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### Section 1 — Aperçu, mission et évolution historique
- Le FMI est une organisation regroupant 184 pays; siège à Washington; traité entré en vigueur en 1945.
- Mission : promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi et à la stabilité économique et faire reculer la pauvreté.
- Rôle central : surveiller le système monétaire international — système des paiements internationaux et des taux de change entre monnaies nationales — et prévenir les crises systémiques.
- Objectifs statutaires (extraits) :
  - Promouvoir la coopération monétaire internationale.
  - Faciliter l’expansion et l’accroissement harmonieux du commerce international et contribuer à des niveaux élevés d'emploi et de revenu réel.
  - Promouvoir la stabilité des changes, maintenir des régimes de change ordonnés et éviter les dépréciations concurrentielles.
  - Mettre des ressources générales du Fonds temporairement à la disposition des États membres moyennant des garanties adéquates pour corriger les déséquilibres de balance des paiements.
  - Abréger la durée et réduire l'ampleur des déséquilibres des balances des paiements.
- Activités illustratives :
  - Surveillance et conseils économiques (exemples de pays cités : Japon 2003, Mexique 2003).
  - Prêts et soutiens financiers (exemples : 21 milliards de dollars en soutien à la Corée pendant la crise asiatique 1997–98; prêt supplémentaire de 52 millions de dollars au Kenya en octobre 2000 dans le cadre d’un accord triennal de 193 millions de dollars au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance).
  - Assistance technique et formation (États baltes, Russie et autres pays issus de l’ex-URSS).
  - Élaboration et promotion de normes et codes universellement reconnus.
- Contexte d’évolution :
  - Mondialisation accrue depuis les années 1990; multiplication des États membres de 44 à 184 depuis 1945.
  - Réformes pour consolider l’architecture du système monétaire et financier international et renforcer prévention et résolution des crises.
- Direction et citation :
  - Horst Köhler a exprimé des priorités en septembre 2000; démission d’Horst Köhler en mars 2004; Rodrigo de Rato choisi comme nouveau Directeur général en mai 2004.
  - Citation de Rodrigo de Rato : «La tâche principale du FMI consiste à promouvoir la stabilité financière et contribuer à l’amélioration des perspectives de croissance soutenue. Ce faisant, Le FMI prête main-forte à la communauté internationale dans la lutte contre la pauvreté dans le monde.»

### Section 2 — Gouvernance, ressources et instruments de réserve
- Gouvernance et personnel :
  - Conseil des gouverneurs = plus haute autorité; Conseil d'administration de 24 administrateurs présidé par le Directeur général.
  - 184 pays membres représentés au Conseil d'administration; cinq principaux actionnaires (États-Unis, Japon, Allemagne, France et Royaume-Uni) ont chacun leur administrateur; la Chine, la Russie et l'Arabie Saoudite ont chacune leur administrateur.
  - Environ 2.800 fonctionnaires originaires de 141 pays; environ deux tiers des cadres sont des économistes; environ 90 représentants résidents.
  - Bureaux de liaison : Paris, Tokyo, New York et Genève.
- Ressources financières et quotes‑parts :
  - 25% des souscriptions versées en DTS ou en principales monnaies; le solde payable dans la monnaie du pays si nécessaire.
  - Contribution la plus forte : 17,5% du total des quotes-parts (États-Unis).
  - Contribution la plus faible : 0,001% (Palaos).
  - Onzième révision des quotes-parts (entrée en vigueur en janvier 1999) : total des quotes-parts porté à 212 milliards de DTS (environ 300 milliards de dollars), soit une hausse d'environ 45%.
- Emprunts complémentaires :
  - Accords généraux d'emprunt (AGE) de 1962 : 11 participants.
  - Nouveaux Accords d'emprunt (NAE) de 1997 : 25 pays et institutions.
  - Total mis à disposition par AGE et NAE : 34 milliards de DTS (environ 50 milliards de dollars).
- Le DTS (droit de tirage spécial) :
  - Alloué par le FMI depuis 1969 pour compléter l'or et le dollar.
  - Allocations cumulées effectuées : 21,4 milliards de DTS (soit environ 32 milliards de dollars).
  - Dernière allocation générale avant le texte : 4,1 milliards de DTS en 1981 aux 141 États membres de l'époque.
  - Proposition de septembre 1997 : allocation spéciale et unique de 21,4 milliards de DTS à des fins d'«équité».
  - Au 1er juillet 2004, 1 DTS valait 1,48 dollar.
- Missions et surveillance :
  - Trois fonctions principales : surveillance et conseils, prêts en devises pour corriger déséquilibres de balance des paiements, assistance technique et formation.
  - Surveillance bilatérale : «consultations au titre de l’article IV» annuelles; résumés et rapports fréquemment publiés sous forme de notes d'information au public (NIP).
  - Surveillance mondiale et régionale : Perspectives de l’économie mondiale, Rapport sur la stabilité dans le monde; examens des accords régionaux (exemples : Union européenne, zone euro, UEMOA, CEMAC, Union monétaire des Caraïbes orientales).

### Section 3 — Conditionnalité, instruments de prêt et caractéristiques opérationnelles
- Conditionnalité et appropriation :
  - Aide financière conditionnée à un programme économique exposé dans une «lettre d'intention» élaborée en coopération avec les services du FMI; programmes adaptés et susceptibles de révision en cours d'exécution.
  - Rationalisation de la conditionnalité en 2000–01 : recentrage sur la politique macroéconomique et le secteur financier pour faciliter l'appropriation nationale.
- Instruments de prêt et évolution :
  - Trois instruments principaux de prêt (mentionnés dans le texte principal); dispositifs concessionnels pour les pays pauvres : FRPC (facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance), remplaçant la FASR en novembre 1999.
  - Réexamen en 2000 : suppression de quatre instruments; ajustements pour décourager recours excessifs, préciser l'application du mécanisme élargi de crédit et améliorer le suivi post-programme.
- Caractéristiques et conditions :
  - Les prêts complètent les réserves internationales; ne financent pas de projets spécifiques.
  - Décaissements par étapes liés au respect du calendrier des engagements.
  - Durées de décaissement et remboursement selon mécanisme : de six mois à quatre ans pour certains mécanismes; prêts temporaires.
  - Modalités de remboursement (valeurs textuelles exactes préservées) :
    - Possibilité d'un remboursement anticipé sur des périodes de 2!/4à 4 ans pour les accords de confirmation et de 4!/2à 7ans pour les accords élargis (décision de novembre 2000).
    - Période de remboursement de 3!/4à 5 ans pour les prêts à court terme (accords de confirmation).
    - Période de remboursement de 4!/2à 10 ans pour les financements à moyen terme (mécanisme élargi de crédit).
    - Pour la FRPC : période de remboursement de 10 ans, avec un différé d'amortissement de 5!/2ans pour le principal.
  - Taux et commissions :
    - Guichets ordinaires non concessionnels : taux d'intérêt et commissions liés au marché, plus une commission d'engagement remboursable; commissions additionnelles possibles pour dépassement de seuils ou pour la facilité de réserve supplémentaire.
    - FRPC (pays à faible revenu concessionnel) : taux d'intérêt concessionnel fixé à !/2% par an (présentation textuelle préservée).
  - Garantie de remboursement prioritaire et procédures pour décourager arriérés.
  - Depuis mars 2000 : exigence d'une évaluation des pratiques des banques centrales en matière de contrôle interne, d'information financière et d'audit; élargissement des moyens utilisables en cas d'informations erronées.
- Rôle catalyseur :
  - Les prêts couvrent souvent une fraction limitée des besoins extérieurs mais rassurent investisseurs et bailleurs officiels, facilitant la mobilisation de ressources additionnelles.

