## _cr05329f — Indicateurs de pauvreté et indicateurs sociaux

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### I. Objet, conclusions initiales et admissibilité PPTE
- Document évaluant l’admissibilité du Burundi à l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).
- Dates d’examen préliminaire par les conseils d’administration :
  - FMI : 19 janvier 2005.
  - IDA : 27 janvier 2005.
- Conclusions provisoires des administrateurs :
  - Burundi potentiellement admissible en raison du lourd fardeau de la dette, d’antécédents de programmes IDA/FMI, statut de pays exclusivement IDA et admissibilité à la FRPC.
  - Possible atteinte du point de décision d’ici le milieu de 2005 si mesures structurelles et macroéconomiques appliquées de façon satisfaisante.
  - Endettement extérieur continuerait à dépasser le seuil PPTE même après allégement classique.
    - Ratio dette en VAN/exportations estimé à 1 772 % à la fin de 2004.
    - Ratio attendu pour excéder 150 % durant la période de projection.
- Décision des services de l’IDA et du FMI : conditions réunies pour viser le point de décision compte tenu des progrès post-accord d’Arusha et de l’engagement des autorités.

### II. Profil social et dimensions de la pauvreté
- Revenu et pauvreté :
  - PIB nominal par habitant : environ 83 dollars EU en 2003.
  - Revenu par habitant : moins de la moitié du sommet historique de 180 dollars EU atteint avant 1993.
  - Pourcentage sous le seuil de pauvreté : 35 % en 1992 → 68 % en 2002 (68,7 % zones rurales; 66,0 % zones urbaines).
- Indicateurs sanitaires et sociaux :
  - Prévalence de la malnutrition infantile : 35 % en 1987 → 45 % en 2000.
  - Accès à l’eau potable : moins de 48 %.
  - Accès aux services de santé : moins de 20 %.
  - Personnes déplacées : ~200 000 actuellement (vs ~1 million au plus fort).
  - Prévalence du VIH/sida : 1 Burundais sexuellement actif sur 9 est infecté; estimations de 360 000 personnes atteintes chez les 15–49 ans et 19 000 chez les moins de 15 ans (1999).
  - Orphelins : environ 200 000 des ~556 000 orphelins ont perdu leurs parents en raison du sida.
- Classement et services publics :
  - Quatrième pays le moins développé (IDH 2004).
  - Objectif gouvernemental : rétablir niveaux de services sociaux antérieurs au conflit; atteinte des OMD jugée difficile.

### III. Contexte politique, sécurité et réintégration
- Chronologie et progrès politiques :
  - Accord d’Arusha : août 2000.
  - Institutions de transition constituées en 2002; succession présidentielle pacifique en 2003.
  - Dernier groupe rebelle a conclu un cessez-le-feu en mai 2005.
  - Nouvelle Constitution approuvée : référendum en février 2005.
  - Élections communales : 23 juin 2005; parlementaires : 4 juillet 2005.
  - Garantie constitutionnelle : 40 % des sièges à l’assemblée nationale pour la minorité tutsie.
- Sécurité et DDR :
  - ONUB : 5 650 personnes (y compris personnel civil).
  - Démobilisés : près de 10 000 à fin mai 2005.
  - Retour d’environ 500 000 réfugiés et déplacés grâce à la Commission nationale de réinsertion.
  - Commission nationale pour la vérité et la réconciliation constituée en janvier 2005 (mandat de deux ans).

### IV. Résultats macroéconomiques récents et politiques en cours
- Soutien externe et instruments :
  - IDA : crédits et dons (ex. crédit d’urgence 2000; crédit de redressement économique 2002); don prévu de 50 millions de dollars EU pour 2005.
  - FRPC : accord triennal début janvier 2004 (69 millions de DTS); première revue close le 19 janvier 2005.
  - Forum des donateurs (janvier 2004) : engagements > 1 milliard de dollars EU sur trois ans.
- Croissance et inflation :
  - Croissance du PIB réel : accélérée en 2004 pour avoisiner 5 %; devrait demeurer à ce niveau en 2005.
  - Inflation : près de 12 % en 2004; hausse continue au début de 2005.
    - Causes : sécheresse, flambée des prix des produits pétroliers importés, pression liée à la présence internationale, croissance rapide de la masse monétaire.
- Balance extérieure et finances publiques :
  - Déficit courant (dons compris) en 2004 : 7,2 % du PIB.
  - Dépenses sociales : 6,7 % du PIB.
  - Résultats budgétaires du premier trimestre de 2005 : largement dans les limites du programme.
  - Recettes globales supérieures à l’objectif grâce au renforcement de l’administration des impôts.

### V. Réformes structurelles, secteur rural et priorités sectorielles
- Réalisations structurelles (2003–05) — sélection :
  - Suppression des restrictions sur transactions courantes et paiements d’amortissement — Septembre 2003.
  - Adoption nouvelle nomenclature comptable et budgétaire — Décembre 2004.
  - Libéralisation de l’investissement privé dans la filière café — Janvier 2005.
  - Abolition du plafond des prêts de la banque centrale et introduction d’enchères de liquidités — Avril 2005.
  - Abolition des restrictions sur le commerce du sucre et du contrôle du prix — Mai 2005.
- Gouvernance et secteur privé :
  - Création de la Cour des comptes — Décembre 2004; audit des comptes publics de 2004 engagé en avril 2005.
  - Mesures pour régler les arriérés de l’État envers fournisseurs privés et préparer le cadre de privatisation.
- Agriculture et rural :
  - Secteur rural : près de 50 % du PIB; fait vivre plus de 90 % de la population.
  - Réforme de la filière café : objectifs pour accroître les revenus d’environ 800 000 petits producteurs; calendrier d’étapes allant de décembre 2004 à avril 2006.
  - Programmes appuyés par l’IDA et le FEM dès 2005 pour atténuer la fragilité des écosystèmes (marais, forêts, terres humides).
- Santé et éducation — priorités :
  - Objectif court terme : revenir aux niveaux de service antérieurs à la crise.
  - Éducation : augmenter le taux de scolarisation primaire brut de 74 % (2003–04) → 77 % en 2006; secondaire de 16 % → 18 % en 2006.
  - Santé : accroître le taux d’immunisation des moins d’un an de 75 % en 2004 → 85 % en 2006.

### VI. Stratégie de réduction de la pauvreté (CSLP) et données
- CSLP-I articulé autour de six axes stratégiques :
  i) paix et gouvernance démocratique;
  ii) réinsertion des victimes du conflit et des groupes défavorisés;
  iii) développement du secteur privé;
  iv) développement du capital humain;
  v) lutte contre le VIH/sida;
  vi) promotion du rôle de la femme.
- Enquête d’opinion nationale 2004 (3 000 personnes) — points saillants :
  - > 80 % : pauvreté stable ou aggravée au cours des 5 dernières années.
  - ~40 % : s’attendent à une amélioration dans un horizon de 5 ans.
  - Faible satisfaction vis-à-vis de la qualité des services publics, sauf enseignement primaire.
- Données et suivi :
  - Dernière enquête-ménages : 1998–99; besoins de données détaillées.
  - 2005 : utilisation d’une version étendue du QUID pour mesurer la pauvreté et établir une référence des services sociaux.
  - Calendrier CSLP complet : autorité prévoit achèvement d’ici la fin de 2005 (analyse et synthèse des rapports locaux/provinciaux d’ici mi-juillet 2005).

### VII. Analyse de la viabilité de la dette — état et structure (fin décembre 2004)
- Encours de la dette extérieure contractée ou garantie par l’État, y compris les arriérés : 1 384 millions de dollars EU.
  - Dette envers créanciers multilatéraux : 84,5 % de ce montant.
  - Club de Paris : 10,5 %.
- Arriérés totaux à fin 2004 : 78,6 millions de dollars EU (6 % de la dette totale); diminution de 106,1 millions de dollars EU par rapport à fin 2003.
  - Répartition des arriérés : 27 % multilatéraux (21,3 millions de dollars EU); 73 % bilatéraux et commerciaux (57,3 millions de dollars EU).
- Après hypothèse d’utilisation intégrale des mécanismes classiques d’allégement, encours de la dette extérieure en VAN : 902 millions de dollars EU à la fin de décembre 2004.
- Rééchelonnement Club de Paris (4 mars 2004) : total restructuré 85 millions de dollars EU (dont 4 millions annulés); conditions incluent Naples et engagement d’atteindre réduction de 90 % (Cologne) après point de décision.

### VIII. Scénario de référence, projections et hypothèses macroéconomiques (2004–24)
- Hypothèses clés :
  - Croissance du PIB réel : atteint en moyenne 5 % durant 2004–24.
  - Inflation (IPC, fin de période) : 12 % en 2004 → 10 % en 2005 → 4 % en 2011 et stable jusqu’en 2024.
  - Recettes hors dons : ≈ 18 % du PIB en 2005 → ≈ 21 % en 2024.
  - Financement extérieur officiel brut : ≈ 22 % du PIB en 2004–05 → ≈ 10 % en 2009 → 6 % en 2024.
  - Transferts nets de ressources : 32 % du PIB en 2005 → 9 % en 2024.
  - Exportations : stables en 2006, +21 % en 2007, croissance annuelle 7–11 % ensuite; production de café → ≈ 55 000 tonnes progressivement; part du PIB des exportations de biens et services : 10 % en 2005 → ≈ 13 % en 2024.
  - Importations : 34 % du PIB en 2004–05 → 25 % en 2013 → 22 % en 2024.
- Résultats de la projection de référence :
  - Dette extérieure reste longtemps au-dessus du seuil PPTE même après allégement PPTE.
  - Conditions nécessaires pour ramener rapidement la dette sous le seuil PPTE :
    - grande proportion de l’aide sous forme de dons initialement;
    - profondes réformes pour accélérer croissance et exportations.
  - Perspectives favorables : croissance soutenue, consolidation de la paix, stabilité macroéconomique, normalisation des relations avec créanciers, diversification des exportations.

### IX. Assistance PPTE requise — montants et modalités
- Pour atteindre ratio dette en VAN/exportations = 150 % après allégement classique :
  - Facteur de réduction commun requis : 91,5 % pour tous les créanciers.
  - Montant d’allégement requis : 826 millions de dollars EU en VAN.
  - Répartition en VAN :
    - Créanciers multilatéraux : 701 millions de dollars EU.
    - Créanciers bilatéraux et commerciaux : 124 millions de dollars EU.
  - Détails :
    - Club de Paris : 86 millions de dollars EU en VAN.
    - Créanciers commerciaux : 5 millions de dollars EU.
    - Autres créanciers bilatéraux officiels : 33 millions de dollars EU.
  - Allégement en valeur nominale à terme : ≈ 1 495 millions de dollars EU.
- Contributions spécifiques mentionnées :
  - FMI : 27,84 millions de dollars EU en VAN; aide intérimaire d’environ 50 % du service exigible immédiatement après approbation du point de décision; principaux remboursements FRPC commencent août 2009.
  - IDA : aide totale de 424,8 millions de dollars EU en VAN; épargne estimée du service IDA : 39 % en 2005 → 90 % par la suite.
  - Créanciers du Club de Paris, IDA, FMI et BAfD représentent 84 % de la dette en VAN.

### X. Impact attendu et profils de service de la dette
- Ratio dette en VAN/exportations :
  - Après apport de l’aide PPTE, atteindrait 168 % en 2010 avant de baisser à 86 % en 2024.
  - Ne tomberait pas sous 150 % avant 2013.
- Service de la dette durant la période intérimaire (juillet 2005–fin 2006) :
  - Service de la dette en % des exportations : 52 % en 2005 → 12,6 % en 2006.
  - Service de la dette en % des recettes budgétaires : 29 % en 2005 → 6,2 % en 2006.
- Réduction moyenne du service de la dette due à l’initiative PPTE :
  - ≈ 26 millions de dollars EU en 2005–06.
  - ≈ 46 millions de dollars EU après le point d’achèvement.
- Effets budgétaires attendus :
  - Fonds libérés doivent augmenter considérablement les dépenses de lutte contre la pauvreté, excédant les dépenses courantes de santé et d’éducation.

