## 1. Essor des investissements à Djibouti

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### Contexte et principales conclusions
- Croissance économique estimée à 6 percent en 2014, tirée par d’importants investissements dans les infrastructures et les installations portuaires.
- Investissement global atteint 44.1 percent du PIB en 2014.
- Dépenses en investissement public ≈ 20 percent du PIB (320 millions de dollars).
- Déficit budgétaire (base des engagements) de 12.2 percent du PIB en 2014, financé par emprunt extérieur (8.9 percent du PIB) et produit de la privatisation partielle du port en 2013.
- Inflation à 3 percent en 2014.
- Déficit courant à 25.6 percent du PIB en 2014, en raison des importations de biens d’équipement.
- Revenus nets de l’étranger : 84 millions de dollars en 2013 → 94 millions de dollars en 2014 (hausse du loyer de la base militaire américaine).
- Couverture de la caisse d’émission : 110 percent en 2014.
- Avoirs extérieurs bruts de la Banque centrale : 410 millions de dollars en 2013 → 381 millions de dollars en 2014 (soit 3.5 mois d’importations).

### Pauvreté, emploi et retombées économiques des investissements
- Environ 22 percent de la population vit dans une extrême pauvreté.
- Taux de chômage : 48 percent.
- Croissance tirée par investissements à forte intensité capitalistique dans ports et activités portuaires, avec retombées limitées pour le reste de l’économie.
- Nombre d’emplois créés occupés par des expatriés (faible niveau des compétences locales ou préférence pour main d’œuvre étrangère).
- Secteurs à fort potentiel (pêche, tourisme) demeurent sous-développés.
- Activité agricole minimale en raison de conditions climatiques défavorables.
- Accès aux services bancaires : seulement 20 percent des adultes.
- Accès au financement bancaire pour entreprises du secteur formel : 5 percent.
- Contraintes du climat des affaires : coûts élevés des services de production (électricité, communications, eau) et faiblesse du système judiciaire.

### Situation de la dette et externe — perspectives macroéconomiques projetées
- Encours de la dette extérieure : 53.7 percent du PIB en 2014 (48.4 percent en 2013).
- Exposition à un risque important de surendettement selon les évaluations.
- Arriérés dus aux créanciers hors Club de Paris à fin août 2015 : 18.5 millions de dollars (1 percent du PIB), principalement Iran et Inde; autorités sollicitent rééchelonnement.
- Accord Chine-base navale: contribuera aux recettes publiques à hauteur de 20 millions de dollars annuellement.
- Projections macroéconomiques sélectionnées :
  - Croissance du PIB : 6.5 percent en 2015 et 2016; 7 percent sur 2017–19.
  - Investissement global culminerait à environ 57 percent du PIB en 2015–16, puis revenir à 30 percent du PIB en 2017–19.
  - Déficit budgétaire prévu : pic à 16.8 percent du PIB en 2015 → < 1 percent du PIB en 2019.
  - Dépenses publiques d’investissement : 27.5 percent du PIB en 2015–16 → 11.3 percent en 2017–19.
  - Encours de la dette : pic ≈ 80 percent du PIB en 2017, puis baisse.
  - Taux d’inflation stabilisé à 3.5 percent en 2016–18.
  - Déficit des transactions courantes : pic ≈ 31 percent du PIB en 2015 → 14 percent du PIB en 2017–19.
  - Couverture de la caisse d’émission : 109 percent durant 2015–19.
  - Monnaie au sens large et crédit intérieur : croissance d’environ 10 percent et 16 percent par an, respectivement, durant 2015–19.

### Secteur bancaire et stabilité financière
- Ratio des prêts improductifs : 18 percent fin 2014 → 22.5 percent fin juin 2015.
- Provisions pour prêts improductifs : 82 percent en 2012 → 52 percent mi-2015.
- Rentabilité des fonds propres et rentabilité des actifs atteignent leurs niveaux les plus bas durant 2014–15.
- Dégradation concentrée sur une banque (prise excessive de risques, faible surveillance); accord de recapitalisation conclu.
- Deux petites banques en liquidation; toutes les autres banques sauf une satisfont à l’exigence de minimum de fonds propres.
- Autorisation d’une nouvelle banque d’investissement.
- Indicateurs additionnels mentionnés : concentration des prêts bancaires; réserves internationales brutes et avoirs extérieurs de la banque centrale (graphiques présentés).

### Principaux risques et scénarios d’impact (sélection)
- Ralentissement de la croissance ou récession en Ethiopie
  - Probabilité relative: Faible
  - Impact: Fort — l'Éthiopie est le principal client des ports de Djibouti.
  - Réponse recommandée: Encourager la diversification de l'économie.
- Net ralentissement de la Chine sur 2015-16
  - Probabilité relative: Forte
  - Impact: Fort — financement et exécution des grands projets affectés.
  - Réponse recommandée: Diversifier le financement des investissements.
- Instabilité politique à Djibouti (élections présidentielles avril 2016)
  - Probabilité relative: Faible
  - Impact: Fort — IDE et activité économique pourraient pâtir.
  - Réponse recommandée: Résorber le déficit pour augmenter les marges de manœuvre budgétaires.
- Nouveaux attentats terroristes
  - Probabilité relative: Forte
  - Impact: Fort — IDE et activité économique en pâtiraient.
  - Réponse recommandée: Renforcer la mise en œuvre du cadre de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
- Mise en œuvre retardée des projets d'investissements
  - Probabilité relative: Moyenne
  - Impact: Fort — creusement des déficits budgétaires.
  - Réponse recommandée: Renforcer les capacités de gestion publique des projets.

### Projets d'investissement majeurs (sélection)
- Aqueduc avec l’Ethiopie: Coût total 322 Million USD — Démarré — Dette garantie par l'Etat — Banque Export-Import Chine.
- Voie ferrée Addis-Abeba - Djibouti: Coût total 490 Million USD — Bientôt achevé — Dette garantie par l'Etat — Banque Export-Import Chine.
- Port polyvalent de Doraleh: Coût total 580 Million USD — Démarré — IDE — APZF/China Merchant.
- Oléoduc avec l'Ethiopie: Coût total 1,550 Million USD — Pre-démarrage — Formule Construire-Exploiter — Capitaux américains privés.
- Gazoduc LNG: Coût total 3,000 Million USD — En cours de négociation — BOT — Chine.
- Nouvel aéroport international de Djibouti (Bicidley): Coût total 450 Million USD — En cours de négociation — Dette garantie par l'Etat — Banque Export-Import Chine.
- Plusieurs autres projets (eau, énergie, transports, agriculture, éducation, santé, télécommunications) détaillés (tableau présenté).

### Recommandations de politique publique (consultations 2014 et suites)
- Poursuivre le rééquilibrage budgétaire pour améliorer la viabilité des finances publiques.
- Réformer le système d'incitation aux investissements pour augmenter les recettes et garantir l'égalité des chances aux entreprises.
- Éviter les financements non concessionnels afin d'améliorer la viabilité du budget et de la dette.
- Développer une stratégie de gestion et de réduction de la dette extérieure.
- Renforcer l'investissement public et les capacités de gestion de la dette.
- Promouvoir diversification et transformation structurelle en réduisant coûts des services publics (notamment tarifs élevés de l'électricité).
- Mettre en place des formations aux compétences requises sur le marché du travail.
- Renforcer l'exécution des contrats.
- Renforcer l'accès aux services financiers et l'inclusion financière.

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### 10. Il faut renforcer la capacité des pouvoirs publics à gérer le programme

### Renforcement de la gestion du programme d’investissements
- Augmentation des investissements met à rude épreuve capacités de gestion limitées de l’État.
- Recommandations des services du FMI :
  - Renforcer capacités en matière d’évaluation et de suivi des projets d’investissements.
  - Exiger une analyse coûts-avantages préalable à tout projet d’investissement.
  - Établir priorités d’exécution au regard de la capacité d’absorption et contraintes de ressources.
  - Accélérer création d’une commission d’évaluation de l’impact macroéconomique des grands projets.
- Cas spécifique — ligne ferroviaire Djibouti–Addis-Abeba :
  - Inviter les autorités à conclure au plus vite l’accord institutionnel de gestion du projet, y compris mécanisme de partage des coûts et recettes.
- Entreprises publiques :
  - Peu de progrès dans la réforme; nécessité de réformer compagnies des eaux et de l’électricité — assurer viabilité commerciale.
  - Invitation à adopter rapidement une stratégie globale pour les entreprises publiques.

### Renforcement de la capacité de gestion de la dette publique
- Problèmes identifiés :
  - Répartition des responsabilités entre Ministère de l’Économie et des finances, Ministère du Budget et autres institutions entachée de doubles emplois et subordination peu claire.
  - Manque de coordination expliquant en partie accumulation d’arriérés répétés.
- Recommandation : améliorer sans tarder la coordination entre les entités publiques impliquées dans la gestion de la dette.

### Urgence de réduire et gérer la dette extérieure grandissante
- Résultats de l’Analyse de viabilité de la dette (AVD) :
  - Grand risque de surendettement extérieur.
  - Ratios valeur actuelle de la dette/PIB et/aux exportations et autres ratios de solvabilité et liquidité dépassent les seuils de référence.
  - Capacité d’emprunt très limitée; tout emprunt non concessionnel aggravera le risque.
- Recommandations des services du FMI :
  - Limiter tout emprunt contracté ou garanti par l’État aux projets à taux de rendement élevés.
  - Gérer les projets sur base commerciale pour dégager recettes nécessaires au service de la dette.
  - Garantir parfaite connaissance de toutes les obligations liées au service de la dette.
  - Intégrer le service de la dette dans le processus de planification budgétaire.
  - Prévoir marge de liquidité suffisante pour couvrir coûts fluctuants du service de la dette à taux variables.
  - Intensifier suivi et gestion des passifs éventuels, y compris dette des entreprises publiques sans garantie de l’État.

### Réforme budgétaire — situation, nécessité et mesures
- Soldes primaires 2015–34 (hypothèse maintien politiques actuelles) presque toujours déficitaires et nettement en dessous des exigences du service de la dette.
- À partir de 2021, déficit primaire par rapport aux exigences du service de la dette en moyenne supérieur de 6 points de pourcentage du PIB par an.
- Service de la dette devra être financé par emprunts étrangers si emprunts intérieurs limités → risques d’ajustements brusques des dépenses publiques ou fortes hausses d’impôts.
- Besoin de recettes budgétaires supplémentaires face à la hausse rapide des obligations financières due au boom des investissements financés par l’endettement.
- Facteurs aggravants :
  - Exonérations généralisées du régime fiscal → recettes budgétaires vont baisser en pourcentage du PIB à moyen terme.
  - Exonérations fiscales et subventions implicites (produits énergétiques) réduisent recettes et bénéficient disproportionnellement aux tranches supérieures.
  - En 2014, environ 10 % des dépenses publiques financées par des dons, et 23 % par des prêts.
  - Retards dans réalisation des projets entraînent coûts (exemple: commission d’engagement de 0,5 % du montant du prêt non décaissé pour aqueduc).
  - Emprunts extérieurs des entreprises publiques constituent passifs éventuels.
  - Hausse des prix mondiaux du pétrole pourrait entraîner coûts budgétaires si prix intérieurs non ajustés.

### Assises nationales de la fiscalité (juin 2015) — recommandations principales
- Objectifs principaux : simplification du régime fiscal; renforcement de l’équité fiscale; amélioration de l’efficacité fiscale; garantie de recettes fiscales.
- Recommandations principales (sélection) :
  - Réduire exonérations fiscales pour la zone franche : règles selon ancienneté (exonération 10 premières années, puis taux progressifs aboutissant à 15 % au bout de 20 ans pour entreprises existantes; 15 % à partir de la 11e année pour nouvelles entreprises).
  - Renforcer efforts pour s’assurer que les entreprises soumettent leurs déclarations et versent la taxe de 5% sur les dividendes introduite en 2015.
  - Abroger le code des investissements; veiller qu’à partir de 2017 aucune nouvelle exonération ne soit accordée au titre du code des investissements.
  - Supprimer taxe à la consommation intérieure sur biens d’investissement (et matières premières).
  - Relever impôt minimum forfaitaire de 1 % à 1,5 %.
  - Relever seuil de l’impôt sur les salaires mensuels de 5 000 FD (28 dollars) à 50 000 FD (280 dollars).
  - Mettre en place système électronique de déclaration fiscale et de paiement de l’impôt.
- Calendrier : certaines mesures à effets limités sur recettes pourraient être introduites dans le budget 2016.