### Section 3 — Synthèse des mécanismes de financement et chronologie
- Principaux mécanismes (résumé) :
  - Accords de confirmation : période en général de 12 à 18 mois pour difficultés temporaires.
  - Mécanisme élargi de crédit : appui sur des périodes de trois à quatre ans en général pour problèmes structurels graves.
  - FRPC : mécanisme à faible taux d'intérêt pour pays les plus pauvres; taux bonifié via ventes d'or du FMI et prêts/dons des pays membres.
  - Facilité de réserve supplémentaire : concours à court terme pour perte de confiance soudaine; taux majoré d'une commission additionnelle.
  - Aide d'urgence (créée en 1962) : catastrophes naturelles et, depuis 1995, certains États sortant de conflits militaires.
- Chronologie et faits saillants (extraits chiffrés et datés) :
  - 1952: création des accords de confirmation; première utilisation par la Belgique pour un prêt de 50 millions de dollars.
  - 1963: création de la facilité de financement compensatoire pour exportateurs de produits primaires.
  - 1974: création du mécanisme élargi de crédit (MEDC); premier accord MEDC avec le Kenya en 1975.
  - 1994–95: Mexique: prêt de 17,8 milliards de dollars; mise en place des Nouveaux Accords d'emprunt (NAE).
  - 1996: lancement conjoint avec la Banque mondiale de l'initiative PPTE.
  - 1997–98: crise financière asiatique; prêts totalisant plus de 36 milliards de dollars; création de la facilité de réserve supplémentaire en 1997.
  - Novembre 2000: réexamen et rationalisation des mécanismes de financement, suppression de quatre facilités.
  - 2004: mise en place d'un mécanisme d'intégration commerciale pour aider les petits pays en développement.

### Section 4 — Assistance technique, normes, transparence et coopération
- Assistance technique et formation :
  - Domaines couverts : banques centrales, politique monétaire et de change, politique et administration fiscales, statistiques officielles.
  - Objectif : renforcer compétences des administrations (ministères des finances et banques centrales).
  - Coût : l'assistance technique représente environ 20 % des coûts administratifs de l'institution.
  - Cours et centres régionaux : Washington et centres régionaux à Brasília, Singapour, Tunis et Vienne.
  - Financements complémentaires : fournis par gouvernements (exemples cités: Japon et Suisse) et organisations internationales.
  - Répartition régionale de l'assistance technique (Exercice budgétaire 2001) :
    - Afrique (27 %)
    - Moyen-Orient (11 %)
    - Europe (29 %)
    - Asie (23 %)
    - Amérique latine et Caraïbes (10 %)
- Renforcement du système financier mondial :
  - Constats : mondialisation augmente volume et vitesse des flux de capitaux; investisseurs peuvent se retirer soudainement; crises localisées peuvent se propager.
  - Actions entreprises : renforcement du contrôle interne, alignement sur normes internationales, évaluations conjointes FMI-Banque mondiale depuis 1999.
  - Domaines d'intervention : cadre législatif et réglementaire, normes de fonds propres, normes comptables internationales, principes du gouvernement d'entreprise, diffusion rapide des données financières.
- Normes, codes et diffusion des données :
  - Normes facultatives élaborées en collaboration parfois avec la BRI ou la Banque mondiale (statistiques, codes de bonnes pratiques budgétaire/monétaire/financier, renforcement du secteur financier).
  - NSDD (norme spéciale de diffusion des données) créée en 1996; SGDD créé en 1997.
- Transparence et responsabilité :
  - Multiplication de la publication d'informations depuis le milieu des années 90; exemples : NIP résumant consultations de l'article IV pour environ 80 % des membres en 1999–2000; lettres d'intention publiées par environ 80 % des pays appliquant un programme appuyé par le FMI.
  - Avril 1999 : projet-pilote de diffusion volontaire des rapports des services du FMI au titre de l'article IV; novembre 2000 : projet remplacé par une politique de publication volontaire; depuis juillet 2004, le consentement du pays est posé en principe.
  - Bureau d'évaluation indépendant créé en 2001; publication de trois rapports d'évaluation en 2002–03.
- Association du secteur privé :
  - Dialogue avec les marchés (ex. Groupe consultatif sur les marchés de capitaux, première réunion en septembre 2000).
  - Participation du secteur privé aux restructurations de la dette coordonnées selon des principes convenus entre États membres.
- Collaboration internationale :
  - Coopération active avec Banque mondiale, banques régionales de développement, OMC, agences de l'ONU et autres; participation au Forum de stabilité financière.

