours : -18542 -244 -178 -101 -104 -720550
- Ajustements automatiques prévus (si différences entre réalisations et projections) :
  - Si l’assistance extérieure nette dépasse les prévisions : le plancher pour le solde budgétaire de base sera ajusté à la baisse d’un montant équivalant au surplus; RIN et plafonds AEN/BCRG et financement bancaire de l’État ne seront pas ajustés.
  - Si l’assistance extérieure nette est inférieure aux prévisions : le plancher pour les RIN sera ajusté à la baisse de 80% de l’écart; les plafonds AEN de la BCRG et le financement bancaire de l’État seront ajustés à la hausse de 80% de l’écart; le plancher pour le solde budgétaire de base sera ajusté à la hausse de 20% de l’écart (exigeant un ajustement budgétaire équivalant à 20% de l’écart).
- Les autres ajustements (variation nette des arriérés du «programme», recettes minières exceptionnelles, variation nette des instances) restent tels que spécifiés dans le PAT du 18 juillet 2014.
- Tout excédent ou insuffisance sera calculé à l'aide du taux de change du programme.

### Actualisation de l’analyse de viabilité de la dette des pays à faible revenu (Pièce jointe III) — conclusions et hypothèses
- Conclusion principale : Le risque de surendettement de la Guinée reste modéré.
- Principaux points :
  - L’AVD actualise l’AVD conjointe FMI-Banque mondiale pour la seconde revue de l’accord FEC (Rapport pays No. 13/192) et utilise un taux d’escompte unifié de 5% (auparavant 3%).
  - La notation « modérée » reflète la vulnérabilité de la Guinée à des chocs négatifs sur la croissance, les exportations, les flux d’IDE, les résultats budgétaires et les retards dans le démarrage de projets miniers.
  - Recommandations de politique : mettre en œuvre une politique prudente de la dette, s’appuyer principalement sur des prêts concessionnels et des dons, éviter accumulation excessive de la dette extérieure — particulièrement à court terme — en attendant la concrétisation de la croissance liée au secteur minier.
  - Poursuivre les efforts pour maintenir la stabilité macroéconomique, améliorer capacité de mise en œuvre des projets, améliorer climat des affaires, mettre en place une solide gouvernance dans le secteur minier et renforcer la gestion de la dette.
  - Réformes structurelles recommandées : éliminer les goulets d’étranglement, améliorer la productivité, appuyer la diversification économique afin de minimiser le risque de « syndrome hollandais » lié à une expansion minière significative.
- Données historiques et situation end-2013 :
  - Point d’achèvement PPTE atteint fin 2012 — dette publique extérieure : 1,3 milliard de dollars (23% du PIB).
  - Fin 2013 — dette publique extérieure : 1,6 milliard de dollars (25,3% du PIB).
  - Encours d’arriérés de dette extérieure : 186 millions de dollars (11% du total de la dette), exigible pratiquement en totalité par créanciers bilatéraux officiels hors Club de Paris.
  - Augmentation 2013 principalement due aux décaissements pour la construction du barrage hydroélectrique de Kaleta.
  - L’AVD inclut un apurement progressif des arriérés par annulation partielle et rééchelonnement, différent des hypothèses de la dernière AVD en raison des progrès réalisés.
- Changements dans les hypothèses macroéconomiques de référence :
  - Nouvelles estimations intégrant un modèle des flux financiers pour les projets miniers majeurs (Simandou et expansion de capacité d’une mine de bauxite) couvrant IDE, recettes fiscales minières, importations et exportations minières.
  - Retard du démarrage de Simandou et de l’infrastructure associée repousse le début des IDE, importations, production et exportations : production et exportations désormais projetées débuter à la fin de 2019 et en 2020 (au lieu de 2017 dans la dernière AVD).
  - Volume projeté des exportations de minerai de fer légèrement plus élevé que précédemment.
  - Expansion de la mine de bauxite incluse : augmentation en deux étapes des exportations de bauxite en 2017 et 2022.
  - L’AVD intègre aussi les conséquences économiques de l’épidémie d’Ebola : durée estimée à six à neuf mois selon l’OMS si fortes mesures internationales immédiates; impact attendu : baisse temporaire de la croissance du PIB et aggravation du déficit budgétaire primaire de base en 2014-15.
  - Croissance à moyen et long terme projetée supérieure à celle de la dernière AVD, grâce à la production accrue de Simandou, au projet d’expansion de bauxite, à l’augmentation de la fourniture d’électricité et à l’impact des réformes structurelles.

*Document fourni par les autorités guinéennes et les services du FMI contenues dans le chapitre/annexes du rapport de revue FEC (2014).*

### 4.      Des changements sont aussi intervenus dans un certain nombre d’hypothèses de

### 4.      Des changements sont aussi intervenus dans un certain nombre d’hypothèses de référence concernant la dette

### Nouveaux prêts et hypothèses retenues
- Inclusion d’un nouveau prêt non concessionnel projeté, non encore signé, destiné à la rénovation et à l’élargissement de la ligne de transport d’électricité entre le barrage hydroélectrique de Kaleta et Conakry.
- Caractéristiques du prêt projeté :
  - Prêt à long terme.
  - Élément de don légèrement inférieur à 30 percent.
  - Montant équivalent à environ 80 millions de dollars (4,8 percent de l’encours de la dette extérieure de la fin de 2013 et 1,2 percent du PIB projeté de 2014).
- Le prêt important de China Eximbank pour la construction du barrage de Kaleta (335 millions de dollars), signé au début de 2013, est inclus dans l’AVD sur les PFR.
- L’AVD sur les PFR inclut également le décaissement au titre de la Facilité rapide de crédit demandée par les autorités guinéennes.
- Le plan de riposte d’urgence du gouvernement à l’épidémie d’Ebola n’est pas encore totalement financé ; les autorités recherchent une assistance supplémentaire des donateurs sous forme de dons, et l’AVD actuelle inclut le financement recherché sous forme de dons.