### Rééquilibrage budgétaire et mesures structurelles
- À moyen terme, marge de manœuvre limitée pour réduire dépenses globales → rééquilibrage via mesures de recettes et possible diminution des dépenses d’investissement.
- Mesures proposées pour augmenter revenus fiscaux :
  - Élargir assiette de l’impôt.
  - Réviser cadre d’incitation aux investissements.
  - Renforcer ressources humaines de l’administration fiscale et moderniser processus de perception.
  - Améliorer performance des entreprises publiques pour augmenter leur contribution fiscale.
  - Ouvrir monopole dans télécommunications pour dégager recettes et améliorer efficacité.
- Recettes supplémentaires des projets d’investissements attendues principalement à plus long terme.

### Prix des produits pétroliers — recommandations
- Subventions implicites sur kérosène, essence automobile et diesel ont créé manque à gagner ≈ 2 % du PIB en 2011.
- Depuis fin 2014, cours internationaux du pétrole ont chuté de plus de 50 %, entraînant élimination de fait des subventions implicites.
- Recommandation : introduire mécanisme d’ajustement des prix répercutant intégralement l’évolution des cours internationaux sur les prix intérieurs, avec filets de sécurité pour pauvres et vulnérables.
- Opportunité : la chute des cours internationaux offre l’occasion d’introduire mécanisme de tarification fondé sur le marché, sans augmenter les prix intérieurs.

### Renforcement de la gestion budgétaire et des finances publiques
- Priorités non encore intégralement appliquées :
  - Transition vers un cadre budgétaire à moyen terme.
  - Fusion de l’administration de la TVA et autres administrations fiscales en une Direction des grandes entreprises.
- État d’avancement : mise en place de la Direction des grandes entreprises progresse; personnel en cours de recrutement; entité devrait être opérationnelle en 2016.
- Mesures prises : gel des recrutements dans le service public sauf santé et éducation; volonté de réviser formule de fixation des prix des produits énergétiques et établir registre des pauvres pour protection sociale.

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### 23. Protection sociale, inclusion financière et stabilité financière

### Protection sociale et programmes
- Environ 16.400 ménages à revenus modestes devraient recevoir des allocations de 18 000 FD (101 dollars) par trimestre sur douze mois dans le cadre d’un programme de transferts monétaires.
- Système d’assurance maladie universelle, initialement limité au secteur public, étendu à d’autres catégories.
- Autres programmes sociaux : vaccination gratuite pour enfants des ménages pauvres; bourses pour étudiants universitaires non originaires de la capitale.
- Le programme de transferts monétaires basé sur enquête de 2013 sur la consommation des ménages.

### Inclusion financière — situation et contraintes
- Expansion du secteur bancaire : de 4 banques en 2006 à 10 aujourd’hui.
- Accès aux services financiers :
  - < 20 % de la population adulte possède un compte bancaire.
  - En 2011, 4 % seulement des adultes ont obtenu un prêt du secteur formel.
  - 18 % des adultes obtenaient un crédit auprès de cercle familial ou amis.
- Obstacles fiscaux/réglementaires : taxe de 2 % pour enregistrement des garanties hypothécaires; taxe de 2 % pour la levée de la garantie.
- Crédit aux PME : 12 % du crédit bancaire total aux entreprises.
- Marges et exigences bancaires :
  - Écarts de taux prêts/dépôts > 10 points de pourcentage.
  - Garanties exigées : 228 % du montant du prêt (Djibouti) vs 190 % dans autres pays MENA et 179 % en Afrique sub-saharienne.
- Impact : accès limité aux services financiers bride activité économique d’une grande partie de la population.

### Microfinance et initiatives de la banque centrale
- Caisse populaire d'Épargne et de Crédit mise sous séquestre 2012–2015; > 14 000 membres (moins de 3 % environ de la population adulte) ; < 0,12 % des crédits bancaires.
- Taux d’intérêt sur prêts microfinance : 26,8 % par an (≈ 10 points de pourcentage de plus que moyenne banques commerciales); ne verse pas d’intérêts sur dépôts.
- Mesures de la banque centrale :
  - Mise en place d’un fonds de garantie pour faciliter accès PME.
  - Création d’un Conseil de la Sharia pour banques islamiques.
  - Plan de modernisation du système de paiements, développement paiements électroniques et modernisation système d’information sur le crédit (avec appui Banque mondiale).
- Recommandations infrastructurelles :
  - Renforcer et développer système d’information sur le crédit pour accès en temps réel.
  - Accélérer mise en place du fonds de garantie du crédit aux PME.
  - Promouvoir innovation technique (téléphonie mobile) pour prestation services bancaires à bas coût.

### Stabilité financière et gestion des risques
- Besoin de renforcer capacité de contrôle de la banque centrale et gestion du risque des banques commerciales, compte tenu de l’expansion bancaire et volume important de prêts improductifs.
- Risques identifiés : hausse des prêts improductifs; diminution des provisions; baisse de la rentabilité des banques.
- Conséquences potentielles : persistance de gros volumes de prêts improductifs → resserrement du crédit au secteur privé.
- Gestion des réserves : mission AT septembre 2015 propose formulation d’une politique d’investissement; cadre pour gestion du risque; processus décisionnel; renforcement des capacités par formation.
- Recommandation : réviser procédures et conditions hypothécaires, envisager réduction ou suppression taxe de 2 % sur enregistrement et levée des garanties.

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### Analyse de viabilité de la dette (AVD) et dynamique de l’endettement publique

### Synthèse AVD (mise à jour 2015)
- Mise à jour confirme risque élevé de surendettement extérieur noté dans AVD 2014.
- Indicateurs de solvabilité et liquidité largement au-dessus des seuils pendant la période projetée.
- Ratios d’endettement extérieur très sensibles à chocs combinés (croissance, flux non générateurs de dette, durcissement conditions de financement).
- Risque extrême lié à la dépréciation du franc djiboutien vis‑à‑vis du dollar américain malgré caisse d’émission.

### Décaissements et projections de dette (2013–25)
- En 2013, l’État a contracté deux prêts totalisant 860 millions de dollars pour voie ferrée et aqueduc.
- Décaissements 2013–18 estimés totaux : 1,5-1,6 milliard de dollars.
- Élément don moyen des nouveaux emprunts du secteur public : ≈ 9 percent en 2015; augmenterait temporairement à 28 percent à la fin du décaissement du prêt pour la voie ferrée; diminuerait à 12 percent d’ici 2025.
- Hypothèse LIBOR : 6 month USD LIBOR supposé graduellement augmenter à 3.85 percent d'ici 2019.

### Résultats chiffrés (sélection AVD)
- Debt nominal contractée/garantie par l’État (en % du PIB) :
  - 2013 = 58.1 percent fin 2013 → 60.5 percent fin 2014 (rapporté dans synthèse).
  - Projections (extraits ailleurs) : 2015 = 65.6; 2016 = 78.3; 2017 = 79.4; 2018 = 78.2; 2019 = 73.5; 2020 = 68.6.
- PV of external debt (en % du PIB), projections (extraits) :
  - 2015 = 44.0; 2016 = 57.1; 2017 = 69.1; 2018 = 69.5; 2019 = 68.3; 2020 = 65.8; 2025 = 63.2; 2035 = 49.6.
- PV of external debt (en % des exportations) :
  - 2015 = 136.9; 2016 = 166.5; 2017 = 205.6; 2018 = 215.6; 2019 = 215.7; 2020 = 211.3.
- Service de la dette prévu : ≈ 200 millions de dollars par an après 2020, soit 6 percent du PIB.
- Stock de la dette extérieure contractée et garantie par l'État (en millions $) :
  - 2013 = 704; 2014 = 833; 2015 = 1,142; 2016 = 1,506; 2017 = 1,689; 2018 = 1,838; 2019 = 1,901; 2020 = 1,937.
- Stock de la dette extérieure contractée et garantie par l'État (en % du PIB) :
  - 2013 = 48.4; 2014 = 52.5; 2015 = 65.7; 2016 = 78.7; 2017 = 78.7; 2018 = 96.7; 2019 = 83.5; 2020 = 68.6.
- Réserves officielles brutes (en millions $) :
  - 2013 = 411; 2014 = 381; 2015 = 350; 2016 = 399; 2017 = 476; 2018 = 495; 2019 = 479; 2020 = 460.
  - Réserves (en mois d'importations) : 2013 = 4.8; 2014 = 3.5; 2015 = 3.2; 2016 = 4.1; 2017 = 4.7; 2018 = 4.8; 2019 = 4.3; 2020 = 3.7.
- Niveau optimal de réserves pour Djibouti en 2015 (moyenne) : 2.2 mois d’importations à fin 2015 (hypothèse coût de détention 6.15 percent).
- Couverture exigée par système de caisse d’émission : ≥ 100 percent, soit équivalent de trois mois d’importations.

### Tests de sensibilité et scénarios
- Choc simulé: hausse de 200 points de base sur tous les nouveaux emprunts pendant 2015–2035 → ratio PV de la dette/PIB passe à 74 percent en 2017.
- Dépréciation nominale de 30 percent en 2015 → ratio PV de la dette/PIB ≈ 100 percent.
- Scénarios de référence et alternatifs montrent dépassements prolongés des seuils de solvabilité; tests les plus sévères incluent choc de 30 percent de dépréciation et conditions de financement moins favorables.

### Conclusions et recommandations issues de l’AVD
- Risque de surendettement reste élevé; risques de solvabilité et de liquidité augmentés.
- Espace budgétaire extrêmement limité.
- Recommandations principales :
  - Réduire au minimum les émissions de garanties de dettes publiques.
  - Encourager participation du secteur privé au financement des projets d’investissement.
  - Exécuter projets aux conditions du marché pour garantir rentabilité et capacité de service de la dette.
  - Limiter emprunts contractés ou garantis par l’État pouvant entraîner service de la dette supplémentaire à moyen terme.
  - Établir stratégie pour réduire et gérer la charge de la dette extérieure; renforcer coordination entre organismes publics responsables des emprunts extérieurs.
  - Développer marchés de la dette intérieure pour réduire risques liés à endettement extérieur élevé.
  - Limiter exposition aux emprunts à taux variables; prévoir stratégies de gestion du refinancement à moyen terme.

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### Indicateurs macroéconomiques clés (sélection tirée du document)
- PIB réel (variation annuelle en %) : 2013 = 5.0; 2014 = 6.0; 2015 = 6.5; 2016 = 6.5; 2017 = 7.0; 2018 = 7.0; 2019 = 7.0; 2020 = 6.0.
- Prix à la consommation (moyenne annuelle) : 2013 = 2.4; 2014 = 2.9; 2015 = 2.7; 2016 = 3.5; 2017 = 3.5; 2018 = 3.5; 2019 = 3.0; 2020 = 3.0.
- Total investissement en capital fixe (en % du PIB) : 2013 = 40.5; 2014 = 44.1; 2015 = 60.1; 2016 = 53.6; 2017 = 33.4; 2018 = 30.9; 2019 = 27.0; 2020 = 26.6.
- Solde global (base engagement, dons compris, en % du PIB) : 2013 = -5.9; 2014 = -12.2; 2015 = -16.5; 2016 = -11.4; 2017 = -1.2; 2018 = -3.0; 2019 = -0.7; 2020 = -0.1.
- Exportations de biens et services (en millions $) : 2013 = 485; 2014 = 511; 2015 = 601; 2016 = 642; 2017 = 684; 2018 = 741; 2019 = 800; 2020 = 870.
- Importations de biens et services (en millions $) : 2013 = -913; 2014 = -1,022; 2015 = -1,318; 2016 = -1,325; 2017 = -1,173; 2018 = -1,203; 2019 = -1,249; 2020 = -1,339.
- Doing Business 2016 — classement global : 171 sur 189 pays (création d'entreprise = 171; accès à l'électricité = 172; accès au crédit = 181; exécution des contrats = 183).
- EBA-lite TCER : surévaluation de 39 percent; EBA-lite viabilité extérieure : surévaluation de 45 percent.
- Indicateurs bancaires : prêts improductifs 22.5 percent (fin juin 2015); provisions pour prêts improductifs 52 percent (mi-2015).