### XI. Analyse de sensibilité — quatre scénarios testés (après PPTE)
1. Moindre croissance des exportations (-1 point) :
   - Ratio dette en VAN/exportations : +29 points en moyenne vs scénario de référence durant 2004–2014; +130 points à la fin de la période de projection.
2. Hausse des prix des importations non pétrolières (+5 points 2006–09) :
   - Ratio dette en VAN/exportations : ≈ +50 points en moyenne durant 2004–14; ≈ +105 points après.
   - Ratio service de la dette/exportations : faible détérioration.
3. Hausse des taux d’intérêt (+2 points sur tous les prêts 2005→fin période) :
   - Ratio dette en VAN/exportations : ≈ +60 points vs référence pour 2004–14.
   - Ratio service de la dette/exportations : ≈ +6 points en moyenne.
4. Financement entièrement sous forme de dons jusqu’à atteindre 150 % (2006–07) puis 70 % dons/30 % prêts très concessionnels après 2007 :
   - Modalités très concessionnelles réduisent légèrement le ratio service de la dette/exportations par rapport au scénario de référence.
- Conclusion sensibilité :
  - Viabilité dépend fortement des chocs exogènes et de la composition/modalités de l’aide.
  - Faible base d’exportation limite dette soutenable si dépenses publiques ciblent fortement les OMD.
  - Recommandation implicite : priorité à réformes pour développer exportations, gestion prudente de la dette et préférence pour aide en dons.

### XII. Gouvernance de l’allégement PPTE, programmation et suivi
- Utilisation et suivi des économies PPTE :
  - Économies déposées dans un sous-compte spécial du Trésor à la BRB.
  - Système informatisé intégré de gestion des dépenses publiques mis en place en 2005; nouvelle nomenclature budgétaire adoptée 2005 pour suivi par activité et région.
  - PAGE et don IDA pour réforme de la passation des marchés publics.
- Dépenses prioritaires listées (Encadré 7) : réconciliation nationale et sécurité; santé (VI. priorités détaillées); éducation; infrastructures; agriculture (recherche et participation du secteur privé).
- Contrôles et audits :
  - Comité de surveillance indépendant (représentants nationaux, locaux, bailleurs) pour suivi des dépenses PPTE.
  - Audits techniques et financiers indépendants; diffusion publique des audits.
- Suivi du point d’achèvement :
  - FMI : suivi de la stabilité macroéconomique.
  - IDA : suivi du CSLP, gouvernance, prestation des services, gestion des dépenses publiques, suivi des dépenses de lutte contre la pauvreté et démobilisation.
  - Rapports mensuels externes sur la dette et projections requis avant point d’achèvement.

### XIII. Annexes chiffrées — extraits clés (sélection)
- Encours nominal dette (fin déc. 2004) : 1 384 millions de dollars EU.
  - Après allégement classique : valeur nominale 1 325 millions de dollars EU.
  - VAN de la dette (avant allégement classique) : 894.8 millions de dollars EU.
  - VAN après allégement classique : 902.0 millions de dollars EU.
- Profil ratios (extraits) :
  - Ratio dette en VAN/exportations observé (moyenne 3 ans) : 1772 (2004).
  - Ratio dette en VAN/PIB (exemples scénario de référence) : 11.5 (2004), 13.7 (2006), 15.0 (2008), 13.8 (2014).
  - Ratio dette en VAN/exportations (exemples) : 150.0 (2004), 156.1 (2005), 165.7 (2006).
  - Ratio service de la dette/exportations (exemples) : 123.1 (2004), 35.9 (2005), 11.5 (2006).
- Aide IDA proposée :
  - Allégement nominal proposé : 773 millions de dollars EU.
  - Allégement en VAN estimé : 426 millions de dollars EU (fin 2004).
- Balance des paiements (exemples) :
  - Solde transactions courantes : 2004 = -47.7 (millions $EU); 2005 = -56.8; 2006 = -94.9.
  - Exportations f.a.b. : 2004 = 47.9 (millions $EU); 2005 = 69.1; 2014 = 345.8.
  - Importations f.a.b. : 2004 = -142.8 (millions $EU); 2005 = -203.1; 2014 = -548.0.
- Hypothèses long terme (exemples) :
  - Croissance PIB réel projetée : 5.0 (taux annuel 2005–24).
  - PIB nominal : 2004 = 664.1 (millions $EU); 2014 = 1,631.3; 2024 = 3,239.8.
  - Exportations biens et services hors revenus facteurs : 2004 = 58.9; 2014 = 179.5; 2024 = 419.7.
  - Recettes publiques hors dons : 2004 = 133.5 (millions $EU); 2014 = 328.1; 2024 = 673.4.

### XIV. Synthèse des recommandations et priorités politiques
- Trois axes déterminants pour l’évolution de l’endettement et la viabilité :
  1. Développer la base d’exportation (produits traditionnels et non traditionnels), promouvoir l’investissement privé et améliorer les infrastructures.
  2. Fournir l’aide extérieure majoritairement sous forme de dons.
  3. Gérer la dette avec prudence (renforcement de la DDE, meilleure coordination institutionnelle, utilisation d’outils informatiques et formation).
- Autres priorités implicites :
  - Poursuivre les réformes structurelles soutenues et la consolidation de la paix.
  - Renforcer la gouvernance, la transparence budgétaire et le suivi des dépenses PPTE.
  - Améliorer la collecte et la qualité des données socioéconomiques pour mieux cibler les interventions de réduction de la pauvreté.

*Source: Extraits du document _cr05329f (Évaluation PPTE du Burundi — indicateurs de pauvreté, indicateurs sociaux, analyses macroéconomiques et viabilité de la dette).*

### 1.         Indicateurs         de         pauvreté         et indicateurs sociaux.......................................

### _cr05329f - 1.         Indicateurs         de         pauvreté         et indicateurs sociaux.......................................

### I. INTRODUCTION — objet et conclusions initiales
- Le document évalue l’admissibilité du Burundi à une aide au titre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).
- Les conseils d’administration du FMI et de l’IDA ont examiné le document préliminaire les 19 et 27 janvier 2005, respectivement.
- Conclusions provisoires des administrateurs :
  - Le Burundi pourrait avoir droit à une aide en raison du lourd fardeau de sa dette, de ses antécédents dans les programmes appuyés par l’IDA et le FMI, de son statut de pays exclusivement IDA et de son admissibilité à la FRPC.
  - Le Burundi pourrait atteindre le point de décision d’ici le milieu de 2005 si les mesures du programme structurel et macroéconomique sont appliquées de façon satisfaisante.
  - La lourde charge de la dette du Burundi exige une forte croissance des exportations et une aide extérieure sous forme de dons ou de prêts très concessionnels.
- Analyse de viabilité de la dette : l’endettement extérieur continuerait à dépasser le seuil de l’initiative PPTE même après application intégrale des mécanismes classiques d’allégement.
  - Le ratio dette en valeur actualisée (VAN) aux exportations était estimé à 1 772 % à la fin de 2004 et devrait excéder 150 % durant la période de projection.
- Compte tenu des progrès post-accord d’Arusha et de l’engagement des autorités, les services de l’IDA et du FMI jugent que les conditions sont réunies pour atteindre le point de décision de l’initiative PPTE.

### II. GÉNÉRALITÉS ET ADMISSIBILITÉ À L’INITIATIVE PPTE — points saillants
- Statut vis-à-vis de la FRPC et de l’IDA :
  - Le Burundi est un pays exclusivement IDA.
  - PIB nominal par habitant d’environ 83 dollars EU en 2003.
  - Admissible à la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) du FMI.
  - Le Burundi continuera d’avoir besoin d’une importante assistance concessionnelle et restera vraisemblablement un pays exclusivement IDA ayant droit à la FRPC pendant encore de nombreuses années.

### III. DIMENSIONS DE LA PAUVRETÉ — indicateurs et impacts sociaux
- Revenu et pauvreté :
  - Revenu par habitant (niveau) : moins de la moitié du sommet historique de 180 dollars EU atteint avant 1993.
  - Pourcentage de personnes sous le seuil de pauvreté : de 35 % en 1992 à 68 % en 2002 (68,7 % zones rurales; 66,0 % zones urbaines).
- Bien-être social :
  - Classement : quatrième pays le moins développé au monde (indice du développement humain de 2004).
  - Objectif immédiat du gouvernement : assurer les mêmes niveaux de services sociaux qu’avant le conflit; atteinte des OMD jugée difficile.
- Santé, eau, déplacés et VIH/sida :
  - Prévalence de la malnutrition infantile : 35 % en 1987 à 45 % en 2000.
  - Accès à l’eau potable : moins de 48 %.
  - Accès aux services de santé : moins de 20 %.
  - Personnes déplacées : ~200 000 actuellement (comparativement à ~1 million au plus fort des combats).
  - Prévalence du VIH/sida : 1 Burundais sexuellement actif sur 9 est infecté; estimations : 360 000 personnes atteintes chez les 15–49 ans et 19 000 chez les moins de 15 ans (1999).
  - Orphelins : environ 200 000 des ~556 000 orphelins ont perdu leurs parents en raison du sida.

### IV. ÉVOLUTION POLITIQUE ET SÉCURITAIRE RÉCENTE
- Contexte post-indépendance et déclin :
  - Déclin économique d’environ 10 ans sous l’effet de la guerre civile (depuis 1993) et de l’embargo régional (1996–1999).
- Accord d’Arusha (août 2000) et transition politique :
  - Gouvernement de transition, sénat et chambres parlementaires ethniquement équilibrés constitués en 2002.
  - Succession présidentielle pacifique en 2003 (Hutu succède à un Tutsi).
  - Dernier groupe rebelle a conclu un cessez-le-feu en mai 2005.
  - Nouvelle Constitution approuvée lors d’un référendum en février 2005.
  - Élections communales : 23 juin 2005; élections parlementaires : 4 juillet 2005.
  - Nouveau parlement doit élire un nouveau président d’ici la fin août (année non précisée dans l’extrait); successeurs seront choisis directement au suffrage universel.
  - Dispositions constitutionnelles : majorité hutue, protection des minorités et des femmes; garantie de 40 % des sièges à l’assemblée nationale pour la minorité tutsie.
- Sécurité et réintégration :
  - Création d’une armée et d’un corps de police national ethniquement équilibrés commencée fin 2004.
  - Force de maintien de la paix de l’ONU (ONUB) de 5 650 personnes (y compris personnel civil) assure la sécurité et soutient le DDR avec l’IDA et bailleurs bilatéraux dans le cadre du MDRP.
  - À fin mai 2005, près de 10 000 anciens combattants démobilisés.
  - Commission nationale de réinsertion des sinistrés a contribué au retour d’environ 500 000 réfugiés et déplacés.
  - Commission nationale pour la vérité et la réconciliation constituée en janvier 2005, mandat de deux ans.

### V. BILAN DES AJUSTEMENTS MACROÉCONOMIQUES ET STRUCTURELS
- Soutien externe et instruments utilisés :
  - L’IDA a fourni : crédit d’urgence pour le redressement économique (2000), crédit de redressement économique (2002), dons et prêts sectoriels (dont programme de DDR), aide via fonds fiduciaire pour le service de la dette multilatérale.
  - Don prévu de 50 millions de dollars EU dans le cadre du programme transitoire de reconstruction post-conflit pour 2005.
  - FRPC : accord triennal au début de janvier 2004 (69 millions de DTS). Première revue du programme appuyé par la FRPC close le 19 janvier 2005.
  - Forum des donateurs (janvier 2004) : engagements de plus de 1 milliard de dollars EU sur trois ans.
- Résultats macroéconomiques récents :
  - Progression : accélération de la croissance du PIB réel, inflation maîtrisée dans une large mesure, amélioration des réserves de change, mobilisation d’un soutien financier international.
  - Progrès notables en 2004 et début 2005 dans le cadre du programme appuyé par la FRPC, malgré pressions liées à la création d’institutions de transition et au rétablissement de programmes sociaux.
- Croissance et inflation :
  - Croissance du PIB réel : accélérée en 2004 pour avoisiner 5 %; devrait demeurer à ce niveau en 2005.
  - Inflation : près de 12 % en 2004; hausse continue au début de 2005.
    - Causes identifiées : sécheresse dans le Nord affectant les prix des aliments, flambée des prix des produits pétroliers importés, pression de la présence internationale dans la capitale sur les prix des biens non commercialisés, croissance rapide de la masse monétaire.
- Balance extérieure et commerce :
  - Déficit courant (dons compris) en 2004 : 7,2 % du PIB (bien inférieur aux prévisions).
  - Réserves de change : augmentation observée.
  - Exportations : forte hausse due à excellente récolte de café et reprise des cours mondiaux du café.
  - Importations : croissance inférieure aux prévisions; aide humanitaire moins élevée que prévue.
- Finances publiques :
  - Objectifs du programme FRPC globalement atteints en 2004.
  - Déficit primaire légèrement supérieur aux prévisions en raison d’un surcroît de dépenses de contrepartie pour les dépenses-projets non entièrement compensé par une masse salariale plus faible que prévu.
  - Recettes globales supérieures à l’objectif grâce au renforcement de l’administration des impôts.
  - Dépenses sociales : 6,7 % du PIB.
  - Résultats budgétaires du premier trimestre de 2005 : largement dans les limites du programme.