### Calendriers de décaissements (comparaison entre la dernière AVD et l’AVD actuelle)
- Échéancier de la dernière AVD sur les PFR :
  - 160 millions de dollars en 2013
  - 102 millions de dollars en 2014
  - 23 millions de dollars en 2015
  - 48 millions de dollars en 2016
- Échéancier dans l’AVD actuelle sur les PFR :
  - 178 millions en 2013
  - 98 millions en 2014
  - 12 millions en 2015
  - 48 millions en 2016

### Impacts sur la dynamique de la dette et les indicateurs
- Par rapport à la dernière AVD sur les PFR :
  - Le taux d’accumulation de la dette dans les dernières années de la période de projection est légèrement plus élevé, en raison d’un solde budgétaire primaire inférieur à celui de la dernière AVD.
  - Cela reflète un ratio des dépenses courantes au PIB plus stable, résultant d’une période prolongée d’ajustement progressif à la baisse pour éviter une compression trop marquée des dépenses courantes tout en maintenant l’effort d’investissement.
  - La combinaison nette d’un taux d’escompte plus élevé, d’une augmentation des emprunts extérieurs et d’un niveau de PIB nominal légèrement supérieur conduit à des indicateurs d’endettement légèrement plus élevés en termes de PIB dans les dernières années de la période de projection.
  - En revanche, la VA de la dette extérieure est nettement inférieure à court terme en raison du taux d’escompte plus élevé et de l’encours de la dette extérieure initiale légèrement inférieur.

### Résultats généraux de l’AVD extérieure sur les PFR et vulnérabilités
- Résultats de référence :
  - La dynamique de la dette de la Guinée est jugée soutenable.
  - D’après la référence, tous les indicateurs de la dette restent inférieurs aux seuils qui dépendent de la politique.
- Tests de résistance et scénarios :
  - Les tests de résistance et les différents scénarios indiquent que les seuils ont parfois été dépassés, signalant la vulnérabilité de la Guinée à des chocs négatifs sur la croissance, les exportations, les flux d’investissements directs étrangers et les résultats budgétaires.
- Dette intérieure :
  - L’inclusion de la dette intérieure ne modifie pas de manière significative les conclusions de l’AVD extérieure des PFR, car on ne suppose aucun recours majeur au marché financier intérieur compte tenu de son manque de développement et de sa profondeur limitée.
- Recapitalisation de la banque centrale :
  - S’agissant de la recapitalisation prévue de la banque centrale par l’État, suite à une première injection, les nouveaux plans de recapitalisation ont été ajournés en attendant une évaluation du besoin en capital de la banque centrale.

*Source : Extrait de l’AVD extérieure sur les PFR (texte fourni).*

### 6.      Les autorités sont globalement d’accord avec les hypothèses et les conclusions de cette

### 6.      Les autorités sont globalement d’accord avec les hypothèses et les conclusions de cette

### Principales constatations sur la dette publique extérieure (fin 2013)
- Encours actuel de la dette publique extérieure à la fin de 2013 : 1,577 milliard (au lieu de 1,637 milliard).
- Composition de l’encours (Dollars, millions ; pourcentage du total ; pourcentage du PIB) :
  - Total : 1,577.3 ; 100.0 ; 25.3
  - Créanciers multilatéraux : 588.3 ; 37.3 ; 9.4
    - FMI : 85.6 ; 5.4 ; 1.4
    - Banque mondiale : 168.1 ; 10.7 ; 2.7
    - Groupe de la BAfD : 95.1 ; 6.0 ; 1.5
    - BIsD : 122.2 ; 7.7 ; 2.0
    - UE : 0.0 ; 0.0 ; 0.0
    - Autres créanciers multilatéraux : 117.3 ; 7.4 ; 1.9
  - Créanciers officiels bilatéraux : 923.5 ; 58.5 ; 14.8
    - Club de Paris : 288.8 ; 18.3 ; 4.6
    - Hors Club de Paris : 498.0 ; 31.6 ; 8.0
    - Fonds arabe : 136.6 ; 8.7 ; 2.2
  - Créanciers commerciaux : 65.6 ; 4.2 ; 1.1
- Arriérés (mémo) : 186.1 ; 11.8 ; 3.0
  - Détail des arriérés : bilatéraux hors Club de Paris 88.5 millions dollars, créanciers commerciaux 65.6 millions dollars, et un encours sans service exigible. Actions : autorités ont invité ces créanciers à engager des discussions d'allégement et de normalisation ; négociations engagées avec un créancier du Club de Paris.

### Hypothèses macroéconomiques de l’AVD sur les PFR (Tableau 2, sélection)
- PIB nominal (Millions dollars) : 6,347.9 (2014) ; 6,797.7 (2015) ; 14,092.3 (2020) ; 17,314.9 (2025) ; 24,296.4 (2032)
- PIB réel (pourcentage de variation) : 5.2 (2014) ; 5.4 (2015) ; 6.4 (2020) ; 3.2 (2025) ; 3.6 (2032)
- PIB nominal hors méga-projets (Millions de dollars) : 6,347.9 (2014) ; 6,797.7 (2015) ; 9,447.5 (2020) ; 12,746.7 (2025) ; 19,905.9 (2032)
- Comptes budgétaires (en pourcentage du PIB) :
  - Recettes et dons : 24.0 (2014) ; 23.6 (2015) ; 25.9 (2020) ; 26.5 (2025) ; 26.9 (2032)
  - Dépenses primaires : 25.5 (2014) ; 24.1 (2015) ; 26.6 (2020) ; 26.0 (2025) ; 26.1 (2032)
  - Dépenses en capital et prêts nets : 10.8 (2014) ; 9.4 (2015) ; 13.0 (2020) ; 13.9 (2025) ; 17.4 (2032)
  - Solde budgétaire primaire : -1.5 (2014) ; -0.6 (2015) ; -0.7 (2020) ; 0.5 (2025) ; 0.8 (2032)
- Nouveaux emprunts extérieurs (Comprend les emprunts extérieurs garantis par l'État) : 3.1 (2014) ; 1.7 (2015) ; 1.6 (2020) ; 0.5 (2025) ; 0.1 (2032)
- Élément don des nouveaux emprunts extérieurs (%) : 15.5 (2014) ; 20.3 (2015) ; 23.0 (2020) ; 23.0 (2025) ; 17.4 (2032)
- Balance des paiements (en pourcentage du PIB) :
  - Exportations de biens et services : 28.0 (2014) ; 26.9 (2015) ; 52.6 (2020) ; 51.5 (2025) ; 37.5 (2032)
  - Importations de biens et services : -73.1 (2014) ; -67.8 (2015) ; -49.0 (2020) ; -46.8 (2025) ; -40.3 (2032)
  - Compte courant (transferts officiels compris) : -46.9 (2014) ; -42.1 (2015) ; -7.0 (2020) ; -5.8 (2025) ; -10.5 (2032)
  - Investissement direct étranger : 41.8 (2014) ; 35.8 (2015) ; 3.6 (2020) ; 3.9 (2025) ; 4.6 (2032)

