## _cr15331f

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### Contexte
- Rapport des services du FMI établi suite aux entretiens qui ont pris fin le 23 septembre 2015; rédaction achevée le 2 novembre 2015; soumis à l’examen du Conseil d’administration le 18 novembre 2015.
- L’économie camerounaise a fait preuve de résilience face au double choc de la chute des prix du pétrole et de la montée des menaces sécuritaires.
- Croissance soutenue en 2014–15 due à l’augmentation de la production pétrolière et à l’expansion de l’investissement public.
- Les déficits budgétaires se sont creusés et l’État a accumulé des arriérés intérieurs; recours accru à des financements extérieurs, y compris non concessionnels, pour les dépenses d’équipement.

### Perspectives et projections macroéconomiques (extraits)
- Croissance du PIB :
  - 2014 : 5.9
  - 2015 : 5.9
  - 2016 : 5.2
- PIB pétrolier à prix constants :
  - 2013 : 8.5
  - 2014 : 13.8
  - 2015 : 23.2
  - 2016 : -0.2
- Indice des prix à la consommation (moyenne annuelle) :
  - 2014 : 1.9
  - 2015 : 2.8
  - 2016 : 2.2
- Déficit budgétaire global (base caisse) hors dons :
  - 2013 : -4.4
  - 2014 : -5.1
  - 2015 : -5.7
  - 2016 : -7.4
- Solde des transactions courantes (dons compris) :
  - 2013 : -3.9
  - 2014 : -4.4
  - 2015 : -5.1
  - 2016 : -5.3
- Dette publique totale (en pourcentage du PIB) :
  - 2013 : 19.0
  - 2014 : 26.6
  - 2015 : 32.6
  - 2016 : 36.8
- Dette publique extérieure (en pourcentage du PIB) :
  - 2013 : 12.1
  - 2014 : 17.8
  - 2015 : 21.7
  - 2016 : 24.5
- Réserves imputées (en % de la monnaie au sens large) :
  - 2013 : 49.6
  - 2014 : 41.6
  - 2015 : 40.0
  - 2016 : 36.0
- Autres indicateurs :
  - Volume des exportations 2015 : 13.0
  - Volume des importations 2015 : 10.3
  - Termes de l'échange (détérioration) 2015 : -8.3

### Principaux risques identifiés
- Risques externes :
  - Baisse supplémentaire des prix du pétrole.
  - Intensification des menaces pour la sécurité régionale.
- Risques internes :
  - Programme ambitieux d’investissement public financé par l’endettement.
  - Passifs latents importants des entreprises publiques.
  - Augmentation des emprunts non concessionnels.
- Conséquences attendues :
  - Espace budgétaire réduit.
  - Déficit budgétaire global prévu rester supérieur à 5 percent du PIB jusqu’en 2018.
  - Déficit des transactions extérieures courantes prévu atteindre 5.3 percent du PIB à moyen terme.

### Évaluation par le Conseil d’administration
- Reconnaissance de la résilience économique et du maintien d’une solide croissance malgré la chute des cours du pétrole et les menaces sécuritaires.
- Mise en garde sur l’aggravation des vulnérabilités budgétaires et extérieures liées au recul des recettes pétrolières et à l’ambitieux plan d’investissement public.
- Insistance sur la nécessité de :
  - Politiques budgétaires saines.
  - Gestion prudente de la dette.
  - Réformes structurelles ambitieuses pour stimuler l’investissement privé et promouvoir une croissance plus forte, durable et inclusive.

### Recommandations de politique économique (principales)
- Budgétaire et dette :
  - Améliorer la discipline budgétaire; adopter un budget prudent fondé sur une hypothèse réaliste du cours du baril.
  - Élaborer une stratégie crédible de rééquilibrage à moyen terme.
  - Mener une stratégie prudente de gestion de la dette privilégiant les emprunts concessionnels et le financement par les marchés régionaux.
  - Procéder à l’évaluation et à la hiérarchisation poussées des projets d’investissement selon leur impact sur la croissance et la réduction de la pauvreté.
- Recettes et dépenses :
  - Renforcer la mobilisation des recettes fiscales et renforcer la mobilisation des recettes douanières.
  - Améliorer la maîtrise des dépenses en renforçant la gestion des finances publiques.
  - Apurer les arriérés et améliorer le contrôle des passifs latents des entreprises publiques.
  - Rationnaliser et intégrer pleinement les programmes d’investissement public parallèles au budget.
- Subventions et protection sociale :
  - Profiter du faible niveau des cours du pétrole pour supprimer les subventions aux carburants tout en déployant un dispositif de protection sociale en faveur des populations pauvres.
- Secteur financier et structurel :
  - Renforcer la surveillance du secteur financier, y compris des établissements de microfinance et de la nouvelle banque consacrée aux PME.
  - Veiller à la stabilité financière face à la montée des créances improductives (prêts improductifs bancaires passés de 10.2 percent du total des prêts en juin 2014 à 13.1 percent un an plus tard).
  - Mener des réformes structurelles pour améliorer le climat des affaires, diversifier l’économie et faciliter l’accès au crédit.
  - Promouvoir l’intégration régionale.
  - Améliorer la qualité et l’actualité des données et des statistiques.

### Priorités des consultations (synthèse)
- Amortir le double choc (prix du pétrole et sécurité) et maintenir une croissance forte et durable.
- Rationaliser et réduire les programmes d’investissement public pour résorber le déficit budgétaire.
- Adopter une trajectoire pour le déficit primaire hors pétrole afin de reconstituer une marge de manœuvre budgétaire et préserver la stabilité à moyen terme des finances publiques.
- Éliminer le programme de subventions des carburants pour éviter des besoins de subventions énergétiques futurs.

### Exécution budgétaire 2015 — faits saillants
- Ratio recettes / PIB attendu en détérioration vs 2014 en raison de la forte chute des recettes pétrolières, partiellement compensée par une hausse des recettes non pétrolières.
- Composition des dépenses 2015 vs 2014 :
  - dépenses courantes : baisse de 0,7 point de PIB (diminution des subventions);
  - dépenses d’investissement : augmentation équivalente liée au développement de l’investissement public.
- Déficit budgétaire global attendu : 5,4 % du PIB.
- Financement : mélange d’emprunts intérieurs et extérieurs et paiements différés.
- Plan triennal d’infrastructures : environ 1,7 % du PIB par an.
- Conséquence attendue : hausse des importations liées aux investissements et creusement du déficit des transactions courantes à plus de 5 % du PIB à moyen terme.
- Projet d’euro-obligation de 1,5 milliards de dollars américains pour régler des arriérés envers la SONARA et financer le programme complémentaire d’investissement (projet discuté; services du FMI déconseillent l’émission dans les conditions actuelles).

### Productivité totale des facteurs (PTF) et compétitivité
- PTF : contribution négative à la croissance au Cameroun (analyse 49 pays d’Afrique et d’Asie, 1991–2012).
- Contribution du capital à la croissance : environ 1 % (la plus faible parmi les comparables).
- Facteurs explicatifs : climat des affaires et gouvernance difficiles.
- Doing Business : recul du Cameroun de la 148ième place en 2014 à la 158ième en 2015; domaines en recul : procédures de permis de construire et création d’entreprise.

### Risque de surendettement et viabilité de la dette — constatations clés
- Risque de surendettement extérieur : passé de « faible » à « élevé » en moins de trois ans.
- Dette publique projetée d’ici 2020 : plus de 42 percent du PIB.
- Service de la dette : devrait doubler à moyen terme.
- Analyse de viabilité : dépassement en 2021 du seuil du ratio de la valeur actuelle de la dette extérieure aux exportations — ratio projeté près de 130 pour un seuil de 100.
- Facteurs explicatifs : augmentation rapide de la dette extérieure, conditions non concessionnelles des nouveaux emprunts, chute de la valeur des principales exportations.
- Scénario d’émission d’euro-obligations (1,5 milliard de dollars) : aggrave la viabilité dans les projections; services du FMI recommandent de différer et de privilégier projets en voie d’achèvement.

### Analyse de l’AVD (objet, périmètre et principaux résultats)
- Couverture : dette extérieure et intérieure de l’administration centrale et dette extérieure des entreprises publiques garantie implicitement/explicitement (engagements conditionnels implicites/explicites de 527 milliards FCFA à fin 2014).
- Dette CGE en 2014 : 4,149 (milliards FCFA).
- Dette extérieure en 2014 : 2,774 (milliards FCFA).
  - Multilatérale : 725 (milliards FCFA)
  - Bilatérale : 1,200 (milliards FCFA)
- Dette intérieure en 2014 : 1,375 (milliards FCFA).
- Part relative 2014 : dette extérieure 66.9 pourcentage du total ; dette intérieure 33.1 pourcentage du total.
- Stock de prêts signés mais non décaissés fin 2014 : 2.800 (milliards FCFA), contractés pour l’essentiel à des conditions non concessionnelles.
- Hypothèses AVD 2015 vs AVD 2014 (exemples) :
  - Croissance du PIB réel — AVD 2015 : 2014-15 5.9, 2016-20 5.2, 2021-35 4.8.
  - Recettes totales hors dons — AVD 2015 : 2014-15 17.7, 2016-20 16.6, 2021-35 15.6.
  - Cours du pétrole (dollars/baril) — AVD 2015 : 2014-15 69.2, 2016-20 56.3, 2021-35 61.1.
- Tests de résistance standard : dépassement du seuil VA de la dette/exportations en 2017 dans certains tests; seuil service de la dette/exportations dépassé en 2023.
- Conclusion AVD : risque élevé de surendettement extérieur et risque élevé de surendettement total.

### Scénario de réforme modérée (résumé et impacts projetés)
- Caractéristiques :
  - i) Accélération de la croissance tirée par le secteur privé via amélioration du climat des affaires et achèvement des infrastructures.
  - ii) Renforcement des réformes de gestion des finances publiques (GFP).
  - iii) Moratoire sur nouveaux investissements non prioritaires; meilleure administration des entreprises publiques; maîtrise stricte des dépenses obligatoires.
- Indicateurs (séquence Scénario de réforme / Scénario de référence — extraits) :
  - PIB réel (1) : 5.9 5.3 5.7 5.7 5.2 5.4 5.2
  - PIB réel hors pétrole (1) : 5.2 5.5 5.9 6.0 5.4 5.6 5.6
  - Recettes totales (y compris dons) (2) : 17.8 16.8 17.0 16.9 16.7 16.8 16.8
  - investissement (2) : 9.1 7.7 6.1 4.8 10.0 8.2 6.7
  - Solde budgétaire global, base caisse (y compris dons) (2) : -5.4 -4.9 -2.9 -1.5 -7.2 -5.3 -3.9
  - Dette publique totale (2) : 32.6 34.5 34.5 32.0 36.8 41.2 42.5
- Impact projeté :
  - Croissance : hausse de l’ordre de ½ point de PIB par an à moyen terme.
  - Inflation : resterait modérée.
  - Recettes non pétrolières : pourraient augmenter de près de 1 point de PIB par an à moyen terme.
  - Viabilité : trajectoire budgétaire plus rigoureuse renforcerait la viabilité extérieure et budgétaire et aiderait à contenir le risque de surendettement extérieur.

### Exécution et gouvernance budgétaire — dysfonctionnements observés et recommandations
- Dysfonctionnements :
  - Trésor opère avec compte unique du Trésor et compte «d’avances» de la SNH (pratique contraire aux conseils du FMI).
  - Recours à décaissements du Trésor non pris en compte dans les affectations budgétaires; dépenses directes de la SNH compliquent la régularisation.
  - Période complémentaire prolongée > trois mois en 2014; retards d’enregistrement des dépenses d’investissement financées sur ressources extérieures (jusqu’à deux ans).
- Recommandations :
  - Comptabiliser tous les mouvements de recettes et de dépenses sur une base brute.
  - Limiter la période complémentaire à un mois; recourir aux «reports» pour affectations non dépensées.
  - Calculer et apurer les retards de paiement (notamment envers la SONARA).
  - Cesser d’utiliser la SNH comme mécanisme hors budget de dépenses par avance.
  - Éliminer diverses dépenses fiscales (potentiel > d’1 % du PIB).
  - Limiter la portée de la loi de 2013 sur les incitations à l’investissement.

### Secteur financier et intermédiation
- Indicateurs à fin juin 2015 :
  - total des actifs bancaires : augmentation de 6,2 % en glissement annuel;
  - dépôts : augmentation de 6,1 %;
  - crédits : augmentation de 13,0 %.
- Vulnérabilités :
  - créances improductives : 10,2 % en juin 2014 → 13,1 % un an plus tard;
  - excès de liquidités du système bancaire : près de 5 % du PIB;
  - trois petites banques en difficulté persistent.
- Actions recommandées :
  - Déploiement d’une base de données centrale sur les banques et grandes institutions de microfinance par la BEAC; création d’une centrale de risques.
  - Renforcement de la COBAC (doublement du nombre d’inspecteurs; nouvel outil de communication financière en ligne).
  - Contrôler institutions de microcrédit à mesure de leur expansion.
- Inclusion financière :
  - Virements mobiles pratiquement doublés en 2014; recommandation de favoriser la banque mobile en coordonnant le cadre juridique régional.

