## _cr1547f

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### Croissance : contexte, performance et perspectives
- Diagnostic :
  - Croissance du PIB réel en moyenne inférieure à 1 percent au cours de la décennie qui s’est terminée fin 2009.
  - PIB par habitant : 11.100 dollars en 2013.
  - Un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
  - Chômage (officiel) : 20 percent.
  - Plan Stratégique Gabon Émergent (PSGE) lancé en 2010 avec un programme d’investissements publics de 12 milliards de dollars.
- Performance récente :
  - Croissance du PIB réel avoisinant 6 percent en moyenne ces quatre dernières années (avant 2015), stimulée par l’augmentation considérable de l’investissement public.
  - Excédent budgétaire global d’environ 6 percent du PIB en 2009, pratiquement disparu en 2013.
  - Inflation moyenne projetée pour 2014 : 4½ percent.
- Perspectives :
  - Projection de croissance : 2015 : 4½ percent; moyenne sur les cinq années suivantes : 5,7 percent.
  - Production pétrolière : diminution graduelle (note de baisse nette en 2015 liée à remise en état de puits).
  - Croissance hors pétrole soutenue par projets dans zones économiques spéciales : agroalimentaire, mines, transformation du bois.
  - Solde extérieur courant : tendance à devenir négatif à moyen terme.
  - Scénario de référence suppose un ajustement budgétaire additionnel; un ajustement inadéquat ou retardé risquerait de faire dérailler la stratégie de diversification.

### PSGE : objectifs, cibles et progrès
- Objectifs du PSGE :
  - i) accélérer significativement la croissance et diversifier les sources;
  - ii) améliorer les indicateurs sociaux via une croissance plus solidaire et créatrice d’emplois;
  - iii) assurer gestion soutenable des ressources naturelles.
- Cibles et ambitions :
  - Créer 325.000 nouveaux emplois à l’horizon 2025.
  - Infrastructures visées à l’horizon 2025 : réseau de fibre optique national; capacité énergétique doublée à 1.000 MW; 3.600 kilomètres de routes revêtues; 3.000 kilomètres de voies fluviales.
  - Viser parmi les dix pays les plus performants d’Afrique selon Doing Business d’ici 2020.
- Mesures prises et incitations :
  - Zone économique spéciale de Nkok (1.126 ha) spécialisée dans la transformation du bois; plus de 70 investisseurs étrangers; coût estimé d’environ 400 millions de dollars pour la ZES.
  - Exonérations dans zones franches (exonération IS 10 ans; exonération TVA 25 ans; exonération droits de douane; rapatriement illimité des bénéfices; lois du travail assouplies).
  - Résultats : amélioration des infrastructures de transport et énergétiques; coentreprises avec sociétés étrangères; contraintes persistantes sur électricité, main-d’œuvre qualifiée et sécurité contractuelle.
- Risque d’effet limité sur emploi et recettes publiques si industries attirées sont à forte intensité de capital.

### Ajustements budgétaires récents et trajectoire budgétaire
- Mesures 2014–2015 :
  - Loi de finance rectificative (juillet 2014) réduit les dépenses d’équipement de l’équivalent de 12 percent du PIB hors pétrole de 2014.
  - Ajustement 2014 estimé se traduisant par un excédent global de 4½ % du PIB hors pétrole (base engagements).
  - Gouvernement a réglé environ 435 milliards de FCFA d’arriérés.
  - Budget 2015 basé sur hypothèse Brent à 45 dollars le baril.
  - Mesures annoncées pour 2015 : diminution des dépenses de biens et services; réduction considérable des subventions aux carburants; rééchelonnement de l’apurement des arriérés; gel de l’investissement public.
  - Projet d’émission d’euro-obligations en 2015.
- Scénario de référence des services du FMI :
  - Dépenses proposées dans le dernier budget 2015; réduction de moitié de l’émission d’euro-obligations; recettes pétrolières basées sur 51 dollars le baril (hypothèse PEM du 20 janvier 2015).
- Scénario sans ajustement budgétaire (2014–20) :
  - Dépenses publiques continuent d’augmenter parallèlement à la croissance du PIB hors pétrole.
  - Conséquences : hausse marquée de la dette publique dans le scénario Sans ajustement budgétaire versus Référence; solde budgétaire hors pétrole et global se détériorent fortement.

### Dette publique, émissions et projections
- Évolution récente :
  - Dette publique : 16,5 percent du PIB en 2011 → 27,6 percent en 2013.
  - Dépenses publiques : 38 percent du PIB hors pétrole en 2009 → 46,5 percent en 2013.
  - Déficit primaire hors pétrole : 11,7 percent → 19,6 percent du PIB hors pétrole entre 2009 et 2013.
- Scénario de référence (moyen terme) :
  - Dette publique ne s’approche que temporairement du plafond gouvernemental puis diminue progressivement.
  - Dette devrait poursuivre sa hausse rapide en 2015 et 2016, dépasser légèrement le plafond de 35 percent du PIB en 2016, puis diminuer progressivement.
  - Hypothèses d’émission d’euro-obligations : 2015 : 500 millions de dollars; 2016 : 250 millions de dollars.
  - Projections (sélection) : Dette publique totale (pourcentage du PIB) : 2012 21.1; 2013 26.9; 2014 27.7; 2015 34.4; 2016 35.7; 2017 33.7; 2018 33.2; 2019 32.9; 2020 31.9.
- Scénarios de choc et vulnérabilités :
  - Si ajustement insuffisant, dette pourrait dépasser largement 35 percent du PIB.
  - Scénario d’ajustement insuffisant conduirait à dette publique dépassant 60 percent du PIB (exemple : solde primaire déficitaire à 1,3 percent du PIB).
  - Choc combiné faible croissance et baisse des recettes publiques aurait effet comparable (dette proche de 60 percent du PIB).

### Finances publiques : recettes, dépenses et recommandations
- Indicateurs (variation annuelle sélectionnée) :
  - Total des recettes (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 6.1; 2013 -0.6; 2014 -9.6; 2015 -24.3; 2016 17.0.
  - Recettes pétrolières (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 12.5; 2013 -12.2; 2014 -8.7; 2015 -52.2.
  - Total dépenses (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 9.8; 2013 -1.2; 2014 -14.2; 2015 -3.6.
  - Solde primaire hors pétrole (en % du PIB hors pétrole) : 2012 -25.1; 2013 -19.6; 2014 -15.0; 2015 -11.6.
- Recommandations recettes :
  - Élargir l’assiette de l’impôt hors secteur pétrolier.
  - Réduire les exonérations fiscales jugées trop généreuses.
  - Renforcer audits axés sur les risques et contrôles douaniers (usage de scanners).
  - Veiller à remboursements de TVA dans les délais.
- Recommandations dépenses :
  - Contenir rigoureusement croissance des dépenses courantes, surtout masse salariale.
  - Supprimer progressivement les subventions aux carburants; profiter du niveau bas des cours du pétrole.
  - Préserver dépenses bien ciblées sur secteurs sociaux essentiels.
  - Éviter augmentation des dépenses au-delà des projections actuelles à l’approche des élections de 2016.
- Cadre budgétaire recommandé :
  - Ancrer politique budgétaire à moyen terme sur un déficit primaire hors pétrole de moins de 10 percent du PIB.
  - Viser un excédent global d’au moins 2 percent du PIB.

### Gestion des finances publiques et renforcement institutionnel
- Évaluation PEFA : déficiences identifiées
  - Faible crédibilité du budget; suivi inadéquat des arriérés.
  - Médiocrité de la comptabilité et des informations financières.
  - Insuffisance des contrôles et d’audit externe; manque de contrôle parlementaire; insuffisance des contrôles internes.
  - Manque de transparence des transactions budgétaires et des transferts aux autorités locales.
- Priorités d’amélioration (plan d’action) :
  - Intégrer toutes les recettes et dépenses réalisées en espèces dans les comptes du Trésor.
  - Renforcer supervision financière des institutions publiques.
  - Moderniser fonctions comptables pour produire comptes fiables en temps utile.
  - Renforcer coordination entre unités de recouvrement (Ministère de l’économie) et unités de dépense (Ministère du budget).
  - Améliorer qualité des dépenses d’investissement : sélection, exécution et suivi des projets.
  - Limiter dépenses extrabudgétaires et renforcer sauvegardes anti-corruption.
- Mesures engagées :
  - Création d’un compte unique du Trésor.
  - Unification des déclarations douanières et fiscales.
  - Introduction du «Budget par Objectifs de Programmes» (BOP) avec exécution attendue en mode BOP dès janvier 2015.

### Secteur financier, accès aux services et banques publiques
- Structure et indicateurs :
  - Secteur bancaire fortement concentré : trois banques détiennent près de 75 percent du total des actifs.
  - Crédit au secteur privé : 15 percent du PIB.
  - Crédit total aux ménages : 3 percent du PIB en 2013.
  - Prêts improductifs : 3,5 percent du total des actifs (2013).
  - Fonds propres réglementaires supérieurs à la norme légale de 8 percent mais en diminution.
- Accès aux services financiers et contraintes :
  - Compte à un établissement financier officiel (% des plus de 15 ans) : Gabon 6.6 (comparateurs : Pays émergents 20.1; comparables 22.7).
  - Couverture des centrales de crédit privées (% des adultes) : Gabon 18.9 (Pays émergents 47.5; comparables 53.3).
  - Emprunteurs auprès des banques commerciales (pour 1.000 adultes) : Gabon 0.0 (Pays émergents 43.7; comparables 63.3).
  - Crédit intérieur des banques au secteur privé (% du PIB) : Gabon 37.7 (Pays émergents 296.3; comparables 378.2).
  - Absence de centrale des risques, manque de garanties et d’informations sur les entreprises.
- Banques publiques en difficulté :
  - Trois banques publiques en difficulté : actifs combinés 9 percent du total des actifs du système bancaire et 3 percent du PIB.
  - Problèmes : sous-capitalisation, gouvernance défaillante, frais généraux élevés, pertes persistantes.
  - Recommandation : élaborer formules de résolution en consultation avec la COBAC; prendre mesures rapides, supputées avoir un coût budgétaire, pour préserver stabilité financière.
- Recommandations pour le secteur financier :
  - Mettre en place un registre du crédit.
  - Améliorer fonctionnement des registres du cadastre et du commerce; simplifier procédures d’enregistrement des garanties.
  - Renforcer défense des droits des créanciers et gouvernance des tribunaux.
  - Renforcer capacités de la COBAC; approfondir marché obligataire régional.

### Qualité des statistiques et suivi
- Déficiences majeures :
  - Incohérences entre données de production et d’exportations de pétrole; absence de données sur la position extérieure globale.
  - Indicateurs de solidité financière produits avec longs retards.
  - Documents budgétaires communiqués avec retard et qualité relativement faible.
  - Enquêtes sociales peu fréquentes : dernière enquête sociale pour indicateurs sociaux en 2012; chiffres du chômage disponibles jusqu’à 2010.
- Recommandations :
  - Améliorer d’urgence la qualité et la fréquence des documents budgétaires.
  - Produire statistiques exhaustives, disponibles en temps opportun et de haute qualité pour suivre le PSGE et accéder aux marchés.
  - Réaliser une enquête de pauvreté actualisée pour cibler mesures d’accompagnement (tarification carburants).
- Initiatives d’assistance :
  - AFRITAC et Banque mondiale impliqués dans renforcement des comptes nationaux, gestion budgétaire, administration douanière, modernisation TVA et mise en place de comptes trimestriels.

### Projets d’investissement et infrastructure (sélection)
- Projets industriels/agricoles :
  - Zone économique spéciale de Nkok : 1.126 ha; coût estimé ~400 millions de dollars; production commencée en 2012.
  - Plantations OLAM : plus de 100.000 ha d’huile de palme; 28.000 ha de caoutchouc; coût estimé 1 milliard de dollars; huile de palme prévue 2015; caoutchouc 2019; emploi actuel environ 3.800.
  - Usine d’engrais en zone franche de Port-Gentil : projet de 2 milliards de dollars.
- Mines et métal :
  - Usine de traitement du manganèse (Ndjolé) : production attendue 700.000 tonnes/an.
  - Complexe métallurgique Moanda : capacité prévue moyenne 20.000 tonnes manganèse et 40.000 tonnes silicomanganèse/an.
  - Complexe industriel Belinga : coût estimé 4 milliards de dollars; production prévue ~44 millions de tonnes de minerai de fer et 18 millions de tonnes de fer transformé/an.
- Infrastructures physiques :
  - Routes : 435 km de routes revêtues construits; travaux en cours pour créer 980 km supplémentaires.
  - Ports/voies fluviales : modernisation prévue des ports d’Owendo et Port-Gentil; cinq quais construits sur affluents; ports fluviaux à Lambaréné et Port-Gentil.
  - Énergie : Grand Poubara 160 MW; Impératrice Eugénie 84 MW; modernisation Alenakiri pour atteindre 70 MW.
- Capital humain :
  - École des mines et de la métallurgie prévue à Moanda en septembre 2015.
- Réformes administratives observées :
  - Délai pour créer entreprise à Nkok réduit à deux semaines; permis de construire ramené à dix jours; guichet unique pour grandes entreprises à la SEEG.

### Taux de change, solde extérieur et réserves
- Taux de change effectif réel surévalué : estimations 9 à 15 percent (annexe II).
- Solde des transactions courantes : excédent de 11 percent du PIB en 2014 → déficit d’environ 4 percent en 2015 (projection).
- Projections réserves internationales : augmentation progressive ciblée à 5 à 6 mois d’importations entre 2014 et 2020 grâce à hausse IDE.
- Réserves officielles brutes imputées au Gabon (milliards de FCFA) : 2012 1064.0; 2013 1315.8; 2014 1200.1; 2015 1187.6; 2016 1303.7; 2017 1275.6; 2018 1529.5; 2019 1787.1; 2020 1977.2.

### Réforme des subventions énergétiques
- Montants et évolution :
  - Montant brut des subventions : 220 milliards de FCFA en 2013; 125 milliards de FCFA en 2014.
  - Prévision pour 2015 : 24 milliards de FCFA.
  - Poids budgétaire : subventions énergétiques ont absorbé 1,5 percent du PIB en 2014.
- Progrès : suppression partielle de la subvention au gasoil industriel (exceptions pour industrie alimentaire, pêche, ciment, sylviculture); droits d’importation pris en compte dans calcul du prix notionnel.
- Recommandations et séquencement :
  - Mesures immédiates possibles : suppression de la marge SOGARA; appels d’offres concurrentiels pour achat de produits raffinés.
  - Objectif ultime : suppression à terme des subventions énergétiques, en commençant par reste des subventions au gasoil industriel puis réduction des subventions à l’essence.
- Gouvernance et communication :
  - Nécessité d’analyses coûts-avantages, consultations larges et programme de communication; mesures d’atténuation ciblées (idéalement sur la base d’une carte de la pauvreté issue d’enquête ménages à actualiser).

