## _spn0920f - 1. Recettes pétrolières

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### Effets macroéconomiques clés
- La crise financière mondiale a eu peu d'effets directs sur les banques de la région, mais la récession mondiale produit des effets importants via la chute des cours des produits de base, en particulier du pétrole.
- Au printemps 2009, les cours du brut ont chuté de près de 100 $EU par rapport au pic de l'été 2008.
- « les recettes pétrolières totales de la CEMAC se situeront, d’après les projections, plus de 67 % plus bas que leurs niveaux de juillet dernier ».
- Le taux de croissance hors pétrole dans la région devrait diminuer de moitié pour s'établir à 2,5 %.
- La baisse des cours pétroliers et la contraction des volumes d'exportation de bois et d'autres produits primaires ramènent la valeur totale des exportations « à moins de la moitié des projections antérieures ».

### Indicateurs et projections chiffrés (extraits)
- Tableau 1. CEMAC : recettes pétrolières
  - Recettes pétrolières (en % du PIB)
    - Prévisions PEM de juillet 200822.725.9
    - Prévisions PEM de avril 200922.911.4
  - Recettes pétrolières (en millards de FCFA)
    - Prévisions PEM de juillet 2008820710484
    - Prévisions PEM de avril 200979483235
- Tableau 2. CEMAC : statistiques des exportations
  - Exportations (en % du PIB)
    - Prévisions PEM de juillet 200860.261.2
    - Prévisions PEM de avril 200959.846.5
  - Exportations (en milliards de FCFA)
    - Prévisions PEM de juillet 200848.155.6
    - Prévisions PEM de avril 200946.326.4
- Tableau 3. CEMAC : recettes pétrolières ventilées par pays, 2008
  - Recettes pétrolières (en % du PIB) : Cameroun7.8 RCA0.0 Tchad21.6 Congo44.1 Guinée équatoriale34.4 Gabon20.9
- Tableau 4. CEMAC : solde budgétaire global par pays, 2008-2011 (en pourcentage du PIB hors pétrole)
  - CEMAC 20082009 20102011 : 11.3 -2.2 6.1 8.1
  - Cameroun 2.1 -0.8 -2.1 -0.6
  - République centrafricaine -2.2 -2.2 -3.7 -3.6
  - Tchad 9.7 -9.9 2.0 5.2
  - Congo -10.7 -11.2 45.6 44.2
  - Guinée équatoriale 60.5 5.3 16.7 21.1
  - Gabon 21.3 -0.6 6.5 8.3
- Tableau 5. CEMAC : dépôts publics à la BEAC et dans les banques commerciales de la CEMAC—2008
  - Dépôts publics à la BEAC et dans les banques commerciales de la CEMAC (milliards de FCFA) : CEMAC4344.9 Cameroun594.1 RCA8.0 Tchad333.8 Congo1102.1 Guinée équatoriale2009.9 Gabon297.0
  - En pourcentage du PIB : 12.5 5.7 0.9 8.9 23.0 24.2 4.6
- Tableau 6. CEMAC: Balance des paiements, 2007–09 (Milliards de francs CFA)
  - Solde extérieur courant 2007 2008 2009 : -140 1,157 -1,962
  - Exportations de biens 15,457 19,214 12,021
  - Avoirs de réserve -796 -1,771 594
- Tableau 7. CEMAC : entrées de capitaux étrangers (millions de $EU)
  - CEMAC 2007 2008 2009 : 4280.0 3321.6 3624.1
  - Cameroun 601.4 161.4 433.6
  - République centrafricaine 56.8 69.2 75.4
  - Tchad 67.1 68.6 0.0
  - Congo 1178.6 2486.5 764.8
  - Guinée équatoriale 1715.6 -570.1 1303.9
  - Gabon 660.4 1106.1 1046.3

### Vulnérabilités nationales et régionales
- Exposition inégale au choc pétrolier
  - République du Congo et Guinée équatoriale : niveaux de recettes publiques provenant du pétrole les plus élevés (forte exposition).
  - Gabon et Tchad : exposition intermédiaire.
  - Cameroun : relativement peu exposé.
  - République centrafricaine : importateur net de pétrole.
- Résultats budgétaires attendus
  - « Ce sont la Guinée équatoriale, le Gabon et le Tchad qui verront leurs soldes budgétaires se dégrader le plus » ; selon les prévisions d’avril, tous les pays sauf la Guinée équatoriale afficheraient un déficit budgétaire en 2009.
- Réserves et épargne liée au pétrole
  - Certains pays (République du Congo, Guinée équatoriale) détiennent des dépôts intérieurs considérables ; d'autres (Gabon, Tchad, Cameroun) ont relativement peu d’épargne disponible.
  - Les réserves de change communes de la BEAC sont la source commune d'accès aux devises étrangères pour la région.
- Balance des paiements régionale
  - Projection d’un passage d’un excédent de plus de 1,1 trillion de FCFA en 2008 à un déficit de presque 2 trillions de FCFA en 2009, impliquant des prélèvements importants sur les réserves.