### Cadre de viabilité de la dette (Tableau 3, éléments clés)
- Dette extérieure (nominale) en pourcentage du PIB : 67.5 (2011) ; 23.0 (2012) ; 25.7 (2013) ; 29.1 (2014) ; 28.1 (2015) ; série jusqu’à 32.6 (2019)
- Variation de la dette extérieure : -3.2 (2011) ; -44.5 (2012) ; 2.7 (2013) ; 3.4 (2014) ; -0.9 (2015)
- Flux générateurs d'endettement net identifiés : 10.2 (moyenne historique) ; 8.2 ; 15.5 ; 10.7 ; 6.8 ; etc.
- Déficit extérieur courant hors intérêts (en pourcentage du PIB) : 18.4 (moyenne historique) ; 2 ; 5.2 ; 21.0 ; 10.5 ; etc.
- Exportations (en % du PIB) : 31.5 (2011) ; 29.8 (2012) ; 24.7 (2013) ; 21.7 (2014) ; 20.6 (2015)
- Importations (en % du PIB) : 50.6 (2011) ; 54.1 (2012) ; 43.4 (2013) ; 39.9 (2014) ; 39.6 (2015)
- Transferts courants nets (négatifs = entrées) : -8.5 (2011) ; -6.2 (2012) ; -4.3 (2013) ; -6.5 (2014) ; 1.7 (2015)
- IDE nets (négatifs = entrées) : -6.5 (2011) ; -11.7 (2012) ; -3.4 (2013) ; -5.3 (2014) ; 3.1 (2015)
- Dynamique endogène de la dette : -1.7 (2011) ; -5.4 (2012) ; -2.0 (2013) ; -0.4 (2014) ; -0.8 (2015)
  - Contribution du taux d'intérêt nominal : 1.0 (2011) ; 0.7 (2012) ; 0.2 (2013) ; 0.2 (2014) ; 0.3 (2015)
  - Contribution de la croissance du PIB réel : -2.7 (2011) ; -2.3 (2012) ; -0.5 (2013) ; -0.6 (2014) ; -1.1 (2015)
- Résiduel (3-4) : -13.4 (2011) ; -52.7 (2012) ; -12.8 (2013) ; -7.3 (2014) ; -7.7 (2015)
  - dont : financement exceptionnel : -1.6 (2011) ; -39.9 (2012) ; 0.0 (2013) ; -1.9 (2014) ; -0.4 (2015)
- VA de la dette extérieure (en % du PIB) : 12.7 (2020) ; 15.2 (2024) ; série jusqu’à 17.8 (2034)
  - En pourcentage des exportations : 51.3 (2020) ; 70.2 (2024) ; 73.5 (2025) ; 83.2 (2030) ; 81.5 (2032)
- Ratio service de la dette/exportations (en %) : 3.9 (2020) ; 3.3 (2024) ; 4.3 (2025) ; 5.2 (2030) ; 5.1 (2032)
- Total des besoins de financement bruts (milliards de dollars EU) : 0.8 (2011) ; 1.0 (2012) ; 1.2 (2013) ; 0.8 (2014) ; 0.6 (2015)
- Principales hypothèses macroéconomiques (sélection) :
  - Croissance du PIB réel (en %) : 3.9 ; 3.8 ; 2.3 ; 2.6 ; 1.4 ; etc.
  - Taux d'intérêt effectif (pourcentage) : 1.4 ; 1.2 ; 0.8 ; 1.4 ; 0.4 ; etc.
  - Croissance des exportations de biens & services ($, en %) : 12.3 ; 4.3 ; -8.3 ; 6.4 ; 13.6 ; etc.
  - Élément don des nouveaux emprunts du secteur public (en %) : 38.1 ; 35.5 ; 43.4 ; 48.4 ; 48.4 ; etc.
  - Recettes publiques (hors dons, en % du PIB) : 16.8 ; 20.1 ; 18.4 ; 18.7 ; 19.2 ; etc.
  - Flux d'aide (en milliards de dollars) : 0.2 ; 0.2 ; 0.1 ; 0.6 ; 0.2 ; etc.
  - Financement équivalent don (en % du PIB) : 8.7 ; 3.0 ; 2.9 ; 3.0 ; 2.8 ; etc.

### Analyses de sensibilité (Tableau 4, sélection)
- Scénario de référence : indicateurs montrés pour 2014–34 (valeurs multiples par indicateur dans le tableau).
- Scénarios de rechange :
  - A1. Principales variables à leur moyenne historique en 2013-2033.
  - A2. Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2013-2033.
- Tests paramétrés (B1–B6) incluent chocs sur croissance du PIB réel, valeur des exportations, déflateur du PIB en $EU, flux non générateurs d'endettement net, combinaison de chocs et dépréciation nominale ponctuelle de 30%.
- Exemples de résultats numériques (extraits) :
  - Ratio VA de la dette/PIB (scénario de référence et variantes) : séries de nombres figurant dans le tableau (p. ex. 70, 74, 83, 81, 79, 22, 20 selon colonnes).
  - Ratio VA de la dette/exportations (scénario de référence et variantes) : séries de valeurs (p. ex. 82, 79, 82, 83, 85, 44).
- Remarques méthodologiques :
  - Par dépréciation, on entend une baisse en pourcentage du taux dollar/monnaie nationale qui ne dépasse jamais 100%.
  - L’élément don supposé du financement résiduel s’applique à la plupart des tests sauf A2.