### Données, statistiques et communication au FMI
- Données globalement appropriées pour la surveillance mais lacunes importantes :
  - Opérations budgétaires de l’État sur la base des engagements : non disponibles.
  - Actualité des chiffres d’endettement : à améliorer.
  - Balance des paiements : qualité et actualité améliorées, mais travail nécessaire pour passer à la sixième édition du Manuel de la balance des paiements.
- Recommandations : réviser indices de production, intégrer indices de prix, publier comptes nationaux revus; améliorer couverture et actualité des statistiques de finances publiques, dette extérieure, et institutions de microfinance.

### Conclusions — synthèse finale et recommandations consolidées
- Constat principal : accélération de l’accumulation de la dette et conjoncture extérieure moins favorable entraînent un passage du risque de surendettement extérieur de «modéré» à «élevé».
- Effets clés :
  - Le dépassement du seuil relatif au ratio VA de la dette/exportations est observé dans le scénario de référence (dépassement attendu en 2021).
  - L’actuel ratio d’endettement public reste gérable à 26,6 % du PIB (2014) mais pourrait doubler d’ici 2030 si les tendances se maintiennent.
  - Le recours croissant au financement extérieur non concessionnel alourdit les coûts du service de la dette.
  - Une émission euro-obligataire envisagée aggraverait la viabilité.
- Recommandations consolidées des services du FMI et de la Banque mondiale :
  - Caler la politique budgétaire sur un rythme d’accumulation de la dette qui n’entraîne pas de dépassement des seuils.
  - Favoriser les emprunts concessionnels.
  - Renforcer le suivi des décaissements et de l’évolution de la dette, y compris des engagements conditionnels.
  - Améliorer la gestion des finances publiques et la transparence des entreprises publiques; apurer les arriérés (notamment SONARA).
  - Rationnaliser et prioriser l’investissement public; moratoire sur nouveaux projets non concessionnels sauf projets critiques.
  - Mettre en œuvre des réformes structurelles pour améliorer le climat des affaires, élargir l’assiette fiscale et renforcer l’intégration régionale.

*Fonds monétaire international — conclusion des consultations au titre de l’article IV avec le Cameroun (2015); extraits du document _cr15331f.*

### conclusion des consultations au titre de l’article IV avec le Cameroun.

### conclusion des consultations au titre de l’article IV avec le Cameroun.

### Contexte
- Rapport des services du FMI établi suite aux entretiens qui ont pris fin le 23 septembre 2015; rédaction achevée le 2 novembre 2015; soumis à l’examen du Conseil d’administration le 18 novembre 2015.
- L’économie camerounaise a fait preuve de résilience face au double choc de la chute des prix du pétrole et de la montée des menaces sécuritaires.
- Croissance soutenue en 2014–15 due à l’augmentation de la production pétrolière et à l’expansion de l’investissement public.
- Les déficits budgétaires se sont creusés et l’État a accumulé des arriérés intérieurs; recours accru à des financements extérieurs, y compris non concessionnels, pour les dépenses d’équipement.

### Perspectives et projections macroéconomiques (extraits)
- Croissance du PIB :
  - 2014 : 5.9
  - 2015 : 5.9
  - 2016 : 5.2
- PIB pétrolier à prix constants :
  - 2013 : 8.5
  - 2014 : 13.8
  - 2015 : 23.2
  - 2016 : -0.2
- Indice des prix à la consommation (moyenne annuelle) :
  - 2014 : 1.9
  - 2015 : 2.8
  - 2016 : 2.2
- Déficit budgétaire global (base caisse) hors dons :
  - 2013 : -4.4
  - 2014 : -5.1
  - 2015 : -5.7
  - 2016 : -7.4
- Solde des transactions courantes (dons compris) :
  - 2013 : -3.9
  - 2014 : -4.4
  - 2015 : -5.1
  - 2016 : -5.3
- Dette publique totale (en pourcentage du PIB) :
  - 2013 : 19.0
  - 2014 : 26.6
  - 2015 : 32.6
  - 2016 : 36.8
- Dette publique extérieure (en pourcentage du PIB) :
  - 2013 : 12.1
  - 2014 : 17.8
  - 2015 : 21.7
  - 2016 : 24.5
- Réserves imputées (en % de la monnaie au sens large) :
  - 2013 : 49.6
  - 2014 : 41.6
  - 2015 : 40.0
  - 2016 : 36.0
- Autres indicateurs :
  - Volume des exportations 2015 : 13.0
  - Volume des importations 2015 : 10.3
  - Termes de l'échange (détérioration) 2015 : -8.3

### Principaux risques identifiés
- Risques externes :
  - Baisse supplémentaire des prix du pétrole.
  - Intensification des menaces pour la sécurité régionale.
- Risques internes :
  - Programme ambitieux d’investissement public financé par l’endettement.
  - Passifs latents importants des entreprises publiques.
  - Augmentation des emprunts non concessionnels.
- Conséquences attendues :
  - Espace budgétaire réduit.
  - Déficit budgétaire global prévu rester supérieur à 5 percent du PIB jusqu’en 2018.
  - Déficit des transactions extérieures courantes prévu atteindre 5.3 percent du PIB à moyen terme.

### Évaluation par le Conseil d’administration
- Reconnaissance de la résilience économique et du maintien d’une solide croissance malgré la chute des cours du pétrole et les menaces sécuritaires.
- Mise en garde sur l’aggravation des vulnérabilités budgétaires et extérieures liées au recul des recettes pétrolières et à l’ambitieux plan d’investissement public.
- Insistance sur la nécessité de :
  - Politiques budgétaires saines.
  - Gestion prudente de la dette.
  - Réformes structurelles ambitieuses pour stimuler l’investissement privé et promouvoir une croissance plus forte, durable et inclusive.

### Recommandations de politique économique (principales)
- Budgétaire et dette :
  - Améliorer la discipline budgétaire; adopter un budget prudent fondé sur une hypothèse réaliste du cours du baril.
  - Élaborer une stratégie crédible de rééquilibrage à moyen terme.
  - Mener une stratégie prudente de gestion de la dette privilégiant les emprunts concessionnels et le financement par les marchés régionaux.
  - Procéder à l’évaluation et à la hiérarchisation poussées des projets d’investissement selon leur impact sur la croissance et la réduction de la pauvreté, en tenant compte de la capacité administrative et des moyens de mise en œuvre.
- Recettes et dépenses :
  - Renforcer la mobilisation des recettes fiscales et redoubler d’efforts pour renforcer la mobilisation des recettes douanières.
  - Améliorer la maîtrise des dépenses en renforçant la gestion des finances publiques.
  - Apurer les arriérés et améliorer le contrôle des passifs latents des entreprises publiques.
  - Rationnaliser et intégrer pleinement les programmes d’investissement public parallèles au budget.
- Subventions et protection sociale :
  - Profiter du faible niveau des cours du pétrole pour supprimer les subventions aux carburants tout en déployant un dispositif de protection sociale en faveur des populations pauvres.
- Secteur financier et structurel :
  - Renforcer la surveillance du secteur financier, y compris des établissements de microfinance et de la nouvelle banque consacrée aux PME.
  - Veiller à la stabilité financière face à la montée des créances improductives (prêts improductifs bancaires passés de 10.2 percent du total des prêts en juin 2014 à 13.1 percent un an plus tard).
  - Mener des réformes structurelles pour améliorer le climat des affaires, diversifier l’économie et faciliter l’accès au crédit.
  - Promouvoir l’intégration régionale.
  - Améliorer la qualité et l’actualité des données et des statistiques.

### Priorités des consultations (synthèse)
- Amortir le double choc (prix du pétrole et sécurité) et maintenir une croissance forte et durable.
- Rationaliser et réduire les programmes d’investissement public pour résorber le déficit budgétaire.
- Adopter une trajectoire pour le déficit primaire hors pétrole afin de reconstituer une marge de manœuvre budgétaire et préserver la stabilité à moyen terme des finances publiques.
- Éliminer le programme de subventions des carburants pour éviter des besoins de subventions énergétiques futurs.

*Fonds monétaire international — conclusion des consultations au titre de l’article IV avec le Cameroun (2015).*

### 1.      Le Cameroun a subi deux chocs importants en 2014. Premièrement, la chute des prix

### _cr15331f - 1.      Le Cameroun a subi deux chocs importants en 2014. Premièrement, la chute des prix

### Chocs et effets immédiats (2014)
- Deux chocs majeurs en 2014 :
  - Chute des prix mondiaux du pétrole brut entraînant une baisse des recettes de l’État et des exportations.
  - Vague d’attaques terroristes dans la région du lac Tchad perturbant l’activité économique dans l’extrême nord et nécessitant de vastes opérations militaires multinationales.
- Effet comparatif : le choc pétrolier a été nettement moins grave que pour d’autres pays de la CEMAC.

### Croissance économique et structure sectorielle (2014)
- Croissance du PIB réel en 2014 : 5.9 percent.
- Contributions sectorielles (2014, en % du total) :
  - Secteur primaire : 1.0
  - Secteur secondaire (hors pétrole) : 1.1
  - Pétrole : 0.5
  - Secteur tertiaire (dont secteur public) : 3.3 (dont secteur public 1.3)
- Secteurs dynamiques liés à l’essor des investissements publics : matériaux de construction, travaux publics, énergie.
- Projet structurant : port en eau profonde de Kribi (construction terminée mi-2014 mais non opérationnel pour absence de services d'adduction d'eau et d'électricité).
- Inflation annuelle en 2014 : inférieure à 2 percent, malgré une hausse de 15 percent du prix de l’essence à la pompe le 1er juillet 2014.
- Le franc CFA est rattaché à l’euro.

### Projections macroéconomiques (2015 et moyen terme)
- Croissance prévue pour 2015 : près de 6 percent (soutenue par une forte augmentation de la production pétrolière et un nouvel accroissement de l’investissement public).
- Extraction pétrolière prévue : augmentation d’environ 25 percent (mise en production de nouveaux puits).
- Inflation prévue pour 2015 : presque 3 percent.
- Taux de croissance à moyen terme projeté : environ 5 percent (entravé par problèmes de compétitivité structurelle et absence de progrès dans l’intégration régionale).

### Solde budgétaire et finances publiques (2014–moyen terme)
- Déficit budgétaire en 2014 (base caisse, dons inclus) : 4.8 percent du PIB.
- Rôle de la hausse du prix des carburants mi-2014 : augmentation de 15 percent des prix à la pompe a permis de contenir les subventions alors que les prix du pétrole ont atteint plus de 110 dollars américains le baril.
- Progression des recettes et dépenses en 2014 :
  - Recettes non pétrolières : augmentation d’environ 1 point de PIB par rapport à 2013.
  - Recettes pétrolières : régression de 0.5 point de PIB par rapport à 2013.
  - Dépenses : hausse portée surtout par l’investissement public (+1.1 point de PIB vs 2013) et dépenses courantes, notamment subventions pétrolières (2.3 percent du PIB sur la base comptable).
- Encours des arriérés à fin 2014 : 4.6 percent du PIB (stable après augmentation des arriérés envers distributeurs de carburants et résorption d’obligations non réglées).
- Perspectives 2015–2016 :
  - Baisse des subventions carburants attendue en 2015 : réduction de 1.2 point du PIB (mais baisse comparable des recettes pétrolières).
  - Dépenses de sécurité et projets d’infrastructures pour l’extrême nord : projection d’une hausse des dépenses d’investissement jusqu’à 10 percent du PIB en 2016.
  - Déficit budgétaire projeté pour 2016 : plus de 7 percent du PIB.
  - Déficit primaire non pétrolier (DPNP) : évolution similaire en pourcentage du PIB non pétrolier.
  - Valeur nette de l’État projetée : diminution à moyen terme (encadré 1).

### Bilan du gouvernement (encadré 1) — éléments chiffrés clés (projections 2013–20)
- Baisse projetée de la valeur nette de l’État : 31 percent en termes nominaux entre 2013 et 2020.
- Réserves pétrolières : baisse de 38 percent entre 2013 et 2020.
- Réserves pétrolières stocks et hypothèses : épuisement partiel attendu (à partir de 230 millions de barils en 2015).
- Triplement des engagements projeté en lien avec endettement accru pour financer investissement public; emprunts pour la plupart non concessionnels.

### Endettement extérieur et viabilité de la dette
- Risque de surendettement extérieur : passé de « faible » à « élevé » en moins de trois ans.
- Dette publique projetée d’ici 2020 : plus de 42 percent du PIB (plus du double du niveau à fin 2013).
- Service de la dette : devrait doubler à moyen terme.
- Analyse de viabilité : dépassement en 2021 du seuil du ratio de la valeur actuelle de la dette extérieure aux exportations — ratio projeté près de 130 pour un seuil de 100 (dépassement significatif et persistant à long terme).
- Facteurs explicatifs : augmentation rapide de la dette extérieure, conditions pour la plupart non concessionnelles des nouveaux emprunts, chute de la valeur des principales exportations.

