## _cr0693f

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### Contexte général
- Croissance du PIB réel modérée à environ 5 percent en 2004–05, liée au ralentissement de la production agricole après la récolte exceptionnelle de 2003.
- Situation extérieure renforcée par le niveau élevé du cours mondial du pétrole et l'accroissement de la production pétrolière.
- Inflation faible; taux de chômage en baisse mais chômage des jeunes très élevé.
- Décision des autorités en 2005 de stimuler l'investissement public pour remédier aux goulets d'étranglement infrastructurels.
- Politique monétaire prudente: la Banque d'Algérie (BA) a épongé la plupart des liquidités excédentaires; crédit à l'économie en accélération; prêts improductifs restant élevés.
- Progrès en réformes structurelles surtout dans la libéralisation du commerce extérieur et du secteur de l'énergie.

### Croissance, emploi et inflation — constats chiffrés
- Croissance du PIB réel: 7 percent en 2003; 5¼ percent en 2004; projetée à un peu plus de 5⅓ percent en 2005.
- Croissance hors hydrocarbures: taux annuel moyen de 5,7 percent en 2001–04.
- Taux de chômage: 15,3 percent en 2005.
- Taux de chômage des jeunes: 31 percent.
- Inflation: IPC en baisse d'environ 1½ percent en octobre 2005; IPC hors produits alimentaires supérieur à 3 percent jusqu'à octobre 2005.

### Comptes extérieurs, réserves et dette extérieure
- Excédent du compte des transactions extérieures courantes: 13 percent du PIB en 2004; projeté à 18⅓ percent du PIB en 2005.
- Remboursement anticipé de la dette extérieure: 1,1 milliard de dollars EU (y compris BEI et BAD).
- Ratio dette extérieure/PIB: 26 percent en 2004 → 16½ percent en 2005.
- Réserves extérieures brutes: progression de 20 milliards de dollars EU depuis fin-2003 pour atteindre 53 milliards de dollars EU fin-septembre 2005 (plus d’un an et demi d’importations).
- Rachat complet et anticipé des tirages passés sur le FMI effectué en novembre 2005.

### Dépenses publiques, PCSC et trajectoires budgétaires (2005–06)
- PCSC 2005–09: initialement 50 milliards de dollars EU (2004); révisé en juin 2005 à 57 milliards de dollars EU (55% du PIB de 2005), la plupart des dépenses prévues en début de période.
- Impact 2005:
  - Dépenses publiques 2005: progression de quatre points de pourcentage du PIB hors hydrocarbures (PIBHH).
  - Déficit primaire hors hydrocarbures: 28 % du PIBHH en 2004 → 31½ % en 2005.
  - Recettes-hydrocarbures multiplieraient près de deux fois l'excédent budgétaire global.
- Hypothèses 2006 (projet de loi de finances):
  - Doublement du programme d’investissement en 2006 par rapport à 2004.
  - Hypothèse d’une augmentation de 10 % des salaires du secteur public en 2006.
  - Sous ces hypothèses: déficit primaire hors hydrocarbures 31½ % du PIBHH en 2005 → 36½ % en 2006; puis déclinerait à ~26½ % d’ici à 2010.
  - Excédent budgétaire global attendu au-dessus de 10 % du PIB sur la période.
- Financement: règles du Fonds de régulation des recettes (FRR) n’autorisent pas le financement direct du déficit hors hydrocarbures; financement futur via émission de nouveaux titres et recours au FRR pour rembourser la dette exigible.

### Politique monétaire, liquidités et objectifs
- Mesures de la BA:
  - a) augmentation des reprises de liquidité en 2004 et début 2005;
  - b) taux d'intérêt directeur relevé de ¾ % en 2004 à 1¼ % en juillet 2005 (demeuré négatif en termes réels par rapport à l'inflation hors produits alimentaires);
  - c) prolongation de la durée des reprises de liquidité d'une semaine à trois mois en juillet 2005;
  - d) introduction d'une facilité de dépôt 24 heures en septembre 2005.
- Résultats:
  - BA a épongé la plupart des liquidités bancaires excédentaires.
  - Croissance annuelle de la monnaie au sens large ≈ 12 % par an jusqu'en septembre 2005.
  - Crédit à l'économie s'est accéléré début 2005; créances douteuses restaient élevées.
- Objectif programmé: limiter la croissance de la monnaie au sens large à 16½ % en 2006 via contrôle de la base monétaire.

### Prêts improductifs et solidité bancaire — indicateurs clés
- Prêts improductifs (fin 2004):
  - Banques publiques: ratio consolidé de prêts improductifs de 40 %.
  - Banques privées: 4 % du total des prêts.
- Audit BA (fin 2003) pour cinq banques publiques: créances douteuses au secteur privé représentaient 33 % du total de leurs prêts à ce secteur.
- Estimation Ministère des finances (fin juin 2005): prêts improductifs des banques publiques à des entreprises publiques déstructurées ou dissoutes ≈ 290 milliards de dinars (≈ 4 % du PIB).
- Indicateurs 2003 / 2004 (en %):
  - Fonds propres réglementaires (en % des actifs pondérés par le risque): 10,1 ; 10,4
    - Banques publiques: 9,3 ; 9,5
    - Banques privées: 19,5 ; 21,2
  - Prêts improductifs (en % du total des prêts): 37,1 ; 37,4
    - Banques publiques: 40,7 ; 40,5
    - Banques privées: 3,2 ; 4,2
  - Prêts improductifs (en % des fonds propres): 323,8 ; 297,6
    - Banques publiques: 378,7 ; 353,6
    - Banques privées: 17,3 ; 17,3
  - Provisionnement (en % des prêts improductifs): 43,1 ; 44,6
    - Banques publiques: 42,8 ; 44,3
    - Banques privées: 86,1 ; 73,2
  - Rendement moyen sur actifs (en %): 0,4 ; 0,4
    - Banques publiques: 0,3 ; 0,2
    - Banques privées: 1,2 ; 1,7
  - Rendement moyen sur fonds propres: 6,4 ; 6,2
    - Banques publiques: 5,3 ; 3,9
    - Banques privées: 16,7 ; 23,6
  - Actifs liquides (en % du total des actifs): 10,8 ; 10.0
- Mesures prises:
  - Renforcement des contrats de performance des banques publiques et du contrôle de l’actionnaire.
  - Vente planifiée de la première des trois banques publiques désignées pour la privatisation.
  - Commission bancaire a demandé audits externes 2004 des banques publiques avant fin 2005.

### Secteur des hydrocarbures — rôle et réformes
- Position:
  - 14e exportateur de pétrole; fournit près de 20 % du gaz naturel de l'Europe.
  - 2004: production pétrolière 1,9 million de barils par jour (~ 2½ % production mondiale).
  - 2004: production commercialisée de gaz 225 millions de mètres cubes par jour (~ 3 % production mondiale).
  - Secteur hydrocarbures: 38 % du PIB, 98 % des exportations de biens et 71 % des recettes budgétaires en 2004.
- Réserves et investissement:
  - Réserves prouvées de pétrole brut: 11,8 milliards de barils; réserves récupérables pourraient atteindre 28 milliards de barils (Enquête Géologique américaine 2005).
  - Réserves prouvées de gaz naturel ≈ 4,500 milliards de mètres cubes (7e rang mondial).
  - Besoins d'investissements en amont estimés à 70 milliards de dollars EU pour 2005–15.
- Nouvelle loi hydrocarbures (mars 2005):
  - Simplifie le cadre contractuel en amont; permet entrée libre dans les transports et activités en aval; remplace partage de la production par impôt et royalties; crée agences réglementaires pour passation des marchés, fixation prix de référence du gaz et délivrance de permis.
- Effets attendus: augmentation des investissements en amont, facilité d'entrées d'investisseurs étrangers, libération de Sonatrach de certaines obligations non commerciales.

### Perspectives à moyen terme et viabilité de la dette
- Projections:
  - Exportations annuelles d'hydrocarbures projetées en moyenne à 57 milliards de dollars EU jusqu'en 2010.
  - Importations attendues en forte hausse en raison d'investissements publics et plans d'investissement de Sonatrach et AAUE.
  - Excédent courant en baisse progressive après 2006 mais devrait demeurer élevé.
  - Réserves internationales brutes projetées à plus de deux années d'importations à partir de 2006.
- Dette:
  - Dette extérieure brute projetée < 5 % du PIB d'ici à 2010, en partie grâce à la limitation des emprunts non concessionnels.
  - Analyses de viabilité: dette extérieure et dette publique resteront viables à moyen terme.
- Scénario choc:
  - Baisse du prix du pétrole à 19 dollars EU le baril dès 2006: ralentissement de la croissance, baisse des réserves internationales et déficits budgétaires à partir de 2006; néanmoins dette extérieure et publique resteraient viables compte tenu de la position financière solide.

### Gestion des recettes-hydrocarbures — principes et recommandations
- Proposition des services: transformer le FRR en compte d'épargne/financement entièrement intégré au budget pour financer un déficit primaire hors hydrocarbures soutenable et rembourser la dette publique (y compris remboursements anticipés).
- Nécessité de coordination budgétaire/monétaire et d'utilisation transparente des recettes-hydrocarbures pour éviter problèmes de gouvernance et gaspillage.
- Qualité et rythme des dépenses:
  - Recommandation d'une mise en œuvre étalée du programme d'investissement pour éviter problèmes d'absorption et préserver la qualité des projets.
  - Inscription des recommandations de la revue des dépenses publiques réalisée avec la Banque mondiale dans le processus de sélection des projets.