### Section 5 — Lutte contre la pauvreté, DSRP et initiative PPTE
- Historique des prêts concessionnels :
  - Entre 1986 et 1999, 56 pays regroupant au total 3,2 milliards de personnes ont bénéficié des prêts à faible taux d'intérêt dans le cadre de la FAS et de la FASR.
- Nouvelle approche (1999) :
  - L’aide concessionnelle et l’allégement de la dette reposent désormais sur des stratégies nationales de réduction de la pauvreté.
  - Objectifs : accroître l’initiative des États membres, prioriser les besoins des plus démunis via un processus participatif incluant la société civile, permettre aux pays de définir un plan clair de développement.
  - Principes : approche globale et définition extensive de la pauvreté; accélération de la croissance primordiale pour réduire la pauvreté; appropriation nationale; coopération entre partenaires du développement; focus sur les résultats.
  - Conditions de succès : réforme des institutions, renforcement des capacités nationales, engagement durable des gouvernements et partenaires.
- Documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) — contenu et processus :
  - Diagnostic des obstacles; politiques et objectifs macroéconomiques, structurels et sociaux; suivi; assistance extérieure; participation et consultation de la société civile.
- Rôles respectifs FMI/Banque mondiale :
  - Banque mondiale : diagnostic et conseils sur la politique sociale.
  - FMI : avis sur les domaines relevant de son mandat traditionnel et encouragement d’une politique macroéconomique prudente.
  - Domaines partagés : finances publiques, exécution et transparence budgétaires, administration fiscale et douanière.
- Initiative en faveur des PPTE (lancée en 1996) :
  - Objectif : alléger le fardeau de la dette des pays les plus démunis et soutenir croissance et réduction de la pauvreté.
  - En septembre 1999 : plus de 6 milliards de dollars d'allégements de dette, en termes nominaux, engagés en faveur de sept pays.
  - Renforcement en 1999 : seuils abaissés; 38 pays peuvent être admis à bénéficier de l’allégement renforcé (contre 29 auparavant); allégement plus rapide pour libérer des ressources pour santé et éducation.
  - Impact moyen indiqué : encours de la dette réduit des deux tiers environ pour les PPTE bénéficiaires (en incluant les allégements hors initiative), libérant des ressources pour dépenses sociales.
  - En juillet 2004, 27 pays à faible revenu — dont 23 pays d’Afrique subsaharienne — avaient commencé à bénéficier d’un allégement de la dette au titre de l’initiative en faveur des PPTE.
  - Critères : pays à faible revenu avec endettement intolérable; réduction de la dette accompagnée d’une bonne politique économique, d’une augmentation des flux d’aide et d’un meilleur accès aux marchés.
- Rôle du FMI dans la lutte contre la pauvreté :
  - Institution monétaire aidant par des conseils, assistance technique et aide financière pour permettre une politique économique favorable à la croissance et à l’amélioration du niveau de vie.

*Source: _whatf_*

### Section 1

### Qu’est-ce que le Fonds monétaire international? — Section 1

### Aperçu général et mission
- Le FMI est une organisation regroupant 184 pays.
- Mission : promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi et à la stabilité économique et faire reculer la pauvreté.
- Siège : Washington.
- Création : traité entré en vigueur en 1945.
- Rôle central : surveiller le système monétaire international — système des paiements internationaux et des taux de change entre monnaies nationales — et prévenir les crises systémiques.

### Objectifs statutaires et priorités
- Objectifs selon les Statuts (encadré 2) :
  - Promouvoir la coopération monétaire internationale.
  - Faciliter l’expansion et l’accroissement harmonieux du commerce international et contribuer à des niveaux élevés d'emploi et de revenu réel.
  - Promouvoir la stabilité des changes, maintenir des régimes de change ordonnés et éviter les dépréciations concurrentielles.
  - Aider à établir un système multilatéral de règlement des transactions courantes et éliminer les restrictions de change nuisibles au commerce mondial.
  - Mettre des ressources générales du Fonds temporairement à la disposition des États membres moyen nant des garanties adéquates pour corriger les déséquilibres de balance des paiements.
  - Abréger la durée et réduire l'ampleur des déséquilibres des balances des paiements.
- Priorités réaffirmées en 2000 : promouvoir une croissance non inflationniste et soutenue, constituer un pôle d’expertise pour la stabilité du système financier international, se concentrer sur questions macroéconomiques et financières, coopérer avec d'autres institutions, et s’adapter en permanence.

### Activités principales et exemples concrets
- Surveillance et conseils économiques :
  - Examen annuel des politiques et situations économiques des États membres, y compris au niveau mondial.
  - Recommandations données aux pays pour corriger déséquilibres et renforcer la compétitivité (exemples : Japon 2003, Mexique 2003).
  - Dans le Rapport de printemps 2004 des Perspectives de l’économie mondiale, insistance sur la correction ordonnée des déséquilibres mondiaux, notamment le lourd déficit courant des États-Unis et les excédents d’autres pays.
- Prêts et soutiens financiers :
  - Accorde des prêts aux États membres ayant des difficultés de balance des paiements pour aider temporairement et soutenir des politiques d’ajustement et de réforme.
  - Exemple crise asiatique 1997–98 : le FMI a engagé 21 milliards de dollars en soutien à la Corée pour réformes, restructuration et reconstitution des réserves.
  - Exemple Kenya octobre 2000 : prêt supplémentaire de 52 millions de dollars dans le cadre d’un accord triennal de 193 millions de dollars au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance.
- Assistance technique et formation :
  - Aide à la mise en place de systèmes de trésorerie et d’autres compétences de banque centrale (exemples : États baltes, Russie et autres pays issus de l’ex-URSS après l’effondrement de l’Union soviétique).
- Normes et codes :
  - Élaboration et promotion de normes et codes universellement reconnus en matière de politique et d’institutions économiques.

### Adaptation aux défis mondiaux et réformes
- Contexte d’évolution :
  - Mondialisation depuis les années 1990 : intégration croissante des marchés, volatilité et propagation plus rapide des crises financières.
  - Nombre d’États membres multiplié depuis 1945 (de 44 à 184), en partie du fait de l’indépendance des pays en développement et de l’effondrement du bloc soviétique.
- Réponse du FMI :
  - Réformes pour consolider l’architecture du système monétaire et financier international.
  - Renforcement de la prévention et de la résolution des crises financières.
  - Accent accru sur la croissance et la réduction de la pauvreté dans les pays les plus démunis.
- Direction :
  - Horst Köhler a exprimé en septembre 2000 des priorités d’action qui ont inspiré les efforts de réforme.
  - Changement de direction : démission d’Horst Köhler en mars 2004; Rodrigo de Rato choisi comme nouveau Directeur général en mai 2004.
  - Citation : «La tâche principale du FMI consiste à promouvoir la stabilité financière et contribuer à l’amélioration des perspectives de croissance soutenue. Ce faisant, Le FMI prête main-forte à la communauté internationale dans la lutte contre la pauvreté dans le monde.» — Rodrigo de Rato, Directeur général du FMI.

### Origines historiques
- Bretton Woods :
  - Conférence de juillet 1944 à Bretton Woods (New Hampshire, États-Unis) avec 44 nations aboutissant à la création du FMI et de la Banque mondiale.
  - Objectifs initiaux : instaurer un cadre de coopération pour prévenir les politiques économiques dommageables et rétablir l’ordre monétaire international.
- Entrée en vigueur et évolution :
  - Le FMI est né en décembre 1945 lorsque ses Statuts ont été ratifiés par 29 États membres.
  - Jusqu’en 1971, système de parités (Bretton Woods) fondé sur la convertibilité en or du dollar; suspension de la convertibilité en or du dollar en 1971.
  - Depuis 1971, choix libre des régimes de change par les États membres (flottement, arrimage, utilisation d’une monnaie étrangère, union monétaire), à l’exception du rattachement à l’or.