### VI. ENCADRÉ STATISTIQUE — Encadré 1 : Indicateurs clés (valeurs et comparaisons)
- Données (année indiquée entre parenthèses) — Burundi / Afrique subsaharienne
  - Population (millions; 2002) : 7,3 / 702,6
  - Croissance démographique (2003) : 2,0 / 2,1
  - PIB par habitant ($EU; 2003) : 83 / 490
  - Espérance de vie à la naissance (ans; 2002) : 41,7 / 45,8
  - Taux de mortalité infantile (pour 1 000, 2002) : 123 / 103,1
  - Taux de mortalité juvénile (pour 1 000, 1998) : 208 / 173,9
  - Taux de mortalité maternelle (pour 100 000/naissances vivantes; 2001) : 1 300 / 916,8
  - Prévalence du VIH/sida (pourcentage de la population sexuellement active; 2001) : 11,3 / n.d.
  - Taux d’alphabétisme (pourcentage de la population; 2001) : 55,4 / 64,9
  - Taux brut de scolarisation (pourcentage du groupe d’âge; 2001) : 71,0 / 87,0
    - Hommes : 79,5 / 94,0
    - Femmes : 62,4 / 80,0
  - Densité de la population (habitants/km2) : 262,0 / 29,2
- Sources citées : CSLP-I du Burundi ; Indicateurs de développement de l’Afrique 2004 et Rapport sur le développement dans le monde 2005, Banque mondiale; base de données de l’UNESCO.

*Résumé fondé sur le contenu du document _cr05329f - 1. Indicateurs de pauvreté et indicateurs sociaux (extrait du PDF fourni).*

### 15.      Le passage du «budget de guerre» au «budget de paix» constitue un élément

### _cr05329f - 15.      Le passage du «budget de guerre» au «budget de paix» constitue un élément

### Transition budgétaire: du «budget de guerre» au «budget de paix»
- Les projets du secteur de la sécurité (intégration des ex-factions rebelles à l’armée et création du corps de police national) sont essentiels à une paix durable et accroîtront la part des dépenses militaires et sécuritaires à court terme en 2005.
- L’effort de démobilisation devrait finir par se traduire par une réduction des dépenses militaires au profit des dépenses sociales.
- Conséquence attendue pour 2005 :
  - la part du budget global correspondant aux dépenses militaires augmentera en 2005,
  - la part du secteur social diminuera légèrement.
- Scénario conditionnel : en supposant que la démobilisation se poursuit au même rythme, et du fait que les soldats et les anciens combattants sont moins nombreux que prévu initialement, une réduction des dépenses de sécurité semble envisageable à partir de la fin de 2005.
- Remarque méthodologique : l’indice de prix disponible reflète les prix à la consommation à Bujumbura et ne correspond pas forcément à ceux de l’ensemble du pays.

### Principales mesures économiques et structurelles (2003–05) — réalisations clefs
- Élimination des dernières restrictions appliquées aux transactions courantes et aux paiements d’amortissement de bonne foi — Septembre 2003.
- Préparation et adoption par le conseil des ministres d’un plan d’action satisfaisant pour l’IDA en vue d’éliminer les inégalités entre les sexes — Septembre 2003.
- Assujettissement des biens et services produits dans le pays à la taxe sur les transactions — Janvier 2004.
- Adoption d’un projet de loi créant un Bureau du contrôleur général; création du service d’audit en 2005 — Mars 2004.
- Vérification du respect des normes de fonds propres par les banques; deux banques ont été fermées — Mars 2004.
- Adoption d’un plan d’action pour la réforme des services chargés de la passation des marchés publics — Août 2004.
- Adoption d’une stratégie globale de relance des filières café, thé et coton — Octobre 2004.
- Taux de change officiel des opérations des banques commerciales : remplacement du taux d’adjudication de référence de la BRB par une moyenne pondérée des opérations quotidiennes des banques commerciales — Décembre 2004.
- Adoption de la nouvelle nomenclature comptable et budgétaire — Décembre 2004.
- Réduction du nombre de catégories tarifaires et de tarifs douaniers à l’importation — Exécutée dans le cadre du budget de 2005.
- Libéralisation de l’investissement privé dans la filière café et des opérations à tous les niveaux — Janvier 2005.
- Abolition de l’obligation de cession des devises provenant des exportations (50 % des exportations de café, de thé et de coton) — Janvier 2005.
- Création d’une cour des comptes — Décembre 2004; audit des comptes publics de 2004 engagé en avril 2005.
- Abolition du plafond des prêts de la banque centrale aux institutions financières et du crédit sectoriel dirigé — Avril 2005.
- Introduction des enchères de liquidités en fonction du marché (crédit/dépôt) — Avril 2005.
- Abolition des restrictions sur le commerce du sucre et du contrôle du prix — Mai 2005.

### Renforcement de la gestion des finances publiques
- Mesures prises et appui :
  - adoption d’une classification fonctionnelle et économique des dépenses budgétaires et d’un système de comptabilité en partie double;
  - mise en place d’un système de suivi des flux de ressources et de dépenses de l’État relevant des programmes d’aide extérieure;
  - informatisation de la gestion des dépenses;
  - amélioration de la gestion de la solde des fonctionnaires.
- Inventaire des arriérés de paiements intérieurs de l’État effectué en mai 2005; audit externe prévu prochainement.
- Assistance technique nécessaire du FMI et de l’IDA pour poursuivre les efforts.
- Transparence budgétaire : création de la Cour des comptes en 2004; revue des comptes publics 2004 engagée en avril 2005.
- Réforme de la mobilisation des recettes : renforcement de l’administration fiscale, adoption d’un numéro d’identification fiscale unique, élimination des échappatoires du régime d’inspection avant expédition des importations, assujettissement à l’impôt sur le revenu des Burundais au service d’organismes internationaux.
- Projet informatique : un système informatique intégré de gestion des dépenses publiques relié à la banque centrale (BRB) devrait être mis en place d’ici octobre 2005; objectifs :
  - assurer une gestion efficiente et transparente des finances publiques;
  - contrôler les dépenses de lutte contre la pauvreté, notamment les ressources découlant de l’initiative PPTE;
  - présenter l’information dans les comptes d’exécution budgétaire et clôturer ceux-ci correctement.

### Politique monétaire et taux de change
- Objectif pour le reste de 2005 : endiguer la croissance de la masse monétaire afin d’amener le taux d’inflation à 10 % d’ici la fin de l’année.
- Mesures prises par la BRB :
  - accroissement de l’efficience et de l’efficacité de la gestion des liquidités;
  - introduction d’enchères de liquidité en avril 2005;
  - abolition du plafond des prêts octroyés par la banque centrale.
- Libéralisation du régime de change depuis 2000 : convergence graduelle des taux de change parallèle et officiel; écart entre les deux taux avoisinant 3 % à la fin de 2004.
- Décembre 2004 : BRB a supprimé le caractère obligatoire du prix de référence des enchères de devises pour les transactions commerciales; le taux de change officiel correspond à la moyenne pondérée quotidienne des transactions du système bancaire.
- Début janvier 2005 : abolition de l’obligation de cession des devises provenant de la tranche restante des exportations.

### Réformes structurelles et sectorielles en cours
- Renforcement du Ministère de la planification du développement et de la reconstruction (programme appuyé par l’IDA) pour établir des comptes nationaux, des estimations et des prévisions fiables et à jour.
- Réforme judiciaire : élaboration d’une stratégie de réforme judiciaire avec le concours du PAGE de l’IDA pour assurer un équilibre ethnique et respecter l’équité et les droits de la personne.
- Réforme de la filière café (stratégie adoptée en octobre 2004) — étapes et calendrier :
  - élargissement de l’accès aux enchères de l’OCIBU — décembre 2004;
  - autorisation de l’investissement privé et libéralisation des opérations — janvier 2005;
  - abolition de la taxe sur la production de café (loyer verger) — avril 2005;
  - autorisation des ventes de café réalisées en marge de l’OCIBU — juin 2005;
  - privatisation des actifs de l’État dans la filière café : lancement des appels d’offres pour la vente des stations de lavage et des usines de transformation prévu au milieu de 2005;
  - mise en œuvre d’un plan d’action redéfinissant le rôle des institutions de la filière avant la saison de la récolte 2006 (avril 2006).
- Stratégie de réforme des filières thé et coton approuvée — octobre 2004.
- Libéralisation de la filière sucre — mai 2005 (abolition des restrictions à l’exportation, des prix planchers des importations et du contrôle des prix sur le marché intérieur).

### Stratégie à moyen terme pour la réduction de la pauvreté (CSLP)
- Processus et priorités :
  - préparation d’un CSLP intérimaire (CSLP-I) à l’issue de vastes consultations; CSLP-I présente une vision articulée autour de six axes stratégiques :
    i) paix et gouvernance démocratique;
    ii) réinsertion des victimes du conflit et des groupes défavorisés;
    iii) développement du secteur privé;
    iv) développement du capital humain;
    v) lutte contre le VIH/sida;
    vi) promotion du rôle de la femme dans le développement.
- Enquête d’opinion national 2004 auprès de 3 000 personnes — résultats saillants :
  - plus de 80 % des répondants estiment que la pauvreté est demeurée stable ou s’est aggravée au cours des 5 dernières années;
  - quelque 40 % s’attendent à une amélioration dans un horizon de 5 ans;
  - la pauvreté est perçue comme l’incapacité du ménage de nourrir ses membres, d’avoir un logement décent et de payer les services de santé;
  - le taux de satisfaction à l’égard de la qualité des services publics est faible, exception faite de l’enseignement primaire;
  - la fin du conflit est considérée comme le facteur ayant la plus grande incidence sur la réduction de la pauvreté et devant être ciblé en priorité par l’État, au même titre que la prestation de services d’enseignement;
  - l’amélioration de la sécurité alimentaire et la création d’emplois pour les jeunes sont également des priorités.
- Données et suivi :
  - absence de données détaillées fiables pour mesurer la pauvreté et établir les autres indicateurs sociaux; dernière enquête-ménages remontant à 1998–99, selon laquelle près des deux tiers de la population vivraient dans la pauvreté;
  - en 2005, utilisation d’une version étendue du questionnaire unifié des indicateurs de développement (QUID) représentative de la composition de la nation pour mesurer la pauvreté, identifier les groupes vulnérables et fournir une évaluation de référence de la prestation des services sociaux;
  - besoins d’amélioration des données budgétaires et de prestation des services sociaux afin de mieux cibler et évaluer les dépenses de lutte contre la pauvreté et de définir précisément cette catégorie de dépenses;
  - collecte de données auprès des utilisateurs d’hôpitaux, cliniques et écoles pour établir le taux de satisfaction, cerner les besoins non satisfaits et accroître l’efficacité des transferts de ressources.
- Calendrier :
  - analyse et synthèse des résultats des rapports locaux et provinciaux devraient être terminées d’ici la mi-juillet (2005);
  - autorité prévoit d’achever le CSLP complet à la fin de 2005 (révisé par rapport à une échéance antérieure de fin août).

### Objectifs macroéconomiques à moyen terme (autorités)
- Objectifs quantifiés :
  - croissance économique soutenue d’environ 5 % par année;
  - faire baisser l’inflation aux alentours de 4 à 5 %;
  - porter le niveau des réserves de change à l’équivalent de 6 mois d’importations de biens et de services;
  - réduire le déficit extérieur courant (dons inclus) à quelque 5½ % du PIB d’ici 2015;
  - limiter le financement extérieur aux dons et aux prêts très concessionnels;
  - ramener la dette extérieure à un niveau viable;
  - stimuler l’épargne privée et l’investissement.
- Moyens prévus :
  - programme de réformes axé sur le secteur privé comme moteur de la croissance (privatisation, amélioration de la gouvernance, climat d’affaires favorable);
  - focalisation sur les exportations; mesures indiquées dans l’étude diagnostique de l’intégration commerciale et approfondies dans une étude de l’IDA sur les sources de croissance d’ici juin 2006.