### Principaux risques recensés et priorités politiques
- Risques mondiaux identifiés :
  - Effets secondaires de la situation financière mondiale — probabilité évaluée élevée.
  - Persistance de l’appréciation du dollar — probabilité moyenne; impact prononcé.
  - Période prolongée de croissance ralentie dans pays avancés et émergents — probabilité élevée; impact prononcé.
- Risques nationaux identifiés :
  - Relâchement de la politique budgétaire et faible capacité d’exécution des investissements — probabilité moyenne à élevée; impact moyen à prononcé.
  - Matérialisation incomplète de la stratégie de diversification — impact implicite élevé.
  - Arrêt de la réforme institutionnelle de la CEMAC — probabilité moyenne; impact prononcé.
- Priorités de politique recommandées :
  - Créer espace budgétaire nécessaire pour financer le PSGE sans compromettre la viabilité des finances publiques (maîtriser accumulation rapide de dette).
  - Adopter orientation budgétaire prudente à moyen terme; réduire subventions inefficaces; contenir masse salariale.
  - Accélérer réformes structurelles horizontales : améliorer climat des affaires, infrastructures physiques, et qualité de l’enseignement technique.
  - Développer secteur financier : centrale des risques, renforcer COBAC, résoudre fragilités banques publiques.

### Calendrier, relations avec institutions et assistances
- Consultations Article IV : cycle annuel (prochaines consultations selon cycle ordinaire de 12 mois).
- Relations FMI/Banque mondiale :
  - Accord triennal appuyé par le FMI (~118 millions de dollars) achevé mai 2010 (trois revues réalisées).
  - Prêts Banque mondiale : BIRD 58 millions de dollars (CAB4) signé mai 2012; prêts en préparation de 100 millions de dollars chacun pour services urbains de base et formation des jeunes.
- Assistance technique et initiatives :
  - AFRITAC et siège FMI ont fourni missions et renforcement dans domaines douane, GFP, comptes nationaux trimestriels, supervision bancaire, etc.
  - Banque mondiale appui statistique 1,3 million de dollars; gestion budgétaire 700.000 dollars; réforme fiscale 1 million de dollars (dates escomptées de livraison : Juin 2016).

### Tableaux synthétiques et indicateurs clés (sélection)
- Croissance du PIB réel (variation annuelle en pourcentage) : 2012 5.5; 2013 5.6; 2014 5.1; 2015 4.4; 2016 5.5; 2017 5.6; 2018 5.7; 2019 5.7; 2020 5.9.
- Solde des transactions courantes (pourcentage du PIB) : 2012 21.3; 2013 14.8; 2014 11.1; 2015 -4.0; 2016 -0.4; 2017 0.3; 2018 -0.1; 2019 -1.8; 2020 -2.9.
- Dette publique totale (pourcentage du PIB) : 2012 21.1; 2013 26.9; 2014 27.7; 2015 34.4; 2016 35.7; 2017 33.7; 2018 33.2; 2019 32.9; 2020 31.9.
- Cours du pétrole (PEM, dollars EU/baril) : 2012 105; 2013 104; 2014 96; 2015 59; 2016 64; 2017 67; 2018 68; 2019 68.
- Total des recettes (milliards de FCFA) : 2011 2,486; 2012 2,638; 2013 2,622; 2014 2,370; 2015 1,794; 2016 2,098; 2017 2,288; 2018 2,457; 2019 2,592; 2020 2,760.
- Recettes pétrolières (milliards de FCFA) : 2011 1,361; 2012 1,531; 2013 1,344; 2014 1,226; 2015 586; 2016 805; 2017 865; 2018 893; 2019 887; 2020 881.
- Dépenses d'investissement (milliards de FCFA) : 2011 1,000; 2012 995; 2013 925; 2014 601; 2015 599; 2016 580; 2017 653; 2018 745; 2019 843; 2020 956.
- Réserves officielles brutes (milliards de FCFA) : 2012 1064.0; 2013 1315.8; 2014 1200.1; 2015 1187.6; 2016 1303.7; 2017 1275.6; 2018 1529.5; 2019 1787.1; 2020 1977.2.

*Source: Extraits du document _cr1547f (IMF staff report).*

### 1. Croissance ______________________________________________________________________________________ 5

### 1. Croissance

### Contexte et diagnostic
- Malgré la richesse pétrolière, la croissance économique a été décevante pendant la plus grande partie des quinze dernières années et n’a pas profité au plus grand nombre.
- Croissance du PIB réel en moyenne inférieure à 1 % au cours de la décennie qui s’est terminée fin 2009.
- PIB par habitant relativement élevé : 11.100 dollars en 2013.
- Un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
- Chômage (officiel) : 20 percent.
- Faiblesse des institutions et de la gouvernance, manque de profondeur du secteur financier et climat des affaires peu propice ont limité la transformation de la richesse pétrolière en amélioration des conditions de vie.
- Le Président Ali Bongo Ondimba a lancé en 2010 le Plan Stratégique Gabon Émergent (PSGE), appuyé sur un vaste programme d’investissements publics de 12 milliards de dollars.

### Objectifs et piliers du PSGE
- Objectifs :
  - i) accélérer significativement la croissance économique et en diversifier les sources pour réduire la dépendance au pétrole;
  - ii) améliorer les indicateurs sociaux grâce à une croissance plus solidaire et plus créatrice d’emplois;
  - iii) assurer une gestion soutenable des ressources naturelles pour les générations futures.
- Deux principaux piliers : renforcement quantitatif et qualitatif des infrastructures; amélioration qualitative du capital humain.

### Comparaison internationale : compétitivité et secteur financier
- Le Gabon se situe dans la tranche supérieure des pays à revenu intermédiaire mais affiche des résultats médiocres sur des facteurs clés de compétitivité : infrastructures, santé, éducation.
- Indicateurs financiers (2011–13) — comparaisons clés (Gabon versus pays émergents / pays émergents à revenu par habitant comparable) :
  - Créances en souffrance/prêts : Pays émergents 4.6; Pays émergents à revenu par habitant comparable 4.5; Gabon 3.8.
  - Emprunteurs auprès des banques commerciales (pour 1.000 adultes) : Pays émergents 43.7; Pays émergents à revenu par habitant comparable 63.3; Gabon 0.0.
  - Couverture des centrales de crédit privées (% des adultes) : Pays émergents 47.5; Pays émergents à revenu par habitant comparable 53.3; Gabon 18.9.
  - Compte à un établissement financier officiel (% des plus de 15 ans) 1/ : Pays émergents 20.1; Pays émergents à revenu par habitant comparable 22.7; Gabon 6.6.
  - Succursales de banques commerciales (pour 100.000 adultes) : Pays émergents 5.3; Pays émergents à revenu par habitant comparable 5.7; Gabon 6.0.
  - Indice de solidité des garanties juridiques (0=faible à 12=solide) : Pays émergents 61.2; Pays émergents à revenu par habitant comparable 57.5; Gabon 11.2.
  - Crédit intérieur des banques au secteur privé (% du PIB) : Pays émergents 296.3; Pays émergents à revenu par habitant comparable 378.2; Gabon 37.7.
- Le Gabon se classe très loin derrière pour la plupart des facteurs déterminant la compétitivité.

### Performance récente et tensions macroéconomiques
- Amélioration de la croissance depuis le PSGE mais tensions budgétaires accrues.
- Croissance du PIB réel avoisinant 6 percent en moyenne ces quatre dernières années, stimulée par l’augmentation considérable de l’investissement public.
- Amélioration du solde des transactions courantes depuis 2010 liée à la hausse des prix des exportations de pétrole et de manganèse.
- En 2013, l’excédent budgétaire global (sur la base des engagements) avait pratiquement disparu après avoir atteint environ 6 percent du PIB en 2009.
- Inflation moyenne projetée pour 2014 : 4½ percent (en raison d’effets de base en 2013).

### Perspectives et projections
- Projection de croissance :
  - 2015 : recul de la croissance à 4½ percent.
  - Moyenne sur les cinq années suivantes : 5,7 percent, portée par l’investissement public, les ressources naturelles autres que le pétrole et les services.
- Production pétrolière : diminution graduelle prévue en raison de l’arrivée à maturité des champs, susceptible d’être atténuée par de nouvelles techniques d’extraction et la découverte de gisements à petite échelle (note 3 : net recul en 2015 en partie expliqué par la remise en état à grande échelle de certains puits).
- Croissance hors pétrole soutenue par des projets dans des zones économiques spéciales : agroalimentaire, mines, transformation du bois.
- Solde extérieur courant : tendance à devenir négatif à moyen terme en raison de la baisse tendancielle des exportations de pétrole.
- Scénario de référence suppose un ajustement budgétaire additionnel au-delà de ce que les autorités envisagent actuellement; un ajustement inadéquat ou retardé risquerait de faire dérailler la stratégie de diversification.

### Scénario sans ajustement budgétaire (2014–20)
- Dans le scénario sans ajustement budgétaire, les dépenses publiques continuent d’augmenter parallèlement à la croissance du PIB hors pétrole.
- Dans le scénario de référence, les subventions pétrolières sont progressivement réduites à compter de 2016 et les autres postes de dépenses diminuent en proportion du PIB hors pétrole.
- Illustrations (indicateurs montrés pour 2014–2020) :
  - Solde budgétaire hors pétrole (pourcentage du PIB hors pétrole) : trajectoires comparées Référence vs Sans ajustement budgétaire (graphique).
  - Solde budgétaire global (pourcentage du PIB) : trajectoires comparées Référence vs Sans ajustement budgétaire (graphique).
  - Dette publique brute (pourcentage du PIB) : trajectoires montrant une hausse marquée dans le scénario Sans ajustement budgétaire par rapport à la Référence (graphique indiquant valeurs annuelles de 2014 à 2020).

### État d’exécution des recommandations antérieures (consultations Article IV 2012)
- Constat : le Gabon a relativement peu suivi les recommandations mais a commencé à le faire récemment.
- Recommandations et état d'exécution :
  - Constituer des marges budgétaires plus amples : Non exécutée; les dépôts à la BEAC ont continué de diminuer.
  - Adopter une règle de lissage des prix du pétrole pour le budget : Non exécutée.
  - Mieux maîtriser la masse salariale : Non exécutée.
  - Réduire les subventions aux carburants : En partie exécutée; la plupart des subventions au gazole industriel avaient été supprimées en janvier 2014.
  - Freiner la forte hausse des dépenses publiques d'investissement : Exécutée à la mi-2014; dépenses réduites de plus de 50 percent.
  - Améliorer le climat des affaires : Premières mesures prises.
  - Redresser la situation financière des banques publiques en difficulté : Premières mesures prises.

### Risques et priorités de politique
- Principal risque à court et moyen terme : ajustement inadéquat de la politique budgétaire face au niveau extrêmement bas des cours du pétrole et à la faible capacité d’exécution des investissements — risque de réduction des amortisseurs budgétaires et d’insuffisance d’espace budgétaire pour s’attaquer aux obstacles à la croissance.
- À plus long terme, la réussite rapide du PSGE pour réduire contraintes « horizontales » (goulets d’étranglement infrastructurels, manque de main-d’œuvre qualifiée, médiocrité du climat des affaires) pourrait rehausser la croissance; des signes positifs d’IDE dans mines, transformation du bois et agroalimentaire existent.
- Les consultations Article IV ont mis l’accent sur :
  - i) création de l’espace budgétaire nécessaire pour financer le PSGE sans compromettre la viabilité des finances publiques, notamment en maîtrisant l’accumulation rapide de dette publique;
  - ii) politiques pour renforcer la compétitivité et promouvoir la diversification de l’économie;
  - iii) développement du secteur financier et consolidation de la stabilité financière.

### Evolution récente des agrégats budgétaires et de la dette
- Dépenses publiques : sont passées de 38 percent du PIB hors pétrole en 2009 à 46,5 percent en 2013 (graphique 5).
- Déficit primaire hors pétrole : est passé de 11,7 percent à 19,6 percent du PIB hors pétrole entre 2009 et 2013.
- Dette publique : est passée de 16,5 percent du PIB en 2011 à 27,6 percent en 2013.
- Financement du déficit et tensions : avances statutaires au niveau maximum autorisé; ponction accélérée sur les dépôts à la banque centrale en 2014; accumulation marquée d’arriérés de paiement intérieurs et de remboursements de TVA; certaine accumulation d’arriérés extérieurs.

*Source : IMF staff report (extraits fournis).*

### 11.      Les autorités ont reconnu que la situation budgétaire était tendue, ont rectifié en

### _cr1547f - 11.      Les autorités ont reconnu que la situation budgétaire était tendue, ont rectifié en

### Ajustements budgétaires récents (2014–2015)
- La loi de finance rectificative approuvée par le Parlement en juillet 2014 réduit les dépenses d’équipement de l’équivalent de 12 % du PIB hors pétrole de 2014.
- D’après les premières estimations, l’ajustement opéré en 2014 s’est traduit par un excédent global de 4½ % du PIB hors pétrole sur la base des engagements.
- Le gouvernement a réglé environ 435 milliards de FCFA d’arriérés.
- La version la plus récente du budget 2015 repose sur l’hypothèse d’un baril de Brent à 45 dollars.
- Mesures budgétaires annoncées pour 2015 :
  - diminution des dépenses au titre des biens et des services par rapport à 2014;
  - réduction considérable des subventions aux carburants;
  - rééchelonnement de l’apurement des arriérés;
  - gel de l’investissement public.
- Le gouvernement envisage d’émettre des euro-obligations en 2015.
- Le scénario de référence des services du FMI se fonde sur :
  - les dépenses proposées dans le dernier budget 2015;
  - une réduction de moitié de l’émission d’euro-obligations;
  - l’estimation des recettes pétrolières sur la base d’un prix à 51 dollars le baril (hypothèse retenue dans les PEM du 20 janvier 2015).