### Encadré thématique : politique macroéconomique et financière (mission essentielle)
- Le FMI se focalise prioritairement sur les résultats d’ensemble de l’économie — performances macroéconomiques : dépenses globales, production, emploi, inflation et balance des paiements.
- Domaines d’attention :
  - Politique macroéconomique : finances publiques, taux d’intérêt, monnaie et crédit, taux de change.
  - Politique du secteur financier : régulation et contrôle des banques et autres établissements financiers.
  - Politiques structurelles ayant un impact macroéconomique (ex. politique du marché du travail).
- Objectif pratique : conseiller les États membres pour atteindre emplois élevés, faible inflation et croissance soutenue et durable sans créer de problèmes d’inflation ou de paiements extérieurs.

_Extrait : _whatf - Section 1 (Fonds monétaire international, 2004)

### Section 2

### _whatf - Section 2

### Rôles et complémentarité avec la Banque mondiale
- Le FMI met l'accent sur les résultats macroéconomiques ainsi que sur la politique macroéconomique et financière.
- La Banque mondiale — incluant la Société financière internationale (SFI) et l'Association internationale de développement (IDA) — se concentre sur le développement à long terme et la lutte contre la pauvreté, en accordant notamment des prêts pour des projets d'infrastructure ou des réformes sectorielles et structurelles.
- Les concours du FMI ne sont pas destinés à financer un secteur ou un projet particulier, mais à apporter un soutien général à la balance des paiements et aux réserves internationales d'un pays pendant la mise en œuvre de mesures correctrices.

### Gouvernance et prise de décision au FMI
- Responsabilité et organes :
  - Le FMI est responsable devant ses États membres.
  - Le Conseil des gouverneurs est la plus haute autorité du FMI; il se réunit normalement une fois par an à l'Assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale.
  - Le Conseil d'administration assure la gestion courante; il est composé de 24 administrateurs et est présidé par le Directeur général.
  - Le Directeur général est choisi par le Conseil d'administration; mandat initial de cinq ans, renouvelable. Il est assisté d'un Premier Directeur général adjoint et de deux Directeurs généraux adjoints.
- Représentation :
  - 184 pays membres sont représentés au Conseil d'administration.
  - Les cinq principaux actionnaires — États-Unis, Japon, Allemagne, France et Royaume-Uni — ont chacun leur administrateur, de même que la Chine, la Russie et l'Arabie Saoudite.
  - Les 16 autres administrateurs sont élus pour deux ans par des groupes de pays.
- Personnel et bureaux :
  - L'organisation compte environ 2.800 fonctionnaires originaires de 141 pays.
  - Environ deux tiers des cadres sont des économistes.
  - Environ 90 représentants résidents sont détachés auprès des États membres.
  - Bureaux à Paris, Tokyo, New York et Genève pour liaison avec d'autres institutions internationales et sociétés civiles.
- Mode de décision :
  - Système de vote pondéré fondé sur les quotes-parts; cependant le Conseil d'administration adopte la plupart de ses décisions par consensus et à l'unanimité.
  - Les principales questions du système monétaire international sont examinées deux fois par an par le Comité monétaire et financier international (CMFI).

### Ressources financières du FMI
- Principales sources :
  - Souscriptions (quotes-parts) versées par les pays au moment de leur adhésion ou lors de révisions périodiques.
  - 25% des souscriptions sont versées en droits de tirage spéciaux (DTS) ou en principales monnaies; le FMI peut réclamer le solde payable dans la monnaie du pays si nécessaire.
  - La quote-part détermine le montant de la souscription, le nombre de voix, le montant des concours admissibles et la part des allocations de DTS.
- Exemples et valeurs exactes mentionnées :
  - Contribution la plus forte : 17,5% du total des quotes-parts (États-Unis).
  - Contribution la plus faible : 0,001% (Palaos).
  - Onzième révision des quotes-parts (entrée en vigueur en janvier 1999) a porté le total des quotes-parts à 212 milliards de DTS (environ 300 milliards de dollars), soit une hausse d'environ 45%.
- Emprunts complémentaires :
  - Accords généraux d'emprunt (AGE), conclus en 1962, regroupant 11 participants.
  - Nouveaux Accords d'emprunt (NAE), conclus en 1997, auxquels participent 25 pays et institutions.
  - Ces deux lignes de crédit mettent à la disposition du FMI un total de 34 milliards de DTS (environ 50 milliards de dollars).
- Répartition des dix principales quotes-parts (exprimées en pourcentage du total des quotes-parts) : valeurs figurant comme graphique dans la source; exemples cités dans le texte : Japon, Canada, États-Unis, Allemagne, France, Italie, Russie, Chine, Royaume‑Uni, Arabie Saoudite.

### Le DTS (droit de tirage spécial)
- Nature et objectif :
  - Instrument de réserve international créé par le FMI en 1969 pour compléter l'or et le dollar comme instruments de réserve.
  - Les DTS sont alloués périodiquement par le FMI aux États membres en cas de besoin ou annulés le cas échéant.
- Allocations et montants exacts :
  - Jusqu'à présent, le FMI a alloué 21,4 milliards de DTS (soit environ 32 milliards de dollars).
  - Dernière allocation générale avant le texte : 4,1 milliards de DTS en 1981 aux 141 États membres de l'époque.
  - En septembre 1997, le Conseil des gouverneurs a proposé un quatrième amendement autorisant une allocation spéciale et unique de 21,4 milliards de DTS à des fins d'«équité», destinée à porter le ratio allocations cumulées de DTS/quotes-parts de tous les États membres à un seuil de référence commun.
- Usage et valeur :
  - Les membres peuvent utiliser les DTS dans des transactions entre eux, avec 16 détenteurs «institutionnels» de DTS, ou avec le FMI.
  - Le DTS est l'unité de compte du FMI et est utilisé comme unité de compte par d'autres organisations.
  - Valeur du DTS basée sur un panier de quatre monnaies : dollar, euro, livre sterling et yen, réexaminé tous les cinq ans.
  - Au 1er juillet 2004, 1 DTS valait 1,48 dollar.

