## _cr06311f

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### Résumé analytique — Constat général et recommandations
- Processus politique : paix lancée en août 2000 (Accord d’Arusha); gouvernement élu en août 2005; opportunité pour stabiliser la macroéconomie et relancer les réformes.
- Résultats 2005 :
  - Croissance réelle : "de l’ordre de 1 %".
  - Inflation (fin de période) : "environ 1 %".
  - Recettes : "20 % du PIB".
  - Déficit après dons (base engagements) : "6,2 % du PIB" au lieu des "0,2 %".
  - Réserves officielles brutes : "2.9 mois des importations de 2006".
- Recommandations des services du FMI (sélection) :
  - Conclusion des troisième et quatrième revues FRPC;
  - Appui à la demande de dérogation du Burundi à deux critères de réalisation et modification d’un autre critère;
  - Prorogation de l’accord FRPC;
  - Assistance intérimaire additionnelle du FMI au titre de l’initiative renforcée en faveur des PPTE;
  - Poursuivre et accélérer les réformes structurelles, renforcer la gestion des finances publiques, lancer le programme de privatisation (notamment filière café).

### Contexte socioéconomique et enjeux sociaux
- Pauvreté et population :
  - Revenu par habitant : "environ 110 dollars EU en 2005".
  - Pourcentage vivant sous le seuil de pauvreté : "58 % en 2001".
  - Personnes déplacées/réfugiés : "environ 300.000".
  - Orphelins : "500.000".
  - Classement : "neuvième parmi les pays les moins développés du monde".
- Indicateurs OMD / pauvreté (sélection) :
  - Population < 1 dollar EU par jour : 58.4
  - Part des 20 % les plus pauvres dans le revenu/consommation : 7.9
  - Prévalence malnutrition enfantine : 45.1
  - Taux net de scolarisation primaire (exemples) : 53.2 … 100.0 (séries fournies)
  - Vaccination (rougeole) : 74.0 … 80.0

### Performance macroéconomique 2005 et perspectives 2006
- Résultats 2005 :
  - Croissance réelle : "de l’ordre de 1 %".
  - Récolte café : 7.000 tonnes en 2005 contre 38.000 tonnes en 2004 (impact significatif sur la croissance).
  - Appréciation nominale FBu/$ : "10% par rapport au dollar EU en 2005".
  - Appréciation en termes effectifs réels : "9,2 % en 2005".
  - Écart taux officiel/parallèle : "d’environ 2 % à fin 2005".
  - Déficit extérieur courant (dons inclus) : "10,5 % du PIB".
  - Balance commerciale (2005, % du PIB) : Compte des transactions courantes "-10.5"; (Hors transferts officiels) "-34.3"; Balance commerciale "-22.7"; Exportations f.à.b. "7.1" (dont café "5.1"); Importations f.à.b. "-29.9" (dont pétrole "-4.8").
  - Investissements directs (2005, compte d’opérations financières) : "1.9".
- Perspectives 2006 (programme) :
  - Croissance réelle prévue : "6 %".
  - Inflation attendue : "environ 3 % (moyenne sur la période)".
  - Réserves brutes : équivalent d’"environ 3,3 mois d’importations de 2007".
  - Déficit primaire attendu : "de l’ordre de 9 % du PIB".
  - Déficit (base engagements, après dons) : tomberait "au-dessous de ½ % du PIB".
  - Prévision dépenses totales 2006 : "environ 41,8 % du PIB".
  - Recettes globales prévues 2006 : "19 % du PIB" (après abolition de certains prélèvements).

### Finances publiques — exécution 2004–05 et budget 2006
- Données budgétaires 2004–05 (extraits, en % du PIB) :
  - Recettes (2004 / 2005) : "20.1 18.2 20.0" (tableau source).
  - Recettes fiscales : "18.3 16.6 18.5".
  - Dépenses et prêts nets : "39.8 39.1 36.8".
  - Solde global (base engagements) : "-19.7 -20.9 -16.8".
  - Solde global (après dons) : "-4.9 -0.2 -6.3".
  - Variation des arriérés (réduction -) : "-8.0 -4.3 -1.3".
- Budget 2006 (adopté fin 2005) :
  - Recettes prévues : "18,9% du PIB".
  - Dépenses prévues : "40,8 % du PIB".
  - Suppression de prélèvements (bière/boissons/sucre) : perte "1,0 % du PIB".
  - Arriérés intérieurs audités (décembre 2005) : encours "environ 3 % du PIB".
  - SIGEFI intérimaire mis en place : opérationnel "1er janvier 2006".
- Mesures prioritaires budgétaires 2006 :
  - Apurement des arriérés intérieurs (chiffres exacts encadré) :
    - Arriérés budgétaires intérieurs fin-2005 : "2,7 % du PIB de 2005 (25,7 milliards de francs burundais)".
    - Arriérés publics un an auparavant : "5 % du PIB".
    - Apurement en 2005 : "3,8 milliards de francs burundais".
    - Arriérés entreprises publiques : "6 milliards de francs burundais".
    - Stratégie approuvée le "26 mai 2006"; mise en œuvre mid-2006.
  - Règles de règlement : forfaits jusqu’à 100 millions FBu (estimés "7,4 milliards de FBu"); certificats pour arriérés > 100 millions (estimés "18,3 milliards de FBu") échangeables contre obligations Trésor 3–5 ans.

### Politique monétaire, système bancaire et instruments
- Actions BRB et instruments :
  - Resserrement de la politique monétaire en 2005; adjudications hebdomadaires de liquidité introduites mi-avril 2005.
  - Réhaussement du coefficient de réserves obligatoires fin 2005 / début 2006; introduction d’un taux de réserve obligatoire de "7 %" sur dépôts en devises en janvier 2006.
  - Introduction de bons/obligations du Trésor (adjudications prévues en septembre 2006).
- Indicateurs monétaires (extraits, valeurs conservées) :
  - Croissance de M3 : "22.3...19.7".
  - Croissance de M2 : "16.7 17.4 26.5".
  - Crédit à l'économie : "4.9 14.2 -8.9".
  - Monnaie centrale : "37.2 -1.1 32.7".
  - Avoirs extérieurs nets BRB (millions $ EU) : "18.7 43.4 40.5".
  - Taux de change (FBu pour 1 dollar EU) : "1,110 1,100 998".
- Système bancaire :
  - Créances improductives en 2005 : "19 % des actifs".
  - Quatre petites banques identifiées en difficulté.
  - Crédit à l’économie : contraction "de 9 %".

### Réformes structurelles, gouvernance et filière café
- Progrès/Retraits :
  - Progrès : secteur monétaire, régime de change, administration des finances publiques.
  - Retards : réforme du secteur du café et lancement du programme de privatisation (priorisé pour 2006).
  - Capacité administrative limitée ; retards d’assistance technique.
- Filière café — priorités et calendrier :
  - Importance : "environ 800.000 petits producteurs"; café ≈ "deux tiers des exportations totales entre 2004 et 2006".
  - Stratégie : privatisations par étapes (commencer par stations de lavage); étude technique financée par la Banque mondiale; stratégie de vente établie avant septembre 2006.
  - Calendrier privatisations et cessions (sélection) :
    - Lancement appels d’offres stations de lavage : Octobre 2006.
    - Renforcement capacités SCEP, évaluations financières, offres : Décembre 2006.
    - Lancement appels d’offres pour actifs OCIBU et autres : Juin–Septembre 2006.
- Conditionnalités structurelles 2006 inclues dans le programme :
  - Apurement arriérés intérieurs; renforcement gestion finances publiques; libéralisation filière café; achever libéralisation régime des changes; remettre sur pied les statistiques nationales; rendre la BRB indépendante; lancer stratégie de privatisation.

### Régime des changes, intégration régionale et commerce
- Régime : flottement dirigé; libéralisation progressive jugée bénéfique.
- Écart taux officiel / marché parallèle : réduit à "environ 2–3 %".
- Autorités : intention d’adhérer à la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et d’adopter son tarif extérieur commun.
- Mesures commerciales :
  - Taux maximum des droits d’importation ramené de "100 % en 2003" à "30 % en janvier 2005".
  - Tarif simple moyen : "35,0 % en 2001 → 19,2 % puis 12,6 % (budget 2006)".
  - Abolition taxe de service importations (6 %); institution d’un droit de douane de "0,5 %" sur la valeur c.a.f.

### Viabilité de la dette, allégement PPTE et IADM
- Point de décision PPTE atteint : "août 2005".
- Allégement total reçu en 2005 : "7,4 millions de dollars EU".
- Service de la dette (après allégement classique et PPTE) : passage d’"environ 110 % des exportations en 2004" à "33,5 % en 2005".
- Scénario de référence (principaux points) :
  - Croissance projetée : "6½–7 % au début de la période (2007–09), puis 6 %".
  - PIB par habitant atteindra "l’équivalent de 1 dollar EU par jour … en 2023" (projection).
  - Solde extérieur courant (hors transferts officiels) : culminerait "à environ 38 % du PIB en 2007"; contexte note : "13 % du PIB en 2006".
  - Réserves : maintenues > "quatre mois d’importations".
  - Déficit de financement estimé : "75 à 130 millions de dollars EU" jusqu’à fin 2016; "environ 80 millions de dollars EU en 2025".
- Effet IADM (sélection de chiffres) :
  - IADM réduirait le risque de surendettement; exemples d’impact (avant → après IADM) :
    - Ratio VAN dette/PIB Moyenne 2006–26 : "17.7 → 14.1".
    - Ratio VAN dette/exportations Moyenne 2006–26 : "109.3 → 87.3".
    - Service dette/exportations Moyenne 2006–26 : "5.1 → 3.9".
- Conclusion viabilité :
  - Même après allégement PPTE total, le Burundi reste vulnérable et le risque de surendettement est jugé "élevé".
  - Recommandations : gestion prudente de la dette; financer via dons et prêts très concessionnels; réformes pour diversifier exportations et renforcer croissance.

### Scénarios alternatifs et tests de sensibilité (sélection)
- Scénario faible croissance :
  - Hypothèse : croissance de "4 %" par an pendant 10 ans (2007–17).
  - Conséquences : détérioration financière importante; déficit extérieur et de financement beaucoup plus élevés; PIB par habitant "25 % plus faible … en 2026".
- Scénario prix du café élevé :
  - Hypothèse : prix du café supérieurs de "25 % à son niveau de référence entre 2007 et 2010".
  - Conséquences : recettes café renforcées; déficit de financement sensiblement réduit en début de période; investissements et épargne intérieure quelque peu plus élevés.
- Tests de résistance :
  - Chocs de croissance, chute des exportations, dépréciation réelle de "30 %", ou emprunts moins concessionnels (taux +2 %) augmentent fortement le risque de surendettement.

### Suivi du programme, transparence et assistance technique
- Informations à transmettre (fréquences clés) :
  - Rapport mensuel (dans les cinq semaines suivant la fin du mois) contenant situation monétaire, position financière de l’État, ventilation recettes/dépenses, masse salariale, service de la dette, arriérés, et mise en œuvre des mesures structurelles.
- Gouvernance et statistiques :
  - SIGEFI opérationnel "1er janvier 2006"; intégration de la masse salariale prévue fin 2006.
  - ISTEEBU : nouveau cadre institutionnel approuvé "1er juin 2006"; plan de redressement statistiques mis en œuvre (comptes nationaux, IPC).
  - Demande d’un représentant résident à plein temps et renforcement massif de l’assistance technique.
- Décisions administratives FMI (extrait) :
  - Achèvement des troisième et quatrième revues FRPC; décaissement de "14,30 millions de DTS";
  - Prorogation de l’accord FRPC de neuf mois jusqu’au "30 septembre 2007";
  - Dérogations accordées à deux critères de réalisation (SIGEFI et arriérés extérieurs) et octroi d’une assistance intérimaire PPTE additionnelle.

### Calendrier des mesures structurelles et priorités opérationnelles (extraits)
- Apurement des arriérés intérieurs : plan approuvé "26 mai 2006"; mise en œuvre à partir de juin 2006; appels d’offres pour conversion certificats → obligations Trésor : septembre/octobre 2006.
- Lancement adjudications bons/obligations Trésor gérés par la BRB : "Septembre 2006".
- Publication du plan de développement des statistiques et participation SGDD : "Avril–Juillet 2006".
- Lancement appels d’offres privatisation stations de lavage et usines de décorticage : "Octobre 2006".
- Loi anti-blanchiment à présenter au Parlement : "Septembre 2006".
- Intégration gestion de la paie au SIGEFI : "Décembre 2006".

### Points saillants — indicateurs choisis (sélection de valeurs publiées)
- Croissance du PIB réel (séries présentées) : 4.8, 5.0, 0.9, 6.1, 6.6, 7.1, 6.7, 6.6
- Réserves officielles brutes (millions $ EU, série partielle) : 67.2, 125.3, 112.7, 145.0, 158.9, 174.3, 191.3, 202.5
- Ratio service de la dette (à l’échéancier; % des exportations; avant allég. PPTE) : 109.2, 62.2, 47.2, 46.2, 46.5, 32.8, 30.0, 29.9, 29.0
- Encours dette extérieure (avant allég. PPTE, millions $ EU) : 1,384.1; 1,533.0; 1,426.0; 1,457.9; 1,471.3; 1,468.5; 1,456.6; 1,441.2
- Exportations, f.à.b. (millions $ EU, série) : 47.9, 69.1, 57.1, 70.0, 83.9, 94.4, 106.5, 120.7
- Importations, f.à.b. (millions $ EU, série) : -148.9, -203.1, -238.7, -314.7, -363.8, -389.6, -419.6, -445.2

*Source: Extraits du document fourni (_cr06311f), contenu interne du PDF — Principaux extraits et tableaux décrits dans le texte.*

### 1. Principaux indicateurs économiques et financiers, 2004-10........................................24

### _cr06311f - 1. Principaux indicateurs économiques et financiers, 2004-10........................................24

### Résumé analytique — principaux constats
- Le processus de paix lancé en août 2000 par l’Accord d’Arusha et la transition politique ont abouti à l’installation d’un gouvernement démocratiquement élu en août 2005, ouvrant une opportunité pour stabiliser la macroéconomie et relancer les réformes structurelles.
- Le nouveau gouvernement met l’accent sur la bonne gouvernance et le renforcement des services sociaux; il redouble d’effort pour résoudre le conflit avec le FNL.
- En 2005, l’évolution macroéconomique a été globalement conforme au programme, bien que la croissance ait été "de l’ordre de 1 %".
- Le programme prévoit une reprise notable en 2006 avec une croissance réelle prévue de 6 % et une nouvelle baisse de l’inflation.
- Les services du FMI recommandent :
  - la conclusion des troisième et quatrième revues dans le cadre de la FRPC;
  - l’appui à la demande de dérogation du Burundi à deux critères de réalisation;
  - la modification d’un autre critère;
  - la prorogation de l’accord FRPC;
  - une assistance intérimaire additionnelle du FMI au titre de l’initiative renforcée en faveur des PPTE.

### Contexte socioéconomique et politique (Introduction)
- Depuis 1993, le revenu par habitant a baissé à "environ 110 dollars EU en 2005".
- Le pourcentage des habitants vivant au-dessous du seuil de pauvreté a atteint "58 % en 2001".
- Personnes déplacées à l’intérieur du pays et réfugiés en Tanzanie : "environ 300.000" (contre un million au plus fort des combats).
- Orphelins : "500.000".
- Classement : Le Burundi est "neuvième parmi les pays les moins développés du monde".

### Évolution récente de l’économie et résultats du programme (2005)
- Croissance et production
  - Croissance réelle en 2005 : "de l’ordre de 1 %".
  - Récolte de café très faible en 2005, aggravée par la sécheresse dans le nord, expliquent en partie la faible croissance.
- Inflation et monnaie
  - Inflation de fin de période en 2005 : "environ 1 %".
  - Appréciation nominale du franc burundais de "10% par rapport au dollar EU en 2005".
  - Appréciation en termes effectifs réels : "9,2 % en 2005".
  - Écart entre les taux officiel et parallèle : "d’environ 2 % à fin 2005".
- Résultats budgétaires
  - Recettes en 2005 : "20 % du PIB", sensiblement supérieur à l’objectif.
  - Dépenses : ont dépassé les prévisions.
  - Déficit primaire ramené à "environ la moitié de l’objectif visé".
  - Sur la base des engagements, déficit après dons : "6,2 % du PIB" au lieu des "0,2 %" recherchés (retards de décaissement d’aide).
- Balance extérieure
  - Déficit extérieur courant (dons inclus) en 2005 : "10,5 % du PIB".
  - Réserves officielles brutes : "2.9 mois des importations de 2006".
  - Balance commerciale et composantes (2005, en pourcentage du PIB) :
    - Compte des transactions courantes : "-10.5"
    - (Hors transferts officiels) : "-34.3"
    - Balance commerciale : "-22.7"
    - Exportations, f.à.b. : "7.1"
      - dont café : "5.1"
    - Importations, f.à.b. : "-29.9"
      - dont produits pétroliers : "-4.8"
  - Compte du capital : "3.3"
  - Compte d'opérations financières : "8.3"
    - Investissements directs : "1.9"
    - Prêts officiels à moyen et long terme (net) : "4.7"
- Dette et allégement
  - Le Burundi est parvenu au point de décision de l’initiative renforcée en faveur des PPTE en août 2005.
  - Allégement total reçu en 2005 : "7,4 millions de dollars EU".
  - Service de la dette inscrit à l'échéancier, après allégement classique et PPTE : passage d’"environ 110 % des exportations en 2004" à "33,5 % en 2005".
  - Arriérés envers certains créanciers bilatéraux non membres du Club de Paris : allégement encore non obtenu.
  - Arriérés envers le Fonds de l’OPEP à la fin de 2005 : réglés au début de 2006.

### Finances publiques et gestion budgétaire
- Données budgétaires 2004–05 (en pourcentage du PIB) — extraits :
  - Recettes (2004 / 2005) : "20.1 18.2 20.0" (tableau présente chiffres et comparaisons au programme et révisés).
  - Recettes fiscales : "18.3 16.6 18.5".
  - Recettes non fiscales : "1.8 1.6 1.5".
  - Dépenses et prêts nets : "39.8 39.1 36.8".
  - Dépenses courantes : "22.3 22.3 23.3".
  - Solde global (base engagements) : "-19.7 -20.9 -16.8".
  - Solde global (après dons) : "-4.9 -0.2 -6.3".
  - Solde primaire : "-3.5 -3.5 -1.7".
  - Variation des arriérés (réduction -) : "-8.0 -4.3 -1.3".
  - Solde global (base caisse) : "-27.7 -25.2 -18.1".
  - Financement (identifié) : "27.9 25.2 19.3".
    - Extérieur : "19.9 27.3 17.9".
    - Intérieur : "9.1 -2.4 1.2".
- Budget 2006 (adopté fin 2005)
  - Recettes prévues : "18,9% du PIB".
  - Dépenses prévues : "40,8 % du PIB".
  - Suppression des prélèvements sur la bière, les boissons non alcoolisées et le sucre : perte de recettes "1,0 % du PIB".
  - Audit externe des arriérés budgétaires intérieurs (décembre 2005) : encours d’arriérés d’"environ 3 % du PIB".
  - Stratégie d’élimination des arriérés intérieurs approuvée par le Conseil des ministres début juin 2006.
  - SIGEFI intérimaire mis en place en janvier 2006 pour améliorer la gestion des dépenses.

### Politique monétaire, système bancaire et marchés financiers
- Actions de la banque centrale (BRB)
  - Resserrement de la politique monétaire en 2005 ; accrues ventes de devises pour mieux maîtriser la monnaie centrale.
  - Adjudications hebdomadaires de liquidité introduites mi-avril 2005.
  - Réhaussement du coefficient de réserves obligatoires fin 2005 / début 2006.
  - Élimination de la taxe de 7 % sur les transactions bancaires a réduit le coût de l’intermédiation.
  - Deuxième audit externe annuel réalisé ; mise en place du Comité d’audit des administrateurs indépendants.
- Indicateurs monétaires (extraits)
  - Croissance de M3 : "22.3...19.7".
  - Croissance de M2 : "16.7 17.4 26.5".
  - Crédit à l'économie : "4.9 14.2 -8.9" (variation selon années et sources).
  - Monnaie centrale : "37.2 -1.1 32.7".
  - Avoirs extérieurs nets de la BRB (millions de $ EU) : "18.7 43.4 40.5".
  - Multiplicateur monétaire (M2/monnaie centrale) : "2.7 3.2 2.6".
  - Multiplicateur monétaire (M3/monnaie centrale) : "3.3...3.0".
  - Taux de change (francs burundais pour 1 DTS) : "1,586 1,650 1,446".
  - Taux de change (francs burundais pour 1 dollar EU) : "1,110 1,100 998".
- Système bancaire
  - Créances improductives en 2005 : "19 % des actifs".
  - Quatre petites banques identifiées comme en difficulté.
  - Crédit à l’économie : contraction "de 9 %", due à la transition politique, à la situation sécuritaire et aux arriérés budgétaires.

### Réformes structurelles et gouvernance
- Avancées et retards
  - Progrès importants dans le secteur monétaire, le régime des changes et l’administration des finances publiques.
  - Retards dans la réforme du secteur du café et le lancement du programme de privatisation (priorisé pour démarrage en 2006).
  - Capacité administrative limitée et retards d’assistance technique ont contribué aux retards de réforme.
- Exécution du programme
  - Tous les critères de réalisation quantitatifs pour fin juin et fin décembre 2005 ont été respectés, sauf :
    - Une accumulation temporaire d’arriérés extérieurs à la fin de 2005.
    - Le critère structurel relatif à la mise en place d’un système informatisé de gestion financière (SIGEFI) au Ministère des finances n’a pas été observé.
    - Trois repères structurels n’ont pas été respectés; néanmoins des mesures relevant des critères et deux repères étaient en place début 2006.
  - Publication par la Cour des comptes de son premier rapport d’audit des comptes publics pour 2004 (fin 2005).

### Perspectives, risques et mesures prioritaires
- Perspectives 2006
  - Reprise de la croissance réelle attendue : "6 %".
  - Poursuite de la baisse de l’inflation attendue.
- Principaux risques pesant sur le programme
  - Insécurité régionale.
  - Caractère encore fragile de la paix intérieure.
  - Immaturité des institutions démocratiques.
- Mesures prioritaires mentionnées
  - Renforcer la gestion des finances publiques.
  - Créer un environnement économique propice à l’activité du secteur privé.
  - Poursuivre les réformes budgétaires : introduction de titres du Trésor pour améliorer la gestion des liquidités.
  - Renforcer le contrôle du secteur financier.
  - Lancer le programme de privatisation (notamment dans le secteur du café) en 2006.
  - Finaliser l’apurement des arriérés intérieurs conformément à la stratégie approuvée (cible d’élimination en 2006).

*Source: Extraits du document fourni (_cr06311f), contenu interne du PDF — Principaux extraits et tableaux décrits dans le texte.*

### 14.      Les entretiens relevant des consultations au titre de l’article IV ont été centrés

### _cr06311f - 14.      Les entretiens relevant des consultations au titre de l’article IV ont été centrés

### Leçons et défis à moyen terme
- Constat général
  - Les entretiens ont porté sur les leçons des dix années écoulées et les défis à venir, en particulier sur la réalisation des OMD.
  - Les nouvelles autorités ont remercié le FMI pour ses conseils, son assistance technique et la franchise des entretiens; elles ont demandé un renforcement de l’assistance technique et un représentant résident à plein temps.
- Effets des conflits et restrictions (1996–1999 et début du nouveau Millénaire)
  - Les dix dernières années de conflits civils ont affaibli l’économie et arrêté les réformes structurelles.
  - Le blocus politique et économique maintenu de 1996 à 1999 par les autres pays de la région après un coup d’État a intensifié les restrictions au commerce et au marché des changes.
  - Résultats : distorsions économiques accrues, fonction publique affaiblie, infrastructures détériorées, niveau de vie fortement baissé, charge de la dette extérieure devenue non viable.
- Rôle de l’État et décapitalisation
  - L’État a longtemps joué un rôle prédominant; le secteur privé formel est peu développé.
  - Mauvais résultats des entreprises publiques, faibles prix des produits de base fin des années 90 → grosses pertes, arriérés extérieurs et intérieurs, décapitalisation de l’agriculture (notamment café).
  - En 2001/02, le secteur du café a nécessité un important crédit bancaire dirigé garanti par le budget; le budget a absorbé les pertes du secteur du café pendant 2003–04, élargissant les déséquilibres budgétaires et dégradant le système financier.
- Progrès récents
  - Programmes appuyés par le FMI : aide d’urgence aux pays sortant d’un conflit (2002–03) puis FRPC.
  - Fin 2005, de nombreuses restrictions au commerce extérieur, au secteur financier et aux opérations de change avaient été éliminées.
  - Taux maximum des droits d’importation ramené de 100 % en 2003 à 30 % en janvier 2005.
  - Tarif simple moyen : 35,0 % en 2001 → 19,2 % puis 12,6 % (budget 2006), répartition de 99,8 % des taux en quatre tranches (5, 10, 15 et 30), certains taux à 0 ou 20 %.
  - Abolition de la taxe de service sur les importations (6 %) et institution d’un droit de douane de 0,5 % sur la valeur c.a.f. des importations.
- Principaux défis à venir (CSLP intérimaire et CSLP complet)
  - Placer l’économie sur une trajectoire de croissance plus rapide.
  - Accroître les dépenses pour les secteurs sociaux et l’infrastructure et atteindre les OMD (probabilité faible d’atteindre tous les OMD d’ici à 2015, mais progrès possibles si mesures ci‑dessous mises en œuvre).
  - Conditions essentielles : stabilité politique et amélioration de la sécurité au Burundi et dans la région des Grands Lacs.
- Mesures prioritaires recommandées
  - Adopter une politique économique davantage axée sur le marché, avec régulation adéquate et une stratégie de privatisation bien cadencée (commencer par le secteur café; privatisation des stations de lavage envisagée).
  - Améliorer les capacités administratives et la qualité des institutions publiques (en particulier gestion des finances publiques), y compris la banque centrale, et renforcer le contrôle du secteur financier.
  - Appliquer des politiques monétaire et budgétaire prudentes et gérer les attentes du public quant aux dividendes de la paix.
  - Restructurer les dépenses publiques, en réallouant de la sécurité (armée et police) vers les secteurs sociaux.
  - Améliorer les infrastructures, la gouvernance, la transparence et le climat des affaires pour attirer l’investissement privé.
  - Gérer les flux d’aide sans compromettre la stabilité macroéconomique et maximiser leur efficacité dans la lutte contre la pauvreté.
- Position des autorités
  - Les autorités ont souscrit aux conclusions sur les leçons passées et défis futurs et ont exprimé leur détermination à étendre les bienfaits de la reprise aux plus pauvres et à améliorer les services sociaux de base.