### Canaux financiers et risques du secteur bancaire
- Investissements et flux privés
  - IDE ont représenté en moyenne plus de 6 % du PIB ces quatre dernières années et devaient atteindre 9 % en 2009 (estimations).
  - Flux de portefeuille nets faibles (environ 1 % du PIB en moyenne depuis 2003).
  - Flux privés à destination principalement du Congo et de la Guinée équatoriale auraient baissé de 20 % en 2008 et devraient rester autour du même niveau en 2009.
- Secteur bancaire — vulnérabilités identifiées
  - Banques étrangères (principalement françaises) contrôlant environ 60 % des actifs bancaires (PESF 2006).
  - Positions de change brutes et nettes élevées (plus de 150 % des fonds propres en 2006).
  - Manque de conformité aux normes prudentielles, expositions à un unique gros emprunteur, montée des créances non productives jusqu'à fin-mars 2008.
  - Système très liquide mais potentiellement vulnérable à de fortes sorties de dépôts.

### Implications de change et compétitivité
- Le rattachement du franc CFA à l'euro limite la politique monétaire indépendante.
- La baisse nominale et réelle récente de l’euro (chute de 14 % après le pic de mi-2008) « devrait aider la région à tenir bon » en amortissant l’effet de la baisse des recettes pétrolières en monnaie nationale.
- La restriction de facto de la mobilité des capitaux confère toutefois aux autorités monétaires une marge pour influencer le marché via les taux d'intérêt.

### Recommandations de politique économique (synthèse)
- Orienter la politique budgétaire à moyen terme vers la stabilité budgétaire et extérieure, tout en amortissant l'impact de la récession sur l'économie intérieure et en protégeant les groupes vulnérables.
- Procéder à un assainissement des finances publiques à moyen terme : risque de déficits budgétaires insoutenables sans redressement.
- Utiliser des mesures temporaires de relance budgétaire si les ressources financières disponibles et la nécessité d'un rééquilibrage budgétaire à moyen terme le permettent.
- Coordonner régionalement la réponse, en tenant compte de l'impact différencié sur les pays et des implications pour les réserves communes de la BEAC.
- Renforcer le contrôle bancaire et la supervision prudentielle, compte tenu des vulnérabilités identifiées.
- Développer le futur marché obligataire régional pour améliorer les possibilités de financement du secteur public.

### Impact sur le secteur privé non pétrolier et inflation
- Transmission principal : incidence sur les recettes extérieures du secteur public, mais effet direct sur le privé probable.
- Facteurs contribuant à chômage et contraction de la croissance : baisse des IDE, chute abrupte du crédit intérieur, contraction de produits à forte intensité de main-d’œuvre (bois d’œuvre).
- Effets attendus sur l’inflation
  - Possibilité de tensions déflationnistes en 2009, liées au fléchissement des cours des produits alimentaires et du pétrole.
  - Les déficits budgétaires hors pétrole influencent l’inflation; inflexions budgétaires à court terme auront un impact considérable.
  - Dans certains pays (RCA et Gabon), la baisse des cours pétroliers devrait avoir un fort effet déflationniste sur les prix à la pompe.
  - La dépréciation modérée de l’euro pourrait avoir quelque effet inflationniste sur les prix intérieurs.
  - Les dettes extérieures libellées en dollars neutraliseront en partie les effets bénéfiques de la dépréciation.

### Projections de croissance hors pétrole (extraits des PEM)
- CEMAC
  - Prévisions PEM de avril 2009: 5.0 2.4 3.7
  - Prévisions PEM de juillet 2008: 6.2 6.1 6.1
- Cameroun
  - Prévisions PEM de avril 2009: 4.1 3.2 3.3
  - Prévisions PEM de juillet 2008: 4.6 4.8 5.2
- République centrafricaine
  - Prévisions PEM de avril 2009: 3.5 4.5 5.0
  - Prévisions PEM de juillet 2008: 4.9 5.0 5.0
- Tchad
  - Prévisions PEM de avril 2009: 3.2 4.0 3.5
  - Prévisions PEM de juillet 2008: 2.0 5.0 4.5
- Congo
  - Prévisions PEM de avril 2009: 5.4 3.5 6.0
  - Prévisions PEM de juillet 2008: 6.9 7.3 7.5
- Guinée équatoriale
  - Prévisions PEM de avril 2009: 17.6 -0.5 4.6
  - Prévisions PEM de juillet 2008: 31.3 16.1 12.7
- Gabon
  - Prévisions PEM de avril 2009: 3.0 -0.5 2.8
  - Prévisions PEM de juillet 2008: 4.4 5.0 5.3

### Viabilité budgétaire et positions primaires hors pétrole (extraits)
- La viabilité dépend de la persistance de la baisse des cours pétroliers et de l'horizon de production.
- Tableau 9 (extraits, en pourcentage du PIB hors pétrole) — prévisions PEM de avril 2009 vs juillet 2008 :
  - CEMAC : -20.9 -16.2 ...  vs  -15.5 -16.7 ...
  - Cameroun : -6.8 -4.1 -1.4  vs  -4.3 -4.5 -3.1
  - République centrafricaine : 0.6 0.3 1.0  vs  1.3 1.3 1.0
  - Tchad : -27.4 -17.9 b/n 1 and -3  vs  -22.0 -39.6 ...
  - Congo : -46.6 -42.3 b/n 0 and -2  vs  -43.2 -39.3 -10.0
  - Guinée équatoriale : -75.6 -60.9 -18.5  vs  -58.7 -52.1 -25.0
  - Gabon : -15.3 -13.4 -3.6  vs  -11.2 -9.5 -5.6
- Recommandation : infléchir la politique budgétaire dès 2010, voire plus tôt dans certains cas; recadrage des dépenses à moyen terme sans tarder.

