## _cr0637f

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### Mission, réunions et documents annexes
- La mission était composée de MM. de la Piedra (chef de mission), Nsengiyumva, Gorbanyov et Dudine (Département Afrique), avec le concours de MM. Jones (Représentant résident du FMI en Guinée) et Barry (économiste à la mission résidente). MM. Gnandou et Engelke (Banque mondiale) ont aussi assisté aux réunions.
- Entretiens tenus avec MM. Diallo, Premier ministre; Camara, Ministre de l’économie et des finances; Daffé, Gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG); ainsi qu’avec d’autres hauts responsables, représentants du secteur privé, de la société civile et de la presse.
- Dernières consultations article IV conclues le "27 août 2004 (Rapport des services du FMI No. 04/392)".
- Programme de référence couvrant la période "avril 2005–mars 2006 (Rapport des services du FMI No. 05/222)" approuvé par la direction du FMI.
- Appendices mentionnés : I (lettre d’intention et mémorandum de politiques économiques et financières), II (relations Guinée–FMI), III (relations Guinée–Banque mondiale), IV (questions statistiques), V (analyse de viabilité de la dette préparée avec la Banque mondiale).

### Diagnostics récents — performances macroéconomiques (constat et projections)
- Croissance du PIB réel :
  - Moyenne années 90 : "en moyenne de 4,5 % approximativement par an".
  - Moyenne 2000–04 : "de l’ordre de 2,5 %".
  - Projection 2005 : "la légère amélioration... passe à 3 %".
- Résultats 2004 :
  - Croissance du PIB réel : "2,7 % en 2004, contre 1,2 % en 2003".
  - Secteurs : redressement de l’agriculture, du bâtiment et des industries manufacturières ; fléchissement du secteur minier.
  - Inflation : "28 % en 2004, contre 15 % en 2003".
  - Solde extérieur courant : "près de 6 % du PIB en 2004, contre 4 % en 2003".
- Perspectives 2005–08 (sélection) :
  - Croissance réelle : "3 % en 2005 → 6 % en 2008".
  - Inflation : attendue "environ 28 % à la fin de 2005"; taux moyen "tomberait en deçà de 10 % en 2006".
  - Réserves brutes : "passeraient à 1,3 mois d’importations en 2005" et "atteindraient l’équivalent de 2½ mois d’importations en 2008".
- Indicateurs clés (sélection, séries présentées dans le document) :
  - Croissance du PIB réel (2002–2006 moyenne de la période): 4,2 ; 1,2 ; 2,7 ; 3,0 ; 5,0.
  - Inflation (fin de période, %): 6,1 ; 14,8 ; 27,6 ; 27,9 ; 8,7.
  - Réserves de change (mois d’importations): 2,3 ; 1,2 ; 0,8 ; 1,3 ; 1,6.
  - Dette extérieure publique : 82,4 ; 97,7 ; 99,0 ; 94,1 ; 88,2 (2005–08 projections).

### Politiques de change et monétaires — réformes et effets
- Adoption d’un régime de flottement du taux de change le "1er mars 2005".
- Acceptation des obligations des sections 2, 3 et 4 de l’article VIII des Statuts du FMI.
- Unification et libéralisation du marché des changes interbancaire; suppression des adjudications officielles pour le financement des importations de riz et de pétrole.
- Pratique persistante : "une pratique de taux de change multiples provenant d’un écart potentiel de plus de 2 % entre le taux de change interbancaire et le taux officiel de référence".
- Effets observés après libéralisation :
  - Dépréciation nominale du franc guinéen : "≈38 % depuis la fin de février 2005 (estimation des services du FMI)".
  - Écart banques / bureaux de change : "25–30 % début 2005 → <5 % milieu 2005 → ≈2 % en octobre 2005".
  - Dépréciation du taux de change effectif réel : "15 % pendant les huit premiers mois de 2005".
- Gestion de la liquidité et mesures :
  - Réserves excédentaires non rémunérées élevées : en juin 2005, "les réserves excédentaires des banques à la banque centrale se chiffraient à plus de 2½ fois le volume des réserves requis".
  - Coefficient de réserves obligatoires relevé de "5½ à 9½ % en octobre 2005"; possibilité de porter à "11½ % si nécessaire".
  - Usage accru prévu des adjudications de titres de régulation monétaire.

### Exécution budgétaire et programme de référence (avril 2005–mars 2006)
- Conformité : la Guinée a respecté "l’ensemble des cibles quantitatives et repères structurels établis pour la fin de juin", à l’exception de :
  - l’accumulation d’avoirs extérieurs nets par la banque centrale;
  - l’existence d’une nouvelle pratique de taux de change multiples.
- Mesures prises en 2005 :
  - Resserrement budgétaire et abandon de l’accommodation monétaire.
  - Solde budgétaire primaire : près de "-½ % du PIB en 2004 → excédent de plus de 2 % en juin 2005".
  - Solde budgétaire global (dons non compris) : "près de 6 % du PIB en 2004 → 0,2 % en juin 2005".
  - Crédit net de la banque centrale à l’État : "augmentation d’un peu plus de 1 % de la base monétaire pendant le premier semestre 2005, contre 10 % pendant la même période en 2004".
- Repères structurels et mesures opérationnelles (sélection) :
  - Interdiction d’accorder de nouvelles exonérations fiscales ou douanières ad hoc — 2005.
  - Amendement de l’article 31 du Règlement général sur la comptabilité publique — "Fin septembre 2005".
  - Audit spécial des réserves de change de la banque centrale — "Fin septembre 2005".
  - Finalisation de l’audit financier de la banque centrale — "Fin décembre 2005".

### Secteur extérieur et balance des paiements
- Solde extérieur courant (hors transferts officiels) : "5,8 % du PIB en 2004" révisé; attendu à "4,6 % du PIB en 2005".
- Effets des prix internationaux en 2005 : hausse des importations d’hydrocarbures mais augmentation de la valeur des exportations (bauxite et aluminium).
- Projections balance des paiements (sélection) :
  - Exportations, f.a.b. (millions $): 743,3 ; 806,6 ; 821,7 ; 888,7 ; 961,4 ; 1 037,3 (2004–2009).
  - Réserves brutes (months): 0,8 ; 1,3 ; 1,6 ; 2,0 ; 2,5 (2005–08).
- Analyse de viabilité de la dette (AVD) FMI-Banque mondiale :
  - VAN de la dette/exportations fin-2004 : "≈192 %", qualifiée de "taux qui n’est pas viable".
  - Scénario point d’achèvement PPTE + IADM en 2007 : ratio diminuerait et resterait en deçà de 100 % pendant 2007–25 sous hypothèses favorables.

### Dette publique et scénarios d’allégement
- Dette extérieure publique (millions $, sélection) : 3 270 (fin 2004); projections: 3 221 ; 3 248 ; 3 301 ; 3 358 ; 3 404 (2004–2009).
- Ratio VAN de la dette/exportations fin-2004 : "191,5 %" (ou "192 %" selon méthode).
- Simulation IADM (allégement proposé par le G-8 en 2007) : "la simulation abaisse de moitié en moyenne les ratios d’endettement extérieur de la Guinée" et maintient les ratios en deçà des seuils pendant la période de projection.
- AVD du secteur public — points saillants :
  - À la fin de 2004, dette extérieure publique ou garantie par l’État : "3.270 millions de dollars".
  - Arriérés extérieurs fin-2004 : "62,4 millions de dollars (environ 2,0 % du PIB)".
  - Indicateurs de vulnérabilité : tests de choc (ex. dépréciation ponctuelle de 30 %) entraînent hausses significatives des ratios.

### Secteur bancaire — qualité d’actifs et supervision
- Prêts non productifs/total des avoirs : "26 % en 2004 → ≈22 % fin juin 2005".
- Provisions : "plus de 97 % de ces prêts couverts par des provisions".
- Ratios d’adéquation des fonds propres : deux banques "passées en deçà du seuil prudentiel de 10 % au milieu de 2005".
- Composition du crédit : crédit au secteur privé "23 % du total des avoirs"; crédit à l’État "≈28 % du total des avoirs".
- Mesures : nouvelle législation bancaire adoptée "juillet 2005"; renforcement du contrôle bancaire et multiplicité des inspections sur place.

### Inflation 2005 — décomposition chiffrée du dépassement (fin août 2005)
- Contribution additionnelle des prix des produits pétroliers :
  - a. Hausse des prix programmée en mai : 40
  - b. Hausse effective : 55
  - c. Coefficient de transmission : 0,18
  - Contribution : 2,7
- Répercussions additionnelles dues au taux de change :
  - a. Dépréciation programmée pour janv.–ao : 25
  - b. Hausse effective : 50
  - c. Coefficient de transmission : 0,25
  - Contribution : 6,3
- Total contribution au dépassement de l’inflation à la fin d’août 2005 : 9,0 (points de pourcentage).

### Perspectives à court terme (2005) — prévisions chiffrées sélectionnées
- Croissance du PIB réel prévue : "3 % en 2005".
- Inflation attendue : "de 43 % (sur base 12 mois) en juillet 2005 → 28 % à la fin de 2005".
- Déficit extérieur courant attendu : "environ 4,6 % du PIB en 2005".
- Solde global : "déficit de 2,5 % du PIB en 2004 → excédent de 0,1 % en 2005".
- Solde primaire : "-0,4 % du PIB en 2004 → excédent de 3 % en 2005 et 3,6 % en 2006".
- Déficit budgétaire global (dons non compris) : "≈6 % du PIB en 2004 → 2 % en 2005 → 1,2 % en 2006".
- Croissance de la base monétaire (glissement annuel) : "49 % fin mars 2005 → 28 % fin 2005 → 9 % fin 2006".

### Réformes structurelles, gouvernance et secteur privé
- Réformes en cours : amélioration des services d’électricité et d’eau, nouveau cadre réglementaire des télécommunications, privatisations (participation de l’État dans 10 sociétés publiques mise en vente en 2005; intention de privatiser "20 entreprises au cours des trois prochaines années").
- Secteur minier et transparence :
  - Examen du cadre juridique minier; participation à l’initiative sur la transparence des industries extractives (ITIE).
  - Chronologie ITIE : atelier en "avril 2005"; décret en "juin 2005"; réunion du comité le "1er juillet"; sélection d’un auditeur international amorcée en "novembre 2005"; publication des données non vérifiées prévue "mars 2006", données vérifiées "juin 2006".
- Gouvernance : adoption d’un plan d’action anticorruption; renforcement de l’agence nationale; loi anticorruption prévue "premier semestre de 2006".
- Recommandation stratégique : intensifier réformes structurelles, améliorer prestation des services publics, résoudre problèmes juridiques et de gouvernance, développer infrastructures.

### Pauvreté, services sociaux et OMD — indicateurs clés
- Classement IDH 2005 : Guinée au "156e rang" sur 177 pays.
- Pauvreté :
  - Proportion des ménages en situation de pauvreté : "62 % en 1994", "49 % en 2002", estimée à "52 % en 2005".
  - Proportion vivant avec moins d’un dollar par jour : "40 % en 1995" à "27 % en 2001".
- Éducation et santé :
  - Taux net de scolarisation primaire : "60 %".
  - Priorités : améliorer qualité de l’éducation et des soins de santé; lutte contre le VIH/sida "demeure relativement faible, mais semble... augmenter selon certains indices".
- OMD — indicateurs (sélection) :
  - Proportion de la population à revenu < $1/jour (%) : 40,3 ; 27,2 ... 20,0.
  - Taux net de scolarisation primaire (%) : 42,0 ; 60,0 ... 100,0.
  - Taux de mortalité des moins de 5 ans (pour 1 000) : 240,0 ; 208,0 ; 169,0 ... 90,0.

### Statistiques, diffusion des données et système statistique national
- Constats : statistiques du secteur réel déficientes; IPC pour Conakry publié mensuellement avec un décalage d’un mois; besoin d’amélioration marquée des statistiques de la balance des paiements et de la dette intérieure/extérieur.
- Participation au SGDD depuis "décembre 2003"; métadonnées publiées initialement "12 décembre 2003" sur le TAND.
- Plan d’action statistique élaboré mais ressources financières insuffisantes pour sa mise en œuvre.
- Tableau de périodicité et réception (extraits) : taux de change dernière observation "12/10/05"; avoirs internationaux dernière observation "30/09/05"; IPC dernière observation "31/08/05".

### Principales recommandations et priorités de politique (synthèse)
- Stabiliser l’économie et ramener l’inflation "en deçà de 10 %".
- Élargir la base de recettes et renforcer la gestion des dépenses ; augmenter les recettes budgétaires en éliminant les exonérations fiscales et douanières.
- Ne pas laisser la banque centrale accommoder des politiques budgétaires expansionnistes; gérer la liquidité "davantage en amont".
- Renforcer les moyens de la banque centrale pour le fonctionnement du marché des changes et la gestion des instruments monétaires; publier quotidiennement un taux de change de référence basé sur une moyenne pondérée des transactions.
- Assurer la viabilité de la dette, atteindre le "point d’achèvement PPTE" et bénéficier de "l’IADM".
- Encourager le développement du secteur privé via des réformes structurelles, privatisations et amélioration des infrastructures et du système judiciaire.
- Mettre en place des institutions adaptées à la nature cyclique du secteur minier et intégrer programmes de réduction de la pauvreté au budget.
- Renforcer la supervision bancaire, respecter les ratios prudentiels et poursuivre l’audit des comptes et de la position de change de la banque centrale.

### Risques politiques et calendrier
- Risques : problèmes intérieurs et régionaux continuent de fragiliser la situation politique; élections municipales "le 18 décembre 2005" déroulées "calme" mais campagne tendue.
- Propositions de calendrier : prochaines consultations au titre de l’article IV proposées "selon le cycle normal de 12 mois".

_Italic: Source : Document de mission IMF — extraits et synthèse du rapport (2005) (_cr0637f)._

### 2005. La mission du FMI était composée de MM. de la Piedra (chef de mission), Nsengiyumva,

### _cr0637f - 2005. La mission du FMI était composée de MM. de la Piedra (chef de mission), Nsengiyumva,

### Mission, réunions et documents annexes
- La mission était composée de MM. de la Piedra (chef de mission), Nsengiyumva, Gorbanyov et Dudine (Département Afrique), avec le concours de MM. Jones (Représentant résident du FMI en Guinée) et Barry (économiste à la mission résidente). MM. Gnandou et Engelke (Banque mondiale) ont aussi assisté aux réunions.
- Entretiens tenus avec MM. Diallo, Premier ministre; Camara, Ministre de l’économie et des finances; Daffé, Gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG); ainsi qu’avec d’autres hauts responsables, représentants du secteur privé, de la société civile et de la presse.
- Les dernières consultations au titre de l’article IV ont été conclues le 27 août 2004 (Rapport des services du FMI No. 04/392).
- La direction du FMI a approuvé un programme de référence couvrant la période avril 2005–mars 2006 (Rapport des services du FMI No. 05/222).
- Appendices mentionnés : I (lettre d’intention et mémorandum de politiques économiques et financières), II (relations Guinée–FMI), III (relations Guinée–Banque mondiale), IV (questions statistiques), V (analyse de viabilité de la dette préparée avec la Banque mondiale).

### Diagnostics récents — performances macroéconomiques
- Croissance du PIB réel :
  - Moyenne années 90 : "en moyenne de 4,5 % approximativement par an".
  - Moyenne 2000–04 : "de l’ordre de 2,5 %".
  - Projection 2005 : "la légère amélioration... passe à 3 %".
- Inflation :
  - 2004 : "environ 28 %".
  - Projection fin-2005 : "environ 28 %", objectif des autorités indiqué "< moins de 19 %".
  - Priorité des autorités : ramener l’inflation "en deçà de 10 %".
- Réserves internationales brutes :
  - Moyenne seconde moitié des années 90 : "2,7 mois d’importations".
  - Période 2000–04 : "1,8 mois".
  - 2005 projection : passent de "0,8 à 1,3 mois d’importations en 2005".
- Dette extérieure publique : "près de 100 % du PIB", qualifiée de "taux qui n’est pas viable".
- Déficit budgétaire moyen : "un peu plus de 3 % du PIB" (seconde moitié des années 90) à "4,8 % du PIB en 2000–04".
- Part des recettes publiques tirées du secteur minier : chute de "environ 40 % pendant la première moitié des années 90 à 20 % approximativement en 2000–04"; ces recettes ont diminué "de 2,5 points de pourcentage du PIB" sur la période.
- Exportations : bauxite représente "la moitié environ des exportations guinéennes"; minerais et métaux précieux et fer ramenés à "85 % des exportations" pour les ressources minérales globales.