### Pauvreté et indicateurs sociaux (préliminaires enquête 2014)
- Taux de pauvreté national 2014 : 37.5 percent (recul de 2 points de pourcentage depuis 2007).
- Comparaisons régionales citées : Sénégal 38.0 percent, Ouganda 33.2 percent (selon Indicateurs de développement dans le monde).
- Incidence géographique : aggravation de la pauvreté dans les régions les plus au nord dépendantes de l’agriculture.
- Indicateurs sociaux (sélection) :
  - Pauvreté urbaine 2014 : 8.9 percent.
  - Pauvreté rurale 2014 : 56.8 percent.
  - Croissance démographique : 2.5 (2014).
  - Espérance de vie à la naissance : 55 (2014, années).
  - Ratio de mortalité maternelle (pour 100,000 naissances vivantes) : 782 (2014).
  - Taux d'alphabétisme des jeunes : N/A (2014).
- Contraintes aux dépenses sociales en 2014 : niveau élevé des subventions des produits pétroliers, malgré hausse du prix des carburants.
- Projection subventions carburants 2015 : réduction à 0.2 percent du PIB suite à l’effondrement des cours du pétrole; menaces sécuritaires dans l’extrême nord entraînant une hausse des dépenses qui limite les crédits aux secteurs sociaux.

### Risques macroéconomiques et vulnérabilités
- Principaux risques externes :
  - Chute prolongée des cours mondiaux des matières premières.
  - Intensification des attaques terroristes dans l’extrême nord et propagation au reste du pays.
- Principaux risques internes :
  - Passifs latents issus des entreprises publiques.
  - Reprise des subventions des carburants si cours mondiaux du pétrole augmentent dans un cadre non réformé.
  - Exposition excessive au risque de crédit de la raffinerie nationale SONARA, menaçant le système bancaire et le secteur réel.
- Les autorités recherchent appui opérationnel et financier international pour contrer les menaces de sécurité.

### Compétitivité, climat des affaires et intégration régionale
- Performance Doing Business : recul du Cameroun de la 148ième place en 2014 à la 158ième en 2015.
  - Résultats : moins bons pour cinq indicateurs sur dix, sans progression pour quatre, amélioration pour un.
  - Domaines les plus en recul : procédures de permis de construire et de création d’entreprise.
- Productivité totale des facteurs : contribution négative à la croissance (encadré 2).
- Potentiel du secteur privé : énergie et travaux publics identifiés comme secteurs à fort potentiel; capacité de production de ciment plus que doublée récemment.
- Intégration régionale CEMAC : plan d’action recommandé par les services du FMI (autorités camerounaises exhortées à relancer le processus) :
  - Assurer ressources humaines et financières suffisantes à la commission de la CEMAC.
  - Préconiser un tarif extérieur commun pour toutes les catégories de produits de l’union douanière de la CEMAC, tout en tenant compte de l’accord bilatéral de partenariat économique entre l’Union européenne et le Cameroun.
  - Harmoniser les normes économiques et techniques (ex. normes sanitaires pour produits périssables).
  - Remédier aux obstacles non tarifaires, notamment lourdeur des procédures douanières et absence d’accords de perception et redistribution de recettes douanières pour le transit via le port de Douala.

### Données, statistiques et communication au FMI
- Communication de données : globalement appropriée pour la surveillance, mais lacunes importantes dans les données des secteurs budgétaire et extérieur.
  - Opérations budgétaires de l’État sur la base des engagements : non disponibles.
  - Actualité des chiffres d’endettement : à améliorer.
  - Balance des paiements : qualité et actualité améliorées, mais travail nécessaire pour passer à la sixième édition du Manuel de la balance des paiements.

### Orientations et recommandations politiques (extraits)
- Adapter l’économie et le budget pour faire face au double choc tout en passant à un modèle de croissance moins tributaire de l’investissement public financé par emprunts non concessionnels.
- Mettre en œuvre rapidement les réformes structurelles pour stimuler l’activité du secteur privé et renforcer les politiques visant à remédier aux inégalités.
- Se concentrer sur les projets d’infrastructure de première génération en cours d’achèvement.
- Renforcer la compétitivité et éliminer les obstacles aux échanges ; piloter la coopération et l’intégration régionale au sein de la CEMAC.
- Rationaliser les dépenses publiques pour préserver la viabilité budgétaire (section B introduite mais développée au-delà du contenu fourni).

*Source : Document _cr15331f — Extraits du rapport du FMI sur le Cameroun (contenu fourni).*

### 16.      L’exécution budgétaire de 2015 a été malmenée par la chute des recettes pétrolières, les

### 16.      L’exécution budgétaire de 2015 a été malmenée par la chute des recettes pétrolières, les

### Exécution budgétaire 2015 — faits saillants
- Le ratio recettes / PIB devrait se détériorer par rapport à 2014 en raison de la forte chute des recettes pétrolières, partiellement compensée par une hausse plus forte que prévue des recettes non pétrolières (réformes de l’administration fiscale et cessions ponctuelles de licences de téléphonie mobile).
- Le total des dépenses / PIB restera au même niveau qu’en 2014, avec une composition modifiée :
  - dépenses courantes : baisse de 0,7 point de PIB (diminution des subventions);
  - dépenses d’investissement : augmentation équivalente liée au développement de l’investissement public.
- Le déficit budgétaire global devrait se creuser à 5,4 % du PIB.
- Financement du déficit : mélange d’emprunts intérieurs et extérieurs et paiements différés.
- Le plan triennal (“plan d’urgence”) de projets d’infrastructures équivaut à environ 1,7 % du PIB par an.
- Conséquence attendue : hausse des importations liées aux investissements et creusement du déficit des transactions courantes à plus de 5 % du PIB à moyen terme.
- Les autorités se préparent à émettre une euro-obligation de 1,5 milliards de dollars américains pour régler des arriérés envers la SONARA et financer le programme complémentaire d’investissement.

### Productivité totale des facteurs (PTF) et compétitivité structurelle
- Analyse couplée (49 pays d’Afrique et d’Asie, 1991–2012) : la PTF a apporté une contribution négative à la croissance au Cameroun.
- Dans les groupes comparatifs (UEMOA, pays pré-émergents d’Afrique, pays émergents d’Afrique, benchmarks asiatiques, AfSS), seuls le Cameroun et l’UEMOA ont enregistré une contribution négative de la PTF à la croissance.
- Contribution du capital à la croissance au Cameroun : environ 1 % (la plus faible parmi les comparables).
- Facteurs explicatifs : climat des affaires et gouvernance difficiles, pouvant expliquer la faible compétitivité structurelle et la contribution décevante de la PTF.

### Risques pour la viabilité budgétaire
- L’augmentation rapide de la dette extérieure non concessionnelle constitue la menace la plus importante pour la viabilité budgétaire.
- Causes : baisse brutale et persistante des recettes pétrolières et hausse rapide de la dette publique.
- Problématiques spécifiques :
  - La plupart des projets d’investissement du programme complémentaire sont à un stade conceptuel initial et loin de la phase de financement.
  - Contraintes de capacité pour mettre en œuvre simultanément de vastes projets d’infrastructure.
  - Long délais entre mise en exploitation des infrastructures et recettes étatiques correspondantes.
- Implication : nécessité de consolider et rationaliser les plans d’investissement et les intégrer pleinement au budget plutôt que d’accroître rapidement des projets financés sur ressources extérieures.

### Recommandations des services du FMI (orientation budgétaire et dépenses)
- Adopter un ancrage budgétaire à moyen terme, par exemple un déficit primaire non pétrolier (DPNP).
- Recommandations concrètes :
  - Adopter un DPNP qui suive une trajectoire à la baisse pour passer en dessous de 4 % du PIB non pétrolier à moyen terme.
  - Élargir la base d’imposition :
    - créer des services fiscaux plus décentralisés pour faciliter le règlement des impôts;
    - mettre progressivement fin aux exonérations fiscales et douanières;
    - éliminer le programme de subvention des carburants;
    - rétablir une fiscalité normale des produits pétroliers;
    - limiter l’admissibilité à de nouveaux investissements extérieurs dans la loi sur les incitations à l’investissement à ceux ayant une incidence facilement démontrable sur la croissance;
    - finaliser l’identification unique des contribuables en reliant les bases de données des administrations fiscales et douanières.
  - Redonner au budget son rôle de mécanisme de contrôle des dépenses en adoptant une loi de finances rectificative pour 2015 et un budget réaliste pour 2016 afin de :
    i) unifier, rationaliser et réduire le grand nombre de programmes d’investissement et les intégrer au budget en se concentrant sur les projets à fort impact sur la croissance et la pauvreté;
    ii) réaliser progressivement les projets pour lesquels un emprunt a été contracté mais dont la mise en œuvre n’a pas débuté;
    iii) intégrer la totalité des dépenses sécuritaires dans le budget.
  - Se concentrer sur les projets en voie d’achèvement et affecter les ressources appropriées pour l’entretien courant.
  - Décréter un moratoire sur les nouveaux projets d’infrastructures (plus de 4 milliards de dollars américains de prêts pour projets contractés mais non encore décaissés), sauf si le financement est concessionnel.
  - Améliorer la mise en œuvre de la stratégie d’endettement à moyen terme en réservant exclusivement le pouvoir de contracter des emprunts au Ministre des finances.
  - Émettre des obligations régionales en monnaie locale dans des montants et à un rythme correspondant à la capacité d’absorption du marché.
  - Différer l’émission de l’euro-obligation proposée (processus onéreux dans les conditions actuelles du marché et projets non suffisamment matures).
  - Mettre en application le nouveau logiciel prévu pour rapprocher les effectifs de la fonction publique du système de paiement du Trésor; préparer des projections de la masse salariale pour mieux prévoir le calendrier des futures embauches.
  - Renforcer le suivi des résultats des entreprises publiques (notamment la SONARA) en se focalisant sur les passifs latents; publier un rapport annuel sur la santé financière de toutes les entreprises publiques et banques d’État; prendre des mesures pour apurer les arriérés de la SONARA, notamment ses crédits fournisseurs en souffrance.

### Points de vue des autorités (sur budget, dette et réformes)
- Hésitations sur la nécessité d’une loi de finances rectificative : les autorités estiment pouvoir accepter des écarts sans loi rectificative et rappellent que le programme complémentaire d’investissements a été approuvé par le Parlement début 2015.
- Réaffectation des fonds non dépensés (ex. subventions carburants) considérée comme suffisante pour faire face aux dépenses imprévues (sécurité).
- Les autorités estiment pouvoir intégrer les imprévus économiques et budgétaires de 2015 dans le budget 2016.
- Sur le risque de surendettement extérieur, les autorités notent :
  - possibilité de rebond des exportations si les cours des matières premières remontent;
  - les arriérés extérieurs de la SONARA devraient être traités comme crédits fournisseurs en attente de paiements et non comme dette extérieure contractée ou garantie par l’État;
  - la note de surendettement extérieur résulte d’un dépassement de seuil dans un seul test parmi les cinq tests habituels.
- Les autorités admettent une détérioration de la viabilité budgétaire et reconnaissent la nécessité d’améliorer la rentabilité des dépenses publiques; elles s’engagent à accroître la mobilisation des recettes non pétrolières.
- Réticence persistante à adopter une règle budgétaire ancrée sur le DPNP; ouverture possible à l’élimination du programme de subventions des carburants en tenant compte des impacts sociaux.

### Amélioration de la gestion des dépenses — constats et recommandations
- Dysfonctionnements observés :
  - Trésor opère à la fois avec le compte unique du Trésor et le compte «d’avances» de la SNH (pratique contraire aux conseils du FMI).
  - Recours accru aux décaissements du Trésor non pris en compte dans les affectations budgétaires; dépenses directes de la SNH compliquent la régularisation budgétaire a posteriori.
  - Prolongation de plus de trois mois de la «période complémentaire» pour la clôture des comptes publics en 2014, permettant des engagements 2014 pris en 2015.
  - Certaines parties du budget d’investissements financé sur ressources extérieures ne sont enregistrées au budget qu’avec un retard pouvant aller jusqu’à deux ans.
- Recommandations précises des services du FMI :
  - Comptabiliser tous les mouvements de recettes et de dépenses sur une base brute.
  - Limiter la période complémentaire à un mois; recourir aux «reports» pour les affectations non dépensées.
  - Calculer les retards des paiements en suspens (notamment envers la SONARA) et commencer à apurer ces retards par décaissements ou obligations formelles de dette.
  - Cesser d’utiliser la SNH comme mécanisme hors budget de dépenses par avance.
  - Éliminer les diverses dépenses fiscales (réduire les accords préférentiels) — potentiel de recettes annuelles de plus d’1 % du PIB.
  - Limiter la portée de la loi de 2013 sur les incitations à l’investissement à un petit nombre de secteurs stratégiques.