### Mesures budgétaires à court terme — relance conditionnelle
- Objectifs : atténuer l'incidence de la crise, assurer un ajustement sans heurts, protéger les plus vulnérables, préserver la viabilité à moyen terme.
- Relance possible pour certains pays si :
  - Le financement requis est disponible sans risquer la couverture des réserves ou la viabilité du régime de change.
  - Les autorités peuvent déclencher et inverser une phase d'expansion temporaire au bon moment.
- Risques et contraintes
  - Programmes (Tchad, et dans une moindre mesure Gabon) pourraient utiliser la plupart ou la totalité de l’épargne nationale publique disponible en 2009.
  - Difficile de concevoir une relance ciblée et véritablement temporaire.
  - Nécessité de préserver les dépenses sociales essentielles.
  - Maintenir le programme de réformes : élargissement de l’assiette fiscale, rationalisation de la taxation, renforcement des systèmes de gestion des finances publiques, amélioration du ciblage et de l’efficacité des programmes de protection sociale.

### Politique monétaire — marge et limites
- Bien que le franc CFA soit rattaché à l’euro, la mobilité limitée de facto des capitaux laisse une marge pour la politique monétaire.
- Taux directeur pertinent de la BEAC (taux d’intérêt des appels d’offres négatifs à 7 jours) est très nettement inférieur au taux créditeur de la BCE depuis plus de deux ans.
- Depuis mai 2007, la BEAC accepte la plupart des offres de dépôt au taux de politique monétaire, augmentant les appels d’offres négatifs et réduisant les réserves excédentaires.
- En contrôlant la liquidité via le taux directeur, la BEAC peut influer sur le crédit; une baisse du taux pourrait encourager les banques à accroître les prêts à la marge.
- La croissance du crédit reste entravée par le coût élevé de l’intermédiation.

### Croissance du crédit bancaire au secteur privé (taux de croissance sur 12 mois, 2007-09)
- Tableau 10 (Déc-07, Déc-08, Déc-09) — en pourcentage :
  - CEMAC: 10.9 28.0 7.9
  - Cameroun: 7.0 20.8 8.1
  - République centrafricaine: 4.7 8.6 6.7
  - Tchad: -10.9 46.1 7.3
  - Congo: 7.6 87.7 15.6
  - Guinée équatoriale: 41.9 109.2 8.1
  - Gabon: 17.8 1.1 5.5

### Mesures monétaires et financières régionales
- Accélérer les plans de mise en place d’un marché régional de la dette pour :
  - amortir l’impact de la crise en permettant aux États de mieux financer leurs opérations à court et moyen terme;
  - améliorer l’affectation de l’épargne parmi les pays de la région.
- Renforcer la supervision bancaire et la COBAC :
  - accroître pouvoirs et ressources de la COBAC, améliorer son indépendance institutionnelle;
  - renforcer le contrôle du respect des ratios de fonds propres, envisager de relever ces ratios;
  - mettre les autres normes prudentielles en conformité avec les normes internationales.
- Surveillance rapprochée des bilans bancaires : créances improductives, provisions, concentration des risques, bilan actif-passif, retombées des sociétés-mères étrangères.
- Coordination internationale pour gérer les banques à capitaux étrangers et clarifier les responsabilités de prêteur en dernier ressort.
- Améliorer le climat des affaires : cadre juridique, gouvernance, infrastructures régionales.

### Conclusions et appendice sur les réserves
- Effets constatés : prix et volumes des exportations en forte baisse; recettes publiques — pétrolières et non pétrolières — en baisse; secteur financier exposé à la hausse des créances improductives; baisse de l’emploi.
- Les réserves accumulées peuvent financer une réponse aux chocs, mais tension entre relance à court terme et viabilité moyenne.
- Appendice — taux de couverture des réserves communes (résultats synthétiques)
  - Hypothèses PEM de avril 2009 (2009-52 $EU/baril; 2010-62,5$; 2011-67.5$)
    - En milliards de $EU: 15.7 13.2 16.0 19.3
    - En mois d'importations de biens et de services de l'année suivante: 7.6 6.2 7.1 8.4
  - Hypothèses PEM de février 2009 (2009-44 $EU/baril; 2010-52$; 2011-57,5$)
    - En milliards de $EU: 15.7 12.5 13.8 16.3
    - En mois d'importations de biens et de services de l'année suivante: 7.8 6.1 6.5 7.6
  - Conclusion : Les réserves internationales diminuent, mais restent au-dessus du niveau minimum de 5 mois en 2009, puis augmentent à nouveau à partir de 2010.
  - Scénario « catastrophe » : si le cours du pétrole tombait à 35 $EU le baril en 2009, puis passerait à 45 $ en 2010, le taux de couverture des réserves chuterait de plus de 30 % en 2009, pour se situer juste au-dessus du minimum, et il continuerait à diminuer par la suite.

*Source : services du FMI (extrait du document "_spn0920f - 1. Recettes pétrolières").*

### 1. Recettes pétrolières ................................................................................................