### Politiques de change et monétaires
- La Guinée a adopté un régime de flottement du taux de change le "1er mars 2005".
- Elle a accepté les obligations découlant des sections 2, 3 et 4 de l’article VIII des Statuts du FMI.
- Unification et libéralisation du marché des changes interbancaire ont éliminé la pratique administrative limitant les adjudications officielles aux opérations de financement des importations de riz et de pétrole.
- Persistait toutefois "une pratique de taux de change multiples provenant d’un écart potentiel de plus de 2 % entre le taux de change interbancaire et le taux officiel de référence".
- Historique : adoption d’un régime de change souple en octobre 1994; arrimage de fait du taux de change officiel rétabli fin 2002; dispositifs d’adjudications mis en place fin 1999.

### Perspectives et priorités de politique
- Croissance 2005 : redressement modéré à "3 %", porté par un rebond du secteur agricole, et activité plus forte dans le bâtiment et les industries extractives.
- Inflation 2005 : attendue à "environ 28 % à la fin de 2005", malgré un léger recul, restant "nettement supérieur à l’objectif des autorités (moins de 19 %)".
- Objectifs prioritaires :
  - Stabiliser l’économie et ramener l’inflation en deçà de "10 %".
  - Élargir la base de recettes et renforcer la gestion des dépenses.
  - Renforcer les moyens de la banque centrale pour le fonctionnement du marché des changes et la gestion des instruments monétaires.
  - Assurer la viabilité de la dette, atteindre le "point d’achèvement PPTE" et bénéficier de "l’IADM".
  - Encourager le développement du secteur privé via des réformes structurelles : améliorer prestation des services publics, développer les infrastructures, résoudre problèmes juridiques et de gouvernance.
  - Mettre en place des institutions économiques adaptées à la nature cyclique du secteur minier pour maintenir la stabilité macroéconomique.

### Programme de référence et exécution
- Le programme de référence couvre la période "avril 2005–mars 2006".
- Conformité : la Guinée a respecté "l’ensemble des cibles quantitatives et repères structurels établis pour la fin de juin", à l’exception de :
  - l’accumulation d’avoirs extérieurs nets par la banque centrale;
  - l’existence d’une nouvelle pratique de taux de change multiples.
- Les autorités exposent, dans la lettre d’intention et le mémorandum de politiques économiques et financières, "les mesures additionnelles qui les aideront à maintenir le programme sur la bonne voie".

### Questions sociales et développement
- Classement IDH 2005 : Guinée au "156e rang" sur 177 pays.
- PIB nominal par habitant et croissance par habitant figurent dans le tableau (extraits) ; comparaison régionale indiquée (ex. Afrique subsaharienne "72" rang pour mémoire).
- Pauvreté :
  - Proportion des ménages en situation de pauvreté : "62 % en 1994", "49 % en 2002", estimée à "52 % en 2005".
  - Proportion vivant avec moins d’un dollar par jour : "40 % en 1995" à "27 % en 2001" (données ONU).
- Services sociaux : amélioration de l’accès (ex. taux net de scolarisation primaire "60 %"), mais nécessité d’améliorer la qualité de l’éducation et des soins de santé.
- Santé publique : gouvernement concentré sur la lutte contre le VIH/sida ; taux "demeure relativement faible, mais semble... augmenter selon certains indices".

### Recommandations clés (issues des évaluations et consultations récentes)
- Renforcer l’internalisation des politiques au plus haut niveau du gouvernement et mettre en œuvre des réformes structurelles en gouvernance, services d’utilité publique et système judiciaire.
- Augmenter les recettes budgétaires en éliminant les exonérations fiscales et douanières.
- Lutter contre la corruption et améliorer la gouvernance.
- Mettre au point des plans d’urgence dans les programmes annuels.
- Intégrer les programmes de réduction de la pauvreté au budget.
- Ne pas laisser la banque centrale accommoder des politiques budgétaires expansionnistes; gérer la liquidité "davantage en amont".
- Corriger les distorsions introduites par l’arrimage du taux de change et l’allocation administrative des devises.

*Source : Document de mission IMF — synthèse et sections tirées du rapport (2005), appendices et tableaux mentionnés dans le document fourni.*

### 8. Les résultats économiques de la Guinée en 2004 ont été Faible. La croissance du

### _cr0637f - 8. Les résultats économiques de la Guinée en 2004 ont été Faible. La croissance du

### Résultats économiques 2004 — synthèse
- Croissance du PIB réel : 2,7 % en 2004, contre 1,2 % en 2003.
- Secteurs : redressement de l’agriculture, du bâtiment et des industries manufacturières ; fléchissement du secteur minier.
- Inflation (hausse des prix à la consommation) : 28 % en 2004, contre 15 % en 2003.
- Solde extérieur courant : près de 6 % du PIB en 2004, contre 4 % en 2003; essentiellement financé par une accumulation d’arriérés extérieurs.
- Non-respect des critères de convergence primaires de la zone monétaire ouest-africaine pour la seconde année consécutive.

### Principaux indicateurs macroéconomiques (sélection, chiffres présents dans le texte)
- Croissance du PIB réel (variation en pourcentage) : 2002–2006 (moyenne de la période) : 4,2 ; 1,2 ; 2,7 ; 3,0 ; 5,0.
- Inflation (variation en pourcentage, fin de période) : 6,1 ; 14,8 ; 27,6 ; 27,9 ; 8,7.
- Masse monétaire au sens large (variation en pourcentage, fin de période) : 19,2 ; 35,3 ; 37,0 ; 33,6 ; 10,5.
- Solde des transactions courantes (dons non compris, en pourcentage du PIB) : -5,6 ; -4,1 ; -5,8 ; -4,6 ; -4,5.
- Réserves de change (en mois d’importations) : 2,3 ; 1,2 ; 0,8 ; 1,3 ; 1,6.
- VAN de la dette extérieure/exportations : 208,2 ; 192,4 ; 191,5 ; 173,9 ; 174,1.
- Ratio du service de la dette (en pourcentage des EBS) : 18,6 ; 22,6 ; 23,6 ; 20,5 ; 20,3.

### Insuffisances des politiques et dynamique budgétaire
- Malgré un certain durcissement budgétaire en 2004, charges d’intérêts et dépenses militaires supérieures aux prévisions ont empêché le respect des objectifs budgétaires.
- Déficit budgétaire global (dons non compris) : 9 % du PIB en 2003 ; près de 6 % en 2004.
- Politique monétaire : accommodation persistante entraînant une expansion de la masse monétaire au sens large de plus de 35 % pour la seconde année consécutive.
- Note : le solde courant 2004 révisé (hors transferts officiels) : 5,8 % du PIB (mis à jour par les autorités).

### Mesures prises en 2005 — budgétaire et monétaire
- Resserrement de la politique budgétaire et abandon de l’accommodation monétaire.
- Solde budgétaire primaire : près de -½ % du PIB en 2004 → excédent de plus de 2 % en juin 2005.
- Solde budgétaire global (dons non compris) : près de 6 % du PIB en 2004 → 0,2 % en juin 2005.
- Crédit net de la banque centrale à l’État : augmentation d’un peu plus de 1 % de la base monétaire pendant le premier semestre 2005, contre 10 % pendant la même période en 2004.
- Résultats du programme de référence (avril 2005–mars 2006) : tous les objectifs chiffrés prévus pour la fin de juin atteints, sauf l’accumulation d’avoirs extérieurs nets par la banque centrale.

### Réformes et libéralisation du marché des changes
- Mesures : abandon du système de rationnement des devises par adjudications officielles ; libéralisation des opérations de change ; publication d’un taux de change de référence basé sur les taux cotés sur le marché.
- Suspension des adjudications officielles de devises en mars 2005.
- Participation au marché unifié : banques et bureaux de change agréés ; taux de change de référence calculé comme la moyenne de tous les taux communiqués.
- Effets : dépréciation nominale rapide du franc guinéen après libéralisation, ralentissement de la dépréciation depuis la mi-juillet 2005 ; écart banques / bureaux de change : 25–30 % début 2005 → <5 % milieu 2005 → ≈2 % en octobre 2005.
- Existence persistante d’un marché informel parallèle en liquide (non officiellement reconnu).

### Taux de change et compétitivité
- Dépréciation nominale du franc guinéen : ≈38 % depuis la fin de février 2005 (estimation des services du FMI).
- Taux de change effectif réel : surévalué d’environ 20 % à la fin de 2004 ; dépréciation nominale d’environ 25 % estimée nécessaire pour ramener le taux réel à son niveau d’équilibre.
- Dépréciation du taux de change effectif réel : 15 % pendant les huit premiers mois de 2005.

### Secteur bancaire — situation et risques
- Ratio prêts non productifs/total des avoirs : 26 % en 2004 → ≈22 % fin juin 2005.
- Provisions : plus de 97 % de ces prêts couverts par des provisions.
- Ratios d’adéquation des fonds propres : deux banques sont passées en deçà du seuil prudentiel de 10 % au milieu de 2005.
- Composition du crédit : crédit au secteur privé 23 % du total des avoirs ; crédit à l’État ≈28 % du total des avoirs.
- Privatation partielle : participation de l’État dans la plus grande banque nationale ramenée de 38 % à 15 %.

### Dépassement de l’inflation 2005 — facteurs quantifiés
- Inflation observée fin août 2005 : dépassement expliqué par deux facteurs chiffrés.
- Contribution additionnelle des prix des produits pétroliers :
  - a. Hausse des prix programmée en mai : 40
  - b. Hausse effective : 55
  - c. Coefficient de transmission : 0,18
  - Contribution : 2,7
- Répercussions additionnelles dues au taux de change :
  - a. Dépréciation programmée pour janv.–ao : 25
  - b. Hausse effective : 50
  - c. Coefficient de transmission : 0,25
  - Contribution : 6,3
- Total contribution au dépassement de l’inflation à la fin d’août 2005 : 9,0 (points de pourcentage).

### Perspectives à court terme (2005)
- Croissance du PIB réel prévue : 3 % en 2005.
- Inflation attendue : de 43 % (sur base 12 mois) en juillet 2005 → 28 % à la fin de 2005 (objectif des autorités : <19 % pour l’année).
- Déficit extérieur courant attendu : diminution d’un peu plus d’un point de pourcentage du PIB pour s’établir à environ 4,6 % du PIB en 2005.
- Solde global : déficit de 2,5 % du PIB en 2004 → excédent de 0,1 % en 2005.
- Réserves internationales brutes : devraient passer à 1,3 mois d’importations en 2005.
- Effets des prix internationaux en 2005 : hausse des importations d’hydrocarbures mais augmentation de la valeur des exportations (bauxite et aluminium) ; dépréciation rapide a freiné les importations non pétrolières.
- Solde primaire : -0,4 % du PIB en 2004 → excédent de 3 % en 2005 et 3,6 % en 2006.
- Déficit budgétaire global (dons non compris) : ≈6 % du PIB en 2004 → 2 % en 2005 → 1,2 % en 2006.
- Croissance de la base monétaire (glissement annuel) : 49 % fin mars 2005 → 28 % fin 2005 → 9 % fin 2006.
- Masse monétaire au sens large : croissance en 2005 quelque peu plus rapide que prévu au programme.

### Effets sur l’épargne, l’investissement et la balance investissement-épargne
- Epargne intérieure : augmentation attendue d’environ 2½ points de PIB en 2005, surtout par hausse de l’épargne publique et dépréciation réelle de la monnaie.
- Epargne du secteur privé : légère diminution attendue en 2005 (≈½ point de PIB).
- Investissement privé : augmentation continue, notamment dans le secteur minier.
- Investissement total : progression plus lente en 2005 du fait de la baisse de l’investissement public/PIB.

### Projections à moyen terme (2005–08)
- Croissance réelle du PIB : 3 % en 2005 → 6 % en 2008 (progression graduelle).
- Facteurs : augmentation de l’investissement du secteur privé (surtout minier), activité plus forte dans le commerce et les services, amélioration de l’efficience via réformes structurelles et investissement public en infrastructures.
- Inflation : taux moyen tomberait en deçà de 10 % en 2006.
- Réserves brutes de la banque centrale : atteindraient l’équivalent de 2½ mois d’importations en 2008.
- Projections chiffrées (sélection) pour 2005–08 (en pourcentage du PIB, sauf indication contraire) :
  - PIB en prix constants : 2,7 ; 3,0 ; 5,0 ; 5,4 ; 6,1.
  - Indice des prix à la consommation (fin de période) : 27,6 ; 27,9 ; 8,7 ; 5,0 ; 5,0.
  - Masse monétaire au sens large : 7,0 ; 33,6 ; 10,5 ; 13,4 ; 12,1.
  - Investissement : 10,9 ; 12,0 ; 13,2 ; 14,5 ; 15,4.
  - Recettes publiques : 10,4 ; 12,0 ; 12,7 ; 13,3 ; 13,5.
  - Dépenses publiques : 16,3 ; 14,0 ; 13,9 ; 14,0 ; 14,2.
  - Solde primaire de l’État : -0,4 ; 2,9 ; 3,6 ; 3,9 ; 3,9.
  - Déficit budgétaire global, dons non compris : -5,9 ; -2,0 ; -1,2 ; -0,7 ; -0,7.
  - Déficit extérieur courant (hors transferts officiels) : -5,8 ; -4,6 ; -4,5 ; -3,3 ; -2,7.
  - Dette extérieure publique : 82,4 ; 97,7 ; 99,0 ; 94,1 ; 88,2.
  - Réserves brutes en mois d’importations : 0,8 ; 1,3 ; 1,6 ; 2,0 ; 2,5.

*Résumé basé exclusivement sur le contenu du document fourni.*

### 22. Les perspectives à moyen terme restent toutefois sensibles à l’évolution des

### 22. Les perspectives à moyen terme restent toutefois sensibles à l’évolution des

### Risques politiques et contexte
- Des problèmes intérieurs et régionaux continuent de fragiliser la situation politique, bien qu’elle soit pour l’instant stabilisée et que les progrès réalisés dans le cadre du programme de référence consolident la position du Premier ministre et sa politique de réformes au sein du gouvernement.
- Élections municipales prévues sur l’ensemble du territoire national le 18 décembre 2005; la campagne électorale a été jusqu’à présent tendue mais calme.
- L’instabilité chronique des pays voisins pourrait aggraver le sort des réfugiés et les problèmes de sécurité dans les zones frontalières.

### III. Compte rendu des entretiens — observations générales
- Accord global entre les autorités et les services du FMI sur les objectifs de politique économique.
- Priorités discutées :
  - Continuer d’appliquer une politique budgétaire rigoureuse.
  - Renforcer le fonctionnement du marché des changes.
  - Améliorer la gestion de la liquidité de la banque centrale pour poursuivre la stabilisation du taux de change et réduire l’inflation.
  - Poursuivre le programme de réformes structurelles visant à améliorer l’environnement pour le secteur privé et à élargir l’accès aux services publics.
- Projet minier majeur attendu : un investissement de 2 milliards de dollars EU par un conglomérat canadien pour construire une raffinerie d’aluminium.

### A. Politique budgétaire — constats et mesures
- Détermination des autorités à appliquer une politique budgétaire prudente.
- Nécessité de durcir la politique budgétaire pour réduire le financement du déficit public par la banque centrale et maîtriser l’expansion monétaire.
- Mesures pour renforcer le recouvrement des recettes :
  - i) Application du tarif extérieur commun de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
  - ii) Élimination de toutes les exonérations ponctuelles d’impôts ou de droits de douane.
  - iii) Renforcement de l’administration des impôts et des douanes.
- Priorité à moyen terme : consolider le nouveau barème tarifaire adopté au début de 2005 et poursuivre le renforcement de l’administration des impôts et des douanes.
- Projection des recettes publiques : passage de 12 % du PIB en 2005 à 13,5 % en 2008.
- Actions engagées pour maîtriser les dépenses à partir de 2005 :
  - Réduction des dépenses courantes d’au moins 10 milliards de francs guinéens (0,3 % du PIB) au dernier trimestre de 2005, en limitant les missions à l’étranger et en contenant les transferts et subventions.
  - Intention d’une augmentation progressive des dépenses prioritaires sur 2006–08 compensée par une réduction des dépenses non prioritaires en pourcentage du PIB.
- Renforcement de la gestion des dépenses publiques visant à :
  - Appliquer la loi de finances et les règles comptables.
  - Éliminer les lacunes permettant aux établissements publics de dépasser leurs crédits budgétaires.
  - Rendre pleinement opérationnel le système informatisé de gestion budgétaire.
  - Unifier les systèmes de gestion du personnel en vigueur.
- Mesures jugées préoccupantes par la mission :
  - Garantie par de futures recettes fiscales des fonds avancés par de grandes sociétés minières pour régler des obligations de l’État (introduit de graves rigidités budgétaires). Engagement dans le mémorandum de novembre 2005 à cesser cette pratique.
  - Acceptation d’une subvention sous forme d’une garantie de taux de change aux importateurs de riz pour juillet–septembre 2005 (n’a finalement pas pris effet); engagement à ne pas recourir à de tels mécanismes à l’avenir.
- Travaux sur la loi de finances pour 2006 :
  - Estimations basées sur l’amélioration du recouvrement des recettes, la maîtrise de l’expansion des dépenses, l’élimination du financement par la banque centrale et la réduction des arriérés intérieurs et extérieurs.
  - Intention de mieux couvrir les opérations financières des établissements publics dans les statistiques publiques.