### Risques, trajectoire de la dette et vulnérabilités
- Sans assainissement additionnel, la baisse prononcée et persistante des recettes pétrolières compliquera la mise en œuvre soutenue du PSGE.
- Scénario sans ajustement : détérioration forte de la situation budgétaire et dette dépassant largement le plafond de 35 % du PIB fixé par le gouvernement.
- L’émission d’emprunts internationaux pour financer les déficits de 2015 et 2016 pourrait être rendue plus difficile par :
  - perspectives négatives dans le secteur du pétrole;
  - impression d’une dégradation de la situation budgétaire.
- Observations de marché :
  - la marge sur l’euro-obligation de 2013 du Gabon a grimpé d’environ 200 points de base entre fin novembre 2014 et la mi-janvier 2015.
- Effets possibles d’un scénario de choc :
  - accélération sensible de l’accumulation de dette publique au-dessus du plafond gouvernemental;
  - forte alourdissement de la dette extérieure si le compte extérieur courant hors intérêts se dégradait et si le taux de change réel se dépréciait.

### Projections et scénario de référence (moyen terme)
- Dans le scénario proposé par les services du FMI :
  - la dette publique ne s’approche que temporairement du plafond fixé par le gouvernement puis diminue progressivement;
  - la dette devrait poursuivre son mouvement de hausse rapide en 2015 et en 2016, et dépasser légèrement le plafond de 35 % du PIB en 2016, avant de diminuer progressivement par la suite;
  - la dette extérieure devrait aussi s’accroître jusqu’en 2016, puis diminuer progressivement.
- Hypothèses d’émission d’euro-obligations du cadre :
  - 2015 : émission de 500 millions de dollars (au lieu de 1 milliard de dollars prévu auparavant);
  - 2016 : émission de 250 millions de dollars.
- Les projections reposent sur l’hypothèse que les mesures préconisées seront entièrement mises en œuvre.

### Recommandations politiques (recettes et dépenses)
- Recettes :
  - élargir l’assiette de l’impôt en dehors du secteur pétrolier;
  - réduire les exonérations fiscales jugées trop généreuses;
  - renforcer les audits axés sur les risques et les contrôles douaniers (notamment par l’utilisation de scanners);
  - veiller à ce que les remboursements de TVA soient effectués dans les délais requis.
- Dépenses :
  - contenir rigoureusement la croissance des dépenses courantes, surtout de la masse salariale;
  - supprimer progressivement les subventions aux carburants (élevées et mal ciblées), en profitant du niveau bas des cours du pétrole;
  - préserver les dépenses bien ciblées sur les secteurs sociaux essentiels;
  - éviter toute augmentation des dépenses au-delà des projections actuelles à l’approche des élections de 2016.
- Cadre budgétaire recommandé par les services du FMI :
  - ancrer la politique budgétaire à moyen terme sur un déficit primaire hors pétrole de moins de 10 % du PIB;
  - viser un excédent global d’au moins 2 % du PIB.

### Gestion des finances publiques et renforcement institutionnel
- Évaluation PEFA : déficiences identifiées
  - faible crédibilité du budget en raison de fréquentes révisions à la hausse et d’un suivi inadéquat des arriérés;
  - médiocrité de la comptabilité et des informations financières;
  - insuffisance des contrôles et d’audit externe, et manque de contrôle parlementaire;
  - insuffisance des contrôles internes;
  - manque de transparence des transactions budgétaires et des transferts aux autorités locales.
- Points positifs relevés par la PEFA :
  - le budget annuel est préparé selon un processus participatif et dans un cadre à moyen terme.
- Priorités d’amélioration (plan d’action proposé) :
  - améliorer l’enregistrement des transactions en intégrant toutes les recettes et dépenses actuellement réalisées en espèces dans les comptes du Trésor;
  - renforcer la supervision financière des institutions publiques;
  - moderniser les fonctions comptables pour produire des comptes plus fiables dans un délai raisonnable;
  - renforcer la collaboration entre les unités de recouvrement des recettes (Ministère de l’économie) et les unités effectuant les dépenses (Ministère du budget);
  - améliorer la qualité des dépenses d’investissement : renforcer la sélection, l’exécution et le suivi des projets;
  - limiter les dépenses extrabudgétaires et renforcer les sauvegardes anti-corruption.

### Point de vue des autorités
- Les autorités reconnaissent la nécessité de poursuivre l’ajustement suite à l’effondrement des cours du pétrole et soulignent :
  - l’importance d’accélérer les réformes structurelles pour stimuler la croissance hors pétrole;
  - la nécessité de maintenir la dette publique en dessous du plafond prudent fixé en limitant la croissance des dépenses courantes; tout en finançant adéquatement la stratégie de diversification.
- Mesures convenues par les autorités :
  - élimination des exonérations fiscales discrétionnaires;
  - suppression progressive des subventions aux carburants;
  - maîtrise plus résolue des dépenses courantes après 2016;
  - préservation des dépenses d’investissement via réaffectation de ressources (notamment depuis les biens et services);
  - renforcement du cadre réglementaire des partenariats public–privé et mise en place de sauvegardes;
  - intensification des efforts de recouvrement des impôts et amélioration des contrôles douaniers.
- Réformes et outils déjà engagés :
  - création d’un compte unique du Trésor;
  - unification des déclarations douanières et fiscales;
  - introduction en cours du «Budget par Objectifs de Programmes» (BOP), avec exécution attendue en mode BOP dès janvier 2015 (mise en œuvre effective susceptible de rencontrer des difficultés en raison de la formation du personnel et du logiciel non testé).
- Transparence des ressources naturelles : adoption d’un plan d’action en vue d’obtenir le statut de «pays conforme» de l’ITIE en 2015.
- Gouvernance des investissements : adoption d’un code des marchés publics; obligation de finaliser les études techniques avant décaissement et de n’effectuer les paiements qu’après preuve d’exécution; participation de Bechtel Corporation à l’élaboration et au suivi des projets d’infrastructure du PSGE.

*Source: Extraits du document _cr1547f (chapitre 11).*

### 20.      Le PSGE a pour but de parvenir à une plus grande diversification économique et à une

### 20.      Le PSGE a pour but de parvenir à une plus grande diversification économique et à une

### Objectifs et diagnostics du PSGE
- Objectif ambitieux : créer 325.000 nouveaux emplois à l’horizon 2025.
- Motifs de diversification :
  - Le pétrole a compté pour environ 35 % du PIB en 2014.
  - Les exportations de pétrole ont représenté environ 80 % des exportations de marchandises en 2014.
  - Baisse des cours du pétrole et vieillissement des puits (production de pétrole devrait accuser une baisse de 10 % entre 2013 et 2020).
- Secteurs ciblés hors pétrole : industrie agroalimentaire, transformation du bois, pêche industrielle, exportation de services.
- Obstacles identifiés (analyses de la chaîne de valeur de la Banque mondiale) :
  - coût élevé des transports et de la main-d’œuvre;
  - faible productivité de la main-d’œuvre;
  - manque de qualifications et de savoir-faire technique.

### Mesures prises pour soutenir la diversification et l’investissement
- Interdiction d’exportation de grumes en 2010.
- Création d’une zone économique spéciale à Nkok et d’une zone franche à Port-Gentil avec incitations pour entreprises exportatrices (> 75 % de leur production) :
  - exonération d’impôt sur les sociétés pendant dix ans;
  - exonération totale de droits de douane sur les biens d’équipement et les pièces détachées importés;
  - exonération totale de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pendant les 25 premières années;
  - rapatriement illimité et défiscalisé des bénéfices;
  - lois souples sur le travail pendant sept ans pour l’emploi de travailleurs étrangers.
- Simplification administrative observée :
  - réduction du délai moyen pour créer une entreprise dans la zone de Nkok à deux semaines;
  - délai d’octroi de permis de construction ramené de plus de six mois à dix jours.

### Infrastructures publiques et capital humain — cibles du PSGE
- Objectifs d’infrastructures à l’horizon 2025 :
  - mise en place d’une infrastructure de fibre optique à l’échelle du pays;
  - doublement de la capacité énergétique du pays, qui passerait à 1.000 MW;
  - création d’un réseau national de 3.600 kilomètres de routes revêtues;
  - création de 3.000 kilomètres de voies fluviales.
- Réformes du climat des affaires : viser à figurer parmi les dix pays les plus performants d’Afrique selon Doing Business à l’horizon 2020.
- Capital humain : recentrer le système éducatif sur la formation technique dans les secteurs visés par le PSGE.

### Progrès réalisés et limites persistantes
- Résultats obtenus : amélioration des infrastructures de transport et énergétiques; formation de coentreprises avec des sociétés étrangères.
- Contraintes persistantes citées par investisseurs étrangers :
  - insuffisance et manque de fiabilité de l’approvisionnement en électricité;
  - manque de main-d’œuvre qualifiée;
  - sécurité incertaine des contrats.
- Mesures incitatives (exonérations fiscales et électricité à tarifs subventionnés) peuvent attirer industries à forte intensité de capital, avec effets limités sur l’emploi et les recettes publiques.
- Recommandation des services du FMI : priorité aux réformes «horizontales» — amélioration du climat des affaires, des infrastructures physiques et de la qualité de l’enseignement technique — et définition d’objectifs clairs pour les indicateurs sociaux avec enquêtes périodiques de suivi.
- Constat : le Gabon n’a pas atteint la plupart des objectifs du Millénaire pour le développement.

### Situation extérieure et priorités de politique macroéconomique
- Taux de change effectif réel surévalué de 9 à 15 % (annexe II).
- Solde des transactions courantes prévu de passer d’un excédent de 11 % du PIB en 2014 à un déficit d’environ 4 % en 2015.
- Projections à moyen terme : déficit extérieur courant devrait diminuer quelque peu grâce à l’augmentation des exportations de bois traité et de manganèse.
- Financement attendu : entrées d’IDE dans les secteurs stratégiques et emprunts extérieurs de l’État, sans compromettre la viabilité de la dette.
- Priorités pour renforcer la stabilité extérieure :
  1. adopter une orientation plus prudente de la politique budgétaire à moyen terme pour soutenir la mise en œuvre des programmes et projets du PSGE;
  2. accélérer le rythme des réformes structurelles afin de renforcer le développement du capital humain et d’améliorer le climat des affaires.

### Point de vue des autorités sur le PSGE
- Reconnaissance de la nécessité d’améliorer les infrastructures, renforcer le capital humain et accélérer les réformes du climat des affaires.
- Mesures et engagements mentionnés :
  - création d’une agence spéciale pour améliorer le climat des affaires (Agence nationale de la promotion des investissements);
  - efforts pour améliorer l’enseignement technique dans le cadre du PSGE;
  - discussions avec entreprises locales pour accroître la formation sur le tas;
  - intention de créer un tribunal spécialisé pour régler les litiges du travail en 2015.
- Justification des incitations dans les zones économiques spéciales : coût élevé de la main-d’œuvre, petite taille de l’économie et concurrence internationale.
- Observations des autorités : les projections de croissance des services du FMI pourraient être trop prudentes.

### Accès aux services financiers et stabilité financière
- Structure du secteur financier :
  - essentiellement composé de banques et fortement concentré (trois banques détiennent près de 75 % du total des actifs);
  - crédit au secteur privé : 15 % du PIB;
  - neuf établissements de microfinance et huit compagnies d’assurances opèrent au Gabon.
- Marché obligataire régional : relativement peu profond et caractérisé par des titres à échéances courtes.
- Supervision bancaire par la COBAC; contraintes de capacités limitant son efficacité.
- Besoin : porter le marché obligataire régional au moins au niveau comparable à celui de l’UEMOA.
- Accès aux services financiers :
  - proportion de la population détenant des comptes bancaires accrue mais inférieure à la moyenne pour l’Afrique subsaharienne et les pays émergents;
  - crédit total aux ménages : 3 % du PIB en 2013.
- Facteurs limitant l’offre de crédit : absence de centrale des risques, manque de garanties et d’informations sur les entreprises, niveaux élevés des taux débiteurs.
- Conséquences : faible profondeur du système financier, accès insuffisant aux services financiers, liquidité élevée du secteur bancaire rendant moins efficace la transmission de la politique monétaire.
- Situation macrofinancière :
  - secteur bancaire encore liquide, rentable et généralement bien capitalisé;
  - prêts improductifs à 3,5 % du total des actifs;
  - fonds propres réglementaires en diminution mais supérieurs à la norme légale de 8 %;
  - ratio provisions/prêts improductifs diminué en 2013 mais restant à un niveau confortable.
- Risques : affaiblissement des comptes publics pouvant augmenter les créances improductives, fragilisation financière des entreprises dépendant de contrats avec l’État.

### Banques publiques en difficulté — recommandations
- Trois banques publiques en difficulté :
  - actifs combinés atteignent 9 % du total des actifs du système bancaire et 3 % du PIB.
  - problèmes structurels entraînant forte sous-capitalisation; une banque connaît de graves problèmes de gouvernance.
  - frais généraux élevés; pertes persistantes; relations limitées avec les autres banques.
- Recommandation des services du FMI :
  - élaborer diverses formules de résolution en consultation avec la COBAC;
  - prendre rapidement des mesures, qui auront vraisemblablement un coût budgétaire, pour préserver la stabilité financière.
- Point de vue des autorités :
  - engagement à améliorer l’accès aux services financiers, mise en place d’un registre du crédit;
  - conseil international engagé pour évaluer les trois banques en difficulté et élaborer un plan d’action et un montage financier;
  - vigilance quant aux risques macroprudentiels liés aux établissements de microfinance.

### Qualité des données et suivi du PSGE
- Besoin urgent d’améliorer la qualité, l’actualité et la transparence des statistiques pour élaborer et suivre la stratégie de développement et le PSGE.
- Exigence : statistiques exhaustives, disponibles en temps opportun et de haute qualité, indispensables pour atteindre un niveau d’accès aux marchés comparable à celui des pays émergents.

*Source: _cr1547f - 20.*

### 31.      Malheureusement, les statistiques du Gabon laissent beaucoup à désirer sur le plan de

### _cr1547f - 31.      Malheureusement, les statistiques du Gabon laissent beaucoup à désirer sur le plan de

### Qualité et disponibilité des statistiques
- Les statistiques du Gabon présentent des déficiences en exhaustivité, disponibilité et qualité.
- Le Gabon est distancé par les pays émergents et par des pays d’Afrique subsaharienne au revenu par habitant nettement inférieur.
- Points faibles spécifiques :
  - Statistiques de la balance des paiements : incohérences marquées entre données de production et d’exportations de pétrole; absence de données sur la position extérieure globale.
  - Indicateurs de solidité financière : très médiocres et produits avec de longs retards.
  - Statistiques budgétaires : non communiquées de façon régulière et en temps opportun.
  - Enquêtes sociales : peu fréquentes — dernière enquête pour l’établissement d’indicateurs sociaux remontant à 2012 et portant uniquement sur données démographiques et de santé.
  - Chiffres du chômage : derniers disponibles en 2010.