### _spn0920f - 1. Recettes pétrolières

### Effets macroéconomiques clés de la crise mondiale sur la CEMAC
- La crise financière mondiale a eu peu d'effets directs sur les banques de la région, mais la récession mondiale produit des effets importants via la chute des cours des produits de base, en particulier du pétrole.
- Au printemps 2009, les cours du brut ont chuté de près de 100 $EU par rapport au pic de l'été 2008.
- En conséquence, d’après les projections de l'étude, « les recettes pétrolières totales de la CEMAC se situeront, d’après les projections, plus de 67 % plus bas que leurs niveaux de juillet dernier ».
- Le taux de croissance hors pétrole dans la région devrait diminuer de moitié pour s'établir à 2,5 %.
- La baisse des cours pétroliers et la contraction des volumes d'exportation de bois et d'autres produits primaires ramènent la valeur totale des exportations « à moins de la moitié des projections antérieures ».

### Indicateurs et projections chiffrés (extraits des tableaux fournis)
- Tableau 1. CEMAC : recettes pétrolières
  - Recettes pétrolières (en % du PIB)
    - Prévisions PEM de juillet 200822.725.9
    - Prévisions PEM de avril 200922.911.4
  - Recettes pétrolières (en millards de FCFA)
    - Prévisions PEM de juillet 2008820710484
    - Prévisions PEM de avril 200979483235
- Tableau 2. CEMAC : statistiques des exportations
  - Exportations (en % du PIB)
    - Prévisions PEM de juillet 200860.261.2
    - Prévisions PEM de avril 200959.846.5
  - Exportations (en milliards de FCFA)
    - Prévisions PEM de juillet 200848.155.6
    - Prévisions PEM de avril 200946.326.4
- Tableau 3. CEMAC : recettes pétrolières ventilées par pays, 2008
  - Recettes pétrolières (en % du PIB) : Cameroun7.8 RCA0.0 Tchad21.6 Congo44.1 Guinée équatoriale34.4 Gabon20.9
- Tableau 4. CEMAC : solde budgétaire global par pays, 2008-2011 (en pourcentage du PIB hors pétrole)
  - CEMAC 20082009 20102011 : 11.3 -2.2 6.1 8.1
  - Cameroun 2.1 -0.8 -2.1 -0.6
  - République centrafricaine -2.2 -2.2 -3.7 -3.6
  - Tchad 9.7 -9.9 2.0 5.2
  - Congo -10.7 -11.2 45.6 44.2
  - Guinée équatoriale 60.5 5.3 16.7 21.1
  - Gabon 21.3 -0.6 6.5 8.3
- Tableau 5. CEMAC : dépôts publics à la BEAC et dans les banques commerciales de la CEMAC—2008
  - Dépôts publics à la BEAC et dans les banques commerciales de la CEMAC (milliards de FCFA) : CEMAC4344.9 Cameroun594.1 RCA8.0 Tchad333.8 Congo1102.1 Guinée équatoriale2009.9 Gabon297.0
  - En pourcentage du PIB : 12.5 5.7 0.9 8.9 23.0 24.2 4.6
- Tableau 6. CEMAC: Balance des paiements, 2007–09 (Milliards de francs CFA)
  - Solde extérieur courant 2007 2008 2009 : -140 1,157 -1,962
  - Exportations de biens 15,457 19,214 12,021
  - Avoirs de réserve -796 -1,771 594
- Tableau 7. CEMAC : entrées de capitaux étrangers (millions de $EU)
  - CEMAC 2007 2008 2009 : 4280.0 3321.6 3624.1
  - Cameroun 601.4 161.4 433.6
  - République centrafricaine 56.8 69.2 75.4
  - Tchad 67.1 68.6 0.0
  - Congo 1178.6 2486.5 764.8
  - Guinée équatoriale 1715.6 -570.1 1303.9
  - Gabon 660.4 1106.1 1046.3

### Vulnérabilités nationales et régionales
- Exposition inégale au choc pétrolier :
  - République du Congo et Guinée équatoriale : niveaux de recettes publiques provenant du pétrole les plus élevés (forte exposition).
  - Gabon et Tchad : exposition intermédiaire.
  - Cameroun : relativement peu exposé.
  - République centrafricaine : importateur net de pétrole.
- Résultats budgétaires attendus : « Ce sont la Guinée équatoriale, le Gabon et le Tchad qui verront leurs soldes budgétaires se dégrader le plus » ; selon les prévisions d’avril, tous les pays sauf la Guinée équatoriale afficheraient un déficit budgétaire en 2009.
- Réserves et épargne liée au pétrole :
  - Certains pays (République du Congo, Guinée équatoriale) détiennent des dépôts intérieurs considérables ; d'autres (Gabon, Tchad, Cameroun) ont relativement peu d’épargne disponible.
  - Les réserves de change communes de la BEAC sont la source commune d'accès aux devises étrangères pour la région.
- Balance des paiements régionale : projection d’un passage d’un excédent de plus de 1,1 trillion de FCFA en 2008 à un déficit de presque 2 trillions de FCFA en 2009, ce qui implique des prélèvements importants sur les réserves.

### Canaux financiers et risques du secteur bancaire
- Investissements directs étrangers (IDE) et flux privés :
  - IDE ont représenté en moyenne plus de 6 % du PIB ces quatre dernières années et devaient atteindre 9 % en 2009 (estimations).
  - Flux de portefeuille nets faibles (environ 1 % du PIB en moyenne depuis 2003).
  - Flux privés à destination principalement du Congo et de la Guinée équatoriale auraient baissé de 20 % en 2008 et devraient rester autour du même niveau en 2009.
- Secteur bancaire :
  - Forte présence de banques étrangères (principalement françaises) contrôlant environ 60 % des actifs bancaires (PESF 2006).
  - Positions de change brutes et nettes élevées (plus de 150 % des fonds propres en 2006), exposition possible aux maisons-mères et risques de rapatriement de capitaux.
  - Manque de conformité aux normes prudentielles, cas fréquents d'exposition à un unique gros emprunteur, montée des créances non productives jusqu'à fin-mars 2008.
  - Système très liquide mais potentiellement vulnérable à de fortes sorties de dépôts.