### Cadre de viabilité de la dette du secteur public (Tableau 5)
- Dette du secteur public (en % du PIB) : 77.8 (2011) ; 35.4 (2012) ; 39.5 (2013) ; 43.4 (2014) ; 40.6 (2015) ; 40.4 (2016) ; etc.
- Dont libellée en devises : 67.5 (2011) ; 23.0 (2012) ; 25.7 (2013) ; 29.1 (2014) ; 28.1 (2015)
- Variation de la dette du secteur public : -21.9 (2011) ; -42.3 (2012) ; 4.0 (2013) ; 4.0 (2014) ; -2.8 (2015)
- Flux générateurs d'endettement identifiés : -10.4 ; -42.4 ; 2.5 ; 1.5 ; -1.6 ; etc.
- Déficit primaire : -0.7 (2011) ; 1.6 (2012) ; 4.1 (2013) ; 1.5 (2014) ; 4.7 (2015)
- Recettes et dons : 20.2 (2011) ; 22.9 (2012) ; 19.8 (2013) ; 25.2 (2014) ; 21.3 (2015)
  - dont : dons : 3.4 (2011) ; 2.7 (2012) ; 1.5 (2013) ; 6.5 (2014) ; 2.1 (2015)
- Dynamique automatique de la dette : -8.1 (2011) ; -10.8 (2012) ; -1.6 (2013) ; -2.0 (2014) ; -3.2 (2015)
  - Contribution de l'écart taux d'intérêt/croissance : -7.7 (2011) ; -3.4 (2012) ; -0.7 (2013) ; -1.1 (2014) ; -1.9 (2015)
- VA de la dette du secteur public (en % du PIB) : 26.5 (2020) ; 29.6 (2024) ; 27.7 (2025) ; 27.0 (2030) ; 25.9 (2032)
- Besoin de financement brut : 4.7 (2011) ; 7.1 (2012) ; 6.0 (2013) ; 5.7 (2014) ; 3.9 (2015)
- Ratio VA de la dette du secteur public/recettes et dons (en %) : 133.4 (2020) ; 117.5 (2024) ; 130.0 (2025) ; 129.9 (2030) ; 123.1 (2032)
- Ratio service de la dette/recettes et dons (en %) : 26.9 (2011) ; 24.3 (2012) ; 9.8 (2013) ; 8.9 (2014) ; 10.5 (2015)
- Déficit primaire stabilisant le ratio dette/PIB : 21.2 (2011) ; 43.9 (2012) ; 0.0 (2013) ; -0.5 (2014) ; 4.4 (2015)
- Hypothèses budgétaires et macroéconomiques clés (extraits identiques à celles du Tableau 3).

### Analyse de sensibilité pour la dette publique (Tableau 6, extraits)
- Scénario de référence (Ratio VA de la dette/PIB) : 30 (2014) ; 28 (2015) ; 27 (2016) ; 26 (2017) ; 25 (2018) ; 25 (2019) ; 16 (2024) ; 9 (2034)
- Scénarios de rechange A1–A3 et tests paramétrés B1–B5 fournissent séries alternatives pour :
  - Ratio VA de la dette/PIB
  - Ratio VA de la dette/recettes
  - Ratio service de la dette/recettes
- Remarques méthodologiques :
  - A1 suppose croissance du PIB réel et solde primaire à leur moyenne historique.
  - A2 suppose solde primaire inchangé par rapport à 2013.
  - A3 suppose croissance du PIB en permanence plus faible (note méthodologique sur la division par la racine carrée de la durée de la période de projection).
  - Les recettes incluent les dons.

### Gouvernance, sauvegardes et relations avec les partenaires
- Évaluation des sauvegardes de la BCRG : actualisation 2012 de l’évaluation de 2007. Conclusions : risques de détournement et de communication d’informations financières erronées restent élevés ; situation légèrement améliorée depuis 2007.
- Recommandations formulées pour la BCRG :
  - Vérification des données monétaires aux dates de référence.
  - Publication des états financiers annuels audités en respectant les dates statutaires.
  - Adoption d’une politique et de directives de placement.
  - Adoption et application des normes d'information financière reconnues internationalement.
  - Adoption d’une nouvelle loi de la banque centrale renforçant son autonomie.
- Régime de change : classé comme régime flottant dirigé sans trajectoire prédéterminée ; de facto classé «Autres régimes dirigés». Pratique de taux de change multiples ; taux officiel en retard d'un jour par rapport au taux moyen pondéré des banques commerciales.
- Consultations au titre de l’article IV : dernières consultations achevées le 24 février 2012.

### Assistance technique et coopération (2011–14, sélection)
- Programmes et domaines d'assistance technique fournis par le FMI (AFW, FAD, MCM, STA, département des statistiques, département juridique), couvrant :
  - Finances publiques, administration fiscale, gestion des arriérés fiscaux, plan comptable, gestion de trésorerie, fiscalité minière.
  - Contrôle et réglementation bancaires ; banque centrale (conseiller résident).
  - Statistiques : comptes nationaux, balance des paiements, passage au MSFP 2001, statistiques des finances publiques.
- Calendrier et missions listés pour 2011, 2012, 2013, 2014 (dates et thèmes précisés dans le document).

### Relations multilatérales et initiatives d’allégement de la dette
- Mise en œuvre de l’initiative PPTE (Point de décision Déc. 2000 ; Aide engagée par l’ensemble des créanciers : 639.00 millions de dollars EU ; dont FMI 36.01 millions de dollars EU / 27.80 millions de DTS ; Date du point d’achèvement Sep. 2012).
- Décaissements de l’aide du FMI (en millions de DTS) : aide décaissée au pays membre 27.80 ; aide intérimaire 11.30 ; solde au point d’achèvement 16.49 ; décaissement supplémentaire de revenus d’intérêts 7.45 ; total des décaissements 35.25.
- Mise en œuvre de l'initiative d'allégement de la dette multilatérale (IADM) : sans objet.
- Allégement de la dette après une catastrophe (ADAC) : sans objet.