*Source: Document intitulé "1. Essor des investissements à Djibouti", _cr16248f_ (extraits fournis).*

### 1. Essor des investissements à Djibouti ___________________________________________________________ 9

### 1. Essor des investissements à Djibouti

### Contexte et principales conclusions
- La croissance économique était estimée à 6 percent en 2014, tirée par d’importants investissements dans les infrastructures et les installations portuaires.
- L’investissement global a atteint 44.1 percent du PIB en 2014.
- Les dépenses en investissement public ont représenté environ 20 percent du PIB (320 millions de dollars).
- Le déficit budgétaire (sur la base des engagements) était de 12.2 percent du PIB en 2014, financé par l’emprunt extérieur (8.9 percent du PIB) et le produit de la privatisation partielle du port de Djibouti en 2013.
- L’inflation est restée relativement faible, à 3 percent en 2014.
- Le déficit courant a augmenté et atteignait 25.6 percent du PIB en 2014, en raison des importations de biens d’équipement.
- Les revenus nets de l’étranger sont passés de 84 millions de dollars en 2013 à 94 millions de dollars en 2014, en raison de la hausse du loyer de la base militaire américaine.
- La couverture de la caisse d’émission se situait à 110 percent en 2014.
- Les avoirs extérieurs bruts détenus par la Banque centrale sont revenus de 410 millions de dollars en 2013 à 381 millions de dollars en 2014 (soit 3.5 mois d’importations).

### Pauvreté, emploi et retombées économiques des investissements
- Environ 22 percent de la population vit dans une extrême pauvreté.
- Le taux de chômage est de 48 percent.
- La croissance élevée a été tirée par des investissements à forte intensité capitalistique dans les ports et les activités portuaires, avec des retombées limitées pour le reste de l’économie.
- Nombre d’emplois créés ont été occupés par des expatriés, en raison du faible niveau des compétences locales ou d’une préférence pour la main d’œuvre étrangère.
- Les secteurs présentant un grand potentiel de croissance et d’emploi, tels la pêche et le tourisme, demeurent sous-développés.
- L’activité agricole est minimale en raison des conditions climatiques défavorables.
- Seulement 20 percent des adultes ont accès à des services bancaires.
- 5 percent seulement des entreprises du secteur formel ont accès au financement bancaire.
- Les coûts élevés des services de production — en particulier pour l’électricité, les communications et l’eau — et la faiblesse du système judiciaire pèsent sur le climat des affaires.

### Situation de la dette et externe
- L’encours de la dette extérieure a augmenté et atteignait 53.7 percent du PIB en 2014, contre 48.4 percent en 2013, en raison des emprunts contractés pour financer les investissements en infrastructures.
- Djibouti reste exposé à un risque important de surendettement selon les évaluations.
- À fin août 2015, les arriérés dus aux créanciers hors Club de Paris atteignaient 18.5 millions de dollars (1 percent du PIB), principalement dus à l’Iran et à l’Inde; les autorités sollicitent un rééchelonnement.
- Un accord signé en juin 2015 entre Djibouti et la Chine pour l’installation d’une base navale militaire chinoise contribuera aux recettes publiques à hauteur de 20 millions de dollars annuellement.
- Perspectives macroéconomiques projetées :
  - Croissance du PIB prévue à 6.5 percent en 2015 et 2016, puis 7 percent sur la période 2017–19.
  - L’investissement global devrait culminer à environ 57 percent du PIB en 2015–16 avant de revenir à 30 percent du PIB en 2017–19.
  - Après avoir atteint un pic à 16.8 percent du PIB en 2015, le déficit budgétaire prévu devrait redescendre à moins de 1 percent du PIB en 2019.
  - Les dépenses publiques d’investissement devraient baisser de 27.5 percent du PIB en 2015–16 à 11.3 percent en 2017–19.
  - L’encours de la dette devrait atteindre son plus haut niveau d’environ 80 percent du PIB en 2017 puis baisser ensuite.
  - Le taux d’inflation devrait se stabiliser à 3.5 percent en 2016–18.
  - Le déficit des transactions courantes devrait culminer à environ 31 percent du PIB en 2015, et revenir à 14 percent du PIB en 2017–19.
  - La couverture de la caisse d’émission devrait se situer à 109 percent durant la période 2015–19.
  - La monnaie au sens large et le crédit intérieur devraient croître d’environ 10 percent et 16 percent par an, respectivement, durant la période 2015–19.

### Secteur bancaire et stabilité financière
- Le ratio des prêts improductifs est passé de 18 percent fin 2014 à 22.5 percent fin juin 2015.
- Les provisions pour prêts improductifs ont baissé de 82 percent en 2012 à 52 percent mi-2015.
- La rentabilité des fonds propres et la rentabilité des actifs ont atteint leurs niveaux les plus bas durant la période 2014–15.
- La dégradation des prêts improductifs est principalement concentrée sur une banque, attribuable à une prise excessive de risques et à une faible surveillance; les autorités ont aussi évoqué une reclassification rigoureuse des prêts et la faillite de deux compagnies pétrolières incapables de rembourser leurs dettes.
- Un accord de recapitalisation de la banque concernée a été conclu entre les pouvoirs publics et d’autres actionnaires.
- Deux petites banques sont en liquidation.
- Toutes les autres banques sauf une satisfont à l’exigence de minimum de fonds propres.
- Une nouvelle banque d’investissement a été autorisée à entrer en activité.
- Indicateurs additionnels:
  - Concentration des prêts bancaires: part des banques ayant dépassé la limite d'engagements sur une même signature (graphique présenté).
  - Réserves internationales brutes et avoirs extérieurs de la banque centrale (graphique présenté).

### Principaux risques et scénarios d’impact
- Ralentissement de la croissance ou récession en Ethiopie
  - Probabilité relative: Faible
  - Impact si le risque se concrétise: Fort — l'Éthiopie est le principal client des ports de Djibouti.
  - Réponse recommandée: Encourager la diversification de l'économie pour réduire la dépendance à l'égard des ports.
- Net ralentissement de la Chine sur la période 2015-16
  - Probabilité relative: Forte
  - Impact: Fort — le financement et l'exécution des grands projets d'investissement en seraient affectés.
  - Réponse recommandée: Encourager la diversification du financement des investissements.
- Instabilité politique à Djibouti (élections présidentielles programmées pour avril 2016)
  - Probabilité relative: Faible
  - Impact: Fort — l'IDE et l'ensemble de l'activité économique pourraient pâtir.
  - Réponse recommandée: Chercher les possibilités de résorber le déficit pour augmenter les marges de manœuvre budgétaires.
- Nouveaux attentats terroristes à Djibouti
  - Probabilité relative: Forte
  - Impact: Fort — l'IDE et l'activité économique en pâtiraient.
  - Réponse recommandée: Renforcer la mise en œuvre du cadre de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
- Mise en œuvre retardée des projets d'investissements
  - Probabilité relative: Moyenne
  - Impact: Fort — creusement des déficits budgétaires en raison du recul de la croissance et de la baisse des recettes budgétaires.
  - Réponse recommandée: Renforcer les capacités de gestion publique des projets.

### Projets d'investissement majeurs (sélection)
- Aqueduc avec l’Ethiopie: Coût total 322 Million USD — Démarré — Dette garantie par l'Etat — Banque Export-Import Chine.
- Voie ferrée Addis-Abeba - Djibouti: Coût total 490 Million USD — Bientôt achevé — Dette garantie par l'Etat — Banque Export-Import Chine.
- Port polyvalent de Doraleh: Coût total 580 Million USD — Démarré — IDE — APZF/China Merchant.
- Oléoduc avec l'Ethiopie: Coût total 1,550 Million USD — Pre-démarrage — Formule Construire-Exploiter — Capitaux américains privés.
- Gazoduc pour gaz naturel liquéfié: Coût total 3,000 Million USD — En cours de négociation — BOT — Chine.
- Nouvel aéroport international de Djibouti (Bicidley): Coût total 450 Million USD — En cours de négociation — Dette garantie par l'Etat — Banque Export-Import Chine.
- Plusieurs autres projets dans l’eau, l’énergie, les transports, l’agriculture, l’éducation, la santé et les télécommunications sont détaillés avec coûts, état d’avancement et sources de financement (tableau présenté).

### Recommandations de politique publique issues des consultations 2014 et discussions ultérieures
- Poursuivre le rééquilibrage budgétaire en vue d'améliorer la viabilité des finances publiques.
- Réformer le système d'incitation aux investissements pour augmenter les recettes et garantir des conditions d'égalité des chances aux entreprises.
- Éviter les financements non concessionnels afin d'améliorer la viabilité du budget et de la dette.
- Développer une stratégie de gestion et de réduction de la dette extérieure.
- Renforcer l'investissement public et les capacités de gestion de la dette.
- Promouvoir la diversification et la transformation structurelle de l'économie en réduisant les coûts des services publics, notamment les tarifs élevés de l'électricité.
- Mettre en place des formations aux compétences requises sur le marché du travail.
- Renforcer l'exécution des contrats.
- Renforcer l'accès aux services financiers et l'inclusion financière.

*Document: 1. Essor des investissements à Djibouti, _cr16248f_*

### 10.      Il faut renforcer la capacité des pouvoirs publics à gérer le programme

### _cr16248f - 10.      Il faut renforcer la capacité des pouvoirs publics à gérer le programme

### Renforcement de la gestion du programme d’investissements
- L’augmentation des investissements à des niveaux jamais atteints met à rude épreuve les capacités de gestion limitées de l’État.
- Recommandations des services du FMI :
  - Renforcer les capacités en matière d’évaluation et de suivi des projets d’investissements.
  - Exiger une analyse coûts-avantages préalable à tout projet d’investissement.
  - Établir des priorités d’exécution des projets proposés au regard de la capacité d’absorption et des contraintes de ressources.
  - Accélérer la création d’une commission d’évaluation de l’impact macroéconomique des grands projets d’investissement public.
- Cas spécifique : projet de ligne ferroviaire Djibouti – Addis-Abeba :
  - Inviter les autorités à conclure au plus vite l’accord institutionnel de gestion du projet ferroviaire commun avec l’Éthiopie, y compris le mécanisme de partage des coûts et des recettes.
- Entreprises publiques :
  - Préoccupation quant au peu de progrès dans la réforme des entreprises publiques.
  - Nécessité de réformer certaines entreprises, comme les compagnies des eaux et de l’électricité, qui prendront la responsabilité des grands projets d’investissement afin d’assurer leur viabilité commerciale.
  - Invitation à adopter rapidement une stratégie globale pour les entreprises publiques avec le concours de toutes les parties prenantes.

### Nécessité de renforcement de la capacité de gestion de la dette publique
- Problèmes identifiés :
  - Répartition des responsabilités de planification, suivi et négociation des accords de dette extérieure entre le Ministère de l’Économie et des finances, le Ministère du Budget et d’autres institutions publiques entachée de doubles emplois et de liens de subordination peu clairs.
  - Manque de coordination expliquant en partie l’accumulation d’arriérés répétés.
- Recommandation :
  - Améliorer sans tarder la coordination entre les entités publiques impliquées dans la gestion de la dette.