### Gouvernance, secteur privé et décentralisation
- Gouvernance : nomination d’un ministre d’État chargé de la bonne gouvernance en 2003; création d’un comité interministériel pour la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption; plan d’action en matière de gouvernance; renforcement de l’Inspection générale des finances; création d’une Cour des comptes; commission d’enquête internationale sur les prisonniers politiques; rôle actif de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME).
- Développement du secteur privé :
  - règlement des arriérés de l’État envers les fournisseurs privés;
  - application d’une loi révisée sur les sociétés et rédaction d’une nouvelle loi commerciale;
  - révision du droit de la faillite et amélioration du mécanisme d’arbitrage en cours;
  - élaboration d’un cadre pour la mise en œuvre du programme de privatisation des entreprises publiques;
  - nécessité de prendre en compte les aspects locaux et ethniques dans les programmes de privatisation pour prévenir les conflits.
- Décentralisation et développement communautaire :
  - projet communautaire appuyé par l’IDA visant une décentralisation efficace et de meilleurs services sociaux;
  - objectifs principaux : promouvoir la cohésion sociale intra et intercommunautaire; faciliter la réintégration des groupes sociaux déplacés ou marginalisés; renforcer l’obligation de rendre compte au niveau local via un processus décisionnel participatif pour les investissements communautaires.

### Politiques sociales et sectorielles — santé et éducation
- Situation générale : le Burundi est loin d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé et à l’éducation; contributions publiques insuffisantes pour rétablir les services sociaux réduits ou interrompus par la guerre; retours de réfugiés et personnes déplacées alourdissant le fardeau des services locaux.
- Santé (mise en valeur des ressources humaines) :
  - programmes pour remettre en état l’infrastructure éducative et sanitaire mis en œuvre;
  - priorités : améliorer l’accès dans les communautés ethniques mal desservies; décentraliser la gestion pour améliorer couverture et qualité des services de santé de base; mettre en place une structure de gestion indépendante et autonome pour les hôpitaux publics; utiliser des mécanismes de recouvrement des coûts pour améliorer les soins et assurer la viabilité;
  - stratégie multisectorielle de lutte contre le VIH/SIDA en cours d’application.
- Éducation :
  - mesures à court terme : remise en état des installations; fourniture de fournitures minimales; réaffectation des enseignants selon les pénuries; organisation de cours de formation pour les enseignants.
  - mesures structurelles : i) assurer une bonne formation à un nombre suffisant d’enseignants à tous les niveaux; ii) actualiser l’enseignement technique ainsi que les programmes et la réglementation universitaires; iii) fournir du matériel didactique approprié; iv) rehausser le statut des enseignants et leur offrir de meilleures perspectives de carrière; v) améliorer la planification et la répartition des écoles; vi) instaurer un cadre permettant à la communauté de participer à la gestion des écoles primaires et secondaires et lui donnant des moyens d’action.

*Source: _cr05329f*

### 30.      Santé. Le gouvernement mène des consultations nationales afin d’élaborer une

### _cr05329f - 30.      Santé. Le gouvernement mène des consultations nationales afin d’élaborer une

### Santé
- Objectif à court terme : revenir aux niveaux de service antérieurs à la crise.
- Principales actions à court terme :
  - i) améliorer la couverture sanitaire en rétablissant et en renforçant les services de base, en créant des établissements de santé en fonction de la carte sanitaire, ainsi qu’en rééquipant les centres médicaux;
  - ii) améliorer les soins préventifs (sensibilisation à la santé périnatale, à l’immunisation, à l’hygiène publique et à la nutrition) et curatifs grâce à une gestion et à un suivi structurés des épidémies, tout particulièrement le VIH/sida;
  - iii) rendre les services médicaux et les médicaments plus accessibles en augmentant les capacités de production locales et en améliorant les circuits de distribution;
  - iv) réaffecter les travailleurs de la santé là où il y a pénurie, tout particulièrement dans les régions rurales et les villes secondaires, et leur offrir des incitations afin de prévenir leur départ, tout en continuant à former du personnel médical.
- Objectifs à moyen terme :
  - i) créer une agence nationale du médicament qui serait gérée de façon autonome;
  - ii) instituer un système de gestion décentralisée du secteur de la santé;
  - iii) mettre en œuvre un programme cohérent de recherche opérationnelle pour identifier la vulnérabilité et les inégalités et y remédier adéquatement.

### Parité hommes-femmes et protection sociale
- Mesures engagées :
  - établissement d’un plan d’action pour assurer l’égalité des sexes;
  - création d’un fonds destiné à favoriser le développement d’institutions de micro-crédit dans les zones rurales et de mécanismes de protection sociale visant à aider les pauvres et les victimes du conflit.
- Réformes juridiques et représentation :
  - le code matrimonial a été révisé pour accorder aux femmes des droits de propriété, notamment aux veuves le droit d’hériter des biens fonciers;
  - campagnes entreprises pour promouvoir le rôle de la femme;
  - représentation accrue des femmes dans la fonction publique et au parlement (la Constitution leur réserve 40 % des sièges, et l’accord d’Arusha, 30 % des postes de fonctionnaires).

### Secteur rural
- Importance :
  - le secteur contribue pour près de 50 % au PIB;
  - il fait vivre plus de 90 % de la population.
- Priorités gouvernementales :
  - accroissement de la productivité et diversification agricoles;
  - développement rural pour relancer l’économie et réduire la pauvreté.
- Mesures spécifiques :
  - mise en œuvre de la réforme de la filière café visant à accroître les revenus de quelque 800 000 petits producteurs en milieu rural;
  - mesures pour reconstituer les troupeaux de bétail;
  - programme de remise en état de l’agriculture et de gestion durable des terres appuyé par l’IDA pour lutter contre la dégradation des terres due aux pressions démographiques.
- Priorités sociales :
  - programmes visant la réinstallation des victimes de la guerre, le retour des réfugiés et leur réintégration dans l’activité agricole, et, dans la mesure du possible, leur permettre de récupérer leur propriété ou à leur trouver un nouveau métier.

### Agriculture
- Priorités et programmes :
  - adopter une loi agraire réduisant les obstacles à l’investissement dans les exploitations agricoles;
  - programme de dons de contrepartie pour assurer formation et financement aux groupes d’agriculteurs afin d’entreprendre des activités productives et rémunératrices;
  - programme national pour élargir les services de formation et de services-conseils aux petits producteurs et en rehausser la qualité, et fournir un appui technique aux organisations d’agriculteurs;
  - programme national pour résoudre le problème de la dégradation des sols.
- Financement et appui international :
  - À compter de 2005, les activités financées par l’IDA et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) devraient atténuer la fragilité des écosystèmes essentiels que sont les marais, et contribuer au maintien des cycles hydrologiques, ainsi qu’au stockage du carbone et au cycle nutritif dans les forêts et les terres humides.

### Infrastructures
- Diagnostic : le CSLP-I établit un lien direct entre l’accès restreint aux services infrastructurels et la détérioration des indicateurs sociaux et économiques.
- Stratégie autour de sept axes :
  - i) maintien des réseaux routiers existants;
  - ii) augmentation des ressources financières locales affectées à l’entretien des routes;
  - iii) amélioration de la gestion des infrastructures;
  - iv) participation des populations bénéficiaires;
  - v) amélioration de l’accès à la mer et développement équilibré des infrastructures routières;
  - vi) amélioration de la sécurité routière.
- Approche : techniques à forte densité de main-d’œuvre, initiatives pilotées par la communauté et participation active pour accélérer la croissance du stock d’infrastructures durables et des services dans les zones rurales et urbaines, contribuant directement à la réduction de la pauvreté.
- Appui de l’IDA : supplément à son projet de travaux publics et de création d’emplois.

### Mines
- Potentiel : secteur minier prometteur.
- Stratégie : relance d’un programme national de promotion de l’exploration minière et amélioration du cadre juridique et réglementaire pour attirer investissements locaux et étrangers.
- Assistance : aide technique et financière du PNUD, de l’Allemagne et de la France pour évaluer le potentiel minier et produire suffisamment d’information pour attirer des investisseurs étrangers.

### IV. Analyse de la viabilité de la dette et assistance au titre de l’initiative PPTE renforcée
A. État d’avancement du rapprochement des données sur la dette
- L’analyse a été réalisée conjointement par les autorités et par les services de l’IDA et du FMI sur la base des données prêt par prêt communiquées sur l’encours de la dette contractée ou garantie par l’État et les montants décaissés à ce titre à la fin de décembre 2004.
- La totalité de l’encours de la dette a fait l’objet d’un rapprochement avec les données des créanciers.

B. Structure de la dette extérieure
- Chiffres clés à la fin de décembre 2004 :
  - dette extérieure contractée ou garantie par l’État, y compris les arriérés : 1 384 millions de dollars EU7;
  - dette envers les créanciers multilatéraux : 84,5 % de ce montant;
  - dette contractée à l’égard des créanciers bilatéraux du Club de Paris : 10,5 %.
- Après hypothèse d’utilisation intégrale des mécanismes classiques d’allégement pour la dette bilatérale et la dette commerciale, et abstraction faite de l’apurement des arriérés multilatéraux, l’encours de la dette extérieure en VAN : 902 millions de dollars EU à la fin de décembre 20048.
- Encadré 3 — Rééchelonnement accordé par le Club de Paris :
  - Date et portée : le 4 mars 2004, restructuration de la dette extérieure publique du Burundi; rééchelonnement portant sur un total de 85 millions de dollars EU, dont 4 millions ont été annulés.
  - Principales dispositions :
    - rééchelonnement aux conditions de Naples des arriérés accumulés à la fin de 2003 et de la dette arrivant à échéance en 2004–06;
    - dettes APD antérieures à la date butoir (20 juin 1999) : rééchelonnées sur 40 ans, avec un délai de grâce de 16 ans, à des taux d’intérêt au moins aussi favorables que les taux d’intérêt initiaux;
    - crédits commerciaux antérieurs à la date butoir : rééchelonnés sur 23 ans, avec un délai de grâce de 8 ans, aux taux d’intérêt du marché et avec une réduction de 67 % de la valeur actualisée;
    - 75 % des intérêts à échoir en 2005–06 sur les montants rééchelonnés ont été capitalisés, avec remboursement (en versements semestriels égaux) entre septembre 2008 et mars 2016;
    - les créanciers ont consenti à porter le taux de réduction de la dette à 90 % (conditions de Cologne) dès que le Burundi aura atteint le point de décision dans le cadre de l’initiative PPTE renforcée;
    - le Burundi s’est engagé à rechercher un traitement comparable auprès de ses autres créanciers extérieurs.
- Arriérés et apurement :
  - encours total des arriérés à la fin de 2004 : 78,6 millions de dollars EU, soit 6 % de la dette totale;
  - diminution de 106,1 millions de dollars EU par rapport à la fin de 2003;
  - répartition des arriérés :
    - 27 % du total (21,3 millions de dollars EU) dus à des créanciers multilatéraux (certaines sommes couvertes par promesses de ressources ou rééchelonnées);
    - 73 % du total (57,3 millions de dollars EU) dus à des créanciers bilatéraux et commerciaux, dont 13,8 millions de dollars EU aux créanciers bilatéraux du Club de Paris et 43,5 millions de dollars EU à d’autres créanciers bilatéraux et aux créanciers commerciaux.
- Encadré 4 — Apurement des arriérés (principaux accords 2003–février 2005) :
  - BAfD : approbation en juillet 2004 d’un plan d’aide pour éliminer les arriérés, partage des coûts entre pays, bailleurs et mécanisme en faveur des pays post-conflit; paiements et dons décrits (montants en UC et conversion en dollars EU fournis dans le texte source).
  - Fonds de l’OPEP : programmes d’importation de produits de base pour le rééchelonnement concessionnel de 6,0 millions de dollars EU d’arriérés à la fin de 1998; relancé en 2003 après paiement par le Burundi; nouveau programme pour apurer 3,2 millions de dollars EU d’arriérés.
  - BADEA : rééchelonnement de 16,7 millions de dollars EU d’arriérés à juillet 2003; montant total de 17,3 millions de dollars EU remboursable suivant des modalités concessionnelles sur 11 ans.
  - Union européenne : arriérés d’environ 27,1 millions de dollars EU (incluant la BEI) totalement apurés au milieu de 2004 à l’aide d’un don de l’UE.
  - Créanciers du Club de Paris : arriérés éliminés dans le cadre du rééchelonnement de mars; dernier accord bilatéral conclu en février 2005 (Autriche en attente d’un gouvernement élu pour signer la radiation).