*Source : Document interne des services du FMI tel que fourni dans le contenu de la fiche _cr14298f.*

### 1. Le document de stratégie-pays 2012-16 de la Banque africaine de développement,

### Le document de stratégie-pays 2012-16 de la Banque africaine de développement

### Piliers stratégiques et calendrier
- Le document, approuvé par le Conseil le 1er mars 2012, s'appuie sur deux piliers : (i) la gouvernance économique et financière et (ii) l’infrastructure pour le développement.
- Examen à mi-parcours initialement prévu pendant le deuxième semestre de 2014, qui devait engager un dialogue sur l'aide de la Banque à la Guinée via l'exécution du DSRP et les résultats de la conférence d'Abu Dhabi pour la période 2014-16.
- La revue de la stratégie à mi-parcours prévue pour 2014 sera très vraisemblablement reportée en raison de la crise de l’Ébola.

### Opérations de prêt annoncées et montants
- Pendant la conférence des donateurs et investisseurs à Abu Dhabi, la BAfD a annoncé 163 millions d’UC (250 millions de dollars EU) de ressources supplémentaires d’aide ciblée en faveur du programme de développement du pays pour la période 2014–16.
- La Banque envisage, pour le projet minier de Simandou, d'accorder un prêt A d’environ 200 millions d’UC, soit l’équivalent de 300 millions de dollars, visant à mobiliser au moins 900 million de dollars de prêt B.

### Appui à la gouvernance et renforcement des capacités
- Soutiens déjà approuvés :
  - Soutien budgétaire de 20 millions d’UC en 2011.
  - Soutien de 2,5 millions d’UC de la FEF.
  - Réallocation de 7,5 millions d’UC à un projet de gouvernance économique en 2011.
- Fin 2013, approbation d’un Projet d’appui institutionnel de 11,4 millions d’UC pour :
  - améliorer la gestion des contrats miniers;
  - promouvoir les investissements publics;
  - améliorer la gestion des projets.
- Appui budgétaire approuvé fin juin 2014 axé sur :
  - l'environnement du secteur privé et les dispositifs PPP;
  - la gouvernance (mines, gestion des finances publiques et gestion de l'investissement public).
- Renforcement des capacités des administrations publiques, notamment en matière de statistiques et de planification stratégique.

### Projets du sous-secteur énergie
- Projets signés fin 2013 dont exécution débutera en 2014 :
  - Second Projet de réhabilitation et d’extension des réseaux électriques de Conakry (PREREC) pour 11 millions d’UC.
  - Projet d'interconnexion régional énergétique Côte d'Ivoire-Libéria-Sierra Leone-Guinée pour 40,2 millions UA, prévoyant la construction de 1360 km de lignes de transport d'électricité de 225 Kv et de 12 postes.
- Contribution en 2014 au financement du projet OMVG (barrage et centrale hydro-électrique de 240 MW à Kaleta) déjà financés par l'État via un prêt de la Chine.
- Projet envisagé en 2015 pour renforcer la capacité des autorités (Ministère et EDG) à gérer le secteur électrique et combler le déficit de distribution d’énergie à Conakry.
- Résultats attendus de la mise en œuvre des trois projets :
  - (i) augmentation du taux moyen d'accès à l'électricité ;
  - (ii) réduction du coût de production de kWh ;
  - (iii) réduction du nombre de délestages ;
  - (iv) création d'emplois temporaires et permanents ;
  - (v) réduction des émissions de gaz à effet de serre.

### Projets du sous-secteur transports
- Financement envisagé de la route Danané (Côte d'Ivoire)-frontière de la Guinée et de la frontière à N'zoo-Lola (Guinée), partie d'un projet régional incluant :
  - Zantiébougou-Kolondiéba-Kadiana-Frontière de la Côte d’Ivoire (140 km) reliant Bamako à Abidjan et à San-Pédro via l'axe Tengréla-Boundiali-Séguéla-Daloa;
  - Duekoué-Guiglo-Bloléquin-Toulepleu-Frontière du Libéria.
- Financement envisagé de la route Boké (Guinée)-Quebo (Guinée-Bissau), partie du Programme de transport régional de la CEDEAO.
- Ces routes font partie de la route transafricaine Dakar-Abidjan-Lagos et s'inscrivent dans le Plan d'action à court terme du NEPAD en faveur de routes transfrontalières sans obstacles au libre mouvement des biens et des personnes.
- Entamés des entretiens pour la restructuration et l'expansion des activités du port de Conakry.

### Appui aux opérations du secteur privé
- Soutien à des opérations spécifiques liées au secteur privé présentant un impact profond et structurant pendant 2014-2016.
- Aider à mobiliser des ressources pour financer la partie infrastructurelle du projet minier de Simandou :
  - prêt A d’environ 200 millions d’UC (équivalent de 300 millions de dollars) pour mobiliser au moins 900 million de dollars de prêt B.
  - Le fonds Africa50 contribuera également au financement à un stade ultérieur.
- Appui au renforcement des capacités et fourniture d'assistance technique pour permettre au gouvernement de s’acquitter de ses engagements relatifs au projet de Simandou.

### Opérations hors prêts et assistance technique
- Travaux économiques et sectoriels achevés en 2014, en collaboration avec le PNUD, au titre du premier programme de la FEF :
  - étude sur les réformes du secteur financier;
  - profil du secteur privé;
  - étude sur la gestion du Port de Conakry.
- Renforcement du dialogue sur les PPP et fourniture d'assistance technique (législation sur les PPP et dispositifs de PPP) et sur la gouvernance du secteur minier.
- Soutien à l'exécution du DSRP :
  - appui direct à la CTSP et au SP-SRP chargé de la coordination du suivi de l’exécution des programmes de réforme économique et du DSRP;
  - application des engagements post-Abu Dhabi et le lien entre les politiques macroéconomiques/budgétaires et le programme d'investissement public.
- Soutien via le programme FEF à :
  - la Stratégie de développement des statistiques nationales;
  - la réalisation du Troisième recensement général de la population et de l'habitat (RGPH-III).

### Fonds fiduciaires et instruments complémentaires
- Outre les allocations du FAD et de la FEF, mobilisation possible de ressources :
  - auprès du guichet du secteur privé du FAD (y compris des opérations enclavées dans l'infrastructure du secteur minier);
  - du Fonds fiduciaire pour financer des opérations complémentaires dans les secteurs couverts par le Document de stratégie du pays 2012-16.
- Possibilité de préparer une stratégie via l'Initiative pour l'alimentation en eau et l'assainissement en milieu rural.
- Autres instruments disponibles :
  - Instrument de garanties partielles des risques;
  - Fonds mondial pour l'environnement;
  - Facilité de carbone Afrique;
  - Fonds vert.