### Politique budgétaire, salariale et climat des affaires — recommandations
- Maintenir la stabilité macroéconomique et adopter une politique salariale soutenable; limiter toute augmentation des salaires réels au taux de croissance réel du PIB hors hydrocarbures.
- Simplification fiscale: éliminer exonérations; utiliser espace budgétaire pour réduire pression fiscale sur les entreprises; réduire charges sociales pour stimuler l'emploi.
- Climat des affaires:
  - L'espace budgétaire issu des recettes-hydrocarbures peut être utilisé pour améliorer le climat des affaires via le système fiscal.
  - Impôt sur les sociétés abaissé à 30 %; taux moyen minimum dans dix pays candidats à l'UE passé de 30½ % en 1995 à 21½ % en 2004.

### Réformes structurelles — priorités opérationnelles
- Réforme bancaire prioritaire:
  - Privatiser la première des trois banques publiques désignées; préparer privatisations subséquentes.
  - Améliorer gouvernance: contrats de performance, prêts uniquement à clients solvables, publication des contrats avec évaluations ex-post.
  - Remplacer directive interdisant aux entités publiques de traiter avec banques privées par une directive exigeant qu'elles traitent uniquement avec banques saines.
  - Éviter mesures discrétionnaires accroissant le crédit (ex. bonification de taux).
  - Renforcer supervision prudentielle et moderniser système des paiements (assistance technique FMI).
- Commerce extérieur et convertibilité:
  - Accélérer négociations d'adhésion à l'OMC; libéraliser droits d'établissement; faciliter intégration régionale.
  - Recommander émission d'une nouvelle directive confirmant la libre convertibilité du dinar pour les paiements invisibles; relever ou abolir limites indicatives sur conversion pour transactions invisibles; simplifier le cadre réglementaire.
  - Mise en œuvre des recommandations préliminaires d'une mission d'assistance technique du FMI sur la convertibilité.
- Privatisations et gouvernance budgétaire:
  - Intensifier réduction de la participation directe de l'État; privatisations non conditionnées au maintien de l'emploi (mesures sociales d'accompagnement recommandées).
  - Audits externes annuels des entreprises publiques restantes; finalisation du projet de loi organique sur les finances publiques; modernisation de la nomenclature budgétaire et du cadre comptable; réduction des comptes spéciaux.
  - Encouragement à participer à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI).

### Statistiques, dette bilatérale et assistance technique
- Faiblesses sérieuses persistent dans la base statistique: statistiques de finances publiques, données prudentielles, ponctualité de diffusion.
- Recommandation: participation au Système général de diffusion des données (SGDD); plan d’action pour moderniser le système statistique.
- Gestion active de la dette extérieure: encouragement à remédier rapidement aux questions liées à la dette avec la Russie pour faciliter remboursements au Club de Paris.
- Assistance technique FMI appréciée dans: administration fiscale (incluant Direction des grandes entreprises), politique monétaire, supervision bancaire, restructuration et contrôle bancaire; organisation d'un cours sur l'analyse des marchés financiers début 2006.

### Principaux indicateurs macroéconomiques sélectionnés (sélection, 2002–10)
- PIB en prix constants (variation annuelle en pourcentage): 2002: 4.7; 2003: 6.9; 2004: 5.2; 2005: 5.3; 2006: 4.7; 2007: 5.1; 2008: 4.9; 2009: 4.8; 2010: 4.8.
- Indice des prix à la consommation (moyenne): 2002: 1.4; 2003: 2.6; 2004: 3.6; 2005: 2.7; 2006: 6.0; 2007: 7.0; 2008: 6.8; 2009: 6.6; 2010: 6.4.
- Réserves officielles brutes (fin de période, milliards de $EU): 2002: 23.1; 2003: 32.9; 2004: 43.1; 2005: 55.6; 2006: 76.3; 2007: 95.4; 2008: 110.1; 2009: 121.7; 2010: 130.6.
- Solde des transactions courantes (en % du PIB): 2002: 7.6; 2003: 13.0; 2004: 13.1; 2005: 18.3; 2006: 19.7; 2007: 16.8; 2008: 12.8; 2009: 9.9; 2010: 6.8.
- Recettes — hydrocarbures (en % du PIB): 2002: 22.2; 2003: 25.6; 2004: 25.6; 2005: 31.3; 2006: 33.7; 2007: 32.7; 2008: 31.2; 2009: 30.2; 2010: 29.1.
- Solde primaire hors hydrocarbures (en % du PIB): 2002: -28.0; 2003: -24.3; 2004: -27.9; 2005: -31.6; 2006: -36.4; 2007: -33.4; 2008: -29.6; 2009: -27.3; 2010: -26.7.
- Dette extérieure (en % du PIB): 2002: 39.7; 2003: 34.3; 2004: 25.7; 2005: 16.4; 2006: 12.8; 2007: 10.4; 2008: 8.1; 2009: 5.7; 2010: 4.4.

### Conclusions et insistentces des services du FMI / Conseil d’administration
- Appréciation positive sur la prudence de la politique économique, recul du chômage, croissance soutenue, faible inflation et solidité des comptes extérieurs.
- Insistances principales:
  - Accélérer réformes structurelles pour encourager investissement privé et création d'emplois.
  - Assurer qualité des dépenses publiques; préparer projections budgétaires à moyen terme; coordonner politique budgétaire et monétaire.
  - Réexaminer le rôle du FRR (transformation en compte d'épargne/financement intégré au budget).
  - Resserrement monétaire: relever le taux directeur pour le ramener à un niveau positif en termes réels; renforcer maîtrise de la base monétaire.
  - Poursuivre privatisations des banques publiques, renforcer gouvernance, promouvoir concurrence; renforcer supervision prudentielle; moderniser système de paiements.
  - Améliorer la couverture, qualité et délais de diffusion des données; participation au SGDD encouragée.

*Source: Extraits du document PDF _cr0693f (consultations Article IV—Algérie).*

### 1. Principaux indicateurs économiques et financiers, 2002–10 .......................................25

### 1. Principaux indicateurs économiques et financiers, 2002–10

### Contexte général
- Croissance du PIB réel modérée à environ 5 percent en 2004–05, principalement en raison d'un ralentissement de la production agricole après la récolte exceptionnelle de 2003.
- Situation extérieure renforcée par le niveau élevé du cours mondial du pétrole et l'accroissement de la production pétrolière.
- Inflation faible; taux de chômage en baisse, mais chômage des jeunes très élevé.
- Décision des autorités en 2005 de stimuler l'investissement public pour remédier aux goulets d'étranglement infrastructurels.
- Politique monétaire prudente: la Banque d'Algérie (BA) a épongé la plus grande partie des liquidités excédentaires du secteur bancaire.
- Crédit à l'économie en accélération, niveau de prêts improductifs restant élevé.
- Progrès en réformes structurelles principalement dans la libéralisation du commerce extérieur et du secteur de l'énergie.

### Croissance, emploi et inflation
- Croissance du PIB réel: 7 percent en 2003; modération à 5¼ percent en 2004; projetée à un peu plus de 5⅓ percent en 2005.
- Croissance hors hydrocarbures: taux annuel moyen de 5,7 percent en 2001–04.
- Taux de chômage: 15,3 percent en 2005.
- Taux de chômage des jeunes: 31 percent.
- Inflation: prix à la consommation en baisse d'environ 1½ percent (variation d'une année sur l'autre) en octobre 2005; IPC hors produits alimentaires supérieur à 3 percent jusqu'à octobre 2005.

### Comptes extérieurs et réserves
- Excédent du compte des transactions extérieures courantes: 13 percent du PIB en 2004.
- Excédent du compte courant projeté: 18⅓ percent du PIB en 2005, tiré par la hausse du cours mondial du pétrole et l'expansion de la production des hydrocarbures.
- Remboursement anticipé de la dette extérieure: 1,1 milliard de dollars EU (y compris à la Banque européenne d'investissement et à la Banque africaine de développement).
- Ratio dette extérieure/PIB: baisse de 26 percent en 2004 à 16½ percent en 2005.
- Réserves extérieures brutes: progression de 20 milliards de dollars EU depuis fin-2003 pour atteindre 53 milliards de dollars EU à la fin de septembre 2005 (plus d’un an et demi d’importations).
- Rachat complet et anticipé des tirages passés sur le FMI effectué en novembre 2005.

### Taux de change et convertibilité
- Taux de change effectif nominal: appréciation au cours des huit premiers mois de 2005.
- Dépréciation du taux de change effectif réel (TCER): près de 10 percent au cours du dernier trimestre de 2004, reflétant principalement l'appréciation de l'euro par rapport au dollar.
- Objectif des autorités: apprécier progressivement le taux de change effectif réel vers le niveau de la fin de 2003 considéré comme niveau d'équilibre.
- Écart entre le marché parallèle illégal et le marché officiel: demeuré important (environ 20 percent), lié aux difficultés d’application de la convertibilité du dinar aux fins des transactions courantes.

### Réformes structurelles et climat des affaires
- Progrès: réforme tarifaire depuis 2001 réduisant le nombre de tarifs différents de zéro à trois et le taux tarifaire simple moyen de 26 percent à 19 percent; libéralisation des secteurs des hydrocarbures et des télécommunications.
- Limitations: activité économique encore fortement appuyée sur l'État; banques publiques représentent 90 percent des actifs du système bancaire; banques publiques affectées par des prêts improductifs; après la privatisation de plus de 400 entreprises publiques dans les années 90, il en reste 1.200.
- Conséquence: climat des affaires difficile qui entrave la diversification des exportations et accroît le chômage.