### B. Politiques monétaire et de change — constats et recommandations
- L’inflation continue de dépasser l’objectif pour 2005; principal facteur : dépréciation plus forte que prévu du franc guinéen.
- Mesures nécessaires pour le nouveau marché des changes, inspirées des recommandations de la mission d’assistance technique d’août 2005 :
  - Obtenir des banques des informations pour calculer le taux de change de référence moyen pondéré sur une base intrajournalière.
  - Publier quotidiennement ce taux et s’assurer que ces informations reflètent fidèlement le marché.
  - Réaménager et moderniser la direction des changes de la banque centrale (séparer opérations de la salle des marchés et services de soutien, améliorer le flux des données statistiques, augmenter les effectifs).
  - Purger les transferts en attente de devises à l’étranger des banques.
  - Mettre au point une stratégie fondée sur le marché pour gérer les avoirs extérieurs nets avec plus de souplesse.
- Gestion de la liquidité de la banque centrale :
  - Réserves excédentaires non rémunérées très élevées dans le système bancaire (en juin 2005, les réserves excédentaires des banques à la banque centrale se chiffraient à plus de 2½ fois le volume des réserves requis).
  - Augmentation du coefficient de réserves obligatoires de 5½ à 9½ % en octobre 2005; possibilité de le porter à 11½ % si nécessaire.
  - Prévision d’un usage accru des adjudications de titres de régulation monétaire, partiellement dissociées des adjudications de bons du Trésor.
  - Réactivation du comité du Trésor et création d’un comité interne pour affiner prévision et gestion de la liquidité.
- Réserves internationales ajustées à la baisse de 23 millions de dollars (un tiers de mois d’importations environ) suite à un paiement en liquide en 2003 non comptabilisé; enquête officielle lancée; remboursement du fournisseur attendu via produit des bons du Trésor à échéance et affectation de ces ressources à la reconstitution des réserves internationales.

### C. Secteur bancaire — réformes et supervision
- Renforcement du cadre réglementaire et de contrôle du système bancaire.
- Augmentation des capacités de la direction du contrôle bancaire de la banque centrale et multiplication des inspections sur place.
- Nouvelle législation bancaire adoptée en juillet 2005; législation sur la microfinance présentée à l’Assemblée nationale.
- Insistance des services du FMI pour que toutes les banques respectent les règles minimums en matière de fonds propres et autres ratios prudentiels.
- Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme : accélération de la mise en œuvre des mesures; loi définitive à présenter à l’Assemblée nationale avant la fin de l’année.

### D. Secteur extérieur et dette — vulnérabilités et scénarios
- Adoption du tarif extérieur commun de l’UEMOA et suppression des obstacles non tarifaires ont ouvert davantage le régime commercial.
- Intention de promouvoir la diversification des exportations (produits agricoles, pêche, tourisme) tout en maintenant un système d’échanges libéral.
- Obstacles majeurs à la diversification : absence d’infrastructures et d’installations de stockage appropriées, déficiences dans la prestation des services publics et services financiers.
- Loi de finances pour 2005 prévoit :
  - Paiement de toutes les obligations de la dette extérieure courante.
  - Règlement de 8,4 millions de dollars (0,2 % du PIB) d’arriérés extérieurs, notamment envers créanciers multilatéraux et créanciers du Club de Paris au titre de la dette postérieure à la date butoir.
- Analyse de viabilité de la dette extérieure (AVD) FMI-Banque mondiale :
  - Le ratio valeur actuelle nette de la dette/exportations à la fin de 2004 est estimé à environ 192 %, bien au-dessus du seuil indicatif subordonné à l’adoption de réformes de 100 %.
  - Scénario où la Guinée atteint le point d’achèvement PPTE et bénéficie de l’IADM en 2007 : le ratio diminuerait et resterait en deçà de 100 % pendant 2007–25, rétablissant la viabilité de la dette extérieure.
  - Hypothèses du scénario : poursuite de bonnes politiques macroéconomiques et réformes, adoption d’un programme appuyé par la FRPC en 2006, point d’achèvement PPTE et IADM début 2007, absence de choc exogène majeur ou inversion sensible de la politique économique après 2007.
- Aide extérieure : le succès du programme de réforme contribuerait fortement à une reprise de l’aide budgétaire extérieure; l’Union européenne pourrait reprendre son aide en 2006 après les élections municipales si un programme appuyé par la FRPC est mis en place.
- Paiements au FMI : la Guinée a eu des difficultés jusqu’en août 2005, mais a depuis couvert toutes les obligations envers le FMI arrivant à échéance jusqu’à la fin de 2005 en déposant préalablement les DTS nécessaires.

### E. Secteur pétrolier intérieur — prix et mécanisme d’ajustement
- Nécessité d’un mécanisme d’ajustement automatique des prix des produits pétroliers sur le marché intérieur.
- Projet dans la loi de finances 2006 : mécanisme répercutant automatiquement l’évolution du taux de change et des cours mondiaux du pétrole; objectif d’un barème similaire à celui des pays voisins, éventuellement par réduction des taxes actuelles.
- Mise en garde de la mission : toute baisse des taxes nécessiterait des sources alternatives de recettes pour ne pas affaiblir les perspectives budgétaires.
- Ajustements limités des prix intérieurs prévus pour le dernier trimestre de 2005.
- Situation financière des sociétés pétrolières :
  - Produits pétroliers vendus à perte sur le marché intérieur en raison de la hausse des cours mondiaux du pétrole et de la dépréciation du franc guinéen.
  - Pertes accumulées par les sociétés pétrolières dépassent 10 millions de dollars (⅓ % du PIB); risque de les empêcher d’obtenir le financement bancaire nécessaire pour les importations de pétrole.

### F. Climat économique — éléments saillants des hypothèses macroéconomiques de l’AVD
- Tableaux d’hypothèses (périodes et valeurs en pourcentage du PIB, sauf indication contraire) extraits de l’AVD (valeurs mentionnées dans le texte) :
  - PIB réel (variation en pourcentage) : 1995–2004 = 3,8 ; 2005 = 3,0 ; 2006–08 = 5,5 ; 2009–15 = 5,1 ; 2016–25 = 5,0
  - Déflateur du PIB (variation en pourcentage) : 1995–2004 = 6,7 ; 2005 = 28,7 ; 2006–08 = 8,2 ; 2009–15 = 4,6 ; 2016–25 = 4,3
  - Recettes publiques : 1995–2004 = 11,0 ; 2005 = 12,8 ; 2006–08 = 13,2 ; 2009–15 = 14,7 ; 2016–25 = 17,2
  - Dépenses publiques : 1995–2004 = 17,2 ; 2005 = 14,0 ; 2006–08 = 14,0 ; 2009–15 = 15,5 ; 2016–25 = 18,7
  - Solde primaire : 1995–2004 = 1,1 ; 2005 = 2,9 ; 2006–08 = 3,8 ; 2009–15 = 3,5 ; 2016–25 = 2,9
  - Solde global (base engagements), dons inclus : 1995–2004 = -3,5 ; 2005 = -1,2 ; 2006–08 = -0,5 ; 2009–15 = -0,6 ; 2016–25 = -1,3
  - Solde global (dons exclus) : 1995–2004 = -6,2 ; 2005 = -2,0 ; 2006–08 = -0,9 ; 2009–15 = -0,8 ; 2016–25 = -1,5
  - Exportations de biens et services, hors revenu des facteurs : 1995–2004 = 22,0 ; 2005 = 26,9 ; 2006–08 = 27,6 ; 2009–15 = 27,9 ; 2016–25 = 29,7
  - Importations de biens et services, hors revenus des facteurs : 1995–2004 = 25,8 ; 2005 = 29,5 ; 2006–08 = 29,6 ; 2009–15 = 29,8 ; 2016–25 = 30,9
  - Solde courant (transferts publics inclus) : 1995–2004 = -6,1 ; 2005 = -3,8 ; 2006–08 = -3,1 ; 2009–15 = -2,6 ; 2016–25 = -1,8
  - Solde courant (transferts publics exclus) : 1995–2004 = -7,0 ; 2005 = -4,6 ; 2006–08 = -3,5 ; 2009–15 = -2,8 ; 2016–25 = -1,9

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### 42. Afin de renforcer les perspectives de croissance à moyen terme de la Guinée, le

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### Réformes structurelles et climat pour le secteur privé
- Le gouvernement met en œuvre des réformes structurelles pour rendre le climat économique plus propice au secteur privé, en améliorant le contexte de l’investissement dans le secteur minier et en renforçant le système judiciaire.
- Plans d’action engagés pour rehausser la qualité des services d’électricité et d’eau et en améliorer l’accessibilité.
- Télécommunications : adoption d’un nouveau cadre réglementaire et préparation de la législation d’habilitation.
- Privatisations :
  - La participation de l’État dans 10 sociétés publiques ou leurs actifs seront mis en vente en 2005 (y compris sa participation dans la première banque nationale).
  - Les autorités ont l’intention de privatiser 20 entreprises au cours des trois prochaines années.
- Les services du FMI encouragent la mise en œuvre des plans d’action sectoriels et l’avancement des privatisations.

### Secteur minier et transparence
- Mesures en cours pour améliorer le climat d’investissement et la transparence dans le secteur minier.
- Examen du cadre juridique de l’investissement minier afin de l’aligner sur les pratiques internationales optimales.
- Participation récente à l’initiative sur la transparence des industries extractives (ITIE) pour améliorer la transparence des relations entre l’État et les investisseurs.
- La version définitive de la déclaration de nouvelle politique minière intégrant ces initiatives sera bientôt mise au point.
- Chronologie ITIE (telle que décrite) :
  - Premier atelier de l’ITIE en avril 2005.
  - Décret établissant le comité directeur de l’ITIE publié en juin 2005.
  - Deuxième réunion du comité tenue le 1er juillet (année non précisée dans l’extrait) avec approbation de règles et procédures.
  - Processus de sélection d’un auditeur international amorcé en novembre 2005.
  - Publication de données non vérifiées prévue à commencer en mars 2006, objectif de publier les données vérifiées en juin 2006.

### Gouvernance, lutte contre la corruption et système judiciaire
- Séminaires nationaux et régionaux sur la gouvernance et la lutte contre la corruption ayant abouti à l’adoption d’un plan d’action pour combattre la corruption.
- Renforcement de l’agence nationale de lutte contre la corruption.
- Une loi anticorruption sera présentée à l’Assemblée nationale pendant le premier semestre de 2006.
- Application des décrets sur la réorganisation du système judiciaire signés en mars 2005.
- Les mesures prises pour lutter contre la corruption et renforcer le système judiciaire visent à réduire les coûts d’exploitation des entreprises en Guinée.

### Stratégie de lutte contre la pauvreté (CSLP) et réalisation des OMD
- Les autorités poursuivent la mise en œuvre des politiques et mesures figurant dans le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP).
- La mise en œuvre d’une politique ambitieuse pour combattre la pauvreté dépend d’une situation macroéconomique stable.
- Priorités actuelles des autorités :
  - Essayer d’améliorer le processus de formulation de leur action et son lien avec les ressources budgétaires.
  - Mettre en place un système d’indicateurs de réalisation pour faciliter le suivi de la stratégie budgétaire.
- Deuxième rapport d’étape annuel sur la mise en œuvre de la SLP en cours de finalisation ; progrès réalisés surtout dans l’éducation, mais instabilité macroéconomique a entravé la mise en œuvre globale.
- Rapport d’étape OMD (février 2005) : les OMD demeurent très difficiles à atteindre, notamment pour :
  - i) l’éradication de la pauvreté et de la faim,
  - ii) la promotion de l’égalité des sexes,
  - iii) la protection de l’environnement et l’accès à l’eau potable.
- Les autorités entendent adopter en 2006 un plan d’action pour abaisser les principaux obstacles dans ces trois domaines.
- Estimation conjointe des autorités et des services du FMI : une stratégie de croissance favorable aux pauvres et un taux d’activité annuel supérieur à 6 % sont nécessaires après 2008 pour atteindre les OMD.

### Questions statistiques et diffusion des données
- Statistiques monétaires et budgétaires généralement adéquates, mais les transactions non recensées restent préoccupantes.
- Besoin d’amélioration marquée des statistiques du secteur réel et de la balance des paiements.
- Encouragement à renforcer la collecte et le rapprochement des données sur la dette intérieure et extérieure pour être prêts pour l’AVD complète si la Guinée atteint le point d’achèvement PPTE.
- La Guinée participe au système général de diffusion des données (SGDD) depuis décembre 2003.
- Recommandation : mettre au point une stratégie globale (à inclure dans le CSLP) pour respecter les obligations du SGDD, pouvant bénéficier du soutien du Département des statistiques du FMI et d’autres donateurs.
- Suivi du programme : se fera à partir des objectifs quantitatifs et des repères structurels précisés dans le mémorandum du 31 mai 2005.
- Prochaine évaluation trimestrielle du programme basée sur les données de la fin de septembre 2005.

### Évaluation des services du FMI : perspectives et recommandations clés
- Projection/objectif : Si les autorités continuent d’appliquer de bonnes politiques, la Guinée pourrait atteindre un taux de croissance moyen du PIB réel de 6 % à moyen terme et ramener l’inflation en deçà de 10 % encore plus rapidement.
- Actions essentielles pour consolider les résultats et avancer vers ces objectifs :
  - Renforcer la mobilisation des recettes publiques, la gestion des dépenses et les opérations de la banque centrale.
  - Intensifier les réformes structurelles, y compris celles du marché des changes et des services d’utilité publique.
  - S’attaquer aux contraintes institutionnelles et de capacité qui nuisent à la conception et à la mise en œuvre de la politique économique.
  - Améliorer le climat économique pour le secteur privé.
  - L’allègement de la dette extérieure dans le cadre de l’initiative renforcée en faveur des PPTE et de l’IADM est également un élément essentiel du scénario à moyen terme.
- Appréciation : Les services du FMI saluent les efforts pour durcir la politique macroéconomique dans le cadre du programme de référence et la détermination à réformer le marché des changes, l’administration des impôts et des douanes, la gestion des dépenses et les services d’utilité publique.
- Mesures prises en mars 2005 pour unifier et libéraliser le marché des changes :
  - Essentielles pour assouplir le taux de change et le laisser déterminé par le marché, rapprochant le taux de change réel de son niveau d’équilibre sous-jacent.
  - Recommandation : intensifier la réforme du marché des changes pour s’assurer que les banques communiquent tous les jours et avec précision leurs opérations de change et réorganiser la direction des changes de la banque centrale.
  - Recommandation : éliminer la pratique persistante de taux de change multiples en calculant le taux de change de référence sur la base des taux intra journaliers cotés dans les banques et les bureaux de change.
- Les progrès vers la stabilité macroéconomique restent fragiles : bien qu’elle ralentisse, l’inflation dépasse l’objectif fixé par les autorités.
- Priorités immédiates :
  - Maîtriser l’inflation.
  - S’assurer que la banque centrale atteigne l’objectif fixé pour ses avoirs extérieurs nets.
  - Poursuivre une politique budgétaire rigoureuse et renforcer le fonctionnement du marché des changes et la gestion de la liquidité par la banque centrale.
- Loi de finances pour 2006 : devrait donner corps à une politique budgétaire prudente cadrant avec l’objectif de stabilisation prévu pour le prochain exercice, visant à :
  - Améliorer le recouvrement des recettes.
  - Maîtriser les dépenses tout en prévoyant des crédits supplémentaires pour le développement des secteurs prioritaires.
  - Prévoir le financement bancaire dans la logique d’une gestion monétaire prudente.
  - Inclure des mesures pour s’assurer que les prix des produits pétroliers sur le marché intérieur reflètent les cours internationaux.
- Les services du FMI encouragent la poursuite des réformes structurelles, l’amélioration de l’exploitation des sociétés d’eau et d’électricité, et l’exécution du programme de désengagement de l’État.
- Priorité sociale : encourager les autorités à donner la priorité — dans le contexte du CSLP — aux secteurs sociaux dans les dépenses publiques et les plans d’investissement, et à procéder à un examen permanent du CSLP pour assurer la traduction des priorités en plans d’investissement des organismes publics.