### Documents budgétaires et finances publiques
- Depuis les consultations de 2012 au titre de l’article IV, les états financiers sont fournis aux services du FMI de façon sporadique.
- Documents budgétaires communiqués avec retard et de qualité relativement faible ; ne rendent pas compte de l’accumulation rapide d’arriérés liée au niveau élevé des dépenses extrabudgétaires effectuées par divers organismes publics.
- Recommandation : améliorer d’urgence la qualité et la fréquence des documents budgétaires pour permettre un meilleur suivi de la viabilité budgétaire du PSGE.

### Gestion des arriérés, dette et ajustement budgétaire
- Contexte : chute récente des cours des produits de base rendant inévitable un ajustement budgétaire supplémentaire.
- Mesures prises en 2014 et le budget 2015 révisé vont dans le bon sens, mais un ajustement supplémentaire s’imposera à moyen terme.
- Priorités recommandées :
  - Apurer les arriérés.
  - Maîtriser la dynamique de la dette.
  - Contenir la croissance des dépenses courantes, en particulier la masse salariale.
  - Passer progressivement à la suppression des subventions aux carburants (coûteuses, inefficaces et inéquitables), en profitant du bas niveau des cours du pétrole.
  - Améliorer la gestion des recettes pétrolières à moyen terme.

### Qualité des investissements publics
- Le niveau très élevé des dépenses d’investissement entre 2010 et 2013 a été intenable et a entraîné une accumulation considérable d’arriérés.
- Après la réduction récente des investissements, l’accent doit être mis sur «investir dans l’investissement» :
  - Revoir la hiérarchisation des investissements, en priorisant ceux au rendement le plus élevé.
  - Améliorer la préparation, l’exécution et le suivi des projets.

### Transparence, gouvernance et renforcement des institutions
- Appui des services du FMI aux efforts d’amélioration de la gestion et de la transparence des finances publiques.
- Mise en œuvre prévue des budgets-programmes à partir de 2015 jugée positive ; succès conditionné à :
  - Meilleure formation du personnel à l’utilisation des nouveaux instruments comptables et de suivi.
  - Meilleure coordination entre ministères de l’économie et du budget, notamment pour la gestion de trésorerie, afin de mettre fin à l’accumulation d’arriérés.
  - Communication au public d’informations plus amples sur les finances publiques, y compris l’exécution du budget.
- Le FMI salue les efforts pour que le Gabon respecte pleinement les normes de l’ITIE d’ici fin 2015 afin d’assurer une gestion transparente et responsable des ressources naturelles.

### Diversification économique et politiques structurelles
- Objectif gouvernemental : diversifier l’économie pour la rendre moins tributaire du pétrole.
- Contraintes à la diversification :
  - Faiblesse des infrastructures de production et de transport d’électricité.
  - Exonérations fiscales trop généreuses accordées à de nombreux projets, limitant leur contribution aux recettes publiques.
  - Risque que l’insuffisance d’espace budgétaire empêche la mise en œuvre d’une stratégie de diversification ciblée sans ajustement budgétaire vigoureux.
- Recommandations pour promouvoir la diversification :
  - Accorder une plus large place aux politiques «horizontales» visant à améliorer le climat des affaires et le système éducatif pour former une main-d’œuvre mieux qualifiée.
  - Réduire les coûts des facteurs afin d’améliorer la compétitivité et contribuer à la stabilité extérieure.

### Développement du secteur financier et banques publiques
- Nécessité de développer le secteur financier, d’améliorer l’accès et de remédier aux difficultés financières des trois banques publiques.
- Recommandations des services du FMI :
  - Améliorer le fonctionnement des registres du cadastre et du commerce.
  - Simplifier les procédures d’enregistrement et de recouvrement des garanties.
  - Renforcer la défense des droits des créanciers en améliorant la gouvernance des tribunaux compétents.
  - Élaborer des formules de résolution pour banques fragiles et prendre des mesures en temps opportun en collaboration avec l’autorité régionale de supervision.
  - FMI félicite les autorités d’avoir évalué la situation financière des banques fragiles afin d’élaborer un plan d’action.

### Questions statutaires et relations avec le FMI
- Le Gabon applique une taxe de 1,5 % sur les transferts télégraphiques à l’étranger, incompatible avec les obligations du Gabon au titre de l’article VIII, Section 2 a), des Statuts.
- Produit de la taxe : financement du système d’assurance-santé du Gabon.
- Les autorités ont exempté de cette taxe certaines transactions (notamment tous les transferts interbancaires) mais ne proposent pas de la supprimer.
- Position du FMI : les services du FMI ne recommandent pas l’approbation de cette restriction.

*Document: Extrait de l’évaluation des services du FMI sur le Gabon (témoignage contenu dans le PDF transmis).*

### 43.      Il est prévu que les prochaines consultations au titre de l’article IV aient lieu selon le

### _cr1547f - 43.      Il est prévu que les prochaines consultations au titre de l’article IV aient lieu selon le

### Calendrier
- Il est prévu que les prochaines consultations au titre de l’article IV aient lieu selon le cycle ordinaire de 12 mois.

### Principaux indicateurs macroéconomiques (sélection)
- PIB à prix constants (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 5.5; 2013 5.6; 2014 5.1; 2015 4.4; 2016 5.5; 2017 5.6; 2018 5.7; 2019 5.7; 2020 5.9.
- Secteur pétrolier (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 -4.4; 2013 -0.9; 2014 2.5; 2015 0.1; 2016 2.0; 2017 1.7; 2018 1.6; 2019 1.3; 2020 1.1.
- Secteur hors pétrole (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 10.4; 2013 7.9; 2014 5.9; 2015 5.8; 2016 6.5; 2017 6.8; 2018 6.9; 2019 6.9; 2020 7.1.
- Déflateur du PIB (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 -16.8; 2013 -2.7; 2014 -4.6; 2015 -9.4; 2016 2.6; 2017 1.9; 2018 0.5; 2019 0.0; 2020 0.6.
- Prix à la consommation, moyenne annuelle (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 2.7; 2013 0.5; 2014 4.5; 2015 2.5; 2016 2.5; 2017 2.5; 2018 2.5; 2019 2.5; 2020 2.5.
- Termes de l'échange (détérioration = – , variation annuelle, en pourcentage) : 2012 -14.2; 2013 1.7; 2014 -5.9; 2015 -40.2; 2016 11.6; 2017 6.2; 2018 2.7; 2019 0.1; 2020 -0.8.

### Secteur extérieur (sélection)
- Exportations, f.à.b. (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 9.1; 2013 -6.0; 2014 -5.7; 2015 -41.3; 2016 13.3; 2017 9.7; 2018 6.3; 2019 3.7; 2020 1.1.
- Importations, f.à.b. (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 -4.2; 2013 9.0; 2014 4.5; 2015 -22.4; 2016 8.6; 2017 9.6; 2018 9.6; 2019 9.0; 2020 7.9.
- Solde extérieur courant (pourcentage du PIB) : 2012 21.3; 2013 14.8; 2014 11.1; 2015 -4.0; 2016 -0.4; 2017 0.3; 2018 -0.1; 2019 -1.8; 2020 -2.9.

### Finances de l'administration centrale (sélection)
- Total des recettes (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 6.1; 2013 -0.6; 2014 -9.6; 2015 -24.3; 2016 17.0; 2017 9.0; 2018 7.4; 2019 5.5; 2020 6.5.
- Recettes pétrolières (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 12.5; 2013 -12.2; 2014 -8.7; 2015 -52.2; 2016 37.4; 2017 7.5; 2018 3.1; 2019 -0.6; 2020 -0.6.
- Total dépenses (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 9.8; 2013 -1.2; 2014 -14.2; 2015 -3.6; 2016 6.1; 2017 4.7; 2018 5.4; 2019 6.3; 2020 8.3.
- Solde primaire hors pétrole (en pourcentage du PIB hors pétrole) : 2012 -25.1; 2013 -19.6; 2014 -15.0; 2015 -11.6; 2016 -11.2; 2017 -9.8; 2018 -8.9; 2019 -8.2; 2020 -7.9.
- Solde global (base engagements, en pourcentage du PIB) : 2012 2.6; 2013 1.8; 2014 2.9; 2015 -3.1; 2016 -0.9; 2017 0.1; 2018 0.6; 2019 0.4; 2020 0.0.
- Solde global (base caisse, en pourcentage du PIB) : 2012 2.4; 2013 0.2; 2014 -2.2; 2015 -3.8; 2016 -2.2; 2017 -1.1; 2018 0.6; 2019 0.4; 2020 0.0.
- Financement intérieur net (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 -3.6; 2013 -10.1; 2014 2.7; 2015 0.6; 2016 -1.6; 2017 1.4; 2018 -2.6; 2019 -2.3; 2020 -1.5.
- Financements extérieurs nets (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 -0.4; 2013 9.7; 2014 0.6; 2015 4.5; 2016 4.6; 2017 0.1; 2018 1.8; 2019 1.7; 2020 1.5.
- Dette publique extérieure (y compris envers FMI, pourcentage du PIB) : 2012 17.2; 2013 24.0; 2014 24.3; 2015 30.5; 2016 31.5; 2017 29.3; 2018 28.9; 2019 28.7; 2020 28.1.
- Dette publique totale (pourcentage du PIB) : 2012 21.1; 2013 26.9; 2014 27.7; 2015 34.4; 2016 35.7; 2017 33.7; 2018 33.2; 2019 32.9; 2020 31.9.

### Monnaie et crédit (sélection)
- Crédit à l'économie (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 24.1; 2013 23.6; 2014 -7.5; 2015 7.2; 2016 7.5; 2017 9.0; 2018 7.3; 2019 7.4; 2020 9.3.
- Masse monétaire au sens large (variation annuelle, en pourcentage) : 2012 15.7; 2013 8.8; 2014 1.4; 2015 4.2; 2016 4.0; 2017 5.5; 2018 4.8; 2019 4.8; 2020 8.3.
- Vitesse de circulation PIB hors pétrole/masse monétaire au sens large : 2012 2.4; 2013 2.4; 2014 2.5; 2015 2.6; 2016 2.6; 2017 2.7; 2018 2.8; 2019 2.8; 2020 2.8.
- Épargne nationale brute (pourcentage du PIB) : 2012 42.3; 2013 40.6; 2014 36.9; 2015 28.5; 2016 30.4; 2017 31.9; 2018 33.3; 2019 33.2; 2020 33.5.
- Investissement fixe brut (pourcentage du PIB) : 2012 21.0; 2013 25.8; 2014 25.8; 2015 30.9; 2016 31.2; 2017 31.8; 2018 33.6; 2019 35.2; 2020 36.3.

### Tableaux détaillés — Administration centrale (sélection de niveaux et montants, en milliards de FCFA)
- Total des recettes (milliards de FCFA) : 2011 2,486; 2012 2,638; 2013 2,622; 2014 2,370; 2015 1,794; 2016 2,098; 2017 2,288; 2018 2,457; 2019 2,592; 2020 2,760.
- Recettes pétrolières (milliards de FCFA) : 2011 1,361; 2012 1,531; 2013 1,344; 2014 1,226; 2015 586; 2016 805; 2017 865; 2018 893; 2019 887; 2020 881.
- Recettes non pétrolières (milliards de FCFA) : 2011 1,125; 2012 1,107; 2013 1,278; 2014 1,143; 2015 1,208; 2016 1,295; 2017 1,424; 2018 1,565; 2019 1,707; 2020 1,881.
- Total dépenses et prêts nets (milliards de FCFA) : 2011 2,354; 2012 2,420; 2013 2,468; 2014 2,118; 2015 2,043; 2016 2,178; 2017 2,281; 2018 2,397; 2019 2,547; 2020 2,759.
- Dépenses courantes (milliards de FCFA) : 2011 1,268; 2012 1,427; 2013 1,419; 2014 1,477; 2015 1,439; 2016 1,517; 2017 1,547; 2018 1,577; 2019 1,628; 2020 1,727.
- Dépenses d'investissement (milliards de FCFA) : 2011 1,000; 2012 995; 2013 925; 2014 601; 2015 599; 2016 580; 2017 653; 2018 745; 2019 843; 2020 956.
- Solde global (base engagements, milliards de FCFA) : 2011 132; 2012 218; 2013 154; 2014 251; 2015 -249; 2016 -78; 2017 9; 2018 61; 2019 4; 2020 74.
- Solde primaire hors pétrole, non compris les transferts en capital (milliards de FCFA) : 2011 -1,150; 2012 -1,227; 2013 -1,039; 2014 -832; 2015 -694; 2016 -714; 2017 -680; 2018 -657; 2019 -654; 2020 -680.
- PIB hors pétrole aux prix du marché (milliards de FCFA) : 2011 5,627; 2012 4,879; 2013 5,307; 2014 5,541; 2015 5,996; 2016 6,389; 2017 6,903; 2018 7,404; 2019 7,948; 2020 8,605.
- Pour mémoire, PIB nominal (milliards de FCFA) : 2012 8,274; 2013 8,500; 2014 8,518; 2015 8,062; 2016 8,722; 2017 9,388; 2018 9,975; 2019 10,546; 2020 11,235.
- Cours du pétrole (PEM, dollars EU/baril) : 2012 105; 2013 104; 2014 96; 2015 59; 2016 64; 2017 67; 2018 68; 2019 68.

### Balance des paiements (sélection, en milliards de FCFA)
- Transactions courantes (milliards de FCFA) : 2012 1,760; 2013 1,261; 2014 947; 2015 -324; 2016 -353; 2017 2; 2018 -12; 2019 -189; 2020 -327.
- Biens (net, milliards de FCFA) : 2012 4,087; 2013 3,483; 2014 3,106; 2015 1,642; 2016 1,924; 2017 2,088; 2018 2,135; 2019 2,086; 2020 1,963.
- Exportations de biens (f.à.b., milliards de FCFA) : 2012 5,730; 2013 5,216; 2014 4,914; 2015 3,197; 2016 3,605; 2017 3,912; 2018 4,109; 2019 4,217; 2020 4,263.
- Hydrocarbures (exportations, milliards de FCFA) : 2012 4,749; 2013 4,198; 2014 3,800; 2015 2,020; 2016 2,348; 2017 2,526; 2018 2,605; 2019 2,588; 2020 2,572.
- Importations de biens (f.à.b., milliards de FCFA) : 2012 -1,643; 2013 -1,732; 2014 -1,809; 2015 -1,555; 2016 -1,681; 2017 -1,824; 2018 -1,974; 2019 -2,131; 2020 -2,300.
- Revenu (net, milliards de FCFA) : 2012 -1,185; 2013 -1,121; 2014 -1,031; 2015 -903; 2016 -926; 2017 -968; 2018 -1,004; 2019 -1,098; 2020 -1,146.
- Compte d'opérations financières (milliards de FCFA) : 2012 -964; 2013 -269; 2014 -1,063; 2015 311; 2016 151; 2017 -602; 2018 664; 2019 473; 2020 309.
- Investissements directs (net, milliards de FCFA) : 2012 425; 2013 478; 2014 481; 2015 585; 2016 634; 2017 657; 2018 666; 2019 702; 2020 727.
- Réserves officielles brutes imputées au Gabon (milliards de FCFA) : 2012 1064.0; 2013 1315.8; 2014 1200.1; 2015 1187.6; 2016 1303.7; 2017 1275.6; 2018 1529.5; 2019 1787.1; 2020 1977.2.