### Le programme macroéconomique pour 2006
- Perspectives macroéconomiques 2006
  - Croissance du PIB réel attendue : 6 % (effet : essor soutenu du secteur des services et redressement marqué de la production de café) (MPEF, paragraphe 13).
  - Inflation attendue : environ 3 % (moyenne sur la période), malgré la hausse des prix du pétrole.
  - Réserves de change brutes : devraient légèrement s’accroître et atteindre l’équivalent d’environ 3,3 mois d’importations de 2007.
  - Déficit extérieur courant (transferts officiels inclus) : devrait s’aggraver en raison d’une forte augmentation des projets financés par l’étranger.
- Contraintes et instruments
  - Nécessité de renforcer les instruments de politique monétaire de la BRB et de limiter le financement bancaire du budget pour contenir les pressions inflationnistes.
  - Apurement des arriérés intérieurs et baisse des taux d’intérêt nominaux début 2006 → plus grande monétisation attendue et redressement du crédit bancaire à l’économie.
- Politique et réformes budgétaires
  - Objectif : ménager un espace budgétaire suffisant pour répondre aux besoins sociaux pressants sans compromettre la stabilité macroéconomique.
  - Redéploiement de dépenses : réduction de la part de la sécurité au profit des services sociaux et des pauvres; renforcement de la gestion des finances publiques; apurement des arriérés intérieurs (encadré 1).
  - Limitation du recours au financement du système bancaire pour soutenir l’objectif d’inflation.
  - Crédit bancaire à l’État, net des titres publics émis pour l’apurement des arriérés intérieurs (1,9 % du PIB), ne dépasserait pas 1 % environ de la masse monétaire au sens large en début de période.
  - Une loi de finances rectificative pour 2006 sera promulguée avant fin juin.
  - Déficit primaire attendu : de l’ordre de 9 % du PIB.
  - Déficit calculé sur la base des engagements (après dons) : tomberait au-dessous de ½ % du PIB.
- Encadré 1 — Apurement des arriérés intérieurs (chiffres exacts)
  - À la fin de 2005, arriérés budgétaires intérieurs : 2,7 % du PIB de 2005 (25,7 milliards de francs burundais).
  - Arriérés intérieurs du secteur public un an auparavant : 5 % du PIB (vérifié par un auditeur externe).
  - En 2005, apurement d’un montant de 3,8 milliards de francs burundais au titre des arriérés du budget proprement dit.
  - Arriérés des entreprises publiques : 6 milliards de francs burundais (traitement particulier prévu).
  - Stratégie d’apurement approuvée par le Conseil des ministres le 26 mai 2006; mise en œuvre fixée à mi-2006.
  - Règles de règlement :
    - Créanciers envers lesquels l’État a des arriérés ne dépassant pas 100 millions de francs burundais recevront un montant forfaitaire contre signature d’un bon pour quittance (montants totaux estimés à 7,4 milliards de francs burundais).
    - Créanciers envers lesquels l’État a des arriérés dépassant 100 milliards de francs burundais recevront un certificat de reconnaissance de dette (18,3 milliards de francs burundais). Ces certificats pourront être échangés contre des obligations du Trésor à échéance de 3 à 5 ans et être utilisées dans le programme de privatisation.
    - Lancement des appels d’offres fixé à septembre/octobre 2006 dans les deux cas.
  - Remarque : les arriérés intérieurs envers le public ont largement donné lieu aux actifs improductifs du système bancaire.
- Gestion des recettes et dépenses 2006
  - Un solide train de mesures visant à renforcer la gestion des recettes est mis en œuvre en 2006 (MPEF, paragraphe 18).
  - Recettes globales : diminution de 1 point de PIB pour tomber à 19 % suite à l’abolition des prélèvements finançant l’effort de guerre.
  - Modernisation et amélioration de la gestion des recettes (y compris douanières) en cours avec assistance technique du FMI et de la Banque mondiale.
  - Projections des dépenses 2006 :
    - Dépenses totales attendues : environ 41,8 % du PIB (hausse essentiellement due aux dépenses sociales en faveur des pauvres).
    - Masse salariale : passera à près de 10 % du PIB en raison du recrutement de nouveaux enseignants et d’une augmentation de salaires nécessaire.
    - Dépenses de sécurité : ramenées de 37 % des dépenses primaires en 2005 à 30 % (suite à la démobilisation des soldats, financée par le MDRP).
    - Prévision de dépenses équivalentes à 1,2 % du PIB pour l’aide alimentaire et les secours d’urgence aux populations victimes de la sécheresse, et pour le remboursement des petits déposants d’une banque en faillite.
  - Renforcement de la gestion des finances publiques en cours (assistance technique FMI et Banque mondiale); application des plans d’action pour améliorer passation des marchés publics et gestion des effectifs de l’État.
  - Intégration de la masse salariale dans le SIGEFI prévue à la fin de 2006.

### Politique monétaire
- Ancrage et instruments
  - La monnaie centrale sert d’ancrage nominal pour l’objectif d’inflation (MPEF, paragraphes 21–22).
  - Instruments : ventes de devises, adjudications de liquidités; introduction de bons du Trésor avant septembre 2006 pour renforcer la gestion des liquidités.
  - Attentes : vitesse de circulation de la monnaie au sens large devrait continuer à diminuer grâce à l’approfondissement du marché financier (réformes du secteur financier et du marché des changes).
  - Taux d’expansion de la monnaie centrale : baissera sensiblement et tombera à 10 % (perspective d’une hausse du multiplicateur monétaire et d’une reprise du crédit des banques commerciales au secteur privé — hausse escomptée de 24 %).
  - Risque : si les ventes de devises de la BRB se poursuivent, elles peuvent exercer des pressions à la hausse sur le taux de change nominal étant donné le niveau des entrées d’aide extérieure; toutefois, cela serait préférable à l’éviction de l’investissement privé.
- Renforcement du contrôle du secteur financier et opérations internes de la BRB
  - Mesure préalable incluse dans le programme.
  - Début 2006, mission d’assistance technique du FMI a examiné des mesures pour renforcer politique monétaire, contrôle des banques et opérations internes de la BRB.
  - Un conseiller résident du FMI aide les autorités dans les réformes de politique monétaire et des opérations de la banque centrale.
  - Une loi sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme a été élaborée (MPEF, paragraphe 28) avec assistance technique du FMI.
  - La loi sur la banque centrale sera révisée pour faire de la BRB une institution indépendante (MPEF, paragraphe 33).
  - Note : l’absence antérieure d’une loi sur la lutte contre le blanchiment de capitaux crée des difficultés croissantes aux banques burundaises dans leurs relations avec leurs correspondants à l’étranger.

### Régime des changes, politique commerciale et dette extérieure
- Libéralisation du régime des changes
  - Les services du FMI et les autorités ont convenu que la libéralisation du régime des changes a été bénéfique et que le régime de flottement administré a été utile jusqu’à présent.
  - L’abolition des restrictions et distorsions administratives a quasi éliminé l’écart entre le taux de change officiel et celui du marché parallèle, réduisant la segmentation du marché des changes.
  - Autorités : intention d’intégrer et d’approfondir davantage le marché des changes avec assistance technique du FMI (MPEF, paragraphe 22).
  - La BRB continuera à limiter ses interventions sur le marché des changes à celles nécessaires pour atteindre ses objectifs de réserves internationales (ancrage nominal : monnaie centrale) et pour restreindre la volatilité des taux de change à court terme.
- Compétitivité externe
  - Malgré une récente appréciation de la monnaie, le taux de change effectif réel est resté bien inférieur (d’environ 30 %) à son niveau de 2000.
  - Évaluation : compétitivité extérieure jugée globalement adéquate, illustrée par le redressement des exportations.
  - Principaux obstacles à la compétitivité : structurels — le meilleur remède est des réformes structurelles visant à améliorer le climat des affaires et promouvoir la privatisation; gains de productivité aideraient à atténuer l’impact négatif possible d’un afflux d’aide sur la compétitivité.
- Engagements vis‑à‑vis des obligations de l’article VIII
  - Début 2006, mission d’assistance technique du FMI : restrictions de change encore appliquées aux transactions internationales courantes sont peu nombreuses; le Burundi est proche d’être en mesure d’accepter les obligations découlant de l’article VIII, sections 2, 3 et 4, des Statuts du FMI.
  - Les autorités ont exprimé leur intention d’accepter ces obligations.
  - Mesures prises : abolition des limites de change appliquées aux opérations invisibles en mai 2006; élimination prochaine d’une restriction sous forme d’autorisation préalable pour certaines transactions et de deux pratiques de taux de change multiples encore en vigueur.
  - Remarque : les restrictions de change et les pratiques de taux de change multiples sont soumises à l’approbation du FMI aux termes de l’article VIII (appendice II, section VIII).

*Source: _cr06311f - 14. Les entretiens relevant des consultations au titre de l’article IV ont été centrés (extrait).*

### 29.      Les services du FMI ont souligné que la libéralisation de la politique

### _cr06311f - 29.      Les services du FMI ont souligné que la libéralisation de la politique

### Libéralisation commerciale et intégration régionale
- La libéralisation de la politique commerciale permettrait au Burundi de tirer profit de la mondialisation.
- Réduction sensible récente des droits d’importation et des obstacles non tarifaires : qualifiée d’initiative encourageante.
- Les autorités prévoient, avec le concours de la Banque mondiale :
  - améliorer le climat des affaires pour attirer les investissements privés, intérieurs et extérieurs;
  - créer un guichet unique pour la délivrance des licences d’exploitation.
- Intention d’adhérer à la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et d’adopter son tarif extérieur commun (taux de 0,10 et 25 %, avec un taux moyen correspondant à celui du régime tarifaire actuel du Burundi).

### Allégement de la dette et assistance
- Les autorités ont cherché un allégement de la dette auprès de créanciers non membres du Club de Paris, comparable à l’accord du Club de Paris.
- Plusieurs créanciers multilatéraux ont confirmé leur participation à l’initiative renforcée en faveur des PPTE.
- Au point d’achèvement (que le pays pourrait atteindre à la mi-2007), le service de la dette extérieure représenterait 11,1 % des exportations, contre 109 % en 2004.
- Dans le cadre de l’IADM, le FMI accordera d’emblée un allégement de 26,4 millions (39,5 millions de dollars EU) du stock de la dette que le Burundi avait envers lui à la fin de 2004.
- Les autorités ont demandé au FMI le décaissement d’une aide intérimaire additionnelle au titre de l’Initiative PPTE d’un montant de 86.500 DTS pour les échéances de la période allant du 28 juillet 2006 au 27 juillet 2007.
- Remarque opérationnelle : l’allégement de la dette au titre de l’initiative PPTE à la date d’arrivée présumée du pays au point d’achèvement (mi-2007), et après cette date, est exprimé en termes de flux, mais sera présenté sous la forme d’une opération sur stock (note de traitement pour la revue).

### Financement du programme 2006
- Le programme pour 2006 est financé dans sa totalité.
- Le financement est fortement tributaire des dons budgétaires de l’étranger : 12 % du PIB (non compris l’allégement intérimaire au titre de l’initiative PPTE).
- Les retards récents dans le décaissement de l’aide extérieure au titre du programme ont entraîné des tensions sur le cadre macroéconomique, notamment le financement bancaire.
- Les autorités ont créé un comité chargé de resserrer le dialogue avec les donateurs.

### Réformes structurelles et filière café
- Objectif : relancer les activités de privatisation, en particulier dans la filière café.
- Stratégie soutenue par la Banque mondiale : procéder par étape, en commençant par des actifs de taille restreinte (stations de lavage du café).
- Importance :
  - Environ 800.000 petits producteurs concernés.
  - Les exportations de café représentaient environ deux tiers des exportations totales entre 2004 et 2006.
- Mesures prises :
  - Structures mises en place pour gérer les réformes et réduire au minimum les risques financiers des producteurs et de l’État durant la transition.
  - Une stratégie de vente des stations de lavage sera établie avant septembre 2006 sur la base d’une étude technique financée par la Banque mondiale.
  - Les autorités veilleront à ce que les réglementations de l’Office de commercialisation du café (OCIBU) ne fassent pas obstacle à l’investissement.
- Conditionnalité structurelle (2006) incluse dans le programme :
  - apurer les arriérés intérieurs;
  - renforcer la gestion des finances publiques;
  - libéraliser le secteur du café;
  - achever la libéralisation du régime des changes;
  - remettre sur pied les statistiques nationales;
  - rendre la banque centrale indépendante;
  - lancer la stratégie de privatisation.

### Gouvernance, statistiques et assistance technique
- Progrès accomplis dans la gouvernance et la transparence, mais nouvelles institutions (par ex. la Cour des comptes) manquent d’expérience.
- Assistance technique du FMI et de la Banque mondiale en cours pour remédier aux déficiences de la gestion des finances publiques et aux déficiences soulevées par l’évaluation des sauvegardes de la Banque centrale.
- Le CSLP complet devrait être prêt à la mi-2006.
  - Coût estimé de l’application du CSLP sur trois ans : 535 millions de dollars EU (67 % du PIB de 2005).
  - Objectif : mobilisation des fonds à une conférence des donateurs au quatrième trimestre de 2006.
- Besoins d’assistance technique énormes ; demande de services à plein temps d’un représentant résident.
- Plan national de développement des statistiques, élaboré avec la Banque mondiale et AFRISTAT, sera mis en œuvre en 2006 avec l’aide de donateurs.
- La balance des paiements sera mise en conformité avec le manuel (cinquième édition) au début de 2006 avec l’assistance technique du FMI.
- Ouverture prévue du nouveau centre régional d’assistance technique (AFRITAC-Centre) du FMI au début de 2007 au Gabon : utilité attendue.

### Perspectives à moyen terme et scénarios
- Hypothèses centrales :
  - Transition politique réussie, meilleure sécurité et réformes soutenues devraient améliorer les perspectives macroéconomiques.
  - Profil de croissance initial de rattrapage : croissance économique devrait atteindre 6½–7 % au début de la période considérée (2007–09), puis se replier pour se maintenir au niveau de 6 % sous l’effet des privatisations et de l’amélioration du climat des affaires.
  - D’après les projections, le PIB par habitant (en dollars courants) n’atteindra l’équivalent de 1 dollar EU par jour qu’en 2023.
- Solde extérieur courant (hors transferts officiels courants) :
  - Devrait culminer à environ 38 % du PIB en 2007;
  - Baisser peu à peu par la suite pour se situer à 13 % du PIB en 2006 (remarque de contexte sur calendrier des projections).
- Réserves de change : maintenues à l’équivalent d’un peu plus de quatre mois d’importations de l’année suivante.
- Déficit de financement :
  - Estimé à 75 à 130 millions de dollars EU pour la période allant jusqu’à fin 2016;
  - Commencerait à baisser et se situerait à environ 80 millions de dollars EU en 2025;
  - Ce montant pourrait être couvert à compter de 2007 par un allégement de dette additionnel au titre de l’IADM.
- Scénarios alternatifs :
  - Scénario de faible croissance : à partir de 2007 la croissance du PIB serait de 4 % par an pendant 10 ans avant de revenir au niveau de référence; dégradation importante de la situation financière; déficit extérieur courant et déficit de financement beaucoup plus élevés dans les dernières années; investissements plus bas; épargne intérieure ne se dégagerait qu’à la fin de la période; PIB par habitant serait de 25 % plus faible (et de moins de 1 dollar EU par jour) en 2026.
  - Scénario prix du café élevé : prix de vente du café supérieur de 25 % à son niveau de référence entre 2007 et 2010; investissements dans le secteur du café accélèrent la croissance de ses recettes; déficit de financement sensiblement réduit au début de la période; investissements et épargne intérieure quelque peu plus élevés.

### Analyse de viabilité de la dette
- Mise à jour conjointe FMI-Banque mondiale : le Burundi est vulnérable aux chocs et reste dans la catégorie des pays à faible revenu surendettés.
- Ratio dette extérieure/exportations, après assistance PPTE, devrait rester au-dessus du seuil fixé en 2005.
- Tests de résistance : montrent une vulnérabilité aux aléas, y compris les emprunts non concessionnels.
- Recommandations issues de l’analyse :
  - effort de réforme vigoureux et soutenu pour diversifier les exportations;
  - favoriser une croissance robuste des exportations et du PIB;
  - gestion prudente de la dette;
  - recours à des financements extérieurs très concessionnels.

### Suivi du programme, sauvegardes et risques
- Mesures préalables à l’achèvement des troisième et quatrième revues : remédier aux dérapages dans l’application des réformes structurelles, notamment l’exécution progressive de la réforme de la filière café.
- Critère quantitatif modifié : le critère concernant le crédit bancaire à l’État a été remplacé par un critère relatif au financement intérieur global, pour tenir compte de l’apurement des arriérés intérieurs et de l’introduction d’instruments de titres négociables.
- La BRB a commencé à traiter les problèmes identifiés par l’évaluation des sauvegardes achevée en janvier 2006.
- Demande des autorités : prorogation de neuf mois de l’accord FRPC afin de permettre l’achèvement de la sixième revue.
- Principaux risques identifiés :
  - Fragilité de la sécurité interne; situation précaire dans la région des Grands Lacs;
  - Retards dans la mise en œuvre des réformes structurelles et de l’amélioration des services sociaux pouvant ébranler la confiance du public;
  - Apport en temps opportun d’une aide financière extérieure suffisante : critique, le programme étant fortement tributaire de l’aide budgétaire extérieure; des retards importants dans le décaissement de l’aide-programme entraîneraient de graves tensions sur le budget et le cadre macroéconomique.

### Évaluation générale des services du FMI
- En 2005, progrès louables dans la mise en œuvre du programme FRPC, malgré une situation post-conflictuelle difficile.
- Tous les critères de réalisation quantitatifs pour fin juin et fin décembre 2005 ont été observés, à l’exception temporaire d’un seul.
- Croissance en 2005 : beaucoup plus faible que prévu, essentiellement en raison des aléas de l’agriculture pluviale; forte reprise attendue pour 2006.
- Inflation : sensiblement réduite en 2005, la banque centrale étant mieux à même de piloter la politique monétaire et d’intervenir officiellement par une injection de devises sur le marché des changes.
- Stabilisation politique et sécurité : aboutissement de la transition politique, mise en place d’un gouvernement élu et amélioration de la sécurité sont encourageants; pourparlers de paix récents et démobilisation/intégration des anciens rebelles bien déroulés.
- Recommandations finales :
  - poursuivre et accélérer les réformes structurelles pour stimuler l’activité du secteur privé (lancer le programme de privatisation et améliorer le climat des affaires);
  - accroître les dépenses affectées aux secteurs sociaux et à l’agriculture pour la réalisation des OMD, ce qui implique de continuer à réduire les effectifs de sécurité et les dépenses de sécurité par la démobilisation;
  - aller de l’avant dans les opérations de privatisation;
  - renforcer la coordination avec les donateurs pour assurer l’apport en temps opportun d’assistance technique et financière.

*Source : https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/pubs/ft/scr/2006/fra/_cr06311f.pdf*

### 48.      Les autorités sont à féliciter pour les bons résultats budgétaires obtenus par le

### 48. Les autorités sont à féliciter pour les bons résultats budgétaires obtenus par le Burundi en 2005

### Performance budgétaire et gestion des dépenses
- Les autorités ont obtenu de « bons résultats budgétaires » pour 2005.
- Le dynamisme des recettes a persisté en dépit de « la réduction sensible des droits de douane », confirmant que « les réformes appliquées dans ce domaine ont été adéquates ».
- L’abolition des prélèvements servant à financer l’effort de guerre est intervenue « au mauvais moment, juste après l’approbation du budget ».
- Recommandations et observations :
  - Évaluer « le total des coûts de toutes les initiatives sociales » et veiller à ce qu’il « ne dépasse pas le budget ».
  - Poursuivre et étendre l’amélioration de la gestion des dépenses « au moyen terme » avec l’aide des donateurs pour renforcer l’exécution du budget, le contrôle financier et la passation des marchés publics.
  - « Gérer avec soin les attentes de dividendes de la paix de la part du public. »

### Politique monétaire et secteur financier
- La BRB « a progressé dans le resserrement de la politique monétaire ».
- Mesures en cours et attendues :
  - « L’apurement des arriérés intérieurs et l’introduction de titres du Trésor standardisés et négociables en 2006 » augmenteront « l’efficacité et la solidité du système financier ».
  - Poursuivre « ses efforts d’intensification du contrôle bancaire ».
- Félicitations et besoins d’amélioration :
  - Les services du FMI « félicitent la BRB pour les améliorations apportées à ses opérations internes », notamment sa réponse à l’évaluation des sauvegardes et « son deuxième audit externe annuel ».
  - Travaux restant à faire : moderniser les activités, « informatiser ses opérations comptables » et améliorer « le processus d’audit interne ».
  - Mesures prévues pour 2006 : « l’adoption d’une loi sur la lutte contre le blanchiment de capitaux » et « la révision de la loi sur la banque centrale destinée à assurer l’indépendance de la BRB ».

### Libéralisation du régime des changes et intégration régionale
- Progrès « louables » dans la libéralisation du régime des changes.
- Situation et intentions :
  - Le Burundi applique « des restrictions de change soumises à l’approbation du FMI aux termes de l’article VIII de ses Statuts », pratique « qui n’est pas recommandée par les services de l’institution ».
  - Les autorités ont « récemment éliminé une restriction de change et comptent abolir sous peu la restriction restante et les pratiques de taux de change multiples ».
  - Intention d’accepter « les obligations découlant de l’article VIII, sections 2, 3 et 4, des Statuts du FMI en 2006 ».
- Recommandation : les services du FMI « sont en faveur du maintien du régime de flottement dirigé, qui semble bien servir le Burundi ».
- Intégration régionale : en vue d’une adhésion à la CAE, encouragement à « travailler avec les partenaires de la Communauté pour faire progresser la réforme tarifaire, qui est centrée sur la réduction des taux les plus élevés ».

### Dette extérieure et allégement
- Il importe que les autorités « poursuivent les négociations pour parvenir à un accord avec les créanciers bilatéraux non membres du Club de Paris et les autres créanciers qui n’ont pas encore accordé un allégement de la dette au titre de l’initiative renforcée en faveur des PPTE ».