### Riposte à la crise de l’Ébola
- Démarche régionale adoptée par la BAfD.
- Soutiens fournis :
  - En avril 2014, soutien d’urgence de 2 millions d’UC, soit l’équivalent de 3 millions dollars, en appui aux pays de l’Union du fleuve Mano (UFM) touchés (Guinée, Libéria, Sierra Leone).
  - En juillet 2014, don de 40 millions d’UC, soit l’équivalent de 60 millions dollars, en faveur des pays luttant contre le virus de l’Ébola, en particulier pour appuyer le Centre de coordination régional créé en Guinée.
- Préparation finale d’un programme combiné d’appui budgétaire et d’assistance technique au renforcement des capacités, devant être approuvé sous peu.
- Objectifs de l’appui de la Banque :
  - aider le gouvernement à renforcer la riposte immédiate;
  - structurer un plan à moyen et long terme.

*Résumé fondé sur le contenu du document de stratégie-pays 2012-16 de la Banque africaine de développement tel que présenté dans le fichier source.*

### 10. Collaboration entre les services de la Banque africaine de développement et du FMI :

### 10. Collaboration entre les services de la Banque africaine de développement et du FMI :

### Partage d’informations et coopération opérationnelle
- Partage d’informations sur le programme appuyé par la FEC, la situation macroéconomique, le budget, les progrès de la réforme structurelle, les missions prévues et les rapports de mission.

### Programmation des opérations (Tableau 1) — FAD 13 (2011-16) et FEF (En millions d’UC)
- Total par pilier et par année (extraits fournis) :
  - Pilier I – Aide à la gouvernance économique et financière :
    - Appui budgétaire 2011 : 20,0
    - Aide ciblée 2011 : 2,5
    - Appui budgétaire 2014/15 : 12,0
    - Appui budgétaire sectoriel 2014 : À déterminer
    - Appui ciblé au renforcement des capacités 2015 : À déterminer
    - Total partiel Pilier I : 32,0 2,5   34,5
  - Pilier II – Aide aux infrastructures (énergie, transport, ...):
    - Interconnection CLSG (électricité) 2013 : 16,0 (BAD 24,2) Total ligne : 40,2
    - Remise en état des réseaux électriques 2013 : 11,0
    - Projet d’appui institutionnel Investissement public Gestion et mines 2013 : 11,4
    - OMVG 2015 : 20,0  30,0  50,0
    - Composante infrastructure Simandou 2015 : 200,0
    - Route Boké-Quebo (reporté) 2016 : (montant non précisé)
    - Total partiel Pilier II : 58,4  54,2  112,6
  - Total général : 90,4 2,5 54,2 200,0 347,1
- Travaux économiques et sectoriels (indications de calendrier) :
  - Étude sur les réformes du secteur financier 2013 : x
  - Profil du secteur privé 2014 : x
  - Vision Guinée 2035 2014 : x

### Objectifs du Millénaire pour le Développement — indicateurs clés (extraits)
- Objectif 1: Éradiquer la pauvreté extrême et la faim
  - Ratio emploi-population, 15+, total (%) : 69 69 69 69 69 65 70
  - Ratio emploi-population, 15-24 ans, total (%) : 51 51 51 51 47 52
  - PIB par personne employée (PPA 1990, dollars constants) : 4035...
  - Revenus détenus par la tranche inférieure de 20% : 35...6......
  - Prévalence de la malnutrition, poids pour l'âge (% enfants de moins de 5 ans) : ......29 23...16 13
  - Écart de pauvreté à 1,25 dollar /jour (PPA) (%) : 63 30...15 21......
  - Taux de pauvreté à 1,25 dollar par jour (PPA) (% population) : 93 64...43 48......
- Objectif 2: Assurer l'éducation primaire pour tous
  - Taux d'alphabétisation, filles (% des filles 15-24 ans) : ..........60 22 100
  - Taux d'alphabétisation, garçons (% des garçons 15-24 ans) : ..........76 38
  - Taux d'achèvement du primaire (% du groupe d'âge concerné) : 20 19 31 55 69 61 100
  - Scolarisation totale, primaire (% net) : 26...45 65...76 100
- Objectif 4: Réduire la mortalité infantile
  - Vaccinations contre la rougeole (% des 12-23 mois) : 35 61 42 51 72 58
  - Taux de mortalité infantile (pour 1000 naissances vivantes) : 142 124 104 84 59 65
  - Taux de mortalité des moins de cinq ans (pour 1000) : 241 209 171 135 64 101 78
- Objectif 5: Améliorer la santé maternelle
  - Accouchements pratiqués par un personnel soignant qualifié (% du total) : .........38 50 45
  - Taux de mortalité maternelle (estimation modélisée, pour 100 000 naissances vivantes) : 1100 1000 950 800 560 690
  - Prévalence de la contraception (% des femmes de 15-49 ans) : .........9 24 6
- Objectif 6: Combattre le VIH sida, le paludisme et d'autres maladies
  - Incidence de la tuberculose (pour 100 000 personnes) : 248 249 234 211 255 178
  - Prévalence du VIH, femmes (% des 15-24 ans) : ............31
  - Prévalence du VIH, hommes (% des 15-24 ans) : ............10
  - Prévalence du VIH, total (% 15-24 ans) : 0 1 1 2
- Objectif 7: Assurer un environnement durable
  - Zones forestières (% de la superficie) : 30 29 28 27 52 7
  - Accès à des équipements sanitaires améliorés (% de la population ayant accès) : 81 11 31 50 19 57
  - Accès à des sources d'eau améliorées (% de la population ayant accès) : 52 58 63 68 64 75 72
- Objectif 8: Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
  - APD nette reçue par habitant (dollars courants) : 48 53 17 21 51 30
  - Service de la dette (GCE et FMI uniquement,% des export., envois fonds travailleurs exclus) : 20 24 15 13 39
  - Utilisateurs d'Internet (pour 100 personnes) : 0 0 0 1   15   1
  - Lignes de téléphone (pour 100 personnes) : 0 0 0 1    1    0
- Autres indicateurs
  - RNB par habitant, méthode Atlas (dollars courants) : 430 470 380 340 1557 440
  - RNB, méthode Atlas (milliards de dollars courants) : 34 33 1557 5
  - Population, total (millions) : 6 8 9 10 9 12 11
- Sources indiquées : Indicateurs du développement dans le monde, juin 2014 et autorités guinéennes (troisième document de stratégie de réduction de la pauvreté, mars 2013).
- Note : 1/ Les chiffres en italique renvoient aux périodes autres que celles qui sont spécifiées.