### Gestion des dépenses — réponses des autorités
- Reconnaissance de la nécessité d’un meilleur suivi et d’une comptabilité plus exhaustive des dépenses publiques.
- Réaffectations de dépenses officiellement approuvées par le Premier Ministre pour régulariser et rendre compte au Parlement.
- Acceptation d’étudier les recommandations du FMI pour améliorer le contrôle des engagements et maîtriser les dépenses publiques.
- Mise en œuvre prévue d’une nouvelle architecture informatique reliant le registre de la fonction publique au registre de la solde.
- Réserves : les autorités ne voient pas l’utilité de réviser les plans d’investissement financés sur ressources extérieures, considérés essentiels pour accélérer la croissance et intégralement financés.

### Intermédiation financière et secteur bancaire
- Situation du secteur bancaire à fin juin 2015 :
  - total des actifs bancaires : augmentation de 6,2 % en glissement annuel;
  - dépôts : augmentation de 6,1 %;
  - crédits : augmentation de 13,0 %.
- Facteurs : forte demande intérieure liée à l’augmentation des investissements.
- Problèmes et vulnérabilités :
  - créances improductives : 10,2 % en juin 2014 → 13,1 % un an plus tard; hausse similaire dans les institutions de microfinance;
  - excès de liquidités du système bancaire : près de 5 % du PIB, bien qu’atténués;
  - trois petites banques en difficulté persistent comme obstacle à l’intermédiation financière;
  - nouvelle banque publique pour les PME démarrée en juillet 2015 avec deux agences (Yaoundé et Douala), mais sans octroi important de prêts à ce stade.
- Paiements mobiles et inclusion financière :
  - virements mobiles : pratiquement doublés en 2014;
  - recommandation : favoriser l’inclusion financière via la banque mobile en actualisant la structure juridique du secteur en coordination avec les autorités régionales.
- Renforcement du contrôle bancaire :
  - déploiement d’une base de données centrale sur les banques et grandes institutions de microfinance par la BEAC (outil devant doper l’intermédiation et permettre la création d’une centrale de risques);
  - recommandation : mise en application intégrale de cet outil pour maîtriser les risques et améliorer les résultats des établissements vulnérables.
  - au niveau régional, renforcement des capacités de la COBAC (doublement du nombre d’inspecteurs, nouvel outil de communication financière en ligne) améliorant la qualité du contrôle bancaire.
  - préoccupation : lenteur d’adoption de nouvelles réglementations retardant la modernisation prudentielle.
- Points de vue des autorités sur le secteur financier :
  - COBAC : suivi continu; situation globale satisfaite malgré vulnérabilités et trois banques en difficulté.
  - Autorités : étude d’options pour aider ces banques, négociations avec actionnaires et évaluation du montant de la contribution de l’État à la recapitalisation.
  - Explication de l’augmentation des créances improductives : gestion plus stricte des portefeuilles et meilleure communication financière dans les institutions de microcrédit.
  - Mesures en cours : intégrer la communication financière des créances improductives des institutions de microcrédit dans la communication financière générale; COBAC élabore des règles régionales pour consolider le secteur des institutions de microcrédit (hausse des normes minimales de fonds propres et nouvelles règles de gouvernance d’entreprise).

*Source: Extrait du document fourni (_cr15331f - 16. L’exécution budgétaire de 2015 a été malmenée par la chute des recettes pétrolières, les).*

### 30.      Les autorités expriment leur crainte d’une éventuelle propagation du double choc aux

### _cr15331f - 30.      Les autorités expriment leur crainte d’une éventuelle propagation du double choc aux

### Risque de contagion financière régionale
- Les autorités craignent une éventuelle propagation du double choc (baisse des prix du pétrole et intensification de l’investissement public) aux systèmes financiers d’autres pays de la CEMAC.
- Inquiétudes spécifiques :
  - Retombées financières en provenance de Guinée Équatoriale et de la République du Congo via des filiales de banques camerounaises, pouvant entraîner une hausse des créances improductives.
  - La plupart des établissements financiers camerounais sont considérés comme sains, mais une faiblesse persistante des cours du pétrole pourrait placer un certain nombre d’institutions en situation de tension.
  - Chute des prix du pétrole et intensification de l’investissement public ont réduit les liquidités systémiques, mais les banques disposent encore de vastes dépôts excédentaires auprès de la BEAC.
  - La COBAC regrette les retards dans l’adoption des règlementations bancaires à l’échelle communautaire ; nécessité de resserrer la coordination avec la BEAC et d’améliorer l’efficacité de la Commission de la CEMAC pour assurer la publication en temps voulu de toutes les réglementations communautaires.

### Scénario de réforme (résumé et objectifs)
- Objectif général : favoriser une croissance plus durable.
- Caractéristiques principales du scénario de réforme modérée :
  - i) Accélération de la croissance tirée par le secteur privé via : améliorations immédiates du climat des affaires, achèvement plus rapide des nouvelles infrastructures, développement du crédit au secteur privé obtenu en réduisant les créances des banques sur la SONARA.
  - ii) Montée en puissance des réformes de GFP (gestion des finances publiques) destinées à maîtriser plus efficacement les engagements et à améliorer plus rapidement les administrations fiscale et douanière.
  - iii) Développement de la marge de manœuvre budgétaire grâce à : moratoire sur le lancement de nouveaux investissements non prioritaires, meilleure administration des entreprises publiques, maîtrise plus stricte des dépenses obligatoires (salaires et retraites).

### Principaux indicateurs macroéconomiques (Tableau 3 — extraits)
- Sources : Autorités camerounaises ; et estimations et projections des services du FMI.
- Définitions :
  - 1 Variation en pourcentage.
  - 2 En pourcentage du PIB.
  - 3 En pourcentage du PIB hors pétrole.
- Séquences d’indicateurs (Scénario de réforme / Scénario de référence) — valeurs telles qu’indiquées :
  - PIB réel (1) : 5.9 5.3 5.7 5.7 5.2 5.4 5.2
  - PIB réel hors pétrole (1) : 5.2 5.5 5.9 6.0 5.4 5.6 5.6
  - Prix à la consommation (moyenne sur la période) (1) : 2.8 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2
  - Recettes totales (y compris dons) (2) : 17.8 16.8 17.0 16.9 16.7 16.8 16.8
  - Dont : pétrolières (2) : 2.5 2.2 2.3 2.1 2.2 2.3 2.1
  - non pétrolières (3) : 15.6 15.0 15.1 15.2 14.9 14.9 15.0
  - Dépenses totales, base caisse (2) : 23.1 21.7 19.9 18.5 23.9 22.1 20.7
  - Dont : courantes hors intérêts (2) : 13.4 13.3 13.2 13.1 13.3 13.2 13.1
  - investissement (2) : 9.1 7.7 6.1 4.8 10.0 8.2 6.7
  - Solde budgétaire global, base caisse (y compris dons) (2) : -5.4 -4.9 -2.9 -1.5 -7.2 -5.3 -3.9
  - Solde primaire hors pétrole (3) : -7.6 -6.7 -4.8 -3.1 -9.1 -7.2 -5.3
  - Dette publique totale (2) : 32.6 34.5 34.5 32.0 36.8 41.2 42.5
  - Solde des transactions courantes (y compris dons) (2) : -5.1 -5.0 -4.3 -4.0 -5.3 -5.2 -5.2

### Impact projeté du scénario de réforme
- Croissance :
  - Le scénario de réforme pourrait entraîner une hausse de la croissance de l’ordre de ½ point de PIB par an à moyen terme.
  - Mécanismes : achèvement des nouvelles infrastructures, climat des affaires amélioré, accès plus facile au crédit, échanges régionaux facilités, réaffectation des dépenses publiques à des fins productives.
- Inflation : resterait modérée.
- Finances publiques et recettes :
  - Amélioration des soldes budgétaires.
  - Les recettes non pétrolières pourraient augmenter de près de 1 point de PIB par an à moyen terme, via : accélération des réformes administratives pour élargir l’assiette fiscale, réduction des exonérations fiscales et douanières, limitation de la portée de la loi de 2013 sur les incitations à l’investissement.
- Viabilité : trajectoire budgétaire plus rigoureuse et réformes structurelles renforceraient la viabilité extérieure et budgétaire, permettant de contenir le risque de surendettement extérieur.

### Points de vue des autorités
- Les autorités soutiennent l’objectif d’une croissance plus forte et durable et misent sur la vague d’investissements en infrastructures pour y parvenir.
- Elles reconnaissent le rôle des infrastructures pour dynamiser la croissance, augmenter les exportations et les recettes de l’État.
- Elles souscrivent globalement aux recommandations des services du FMI mais insistent pour un rythme d’exécution mieux adapté aux réalités administratives et sociales du Cameroun.

### Évaluation des services du FMI — constats clés
- Résilience : Le Cameroun a montré de la résilience en 2014–15 (croissance soutenue, inflation faible) malgré les chocs externes et sécuritaires.
- Surendettement extérieur : Absence d’ajustement au choc pétrolier porte le risque de surendettement extérieur au niveau « élevé ».
  - Passage d’une stratégie progressive d’infrastructures à un programme d’investissements ambitieux financé en grande partie par des emprunts non concessionnels accentue le risque de surendettement.
  - L’émission d’une Euro-obligation pourrait détériorer davantage la viabilité de la dette ; les services du FMI exhortent à axer les efforts sur des projets en voie d’achèvement et à différer l’émission envisagée d’Euro-obligations.
- Rôle du secteur privé : Essentiel pour la transition vers un développement tiré par le secteur privé.
  - Recommandations : améliorer le climat des affaires (réduire obstacles bureaucratiques notamment pour paiement des impôts et échanges commerciaux intra-CEMAC), intensifier la lutte contre la corruption, renforcer la structure de lutte contre le blanchiment de capitaux.
  - Importance d’un budget exhaustif et réaliste pour honorer les obligations envers le secteur privé.
  - Opportunité de relancer l’intégration régionale CEMAC pour stimuler diversification et productivité du secteur non pétrolier.

### Risques budgétaires et mesures recommandées
- Risques urgents :
  - Recettes pétrolières inférieures aux prévisions et dépenses sécuritaires inattendues exercent des pressions sur la viabilité budgétaire, entraînant déficits de financement et nouvelle accumulation d’arriérés intérieurs.
  - Passifs latents des entreprises publiques constituent un risque additionnel.
- Recommandations :
  - Améliorer la transparence des comptes des entreprises publiques.
  - Éliminer le programme de subventions pétrolières pour prévenir une réapparition des subventions si les prix du pétrole augmentent ; mise en place d’un mécanisme ciblé de protection sociale pour protéger les groupes vulnérables.
  - Élaborer et mettre en œuvre un plan de formalisation et d’élimination de la toile de dettes croisées entre l’État, la SONARA et ses partenaires commerciaux.
  - Renforcer la GFP au-delà des mesures récentes afin que le budget redevienne un outil d’affectation rationnelle et de contrôle efficace.
  - Abandonner la pratique des circuits parallèles de dépenses via la SNH.

### Financement, recettes et gestion des dépenses
- Pour accroître la marge de manœuvre budgétaire : combiner augmentation des recettes, limitation des dépenses, et choix de financement judicieux.
- Mesures de mobilisation des recettes :
  - Poursuivre vigoureusement les réformes de l’administration fiscale pour accroître les recettes non pétrolières.
  - Étendre les améliorations à l’administration des douanes (conformément aux conseils d’assistance technique du FMI).
- Gestion des dépenses :
  - Soutenir la mise en œuvre d’un budget par programmes pour identifier et réduire progressivement les dépenses les moins productives.
  - Un plan d’investissement public réduit et consolidé doit privilégier des prêts concessionnels.

### Stabilité financière et intermédiation
- Situation actuelle :
  - Excédents de liquidités du secteur bancaire ont baissé mais demeurent importants.
  - Créances improductives se sont accrues.
- Recommandations :
  - Améliorer l’intermédiation financière pour les investissements publics et privés.
  - Collaborer avec l’organisme de contrôle du secteur financier de la région (COBAC/BEAC) pour renforcer le contrôle du secteur financier, y compris la nouvelle banque pour les PME.
  - Mieux contrôler les institutions de microcrédit à mesure qu’un certain nombre d’entre elles deviennent très importantes.

### Statistiques et surveillance
- Les statistiques sont globalement satisfaisantes pour la surveillance, mais d’importantes lacunes demeurent et doivent être corrigées.
- Risque : statistiques publiques et balance des paiements incomplètes et tardives pouvant masquer des signes avant-coureurs importants.