### Pauvreté, services sociaux et capacités de prestation
- Le CSLP complet est « en cours de finalisation ».
- Constats :
  - Les services du FMI « se réjouissent » des progrès vers le point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des PPTE.
  - « L’amélioration des conditions sociales du Burundi a été inégale et les réformes en sont encore à un stade peu avancé », bien que « des progrès notables aient pu être observés ».
  - « Des obstacles considérables à la réalisation des OMD sont à attendre ».
- Recommandation : « Avec l’aide des donateurs, les autorités devront s’attacher tout particulièrement à renforcer la capacité de prestation des services sociaux de l’État. »

### Statistiques, gouvernance et rôle de l’État
- Les services du FMI « encouragent les autorités à renforcer le système statistique, qui comporte plusieurs déficiences entravant le suivi de l’évolution économique ».
- Nécessité de renforcer « les pratiques de bonne gouvernance et de transparence », notamment par :
  - Des réformes de la gestion des finances publiques.
  - « La cessation progressive de l’intervention de l’État dans l’économie. »

### Mise en œuvre du programme, risques et appui du FMI
- Perspectives pour 2006 : la mise en œuvre du programme pourrait faire de 2006 « une année charnière du redressement économique du Burundi ».
- Conditions de succès :
  - Maintenir « le rythme de la libéralisation et des réformes administratives ».
  - Poursuivre « les activités de privatisation ».
  - Assurer « la coordination avec les donateurs et un décaissement opportun et prévisible de l’aide-programme » pour la stabilité macroéconomique et la mise en œuvre du programme.
- Principaux risques identifiés :
  - « L’insécurité régionale, une paix intérieure encore fragile et l’immaturité des institutions démocratiques ».
- Recommandations et décisions du FMI :
  - Malgré « des risques importants », en raison de la « volonté de réforme » des autorités et de la vigueur des mesures incluses dans le programme, les services du FMI recommandent :
    - « la conclusion des troisième et quatrième revues du programme FRPC »;
    - « l’approbation des demandes de dérogation à deux critères de réalisation et de modification d’un autre critère, de prorogation de l’accord FRPC et d’assistance intérimaire additionnelle dans le cadre de l’initiative renforcée en faveur des PPTE que les autorités ont adressées au FMI ».
  - Motifs d’appui : « le caractère temporaire du non-respect des critères et parce que des mesures correctives ont été prises sans tarder ».
  - Concernant l’octroi d’une assistance intérimaire, « des assurances satisfaisantes ont été obtenues des autres créanciers du Burundi. »

*Extrait du texte fourni.*

### 57.      Les services du FMI saluent l’intention des autorités de rendre publics leur

### Les services du FMI saluent l’intention des autorités de rendre publics leur rapport, la lettre d’intention et le MPEF

### Recommandation institutionnelle
- Les services du FMI saluent l’intention des autorités de rendre publics leur rapport, la lettre d’intention et le MPEF.
- Recommandation : que les prochaines consultations au titre de l’article IV aient lieu selon un cycle de 24 mois conformément à la Décision n o 12794-(02/76) de juillet 2002, telle qu’elle a été modifiée par la Décision n o 12854-(02/96) du 12 septembre 2002.

### Croissance, prix et external sector (extraits)
- Croissance du PIB réel : 4.8, 5.0, 0.9, 6.1, 6.6, 7.1, 6.7, 6.6 (série présentée dans le tableau).
- Déflateur du PIB : 8.3, 15.3, 16.6, 4.8, 3.6, 4.3, 4.3, 4.3.
- Prix à la consommation (moyenne de la période) : 8.0, 16.3, 13.4, 2.5, 3.3, 4.0, 4.0, 4.0.
- Exportations, f.à.b. (en dollars EU) : 27.5, 44.4, 19.3, 22.5, 19.9, 12.5, 12.8, 13.3.
- Importations, f.à.b. (en dollars EU) : 16.1, 42.2, 60.2, 31.8, 15.6, 7.1, 7.7, 6.1.
- Volume des exportations : -10.9, 17.1, -1.7, 22.1, 17.1, 15.5, 12.2, 12.5.
- Termes de l'échange (détérioration -) : 28.1, 14.5, 10.9, -3.3, 0.6, -3.3, -0.3, 0.7.
- Taux de change effectif réel (moyenne annuelle; dépréciation -) : -2.8, -1.1, 9.6, ... (suite non fournie).

### Réserves et service de la dette
- Réserves officielles brutes (fin de période, en millions de dollars EU) : 67.2, 125.3, 112.7, 145.0, 158.9, 174.3, 191.3, 202.5.
- Réserves officielles brutes (en mois d'importations de l'année suivante) : 2.2, 6.4, 2.9, 3.3, 3.4, 3.4, 3.5, 3.6.
- Ratio du service de la dette (à l'échéancier; en % des exportations; avant allég. PPTE) : 109.2, 62.2, 47.2, 46.2, 46.5, 32.8, 30.0, 29.9, 29.0 (série).
- Ratio du service de la dette (effectif; en % des exportations; après allég. PPTE) : 99.8, 53.3, 33.5, 13.4, 3.9, 3.8, 3.6, 4.3.
- Encours de la dette (avant allég. PPTE, en millions de dollars EU) : 1,384.1, 1,533.0, 1,426.0, 1,457.9, 1,471.3, 1,468.5, 1,456.6, 1,441.2.
- Arriérés de paiements extérieurs (millions de dollars EU) : 78.7, 0.0, 52.5, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0.

### Opérations de l’administration centrale (sélection de niveaux et ratios)
- Recettes (milliards de francs burundais) : 146.9, 161.4, 172.1, 184.9, 181.5, 210.1, 240.4, 274.3, 305.3 (série 2006–2010).
- Recettes fiscales : 133.6, 147.0, 158.9, 174.1, 165.6, 192.5, 219.7, 249.2, 277.4.
- Dépenses et prêts nets : 291.2, 346.3, 316.7, 399.4, 399.7, 441.1, 484.3, 541.7, 597.9.
- Dépenses courantes : 163.2, 197.7, 200.6, 229.1, 252.1, 264.9, 292.5, 330.4, 372.2.
- Salaires (milliards) : 58.6, 75.5, 72.6, 90.1, 94.8, 104.5, 117.1, 129.9, 144.3.
  - Civils : 34.8, 40.1, 41.9, 50.6, 56.9, 65.3, 76.4, 87.7, 100.4.
  - Militaires : 23.8, 25.1, 24.0, 24.1, 21.6, 22.7, 23.8, 25.0, 26.3.
- Paiements d'intérêts (exigibles) : 24.5, 33.7, 32.0, 26.4, 27.5, 28.9, 28.0, 31.4, 32.7.
- Dépenses au titre de projets : 119.9, 108.2, 84.3, 130.6, 129.6, 158.1, 178.4, 201.3, 225.7.
- Solde global (base engagements, en milliards) : -144.3, -184.8, -144.6, -214.5, -218.2, -231.0, -243.9, -267.4, -292.6.
- Solde global (après dons, en milliards) : -35.9, -1.8, -53.9, 6.3, -3.4, -14.3, 0.3, 4.4, 1.7.
- Solde primaire (dont) : -25.4, -31.0, -14.6, -60.6, -84.8, -65.8, -72.7, -80.8, -98.8.
- Financement identifié (milliards) : 212.5, 222.8, 165.8, 227.0, 246.0, 156.1, 153.8, 171.8, 183.9.
  - Dons extérieurs : 108.4, 183.0, 101.1, 220.9, 214.7, 140.3, 153.2, 176.2, 185.5.
  - Aide-programme : 60.9, 92.7, 40.1, 96.6, 113.6, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0.
  - Allégement PPTE (FMI, BM, BAfD, Club de Paris) : 0.0, 0.0, 8.0, 35.7, 35.8, 39.8, 41.4, 47.8, 51.7.
  - Emprunts extérieurs (net) : 37.4, 58.0, 53.9, 4.1, 4.8, 6.9, 0.1, -5.5, -3.3.
  - Emprunts intérieurs : 66.7, -21.2, 10.4, -3.0, 22.9, 2.9, -5.4, -3.9, -2.4.

### Soldes budgétaires et ratios (en % du PIB)
- Recettes (hors dons) : 20.1, 18.2, 20.0, 19.0, 19.0, 19.9, 20.4, 20.9, 20.9.
- Dépenses totales et prêts nets : 39.8, 39.1, 36.8, 41.8, 41.8, 41.7, 41.0, 41.2, 40.9.
- Solde primaire (hors projets financés sur ressources extérieures) : -3.5, -3.5, -1.7, -8.9, -6.2, -6.2, -6.2, -6.2, -6.8.
- Solde global hors dons : -19.7, -20.9, -16.8, -22.8, -21.9, -20.7, -20.4, -20.0.
- Solde extérieur courant (en % du PIB) : -8.1, -7.1, -10.5, -17.5, -16.2, -14.1, -14.6, -15.4.
- Investissement brut (en % du PIB) : 13.3, 11.9, 10.8, 16.1, 18.6, 20.2, 20.6, 20.9.
  - Public : 10.3, 8.6, 6.6, 9.6, 10.6, 10.7, 10.9, 11.0.
  - Privé : 3.0, 3.3, 4.2, 6.5, 8.0, 9.5, 9.8, 10.0.

### Situation monétaire et banque centrale (sélection)
- M2 (milliards de francs burundais) : 202.7, 207.9, 241.3, 241.3, 224.0, 238.7, 238.7, 236.1, 256.4, 256.4, 259.1, 253.3, 301.7, 295.0, 308.9 (séries par périodes).
- Monnaie centrale (variation en % sur 12 mois) : 37.2, -1.1, 32.7, 10.5 (valeurs reportées).
- Croissance de M2 (variation en % sur 12 mois) : 16.7, 15.8, 34.4, 34.4, 21.2, 29.1, 29.1, 17.4, 26.5, 26.5, 13.3, 10.8, 25.0, 23.6, 20.5.
- Crédit à l'économie (variation en % sur 12 mois) : 4.9, 9.8, -4.6, -4.6, -2.1, -8.0, -8.0, 14.2, -8.9, -8.9, -1.5, -2.0, 31.0, 4.6, 24.1.
- Réserves de change brutes (millions de dollars EU, pour mémoire) : 67.2, 87.0, 92.4, 89.6, 89.5, 94.8, 94.8, 125.3, 112.7, 112.7, 90.2, 88.1, 119.9, 127.0, 145.0.
- Taux de change (francs burundais pour 1 dollar EU; moyenne de la période) : 1,110.9, 1,105.6, 1,076.8, ... (séries partielles).

### Balance des paiements (sélection, millions de dollars EU)
- Compte des transactions courantes (dont transferts officiels) : -54.0, -56.8, -84.0, -166.8, -245.4, -249.1, -272.9, -310.0 (série).
- Balance commerciale : -101.1, -134.0, -181.6, -244.7, -279.9, -295.2, -313.2, -324.6.
  - Exportations, f.à.b. : 47.9, 69.1, 57.1, 70.0, 83.9, 94.4, 106.5, 120.7.
    - dont : café : 29.4, 48.5, 40.5, 50.7, 59.7, 62.3, 66.7, 71.4.
  - Importations, f.à.b. : -148.9, -203.1, -238.7, -314.7, -363.8, -389.6, -419.6, -445.2.
    - dont : produits pétroliers : -26.5, -40.0, -38.2, -52.6, -59.3, -62.4, -65.9, -69.5.
- Services (net) : -60.6, -77.4, -89.4, -110.4, -109.5, -117.3, -124.0, -129.2.
- Revenu (net) : -18.1, -32.5, -20.6, -25.6, -27.2, -28.9, -31.8, -34.4.
  - Dont : intérêt sur la dette publique (commissions du FMI comprises) : -9.9, -12.6, -11.4, -12.8, -12.2, -12.7, -14.3, -15.7.
- Transferts courants (net) : 125.9, 187.1, 207.6, 213.9, 171.2, 192.2, 196.1, 178.1.
  - Transferts privés (net) : 10.5, 12.5, 17.3, 19.2, 21.2, 23.7, 26.4, 28.1.
  - Transferts officiels (net) : 115.4, 174.6, 190.3, 194.7, 150.0, 168.6, 169.8, 150.0.
- Compte de capital : 48.1, 59.6, 26.2, 131.2, 118.5, 135.0, 157.4, 172.2.
  - dont : allégement PPTE (transitoire) : 0.0, 16.0, 7.4, 35.7, 39.4, 40.1, 45.3, 48.1.
- Compte d'opérations financières : 6.7, 13.5, 66.6, 40.3, 55.3, 41.4, 45.6, 56.7.
  - Investissements directs : 10.0, 1.5, 15.0, 8.0, 20.0, 23.0, 26.5, 30.4.
- Variation nette des réserves de change officielles (- augmentation) : 14.9, -23.6, -31.0, -3.6, -4.0, -15.4, -20.7, -19.9.

### Besoins et ressources de financement extérieur (2004–06, millions de dollars EU)
- Ressources extérieures identifiées : 221.5, 260.3, 362.0, 433.7.
- Exportations de biens et services : 63.6, 81.6, 91.1, 114.0.
- Transferts officiels courants (hors dons-programme, net) : 60.2, 90.5, 152.4, 91.4.
- Prêts (projets) officiels à moyen et long terme : 42.5, 28.8, 43.1, 40.4.
- Utilisation des ressources : -407.9, -489.3, -489.7, -573.2.
- Besoin de financement : 176.2, 229.0, 114.6, 139.5.
- Prêts et dons au titre du programme : 96.2, 143.1, 83.5, 135.0.
  - dont : décaissements du FMI (FRPC) : 40.9, 22.0, 19.3, 31.7.
- Allégement de la dette (en vertu des mécanismes existants) : 80.1, 85.9, 31.0, 4.5.
- Besoin de financement résiduel : 0.0, 0.0, 0.0, 0.0.

### Dette publique extérieure et service (sélection)
- Encours de la dette à moyen et long terme, hors arriérés (millions de dollars EU) : 1,384.1 (2004), 1,426.0 (2005), 1,457.9 (2006), 1,471.3 (2007).
  - Créanciers multilatéraux : 1,169.9, 1,206.5, 1,230.0, 1,235.3.
    - dont : FMI : 41.0, 83.1, 88.8, 99.0.
  - Créanciers bilatéraux : 207.6, 215.7, 229.6, 242.2.
    - Club de Paris : 145.1, 151.8, 156.6, 161.3.
- Encours des arriérés extérieurs : 83.4, 55.5, 0.0, 0.0.
  - Créanciers multilatéraux : 21.3, 0.0, 0.0, 0.0.
  - Créanciers bilatéraux : 56.7, 52.2, 0.0, 0.0.
- Service de la dette inscrit à l'échéancier (intérêts et principal, millions) :
  - Intérêts : 9.9, 11.4, 12.8, 13.0.
  - Principal : 60.9, 31.6, 40.2, 32.6.
- Service de la dette (en % des exportations de biens et services) :
  - À l'échéancier : 111.4, 47.2, 46.5, 30.2.
  - Effectif : 99.8, 33.5, 13.4, 3.5.
- Encours de la dette extérieure (en % du PIB) : 220.8, 185.3, 152.7, 140.7.

### Progrès PPTE
- Note : Le pays est parvenu au point de décision le 5 août 2005 et devrait atteindre le point d'achèvement à la mi-2007.
- À titre transitoire, l'allégement de la dette dans le cadre de l'initiative PPTE à la date prévue de l'arrivée du pays au point d'achèvement (mi-2007), et après cette date, est exprimé en termes de flux mais sera présenté sous la forme d'une opération sur stock, de même que l'allégement au titre de l'IADM, dans les documents pour la cinquième revue du programme FRPC, fixée à décembre 2006.
- Hypothèse de financement : On suppose que le déficit de financement sera couvert par des dons à hauteur de 100 % durant la période 2007-15 et de 50 % par la suite.

*Sources : autorités burundaises et estimations et projections des services du FMI.*

### 1. CSLP : élaboration d’un CSLP complet suivant un processus participatif et application

### 1. CSLP : élaboration d’un CSLP complet suivant un processus participatif et application

### CSLP et suivi
- Élaboration d’un CSLP complet suivant un processus participatif et application satisfaisante de la stratégie pendant un an, confirmée par un rapport d’étape annuel analysé dans une note consultative conjointe.
- Un CSLP complet est en cours de finalisation.

### Stabilité macroéconomique
- Préservation de la stabilité macroéconomique, attestée par une exécution satisfaisante du programme FRPC.
- La situation macroéconomique a évolué ces deux dernières années conformément aux prévisions du programme, qui est demeuré sur la voie tracée.

### Utilisation des économies budgétaires liées à l’initiative PPTE
- Utilisation des économies budgétaires découlant de l’allégement de la dette conformément aux priorités fixées au point de décision et dans le CSLP, dûment décrites et analysées tous les six mois par un Comité national de surveillance indépendant.
- Les crédits budgétaires affectés aux dépenses prioritaires ciblant les activités et projets pro-pauvres ont été sensiblement accrus.

### Gestion des dépenses publiques
- Mise en place d’un système informatisé intégré de gestion des dépenses publiques permettant le suivi et le contrôle des opérations budgétaires, en particulier des dépenses de lutte contre la pauvreté.
- Établissement d’au moins deux rapports sur l’exécution du budget au moyen de la nouvelle nomenclature budgétaire unique.
- État d’avancement :
  - Un système informatisé intégré de gestion des dépenses publiques utilisant la nouvelle nomenclature budgétaire a été mis en place en janvier 2006.
  - Les rapports trimestriels sur l’exécution du budget seront établis à partir du milieu de 2006.

### Mesures de gouvernance et prestation de services dans les secteurs clés
- Objectifs opérationnels pour l’éducation, la santé et la justice :
  - i) suivi des dépenses publiques (suivi budgétaire) au titre des services en faveur des pauvres;
  - ii) évaluation par les utilisateurs de la qualité des services fournis;
  - iii) évaluation par les prestataires des obstacles à une prestation efficace des services aux pauvres;
  - iv) élaboration d’un plan d’action visant à résoudre les problèmes identifiés.
- Mise en œuvre :
  - Une équipe technique procèdera à une évaluation des services fournis avant septembre 2006 avec l’assistance technique de la Banque mondiale et de la Belgique.

### Démobilisation
- Exécution du Programme national de désarmement, de démobilisation et de réintégration suivant le rythme et conformément aux objectifs finals retenus dans la lettre sur la politique de démobilisation de la Banque mondiale en date du 19 février 2004.
- État d’avancement :
  - Le programme de démobilisation avance bien.
  - Environ 20.000 soldats ont été démobilisés et 5.000 autres devraient l’être en 2006.

### Mesures structurelles
- Vente par appels d’offres des actifs de l’État dans la plupart des stations de lavage du café.
- État d’avancement :
  - Une étude sur la stratégie de privatisation est en cours de réalisation et le lancement des appels d’offres est fixé à la fin d’octobre 2006 au plus tard.

### Secteurs sociaux

- Éducation :
  - Objectifs : faire passer le taux de scolarisation national brut de 74 % en 2003/04 à 77 % en 2006 dans l’enseignement primaire et de 16 % en 2003/04 à 18 % en 2006 dans l’enseignement secondaire, étant entendu que l’augmentation moyenne dans les provinces qui affichaient un taux de scolarisation inférieur à la moyenne en 2004 devra être supérieure à l’accroissement du taux national sur la même période.
  - Résultats rapportés :
    - L’élimination des droits de scolarité dans l’enseignement primaire en septembre 2005 a donné lieu à une forte augmentation du taux de scolarisation en cours préparatoire.
    - Le taux de scolarisation dans le primaire est passé d’un niveau estimé à 80 % en 2003/04 à 85 % en 2004/05 et à près de 100 % en 2005/06.
    - Le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire inférieur est estimé à 17 % pour 2004/05.

- Santé :
  - Objectif : faire passer le taux d’immunisation national des enfants de moins d’un an de 75 % en 2004 à 85 % en 2006, étant entendu que l’augmentation moyenne dans les provinces affichant un taux de scolarisation inférieur à la moyenne en 2004 devra être supérieure à l’accroissement du taux national sur la même période.
  - Résultats rapportés :
    - D’après un rapport de l’UNICEF, le taux de vaccination a atteint 80 % en 2005 et devrait passer à 90 % en 2006.

*Document: _cr06311f - 1. CSLP : élaboration d’un CSLP complet suivant un processus participatif et application*

### 9. Gestion de la dette : établissement de rapports mensuels sur la dette extérieure, notamment

### 9. Gestion de la dette : établissement de rapports mensuels sur la dette extérieure, notamment de projections pour les trois mois suivants, au moins durant les six mois précédant l’arrivée du pays au point d’achèvement.

### Progrès de la gestion de la dette
- Évaluation générale : Peu de progrès.
- Exigence précise : établissement de rapports mensuels sur la dette extérieure, notamment de projections pour les trois mois suivants, au moins durant les six mois précédant l’arrivée du pays au point d’achèvement.

### Soldes et projections de la balance des paiements (sélection de chiffres)
- Compte des transactions courantes (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : -54.0
  - 2005 : -84.0
  - 2006 : -166.8
  - 2007 : -245.4
  - 2008 : -249.1
  - 2009 : -272.9
  - 2010 : -310.0
  - 2011 : -323.0
  - 2012 : -346.7
  - 2013 : -373.3
  - 2014 : -387.7
  - 2015 : -398.4
- Compte des transactions courantes hors transferts officiels (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : -169.4
  - 2005 : -274.3
  - 2006 : -361.5
  - 2007 : -395.4
  - 2008 : -417.7
  - 2009 : -442.7
  - 2010 : -460.0
  - 2011 : -463.0
  - 2012 : -471.7
  - 2013 : -485.3
  - 2014 : -490.7
  - 2015 : -490.4
- Balance commerciale (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : -101.1
  - 2005 : -181.6
  - 2006 : -244.7
  - 2007 : -279.9
  - 2008 : -295.2
  - 2009 : -313.2
  - 2010 : -324.6
  - 2011 : -324.5
  - 2012 : -330.2
  - 2013 : -344.4
  - 2014 : -353.8
  - 2015 : -355.9
- Exportations f.à.b. (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : 47.9
  - 2005 : 57.1
  - 2006 : 70.0
  - 2007 : 83.9
  - 2008 : 94.4
  - 2009 : 106.5
  - 2010 : 120.7
  - 2011 : 135.7
  - 2012 : 147.9
  - 2013 : 162.7
  - 2014 : 180.2
  - 2015 : 201.5
- Exportations de café (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : 29.4
  - 2005 : 40.5
  - 2006 : 50.7
  - 2007 : 59.7
  - 2008 : 62.3
  - 2009 : 66.7
  - 2010 : 71.4
  - 2011 : 76.4
  - 2012 : 80.8
  - 2013 : 84.9
  - 2014 : 88.9
  - 2015 : 92.9
- Importations f.à.b. (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : -148.9
  - 2005 : -238.7
  - 2006 : -314.7
  - 2007 : -363.8
  - 2008 : -389.6
  - 2009 : -419.6
  - 2010 : -445.2
  - 2011 : -460.2
  - 2012 : -478.1
  - 2013 : -507.1
  - 2014 : -533.9
  - 2015 : -557.4
- Services (net) (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : -60.6
  - 2005 : -89.4
  - 2006 : -110.4
  - 2007 : -109.5
  - 2008 : -117.3
  - 2009 : -124.0
  - 2010 : -129.2
  - 2011 : -132.4
  - 2012 : -136.2
  - 2013 : -135.8
  - 2014 : -133.4
  - 2015 : -132.2
- Revenu (net) (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : -18.1
  - 2005 : -20.6
  - 2006 : -25.6
  - 2007 : -27.2
  - 2008 : -28.9
  - 2009 : -31.8
  - 2010 : -34.4
  - 2011 : -35.9
  - 2012 : -37.0
  - 2013 : -38.9
  - 2014 : -39.3
  - 2015 : -40.1
- Intérêts sur dette publique (partie du revenu net, 2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : -9.9
  - 2005 : -11.4
  - 2006 : -12.8
  - 2007 : -12.2
  - 2008 : -12.7
  - 2009 : -14.3
  - 2010 : -15.7
  - 2011 : -16.7
  - 2012 : -17.2
  - 2013 : -17.7
  - 2014 : -16.9
  - 2015 : -16.2
- Transferts courants (net) (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : 125.9
  - 2005 : 207.6
  - 2006 : 213.9
  - 2007 : 171.2
  - 2008 : 192.2
  - 2009 : 196.1
  - 2010 : 178.1
  - 2011 : 169.9
  - 2012 : 156.7
  - 2013 : 145.7
  - 2014 : 138.8
  - 2015 : 129.9
  - Transferts privés (net) (2004–2015) : 10.5; 17.3; 19.2; 21.2; 23.7; 26.4; 28.1; 29.9; 31.7; 33.7; 35.8; 37.9
  - Transferts officiels (net) (2004–2015) : 115.4; 190.3; 194.7; 150.0; 168.6; 169.8; 150.0; 140.0; 125.0; 112.0; 103.0; 92.0
- Compte de capital (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : 48.1
  - 2005 : 26.2
  - 2006 : 131.2
  - 2007 : 118.5
  - 2008 : 135.0
  - 2009 : 157.4
  - 2010 : 172.2
  - 2011 : 183.3
  - 2012 : 195.0
  - 2013 : 208.5
  - 2014 : 217.4
  - 2015 : 227.8
  - Allégement au titre de l'initiative PPTE (élément du compte de capital, 2004–2015, en millions de dollars EU) : ...; 8.0; 35.7; 39.4; 40.1; 45.3; 48.1; 49.3; 50.3; 52.1; 48.5; 45.4
- Compte d'opérations financières (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : 6.7
  - 2005 : 6.6
  - 2006 : 40.3
  - 2007 : 55.3
  - 2008 : 41.4
  - 2009 : 45.6
  - 2010 : 56.7
  - 2011 : 59.3
  - 2012 : 63.5
  - 2013 : 68.5
  - 2014 : 71.4
  - 2015 : 70.3
- Investissements directs (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : 10.0
  - 2005 : 15.0
  - 2006 : 8.0
  - 2007 : 20.0
  - 2008 : 23.0
  - 2009 : 26.5
  - 2010 : 30.4
  - 2011 : 35.0
  - 2012 : 36.8
  - 2013 : 40.6
  - 2014 : 46.7
  - 2015 : 45.8
- Autres investissements (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : -3.3
  - 2005 : 51.6
  - 2006 : 32.3
  - 2007 : 35.3
  - 2008 : 18.4
  - 2009 : 19.1
  - 2010 : 26.2
  - 2011 : 24.3
  - 2012 : 26.7
  - 2013 : 27.9
  - 2014 : 24.7
  - 2015 : 24.5
- Prêts officiels à moyen et long terme (net) (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : 11.5
  - 2005 : 37.7
  - 2006 : 0.2
  - 2007 : 2.8
  - 2008 : -2.8
  - 2009 : -8.1
  - 2010 : -5.8
  - 2011 : -8.9
  - 2012 : -6.6
  - 2013 : -5.5
  - 2014 : -8.8
  - 2015 : -9.1
- Décaissements (prêts officiels) (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : 42.5
  - 2005 : 69.3
  - 2006 : 40.4
  - 2007 : 35.4
  - 2008 : 30.4
  - 2009 : 25.4
  - 2010 : 25.4
  - 2011 : 25.4
  - 2012 : 25.9
  - 2013 : 26.9
  - 2014 : 28.3
  - 2015 : 29.7
- Amortissement (hors FMI) (2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : -31.0
  - 2005 : -31.6
  - 2006 : -40.2
  - 2007 : -32.6
  - 2008 : -33.2
  - 2009 : -33.5
  - 2010 : -31.2
  - 2011 : -34.8
  - 2012 : -33.6
  - 2013 : -33.8
  - 2014 : -38.5
  - 2015 : -40.3
- Erreurs et omissions (2004–2015, en millions de dollars EU) : 10.1; 13.4; 0.0; 0.0; 0.0; 0.0; 0.0; 0.0; 0.0; 0.0; 0.0; 0.0
- Variation des réserves de change nettes de la banque centrale (augmentation -, 2004–2015, en millions de dollars EU)
  - 2004 : 14.9
  - 2005 : -31.0
  - 2006 : -3.6
  - 2007 : -4.0
  - 2008 : -15.4
  - 2009 : -20.7
  - 2010 : -19.9
  - 2011 : -26.6
  - 2012 : -31.4
  - 2013 : -32.8
  - 2014 : -29.8
  - 2015 : -24.6
- FMI, net (2004–2015, en millions de dollars EU) : 12.4; 17.2; 30.7; 10.2; 0.0; -3.8; -8.6; -14.7; -18.8; -19.8; -12.3; -8.3
- Autres réserves, net (2004–2015, en millions de dollars EU) : 2.5; -48.2; -34.2; -14.2; -15.4; -17.0; -11.3; -11.9; -12.6; -13.0; -17.5; -16.3
- Déficit de financement (en millions de dollars EU, 2004–2015)
  - 2004 : 0.0
  - 2005 : 0.0
  - 2006 : 0.0
  - 2007 : 75.6
  - 2008 : 88.1
  - 2009 : 90.7
  - 2010 : 101.0
  - 2011 : 107.0
  - 2012 : 119.6
  - 2013 : 129.1
  - 2014 : 128.6
  - 2015 : 124.8