### Recommandations et orientation des politiques (avis du FMI)
- Budgétaire:
  - Préconisation d'un cadre budgétaire à long terme et du remplacement du fonds de stabilisation du pétrole actuel par un compte d'épargne/financement pleinement intégré au budget.
  - Sélection soigneuse des dépenses publiques pour améliorer l'infrastructure, renforcer les secteurs sociaux et accompagner les réformes structurelles.
  - Réserver une partie de l’espace budgétaire aux réformes structurelles prioritaires.
- Monétaire:
  - Dans le contexte d'expansion budgétaire, recommander de resserrer la politique monétaire en augmentant le taux d'intérêt directeur de la BA à un niveau positif en termes réels pour maîtriser l'inflation.
  - Gestion des liquidités à l'aide d'instruments monétaires appropriés; assistance technique en matière de politique monétaire.
- Réformes structurelles prioritaires:
  - Réforme bancaire accélérée (suivi du PESF; assistance technique en matière de contrôle et de restructuration bancaires).
  - Plus grande libéralisation du commerce extérieur; assurance de la libre convertibilité du dinar aux fins des transactions courantes; amélioration du climat des affaires; restructuration/privatisation des entreprises publiques.
  - Modernisation de l’administration fiscale; participation à la revue des dépenses publiques réalisée avec la Banque mondiale.
- Gestion de la richesse hydrocarbure:
  - Gestion efficiente des recettes-hydrocarbures; gestion active de la dette; cadre budgétaire à long terme avec compte d'épargne/de financement des hydrocarbures.
- Assistance du FMI:
  - Surveillance et assistance technique ciblées: réforme bancaire, contrôle bancaire, administration fiscale et statistiques; participation à la revue des dépenses publiques de la Banque mondiale; organisation d'une conférence sur la facilitation des échanges commerciaux au Maghreb (novembre 2005).

*Document: Extraits du résumé analytique et des sections I–II des consultations économiques de l'Algérie (texte fourni).*

### 9.      Compte tenu des fortes recettes-

### _cr0693f - 9.      Compte tenu des fortes recettes-

### Dépenses publiques et budget 2005–06
- Les autorités ont décidé d’accroître le niveau des dépenses publiques en 2005 en raison des fortes recettes-hydrocarbures.
- Programme complémentaire de soutien à la croissance (PCSC) pour 2005–09 : 50 milliards de dollars EU initialement en 2004; révisé en juin 2005 à 57 milliards de dollars EU (55% du PIB de 2005), le gros des dépenses étant prévu en début de période.
- Impact sur 2005 :
  - Les dépenses publiques de 2005 devraient progresser de quatre points de pourcentage du PIB hors hydrocarbures (PIBHH).
  - Le déficit primaire hors hydrocarbures se creuserait de 28 % du PIBHH en 2004 à 31½ % en 2005.
  - Les recettes-hydrocarbures multiplieraient tout de même par près de deux l'excédent budgétaire global.
- Projet de loi de finances 2006 et projections des services :
  - Le gouvernement envisage de doubler son programme d’investissement en 2006 par rapport au niveau atteint en 2004.
  - Hypothèse d’une augmentation de 10 % des salaires du secteur public en 2006.
  - Sous ces hypothèses, le déficit primaire hors hydrocarbures passerait de 31½ % du PIBHH en 2005 à 36½ % en 2006; il déclinerait ensuite à environ 26½ % d’ici à 2010.
  - L’excédent budgétaire global devrait se maintenir au-dessus de 10 % du PIB sur la période.
- Remarque sur financement :
  - Règles actuelles du Fonds de régulation des recettes (FRR) n’autorisent pas à financer directement le déficit budgétaire hors hydrocarbures et ne permettent que le remboursement de la dette publique.
  - Pour financer les déficits hors hydrocarbures futurs, le gouvernement devra émettre de nouveaux titres de créance et faire appel au FRR pour rembourser de la dette lorsqu’elle sera exigible.

### Politique monétaire et liquidités (Graphique 9)
- La politique monétaire est restée prudente pour maintenir l'inflation à un faible niveau.
- Mesures prises par la banque centrale :
  - a) augmentation du montant des reprises de liquidité en 2004 et au début de 2005;
  - b) relèvement du taux d'intérêt directeur de ¾ % en 2004 à 1¼ % en juillet 2005 (ce taux est demeuré négatif en termes réels par rapport à l'inflation hors produits alimentaires);
  - c) prolongation de la durée d'une grande partie des reprises de liquidité d'une semaine à trois mois en juillet 2005;
  - d) introduction d'une facilité de dépôt 24 heures en septembre 2005.
- Résultats :
  - La Banque d'Algérie (BA) a été en mesure d'éponger la plupart des liquidités bancaires excédentaires.
  - La croissance annuelle de la monnaie au sens large s'est poursuivie au rythme d'environ 12 % par an jusqu'en septembre 2005.
  - Le crédit à l'économie s'est accéléré dans la première partie de 2005, tandis que le montant de créances douteuses restait élevé.
- Note contextuelle :
  - Compte tenu de la situation de l'Algérie où les liquidités sont abondantes et les contrôles sur le compte de capital sont importants, le lien entre les taux d'intérêt intérieur et extérieur est faible.

### Prêts improductifs et solidité du secteur bancaire (Encadré 2)
- Concentration des créances douteuses :
  - Banques publiques : ratio consolidé de prêts improductifs de 40 % à la fin de 2004.
  - Banques privées : prêts improductifs représentaient 4 % du total des prêts à la fin de 2004.
- Origine principale de la fragilité :
  - Maintien de l'octroi de crédits à des grandes entreprises publiques non rentables.
  - Entre 1991 et 2002, le Trésor a renfloué à maintes reprises des banques publiques; en moyenne ces interventions représentaient environ 4 % du PIB par an entre 1991 et 2002.
  - Le Ministère des finances a estimé que le montant des prêts improductifs des banques publiques à des entreprises publiques déstructurées ou dissoutes était d’environ 290 milliards de dinars (soit près de 4 % du PIB) à fin juin 2005.
- Prêts improductifs au secteur privé :
  - Audit de la BA de cinq banques publiques (sur six) : créances douteuses au secteur privé représentaient 33 % du total de leurs prêts à ce secteur à la fin de 2003, principalement imputable à l'expansion rapide des crédits accordés au secteur privé et à une faible capacité d'évaluation des risques.
- Indicateurs de solidité financière (en pourcentage) — 2003 et 2004 :
  - Fonds propres réglementaires (en % des actifs pondérés par le risque) : 10,1 ; 10,4
    - Banques publiques : 9,3 ; 9,5
    - Banques privées : 19,5 ; 21,2
  - Prêts improductifs (en % du total des prêts) : 37,1 ; 37,4
    - Banques publiques : 40,7 ; 40,5
    - Banques privées : 3,2 ; 4,2
  - Prêts improductifs (en % des fonds propres) : 323,8 ; 297,6
    - Banques publiques : 378,7 ; 353,6
    - Banques privées : 17,3 ; 17,3
  - Provisionnement (en % des prêts improductifs) : 43,1 ; 44,6
    - Banques publiques : 42,8 ; 44,3
    - Banques privées : 86,1 ; 73,2
  - Rendement moyen sur actifs (en %) : 0,4 ; 0,4
    - Banques publiques : 0,3 ; 0,2
    - Banques privées : 1,2 ; 1,7
  - Rendement moyen sur fonds propres : 6,4 ; 6,2
    - Banques publiques : 5,3 ; 3,9
    - Banques privées : 16,7 ; 23,6
  - Actifs liquides (en % du total des actifs) : 10,8 ; 10.0
- Mesures prises :
  - Renforcement des contrats de performance des banques publiques et du contrôle de l’actionnaire.
  - Vente planifiée de la première des trois banques publiques désignées pour la privatisation (conseiller en investissements retenu).
  - La Commission bancaire a demandé à toutes les banques publiques de soumettre avant la fin de 2005 les audits externes de leurs états financiers de la fin de 2004.

### Secteur des hydrocarbures (Encadré 3)
- Position et importance :
  - Algérie : gros exportateur d'hydrocarbures (pétrole et gaz).
  - 14e exportateur de pétrole du monde; fournit près de 20 % du gaz naturel de l'Europe.
  - 2004 : production pétrolière de 1,9 million de barils par jour (environ 2½ % de la production mondiale).
  - 2004 : production commercialisée de gaz de 225 millions de mètres cubes par jour (environ 3 % de la production mondiale).
  - Secteur hydrocarbures représente 38 % du PIB, 98 % des exportations de biens et 71 % des recettes budgétaires en 2004.
- Réserves et besoins d'investissement :
  - Réserves prouvées de pétrole brut estimées à 11,8 milliards de barils; réserves récupérables de pétrole brut pourraient atteindre 28 milliards de barils (Enquête Géologique américaine en 2005).
  - Réserves prouvées de gaz naturel d'environ 4,500 milliards de mètres cubes (7e rang mondial).
  - Besoins d'investissements en amont estimés à 70 milliards de dollars EU pour 2005–15.
- Réforme législative (mars 2005) : la nouvelle loi
  - Simplifie le cadre contractuel des activités en amont (exploration, production et transport);
  - Permet l’entrée libre dans les transports et les activités en aval;
  - Remplace le régime de partage de la production par un impôt et un système de royalties;
  - Définit droits et obligations des investisseurs, y compris de la Sonatrach;
  - Crée une agence réglementaire de passation des marchés pour les contrats en amont, fixe les prix de référence du gaz et recouvre les royalties et les impôts, ainsi qu'une agence délivrant des permis pour les activités en aval.
- Effets attendus :
  - Investissements accrus en amont via investissements étrangers et libération de Sonatrach de certaines obligations non commerciales.
  - Prix intérieurs : prix du pétrole brut pour les raffineries fixé annuellement sur la base de la moyenne mobile sur dix ans des prix algériens à l'exportation; prix intérieurs du gaz fixés tous les ans par décret.