### Indicateurs de solidité financière du secteur bancaire (2008–2013, sélection)
- Capital (pourcentage ou niveau selon tableau) : 2008 19.4; 2009 24.0; 2010 22.6; 2011 21.1; 2012 17.1; 2013 11.6.
- Fonds propres/total des actifs (pourcentage) : 2008 10.7; 2009 16.2; 2010 11.3; 2011 10.9; 2012 10.0; 2013 9.2.
- Prêts bancaires improductifs/total des actifs (pourcentage) : 2008 8.5; 2009 7.2; 2010 9.9; 2011 4.4; 2012 3.4; 2013 3.5.
- Provision bancaires pour prêts improductifs (pourcentage) : 2008 61.4; 2009 71.0; 2010 56.8; 2011 93.2; 2012 84.2; 2013 63.0.
- Rendement des actifs (pourcentage) : 2008 1.8; 2009 2.8; 2010 0.5; 2011 0.6; 2012 1.4; 2013 1.6.
- Rentabilité des fonds propres (pourcentage) : 2008 20.8; 2009 17.2; 2010 5.8; 2011 5.1; 2012 13.9; 2013 14.7.
- Actifs liquides/passifs à court terme (pourcentage) : 2008 243.0; 2009 197.0; 2010 158.0; 2011 137.9; 2012 143.2; 2013 125.2.

### Objectifs du Millénaire pour le développement et indicateurs sociaux (sélection)
- Ratio emploi/population, 15 ans et +, total (%) : 1990 60; 1995 60; 2000 60; 2005 61; 2009 62.
- Prévalence de la malnutrition, poids pour l'âge (% des enfants de moins de 5 ans) : 2012 6.
- Taux d'achèvement de la scolarité primaire, total (% du groupe d'âge concerné) : 1990 70; 1995 68; 2000 72; 2005 69; 2012 88.
- Taux de mortalité infantile (pour 1000 naissances vivantes) : 1990 68; 1995 65; 2000 63; 2005 59; 2009 55; 2012 43.
- Taux de mortalité, moins de 5 ans (pour 1000) : 1990 93; 1995 98; 2000 88; 2005 82; 2009 75; 2012 65.
- Prévalence du VIH, total (% de la population de 15 à 49 ans) : 1990 0.9; 1995 3.1; 2000 5.2; 2005 5.4; 2009 5.2; 2012 1.5.
- Utilisateurs d'Internet (pour 100 personnes) : 1990 0.0; 1995 0.0; 2000 0.0; 2005 1.2; 2009 4.9; 2012 6.7; 2013 8.6.

### Matrice d’évaluation des risques (résumé)
- Méthode : Probabilité relative des risques évaluée subjectivement sur une échelle «faible» (<10 %), «moyenne» (10–30 %), «élevée» (≥30 %).
- Risques mondiaux identifiés :
  - Effets secondaires de la situation financière mondiale — Évaluation : probabilité élevée.
    - Risque connexe : Surcroit de volatilité financière (réévaluation des risques et fuite vers actifs à faible risque).
  - Persistance de l’appréciation du dollar — Évaluation : probabilité moyenne; Évaluation : impact prononcé.
    - Impacts attendus :
      - Le Gabon aurait des difficultés pour emettre des obligations à des taux competitifs.
      - L’appreciation du dollar amortirait l’impact sur les recettes exprimées en FCFA, mais le service de la dette exterieure augmenterait. Toutefois, le premier effet dominerait.
  - Période prolongée de croissance ralentie dans les pays avancés et émergents — Évaluation : probabilité élevée; Évaluation : impact prononcé.
    - Impacts attendus :
      - Baisse des exportations de pétrole réduirait sensiblement les recettes publiques et augmenterait la dette publique; réduction du financement des infrastructures.
      - Réduction de la demande d’exportations non pétrolières nuirait aux efforts de diversification.
      - Baisse probable de l’IDE dans les secteurs non pétroliers, affectant la croissance hors pétrole potentielle.
- Risques nationaux identifiés :
  - Relâchement de la politique budgétaire et faible capacité d’exécution des investissements — Évaluation : probabilité moyenne à élevée; Évaluation : impact moyen à prononcé.
    - Impacts attendus :
      - Politique budgétaire peu rigoureuse ferait monter l’inflation, nuirait à la compétitivité et freinerait la croissance hors pétrole; effets négatifs sur les populations pauvres.
      - Augmentation des dépenses d’investissement au-delà des capacités d’absorption accroîtrait risques de corruption et de gaspillage.
  - Matérialisation incomplète de la stratégie de diversification (faute de marge budgétaire et de réformes structurelles) — Évaluation implicite élevée pour impact.
    - Impacts attendus :
      - Croissance freinée par climat des affaires peu favorable et place trop large du secteur public.
      - Secteurs non pétroliers resteraient rudimentaires, offrant peu d’emplois.
      - Accentuation des inégalités et risques de tensions sociales.
  - Arrêt de la réforme institutionnelle de la CEMAC — Évaluation : probabilité moyenne; Évaluation : impact prononcé.
    - Impacts attendus :
      - Diversification et création d’emplois nettement inférieures aux attentes, rendrait difficile l’objectif d’accession au statut de pays émergent.
      - Persistance des inégalités sociales et gaspillage de ressources via projets redondants au niveau sous-régional.

*IMF staff report content (French) as provided in the source PDF.*

### 1.      Plusieurs projets ont été réalisés pour promouvoir le développement industriel et

### _cr1547f - 1.      Plusieurs projets ont été réalisés pour promouvoir le développement industriel et agricole, essentiellement sous forme de coentreprises (« joint ventures ») avec des investisseurs internationaux.

### Projets industriels et agricoles réalisés et en cours
- Zone économique spéciale de Nkok (près de Libreville) :
  - Superficie : 1126 ha.
  - Spécialisation : transformation du bois.
  - Coûts financiers estimés : environ 400 millions de dollars, dont la plus grande partie apportée par OLAM.
  - Production commencée en 2012.
  - Plus de 70 investisseurs étrangers enregistrés.
- Plantations en coentreprise avec OLAM :
  - Deux plantations d’huile de palme : plus de 100.000 ha au total.
  - Plantation de caoutchouc : plus de 28.000 ha.
  - Coûts estimés : 1 milliard de dollars pour les plantations d’huile de palme et de caoutchouc.
  - Production prévue : huile de palme en 2015; caoutchouc en 2019.
  - Emploi à ce jour : environ 3.800 personnes sur les plantations.
- Projet conjoint OLAM / gouvernement :
  - Usine d’engrais dans la zone franche de Port-Gentil : projet de 2 milliards de dollars.

### Accroissement de la valeur ajoutée des exportations de manganèse et de fer
- Usines et complexes en construction :
  - Usine de traitement du manganèse au gisement de Ndjolé :
    - Production attendue : 700.000 tonnes de manganèse par an.
  - Complexe métallurgique dans la zone minière de Moanda à Franceville :
    - Capacité prévue : en moyenne 20.000 tonnes de manganèse et 40.000 tonnes de silicomanganèse par an.
  - Complexe industriel à Belinga :
    - Coût estimé : 4 milliards de dollars.
    - Production prévue : environ 44 millions de tonnes de minerai de fer et 18 millions de tonnes de fer transformé en moyenne par an.

### Projets d’infrastructure en cours
- Routes :
  - Environ 435 km de routes revêtues construits.
  - Travaux en cours pour créer 980 km de plus.
- Ports et voies fluviales :
  - Accord signé avec l’Autorité portuaire de Singapour pour moderniser et agrandir les ports d’Owendo et de Port-Gentil.
  - Cinq quais construits sur des affluents dans tout le pays.
  - Deux ports fluviaux construits : Lambaréné et Port-Gentil.
- Infrastructures énergétiques :
  - Barrage hydroélectrique du Grand Poubara : capacité de 160 MW (en construction).
  - Barrage hydroélectrique sur les chutes de l’Impératrice Eugénie : capacité de 84 MW (en construction).
  - Modernisation de la centrale électrique au gaz de Alenakiri (Libreville) : capacité devrait doubler en passant à 70 MW.

### Développement du capital humain et réformes pour améliorer le climat des affaires
- Capital humain :
  - Une école des mines et de la métallurgie devrait ouvrir dans le complexe métallurgique de Moanda en septembre 2015.
- Réformes du climat des affaires :
  - Création d’une Agence nationale de la promotion des investissements.
  - Informatisation des démarches pour ouvrir une entreprise.
  - Réduction du délai de traitement des demandes de permis de construire : passage de plus de six mois à dix jours.
  - Mise en place d’un guichet unique pour les grandes entreprises à la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) pour réduire les délais de raccordement au réseau.

### Évaluation du secteur extérieur et projections (résumé des points principaux)
- Effets de la chute des cours et de la production de pétrole :
  - Taux de change effectif réel estimé surévalué d’environ 10 % selon la méthode Araujo et al. (2013).
  - Selon la méthode Bems et Carvalho, la monnaie serait surévaluée de 9 % à 15 %.
  - Le solde extérieur courant devrait diminuer à moyen terme, mais l’afflux régulier de capitaux sous forme d’IDE et d’emprunts extérieurs de l’État devrait contribuer à maintenir un niveau confortable de réserves internationales.
- Projections du solde extérieur courant :
  - Passage d’un excédent de 11 % du PIB en 2014 à un déficit de 4 % en 2015 et de 3 % en 2020.
  - Raisons de la détérioration : diminution des exportations de pétrole due à la chute des cours du pétrole et à l’arrivée à maturité de certains puits.
- Prix et production de pétrole (prévisions) :
  - Cours du pétrole prévus : 96 dollars le baril en 2014; 51 dollars le baril en 2015; 69 dollars le baril en 2020.
  - Production de pétrole attendue : diminution de 9 % entre 2014 et 2020 en raison du vieillissement des puits.
- Diversification des exportations :
  - Proportion des exportations non pétrolières : environ 23 % en 2014; 40 % en 2020 (à mesure que les exportations de manganèse et de bois transformé se développeront).
- Réserves internationales et financement :
  - Réserves internationales projetées : augmentation progressive de 5 à 6 mois d’importations entre 2014 et 2020 grâce à la hausse de l’IDE.
  - Financement attendu : IDE destiné aux projets d’exploration pétrolière en eaux profondes, au traitement du bois, à la production de caoutchouc et d’huile de palme, ainsi qu’à la production de manganèse et de minerai de fer; émissions d’euro-obligations et émissions obligataires de l’État pour financer des projets d’investissements publics du PSGE.
- Évaluation du taux de change effectif réel (détails méthodologiques) :
  - Méthode Araujo et al. (2013) :
    - Surévaluation estimée : 9,9 % (avec surcoûts de 40 %) et 9,7 % (avec surcoûts de 20 %).
    - Hypothèse : élasticité du solde commercial estimée à -0,6 par rapport au taux de change effectif réel.
    - Cette méthode tient compte des limites de la capacité d’absorption des investissements et des surcoûts liés à la mauvaise planification/coordination.
  - Méthode Bems et Carvalho (2009) :
    - Surévaluation estimée : 9 % à 15 %.
    - Fait abstraction des besoins d’investissement existants et ne tient pas compte du rendement futur des investissements publics liés à la croissance de la productivité.
  - Conclusion : la méthode Araujo et al. semble plus indiquée dans le contexte d’augmentation de l’investissement public pour évaluer les désalignements potentiels.

### Réforme des subventions énergétiques : progrès accomplis et perspectives
- Progrès réalisés :
  - Suppression partielle de la subvention au gasoil industriel (exception : industrie alimentaire, pêche, production de ciment et sylviculture).
  - Prise en compte des droits d’importations dans le calcul du prix de marché notionnel servant à déterminer le montant de la subvention.
- Évolution des subventions énergétiques (chiffres) :
  - Montant brut des subventions : 220 milliards de FCFA en 2013; 125 milliards de FCFA en 2014.
  - Prévision pour 2015 : 24 milliards de FCFA, malgré une augmentation en volume, en raison de la baisse des cours du pétrole.
  - Poids budgétaire : subventions énergétiques ont absorbé une proportion des ressources publiques équivalente à 1,5 % du PIB en 2014.
- Réformes recommandées et séquencement :
  - Mesures immédiates possibles :
    - Suppression de la marge de la raffinerie SOGARA et renégociation des coûts/marges dans la structure des prix à la pompe.
    - Introduction d’appels d’offres concurrentiels pour l’achat de produits raffinés.
  - Objectif ultime :
    - Suppression à terme des subventions énergétiques, en commençant par l’élimination du reste des subventions au gasoil industriel, puis la réduction des subventions à l’essence.

*Source : Extrait du PDF _cr1547f - 1.      Plusieurs projets ont été réalisés pour promouvoir le développement industriel et agricole, FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL.*

### 4.      L’expérience d’autres pays fait ressortir la nécessité d’une stratégie de réforme

### 4.      L’expérience d’autres pays fait ressortir la nécessité d’une stratégie de réforme

### Leçons tirées des expériences étrangères et éléments d’une stratégie de réforme
- La réforme des prix des carburants exige d’importants arbitrages entre différents objectifs sociaux et macroéconomiques.
- Éléments à réunir pour assurer la réussite d’une stratégie de réforme :
  - Analyser les coûts et les avantages du système de subvention pour les différentes parties prenantes, et l’impact macroéconomique des réformes éventuelles.
  - Procéder à de larges consultations avec toutes les parties prenantes.
  - Présenter des informations claires : lancer un vaste programme de communication pour élargir le débat stratégique sur la tarification des carburants en mobilisant les leaders d’opinion et en ayant recours aux médias largement diffusés.
  - Prendre rapidement des décisions sur les paramètres importants de la réforme, par exemple le rythme de l’ajustement des prix. La volonté de réforme doit être perçue comme inébranlable.
  - Mettre en œuvre des mesures d’accompagnement tangibles pour atténuer les répercussions négatives des réformes sur les parties prenantes, en particulier les ménages vulnérables.
    - Dans l’idéal, le ciblage de ces mesures devrait s’appuyer sur une carte de la pauvreté établie sur la base d’enquêtes auprès des ménages. Il est urgent de procéder à une enquête de ce type au Gabon, la précédente n’étant plus d’actualité.
    - Les mesures d’atténuation pourraient prendre la forme de transferts monétaires et de bons de transport public.