### Urgence de réduire et gérer la dette extérieure grandissante
- Résultats de l’analyse de viabilité de la dette (AVD) :
  - Grand risque de surendettement extérieur.
  - Les ratios rapportant la valeur actuelle de la dette au PIB et aux exportations ainsi que tous les autres ratios de solvabilité et de liquidité dépassent les seuils de référence.
  - D’après l’AVD, la capacité d’emprunt est très limitée et tout autre emprunt contracté à des conditions non concessionnelles aggravera le risque déjà élevé de surendettement.
- Recommandations des services du FMI :
  - Que tout emprunt contracté ou garanti par l’État se limite aux projets à taux de rendement élevés.
  - Que les projets soient gérés sur une base commerciale afin d’être rentables et de dégager les recettes nécessaires au service de la dette de ces projets.
  - Garantir une parfaite connaissance de toutes les obligations liées au service de la dette.
  - Intégrer le service de la dette dans le processus de planification budgétaire.
  - Assurer que le budget prévoit suffisamment de marge de liquidité pour couvrir les coûts fluctuants du service de la dette à taux d’intérêt variables et prévenir l’accumulation d’arriérés.
  - Intensifier le suivi et la gestion des passifs éventuels, y compris ceux découlant de la dette contractée par les entreprises publiques sans garantie de l’État.

### Points de vue des autorités sur investissements et dette
- Reconnaissance :
  - Les autorités ont reconnu la nécessité de renforcer la capacité de gérer l’augmentation des investissements et ont souligné l’importance de l’assistance technique.
  - Elles ont également reconnu le risque élevé de surendettement mais estiment que les projets d’investissement sont essentiels pour le développement de Djibouti.
- Position :
  - Les autorités estiment que, faute d’autres options financières, les emprunts extérieurs pour financer les projets sont justifiés.
  - Elles réitèrent leur confiance dans la rentabilité à plus long terme des projets d’investissement et dans leurs capacités à dégager les recettes nécessaires au service des prêts contractés pour leur financement.
  - Elles ont déclaré s’être rapprochées des créanciers pour renégocier les termes des prêts contractés pour certains projets en vue d’alléger le service de la dette.

### Réforme budgétaire : situation et nécessité
- Situation actuelle :
  - Les soldes primaires sur la période 2015–34, calculées sous l’hypothèse du maintien des politiques économiques actuelles, sont presque toujours déficitaires et nettement en dessous des exigences du service de la dette.
  - À partir de 2021, le déficit du solde primaire par rapport aux exigences du service de la dette est en moyenne supérieur de 6 points de pourcentage du PIB par an.
  - La marge de manœuvre des emprunts intérieurs étant limitée, le service de la dette doit être financé par des emprunts à l’étranger s’ils sont disponibles, ce qui pourrait conduire à des ajustements brusques des dépenses publiques ou à de fortes augmentations des impôts.
- Besoin :
  - Réforme budgétaire nécessaire pour améliorer la viabilité budgétaire et atteindre une croissance inclusive.
  - Recettes budgétaires supplémentaires requises face à la hausse rapide des obligations financières due au boom des investissements financés par l’endettement.
- Facteurs aggravants :
  - Selon les projections et étant donné les exonérations généralisées du régime fiscal actuel, les recettes budgétaires vont baisser en pourcentage du PIB à moyen terme.
  - Les exonérations fiscales et subventions implicites (produits énergétiques) ont réduit les recettes tout en bénéficiant de façon disproportionnée aux tranches supérieures de revenus.
  - En 2014, environ 10 % des dépenses publiques ont été financées par des dons, et 23 % de ces dépenses par des prêts.
  - Retards dans la réalisation des projets d’investissements pour lesquels des prêts ont déjà été contractés entraînent des coûts (exemple : projet d’aqueduc assorti d’une commission d’engagement de 0,5 % du montant du prêt non décaissé).
  - Les emprunts extérieurs contractés par les entreprises publiques constituent des passifs éventuels pour le budget.
  - Une augmentation des prix mondiaux du pétrole pourrait entraîner des coûts budgétaires si les autorités n’ajustent pas les prix intérieurs en conséquence.

### Assises nationales de la fiscalité (juin 2015) et recommandations
- Objectif : étape majeure vers une réforme complète du régime fiscal ; thèmes principaux :
  - i) la simplification du régime fiscal;
  - ii) le renforcement de l’équité fiscale;
  - iii) l’amélioration de l’efficacité fiscale;
  - iv) la garantie de recettes fiscales.
- Actions : un expert du FAD a synthétisé les recommandations des Assises; les services du FMI ont invité les autorités à accélérer la mise en œuvre des mesures susceptibles d’engendrer des recettes budgétaires plus importantes.
- Recommandations principales (sélection) :
  - Réduire les exonérations fiscales pour la zone franche : règles d’imposition déclinées selon ancienneté (exonération 10 premières années, puis taux progressifs menant à 15 % au bout de 20 ans pour entreprises déjà existantes ; 15 % à partir de la 11e année pour nouvelles entreprises).
  - Renforcer les efforts pour s’assurer que les entreprises honorent leurs obligations fiscales, y compris l’obligation de soumettre des déclarations de résultats, et de verser la taxe de 5% sur les dividendes introduite en 2015.
  - Abroger le code des investissements (un des trois mécanismes d’octroi d’exonérations fiscales) et veiller qu’à partir de 2017 aucune nouvelle exonération ne soit accordée au titre du code des investissements.
  - Supprimer la taxe à la consommation intérieure sur les biens d’investissement (et les matières premières).
  - Relever l’impôt minimum forfaitaire de 1 % à 1,5 %.
  - Relever le seuil de l’impôt sur les salaires mensuels de 5 000 FD (28 dollars) à 50 000 FD (280 dollars).
  - Mettre en place un système électronique de déclaration fiscale et de paiement de l’impôt.
- Calendrier : certaines recommandations ayant des effets limités sur les recettes pourraient être introduites dans le budget 2016.

### Rééquilibrage budgétaire et mesures structurelles
- Cadre :
  - À moyen terme, la marge de manœuvre limitée pour réduire les dépenses globales rend nécessaire un rééquilibrage par des mesures de recettes et une possible diminution des dépenses d’investissements.
- Mesures pour augmenter les revenus fiscaux :
  - Élargir l’assiette de l’impôt.
  - Réviser le cadre d’incitation aux investissements.
  - Renforcer les ressources humaines de l’administration fiscale et moderniser les processus de perception des impôts.
  - Améliorer la performance des entreprises du secteur public pour augmenter leur contribution fiscale.
  - Ouvrir le monopole dans le secteur des télécommunications pour dégager des recettes et améliorer l’efficacité.
- Remarque : les recettes supplémentaires des projets d’investissements sont attendues principalement à plus long terme.

### Prix des produits pétroliers
- Constat :
  - Les subventions implicites sur le kérosène, l’essence automobile et le diesel (via réductions d’impôts) ont créé un manque à gagner estimé à environ 2 % du PIB en 2011.
  - Depuis fin 2014, les cours internationaux du pétrole ont chuté de plus de 50 %, entraînant l’élimination de fait des subventions implicites.
- Recommandation :
  - Introduire un mécanisme d’ajustement des prix qui répercute intégralement l’évolution des cours internationaux sur les prix intérieurs, avec des filets de sécurité pour protéger les pauvres et la population vulnérable.
  - La chute des cours internationaux du pétrole offre l’occasion d’introduire un mécanisme de tarification fondé sur le marché, sans augmenter les prix intérieurs.

### Renforcement de la gestion budgétaire et des finances publiques
- Priorités non encore intégralement appliquées :
  - Transition vers un cadre budgétaire à moyen terme.
  - Fusion de l’administration de la TVA et des autres administrations fiscales en une Direction des grandes entreprises chargée de la gestion de tous les impôts auxquels sont assujettis les grands contribuables : TVA, impôt sur le revenu, etc.
- État d’avancement : la mise en place de la Direction des grandes entreprises progresse; le personnel est en cours de recrutement et l’entité devrait être opérationnelle en 2016.
- Points de vue des autorités :
  - Admettent la nécessité d’une réforme fiscale en profondeur.
  - Intentions de commencer à appliquer les recommandations des Assises de la fiscalité dans le budget 2016.
  - Mesures prises pour limiter les dépenses publiques : gel des recrutements dans le service public à l’exception des secteurs de la santé et de l’éducation.
  - Volonté de réviser la formule de fixation des prix des produits énergétiques afin d’éliminer les subventions implicites, en insistant sur la nécessité d’établir au préalable un registre des pauvres et de la population vulnérable pour le programme de protection sociale.

### Promotion d’une croissance inclusive, création d’emplois et réduction de la pauvreté
- Défis et réformes essentielles :
  - Améliorer le climat des affaires : classement de Djibouti au 171e rang sur 189 pays selon l’indice 2016 Doing Business.
    - Priorité : réforme du système judiciaire pour améliorer l’application des contrats, la protection des droits de propriété et renforcer la lutte contre la corruption.
  - Réduire le coût des services publics (eau, électricité, etc.) et améliorer la qualité des services.
    - Observation : les tarifs de l’électricité figurent parmi les plus onéreux de la région; coûts des télécommunications élevés et qualité de service relativement médiocre.
  - Investir dans le capital humain : réformes du système éducatif et de la formation professionnelle pour améliorer l’adéquation entre compétences disponibles et besoins du marché du travail.
  - Diversifier l’économie vers les secteurs à forte intensité de main d’œuvre comme la pêche et le tourisme.
  - Mettre en place des dispositifs de protection sociale pour protéger les pauvres et la population vulnérable.
  - Encourager les petites entreprises, qui sont généralement à forte intensité de main d’œuvre mais désavantagées par la stratégie actuelle axée sur des avantages fiscaux pour investisseurs étrangers et par l’accès limité au crédit.
- Initiatives des autorités :
  - Lancement en 2015 de la Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi (SCAPE), concrétisant « Vision Djibouti 2035 » visant à tripler le revenu par habitant d’ici à 2035.
  - Projets couverts par la SCAPE (financement en partie acquis) : installations portuaires et de transport (ligne Addis-Abeba – Djibouti, nouveaux ports, extension de ports existants); énergie (deuxième ligne d’électricité depuis l’Éthiopie, projet géothermique, nouvelle centrale électrique); adduction d’eau (aqueduc entre Djibouti et l’Éthiopie), construction d’une usine de dessalement financée par un don de l’UE.
  - Certains financements restent à acquérir pour quelques projets.

*FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL.*

### 23.      Les autorités ont lancé des initiatives pour la protection sociale des pauvres. Environ

### 23.      Les autorités ont lancé des initiatives pour la protection sociale des pauvres. Environ

### Protection sociale et programmes
- Environ 16.400 ménages à revenus modestes devraient recevoir des allocations de 18 000 FD (101 dollars) par trimestre sur douze mois dans le cadre d’un programme de transferts monétaires.
- Le système d’assurance maladie universelle, initialement limité au secteur public, a été élargi à d’autres catégories.
- Autres programmes sociaux existants :
  - vaccination gratuite des enfants issus des ménages pauvres;
  - bourses pour les étudiants des universités qui ne sont pas originaires de la capitale.
- Note méthodologique : Le programme de transferts monétaires a été basé sur les données d’une enquête de 2013 sur la consommation des ménages.

### Inclusion financière — situation actuelle et contraintes
- Expansion du secteur bancaire : de quatre banques en 2006 à dix aujourd’hui.
- Accès aux services financiers :
  - moins de 20 % de la population adulte possède un compte bancaire;
  - en 2011, 4 % seulement des adultes ont pu obtenir un prêt du secteur formel des institutions financières;
  - 18 % des adultes obtenaient un crédit auprès de personnes de leur cercle familial ou d’amis.
- Obstacles réglementaires et fiscaux :
  - taxe de 2 % pour l’enregistrement des garanties des prêts hypothécaires;
  - taxe de 2 % pour la levée de la garantie.
- Crédit aux PME : ne représente que 12 % du crédit bancaire total aux entreprises.
- Marges et exigences des banques :
  - écarts de taux entre prêts et dépôts supérieurs à 10 points de pourcentage;
  - garanties exigées par les banques de Djibouti : 228 % du montant du prêt, contre 190 % dans les autres pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, et 179 % en Afrique sub-saharienne.
- Impact : l’accès limité aux services financiers bride l’activité économique d’une grande partie de la population.