### Perspectives à moyen terme et viabilité de la dette
- Perspectives extérieures et réserves :
  - Projections d'exportations annuelles d'hydrocarbures en moyenne à 57 milliards de dollars EU jusqu'en 2010.
  - Importations probablement en forte hausse en raison des investissements publics, des plans d'investissement de la Sonatrach et de l’AAUE.
  - Excédent du compte des transactions extérieures courantes : en baisse progressive après 2006 mais devrait demeurer élevé.
  - Réserves internationales brutes projetées à plus de deux années d'importations à partir de 2006.
- Dette :
  - Dette extérieure brute projetée tomber en deçà de 5 % du PIB d'ici à 2010, en partie du fait de la limitation des emprunts non concessionnels.
  - Analyses de viabilité : la dette extérieure et la dette publique resteront viables à moyen terme.
  - Tests de résistance : ratio dette extérieure devrait décroître sensiblement dans toutes les circonstances.
  - Analyse de la dette publique : le ratio dette publique/PIB pourrait augmenter dans différentes circonstances mais rester vraisemblablement soutenable.
- Scénario de baisse du prix du pétrole :
  - Analyse d’un prix du pétrole à 19 dollars EU le baril à compter de 2006 : ralentissement de la croissance, baisse des réserves internationales et déficits budgétaires à partir de 2006; néanmoins dette extérieure et publique resterait viable compte tenu de la position financière solide de l'Algérie.

### Gestion des recettes-hydrocarbures et recommandations de politique
- Principes :
  - Une gestion saine à long terme des recettes-hydrocarbures est la base d'une politique macro-économique réussie.
  - Le cadre de long terme présenté par les services (Rapport du FMI No. 05/50) a suscité l'intérêt des autorités.
- Propositions et préoccupations :
  - Les autorités envisagent de réexaminer le rôle du FRR, y compris sa transformation en compte d'épargne/financement (proposition des services).
  - Ce compte serait complètement intégré dans le budget et utilisé pour financer un déficit primaire hors hydrocarbures soutenable et pour rembourser la dette publique, y compris effectuer des remboursements anticipés.
  - Nécessité de coordination entre politiques budgétaire et monétaire et d'une utilisation transparente des recettes-hydrocarbures pour éviter problèmes de gouvernance et gaspillage.
- Qualité et rythme des dépenses :
  - Accord sur la nécessité de veiller à la qualité des dépenses et de prendre en compte les recommandations de la revue des dépenses publiques réalisée en coopération avec la Banque mondiale afin d'améliorer la sélection des projets selon leur efficacité.
  - Avertissement sur les limites de capacité d'absorption si la concentration des dépenses reste forte en début de période; recommandation d'une mise en œuvre plus étalée du programme d'investissement.
  - Les autorités ont reconnu l'ambition des plans d'investissements publics à court terme et indiquent que le projet de budget 2006 vise à signaler que le financement du programme d’investissement public est assuré sur plusieurs années.

*Source : Document fourni*

### 21.      Simultanément, il est important de maintenir la stabilité macroéconomique et

### _cr0693f - 21.      Simultanément, il est important de maintenir la stabilité macroéconomique et

### Politique budgétaire et salariale
- Maintenir la stabilité macroéconomique et adopter une politique salariale soutenable par l'économie.
- Même si la hausse du cours mondial du pétrole autorise des déficits primaires hors hydrocarbures plus importants, l'expansion budgétaire envisagée est susceptible de mener à une augmentation de l'inflation en raison des rigidités de l'offre sur le marché intérieur.
- Les autorités confirment l'objectif d'assurer la viabilité budgétaire à moyen terme.
- Recommandations des services :
  - Préparer des projections budgétaires exhaustives à moyen terme prenant en compte les implications du programme d'investissement public pour les dépenses courantes.
  - Limiter toute augmentation des salaires réels au taux de croissance réel du PIB hors hydrocarbures pour préserver la compétitivité.

### Affectation des ressources et simplification fiscale
- Les autorités reconnaissent la nécessité d'allouer des ressources pour soutenir les réformes vers l'économie de marché et de limiter le coût social des réformes prioritaires dans les secteurs des banques et entreprises publiques.
- Importance d'inscrire au budget les déficits quasi-budgétaires liés aux pertes des banques publiques.
- Les services ont suggéré :
  - Simplifier le système fiscal par l’élimination des exonérations.
  - Utiliser l'espace budgétaire additionnel pour réduire la pression fiscale sur les entreprises.
  - Réduire davantage les charges sociales pour les employeurs afin de stimuler la création d'emplois.

### Politique monétaire
- Besoin de resserrer l'orientation de la politique monétaire pour maîtriser l'inflation.
- La Banque d'Algérie (BA) a réagi à un environnement de liquidités évolutif et a absorbé des liquidités excédentaires, contribuant à maintenir l'inflation à un faible niveau.
- Risques : l'expansion budgétaire prévue et l'augmentation actuellement forte du crédit à l'économie peuvent compliquer la gestion monétaire et le développement d'un secteur bancaire sain.
- Mesures recommandées pour resserrer la politique monétaire :
  - Relever le taux d'intérêt directeur de la BA à un niveau positif en termes réels.
  - Traiter les importants dépôts de la société nationale d'hydrocarbures en dehors du marché monétaire pour asseoir le contrôle de la base monétaire par la BA.
- Objectif du programme monétaire de la BA : limiter la croissance de la monnaie au sens large à 16½ % en 2006 par le biais du contrôle de la croissance de la base monétaire.
- Les autorités considèrent que les instruments monétaires existants sont adéquats mais examineront les recommandations des services.

### Politique de change
- Les autorités gèrent le taux de change d'une manière flexible en tenant compte de l'objectif relatif à l'inflation et à l'évolution fondamentale du taux de change effectif réel (TCER).
- La hausse des prix réels du pétrole et la croissance économique actuelle suggèrent une tendance à l'appréciation du TCER d'équilibre.
- L'expansion budgétaire tend à apprécier le taux de change réel; la libéralisation des échanges envisagée dans le cadre de l'AAUE tend dans la direction opposée.
- Avec une économie plus ouverte, le lien entre variations du taux de change et taux d'inflation se renforcerait.
- Les services ont recommandé que le TCER puisse s'apprécier moyennant une appréciation nominale du dinar plutôt que par le biais d’une hausse de l'inflation.
- Depuis début 2005, la BA a apprécié le taux de change effectif nominal; la baisse de l'inflation a empêché jusqu'à présent une appréciation du TCER aussi forte que prévu.

### Encadré 4 — Gestion des recettes hydrocarbures et viabilité budgétaire : hypothèses et principaux chiffres
- Hypothèses actualisées :
  - Épuisement des réserves probables d'ici à 2050.
  - Croissance démographique de 1,5 % par an.
  - Croissance réelle du PIBHH de 4 % par an après 2010.
  - Taux d'intérêt réel 5 %.
  - Baisse progressive des prix du pétrole à un niveau à long terme de 30 dollars EU le baril à partir de 2015.
  - Ratio dollars le km3 de gaz/dollars le baril de pétrole de 3,8.
  - Tous les prix sont exprimés en dollars de 2003.
- Dans ce cadre, le déficit primaire hors hydrocarbures soutenable passe de 32 % en 2005 à 27 % du PIBHH d'ici à 2009 (au lieu de 21 % estimés lors des consultations de 2004 qui reposaient sur un cours du pétrole à long terme de 25 dollars EU le baril).
- Les revenus du patrimoine financier permettent de financer le déficit qui prévaut après 2050 dans sa totalité.
- Algérie — Déficit primaire hors hydrocarbures soutenable, 2005–10 (En % du PIBHH, en dollars de 2003) :  
  - Trajectoire soutenable dans SM/04/425 : -23,4; -22,8; -22,3; -21,9; -21,2; ... (colonne 2005–2010).
  - Pour mémoire : Valeur unitaire exportation pétrole brut ($/bl) : 42,7; 38,2; 36.0; 35; 34,5; ...
  - Trajectoire soutenable la plus récente (prix pétrole WEO été 2005) : -32,1; -30,8; -29,5; -28,3; -27,2; -26,1.
  - Projections des services pour le déficit actuel : -31,6; -36,4; -33,4; -29,6; -27,3; -26,7.
  - Pour mémoire : valeur unitaire exportation pétrole brut ($/bl) : 55,3; 61,7; 60.0; 58.0; 57,3; 56,5.
- Sources indiquées : autorités algériennes; estimations et projections des services du FMI.

### Réformes structurelles — Synthèse et priorités
- Importance d'accélérer les réformes prioritaires pour encourager les investissements privés et créer des emplois, d'autant plus avec l'ouverture vers l'extérieur et la création d'une zone de libre-échange avec l'Union européenne.
- Mesures encouragées :
  - Accélérer la réforme du secteur bancaire.
  - Libéraliser davantage le commerce extérieur.
  - Veiller à la mise en œuvre complète de la convertibilité du dinar aux fins des transactions courantes.

### Réforme du secteur financier et bancaire
- La stratégie doit être axée sur la réforme du secteur bancaire; l'intermédiation financière devra reposer principalement sur les banques.
- Situation : difficultés financières des banques publiques nécessitant une stratégie cohérente pour réduire progressivement le rôle de l'État.
- Mesures principales recommandées :
  - Réussir la privatisation de la première des trois banques publiques désignées; lancer des appels d'offre dès que possible pour ouvrir la majorité du capital à un investisseur stratégique.
  - Préparer la privatisation des deux autres banques publiques pour tirer parti de l'élan.
  - Améliorer la gouvernance des banques publiques : renforcer les contrats de performance, stipuler que les banques n'accordent des prêts qu’aux clients solvables, publication des contrats avec évaluations ex-post.
  - Remplacer la directive interdisant aux entités publiques de traiter avec les banques privées par une directive les obligeant à traiter uniquement avec des banques saines.
  - Éviter des mesures discrétionnaires visant à accroître le crédit (par ex. bonification de taux d’intérêt).
- Mesures opérationnelles complémentaires :
  - Poursuivre la modernisation du système des paiements.
  - Renforcer les capacités de contrôle bancaire avec l’assistance technique du FMI.
  - Assurer le soutien politique à l'application de la réglementation prudentielle par la commission bancaire.