### Missions et services fournis aux États membres
- Trois fonctions principales du FMI (énumérées dans la source) :
  - Examiner et suivre l'évolution de la situation économique et financière au niveau national et mondial, et donner des conseils en matière économique.
  - Accorder des prêts en devises pour étayer les politiques d'ajustement et de réforme visant à corriger des déséquilibres de balance des paiements et promouvoir une croissance durable.
  - Fournir une assistance technique diversifiée et former des fonctionnaires et des agents de banques centrales dans les domaines relevant de sa compétence.
- Surveillance (trois types) :
  - Surveillance bilatérale :
    - Consultations annuelles, dites «consultations au titre de l’article IV», généralement une fois par an, comprenant une mission d'économistes du FMI qui recueillent des données, évaluent la politique macroéconomique et établissent un rapport soumis au Conseil d'administration.
    - Les résumés des conclusions et, dans de nombreux cas, les rapports complets sont publiés sous forme de notes d'information au public (NIP) ou affichés sur le site du FMI.
  - Surveillance mondiale :
    - Le Conseil d'administration fait régulièrement le point sur l'évolution économique internationale, s'appuyant notamment sur les Perspectives de l’économie mondiale et le Rapport sur la stabilité dans le monde, préparés ordinairement deux fois par an avant les réunions semestrielles du CMFI.
  - Surveillance régionale :
    - Le FMI examine les politiques menées dans le cadre d'accords régionaux (exemples donnés : Union européenne, zone euro, Union économique et monétaire ouest-africaine, Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, Union monétaire des Caraïbes orientales).
- Assistance préventive et missions :
  - Le FMI peut prévenir les États membres de l'imminence de dangers et leur permettre de prendre des mesures correctives.
  - Envoi de missions additionnelles dans les États membres dont la situation le justifie; réunions informelles du Conseil d'administration sur certains pays ou régions.

### Prêts et programmes d'ajustement appuyés par le FMI
- Objectif des prêts :
  - Accorder des prêts en devises aux pays qui ont des problèmes de balance des paiements afin de faciliter l'ajustement et de soutenir les réformes structurelles destinées à améliorer durablement la balance des paiements et les perspectives de croissance.
- Conditions d'accès :
  - Les États membres peuvent s'adresser au FMI s'ils ont un besoin de financement de la balance des paiements, c'est-à-dire s'ils doivent recourir aux emprunts officiels pour régler leurs paiements extérieurs et conserver un volume de réserves suffisant sans avoir à prendre de «mesures préjudiciables à la prospérité nationale ou internationale».
- Raison d'être des prêts :
  - Éviter que les pays ne prennent des mesures préjudiciables (restrictions des échanges et des paiements, compression forte de la demande intérieure, dépréciation sensible de la monnaie nationale) ou subissent un ajustement plus marqué en l'absence de financements.

* _whatf - Section 2_*

### Section 3

### Section 3

### Rôle du FMI et conditionnalité
- Le FMI apporte des conseils économiques et une aide financière conditionnée à la conclusion d'un programme économique convenu avec les autorités nationales, exposé dans une «lettre d'intention».
- Les programmes sont formulés par les autorités nationales en coopération étroite avec les services du FMI, adaptés à la situation et aux besoins spécifiques du pays pour favoriser l'appropriation par la population locale.
- Les programmes ne sont pas rigides et peuvent être réévalués et révisés en cours d'exécution; il est fréquent que des programmes soient révisés en cours d'exécution.
- En 2000–01, le FMI s'est attaché à rationaliser la conditionnalité en la recentrant sur la politique macroéconomique et le secteur financier, en limitant les ingérences dans les choix économiques et en facilitant l'appropriation des programmes par les pays concernés.

### Instruments de prêt et leur évolution
- Les prêts s'inscrivent dans des politiques ou mécanismes de financement (les «facilités» du FMI) qui ont évolué pour s'adapter aux besoins des pays membres.
- La durée, les modalités de remboursement et les conditions varient selon les problèmes de balance des paiements et les situations à traiter.
- Le FMI apporte l'essentiel de ses financements dans le cadre de trois instruments de prêt (mentionnés dans le texte principal).
- Depuis la fin des années 70, des prêts concessionnels aident les États membres les plus pauvres; le dispositif actuel est la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC), qui a remplacé la facilité d’ajustement structurel renforcée (FASR) en novembre 1999.
- À la fin des années 90, de nouveaux instruments ont été créés pour faire face à un effondrement brutal de la confiance du marché et à la contagion des crises financières.
- En 2000, un réexamen des mécanismes de financement a conduit à la suppression de quatre instruments et à des modifications pour:
  - adapter les conditions applicables aux accords de confirmation et au mécanisme élargi de crédit pour décourager des recours trop longs ou trop importants aux ressources du FMI;
  - réaffirmer que le mécanisme élargi de crédit s'applique uniquement aux situations nécessitant manifestement des financements à long terme;
  - améliorer le suivi post-programme, en particulier quand l'encours des crédits dépasse un certain seuil.

### Principales caractéristiques des prêts du FMI
- Le FMI n'est ni une agence d'aide, ni une banque de développement; il prête pour résoudre des problèmes de balance des paiements et rétablir des conditions de croissance durable.
- Les devises fournies sont déposées à la banque centrale du pays emprunteur et viennent compléter ses réserves internationales; les prêts ne financent pas des projets ou activités spécifiques.
- Les prêts sont assortis de conditions: le pays emprunteur doit adopter les mesures convenues; le FMI décaisse par étapes au fur et à mesure du respect du calendrier des engagements.
- Les prêts sont temporaires; selon le mécanisme, ils peuvent être décaissés sur des périodes allant de six mois à quatre ans.
- En novembre 2000, le Conseil d'administration a introduit la possibilité d'un remboursement anticipé sur des périodes de 2!/4à 4 ans pour les accords de confirmation et de 4!/2à 7ans pour les accords élargis.
- La période de remboursement est de 3!/4à 5 ans pour les prêts à court terme (accords de confirmation) et de 4!/2à 10 ans pour les financements à moyen terme (mécanisme élargi de crédit).
- Pour la FRPC (pays à faible revenu concessionnel), la période de remboursement est de 10 ans, avec un différé d'amortissement de 5!/2ans pour le principal.
- Le FMI s'attend à ce que les emprunteurs remboursent en priorité ses prêts; il a mis en place des procédures visant à décourager l'accumulation d'arriérés et d'impayés.
- Les pays empruntant via les guichets ordinaires non concessionnels payent un taux d'intérêt et des commissions liés au marché, plus une commission d'engagement remboursable; des commissions additionnelles peuvent s'appliquer lorsque les prêts dépassent un certain seuil ou pour la facilité de réserve supplémentaire.
- Les pays à faible revenu empruntant via la FRPC acquittent un taux d'intérêt concessionnel fixé à !/2% par an.
- Depuis mars 2000, le FMI exige une évaluation des pratiques des banques centrales en matière de contrôle interne, d'information financière et d'audit; le Conseil a élargi et systématisé les moyens utilisables lorsque des pays fournissent des informations erronées.
- Les prêts du FMI couvrent souvent une fraction limitée des besoins extérieurs, mais l'approbation d'un prêt rassure investisseurs et bailleurs officiels et facilite la mobilisation de ressources additionnelles; le rôle de catalyseur du FMI repose sur la crédibilité de sa conditionnalité.