### Paiements au FMI et gestion des retards
- Historique : La Guinée a eu par le passé de grandes difficultés à effectuer à temps ses paiements envers le FMI.
- Mesure prise : les autorités déposent avant l’échéance de leurs obligations des fonds dans leur compte DTS pour éviter la répétition du problème.
- Encouragement des services du FMI : s’attaquer aux problèmes structurels à l’origine des retards répétés de paiement (planification médiocre, imprévisibilité des entrées de devises, par exemple).

*Source: _cr0637f - 42. Afin de renforcer les perspectives de croissance à moyen terme de la Guinée, le*

### 60. Il est proposé que les prochaines consultations au titre de l’article IV aient lieu selon

### _cr0637f - 60. Il est proposé que les prochaines consultations au titre de l’article IV aient lieu selon

### Propositions de calendrier
- Il est proposé que les prochaines consultations au titre de l’article IV aient lieu selon le cycle normal de 12 mois.

### Principaux indicateurs macroéconomiques (2003–08) — points saillants
- PIB en prix constants (variations annuelles en pourcentage): 1,2; 2,7; 3,0; 5,0; 5,4; 6,1 (2003–2008).
- PIB aux prix courants (variations annuelles en pourcentage): 13,7; 24,9; 32,6; 18,9; 12,7; 10,8 (2003–2008).
- Déflateur du PIB (variations annuelles en pourcentage): 12,3; 21,7; 28,7; 13,3; 6,9; 4,4 (2003–2008).
- Prix à la consommation, moyenne (variations annuelles en pourcentage): 12,9; 17,5; 31,1; 17,6; 7,0; 5,0 (2003–2008).
- Exportations, f.à.b. (en dollars EU, variations annuelles en pourcentage): 3,3; 1,6; 8,5; 1,9; 8,2; 8,2 (2003–2008).
- Importations, f.à.b. (en dollars EU, variations annuelles en pourcentage): -3,0; 22,4; -0,7; 4,9; 4,8; 6,3 (2003–2008).
- Termes de l'échange (pourcentage de variation): -2,4; -16,8; -11,0; -3,0; 1,0; 1,7 (2003–2008).
- Avoirs extérieurs nets (en pourcentage de la masse monétaire au sens large en début de période): -15,2; 10,1; 12,3; 3,4; 8,1; 9,8 (2003–2008).
- Masse monétaire au sens large (variations annuelles en pourcentage): 35,3; 37,0; 33,6; 10,5; 13,4; 12,1 (2003–2008).
- Base monétaire (variations annuelles en pourcentage): 27,4; 33,0; 27,7; 8,8; 8,9; 8,4 (2003–2008).
- Vitesse de circulation (PIB/moy. M2): 7,7; 7,0; 6,9; 6,8; 6,8; 6,7 (2003–2008).

### Finances publiques — recettes, dépenses et soldes (sélection)
- Total des recettes et dons (en pourcentage du PIB): 13,2; 11,4; 12,8; 13,4; 13,5; 13,7 (2003–2008).
  - Dont : recettes non minières (en pourcentage du PIB): 9,0; 8,5; 9,1; 9,2; 9,5; 9,5 (2003–2008).
- Dépenses courantes (en pourcentage du PIB): 13,0; 11,3; 9,9; 9,7; 9,9; 9,9 (2003–2008).
- Dépenses d'équipement et prêts nets (en pourcentage du PIB): 6,3; 5,0; 4,1; 4,1; 4,1; 4,3 (2003–2008).
- Solde budgétaire global (engagements), dons compris (en pourcentage du PIB): -6,1; -4,9; -1,2; -0,5; -0,5; -0,5 (2003–2008).
- Solde budgétaire global (engagements), hors dons (en pourcentage du PIB): -8,9; -5,9; -2,0; -1,2; -0,7; -0,7 (2003–2008).
- Solde primaire (en pourcentage du PIB): -2,6; -0,4; 2,9; 3,6; 3,9; 3,9 (2003–2008).
- Investissement brut (en pourcentage du PIB): 9,9; 10,9; 12,0; 13,2; 14,5; 15,4 (2003–2008).
- Épargne intérieure (en pourcentage du PIB): 7,5; 6,8; 9,4; 10,5; 12,6; 14,1 (2003–2008).
- Solde extérieur courant (transferts officiels inclus, en pourcentage du PIB): -3,4; -5,5; -3,8; -3,8; -3,0; -2,5 (2003–2008).
- Dette extérieure publique (millions de dollars EU): 419,6; 396,9; 368,9; 366,0; 346,4; 327,0 (2003–2008).

### Comptes nationaux — composition de la demande (2002–08, sélections)
- Structure du PIB aux prix du marché (en pourcentage du PIB, années 2002–2008):
  - Consommation: 90,9; 92,5; 93,2; 90,6; 89,5; 87,4; 85,9.
    - Publique: 7,5; 7,8; 6,3; 5,8; 5,6; 5,9; 5,9.
    - Privée: 83,4; 84,7; 86,9; 84,8; 83,9; 81,5; 80,0.
  - Investissement: 13,1; 9,9; 10,9; 12,0; 13,2; 14,5; 15,4.
  - Solde extérieur: -4,0; -2,4; -4,1; -2,6; -2,7; -1,9; -1,3.
  - Exportations de biens et services, hors revenus des facteurs (en pourcentage du PIB): 24,5; 22,2; 20,8; 27,0; 27,6; 27,9; 27,8.
  - Importations de biens et services, hors revenus des facteurs (en pourcentage du PIB): 28,4; 24,6; 24,8; 29,6; 30,4; 29,7; 29,1.

### Production par secteur (PIB en prix constants de 1996, variations annuelles en pourcentage)
- PIB aux prix du marché (variations annuelles en pourcentage): 4,2; 1,2; 2,7; 3,0; 5,0; 5,4; 6,1 (2002–2008).
- Secteur primaire (contribution, niveau en milliards de FG et variations): exemples par année — secteur primaire (milliards): 900,6; 926,3; 956,5; 987,6; 1 034,5; 1 085,4; 1 127,5 (2002–2008).
- Secteur secondaire (milliards): 1 533,9; 1 539,9; 1 588,1; 1 646,3; 1 733,1; 1 841,3; 1 969,5 (2002–2008).
  - Mines (milliards): 801,2; 822,0; 834,3; 856,0; 884,2; 924,5; 975,3 (2002–2008).
- Secteur tertiaire (milliards): 2 281,6; 2 316,4; 2 373,0; 2 410,3; 2 480,6; 2 578,0; 2 703,2 (2002–2008).

### Opérations financières de l'État (sélection, milliards de FG)
- Recettes et dons (niveaux annuels et projections): exemples: 1 027,4; 706,6; 752,3; 1 069,6; 1 158,0; 1 531,4; 1 901,7; 1 765,9; 2 426,5 (tableau couvre 2004–2008 séries).
- Dépenses et prêts nets (niveaux annuels): 1 464,2; 732,8; 739,9; 1 110,1; 1 204,9; 1 672,6; 1 966,4; 2 243,4; 2 512,0.
- Solde primaire (en milliards de FG, note 1/): exemples: -40,3; 186,0; 250,2; 259,7; 345,5; 351,6; 515,3; 622,7; 684,7.
- Financement intérieur et extérieur (sélection):
  - Financement total (niveaux annuels, milliards de FG): 444,3; 118,5; -14,1; 144,7; 126,3; 139,9; -198,6; -257,2; -169,9.
  - Financement intérieur (niveaux annuels, milliards de FG): 322,5; 77,4; -72,9; 109,3; 18,2; 152,3; -56,6; -31,4; -75,0.
  - Financement extérieur (niveaux annuels, milliards de FG): 121,8; 41,1; 58,8; 35,4; 108,1; -12,4; -142,0; -225,9; -94,9.
  - Tirages (projets) (niveaux annuels, milliards de FG): 204,9; 119,0; 132,3; 165,0; 211,8; 273,4; 318,6; 369,5; 414,6.
- Paiements d'amortissement exigibles (niveaux annuels, milliards de FG): -288,4; -194,5; -199,5; -276,4; -301,9; -448,7; -584,5; -592,0; -599,7.
- Réechelonnement traditionnel (niveaux annuels, milliards de FG): 80,0; 36,8; 38,0; 55,7; 61,2; 84,3; 77,1; 95,6; 90,2.

### Situation monétaire (2004–08) — Banque centrale et système bancaire (sélection)
- Banque centrale — avoirs extérieurs nets (en millions de dollars EU): -75,4; -74,1; -40,3; -62,1; -12,7; 35,6; 52,2; 169,0; 314,1; 524,8 (séries jusqu'à 2008).
- Banque centrale — base monétaire (milliards de FG): 763,3; 913,3; 926,2; 871,5; 942,5; 908,8; 974,7; 1 060,5; 1 155,2; 1 252,7.
  - Circulation fiduciaire (milliards de FG): 604,1; 656,3; 678,5; 647,6; 701,2; 705,5; 763,6; 826,4; 887,4; 950,3.
  - Réserves des banques (milliards de FG): 154,1; 252,8; 246,6; 219,4; 240,9; 195,2; 211,2; 234,0; 267,8; 302,5.
- Masse monétaire au sens large (M2, milliards de FG): 1 484,6; 1 687,6; 1 741,0; 1 772,4; 1 798,4; 1 888,7; 1 983,7; 2 192,1; 2 485,6; 2 786,8.
  - Dépôts (milliards de FG): 880,5; 1 031,3; 1 062,4; 1 124,8; 1 097,2; 1 183,1; 1 220,1; 1 365,7; 1 598,2; 1 836,5.
  - Dépôts en devises (milliards de FG): 271,0; 411,1; 389,2; 492,1; 373,2; 532,0; 557,7; 624,3; 730,6; 839,5.
- Crédits au secteur privé (milliards de FG): 480,3; 580,9; 587,3; 608,0; 603,8; 658,7; 597,6; 624,5; 721,9; 867,0.
- Réserves officielles brutes (en mois d'importations): 1,2; 0,8; 1,3; 1,6; 2,0; 2,5 (2003–2008 séries).
- Réserves brutes (% de la masse monétaire au sens large): 20,9; 15,8; 24,0; 26,5; 31,4; 38,1 (2003–2008 séries).

### Indicateurs prudentiels du secteur bancaire (2002–juin 2005) — conformité et qualité d'actifs
- Fonds propres nets (milliards de FG, moyenne pour sept banques): 5 milliards de FG (minimum antérieur); valeurs observées: 2/9,2; 8,7; 10,8; 14,6 (séries).
- Fonds propres réglementaires/actifs pondérés par les risques (ratio, cible 10 %; historique): 18,4; 15,8; 12,2; 12,7.
- Prêts non remboursés/total des prêts (en pourcentage): ...; 29,4; 31,5; 27,5; 22,1 (séries incomplètes).
- Prêts improductifs/total des prêts (en pourcentage): ...; 25,7; 28,0; 26,2; 21,8.
- Couverture des prêts improductifs par des provisions (en pourcentage): ...; 88,5; 83,7; 98,0; 97,5.
- Nombre de banques respectant certaines limites prudentielles est donné sur un total de sept banques (tableau indique nombre de banques conformes pour divers ratios).

### Balance des paiements et comptes externes (2004–09) — éléments clés
- Balance commerciale (millions de dollars EU): 35,3; 103,4; 84,1; 115,9; 139,5; 163,7.
  - Exportations, f.à.b. (millions de dollars EU): 743,3; 806,6; 821,7; 888,7; 961,4; 1 037,3 (2004–2009).
    - Dont : produits miniers (millions de dollars EU): 666,9; 722,8; 726,0; 787,5; 855,2; 924,4.
  - Importations, f.à.b. (millions de dollars EU): -707,9; -703,2; -737,6; -772,8; -821,9; -873,6.
- Solde courant (transferts officiels inclus, millions de dollars EU): -219,4; -123,9; -123,1; -105,0; -94,7; -93,3 (2004–2009).
- Compte d'opérations financières (millions de dollars EU): 113,1; 120,2; 83,6; 80,4; 88,4; 87,1.
  - Investissements directs et autres investissements privés (nets, millions de dollars EU): 97,9; 114,6; 107,5; 104,2; 84,6; 80,1.
- Balance globale (millions de dollars EU): -99,8; 3,9; -32,1; -16,4; 2,3; 2,7.
- Variation des réserves officielles (financement, millions de dollars EU): -3,9; -41,6; -25,4; -30,8; -43,5; -40,0 (2004–2009).
- Dette extérieure publique à moyen et long terme (millions de dollars EU): 3 270; 3 221; 3 248; 3 301; 3 358; 3 404 (2004–2009).
  - Dette extérieure publique en pourcentage du PIB: 82,4; 97,7; 99,0; 94,1; 88,2; 82,5.
  - Ratio du service de la dette, avant allégement (pourcentage des exportations de biens et services, hors revenus des facteurs): 23,6; 20,5; 20,3; 19,1; 16,0; 14,3.
- Réserves brutes (millions de dollars EU): 92,3; 107,7; 128,6; 169,5; 213,0; 269,2.
  - En mois d'importations de l'année suivante: 0,8; 1,3; 1,6; 2,0; 2,5; 2,7.
- PIB nominal (millions de dollars EU): 3 970; 3 297; 3 281; 3 507; 3 809; 4 127.

*Sources : autorités guinéennes; estimations et projections des services du FMI.*

### 1. Proportion de la population à revenu inférieur à 1 dollar EU par jour (%)...40,327,2...20,0

### _cr0637f - 1. Proportion de la population à revenu inférieur à 1 dollar EU par jour (%)...40,327,2...20,0

### Objectifs du Millénaire pour le développement — indicateurs clés (Guinée)
- 1. Proportion de la population à revenu inférieur à 1 dollar EU par jour (%) : 40,3 27,2 ... 20,0
- 2. Indice d'écart de la pauvreté à 1 dollar EU/jour (%) : (valeurs non fournies dans l'extrait)
- 3. Part des revenus ou de la consommation des 20 % les plus pauvres (%) : 6,4
- Cible 2 — Réduire de moitié entre 1990 et 2015 la proportion de la population qui souffre de la faim
  - 4. Prévalence de la malnutrition infantile (% des enfants de moins de 5 ans) : 9,0 ... 5,0
  - 5. Population en deçà du niveau minimum de consommation d'énergie diététique (%) : 40,0 23,0 32,0 ... 15,0
- Objectif 2 — Assurer l'éducation primaire pour tous (Cible 3)
  - 6. Taux net de scolarisation primaire (% du groupe d'âge correspondant) : 42,0 60,0 ... 100,0
  - 7. Pourcentage de la cohorte qui atteint la fin du primaire : 58,8 54,1 84,4 ...
  - 8. Taux d'alphabétisation des jeunes (% 15–24 ans) : (valeurs non fournies)
- Objectif 3 — Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomie des femmes (Cible 4)
  - 9. Ratio filles/garçons dans l'enseignement primaire et secondaire (%) : 43,1 48,6 ... 75,4 100,0
  - 10. Ratio d'alphabétisation jeunes femmes/hommes (% 15–24 ans) : (valeurs non fournies)
  - 11. Part des femmes employées dans le secteur non agricole (%) : (valeurs non fournies)
  - 12. Proportion des sièges occupés par des femmes au parlement national (%) : 7,0 9,0 ...
- Objectif 4 — Réduire la mortalité infantile (Cible 5)
  - 13. Taux de mortalité des moins de 5 ans (pour 1 000) : 240,0 208,0 169,0 ... 90,0
  - 14. Taux de mortalité infantile (pour 1 000 naissances vivantes) : 145,0 129,0 95,0 ... 35,0
  - 15. Immunisation contre la rougeole (% d'enfants de moins de 12 mois) : 35,0 45,0 52,0 ... 80,0
- Objectif 5 — Améliorer la santé maternelle (Cible 6)
  - 16. Taux de mortalité maternelle (estimation modélisée, pour 100 000 naissances vivantes) : 700,0 650,0 ...... 220,0
  - 17. Proportion des naissances assistées par un personnel de santé qualifié (% du total) : 30,5 ... 55,0 ... 95,0
- Objectif 6 — Combattre le VIH/sida, le paludisme et les autres maladies (Cible 7, Cible 8)
  - 18. Prévalence du VIH chez les femmes (% 15–24 ans) : ...... 2,5 ......
  - 19. Taux de prévalence des contraceptifs (% femmes 15–49 ans) : 2,0 ... 6,2 ......
  - 20. Nombre d'enfants orphelins à cause du VIH/sida : ...... 30 000 ......
  - 21. Prévalence des décès associés au paludisme : (valeurs non fournies)
  - 22. Proportion de la population vivant dans des régions à risque de paludisme qui utilise une prévention et un traitement efficaces : (valeurs non fournies)
  - 23. Incidence de la tuberculose (pour 100 000 personnes) : ...... 270,4 ......
  - 24. Cas de tuberculose dépistés dans le cadre de la stratégie DOTS (%) : 38,0 40,0 ......
- Objectif 7 — Assurer un environnement durable (Cible 9)
  - 25. Superficie des zones forestières (% de la superficie totale des terres) : 29,6 ... 28,2 ......
  - 26. Zones protégées (% de la superficie totale des terres) : 0,7 0,7 0,7 ...
  - 27. PIB par unité d'énergie utilisée (PPA $ par kg d'équivalent pétrole) : (valeurs non fournies)
  - 28. Émissions de CO2 (tonnes métriques par habitant) : 0,2 0,2 0,2 ......
  - 29. Proportion de la population qui utilise des combustibles solides : (valeurs non fournies)
- Cible 10 — Réduire de moitié d'ici à 2015 le pourcentage de la population n'ayant pas accès à l'eau potable
  - 30. Accès à une meilleure source d'eau (% de la population) : 45,0 ... 48,0 ... 100,0
- Cible 11 — Améliorer sensiblement d'ici à 2020 la vie d'au moins 100 millions d'habitants de taudis
  - 31. Accès à un meilleur assainissement (% de la population) : 45,0 ... 58,0 ... 100,0
  - 32. Sécurité de la propriété foncière (% de la population) : (valeurs non fournies)
- Objectif 8 — Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
  - Cible 16 — Élaborer et mettre en œuvre des stratégies visant à créer des emplois productifs pour les jeunes
    - 45. Taux de chômage des 15–24 ans (total) : Femmes (valeurs non fournies) ; Hommes (valeurs non fournies)
  - Cible 17 — Offrir un accès abordable aux médicaments essentiels
    - 46. Proportion de la population qui bénéficie d'un accès abordable aux médicaments essentiels : (valeurs non fournies)
  - Cible 18 — Offrir un accès aux nouvelles technologies, notamment de l'information et de la communication
    - 47. Lignes fixes et téléphones mobiles (pour 1 000 personnes) : 1,5 10,1 ... 15,0
    - 48. Ordinateurs personnels (pour 1 000 personnes) : 1,4 4,0 ......