### Commerce extérieur, convertibilité et climat des affaires
- Encouragement à accélérer les négociations pour l'accession de l'Algérie à l’OMC et à libéraliser les droits d’établissement pour attirer davantage d’investissements étrangers.
- Intégration régionale considérée comme facteur important (programme de travail convenu lors de la conférence sur la facilitation des échanges Algérie-Maroc-Tunisie, tenue à Alger en novembre).
- Réforme douanière : poursuivre le développement du système de gestion des risques pour raccourcir les délais de dédouanement.
- Convertibilité du dinar aux fins des transactions courantes :
  - Une mission d'assistance technique du FMI a identifié des problèmes dans la mise en œuvre de la libre convertibilité (transactions invisibles, importations de certains services, communication aux banques et au public).
  - Les autorités se sont engagées à mettre en œuvre les recommandations préliminaires de la mission d'assistance technique du FMI.
- Encadré 6 — Recommandations pour le système de change :
  - Émettre une nouvelle directive confirmant la libre convertibilité du dinar pour le paiement de transactions invisibles et diffuser largement la politique.
  - Relever sensiblement ou abolir les limites indicatives actuelles sur la conversion aux fins de transactions internationales courantes invisibles.
  - Entreprendre un toilettage général et une simplification du cadre réglementaire.
- Climat des affaires (Encadré 7) :
  - Le climat des affaires de l'Algérie est en retard par rapport aux pays du pourtour de l'Union européenne.
  - L'espace budgétaire dégagé par des recettes-hydrocarbures plus élevées pourrait être utilisé pour améliorer le climat des affaires via le système fiscal.
  - Impôt sur les sociétés : l'Algérie a abaissé le taux à 30 %, tandis que le taux moyen minimum dans dix pays en voie d’adhésion à l'UE est passé de 30½ % en 1995 à 21½ % en 2004.
  - Réorientation possible de la subvention implicite au prix de l'énergie des activités à forte intensité énergétique vers des activités à forte intensité en main-d’œuvre.
  - Envisager une réduction de l'impôt et des charges sociales obligatoires sur la main-d’œuvre pour favoriser la création d'emplois.

### Privatisations, audits et gouvernance budgétaire
- Encouragement à intensifier les efforts pour réduire le rôle direct de l’État dans le secteur de la production.
- Recommandation : la privatisation ne devrait pas être conditionnée au maintien de l'emploi et des activités; prévoir des mesures sociales appropriées d'accompagnement.
- Encouragement à soumettre les entreprises publiques restantes à des audits annuels externes conformément aux normes internationales et à publier les résultats.
- Renforcement de la gouvernance et de la transparence budgétaire pour assurer une bonne utilisation des recettes-hydrocarbures.
- Priorités pour la modernisation budgétaire et la transparence :
  - Finalisation du projet de loi organique sur les finances publiques.
  - Amélioration de l'information communiquée au Parlement et au public.
  - Modernisation de la nomenclature budgétaire et du cadre comptable.
  - Réduction du nombre de comptes spéciaux.
  - Réforme du financement des administrations locales.
  - Encouragement à participer à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI).
- Progrès salués en matière de législation anti-corruption; accélération recommandée de la modernisation du budget et élaboration d'un plan d'action pour mettre en œuvre les recommandations du RONC de finances publiques.

### Statistiques, dette extérieure et assistance technique
- Faiblesses sérieuses persistent dans la base statistique, notamment :
  - Statistiques de finances publiques.
  - Données prudentielles sur le secteur financier.
  - Ponctualité de la diffusion des données.
- Recommandation : participer au Système général de diffusion des données (SGDD) pour développer et moderniser le système statistique avec assistance technique.
- Gestion active de la dette extérieure poursuivie par les autorités.
  - Encouragement à remédier rapidement aux questions liées à la dette avec la Russie afin de faciliter un remboursement plus ambitieux aux créanciers du Club de Paris.
- Assistance technique du FMI appréciée par les autorités dans les domaines :
  - Administration fiscale (incluant le démarrage de la Direction des grandes entreprises).
  - Politique monétaire.
  - Supervision bancaire.
  - Assistance technique à court terme sur la restructuration et le contrôle bancaire.
  - Organisation d'un cours sur l'analyse des marchés financiers en Algérie au début de 2006.
- Note méthodologique : Par exemple, le déficit global hors hydrocarbures de 2003 est actuellement estimé à 27 % du PIBHH au lieu des 31,1 % mentionnés dans le Rapport du FMI No. 05/50.

*Source: Extraits du document PDF _cr0693f - 21. Simultanément, il est important de maintenir la stabilité macroéconomique et (IMF).*

### 37.      Depuis 2001, l'économie algérienne a réussi à utiliser les abondantes recettes

### _cr0693f - 37.      Depuis 2001, l'économie algérienne a réussi à utiliser les abondantes recettes

### Contexte macroéconomique et résultats récents
- Depuis 2001, l'économie algérienne a utilisé les abondantes recettes hydrocarbure pour accroître la croissance économique tout en maîtrisant l'inflation.
- La croissance a bénéficié d’une impulsion budgétaire importante et du dynamisme du secteur des hydrocarbures.
- Le taux de chômage a très sensiblement baissé; cette baisse est aussi imputable à une augmentation de l'emploi temporaire et le chômage des jeunes reste encore élevé.
- La politique monétaire a permis une bonne gestion des importantes entrées de capitaux en épongeant la plus grande partie des liquidités excédentaires du système bancaire.
- Préoccupation persistante : forte expansion du crédit à l’économie et part importante des prêts improductifs des banques publiques.
- Plusieurs grandes réformes structurelles ont été réalisées en 2005, y compris l'entrée en vigueur de l’AAUE, mais la transition vers une économie de marché reste inachevée.

### Principaux défis et priorités
- Principal défi : raffermir les perspectives d'une croissance durable dans le secteur hors hydrocarbures et accroître l'emploi dans un environnement plus ouvert.
- La libéralisation du commerce extérieur a accru la concurrence et rend impératif l'accélération des réformes pour encourager les investissements privés et créer des emplois.
- La perspective de recettes-hydrocarbures soutenues dégagerait l'espace budgétaire pour accélérer ces réformes.
- Importance de coordonner les politiques budgétaire et monétaire dans la gestion des flux liés aux hydrocarbures pour maintenir la stabilité macroéconomique.

### Programme gouvernemental et qualité de mise en œuvre
- Le programme du gouvernement est axé sur :
  - l'utilisation d'une partie des recettes-hydrocarbures à des fins d’investissements dans l'infrastructure, l'éducation, la santé et le logement;
  - l'accélération des réformes structurelles destinées à promouvoir une économie de marché ouverte et diversifiée.
- Même si l'orientation est appropriée, il est important que le programme soit mis en œuvre de manière à assurer la réalisation des objectifs.

### Dépenses publiques et investissement public
- Le niveau soutenable des dépenses publiques pour 2006 et au-delà a très sensiblement remonté grâce à l'augmentation du cours mondial du pétrole.
- Les plans d'investissements du gouvernement sont très ambitieux à court terme; compte tenu de la capacité d'absorption limitée, la concentration des investissements en début de période pourrait compromettre la qualité des dépenses et accroître l'inflation.
- Recommandation : mise en œuvre plus étalée du programme d'investissement public prenant en compte les recommandations de la revue des dépenses publiques réalisée en coopération avec la Banque mondiale.

### Utilisation de l'espace budgétaire et politique salariale
- Il est important d'utiliser une partie de l'espace budgétaire élargi pour :
  - accélérer les réformes;
  - adopter une politique salariale que l'économie soit en mesure de supporter.
- Affecter des ressources suffisantes pour appuyer les réformes dans les secteurs des banques et entreprises publiques et atténuer les coûts sociaux inévitables aiderait à accélérer la transformation de l'économie.
- Pour améliorer immédiatement le climat des affaires, les autorités devraient envisager de simplifier le système fiscal et d'abaisser l'impôt et les autres charges sur les entreprises et l'emploi.
- Nécessité de préserver la compétitivité de l'économie : les salaires réels du secteur public ne doivent pas dépasser la croissance réelle du secteur hors hydrocarbures.

### Gestion des recettes-hydrocarbures et cadre budgétaire
- Recommandation : transformer le fonds de régulation des recettes-hydrocarbures existant en un compte d'épargne/financement complètement intégré au budget.
- Inscrire la gestion budgétaire des recettes-hydrocarbures dans un cadre à long terme et commencer à préparer les projections budgétaires à moyen terme qui prennent en compte les conséquences des investissements publics sur les dépenses courantes.

### Politique monétaire, liquidité et taux de change
- Risque d'inflation plus difficile à maîtriser en raison de l'accroissement envisagé des dépenses budgétaires et de la forte expansion du crédit à l'économie.
- Recommandations monétaires :
  - resserrer la politique monétaire en raffermissant le contrôle de la BA sur les liquidités du système;
  - relever le taux d'intérêt directeur à un niveau positif en termes réels pour inciter les banques à mieux évaluer les risques de crédit.
- Recommandation réitérée : que l'importante liquidité structurelle de la Sonatrach soit déposée directement auprès de la BA.
- Politique de change : continuer à diriger le flottement du taux de change avec souplesse; la politique actuelle d'appréciation progressive du dinar doit se poursuivre afin d'aider à maîtriser l'inflation.

### Réformes structurelles, gouvernance et ouverture
- Accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles pour tirer parti de la création d'une zone de libre-échange avec l'Union européenne.
- Priorité à la réforme bancaire :
  - avancer avec la privatisation de plusieurs banques publiques;
  - renforcer la gouvernance des banques publiques restantes;
  - promouvoir la concurrence dans le secteur sur un pied d'égalité.
- Intensifier les efforts en vue d'adhérer à l’OMC et de renforcer l'intégration régionale pour attirer davantage d'investissements directs étrangers.
- Encouragement à mettre en œuvre le programme de privatisation de manière déterminée.
- Mettre en œuvre les recommandations de la récente mission d'assistance technique du FMI pour assurer la libre convertibilité aux fins des transactions internationales courantes.