### Questions d’ordre statistique — évaluation et lacunes
- Évaluation générale :
  - Données fournies par la Guinée présentent quelques lacunes, mais sont, de manière générale, adéquates aux fins de la surveillance.
  - Fourniture officielle des données suspendue en 2009-10 en raison de difficultés de collecte; reprise progressive après rétablissement de l'administration.
- Comptabilité nationale :
  - Statistiques du secteur réel incomplètes et publiées avec des délais incompatibles avec la prise de décision.
  - Bulletin mensuel de l'économie guinéenne inclut variables limitées; enquêtes mensuelles sur production minière, industrielle et agricole réalisées avec des retards.
  - Enquêtes sur emploi et population publiées une fois par an.
  - Production de matrices intrants-production interrompue en 2009; AFRITAC Ouest a aidé à réviser comptes nationaux pour 2003-08 et estimations provisoires pour 2009-10 (2006 comme nouvelle année de base); travail terminé mais données à valider avant publication.
- Statistiques de prix :
  - Indice mensuel des prix à la consommation (IPC) est régulièrement publié.
- Statistiques de finances publiques :
  - Ministère de l'économie et des finances établit données mensuelles budgétaires exhaustives sur l'administration centrale en base caisse pour recettes et en base engagements et caisse pour dépenses.
  - En 2009-10, nombreuses opérations exécutées au nom de l'État n'ont pas été enregistrées dans le TOFE; mesures correctrices prises.
  - Adoption de la loi sur le compte unique de trésor en 2011; efforts pour intégrer comptes « satellites » dans le budget et les statistiques de finances publiques.
- Statistiques monétaires :
  - En 2009–10, création de nombreux comptes publics à la banque centrale et dans les banques commerciales échappant au contrôle du Trésor, entraînant incohérences entre statistiques de finances publiques et statistiques monétaires.
  - Nouveau gouvernement ferme ces comptes et comptabilise opérations de l'État dans la position nette du Trésor (PNT).
  - Liste des comptes et situation monétaire communiquées mensuellement au Département Afrique; retards dans données des banques commerciales à combler.
  - Adoption en cours d’un nouveau système comptable à la banque centrale a entraîné modifications fréquentes des données et retards.
  - Données monétaires servant à évaluer la performance du programme sont certifiées régulièrement par un auditeur externe indépendant.
  - Janvier 2014 : STA a fourni assistance technique à la BCRG pour commencer à communiquer les données monétaires à partir des formulaires SRF; autre mission d’assistance technique prévue pour 2015.
- Balance des paiements :
  - Mission d'assistance technique du Département des statistiques du FMI en avril 2012 pour améliorer les statistiques de la balance des paiements.
  - Comité national sur l’harmonisation des statistiques de balance des paiements rétabli en 2008; enquête sur les données de balance des paiements réalisée avec un taux de réponse de plus de 75 %.
  - Taux de change publiés tous les jours.
  - Banque centrale établit statistiques de balance des paiements et de position extérieure globale conformément à la cinquième édition du Manuel de la balance des paiements.
  - Section balance des paiements n’a pas tiré profit de toutes les sources de données au sein de la banque centrale pour compiler ces statistiques.
- Normes et qualité des données :
  - Guinée participe au Système général de diffusion des données depuis 2003, mais les métadonnées n’ont pas été actualisées depuis.
  - Aucun RONC données n’est disponible.

### Communiqué de presse N° 14/441 — Assistance d’urgence du FMI en riposte à la flambée d’Ébola (26 Septembre 2014)
- Approbation par le Conseil d’administration du FMI d’une assistance financière d’urgence totale de 130 millions de dollars à la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.
  - Répartition immédiate :
    - Guinée : 41 millions de dollars
    - Libéria : 49 millions de dollars
    - Sierra Leone : 40 millions de dollars
- Objectifs et contexte de l’assistance :
  - Aider à faire face à la flambée d’Ébola; financement immédiatement mis à disposition.
  - Financement destiné à couvrir partie des besoins immédiats de la balance des paiements et du budget, actuellement estimés à près de 100 millions de dollars pour chacun des pays.
- Impacts macroéconomiques estimés (projections préliminaires du FMI pour 2014) :
  - Recul de la croissance d’au moins 3 à 3½% au Libéria et en Sierra Leone.
  - Recul d’environ 1½% en Guinée.
  - Intensification des tensions inflationnistes.
  - Besoins considérables de financement du budget après chutes brutales de recettes fiscales et hausses de dépenses liées à la maladie.
  - Estimations provisoires des services du FMI : déficit de financement total pour les trois pays d’environ 300 millions de dollars, à condition que la contagion soit arrêtée dès le début de l’an prochain.
- Mesures complémentaires approuvées :
  - Hausse du plafond d’accès de 25 % de la quote-part au titre des accords de la Facilité élargie de crédit (FEC) en cours pour le Libéria et la Sierra Leone (ce qui correspond à une augmentation de près de 50 % du financement au titre de ces accords).
  - Approbation pour la Guinée d’un financement de 25 % de sa quote-part au titre de l’accord de Facilité de crédit rapide (FCR).
- Contexte détaillé par pays :
  - Libéria : Accord FEC d’environ 79,9 millions de dollars approuvé le 19 novembre 2012; financement supplémentaire immédiat de 49 millions de dollars porte le total disponible au titre de la FEC à 130 millions de dollars.
  - Sierra Leone : Accord FEC d’environ 95,84 millions de dollars approuvé le 21 octobre 2013; financement supplémentaire immédiat de 40 millions de dollars porte le total disponible au titre de la FEC à 136 millions de dollars.
  - Guinée : Accord FEC d’environ 198,9 millions de dollars approuvé le 24 février 2012; Guinée bénéficiera d’un financement d’urgence de 41 millions de dollars au titre de la FCR en raison d’une revue FEC en instance.
- Déclaration de la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde, soulignant l’urgence d’une assistance coordonnée à grande échelle et la disponibilité du FMI à apporter une assistance supplémentaire.