### Encadré 4 — Principaux mécanismes de financement (synthèse)
- Accords de confirmation: pierre angulaire; droit de tirer sur des ressources spécifiées pour une période en général de 12 à 18 mois afin de faire face à des difficultés temporaires de balance des paiements.
- Mécanisme élargi de crédit: appuie les États membres pour des périodes de trois à quatre ans en général (réponse à des problèmes économiques structurels provoquant des carences graves de la balance des paiements).
- FRPC (remplaçant la FASR en novembre 1999): mécanisme à faible taux d'intérêt pour aider les pays les plus pauvres à faire face à des problèmes persistants de balance des paiements; taux bonifié grâce aux ressources des ventes d'or du FMI et aux prêts/dons des pays membres.
- Facilité de réserve supplémentaire: concours à court terme pour difficultés exceptionnelles de balance des paiements liées à une perte de confiance soudaine des marchés; taux majoré d'une commission additionnelle.
- Aide d'urgence (créée en 1962): pour catastrophes naturelles soudaines; étendue en 1995 pour couvrir certains États sortant de conflits militaires ayant perdu des capacités institutionnelles et administratives.

### Chronologie et faits saillants historiques
- 1952: création des accords de confirmation; première utilisation par la Belgique pour un prêt de 50 millions de dollars.
- 1963: création de la facilité de financement compensatoire pour exporter des produits primaires.
- Années 70: rôle pendant la crise pétrolière; mécanisme pétrolier temporaire (1974–1976).
- 1974: création du mécanisme élargi de crédit (MEDC); premier accord MEDC avec le Kenya en 1975.
- Années 80: rôle déterminant dans la résolution de la crise de la dette en Amérique latine.
- 1989: aide active aux pays d'Europe centrale et orientale et aux anciens pays de l'URSS.
- 1993–1995: création puis suppression de la facilité pour la transformation systémique.
- 1994–95: Mexique: prêt de 17,8 milliards de dollars; mise en place des Nouveaux Accords d'emprunt (NAE).
- 1996: lancement conjoint avec la Banque mondiale de l'initiative PPTE; remplacement de la facilité concessionnelle par la FRPC.
- 1997–98: crise financière asiatique; prêts totalisant plus de 36 milliards de dollars; création de la facilité de réserve supplémentaire en 1997.
- Novembre 2000: réexamen et rationalisation des mécanismes de financement, suppression de quatre facilités.
- 2004: mise en place d'un mécanisme d'intégration commerciale pour aider les petits pays en développement à amortir l'impact négatif à court terme de la libéralisation du commerce.

### Assistance technique et formation
- Le FMI est largement connu pour ses conseils économiques et ses prêts à l'appui des politiques des États membres en temps de crise; il fournit également une assistance technique et de la formation (suite du texte).

*Source: _whatf - Section 3*

### Section 4

### Renforcer le système monétaire

### Assistance technique du FMI
- Le FMI offre régulièrement une assistance technique et une formation dans un large éventail de domaines : banques centrales, politique monétaire et de change, politique et administration fiscales, statistiques officielles.
- Objectif : aider les États membres à mieux concevoir et mettre en œuvre leur politique économique en renforçant les compétences des administrations (ministères des finances et banques centrales).
- L'assistance technique complète les conseils économiques et l'assistance financière du FMI et représente environ 20 % des coûts administratifs de l'institution.
- Historique :
  - Le FMI a commencé à apporter une assistance technique au milieu des années 60 pour aider les nouveaux États indépendants à mettre en place leur banque centrale et leur ministère des finances.
  - Nouvel essor au début des années 90 avec la transition des économies d'Europe centrale et orientale et des pays issus de l'ex-Union soviétique.
  - Intensification plus récente dans le cadre du renforcement de l'architecture financière internationale.
- Principaux objectifs de l'assistance technique et de la formation :
  - consolider les secteurs monétaires et financiers : régulation, contrôle et restructuration du système bancaire; gestion des réserves de change et opérations de change; systèmes de compensation et de règlement des paiements; structure et développement des banques centrales;
  - encourager une politique et une gestion budgétaires rigoureuses : politique et administration des impôts et des douanes, préparation du budget, gestion des dépenses, dispositifs de protection sociale, gestion de la dette interne et externe;
  - établir, gérer et diffuser des données statistiques et améliorer leur qualité;
  - formuler et revoir les législations économiques et financières.
- Modalités :
  - Cours de formation au siège de Washington et dans les centres régionaux de Brasília, Singapour, Tunis et Vienne.
  - Assistance technique sur le terrain via missions et engagement d'experts et de consultants.
  - Financements complémentaires fournis par des gouvernements (par exemple Japon et Suisse) et des organisations internationales (Banque mondiale, OCDE, PNUD, Union européenne).
- Répartition régionale de l'assistance technique (Exercice budgétaire 2001) :
  - Afrique (27 %)
  - Moyen-Orient (11 %)
  - Europe (29 %)
  - Asie (23 %)
  - Amérique latine et Caraïbes (10 %)

### Bâtir un système financier mondial plus solide
- Contexte :
  - La mondialisation a accru le volume et la vitesse des flux internationaux de capitaux, augmentant le risque de crise financière.
  - Les crises des marchés émergents à la fin des années 90 ont mis en lumière des carences de politiques nationales et des défauts du système financier international (crise asiatique de 1997–98 citée).
- Deux vérités rappelées par les crises :
  - Les investisseurs peuvent se retirer soudainement et massivement d'un pays s'ils estiment que sa politique économique est inadaptée.
  - Les crises localisées peuvent se propager très vite à d'autres économies.
- Actions entreprises (FMI et États membres, en collaboration avec d'autres organisations) pour réduire le risque et favoriser une résolution rapide :
  - Renforcement du secteur financier afin d'améliorer contrôle interne, évaluation et gestion du risque; alignement des modalités de contrôle et de réglementation sur les normes internationales.
  - Depuis 1999, FMI et Banque mondiale procèdent à des évaluations conjointes du secteur financier des États membres pour détecter faiblesses présentes et potentielles.
- Domaines d'intervention concrets :
  - renforcer le cadre législatif et réglementaire et le contrôle du système bancaire;
  - examiner les normes de fonds propres des banques et autres établissements financiers;
  - développer un ensemble de normes comptables internationales;
  - finaliser une série de principes fondamentaux du gouvernement d'entreprise;
  - éviter que les États membres adoptent des régimes de change vulnérables aux attaques spéculatives;
  - assurer une diffusion plus libre et plus rapide des données financières destinées aux marchés.