### Indicateurs de réserves et ratios (sélection)
- Réserves officielles brutes (en millions de dollars EU, 2004–2015)
  - 2004 : 67.2
  - 2005 : 112.7
  - 2006 : 145.0
  - 2007 : 158.9
  - 2008 : 174.3
  - 2009 : 191.3
  - 2010 : 202.5
  - 2011 : 214.4
  - 2012 : 227.1
  - 2013 : 240.0
  - 2014 : 257.5
  - 2015 : 273.8
- Réserves officielles brutes en mois d'importations, c.a.f., de l'année suivante (2004–2015)
  - 2004 : 2.2
  - 2005 : 2.9
  - 2006 : 3.3
  - 2007 : 3.4
  - 2008 : 3.4
  - 2009 : 3.5
  - 2010 : 3.6
  - 2011 : 3.7
  - 2012 : 3.7
  - 2013 : 3.7
  - 2014 : 3.8
  - 2015 : 3.8
- Ratio du service de la dette, après initiative PPTE, en % des exportations (sélection)
  - 2006–2015: ...33.5; 13.4; 3.9; 3.8; 3.6; 4.3; 7.7; 8.1; 7.3; 6.6; 6.0
  - Prolongement à long terme (2016–2026): 4.0; 3.9; 4.2; 4.3; 4.5; 4.5; 4.6; 4.6; 4.4; 4.2; 4.2

### Scénarios de sensibilité (sélection)
- Hausse du prix du café (hypothèse : les prix internationaux dépassent de 25 % la projection de référence des Perspectives de l'économie mondiale pour 2007–10)
  - Transactions courantes (hors transferts officiels) (millions de dollars EU, 2004–2015) :
    - 2004 : -169.4
    - 2005 : -274.3
    - 2006 : -361.5
    - 2007 : -380.5
    - 2008 : -402.1
    - 2009 : -405.2
    - 2010 : -392.0
    - 2011 : -366.6
    - 2012 : -473.7
    - 2013 : -487.5
    - 2014 : -493.0
    - 2015 : -492.8
  - Transactions courantes (hors transferts officiels) en pourcentage du PIB (2004–2015) :
    - -25.5; -34.3; -37.9; -36.4; -35.2; -32.5; -28.8; -24.8; -29.5; -28.0; -26.1; -24.0
  - Déficit de financement (en millions de dollars EU, 2004–2015) :
    - 0.0; 0.0; 0.0; 60.6; 72.6; 53.2; 33.0; 5.4; 112.4; 118.8; 121.3; 122.4
  - Déficit de financement en pourcentage du PIB (sélection) : ...0.00; 0.00; 0.05; 5.86; 6.44; 4.32; 2.40; 0.47; 0.70; 6.86; 6.46; 6.0
- Scénario de faible croissance (hypothèse : croissance de 4 % pour la période de 10 ans 2007–17)
  - Transactions courantes (hors transferts officiels) (millions de dollars EU, 2004–2015) :
    - 2004 : -169.4
    - 2005 : -274.3
    - 2006 : -361.5
    - 2007 : -396.0
    - 2008 : -411.7
    - 2009 : -430.3
    - 2010 : -449.9
    - 2011 : -456.2
    - 2012 : -467.7
    - 2013 : -483.5
    - 2014 : -491.3
    - 2015 : -493.9
  - Transactions courantes (hors transferts officiels) en pourcentage du PIB (2004–2015) :
    - -25.5; -34.3; -37.9; -38.8; -38.0; -37.4; -36.8; -35.0; -33.8; -32.8; -31.4; -29.6
  - Déficit de financement (en millions de dollars EU, 2004–2015) :
    - 0.0; 0.0; 0.0; 76.2; 82.2; 78.3; 90.8; 95.0; 106.3; 114.7; 119.5; 123.4
  - Déficit de financement en pourcentage du PIB (sélection) : ...0.00; 0.00; 0.07; 7.57; 7.66; 6.87; 7.47; 7.37; 7.77; 7.87; 7.67; 7.4

### Hypothèses macroéconomiques à long terme (sélection, 2004–26)
- Croissance du PIB réel (variation en pourcentage)
  - 2004 : 4.8
  - 2005 : 0.9
  - 2006 : 6.1
  - 2007 : 6.6
  - 2008 : 7.1
  - 2009 : 6.7
  - 2010–2015 : 6.6; 6.4; 6.2; 6.1; 6.1; 6.0
  - Hypothèse à long terme (2016–2026) : 6.0 (chacune des années 2016–2026)
- PIB nominal (millions de dollars EU)
  - 2004 : 664.5
  - 2005 : 799.4
  - 2006 : 954.6
  - 2007 : 1,045.4
  - 2008 : 1,143.2
  - 2009 : 1,246.5
  - 2010 : 1,358.7
  - 2011 : 1,478.0
  - 2012 : 1,606.0
  - 2013 : 1,743.4
  - 2014 : 1,891.6
  - 2015 : 2,051.5
  - Projections 2016–2026 (sélection) : 2,224.9; 2,412.9; 2,616.8; 2,838.0; 3,077.9; 3,338.0; 3,620.2; 3,926.1; 4,258.0; 4,618.0; 5,008.3
- Taux d'inflation (indice des prix à la consommation, moyenne sur la période; en %)
  - 2004 : 8.0
  - 2005 : 13.4
  - 2006 : 2.5
  - 2007–2015 : 3.3; 4.0; 4.0; 4.0; 4.0; 4.0; 4.0; 4.0; 4.0
  - Hypothèse long terme (2016–2026) : 4.0 (annuel)
- Ratio exportations/PIB (en %)
  - 2004 : 7.2
  - 2005 : 7.1
  - 2006 : 7.3
  - 2007 : 8.0
  - 2008–2015 : 8.3; 8.5; 8.9; 9.2; 9.2; 9.3; 9.5; 9.8
  - Projection 2016–2026 (sélection) : 10.2; 10.5; 10.7; 10.9; 11.2; 11.4; 11.7; 12.0; 12.3; 12.6; 13.0
- Ratio importations/PIB (en %)
  - 2004 : -22.4
  - 2005 : -29.9
  - 2006 : -33.0
  - 2007 : -34.8
  - 2008–2015 : -34.1; -33.7; -32.8; -31.1; -29.8; -29.1; -28.2; -27.2
  - Projection 2016–2026 (sélection) : -27.0; -26.6; -26.0; -25.6; -25.4; -25.3; -25.1; -25.0; -24.9; -24.8; -24.7

### Observations opérationnelles et financières complémentaires
- Les dons au titre du programme ont été reclassés du compte de capital à celui des transferts courants.
- Rééchelonnement et annulation :
  - Rééchelonnement de mars 2004 par le Club de Paris aux conditions de Naples inclus dans les hypothèses.
  - Déclarations sur annulation et rééchelonnement (2004) : Annulation 41.0; 12.2 (2004–2005); Rééchelonnement du service de la dette et des arriérés 39.1; 18.9; 4.5 (2004–2006).
- Hypothèse de couverture du déficit de financement par des dons : 100 % durant la période 2007–15 et 50 % par la suite.
- Modalité de l'allégement de la dette PPTE : exprimé en termes de flux à la date prévue de l'arrivée au point d'achèvement (mi-2007) et présenté sous la forme d'une opération sur stock dans le document pour la cinquième revue du programme FRPC.

_Sources : autorités burundaises et estimations et projections des services du FMI._

### 7.15 Achèvement de la sixième revue, sur la base

### 7.15 Achèvement de la sixième revue, sur la base des critères de réalisation pour fin décembre 2006

### Indicateurs des crédits du FMI (Tableau 11) — points clés et niveaux observés/projetés (2004–10)
- Encours des crédits du FMI (fin de période) en millions de DTS : 26.44, 40.76, 22.69, 36.93, 69.36, 66.76, 0.7
- Encours des crédits du FMI (fin de période) en millions de dollars EU : 41.05, 58.28, 88.99, 99.09, 95.38, 6.7
- Encours des crédits du FMI en pourcentage de la quote-part : 34.35, 22.98, 0.79, 0.90, 0.86, 6.67, 8.8
- Obligations envers le FMI : 19.5, 0.3, 0.6, 0.7, 0.7, 3.3, 6.7
  - Total des commissions et intérêts : 0.2, 0.3, 0.6, 0.7, 0.7, 0.7, 0.7
    - Tirages effectués : 0.2, 0.3, 0.6, 0.5, 0.5, 0.5, 0.5
    - Tirages futurs : 0.0, 0.0, 0.2, 0.2, 0.2, 0.2
  - Remboursements/rachats totaux au FMI : 19.3, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 2.6, 6.0
    - Tirages effectués (remboursements) : 19.3, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 2.6, 6.0
    - Tirages futurs (remboursements) : 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0
- Encours des crédits du FMI, en pourcentage des exportations de biens et services : 64.4, 63.9, 77.9, 72.7, 64.7, 55.3, 44.5
- Encours des crédits du FMI, en pourcentage des réserves officielles brutes : 61.0, 51.6, 61.3, 62.3, 56.8, 49.8, 42.8
- Obligations envers le FMI en pourcentage des exportations de biens et services : 30.6, 0.3, 0.5, 0.5, 0.4, 1.9, 3.4
- Obligations envers le FMI en pourcentage des réserves de change brutes : 29.0, 0.2, 0.4, 0.4, 0.4, 1.7, 3.3
- Pour mémoire (millions de dollars EU) :
  - Exportations de biens et services : 63.6, 91.1, 114.0, 136.2, 153.0, 172.2, 194.8
  - Réserves de change brutes : 67.2, 112.7, 145.0, 158.9, 174.3, 191.3, 202.5
- Note : Y compris les décaissements futurs au titre de l'accord FRPC, d'un montant total de 69,.3 millions de DTS (90 % de la quote-part).
- Observations contextuelles :
  - Dont 19,25 millions de DTS au titre du remboursement anticipé de l’encours des tirages dans le cadre de la politique d’aide d’urgence post-conflit.
  - Une prorogation de neuf mois de l’accord FRPC (qui expire en janvier 2007) jusqu’à septembre 2007 a été demandée pour permettre ce décaissement.

### Lettre des autorités burundaises au Directeur général du FMI (26 juin 2006) — demandes, conformité et dérogations
- Objet : transmission du Mémorandum de politique économique et financière (MPEF) pour 2006 et du Protocole d’accord technique (PAT).
- Contexte institutionnel et appui : le Burundi bénéficie du soutien financier du FMI dans le cadre de l’accord au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) approuvé en janvier 2004.
- Respect des critères et demandes de dérogation :
  - Tous les critères de réalisation quantitatifs pour fin juin 2005 et les critères indicatifs fin septembre 2005 ont été respectés.
  - Dérogation demandée pour le non-respect du critère structurel (fin octobre 2005) relatif à la mise en place d’un système informatisé de gestion des finances intégré (SIGEFI) — SIGEFI opérationnel depuis le 1er janvier 2006.
  - Trois repères structurels non respectés ou réalisés avec retard : publication rapport Cour des Comptes (prévu fin septembre 2005, réalisé le 6 décembre 2005), achèvement de l’audit de l’inventaire des arriérés intérieurs (prévu fin juin 2005, réalisé le 20 février 2006), adoption d’un plan d’action sur les nouveaux rôles des institutions du secteur café (non réalisé; reprogrammé).
  - Critère non respecté sur la non-accumulation d’arriérés extérieurs en octobre et décembre 2005; arriérés extérieurs réglés en mars 2006 — dérogations demandées.
- Demandes financières et techniques :
  - Approbation des troisième et quatrième revues dans le cadre de la FRPC et décaissement de 14,30 millions de DTS (18,6 % de la quote-part).
  - Déboursement supplémentaire de l’assistance PPTE intérimaire de 86.500 DTS, destiné à couvrir 50,5 % de l’intérêt sur le compte Fiduciaire FRPC dû entre le 28 juillet 2006 et le 31 décembre 2006, et 57,4 % dû entre le 1er janvier 2007 et le 27 juillet 2007.
  - Demande de changement du critère de réalisation sur le crédit bancaire à l’État en critère sur le financement intérieur du budget (pour prendre en compte l’émission prévue de titres de l’État négociables).
  - Sollicitation de la prolongation de l’accord triennal FRPC de neuf mois, jusqu’à la fin septembre 2007, afin de conclure la sixième revue.
- Transparence : les autorités autorisent la publication et l’affichage sur le site internet du FMI du contenu de la lettre, du MPEF, du PAT et du rapport des services du FMI, après approbation par le Conseil d’Administration.

### Mémorandum des politiques économiques et financières pour 2006 — diagnostic et objectifs macroéconomiques
- Contexte politique et sécurité :
  - Transition politique achevée en août 2005 (élections, investiture, nouveau gouvernement).
  - DDR : près de 20.000 démobilisés à fin 2005.
  - Appui MDRP et ONUB aux réformes SSR.
- Évolution économique récente (2005) :
  - Croissance réelle du PIB : de l’ordre de 1 % (récolte de café 7.000 tonnes contre 38.000 tonnes en 2004).
  - Production vivrière : chute de 1 % due à la sécheresse dans le nord.
  - Inflation (IPC) : élevée au premier semestre 2005; ralentissement à 1 % à fin décembre 2005.
  - Appréciation du FBu contre le dollar EU : 10 % environ depuis mi-2005.
  - Déficit extérieur courant, y compris dons : 10,5 % du PIB (préliminaire).
  - Appréciation réelle effective du FBu en 2005 : 9,2 %.
  - Écart entre taux de change officiel et marché parallèle : environ 3 %.
- Résultats du programme en 2005 :
  - Respect des critères de réalisation quantitatifs à fin juin 2005 (après ajustements) et des critères indicatifs fin septembre 2005.
  - Accumulation d’arriérés extérieurs envers le Fonds OPEP en fin 2005 — remboursés depuis.
  - SIGEFI : non respect du repère structurel fin octobre 2005; opérationnel depuis le 1er janvier 2006.
  - Résultats budgétaires 2005 :
    - Recettes : 172,1 millions de FBu; 20 % du PIB (largement au-dessus des prévisions).
    - Dépenses globales : 36,8 % du PIB (plus faibles que prévu).
    - Déficit primaire : 1,7 % du PIB (soit la moitié de l’objectif du programme).
    - Déficit global, après dons (base des engagements) : 6,3 % du PIB vs objectif 0,2 % (retard dans le déboursement des dons budgétaires).
- Politique monétaire et réserves :
  - Enchères hebdomadaires de liquidité instaurées depuis mi-avril 2005.
  - M3 : augmentation de 19,7 % en 2005 (supérieure au PIB nominal 17,6 %).
  - Réserves de devises : accroissement de 46 millions de dollars EU en 2005 pour atteindre 113 millions de dollars EU (équivalent de 3 mois d’importations de 2006).
  - Crédit à l'économie : diminution de 7 %.
  - Réserves obligatoires en monnaie nationale : hausse de 5 % à 7 % en décembre 2005; taux de réserve obligatoire de 7 % introduit en janvier 2006 sur les dépôts en devises.
  - Taux d’intérêt : baisse sensible fin 2005/début 2006, en partie suite à l’abolition de la taxe de 7 % sur les transactions bancaires.
  - Renforcement du contrat d’audit externe de la BRB; comité d’audit des administrateurs indépendants rendu opérationnel.
- Réformes structurelles et secteur café :
  - Cour des Comptes : rapport sur comptes publics 2004 publié le 6 décembre 2005; audits spécifiques réalisés.
  - Nouvelles lois sur la faillite et le concordat judicaire : approuvées en novembre 2005; promulguées le 15 mars 2006.
  - Filière café : libéralisation en janvier 2005; campagne 2004/05 : excédent d’exploitation de 19 milliards de FBu.
    - Affectation de l’excédent : prime producteurs 30 FBu/kilo (6,1 milliards de FBu), produits phytosanitaires (3,5 milliards de FBu), financement campagne 2005−06 (8,8 milliards de FBu).
    - Abolition de l’aval de l’État pour le crédit bancaire au secteur café.
- Chocs et mesures 2006 :
  - Réduction des prix de la bière, du sucre et des boissons douces début 2006 : perte nette de recettes de 9 milliards de FBu pour 2006, affectant l’assiette du fonds de solidarité.
  - Pression sur dépenses liée à : sécheresse/famine dans le nord, réinsertion des réfugiés, forte croissance du nombre d’élèves du primaire (abolition des frais de scolarité primaire en septembre 2005).
  - Conférence des partenaires du Burundi (28 février 2006) : promesses d’environ 70 millions de dollars EU de nouveaux financements; rectificatif budgétaire 2006 jugé nécessaire.
  - Réforme des procédures d’importation : nouvelle procédure de contrôle le 24 janvier 2006; avenant avec SGS signé le 7 février 2006, gestion des demandes d’importation (DI) à partir du 3 avril 2006.
  - Réintroduction en janvier 2006 de la taxe de transaction sur les produits pétroliers (suspendue en septembre 2005).
  - Création de la CNCA en décembre 2005; secrétariat permanent créé en février 2006.
- Objectifs macroéconomiques pour 2006 :
  - Croissance réelle du PIB visée : 6 % (rebond de la production de café).
  - Taux d’inflation visé : 3 % (moyenne annuelle) environ.
  - Déficit extérieur courant, après dons : renforcement à 17,5 % du PIB environ (forte croissance des importations de l’aide humanitaire).

### Finances publiques et mesures budgétaires pour 2006
- Objectifs et priorités :
  - Augmentation des dépenses sociales et de réduction de la pauvreté.
  - Meilleure mobilisation des recettes.
  - Assainissement de la gestion des finances publiques.
  - Apurement des arriérés intérieurs de l’État.
  - Limitation du recours au financement du système bancaire.
- Budget 2006 (initial, promulgué le 31 décembre 2005) :
  - Recettes : 18,9 % du PIB (prévision initiale).
  - Dépense globale : 40,8 % du PIB.
  - Déficit primaire (base des engagements, y compris dons) : 6,2 % du PIB.
- Principales réformes incluses dans le budget 2006 :
  - Consolidation des fonds extrabudgétaires, sauf le fonds routier et le fonds de solidarité national.
  - Budgétisation de l’assiette du fonds de solidarité national et plafonnement de la dépense.
  - Provision pour régularisation des salaires des fonctionnaires.
  - Abolition de la taxe de transaction de 7 % sur les transactions bancaires.
  - Déductibilité des impôts sur les sociétés de la taxe de transaction payée au titre d’investissement.
  - Révision des droits de douane : taux de 5 % pour produits de base précédemment à zéro %.
  - Abolition de la taxe de service sur les importations (6 %).
  - Introduction d’une redevance administrative pour la douane de 0,5 % de la valeur c.a.f.
  - Élimination des exonérations de droits indirects autres que pour missions diplomatiques, gouvernement et ONG.
  - Renforcement de l’effort pour soumettre à l’impôt tout résident travaillant pour les agences internationales.
- Ajustements prévus :
  - Un rectificatif budgétaire pour 2006 sera promulgué avant fin juin pour tenir compte des changements intervenus depuis le budget initial.
  - Le budget rectificatif contient des dépenses contingentes à hauteur de 1,2 % du PIB.
  - Les recettes globales devraient diminuer à 19,0 % du PIB suite à certaines exonérations et abolitions (fonds de solidarité, accises sur le sucre).
  - Augmentation des dépenses à 400 milliards de FBu (41.8 % du PIB) expliquée principalement par l’éducation et le programme d’urgence pour 2006, en partie financée par l’allégement de la dette extérieure au titre de l’initiative PPTE.

*Source : autorités burundaises et estimations et projections des services du FMI.*

### 15.      Les dépenses courantes augmenteront à 26,4 % environ du PIB alors que les

### _cr06311f - 15.      Les dépenses courantes augmenteront à 26,4 % environ du PIB alors que les

### Dépenses publiques et composition budgétaire
- Les dépenses courantes augmenteront à 26,4 % environ du PIB.
- Les dépenses consacrées aux projets augmenteront à 13,5 % du PIB, financées en grande partie par les dons, en priorité pour la remise en état et la reconstruction des infrastructures sociales et économiques, notamment dans le secteur de l’éducation.
- L’augmentation des salaires des employés de l’État se limitera à 15 % du salaire de base avec effet au 1er juillet 2006.
- Le poids des dépenses de sécurité passera de 34,8 % des dépenses courantes en 2005 à 32,0 % en 2006.
- Le déficit global, sur la base des engagements, après dons, devrait diminuer à environ 0,5 % du PIB, en partie du fait de la hausse des dons.
- Les dépenses liées à la réduction de la pauvreté (telles que définies dans le CSLP intérimaire) devraient augmenter de 33,6 % des dépenses primaires en 2005 à environ 35,5 % en 2006.
- La loi de finances rectificative fixera de nouvelles limites de dette intérieure pour tenir compte de l’émission de nouveaux titres et obligations du Trésor relative à l’apurement des arriérés intérieurs du budget.

### Dépenses conditionnelles et aide humanitaire
- Le budget 2006 révisé contient deux dépenses conditionnelles à hauteur de 11,5 milliards de FBu (1,2 % du PIB) liées à:
  - le déboursement d'une aide budgétaire spécifique;
  - le recouvrement des actifs de la feue banque BCD, en cours de liquidation.
- Détail de la première dépense conditionnelle:
  - Besoin urgent de distribution d'une aide alimentaire aux personnes touchées par la sécheresse.
  - Ces dépenses seront possibles grâce à une réallocation des dépenses d’investissement sur ressources intérieures.
  - Les dépenses d’investissements sur ressources intérieures pourraient être rétablies (10 milliards de FBu maximum) à leur niveau initial, en fonction des déboursements des bailleurs de fonds compensant financièrement la distribution de l'aide alimentaire.
- Détail de la seconde dépense conditionnelle:
  - Dépenses additionnelles en biens et services en fonction du recouvrement des actifs de la BCD.
  - Ces dépenses seront engagées à partir de l’encaissement de 1 milliard FBu issus du recouvrement des actifs de la BCD, pour un montant maximum de dépenses additionnelles de 1,5 milliard.

### Transparence, gestion des finances publiques et gestion des effectifs
- Mise en service depuis le 1er janvier 2006 d’un logiciel de gestion financière intérimaire (SIGEFI) de la chaîne des dépenses, directement relié à la banque centrale, au Ministère des finances.
  - Objectifs du SIGEFI: renforcer le suivi de l’exécution budgétaire, y compris des dépenses sociales, et produire des rapports sur les transactions financières à temps réel.
- Renforcement de la gestion des effectifs de l'État en 2006, avec l’appui de la Banque mondiale (projet PAGE), comprenant:
  - la mise en place d’un fichier central et d’un numéro d’identification unique pour tous les corps de l’État (éducation, fonction publique, armée, police);
  - le recensement physique des effectifs;
  - l’émission d’une carte d’identification personnalisée avec photo et signature.
- Autres mesures annoncées:
  - Reprise de la gestion de la paie par le Ministère des finances (Janvier 2007).
  - Intégration de la gestion de la paie dans le SIGEFI (Décembre 2006).
  - Création d’un service d’inspection et de contrôle interne au Ministère des finances (Février 2006, accompli).