### Implications de change et compétitivité
- Le franc CFA étant arrimé à l'euro limite la politique monétaire indépendante, mais la baisse nominale et réelle récente de l’euro (chute de 14 % après le pic de mi-2008) « devrait aider la région à tenir bon » en amortissant l’effet de la baisse des recettes pétrolières en monnaie nationale.
- La restriction de facto de la mobilité des capitaux confère toutefois aux autorités monétaires une marge pour influencer le marché via les taux d'intérêt.

### Recommandations de politique économique
- Orienter la politique budgétaire à moyen terme vers la stabilité budgétaire et extérieure, tout en amortissant l'impact de la récession sur l'économie intérieure et en protégeant les groupes vulnérables.
- Procéder à un assainissement des finances publiques à moyen terme : tous les pays risquent d'afficher des déficits budgétaires insoutenables sans redressement.
- Utiliser des mesures temporaires de relance budgétaire si les ressources financières disponibles et la nécessité d'un rééquilibrage budgétaire à moyen terme le permettent.
- Coordonner régionalement la réponse, en tenant compte de l'impact différencié sur les pays et des implications pour les réserves communes de la BEAC.
- Renforcer le contrôle bancaire et la supervision prudentielle, compte tenu des vulnérabilités identifiées dans le système financier.
- Développer le futur marché obligataire régional pour améliorer les possibilités de financement du secteur public.

*Source : services du FMI (extrait du document "_spn0920f - 1. Recettes pétrolières").*

### 12.      La crise aura un grand impact sur le secteur privé non pétrolier. Si tant est que le

### _spn0920f - 12.      La crise aura un grand impact sur le secteur privé non pétrolier. Si tant est que le

### Impact sur le secteur privé non pétrolier
- Le principal circuit de transmission semble être l’incidence sur les recettes extérieures du secteur public, mais le secteur privé sera sans doute aussi directement touché.
- Facteurs contribuant à la hausse du chômage et à la contraction de la croissance :
  - Une baisse des investissements directs étrangers.
  - Une chute abrupte du crédit intérieur.
  - Une contraction de produits à forte intensité de main-d’œuvre, tels que le bois d’œuvre, en raison de la baisse générale de la demande mondiale.

### Effets attendus sur l’inflation
- L’impact de la crise sur l’inflation au niveau de la région dépendra de plusieurs facteurs.
- Possibilité de tensions déflationnistes en 2009, découlant en grande partie du fléchissement des cours des produits alimentaires et du pétrole.
- Les déficits budgétaires hors pétrole de la CEMAC influencent l’inflation; les inflexions budgétaires à court terme auront un impact considérable.
- Une éventuelle diminution de la croissance du secteur privé pourrait contribuer à la baisse de l’inflation.
- Dans les pays où la hausse des cours pétroliers était largement répercutée sur les prix à la pompe (RCA et Gabon), la baisse subséquente devrait avoir un fort effet déflationniste.
- La dépréciation modérée de l’euro pourrait avoir quelque effet inflationniste sur les prix intérieurs.
- Note : Dans la mesure où les dettes extérieures sont libellées en dollars, cela neutralisera en partie les effets bénéfiques de la dépréciation.

### Options stratégiques et coordination régionale
- Les ministres des finances de la zone CFA se sont rencontrés à plusieurs reprises pour coordonner leur riposte à la crise financière mondiale et à la récession économique.
- La mise en commun régionale des réserves de change nationales est soulignée en raison des déficits régionaux de la balance des paiements prévus.
- Dans la région de la CEMAC, le principal impact direct proviendrait de la baisse des recettes budgétaires liées au pétrole; les mesures de politique budgétaires à court et moyen terme sont de première importance.
- La politique monétaire peut contribuer à un ajustement sans heurts.
- Les options budgétaires, monétaires, financières et structurelles sont analysées dans la section.

### Projections de croissance hors pétrole (extrait des PEM)
- Les projections d’avril pour la région de la CEMAC indiquaient que la croissance hors pétrole baisserait de moitié environ pour se situer à un niveau équivalant approximativement à un tiers du taux de croissance de 7,5 % nécessaire pour atteindre les OMD.
- Tableau 8 (CEMAC : taux de croissance réel du PIB hors pétrole, 2008-10) — en pourcentage (extraits) :
  - CEMAC
    - Prévisions PEM de avril 2009: 5.0 2.4 3.7
    - Prévisions PEM de juillet 2008: 6.2 6.1 6.1
  - Cameroun
    - Prévisions PEM de avril 2009: 4.1 3.2 3.3
    - Prévisions PEM de juillet 2008: 4.6 4.8 5.2
  - République centrafricaine
    - Prévisions PEM de avril 2009: 3.5 4.5 5.0
    - Prévisions PEM de juillet 2008: 4.9 5.0 5.0
  - Tchad
    - Prévisions PEM de avril 2009: 3.2 4.0 3.5
    - Prévisions PEM de juillet 2008: 2.0 5.0 4.5
  - Congo
    - Prévisions PEM de avril 2009: 5.4 3.5 6.0
    - Prévisions PEM de juillet 2008: 6.9 7.3 7.5
  - Guinée équatoriale
    - Prévisions PEM de avril 2009: 17.6 -0.5 4.6
    - Prévisions PEM de juillet 2008: 31.3 16.1 12.7
  - Gabon
    - Prévisions PEM de avril 2009: 3.0 -0.5 2.8
    - Prévisions PEM de juillet 2008: 4.4 5.0 5.3