### Volume et structure de la dette publique
- Évolution récente :
  - La dette publique totale est passée d’environ 16,7 percent du PIB en 2008 à 27,3 percent du PIB en 2013.
  - La dette publique du Gabon est composée essentiellement d’emprunts extérieurs : la dette extérieure représente 90 percent du total de la dette publique.
- Plafonds d’endettement :
  - Le groupe régional de la CEMAC fixe un plafond d’endettement public de 70 percent du PIB.
  - Le Gabon se fixe un plafond plus prudent de 35 percent du PIB.

### Scénario de référence (dette publique)
- Hypothèses principales :
  - Le gouvernement supprimera progressivement la plupart des exonérations fiscales et subventions aux carburants en place et maîtrisera les dépenses d’investissement et autres dépenses courantes à partir de 2017.
  - Les cours internationaux du pétrole et des autres produits de base ainsi que les taux de change sont conformes aux projections des Perspectives de l’économie mondiale jusqu’à fin 2020.
- Résultats clés :
  - Les niveaux d’endettement atteignent 35,3 percent du PIB en 2016 avant de diminuer progressivement à partir de 2017.
- Indicateurs et projections (extraits du tableau) :
  - Dette publique brute nominale : 31.3 (2013), 26.9 (2014), 27.7 (2015), 34.4 (2016), 35.7 (2017), 33.7 (2018), 33.2 (2019), 32.9 (2020), 31.9 (dernier chiffre présenté).
  - Besoin brut de financement public : -1.2 (2013), 3.9 (2014), -0.2 (2015), 6.3 (2016), 3.1 (2017), 3.4 (2018), 1.8 (2019), 2.5 (2020), 3.6 (dernier).
  - Croissance du PIB réel (en pourcentage) : 2.5 (2013), 5.6 (2014), 5.1 (2015), 4.4 (2016), 5.5 (2017), 5.6 (2018), 5.7 (2019), 5.7 (2020), 5.9 (dernier).
  - Inflation (déflateur du PIB, en pourcentage) : 7.2 (2013), -2.7 (2014), -4.6 (2015), -9.4 (2016), 2.6 (2017), 1.9 (2018), 0.5 (2019), 0.0 (2020), 0.6 (dernier).
  - Croissance du PIB nominal (en pourcentage) : 10.0 (2013), 2.7 (2014), 0.2 (2015), -5.4 (2016), 8.2 (2017), 7.6 (2018), 6.3 (2019), 5.7 (2020), 6.5 (dernier).
  - Taux d'intérêt effectif (en pourcentage) : 5.7 (2013), 8.7 (2014), 6.3 (2015), 5.0 (2016), 5.0 (2017), 5.0 (2018), 4.7 (2019), 4.7 (2020), 4.6 (dernier).
- Contributions à la variation de la dette (extraits) :
  - Variation de la dette brute du secteur public (cumulé) : -5.1 (2013), 5.8 (2014), 0.8 (2015), 6.7 (2016), 1.3 (2017), -2.0 (2018), -0.5 (2019), -0.3 (2020), -1.0 (dernier), 4.2 (cumulé total).
  - Déficit primaire : -7.7 (2013), -3.6 (2014), -4.6 (2015), 1.3 (2016), -1.0 (2017), -2.0 (2018), -2.4 (2019), -2.2 (2020), -1.8 (dernier), -8.0 (cumulé).
  - Recettes et dons primaires (hors intérêts) : 28.0 (2013), 30.8 (2014), 27.8 (2015), 22.3 (2016), 24.1 (2017), 24.4 (2018), 24.6 (2019), 24.6 (2020), 24.6 (dernier), 144.5 (cumulé).
  - Dépenses primaires (hors intérêts) : 20.3 (2013), 27.2 (2014), 23.2 (2015), 23.6 (2016), 23.0 (2017), 22.4 (2018), 22.3 (2019), 22.4 (2020), 22.8 (dernier), 136.5 (cumulé).
  - Dynamique endogène de la dette : -1.8 (2013), 0.4 (2014), 4.5 (2015), 3.0 (2016), -1.0 (2017), -0.9 (2018), -0.5 (2019), -0.3 (2020), -0.6 (dernier), -0.3 (cumulé).
  - Résiduel, y compris variations des actifs : 4.4 (2013), 9.0 (2014), 1.0 (2015), 2.4 (2016), 3.3 (2017), 0.9 (2018), 2.3 (2019), 2.2 (2020), 1.4 (dernier), 12.5 (cumulé).
- Scénarios de chocs (exemples décrits) :
  - Scénario historique (besoins de financement bien inférieurs) : réduction de la dette publique sur la période de projection.
  - Si le solde budgétaire primaire reste déficitaire à l’équivalent de 1,3 percent du PIB (ajustement fiscal insuffisant) : forte augmentation de la dette publique dépassant 60 percent du PIB.
  - Une croissance du PIB réel inférieure de 2 points de pourcentage pendant la période de projection (choc sur l’offre) : dette publique atteindrait presque 60 percent du PIB.
  - Effet comparable à un choc combinant une diminution des recettes publiques de 2 percent du PIB (par ex. baisse de 20 percent des cours du pétrole) et une réduction de 1 point de pourcentage de la croissance du PIB.

### Évaluation des risques et profil de la dette publique
- Graphiques et indicateurs (extraits) :
  - Vulnérabilités évaluées : niveau d'endettement, choc sur croissance du PIB réel, choc sur solde primaire, choc sur taux d'intérêt réel, choc sur taux de change, choc sur passifs conditionnels, besoins de financement brut, perception des marchés, besoins de financement extérieur, variation de la proportion de la dette à court terme, dette détenue par non-résidents, dette libellée en devises.
  - Marges sur obligations (pb), besoins de financement extérieur (en % du PIB), variation annuelle de la dette publique à court terme (en % du total), dette publique libellée en devises (en % du total) sont monitorées vis-à-vis de seuils d’alerte.

### Analyse de viabilité de la dette extérieure
- Évolution et structure :
  - La dette extérieure du Gabon est passée de 2,1 milliards de dollars en 2009 à environ 4,3 milliards de dollars en 2013 (équivalant à 24,8 percent du PIB de 2013).
  - L’augmentation s’explique en partie par l’émission de 1,5 milliard de dollars d’euro-obligations en 2013.
  - En fin 2013 : dette envers institutions multilatérales = 13 percent du total de la dette extérieure; dette bilatérale = 23 percent; dette envers établissements commerciaux = 24 percent; 40 percent restants placés sur les marchés financiers.
- Scénario de référence (dette extérieure) :
  - Hypothèse d’émissions : autorités émettront 500 millions d’euro-obligations en 2015 et 250 millions de dollars en 2016 (la moitié de ce qu’ils avaient prévu).
  - Hypothèse : l’émission obligataire internationale de 1 milliard de dollars de 2007 ne sera pas refinancée.
  - Sous ce scénario : ratio dette extérieure/PIB culmine à 31,7 percent en 2016 avant de redescendre progressivement à 28,1 percent en 2020.
- Chocs et scénarios alternatifs :
  - Scénario historique (variables comme au cours des dix dernières années) : besoins de financement nettement inférieurs → forte réduction de la dette extérieure.
  - Autres chocs (écart type de 0,25 sur taux d’intérêt réel, taux de croissance et solde extérieur courant) : accroissement considérable de la dette.
  - Choc sur le solde extérieur courant hors intérêts : dette extérieure monte à 41 percent du PIB à l’horizon 2020.
  - Choc sur le taux de change réel : dette extérieure monte à 42 percent du PIB à l’horizon 2020.
- Indicateurs et extraits du tableau (cadre 2009–2019) :
  - Dette extérieure (référence) : 14.4 (2010), 12.4 (2011), 17.6 (2012), 24.8 (2013), 22.5 (2014), 30.5 (2015), 31.7 (2016), 29.5 (2017), 29.1 (2018), 28.7 (2019), 28.1 (2020), -6.7 (solde courant hors intérêts stabilisant la dette, dernier).
  - Variation de la dette extérieure : -3.6 (2010), -2.0 (2011), 5.2 (2012), 7.1 (2013), -2.2 (2014), 8.0 (2015), 1.1 (2016), -2.2 (2017), -0.4 (2018), -0.4 (2019), -0.6 (2020).
  - Flux créateurs de dette extérieure identifiés (4+8+9) : -15.5 (2010), -18.6 (2011), -23.5 (2012), -21.5 (2013), -16.8 (2014), -4.4 (2015), -8.4 (2016), -9.0 (2017), -8.1 (2018), -6.4 (2019), -5.1 (2020).
  - Déficit extérieur courant, hors paiements d'intérêts : -8.7 (2010), -13.8 (2011), -22.1 (2012), -16.4 (2013), -12.5 (2014), 2.6 (2015), -1.2 (2016), -1.9 (2017), -1.4 (2018), 0.3 (2019), 1.4 (2020).
  - Exportations (en % du PIB) : 49.1 (2010), 53.5 (2011), 72.4 (2012), 64.8 (2013), 61.1 (2014), 43.0 (2015), 44.7 (2016), 45.0 (2017), 44.6 (2018), 43.4 (2019), 41.7 (2020).
  - Importations (en % du PIB) : 28.9 (2010), 28.2 (2011), 34.9 (2012), 34.9 (2013), 36.1 (2014), 34.0 (2015), 32.7 (2016), 32.7 (2017), 33.0 (2018), 33.3 (2019), 33.0 (2020).
  - Ratio dette extérieure/exportations (en pourcentage) : 29.4 (2010), 23.2 (2011), 24.3 (2012), 38.2 (2013), 36.9 (2014), 71.0 (2015), 70.9 (2016), 65.6 (2017), 65.2 (2018), 66.0 (2019), 67.3 (2020).
  - Besoins de financement extérieur brut (en milliards de dollars) : -0.8 (2010), -2.3 (2011), -3.1 (2012), -1.6 (2013), -1.4 (2014), 1.1 (2015), 0.3 (2016), 0.4 (2017), 0.3 (2018), 0.6 (2019), 0.9 (2020).
- Tests paramétrés et chocs (extraits) :
  - Choc sur les taux d’intérêt (permanent d’un demi écart type) ; choc sur le compte extérieur courant hors intérêts ; choc combiné (incluant une dépréciation réelle ponctuelle de 30 percent en 2010) ; choc sur la croissance (permanent d’un quart d’écart type).
  - Exemples d’impacts affichés : sous certains chocs, ratios de dette extérieure atteignent 41, 42, 37, 38, etc. (voir scénarios détaillés).

*Source : services du FMI.*

### 1996. L’accord de confirmation triennal d’un montant d’environ 118 millions de

### _cr1547f - 1996. L’accord de confirmation triennal d’un montant d’environ 118 millions de

### Contexte des relations avec le FMI
- L’accord de confirmation triennal d’un montant d’environ 118 millions de dollars a pris fin en mai 2010, avec l’achèvement des trois premières revues seulement.
- Ce programme appuyé par le FMI a été difficile à maintenir en raison de dérapages budgétaires récurrents.
- Les dernières consultations au titre de l’article IV ont été conclues le 13 février 2013.

### Relations avec la Banque mondiale
- Un prêt de la BIRD pour un montant de 58 millions de dollars pour le projet du réseau national et régional centrafricain de fibres optiques (CAB4) à l’appui du développement de l’infrastructure de télécommunication à haut débit a été signé en mai 2012.
- La Banque mondiale est en train de préparer deux prêts de 100 millions de dollars, un pour financer les services urbains de base et l’autre pour renforcer la formation des jeunes.

### Régime de change et restrictions
- Le Gabon est membre de la CEMAC.
- La monnaie unique est le franc CFA qui est rattaché à l’euro au taux fixe de 655,957 francs CFA pour un euro.
- La taxe prélevée par le Gabon sur les virements constitue une restriction à la réalisation des paiements et transferts afférents aux transactions internationales, et doit être soumise à l’approbation du FMI, conformément à la section 2 (a) de l’article VIII des statuts.

### Questions d'ordre statistique
- Le Gabon a adhéré au Système général de diffusion des données (SGDD).
- Obstacles identifiés par les services du FMI :
  - Délai d’établissement et champ d’application des données budgétaires.
  - Qualité médiocre des statistiques de la balance des paiements.
  - Qualité médiocre des données sur la stabilité financière.
  - Insuffisance des informations sur les coûts de main-d’œuvre et la productivité.
- Malgré ces limites, les statistiques fournies sont globalement satisfaisantes pour permettre la surveillance.