### Microfinance et initiatives de la banque centrale
- Microfinance :
  - la Caisse populaire d'Épargne et de Crédit, principale institution de microfinance, mise sous séquestre par la banque centrale de 2012 à 2015 pour problèmes de gestion;
  - elle comptait plus de 14 000 membres (moins de 3 % environ de la population adulte) et représentait moins de 0,12 % des crédits bancaires;
  - taux d’intérêt pratiqué sur ses prêts : 26,8 % par an, soit presque 10 points de pourcentage de plus que la moyenne des taux des banques commerciales;
  - l’institution ne versait pas d’intérêts sur les dépôts.
- Mesures de la banque centrale :
  - mise en place d’un fonds de garantie pour faciliter l’accès des petites entreprises aux financements;
  - création d’un Conseil de la Sharia pour les banques islamiques;
  - plan de modernisation du système de paiements, développement du système de paiements électroniques et modernisation du système d’information sur le crédit, avec l’appui de la Banque mondiale.
- Recommandations infrastructurelles pour l’accès financier :
  - renforcer et développer le système d’information sur le crédit pour un accès en temps réel aux informations sur les demandes de crédit;
  - accélérer la mise en place du fonds de garantie du crédit aux PME pour permettre le partage partiel du risque;
  - promouvoir l’innovation technique (téléphonie mobile — à laquelle est abonnée plus de la moitié de la population adulte) pour la prestation de services bancaires traditionnels à bas coût.

### Stabilité financière et gestion des risques
- Besoin de renforcer la capacité de contrôle de la banque centrale et la capacité de gestion du risque des banques commerciales, compte tenu de l’expansion bancaire et du volume important de prêts improductifs.
- Risques identifiés :
  - hausse des prêts improductifs;
  - diminution des provisions constituées sur ces prêts;
  - baisse de la rentabilité des banques.
- Conséquences potentielles : la persistance de gros volumes de prêts improductifs pourrait compromettre la stabilité financière et économique en entraînant un resserrement du crédit au secteur privé.
- Gestion des réserves : mission d’assistance technique de septembre 2015 a proposé des mesures pour améliorer la gestion des réserves de la banque centrale, incluant :
  - formulation d’une politique d’investissement;
  - rédaction d’un projet de cadre pour la gestion du risque;
  - application d’un processus de prise de décisions en matière de gestion des réserves;
  - renforcement des capacités institutionnelles par la formation.
- Recommandation : réviser les procédures et conditions hypothécaires, y compris envisager de réduire ou de supprimer la taxe de 2 % sur l’enregistrement des garanties et la taxe de 2 % sur la levée des garanties.

### Points de vue des autorités (résumés)
- Les autorités reconnaissent les défis liés à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté, partagent les priorités du FMI et comptent sur les projets d’investissement en cours pour générer une croissance inclusive via la création d’emplois et l’amélioration de l’accès à l’eau, aux infrastructures de santé et à l’éducation.
- Les autorités s’accordent sur la nécessité d’améliorer l’accès aux services financiers et attendent des réformes (réforme de la Caisse populaire d'Épargne et de Crédit, modernisation de l’information sur le crédit et des systèmes de paiement) qu’elles jouent un rôle clé.

### Autres thèmes : caisse d’émission et balance des paiements
- La caisse d’émission doit être maintenue ; elle a contribué à la confiance et à la prévisibilité dans la gestion des transactions internationales.
- Compétitivité : doit être recherchée en réduisant le prix élevé des services publics (électricité, télécommunications et eau) et en améliorant la productivité des ressources humaines par la formation professionnelle.
- Perspectives de la balance des paiements dépendent des prix des produits de base et de la performance de l’économie éthiopienne.
- Dépendance aux importations : forte dépendance aux importations de produits alimentaires et de carburants expose la balance des paiements, le bien‑être des ménages et les finances publiques aux fluctuations des prix des matières premières.
- Loyers des bases militaires : pas de changement majeur attendu à court terme en raison des contrats en vigueur.
- Autorités : aucune modification du régime et du cadre de changes depuis la dernière consultation au titre de l’article IV; pas de mesures en matière de changes liées à des questions de sécurité depuis la dernière notification au titre de la décision 144.

### Évaluation et priorités des services du FMI
- Risque élevé de surendettement lié au boom des investissements financés par la dette; préoccupations sur la viabilité budgétaire.
- Priorités et recommandations principales :
  - renforcer la capacité de l’État à gérer l’augmentation des investissements (évaluation et suivi des projets, hiérarchisation selon capacités d’absorption, analyse coûts‑avantages);
  - améliorer la coordination entre les entités publiques en charge de la gestion de la dette;
  - réformer les entreprises publiques pour assurer leur viabilité commerciale et réduire les engagements conditionnels;
  - finaliser un cadre pour la gestion de la ligne ferroviaire Djibouti–Addis‑Abeba, incluant la finalisation de l’accord bilatéral sur la société gestionnaire;
  - réduire et mieux gérer la dette extérieure croissante : limiter les emprunts non concessionnels de l’État et garantis par l’État; inclure la capacité de service de la dette dans le processus budgétaire; renforcer le suivi et la gestion du passif conditionnel de l’État;
  - mettre en œuvre une réforme fiscale d’ensemble (sur la base des recommandations des Assises de la fiscalité de juin 2015) pour augmenter les recettes, réduire les exonérations fiscales et instaurer une concurrence plus équitable entre entreprises nationales et étrangères;
  - accélérer la réforme des entreprises publiques pour améliorer leur situation financière, leur efficacité et diminuer les coûts de production de l’eau et de l’énergie;
  - poursuivre d’autres réformes structurelles pour améliorer le climat des affaires, abaisser le coût des services publics et doter les nationaux des compétences nécessaires pour occuper les emplois créés;
  - adopter sans délai et appliquer des mesures correctives pour résoudre les problèmes des banques en difficulté; renforcer le contrôle bancaire et mettre en place des mécanismes de règlement des problèmes des banques;
  - la banque centrale doit renforcer sa position en termes de revenus, selon les recommandations de l’assistance technique du FMI, afin d’améliorer sa position financière et sauvegarder son indépendance;
  - mise en place du fonds de garantie, développement durable de la microfinance, développement de l’infrastructure financière et utilisation de technologies innovantes (banque mobile) pour améliorer l’accès aux services financiers.
- Maintien du système de caisse d’émission avec parité inchangée malgré les indications d’une surévaluation du taux de change réel; compétitivité à améliorer par la réduction du coût élevé des services publics et le renforcement des compétences.

*Résumé établi à partir du contenu du document fourni.*

### 46.      Les services du FMI recommandent que les prochaines consultations avec Djibouti au

### _cr16248f - 46.      Les services du FMI recommandent que les prochaines consultations avec Djibouti au

### Recommandation des services
- Les services du FMI recommandent que les prochaines consultations avec Djibouti au titre de l’article IV se déroulent selon le cycle normal de consultations de 12 mois.

### Principaux indicateurs macroéconomiques (sélection tirée du Tableau 3)
- PIB réel (variation annuelle en %) : 2013 = 5.0; 2014 = 6.0; 2015 = 6.5; 2016 = 6.5; 2017 = 7.0; 2018 = 7.0; 2019 = 7.0; 2020 = 6.0
- Prix à la consommation (moyenne annuelle) : 2013 = 2.4; 2014 = 2.9; 2015 = 2.7; 2016 = 3.5; 2017 = 3.5; 2018 = 3.5; 2019 = 3.0; 2020 = 3.0
- Total investissement en capital fixe (en % du PIB) : 2013 = 40.5; 2014 = 44.1; 2015 = 60.1; 2016 = 53.6; 2017 = 33.4; 2018 = 30.9; 2019 = 27.0; 2020 = 26.6
  - Privé (en % du PIB) : 2013 = 26.9; 2014 = 24.0; 2015 = 30.0; 2016 = 28.7; 2017 = 20.2; 2018 = 19.3; 2019 = 17.8; 2020 = 17.8
  - Public 1/ (en % du PIB) : 2013 = 13.7; 2014 = 20.2; 2015 = 30.1; 2016 = 24.9; 2017 = 13.2; 2018 = 11.6; 2019 = 9.2; 2020 = 8.8
- Épargne nationale brute (en % du PIB) : 2013 = 17.3; 2014 = 18.5; 2015 = 29.1; 2016 = 27.8; 2017 = 18.6; 2018 = 16.4; 2019 = 14.4; 2020 = 13.6
- Solde épargne/investissement (en % du PIB) : 2013 = -23.3; 2014 = -25.6; 2015 = -31.0; 2016 = -25.8; 2017 = -14.8; 2018 = -14.5; 2019 = -12.6; 2020 = -13.1
- Solde des transactions courantes (en % du PIB) : mêmes valeurs que ci-dessus (voir ligne correspondante)

### Finances publiques (sélection tirée des Tableaux 3 et 4)
- Total recettes et dons (en % du PIB) : 2013 = 31.8; 2014 = 30.9; 2015 = 37.1; 2016 = 36.2; 2017 = 33.9; 2018 = 29.4; 2019 = 28.3; 2020 = 27.2
- Recettes fiscales (en % du PIB) : 2013 = 19.8; 2014 = 18.6; 2015 = 19.3; 2016 = 18.7; 2017 = 18.1; 2018 = 17.6; 2019 = 17.3; 2020 = 17.3
- Dépenses et prêts nets (en % du PIB) : 2013 = 37.7; 2014 = 43.1; 2015 = 53.6; 2016 = 47.6; 2017 = 35.1; 2018 = 32.3; 2019 = 29.0; 2020 = 27.3
  - Dépenses courantes (en % du PIB) : 2013 = 24.0; 2014 = 22.9; 2015 = 23.5; 2016 = 22.8; 2017 = 21.9; 2018 = 20.8; 2019 = 19.8; 2020 = 18.5
  - Dépenses d'investissement (en % du PIB) : 2013 = 13.7; 2014 = 20.2; 2015 = 30.1; 2016 = 24.9; 2017 = 13.2; 2018 = 11.6; 2019 = 9.2; 2020 = 8.8
- Solde global (base engagement, dons compris, en % du PIB) : 2013 = -5.9; 2014 = -12.2; 2015 = -16.5; 2016 = -11.4; 2017 = -1.2; 2018 = -3.0; 2019 = -0.7; 2020 = -0.1
- Solde global (base caisse, dons compris, en % du PIB) : 2013 = -6.9; 2014 = -12.7; 2015 = -17.0; 2016 = -11.9; 2017 = -1.6; 2018 = -3.4; 2019 = -1.1; 2020 = -0.1
- Financement intérieur (net, en % du PIB) : 2013 = 5.9; 2014 = 3.8; 2015 = 2.6; 2016 = -1.4; 2017 = -2.3; 2018 = 0.9; 2019 = 2.1; 2020 = 2.1
- Financement extérieur (net, en % du PIB) : 2013 = 1.0; 2014 = 8.9; 2015 = 14.4; 2016 = 13.3; 2017 = 3.9; 2018 = 2.5; 2019 = -1.0; 2020 = -1.9