### Mesures budgétaires — viabilité budgétaire et extérieure à moyen terme
- La politique budgétaire doit être guidée par des considérations à court et à moyen terme, en tenant compte des implications pour la viabilité des comptes publics et des comptes extérieurs.
- Dans les pays producteurs de pétrole, la viabilité des comptes publics dépend de la manière dont les prévisions d’évolution des cours pétroliers affectent le déficit budgétaire hors pétrole viable :
  - Si la baisse des cours est temporaire, le niveau du déficit hors pétrole viable ne changerait guère.
  - Si la baisse des cours pétroliers est permanente ou très persistante, le déficit hors pétrole viable est définitivement plus bas, nécessitant un réajustement des dépenses au nouveau niveau viable.
- Les projections des Perspectives de l’économie mondiale indiquent que, même si la récente baisse est en partie temporaire, il ne faut pas s’attendre à ce que les cours retrouvent leur précédente tendance à moyen terme; l’écart est large.
- L’horizon de production pétrolière relativement rapproché pour la plupart des pays de la CEMAC complique l’évaluation des positions viables; lorsque l’horizon est plus proche, même les baisses temporaires des cours peuvent avoir une incidence considérable.
- Le besoin d’ajustement budgétaire à moyen terme dépend aussi de la situation actuelle des finances publiques; dans tous les pays exportateurs de pétrole de la CEMAC le déficit budgétaire était déjà au-dessus du niveau viable avant la chute des cours du pétrole, et bien au-dessus dans la plupart des cas (tableau 9).
- La crise mondiale a causé un accroissement des déficits hors pétrole dans la majorité des pays de la CEMAC et une baisse des déficits hors pétrole soutenables à long terme, éloignant ces pays de la viabilité des finances publiques.
- L’ajustement budgétaire nécessaire à moyen terme sera sans doute plus prononcé dans les pays ayant des recettes pétrolières plus élevées (en pourcentage du PIB) — tels que la Guinée équatoriale.

### Positions budgétaires primaires hors pétrole (extraits)
- Tableau 9 (CEMAC : solde primaire hors pétrole de l'administration centrale base ordonnancements, 2008-09) — en pourcentage du PIB hors pétrole (extraits) :
  - CEMAC
    - Prévisions PEM de avril 2009: -20.9 -16.2 ...
    - Prévisions PEM de juillet 2008: -15.5 -16.7 ...
  - Cameroun
    - Prévisions PEM de avril 2009: -6.8 -4.1 -1.4
    - Prévisions PEM de juillet 2008: -4.3 -4.5 -3.1
  - République centrafricaine
    - Prévisions PEM de avril 2009: 0.6 0.3 1.0
    - Prévisions PEM de juillet 2008: 1.3 1.3 1.0
  - Tchad
    - Prévisions PEM de avril 2009: -27.4 -17.9 b/n 1 and -3
    - Prévisions PEM de juillet 2008: -22.0 -39.6 ...
  - Congo
    - Prévisions PEM de avril 2009: -46.6 -42.3 b/n 0 and -2
    - Prévisions PEM de juillet 2008: -43.2 -39.3 -10.0
  - Guinée équatoriale
    - Prévisions PEM de avril 2009: -75.6 -60.9 -18.5
    - Prévisions PEM de juillet 2008: -58.7 -52.1 -25.0
  - Gabon
    - Prévisions PEM de avril 2009: -15.3 -13.4 -3.6
    - Prévisions PEM de juillet 2008: -11.2 -9.5 -5.6
- Note : Dans le cas du Tchad, le cadre à moyen terme des PEM intègre un redressement budgétaire significatif en 2009.
- Recommandation : Pour assurer un mouvement convergent vers un nouveau niveau de déficit hors pétrole viable, il faudra peut-être infléchir la politique budgétaire dès 2010, voire plus tôt dans certains cas; procéder au recadrage des dépenses à moyen terme sans tarder pour éviter de vastes besoins de financement.

### Cas particulier de la RCA et viabilité externe
- Pour la RCA (pays non producteur de pétrole), la position budgétaire viable à long terme n’est pas affectée par la baisse des cours du pétrole, mais pourrait être affectée par celle des cours d’autres produits (bois d’œuvre, diamants).
- Les efforts continus de mobilisation des recettes de la RCA, dans le contexte de son programme FRPC, devraient contribuer à compenser une éventuelle diminution permanente des recettes provenant des ressources naturelles non pétrolières.
- La viabilité externe dépend de la viabilité des finances publiques et du maintien d’un volant de sécurité pour faire face aux chocs externes.
- Le fonds commun de réserves de change de la CEMAC semble suffisant pour couvrir les programmes de dépenses existants; les abondantes réserves pourraient alimenter une relance budgétaire à court terme si les décideurs le jugent nécessaire.