*Source : Extraits du document _cr15331f (sections 30–40) fournis par les services du FMI.*

### 41.      Les services du FMI recommandent que les prochaines consultations au titre de

### _cr15331f - 41.      Les services du FMI recommandent que les prochaines consultations au titre de

### Recommandation des services du FMI
- Les services du FMI recommandent que les prochaines consultations au titre de l’article IV se déroulent selon le cycle de consultation de 12 mois.

### Principaux indicateurs économiques (extraits, 2013–20)
- PIB à prix constants: 5.6 ; 5.9 ; 5.9 ; 5.2 ; 5.0 ; 5.4 ; 5.2 ; 5.2
- PIB pétrolier à prix constants: 8.5 ; 13.8 ; 23.2 ; -0.2 ; -5.3 ; -0.2 ; -5.6 ; -5.9
- PIB non pétrolier à prix constants: 5.4 ; 5.6 ; 5.2 ; 5.4 ; 5.5 ; 5.6 ; 5.6 ; 5.6
- Déflateur du PIB: 2.5 ; 1.0 ; 1.9 ; 1.9 ; 2.0 ; 2.0 ; 2.0 ; 2.0
- PIB nominal (aux prix du marché, en milliards de FCFA): 14,603 ; 15,611 ; 16,836 ; 18,053 ; 19,341 ; 20,784 ; 22,315 ; 23,943
- Production pétrolière (milliers de barils par jour): 65.7 ; 75.4 ; 93.4 ; 93.4 ; 93.4 ; 88.5 ; 88.3 ; 83.4 ; 78.4
- Prix moyen du pétrole à l'exportation ($EU/baril): 108.5 ; 88.5 ; 49.8 ; 48.5 ; 53.6 ; 58.0 ; 60.4 ; 61.1
- Inflation (Prix à la consommation, moyenne): 2.1 ; 1.9 ; 2.8 ; 2.2 ; 2.2 ; 2.2 ; 2.2 ; 2.2
- Masse monétaire au sens large (M2) (variations en pourcentage): 10.8 ; 10.5 ; 9.3 ; 9.1 ; 8.2 ; 7.7 ; 7.6 ; 7.6
- Avoirs extérieurs nets (pourcentage de la M2 début période): 0.8 ; 3.4 ; -1.1 ; -1.0 ; -2.2 ; -3.1 ; -3.8 ; -2.3
- Crédit intérieur au secteur privé (variation annuelle en pourcentage): 14.9 ; 14.4 ; 10.7 ; 10.1 ; 10.6 ; 10.8 ; 11.2 ; 10.6
- Épargne nationale brute: 17.7 ; 17.3 ; 16.7 ; 16.6 ; 16.2 ; 15.9 ; 15.4 ; 15.2
- Investissement intérieur brut: 21.6 ; 21.7 ; 21.9 ; 21.9 ; 21.4 ; 21.1 ; 20.7 ; 20.4
- Solde budgétaire global (base caisse), dons exclus (% du PIB): -4.4 ; -5.1 ; -5.7 ; -7.4 ; -6.0 ; -5.5 ; -4.3 ; -4.1
- Solde primaire hors pétrole (% du PIB hors pétrole): -9.0 ; -9.2 ; -7.6 ; -9.1 ; -7.7 ; -7.2 ; -5.8 ; -5.3
- Encours de la dette publique (en % du PIB): 19.0 ; 26.6 ; 32.6 ; 36.8 ; 39.3 ; 41.2 ; 41.9 ; 42.5
- Encours de la dette publique extérieure (en % du PIB): 12.1 ; 17.8 ; 21.7 ; 24.5 ; 26.6 ; 28.0 ; 28.2 ; 28.1
- Valeur actuelle de la dette extérieure (en % du PIB): 28.0 ; 33.9 ; 56.4 ; 69.2 ; 79.1 ; 86.8 ; 92.7 ; 99.2
- Service de la dette extérieure (en milliards de FCFA): 1.8 ; 2.5 ; 4.4 ; 4.5 ; 5.5 ; 6.5 ; 7.4 ; 7.9
- Service de la dette extérieure (% des recettes de l'État): 2.8 ; 3.8 ; 6.1 ; 6.3 ; 7.6 ; 8.7 ; 9.4 ; 9.4

### Opérations de l’administration centrale (extraits, 2013–20, en milliards de FCFA)
- Recettes totales et dons: 2,623 ; 2,870 ; 2,989 ; 3,022 ; 3,234 ; 3,499 ; 3,761 ; 4,018
- Recettes totales (hors dons): 2,576 ; 2,825 ; 2,925 ; 2,971 ; 3,187 ; 3,456 ; 3,723 ; 3,981
- Recettes du secteur pétrolier: 700 ; 679 ; 423 ; 399 ; 430 ; 484 ; 510 ; 506
- Recettes du secteur non pétrolier: 1,877 ; 2,146 ; 2,502 ; 2,572 ; 2,757 ; 2,972 ; 3,213 ; 3,474
- Dépenses totales: 3,200 ; 3,604 ; 3,876 ; 4,315 ; 4,347 ; 4,598 ; 4,681 ; 4,955
- Dépenses courantes: 2,133 ; 2,286 ; 2,342 ; 2,519 ; 2,686 ; 2,898 ; 3,111 ; 3,352
- Traitements et salaires: 790 ; 852 ; 909 ; 966 ; 1,027 ; 1,091 ; 1,160 ; 1,233
- Intérêts (total): 58 ; 69 ; 89 ; 118 ; 121 ; 156 ; 174 ; 206
  - Intérêts extérieurs: 47 ; 56 ; 66 ; 88 ; 76 ; 101 ; 103 ; 115
- Dépenses d'équipement: 1,067 ; 1,319 ; 1,535 ; 1,796 ; 1,661 ; 1,700 ; 1,570 ; 1,603
- Solde global (paiement obligations État excl.), dons exclus (en milliards de FCFA): -623 ; -780 ; -951 ; -1,345 ; -1,160 ; -1,142 ; -959 ; -974
- Financement extérieur, net: 426 ; 579 ; 611 ; 732 ; 707 ; 678 ; 483 ; 476
- Financement intérieur, net: 172 ; 137 ; -165 ; -99 ; -234 ; -389 ; -540 ; -695
- Solde primaire (en milliards de FCFA): -519 ; -665 ; -799 ; -1,176 ; -991 ; -943 ; -746 ; -731
- Solde primaire hors pétrole (en milliards de FCFA): -1,219 ; -1,344 ; -1,221 ; -1,574 ; -1,421 ; -1,427 ; -1,255 ; -1,238

### Balance des paiements (extraits, 2013–20, en milliards de FCFA)
- Solde des transactions courantes: -568 ; -689 ; -866 ; -955 ; -1,019 ; -1,081 ; -1,169 ; -1,251
- Balance commerciale: -97 ; -222 ; -362 ; -439 ; -500 ; -530 ; -602 ; -662
- Exportations, biens: 3,004 ; 3,244 ; 3,033 ; 3,104 ; 3,243 ; 3,428 ; 3,481 ; 3,482
  - Pétrole et produits pétroliers: 1,343 ; 1,353 ; 1,176 ; 1,164 ; 1,217 ; 1,307 ; 1,303 ; 1,265
  - Secteur non pétrolier: 1,661 ; 1,891 ; 1,856 ; 1,940 ; 2,027 ; 2,121 ; 2,178 ; 2,217
- Importations, biens: -3,101 ; -3,466 ; -3,395 ; -3,543 ; -3,743 ; -3,958 ; -4,083 ; -4,144
- Services (net): -306 ; -310 ; -281 ; -304 ; -308 ; -326 ; -337 ; -338
- Revenus (net): -315 ; -334 ; -337 ; -337 ; -347 ; -373 ; -390 ; -418
- Transferts (net): 150 ; 177 ; 115 ; 125 ; 136 ; 148 ; 159 ; 167
- Compte de capital et financier (solde): 597 ; 741 ; 826 ; 915 ; 919 ; 931 ; 969 ; 1,051
- Réserves off. brutes (réserves imputées, milliards de $ EU): 3.4 ; 3.2 ; 2.8 ; 2.8 ; 2.6 ; 2.4 ; 1.9 ; 1.7
- Solde global (en milliards de FCFA): -44 ; 52 ; -40 ; -40 ; -100 ; -150 ; -200 ; -200

### Situation monétaire (extraits, 2013–20, en milliards de FCFA)
- Avoirs extérieurs nets: 1,551 ; 1,669 ; 1,629 ; 1,589 ; 1,489 ; 1,339 ; 1,139 ; 939
- Avoirs intérieurs nets: 1,856 ; 2,097 ; 2,488 ; 2,902 ; 3,371 ; 3,896 ; 4,493 ; 5,050
- Crédit intérieur: 1,931 ; 2,166 ; 2,556 ; 2,970 ; 3,439 ; 3,965 ; 4,562 ; 5,118
  - Crédit au secteur privé: 1,944 ; 2,224 ; 2,463 ; 2,712 ; 2,999 ; 3,323 ; 3,694 ; 4,086
- Monnaie et quasi-monnaie (M2) (en niveaux): 3,407 ; 3,766 ; 4,116 ; 4,491 ; 4,859 ; 5,235 ; 5,632 ; 6,058
- Circulation fiduciaire hors banques: 561 ; 628 ; 698 ; 772 ; 846 ; 921 ; 1,001 ; 1,086
- Dépôts: 2,847 ; 3,138 ; 3,419 ; 3,718 ; 4,013 ; 4,314 ; 4,631 ; 4,972

### Arriérés et obligations (extraits, 2008–14, en milliards de FCFA)
- Subventions énergétiques (droits constatés) (sélection d'années): 137 ; 231 ; 453 ; 183 ; 222 ; 97 ; 212
- Obligations envers la SONARA (encours fin d'année, sélection): 94 ; 98 ; 136 ; 172 ; 209.5 ; 206.0 ; 12.1 ; 218.0
- Total des arriérés et autres obligations de paiement (A+B+C+D) (flux/encours, diverses années): 13.7/585.1 ; -120.5/46.4 ; 126.6/598.2 ; #90.9/689.1 ; 21.5/710.6
- Accumulation nette d’arriérés (sélection d'années): 7 ; 95 ; 38 ; 36 ; 37 ; -3 ; 12

### Scénario de réforme : principaux changements projetés (2013–20, extraits)
- Croissance (PIB à prix constants) légèrement plus élevée dans le scénario de réforme: 5.6 ; 5.9 ; 5.9 ; 5.3 ; 5.2 ; 5.7 ; 5.7 ; 5.7 (projections)
- PIB nominal (aux prix du marché, en milliards de FCFA) sous scénario de réforme: 14,603 ; 15,611 ; 16,836 ; 18,075 ; 19,412 ; 20,932 ; 22,578 ; 24,339
- Investissement public (en % du PIB) sous scénario de réforme: 7.3 ; 8.4 ; 9.1 ; 7.7 ; 6.5 ; 6.1 ; 5.1 ; 4.8
- Solde budgétaire global (base caisse), dons exclus (sous scénario de réforme, en % du PIB): -4.4 ; -5.1 ; -5.7 ; -5.1 ; -3.7 ; -3.1 ; -1.9 ; -1.7
- Solde primaire hors pétrole (% du PIB hors pétrole) sous scénario de réforme: -9.0 ; -9.2 ; -7.6 ; -6.7 ; -5.3 ; -4.8 ; -3.5 ; -3.1
- Encours de la dette publique totale (sous scénario de réforme, en % du PIB): 19.0 ; 26.6 ; 32.6 ; 34.5 ; 34.8 ; 34.5 ; 33.3 ; 32.0

### Indicateurs du secteur financier (2011–14)
- Fonds propres/actifs pondérés pour risques (ratio de solvabilité): 8.8 ; 6.3 ; 7.9 ; 10.6
- Fonds de base/actifs pondérés pour risques: 8.8 ; 5.7 ; 6.3 ; 9.1
- Prêts improductifs/total prêts: 10.1 ; 11.6 ; 10.3 ; 9.7
- Prêts improductifs moins provisions/fonds propres: 15.3 ; 5.9 ; 18.6 ; 10.3
- Rendement des actifs: 0.5 ; 0.6 ; 1.5 ; 0.8
- Rendement des fonds propres: 17.6 ; 25.4 ; 2.7 ; 21.8
- Actifs liquides/Total des actifs: 11.3 ; 10.2 ; 9.4 ; 9.4
- Total dépôts /Total prêts (non interbancaire): 112.5 ; 118.7 ; 114.6 ; 112.2