### Conclusions et progrès rapportés (lettre du Gouvernement — Conakry, le 29 novembre 2005)
- Le gouvernement met en œuvre un programme économique et financier de référence pour la période allant d’avril 2005 à mars 2006.
- Tous les objectifs quantitatifs et repères structurels fixés pour la fin juin ont été respectés, à l'exception de l'accumulation des avoirs extérieurs nets de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG).
- Le Gouvernement s’engage à fournir au FMI toutes les informations nécessaires au suivi et réitère l'engagement de prendre, si besoin, toutes les mesures supplémentaires nécessaires pour atteindre les objectifs du programme.
- Le FMI effectuera la prochaine évaluation du programme au plus tard au début de décembre 2005, fondée sur les repères à fin septembre 2005.
- Le gouvernement consent à la publication de la lettre, du mémorandum de politiques économiques et financières et du protocole d’accord technique qui y sont joints.

### Diagnostique macroéconomique et projections (Mémorandum — extraits)
- Croissance :
  - La croissance du PIB réel devrait atteindre un taux de 3 % en 2005, portée par le redressement de la production agricole et l'accélération du secteur minier et du secteur du bâtiment et des travaux publics.
- Inflation et taux de change :
  - Le taux d'inflation devrait atteindre 28 % (en glissement annuel) d'ici la fin de 2005 en raison de la dépréciation plus rapide que prévu du franc guinéen et de la forte augmentation des prix pétroliers intérieurs décidée en mai.
  - Le taux de change est passé de 2.850 francs guinéens pour un dollar EU au 1er mars à 3.827 au 30 juin; le programme tablait sur 3.200 francs guinéens.
  - La dépréciation s’est atténuée depuis la mi-juin; l'écart entre les taux interbancaire et le taux de référence appliqué par la banque centrale est tombé à moins de 5 %.
- Balance des paiements et réserves :
  - Le déficit du compte courant devrait passer de 5,5 % du PIB en 2004 à 3,8 % en 2005.
  - La balance globale devrait s'améliorer, passant d'un déficit de 2,5 % du PIB en 2004 à un surplus de 0,1 % du PIB en 2005.
  - Les réserves de change brutes devraient augmenter de l’équivalent de 0,8 mois d’importations à 1,3 mois d’importations au cours de 2005.
  - Au début de 2005, les réserves internationales de la banque centrale ont été ajustées à la baisse d’un tiers de mois d’importations en raison de la comptabilisation d’un paiement à un fournisseur de l’État remontant à 2003.
- Finances publiques et monétaire :
  - Toutes les cibles de recettes publiques ont été respectées et les dépenses publiques maîtrisées.
  - Le solde global des finances publiques (base caisse) affichait un excédent de 0,2 % du PIB au premier semestre contre un déficit de 1 % prévu.
  - L'expansion de la monnaie centrale : 49 % en glissement annuel en mars 2005, revenue à 36 % à la fin juin 2005.
  - La monnaie au sens large a augmenté de 34,6 % durant l’exercice clos en juin 2005 contre une prévision de 32,1 % dans le programme; cette hausse est attribuée à l'effet de la dépréciation sur la valeur des dépôts en devises.
  - Les avoirs extérieurs nets de la banque centrale se sont accrus de 13 millions de dollars EU au premier semestre 2005, insuffisants pour atteindre l’objectif programmé.
- Réformes structurelles :
  - Tous les repères structurels pour la fin juin ont été atteints, sauf le repère de s’abstenir d’introduire de nouvelles pratiques de taux de change multiples.
  - Premières mesures de libéralisation du marché des changes mises en œuvre en mars.
  - Adoption du tarif extérieur commun de l'UEMOA et progrès des réformes des administrations douanières et fiscales.
  - Vente d'actions de la plus grande banque commerciale du pays à une banque étrangère pour quelque 2 millions de dollars EU en septembre 2005.
  - Plans d’action adoptés pour lutter contre la fraude et renforcer l’efficacité des secteurs de la distribution de l’eau et de l’électricité.
  - Vérification des comptes et de la situation des avoirs extérieurs de la banque centrale quasiment terminée.
- Secteur pétrolier local :
  - Les sociétés pétrolières vendent à perte sur le marché intérieur en raison de la flambée des cours internationaux et de la dépréciation; résoudre ce problème est jugé nécessaire pour assurer l’approvisionnement continu en produits pétroliers.
- Paiements au FMI :
  - À la date d’évaluation, au 30 juin, les impayés de la Guinée envers le FMI se montaient à 3 millions de DTS; montant non réglé avant la mi-août.
  - Le gouvernement a déposé des ressources sur son compte DTS pour couvrir la totalité des obligations à venir envers le FMI pour 2005.

### Politiques et mesures annoncées pour la période septembre 2005–mars 2006
- Orientation générale :
  - Maintenir une orientation de politiques budgétaires et monétaires restrictive.
  - Renforcer le cadre institutionnel et l’efficacité du marché des changes.
  - Prendre dispositions pour assurer l’approvisionnement continu en produits pétroliers.
- Politique budgétaire :
  - Poursuivre le renforcement du recouvrement des recettes, la maîtrise des dépenses et la réduction du financement de l’État par la banque centrale; non-recours aux ressources extérieures non concessionnelles.
  - Budget 2006 conçu pour consolider les progrès : meilleur contrôle des activités hors budget, assistance technique du FMI sollicitée si nécessaire.
  - La loi de finances de 2006 traitera le mécanisme de fixation des prix des produits pétroliers sur le marché intérieur.
  - Objectif déclaré : améliorer la composition des dépenses publiques pour refléter les recommandations de la stratégie de réduction de la pauvreté.
- Mesures budgétaires concrètes et temporaires prises en 2005 :
  - Avances sur impôts sans intérêts reçues en août 2005 d’un montant de 18 millions de dollars EU des compagnies minières pour couvrir obligations de service de la dette extérieure; engagement du gouvernement à ne pas utiliser de recettes fiscales futures pour honorer des obligations courantes pendant la période du programme.
  - Garantie d’un taux de change aux importateurs de riz jusqu’à la fin septembre 2005 pour atténuer l’effet du renchérissement du coût des importations de riz.
  - Décision de réduire les dépenses afférentes aux biens et services d’au moins 10 milliards de francs guinéens par rapport aux dernières projections, en réduisant notamment les dépenses liées aux missions étrangères et en maintenant transferts et subventions aux niveaux prévus.
- Objectifs opérationnels :
  - Réduction de l’inflation, promotion de la croissance et accumulation des réserves de change via politiques budgétaires et monétaires restrictives et renforcement institutionnel.

*Sources : autorités guinéennes; Nations Unies; lettre du Gouvernement de Guinée, Conakry, le 29 novembre 2005; Mémorandum de politiques économiques et financières pour la période septembre 2005–mars 2006.*

### 15. La politique monétaire et de change sera mise en œuvre conformément aux

### 15. La politique monétaire et de change sera mise en œuvre conformément aux cibles et aux objectifs du programme de référence

### Orientations générales et recommandations de la mission SMT du FMI (août 2005)
- La banque centrale mettra en œuvre la politique monétaire et de change conformément aux cibles et objectifs du programme de référence, en suivant étroitement les recommandations de la mission du Département des systèmes monétaires et financiers du FMI effectuée en août 2005.
- Objectif opérationnel: encourager la participation des agents économiques au marché des changes officiel et faire en sorte que ce marché reflète réellement les conditions économiques sous-jacentes.

### Mesures relatives au fonctionnement du marché des changes
- Mode de calcul du taux de change de référence:
  - Adoption d’un mode de calcul basé sur une moyenne pondérée des transactions des banques et des bureaux de change.
  - Intention de la banque centrale de commencer à publier un cours de référence quotidien sur base des données de la journée, éliminant la pratique de taux de change multiple.
- Transparence et contrôles:
  - Dispositions, y compris inspections sur place, pour que banques et bureaux de change communiquent, dans les délais impartis, des données complètes sur les taux de change réels et le volume des transactions.
  - Mise en place d’une structure de contrôle interne des opérations de change au cours du dernier trimestre de 2005.
  - Signature d’une convention de place décrivant les obligations de la banque centrale et des banques commerciales sur le marché des changes au cours du dernier trimestre de 2005.
  - Réorganisation de la direction des opérations de change de la banque centrale au cours du dernier trimestre de 2005.
  - Revue de la réglementation relative au marché des changes pour qu’elle reflète les réformes institutionnelles déjà mises en œuvre.
- Autres mesures opérationnelles:
  - Réduction continue des transferts de devises en attente au profit de correspondants étrangers.
  - Évaluation de la mise en œuvre de la réglementation plafonnant les retraits d’espèces en devises.
  - Collaboration étroite avec l’administration des douanes, le système bancaire et les exportateurs pour assurer le rapatriement intégral des recettes d’exportation, conformément à la réglementation en vigueur.

### Mesures monétaires et gestion de la liquidité
- Raison d’action: excédent structurel de liquidité sur le marché; niveau élevé des réserves excédentaires déposées par les banques à la banque centrale.
- Mesures adoptées:
  - Taux de réserves obligatoires porté à 9½ % des dépôts des banques en octobre 2005 après consultations avec les banques commerciales.
  - Période d’évaluation du respect du taux de réserves obligatoires portée de 10 à 15 jours.
  - Pour renforcer le rôle des adjudications de titres de régulation monétaire (TRM), les adjudications de bons du Trésor et de TRM n’auront pas lieu le même jour.
  - Relance du Comité de trésorerie pour améliorer la communication entre le Trésor et la banque centrale.
  - Mise en place d’un Comité de gestion de la liquidité à la banque centrale.
  - Réflexion engagée sur la révision des dispositions relatives aux avances statutaires à l’État, afin d’éliminer ces avances à terme.

### Secteur pétrolier — mécanisme de fixation des prix
- Mesure principale:
  - Mise en place, dans le cadre de la loi de finances de 2006, d’un mécanisme automatique d’ajustement des prix des produits pétroliers.
- Caractéristiques du mécanisme:
  - Prendra intégralement en compte l’évolution du taux de change et des cours mondiaux du pétrole.
  - Application régulière sur une base mensuelle.
  - Si le gouvernement réduit les taxes intérieures pour aligner la structure des prix sur celle des pays voisins, des mesures d’un montant égal seront prises dans le domaine des ressources pour que l’incidence budgétaire globale soit neutre.
- Mesures transitoires:
  - Au cours du quatrième trimestre (2005), le gouvernement commencera à effectuer de légers ajustements mensuels des prix pétroliers intérieurs.

### Suivi du programme et ajustements des cibles quantitatives
- Calendrier de suivi:
  - Suivi fondé sur les indicateurs quantitatifs et les repères structurels mentionnés dans le mémorandum du 31 mai 2005 pour la fin septembre et fin décembre 2005 et la fin mars 2006.
  - La prochaine évaluation trimestrielle du programme par les services du FMI sera fondée sur les données en date de la fin septembre 2005.
- Ajustements opérés sur les cibles:
  - Ajustement à la baisse d’environ 23 millions de dollars EU de l’encours des avoirs extérieurs nets de la banque centrale, suite à l’ajustement du bilan consécutif à la comptabilisation d’une opération d’importation de 2003.
    - Précision: les remboursements qui seront reçus par la banque centrale sur les prêts accordés pour cette opération ne seront pas comptabilisés dans les réalisations des objectifs du programme.
  - Révision du montant-cible des avoirs extérieurs nets de la banque centrale:
    - a) révisé à la hausse à compter de juin 2005 en raison de la prise en compte d’1 million de dollars EU d’aide budgétaire exceptionnelle provenant de la Chine;
    - b) révisé à la baisse à compter de décembre 2005 de 75% d’un financement de 8,2 millions de dollars provenant de l’Union européenne qui ne sera pas reçu durant la période d’application du programme de référence.
- Tableaux et cibles (extraits contextualisés):
  - Les cibles quantitatives du programme figurent au Tableau 2; elles sont identiques à celles du mémorandum du 31 mai 2005, à l’exception des ajustements mentionnés ci‑dessus.
  - Remarque sur la base monétaire: indiquée sur base du taux de change du programme:
    - 3.200 francs guinéens pour un dollar à fin juin;
    - 3.276 francs guinéens à fin septembre;
    - 3.335 francs guinéens à fin décembre;
    - 3.496 francs guinéens à fin-mars 2006.

### Repères structurels (sélection de mesures et échéances pour 2005–06)
- Administration fiscale:
  - Adoption d’un plan d’action avec échéancier pour le renforcement de l’administration des douanes et de celle des impôts, conformément aux recommandations des missions d’assistance technique du FMI — Fin juin 2005 — Fait.
  - Interdiction d’accorder de nouvelles exonérations fiscales ou douanières ad hoc — Sur une base continue — 2005.
  - Mise en place d’un comité de suivi pour réexaminer le fonctionnement du système informatisé de gestion des dépenses et préparation des termes de référence pour un audit complet du réseau informatique — Fin juin 2005 — Fait.
  - Amendement de l’article 31 du Règlement général sur la comptabilité publique afin de mettre fin à la possibilité d’effectuer des dépenses extrabudgétaires — Fin septembre 2005.
  - Lancer appel d’offres pour un audit du système informatisé de gestion des dépenses — Fin septembre 2005.
  - Clôture de tous les comptes des particuliers dans les livres de la banque centrale — Fin décembre 2005.
  - Finalisation d’un audit de la dette intérieure de l’État et des dettes croisées entre les entreprises publiques et l’État — Fin décembre 2005.
- Aspects fiscaux des entreprises publiques:
  - Adoption par le Conseil des ministres d’un plan d’action pour combattre la fraude dans l’utilisation de l’électricité et de l’eau potable — Fin juin 2005 — Fait.
  - Adoption d’un plan d’action pour renforcer la situation financière de la compagnie d’électricité et de l’eau — Fin septembre 2005.
  - Adoption d’un plan d’apurement des dettes croisées entre les entreprises publiques et l’État — Fin décembre 2005.
- Mesures de sauvegarde:
  - Finalisation de l’audit spécial des réserves de change de la banque centrale — Fin septembre 2005.
  - Finalisation de l’audit financier de la banque centrale elle-même — Fin décembre 2005.
- Gouvernance:
  - Adoption d’un plan d’action pour la lutte contre la corruption, comprenant des objectifs concrets, indicateurs de résultat et calendrier — Fin septembre 2005.
- Régime de taux de change:
  - Repère structurel: s’abstenir d’introduire de nouvelles pratiques de taux de change multiples — Sur une base continue — 2005 — État d’avancement: Non respecté.