### Mesures budgétaires à court terme — relance possible mais conditionnelle
- Un ajustement visant la viabilité à moyen terme n’implique pas nécessairement une contraction budgétaire à court terme.
- Objectifs à court terme : atténuer l’incidence de la crise sur l’économie intérieure, assurer un ajustement sans heurts à la nouvelle situation extérieure, protéger les personnes les plus vulnérables, tout en préservant la viabilité des comptes publics et extérieurs à moyen terme.
- Étant donné les ressources financières disponibles, il n’est pas nécessaire d’imposer une contraction budgétaire à l’ensemble de la région; certains pays proches du niveau viable pourraient appliquer un programme temporaire de relance budgétaire.
- Conditions pour une relance souhaitable et faisable :
  - Le financement requis est disponible sans risque de compromettre la couverture des réserves ou la viabilité du régime de change.
  - Dans certains cas (Tchad, et dans une moindre mesure le Gabon) les programmes actuels impliqueraient l’utilisation de la plupart, voire de toute, l’épargne nationale publique disponible en 2009, réduisant la marge de manœuvre pour 2010 et au-delà.
  - Les autorités doivent analyser la situation économique pour s’assurer qu’une relance se justifie.
  - Les gouvernements doivent être capables de déclencher au bon moment une phase d’expansion budgétaire temporaire puis d’en inverser l’expansion dans les années à venir.
- Risque : difficile de concevoir un programme de relance ciblant les plus vulnérables qui soit véritablement temporaire.
- Il peut être nécessaire d’abandonner ou de différer des projets à long terme prévus prochainement, en particulier lorsque les dépenses d’équipement ont été jugées excessives (Guinée équatoriale avant la réduction, et Tchad).
- Importance de préserver les dépenses sociales essentielles lors de tout ajustement.
- Nécessité de ne pas perdre de vue le programme de réformes en cours : élargissement de l’assiette fiscale, rationalisation de la taxation, renforcement des systèmes de gestion des finances publiques, amélioration du ciblage et de l’efficacité des programmes de protection sociale.

### Politique monétaire — marge et limites
- Bien que le franc CFA soit rattaché à l’euro, la mobilité limitée de facto des capitaux laisse quelque marge de manœuvre pour une politique monétaire indépendante.
- Le taux directeur pertinent de la BEAC (le taux d’intérêt des appels d’offres négatifs à 7 jours) est très nettement inférieur au taux créditeur de la BCE depuis plus de deux ans, même si la marge s’est réduite dans le contexte de l’abaissement des taux par les deux banques centrales.
- Depuis mai 2007, la BEAC accepte la plupart des offres de dépôt à la banque centrale au taux déterminé par la politique monétaire, entraînant une augmentation exponentielle des appels d’offres négatifs et réduisant considérablement le niveau des réserves excédentaires au sein du système bancaire.
- En contrôlant mieux la liquidité par des modifications du taux directeur, la BEAC peut influer sur le crédit; en principe, une baisse du taux directeur pourrait encourager les banques à accroître les prêts à la marge.
- Cependant, la croissance du crédit reste entravée par le coût élevé de l’intermédiation.
- Avant mai 2007 (réserves excédentaires à 35% du total des dépôts), les banques préféraient détenir des dépôts non rémunérés plutôt que d’accroître leurs prêts.
- Malgré le retrait de liquidité par la BEAC, le crédit a fortement progressé en 2008; les prévisions indiquent un ralentissement significatif de l’expansion du crédit en 2009.

### Croissance du crédit bancaire au secteur privé (taux de croissance sur 12 mois, 2007-09)
- Tableau 10 (Déc-07, Déc-08, Déc-09) — en pourcentage :
  - CEMAC: 10.9 28.0 7.9
  - Cameroun: 7.0 20.8 8.1
  - République centrafricaine: 4.7 8.6 6.7
  - Tchad: -10.9 46.1 7.3
  - Congo: 7.6 87.7 15.6
  - Guinée équatoriale: 41.9 109.2 8.1
  - Gabon: 17.8 1.1 5.5
- Note : Projections basées sur le crédit au secteur non public de la banque centrale et des banques de dépôt.

*Contenu tiré du chapitre fourni.*

### 27.      Les options de politique monétaire sont certes limitées, mais la BEAC a d’autres

### 27.      Les options de politique monétaire sont certes limitées, mais la BEAC a d’autres

### Mesures monétaires et financières régionales
- Il serait utile d’accélérer les plans de mise en place d’un marché régional de la dette pour :
  - amortir l’impact de la crise en permettant aux États de mieux financer leurs opérations à court et moyen terme;
  - améliorer l’affectation de l’épargne parmi les pays de la région.
- Importance particulière en raison de la ventilation très inégale de l’épargne liée au pétrole dans la région.

### Mesures financières — surveillance et renforcement de la supervision
- Besoin d’un suivi plus proactif et préemptif du système bancaire et d’une volonté de réagir rapidement face à la dégradation des perspectives économiques mondiales et nationales.
- Renforcer la capacité de la Commission Bancaire de l'Afrique Centrale (COBAC) :
  - accroître les pouvoirs et les ressources de la COBAC pour qu’elle puisse remplir ses fonctions de supervision;
  - remédier au décalage entre les missions de la COBAC et les ressources dont elle dispose;
  - corriger le nombre d’effectifs, qui est inférieur à l’objectif minimum proposé par la mission PESF de 2006.
- Améliorer l’indépendance institutionnelle de la COBAC, dont la faiblesse a contribué à une piètre application des normes prudentielles.
- Recommandations spécifiques pour la COBAC :
  - renforcer le contrôle du respect des ratios de fonds propres;
  - envisager de relever ces ratios;
  - mettre les autres normes prudentielles en conformité avec les normes internationales.