### Objectifs de développement et indicateurs sociaux (sélection, 1990–2014)
- Population, total (millions): 12.1 ; 13.9 ; 15.9 ; 18.1 ; 20.6 ; 21.2 ; 21.7 ; 22.2 ; 22.8
- RNB par habitant, méthode Atlas ($ courants): 910 ; 720 ; 630 ; 930 ; 1,130 ; 1,150 ; 1,170 ; 1,290 ; 1,360
- Formation brute de capital (% du PIB): 17.8 ; 13.3 ; 16.7 ; 19.1 ; 16 ; 19.1 ; 19.3 ; 19.5 ; 20.3
- Espérance de vie à la naissance (années): 53 ; 52 ; 50 ; 49 ; 54 ; 54 ; .. ; 55 ; ..
- Taux de mortalité infantile (pour 1,000 naissances vivantes) (sélection): 85 ; 91 ; 91 ; 88 ; 99 ; 96 ; 59 ; 41 ; ..
- Prévalence du VIH, total (% de la population 15–49 ans) (sélection): 0.6 ; 4.2 ; 5.5 ; 5.4 ; 4.8 ; 0.4 ; 4.6 ; 4.5 ; 4.9 ; 4.8

### Mesures prises suite aux conseils du FMI (Annexe I, synthèse)
- Politique budgétaire et gestion des finances publiques:
  - Conseil: Remédier aux risques du budget 2014 en réduisant les subventions pétrolières et adopter une loi de finances rectificative.
  - Mesures prises: Augmentation de 15% des prix des carburants à la pompe le 1er juillet 2014 ; élimination virtuelle des subventions aux carburants en 2015. Aucune loi de finances rectificative en 2014.
  - Conseil: Accroître les recettes non pétrolières via élargissement de l’assiette, rationalisation des exonérations, et amélioration de l’efficacité administrative.
  - Mesures prises: Création de centres d’impôts pour PME, doublement du nombre de contribuables, hausse du rendement de la taxe sur le chiffre d’affaires. Les exonérations douanières n’ont pas été réduites.
- Stabilité du secteur financier:
  - Conseil: Surveiller la solidité du secteur financier et mettre en œuvre les plans de restructuration des banques.
  - Mesures prises: COBAC a renforcé ses capacités de surveillance et commencé à envoyer au moins une mission par an dans les plus grandes banques. SONARA reste principal débiteur du secteur financier ; pas d’accumulation de nouvelles dettes. Les plans de restructuration des trois banques en difficulté n’ont pas avancé.
- Croissance tirée par le secteur privé:
  - Conseil: Améliorer le climat des affaires, lutter contre les problèmes de gouvernance économique, approfondir le dialogue privé-public, accroître l’intermédiation financière.
  - Mesures prises: Loi de 2013 instaurant des incitations fiscales, bénéficiant surtout aux investisseurs existants et réduisant les recettes publiques. Les arriérés envers les fournisseurs de l’État persistent et entravent l’activité économique.

### Évaluation de la stabilité extérieure (Annexe II, synthèse)
- Le taux de change effectif réel (TCER) du Cameroun semble être en moyenne globalement conforme aux normes du compte des transactions courantes.
- Le TCER a été évalué selon:
  - les trois méthodes du Groupe consultatif sur les taux de change (CGER),
  - une méthode adaptée aux pays exportateurs de pétrole,
  - deux méthodes “EBA-lite”.
- Les résultats sont globalement cohérents avec l’évaluation extérieure de la CEMAC de 2015.
- Indicateurs non monétaires suggèrent que le Cameroun doit améliorer sa compétitivité extérieure via des réformes structurelles.

*Document : _cr15331f - 41.      Les services du FMI recommandent que les prochaines consultations au titre de (extraits du PDF fourni)*

### 1.      Le compte des transactions courantes du Cameroun a fluctué ces 10 dernières années. Il

### 1.      Le compte des transactions courantes du Cameroun a fluctué ces 10 dernières années. Il

### Évolution récente du compte courant et de ses composantes
- Déficit moyen depuis 2004 d’un ordre de 2,4 % du PIB.
- Excédent de 1,6 % du PIB en 2006 (essentiellement en raison de l’annulation de la dette).
- Déficit de 3,8 % du PIB en 2013 et de 4,5 % du PIB en 2014.
- Solde des biens et services : excédent de 1,6 % du PIB en 2006 → déficit de 3,4 % du PIB en 2014.
- Transferts courants nets : contribution régulièrement positive (dons, recettes fiscales provenant de non-résidents, envois de fonds).
- Compte de revenu net : contribution systématiquement négative en raison du poids du service de la dette.

### Épargne, investissement et structure extérieure
- Investissements : moyenne proche de 19 % du PIB sur les 10 dernières années.
- Épargne nationale : environ 17 % du PIB en moyenne.
- Taux d’épargne nationale : 14,0 % du PIB au début de la crise de 2008 → 17,7 % en 2013 → 17,3 % en 2014.
- Taux d’investissement : hausse depuis 2006, atteignant près de 22 % du PIB en 2013 et 2014.
- Part du Cameroun dans les exportations de la CEMAC : recul sur 20 ans; en 2014, Cameroun 4ème exportateur de la CEMAC, derrière Guinée équatoriale, Gabon et république du Congo.

### Taux de change effectif réel (TCER) et termes de l’échange
- TCER : appréciation de long terme culminant en 2009 à un TCER supérieur de près de 20 % à son niveau de 1994.
- Depuis 2009 : TCER s’est déprécié de 5,5 %.
- TCEN suit de près la tendance du TCER.
- Évolution liée à la dépréciation puis au rebond du taux de change effectif nominal de l’euro, auquel la monnaie du Cameroun est rattachée.

### Perspectives 2015–20 et financiarisation du déficit
- Déficit du compte courant projeté à 5,2 % du PIB en 2015–20.
- Solde des biens et services projeté : déficit de 4,1 % du PIB en 2015–20 (contre 3,4 % du PIB en 2014).
- En 2014, près de 42 % des recettes d’exportations issues du pétrole.
- Part des recettes pétrolières prévue en moyenne à 37,6 % des exportations en 2015–20.
- Financement du déficit courant principalement par emprunt extérieur.

### Évaluations préliminaires du TCER (approche simple)
- Méthode 1 (moyenne des deux années suivant la dévaluation du FCFA en 1994) : TCER surévalué de 5 % à la fin de 2014.
- Méthode 2 (moyenne 1994–2014) : TCER globalement conforme à son niveau d’équilibre.
- Indication supplémentaire : déficit courant hors pétrole récemment amélioré → signe d’une possible sous-évaluation du TCER.

### Évaluations du TCER fondées sur le CGER et méthodes complémentaires
- Méthodes utilisées : équilibre macroéconomique (EM); taux de change réel d’équilibre (TCRE); viabilité extérieure (VE); méthodes complétées par une VE ajustée tenant compte de la richesse pétrolière et de l’épuisement prévu des ressources.
- Données : 184 pays, période 1973–2015, projections du cadre macroéconomique du Cameroun.

- Résultats synthétiques 2015 :
  - Méthode EM : indique une sous-évaluation du TCER de 1,0 à 1,2 %.
    - Norme estimée du compte courant : déficit de 5,3 %.
    - Déficit courant sous-jacent : environ 5,1 %.
  - Méthode VE (standard) : indique une surévaluation du TCER de 19,1 à 21,7 %.
    - Solde courant stabilisant les avoirs extérieurs nets : déficit de 1,9 % du PIB.
    - Déficit courant sous-jacent : 5,1 % du PIB.
  - Méthode TCRE : indique une sous-évaluation nécessitant une appréciation de 5,1 %.
    - Estimation : appréciation du TCRE de 5,9 %; TCER sous-jacent apprécié de 0,8 %.
    - Intervalle de confiance à 90 % : sous-évaluation entre 2,9 % et 7,3 %.
  - Méthode VE adaptée (Bems-Carvalho, annuité constante réelle) :
    - Projection : exportations de pétrole près de 5,3 % du PIB en 2020; exportations nettes de pétrole 0,2 % du PIB en 2020.
    - Hypothèse : réserves pétrolières épuisées dans 30 ans.
    - Norme de compte courant 2015 (annuité réelle constante) : 0,5 % du PIB → correspond à une surévaluation d’environ 17,6 % du TCER.
    - Remarque sur politique : imperfections des marchés financiers et besoins de développement peuvent justifier un excédent courant inférieur; toutefois, inefficiences d’investissement et capacité d’absorption limitée militent en faveur d’une épargne plus élevée; recommandation d’investir une plus grande part des recettes pétrolières dans des avoirs sûrs, à l’étranger ou localement.

- Résultats moyens et dispersion :
  - Moyenne des méthodes du CGER et Bems-Carvalho : surévaluation moyenne du TCER de 8,0 % en 2015.
  - Méthodes «EBA-lite» : sous-évaluation moyenne de 10,1 % en 2015.
  - Sensibilité élevée des résultats aux hypothèses macroéconomiques et aux paramètres méthodologiques (notamment élasticité du compte courant par rapport au TCER).

### Résultats «EBA-lite» (encadré)
- Méthode du compte courant (EBA-lite) :
  - Norme du compte courant : déficit de 6,6 % du PIB.
  - Compte courant sous-jacent : déficit de 5,1 % du PIB.
  - Élasticité du compte courant par rapport au TCER : -0.15.
  - Sous-évaluation estimée : 9,8 %.
- Méthode de l’indice (EBA-lite) :
  - Log TCER - norme (pourcentage) : 4.6
  - Log TCER - actuel (pourcentage) : 4.7
  - Sous-évaluation estimée : 10,3 %.
- Remarque : «EBA-lite» n’est pas la méthodologie la plus appropriée pour les pays exportateurs de pétrole mais a été utilisée compte tenu du statut du Cameroun comme petit exportateur net de pétrole.

### Compétitivité structurelle et indicateurs institutionnels
- Faiblesse des indicateurs institutionnels indiquant d’importants problèmes de compétitivité structurelle.
- Sources d’évaluation : Global Competitiveness Index (GCI) du Forum économique mondial; Heritage Foundation Index of Economic Freedom; Doing Business; Évaluation de la politique et des institutions nationales (EPIN) de la Banque mondiale.

- Indicateurs clés :
  - GCI 2014–15 : Cameroun 116ème sur 148 pays, note 3,7 sur 7 (recul d’une place depuis 2013–14).
    - Classement AfSS : 15ème sur 32 pays, supérieur à la moyenne régionale.
    - Sous-indices : notes inférieures à la moyenne AfSS pour paramètres de base, sources d’efficience, et facteurs d’innovation et de sophistication.
    - Meilleurs résultats que la moyenne AfSS : innovation et taille du marché.
    - Pires performances : infrastructures (126ème) et aptitude à intégrer la technologie (120ème).
  - Heritage Foundation 2015 : régression de la position de 136ème à 146ème.
    - Indice total : 52,6 en 2014 → 51,9 en 2015.
    - Classement qualifié : «essentiellement non libre».
    - Comparaisons régionales : en-dessous de la 120ème place (moyenne AfSS), en-dessous de la 117ème place (UEMOA), mais au-dessus de la 154ème place (CEMAC).
    - Huit indicateurs sur dix sous la moyenne AfSS.
  - Doing Business 2015 (Banque mondiale) : détérioration du climat des affaires; recul de dix places depuis 2014 → 158ème au lieu de 148ème sur 189 pays.
    - Points positifs : facilitation de permis de construire (décentralisation et délais stricts); bon classement (52ème) pour délai et coût de raccordement permanent au réseau électrique pour hangars nouvellement construits.
    - Points négatifs : régression dans la majorité des aspects du climat des affaires; classement 181ème pour le paiement des impôts.

*Source : Estimations et analyses des services du FMI, autorités camerounaises (contenu extrait du PDF fourni).*

### 18.      La note de 3,2 (sur 6) attribuée au Cameroun par l’Évaluation de la politique et des

### _cr15331f - 18.      La note de 3,2 (sur 6) attribuée au Cameroun par l’Évaluation de la politique et des institutions nationales (EPIN) en 2014

### Évaluation EPIN et comparaisons régionales
- La note du Cameroun en 2014 : 3,2 (sur 6).
- Comparaisons régionales :
  - Moyenne de l’Afrique sub-saharienne (AfSS) : 3,2 (la note du Cameroun correspondait à cette moyenne).
  - CEMAC : 2,9.
  - UEMOA : 3,3.
- Observations qualitatives :
  - Les notes du Cameroun sont supérieures dans les principaux domaines à celles de la CEMAC.
  - Bonnes performances en matière de gestion économique par rapport à l’AfSS.
  - À la traîne de l’AfSS pour l’intégration sociale et la gestion du secteur public.
  - Améliorations requises dans : droits de propriété, gouvernance fondée sur des règles, transparence, obligation de rendre compte et lutte contre la corruption.