### Observations sur le régime de change et la pratique de taux multiple
- Unification et libéralisation du système de change le 1er mars 2005; abandon du mécanisme d’adjudication pour déterminer le taux de change.
- Calcul hebdomadaire par la banque centrale du taux de change de référence: moyenne arithmétique des taux cotés dans les banques créatrices de monnaie et les bureaux de change.
- Existence d’une pratique de taux de change multiple résultant d’un écart potentiel de plus de 2% entre le taux interbancaire et le taux de référence appliqué par la banque centrale.

_Extrait et synthèse du chapitre fourni._

### 1. La stratégie de développement de la Guinée est décrite dans le cadre stratégique de lutte

### _cr0637f - 1. La stratégie de développement de la Guinée est décrite dans le cadre stratégique de lutte

### Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté (CSLP)
- Le CSLP, approuvé par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale en juillet 2002, repose sur trois axes :
  - assurer une croissance durable et créer des emplois et des possibilités de revenu, en particulier pour les populations rurales pauvres;
  - élargir l’accès aux services de base et en rehausser la qualité;
  - améliorer la gouvernance et renforcer les capacités institutionnelles et humaines.
- Le CSLP s’appuie sur «Guinée — Vision 2010» (décembre 1996) et sur le CSLP intérimaire de 2000.

### Collaboration FMI–Banque mondiale et rôles respectifs
- Le FMI : dialogue sur les politiques macroéconomiques.
- La Banque mondiale : rôle de premier plan dans :
  - réformes structurelles (incluant restructuration du secteur bancaire, privatisation des télécommunications, de l’électricité et de l’eau);
  - santé, éducation et décentralisation administrative;
  - renforcement des capacités, développement rural et entretien des routes;
  - gouvernance.

### Stratégie d’aide de la Banque mondiale (CAS 2004-06) — scénarios
- Trois scénarios de la CAS :
  - Scénario élevé : augmentation de l’aide budgétaire dans le cadre du CSLP; financement pour les projets des secteurs de l’électricité et de l’eau; calendrier et ressources adéquats pour la décentralisation, la gouvernance et la privatisation des services d’utilité publique.
  - Scénario de référence : soutien aux principaux volets du CSLP; préparation d’une nouvelle relation avec les partenaires de développement fondée sur un étalement des prêts-programmes pour une allocation et une utilisation plus efficaces de l’aide extérieure.
  - Scénario bas : gouvernement incapable d’avancer sur les problèmes macroéconomiques, budgétaires et de gouvernance; aide limitée à la préservation des acquis dans les secteurs prioritaires; absence d’aide budgétaire et de financement des infrastructures.

### Expériences passées et situation macroéconomique
- IDA : quatrième crédit à l’ajustement structurel (SAC IV) approuvé en 2001, décaissé en une seule fois pour 50 millions de DTS.
- Prévision initiale : en 2004, un crédit à l’appui de la réduction de la pauvreté (CARP) devait remplacer le SAC IV sous réserve de bons résultats macroéconomiques et réformes.
- Détérioration :
  - La gestion macroéconomique s’est gravement détériorée depuis le milieu de 2002.
  - Le programme FRPC s’est enlisé en décembre 2002.
  - Croissance du PIB : 1,2 % en 2003 et 2,6 % en 2004.
  - À cause des résultats macroéconomiques médiocres, la Guinée remplit pour l’instant les conditions du scénario bas.
- Depuis début 2005, le nouveau gouvernement s’efforce de stabiliser les agrégats macroéconomiques, reprendre les réformes structurelles et préparer le retour des engagements des donateurs, dont la Banque mondiale.

### Portefeuille et appui de l’IDA/Banque mondiale
- Au 31 juillet 2005, l’IDA avait approuvé 63 crédits en faveur de la Guinée répartis comme suit (nombre de crédits par secteur mentionné) ; la valeur totale de ces projets équivaut à environ 1.460 millions de dollars, dont 1.334 millions ont été décaissés.
- Entre les exercices 1998 et 2005 : deux opérations d’ajustement approuvées (dont SAC IV) et neuf opérations d’investissement détaillées dans le texte.
- Portefeuille actuel de la Banque en Guinée :
  - 8 projets pour un total de 236,6 millions de dollars;
  - dont 20,3 millions sont sous la forme de dons;
  - 133,6 millions restent à décaisser.
- Exemple : projet de renforcement des capacités de prestation des services — 19 millions de dollars, dont 14,3 millions n’avaient pas été décaissés; clôture initiale 30 juin 2004 puis prolongation rétroactive jusqu’au 31 mai 2005 pour permettre le financement d’une vérification judiciaire.
- Programmes d’assistance sans prêt : évaluation fiduciaire, revue des dépenses publiques, analyse des systèmes de gestion et d’audit des finances publiques, évaluation croisée du développement social/structurel/sectoriel dans le cadre du CSLP, travaux d’analyse sur les impacts sociaux des réformes en collaboration avec le FMI.

### Programmes de prêts prévus (scénario bas de la CAS)
- Financement prévu par la Banque mondiale pour 2004/06 :
  - projet national d’infrastructure rurale : 30,3 millions de dollars (approuvé en août 2004);
  - deuxième projet pour le secteur de la santé : 25 millions de dollars (approuvé début juin 2005);
  - deuxième programme d’appui aux communautés villageoises : 45 millions de dollars (inclus dans l’exercice 2006).
- Note : la deuxième phase du PPA pour le secteur urbain prévue pour 2007 pourrait être avancée si la Guinée passe au scénario de référence.

### Principaux domaines de collaboration opérationnelle FMI–Banque mondiale
- Gestion des dépenses publiques :
  - Priorité depuis 1996.
  - Le FMI conduit le dialogue sur la politique fiscale; la Banque mondiale se concentre sur l’affectation stratégique des ressources et l’efficacité opérationnelle des dépenses publiques.
  - Appui fourni pour établir le cadre de dépenses à moyen terme (CDMT), renforcer le processus budgétaire et promouvoir une affectation décentralisée des ressources.
  - Revue analytique de la passation des marchés en 2002; revue des dépenses publiques en 2004; évaluation intégrale de la responsabilité financière axée sur les systèmes de gestion des dépenses publiques, l’audit des finances publiques et la gouvernance.
- Analyse des impacts sur la pauvreté et le social :
  - Projets d’analyse envisagés : impact des dépenses publiques de santé et d’éducation sur les indicateurs sociaux; impact de l’adoption du tarif extérieur commun de l’UEMOA sur la fiscalité des biens de consommation de base; impact de l’assouplissement du taux de change sur les prix à la consommation; impact social des réformes commerciales; impact de la fiscalité sur la croissance et la répartition des revenus.
  - Choix des réformes analysées fondé sur l’importance des effets attendus en matière sociale/pauvreté, priorité gouvernementale, calendrier et intensité du débat national.
  - Enquête de 2002 sur les ménages achevée durant le premier semestre de 2005 ; diagnostic à jour de la pauvreté presque terminé.
- Réforme de la fonction publique et prestation des services :
  - Initiatives soutenues par la Banque et d’autres bailleurs : PAGE, PRCI, études sur la gouvernance et la corruption du CNLC, don pour renforcer la Chambre des comptes et la Commission des finances de l’Assemblée nationale.
  - Résultats : impact limité du PAGE sur l’efficacité des services publics; exécution du PRCI suspendue en août 2003 pour raisons de corruption; évaluation des études sur la corruption en cours pour élaborer une stratégie de bonne gouvernance avant la fin de 2005; progrès dans le renforcement des capacités de la Chambre des comptes et de la Commission des finances.
  - Coopération Banque–FMI sur les aspects de la réforme du secteur public ayant un impact direct sur la stabilité budgétaire et la gestion financière.
- Réformes commerciales :
  - Collaboration étroite pour mettre en place un système de commerce favorable à la croissance.
  - Rôles : FMI — réforme du régime tarifaire; Banque mondiale — stimulation des échanges via le cadre intégré pour le commerce; participation au dialogue sur les réformes commerciales régionales dans le contexte de l’UEMOA.
  - Contact de la Banque mondiale mentionné : M. Wilfried Engelke (téléphone : 473-2062).

### Questions d’ordre statistique
- Les données économiques et financières communiquées au FMI sont généralement adéquates pour le suivi des programmes et la surveillance, mais il faut améliorer :
  - la cohérence interne des données budgétaires;
  - la concordance des données budgétaires avec les comptes monétaires.
- Participation au SGDD : métadonnées publiées pour la première fois le 12 décembre 2003 sur le TAND; métadonnées actuellement affichées basées sur mars 2002 et nécessitant mise à jour avec projets d’amélioration pour toutes les catégories de données.
- Volume des données de finances publiques détaillées en hausse; problèmes persistants notamment dans :
  - l’établissement des statistiques du secteur réel;
  - la balance des paiements.
- Changements récents du système financier ont influé sur la qualité des données des banques créatrices de monnaie.
- Une loi sur les statistiques définissant l’organisation institutionnelle de leur production à un niveau décentralisé a été approuvée.

_Extrait du document fourni : _cr0637f - 1. La stratégie de développement de la Guinée est décrite dans le cadre stratégique de lutte_

### 1995. Toutefois, il ne semble pas que la Direction nationale de la statistique (DNS) et la

### _cr0637f - 1995. Toutefois, il ne semble pas que la Direction nationale de la statistique (DNS) et la

### Système statistique national — constats généraux
- La Direction nationale de la statistique (DNS) et la commission technique créées par la loi de 1995, chargées respectivement de coordonner les activités de production des données et de formuler des recommandations sur le programme statistique, n’ont pas manifestement amélioré la qualité des statistiques.
- Les déficiences sont principalement imputées à l’absence de budget pour l’élaboration de statistiques à jour et au manque de formation des statisticiens.
- Un plan d’action a été mis au point par la Guinée, mais les ressources financières nécessaires pour exécuter nombre des mesures envisagées n’ont pas encore été trouvées.

### Statistiques du secteur réel — qualité, couverture et calendrier
- Les statistiques du secteur réel sont déficientes et incomplètes et ne sont pas publiées suffisamment à temps pour soutenir l’élaboration de la politique économique.
- Seul l’indice des prix à la consommation (IPC) est publié régulièrement tous les mois.
- Autres observations :
  - Les études mensuelles sur la production minière, industrielle et agricole sont produites avec de très longs délais.
  - Les statistiques sur l’emploi et la population ne sont publiées que sur une base annuelle.
  - Certaines séries sont consultables sur le site de la DNS.
  - Un programme de renforcement des comptes nationaux est lancé avec l’assistance technique d’AFRISTAT et de la Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ), et on s’attend à établir des matrices entrées-sorties sur une base annuelle.
- IPC pour Conakry :
  - Diffusé chaque mois, avec un décalage d’un mois.
  - Prix à l’exportation : estimés sur la base des informations communiquées par les sociétés minières.
  - Prix à l’importation : calculés à partir de la moyenne pondérée des prix à l’exportation des partenaires commerciaux.
  - Taux de change : communiqués toutes les semaines.
- Données agricoles additionnelles publiées de façon sporadique sous forme d’études de la FAO et du PNUD.
- Il n’y a pas de données sur l’emploi ni sur les coûts de main-d’œuvre.
- En mars 2000, une mission du Département des statistiques a formulé des recommandations détaillées pour améliorer les données du secteur réel.

### Statistiques de la balance des paiements — progrès et lacunes
- Les autorités ont appliqué certaines recommandations de mai 1995 : la couverture des données sur le commerce des services, les transferts privés et les flux de capitaux a été élargie via une enquête annuelle auprès des prestataires de services et des grandes entreprises.
  - L’enquête n’est pas exhaustive et aucune sanction n’est prévue à l’encontre des non-répondants.
  - En raison de difficultés à établir des statistiques annuelles, la recommandation de produire des données trimestrielles n’a pas encore été mise en œuvre.
- Statistiques du commerce des marchandises :
  - Communiquées selon le Système harmonisé de classification douanière, déduction faite des importations des missions diplomatiques et du commerce de transit.
  - Les données ne cadrent pas avec la réalité; incohérences possiblement liées à la contrebande et à des erreurs de compilation (ex. : statistiques faisant état d’importantes exportations de produits en aluminium alors que ces produits ne sont pas fabriqués dans le pays selon le Ministère des mines et de l’énergie).
  - Les données sont sensiblement ajustées avant publication.
- Répercussions sur la comptabilité nationale :
  - Les comptes nationaux reposent sur des statistiques commerciales qui incluent le commerce de transit et les importations des missions diplomatiques, conduisant à une surestimation de l’ouverture de l’économie.
  - Les estimations du commerce des services utilisées sont bien inférieures à celles établies à partir des enquêtes de la banque centrale.
- Le Département des statistiques n’a pas reçu de données mensuelles sur les réserves internationales depuis décembre 2002.

### Statistiques de finances publiques — pratiques et limites
- Le Ministère de l’économie et des finances établit tous les mois des données exhaustives sur les opérations budgétaires de l’administration centrale :
  - Recettes : base encaissements-décaissements.
  - Dépenses : bases engagements et encaissements-décaissements.
  - Le Département Afrique reçoit des données provisoires dans un délai d’un mois.
- Les données budgétaires manquent souvent de cohérence interne.
- Le budget inclut la plupart des opérations de l’État, mais certains comptes « satellites » ne sont que partiellement intégrés.
  - Différences considérables entre la définition nationale des administrations publiques et celle du Manuel de statistiques de finances publiques.
  - Fonds autonomes (ex. Fonds routier) partiellement intégrés : pour le Fonds routier, 100 % des ressources sont « engagées » via le budget et transférées au Fonds; les décaissements ont lieu à la discrétion du Fonds, suivi via son compte à la banque centrale.
  - Le produit de la taxe sur les combustibles est versé au budget général avant d’être transféré au Fonds routier.
- Données publiées :
  - Dernières données publiées dans le GFS Yearbook pour la Guinée : 1999, présentées uniquement sur la base encaissements-décaissements.
  - La Guinée ne transmet pas de statistiques de finances publiques pour publication dans International Financial Statistics (IFS).

### Statistiques monétaires — diffusion et limites méthodologiques
- Données mensuelles sur les opérations des autorités monétaires, des banques créatrices de monnaie et sur les taux d’intérêt sont communiquées dans un délai d’un mois au Département Afrique, mais pas dans le même délai au Département des statistiques.
- Les statistiques monétaires ne reflètent pas entièrement les changements récents du système financier (liquidation et restructuration de banques) en raison de problèmes de collecte des données, de classification des instruments et de sectorisation des activités économiques.
- Progrès :
  - Les autorités ont fait des progrès dans la mise en œuvre des recommandations d’une mission du Département des statistiques en 2000, mais davantage de travaux sont nécessaires, notamment pour la classification des prêts improductifs.
  - Début 2001 : les autorités ont commencé à communiquer régulièrement au Département des statistiques des données monétaires aux fins de leur publication dans IFS.
  - Après un passage difficile en 2003, la transmission de telles données est devenue plus fréquente, sur une base non mensuelle.
  - Les dernières données publiées dans IFS portaient sur juin 2005.

### Tableau synthétique des principaux indicateurs (au 14 octobre 2005) — périodicité et réception
- Taux de change : dernière observation 12/10/05 ; date de réception 12/10/05 ; périodicité communication/publication H (hebdomadaire).
- Avoirs internationaux de réserve et engagements au titre des réserves des autorités monétaires : dernière observation 30/09/05 ; date de réception 12/10/05 ; périodicité communication/publication M (mensuelle).
- Base monétaire : 30/09/05 ; 12/10/05 ; M / M / M.
- Masse monétaire au sens large : 30/09/05 ; 12/10/05 ; M / M / M.
- Bilan de la banque centrale : 30/09/05 ; 12/10/05 ; M / M / M.
- Bilan consolidé du système bancaire : 30/09/05 ; 12/10/05 ; M / M / M.
- Taux d’intérêt : dernière observation 31/08/05 ; date de réception 30/09/05 ; M / M / M.
- Indice des prix à la consommation : 31/08/05 ; 30/09/05 ; M / M / M.
- Recettes, dépenses, solde et composition du financement — Administrations publiques : ND ; périodicité communication/publication --- (non disponible/---).
- Recettes, dépenses, solde et composition du financement — Administration centrale : 31/08/05 ; 30/09/05 ; M / M / M.
- Stocks de la dette contractée ou garantie par l’administration centrale : dernière observation 2004 ; date de réception 31/08/05 ; périodicité A (annuelle).
- Solde extérieur courant : 2004 ; 31/08/05 ; A / A / A.
- Exportations et importations de biens et de services : 2004 ; 31/08/05 ; A / A / A.
- PIB/PNB : 2004 ; 31/08/05 ; A / A / A.
- Dette extérieure brute : dernière observation 30/06/05 ; date de réception 31/08/05 ; périodicité T (trimestrielle) / T / T.
- Légende périodicité : Quotidienne (Q), hebdomadaire (H), mensuelle (M), trimestrielle (T), annuelle (A), irrégulière (I), non disponible (ND).