*Source : _cr14298f - 10. Collaboration entre les services de la Banque africaine de développement et du FMI :*

### INTRODUCTION

### INTRODUCTION

### Contexte et remerciements
- Les autorités guinéennes remercient les services, la Direction et le Conseil d’administration du FMI pour leur appui face à la propagation du virus de la maladie d’Ébola (VME).
- Reconnaissance exprimée à la France, aux États-Unis, à l’Organisation mondiale de la santé, à la Croix-Rouge internationale et à Médecins sans frontières pour leur assistance financière, technique et leurs conseils de politique générale.
- Le VME est apparu dans la partie sud-est du pays en mars 2014 et s’est étendu au Libéria et à la Sierra Leone.

### Plan de riposte et financement
- Les autorités ont mis en place un plan de santé et de sécurité pour:
  - contenir l’expansion de l’épidémie,
  - prendre en charge des personnes infectées,
  - mettre au point une vaste campagne de sensibilisation et de prévention.
- Le coût initial du plan de riposte est estimé à 85 millions de dollars, soit 1,3 % du PIB.
- Les autorités sollicitent l’appui du FMI dans le cadre de la facilité de crédit rapide (FCR).
- Le décaissement du concours du FMI dans le cadre de la FCR sera effectué sur le compte du Trésor à la banque centrale pour fournir un appui budgétaire immédiat.
- Les autorités espèrent que le soutien du FMI permettra de mobiliser une assistance plus soutenue de la part de bailleurs de fonds.

### Impact du VME (humain, économique, budgétaire)
- Bilan humain et sanitaire:
  - Durant les derniers mois, des milliers de personnes ont été infectées et plus de 500 sont mortes, dont des dizaines d’agents de santé.
- Effets sur les activités économiques:
  - Perturbations affectant l’agriculture, l’artisanat, l’extraction de diamants et d’or, le commerce et les transports.
  - Départ des travailleurs étrangers et interruption des chantiers miniers.
  - Fermeture des frontières avec cinq des six pays voisins.
  - À l’heure actuelle, seules trois compagnies aériennes internationales desservent le pays, principalement pour le transport de l’aide internationale.
- Croissance et pauvreté:
  - Taux de croissance du PIB réel pour 2014 désormais estimé à 2,4 %, contre une prévision de 4,5 % au début de l’année.
  - Les indicateurs de pauvreté devraient se détériorer, l’épidémie touchant principalement les zones rurales et les groupes vulnérables.
  - L’inflation devrait dépasser les niveaux projetés dans le cadre du programme appuyé par la FEC en raison des perturbations dans l’agriculture et les transports.
- Effets budgétaires et financiers:
  - Réduction de la mobilisation de recettes de 0,7 % du PIB.
  - Augmentation des dépenses imprévues pour maîtriser l’épidémie dans le cadre du plan de riposte d’urgence.
  - Le déficit budgétaire devrait se creuser à 5,5 % du PIB, contre un objectif de 4 % du PIB dans le cadre du programme appuyé par la FEC.
  - La loi de finances de 2014 a été révisée et déposée au Parlement avec un écart de financement de 1,9 % du PIB.
  - La Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne ont indiqué qu’elles contribueraient à couvrir l’écart de financement.
- Politique monétaire, taux de change et réserves:
  - L’écart entre le taux de change officiel et celui du marché s’est creusé pour dépasser 3 %.
  - Projections indiquant une augmentation du déficit courant due à d’importantes sorties de capitaux privés, à une diminution des recettes d’exportation et à l’augmentation des importations, notamment de produits alimentaires.
  - Les réserves officielles brutes passeront vraisemblablement de 3,7 mois d’importations (conformément à l’objectif du programme) à 3,2 mois s’il n’y a pas d’ajustement ou de financement extérieur.
  - Mesures envisagées par les autorités:
    - Maintenir le durcissement de la politique monétaire et de la gestion des liquidités pour réduire les sorties de capitaux et les besoins de financement extérieur.
    - Augmenter les offres lors des adjudications hebdomadaires de devises pour atténuer les tensions sur le taux de change et les tensions inflationnistes.
- Conséquences sociales:
  - Mobilité de la main-d’œuvre et mouvements de biens et de services considérablement limités.
  - La rentrée scolaire a dû être reportée.
  - Forte demande de services de santé dans un contexte de capacités limitées.

### Mise en œuvre du programme appuyé par la FEC
- Les autorités restent déterminées à mener leur programme de réformes et à atteindre les objectifs du programme appuyé par la FEC malgré la crise.
- Les critères de réalisation à fin juin 2014 au titre du programme ont été tenus.
- Progrès jugés bons pour les réformes structurelles et la coordination des politiques.
- Actions récentes:
  - En août, le gouvernement a organisé une retraite pour suivre la mise en œuvre du programme et réévaluer les priorités.
  - Début septembre, un projet de loi de finance rectificative tenant compte de l’impact de la crise de l’Ébola a été déposé à l’Assemblée nationale.
- Sollicitation de modifications programmatiques:
  - Demande de modification des objectifs indicatifs à fin septembre et des critères de réalisation à fin décembre 2014.
  - Modifications visant aussi les facteurs d’ajustement prévus au programme FEC pour permettre d’utiliser un financement intérieur à l’appui du plan d’urgence en cas de déficit de financements extérieurs.

### Conclusion et demande
- Les autorités guinéennes sont déterminées à maintenir le cap pour atteindre les objectifs du programme appuyé par la FEC en dépit du VME.
- La demande d’un soutien financier supplémentaire du FMI au titre de la FCR vise à atténuer les retombées pernicieuses de la maladie.
- Les autorités demandent aux administrateurs de bien vouloir donner leur appui à la demande de la Guinée au titre de la FEC.

*Source: _cr14298f - INTRODUCTION*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2014/_cr14298f.pdf_