### Normes, codes et diffusion des données
- Le FMI a développé des normes facultatives, en collaboration parfois avec la BRI ou la Banque mondiale, couvrant :
  - méthodes statistiques nationales;
  - codes de bonnes pratiques dans les domaines budgétaire, monétaire et financier;
  - directives pour le renforcement du secteur financier (normes de contrôle et de réglementation du système bancaire).
- Ces travaux sont complétés par la BRI, la Banque mondiale et d'autres agences pour des domaines tels que la comptabilité et les audits financiers, les faillites, le gouvernement d'entreprise, la réglementation des marchés de titres, ou les systèmes de paiement et de règlement.
- Rapports sur l'observation des normes et codes :
  - En 1999, les services du FMI ont entrepris, à titre expérimental, des rapports qui se concentrent principalement sur des domaines d'intérêt opérationnel direct pour le FMI. Plusieurs pays ont choisi de publier ces rapports.
- Publication de données et transparence :
  - Après la crise mexicaine de 1994–95, le FMI a mis au point en 1996 la norme spéciale de diffusion des données (NSDD) pour aider les pays à diffuser leurs statistiques économiques et financières.
  - Le système général de diffusion des données (SGDD) a été créé en 1997 pour guider les pays qui ne peuvent pas encore souscrire à la NSDD.
  - Les pays souscrivant à la NSDD acceptent de publier, selon un calendrier préétabli, des statistiques nationales détaillées, notamment sur les réserves internationales et la dette extérieure.

### Transparence et responsabilité du FMI
- Le FMI a accru la publication d'informations sur ses activités et celles des États membres depuis le milieu des années 90, notamment sur son site Internet.
- Exemple de diffusion :
  - Notes d'information au public résumant les consultations de l'article IV diffusées à l'issue des consultations avec environ 80 % des membres du FMI en 1999–2000.
  - Lettres d'intention publiées par environ 80 % des pays qui appliquent un programme appuyé par le FMI.
- Politique de publication :
  - Avril 1999 : lancement d'un projet-pilote de diffusion volontaire des rapports des services du FMI au titre de l'article IV; au cours des 18 mois suivants, une soixantaine de pays ont accepté le principe.
  - Novembre 2000 : le projet-pilote remplacé par une politique de publication volontaire des documents sur les consultations de l'article IV et sur l'utilisation des ressources du FMI, soumise au consentement du pays concerné.
  - Depuis juillet 2004, ce consentement est posé en principe.
- Évaluations externes et responsabilité :
  - Série d'évaluations externes confiées à des experts indépendants sur des politiques et activités du FMI.
  - Création d'un Bureau d'évaluation indépendant en 2001; publication de trois rapports d'évaluation en 2002–03.
- Le Conseil d'administration veille à préserver le rôle de conseiller confidentiel du FMI auprès de ses membres malgré l'accroissement de la transparence.

### Associer le secteur privé à la prévention et à la résolution des crises
- Rôle du secteur privé :
  - Les capitaux privés constituent la principale composante des flux financiers internationaux; le secteur privé a donc un rôle important dans la prévention et la résolution des crises.
  - Un meilleur évaluation du risque et un dialogue plus étroit entre pays et investisseurs privés peuvent réduire la volatilité des flux et favoriser la participation du secteur privé à la résolution des crises (y compris via la restructuration de la dette privée).
  - Cela peut aussi limiter l'"aléa moral" lié à la perspective de renflouements officiels.
- Dialogue avec les marchés :
  - Le FMI approfondit son dialogue avec les participants au marché, par exemple via le Groupe consultatif sur les marchés de capitaux, qui s'est réuni pour la première fois en septembre 2000.
  - Ce groupe favorise la communication régulière entre participants aux marchés internationaux de capitaux et la direction du FMI sur des questions d'intérêt commun, sans aborder les questions confidentielles liées aux économies nationales.
- Programmes appuyés par le FMI et participation du secteur privé :
  - Les programmes appuyés par le FMI visent généralement à rétablir la stabilité par un dosage de financements officiels, d'ajustement de la politique économique et de raffermissement de la confiance des investisseurs privés.
  - Il arrive que des restructurations coordonnées de la dette par les créanciers privés soient nécessaires; les États membres se sont accordés sur une série de principes de participation du secteur privé, qui doivent encore être affinés et appliqués avec souplesse selon les cas.

### Collaboration avec d'autres institutions
- Le FMI collabore activement avec la Banque mondiale, les banques régionales de développement, l'Organisation mondiale du commerce, les agences des Nations Unies et divers autres organismes internationaux.
- Collaboration étroite avec la Banque mondiale :
  - Lutte contre la pauvreté (la Banque mondiale dispose des compétences pour aider à améliorer la politique sociale).
  - Évaluations conjointes des secteurs financiers des États membres (détection des facteurs de vulnérabilité systémique).
  - Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, élaboration de normes et codes, amélioration de la qualité, de la diffusion et de la couverture des données sur la dette extérieure.
- Le FMI participe aussi au Forum de stabilité financière, rassemblant autorités de tutelle, organes de régulation et comités d'experts des banques centrales et institutions financières.

### Rôle du FMI dans la lutte contre la pauvreté
- Le FMI, institution monétaire et non agence de développement, joue un rôle important dans la lutte contre la pauvreté.
- Motivation : la croissance durable nécessaire pour réduire la pauvreté suppose une politique macroéconomique saine, qui est au cœur du mandat du FMI.
- Le FMI aide les pays à faible revenu par des conseils, de l'assistance technique et une aide financière pour mettre en œuvre une politique économique favorable à la croissance et à l'amélioration du niveau de vie.

*Source : _whatf - Section 4*

### Section 5

### _whatf - Section 5

### Historique des prêts concessionnels et couverture
- Entre 1986 et 1999, 56 pays regroupant au total 3,2 milliards de personnes ont bénéficié des prêts à faible taux d'intérêt accordés dans le cadre de la facilité d'ajustement structurel (FAS, 1986–87), puis de la facilité d'ajustement structurel renforcée (FASR, 1897–89).
- Ces mécanismes de financement ont beaucoup aidé les pays à faible revenu, mais de nombreux pays bénéficiaires n'ont pas enregistré les progrès nécessaires à un recul durable de la pauvreté.