### Analyse de la viabilité de la dette (AVD) — conclusions clés
- Objectif : évaluer la dynamique de la dette extérieure publique de la Guinée à l’aide du cadre AVD—PFR.
- Conclusion principale : la Guinée est surendettée et, lorsqu’elle franchira le point d’achèvement prévu par l’initiative renforcée en faveur des PPTE (en principe au début de 2007), elle risque fort de le rester à moyen terme selon le scénario de référence.
- Résultats et chiffres clés :
  - À la fin de 2004, la dette extérieure publique ou garantie par l’État est estimée à 3.270 millions de dollars.
  - Répartition des créanciers (fin 2004) :
    - 65 % dus à des créanciers multilatéraux (dont les trois quarts à la Banque mondiale et à la Banque africaine de développement).
    - 22 % à des créanciers du Club de Paris.
    - Le reste détenu par des créanciers non membres du Club de Paris et des créanciers commerciaux.
    - Dette libellée à plus de 70 % en euros, en yen et en DTS.
  - Arriérés extérieurs accumulés envers créanciers multilatéraux et bilatéraux à la fin de 2004 : 62,4 millions de dollars (environ 2,0 % du PIB).
- Indicateurs du poids de la dette (fin 2004 et projections) :
  - Le ratio VAN de la dette/exportations à la fin de 2004 est estimé à 191,5 %, nettement au-dessus du seuil indicatif subordonné à l’adoption de réformes.
  - Selon le scénario de référence, ce ratio tomberait en deçà du seuil de 100 % en 2015.
  - Les ratios de la VAN de la dette au PIB et aux recettes dépassent aussi les seuils subordonnés à l’adoption de réformes du scénario de référence avant de tomber en deçà de ces seuils à moyen terme.
  - Le ratio du service de la dette extérieure passe rapidement en deçà du seuil pertinent après le point d’achèvement, une fois que l’allégement de dette prévu par l’initiative en faveur des PPTE est totalement réengagé.
- Sensibilité aux chocs et scénarios défavorables :
  - Les indicateurs sont sensibles aux chocs exogènes sur la croissance des exportations et à une dépréciation ponctuelle du franc guinéen par rapport au dollar.
  - Tests de résistance : un choc d’un écart type sur les exportations pendant deux ans et une dépréciation ponctuelle du taux de change provoquent une hausse significative des ratios et un retour plus lent vers les seuils.
  - Dans un scénario où les principales variables macroéconomiques conservent leur valeur historique à partir de 2005, les ratios de la dette extérieure suivraient une tendance constamment orientée à la hausse, aggravant fortement le risque de surendettement.
- Hypothèses macroéconomiques retenues pour l’AVD (Encadré 1) :
  - PIB réel : augmentation de 3,0 % en 2005 ; taux annuel moyen de 5,5 % en 2006-10 ; 5 % en 2011–2025.
  - Inflation (prix à la consommation) : 17,5 % en 2004 ; 30,7 % en 2005 ; moyenne de 9,6 % en 2006-08 ; 5,0 % pendant le reste de la période de projection.
  - Dépréciation nominale du franc guinéen après libéralisation en mars 2005 : près d’un tiers de sa valeur nominale par rapport au dollar ; dépréciation nominale totale en 2005 attendue à 38 %.
  - Croissance des exportations : moyenne de 7,2 % en 2005–10 ; 8,2 % en 2011–25.
  - Déficit extérieur courant, hors transferts officiels : 5,8 % du PIB en 2004 ; 4,6 % en 2005 ; 2,5 % en moyenne en 2006–25.
  - Politique budgétaire : maintien rigoureux ; ratio recettes budgétaires/PIB : moyenne de 11,0 % en 1995-04 ; environ 13 % en 2005 ; 13,2 % en 2006–08 ; 14,7 % en 2009–15 ; 17,2 % en 2016–25.
  - Excédent primaire projeté : 3,8 % du PIB en moyenne en 2006–08 ; 2,9 % en 2016–25.
  - Nouveaux emprunts : l’écart de financement est comblé essentiellement par des ressources concessionnelles, en provenance surtout de l’IDA.

*Préparée par les services de la Banque mondiale et du FMI (extraits de l’appendice IV–V).*

### 7. Dans un scénario de remplacement qui simule un éventuel allégement de

### 7. Dans un scénario de remplacement qui simule un éventuel allégement de dette par le G-8

### Effets simulés de l’allégement proposé par le G-8
- La proposition du G-8 prévoit une réduction de l’encours de la dette envers l’IDA, le FMI et la Banque africaine de développement à la fin de 2004 pour tous les PPTE qui auront atteint ou atteindront le point d’achèvement.
- Dans la simulation d’un tel allégement en 2007 (graphique 3, scénario IADM) :
  - Le risque de surendettement est fortement réduit au point d’achèvement anticipé.
  - La simulation abaisse de moitié en moyenne les ratios d’endettement extérieur de la Guinée.
  - Les ratios d’endettement extérieur demeurent en deçà des seuils assujettis à l’adoption de réformes pendant toute la période de projection.
- Recommandation implicite : il importe que les autorités continuent d’appliquer les réformes avec détermination pour parvenir à une croissance durable, atteindre le point d’achèvement et éventuellement profiter d’un allégement de dette du G-8.

### Données historiques
- Les valeurs historiques sont calculées sur la période 1998-04.

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### Encadré 2. Mise à jour de l’AVD–PPTE et comparaison avec le cadre d’AVD–PFR

### Mise à jour et méthodologie
- Le présent encadré met à jour l’AVD présentée dans le document sur le point de décision de la Guinée (EBS/00/243, 1/12/2000) en utilisant la méthodologie PPTE.
- Les paramètres mis à jour : nouveaux emprunts, taux de change et d’escompte à la fin de 2004, et données sur les exportations.
- Les simulations de l’allégement de dette prévu au titre de l’initiative PPTE effectuées au point de décision sont reformulées pour tenir compte de :
  - l’interruption de l’allégement pendant la période intérimaire,
  - l’accumulation d’arriérés.

### Résultats clés de la mise à jour (fin de 2004)
- La VAN de la dette à la fin de 2004, une fois pris par hypothèse le versement total de l’aide prévue au titre de l’initiative renforcée en faveur des PPTE, est estimée à 1.521 $.
  - Valeur anticipée dans le document sur le point de décision : 1.293 $.
- Le ratio VAN de la dette extérieure/exportations à la fin de 2004 est estimé à 189 %, soit une hausse de près de 40 points par rapport aux projections au point de décision.
- Facteurs ayant contribué à la variation du ratio (points de pourcentage) entre la fin de 1999 et la fin de 2004 :
  - Ratio à la fin de 1999 : 150,0
  - Variation anticipée du ratio de la fin de 1999 à la fin de 2004 : 14,0 (nouveaux emprunts 2000–04)
  - Croissance des exportations (2000–04) : -53,6 (variation anticipée) ; 49,4 (variation non anticipée) ; -4,1 (variation totale)
  - Variations des paramètres : 25,3
    - Dont celles dues aux variations :
      - des taux d’escompte : 11,7
      - des taux de change : 13,6
  - Autres facteurs 3/ : 8,4
  - Ratio à la fin de 2004 (sur la base des taux d’escompte et de change et de l’encours effectif de la dette à la fin de 2003, ainsi que de la moyenne des données des trois années précédentes sur les exportations de biens et de services) : 118,6 / 189,0 4/
- Observations sur les contributions :
  - Les nouveaux emprunts ont contribué à l’augmentation de la VAN de la dette extérieure.
  - La chute du dollar par rapport aux grandes monnaies internationales et la baisse des taux d’escompte ont aussi joué un rôle.
  - La croissance des exportations entre le point de décision et la fin de 2004 a été nettement inférieure aux anticipations ; elle a cependant contribué à une faible baisse du ratio, insuffisante pour neutraliser la hausse due aux nouveaux emprunts et aux variations des taux de change et d’escompte.

### Comparaison méthodologique AVD–PPTE vs AVD–PFR
- L’emploi de la méthodologie PPTE pour mettre à jour l’AVD au point de décision permet de calculer pour la fin de 2004 un ratio de 189 % légèrement inférieur à celui obtenu avec le nouveau cadre d’AVD–PFR (192 %).
- Différences méthodologiques expliquant l’écart :
  - Le cadre d’AVD–PFR utilise les exportations annuelles au lieu d’une moyenne rétrospective sur trois ans.
  - Le cadre d’AVD–PFR utilise les projections de taux de change des Perspectives de l’économie mondiale pour prévoir les flux de service de la dette au lieu des taux de change de la fin de 2004.
  - Le cadre d’AVD–PFR utilise un taux d’escompte unique de 5 % pour calculer la VAN de la dette au lieu de taux d’escompte par monnaie.
- Pour la Guinée, l’écart dû à la variation des taux de change utilisée pour prévoir les futurs flux de dette entraîne une hausse des ratios d’endettement supérieure aux variations compensatrices des taux d’escompte et des exportations employés dans les deux méthodes.

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### Analyse de la viabilité de la dette du secteur public (2005-25)

### Historique budgétaire et composition de la dette intérieure
- Déficit budgétaire de l’administration centrale (base engagements, dons inclus) : moyenne de 6,3 % du PIB au cours de la période 1994–2004.
- Détérioration du déficit : de 5,3 % du PIB en 1999 à 8,9 % à la fin de 2003.
- Causes des déséquilibres : dépenses militaires, charges d’intérêts au titre de la dette intérieure, et dépenses d’investissement financées sur ressources intérieures supérieures aux prévisions.
- Moyennes sur la période : dépenses = 17,2 % du PIB ; recettes (dons inclus) = 13,7 % du PIB.
- À la fin de 2004, la dette intérieure de l’État représentait environ 22 % du PIB, composée de :
  - avances de la banque centrale : 15 %
  - bons du Trésor détenus par les banques commerciales : 4 %
  - arriérés accumulés envers le secteur privé : 3 %
- Un volume considérable de créances d’entreprises publiques et du secteur privé non financier sur l’État attendait d’être certifié par des vérificateurs externes ; cette catégorie n’est pas saisie dans les données utilisées dans la présente analyse. Dans le contexte de l’actuel programme de référence, les autorités ont entrepris d’en dresser un état et ont l’intention de les vérifier d’ici à la fin de décembre 2005.

### Scénario de référence et projections
- Objectif principal du scénario macroéconomique de référence : accroître les recettes publiques tout en limitant les dépenses afin de réduire les besoins d’emprunt du secteur public.
- Hypothèse : l’encours de la dette intérieure diminue et tombe à 7 % du PIB à la fin de la période de projection.
- Effet attendu : sous l’effet de cette diminution et d’une forte croissance des recettes, la dette du secteur public sera réduite.
- Points de départ très élevés en 2005 :
  - ratio de la VAN de la dette du secteur public aux recettes budgétaires : 577 %
  - ratio de la VAN de la dette publique au PIB : 134 %

### Analyse de sensibilité et risques
- L’analyse de sensibilité indique une forte progression du risque d’endettement à moyen terme.
- Dans le scénario ne prévoyant aucune réforme (maintien du solde primaire à son niveau de 2004) :
  - tous les indicateurs du poids de la dette augmentent sensiblement par rapport au scénario de référence.
  - exemple : le ratio VAN de la dette publique/recettes progresse en moyenne de 130 points environ.
- Un choc de change : une dépréciation réelle ponctuelle de 30 % du franc provoquerait une hausse significative des indicateurs du poids de la dette (les tests de résistance les plus extrêmes figurent au graphique 4).

*Source : estimations des services du FMI.*

### 12. Les résultats de l’AVD du secteur public font ressortir l’importance de la gestion

### 12. Les résultats de l’AVD du secteur public font ressortir l’importance de la gestion de la dette publique

### Principale conclusion
- Les résultats de l’AVD du secteur public mettent en évidence l’importance de la gestion de la dette publique, notamment pour limiter les emprunts à la banque centrale et l’accumulation d’arriérés intérieurs envers le secteur privé.

### Hypothèse de test de résistance notable
- Dans l’un des tests de résistance du cadre d’AVD–PFR, on suppose une augmentation des flux générateurs de dette égale à 10 % du PIB en 2006, qui pourrait correspondre approximativement à la dette intérieure non certifiée.

### Scénarios et séries d’indicateurs clés (sélection)
- Scénario de référence — Ratio VAN de la dette/PIB (2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2015, 2025) :
  - 47, 48, 42, 40, 39, 36, 28, 16
- Scénario B6 (Dépréciation ponctuelle de 30 % en valeur nominale par rapport au scénario de référence en 2006) — Ratio VAN de la dette/PIB (2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2015, 2025) :
  - 47, 71, 62, 59, 57, 53, 41, 24
- Scénario de référence — Ratio VAN de la dette/exportations (2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2015, 2025) :
  - 174, 174, 153, 147, 141, 132, 97, 54
- Scénario A2 (Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2005–25) — Ratio VAN de la dette/exportations (2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2015, 2025) :
  - 174, 183, 185, 202, 218, 231, 278, 318

### Principaux indicateurs et mécanismes contenus dans les tableaux et graphiques
- VAN de la dette extérieure (séquence extraite du tableau) : 39,7; 46,8; 48,3; 42,2; 40,4; 38,7; 36,3; 42,1; 27,6; 16,5.
- En pourcentage des exportations — VAN de la dette extérieure (séquence) : 191,5; 173,9; 174,1; 152,7; 146,8; 141,3; 132,2; 153,5; 97,4; 54,1.
- Ratio service de la dette/exportations (extraits) : 21,0; 18,4; 18,3; 8,8; 7,8; 6,6; 7,0; 11,2; 7,8; 5,1.
- Dette du secteur public — VAN de la dette du secteur public (séquence extraite) : 66,5; 74,2; 66,9; 58,1; 54,7; 51,0; 46,4; 33,1; 23,4.
- Ratio VAN de la dette du secteur public/recettes (en pourcentage) — série extraite : 582,8; 577,1; 496,8; 429,8; 400,0; 365,1; 321,3; 210,1; 140,8.
- Ratio service de la dette/recettes (en pourcentage) — série extraite : 48,3; 37,5; 44,8; 24,5; 22,4; 24,1; 23,4; 20,7; 11,4.

### Hypothèses macroéconomiques et budgétaires citées (extraits)
- Croissance du PIB réel (en pourcentage) — séquence d’hypothèse : 2,7; 3,3; 1,4; 3,0; 5,0; 5,4; 6,1; 5,5; 5,5; 5,1; 5,0; 5,0.
- Déflateur du PIB exprimé en dollars EU (variation en %) — séquence d’hypothèse : 6,5; -2,2; 8,9; -19,2; -5,9; 2,8; 2,4; 2,7; 3,4; -2,3; 2,3; 1,9.
- Taux d’intérêt effectif (pourcentage) — séquence d’hypothèse : 1,6; 1,4; 0,3; 1,5; 1,4; 0,9; 1,0; 0,8; 0,8; 1,1; 1,0; 1,4.

### Tests de sensibilité et scénarios de remplacement (exemples)
- Scénarios de remplacement et tests bornés couverts dans l’analyse :
  - A1. Principales variables à leurs moyennes historiques en 2005–25.
  - A2. Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2005–25 (hypothèse : taux d’intérêt supérieur de 2 points de pourcentage).
  - B1–B5. Tests bornés portant sur la croissance du PIB réel, la croissance des exportations, le déflateur du PIB en dollars EU, les flux nets non créateurs d’endettement, et combinaisons de chocs (demi-écart type).
  - B6. Dépréciation ponctuelle de 30 % en valeur nominale en 2006.
- Exemples de valeurs projetées sous ces scénarios (Scénario de référence vs. chocs) :
  - Ratio VAN de la dette/PIB (Scénario de référence) : 47 … 16 (2005–2025).
  - Ratio VAN de la dette/PIB (B6 dépréciation 30 %) : 47; 71; 62; 59; 57; 53; 41; 24 (2005–2025).