### Balance des paiements et secteur extérieur (Annexe I et Tableau 6)
- Exportations de biens et services (en millions $) : 2013 = 485; 2014 = 511; 2015 = 601; 2016 = 642; 2017 = 684; 2018 = 741; 2019 = 800; 2020 = 870
- Importations de biens et services (en millions $) : 2013 = -913; 2014 = -1,022; 2015 = -1,318; 2016 = -1,325; 2017 = -1,173; 2018 = -1,203; 2019 = -1,249; 2020 = -1,339
- Solde de biens et services (en millions $) : 2013 = -428; 2014 = -511; 2015 = -718; 2016 = -683; 2017 = -489; 2018 = -462; 2019 = -449; 2020 = -468
- IDE en % du PIB : 2013 = 19.7; 2014 = 9.1; 2015 = 8.6; 2016 = 8.5; 2017 = 9.7; 2018 = 9.8; 2019 = 10.8; 2020 = 10.8
- Stock de la dette extérieure contractée et garantie par l'État (en millions $) : 2013 = 704; 2014 = 833; 2015 = 1,142; 2016 = 1,506; 2017 = 1,689; 2018 = 1,838; 2019 = 1,901; 2020 = 1,937
- Stock de la dette extérieure contractée et garantie par l'État (en % du PIB) : 2013 = 48.4; 2014 = 52.5; 2015 = 65.7; 2016 = 78.7; 2017 = 78.7; 2018 = 96.7; 2019 = 83.5; 2020 = 68.6
- Réserves officielles brutes (en millions $) : 2013 = 411; 2014 = 381; 2015 = 350; 2016 = 399; 2017 = 476; 2018 = 495; 2019 = 479; 2020 = 460
  - Réserves officielles brutes (en mois d'importations de biens et de services de l'année suivante) : 2013 = 4.8; 2014 = 3.5; 2015 = 3.2; 2016 = 4.1; 2017 = 4.7; 2018 = 4.8; 2019 = 4.3; 2020 = 3.7

### Évaluation extérieure et compétitivité (Annexe I)
- Constat principal : le taux de change réel est estimé surévalué selon la méthodologie EBA-lite.
  - EBA-lite TCER : surévaluation de 39 percent (tel que rapporté).
  - EBA-lite viabilité extérieure : surévaluation de 45 percent.
  - La méthode EBA-lite compte courant n’a pas pu être appliquée faute de données.
- Raisons de la faible sensibilité du compte courant aux taux de change réels :
  - Production intérieure de produits alimentaires et manufacturés très réduite ; dépendance aux importations (carburants entièrement importés, plus de 90 percent des produits alimentaires).
  - Principales ressources en devises : services portuaires (principalement pour l’Éthiopie) et loyers des bases militaires (contrats fixés).
- Déficit courant observé et projeté : déficit courant passant de 13.7 percent du PIB en 2011 à 25.6 percent en 2014, culminant à 31.4 percent en 2015, puis revenant à 14.9 percent en 2019.
- Facteurs : fort déficit courant principalement attribuable à l’importation de biens d’équipement liés aux mégaprojets d’investissements, financés par emprunts associés.

### Adéquation des réserves
- Niveau optimal de réserves pour Djibouti en 2015 (moyenne) : 2.2 mois d’importations à fin 2015 (hypothèse de coût de détention des réserves de 6.15 percent).
- Conclusion : la couverture effective des réserves dépasse le niveau optimal estimé, mais sous le système de caisse d’émission Djibouti doit maintenir une couverture des réserves d’au moins 100 percent, soit l’équivalent de trois mois d’importations.

### Environnement des affaires et compétitivité
- Doing Business 2016 (Banque mondiale) : classement global = 171 sur 189 pays.
  - Création d'entreprise : 171
  - Accès à l'électricité : 172
  - Accès au crédit : 181
  - Respect de l'exécution des contrats : 183
- Observations : coûts de production élevés (ex. tarifs de l’électricité parmi les plus élevés du monde); certains aspects réglementaires particulièrement peu favorables (respect des contrats, obtention de crédit, fourniture d’électricité).

### Projections et dépendances externes
- Perspectives à moyen terme de la balance des paiements : dépendantes des prix des produits de base et de la performance de l’économie éthiopienne.
- Rôle des loyers des bases militaires : exemple cité — la Chine a versé 20 millions de dollars à titre de loyer pour sa base militaire en 2015; aucun autre changement important attendu dans les loyers des bases militaires à court terme.
- Demande de services portuaires (principal exportateur de services) dépend de la performance de l’économie éthiopienne.

### Projets d'infrastructure (Annexe II — projet de voie ferrée, extrait)
- Projet de voie ferrée : construction d’une ligne de 756 kilomètres reliant Addis-Abeba au port de Doraleh à Djibouti.
- Tronçon djiboutien : coût de 550 millions (devise non précisée dans l’extrait).
  - Financement : prêt de la Banque Export-Import de la Chine d’environ 492 millions de dollars.
  - Participation de l’État djiboutien : 58 millions de dollars restants, principalement via recettes de la privatisation partielle du port public.

*Sources : autorités de Djibouti; estimations et projections des services du FMI.*

### 2013. L’Éthiopie finance son propre tronçon ferroviaire. La construction de la ligne ferroviaire en est

### 2013. L’Éthiopie finance son propre tronçon ferroviaire. La construction de la ligne ferroviaire en est actuellement à un stade avancé et un essai a déjà été organisé.

### Projet ferroviaire : état d’avancement et incertitudes
- La construction de la ligne ferroviaire est actuellement à un stade avancé et un essai a déjà été organisé.
- Les autorités de Djibouti espèrent que la voie ferroviaire sera opérationnelle en 2016.
- Questions essentielles encore non définies :
  - Dispositions institutionnelles régissant la gestion du projet.
  - Source énergétique qui sera mise à profit pour faire fonctionner la voie ferrée, et son financement.
  - Dispositions d’acquisition et de paiement de la locomotive et des wagons de transport des marchandises et des passagers.

### Avantages attendus et limites des données
- Avantages escomptés selon les autorités :
  - Réduction du temps de transport.
  - Création d’emplois.
  - Dégagement de recettes budgétaires via l’augmentation du trafic portuaire.
  - Positionnement de Djibouti comme principal port destiné aux importations du Soudan du Sud et aux exportations pétrolières via l’Éthiopie.
- Appréciation des services du FMI :
  - Le projet devrait être bien géré et doté de mécanismes institutionnels bien définis axés sur le partage des recettes avec l’Éthiopie afin de concrétiser les avantages possibles.
  - Les services du FMI ne sont pas dotés des données requises pour quantifier l’incidence macroéconomique possible du projet.

### Le projet d’aqueduc : description et financement
- Objet du projet :
  - Construction d’un aqueduc entre Djibouti et l’Éthiopie permettant l’importation d’Éthiopie à titre gracieux de 100 000 m3 d’eau par jour.
- Coût total du projet : 340 millions de dollars.
  - 322 millions empruntés à la Banque Export-Import de la Chine.
  - Solde de 18 millions pris en charge par l’État djiboutien.
- Projet de dessalement associé :
  - Montant : 46 millions d’euros.
  - Devait démarrer en 2014 et être achevé d’ici fin 2016.

### Demande en eau, offre actuelle et prévisions
- Demande d’eau de Djibouti-ville (où réside environ 60 % de la population) : estimée à 80 000 mètres cubes par jour.
- Approvisionnement national actuel estimé : 36 000 mètres cubes par jour.
- Prévisions de la demande journalière :
  - 114 500 mètres cubes en 2020.
  - 144 000 mètres cubes en 2030.
- Pertes estimées : les pertes dues au délabrement du réseau de distribution représentent la moitié de l’approvisionnement en eau.
- Sources actuelles : ressources souterraines de piètre qualité et en voie d’épuisement; quasiment pas d’autres sources utilisables pour la consommation des ménages.

### Retombées sociales, conditions financières et actions requises
- Retombées sociales attendues selon les services du FMI :
  - Atténuation ou suppression de la pénurie, facteur potentiel de troubles politiques.
  - Incitation pour les investisseurs dissuadés par l’approvisionnement insuffisant en eau.
- Décisions politicamente difficiles nécessaires pour assurer des conditions financières saines et couvrir le service de la dette :
  - Hausse des tarifs de l’eau.
  - Obligation pour les acteurs non étatiques, en particulier les bases militaires étrangères installées dans le pays, de se fournir auprès de l’entreprise publique de distribution d’eau et de renoncer à leur propre approvisionnement.
- Clarifications à obtenir :
  - Modalités et dispositions institutionnelles concernant l’accès à la réserve d’eau avec l’Éthiopie.
- Restructuration requise :
  - La compagnie des eaux djiboutienne chargée d’exploiter l’ouvrage et d’assurer le service du prêt doit être restructurée.

*Rapport des services du FMI pour les consultations de 2015 au titre de l’article IV — Annexe d’information (extraits).*

### 3. Programme conjoint

### 3. Programme conjoint

### Questions d’ordre statistique
- Généralités
  - Les données communiquées au FMI sont globalement suffisantes pour assurer la surveillance.
  - Lacunes importantes : comptabilité nationale, balance des paiements, dans une moindre mesure dette extérieure et récemment données budgétaires.
  - Djibouti a commencé à participer au Système général de diffusion des données (SGDD) en février 2012.

- Comptabilité nationale
  - Les autorités ne recueillent pas de données sur les comptes nationaux, en raison essentiellement d’une faible capacité d’exécution.
  - Initiative lancée pour préparer les données sur les comptes nationaux.
    - Première phase : estimations du PIB produites pour 2008-12.
    - Seconde phase : création d’un système de comptabilité nationale.
  - Recensement démographique achevé en 2009.
  - Enquête sur la pauvreté en 2012-13 ; profil de pauvreté élaboré.
  - Enquête sur les budgets et la consommation réalisée ; révision des pondérations du panier de l’IPC à compter de janvier 2016.

- Secteur extérieur
  - Progrès importants pour améliorer les statistiques de la balance des paiements conformément aux recommandations des missions d’assistance technique du FMI.
  - Problèmes persistants identifiés (mission de Juin 2007) : établissement des statistiques du commerce, couverture des investissements directs dans la balance des paiements, estimation des envois de fonds des travailleurs.
  - Améliorations possibles pour postes : transport des marchandises, revenus d’investissement, opérations liées à des bases militaires étrangères, autres investissements du secteur privé (utilisation des données sur l’impôt sur le bénéfice des sociétés).
  - Statistiques de la dette : nouveau système de gestion de la dette extérieure en 2002, mais fourniture des statistiques demeurant irrégulière et avec retard.
  - Mission d’assistance technique sur le secteur extérieur en novembre 2011 : aide à l’établissement des statistiques de balance des paiements et de position extérieure globale, préparation du passage du MBP5 au MBP6.

- Finances publiques
  - Données budgétaires disponibles sur une base mensuelle, mais avec un retard important (2 mois de décalage).
  - Couverture incomplète : certains comptes extrabudgétaires non couverts, notamment trois caisses de retraite.
  - Dépenses d’investissements financées sur ressources extérieures communiquées régulièrement.
  - Mesures supplémentaires nécessaires pour améliorer le recueil et la couverture des données budgétaires, notamment au niveau institutionnel, pour respecter recommandations d’une mission de 2001.
  - Le ministère des finances ne communique ni les données annuelles pour diffusion dans l’annuaire FSP, ni les données à fréquence élevée pour publication dans les International Financial Statistics (IFS).
  - Une unité macroéconomique a été mise en place au sein du Ministère des finances pour améliorer la collecte et la déclaration des données.

- Comptes monétaires
  - Statistiques monétaires globalement satisfaisantes : couvrent la banque centrale et le bilan global de toutes les banques commerciales.
  - Mission d’AT de statistiques monétaires et financières en juillet 2015 sur les méthodes selon le Manuel de statistiques monétaires et financières (MSMF).
  - La BCD a appliqué certaines recommandations, notamment l’instauration d’une sectorisation des entités économiques de Djibouti.
  - La majorité des recommandations restent non mises en pratique, principalement en raison de contraintes de personnel à la BCD.