### Gouvernance, lutte contre la corruption et audit
- Avancées bienvenues : adoption d'une législation anti-corruption et renforcement de la supervision bancaire.
- Efforts supplémentaires requis pour mettre en œuvre les recommandations du rapport RONC de finances publiques de 2004 et procéder à un audit financier des entreprises publiques.

### Statistiques et dette extérieure
- Recommandation fortement formulée : ne pas relâcher les efforts d’amélioration de la base statistique.
- Bien que la communication des données au FMI soit globalement adéquate pour la surveillance, des faiblesses sérieuses subsistent, notamment dans les statistiques des finances publiques.
- Recommandation : que l'Algérie participe au SGDD.
- Politique de remboursement anticipé de la dette extérieure jugée appropriée; autorités ont procédé au rachat anticipé de leurs tirages sur le FMI.
- Encouragement à poursuivre les efforts pour trouver un règlement aux questions de la dette bilatérale avec la Russie.

*Source: _cr0693f - 37.      Depuis 2001, l'économie algérienne a réussi à utiliser les abondantes recettes*

### 50.      Il est proposé que les prochaines consultations au titre de l’article IV avec l’Algérie

### _cr0693f - 50.      Il est proposé que les prochaines consultations au titre de l’article IV avec l’Algérie

### Recommandation institutionnelle
- Il est proposé que les prochaines consultations au titre de l’article IV avec l’Algérie aient lieu selon le cycle normal de douze mois.

### Principaux indicateurs macroéconomiques (sélection, 2002–10)
- PIB en prix constants (variation annuelle en pourcentage) : 2002: 4.7; 2003: 6.9; 2004: 5.2; 2005: 5.3; 2006: 4.7; 2007: 5.1; 2008: 4.9; 2009: 4.8; 2010: 4.8.
- Déflateur du PIB (variation en pourcentage) : 2002: 1.9; 2003: 8.3; 2004: 10.6; 2005: 14.9; 2006: 15.0; 2007: 5.1; 2008: 3.7; 2009: 4.9; 2010: 4.7.
- Indice des prix à la consommation (moyenne) : 2002: 1.4; 2003: 2.6; 2004: 3.6; 2005: 2.7; 2006: 6.0; 2007: 7.0; 2008: 6.8; 2009: 6.6; 2010: 6.4.
- Réserves officielles brutes (fin de période, milliards de $EU) : 2002: 23.1; 2003: 32.9; 2004: 43.1; 2005: 55.6; 2006: 76.3; 2007: 95.4; 2008: 110.1; 2009: 121.7; 2010: 130.6.
- Solde des transactions courantes (en % du PIB) : 2002: 7.6; 2003: 13.0; 2004: 13.1; 2005: 18.3; 2006: 19.7; 2007: 16.8; 2008: 12.8; 2009: 9.9; 2010: 6.8.

### Secteur extérieur et balance des paiements (sélection)
- Exportations, f. à b. (variation en % en $EU) : 2002: -2.0; 2003: 30.7; 2004: 31.7; 2005: 42.1; 2006: 22.1; 2007: 22.4; 2008: -0.4; 2009: 1.7; 2010: 1.7.
- Exportations (en % du PIB) : 2002: 18.7; 2003: 24.4; 2004: 32.2; 2005: 45.7; 2006: 56.0; 2007: 57.3; 2008: 57.1; 2009: 58.0; 2010: 59.0.
- Importations, f. à b. (en % du PIB) : 2002: 12.0; 2003: 13.4; 2004: 18.0; 2005: 22.3; 2006: 26.0; 2007: 29.4; 2008: 33.0; 2009: 37.0; 2010: 41.7.
- Solde global (déficit -) (milliards $EU) : 2002: 3.6; 2003: 7.4; 2004: 9.2; 2005: 14.8; 2006: 20.6; 2007: 19.1; 2008: 14.6; 2009: 11.4; 2010: 8.8.
- Solde des transactions courantes (milliards $EU) : 2002: 4.3; 2003: 6.8; 2004: 11.1; 2005: 12.8; 2006: 22.8; 2007: 32.0; 2008: 20.4; 2009: 16.2; 2010: 13.2.

### Finances publiques (sélection)
- Solde budgétaire global (déficit -, en pourcentage du PIB) : 2002: 0.2; 2003: 7.8; 2004: 6.9; 2005: 12.6; 2006: 14.1; 2007: 14.0; 2008: 13.8; 2009: 13.6; 2010: 12.4.
- Recettes et dons (en pourcentage du PIB) : 2002: 35.3; 2003: 37.0; 2004: 36.2; 2005: 40.8; 2006: 42.5; 2007: 41.7; 2008: 40.6; 2009: 39.8; 2010: 39.0.
- Recettes — hydrocarbures (en pourcentage du PIB) : 2002: 22.2; 2003: 25.6; 2004: 25.6; 2005: 31.3; 2006: 33.7; 2007: 32.7; 2008: 31.2; 2009: 30.2; 2010: 29.1.
- Recettes hors hydrocarbures (en pourcentage du PIB) : 2002: 13.1; 2003: 11.3; 2004: 10.5; 2005: 9.5; 2006: 8.8; 2007: 9.1; 2008: 9.4; 2009: 9.6; 2010: 10.0.
- Dépenses totales (en pourcentage du PIB) : 2002: 35.0; 2003: 29.2; 2004: 29.3; 2005: 28.2; 2006: 28.4; 2007: 27.7; 2008: 26.8; 2009: 26.2; 2010: 26.6.
- Solde primaire hors hydrocarbures (en pourcentage du PIB) : 2002: -28.0; 2003: -24.3; 2004: -27.9; 2005: -31.6; 2006: -36.4; 2007: -33.4; 2008: -29.6; 2009: -27.3; 2010: -26.7.

### Résumé des opérations de l'administration centrale (milliers/milliards)
- Recettes budgétaires et dons (milliards de dinars algériens) : 2002: 1,603; 2003: 1,948; 2004: 2,215; 2005: 3,023; 2006: 3,789; 2007: 4,115; 2008: 4,356; 2009: 4,689; 2010: 5,050.
- Recettes — hydrocarbures (milliards de dinars) : 2002: 1,008; 2003: 1,350; 2004: 1,571; 2005: 2,319; 2006: 3,005; 2007: 3,219; 2008: 3,348; 2009: 3,553; 2010: 3,763.
- Dépenses totales (milliards de dinars) : 2002: 1,551; 2003: 1,691; 2004: 1,892; 2005: 2,401; 2006: 2,870; 2007: 2,844; 2008: 2,973; 2009: 3,090; 2010: 3,414.
- Solde budgétaire (milliards de dinars) : 2002: 532; 2003: 563; 2004: 236; 2005: 229; 2006: 191; 2007: 1,271; 2008: 1,383; 2009: 1,599; 2010: 1,637.
- Solde primaire (milliards de dinars) : 2002: 148; 2003: 525; 2004: 507; 2005: 1,023; 2006: 1,330; 2007: 1,476; 2008: 1,605; 2009: 1,737; 2010: 1,765.

### Secteur monétaire et bilan de la Banque d’Algérie (sélection)
- Monnaie et quasi-monnaie (M2, fin de période, milliards de dinars) : 2002: 2,905.8; 2003: 3,357.9; 2004: 3,742.6; 2005: 4,242.7; 2006: 4,943.7.
- Monnaie (circulation fiduciaire, milliards de dinars) : 2002: 1,416.3; 2003: 1,630.4; 2004: 2,160.6; 2005: 2,534.3; 2006: 3,027.3.
- Crédit à l'économie (milliards de dinars) : 2002: 1,266.8; 2003: 1,380.2; 2004: 1,535.0; 2005: 1,859.0; 2006: 2,168.0.
- Ratio de liquidité (M2/PIB f.d.p.) : 2002: 63.9; 2003: 63.8; 2004: 61.1; 2005: 57.2; 2006: 55.4.
- Vitesse de circulation de la monnaie au sens large (PIB/M2) : 2002: 1.6; 2003: 1.6; 2004: 1.6; 2005: 1.7; 2006: 1.8.

### Dette publique et viabilité (sélection)
- Dette extérieure (en pourcentage du PIB) : 2002: 39.7; 2003: 34.3; 2004: 25.7; 2005: 16.4; 2006: 12.8; 2007: 10.4; 2008: 8.1; 2009: 5.7; 2010: 4.4.
- Dette publique brute (en pourcentage du PIB) : 2002: 53.5; 2003: 43.8; 2004: 36.6; 2005: 29.0; 2006: 25.6; 2007: 22.5; 2008: 23.9; 2009: 22.0; 2010: 21.3.
- Ratio dette extérieure/exportations (en %) : 2002: 113.2; 2003: 89.7; 2004: 64.0; 2005: 34.8; 2006: 25.2; 2007: 21.0; 2008: 17.0; 2009: 12.5; 2010: 9.9.
- Cadre de viabilité de la dette — scénario de référence (dette extérieure, en % du PIB) : 2000: 46.4; 2001: 41.1; 2002: 39.8; 2003: 34.3; 2004: 25.7; 2005: 16.4; 2006: 12.8; 2007: 10.4; 2008: 8.1; 2009: 5.7; 2010: 4.4.