### Données d’adhésion et de quotas (au 31 octobre 2014)
- I. Date d'admission : 10 septembre 1963  Article VIII
- II. Compte des ressources générales (Millions de DTS, % quote-part)
  - Quote-part 154,30  100,00
  - Avoirs du FMI en monnaie nationale (taux de change) 153,47  99,46
  - Position dans la tranche de réserve 0,85  0,55
- III. Département des DTS: (Millions de DTS, % allocation)
  - Allocation cumulative nette 146,72  100,00
  - Avoirs 132,80  90,51
- IV. Encours des achats et des prêts : Aucun

### Accords financiers les plus récents
- Type: Accord confirmation — Date de l'accord: 7 mai 2007 — Date d’expiration: 6 mai 2010 — Montant approuvé (millions de DTS): 77,15 — Montant tiré (millions de DTS): 0,00
- Type: Accord confirmation — Date de l'accord: 28 mai 2004 — Date d’expiration: 31 juillet 2005 — Montant approuvé (millions de DTS): 69,44 — Montant tiré (millions de DTS): 41,66
- Type: Accord confirmation — Date de l'accord: 23 octobre 2000 — Date d’expiration: 22 avril 2002 — Montant approuvé (millions de DTS): 92,58 — Montant tiré (millions de DTS): 13,22

### Projections des paiements au FMI (rachats par anticipation)
- Base: millions de DTS sur la base du montant actuel des ressources utilisées et des avoirs en DTS
- Échéances futures 2014 2015 2016 2017 2018
  - Principal : 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
  - Commissions/intérêts : 0,00 0,01 0,01 0,01 0,01
  - Total : 0,00 0,01 0,01 0,01 0,01

### Initiatives et mises en œuvre
- VII. Mise en œuvre de l’Initiative PPTE : Sans objet
- VIII. Mise en œuvre de l’initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM) : Sans objet
- IX. Mise en œuvre de l‘allégement de la dette après une catastrophe (ADAC) : Sans objet

### Évaluations des sauvegardes — BEAC
- La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) est la banque centrale de la CEMAC et fait l’objet d’une évaluation des sauvegardes tous les quatre ans.
- L’évaluation de 2013 s’est achevée en novembre et a couvert une période de changement à la BEAC, dans le contexte de réformes lancées pour relever les défis de la gouvernance et de l’échec des contrôles apparus en 2009.
- Résultats et constats principaux :
  - Ces événements ont débouché sur une intervention rapprochée du FMI moyennant le suivi de mesures reconductibles de sauvegardes pour les pays de la CEMAC.
  - La BEAC a mis en œuvre un plan d’action destiné à réformer sa gouvernance, renforcer les sauvegardes clés et les capacités.
  - L’évaluation de 2013 a relevé que la BEAC avait fait quelques progrès pour renforcer son cadre de sauvegardes, mais que les risques restaient élevés.
  - De nouvelles mesures sont nécessaires pour rétablir pleinement une gouvernance et un contrôle sains, y compris par le biais d’amendements à la charte de la BEAC et d’un engagement à terminer la mise en œuvre de la réforme et du plan de modernisation.
  - La gouvernance de la BEAC continue d’être compromise par un cadre juridique qui ne protège pas adéquatement son indépendance institutionnelle et par le fait que plusieurs États membres n’adhèrent que partiellement aux obligations de mise en commun des réserves.
  - L’évaluation a conclu que les visites annuelles des services du FMI pour suivre les recommandations prioritaires et les progrès du plan de réforme de la BEAC devraient se poursuivre dans le cadre de la démarche des mesures reconductibles de sauvegardes.
  - Conformément à cette démarche, une visite de sauvegarde des services du FMI a eu lieu en avril.

*GABON — FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL (au 31 octobre 2014).*

### 2014. Les services ont conclu que la BEAC avait accompli de bons progrès dans la mise en œuvre

### 2014. Les services ont conclu que la BEAC avait accompli de bons progrès dans la mise en œuvre

### BEAC : mise en œuvre des recommandations et sauvegardes
- Les services ont conclu que la BEAC avait accompli de bons progrès dans la mise en œuvre des recommandations de l’évaluation de 2013 et avait fait avancer le plan de réformes destinées à renforcer les contrôles.
- La BEAC continue de rencontrer des difficultés relatives à son indépendance institutionnelle et aux réformes plus larges de gouvernance qui restent indispensables à moyen terme.
- Les services continueront de travailler en collaboration étroite avec la BEAC pour évaluer la viabilité des mesures déjà en place et la mise en œuvre des réformes pour l’avenir.
- La progression de la mise en œuvre de ces mesures permettra aux services du FMI de décider si des progrès suffisants ont été réalisés pour justifier de mettre fin au suivi annuel des mesures reconductibles de sauvegardes et donc de revenir au cycle de quatre ans pour l’évaluation des banques centrales régionales.

### Régime de change
- Monnaie régionale : Franc CFA.
- Historique d’ancrage : de 1948 à 1999, attaché au franc français; depuis 1999 rattaché à l’euro au taux de 655,957 FCFA pour un euro.
- Statut vis-à-vis du FMI : Le Gabon (et les autres pays membres de la CEMAC) a accepté les obligations au titre de l’article VIII le 26 juin 1996. Comme les autres membres de la CEMAC, le Gabon a accepté les obligations des sections 2, 3 et 4 de l'Article VIII des statuts du FMI.
- Restriction de change : Le Gabon prélève une taxe sur les virements, y compris ceux liés à la réalisation des paiements et transferts afférents aux transactions internationales courantes, ce qui constitue une restriction de change qui doit être soumise à l’approbation du FMI, conformément à la section 2 (a) de l’Article VIII des statuts. Les autorités ont exonéré certaines transactions de la taxe ; toutefois, la taxe continue de s’appliquer aux autres transferts soumis à la juridiction du FMI.

### Consultations au titre de l’article IV
- Cycle : Les consultations avec le Gabon se déroulent selon un cycle de 12 mois.
- Dernière clôture : Le Conseil d'Administration a achevé les dernières consultations au titre de l'Article IV avec le Gabon le 13 février 2013.

### Participation au Programme d’évaluation du secteur financier (PESF) et RONC
- Un module national du PESF mené conjointement par le FMI et la Banque mondiale a été achevé pour le Gabon en 2002 et examiné par le Conseil d’Administration en mars de cette année (rapport du FMI N° 02/98).
- Le premier PESF régional a été mis en œuvre en janvier-mars 2006 et une actualisation du PESF régional est actuellement en cours de préparation.
- Les Rapports régionaux sur l’observation des normes et des codes (RONC) ont été réalisés dans les domaines de la transparence de la politique monétaire et financière, de la supervision bancaire et de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (BC/FT) en juin 2006.

### Représentant résident
- Le FMI n’a plus de représentant résident à Libreville où le fonctionnement de son bureau est assuré par un économiste local.

### Assistance technique (AFRITAC et Siège)
- AFRITAC (Centre régional d’assistance technique pour l’Afrique centrale) — domaines et activités récentes (exemples listés avec dates) :
  - Nouveau développement du système de gestion automatisée des risques douaniers — Nov. 2014.
  - Renforcement de l’exécution du budget — Oct. 2014.
  - Atelier sur la stabilité financière — Sept. 2014.
  - Lancement d’un programme automatisé d’évaluation et de mesure de la performance pour les gros contribuables — Sept 2014.
  - Mise au point d’un système automatisé de gestion des risques douaniers — Juin 2014.
  - Renforcement des audits de la TVA pour les opérations commerciales et les négociants — Mai 2014.
  - Amélioration des procédures de recouvrement et d’application — Avril 2014.
  - Modernisation des procédures de remboursement de la TVA pour les gros contribuables — Mars 2014.
  - Mise au point de comptes nationaux trimestriels — Février 2014.
  - Renforcement des procédures budgétaires et comptables — Oct. 2013.
  - Atelier sur la supervision bancaire basée sur les risques — Sept. 2013.
  - Renforcement de la gestion et des procédures d’audit interne — Sept. 2013.
  - Mise en œuvre du cadre de gouvernance pour l’émission de titres publics — Août 2013.
  - Examen des résultats de l’enquête spécialisée — Juillet 2013.
  - Mise en œuvre d’un relevé des opérations financières de l’État — Juin 2013.
  - Renforcement de l’administration de la TVA — Mai 2013.
  - Élaboration des comptes nationaux trimestriels — April 2013.
  - Atelier sur la budgétisation programmes — Février 2013.
  - Actualisation du Tableau des opérations financières de l’État (TOFE) / Mise en place des comptes nationaux trimestriels — Février 2013.
- Siège (Département FAD) — interventions récentes :
  - Évaluation PESF et réformes de GFP — Mai 2014.
  - Administration douanière — Mars 2014.
  - Évaluation PESF — Déc. 2013.
  - Gestion des finances publiques — Juillet 2013.
  - Visites d’expert à court terme sur la GFP (4 missions) et sur les douanes (5 visites) — 2013-14.

### Relations avec la Banque mondiale (au 15 décembre 2014)
- Domaines d’appui annoncés pour les 12 prochains mois (missions étalées sur les exercices 2015 et 2016 sauf indications contraires) :
  - Statistiques : RAS en matière de statistiques pour un montant de 1,3 million de dollars pour assistance stratégique à long terme et mise en œuvre de l’EGEP II.
    - Date escomptée de livraison : Juin 2016.
  - Gestion : amélioration du cycle budgétaire — accord de 700 000 dollars signé en mars 2014.
    - Missions étalées sur 2015 et 2016; Date escomptée de livraison : Juin 2016.
  - Réforme du régime fiscal : RAS pour un montant de 1 million de dollars pour rationaliser les exonérations fiscales, la structure fiscale et la mise en œuvre d’un système d’audit basé sur les risques.
    - Missions étalées sur 2015 et 2016; Date escomptée de livraison : Juin 2016.
- Autres projets et instruments :
  - Note d'orientation sur la croissance et l'emploi — Achevé, livré en juin 2013.
  - Note d'orientation sur la diversification des exportations et la compétitivité — Achevé, livré en septembre 2014.
  - Prêt Projet de compétitivité et de promotion des investissements de 18 millions de dollars — approuvé en mars 2014; dernière mission en novembre 2014; date d’entrée en vigueur reportée jusqu’en mars 2015.
  - Prêt BIRD de 58 millions de dollars (CAB4) signé en mai 2012 — projet en cours; la mise en œuvre a démarré; dernière mission de supervision en mai 2014.
  - Projet d’accès aux services de base (énergie) de 60 millions de dollars — en cours de finalisation; discussions techniques en novembre 2014.
  - Don FEM pour les zones humides de 8,5 millions de dollars — mise en œuvre démarrée en novembre 2014; première mission de supervision en novembre 2014.
  - Programme II de développement local et d’infrastructure de 100 millions de dollars — en préparation; réunion d’examen du concept le 18 novembre 2014; projet devant être présenté au Conseil en mai 2015.
  - Projet de soutien aux compétences en vue de l’emploi de 100 millions de dollars — en préparation; projet devant être présenté au Conseil en 2015.
- SFI (Investissements et conseil) :
  - Projets envisagés ou en discussion : SETRAG (chemin de fer), Raffinerie pétrolière du Gabon, Société d’engrais du Gabon (projet suspendu), Projet hydroélectrique de Ngoulmendjim, Périphérique de Libreville (route à péage potentielle).
  - Services de conseil pour améliorer le climat des investissements — quatre domaines prioritaires listés (création d'entreprises, permis de construire/transferts de propriété/guichet unique, procédures d'import/export, incitations et administration fiscales).
  - Renforcement des capacités des PME — partenariat SFI-BGD; lancement officiel du site internet au service des PME en Mars 2013.

### Questions d’ordre statistique (au 20 novembre 2014)
- Évaluation générale : Les données communiquées comportent des déficiences, mais peuvent dans l’ensemble être utilisées à des fins de surveillance. Insuffisances en termes d’exactitude, de fiabilité, de périodicité, de délais et de cohérence entre bases de données.
- SGDD : Le Gabon participe au Système général de diffusion des données (SGDD), mais n’a pas actualisé les métadonnées ni pris de mesures d’amélioration depuis 2002.
- Transmission au FMI : À l’exception des prix à la consommation, les autorités ne transmettent aucunes statistiques sur le secteur réel ou les finances publiques au Département des statistiques pour publication dans les IFS ou pour diffusion par voie électronique.
- Comptes nationaux : AFRITAC Centre (AFC) aide à incorporer les recommandations du Système de comptabilité nationale 1993. Nouvelle série de comptes nationaux couvrant 2001-2009 préparée; établissement des comptes nationaux 2010-2013 en cours; AFC aide à mettre en œuvre les comptes nationaux trimestriels.
- Emploi et chômage : Pas de données disponibles systématiquement sur la population active totale et le chômage.
- Indice des prix : IPC amélioré depuis 2007, basé sur l’enquête de 2005, mais ne couvre que Libreville.
- Statistiques de finances publiques : Principale lacune — non couverture de la sécurité sociale; comptes audités du secteur pétrolier disponibles en général une fois par an (parfois trimestriellement) avec retard important; autres améliorations nécessaires (enregistrement de la formation du capital public financé par compagnies pétrolières, arriérés intérieurs).
- Statistiques monétaires et financières : BEAC transmet régulièrement les statistiques mensuelles (données monétaires, taux d’intérêt, taux de change) pour publication dans les IFS, mais parfois avec retard. Couverture institutionnelle exhaustive; mouvements transfrontaliers nuisent à l’exactitude. Projet de migration vers la méthodologie du MSMF lancé mi-2007; données monétaires pour le Gabon présentées à titre d’essai pour janvier 2000-décembre 2007.
- Surveillance du secteur financier : Le Gabon ne communique pas d’indicateurs de solidité du secteur financier au Département des statistiques du FMI.
- Statistiques du secteur extérieur : Balance des paiements établie par la Direction nationale de la BEAC; données transmises avec retard considérable; pas soumises pour publication dans les IFS depuis 2006. Statistiques du commerce extérieur reposent essentiellement sur des estimations non recoupées avec les données douanières. Investissement direct étranger vraisemblablement sous-estimé; difficulté à connaître l’ampleur et la ventilation détaillée des flux de capitaux privés.
- Dette : Données exhaustives sur l’encours de la dette extérieure publique et sa composition ainsi que projections détaillées sur le service de la dette exigible — fournies généralement aux missions du FMI par la Direction générale de la comptabilité publique du Ministère du budget et des comptes publics.

### Tableau des indicateurs courants nécessaires à l’exercice de la surveillance (au 15 janvier 2013)
- Extraits de fréquences et dates d’observation (format jour/mois/année demandé pour toutes les dates du tableau) — exemples fournis :
  - Taux de change : Déc. 2012 (réception Déc. 2012) — Fréquence: J; Fréquence de communication: J; Périodicité de publication: J.
  - Avoirs de réserve et engagements constituant des avoirs de réserve pour les autorités monétaires : Oct. 2012 (réception Jan-2013) — Fréquence: M; Fréquence de communication: M; Périodicité de publication: M.
  - Monnaie centrale : 08/14 (réception 23/10/14) — Fréquence: M; Fréquence de communication: M; Périodicité de publication: M.
  - Monnaie au sens large : 08/14 (réception 23/10/14) — Fréquence: M; Fréquence de communication: M; Périodicité de publication: M.
  - Bilan de la banque centrale : 08/14 (réception 23/10/14) — Fréquence: M; Fréquence de communication: M; Périodicité de publication: M.
  - Bilan consolidé du système bancaire : 08/14 (réception 23/10/14) — Fréquence: M; Fréquence de communication: M; Périodicité de publication: M.
  - Taux d’intérêt : 09/14 (réception 20/10/14) — Fréquence: M; Fréquence de communication: M; Périodicité de publication: M.
  - Indice des prix à la consommation : 09/14 (réception 20/10/14) — Fréquence: M; Fréquence de communication: M; Périodicité de publication: M.
  - Recettes, dépenses, solde et composition du financement – administrations publiques : 09/14 (réception 20/10/14) — Fréquence: M; Fréquence de communication: T; Périodicité de publication: ND.
  - Encours de la dette contractée ou garantie par l’administration centrale : Déc. 2011 (réception Déc. 2012) — Fréquence: T; Fréquence de communication: T; Périodicité de publication: ND.
  - Solde extérieur courant : 2006 (réception Déc. 2011) — Fréquence: I; Fréquence de communication: M; Périodicité de publication: A.
  - Exportations et importations de biens et de services : Déc. 2011 (réception Déc. 2012) — Fréquence: M; Fréquence de communication: M; Périodicité de publication: I.
  - PIB/PNB : 2008 (réception Déc. 2012) — Fréquence: A; Fréquence de communication: I; Périodicité de publication: A.
  - Dette extérieure brute : 2006 (réception Déc. 2011) — Fréquence: T; Fréquence de communication: I; Périodicité de publication: I.
- Notes explicatives fournies pour définitions et fréquences (1 à 7) incluant codes de périodicité : Q, H, M, T, A, I, ND.