### Nouvelle approche de la lutte contre la pauvreté (adoptée en 1999)
- Décision en 1999 : l'aide concessionnelle et l'allégement de la dette assurés par le FMI et la Banque reposeront désormais sur des stratégies nationales de lutte contre la pauvreté.
- Objectifs de la nouvelle approche :
  - donner plus de place à l'initiative des États membres dans les programmes économiques;
  - assurer que les besoins des plus démunis reçoivent une attention prioritaire, notamment par un processus de participation large incluant la société civile;
  - permettre aux pays de «prendre en main» leur propre développement et d'inscrire leurs objectifs dans un plan clair.

- Principes sous-tendant la nouvelle approche :
  - l'approche du développement doit être globale et reposer sur une définition extensive de la pauvreté;
  - l'accélération de la croissance est primordiale pour réduire durablement la pauvreté, et une plus grande participation des pauvres peut augmenter le potentiel de croissance d'un pays;
  - il est indispensable que les pays concernés «s'approprient» les objectifs, la stratégie et les choix de développement et de lutte contre la pauvreté;
  - les membres de la communauté du développement doivent travailler en étroite collaboration;
  - il convient de mettre résolument l'accent sur les résultats.

- Conditions de succès :
  - réforme des institutions pour assurer la reddition de comptes devant la population, y compris les pauvres;
  - renforcement des capacités nationales;
  - engagement durable des gouvernements et de leurs partenaires.

### Documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP)
- Rôle des DSRP :
  - fournir un schéma directeur national énoncé dans le document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP);
  - permettre à la communauté internationale — notamment au FMI — d'apporter une aide aussi efficace que possible.
- Contenu et processus (encadré sur la formulation des DSRP) :
  - Diagnostic des obstacles à la réduction de la pauvreté et à la croissance : utiliser les données existantes pour déterminer qui sont les pauvres et où ils vivent; analyser les obstacles macroéconomiques, sociaux et institutionnels à l'accélération de la croissance et du recul de la pauvreté.
  - Politiques et objectifs : fixer des objectifs à moyen et à long terme et énoncer les politiques macroéconomique, structurelle et sociale nécessaires.
  - Suivi : prévoir un suivi des progrès et un échange d'informations avec les partenaires du pays pour le développement.
  - Assistance extérieure : améliorer efficacité et efficience de l'assistance des donateurs; déterminer l'ampleur des concours extérieurs financiers et techniques nécessaires; évaluer l'impact de ces concours sur la pauvreté, y compris les économies effectives dégagées par l'allégement de la dette.
  - Participation : décrire modalités, fréquence et lieu des consultations; résumer les principales questions évoquées et les points de vue des participants; rendre compte de l'impact des consultations sur l'élaboration du DSRP et du rôle de la société civile dans son suivi et sa mise en œuvre.

### Rôles respectifs du FMI et de la Banque mondiale
- La Banque mondiale et le FMI appuient les gouvernements qui élaborent leur stratégie, sans influer sur son orientation.
- Coordination et distinctions des compétences :
  - la Banque mondiale : établir un diagnostic et conseiller sur la politique sociale pour réduire la pauvreté;
  - le FMI : donner des avis sur les domaines relevant de son mandat traditionnel et encourager une politique macroéconomique prudente;
  - domaines partagés (finances publiques, exécution et transparence budgétaires, administration fiscale et douanière) : action étroitement coordonnée.
- Procédure d'approbation : les pays communiquent leur stratégie définitive aux conseils d'administration des deux institutions; ces conseils reçoivent aussi les conclusions de l'évaluation conjointe des services de la Banque mondiale et du FMI qui recommandent ou non l'approbation.

### Allégement du fardeau de la dette : initiative en faveur des PPTE
- Lancement en 1996 de l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) par la Banque mondiale et le FMI, visant à alléger le fardeau de la dette des pays les plus démunis tout en aidant à la croissance et à la réduction de la pauvreté.
- Résultats et limites initiales :
  - en septembre 1999, plus de 6 milliards de dollars d'allégements de dette, en termes nominaux, avaient été engagés en faveur de sept pays;
  - il est apparu que l'initiative n'allait ni assez loin, ni assez vite.
- Renforcement de l'initiative en 1999 :
  - allégement plus substantiel de la dette d'un plus grand nombre de pays en abaissant les seuils pris en compte; par exemple, 38 pays peuvent être admis à bénéficier d'un allégement de la dette au titre de l'initiative renforcée en faveur des PPTE, contre 29 auparavant;
  - allégement plus rapide, en finançant à un stade précoce les programmes économiques mis en œuvre pour libérer des ressources pour la lutte contre la pauvreté, notamment pour les dépenses de santé et d'éducation.
- Impacts observés :
  - en incluant les allégements de dette consentis en dehors de l'initiative, les PPTE bénéficiaires ont vu l'encours de leur dette réduit des deux tiers environ, en moyenne, ce qui a libéré des ressources pour les dépenses sociales.
  - En juillet 2004, 27 pays à faible revenu — dont 23 pays d’Afrique subsaharienne — avaient commencé à bénéficier d’un allégement de la dette au titre de l’initiative en faveur des PPTE.
- Critères et rôle complémentaire :
  - sont admis à bénéficier de cette initiative les pays à faible revenu handicapés par un niveau d’endettement intolérable; pour ces pays, même les mécanismes traditionnels de rééchelonnement et d’allégement de la dette — conjugués à l’aide, aux prêts concessionnels et à une politique économique saine — ne suffiraient pas à ramener la dette extérieure à des proportions «viables».
  - la réduction de la dette vise à étayer une politique économique axée sur la croissance et le recul de la pauvreté.
  - rôle du FMI : s'assurer (avec la Banque mondiale) que les ressources libérées par l’allégement de la dette ne sont pas gaspillées.
  - la réduction de la dette doit s'accompagner d'une bonne politique économique, d'une augmentation des flux d’aide en provenance des pays riches et d'un meilleur accès des pays en développement aux marchés des pays industriels.
- Impératif collectif : la responsabilité collective de la communauté internationale est d’assurer que la croissance est partagée par tous et de veiller à ce que les plus pauvres ne soient pas encore plus marginalisés; le FMI contribue à cet objectif dans le cadre de ses efforts pour assurer une mondialisation au service de tous.

*Source : _whatf - Section 5*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/pubs/ft/exrp/what/fre/_whatf.pdf_