### Tableau des indicateurs courants nécessaires à l’exercice de la surveillance (octobre 2015) — points saillants
- Dates de la dernière observation et de réception (extraits)
  - Actifs et passifs de réserves de change des autorités monétaires : Date de la dernière observation Juillet 2015 ; Date de réception Juillet 2015 ; Fréquence des données M ; Fréquence de la communication M ; Fréquence de la publication ND
  - Monnaie centrale : Juillet 2015 / Juillet 2015 / M / M / M
  - Monnaie au sens large : Juillet 2015 / Juillet 2015 / M / M / M
  - Bilan de la Banque centrale : Juillet 2015 / Juillet 2015 / M / M / A
  - Bilan consolidé du système bancaire : Juillet 2015 / Juillet 2015 / M / M / ??
  - Taux d’intérêt : Date de la dernière observation Juin 2015 ; Date de réception Août 2015 ; Fréquence M ; Fréquence de la communication M ; Fréquence de la publication A
  - Indice des prix à la consommation : Août 2015 / Août 2015 / M / M / M
  - Recettes, dépenses, solde et composition du financement – Administrations publiques : Date de la dernière observation Juin 2015 ; Date de réception Sept. 2015 ; Fréquence M ; Fréquence de la communication M ; Fréquence de la publication ND
  - Encours de la dette contractée ou garantie par l’administration centrale : Date de la dernière observation Juillet 2015 ; Date de réception Sept. 2015 ; Fréquence A ; Fréquence de la communication A ; Fréquence de la publication ND
  - Solde extérieur courant : Date de la dernière observation Décembre 2014 ; Date de réception Mars 2015 ; Fréquence A ; Fréquence de la communication A ; Fréquence de la publication A
  - Exportations et importations de biens et services : Date de la dernière observation Mars 2015 ; Date de réception Sept. 2015 ; Fréquence T ; Fréquence de la communication T ; Fréquence de la publication A
  - PIB/PNB : Date de la dernière observation Décembre 2014 ; Date de réception Mai 2015 ; Fréquence A ; Fréquence de la communication A ; Fréquence de la publication A
  - Dette extérieure brute : Date de la dernière observation Août 2015 ; Date de réception Sept. 2015 ; Fréquence A ; Fréquence de la communication A ; Fréquence de la publication I
  - Position extérieure globale : Date de la dernière observation Décembre 2014 ; Date de réception Mars 2015 ; Fréquence A ; Fréquence de la communication A ; Fréquence de la publication A

- Notes explicatives (sélection)
  - Fréquences : Quotidienne (Q); hebdomadaire (H); mensuelle (M); bimensuelle (B); trimestrielle (T); annuelle (A); irrégulière (I); non disponible (ND); non applicable (na).
  - Données sur le PIB estimées par les services du FMI sur la base de données partielles fournies par les autorités.

### Rapport des services du FMI — Analyse de viabilité de la dette (mise à jour pour 2015)
- Synthèse
  - La mise à jour confirme le risque élevé de surendettement extérieur noté dans l’AVD 2014.
  - Risques importants de solvabilité et de liquidité liés aux emprunts extérieurs récemment contractés et prévus pour financer des projets d’investissement public.
  - Projections de référence : tous les indicateurs de solvabilité se situent largement au-dessus des seuils pour la majeure partie de la période couverte par les projections.
  - Ratios de liquidité dépassent aussi leur seuil à moyen terme dès lors que le service de la dette pour les investissements devient exigible.
  - Ratios d’endettement extérieur très sensibles à un choc combiné sur la croissance du PIB et les flux non générateurs de dette, ainsi qu’à un durcissement des conditions de financement.
  - En raison de la stabilité du franc djiboutien dans le cadre de la caisse d’émission, sa dépréciation vis-à-vis du dollar américain représente un risque extrême.
  - Variations bilatérales du dollar américain vis-à-vis d’autres monnaies composant la dette (dinar koweïtien, euro, renminbi) peuvent avoir des effets considérables.
  - À terme, ces effets devraient être atténués par la part croissante de la dette libellée en dollars américains.
  - Durcissement des conditions de financement représente un risque pour la viabilité, étant donné la part élevée de la dette à taux variables et le besoin éventuel de refinancement à moyen terme.
  - Recommandation générale : éviter tout emprunt qui entraînerait un service supplémentaire à moyen terme ; ajuster la stratégie budgétaire pour réduire et gérer la charge de la dette extérieure, notamment en renforçant la coordination entre organismes publics responsables des emprunts extérieurs.

- Contexte et évolution récente
  - Ratio dette contractée ou garantie par l’État (CGE) : 58,1 percent du PIB fin 2013 → 60,5 percent du PIB fin 2014.
  - Augmentation due à hausse des emprunts extérieurs pour financer de grosses dépenses publiques (infrastructures).
  - Dette publique extérieure : augmentation de 65 millions de dollars ; ratio au PIB de 52,5 percent fin 2014.
  - Dette intérieure : baisse à 8 percent du PIB.

- Décaissements et projets (2013–18)
  - En 2013, l’État a contracté deux prêts totalisant 860 millions de dollars pour la voie ferrée Addis-Abeba-Djibouti et un aqueduc en provenance d’Éthiopie.
  - Sur la période 2013–18, les décaissements des prêts devraient atteindre au total 1,5-1,6 milliard de dollars.
  - Élément don moyen des nouveaux emprunts du secteur public : avoisinera 9 percent en 2015 (conditions non avantageuses du prêt pour la voie ferrée).
  - Lorsque le décaissement du prêt pour la voie ferrée prendra fin en 2016, l’élément don des nouveaux emprunts montera temporairement à 28 percent.
  - D’ici 2025, l’élément don devrait diminuer progressivement à 12 percent, sur la base d’un durcissement des conditions de financement à plus long terme.
  - Hypothèse sur le LIBOR : 6 month USD LIBOR supposé graduellement augmenter à 3.85 percent d'ici 2019.

- Tableau (extraits) — Public and Publicly Guaranteed External Debt, disbursements, 2013–18
  - Ethiopia-Djibouti railway: Total amount US$ million 538 ; Grant element, percent -9.9 ; Disbursement period 2014-16 ; Creditor China EximBank ; Currency USD
  - Ethiopia waterpipeline: 322 ; 29.7 ; 2015-17 ; China EximBank ; USD
  - Water infrastructure renovation: 56 ; 25.4 ; 2013-18 ; FADES ; KWD
  - Geothermic energy: 13 ; 44.5 ; 2015-18 ; OPEC, IDA ; USD, SDR
  - Jabanhas power plant: 30 ; 27.7 ; 2015-18 ; KFAED ; KWD
  - Port de Goubet: 70 ; 26.3 ; 2013-16 ; China EximBank ; CNY
  - Port de Tadjourah: 90 ; 23.4 ; 2013-18 ; OPEC, FADES, FSD ; USD, KWD, SAR
  - Road Tadjourah Balho: 76 ; 30.5 ; 2013-18 ; KFAED ; KWD
  - Telecom cable under sea: 17 ; 4.4 ; 2016-18 ; BID ; USD
  - Social housing Djibouti: 50 ; 43.9 ; 2015-18 ; FADES ; KWD, SAR
  - Ali Sabieh cement plant: 39 ; 49.2 ; 2013-18 ; India ; USD
  - Other: 273
  - Total: 1,573
  - Percent of 2014 GDP: 99.1

- Effets attendus sur l’endettement et le service de la dette
  - L’accumulation considérable des investissements dans les infrastructures conduira à une accumulation rapide de la dette extérieure contractée ou garantie par l’État et à une hausse du service de la dette dans les années à venir.
  - Ratio dette extérieure contractée ou garantie par l’État/PIB culminera à 80 percent en 2017.
  - Montant de la dette extérieure contractée ou garantie par l’État doublant par rapport à son niveau de 2013.
  - Service de la dette prévu : passera à 200 millions de dollars par an après 2020, soit 6 percent du PIB.

- Composition par devise
  - En 2013, environ 1/3 de la dette extérieure était libellée en dollar américain ; dinar koweïtien 23 percent ; euro 19 percent.
  - Décaissements projetés liés au projet de voie ferrée ont porté la part du dollar américain à 41 percent en 2014.
  - Avec le projet d’aqueduc, la part du dollar américain devrait atteindre 60 percent en 2017 et rester supérieure à 50 percent jusqu’à fin 2025.
  - Augmentation de la part en USD réduit les effets des variations bilatérales du dollar dans le cadre de la caisse d’émission.

- Arriérés
  - Encours des arriérés (hors arriérés techniques) sur la dette extérieure contractée ou garantie par l’État : tombé de 4,7 millions de dollars fin 2014 à 3 millions de dollars (environ 0,2 percent du PIB) en août 2015.
  - En février 2015, Djibouti a réglé tous ses arriérés envers les créanciers membres du Club de Paris dans les délais prévus.
  - Arriérés de 2,1 millions de dollars envers le Fonds saoudien devraient être remboursés grâce au don obtenu en décembre 2013 auprès du Conseil de coopération du Golfe.
  - Arriérés techniques envers l'Iran et l'Inde : 15,6 millions de dollars ; autorités en train de négocier le règlement, sans calendrier précis établi.

### Hypothèses macroéconomiques clés utilisées dans l’AVD
- Croissance
  - La croissance du PIB devrait atteindre 6.5 percent en 2015, puis monter à 7 percent à moyen terme.
  - Hypothèse de stabilisation de la croissance du PIB à 6 percent à long terme.

- Compte courant et flux d’IED
  - Le déficit des transactions extérieures courantes devrait dépasser 25 percent du PIB en 2015, stable en dessous de 15 percent à compter de 2017.
  - Le déficit courant hors intérêts devrait s’élever à 11 percent à long terme.
  - Entrées nettes d’investissement direct étranger supposées fluctuer autour de 10 percent du PIB par an au-delà de 2020.

- Inflation et taux d’intérêt
  - Prix à la consommation : accélération pour atteindre 3.5 percent jusqu’en 2018, puis stabilisation à 3 percent à plus long terme.
  - Taux d’intérêt effectifs sur la dette extérieure : voisins de 2.5 percent pour 2015–18.
  - Coût du financement extérieur augmentant à long terme pour atteindre 3.9 percent d’ici 2035.
  - Hypothèse LIBOR variable montant à 3.85 percent d’ici 2019.

- Élément don des nouveaux emprunts publics
  - Passera de 10 percent à près de 30 percent dès lors que le décaissement du prêt à taux variable pour la voie ferrée prend fin.
  - Élement don diminuant progressivement à 12 percent d’ici 2025 sur la base d’un durcissement des conditions de financement à plus long terme.

### AVD extérieure — résultats et risques
- Scénario de référence
  - Dette nominale contractée ou garantie par l’État devrait atteindre 79.4 percent du PIB en 2017.
  - Ratio valeur actuelle de la dette/PIB culminera à 69 percent à moyen terme.
  - Tous les indicateurs de solvabilité (valeur actuelle de la dette extérieure/PIB, valeur actuelle de la dette/exportations, valeur actuelle de la dette/recettes) restent supérieurs à leur seuil pour l’ensemble de la période de projection.
  - Seuils de la charge de la dette indicatifs (CPIA moyen de 3.08 pour 2012–14, pays « à résultats médiocres ») : 30 percent pour valeur actuelle de la dette extérieure/PIB ; 100 percent pour valeur actuelle de la dette/exportations ; 200 percent pour valeur actuelle de la dette/recettes.
  - Seuils de liquidité : 15 percent pour service de la dette/exportations ; 18 percent pour service de la dette/recettes.
  - Service de la dette sur 2020–2030 : près de 1/5 des recettes tirées des exportations, ou 1/4 des recettes budgétaires (risques de liquidité élevés à plus long terme).

- Tests de sensibilité
  - Dépréciation nominale de 30 percent en 2015 porterait le ratio valeur actuelle de la dette extérieure/PIB à près de 100 percent et entraînerait des dépassements prolongés du seuil.
  - Un choc combiné pourrait amener ce ratio à un niveau proche de 80 percent pendant quelques années.

- Remarques sur le risque de change
  - Stabilité exceptionnelle du franc djiboutien dans le cadre de la caisse d’émission : taux franc/dollar américain inchangé, à 177,721, depuis 1973.
  - Choc sur le taux de change considéré comme un risque extrême.
  - Variations bilatérales du dollar américain par rapport à dinar koweïtien, euro et renminbi peuvent considérablement affecter la valeur de l’encours de la dette.
  - À terme, augmentation prévue de la part de la dette libellée en dollar américain : atteindra 60 percent en 2017 et restera supérieure à 50 percent jusqu’en 2025 — atténuation attendue des effets des variations de change.