### Politique monétaire, change et secteur financier
- Objectifs 2006 de la BRB:
  - Ralentissement de la croissance monétaire par la maîtrise du crédit bancaire à l’État et renforcement de la gestion des liquidités.
  - Introduction de réserves obligatoires sur les dépôts en devises.
  - Introduction de bons et d’obligations du Trésor négociables.
- Effets attendus:
  - Le crédit au secteur privé devrait croître d'environ 24 % en 2006.
  - La croissance de la masse monétaire (M3) devrait être réduite à environ 18 % (dans l’hypothèse d'une monétisation modérée de l’économie).
  - Les réserves de change brutes de la BRB augmenteraient pour atteindre 145 millions de dollars EU à la fin 2006, soit environ 3½ mois d’importations de 2007.
- Mesures institutionnelles et de gouvernance:
  - Renforcement de la coopération Ministère des Finances—BRB pour la prévision de trésorerie (actualisation mensuelle).
  - Renforcement de la gestion des réserves, procédures d’audit et contrôle interne, informatisation du système comptable de la BRB.
  - Publication sur le site internet de la BRB des résultats de l’audit externe et des décisions de politique monétaire et de change.
  - Objectif de pleine convertibilité du franc Burundi pour des opérations courantes internationales en 2006.
  - La BRB limitera ses interventions sur le marché des changes à celles nécessaires pour réaliser les objectifs en matière d’avoirs extérieurs nets et à limiter la volatilité du taux de change à court terme.

### Réformes structurelles et secteur productif
- Privatisations et réforme du secteur:
  - Lancement de la privatisation des actifs de l’État en 2006, notamment dans les secteurs de la finance et du café.
  - Objectif: désengagement progressif et complet de l’État des secteurs productifs et financiers.
- Réforme de la filière café:
  - Importance pour environ 800.000 petits producteurs ruraux.
  - Mesures prévues en 2006: réhabilitation des stations de lavage et vente des stations réhabilitées; stratégie de vente basée sur une étude technique de la Banque mondiale; campagne de vulgarisation des réformes.
  - Mesures opérationnelles listées (exemples chiffrés et datés dans le plan): recouvrement de 3 milliards de FBu dus par les SOGESTALS; abolition de comités techniques de l’OCIBU (Fait le 15 mai 2006); élaboration d’une stratégie de cession des 133 stations de lavage et des usines de démarchage (Juillet 2006).
- Libéralisation des prix et du secteur pétrolier:
  - Mise en œuvre d’un mécanisme automatique d’ajustement des prix à la pompe des produits pétroliers dès juin 2006.
  - Intention de solliciter l’assistance technique en 2006 pour étudier la libéralisation du secteur pétrolier.
- Programmes DDR et SSR:
  - Maintien des programmes DDR et SSR pour la sécurité publique et la réduction des dépenses de sécurité, afin d’accroître les dépenses sociales et de lutte contre la pauvreté.
  - Recensement des effectifs des forces de sécurité avant fin juin 2006, avec appui technique de la communauté internationale.

### Calendrier et mesures prioritaires (extraits d’échéances sélectionnées)
- Abolition de la taxe de 3 % des droits d’enregistrement des hypothèques: Mai 2006.
- Convention pour la création de vrais bons et obligations du Trésor gérés par la BRB: Mai 2006.
- Confection d’un TOFE trimestriel à partir des données du SIGEFI (juin): Septembre 2006.
- Mise en œuvre d’un mécanisme automatique d’ajustement des prix à la pompe: Juin 2006.
- Recrutement limité, autre que les 3.300 enseignants: 2006.
- Adoption d’une stratégie d’apurement des arriérés audités (25.8 milliards de FBu): Mai 2006, mise en œuvre à partir du mois de juin.
- Lancement de l’adjudication des bons et obligations du Trésor par la BRB (avec appui technique du FMI): Septembre 2006.
- Suppression du DIP: Avril 2006 (Fait le 3 avril).

_Extrait du document PDF fourni._

### conclusions de l’étude sur la stratégie de cession des stations de lavage et des usines

### conclusions de l’étude sur la stratégie de cession des stations de lavage et des usines de décorticage.

### Privatisation et cessions d’actifs (2006–2007)
- Octobre 2006 : Adoption par le gouvernement, avec l’assistance de la Banque mondiale, des conclusions de l'étude sur le cadre réglementaire, légal et institutionnel de la filière. Le gouvernement procédera à la mise en place du nouveau cadre, y compris la restructuration de l'OCIBU à temps pour la campagne 2007/08.
- Décembre 2006 : Privatisation — Renforcement de la capacité du SCEP, avec l’assistance technique de la Banque mondiale :
  - Évaluation financière des sociétés
  - Évaluation des offres
- Juin–Septembre 2006 :
  - Lancement des appels d’offres pour les actifs de l’OCIBU non directement liés aux activités de commercialisation du café : les villas (2), les anciennes usines CEDUCA, ICB, et UNICAFE, l’unité de torréfaction.
  - Lancement des appels d’offres pour APB, OPHAVET, UCAR.
  - Lancement des appels d’offres pour les avoirs du secteur public (l’État, la BRB et l’OCIBU) dans les sociétés port de Bujumbura (EPB), BCC, et SIP.
- 2006 : Conduite par le SCEP de la privatisation des actifs de l’État dans le secteur bancaire en consultation étroite avec la BRB afin d’éviter une concentration accrue dans le secteur et de favoriser la fusion de petites banques. Les autorités chercheront l’appui de la SFI en la matière.

### Transparence, bonne gouvernance et publication d’informations
- Publication continue sur les sites «internet» du gouvernement, de la BRB, et de la REFES des décrets, lois, décisions, stratégies de réforme, et des mémoranda de politique économique et financière transmis au Directeur général du FMI; renforcement du budget et de l’activité du Bulletin officiel du Burundi.
- Cour des comptes :
  - Poursuite du renforcement de ses activités en 2006.
  - Protection de l’indépendance des juges de la Cour des comptes jugée importante par le gouvernement.
- Loi anti-blanchiment :
  - Projet de loi élaboré; a bénéficié de commentaires du FMI et d’assistance technique.
  - Conseil des ministres entend examiner le texte avant la fin juin; présentation au Parlement avant la fin septembre 2006.
  - Les autorités ont demandé la poursuite de l’assistance technique du FMI pour la mise en application de la loi.
- Statistiques nationales :
  - Reconnaissance d’une érosion de la qualité des statistiques, notamment comptes nationaux, indices de prix, indicateurs sociaux et de pauvreté.
  - Mise en œuvre d’un plan de redressement de l’agence statistique ISTEEBU pour reprendre la production des comptes nationaux interrompue depuis 1998 et améliorer l’indice des prix à la consommation.
  - Intention d’inclure un plan multisectoriel de développement des statistiques dans le CSLP.
  - Intention officielle (février 2005) de participer au Système général de diffusion des données (SGDD) du FMI; mission du Département des statistiques a rédigé une première version des métadonnées à réviser et compléter avec l’assistance technique du FMI.

### Calendrier et mesures pour la transparence, le cadre juridique et les statistiques (extraits)
- Transparence et bonne gouvernance :
  - Audit des comptes de l’État de 2005 par la Cour des comptes. — 2006
  - Publication sur sites officiels des décisions, ordonnances, décrets, lois et stratégies de réforme, y compris le mémorandum des politiques économiques et financières dès son approbation par le Conseil du FMI. — À partir de mars 2006
- Cadre juridique :
  - Présentation au Parlement de la loi anti-blanchiment d’argent. — Septembre 2006
  - Lancement de l’évaluation du climat d’investissement (ICA) avec l’appui de la Banque mondiale. — Juillet 2006
- Statistiques :
  - Finalisation du plan de développement des statistiques élaboré par une mission du Département des statistiques du FMI en mars 2006, adoption officielle et inclusion d’une synthèse et d’un tableau des coûts dans le CSLP. — Avril 2006
  - Publication du plan de développement complet sur les sites internet des agences gouvernementales concernées. — Mai 2006
  - Établissement d’un calendrier de travail pour la mise en œuvre des activités du plan réalisables avec les ressources disponibles. — Avril 2006
  - Approbation par le Conseil des Ministres d’un nouveau cadre institutionnel pour l’ISTEEBU et d’un nouveau statut pour les employés de l’ISTEEBU. — Mai 2006
  - Reprise de la production régulière de comptes nationaux et publication d’une série selon le SCN93 couvrant la période 1990−2005. — Mai 2007
  - Actualisation des métadonnées requises pour participer au SGDD du FMI. — Juillet 2006
  - Élargissement du champ d’application de l’IPC par : révision des points d’observation à Bujumbura; extension aux provinces où la collecte est déjà établie; actualisation des pondérations et produits du panier de consommation. — Septembre 2006 / Mars 2007 / Juin 2007 (respectivement)

### Financement du programme et gestion de la dette extérieure
- Besoin de financement extérieur hors projets pour 2006 estimé à 177 millions de dollars EU.
- Sources prévues pour couvrir ce besoin en 2006 :
  - Décaissements du FMI au titre de la FRPC : 32 millions de dollars EU
  - Banque mondiale (DARE) : 60 millions de dollars EU
  - Dons et prêts programmes de la BAD/FAD : 11 millions de dollars EU
  - Union Européenne (programme FED) : 17 millions de dollars EU
  - Bailleurs bilatéraux : 16 millions de dollars EU
  - Allégement traditionnel de la dette : 5 millions de dollars EU
  - Initiative PPTE : 36 millions de dollars EU
- Actions sur la dette :
  - Autorités ont écrit aux créanciers hors Club de Paris demandant un allègement aux mêmes termes que ceux obtenus des membres du Club de Paris.
  - Demande d’assistance technique supplémentaire des bailleurs pour renforcer la capacité de gestion de la dette extérieure.

### Processus d’élaboration du CSLP
- Processus participatif en voie de finalisation :
  - Consultations locales terminées; consultations sectorielles nationales lancées en novembre 2005.
  - CSLP complet attendu pour mai 2006.
  - Coût des priorités identifiées dans le CSLP complet évalué à 535 millions de dollars EU; besoin de financement restant à identifier.

### Mesures de sauvegarde et assistance technique pour la BRB
- Évaluation des sauvegardes achevée en janvier 2006.
- Engagements et actions de la BRB :
  - Améliorer son fonctionnement conformément aux principes de bonne gouvernance des directives sur la politique de sauvegarde des ressources du FMI.
  - Améliorer les mécanismes d’information financière et renforcer le contrôle interne.
  - Premier audit externe subi en août 2005; auditeurs ont recommandé l’adoption des IFRS et des améliorations opérationnelles.
  - Engagement du gouvernement à soutenir la révision des statuts de la BRB pour lui accorder l’indépendance nécessaire et la responsabilité devant le Parlement.
- Mesures et échéancier (extraits) :
  - Transmission du rapport d’audit interne de la BRB sur la révision des données du programme pour fin juin et décembre 2005 définies dans le protocole d’accord technique. — Mai 2006 (Fait le 5 avril 2006)
  - Poursuite de la mise en œuvre des réformes recommandées par l’auditeur par la BRB et mise en place de mécanismes de suivi des réformes. — 2006
  - Mise en œuvre des recommandations de la deuxième étape de l’évaluation de sauvegardes. — 2006
  - Adoption d’une méthodologie d’audit interne orientée vers les risques. — Mai 2006
  - Mise en œuvre du premier plan annuel d’audit interne, suite à l’approbation par le comité d’audit indépendant. — Septembre 2006
  - Soumission au Parlement des statuts révisés de la BRB pour le renforcement de son indépendance et de son cadre légal en conformité avec les recommandations du FMI. — Septembre 2006
- Assistance technique du FMI en 2005 couverte les domaines : administration fiscale, gestion des dépenses publiques, politique monétaire et de change, contrôle bancaire et statistiques économiques nationales; assistance à poursuivre en 2006.

### Suivi du programme
- Tableaux récapitulatifs (mentionnés) :
  - Tableau 1 : critères quantitatifs pour troisième et quatrième revues (fin juin et fin décembre 2005) et réalisations.
  - Tableau 2 : critère de réalisation structurel et repères du programme pour 2005.
  - Tableau 3 : critères quantitatifs pour 2006, indicateurs quantitatifs pour mars, juin, et septembre 2006.
  - Tableau 4 : mesures préalables pour les troisième et quatrième revues et critère et repères structurels pour 2006.
- Modifications et précisions :
  - Le critère quantitatif sur le crédit bancaire à l’État a été remplacé par celui sur le financement intérieur de l’État pour tenir compte de l’introduction d’obligations du Trésor négociables dans le contexte de l’apurement des arriérés intérieurs de l’État en 2006.
  - Les définitions des objectifs du programme, des ajustements de l’assistance extérieure et des hypothèses sous-jacentes, ainsi que les informations à communiquer par le Burundi, sont décrites dans le PAT ci-joint.
- Engagements opérationnels des autorités :
  - Éviter la non-paiement d’obligations financières envers le FMI.
  - Ne pas instaurer de nouvelles restrictions de change ou des pratiques de taux de change multiples.
  - Ne pas conclure des accords de paiement bilatéraux non conformes à l’article VIII des Statuts du FMI.
  - Ne pas imposer de restrictions aux importations pour des raisons de balance des paiements.
  - Adopter, en consultation avec les services du FMI, toute nouvelle mesure financière ou structurelle nécessaire au succès du programme.

*Source : conclusions de l’étude sur la stratégie de cession des stations de lavage et des usines de décorticage (Octobre 2006).*

### 37.      L’achèvement de la cinquième revue au titre de l’accord FRPC est prévu avant fin-

### _cr06311f - 37.      L’achèvement de la cinquième revue au titre de l’accord FRPC est prévu avant fin-

### Calendrier des revues et portée
- L’achèvement de la cinquième revue au titre de l’accord FRPC est prévu avant fin-décembre 2006.
- La cinquième revue sera jugée à travers les indicateurs quantitatifs fixés pour fin-juin 2006 et du critère de réalisation structurel.
- Domaines couverts par la cinquième revue :  
  - liquidations des arriérés intérieurs du budget,  
  - progrès de la privatisation des actifs de l’État,  
  - renforcement de la gestion des finances publiques,  
  - mise en place des réformes à la BRB.
- La sixième revue est prévue avant fin-juin 2007.

### Critères de réalisation quantitatifs et repères (sélection de valeurs publiées)
- Toutes les valeurs se rapportent aux tableaux du programme (unités et précisions conservées telles que dans la source).
- Avoirs extérieurs nets de la BRB (plancher; en millions de dollars EU) — extraits de tableaux :
  - 18.8, 23.5, 12.5, 45.2, 15.2, -22.1, 29.5, 18.1, -4.6, 29.5, 43.4, -13.6, 48.8
- Avoirs intérieurs nets de la BRB (plafond) — extraits de tableaux :
  - 53.8, 43.7, 55.3, 40.8, 57.6, 96.8, 55.8, 56.1, 80.5, 56.8, 27.3, 90.0, 51.7
- Crédit net au gouvernement du système bancaire (plafond) — extraits :
  - 102.2, 82.2, 87.0, 93.5, 81.3, 115.2, 83.7, 111.4, 139.3, 115.0, 80.8, 155.7, 123.0
- Arriérés de paiements extérieurs de l'Etat (plafond; en millions de dollars E.U) — extraits :
  - 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.5
- Dette extérieure à court terme (plafond; en millions de dollars EU) — extraits :
  - 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0, 0.0
- Nouvelles dettes extérieures non concessionnelles contractées ou garanties par l'Etat ou la BRB (plafond; cumulatifs depuis le début de l'année civile, en millions de dollars EU) — extraits :
  - 0.0 (répété à chaque échéance listée)

### Objectifs indicatifs et ajusteurs (extraits)
- Solde primaire du budget (plafond; cumulatif depuis le début de l'année civile) — extraits :
  - 0.0, -4.2, ..., 1.9, -4.9, ..., -0.2, -24.9, ..., -6.6, -31.0, ..., -1, 4.6
- Masse salariale de l'État (plafond; cumulatif depuis le début de l'année civile) — extraits :
  - 58.6, 16.3, ..., 14.7, 32.6, ..., 31.4, 56.9, ..., 49.7, 75.5, ..., 72.6
- Ajusteurs: Assistance financière extérieure hors projets (cumulée depuis janvier 2004; en millions de dollars EU) — extraits :
  - 65.1, 106.3, ..., 95.2, 135.3, ..., 97.9, 130.9, ..., 108.2, 193.4, ..., 136.4
  - Dont: Union Européenne — 33.3, 43.4, ..., 44.1, 53.6, ..., 44.1, 54.3, ..., 44.1, 68.3, ..., 63.0
  - Banque Mondial — 0.0, 14.8, ..., 16.4, 14.8, ..., 16.4, 16.4, ..., 16.4, 51.4, ..., 16.4
  - BAD/FAD — 0.0, 13.3, ..., 0.0, 13.3, ..., 0.0, 14.7, ..., 9.8, 25.2, ..., 9.8
  - France — 3.8, 3.8, ..., 3.8, 7.6, ..., 3.8, 7.6, ..., 3.8, 7.6, ..., 7.4
  - Belgique — 8.3, 8.3, ..., 8.3, 10.9, ..., 8.3, 12.1, ..., 8.3, 12.1, ..., 8.3
  - Allègements de la dette sur les échéances courantes — 6.0, 7.1, ..., 7.1, 9.8, ..., 9.8, 10.2, ..., 10.2, 14.9, ..., 14.9
  - Fonds fiduciaire (BM) — 13.7, 15.6, ..., 15.6, 15.6, ..., 15.6, 15.6, ..., 15.6, 15.6, ..., 15.6
- Accumulation des arriérés intérieurs nets (cumulés depuis fin 2003) — extraits :
  - -9.5, -12.9, ..., -6.1, -13.9, ..., -8.6, -12.5, ..., -16.1, -26.5, ..., -38.7
- Accumulation des arriérés intérieurs nets durant la période — extraits :
  - ..., -1.0, ..., 3.4, -1.0, ..., -2.5, -1.0, ..., -7.5, -14.0, ..., -22.7

### Taux de change et parités publiées
- FBu/dollar EU - taux de change sous le programme (fin de trimestre) — extraits :
  - 1,100; 1,050; ..., 1,145; 1,050; ..., 1,091; 1,075; ..., 1,037; 1,100; ..., 998
- FBu/dollar EU - taux de change (moyenne du dernier trimestre) — extraits :
  - 1,103; 1,050; ..., 1,139; ..., ..., 1,111; 1,070; ..., 1,066; 1,050; ..., 1,017
- Dollar EU/euro (fin de trimestre) — extraits :
  - 1.30; ..., 1.30; 1.30; ..., 1.21; 1.30; ..., 1.20; 1.30; ..., 1.18
- Dollar EU/DTS (fin de trimestre) — extraits :
  - 1.50; ..., 1.51; 1.50; ..., 1.46; 1.50; ..., 1.45; 1.50; ..., 1.43

### Mesures préalables, critères structurels et repères structurels (sélection d'avancements et dates)
- Mesures préalables accomplies (extraits avec dates) :
  - Approbation de la loi de finances rectificative 2006 en conformité avec les objectifs macroéconomiques — Accompli le 7 juillet 2006.
  - Adoption par le Conseil des ministres du plan d’apurement des arrières intérieurs du budget — Accompli le 26 mai 2006.
  - Création d’un comité de coordination et de suivi de la réforme café — Accompli le 30 mars 2006.
  - Suppression des commissions techniques de l’OCIBU — Accompli le 15 mars 2006.
  - Ouverture aux opérateurs du comité de commercialisation de l’OCIBU — Accompli le 30 mars 2006.
  - Ordonnance du ministère du Commerce abolissant la liste des grossistes de la SOSUMO — Accompli le 21 mars 2006 par ordonnance No. 750/274.
  - Mise en application du nouveau règlement spécifique sur le contrôle des importations du 24 janvier 2006 — Entrée en vigueur le 3 avril 2006.
  - Transmission du rapport d’audit interne de la BRB sur la révision des données du programme pour fin juin et décembre 2005 — Fait le 5 avril 2006.
  - Mise en place de plans de redressement pour les banques en difficultés — Accompli le 12 juin 2006.
- Critère de réalisation structurel planifié :
  - Lancement d’appels d’offres pour des bons et obligations du Trésor standardisés, négociables et gérés par la BRB pour le compte de l’État — Septembre 2006.
- Repères structurels planifiés (extraits et échéances) :
  - Adoption et publication d’un règlement unique sur système des changes — Juin 2006.
  - Approbation par le Conseil des ministres d’un nouveau cadre institutionnel pour l’ISTEEBU et d’un nouveau statut pour les employés d’ISTEEBU — Juin 2006.
  - Adoption officielle d’un plan multisectoriel de développement des statistiques et inclusion de ce plan dans le CSLP — Juin 2006.
  - Présentation à l’Assemblée Nationale des statuts révisés de la BRB établissant l’indépendance de la banque centrale — Septembre 2006.
  - Soumission à l’Assemblée Nationale du projet de loi sur le blanchiment de l’argent, intégrant les recommandations du FMI — Septembre 2006.
  - Lancement du programme de privatisation du secteur café par des appels d’offres pour les stations de lavage et des usines de décorticage — Octobre 2006.
  - Intégration de la gestion de la paie dans le SIGEFI — Décembre 2006.

### Définitions et calculs clés (extraits du Protocole d’accord technique, 26 juin 2006)
- Critères de réalisation quantitatifs ciblés à fin décembre 2006 (tableau 1 du MPEF) :
  - avoirs extérieurs nets de la BRB (plancher);
  - avoirs intérieurs nets de la BRB (plafond);
  - financement intérieur net de l’État (plafond);
  - arriérés de paiements extérieurs de l’administration centrale (plafond);
  - encours de la dette extérieure à court terme (échéances inférieures à un an) de l’administration centrale et de la BRB (plafond);
  - nouveaux emprunts extérieurs non concessionnels à moyen et à long terme contractés ou garantis par l’État ou la BRB (plafond).
- Avoirs extérieurs nets de la BRB (définition et valeurs au 31 mars 2005 et fin décembre 2005) — extraits :
  - Total: 48,8 milliards de francs burundais = 48,9 millions de dollars EU (fin mars 2005).
  - Avoirs extérieurs: 114,3 milliards de francs burundais = 114,5 millions de dollars EU.
  - Réserves officielles: 112,4 milliards de francs burundais = 112,7 millions de dollars EU.
  - Encaisses en monnaie étrangère: 3,6 (milliards FBu) = 3,6 (millions $EU).
  - Dépôts chez les correspondants (FMI exclu): 107,4 = 107,7.
  - Avoirs de DTS: 0,3 = 0,3.
  - Position de réserve au FMI: 0,5 = 0,5.
  - Avoirs d’or: 0,5 = 0,5.
  - Autres créances: 1,9 = 1,9.
  - Passifs extérieurs: 65,5 = 65,6.
  - Passifs vis-à-vis des correspondants (FMI exclu): 6,1 = 6,2.
  - Contrepartie de l’utilisation des ressources du FMI: 58,0 = 58,2.
  - Autres passifs: 1,3 = 1,3.
- Réserves officielles brutes de la BRB — valeur publiée :
  - 112,7 millions de dollars EU (fin décembre 2005).
- Avoirs intérieurs nets de la BRB (définition et valeur fin décembre 2005) — extraits :
  - Avoirs intérieurs nets de la BRB: 51,7 milliards de francs burundais (fin décembre 2005).
  - Base monétaire: 100,5.
  - Circulation fiduciaire: 67,9.
  - Réserves des banques commerciales: 30,9.
  - Autres dépôts non bancaires: 1,7.
  - Moins : avoirs extérieurs nets de la BRB: 48,8.
- Financement intérieur net de l’État (définition et valeur fin décembre 2005) — extraits :
  - Total: 135,8 milliards de francs burundais.
  - Crédit net du système bancaire à l’État: 123,0.
  - Administration centrale: 136,3.
  - Prêts, avances et autres crédits: 173,6.
  - BRB: 154,4.
  - Banques commerciales: 19,3.
  - Dépôts: 37,4.
  - BRB (dépôts): 35,6.
  - Banques commerciales (dépôts): 1,8.
  - Autres administrations (net): -13,2.
  - Établissements financiers non bancaires: 0,5.
  - Certificats et bons du Trésor: 0,5.
  - Divers: 12,3.
  - CCP: 2,2.
  - Certificats du Trésor: 10,1.