### Surveillance des bilans bancaires et interventions
- Les bilans des banques devraient être suivis de près pour détecter :
  - risques de crédit et problèmes de solvabilité ou de liquidité éventuels;
  - identification et suivi de l’évolution des créances improductives;
  - existence de provisions adéquates;
  - concentration excessive des risques (y compris des risques hors bilan);
  - écart trop grand entre les actifs et les passifs;
  - retombées éventuelles de difficultés chez les sociétés-mères à l’étranger.
- Une fois des vulnérabilités décelées, les autorités devraient être prêtes à intervenir rapidement pour rétablir la situation des banques en difficulté.

### Surveillance du financement du commerce
- Malgré l’absence d’une augmentation significative observée du coût du financement du commerce, les autorités doivent rester vigilantes pour discerner toute contraction de la disponibilité des crédits commerciaux tels que les lettres de crédits prépayées.

### Coordination internationale et gestion des banques à capitaux étrangers
- Renforcer la coordination entre institutions :
  - amélioration du partage de l’information et de la coordination entre la BEAC et les superviseurs des pays d’origine des banques à capitaux étrangers;
  - réduire les risques de contagion venant des banques-mères;
  - clarifier les responsabilités de prêteur en dernier ressort.

### Mesures structurelles — climat des affaires et attractivité post-crise
- Il est devenu d’autant plus important d’améliorer le climat des affaires dans la région de la CEMAC pour attirer des investisseurs dans la période post-crise.
- Actions recommandées :
  - renforcer le cadre juridique et réglementaire de l’initiative privée;
  - améliorer la gouvernance;
  - améliorer les infrastructures régionales, conformément au Plan économique régional.

### Conclusions — impact macroéconomique et cadre fiscal
- Effets de la crise sur la région de la CEMAC :
  - prix et volumes des exportations en forte baisse;
  - recettes publiques — pétrolières et non pétrolières — ont nettement chuté;
  - le secteur financier subira sans doute les retombées négatives de la hausse des créances improductives;
  - l’emploi diminue.
- Les réserves de change accumulées ces dernières années constituent une source de financement pour faire face aux chocs mondiaux.
- Tension entre :
  - appels à une relance budgétaire à court terme;
  - nécessité de préserver la viabilité des finances publiques à moyen terme.
- Situation préalable des finances publiques :
  - les cinq pays exportateurs de pétrole accusaient tous des déficits primaires hors pétrole supérieurs — dans la plupart des cas très supérieurs — à leur niveau de viabilité avant les chocs mondiaux;
  - la chute des cours du pétrole et la récession mondiale ont diminué le niveau de viabilité des déficits non pétroliers et augmenté les déficits hors pétrole effectifs.

### Appendice — implications des programmes de dépenses existants pour les réserves de la CEMAC
- Contexte et raisonnement :
  - Les équipes du FMI n’ont pas appelé les pouvoirs publics à réduire les dépenses en 2009 en réponse à l’évolution récente de la situation, arguant que pendant le boom pétrolier les États (à l’exception de la RCA) ont fait des économies budgétaires qu’ils peuvent et devraient utiliser pour financer les déficits globaux résultant de la crise.
  - Une réduction des dépenses risquerait d’accentuer le ralentissement économique.
- Exercice réalisé par les équipes du FMI :
  - Chaque équipe a établi une projection du solde budgétaire, de la balance commerciale et de la balance des paiements pour 2009-11, sur la base des programmes de dépenses existants.
  - Estimations faites selon deux scénarios de prix du pétrole : prévisions des Perspectives de l’économie mondiale d’avril et précédentes projections inférieures de 8–10 $EU.
- Résultats synthétiques (Tableau 1 de l'appendice — CEMAC : taux de couverture des réserves de change communes) :
  - Hypothèses PEM de avril 2009 (2009-52 $EU/baril; 2010-62,5$; 2011-67.5$)
    - En milliards de $EU: 15.7 13.2 16.0 19.3
    - En mois d'importations de biens et de services de l'année suivante: 7.6 6.2 7.1 8.4
  - Hypothèses PEM de février 2009 (2009-44 $EU/baril; 2010-52$; 2011-57,5$)
    - En milliards de $EU: 15.7 12.5 13.8 16.3
    - En mois d'importations de biens et de services de l'année suivante: 7.8 6.1 6.5 7.6
  - Conclusion des projections :
    - Les réserves internationales diminuent, mais restent au-dessus du niveau minimum de 5 mois en 2009, puis augmentent à nouveau à partir de 2010.
    - Scénario « catastrophe » mentionné : si le cours du pétrole tombait à 35 $EU le baril en 2009, puis passerait à 45 $ en 2010, le taux de couverture des réserves chuterait de plus de 30 % en 2009, pour se situer juste au-dessus du minimum, et il continuerait à diminuer par la suite.

*Source : contenu interne du chapitre fourni dans le fichier _spn0920f.*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/french/pubs/ft/spn/2009/_spn0920f.pdf_