C. Analyse de la viabilité de la dette
- Hypothèses macroéconomiques générales (Encadré 5 — Principales hypothèses de l’analyse de la viabilité de la dette) :
  - croissance du PIB réel : atteint en moyenne 5 % durant la période 2004–24 du fait de la reprise générale de la production agricole et des autres activités du secteur privé depuis la fin des hostilités;
  - inflation (IPC, fin de période) : passe de 12 % en 2004 à 10 % en 2005 et baisse ensuite constamment pour se situer à 4 % en 2011 et demeurer inchangée jusqu’en 2024;
  - politique budgétaire : viserait à respecter les priorités de dépenses du gouvernement tout en préservant la stabilité macroéconomique;
  - recettes, hors dons : passent d’environ 18 % du PIB en 2005 à quelque 21 % en 2024;
  - financement extérieur officiel brut (dons plus décaissements de prêts) : en moyenne à environ 22 % du PIB durant la période 2004–05, évolue à la baisse par la suite pour avoisiner 10 % du PIB en 2009 et s’établir à 6 % en 2024;
  - transferts nets de ressources : restent positifs pendant toute la période, passant de 32 % du PIB en 2005 à 9 % en 2024;
  - financement officiel sous forme de prêts-programmes (hors FMI) : accordé dans son intégralité à des taux concessionnels aux conditions de l’IDA ou à des modalités comparables;
  - déficit de financement : comblé par l’allégement de la dette au titre de l’initiative PPTE;
  - prêts-projets : moitié assujettie aux conditions de l’aide publique au développement et l’autre moitié, à celles de l’IDA.
  - exportations en dollars EU : stables en 2006, augmentent de 21 % en 2007, puis croissance annuelle entre 7 et 11 %; production de café atteint progressivement environ 55 000 tonnes; qualité du café s’améliore et décote devient prime après 2008;
  - composition des exportations : diversification progressive vers autres produits agricoles, aliments transformés et industrie légère;
  - croissance du volume des exportations : en moyenne 6,5 % durant la période de projection, atteignant 8 % pendant la période 2015–20;
  - part du PIB représentée par les exportations de biens et services : passe de 10 % en 2005 à environ 13 % en 2024;
  - importations de biens et services en dollars EU : atteignent en moyenne 34 % du PIB en 2004–05, tombent à 25 % du PIB en 2013 puis progressivement à 22 % du PIB en 2024;
  - volume des importations : augmente en moyenne de 4,5 % à partir de 2009, après la période de consolidation de 2006–08.
- Résultats et scénarios :
  - Dans le scénario de référence (mobilisation d’une épargne intérieure à mesure que la reprise se poursuit), la dette extérieure du Burundi reste longtemps au-dessus du seuil fixé dans le cadre de l’initiative PPTE, même après allégement à ce titre (tableaux 4 à 7 référencés dans le texte source).
  - Conditions nécessaires pour ramener rapidement la dette au seuil PPTE :
    - qu’une très grande proportion des concours extérieurs soit accordée sous forme de dons au début de la période de projection afin de financer des dépenses prioritaires (voir analyse de sensibilité);
    - mise en œuvre de profondes réformes pour accélérer la croissance et accroître les exportations.
  - Perspectives à moyen terme sous hypothèses favorables :
    - forte croissance économique attendue;
    - poursuite de la consolidation du processus de paix;
    - stabilité macroéconomique et approfondissement des réformes structurelles;
    - normalisation totale des relations avec les créanciers;
    - croissance du PIB réel maintenue à 5 %, pouvant être dépassée au début de la période de projection grâce à l’effort de reconstruction et à la réintégration productive des réfugiés et démobilisés;
    - exportations comme moteur de la croissance à long terme, avec remontée du café, du thé et du coton suite aux réformes et à la privatisation;
    - café burundais susceptible de se négocier avec une prime par rapport aux cours internationaux à compter de 2008;
    - contribution croissante des secteurs non traditionnels (horticulture, fruits et légumes frais, tourisme) avec la reprise des liaisons aériennes directes avec l’Europe;
    - amélioration du solde des biens et services due au ralentissement des importations après la période de reconstruction;
    - déficit courant : d’abord augmenter pour dépasser les 10 % du PIB, avant de revenir à environ 3,5 % en 2024;
    - investissement brut et épargne nationale : devraient croître progressivement pour atteindre 13,7 et 10,1 % du PIB, respectivement, en 2024;
    - hypothèse sur les prêts-programmes : assortis des conditions de l’IDA; 50 % des prêts-projets assujettis aux conditions de l’IDA et l’autre moitié à celles de l’aide publique au développement;
    - déficit de financement : comblé au moyen de l’allégement accordé au titre de l’initiative PPTE renforcée.

*Source : Texte du document fourni.*

### 41.      Les projections du scénario de référence concernant les taux de croissance et les

### _cr05329f - 41.      Les projections du scénario de référence concernant les taux de croissance et les

### Projections macroéconomiques et hypothèses de croissance
- Le taux de croissance du PIB réel du scénario de référence dépasse légèrement celui observé en période de paix au cours des années 80 et correspond au taux enregistré par les autres pays qui se remettent d’un conflit.
- Croissance stimulée par :
  - contribution économique des centaines de milliers de réfugiés et de personnes déplacées qui retournent dans le pays;
  - réintégration de dizaines de milliers d’anciens combattants armés dans la population productive.
- Le scénario de référence fait abstraction de la probable période de rattrapage post-conflit où les taux de croissance seraient plus élevés.
- Exportations de café : devraient approximativement tripler au cours des 20 prochaines années.
- Projections tiennent compte d’une diversification de l’économie vers l’agroalimentaire, l’industrie légère et éventuellement les ressources minières de grande valeur.

### Évolution du ratio dette en VAN/exportations et hypothèses d’aide
- Sur la base des hypothèses et après apports progressifs d’une aide au titre de l’initiative PPTE renforcée :
  - le ratio encours de la dette en VAN/exportations resterait nettement supérieur à 150 % tout au long de la période intérimaire.
  - Après apport de l’aide PPTE, le ratio dette en VAN/exportations :
    - s’accroîtrait initialement et atteindrait 168 % en 2010;
    - baisserait ensuite pour se situer à 86 % en 2024.
- Estimations de l’aide PPTE fondées sur la VAN de l’encours de la dette multilatérale, bilatérale et commerciale à la fin de 2004, en supposant l’utilisation de tous les mécanismes classiques d’allégement (simulation aux conditions de Naples).
- L’octroi par les créanciers multilatéraux de nouveaux prêts à la reconstruction et à l’ajustement très concessionnels est présumé au cours de la période 2005–06.

### Assistance éventuelle au titre de l’initiative PPTE (montants et modalités)
- Pour abaisser le ratio dette extérieure/exportations au niveau visé de 150 % après utilisation des mécanismes classiques :
  - facteur de réduction commun requis : 91,5 % pour tous les créanciers;
  - montant d’allégement requis : 826 millions de dollars EU en VAN.
- Répartition de l’allégement en VAN :
  - créanciers multilatéraux : 701 millions de dollars EU en VAN;
  - créanciers bilatéraux et commerciaux : 124 millions de dollars EU en VAN.
- Détails par créancier :
  - Club de Paris : allégement de 86 millions de dollars EU en VAN;
  - créanciers commerciaux : 5 millions de dollars EU;
  - autres créanciers bilatéraux officiels : 33 millions de dollars EU.
- Allégement en valeur nominale à terme : environ 1 495 millions de dollars EU.
- Hypothèses de profil temporel et modalités :
  - Créanciers bilatéraux du Club de Paris : rééchelonnement selon les conditions de Cologne — réduction de 90 % en VAN — après point de décision (fin juin 2005), reste de l’aide à l’arrivée au point d’achèvement (fin 2006) sous forme d’une opération sur le stock de la dette.
  - Traitement comparable pour créanciers commerciaux et bilatéraux officiels non membres du Club de Paris.
  - FMI : aide de 27,84 millions de dollars EU en VAN; aide intérimaire d’environ 50 % du service de la dette exigible immédiatement après approbation de la date du point de décision; remboursements du principal au titre du prêt FRPC commençant en août 2009; la plus grande partie de l’allégement restant serait accordée après le point d’achèvement, avec réduction du service de la dette jusqu’à la fin de 2015.
  - IDA : aide totale de 424,8 millions de dollars EU en VAN; début de l’aide intérimaire en août 2005; épargne en pourcentage du service de la dette envers l’IDA estimée à 39 % en 2005 et à 90 % par la suite.
- Note : Les créanciers du Club de Paris, l’IDA, le FMI et la BAfD représentent 84 % de la dette en VAN.

### Impact attendu de l’aide PPTE sur le service de la dette et les ressources
- Le ratio dette en VAN/exportations n’atteindrait pas le niveau visé de 150 % avant 2013.
- Le Burundi aurait besoin d’une aide élevée sous forme de dons des bailleurs de fonds à moyen terme.
- Effet sur le service de la dette durant la période intérimaire (juillet 2005 à fin 2006) :
  - service de la dette en pourcentage des exportations : de 52 % en 2005 à 12,6 % en 2006;
  - service de la dette en pourcentage des recettes budgétaires : de 29 % en 2005 à 6,2 % en 2006.
- À moyen terme (2015–24), le service de la dette représenterait en moyenne :
  - 5,3 % des exportations;
  - 3,2 % des recettes budgétaires.
- Réduction moyenne du service de la dette résultant de l’initiative PPTE :
  - près de 26 millions de dollars EU en 2005–06;
  - environ 46 millions de dollars EU après le point d’achèvement.
- Les fonds libérés devraient permettre d’accroître considérablement les dépenses de lutte contre la pauvreté et devraient excéder les dépenses courantes de santé et d’éducation.
- Comparaison internationale : le ratio service de la dette/exportations prévu pour la période intérimaire après allégement supporte mal la comparaison avec le ratio moyen de 8,2 % en 2004 des 27 pays ayant atteint le point de décision ou d’achèvement, en raison du nombre limité de créanciers accordant un allégement intérimaire et du service des nouveaux emprunts.

### Analyse de sensibilité — scénarios et résultats clés
- Quatre scénarios testés pour la viabilité de la dette après recours à l’initiative PPTE.

1) Risque lié à une moindre croissance des exportations
- Hypothèse : volume des exportations progresse à un taux inférieur de 1 point par rapport au scénario de référence.
- Conséquences : le ratio dette en VAN/exportations dépasserait de 29 points en moyenne le niveau du scénario de référence durant 2004–2014 et serait de 130 points supérieur à la fin de la période de projection.

2) Hausse des prix des importations non pétrolières
- Hypothèse : prix des importations non pétrolières supérieurs de 5 points aux prévisions au cours de 2006–09, puis évolution conforme au scénario de référence; croissance des importations financée en partie par emprunts concessionnels additionnels.
- Conséquences : ratio dette en VAN/exportations excède en moyenne le niveau de référence de près de 50 points durant 2004–14; par la suite, l’écart se maintient à environ 105 points au-dessus du niveau de référence.
- Le ratio service de la dette/exportations n’enregistre qu’une faible détérioration.

3) Hausse des taux d’intérêt de 2 points
- Hypothèse : hausse de 2 points des taux d’intérêt payés sur tous les prêts de 2005 à la fin de la période de projection.
- Conséquences : ratio dette en VAN/exportations resterait en moyenne supérieur de près de 60 points au niveau du scénario de référence pour 2004–14; ratio service de la dette/exportations en moyenne d’environ 6 points plus élevé jusqu’à la fin de la période de projection.

4) Financement (hors FMI) entièrement sous forme de dons jusqu’à atteindre 150 %
- Hypothèse : financement en dons durant 2006–07; après 2007, besoins financés à 70 % par des dons et à 30 % par des prêts concessionnels pour maintenir le ratio dette en VAN/exportations en permanence sous le seuil de l’initiative PPTE.
- Conséquences : modalités très concessionnelles n’abaissent que légèrement le ratio du service de la dette/exportations par rapport au scénario de référence durant la période de projection.