### Implications politiques implicites dans l’analyse
- Priorité à une gestion rigoureuse de la dette publique pour :
  - Limiter les emprunts auprès de la banque centrale.
  - Éviter l’accumulation d’arriérés intérieurs envers le secteur privé.
- Importance d’évaluer la vulnérabilité aux chocs externes et aux conditions de financement moins favorables (p. ex., hausse des taux d’intérêt, dépréciations monétaires, détérioration des exportations).

*Source : simulations et projections des services du FMI, extraits de l’AVD (Appendice V).*

### 2. Bien que la Guinée ait respecté la plupart des critères quantitatifs et des repères

### _cr0637f - 2. Bien que la Guinée ait respecté la plupart des critères quantitatifs et des repères

### Contexte macroéconomique et trajectoire récente
- L’inflation mensuelle est passée d’un pic de 6 % en juin 2005 à 0,8 % en novembre 2005; cependant, sur 12 mois, elle devrait atteindre près de 29 % à la fin de 2005, contre un objectif de 19 % dans le programme de référence.  
- La croissance du PIB réel en 2005 est cohérente avec les anticipations des services du FMI; la production devrait croître de 3 % en 2005, reflétant un regain de l’activité agricole et une croissance dans les secteurs du bâtiment et des mines.  
- Les réserves internationales brutes devraient augmenter de 0,8 à 1,3 mois de couverture des importations en 2005.  
- Le déficit budgétaire global (hors dons) a été ramené de 6 % du PIB en 2004 à 0,2 % du PIB en juin 2005.  
- La dépréciation nominale du franc guinéen s’établit à environ 38 % depuis la fin février 2005.

### Résultats des critères quantitatifs et indicateurs (fin septembre 2005)
- La plupart des objectifs quantitatifs et indicateurs du programme de référence pour la fin de septembre 2005 ont été respectés (sauf mention contraire).  
- Solde primaire intérieur : excédent de 2,9 % du PIB au cours des neuf premiers mois de 2005, contre un objectif de 2,2 %.  
- Dépenses courantes de l’administration centrale, hors intérêts : objectif indicatif dépassé légèrement, principalement en raison d’une dépréciation plus rapide que prévu du taux de change.  
- Crédit bancaire net à l’État : s’est contracté pendant les neuf premiers mois de 2005.  
- Base monétaire : a diminué de 25 milliards de francs guinéens entre mars et septembre, contre une expansion de 29 milliards prévue dans le programme de référence.  
- Avoirs extérieurs nets de la banque centrale : objectif atteint, en partie grâce aux avances sur impôts des sociétés minières et au produit de la vente d’une licence de téléphonie GSM au troisième trimestre de 2005.  
- Arriérés extérieurs : s’étaient contractés jusqu’en septembre 2005.

### Repères structurels (fin septembre 2005 et statut)
- Tous les repères structurels prévus pour la fin de septembre ont été respectés, sauf la présence continue d’une pratique de taux de change multiple.  
- Mesures engagées et leur statut (respecté) :  
  - Modification des règles générales sur la comptabilité publique pour supprimer la possibilité de dépenses extrabudgétaires.  
  - Lancement d’un appel d’offres pour un audit du système informatisé de gestion des dépenses.  
  - Adoption d’un plan d’action pour combattre la corruption; version définitive d’un projet de loi de lutte contre la corruption en cours de finalisation.  
  - Adoption de plans d’action pour renforcer la situation financière des sociétés d’eau et d’électricité (lutte contre la fraude, clarification des relations financières, paiement des factures de l’État, préparation d’un solde d’ouverture pour 2006).  
  - Aucune nouvelle exonération fiscale ou douanière ad hoc n’a été adoptée (repère structurel continu).  
  - Finalisation de l’audit externe de la position de change de la banque centrale (rapport définitif présenté en octobre 2005).

### Dérapages observés en octobre-novembre 2005
- Au cours d’octobre-novembre 2005, de graves dérapages dans l’exécution du programme ont été constatés, mettant en risque la réalisation des objectifs quantitatifs pour la fin de décembre 2005.  
- À fin novembre 2005 :  
  - La base monétaire avait presque atteint le chiffre établi comme objectif pour la fin de décembre.  
  - Les avoirs extérieurs nets de la banque centrale étaient tombés au niveau prévu pour la fin de décembre.  
  - Les arriérés extérieurs, qui s’étaient contractés jusqu’en septembre, ont augmenté en octobre-novembre.  
- Principales causes des dérapages :  
  - Expansion très rapide du crédit de la banque centrale à l’État (due en partie à une augmentation des dépenses publiques différées et à une réduction du financement de l’État par les banques commerciales).  
  - Absence d’un mécanisme permettant un suivi efficace du programme.

### Mesures prises par les autorités pour rétablir le programme
- Actions en cours :  
  - Placer davantage de bons du Trésor auprès des banques commerciales, y compris en relevant les taux d’intérêt.  
  - Acheter des devises sur le marché pour reconstituer les avoirs extérieurs nets de la banque centrale.  
  - Ramener, avant la fin de décembre, les arriérés extérieurs en deçà du plafond fixé dans le programme.  
  - Renforcer la coordination entre autorités budgétaires et autorités monétaires en mettant en place un Comité de gestion de la trésorerie et un Comité de gestion de la liquidité, comme prévu dans le MPEF de novembre 2005.

### Progrès structurels récents et autres développements
- Repères structurels pour la fin de décembre 2005 : à l’exception d’un seul (audit de la dette intérieure de l’État envers le secteur privé), tous devraient être respectés.  
- Repères observés : audit des comptes 2004 de la banque centrale, clôture des comptes privés ouverts à la banque centrale, inventaire des dettes croisées État/entreprises publiques et adoption d’un plan pour régler ces dettes croisées.  
- Autres évolutions positives :  
  - Demandes de hausses de salaire maîtrisées malgré tensions sociales.  
  - Réduction sensible du personnel des forces armées au dernier trimestre de 2005.  
  - Recensement de la fonction publique avance comme prévu.  
  - Mesures de la banque centrale : publication quotidienne du taux de change de référence établi sur une base pondérée (en préparation), renforcement de la direction des changes, relèvement des coefficients de réserves obligatoires.  
  - Privatisation partielle : l’État a vendu à un investisseur étranger de premier plan une fraction élevée de sa participation dans la première banque commerciale du pays.  
  - Trois investisseurs étrangers ont annoncé des projets de construction de grandes raffineries d’aluminium en Guinée.  
  - Élections locales tenues le 18 décembre 2005 sur l’ensemble du territoire; déroulement calme mais taux de participation apparemment très faible.

### Évaluation du Conseil d’administration du FMI
- Le Conseil d’administration a conclu les consultations au titre de l’article IV avec la Guinée le 23 décembre 2005.  
- Appréciations principales :  
  - Salutations pour la détermination de la nouvelle équipe économique à appliquer une politique prudente et poursuivre les réformes structurelles.  
  - Reconnaissance des mesures prises en 2005 : resserrement des politiques budgétaire et monétaire, unification et libéralisation du marché des changes, efforts pour améliorer le cadre d’investissement privé.  
  - Déception face aux dérapages de fin d’année, mais approbation des mesures correctrices entreprises.  
  - Rappel des fragilités persistantes : inflation élevée, dette publique insoutenable, position extérieure fragile, activité économique faible et étroite.  
  - Recommandation centrale : appliquer promptement et vigoureusement les mesures du programme convenu avec les services du FMI et se doter d’un mécanisme efficace de coordination et de suivi des politiques pour assurer une mise en œuvre cohérente des politiques budgétaire et monétaire.

*Source : Note d’information au public (NIP) N o 06/7 — Examen des consultations au titre de l’article IV avec la Guinée (rapport des services du FMI, réunion du Conseil d’administration du 23 décembre 2005).*

### conclusion d’un accord appuyé par le FMI, puis d’atteindre le point d’achèvement

### conclusion d’un accord appuyé par le FMI, puis d’atteindre le point d’achèvement

### Principales constations et objectifs généraux
- L’assainissement des finances publiques est présenté comme une condition essentielle pour renouer avec une croissance forte et durable et ramener l’endettement à un niveau viable.
- Objectif stratégique : obtenir un nouvel accord FRPC début 2006 pour renforcer les politiques, mobiliser l’aide internationale et atteindre le point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PTTE) et bénéficier de l’initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM).
- Importance soulignée d’un budget prudent pour 2006, conforme aux objectifs de stabilisation fixés par les autorités.

### Recommandations budgétaires et de gestion des dépenses
- Poursuivre le renforcement des administrations fiscale et douanière et élargir l’assiette de l’impôt.
- Maîtriser la croissance des dépenses publiques en privilégiant les dépenses prioritaires.
- Renforcer la gestion des dépenses publiques et lever les contraintes institutionnelles et en ressources pesant sur l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des politiques.
- Éviter le recours à la banque centrale pour financer les opérations budgétaires ; recourir à l’émission de titres publics (bons du Trésor) pour développer le marché local des capitaux.
- Dans la loi de finances de 2006, solliciter l’assistance technique du FMI pour mieux contrôler les opérations de l’État qui échappent encore au budget.

### Politique monétaire et de change
- Accroître le contrôle de la masse monétaire via le renforcement institutionnel et opérationnel de la banque centrale et la poursuite de la réforme du secteur financier.
- Ne pas faire appel à la banque centrale pour le financement budgétaire ; favoriser l’émission de bons du Trésor.
- Libéraliser les taux d’intérêt pour contribuer à inverser la dollarisation, clarifier l’orientation de la politique monétaire et promouvoir une allocation plus efficiente des ressources.
- Calculer et publier quotidiennement un taux de change de référence basé sur une moyenne pondérée des transactions journalières du marché pour unifier et libéraliser le marché des changes et éliminer les pratiques résiduelles de taux de change multiples.
- Créer au sein de la banque centrale une structure de contrôle interne pour ses opérations de change, faire signer une convention de place décrivant obligations de la banque centrale et des banques commerciales, et réviser la réglementation des avances de la banque centrale à l’État pour éliminer les avances statutaires.
- Réactiver le Comité de gestion de la trésorerie et créer un Comité de gestion de la liquidité à la banque centrale.
- Appliquer les recommandations de l’audit spécial des avoirs extérieurs et mener l’audit général des états financiers de la banque centrale (achevé fin décembre 2005 selon le texte).

### Supervision financière et secteur bancaire
- Encouragement à poursuivre le renforcement de la supervision bancaire par une surveillance prudentielle accrue.
- Préoccupation quant au niveau élevé des prêts improductifs et à la concentration du crédit.
- Remédier aux lacunes identifiées dans l’audit des comptes et la position de change de la banque centrale pour l’exercice 2004.

### Réformes structurelles, gouvernance et diversification
- Les réformes du secteur de l’eau et de l’électricité et la privatisation des entreprises d’État sont considérées comme cruciales pour stimuler une croissance tirée par le secteur privé et améliorer les conditions sociales.
- Mesures prises pour lutter contre la corruption et améliorer le système judiciaire saluées ; participation de la Guinée à l’initiative sur la transparence des industries extractives appréciée.
- Insistance sur la nécessité de redoubler d’efforts pour combattre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
- Nécessité de diversifier la base des exportations (agriculture, pêche, tourisme) pour réduire la vulnérabilité aux chocs exogènes.
- Salutation de la décision d’adopter le tarif extérieur commun de l’UEMOA et de démanteler les barrières non tarifaires.
- Prévision d’un mécanisme d’ajustement automatique des prix des produits pétroliers inclus dans la loi de finances 2006.

### Pauvreté, dépenses sociales et statistiques
- Les autorités ont accompli des progrès dans la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) ; il est important d’orienter les dépenses vers les secteurs sociaux conformément au cadre du DSRP.
- Encouragement à suivre constamment le DSRP pour aligner les plans d’investissement gouvernementaux sur ses priorités.
- Nécessité de renforcer l’appareil statistique et d’intégrer une stratégie globale de développement des statistiques au cadre du DSRP.

### Résultats macroéconomiques récents et performance du programme (extraits)
- Croissance du PIB réel 2005 : 3.0
- Variations du PIB réel (2001–2005) : 4.0 (2001), 4.2 (2002), 1.2 (2003), 2.7 (2004), 3.0 (2005)
- Variations des prix à la consommation (moyenne annuelle) (2001–2005) : 5.4 (2001), 3.0 (2002), 12.9 (2003), 17.5 (2004), 31.1 (2005)
- Exportations, f.a.b. (en millions de dollars EU) : 722.8 (2001), 708.5 (2002), 731.7 (2003), 743.2 (2004), 806.6 (2005)
- Importations, f.a.b. (en millions de dollars EU) : 561.9 (2001), 596.2 (2002), 578.5 (2003), 707.9 (2004), 703.2 (2005)
- Solde extérieur courant, transferts officiels exclus (en millions de dollars EU) : -145.8 (2001), -180.5 (2002), -148.1 (2003), -229.3 (2004), -151.3 (2005)
- Solde extérieur courant (en pourcentage du PIB) : -4.8 (2001), -5.6 (2002), -4.1 (2003), -5.8 (2004), -4.6 (2005)
- Solde du compte de capital et du compte financier (en millions de dollars EU) : 84.3 (2001), 82.4 (2002), 82.4 (2003), 138.7 (2004), 127.8 (2005)
- Réserves officielles brutes (en millions de dollars EU) : 208.4 (2001), 170.0 (2002), 113.5 (2003), 92.3 (2004), 107.7 (2005)
- Réserves officielles brutes (en mois d’importation) : 2.7 (2001), 2.3 (2002), 1.2 (2003), 0.8 (2004), 1.3 (2005)
- Service de la dette échue (y compris envers le FMI) (en pourcentage des exportations de biens et de services non facteurs) : 20.0 (2001), 18.6 (2002), 22.6 (2003), 23.6 (2004), 20.5 (2005)
- Variations du taux de change effectif réel (en pourcentage) : -3.0 (2001), -2.3 (2002), -4.3 (2003), -5.7 (2004), ...
- Recettes publiques (en pourcentage du PIB) : 11.3 (2001), 12.0 (2002), 10.5 (2003), 10.4 (2004), 12.0 (2005)
- Solde primaire intérieur (en pourcentage du PIB) : 0.6 (2001), 0.0 (2002), -2.6 (2003), -0.4 (2004), 2.9 (2005)
- Solde budgétaire global (base engagements, dons exclus) (en pourcentage du PIB) : -7.5 (2001), -6.2 (2002), -8.9 (2003), -5.9 (2004), -2.0 (2005)
- Vitesse de circulation de la monnaie (PIB/moyenne de M2) : 9.4 (2001), 8.6 (2002), 7.7 (2003), 7.0 (2004), 6.9 (2005)
- Taux d’intérêt (taux des bons du Trésor, fin de période) : 13.4 (2001), 13.3 (2002), 14.1 (2003), 14.7 (2004), ...

### Actions entreprises et engagements des autorités (extraits de la déclaration de M. Damien Ondo Mañe)
- Adoption en mars d’un régime de flottement et unification/libéralisation du marché des changes ; engagement à publier un taux de référence quotidien basé sur des données intrajournalières.
- Retraites prévues : près de 1500 fonctionnaires et 2000 militaires à la fin de 2005 pour maîtriser la masse salariale.
- Normalisation des relations financières avec l’Union européenne et financement des élections locales du 18 décembre.
- Acceptation d’avances sur impôts des sociétés minières et adoption d’une stratégie de dépôt en compte DTS pour couvrir les obligations exigibles en 2005, mécanisme à réutiliser pour les paiements futurs au FMI.
- Présentation au Parlement de la législation sur la microfinance et intention de présenter la législation sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
- Mesures visant à réduire à 15 percent la participation de l’État au capital de la plus grande banque commerciale (texte : "15 %").

### Conclusion stratégique portée par les autorités
- Les autorités guinéennes se déclarent déterminées à poursuivre de bonnes politiques et les réformes structurelles nécessaires malgré des faiblesses de gestion budgétaire et monétaire.
- Elles demandent un soutien puissant et durable de la communauté internationale pour atteindre la stabilité macroéconomique et stimuler la croissance, en vue d’obtenir un programme soutenu par la FRPC et d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative renforcée pour les PTTE et de profiter de l’IADM au début de 2006.

*Document : extraits du texte fourni (_cr0637f - conclusion d’un accord appuyé par le FMI, puis d’atteindre le point d’achèvement).*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/pubs/ft/scr/2006/fra/_cr0637f.pdf_