### Indicateurs de compétitivité structurelle et libertés économiques (Graphique 8 — principaux thèmes)
- Sources : Forum économique mondial, Rapport 2015 sur la compétitivité dans le monde; Indicateurs «Doing Business» 2015 de la Banque mondiale; Heritage Foundation, 2015; calculs des services du FMI.
- Domaines couverts (extraits du graphique) :
  - Institutions, Infrastructure, Environment macroeconomic, Santé et éducation primaire, Enseignement supérieur et formation, efficacité du marché des biens, Développement du Secteur Financier, Adaptation de la technologie, Taille du marché, Sophistication des affaires, Innovation.
  - Indice de compétitivité mondiale, 2014–15 (1=meilleur, 148=pire).
- Indicateurs "Indice de liberté économique, 2015" listés (0= pire, 100=meilleur) : Droits de propriété; Absence de corruption; Liberté fiscale; Dépenses du gouvernement; Liberté d'affaires; Liberté de travail; Liberté monétaire; Liberté de commerce; Liberté d'investissement; Liberté financière.
- Exemples d’indicateurs Doing Business, 2015 (rang 1=meilleur, 189=pire) mentionnés : Création d'entreprise; Obtention de permis de construire; Raccordement à l'électricité; Enregistrement de propriété; Obtention de prêts; Protection d'investisseurs minoritaires; Paiement des impôts et taxes; Exécution des contrats; Règlement de l'insolvabilité.

### Détail des scores CPIA (Graphique 9) — valeurs 2014 et comparaisons 2012–2014
- Note globale CPIA (Cameroun, 2014) : 3.2
- Gestion économique : 3.8 (2012) → 3.7 (2014) → 3.3 (AfSS) → 3.6 (UEMOA) → 3.3 (CEMAC) → 3.3 (Cameroun 2014) [présentation tabulaire dans la source ; valeurs ci-après par ligne]
- Gestion macroéconomique : 4.0 4.0 3.4 3.9 3.5
- Politique budgétaire : 3.5 3.0 3.0 3.3 3.2
- Politique de la dette : 4.0 4.0 3.5 3.6 3.3
- Politiques structurelles : 3.2 3.2 2.8 3.4 3.2
- Commerce : 3.5 3.5 3.3 4.1 3.7
- Secteur Financier : 3.0 3.0 2.8 2.9 2.9
- Environnement des affaires de réglementation : 3.0 3.0 2.5 3.3 3.1
- Politiques d'inclusion sociale et de l'équité : 3.0 3.0 2.7 3.2 3.2
- L'égalité des sexes : 3.0 3.0 2.8 3.1 3.2
- Equity utilisation des ressources publiques : 3.0 3.0 2.6 3.3 3.3
- Renforcement des ressources humaines : 3.0 3.0 2.9 3.4 3.5
- La protection sociale et du travail : 3.0 3.0 2.5 2.8 2.9
- Politiques et institutions pour la durabilité de l'environnement : 3.0 3.0 2.6 3.4 3.2
- Gestion et institutions du secteur public : 2.9 2.9 2.6 3.1 3.0
- Droits de propriété et la gouvernance basée sur des règles : 2.5 2.5 2.3 2.8 2.7
- Qualité de la gestion budgétaire et financière : 3.0 3.0 2.8 3.2 3.1
- Efficacité de la mobilisation des recettes : 3.5 3.5 2.9 3.4 3.4
- Qualité de l'administration publique : 3.0 3.0 2.5 2.9 2.8
- Transparence, la responsabilisation et la corruption dans le secteur public : 2.5 2.5 2.4 3.0 2.7

(Note : les valeurs sont reproduites exactement comme présentées dans le tableau de la source.)

### Matrice d’évaluation des risques mondiaux (Annexe III) — principaux risques, probabilité relative, impact et approches recommandées
- Ralentissement prolongé de la croissance dans les pays avancés et émergents
  - Probabilité relative : Élevée
  - Impact si le risque se concrétise : Moyen
  - Effets : Effet néfaste sur la croissance via les exportations non pétrolières et renchérissement du financement extérieur.
  - Approche recommandée :
    - Diversifier les marchés d’exportation, en particulier vers les pays émergents d’Asie, les pays de la CEMAC et le Nigéria.
    - Améliorer la compétitivité extérieure par des réformes structurelles.
- Faiblesse prolongée des cours mondiaux du pétrole
  - Probabilité relative : Élevée
  - Impact si le risque se concrétise : Moyen
  - Effets : Un prix du baril de pétrole inférieur à 60 dollars américains entraînerait une baisse plus importante des recettes pétrolières que des dépenses en subventions aux carburants.
  - Approche recommandée :
    - Éliminer le programme de subventions pétrolières.
    - Élargir l’assiette de l’impôt non pétrolier.
    - Améliorer l’efficacité de la raffinerie nationale de pétrole (SONARA).
    - Promouvoir la concurrence dans le secteur des importations pétrolières.
- Retombées de la situation sécuritaire dans la région
  - Probabilité relative : Moyenne
  - Impact si le risque se concrétise : Élevé
  - Effets : Augmentation des populations déplacées, renchérissement de la riposte sécuritaire, frein aux investissements dans les régions concernées.
  - Approche recommandée :
    - Permettre un assouplissement modéré du déficit budgétaire pour assumer l’augmentation des dépenses sécuritaires.
    - Commencer à réduire les dépenses publiques non productives et rationaliser les programmes d’investissement.
    - Préparer des plans d’urgence pour les réfugiés avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
- Difficultés de paiement prolongées à la raffinerie nationale de pétrole (SONARA)
  - Probabilité relative : Moyenne
  - Impact si le risque se concrétise : Élevé
  - Effets : Incidence néfaste sur le budget, l’approvisionnement en énergie et le secteur bancaire.
  - Approche recommandée :
    - Rendre la SONARA plus efficace.
    - Mener un audit financier et technique de la SONARA.
    - Libéraliser les prix des carburants à la pompe.
    - Apurer le stock d’arriérés.
    - Identifier d’autres fournisseurs de remplacement pour garantir la sécurité énergétique.

### Analyse de viabilité de la dette — conclusions et implications
- Évaluation synthétique :
  - Le risque de surendettement extérieur du Cameroun est passé de «modéré» à «élevé» entre les dernières consultations et la fin 2014.
- Raisons principales de l’aggravation du risque :
  - Récent accroissement de l’accumulation de dette à des conditions de plus en plus non concessionnelles.
  - Forte détérioration des perspectives d’exportation.
- Indicateurs et scénarios :
  - Le seuil indicatif concernant le ratio valeur actuelle de la dette/exportations est dépassé en 2021 dans le scénario de référence.
  - Les tests de résistance standard entraînent un dépassement de deux seuils indicatifs.
  - Le risque de surendettement total est également «élevé».
  - L’augmentation des emprunts intérieurs entraîne un dépassement du seuil indicatif concernant le ratio valeur actuelle de la dette publique totale/PIB.
  - L’analyse ne tient pas compte d’une éventuelle émission euro-obligataire ; si prise en considération, cela renforcerait la conclusion d’un risque «élevé» de surendettement extérieur.
- Recommandations politiques pour atténuer les risques et renforcer la viabilité de la dette à moyen terme :
  - Procéder à des ajustements sensibles des montants et des modalités des emprunts extérieurs et intérieurs.

### Relations financières avec le FMI et indicateurs pertinents (sélection)
- Statut, date d'adhésion au FMI : 10 juillet 1963 Article VIII.
- Quote-part : 185,70 Millions de DTS (100,00%).
- Avoirs du FMI en monnaie nationale : 184,74 Millions de DTS (99,46%).
- Position de réserve au FMI : 1,01 Millions de DTS (0,54%).
- Encours des achats et prêts :
  - Prêt CAR-FCE : 74,28 Millions de DTS (40,00% quote-part).
  - Accords FEC : 7,43 Millions de DTS (4,00% quote-part).
- Projection des obligations financières envers le FMI (millions de DTS) — échéances futures (base du montant actuel) :
  - 2014 : Principal 0,80 ; Commissions/intérêts 0,02 ; Total 0,82
  - 2015 : Principal 21,49 ; Commissions/intérêts 0,08 ; Total 21,57
  - 2016 : Principal 20,69 ; Commissions/intérêts 0,19 ; Total 20,88
  - 2017 : Principal 19,90 ; Commissions/intérêts 0,14 ; Total 20,04
  - 2018 : Principal 18,84 ; Commissions/intérêts 0,17 ; Total 18,93

### Données et qualité statistique — points clés et lacunes identifiées
- Généralités : Les données présentent certaines lacunes mais sont globalement suffisantes pour la surveillance; améliorations possibles en qualité, couverture et actualité.
- Comptes nationaux :
  - INS a publié en décembre 2013 un ensemble révisé d’estimations de comptes nationaux comprenant des caractéristiques du SCN 2008.
  - Besoin de révision approfondie de l’indice de production et d’intégration d’indices de prix pour déflater les comptes nationaux; information sur l’emploi limitée.
  - Adoption d’une nouvelle base des comptes nationaux de 2005 achevée mais non mise en œuvre.
- Statistiques de finances publiques :
  - Qualité globalement adéquate mais carences en couverture, périodicité, actualité et accès.
  - Faiblesses spécifiques : établissement incomplet de données sur l’exécution du budget sur base des engagements; manque d’information financière sur les collectivités locales; suivi médiocre des engagements croisés du secteur public et de la dette des entreprises publiques; manque d’informations complètes et actuelles sur les entreprises publiques.
  - Autorités entendent établir des comptes exhaustifs sur base engagement, doter le budget d’une classification fonctionnelle, et suivre les montants en instance.
- Statistiques monétaires et financières :
  - BEAC communique les statistiques monétaires mensuelles (SRF) avec un décalage pouvant atteindre deux mois.
  - Carences : manque de données sur les taux d’intérêt offerts aux entités non financières; absence de données des institutions de microfinance.
- Balance des paiements :
  - Améliorations depuis l’assistance technique de mars 2006, mais importants retards.
  - Données de balance des paiements communiquées annuellement au Département des statistiques, dernières données communiquées datent de 2011.
- Dette extérieure :
  - Données globalement adéquates pour la surveillance mais seulement complètes pour la dette contractée ou garantie explicitement par l’État.
  - Base de données de la Caisse Autonome d'Amortissement (CAA) : relativement exhaustive pour les stocks et projections prêt par prêt; toutefois, situations de décaissements et positions ne sont pas régulièrement reçues de certains créanciers étrangers.

*Source : Extraits du rapport des services du FMI — Consultations 2015 au titre de l’article IV (document _cr15331f), y compris Graphiques 8 et 9, Annexe III et sections sélectionnées.*

### 1.      La présente analyse de viabilité de la dette (AVD) publique du Cameroun a été préparée

### La présente analyse de viabilité de la dette (AVD) publique du Cameroun

### Objet et périmètre de l’analyse
- Analyse préparée conjointement par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, s’appuyant sur l’AVD de 2014 (Rapport du FMI No. 14/212) et la version la plus récente du modèle d’analyse dynamique de la dette applicable aux pays à faible revenu.
- Données de référence : données fournies par les autorités pour la fin 2014 (tableau 1 du texte) et cadre macroéconomique issu des consultations de 2015 au titre de l’article IV.
- Couverture : dette extérieure et intérieure de l’administration centrale et dette extérieure des entreprises publiques garantie de façon implicite ou explicite par l’État (engagements conditionnels implicites/explicites de 527 milliards FCFA à fin 2014).
- Remarque : une couverture plus exhaustive des engagements conditionnels de l’État et des engagements des entreprises publiques et des municipalités renforcerait les statistiques de la dette.

### Stock et composition de la dette (2007–2014)
- Dette totale contractée ou garantie par l’État (CGE) en 2014 : 4,149 (milliards FCFA).
- Dette extérieure en 2014 : 2,774 (milliards FCFA).
  - Multilatérale en 2014 : 725 (milliards FCFA).
  - Bilatérale en 2014 : 1,200 (milliards FCFA).
  - Hors Club de Paris et créanciers commerciaux mentionnés séparément.
- Dette intérieure en 2014 : 1,375 (milliards FCFA).
- Part relative en 2014 : dette extérieure 66.9 pourcentage du total ; dette intérieure 33.1 pourcentage du total.
- Ratio dette publique totale/PIB en 2014 : 26,6 pourcentage du PIB.
- Remarque sur composition : la dette CGE est globalement constituée à deux tiers de dette extérieure et à un tiers de dette intérieure. La dette privée sans garanties de l’État représentait 5 %.

### Principaux moteurs de l’accumulation de la dette
- Accumulation de dette extérieure non concessionnelle : principale cause de l’augmentation de la dette CGE.
- Forte augmentation des nouveaux décaissements bilatéraux de pays non membres du Club de Paris, représentant les deux tiers du total en 2014.
- Part des nouveaux prêts des créanciers non membres du Club de Paris dans l’encours de la dette CGE : passée de 4,3 % de la dette CGE en 2008 à 25,9 % en 2014.
- Stock de prêts signés mais non décaissés fin 2014 : 2.800 (milliards FCFA), contractés pour l’essentiel à des conditions non concessionnelles.

### Capacité de gestion de la dette et pratiques
- Améliorations enregistrées : rationalisation des fonctions de gestion de la dette, création d’un Comité national de la dette publique présidé par le Ministre des Finances (revue des propositions de projets financés sur ressources extérieures).
- Carences persistantes :
  - Dette extérieure continue d’être contractée par le Ministère des Finances et le Ministère de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire.
  - Suivi insuffisant des décaissements des prêts, conduisant souvent tardivement à d’importants ajustements à la hausse des statistiques d’endettement extérieur.