### Scénarios et vulnérabilités (sélection)
- Besoin de financ. ext. brut (milliards de $EU) : 2000: -6.1; 2001: -3.8; 2002: -0.9; 2003: -5.3; 2004: -6.3; 2005: -13.5; 2006: -19.1; 2007: -16.5; 2008: -11.8; 2009: -8.5; 2010: -5.7.
- Scénario avec baisse du prix du baril de pétrole à 19 $ à partir de 2006 : montre une forte détérioration des ratios d’endettement et des besoins de financement (tableaux du cadre de viabilité).
- Variables macroéconomiques de projection clés : croissance du PIB réel (2002–10) : voir "Croissance du PIB réel (en %)" ligne : 2002: 2.2; 2003: 2.6; 2004: 4.7; 2005: 6.9; 2006: 5.2; 2007: 5.3; 2008: 4.7; 2009: 5.1; 2010: 4.9; 2011: 4.8 (certains tableaux couvrent 2000–2010).

### Indicateurs sociaux et objectifs du Millénaire (sélection)
- Taux de scolarisation au niveau primaire (%) : 1990: 93.2; 2000: 92.1; 2003: 94.2; 2004: 94.9.
- Taux d'achèvement des études primaires (% de la classe d'âge) : 1990: 80.4; 1994: 85.9; 1997: 91.1; 2000: 95.5; 2003: 95.5.
- Accès à une source d’eau améliorée (% de la population) : 1990: 95.0; 2003: 87.0.
- Nombre d’abonnés au téléphone, fixe ou mobile (par 1.000 personnes) : 1990: 32.5; 1994: 40.9; 1997: 48.8; 2000: 60.8; 2003: 114.8.

### Relations avec le FMI et assistance technique (au 30 novembre 2005)
- Statut : date d'admission : 26/9/63; Article VIII.
- Quote-part : 1,254.70 millions de DTS (100.00 pourcentage).
- Avoirs du FMI en dinars algériens : 1,169.02 (93.22 pourcentage).
- Position de réserve du FMI : 85.08 (6.78 pourcentage).
- Encours des achats et des prêts : Aucun.
- Accords financiers antérieurs listés (montants en millions de DTS) incluent : FFCI 07/05/99 montant 223.50; MEDC allocations et accords de confirmation mentionnés dans le tableau.
- Régime de change : régime de flottement dirigé ; marché des changes interbancaire depuis le 2 janvier 1996 ; taux moyen fin-novembre 2005 : 1 dollar pour 73,76 dinars, soit 1 DTS pour 105,4 dinars.
- Assistance technique (sélection d’interventions) : missions et consultants des départements du FMI listés en 2002–2005 sur la supervision des sociétés d’assurances, contrôle bancaire, opérations de politique monétaire, gestion des réserves de change, modernisation des douanes, comptabilité nationale, inspection bancaire, statistiques trimestrielles de la comptabilité nationale, restructuration bancaire, et développement du marché des changes.

*Source : autorités algériennes; estimations et projections des services du FMI.*

### 2003. Leurs conclusions ont été examinées avec les autorités en octobre 2003. Le Conseil

### _cr0693f - 2003. Leurs conclusions ont été examinées avec les autorités en octobre 2003. Le Conseil

### Relations avec la Banque mondiale — portefeuille et stratégie
- Portefeuille en Algérie : 9 opérations en cours et 64 prêts clos; engagements cumulés nets de 4,5 milliards de dollars EU.
- Remboursements effectués : 3,67 milliards de dollars EU.
- Engagements nets au titre des 9 opérations en cours : 337 millions de dollars EU.
- Objectifs du soutien du Groupe de la Banque mondiale pour 2004–06 :
  - a) Renforcement de la viabilité budgétaire et gestion des recettes-hydrocarbures pour jeter les bases d'une croissance soutenue.
  - b) Élimination d’obstacles à une croissance tirée par le secteur privé (climat des affaires, PME, secteur financier, infrastructure).
  - c) Soutien à l’amélioration de la fourniture des services (adduction d'eau, transports, logement, services environnementaux, développement humain).
- Principes d’intervention : selectivité; démarche programmatique axée sur transfert des connaissances et renforcement des capacités; partenariats et partage des connaissances.
- Travaux analytiques récents : notes stratégiques sur la pauvreté, le secteur des transports et l'environnement juridique et commercial (exercice 05). Revue des dépenses publiques prévue pour l'exercice 06 (en collaboration avec le FMI).
- Assistance technique remboursable (ATR) : accord conclu pour l'adduction d'eau et assainissement; ATR en préparation pour les technologies de l'information et de la communication.
- Qualité du portefeuille : détérioration en 2004–05 — projets en danger : 8 % (exercice 2003) → 20 % (exercice 2004-05) → 22 % (actuel). Ratio moyen de décaissement : 11 % (exercice 2004) → 8,9 % (exercice 2005).
- Aucun prêt nouveau approuvé depuis l'exercice 2003.

### Relations financières avec la Banque mondiale — chiffres au 1er novembre 2005 (extraits)
- Total engagements nets (64 prêts clos) : 4.167,5 (Millions de dollars EU).
- 9 prêts actifs — total des prêts actifs : 337,0 (Millions de dollars EU); solde non décaissé total : 232,1 (Millions de dollars EU).
  - Exemples de prêts actifs (engagement / solde non décaissé) :
    - Télécommunications et poste : 9,0 / 1,5
    - Projet de reconstruction d'urgence (Ain Temouchent) : 83,5 / 15,1
    - Modernisation du système budgétaire : 23,7 / 21,9
    - Vulnérabilité aux catastrophes naturelles en milieu urbain : 88,5 / 83,0
    - Second projet d'emploi rural : 95 / 90,4
- Remboursements (au 1er novembre 2005) : 3.671,8 (Millions de dollars EU).
- Encours de la dette (au 1er novembre 2005) : 822,4 (Millions de dollars EU).
- Prêts nets de la Banque mondiale par exercice (engagements / décaissements / service de la dette / transfert net) — extrait des séries 2000–2006 :
  - Engagements (par exercice) : 98, 42, 31, 183, 0, 0, 0
  - Décaissements : 69, 57, 90, 51, 51, 27, 10,6
  - Service de la dette : 316, 286, 306, 296, 270, 224, 53,3
  - Transfert net : -247, -229, -216, -245, -219, -197, -42,7
- Note : L’IDA n'a pas d'opérations en Algérie.

### Questions d'ordre statistique — évaluation et recommandations
- Évaluation générale : communication des données au FMI globalement adéquate pour assurer un contrôle effectif, mais statistiques des finances publiques présentent de sérieuses faiblesses; détérioration depuis la fin des années 90 en qualité globale et délais de transmission.
- Causes identifiées : manque de ressources financières pour les statistiques, insuffisance de coordination entre organes, réticence à publier des données provisoires.
- Plan d’action et SGDD/NSDD :
  - Mission multisectorielle (septembre 2002) a conçu un plan d’action pour adhérer à la NSDD; Département des statistiques recommande participation intérimaire au SGDD comme première étape.
  - Les autorités ont déclaré leur intention de participer au SGDD très prochainement.
- Secteur réel :
  - Données transmises de façon irrégulière, parfois avec d'importants décalages.
  - Dernières informations relatives à la comptabilité nationale des SFI : données partielles communiquées en 2003.
  - Recommandation : priorité à l'adoption du SNC 1993 pour comptes nationaux; mission du Département des statistiques en 2004–05 pour aider à élaborer des états trimestriels.
- Finances publiques :
  - Données transmises 1994–2002; couverture limitée aux comptes budgétaires de l'administration centrale au sens large.
  - Recommandations clés : désigner un coordinateur; affecter au moins un économiste aux statistiques des finances publiques; automatiser le passage entre la Balance générale du Trésor et la SROT; comptabiliser les revenus du FRR comme recettes (et non comme financement); ventilation plus détaillée du poste «autres transferts»; communication plus exacte des opérations de reprise de trois grosses dettes; approfondir les travaux sur le financement et rapprochement avec statistiques monétaires.
  - Conformité au SGDD/NSDD nécessitera élargissement du champ couvert (sécurité sociale, wilayates, autres organes).
- Comptes monétaires :
  - Données utiles mais certaines banques commerciales transmettent leurs bilans avec grand retard; données prudentielles peu fiables et pas à jour.
  - Recommandation : inclure CNMA dans la situation monétaire; faire respecter l'obligation de communication des données par des pénalités élevées.
- Balance des paiements :
  - Observations mission sept. 2002 : la Banque d'Algérie ne recueille des données qu'auprès des institutions bancaires et financières; nécessité de diversifier sources (enquêtes entreprises); application plus rigoureuse du critère résidence; données trimestrielles pas régulièrement diffusées; position extérieure globale non établie.
  - L'Algérie ne communique pas ses données BOP au Département des statistiques; elles ne figurent ni dans SFI, ni dans le BOPSY.

### Indicateurs courants requis pour la surveillance (au 19 décembre 2005) — fréquence et observations (extraits)
- Taux de change : dernière observation 31/10/05; réception 31/10/01; fréquence D / communication M / publication W (notation telle que dans le tableau).
- Actifs de réserve de change : dernière observation 30/9//05; réception 05/10/05; fréquence D / communication M / publication M.
- Réserves/Monnaie centrale : dernière observation 20/10/05; réception 14/11/05; fréquence M / communication M / publication M.
- Monnaie au sens large : dernière observation 31/7/05; réception 3/10/05; fréquence M / communication M / publication M.
- Bilan consolidé du système bancaire : dernière observation 31/7/05; réception 3/10/05; fréquence M / communication M / publication A.
- Indice des prix à la consommation : dernière observation 08/05; réception 25/9/05; fréquence M / communication M / publication M.
- Recettes, dépenses, solde et composition du financement — Administrations publiques : dernière observation 06/05; réception 01/10/05; fréquence Q / communication I / publication A.
- Solde des comptes extérieurs courants : dernière observation 06/05; réception 31/8/05; fréquence Q / communication Q / publication A.
- PIB/PNB : dernière observation 12/04; réception 27/4/05; fréquence A / communication A / publication A.
- Dette extérieure brute : dernière observation 12/04; réception 27/4/05; fréquence A / communication A / publication A.