*Source: extrait du document interne du programme FRPC (tableaux, protocole d’accord technique et tableaux de suivi tels que publiés dans le MPEF et annexes).*

### 9.      L’encours des arriérés de paiement extérieurs aux fins du suivi du programme est

### _cr06311f - 9.      L’encours des arriérés de paiement extérieurs aux fins du suivi du programme est

### Définition des arriérés de paiement extérieurs (aux fins du suivi du programme)
- L’encours des arriérés de paiement extérieurs est défini comme le montant en fin de période du service de la dette extérieure inscrit à l’échéancier et non payé, y compris l’intérêt contractuel et les intérêts moratoires, pour lequel aucun accord d’apurement n’a été conclu ou dont les arriérés ne sont pas rééchelonnables.
- Ne sont pas considérés comme arriérés aux fins du suivi :
  - Les arriérés pour lesquels un échéancier d’apurement a été convenu avec le créancier.
  - Les arriérés soumis à un rééchelonnement ou à une restructuration.
- Sont considérés comme arriérés aux fins du suivi les montants exigibles de service de la dette relevant de ce type d’accord mais qui n’ont pas été payés.

### Ventilation des arriérés de paiements extérieurs (fin décembre 2005)
- Total (programme) : 0
- Total (arriérés techniques) : 52.5 (en milliards de francs burundais)

- Créanciers multilatéraux
  - Total (programme) : 0
  - Total (arriérés techniques) : 9,1
  - Association internationale de développement : 0 / 0
  - Groupe BAD : 0 / 0
    - Banque africaine de développement : 0 / 0
    - Fonds africain de développement : 0 / 0
    - Fonds Fiduciaire Nigérian : 0 / 0
  - Fonds monétaire international : 0 / 0
  - Union Européenne : 0 / 0
  - Fonds international de développement agricole (FIDA) : 0 / 0
  - Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) : 0 / 0
  - Fonds OPEP : 0 / 8,4
  - Banque de Développement des États des Grands Lacs (BDEGL) : 0 / 0,7

- Créanciers bilatéraux et commerciaux
  - Total (programme) : 0
  - Total (arriérés techniques) : 43,4
  - Club de Paris : 0 / 0
    - Agence Française de Développement (AFD) : 0 / 0
    - Japon (FCEOM) : 0 / 0
    - Russie : 0 / 0
  - Autres créanciers officiels : 0 / 42,9
    - Fonds Abu Dhabi : 0 / 2,5
    - Fonds Koweïtien : 0 / 18,4
    - Fonds d’Arabie Saoudite : 0 / 16,6
    - Banque Libyenne : 0 / 5,4
  - Créanciers commerciaux : 0 / 0,5
    - AD Consultants : 0 / 0
    - Kreditanstalt für Wiederaufbau AMSAR : 0 / 0,5

### Arriérés intérieurs du budget et stratégie de règlement
- Arriérés intérieurs du budget à la fin 2004 : 35,7 milliards de francs burundais (dont 4,2 milliards aux entreprises publiques).
- Épuration réalisée (2005–début 2006) : 3,8 milliards de francs burundais.
- Solde restant après épuration : 25,7 milliards de francs burundais (sera réglé avant la fin juin 2006 selon la stratégie décrite).
- Modalités prévues :
  - Paiement forfaitaire de 100 millions de francs burundais par détenteur d’arriérés contre signature d’un bon pour quittance (montant à payer évalué à 7,4 milliards de francs burundais).
  - Pour créanciers avec arriérés validés > 100 millions de francs burundais : émission d’un certificat de reconnaissance de dette pour la valeur nominale du reliquat (évalué à 18,3 milliards).
  - Les certificats ne porteront pas intérêt mais seront librement échangeables contre des obligations du Trésor, d’une maturité de 3 à 5 ans environ, adjugés par la BRB au nom du Trésor public.
  - Les certificats pourront être utilisés (à 100 % de leur valeur nominale) pour régler des appels d’offre gagnants dans le cadre du programme de privatisation.
  - Les arriérés de paiements encourus par les entreprises publiques ainsi que les dettes croisées avec les pétroliers sont exclus de cette procédure et feront l’objet d’un traitement particulier.

### Plafond sur nouveaux emprunts extérieurs non concessionnels
- Le programme impose un plafond empêchant la souscription d’emprunts extérieurs non concessionnels contractés ou garantis par l’État et la BRB.
- Champ d’application :
  - S’applique aux nouveaux emprunts extérieurs non concessionnels contractés ou garantis par le gouvernement central, l’administration locale, ou la BRB avec une échéance de plus d’un an, y compris les obligations dont la valeur n’a pas été reçue.
  - Rééchelonnement et restructuration de dettes exclus.
  - Leasing financier et autres instruments donnant lieu à engagements extérieurs non concessionnels inclus.
- Définition de dette concessionnelle :
  - Dette concessionnelle = élément don de 50 % ou plus.
  - Pour prêts échéance ≥ 15 ans : taux d’actualisation = moyenne sur dix ans des TICR OCDE.
  - Pour prêts échéance < 15 ans : taux d’actualisation = moyenne sur six mois des TICR.
  - Marges ajoutées aux moyennes TICR : 0.75 % (repaiement < 15 ans); 1 % (15 à 19 ans); 1.15 % (20 à 29 ans); 1.25 % (30 ans ou plus).
- Exclusions : utilisation des ressources du FMI et bons/obligations du Trésor en francs burundais détenus par les non-résidents.

### Dette extérieure à court terme
- Objectif du programme : l’encours de la dette extérieure à court terme (échéance ≤ un an) due par l’administration centrale doit demeurer nul.
- Exclusions : crédits d’importation normaux.
- Les prêts dont l’échéance initiale > un an (tel que précisé dans l’accord originel) sont considérés comme moyen/long terme.
- Le critère s’applique à la dette telle que définie au point n° 9 des Directives du 24 août 2000, et aux engagements contractés ou garantis dont la contre-valeur n’a pas été reçue (y compris crédit-bail).
- Exclusions : accords de rééchelonnement et emprunts auprès du FMI, ainsi que bons/obligations du Trésor en francs burundais détenus par les non-résidents.
- Situation fin décembre 2005 : l’encours de la dette à court terme était nul, de même que celui de la dette non concessionnelle à moyen et à long terme contractée au cours de l’année.

### Produit de la privatisation
- Produit de la privatisation d’actifs de l’État en 2005 : 0,4 milliards de francs burundais.
- Programme 2006 prévoit des revenus de l’ordre de 3,6 milliards de francs burundais.
  - Règle d’utilisation : 50 % de tout montant au-delà sera utilisé pour réduire le besoin de financement intérieur; au-delà de ce montant, les ressources serviront à la réduction de la dette intérieure.

### Solde budgétaire primaire et composantes
- Définition : différence entre le total des recettes publiques, dons exclus, et le total des dépenses publiques courantes hors intérêts et des dépenses en capital financées sur ressources intérieures.
- Solde budgétaire primaire :
  - 2005 : -14,6 milliards de francs burundais
  - Objectif 2006 : -84,8 milliards de francs burundais
- Composantes (valeurs exactes) :
  - Recettes totales : 2005 = 172,1 ; 2006 = 181,5
  - Dépenses courantes hors intérêts : 2005 = 168,6 ; 2006 = 224,6
  - Dépenses en capital financées sur ressources intérieures : 2005 = 19,5 ; 2006 = 43,7
  - Prêts nets : 2005 = -1,4 ; 2006 = -2,0

### Masse salariale de l’État
- Définition : total, sur base engagements, des rémunérations des fonctionnaires, employés contractuels et personnel militaire de l’administration centrale, allocations et primes incluses.
- Valeurs :
  - Masse salariale de l’État : 2005 = 72,6 ; 2006 = 94,8
  - Personnel civil : 2005 = 41,9 ; 2006 = 56,9
  - Personnel militaire : 2005 = 24,0 ; 2006 = 21,6
  - Force nationale de police : 2005 = 6,7 ; 2006 = 16,2

### Ajustements aux objectifs quantitatifs
- Ajustement en fonction de l’aide financière extérieure :
  - Objectifs relatifs aux avoirs extérieurs nets et aux avoirs intérieurs nets de la BRB et au crédit bancaire net à l’État seront ajustés symétriquement en cas de moins-value ou plus-value de l’aide financière extérieure.
- Définition de l’aide financière extérieure (mesurée en dollars EU) :
  - Comprend : i) prêts non liés aux projets et dons d’aide budgétaire (y compris paiements via le fonds de fiducie multi-donateurs géré par la Banque mondiale pour le service courant de la dette multilatérale); ii) allègement de dette sur échéances inférieures à un an; moins iii) paiements comptant pour opérations d’apurement des arriérés extérieurs.
  - Les décaissements des donateurs sur comptes bloqués pour l’apurement des arriérés ne sont pas inclus.
- Hypothèses pour 2005–06 (en millions de dollars E.U. cumulés) — assistances financières extérieures hors projets (trimestriel, mars/juin/sep./déc. Proj./Prog./Prog./Prog.)
  - Total assistance financière extérieure hors projets : 136.4 / 0.2 / 63.3 / 74.9 / 107.8
  - Dont (exemples) :
    - Union Européenne : 63.0 / 0.0 / 12.5 / 12.5 / 17.0
    - Banque Mondiale : 16.4 / 0.0 / 35.0 / 35.0 / 60.0
    - BAD / FAD : 9.8 / 0.0 / 0.0 / 11.0 / 11.0
    - France : 7.4 / 0.0 / 0.0 / 0.0 / 3.0
    - Belgique : 8.3 / 0.0 / 2.4 / 2.4 / 2.4
    - Pays-Bas : 0.0 / 0.0 / 10.0 / 10.0 / 10.0
    - Allègement de la dette sur échéances courantes (hors PPTE) : 14.9 / 0.2 / 3.4 / 4.1 / 4.5
    - Fonds fiduciaire (Banque Mondiale) : 15.6 / 0.0 / 0.0 / 0.0 / 0.0
  - Sources : données communiquées par les autorités burundaises, estimations et projections des services du FMI.

- Mécanisme d’ajustement :
  - Les plafonds/planchers ciblés seront ajustés pour tenir compte jusqu’à 100 % de tout écart de l’aide financière extérieure cumulée par rapport aux projections.
  - En cas de plus-value (moins-value) : le plancher de l’encours des avoirs extérieurs nets de la banque centrale sera ajusté en hausse (en baisse), et les plafonds de l’encours des avoirs intérieurs nets de la banque centrale et de l’encours du crédit net du système bancaire à l’État seront ajustés en baisse (en hausse).
  - Conversion trimestrielle de l’aide financière extérieure en francs burundais sur la base du taux de change moyen officiel.

### Ajustement en fonction des arriérés budgétaires
- Le plafond du crédit net du système bancaire à l’État sera ajusté pour tenir compte jusqu’à 100 % de tout écart par rapport à la projection d’accumulation nette des arriérés budgétaires, mesurés par l’accumulation des ordonnancements non-exécutés après plus que 30 jours.
- En cas de plus-value (moins-value) des arriérés budgétaires : le plafond de l’encours de crédit net du système bancaire à l’État sera ajusté à la baisse (à la hausse).

### Principales hypothèses macroéconomiques (extraits)
- Prix moyens à l’exportation (par produit et période) :
  - Café (cents par livre) : 2005 (1er trim.) = 114,3 ; 2005 (2ème trim.) = 112,2 ; 2005 (3ème trim.) = 111,9 ; 2005 (4ème trim.) = 114,0 ; 2006 = 116,0
  - Thé (dollars par kg) : 2005 (1er trim.) = 204,8 ; 2005 (2ème trim.) = 197,3 ; 2005 (3ème trim.) = 203,2 ; 2005 (4ème trim.) = 215,2 ; 2006 = 203,8
  - Pétrole ($EU par baril) : 2005 (1er trim.) = 53,4 ; 2005 (2ème trim.) = 58,5 ; 2005 (3ème trim.) = 61,5 ; 2005 (4ème trim.) = 62,3 ; 2006 = 62,0
- Taux de change (fin de période) :
  - dollar/DTS : 1,43 (pour chaque trimestre indiqué)
  - dollar/euro : 1,18 (pour chaque trimestre indiqué)
  - francs burundais/dollar : 2005 (1er trim.) = 997,8 ; 2005 (2ème trim.) = 1000,0 ; 2005 (3ème trim.) = 1000,0 ; 2005 (4ème trim.) = 1000,0 ; 2006 = 1000,0

### Informations à communiquer aux services du FMI (fréquences et contenus)
- Périodicité mensuelle : rapport mensuel préparé chaque mois dans les cinq semaines suivant la fin du mois.
- Données à transmettre (intervalles hebdomadaires) :
  - Tableau de bord contenant les données hebdomadaires et mensuelles les plus récentes sur les principaux indicateurs financiers (REFES).
  - Tableau des flux de trésorerie en devises (BRB, Service des opérations bancaire l’étranger).
  - Opérations du MED.
  - Bilan de la BRB (situation hebdomadaire) (BRB, Service des études).
- Données à transmettre (intervalles mensuels) :
  - Situation monétaire, avec ventilation de la banque centrale et des banques commerciales (BRB, Services des études).
  - Position financière de l’État vis-à-vis du système bancaire (BRB, Services des études).
  - Ventilation détaillée des recettes publiques (Ministère des finances).
  - Ventilation détaillée des dépenses publiques, sur la base des engagements (Ministère des finances).
  - Ventilation détaillée de la masse salariale de l’État sur la base des engagements (Ministère des finances).
  - Informations détaillées sur les dépenses sociales de l’État, en particulier dans les secteurs de la santé et de l’éducation (Ministère des finances).
  - Ventilation détaillée du service de la dette publique intérieure et extérieure, comprenant les montants exigibles et payés, en intérêts et en principal, ainsi que le détail par créancier et toute accumulation d’arriérés (Ministère des finances).
  - Ventilation détaillée de l’encours des arriérés de paiement intérieurs et des flux cumulés depuis le 1er janvier 2004; l’accumulation de nouveaux arriérés est définie comme la différence entre engagements et paiements effectifs (sur base caisse, telle que présentée dans l’état de caisse résumé — Reddition des comptes) (Ministère des finances).
  - Montant d’emprunts nouveaux contractés ou garantis par l’État, y compris informations détaillées sur les conditions d’emprunt (monnaie du libellé, taux d’intérêt, période de grâce, échéance) (Ministère des finances).
  - Décaissements effectifs d’aide extérieure non liée aux projets, y compris prêts et allègements de dette nouveaux accordés par les créanciers extérieurs du Burundi (Plan/Ministère des finances).
  - Actualisation de la mise en œuvre des mesures structurelles prévues au programme, telles que décrites dans le MPEF (REFES).

*Source : Extrait du document fourni.*

### 22.      Le SP/REFES/Ministère des finances, BRB communiqueront également au

### _cr06311f - 22.      Le SP/REFES/Ministère des finances, BRB communiqueront également au

### I. Statut
- Pays membre du FMI depuis le 28 septembre 1963; régime de l’article XIV

### Compte des ressources générales (extraits)
- Quote-part: 77.00100.00
- Avoirs du FMI en francs burundais: 76.6499.53
- Position de réserve au FMI: 0.360.7
- Taux de change des avoirs: (valeurs indiquées dans le tableau original)

### III. Département des DTS
- Allocation cumulative nette: 13.70100.00 (Millions de DTS)
- Avoirs: 0.020.14 (Millions de DTS)

### IV. Encours des achats et des prêts
- Accords FRPC: 40.7052.86 (Millions de DTS; Pourcentage de la quote-part)

### V. Accords financiers les plus récents
- FRPC
  - Date d’approbation: 23 janvier 2004
  - Date d’expiration: 22 janvier 2007
  - Montant approuvé (Millions de DTS): 69.30
  - Montant tiré (Millions de DTS): 40.70
- FASR
  - Date d’approbation: 13 nov. 1991
  - Date d’expiration: 12 nov. 1994
  - Montant approuvé (Millions de DTS): 42.70
  - Montant tiré (Millions de DTS): 17.21
- FAS
  - Date d’approbation: 8 août 1986
  - Date d’expiration: 7 août 1989
  - Montant approuvé (Millions de DTS): 29.89
  - Montant tiré (Millions de DTS): 29.89

### VI. Projections des paiements au FMI (Millions de DTS; sur la base du montant actuel des ressources utilisées et des avoirs en DTS)
- Échéances futures par année:
  - 2006 principal: 0.0; commissions/intérêts: 0.45; total: 0.45
  - 2007 principal: 0.0; commissions/intérêts: 0.70; total: 0.70
  - 2008 principal: 0.0; commissions/intérêts: 0.70; total: 0.70
  - 2009 principal: 2.64; commissions/intérêts: 0.69; total: 3.33
  - 2010 principal: 6.00; commissions/intérêts: 0.66; total: 6.66

### VII. Évaluation des mesures de sauvegarde
- Conformément à la politique d’évaluation des sauvegardes du FMI, les mesures de diligence de la Banque de la République du Burundi (BRB) font l’objet d’une évaluation complète au regard de l’accord FRPC approuvé le 23 janvier 2004.
- L’évaluation, achevée le 18 janvier 2004, a mis en évidence plusieurs facteurs de vulnérabilité, en particulier:
  - domaine juridique
  - système de contrôles
  - gestion des réserves de change
  - fonction d’audit interne

### VIII. Régime des changes
- Régime appliqué: flottement dirigé
- Monnaie d’intervention: dollar EU
- Taux de change au 31 mai 2006: 1.030,26 francs burundais pour 1 dollar EU
- Mesures adoptées depuis 2000:
  - Institution d’un système d’adjudications hebdomadaires de devises
  - 2002: élimination de la liste positive des importations admissibles à un financement en devises; application d’un taux de change unique pour chaque adjudication hebdomadaire; réduction à 70 % du taux de rétrocession des devises pour les exportations de café, de thé et de coton
  - 2003: abolition de la plupart des restrictions de change applicables aux transactions internationales courantes; délégation aux banques commerciales du pouvoir d’autoriser les transactions ordinaires
  - Début 2004: abaissement du taux de rétrocession des devises à 50 %
  - Début 2005: levée de l’obligation de rétrocession
  - Admission des bureaux de change aux adjudications hebdomadaires
  - La plupart des arriérés de paiements extérieurs envers les créanciers bilatéraux et multilatéraux étaient apurés à fin 2005
- Conformité aux Articles du FMI:
  - Le Burundi s’est prévalu des dispositions transitoires de l’article XIV en devenant membre en 1962, mais n’applique plus de restrictions de change ou de pratiques de taux de change multiples relevant de l’article XIV.
  - Maintien de deux pratiques de taux de change multiples non conformes à la section 3 de l’article VIII, découlant du système d’adjudication à la hollandaise:
    - absence de mécanisme limitant à 2 % l’écart potentiel entre les soumissions gagnantes
    - taux de change appliqué aux transactions de l’État pouvant différer de plus de 2 % du taux de change du marché
  - Une restriction de change non conforme à la section 2 a) de l’article VIII résultant du processus d’autorisation appliqué à certaines transactions internationales courantes: pouvoir de la banque centrale de refuser d’autoriser la vente de devises pour des raisons non liées à la vérification de la bonne foi de la transaction
  - Restrictions appliquées pour des raisons de sécurité et notifiées au FMI conformément à la Décision 144-(52/51)
  - Une restriction de change a été abolie le 30 mai 2006
  - On croit comprendre que les autorités élimineront sous peu:
    - une dernière restriction ayant trait à l’autorisation préalable de certaines transactions
    - deux pratiques de taux de change multiples
  - Les autorités n’ont pas demandé l’approbation des pratiques de taux de change multiples et les services du FMI ne l’ont pas recommandé

### IX. Consultations au titre de l’article IV
- Cycle: 24 mois
- Consultations de 2003:
  - Lieux: Addis-Ababa et Bujumbura
  - Dates: du 14 au 29 octobre 2003
  - Examen par le Conseil d’administration: 23 janvier 2004 (rapport des services du FMI no. 04/41)
  - À cette occasion:
    - Examen et approbation d’une demande d’accord triennal au titre de la FRPC
    - Les administrateurs ont souligné:
      - progrès du processus de paix depuis l’accord d’Arusha de 2000
      - fermeté de l’application du programme économique post-conflit en 2003
      - défis persistants: réduction de la lourde charge de la dette extérieure; absorption d’un grand nombre de réfugiés et de personnes déplacées; démobilisation des combattants
      - importance cruciale de la réforme du secteur du café

### X. Assistance technique (sélections chronologiques)
- 2006 (mars): Mission du Département des statistiques (STA) chargée d’élaborer les métadonnées et un plan d’action à moyen terme
- 2006 (mars): Mission conjointe au titre de l’article VIII du Département des systèmes monétaires et financiers (MFD) et du Département juridique
- 2006 (janvier): Mission du Département juridique chargée de l’élaboration du projet de loi sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme
- 2006 (janvier): Mission concernant les opérations monétaires et de change et le contrôle bancaire
- 2005 (déc.): Mission de STA dans le domaine des statistiques de balance des paiements (comptabilité de la dette extérieure)
- 2005-06: Expert résident de MFD en matière d’opérations et de marchés monétaires
- 2005 (oct.): Mission du Département financier correspondant à la deuxième étape de l’évaluation des sauvegardes
- 2005 (oct.): Mission du Département des finances publiques (FAD) sur la gestion des finances publiques
- 2005 (oct.): Mission de FAD relative à l’administration des douanes
- 2005 (oct.): Mission d’un expert de MFD en matière d’opérations monétaires
- 2004–05: Visites de longue durée d’un expert de MFD en matière de gestion de la liquidité
- 2004 (nov.): Mission multisectorielle de STA
- 2004 (nov.): Mission pluridisciplinaire de MFD
- 2004: Trois visites d’un conseiller itinérant du FAD en matière de système de comptabilité publique

### XI. Mise en œuvre de l’initiative en faveur des PPTE
I. Engagement de l’aide au titre de l’initiative PPTE Renforcé
- Date d’arrivée au point de décision: Août 2005
- Aide engagée par tous les créanciers (millions de dollars EU) 1/: 826.00
- Dont:
  - Aide du FMI (millions de dollars EU): 27.84
  - (Équivalent en millions de DTS): 19.26
- Date d’arrivée au point d’achèvement: Flottante

II. Décaissement de l’aide du FMI (millions de DTS)
- Aide décaissée au pays membre: 0.09
- Assistance intérimaire: 0.09
- Solde au point d’achèvement: --
- Décaissement additionnel au titre des revenus d’intérêts 2/: --
- Total des décaissements: 0.09

Notes:
- 1/ L'aide engagée dans le cadre initial est exprimée en valeur actuelle nette (VAN) au point d’achèvement, et l'aide engagée dans le cadre renforcé, en VAN au point de décision. Les deux montants ne s'additionnent donc pas.
- 2/ Dans le cadre renforcé, un décaissement supplémentaire est effectué au point d'achèvement; il correspond aux revenus d'intérêts réalisés sur le montant engagé au point de décision mais non décaissé durant la période intérimaire.

### XII. Représentant résident
- M. Lars-Holger Engstrom a pris ses fonctions de représentant résident en mai 2005 tout en occupant en même temps le poste de représentant résident au Rwanda.
- Un bureau bénéficiant des services d’un assistant d’administration s’est ouvert en janvier 2006 à Bujumbura.

*Document fourni: Extraits — Burundi — Relations avec le FMI (Au 31 mai 2006).*

### 9.      Le Burundi dispose d’un portefeuille actif assez substantiel, quoique récent; les

### _cr06311f - 9.      Le Burundi dispose d’un portefeuille actif assez substantiel, quoique récent; les

### Portefeuille actif de l’IDA et engagements
- Le portefeuille actuel de l’IDA comprend 10 projets, représentant un engagement total de 329 millions de dollars EU, et un montant non décaissé d’environ 161,22 millions de dollars EU.
- Détails sélectionnés des engagements par projet (Au 8 mai 2006) :
  - Santé et population II — Approb. 1995, Date de clôture 30/6/06, Engagement net 30.80, dont dons 9.50, Non décaissé 3.46, Décaissé au cours de l’exercice 06 : 3.32
  - BURSAP II (y compris financement additionnel) — Approb. 2000, Date de clôture 30/6/06, Engagement net 26.20, dont dons 14.00, Non décaissé 0.0, Décaissé au cours de l’exercice 06 : 6.85
  - Travaux publics et création d’emplois (y compris financement additionnel) — Approb. 2001, Date de clôture 31/12/07, Engagement net 70.60, dont dons 30.60, Non décaissé 27.46, Décaissé au cours de l’exercice 06 : 7.98
  - Développement du secteur routier — Approb. 2004, Date de clôture 31/12/09, Engagement net 51.40, dont dons 0.00, Non décaissé 43.40, Décaissé au cours de l’exercice 06 : 5.49
  - Démobilisation et réintégration — Approb. 2004, Date de clôture 31/12/08, Engagement net 33.00, dont dons 33.00, Non décaissé 20.64, Décaissé au cours de l’exercice 06 : 1.19
  - Réhabilitation de l’agriculture et gestion durable des terres — Approb. 2005, Date de clôture 31/10/10, Engagement net 35.00, dont dons 35.00, Non décaissé 26.52, Décaissé au cours de l’exercice 06 : 4.23
  - Autres projets listés incluent Facilitation du commerce régional, VIH/SIDA et orphelins, Appui à la gestion économique, Réhabilitation de l’agriculture et appui à ce secteur, avec les montants et soldes non décaissés précisés dans le tableau source.
- Contexte : ces engagements font suite au réengagement de la Banque au Burundi après près de dix années de guerre civile.