### Communiqué de presse du FMI — Conclusion des consultations 2014 (23 février 2015)
- Clôture : Le Conseil d’administration du FMI a conclu les consultations de 2014 au titre de l’article IV avec le Gabon le 18 février 2015.
- Diagnostic macroéconomique :
  - Croissance : Le Gabon a enregistré récemment une croissance économique vigoureuse; la croissance du PIB réel a avoisiné 6 % en moyenne ces quatre dernières années grâce à une augmentation considérable des dépenses d’investissement dans le cadre du PSGE.
  - Solde extérieur courant : excédentaire.
  - Inflation : reste nettement en dessous de 10 %.
  - Finances publiques : tensions accrues; arriérés se sont accumulés malgré des prix du pétrole historiquement élevés jusqu’à une date récente.
- Perspectives et risques :
  - Perspectives de croissance à moyen terme dégradées par la chute des cours du pétrole, mais croissance devrait rester relativement vigoureuse, soutenue par projets en agro-industrie, mines et transformation du bois.
  - Autorités visent à maintenir la dette publique en dessous du plafond de 35 % du PIB fixé à moyen terme.
  - Plans de financement : intention de recourir aux marchés de capitaux internationaux pour préserver les investissements d’infrastructure face à la chute des recettes pétrolières.
- Principaux risques : ajustement budgétaire insuffisant; contraction des marges budgétaires; espace budgétaire insuffisant pour mettre en œuvre le PSGE; détérioration de la croissance hors pétrole si baisse des cours du pétrole et non-exécution du PSGE.
- Évaluation du Conseil d’administration :
  - Appréciation de la croissance vigoureuse mais inégalement partagée; taux de pauvreté et de chômage restent élevés.
  - Soutien à la stratégie de diversification, mais financement durable requis compte tenu de la chute du pétrole.
  - Appui aux efforts d’ajustement budgétaire en 2014 pour éviter un emballement de la dette et une accumulation d’arriérés; réduction des dépenses d’investissement en 2014 jugée opportune.
  - Recommandations pour l’avenir : poursuivre l’ajustement budgétaire pour reconstituer des marges de manœuvre; freiner la croissance des dépenses courantes (notamment la masse salariale); supprimer progressivement les subventions pétrolières généralisées tout en préservant dépenses sociales et d’infrastructure prioritaires; élargir la base d’imposition hors pétrole (réduire exonérations, améliorer administration fiscale); améliorer gestion et transparence des finances publiques; améliorer qualité des investissements publics.
  - Appui aux efforts pour approfondir le secteur financier et élargir l’accès aux services financiers (création d’une centrale des risques); renforcement des capacités de la COBAC; mesures pour remédier à la fragilité financière des trois banques publiques en difficulté; amélioration de la surveillance du secteur de la microfinance.
  - Encouragement à montrer l’exemple au niveau régional au sein de la CEMAC pour soutenir la stabilité et la croissance.
  - Les administrateurs notent que le Gabon applique une taxe sur les virements télégraphiques qui est incompatible avec ses obligations au titre de l’article VIII.

### Projections et principaux indicateurs économiques, 2012–20 (extraits)
- Croissance du PIB à prix constants (variation annuelle en pourcentage) : 2012: 5,5 ; 2013: 5,6 ; 2014: 5,1 ; 2015 (prélim.): 4,4 ; 2016: 5,5 ; 2017: 5,6 ; 2018: 5,7 ; 2019: 5,7 ; 2020: 5,9.
- Secteur pétrolier (variation annuelle en pourcentage) : 2012: -4,4 ; 2013: -0,9 ; 2014: 2,5 ; 2015: 0,1 ; 2016: 2,0 ; 2017: 1,7 ; 2018: 1,6 ; 2019: 1,3 ; 2020: 1,1.
- Hors pétrole (variation annuelle en pourcentage) : 2012: 10,4 ; 2013: 7,9 ; 2014: 5,9 ; 2015: 5,8 ; 2016: 6,5 ; 2017: 6,8 ; 2018: 6,9 ; 2019: 6,9 ; 2020: 7,1.
- Déflateur du PIB (variation annuelle en pourcentage) : 2012: -16,8 ; 2013: -2,7 ; 2014: -4,6 ; 2015: -9,4 ; 2016: 2,6 ; 2017: 1,9 ; 2018: 0,5 ; 2019: 0,0 ; 2020: 0,6.
- Prix à la consommation, moyenne annuelle (pourcentage) : 2012: 2,7 ; 2013: 0,5 ; 2014: 4,5 ; 2015: 2,5 ; 2016–2020: 2,5 (chaque année).
- Exportations, f.à.b. (variation annuelle en pourcentage) : 2012: 9,1 ; 2013: -6,0 ; 2014: -5,7 ; 2015: -41,3 ; 2016: 13,3 ; 2017: 9,7 ; 2018: 6,3 ; 2019: 3,7 ; 2020: 1,1.
- Importations, f.à.b. (variation annuelle en pourcentage) : 2012: -4,2 ; 2013: 9,0 ; 2014: 4,5 ; 2015: -22,4 ; 2016: 8,6 ; 2017: 9,6 ; 2018: 9,6 ; 2019: 9,0 ; 2020: 7,9.
- Termes de l’échange (détérioration= –) : 2012: -14,2 ; 2013: 1,7 ; 2014: -5,9 ; 2015: -40,2 ; 2016: 11,6 ; 2017: 6,2 ; 2018: 2,7 ; 2019: 0,1 ; 2020: -0,8.
- Recettes totales (en % du PIB) : 2012: 6,1 ; 2013: -0,6 ; 2014: -9,6 ; 2015: -24,3 ; 2016: 17,0 ; 2017: 9,0 ; 2018: 7,4 ; 2019: 5,5 ; 2020: 6,5.
- Recettes pétrolières (en % du PIB) : 2012: 12,5 ; 2013: -12,2 ; 2014: -8,7 ; 2015: -52,2 ; 2016: 37,4 ; 2017: 7,5 ; 2018: 3,1 ; 2019: -0,6 ; 2020: -0,6.
- Total dépenses (en % du PIB) : 2012: 9,8 ; 2013: -1,2 ; 2014: -14,2 ; 2015: -3,6 ; 2016: 6,1 ; 2017: 4,7 ; 2018: 5,4 ; 2019: 6,3 ; 2020: 8,3.
- Solde primaire hors pétrole (en % du PIB hors pétrole) : 2012: -25,1 ; 2013: -19,6 ; 2014: -15,0 ; 2015: -11,6 ; 2016: -11,2 ; 2017: -9,8 ; 2018: -8,9 ; 2019: -8,2 ; 2020: -7,9.
- Solde global (base engagements, en % du PIB) : 2012: 2,6 ; 2013: 1,8 ; 2014: 2,9 ; 2015: -3,1 ; 2016: -0,9 ; 2017: 0,1 ; 2018: 0,6 ; 2019: 0,4 ; 2020: 0,0.
- Solde global (base caisse, en % du PIB) : 2012: 2,4 ; 2013: 0,2 ; 2014: -2,2 ; 2015: -3,8 ; 2016: -2,2 ; 2017: -1,1 ; 2018: 0,6 ; 2019: 0,4 ; 2020: 0,0.
- Dette publique extérieure (y compris envers le FMI, en % du PIB) : 2012: 17,2 ; 2013: 24,0 ; 2014: 24,3 ; 2015: 30,5 ; 2016: 31,5 ; 2017: 29,3 ; 2018: 28,9 ; 2019: 28,7 ; 2020: 28,1.
- Dette publique totale (en % du PIB) : 2012: 21,1 ; 2013: 26,9 ; 2014: 27,7 ; 2015: 34,4 ; 2016: 35,7 ; 2017: 33,7 ; 2018: 33,2 ; 2019: 32,9 ; 2020: 31,9.
- Crédit à l’économie (variation en pourcentage) : 2012: 24,1 ; 2013: 23,6 ; 2014: -7,5 ; 2015: 7,2 ; 2016: 7,5 ; 2017: 9,0 ; 2018: 7,3 ; 2019: 7,4 ; 2020: 9,3.
- Monnaie au sens large (variation en pourcentage) : 2012: 15,7 ; 2013: 8,8 ; 2014: 1,4 ; 2015: 4,2 ; 2016: 4,0 ; 2017: 5,5 ; 2018: 4,8 ; 2019: 4,8 ; 2020: 8,3.
- Épargne nationale brute (en % du PIB) : 2012: 42,3 ; 2013: 40,6 ; 2014: 36,9 ; 2015: 28,5 ; 2016: 30,4 ; 2017: 31,9 ; 2018: 33,3 ; 2019: 33,2 ; 2020: 33,5.
- Investissement fixe brut (en % du PIB) : 2012: 21,0 ; 2013: 25,8 ; 2014: 25,8 ; 2015: 30,9 ; 2016: 31,2 ; 2017: 31,8 ; 2018: 33,6 ; 2019: 35,2 ; 2020: 36,3.
  - Dont secteur privé (en % du PIB) : 2012: 9,0 ; 2013: 14,9 ; 2014: 18,7 ; 2015: 23,5 ; 2016: 24,6 ; 2017: 24,9 ; 2018: 26,1 ; 2019: 27,2 ; 2020: 27,7.
  - Dont secteur public (en % du PIB) : 2012: 12,0 ; 2013: 10,9 ; 2014: 7,1 ; 2015: 7,4 ; 2016: 6,7 ; 2017: 7,0 ; 2018: 7,5 ; 2019: 8,0 ; 2020: 8,5.
- Solde des transactions courantes (en % du PIB) : 2012: 21,3 ; 2013: 14,8 ; 2014: 11,1 ; 2015: -4,0 ; 2016: -0,4 ; 2017: 0,3 ; 2018: -0,1 ; 2019: -1,8 ; 2020: -2,9.
- Sources : autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.

### Déclaration des autorités gabonaises (12 février 2015)
- Principaux messages :
  - Remerciements au Conseil d’administration, à la Direction et aux services du FMI pour conseils et assistance technique.
  - Mise en œuvre du PSGE depuis 2010 : vaste programme d’investissement public et réformes institutionnelles pour diversifier l’économie; PIB en croissance de plus de 5 % par an depuis 2010 grâce aux grands projets d’infrastructures et à l’expansion du secteur non pétrolier.
  - Ralentissement du rythme du PSGE pour aligner les dépenses sur la capacité d’absorption et le niveau des ressources budgétaires; budget 2014 révisé en juillet 2014 avec réduction de moitié des dépenses publiques d’investissement.
  - Retrait du projet initial de budget 2015 soumis au Parlement et préparation d’un nouveau projet sur la base d’hypothèses de recettes plus prudentes.
  - Mesures d’ajustement prises en janvier 2015 après retraite gouvernementale : suppression des subventions pétrolières, création d’un fonds de stabilisation des prix du pétrole, lancement d’une réforme de la fonction publique, fusion de deux agences de travaux publics, mesures pour améliorer recettes non pétrolières et réduire dépenses non essentielles.
  - Exécution budgétaire limitée : Jusqu’à finalisation du budget, 15 % seulement du projet initial de budget pour 2015 seront exécutés.
  - Financement : prévision de combler un écart de financement par rééchelonnement de la dette intérieure et émission d’euro-obligations.
  - Réformes des finances publiques : renforcement de la gestion des recettes pétrolières, mobilisation des recettes intérieures, contenir dépenses courantes, accélérer réforme de la gestion des finances publiques avec assistance internationale; renforcement de la gestion des finances publiques et de l’administration fiscale conformément aux recommandations du rapport PEFA et des rapports d’assistance technique du FMI.
  - Politique fiscale : les autorités considèrent que la taxe sur les transferts d’argent non bancaires n’entrave pas les transferts et est compatible avec des propositions internationales; suppression politiquement sensible car recettes alimentent la caisse d’assurance maladie; pas d’intention de modifier les avantages des entreprises en zones économiques spéciales; intention d’éliminer les exonérations fiscales dépourvues de fondement juridique.
  - Développement du secteur financier : poursuivre réformes pour élargir l’accès aux services financiers et approfondir le marché financier; mise en place d’une centrale des risques; surveillance accrue de la microfinance.
  - Acceptation de l’évaluation des risques faite par les services du FMI et détermination à appliquer les mesures d’ajustement et à en prendre de nouvelles si nécessaire.

*Document fourni par le Fonds monétaire international extrait du contenu indiqué.*

### Conclusion

### _cr1547f - Conclusion

### Mise en œuvre du plan de développement et volets sociaux
- Les autorités gabonaises ont continué d’appliquer leur ambitieux plan de développement en 2013 et 2014.
- Elles en ont renforcé le volet social pour que les bienfaits de la croissance économique soient plus largement répartis.
- Elles ont adapté le rythme de mise en œuvre de ce plan en tenant compte de la capacité d’absorption du pays et des ressources dont il dispose.

### Ajustements face à la chute des cours du pétrole
- Plus récemment, les autorités ont pris des mesures d’ajustement supplémentaires en raison de la chute des cours du pétrole.
- Elles ont décidé de créer un fonds de stabilisation des recettes pétrolières pour mettre le budget à l’abri des fluctuations futures des cours du pétrole et assurer ainsi que la mise en œuvre du PSGE ne compromette pas la viabilité des finances publiques.

### Perspectives et engagements pour la période à venir
- Les autorités gabonaises reconnaissent que, compte tenu de la conjoncture extérieure défavorable, maintenir la dynamique de la croissance en 2015 représente un important défi.
- Elles sont déterminées à poursuivre leur politique macroéconomique prudente et les réformes structurelles afin d’améliorer la compétitivité de l’économie et de reconstituer les marges de manœuvre.
- Elles continueront de surveiller l’évolution de l’économie et prendront le cas échéant les mesures additionnelles qui s’avéreraient nécessaires pour atteindre leurs objectifs.

*Document: _cr1547f - Conclusion*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2015/_cr1547f.pdf_