- Recommandations de politique (implicites dans l’analyse)
  - Éviter de contracter de nouveaux emprunts entraînant un service supplémentaire à moyen terme.
  - Ajuster la stratégie budgétaire pour réduire et gérer la charge de la dette extérieure.
  - Renforcer la coordination entre organismes publics responsables de contracter des emprunts extérieurs.
  - Limiter l’exposition aux emprunts à taux variable et prévoir stratégies de gestion du refinancement à moyen terme.

*Fonds monétaire international et Association internationale de développement — Rapport des services pour les consultations de 2015 au titre de l’Article IV (mise à jour de l’AVD), 17 novembre 2015.*

### 10.      Le choc sur de nouveaux emprunts du secteur public, qui seraient contractés à des

### 10.      Le choc sur de nouveaux emprunts du secteur public, qui seraient contractés à des

### Impact du choc sur les emprunts publics
- Un choc simulé : hausse de 200 points de base sur tous les nouveaux emprunts pendant la période 2015–2035.
- Justification : sert d’indication indirecte de l’effet éventuel d’un taux flottant plus élevé que prévu pour le prêt relatif à la voie ferrée à moyen terme.
- Importance du projet ferroviaire : les intérêts payés sur le projet de voie ferrée représenteront 40 % du total des paiements d’intérêts au cours des 5 prochaines années.
- Effet sur la dette extérieure : avec ce choc, le ratio valeur actuelle de la dette/PIB passe à 74 % en 2017.
- Conclusion implicite : un durcissement des conditions de financement aurait un impact considérable sur la dette extérieure.

### Dynamique de la dette publique
- Structure de la dette : part élevée des obligations extérieures tandis que la dette intérieure reste faible.
- Évolution projetée :
  - Dette publique totale : passe de 60 % du PIB en 2014 à 83 % du PIB en 2016.
  - Comparaison au repère : reste largement supérieure au repère de 38 % au cours des 10 prochaines années.
- Scénarios : les simulations du scénario de référence donnent une dette bien plus faible que dans le scénario du solde primaire fixe et le scénario historique, en raison de :
  - i) l’accélération attendue de la croissance économique à moyen terme;
  - ii) l’amélioration attendue de la position budgétaire en raison de la fin des grands projets dans les infrastructures (non prise en compte dans ces autres scénarios).
- Note technique : ainsi que les dons en capital, expliquent les résiduels négatifs dans le résumé des facteurs des variations nettes de la dette extérieure.

### Tests de résistance et vulnérabilités
- Sensibilité aux chocs : indicateurs de la dette publique particulièrement vulnérables à un choc sur le taux de change.
- Exemple de choc : une dépréciation de 30 % en 2014 entraîne une hausse importante de tous les ratios principaux.
- Impact le plus marqué : sur le ratio service de la dette/recettes.
- Autres tests : les indicateurs de solvabilité et du service de la dette sont sensibles à la plupart des tests de résistance normalisés, y compris le choc combiné sur la croissance du PIB et les flux non générateurs de dette, ainsi qu’à une hausse du coût de financement.

### Conclusion et recommandations de politique
- Évaluation synthétique :
  - Le risque de surendettement de Djibouti reste élevé.
  - Les risques de solvabilité et de liquidité ont augmenté considérablement depuis la dernière AVD.
  - Les seuils sont dépassés de manière significative et prolongée pour tous les ratios de solvabilité dans le scénario de référence (ratios valeur actuelle de la dette extérieure/PIB, dette/exportations et dette/recettes).
  - Djibouti sera confronté à des problèmes de liquidité à court terme.
- Espace budgétaire : extrêmement limité.
- Recommandations principales :
  - Réduire au minimum les émissions de garanties de dettes publiques.
  - Encourager la participation du secteur privé au financement des projets d’investissement.
  - Exécuter les projets aux conditions du marché afin d’être rentables et de produire les recettes nécessaires pour assurer le service de la dette y afférente.
  - Limiter les emprunts contractés ou garantis par l’État qui pourraient entraîner un service de la dette supplémentaire à moyen terme.
  - Établir une stratégie visant à réduire et à gérer la charge de la dette extérieure, notamment en renforçant la coordination entre les organismes publics qui ont la responsabilité de contracter des emprunts extérieurs6.
  - Développer les marchés de la dette intérieure pour réduire les risques liés au niveau élevé de l’endettement extérieur.

*Source: DJIBOUTI, INTERNATIONAL MONETARY FUND.*

### 14.      Les autorités sont conscientes du risque élevé qui est lié à la stratégie de financement

### _cr16248f - 14.      Les autorités sont conscientes du risque élevé qui est lié à la stratégie de financement

### Position et jugement des autorités
- Les autorités reconnaissent "le risque élevé qui est lié à la stratégie de financement actuelle."
- Elles estiment que "les projets d’investissement sont essentiels pour le développement du pays" et que "leur stratégie sera viable si elle produit de la croissance et attire suffisamment d’investissements directs étrangers."
- En l'absence d'autres options de financement, les autorités considèrent qu' "il est justifié de contracter des emprunts extérieurs pour financer les projets."

### Renforcement des capacités et assistance technique
- "Ces dernières années, la Banque mondiale et la CNUCED ont fourni aux autorités une formation sur l'établissement d'une stratégie de gestion de la dette à moyen terme, en mettant l'accent sur le renforcement des capacités et la quantification des coûts et des risques de diverses stratégies d'emprunt, en vue de l'adoption d'une démarche structurée pour les emprunts futurs."
- Les autorités ont "reconnu ... qu’il est nécessaire de renforcer les capacités publiques de gestion de l’augmentation de l’investissement et ont souligné l’importance de l’assistance technique à cet effet."

### Indicateurs clés et résultats des scénarios (sélection)
- External debt (nominal), en pourcentage du PIB :
  - 2015: 65.6
  - 2016: 78.3
  - 2017: 79.4
  - 2018: 78.2
  - 2019: 73.5
  - 2020: 68.6
  - Moyenne historique (2015-2020): 51.8
  - Moyenne standard (2012-2014 affichée séparément dans tableau): 32.2
- Change in external debt (variation) :
  - 2012: -3.1
  - 2013: -0.8
  - 2014: 4.1
  - 2015: 13.1
  - 2016: 12.7
  - 2017: 1.2
  - 2018: -1.2
  - 2019: -4.7
  - 2020: -4.9
- Non-interest current account deficit (en pourcentage du PIB) :
  - 2012: 19.6
  - 2013: 22.7
  - 2014: 25.2
  - 2015: 14.5
  - 2016: 9.3
  - 2017: 27.3
  - 2018: 24.5
  - 2019: 12.9
  - 2020: 13.1
  - Moyenne 2015-20: 12.9
  - Moyenne 2021-35: 11.2
- Net FDI (negative = inflow, en pourcentage du PIB) :
  - 2012: -8.1
  - 2013: -19.7
  - 2014: -9.1
  - 2015: -13.3
  - 2016: 7.7
  - 2017: -8.6
  - 2018: -8.5
  - 2019: -9.7
  - 2020: -9.8
  - Moyenne 2015-20: -10.8
  - Moyenne 2021-35: -9.9
- PV of external debt (en pourcentage du PIB), projections (extraits) :
  - 2015: 44.0
  - 2016: 57.1
  - 2017: 69.1
  - 2018: 69.5
  - 2019: 68.3
  - 2020: 65.8
  - 2025: 63.2
  - 2035: 49.6
  - Moyenne historique (tableau) : 30.4
- PV of external debt (en pourcentage des exportations) :
  - 2015: 136.9
  - 2016: 166.5
  - 2017: 205.6
  - 2018: 215.6
  - 2019: 215.7
  - 2020: 211.3
  - 2025: 203.6
  - 2035: 174.6
  - Moyenne référencée: 123.2
- PPG debt service-to-revenue ratio (en pourcentage) :
  - 2012: 11.5
  - 2013: 10.2
  - 2014: 8.4
  - 2015: 13.6
  - 2016: 12.7
  - 2017: 12.9
  - 2018: 15.4
  - 2019: 16.5
  - 2020: 19.6
  - Moyenne 2015-20: 26.7
  - Moyenne 2021-35: 19.6
- Total gross financing need (en milliards de dollars US) :
  - 2012: 0.2
  - 2013: 0.1
  - 2014: 0.3
  - 2015: 0.4
  - 2016: 0.4
  - 2017: 0.1
  - 2018: 0.2
  - 2019: 0.2
  - 2020: 0.2
  - Moyenne 2015-20: 0.3
  - Moyenne 2021-35: 0.2

### Principales hypothèses macroéconomiques citées
- Real GDP growth (en pourcentage) :
  - 2012: 4.8
  - 2013: 5.0
  - 2014: 6.0
  - 2015: 4.8
  - 2016: 1.6
  - 2017: 6.5
  - 2018: 6.5
  - 2019: 7.0
  - 2020: 7.0
  - Moyenne 2015-20: 7.0
  - Projection moyenne 2021-35: 6.0
- GDP deflator in US dollar terms (change in percent) :
  - 2012: 4.2
  - 2013: 2.4
  - 2014: 2.9
  - 2015: 4.1
  - 2016: 2.2
  - 2017: 2.7
  - 2018: 3.5
  - 2019: 3.5
  - 2020: 3.5
  - Moyenne 2015-20: 3.0
  - Moyenne 2021-35: 3.0
- Effective interest rate (percent) 5/ :
  - 2012: 1.5
  - 2013: 1.4
  - 2014: 1.0
  - 2015: 1.4
  - 2016: 0.2
  - 2017: 2.2
  - 2018: 2.3
  - 2019: 2.4
  - 2020: 2.5
  - Moyenne 2015-20: 1.3
  - Moyenne 2021-35: 0.9

### Stress tests et scénarios alternatifs (extraits)
- Définitions et observations :
  - "The most extreme stress test is the test that yields the highest ratio on or before 2025." (Figure notes précisent les chocs correspondant pour chaque indicateur.)
  - Figure et tableaux incluent scénarios: Baseline, Historical scenario, Most extreme shock, et divers chocs (One-time depreciation; Non-debt flows shock; Exports shock).
- Exemples de résultats des tests de sensibilité (PV of debt-to-GDP ratio, sélection de projections indiquées par le tableau de sensibilité) :
  - Baseline (PV debt-to-GDP) : 2015: 57, 2016: 69, 2017: 70, 2018: 68, 2019: 66, 2020: 63, 2025: 50, 2035: 30
  - Scénario A2 (New public sector loans on less favorable terms) voit des niveaux notablement plus élevés dans plusieurs années (colonne indicative du tableau).
  - Bound test B6 (One-time 30 percent nominal depreciation relative to baseline in 2016) figure parmi les chocs les plus sévères pour certains ratios.

### Implications et orientations de politique implicites
- La stratégie actuelle comporte un "risque élevé" de soutenabilité de la dette selon les indicateurs présentés (niveaux élevés de PV de la dette en pourcentage du PIB, des exportations et des recettes, et ratios de service de la dette élevés).
- Le maintien de la stratégie peut être jugé "viable" uniquement si elle génère croissance (hypothèses de croissance élevées dans la période de projection) et attire suffisamment d'investissements directs étrangers (Net FDI négatif signifiant des entrées importantes).
- Renforcer les capacités publiques de gestion de la dette et accroître l'assistance technique (déjà appuyée par la Banque mondiale et la CNUCED) sont des éléments prioritaires pour gérer les risques liés à la stratégie de financement.
- Les scénarios de stress indiquent que des chocs (dépréciation nominale, conditions de financement moins favorables, baisses d'exportations) augmentent significativement les ratios de dette; l'analyse des coûts et risques des diverses stratégies d'emprunt demeure nécessaire avant de contracter de nouvelles dettes extérieures.

*Source: Extraits du document intitulé "_cr16248f - 14.      Les autorités sont conscientes du risque élevé qui est lié à la stratégie de financement" (IMF staff tables, figures et texte fournis).*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/scr/2016/_cr16248f.pdf_