### Activités autres que les opérations de prêt et services-conseil
- La Banque fournit des fonds fiduciaires et des dons pour :
  - Mieux faire comprendre le contexte socioéconomique.
  - Reconstruire la base de connaissances nécessaire au dialogue de politique.
  - Établir des stratégies de réduction de la pauvreté efficaces.
- Services-conseil et activités économiques et sectorielles en cours :
  - Renforcement de la gestion des dépenses publiques.
  - Appui au processus du CSLP, notamment aux processus consultatifs et participatifs de diagnostic.
  - Une étude des sources de croissance.
  - Une évaluation du secteur social post-conflit et de la pauvreté.
  - Une analyse de viabilité de la dette.

### Société Financière Internationale (SFI)
- Le Burundi est membre de la SFI depuis 1975.
- La SFI détient une participation de 1 million de dollars EU au capital de Verreries du Burundi.
- Une demande de prêt à terme d’un montant de 741.000 dollars EU a été reçue pour le financement de deux projets (AEF Florex et AEF V & F Export).
- Une mission de la SFI en janvier 2005 a discuté :
  - i) le soutien au programme de privatisation du pays;
  - ii) un investissement potentiel dans la Banque de Crédit de Bujumbura (BCB).

### Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI / MIGA)
- Le Burundi est membre de l’AMGI depuis mars 1998.
- À l’heure actuelle, l’AMGI n’a pas de projets en cours au Burundi.
- Un contrat de 0,9 million de dollars EU a été signé avec Maurice Télécom au troisième trimestre de l’exercice 2003.
- Le portefeuille de l’AMGI comporte un contrat de garantie dans le secteur de l’infrastructure : engagement brut 0,9 million de dollars EU, engagement net 0,8 million de dollars EU.
- Le total estimé des investissements directs étrangers facilités à ce jour par l’AMGI est un montant approximatif (tel que signalé dans le texte source).

### Relations avec le Groupe de la Banque africaine de développement (BAfD)
- Le Burundi est membre du Groupe de la BAfD depuis 1964; la BAfD avait suspendu ses opérations en 1993.
- Mesures prises et financements approuvés :
  - FPPC initialement dotée d’environ 100 millions de DTS pour aider les pays post-conflit.
  - La part de l’allégement de la dette assurée par la BAfD : 149,35 millions de dollars EU en valeur actuelle nette (226,01 millions de dollars EU en termes nominaux), représentant environ 21 % de l’aide des créanciers multilatéraux et 18 % de l’aide totale des créanciers; réduction de 90 % des obligations annuelles du Burundi au titre du service de sa dette jusqu’à février 2043.
  - Approbations de dons/crédits : don de 2,13 millions de DTS (formation et équipements), crédit d’ajustement structurel 6,72 millions de DTS + don 1,5 million de DTS, projet multisectoriel 9,8 millions de DTS.
  - Dans le cadre de la 10e FAD : don de 12 millions de DTS (réhabilitation de l’infrastructure de l’eau rurale) approuvé en décembre 2005; don de 9 millions de DTS pour projet de gestion de l’eau approuvé en mars 2006; don en cours de préparation de 7,3 millions de DTS pour réformes économiques et appui à la gouvernance.
- Encours des prêts (Au 30 avril 2006, en Millions de DTS) :
  - Banque africaine de développement : Encours des prêts 0.0, Obligations impayées 0
  - Fonds africain de développement : Encours des prêts 147.30, Obligations impayées 0
  - Fonds fiduciaire nigérian : Encours des prêts 0.17, Obligations impayées 0
  - Total : 147.47 (Encours) et 0 (Obligations impayées)

### Questions d’ordre statistique et capacités
- Constats généraux :
  - Données fournies au FMI globalement adéquates pour la surveillance, mais déficiences importantes dans les statistiques de comptabilité nationale, finances publiques et balance des paiements.
  - Insuffisance de personnel, de fonds et de matériel; manque de coordination institutionnelle.
- Initiatives récentes :
  - Volonté des autorités de participer au Système général de diffusion des données (SGDD) exprimée en février 2005.
  - Mission du Département des statistiques en mars 2006 a aidé à préparer les métadonnées et un vaste plan d’action à moyen terme; participation au SGDD prévue pour juillet 2006.
- Questions statistiques en suspens — secteur réel :
  - Dernières données de comptabilité nationale disponibles : 1998.
  - Les estimations annuelles communiquées depuis 1998 reposent sur un modèle de projection macroéconomique du Ministère des finances.
  - IPC calculé mensuellement mais ne couvre que la capitale; pondérations basées sur enquête de 1991.
  - Indice des prix à la production non établi; données sur l’emploi obsolètes.
- Finances publiques :
  - Statistiques établies par la BRB à partir des données du Ministère des finances; livres comptables informatisés rarement tenus à jour.
  - Données limitées sur unités extrabudgétaires; problèmes de comptabilisation des arriérés de la dette extérieure et des dépenses financées par dons extérieurs.
  - Logiciel de gestion financière intérimaire mis en place en 2005; le Ministère des finances compte l’utiliser pour établir les comptes publics.
  - Les données de finances publiques disponibles vont jusqu’au quatrième trimestre de 2004; données sur la dette publique jusqu’au deuxième trimestre de 2005.
  - Depuis 1999, le Burundi n’a pas communiqué de données pour le Government Finance Statistics Yearbook.
- Comptes monétaires :
  - Couverture institutionnelle déficiente : absence de données sur coopératives d’épargne et de crédit; classification sectorielle non conforme aux méthodologies actuelles.
  - BRB a avancé dans la soumission des statistiques monétaires à l’aide des nouveaux formulaires types; seconde soumission couvre 15 mois (janvier 2005 à fin mars 2006).
- Balance des paiements :
  - Statistiques annuelles établies selon MBP4 sur la base d’informations limitées.
  - Problèmes : non-enregistrement des flux commerciaux internationaux non bancarisés (ex. dons en nature), traitement des exportations d’or non monétaire, données sur services tirées principalement des rapports de règlements bancaires.
  - Mission de décembre 2005 a aidé la BRB à améliorer les informations bancaires, lancer enquêtes pour services/revenu/transferts/investissements et convertir les données 2004 au MBP5; la BRB devrait commencer à établir les statistiques selon la cinquième édition du Manuel de la balance des paiements.

### Cadre d’analyse de la viabilité de la dette (pays à faible revenu) — conclusions et scénarios
- Méthodologie :
  - Analyse prospective conjointe FMI/Banque mondiale reposant sur le cadre d’analyse de la viabilité de la dette des pays à faible revenu.
- Conclusion synthétique :
  - Le risque de surendettement du Burundi reste élevé même après réception de la totalité de l’aide au titre de l’initiative PPTE.
  - Un allégement supplémentaire au titre de l’IADM diminuerait le risque de surendettement, mais celui-ci resterait élevé.
- Principales différences par rapport à l’analyse précédente (document du point de décision de juillet 2005) :
  - i) Le scénario de référence suppose une augmentation sensible des apports d’aide, un déficit extérieur courant et un déficit budgétaire primaire plus importants, financés principalement par un surcroît de dons et prêts concessionnels à moyen terme.
  - ii) La croissance réelle atteint en moyenne 6,5 % à moyen terme et 6 % à long terme, soit environ 1 % de plus que dans le scénario précédent, en raison d’un volume plus élevé d’aide extérieure et d’investissement et d’un effort de réforme soutenu.
  - iii) Le pays parvient au point d’achèvement de l’initiative PPTE à la mi-2007, soit un an plus tard que dans l’hypothèse précédente.
- Scénario de référence — hypothèses et perspectives :
  - Croissance du PIB réel soutenue; perspectives à moyen terme tablent sur une forte croissance économique de 6,5 % par an.
  - Investissements publics moyens de 10,7 % du PIB sur la période 2006–16, financés par apports d’aide (dons et prêts concessionnels), allégement PPTE et expansion des recettes fiscales.
  - Hypothèses additionnelles : prix des principales exportations reflétant l’évolution récente du marché, prime sur le café à compter de 2008, privatisations renforçant productivité et qualité dans le café et le thé, réformes bancaires facilitant l’acheminement du crédit vers le secteur privé.

*Préparé par les services de la Banque mondiale (extraits fournis dans le document-source).*

### 3.      Les apports extérieurs de fonds concessionnels serviront à financer la croissance

### 3.      Les apports extérieurs de fonds concessionnels serviront à financer la croissance

### Principales hypothèses de l’analyse de viabilité de la dette
- Croissance du PIB réel : moyenne de 6,0 % sur 2006–26, stimulée par une reprise agricole et du secteur privé dans un climat de paix.
- Inflation (IPC, fin de période) : 1,1 % en 2005 → 8,7 % en 2006 → stabilisée à 4 % de 2007 à fin 2026.
- Recettes (hors dons) : 20 % du PIB en 2005 → 21,6 % du PIB en 2026.
- Financement extérieur officiel brut (dons + décaissements de prêts) : 25,2  % du PIB en 2006 → 16,8  % en 2007 → décroissance progressive pour atteindre 1,0 % du PIB en 2026.
- Profil du financement officiel :
  - 2007–2015 : financement pris uniquement sous forme de dons (hors FMI).
  - 2016–26 : moitié dons, moitié prêts aux conditions de l’IDA ou modalités comparables.
  - Prêts-projets : octroyés à taux concessionnels aux conditions de l’IDA ou modalités comparables.
  - Déficit de financement : couvert seulement en partie par l’aide au titre de l’IADM.
- Exportations :
  - Forte augmentation en 2006-07, puis croissance plus graduelle de 10-12 % pendant 2008-26.
  - Croissance en volume moyenne : 11,5 % par an durant la période de projection.
  - Exportations de biens et services : 11,9 % du PIB en 2006 → 20,8 % en 2026.
- Importations :
  - Moyenne 50 % du PIB en 2006–07 → 34 % du PIB en 2026.
  - Importations en volume : augmentation moyenne de 5,5 % par an à partir de 2008.
- Financement extérieur brut moyen 2006-16 : 12 % du PIB par an (environ 175 millions de dollars EU), dons ≈ 90 % du total.
- Financement extérieur total moyen 2016-26 : 3 % du PIB par an, ≈ 80 % dons.
- Investissement brut et épargne nationale en 2026 : environ 22 % et 10 % du PIB, respectivement.
- Déficit des transactions courantes :
  - Moyenne 15 % du PIB pendant 2006–16 → 12 percent in 2026.
- Solde budgétaire global : restera proche de zéro pendant toute la période.

### Évaluation de la viabilité de la dette extérieure — résultats du scénario de référence
- Hypothèse centrale : Burundi parvient au point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des PPTE à la mi-2007 et est admissible à un allégement au titre de l’IADM.
- Conclusion principale : même après l’aide PPTE intégrale, le risque de surendettement reste considérable.
- Indicateurs clefs (encadré 2 — indicateurs de viabilité, scénario de référence) :
  - Seuils indicatifs : VAN de la dette/PIB = 30; VAN de la dette/exportations = 100; VAN de la dette/recettes = 200; Service de la dette/exportations = 15; Service de la dette/recettes = 25.
  - VAN de la dette/PIB : 30 (seuil) ; 16.6 (2006) ; 15.3 (2016) ; 19.5 (2026) ; Moyenne 2006-26 = 17.7.
  - VAN de la dette/exportations : 100 (seuil) ; 139.3 (2006) ; 93.7 (2016) ; 93.7 (2026) ; Moyenne 2006-26 = 109.3.
  - VAN de la dette/recettes : 200 (seuil) ; 90.2 (2006) ; 72.0 (2016) ; 72.2 (2026) ; Moyenne 2006-26 = 82.4.
  - Service de la dette/exportations : 15 (seuil) ; 8.3 (2006) ; 4.0 (2016) ; 4.2 (2026) ; Moyenne 2006-26 = 5.1.
  - Service de la dette/recettes : 25 (seuil) ; 8.2 (2006) ; 6.9 (2016) ; 6.0 (2026) ; Moyenne 2006-26 = 7.4.
- Evolution et points saillants :
  - Le ratio VAN de la dette/exportations demeure au-dessus du seuil indicatif jusqu’en 2013, tombe ensuite au-dessous et s’établit à 76 % en 2026 (mentionné dans le texte).
  - Service de la dette extérieure : moyenne ≈ 5,1 % des exportations pendant 2006-26; trajectoire montre baisse puis augmentation liée aux années de remboursement FRPC.
  - VAN de la dette/PIB : descend à 13,4 % en 2014 puis remonte vers ≈ 20 % en 2026; toujours en dessous du seuil pour le pays.

### Niveau et composition de la dette à la fin de 2005
- Encours de la dette extérieure contractée ou garantie par l’État fin-2005 : 1.427 millions de dollars EU (supérieur de 43 millions de dollars à fin-2004).
- Nouveaux emprunts prévus (VAN) : 43 millions de dollars EU.
- Si allégement PPTE obtenu immédiatement : dette en VAN = 101 millions de dollars EU fin-2005 = 12,6 % du PIB et 110,9 % des exportations.
- Ratio service de la dette/exportations pour 2005 : 47,1 % (après allégement intérimaire en 2005).
- Composition nominale du stock de la dette (valeur nominale = 1.426,7 millions de dollars EU) — parts indiquées dans le graphique :
  - Club de Paris 10%
  - FMI 4%
  - Groupe de la Banque mondiale 58%
  - Créanciers commerciaux 0%
  - Autres créanciers bilatéraux officiels 4%
  - Autres créanciers multilatéraux 9%
  - Groupe de la BAfD 15%

### Scénarios alternatifs et emprunts moins concessionnels
- Scénario avec taux d’intérêt supérieur de 2 % sur nouveaux emprunts :
  - Augmente sensiblement le risque de surendettement.
  - VAN de la dette/PIB atteindrait 30 % en 2026 (contre 19 % dans le scénario de référence).
  - VAN de la dette/exportations resterait au-dessus du seuil subordonné à l’adoption de réformes.
- Implications : le Burundi devrait éviter de contracter des emprunts non concessionnels après l’allégement PPTE; les créanciers doivent adapter leurs prêts au degré de viabilité de la dette de l’emprunteur.
- Scénario historique (variables à leur moyenne historique 2000–2005) : améliorerait sensiblement la position extérieure nette, en grande partie via réduction du déficit des transactions courantes, le financement sous forme de dons restant au même niveau.

### Tests de résistance et vulnérabilités
- Tests montrent grande vulnérabilité aux chocs macroéconomiques :
  - Croissance et exportations plus faibles entraînent détérioration importante des indicateurs de dette.
  - Test extrême (paramètres principaux à la moyenne moins 0,5 écart-type en 2006-07) : augmentation sensible du ratio VAN de la dette/PIB.
  - Test où croissance des exportations = moyenne historique − 1 écart-type : forte hausse du ratio VAN de la dette/exportations; service de la dette/exportations dépasse le seuil en 2011–15 avant de retomber légèrement en dessous.
- Autres tests :
  - Dépréciation réelle de 30 % : test le plus extrême, impact négatif important.
  - Augmentation exceptionnelle de 10 % du PIB des flux générateurs d’endettement : aggrave le risque de surendettement.
  - Récession (croissance = moyenne historique − 1 écart-type en 2007–08) : aggrave le risque à moyen terme.

### Analyse de la viabilité budgétaire
- Scénario de référence macroéconomique (tableau 3, graphique 2) :
  - Suppose bonne tenue des recettes et financement de la reconstruction et de la pauvreté principalement par des dons moyen à long terme.
  - Conséquence : baisse des besoins d’emprunts publics tout en maintenant dépenses compatibles avec la stratégie de réduction de la pauvreté et la stabilité macroéconomique.
  - Hypothèses spécifiques : recettes 20 % du PIB en 2005 → 22 % en 2026; emprunts 7,5 % du PIB en 2006 → 3,4 % du PIB en moyenne entre 2007 et 2026.
- Indicateurs publics (extérieure + intérieure) sous leurs seuils indicatifs si mobilisation des recettes réussie :
  - VAN de la dette/recettes : 90 % en 2006 → 72 % en 2026.
  - Service de la dette/recettes : 8 % en 2006 → 6 % en 2026.
- Scénario de faible croissance (croissance LT = 5,5 %, soit −0,5 point par rapport au scénario de référence) :
  - VAN de la dette/PIB dépasserait le seuil subordonné à l’adoption de réformes.
  - Met en évidence le risque si la croissance soutenue n’est pas réalisée et si les investissements ambitieux ne génèrent pas la croissance prévue.
- Tests de résistance budgétaires : dépréciation réelle de 30 %, augmentation de 10 % des flux générateurs d’endettement, récession en 2007–08 — tous détériorent les indicateurs de charge de la dette.

### Impact de l’octroi du total des allégements de dette prévus dans le cadre de l’IADM
- Admissibilité : allégement FMI, IDA et FAfD au titre de l’IADM une fois atteint le point d’achèvement.
- Montant total d’allégement attendu à l’arrivée au point d’achèvement (juin 2007) : réduction du stock de dette de 921 millions de dollars EU = 848 millions de dollars (initiative PPTE) + 73 millions de dollars EU (estimation IADM).
- Dans le cadre de l’initiative PPTE, allégement = 91,5 % de l’encours de la dette en VAN à fin 2004.
- Allégement additionnel IADM : économie moyenne sur le service de la dette de 2,5 millions de dollars pour 2007-23 ≈ 1 % des exportations.
- Retard d’un an à l’arrivée au point d’achèvement : perte de 2,7 millions de dollars EU d’allégement du service de la dette multilatérale en sus de la réduction PPTE.
- Effets quantitatifs (Tableau 2 du texte — impact de l'IADM sur le scénario de référence, en pourcentage) :
  - Ratio VAN de la dette/PIB (Avant l'IADM vs Après l'IADM) : 2006 16.6 → 16.6 ; 2007 17.8 → 13.1 ; 2008 17.9 → 13.6 ; 2009 17.8 → 13.8 ; 2010 17.4 → 13.8 ; 2011 16.5 → 13.4 ; 2016 15.3 → 12.9 ; 2021 20.3 → 15.1 ; 2026 19.5 → 15.0 ; Moyenne 2006–26 17.7 → 14.1.
  - Ratio VAN de la dette/exportations (Avant l'IADM vs Après l'IADM) : 2006 139.3 → 139.3 ; 2007 136.9 → 100.9 ; 2008 133.9 → 101.9 ; 2009 128.5 → 100.1 ; 2010 121.3 → 96.3 ; 2011 111.4 → 90.2 ; 2016 93.7 → 78.6 ; 2021 111.3 → 82.5 ; 2026 93.7 → 74.5 ; Moyenne 2006–26 109.3 → 87.3.
  - Ratio service de la dette/exportations (Avant l'IADM vs Après l'IADM) : 2006 8.3 → 8.3 ; 2007 3.9 → 2.9 ; 2008 3.8 → 2.2 ; 2009 3.6 → 2.1 ; 2010 4.3 → 3.0 ; 2011 7.7 → 5.6 ; 2016 4.0 → 3.1 ; 2021 4.5 → 3.8 ; 2026 4.2 → 3.6 ; Moyenne 2006–26 5.1 → 3.9.
- Effet général de l’IADM :
  - Réduction modérée du risque de surendettement.
  - Dans l’hypothèse où l’allégement IDA/FAfD est compensé par financement additionnel des autres donateurs maintenant le total des emprunts au niveau de référence, l’IADM réduirait légèrement les indicateurs de charge de la dette.
  - Si la baisse du financement IDA/FAfD n’est pas compensée, les indicateurs diminueraient davantage.
- Montant indicatif d’allégement multilatéral (tableau résumé) :
  - FMI : 112839
  - IDA 2/ : 42636678
  - FAfD 3/ : 11186197
  - Total : 64850914
  (Source : estimations des services du FMI; application IADM : FMI point d'achèvement juin 2007; IDA application juillet 2007; FAfD application janvier 2008.)

*Source : extrait du document PDF « _cr06311f - 3.      Les apports extérieurs de fonds concessionnels serviront à financer la croissance » (Appendice VI, services du FMI).*

### Conclusion

### Conclusion

### Principales constatations sur la dette extérieure et le risque de surendettement
- Le ratio dette extérieure/exportations, après allégement au titre de l’initiative renforcée en faveur des PPTE, devrait rester au-dessus du seuil indicatif pendant la période 2005-13.
- L’analyse de viabilité de la dette indique que les chocs négatifs influeraient sensiblement sur les indicateurs de viabilité de la dette.
- En conséquence, le risque de surendettement est jugé élevé.
- Les indicateurs de la viabilité budgétaire de la dette totale (intérieure et extérieure) révèlent une position plus solide, attribuable à un vigoureux effort de mobilisation de recettes intérieures.
- Cependant, comme il ressort des indicateurs de la dette extérieure, la contrainte de change pourrait jouer; une attention particulière doit être accordée aux exportations, moteur de la croissance globale.

### Recommandations et priorités de politique (quatre aspects)
- Réforme structurelle soutenue :
  - Accomplir un effort de réforme vigoureux et soutenu, visant en particulier à diversifier la base d’exportation, pour favoriser une croissance robuste des exportations et du PIB.
- Politiques macroéconomiques prudentes :
  - Appliquer des politiques budgétaire et monétaire prudentes pour assurer la discipline budgétaire et la stabilité macroéconomique.
- Profil du financement public :
  - Une gestion prudente de la dette devra s’accompagner à l’avenir de financements sous forme de dons et de prêts très concessionnels, sauf dans un nombre limité de cas justifiables dans les dernières années.
- Renforcement des politiques et institutions :
  - Renforcer les politiques et institutions, ce qui rehausserait les seuils d’endettement indicatifs pour le risque de surendettement.

### Indicateurs clés et scénarios (extraits)
- VAN de la dette extérieure (en pourcentage des exportations) : 93.6; 139.3; 136.9; 133.9; 128.5; 121.3; 111.4; 93.7; 93.7.
- Ratio service de la dette/exportations (en pourcentage) : 109.2; 47.1; 8.3; 3.9; 3.8; 3.6; 4.3; 7.7; 4.0; 4.2.
- Besoin de financement brut total (milliards de dollars EU) : 103.5; 100.6; 163.7; 152.6; 140.9; 159.5; 184.4; 200.3; 378.9; 575.6.
- Principales hypothèses macroéconomiques :
  - Croissance du PIB réel (en %) : 4.8; 0.9; 1.6; 2.5; 6.1; 6.6; 7.1; 6.7; 6.6; 6.4; 6.6; 6.0; 6.0; 6.1.
  - Déflateur du PIB en dollars EU (variation en %) : 6.5; 19.2; -1.9; 11.4; 12.6; 2.7; 2.1; 2.2; 2.2; 2.3; 4.0; 2.3; 2.3; 2.3.
  - Taux d'intérêt effectif (en %) 5/ : 0.7; 0.8; 1.0; 0.2; 0.3; 0.2; 0.8; 0.6; 0.6; 0.6; 0.5; 0.6; 0.7; 0.7.
  - Croissance des exportations de biens et de services (dollars EU, en %) : 27.1; 43.4; 11.8; 38.0; 24.9; 19.5; 12.3; 12.6; 13.2; 12.3; 15.8; 12.4; 11.5; 11.0.
  - Élément de don des nouveaux emprunts du secteur public (en %) : 40.0; 45.3; 51.1; 51.1; 51.1; 51.1; 48.3; 55.7; 54.5; 54.0.
- Pour mémoire : PIB nominal (milliards de dollars EU) : 664.5; 799.4; 954.6; 1045.4; 1143.2; 1246.5; 1358.7; 1478.0; 2224.9; 5008.3.

*Source : estimations, projections et simulations des services du FMI.*

### 1.  Population avec moins de 1 dollar EU par jour (pourcentage)......

### _cr06311f - 1.  Population avec moins de 1 dollar EU par jour (pourcentage)

### Pauvreté et inégalités
- 1. Population avec moins de 1 dollar EU par jour (pourcentage): 58.4
- 2. Ratio de l'écart de pauvreté à 1 dollar EU par jour (pourcentage): (valeur non fournie dans l'extrait)
- 3. Part des 20 % les plus pauvres de la population dans le revenu ou la consommation (pourcentage): 7.9
  - Note: annotation 2/ renvoie à "Données de l'enquête de 1992."
  - Note: annotation 1/ renvoie à "Données de l'enquête de 1998."

### Faim et nutrition (Cible 2 : réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim)
- 4. Prévalence de la malnutrition infantile (pourcentage des enfants de moins de 5 ans): 45.1......67.0...
- 5. Population en deçà du minimum d'apport calorique (pourcentage): 49.0 64.0 70.0 68.0...24.5

### Éducation primaire (Objectif 2. Assurer l'éducation primaire pour tous — Cible 3)
- 6. Taux net de scolarisation dans le primaire (pourcentage du groupe d'âge correspondant): 53.2 29.5 53.4 57.4 55.0 57.0 100.0
- 7. Pourcentage des enfants achevant la cinquième année d'études: 61.7...67.5...63.0 63.0 100.0
- 8. Taux d'alphabétisation des jeunes (pourcentage des 15-24 ans): 51.6 57.9 65.1 66.1...73.0 100.0

### Égalité des sexes et autonomisation des femmes (Objectif 3 — Cible 4)
- 9. Rapport filles/garçons dans l'enseignement primaire et secondaire (pourcentage): 81.8.........79.4 81.8...
- 10. Rapport femmes/hommes alphabétisés (pourcentage des 15-24): 76.7 86.0 95.6 96.9...91.6...
- 11. Pourcentage de femmes employées dans le secteur non agricole: 13.3
- 12. Proportion de sièges occupés par des femmes au Parlement national (pourcentage): 11.3 14.0 20.0 18.0 18.0...