- Conclusion de l’analyse de sensibilité :
  - La capacité du Burundi à assurer le service de sa dette extérieure après recours à l’initiative PPTE dépend fortement des chocs exogènes et des exportations.
  - La solidité de la situation d’endettement extérieur dépend largement de la composition et des modalités de l’aide extérieure.
  - La faible base d’exportation limite le niveau de dette soutenable, en particulier si les dépenses publiques priorisent les objectifs du Millénaire pour le développement.
  - Recommandations implicites : effort de réforme intérieure vigoureux et soutenu; programme actif de développement des produits exportables; stratégie de gestion prudente de la dette; préférence pour une aide extérieure prenant surtout la forme de dons.

### Résumé des résultats de l’analyse de la viabilité de la dette et recommandations
- Même après aide PPTE, le Burundi excéderait le seuil visé par l’initiative PPTE durant une longue période et risquerait de souffrir de surendettement.
- L’analyse confirme la vulnérabilité de la position de la dette aux chocs exogènes et aux variations des exportations; des chocs relativement modestes peuvent avoir une grande incidence sur le ratio dette en VAN/exportations.
- Trois axes déterminants pour l’évolution de l’endettement :
  1. Développer la base d’exportation (produits traditionnels et non traditionnels), promouvoir l’investissement privé et améliorer les infrastructures.
  2. Fournir l’aide financière extérieure en grande partie sous forme de dons.
  3. Gérer la dette avec prudence.
- Si le Burundi met en oeuvre la stratégie de réduction de la pauvreté et les réformes appuyées par l’IDA et le FMI, il pourrait atteindre le point d’achèvement dès la fin de 2006.

*Source : _cr05329f - 41. Les projections du scénario de référence concernant les taux de croissance et les — Extrait du document PDF fourni.*

### 6.     Démobilisation

### 6.     Démobilisation

### Démobilisation
- Exécution du programme national de désarmement, de démobilisation et de réintégration conformément à l’échéancier et aux objectifs finaux énoncés dans la lettre sur la politique de démobilisation à la Banque mondiale, datée du 19 février 2004.

### Mesures structurelles
- Lancement d’appels d’offres en vue de la vente de la participation de l’État dans la plupart des stations de lavage du café.

### Secteurs sociaux
- Éducation :
  - Augmenter le taux de scolarisation national brut de 74 % en 2003–04 à 77 % en 2006 au niveau primaire.
  - Augmenter le taux de scolarisation national brut de 16  % en 2003–04 à 18 % en 2006 au niveau secondaire.
  - L’augmentation moyenne enregistrée dans les provinces qui affichaient un taux de scolarisation inférieur à la moyenne en 2004 doit être supérieure à l’accroissement du taux national durant la même période.
- Santé :
  - Accroître le taux d’immunisation national des enfants de moins d’un an de 75 % en 2004 à 85 % en 2006.
  - L’augmentation moyenne enregistrée dans les provinces qui affichaient un taux d’immunisation inférieur à la moyenne en 2004 doit être supérieure à la progression du taux national durant la même période.

### Gestion de la dette
- Production de rapports mensuels externes sur la dette, qui renferment des projections pour les trois mois suivants, au moins pour les six mois qui précèdent le point d’achèvement.

### B. Suivi des conditions du passage au point d’achèvement
- Les services de l’IDA et du FMI collaboreront étroitement afin d’assurer un suivi des conditions du passage au point d’achèvement.
- Répartition des responsabilités :
  - Le suivi de la stabilité macroéconomique incombera principalement aux services du FMI.
  - Les services de l’IDA dirigeront l’évaluation de l’avancement de la rédaction et de l’application du CSLP, et des conditions sectorielles se rapportant à la gouvernance, à la prestation des services, à la gestion des dépenses publiques et au suivi des dépenses de lutte contre la pauvreté (y compris celles financées par l’initiative PPTE renforcée) et à la démobilisation.
  - Les services du FMI et de l’IDA assureront conjointement le suivi du contrôle et de la gestion budgétaires, des réformes structurelles et de l’amélioration de la gestion de la dette.

### C. Utilisation et suivi de l’allégement de la dette consenti au titre de l’initiative PPTE renforcée
- Engagements et capacités :
  - Les autorités se sont engagées à affecter à la réduction de la pauvreté l’aide au titre de l’initiative PPTE renforcée.
  - Utilisation efficace et capacité de modifier la composition des dépenses en faveur de la lutte contre la pauvreté et d’en assurer le suivi sont des éléments clés.
  - Assistance technique en matière de gestion des dépenses publiques fournie par l’IDA (notamment dans le cadre du PAGE) et le FMI est jugée essentielle.
- Instruments et gestion :
  - Nouvelle nomenclature budgétaire adoptée dans le budget 2005 permettant de suivre l’affectation des ressources par activité et région et de contrôler l’efficience.
  - Mise en place en 2005 d’un système informatisé intégré de gestion des dépenses publiques.
  - Les économies budgétaires découlant de l’allégement de la dette seront déposées dans un sous-compte spécial du Trésor ouvert à la banque centrale.
  - Le PAGE et le don pour la réforme de la passation des marchés publics de l’IDA fourniront les ressources pour renforcer et moderniser le système de passation des marchés publics par l’adoption et la mise en place d’un cadre juridique, réglementaire et institutionnel conforme aux pratiques optimales internationales.
- Programmation budgétaire :
  - Le gouvernement entend utiliser les économies réalisées pour financer les activités décrites dans le CSLP-I et le CSLP (qui devrait être terminé d’ici la fin de 2005).
  - Ces activités et crédits figureraient dans un supplément au budget 2005 et/ou le budget 2006.
  - Les dépenses correspondantes seront entrées à titre de dépenses PPTE dans le système intégré de gestion des dépenses publiques, conformément à la nouvelle nomenclature budgétaire.

### Encadré 7. Dépenses prioritaires pour l’utilisation du produit de l’allégement de la dette au titre de l’initiative PPTE
- Réconciliation nationale et sécurité :
  - Réinstallation des personnes déplacées à l’intérieur du pays et des réfugiés.
  - Réinsertion économique des victimes de la guerre civile.
  - Réforme du système de justice.
- Santé :
  - Programmes de sensibilisation visant à freiner la propagation du VIH/sida.
  - Remise en état et amélioration des établissements et des services de base existants et construction de nouvelles installations dans les zones mal desservies.
  - Formation et recyclage du personnel médical et paramédical (toutes catégories), et incitatifs permettant aux établissements de santé, surtout ceux des zones rurales et des villes secondaires, de recruter du personnel et de le retenir.
  - Renforcement des programmes de prévention et contrôle des grandes maladies endémiques/épidémiques et promotion de l’éducation sanitaire.
  - Amélioration de l’accès aux médicaments dans les établissements de santé urbains et ruraux.
  - Amélioration des résultats du programme national de vaccination des enfants.
  - Amélioration de l’accès à l’eau potable, en particulier dans les zones rurales.
- Éducation :
  - Remise en état ou reconstruction des écoles rurales.
  - Fourniture de matériel didactique adéquat aux écoles rurales et urbaines.
  - Accroissement du nombre d’enseignants, en particulier dans les zones rurales et mal desservies.
- Infrastructures :
  - Remise en état des systèmes d’adduction d’eau en milieu rural et élargissement de la zone desservie.
  - Remise en état des grandes routes et des ponts dans les zones rurales.
  - Construction de routes et de ponts dans les zones urbaines et rurales.
- Agriculture :
  - Renforcement des activités de recherche et développement par un soutien aux institutions de recherche agricole.
  - Promotion de la participation du secteur privé.

### Surveillance et audits
- Un comité de surveillance indépendant assurera le suivi des dépenses financées grâce à l’allégement obtenu au titre de l’initiative PPTE renforcée.
  - Composition : représentants nationaux et locaux, ainsi que membres de la communauté internationale des bailleurs de fonds.
  - L’utilisation de cette aide sera soumise à des audits techniques et financiers indépendants.
  - Tous ces audits seront portés à la connaissance du public.

### D. Points de vue des autorités
- Les autorités burundaises ont indiqué que la dette extérieure et le service de la dette demeurent non viables et pouvaient freiner la reconstruction nationale et l’amélioration de la situation sociale.
- Le Burundi compte parmi les pays les plus pauvres d’Afrique subsaharienne; une bonne part de la population ne peut satisfaire des besoins fondamentaux tels que l’éducation, la santé et l’accès à l’eau potable.
- La guerre a exacerbé la pauvreté en raison de la destruction massive des infrastructures, surtout dans les zones rurales.
- L’allégement de la dette consenti au titre de l’initiative PPTE renforcée permettrait de financer des programmes essentiels dans les services sociaux et les infrastructures, d’accélérer et d’intensifier les efforts de reconstruction, et d’améliorer l’accès à l’éducation primaire, les soins préventifs et les infrastructures urbaines et rurales.

### VI. POINTS DE DISCUSSION
- Admissibilité et point de décision :
  - Les administrateurs sont invités à se prononcer sur l’admissibilité du Burundi à un allégement de sa dette au titre de l’initiative PPTE renforcée et à recommander l’approbation d’un point de décision.
- Montant et versement de l’aide :
  - Pour que le ratio dette en VAN/exportations atteigne le niveau visé de 150 %, l’aide totale au titre de l’initiative PPTE renforcée est estimée à 826 millions de dollars EU en VAN (tableau 4).
  - De ce montant, l’IDA verserait 424,8 millions, et le FMI, 27,9 millions de dollars EU.
  - Les services et la direction recommandent que la Banque mondiale et le FMI fournissent une aide intérimaire en conformité aux directives en vigueur.
  - Question posée aux administrateurs : le FMI et l’IDA devraient-ils verser une aide intérimaire entre le point de décision et le point d’achèvement, dans le respect des directives en vigueur?
- Point d’achèvement :
  - Question posée aux administrateurs : le Burundi atteindra-t-il le point d’achèvement flottant lorsque les conditions énoncées à l’encadré 6 auront été respectées et que des assurances satisfaisantes de la participation des autres créanciers au titre de l’initiative PPTE renforcée auront été reçues?

*Source: _cr05329f - 6.     Démobilisation*

### ANNEX II

### ANNEX II

### Composition de l'encours de la dette extérieure (fin décembre 2004)
- Valeur nominale de la dette : 1 384 millions de dollars EU
  - Groupe de la Banque mondiale : 57,4 %
  - Groupe de la BAfD : 16,2 %
  - Club de Paris : 10,5 %
  - Autres créanciers multilatéraux : 8,0 %
  - FMI : 3,0 %
  - Autres créanciers bilatéraux : 4,5 %
  - Créanciers commerciaux : 0,5 %
- Après utilisation intégrale des mécanismes classiques d'allégement :
  - Valeur nominale de la dette : 1 325 millions de dollars EU
  - Valeur actualisée nette (VAN) de la dette : 894,8 millions de dollars EU (avant allégement classique)
  - VAN de la dette après allégement classique : 902,0 millions de dollars EU (après allégement classique, après inclusion d'opérations de rééchelonnement et d'apurement des arriérés)

### Profil et indicateurs de viabilité de la dette (2004–24)
- Ratio dette en VAN/exportations :
  - Ligne de référence indiquée à 150 % (axe de droite sur Graphique 3)
  - Ratio dette en VAN/exportations observé : 1772 (tableau récapitulatif fondé sur moyenne 3 ans) — voir tableau de synthèse Tableau 4 et Tableau 8
- Ratio service de la dette/exportations et ratio service de la dette/recettes :
  - Avant et après initiative PPTE présentés graphiquement (Graphique 3, Graphique 5) ; indicateurs projetés pour 2004–24
- VAN de la dette totale (I. Avant allégement classique) : 894.8 (2004), évolution projetée (exemples) :
  - 2014 : 849.3
  - 2024 : 734.1
  - Moyennes indiquées : 2004-14 = 910.5 ; 2015-24 = 780.4
- Après allégement classique (II) : VAN de la dette totale 902.0 (2004), évolution projetée (exemples) :
  - 2014 : 920.5
  - 2024 : 809.9
  - Moyennes indiquées : 2004-14 = 946.9 ; 2015-24 = 870.5
- Après initiative PPTE (III) : VAN de la dette totale 889.3 (2004), évolution projetée (exemples) :
  - 2014 : 224.6 (séries plus détaillées par année fournies dans le tableau)
  - Moyennes indiquées : 2004-14 = 335.8 ; 2015-24 = 312.0
- Indicateurs de ratios (extraits, scénarios et sensibilités, Tableau 8) :
  - Scénario de référence (exemples) :
    - Ratio dette en VAN/PIB : 11.5 (2004), 13.7 (2006), 15.0 (2008), 13.8 (2014)
    - Ratio dette en VAN/exportations : 150.0 (2004), 156.1 (2005), 165.7 (2006)
    - Ratio dette en VAN/recettes : 57.2 (2004), 69.7 (2005), 73.6 (2006)
  - Scénarios de sensibilité (sélection) :
    - Croissance plus faible des exportations : Ratio dette en VAN/exportations peut augmenter jusqu'à 203.0 (période 2005–24, détail année par année disponible)
    - Hausse plus forte des prix des importations non pétrolières : Ratio dette en VAN/exportations jusqu'à 230.3 (période 2005–24)
    - Concessionnalité plus faible des nouveaux emprunts : Ratio dette en VAN/exportations jusqu'à 240.0 (période 2005–24)
    - Financement à 100 % sous forme de dons : Ratio dette en VAN/exportations réduit à 152.5 (2006) et baisse prolongée dans le temps