### Hypothèses macroéconomiques et cadre de l’AVD (points saillants)
- Comparé à l’AVD 2014, cadre reflétant :
  - i) un repli important des recettes d’exportation (notamment en raison de la chute des cours mondiaux du pétrole);
  - ii) une forte augmentation du financement extérieur des dépenses d’investissement.
- Hypothèses clés (AVD 2015 vs AVD 2014, extraits) :
  - Croissance du PIB réel (pourcentage) — AVD 2015 : 2014-15 5.9, 2016-20 5.2, 2021-35 4.8; AVD 2014 : 2014-15 5.5, 2016-20 5.5, 2021-35 5.5.
  - Recettes totales hors dons (pourcentage du PIB) — AVD 2015 : 2014-15 17.7, 2016-20 16.6, 2021-35 15.6; AVD 2014 : 2014-15 18.3, 2016-20 17.7, 2021-35 16.4.
  - Exportations de biens et services (pourcentage du PIB) — AVD 2015 : 2014-15 25.6, 2016-20 21.7, 2021-35 15.8; AVD 2014 : 2014-15 27.1, 2016-20 25.5, 2021-35 24.2.
  - Cours du pétrole (dollars/baril) — AVD 2015 : 2014-15 69.2, 2016-20 56.3, 2021-35 61.1; AVD 2014 : 2014-15 108.0, 2016-20 93.3, 2021-35 91.7.
- Scénario de référence (encadré 1) — moyen terme 2016–20 :
  - Croissance du PIB réel moyenne 5,2 pourcentage.
  - Inflation annuelle autour de 2 pourcentage.
  - Ratio des recettes au PIB fléchir de 17,4 pourcentage du PIB en 2015 à 16,6 pourcentage du PIB en 2020.
  - Prix du pétrole stabilisés à environ 60 dollars/baril à moyen terme.
  - Déficit courant marginalement supérieur à 5 pourcentage du PIB en 2016–20.
- Long terme 2021–35 : croissance du PIB réel moyenne 4,8 pourcentage ; ratio des recettes au PIB baissera de 16,9 pourcentage du PIB en 2021 à 14,9 pourcentage du PIB en 2035 ; déficit courant moyen autour de 4,6 pourcentage du PIB en 2021–35.

### Financement et composition des nouveaux emprunts
- Taux d’actualisation retenu : 5 pourcentage (approuvé en octobre 2013).
- Rôle accru des créanciers non concessionnels dans 2015–17 sur la base des prêts non décaissés.
- Part attendue des emprunts extérieurs non concessionnels : dépasser 80 pourcentage des nouveaux emprunts extérieurs en 2015 et augmenter pendant la période de prévision.
- Hypothèse pour écarts de financement budgétaire : financés par l’emprunt, conduisant à accumulation de dette intérieure (taux d’intérêt positif de 1,5 pourcentage sur la dette intérieure qui en résulte).

### Viabilité de la dette extérieure — seuils et résultats
- Capacité du pays (CPIA) : note 3,21 (échelle 1–6), supérieure à la moyenne CEMAC (2,9) et conforme à la moyenne Afrique subsaharienne.
- Seuils applicables (CPIA) : i) VA de la dette/exportations 100 pourcentage; ii) VA de la dette/recettes 200 pourcentage; iii) service de la dette/exportations 30 pourcentage; iv) service de la dette/exportations 15 pourcentage; v) service de la dette/recettes 18 pourcentage.
- Scénario de référence : dépassement du ratio VA de la dette/exportations en 2021, maintien au‑delà de 130 (effet conjugué d’une accumulation plus rapide de dette extérieure et d’un affaiblissement des recettes d’exportation).
- Conséquence : dépassement d’un seuil indicatif place le pays dans la catégorie de risque «élevé».

### Tests de résistance et scénarios alternatifs
- Tests de résistance standard :
  - Seuil VA de la dette/exportations dépassé en 2017 (plus tôt que scénario de référence).
  - Seuil service de la dette/exportations dépassé en 2023 (ratio dépasserait le seuil de 15 pourcentage en 2023 et se maintiendrait au‑dessus pendant le reste de la période de prévision).
- Effet d’une émission d’euro-obligations :
  - Projet envisagé : émission d’euro-obligations d’un montant de 1,5 milliard de dollars, soit environ 5 % du PIB.
  - Impact : entraînerait un dépassement plus précoce du seuil VA de la dette/exportations dans le scénario de référence et une détérioration de la viabilité compte tenu des rendements obligataires en vigueur; effet aggravé en tenant compte des coûts liés aux instruments dérivés de couverture.

### Risques et vulnérabilités
- Orientation générale des risques : plutôt négatifs.
- Facteurs de risque identifiés :
  - Contrôles insuffisants lors de la signature de nouveaux emprunts.
  - Difficultés de suivi des décaissements, entraînant un endettement extérieur effectif supérieur aux prévisions initiales.
  - Refinancement des paiements de dette extérieure à l’échéance par de nouveaux financements extérieurs, alourdissant le stock de la dette.
  - Croissance de la part des financements non concessionnels.

### Viabilité de la dette du secteur public
- Tendance prévue : dette publique s’accroît nettement plus vite que la dette extérieure en raison du recours constant au financement intérieur.
- Résultat attendu : ratio VA de la dette/PIB dépasserait le seuil indicatif de 38 pourcentage en 2024, et se situerait en moyenne à 45 pourcentage du PIB en 2021–35.
- Ratios service de la dette/recettes et VA de la dette/recettes : suivent une tendance nettement haussière.
- Conclusion : ces projections renforcent l’évaluation d’un risque élevé de surendettement au regard de l’analyse de l’endettement extérieur.

*Source : Estimations et projections des services du FMI et de la Banque mondiale, AVD Cameroun (données et texte fournis).*

### CONCLUSIONS

### CONCLUSIONS

### Principales constatations
- L’accélération de l’accumulation de la dette et une conjoncture extérieure moins favorable entraînent une aggravation du risque de surendettement extérieur, dont la notation passe de «modéré» à «élevé».
- Le dépassement du seuil relatif au ratio VA de la dette/exportations est observé dans le scénario de référence.
- L’état de fait met en lumière les risques liés à l’accumulation rapide de dette extérieure et intérieure dans un contexte de choc structurel des termes de l’échange.
- L’actuel ratio d’endettement public du Cameroun reste gérable à 26,6 % du PIB, mais d’après les projections il devrait doubler d’ici 2030 si les tendances actuelles se maintenaient.
- Les perspectives moins favorables des cours du pétrole par rapport à la précédente AVD accentuent l’impact de l’augmentation du stock de la dette sur les principaux ratios d’endettement.
- Le recours grandissant à un financement extérieur non concessionnel alourdit les coûts du service de la dette.
- Ces risques se manifesteraient de manière encore plus forte si l’émission euro-obligataire actuellement envisagée allait de l’avant.
- Les projections d’endettement intérieur accentuent le risque de surendettement, en ce sens que le seuil indicatif du ratio VA de la dette/PIB est également dépassé dans le scénario de référence.
- Note relative à l’émission euro-obligataire envisagée : elle pourrait avoir une échéance de 10 ans, un taux d’intérêt fixe et un remboursement in fine la dixième année.

### Recommandations des services du FMI et de la Banque mondiale
- Caler la politique budgétaire sur un rythme d’accumulation de la dette qui n’entraîne pas de dépassement des seuils dans le scénario de référence;
- Faire davantage appel aux emprunts concessionnels;
- Suivre de plus près l’évolution de la dette, notamment en ce qui a trait aux projets financés sur ressources extérieures;
- Mener des politiques propres à améliorer la gestion de la dette et lui donner plus de rigueur.

*Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2015/_cr15331f.pdf*

### 16.      Les autorités reconnaissent les risques de surendettement et l’importance d’un renforcement

### 16.      Les autorités reconnaissent les risques de surendettement et l’importance d’un renforcement

### Évaluation générale et risques
- Les autorités reconnaissent les risques de surendettement et l’importance d’un renforcement de la gestion de la dette et d’un suivi plus rapproché de l’évolution de la dette.
- Elles estiment qu’une croissance plus robuste que celle prévue dans l’AVD, grâce au programme d’investissements publics, devrait ouvrir des perspectives plus favorables en termes de viabilité de la dette.
- Les autorités ont entrepris d’avancer dans la mise en application des recommandations d’assistance technique en matière de gestion de la dette et de réformes budgétaires.
- Elles notent des difficultés croissantes à obtenir des dons ou des prêts concessionnels pour financer des projets d’investissement vitaux, et privilégieront le financement concessionnel lorsque possible.

### Résultats macroéconomiques récents (chiffres clés)
- Production : croissance de "5,9 percent" en 2014 et projection de "6 percent" en 2015.
- Inflation : reste modérée, inférieure au seuil de convergence de la CEMAC de "3 percent".
- Déficit budgétaire : a atteint "4,8 percent of GDP" en 2014, principalement en raison de la baisse des recettes pétrolières et de l’augmentation des dépenses courantes.
- Endettement (2015) : dette publique extérieure "21.7 percent" du PIB; dette publique totale "32.6 percent" du PIB.

### Diagnostique de la viabilité de la dette
- Les autorités considèrent que, malgré l’augmentation récente de la dette publique liée aux investissements publics, les niveaux actuels de dette publique extérieure ("21.7 percent" du PIB) et de dette publique totale ("32.6 percent" du PIB) restent relativement faibles et viables.
- Elles estiment exister une marge de financement pour poursuivre le programme d’investissement public sans compromettre la viabilité à long terme.
- Les autorités divergent des services du FMI sur certaines appréciations, notamment en ce qui concerne le programme d’investissement public et la dynamique de la dette.

### Politiques et priorités de réforme
- Politique budgétaire :
  - Orientation pour accroître les recettes non pétrolières et augmenter les ressources pour les dépenses prioritaires.
  - Priorisation des projets proches de l’achèvement plutôt que de nouveaux projets.
  - Accent sur les investissements propices au secteur privé, notamment en matière de production d’électricité et d’alimentation en eau.
  - Réduction des subventions sur l’essence liée à la persistance d’un faible niveau des prix du pétrole pour diminuer les dépenses courantes.
- Recettes et administration :
  - Mesures pour améliorer les rentrées fiscales et douanières grâce à l’amélioration des administrations fiscale et douanière et au regain d’activité du BTP.
- Gestion des dépenses et transparence :
  - Renforcement de la gestion des finances publiques et optimisation du suivi et de la comptabilisation des dépenses publiques.
  - Mise en œuvre d’une nouvelle architecture informatique reliant le registre de la fonction publique et celui de la solde pour mieux maîtriser les dépenses.
- Gestion de la dette :
  - Poursuite des efforts pour améliorer la gestion de la dette et assurer un suivi rapproché de son évolution.
  - Recherche prioritaire de financements concessionnels; recours aux prêts non concessionnels uniquement en l’absence de ressources concessionnelles et pour des projets critiques.
  - Analyse plus rigoureuse du rapport investissement-croissance à moyen et long terme pour mieux apprécier les effets des investissements sur la croissance et la viabilité de la dette.
- Secteur financier et supervision :
  - Reconnaissance de la solidité générale du secteur financier : bonne rentabilité, niveau de liquidité élevé et croissance robuste des actifs.
  - Identification de problèmes de créances improductives dans trois petits établissements bancaires et de microcrédit; mesures prévues pour y remédier.
  - Coopération prévue avec les autorités réglementaires locales et régionales (BEAC, CEMAC, COBAC) pour une réponse globale aux vulnérabilités.
  - Adoption des textes nécessaires pour mettre en œuvre les normes bancaires recommandées par la COBAC.

### Engagement institutionnel et gouvernance
- Les autorités remercient les services du FMI pour l’analyse et les recommandations, mais souhaitent approfondir leur réflexion avant de consentir à la publication du rapport des services du FMI.
- Elles restent déterminées à maintenir la viabilité de la dette tout en poursuivant la stratégie de stimulation de la croissance et de diversification de l’économie vers l’émergence à l’horizon 2035.

*Source : _cr15331f - 16. Les autorités reconnaissent les risques de surendettement et l’importance d’un renforcement*

### Conclusion

### Conclusion

### Constat principal
- Le Cameroun est à la croisée des chemins et fait face à d’importants défis.

### Engagement des autorités
- Les autorités sont fermement convaincues que leurs plans de développement sont réalistes et axés sur une solide stabilité macroéconomique.
- Elles sont déterminées à appliquer des politiques prudentes visant à assurer une croissance forte et inclusive.

### Priorités politiques
- Elles entendent notamment apporter une réponse énergique aux problèmes de sécurité.

### Appréciation des relations internationales
- Les autorités du Cameroun apprécient les conseils et les utiles recommandations des services du FMI.

*Source: _cr15331f - Conclusion*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2015/_cr15331f.pdf_