### Santé infantile (Objectif 4 — Cible 5)
- 13. Taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans (pour 1.000): 190.0 190.0 204.0 208.0...190.0 63.3
- 14. Taux de mortalité infantile (pour 1.000 naissances vivantes): 114.0 114.0 121.0 123.0...114.0...
- 15. Immunisation contre la rougeole (pourcentage des enfants de moins de 12 à 23 mois): 74.0 80.0 75.0 75.0 75.0 75.0...

### Santé maternelle (Objectif 5 — Cible 6)
- 16. Taux de mortalité maternelle (estimation modélisée, pour 100.000 naissances vivantes): ......1,000.0............
- 17. Proportion d'accouchements assistés par du personnel de santé qualifié (% du total): ......25.2............

### VIH/SIDA, paludisme et autres maladies (Objectif 6 — Cibles 7 et 8)
- 18. Prévalence du VIH/SIDA chez les femmes (pourcentage des 15-24 ans): ......11.0...6.0 6.0...
- 19. Taux d'utilisation des contraceptifs (pourcentage des femmes de 15 à 49 ans): ......16.0.........
- 20. Nombre d'enfants orphelins à cause du VIH/SIDA: ......170,000...200,000 200,000...
- 21. Prévalence des décès associés au paludisme: (valeur non fournie dans l'extrait)
- 22. Proportion de la population des zones paludiques recourant à une prévention et un traitement efficaces: (valeur non fournie dans l'extrait)
- 23. Incidence de la tuberculose (pour 100.000 personnes): 119.9 216.3 315.0 330.3 345.6 342.9...
- 24. Cas de tuberculose détectés dans le cadre DOTS (pourcentage): ...20.1 35.2 29.9 30.7 28.9...

### Environnement et ressources naturelles (Objectif 7 — Cible 9)
- 25. Zones forestières (pourcentage de la superficie totale): 9.4 ... 3.7 8.0 ...
- 26. Territoire national protégé (pourcentage de la superficie totale): ... 5.5 5.7 5.7 5.7 ...
- 27. PIB par unité d'énergie consommée (PPA en $ par kilo d'équivalent pétrole): (valeur non fournie dans l'extrait)
- 28. Émissions de CO2 (tonnes par habitant): 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 ...
- 29. Proportion de la population utilisant des combustibles solides: (valeur non fournie in the excerpt)

### Accès à l'eau, assainissement et logement durable (Objectif 7 — Cibles 10 et 11)
- 30. Accès à une source d'eau meilleure (pourcentage de la population): 69.0 ... 78.0 79.0 79.0 ... 84.5
- 31. Accès à un meilleur système d'assainissement (pourcentage de la population): 44.0 ... ... 36.0 36.0 ...
- 32. Accès à la sécurité d'occupation des logements (pourcentage de la population): (valeur non fournie dans l'extrait)

### Partenariat mondial pour le développement (Objectif 8 — Cibles 16–18)
- 45. Taux de chômage des 15 à 24 ans (total): (valeur non fournie)
  - Femmes: (valeur non fournie)
  - Hommes: (valeur non fournie)
- 46. Proportion de la population ayant accès à des médicaments essentiels abordables: (valeur non fournie)
- 47. Téléphones fixes et portables (pour 1.000 habitants): 1.5 2.9 7.4 10.6 12.5 12.5 ...
- 48. Ordinateurs personnels (pour 1.000 habitants): ... ... 0.7 0.7 1.8 4.7 ...

### Remarques méthodologiques et sources
- Sources indiquées: Banque mondiale et estimations des services du FMI.
- Notes:
  - 1/ Données de l'enquête de 1998.
  - 2/ Données de l'enquête de 1992.
  - 3/ Les cibles 12 à 15 et les indicateurs 33 à 44 ont été omis parce qu'ils ne peuvent être mesurés pour un pays donné.

### Informations complémentaires tirées de la déclaration du représentant des services du FMI (Le 13 juillet 2006)
- Résultats du programme: Le programme est resté à jour jusqu’à la fin mars 2006; résultats préliminaires de fin mars conformes aux objectifs fixés. Les résultats à la fin juin 2006 ne sont pas encore connus.
- Inflation: a fluctué autour de zéro au cours des quatre premiers mois de 2006; montée à environ 5 % à la fin de mai 2006 due à une forte hausse des prix administrés des produits pétroliers en mai.
- Filière café: la récolte actuelle est bonne; commercialisation du café financée par des entreprises privées et des banques commerciales (sans garantie de l’État) pour la première fois depuis de nombreuses années.
- Budget: le budget révisé pour 2006, compatible avec le programme, a été approuvé par le Parlement; la loi de finances a été promulguée le 7 juillet 2006.
- Régime des changes:
  - L’une des deux pratiques de taux de change multiples évoquées au paragraphe 28, page 16, du document EBS/06/84 a été abolie.
  - L’adoption et la publication d’un règlement unifié du régime de change (repère structurel pour fin juin 2006) accusent un retard; un projet final de règlement devrait être disponible sous peu.
- Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP): un projet final de CSLP complet a été établi et inclut un plan de développement visant à remettre sur pied la base statistique nationale (repère structurel pour fin juin 2006); le CSLP sera soumis à l’approbation du Conseil des ministres.

*Source: _cr06311f - 1.  Population avec moins de 1 dollar EU par jour (pourcentage)......*

### 7. Statistiques. Le 1

### _cr06311f - 7. Statistiques. Le 1

### Contexte et faits saillants
- Le 1er juin 2006, le Conseil des ministres a approuvé un nouveau cadre institutionnel pour l’Institut national de la statistique (ISTEEBU; repère structurel pour fin juin 2006) et un nouveau statut pour ses employés; ces deux textes seront prochainement soumis au Parlement.
- Le Burundi sort d’une période prolongée de conflits civils; l’Accord d’Arusha d’août 2000 a amorcé le processus de paix, aboutissant en août 2005 à un gouvernement élu démocratiquement.
- Conséquences socio-économiques des conflits :
  - Le revenu par habitant a chuté de moitié (tombant à environ 100 $ EU).
  - Le pourcentage des habitants vivant en dessous du seuil de pauvreté a doublé.
- Le nouveau gouvernement met l’accent sur la bonne gouvernance, l’amélioration des services sociaux et la résolution du conflit avec le dernier groupe rebelle.

### Évolution macroéconomique 2005 et perspectives 2006
- Performance 2005 :
  - Croissance plus faible, à environ 1 %, principalement en raison d’une mauvaise récolte de café et d’une aggravation de la sécheresse dans le nord du pays.
  - Inflation : nettement ralentie au second semestre de 2005, pour atteindre environ 1 % (fin de période) en fin d’année, en raison du resserrement de la politique monétaire et de l’appréciation du taux de change nominal.
  - Performances budgétaires solides : le déficit primaire a été ramené à un niveau inférieur de moitié environ à celui prévu dans le programme.
  - Agrégats monétaires : restés très au-dessus des cibles du programme, mais leur croissance s’est ralentie au second semestre de 2005.
  - Déficit extérieur courant (dons inclus) : s’est creusé en raison de la baisse des exportations de café et de la hausse des importations.
- Programme et réformes :
  - Tous les critères quantitatifs pour fin-juin et fin-décembre 2005 ont été respectés, hormis une accumulation temporaire d’arriérés extérieurs fin 2005.
  - Le critère structurel relatif à la mise en place d’un système intégré et informatisé de gestion financière au ministère des finances n’a pas été respecté; trois repères structurels n’ont pas été respectés non plus, mais le critère et deux repères ont été mis en œuvre fin 2005/début 2006.
- Perspectives 2006 (projections du programme) :
  - PIB réel : croissance attendue à 6 % grâce au dynamisme soutenu du secteur des services et à une forte reprise de la production de café.
  - Inflation : devrait ralentir davantage.
  - Budget 2006 : marge de manœuvre budgétaire pour répondre aux besoins sociaux urgents, en partie grâce à la réallocation des dépenses de sécurité vers les secteurs sociaux; prévoit un solide ensemble de réformes administratives et l’apurement des arriérés intérieurs.
  - Politique monétaire : vise à renforcer la gestion de la liquidité par l’émission de titres du Trésor.
  - Contrôle du secteur financier : en cours de renforcement.
  - Privatisations : prévues, en particulier dans la filière café.
  - Régime de flottement administré : résultats jugés bons; peu de réformes restantes pour accepter les obligations de l’article VIII, sections 2, 3 et 4 des Statuts du FMI.

### Évaluation et recommandations du Conseil d’administration
- Félicitations pour les progrès réalisés dans la mise en œuvre du programme FRPC dans une période post-conflit difficile.
- Observations et recommandations principales :
  - Poursuivre résolument les réformes structurelles et recentrer les dépenses sur les secteurs sociaux et les infrastructures pour atteindre les OMD.
  - Relancer les réformes profondes dans les secteurs productifs, notamment via la reprise du programme de privatisations (en particulier la filière café), en recherchant un consensus politique et social.
  - Maintenir l’amélioration de la gestion des dépenses publiques ; renforcer l’exécution budgétaire, le contrôle financier et les pratiques de passation des marchés publics.
  - Gérer prudemment les attentes liées aux dividendes de la paix ; bien définir et budgéter le coût des initiatives sociales.
  - Poursuivre la désendettement prudent compte tenu des vulnérabilités aux chocs et des risques de surendettement.
  - Renforcer la gouvernance et la transparence, y compris par des réformes de la gestion des finances publiques et un désengagement progressif de l’État de l’économie.
  - Apurer les arriérés intérieurs et émettre des titres du Trésor normalisés et négociables en 2006.
  - Renforcer le contrôle bancaire; adoption rapide de lois pour combattre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme; consolider l’indépendance de la banque centrale.
  - Encouragement à accepter les obligations de l’article VIII, sections 2, 3 et 4.
  - Obtenir un allégement de la dette auprès des créanciers non membres du Club de Paris selon des modalités comparables à celles des créanciers membres du Club de Paris.
  - Maintien d’un accès continu à des financements sous forme de dons.
  - Renforcer le système de statistiques pour mieux suivre l’évolution de l’économie.
  - Réduire davantage les dépenses militaires au profit des dépenses sociales, avec l’appui des donateurs pour renforcer la capacité des administrations publiques à fournir des services sociaux.
  - CSLP complet en voie d’achèvement et devrait fournir le cadre nécessaire pour la réduction de la pauvreté et le point d’achèvement de l’Initiative PPTE.

### Décisions financières et administratives prises par le FMI
- Le Conseil d’administration a achevé les troisième et quatrième revues au titre de l’accord FRPC en faveur du Burundi et a approuvé le décaissement d’un montant équivalant à 14,3 millions de DTS (environ 21,1 millions de dollars EU).
- Total des décaissements au titre de l’accord FRPC porté à 55 millions de DTS (environ 81,3 millions de dollars EU).
- L’accord FRPC (montant initial de 69,30 millions de DTS, environ 102,4 millions de dollars EU) a été prorogé jusqu’au 30 septembre 2007.
- Le Conseil a accordé des dérogations demandées à deux critères de réalisation : la mise en place d’un système informatisé de gestion financière (SIGEFI) et les arriérés de paiements extérieurs.
- Octroi d’une assistance intérimaire additionnelle au titre de l’initiative renforcée en faveur des PPTE.
- Rappel des caractéristiques des prêts FRPC : taux d’intérêt de 0,5 % par an; remboursables sur 10 ans; différé d’amortissement de 5 ans et demi.

### Principaux indicateurs économiques et financiers, 2002-06
- PIB à prix constants (variation annuelle en pourcentage) :
  - 2002 : 4,4
  - 2003 : -1,2
  - 2004 : 4,8
  - 2005 : 0,9
  - 2006 : 6,1
- Prix à la consommation (moyenne sur période) :
  - 2002 : -1,3
  - 2003 : 10,7
  - 2004 : 8,0
  - 2005 : 13,4
  - 2006 : 2,5
- Secteur extérieur (Millions de dollars EU, f.à.b. / f.à.b. pour exportations/importations) :
  - Exportations : 2002 : 31,0; 2003 : 37,5; 2004 : 47,9; 2005 : 57,1; 2006 : 70,0
  - Importations : 2002 : -107,2; 2003 : -128,3; 2004 : -148,9; 2005 : -238,7; 2006 : -314,7
  - Solde des transactions courantes, à l’exclusion des transferts officiels :
    - 2002 : -109,8
    - 2003 : -125,6
    - 2004 : -169,4
    - 2005 : -274,1
    - 2006 : -361,5
  - (en pourcentage du PIB) : -17,5; -21,1; -25,5; -34,3; -37,9
  - Solde global : 2002 : -17,7; 2003 : -17,1; 2004 : 11,0; 2005 : 22,1; 2006 : 4,7
  - Réserves officielles brutes : 2002 : 60,1; 2003 : 68,9; 2004 : 67,2; 2005 : 112,7; 2006 : 145,0
  - Réserves officielles brutes (en mois d’importations, c.à.f) : 2002 : 5,8; 2003 : 3,6; 2004 : 2,2; 2005 : 2,9; 2006 : 3,3
  - Évolution du taux de change effectif réel (en pourcentage) 1/ : 2002 : -15,1; 2003 : -18,8; 2004 : -2,8; 2005 : 9,6; 2006 : ,,, 
- Variables financières (en pourcentage du PIB, sauf indication contraire) :
  - Recettes budgétaires (à l’exclusion des dons) : 2002 : 20,3; 2003 : 21,1; 2004 : 20,1; 2005 : 20,0; 2006 : 19,0
  - Dépenses totales et prêts nets : 2002 : 25,9; 2003 : 34,9; 2004 : 39,8; 2005 : 36,8; 2006 : 41,8
  - Solde budgétaire primaire 2/ : 2002 : 2,2; 2003 : -0,8; 2004 : -3,5; 2005 : -1,7; 2006 : -8,9
  - Solde budgétaire global 2/ : 2002 : -5,7; 2003 : -13,8; 2004 : -19,7; 2005 : -16,8; 2006 : -22,8
  - Solde budgétaire global y compris dons : 2002 : -1,4; 2003 : -5,9; 2004 : -4,9; 2005 : -6,2; 2006 : -0,4
  - Évolution de la monnaie au sens large (M2) (en pourcentage) : 2002 : 27,0; 2003 : 23,3; 2004 : 16,7; 2005 : 26,5; 2006 : 20,5
  - Taux d’intérêt (en pourcentage) 3/ : 2002 : 12,0; 2003 : 12,6; 2004 : 13,2; 2005 : 14,0; 2006 : ,,, 

Sources indiquées dans le document : autorités burundaises; et estimations et projections des services du FMI.

*Résumé fondé sur le contenu du document _cr06311f - 7. Statistiques. Le 1 (PDF).*

### Introduction

### _cr06311f - Introduction

### Contexte et transition politique
- Les autorités burundaises remercient le Conseil d’administration, la direction et les services du FMI pour leur engagement constructif et leur soutien constant.
- Transition politique réussie ayant abouti à la mise en place d’un gouvernement et d’un parlement démocratiquement élus en août 2005, créant un climat propice à l’approfondissement des réformes structurelles et à la relance de l’économie.

### Évolution économique récente et résultats obtenus dans le cadre du programme
- Contexte: environnement post conflit complexe et chocs exogènes (sécheresse, prix du pétrole élevés).
- Performances macroéconomiques 2005:
  - Croissance du PIB inférieure aux prévisions en raison de la sécheresse affectant la production agricole.
  - Inflation: tombée à 1 % à la fin de décembre 2005, niveau nettement inférieur à celui visé par le programme.
  - Déficit budgétaire primaire: contenu à la moitié de l’objectif du programme.
  - Réserves internationales: augmentation.
- Résultats budgétaires 2005:
  - Recettes publiques: supérieures de 1,8 % du PIB à l’objectif visé, principalement grâce à la réforme de l’administration fiscale et douanière et à un meilleur recouvrement.
  - Dépenses de lutte contre la pauvreté relevées à 7,3 % du PIB en 2005 (CSLP-I).
  - Dépenses primaires: conformes aux objectifs du programme.
  - Déficit budgétaire global: plus important que prévu en raison des retards dans le décaissement de l’aide budgétaire extérieure.
- Politique monétaire et de change 2005:
  - La Banque de la République du Burundi (BRB) a durci sa politique monétaire et mis en place des instruments monétaires reposant sur des mécanismes de marché (adjudications hebdomadaires de liquidités instituées en avril 2005, rehaussement du taux des réserves obligatoires).
  - Suppression fin 2005 de la taxe sur les opérations bancaires, réduisant le coût de l’intermédiation financière.
  - Amélioration de la gestion des opérations de la BRB après le premier audit externe en juin 2005; mise en place du comité d’audit indépendant et réalisation du deuxième audit externe annuel.
  - Renforcement des normes prudentielles et de la surveillance bancaire.
  - Libéralisation du régime de change: hausse des plafonds sur les transactions invisibles et conversion en limites indicatives en juin 2005; amélioration des adjudications de devises et disparition quasi complète de l’écart entre taux officiel et taux parallèle.
- Réformes structurelles: résultats mitigés; progrès notables en gouvernance, cadre institutionnel et juridique, réformes monétaires, budgétaires et du régime de change; privatisations plus lentes.
- Gouvernance et transparence:
  - La Cour des Comptes a publié en décembre 2005 son premier audit des comptes publics de 2004, effectué des audits particuliers (Ministères de la défense et de la fonction publique) et mené des enquêtes approfondies.
  - Adoption par le Parlement en novembre 2005 d’une nouvelle loi sur les faillites et les liquidations.
- Privatisation du secteur caféier:
  - Décélération au deuxième semestre 2005 en raison du retard de l’assistance technique et du temps nécessaire au nouveau gouvernement pour consulter et rassembler un consensus.
  - OCIBU: excédent d’exploitation de 19 milliards de francs burundais, soit environ 2,2 % du PIB; plus de 32 % redistribués directement aux agriculteurs; 46 % réservés au financement de la campagne 2005–06; suppression de l’aval de l’État pour le crédit bancaire au secteur caféier.
- Conformité au programme:
  - Tous les critères quantitatifs de réalisation pour fin juin et fin décembre 2005 respectés, à l’exception d’une accumulation temporaire d’arriérés extérieurs à la fin de 2005, apurés depuis.
  - Critère structurel d’octobre 2005 (installation du SIGEFI au Ministère des finances) observé en janvier 2006.
  - La plupart des repères structurels respectés, certains avec de légers retards; mesures correctives crédibles engagées le cas échéant.
  - Les dix mesures préalables exécutées en temps voulu.
- Demandes des autorités: achèvement des troisième et quatrième revues au titre de l’accord FRPC, approbation des dérogations connexes, prorogation de l’accord FRPC et assistance intérimaire additionnelle au titre de l’initiative PPTE.

### Programme macroéconomique pour 2006, enjeux et perspectives à moyen terme
- Objectifs et enjeux:
  - Répondre aux besoins de reconstruction et de réhabilitation post-conflit.
  - Diversifier les sources de croissance et les exportations.
  - Résorber une pauvreté généralisée et progresser substantiellement vers les OMD.
- Prévisions et cibles:
  - Croissance prévue: plus de 6 % en 2006 et progression à peu près au même rythme à moyen terme.
  - Inflation prévue: diminution jusqu’à un niveau nettement inférieur à 10 %.
- Conditions nécessaires:
  - Poursuite de politiques macroéconomiques prudentes pour contenir les pressions inflationnistes.
  - Amélioration des infrastructures et de la prestation des services sociaux pour relever la productivité.
  - Accélération des réformes structurelles.
  - Finalisation et mise en œuvre du CSLP complet.
  - Nécessité d’un soutien des partenaires du développement, y compris financements concessionnels réguliers et prévisibles et renforcement des capacités.

### Politique budgétaire
- Objectif: assurer la viabilité budgétaire à moyen terme et maintenir un taux modéré d’inflation.
- Réformes engagées (plan d’action élaboré avec assistance technique du FMI et de la Banque mondiale):
  - Modernisation de l’administration fiscale et douanière.
  - Consolidation de la gestion des dépenses publiques.
  - Amélioration de la transparence des opérations financières publiques.
  - Mise en service du SIGEFI au Ministère des finances, extension progressive aux ministères dépensiers (référence: MPEF pages 52-53, pièce jointe n° 1 du rapport des services du FMI).
- Espace budgétaire:
  - Amélioration du recouvrement des recettes, restructuration des dépenses publiques et allègement de la dette au titre de l’initiative PPTE devraient créer l’espace budgétaire nécessaire pour répondre aux besoins sociaux urgents.
  - Budget 2006 comprend des dépenses supplémentaires correspondant aux priorités du CSLP-I; financées grâce à l’allègement intérimaire de la dette, définies en concertation avec la Banque mondiale et le FMI.
  - Hausse importante des dépenses de lutte contre la pauvreté prévue en 2006 suite à:
    - Suppression des droits de scolarité dans l’enseignement primaire en septembre 2005.
    - Suppression des frais de maternité et des frais médicaux pour les enfants de moins de 5 ans en janvier 2006.
  - Objectif d’apurer les arriérés intérieurs audités en 2006 pour renforcer la confiance du secteur privé et du système bancaire; ces arriérés correspondent en grande partie aux actifs improductifs du secteur bancaire.

### Politiques monétaire et de change
- Politique monétaire:
  - La BRB maintiendra une politique monétaire restrictive pour réduire encore l’inflation.
  - Mesures déjà prises: introduction de coefficients de réserves obligatoires sur les dépôts en devises au début de 2006; augmentation des ventes de devises et des adjudications de liquidités.
  - Nouveaux instruments: introduction et gestion, pour le compte de l’État, de nouveaux bons de trésorerie normalisés et négociables.
  - Renforcement de la surveillance et de la restructuration des banques.
  - Attendu: ralentissement de la croissance de la masse monétaire et relance du crédit au secteur privé.
- Régime de change:
  - Libéralisation profonde du régime de change ces dernières années.
  - Objectif: assurer la pleine convertibilité des opérations internationales courantes dans les meilleurs délais.
  - Maintien du régime de flottement administré.
  - Interventions de la BRB limitées à celles nécessaires pour atteindre ses objectifs en matière d’avoirs extérieurs, respecter l’ancrage nominal et contenir la volatilité des taux de change à court terme.

### Réformes structurelles
- Objectif: créer un climat économique propice à une croissance tirée par le secteur privé par l’accélération et l’approfondissement des réformes structurelles.
- Mesures principales (référence: MPEF pages 57-59, pièce jointe I au rapport des services du FMI):
  - Amélioration de la gouvernance et de la transparence.
  - Perfectionnement du cadre réglementaire et judiciaire pour la conduite des affaires.
  - Réformes dans les principaux secteurs de production, dont la restructuration des entreprises publiques.
- Privatisation du secteur caféier:
  - Élaboration, avec l’assistance technique de la Banque mondiale, d’un plan d’action pour assurer la concurrence à tous les niveaux de la filière et permettre aux producteurs d’exercer librement leurs activités.
  - But: attirer investissements et financements privés dans le secteur.

### Viabilité de la dette et initiative PPTE
- Évaluation actualisée de la viabilité de la dette extérieure (nouveau cadre de viabilité de la dette des pays à faible revenu):
  - Conclusion: l’endettement du Burundi demeurera insoutenable, même après réception totale de l’aide au titre de l’initiative PPTE.
  - Indicateur clé: le ratio VAN de la dette/exportations reste longtemps (2005-13) au-dessus du seuil indicatif de 100 % et ne devrait pas descendre à 76 % avant 2026, selon le scénario de référence (hypothèses présentées à l’encadré 1, page 91 de l’appendice VI du rapport des services du FMI).
  - Allègement supplémentaire au titre de l’IADM: réduirait modérément le risque de surendettement.
- Appel des autorités:
  - En raison des besoins considérables de financement pour la reconstruction et la réduction de la pauvreté et des risques élevés pesant sur les projections, appel à un effort exceptionnel de la communauté internationale pour un soutien financier additionnel, y compris un plus grand allégement intérimaire.
  - Dispositions en cours pour atteindre les objectifs conditionnant le point d’achèvement au titre de l’initiative PPTE.
  - Élaboration d’une stratégie nationale de gestion de la dette et progrès du renforcement des capacités de gestion de la dette extérieure.

### Conclusion
- Progrès remarquables accomplis dans la mise en œuvre du programme économique malgré des conditions difficiles post-conflit.
- Défis majeurs:
  - Pauvreté répandue: plus de la moitié de la population vivant dans une extrême pauvreté.
  - Besoin de diversification de la base économique et d’investissements dans les infrastructures pour accroître la productivité et rehausser la croissance.
  - Capacité administrative affaiblie par le conflit de longue durée.
- Besoin et souhaits des autorités:
  - Poursuite de l’assistance technique et du soutien des partenaires du développement, dont le FMI.
  - Présence souhaitée d’un représentant permanent résident du FMI et renforcement de l’assistance technique pour aider à mettre en œuvre le programme de réformes, fournir les services sociaux nécessaires et réaliser les OMD.

*Source: _cr06311f - Introduction*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/pubs/ft/scr/2006/fra/_cr06311f.pdf_