### Service de la dette extérieure (2005–24) — profils et impacts de l'initiative PPTE
- Total du service de la dette inscrit à l'échéancier (moyennes annuelles extraites, Tableau 6) :
  - Avant apurement des arriérés, moyenne 2005–14 : 59.9 (millions $EU)
  - Après apurement des arriérés, moyenne 2005–14 : 61.1 (millions $EU)
  - Après allégement classique, moyenne 2005–14 : 55.5 (millions $EU)
- Après initiative PPTE (Tableau 6, "Après initiative PPTE"):
  - Total du service de la dette (moyenne 2005) : 26.3 (millions $EU)
  - Ratio service de la dette/exportations (après PPTE) exemples : 32.2 (2005), 12.6 (2006)
  - Réduction du service de la dette par Initiative PPTE (exemples) : 16.0 (2005), 35.7 (2006), 40.0 (2007) — montant de la réduction en millions $EU par année (Tableau 6 fin)
- Contribution par catégorie de créanciers (Tableau 6 et Tableau 7) :
  - Créanciers multilatéraux représentent la majeure part du service et des réductions attendues (par ex. Groupe de la Banque mondiale, FAfD/BAfD, FMI)
  - Créanciers du Club de Paris et autres bilatéraux : quota significatif pour la part bilatérale de l'allégement
- Aide présumée inconditionnelle au titre de l'initiative PPTE (IV, tableau 7) :
  - VAN de la dette totale inscrite dans ce cadre : séries annuelles fournies (ex. 2004: 76.3 ; 2005: 101.8 ; moyennes 2004-14 et 2015-24 indiquées)

### Aide potentielle du Groupe de la Banque mondiale (Initiative PPTE renforcée)
- Proposition : allégement de 90 % du service exigible sur l'encours des crédits de l'IDA à la fin de 2004.
  - Allégement nominal proposé : 773 millions de dollars EU
  - Allégement en VAN estimé : 426 millions de dollars EU (fin 2004)
- Calendrier d'économies sur le service de la dette envers l'IDA (Tableau 12) :
  - Économies cumulées (exemples) : 387.2 (montant cumulé illustratif dans le tableau), économies annuelles détaillées (p. ex. 6.2, 15.4, 16.0, ... selon années 2005–38)

### Balance des paiements — scénario moyen terme et scénarios de sensibilité (2004–24)
- Solde des transactions courantes (Prélim. et projections) :
  - 2004 : -47.7 (millions $EU)
  - 2005 : -56.8
  - 2006 : -94.9
  - Projections pluriannuelles jusqu'en 2024 (Tableau 2)
- Composantes principales 2004–14 (exemples, Tableau 2) :
  - Exportations, f.à.b. (millions $EU) : 2004 = 47.9 ; 2005 = 69.1 ; 2014 = 345.8
    - dont café (millions $EU) : 2004 = 29.4 ; 2014 = 171.0
  - Importations, f.à.b. (millions $EU) : 2004 = -142.8 ; 2005 = -203.1 ; 2014 = -548.0
  - Transferts courants (net) 2004 = 125.9 ; 2014 = 244.2 (dont officiels et privés détaillés)
- Scénarios de sensibilité (Tableau 2) — exemples chiffrés :
  - Prix du café élevés (hypothèse : prix internationaux +25 % par rapport aux projections) :
    - Solde des transactions courantes (hors transf. officiels) : en millions $EU, p. ex. -154.4 (2004) ; besoin de financement varie (détail par année)
  - Hausse des prix des importations non pétrolières (+5 % hypothèse 2005–09) :
    - Solde des transactions courantes (hors transf. officiels) : en millions $EU, p. ex. -167.6 (2004) ; besoin de financement correspondants listés par année

### Transferts et entrées de ressources extérieures, aide et impacts budgétaires (2005–24)
- Entrées totales de ressources extérieures (exemples, Tableau 9) :
  - 2005 : 280.3 (millions $EU)
  - 2014 : 224.6
  - Moyennes : 2005-14 = 217.1 ; 2015-24 = 267.1
- Décaissements de dons (exemples) :
  - 2005 : 218.2 (millions $EU)
  - Moyenne 2005-14 : 183.8 ; 2015-24 : 239.5
- Entrées nettes de ressources (exemples) :
  - 2005 : 254.0 (millions $EU) ; en pourcentage du PIB : 31.7 (2005)
- Importations liées à l'aide (biens et services hors revenus des facteurs) :
  - 2005 : 40.0 (millions $EU) ; progression prévue (ex. 2014 = 57.6)
- Soutien net à la balance des paiements (entrées nettes de ressources moins importations liées à l'aide) :
  - 2005 : 214.0 (millions $EU) ; en pourcentage du PIB : 26.7

### Hypothèses macroéconomiques à long terme (2003–24)
- Croissance du PIB réel : 5.0 (taux annuel projeté pour la plupart des années 2005–24)
- PIB nominal (exemples) :
  - 2004 : 664.1 (millions $EU)
  - 2014 : 1,631.3
  - 2024 : 3,239.8
- Exportations biens et services, hors revenus des facteurs (exemples) :
  - 2004 : 58.9 (millions $EU)
  - 2014 : 179.5
  - 2024 : 419.7
- Recettes publiques, hors dons (exemples) :
  - 2004 : 133.5 (millions $EU)
  - 2014 : 328.1
  - 2024 : 673.4
- Inflation (IPC) : ex. 2004 = 10.7 ; trajectoire projetée stabilisée à 4.0–5.0 % dans l'horizon de long terme

### Assistance éventuelle du FMI au titre de l'initiative PPTE renforcée (2005–15)
- Assistance totale du FMI au titre de l'initiative PPTE renforcée estimée : 27,84 millions de dollars EU en VAN (au point de décision, note Tableau 11)
- Calendrier d'apports, service et couverture :
  - Contribution de l'assistance intérimaire et assistance au point d'achèvement listées annuellement (Tableau 11)
  - Part du service de la dette exigible envers le FMI couverte par l'assistance du FMI (ex. 16.6 %, 17.0 %, 26.9 %, 27.7 %, 88.9 %, ... selon années)
  - Proportions de chaque échéance couvertes par le principal déposé sur le compte du Burundi (ex. 50.0 %, 50.5 %, 56.1 %, ... selon années)

### Points clefs d'analyse et implications politiques
- L'encours nominal de la dette extérieure (1 384 millions $EU avant mécanismes classiques) est concentré auprès des créanciers multilatéraux, en particulier le Groupe de la Banque mondiale.
- Après l'utilisation des mécanismes classiques d'allégement, la VAN de la dette reste élevée (894.8 millions $EU avant allégement classique ; 902.0 millions $EU après allégement classique dans les tableaux), et l'initiative PPTE est projetée pour réduire substantiellement le service de la dette et améliorer les ratios clés (VAN/exportations, VAN/recettes, service/recettes).
- Les scénarios de sensibilité montrent que des chocs externes — croissance plus faible des exportations, hausse des prix des importations non pétrolières, moindre concessionnalité des nouveaux emprunts — peuvent rapidement détériorer les ratios d'endettement et le besoin de financement, soulignant la vulnérabilité aux termes de l'échange et aux conditions de prêt.
- Des augmentations significatives du financement sous forme de dons réduisent notablement les ratios d'endettement (scénario « Financement à 100 % sous forme de dons »).
- Le calendrier et le profil des allégements (apurement des arriérés, rééchelonnement aux conditions de Naples/Cologne, apports multilatéraux et bilatéraux) déterminent l'ampleur immédiate des économies sur le service de la dette et la soutenabilité à moyen terme.
- L'aide proposée par le Groupe de la Banque mondiale (allégement IDA à 90 % du service sur l'encours IDA) représente un élément central de l'effort d'allégement total (allégement nominal de 773 millions $EU ; économie en VAN proposée 426 millions $EU).

*Sources : autorités burundaises; estimations et projections des services du FMI.*

### 1.      La Direction de la dette extérieure (DDE) du Ministère des finances est chargée de la

### La Direction de la dette extérieure (DDE) du Ministère des finances est chargée de la

### Organisation institutionnelle et capacités
- La Direction de la dette extérieure (DDE) du Ministère des finances est chargée de la gestion de la dette; la Banque de la République du Burundi (BRB) recueille et rassemble les statistiques de la dette et du secteur extérieur.
- Principaux obstacles :
  - Manque de personnel qualifié à la DDE.
  - Manque de communication entre les unités responsables de la gestion de la dette.
  - Utilisation limitée des outils informatiques : SYGADE est utilisé de façon limitée en raison du nombre restreint d’effectifs formés; Debt-Pro est installé mais pas encore utilisé.
- Mesures entreprises et planifiées :
  - En 2004, formation dispensée par Debt Relief International sur l’initiative PPTE renforcée, le rééchelonnement et la gestion de la dette.
  - Planification d’une profonde restructuration de la DDE et d’un renforcement des capacités.
  - Besoin d’une meilleure coordination institutionnelle intégrée au cadre global de décision macroéconomique, impliquant la DDE, le cabinet du Ministre des finances et les services chargés du suivi des programmes FMI/Banque mondiale.
  - Le soutien s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la gestion économique (PAGE) de la Banque mondiale.
- Qualité des données :
  - Les données sur la dette décaissée, la dette dont le service a été assuré et les calendriers de paiement sont exactes et à jour.

### Scénario de référence — hypothèses macroéconomiques et trajectoire
- Hypothèses clés :
  - PIB réel : croissance continue grâce à l’augmentation du volume des exportations et à l’obtention de financement sous forme de dons ou de prêts très concessionnels.
  - Atteinte de la stabilité macroéconomique à moyen terme, forte croissance liée à la consolidation du processus de paix et aux réformes structurelles.
  - Exportations comme moteur de la croissance à long terme.
  - Tous les ratios d’endettement présument que le Burundi obtiendra intégralement l’aide au titre de l’initiative PPTE.
- Projections spécifiques :
  - Déficit courant : dépasse 10 % du PIB avant de revenir à environ 3,5 % en 2024.
  - Investissement brut : atteint 13,7 % du PIB en 2024.
  - Épargne nationale : atteint 10,1 % du PIB en 2024.
  - Emprunts publics : passent de 7,6 % à 1 % du PIB entre 2005 et 2024.
  - Recettes publiques (en % du PIB) : passent de 18 % en 2004 à 21 % du PIB en 2024.

### Analyse de la viabilité de la dette extérieure — résultats clés
- Situation fin-2004 :
  - Encours de la dette extérieure contractée et garantie par l’État : 1 384 millions de dollars EU (895 millions en VAN).
  - En supposant l’allégement intégral PPTE : dette en VAN de 76,3 millions de dollars EU, soit 13,8 % du PIB et 155,6 % des exportations; ratio service de la dette/exportations = 123,1 %.
  - Le service de la dette en 2004 inclut le rachat de 19,2 millions de DTS décaissés en vertu de la politique d’aide d’urgence post-conflit du FMI.
- Trajectoire sous scénario de référence (long terme) :
  - Le ratio dette en VAN/exportations demeure supérieur au seuil indicatif pendant la majeure partie de la période de projection; il augmente à moyen terme puis s’améliore progressivement à long terme.
  - Le ratio dette en VAN/exportations tombe de 155,6 % à la fin de 2004 à 76,2 % en 2024.
  - Service de la dette publique extérieure : moyenne de 9,6 % des exportations durant 2005–24; trajectoire : diminution suivie d’une augmentation jusqu’en 2012; ratio = 6,1 % en 2024.
  - Ratio dette en VAN/PIB : augmente pour atteindre 18,3 % en 2009, puis redescend à 10 % en 2024.
- Raison du niveau relativement faible des indicateurs de service de la dette :
  - Dons stables et relativement élevés.
  - Forte croissance des exportations après la fin du délai de grâce.

### Autres scénarios et tests de résistance
- Scénario historique (paramètres correspondent à leur moyenne 2001–04) :
  - Tous les indicateurs du fardeau de la dette affichent une détérioration marquée par rapport au scénario de référence; ratios dette en VAN/PIB et dette en VAN/exportations en hausse.
  - Montre que le scénario de référence est optimiste par rapport aux performances historiques.
- Tests de résistance :
  - Le Burundi est vulnérable aux événements défavorables.
  - Ratios dette en VAN/PIB augmentent nettement si les principaux paramètres sont inférieurs à leur moyenne historique de la moitié d’un écart type durant 2006–07.
  - Forte augmentation des ratios dette extérieure/exportations et service de la dette/exportations si la croissance des exportations correspond à la moyenne historique moins un écart type.
  - Une baisse de 30 % du taux de change a la plus grande incidence sur les indicateurs de l’encours de la dette.

### Indicateurs de référence (Encadré 1) — chiffres extraits
- Seuil indicatif et valeurs projetées (sélection) :
  - Ratio dette en VAN/PIB — Seuil indicatif : 30
    - 2005 : 13,9
    - 2015 : 136
    - 2024 : 9,9
    - Moyenne 2005–24 : 14,1
  - Ratio dette en VAN/exportations — Seuil indicatif : 100
    - 2005 : 136,3
    - 2015 : 120,2
    - 2024 : 76,2
    - Moyenne 2005–24 : 127,8
  - Ratio dette en VAN/recettes — Seuil indicatif : 200
    - 2005 : 35,7
    - 2015 : 46,4
    - 2024 : 36,5
    - Moyenne 2005–24 : 47,1
  - Ratio service de la dette/exportations — Seuil indicatif : 15
    - 2005 : 35,9
    - 2015 : 9,2
    - 2024 : 6,1
    - Moyenne 2005–24 : 9,6
  - Ratio service de la dette/recettes — Seuil indicatif : 25
    - 2005 : 9,4
    - 2015 : 3,5
    - 2024 : 2,9
    - Moyenne 2005–24 : 3,4
- Note : Tous les indicateurs présument que le Burundi bénéficie intégralement de l’aide au titre de l’initiative PPTE et renvoient à la dette en VAN, contractée ou garantie par l’État.

### Conclusion et implications de politique
- Même après l’allégement PPTE, le ratio dette extérieure en VAN/exportations devrait continuer d’excéder le seuil indicatif durant 2005–20; le Burundi risque fortement d’être surendetté.
- Les chocs défavorables (ralentissement de la croissance du PIB ou des exportations, repli du taux de change) auraient un impact négatif sur les indicateurs de viabilité et pourraient rendre la dette non viable à moyen terme.
- Priorités politiques recommandées implicites dans l’analyse :
  - Renforcement urgent de la DDE et des capacités de gestion de la dette.
  - Amélioration de la coordination institutionnelle avec le cabinet du Ministre et les services de suivi FMI/Banque mondiale.
  - Accent particulier sur la promotion des exportations comme moteur de la croissance pour réduire le risque de surendettement.
  - Maintien de la stabilité macroéconomique et soutien important des dons pour financer la reconstruction et la réduction de la pauvreté afin de limiter le besoin d’emprunts.

*Source: Extrait de l’annexe II — Burundi, Cadre d’analyse de la viabilité de la dette des pays à faible revenu.*

### 13.      Suivant l’analyse de la viabilité de la dette, pour abaisser le ratio

### _cr05329f - 13.      Suivant l’analyse de la viabilité de la dette, pour abaisser le ratio

### Principales recommandations de politique économique
- Pour abaisser le ratio dette/exportations et maintenir les autres indicateurs de la dette en deçà de leur seuil respectif, quatre aspects clés de la gestion économique doivent être prioritaires :
  - Réaliser avec vigueur des réformes soutenues, notamment pour diversifier les exportations et favoriser une croissance robuste des exportations et du PIB.
  - Appliquer des politiques budgétaires et monétaires prudentes pour assurer la discipline budgétaire et la stabilité macroéconomique.
  - Assurer un financement composé principalement de dons et de prêts très concessionnels, en complément d’une gestion prudente de la dette.
  - Renforcer la politique économique et les institutions, ce qui rehausserait les seuils indicatifs pour le risque de surendettement.

### Impact méthodologique sur le ratio dette en VAN/exportations (fin 2004)
- Ratio de la dette en VAN/exportations à la fin de 2004 :
  - Cadre pays à faible revenu : 155,6 %
  - Cadre d’analyse de l’initiative PPTE (hypothèse d’une aide intégrale au titre de l’initiative PPTE) : 150 %
  - Variation totale : 5,6 points
- Décomposition de l’augmentation de 5,6 points (facteurs explicatifs) :
  - Utilisation de taux de change différents : impact de 34,0 points
    - (taux de change prévus dans les Perspectives de l’économie mondiale au lieu des taux de change de la fin de 2004 dans le cadre PPTE)
  - Utilisation d’un taux d’actualisation différent : impact de -7,9 points
    - (taux unique de 5 % au lieu du taux d’actualisation propre à chaque monnaie dans le cadre PPTE)
  - Utilisation d’un dénominateur différent (exportations courantes au lieu d’une moyenne rétrospective sur trois ans) : impact de 20,5 points
- Données complémentaires sur les exportations utilisées pour le ratio :
  - Exportations de biens et services (courantes) : 58,9
  - Exportations de biens et services (moyenne sur trois ans) : 50,9

### Indicateurs de la dette — scénarios et tests (aperçu 2005-2024)
- Scénarios présentés dans les graphiques et tableaux :
  - Baseline (Scénario de référence)
  - Historical scenario (Scénario historique)
  - Most extreme stress test (Test de résistance le plus extrême) — défini comme le test qui produit le ratio le plus élevé en 2015
  - No fiscal adjustment (A2 / Pas d’ajustement budgétaire)
  - Autres scénarios A1, A2 et tests B1–B6 (décrits dans les tableaux)
- Indicateurs couverts (extraits) :
  - Ratio dette en VAN/PIB (pourcentage, séries 2005–2024)
  - Ratio dette en VAN/exportations (pourcentage, séries 2005–2024)
  - Ratio service de la dette/exportations (pourcentage, séries 2005–2024)
  - Ratio dette en VAN/recettes et Ratio service de la dette/recettes (recettes englobent les dons)
- Remarques méthodologiques :
  - Les recettes englobent les dons.
  - Le test de résistance le plus extrême est celui qui produit le ratio le plus élevé en 2015.
  - Les projections et simulations sont celles des services du FMI.

### Valeurs clés tirées des tableaux (sélection de chiffres reportés exactement)
- Dette extérieure (nominale) — diverses références : 208.4 ; 178.2 ; 34.8 ; 37.1 ; 37.2 ; 37.0 ; 35.7 ; 27.2 ; 22.4 ; 18.0
- Variation de la dette extérieure : -18.7 ; -30.2 ; -143.5 ; 2.3 ; 0.1 ; -0.2 ; -1.3 ; -1.2 ; -0.9 ; -1.1
- Flux générateurs d'endettement reconnus : -16.5 ; -1.4 ; 1.7 ; 7.4 ; 5.9 ; 5.8 ; 5.4 ; 3.5 ; 2.4 ; 1.9
- Déficit extérieur courant, hors paiements d'intérêts (séquences) : 5.9 ; 4.4 ; 2.4 ; 6.1 ; 10.2 ; 9.9 ; 8.5 ; 8.4 ; 7.9 ; 8.5 ; 5.6 ; 4.2 ; 3.4 ; 5.0
- Dette extérieure en VAN (en pourcentage des exportations) : 155.6 ; 136.3 ; 166.1 ; 167.3 ; 172.0 ; 177.2 ; 171.5 ; 120.2 ; 94.4 ; 76.2
- Ratio service de la dette/exportations (%) (extraits) : 123.1 ; 35.9 ; 11.5 ; 5.3 ; 5.4 ; 5.4 ; 10.3 ; 9.2 ; 6.0 ; 6.1
- Besoin de financement brut total (milliards de dollars EU) : 111.7 ; 1516.5 ; 1373.3 ; 89.9 ; 83.0 ; 88.9 ; 96.2 ; 100.3 ; 102.3 ; 111.7
- Principales hypothèses macroéconomiques (extraits) :
  - Croissance du PIB réel (%) : 4.8 ; 1.7 ; 2.7 ; 5.0 ; 5.0 ; 5.0 ; 5.0 ; 5.0 ; 5.0 ; 5.0 ; 5.0 ; 5.0 ; 5.0 ; 5.0
  - Déflateur du PIB en dollars EU (variation en %) : 6.5 ; -4.5 ; 8.8 ; 14.8 ; 7.3 ; 2.4 ; 2.4 ; 2.5 ; 2.8 ; 5.4 ; 2.2 ; 2.0 ; 2.0 ; 2.2
  - Taux d'intérêt effectif (%) 5/ : 0.6 ; 1.0 ; 0.2 ; 0.7 ; 0.3 ; 0.8 ; 0.8 ; 0.6 ; 0.7 ; 0.7 ; 0.7 ; 0.7 ; 0.7 ; 0.7
  - Croissance des exportations de biens et services (dollars EU, %) : 7.0 ; 7.0 ; 39.3 ; 38.5 ; 1.8 ; 20.9 ; 8.1 ; 6.7 ; 8.8 ; 14.1 ; 10.1 ; 8.6 ; 7.1 ; 9.0
  - Croissance des importations de biens et services (dollars EU, %) : 19.9 ; 6.4 ; 16.0 ; 43.8 ; 0.2 ; 1.7 ; 3.2 ; 4.8 ; 4.0 ; 9.6 ; 5.9 ; 6.7 ; 5.6 ; 5.6
  - Élément de don des nouveaux emprunts publics (%) — extraits : 45.6 ; 41.0 ; 48.5 ; 54.6 ; 54.4 ; 54.2 ; 49.7 ; 53.9 ; 54.0 ; 53.7 ; 54.0
  - PIB nominal (milliards de dollars EU) — séries reportées : 664.1 ; 800.4 ; 901.6 ; 969.3 ; 1043.0 ; 1122.9 ; 1211.8 ; 1751.4 ; 2466.2 ; 3239.8

### Cadre d’analyse de la viabilité de la dette publique — éléments supplémentaires
- Dette publique (extraits) :
  - Dette publique 1/ : 232.3 ; 194.2 ; 49.5 ; 50.4 ; 49.3 ; 47.8 ; 45.5 ; 33.4 ; 26.9 ; 21.7
  - Dette libellée en devises : 210.0 ; 177.3 ; 35.3 ; 37.6 ; 37.7 ; 37.4 ; 36.1 ; 27.5 ; 22.7 ; 18.1
- Flux et dynamique de la dette (extraits) :
  - Variation de la dette publique : -15.1 ; -38.2 ; -144.7 ; 0.9 ; -1.1 ; -1.4 ; -2.3 ; -1.8 ; -1.2 ; -1.3
  - Flux générateurs d'endettement reconnus : -38.0 ; -61.8 ; -155.1 ; -5.2 ; -5.7 ; -5.8 ; -6.2 ; -6.4 ; -6.7 ; -7.0
  - Résiduel, y compris variation des avoirs (extraits) : 22.9 ; 23.6 ; 10.5 ; 6.1 ; 4.6 ; 4.4 ; 3.9 ; 4.7 ; 5.5 ; 5.7
- Ratios de soutenabilité (extraits) :
  - VAN de la dette publique (extraits) : 36.1 ; 30.7 ; 29.5 ; 30.1 ; 29.4 ; 28.7 ; 27.3 ; 19.5 ; 16.3 ; 13.4
  - Ratio dette publique en VAN/recettes (%) 3/ : 101.8 ; 78.9 ; 83.4 ; 96.8 ; 93.4 ; 92.2 ; 88.8 ; 66.7 ; 58.4 ; 49.6
  - Ratio service de la dette/recettes (%) 3/4/ : 36.6 ; 16.0 ; 11.4 ; 11.7 ; 11.1 ; 10.9 ; 12.3 ; 11.0 ; 9.3 ; 8.9

*Source : projections et simulations des services du FMI (extraits du document)._

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/pubs/ft/scr/2005/fra/_cr05329f.pdf_