### Développements et conclusions de la consultation Article IV 2005 (NIP No. 06/28, 9 mars 2006) — faits saillants et appréciation du Conseil
- Croissance : PIB réel devrait se poursuivre à un rythme d'environ 5 % en 2005.
- Inflation : l'indice des prix à la consommation a progressé en moyenne de 1,6 % en 2005 (prévisions indiquaient 2,7 %); baisse notable des prix alimentaires.
- Réserves internationales : réserves officielles brutes ont atteint 56,2 milliards de dollars EU à la fin 2005 (prévisions 55,6 milliards dans une autre section indiquée pour fin septembre 2005 : 53 milliards — chiffres tels que présentés dans le texte).
- Compte courant et extérieur :
  - Excédent extérieur courant devrait encore s'amplifier en 2005 sous l'effet de la hausse rapide des prix du pétrole et de l'expansion de la production pétrolière.
  - Réserves extérieures brutes : augmentation de 20 milliards de dollars depuis fin 2003 pour atteindre 53 milliards de dollars fin septembre 2005 (plus d'un an et demi d'importations).
  - Dette extérieure/PIB : ramenée de 26 % en 2004 à 16 1/2 % en 2005.
- Plan d'investissement public : Plan de consolidation de la croissance économique 2005–09 initialement 50 milliards de dollars, révisé à la hausse en juin 2005 à 57 milliards de dollars.
- Impact budgétaire :
  - Déficit primaire hors hydrocarbures : de 28 % du PIB hors hydrocarbures en 2004 à 31½ % en 2005.
  - Solde budgétaire global (excédent) : 6,9 % → 12,6 % du PIB (doublé).
- Politique monétaire :
  - Taux directeur de la Banque d'Algérie : ¾ % en 2004 → 1¼ % en juillet 2005.
  - Masse monétaire au sens large environ 12 %, en rythme annuel, fin septembre 2005.
  - Croissance du crédit et niveau élevé des prêts improductifs.
- Réformes structurelles et gouvernance :
  - Accord d'association avec l'Union européenne entré en vigueur en septembre 2005.
  - Négociations d'adhésion à l'OMC en phase finale.
  - Loi anti-corruption adoptée le 24 janvier 2006.
  - Nouvelle loi sur les hydrocarbures adoptée, libéralise davantage l’investissement dans le secteur.
  - Mesures de renforcement de gouvernance et privatisations en cours dans le secteur bancaire; modernisation du système de paiements.
- Appréciation du Conseil d’administration :
  - Félicitations pour politique économique prudente; constatation de recul du chômage, croissance soutenue, faible inflation, solidité des comptes extérieurs et finances publiques dans le contexte de prix élevés de l'énergie.
  - Recommandations et insistances principales :
    - Accélérer réformes pour encourager investissement privé et création d'emplois.
    - Assurer qualité des dépenses publiques et prendre en compte recommandations de la revue des dépenses publiques en coopération avec la Banque mondiale.
    - Préparer projections budgétaires globales à moyen terme; limiter la hausse des salaires réels aux gains de productivité hors hydrocarbures.
    - Gérer sainement ressources hydrocarbures; inscrire politique budgétaire dans un horizon de plus long terme; coordination budgétaire/monétaire; transparence dans l'utilisation des recettes hydrocarbures.
    - Réexaminer le rôle du Fonds de régulation des recettes (FRR) — y compris transformation en compte d'épargne/de financement intégré au budget.
    - Encourager participation à l'Initiative pour la transparence des industries extractives (suggestion de certains administrateurs).
    - Resserrement monétaire conseillé : relever le taux directeur pour le ramener à un niveau positif en termes réels; renforcer maîtrise de la base monétaire.
    - Poursuivre privatisations des banques publiques, améliorer gouvernance, promouvoir concurrence; renforcer capacité de supervision prudentielle; moderniser système de paiements.
    - Accélérer négociations OMC; faciliter intégration régionale et attirer IDE.
    - Améliorer climat de l'investissement : mobiliser ressources pour accompagner réformes, simplifier fiscalité (supprimer exonérations, alléger pression fiscale sur entreprises), réduire participation directe de l'État au secteur productif; audits externes annuels pour entreprises publiques restantes.
    - Poursuivre paiements anticipés de la dette extérieure; régler questions relatives à la dette bilatérale avec la Russie; participation pleine à l’Initiative PPTE encouragée.
    - Poursuivre effort d'amélioration de la couverture, qualité et délais de diffusion des données; participation au SGDD saluée.

### Développements macroéconomiques et projections (sélection de chiffres, période 2001–2005 / projections)
- Croissance du PIB réel (taux de variation annuelle) : 2001: 2.6 ; 2002: 4.7 ; 2003: 6.9 ; 2004: 5.2 ; 2005: 5.3
- Déflateur du PIB (variation annuelle) : 2001: 0.7 ; 2002: 1.9 ; 2003: 8.3 ; 2004: 10.6 ; 2005: 14.9
- Indice des prix à la consommation (moyenne) : 2001: 4.2 ; 2002: 1.4 ; 2003: 2.6 ; 2004: 3.6 ; 2005: 2.7
- Épargne nationale brute (en pourcentage du PIB) : 2001: 40.1 ; 2002: 38.8 ; 2003: 43.5 ; 2004: 46.3 ; 2005: 51.6
- Investissements intérieurs bruts (en pourcentage du PIB) : 2001: 27.3 ; 2002: 31.2 ; 2003: 30.5 ; 2004: 33.3 ; 2005: 33.3
- Exportations, f. à b. (variation annuelle) : 2001: 19.1 ; 2002: 18.7 ; 2003: 24.5 ; 2004: 32.2 ; 2005: 45.8
- Importations, f. à b. (variation annuelle) : 2001: 9.5 ; 2002: 12.0 ; 2003: 13.4 ; 2004: 18.0 ; 2005: 22.3
- Solde des transactions courantes (en pourcentage du PIB) : 2001: 12.8 ; 2002: 7.6 ; 2003: 13.0 ; 2004: 13.1 ; 2005: 18.3
- Réserves officielles brutes (milliards de dollars EU) : 2001: 18.0 ; 2002: 23.1 ; 2003: 32.9 ; 2004: 43.1 ; 2005: 55.6
- Réserves officielles brutes, en mois d'importations : 2001: 14.9 ; 2002: 17.0 ; 2003: 18.1 ; 2004: 19.0 ; 2005: 21.0
- Dette extérieure (en pourcentage du PIB) : 2001: 40.9 ; 2002: 39.7 ; 2003: 34.3 ; 2004: 25.7 ; 2005: 16.4
- Ratio du service de la dette (en pourcentage des exportations) : 2001: 22.8 ; 2002: 22.6 ; 2003: 17.9 ; 2004: 17.6 ; 2005: 12.1
- Finances publiques (en pourcentage du PIB) :
  - Recettes totales : 2001: 34.7 ; 2002: 35.3 ; 2003: 37.0 ; 2004: 36.2 ; 2005: 40.8
  - Dépenses totales et prêts nets : 2001: 31.3 ; 2002: 35.0 ; 2003: 29.2 ; 2004: 39.3 ; 2005: 28.2
  - Solde budgétaire global (déficit -) : 2001: 3.4 ; 2002: 0.2 ; 2003: 7.8 ; 2004: 6.9 ; 2005: 12.6
- Monnaie et crédit :
  - Avoirs extérieurs nets : 2001: 68.9 ; 2002: 33.9 ; 2003: 33.4 ; 2004: 33.1 ; 2005: 33.1
  - Crédit à l'économie : 2001: 8.5 ; 2002: 17.5 ; 2003: 8.9 ; 2004: 11.2 ; 2005: 21.1
  - Masse monétaire au sens large (variation annuelle) : 2001: 22.2 ; 2002: 17.4 ; 2003: 15.6 ; 2004: 11.5 ; 2005: 13.4
  - Taux d'intérêt (taux de réescompte de la banque centrale, en %) : 2001: 6.0 ; 2002: 5.5 ; 2003: 4.5 ; 2004: 4.0 ; 2005: 4.0
- Sources indiquées : autorités algériennes; estimations et projections des services du FMI (tableau tel que présenté dans le rapport).

### Déclarations des représentants
- Déclaration du représentant des services du FMI (13 février 2006) :
  - Inflation 2005 : 1,6 % en moyenne (contre prévision de 2,7 %).
  - Réserves officielles brutes fin 2005 : 56,2 milliards de dollars EU (mentionnée dans le texte).
  - Libre convertibilité courante du dinar : limites sur paiements invisibles jugées non constitutives d'une restriction de change; autorités encouragées à informer le public de la nature indicative de ces limites; projet de nouvelle réglementation des paiements et transferts examiné par les services du FMI.
  - Loi anti-corruption approuvée par le Parlement le 24 janvier 2006.
  - Participation annoncée de l’Algérie au SGDD (courrier daté du 6 février 2006).
- Déclaration de M. Abbas Mirakhor, Administrateur pour l’Algérie (13 février 2006) — points clés :
  - Bilan positif des progrès macroéconomiques et des réformes; croissance forte, baisse du chômage, améliorations des conditions de vie.
  - Utilisation prudente des revenus d'hydrocarbures : épargne majoritaire, maintien des dépenses courantes sous contrôle, augmentation des dépenses d'équipement nécessaires.
  - Résultats macroéconomiques récents : croissance 5.3 % en 2005; inflation 1.6 %; excédent global du Trésor d'environ 12 % du PIB en 2005; dette extérieure ramenée à 16.5 % du PIB; ratio service de la dette 12 %.
  - Mise en œuvre et poursuite du Programme Complémentaire de Soutien à la Croissance (PCSC) ; attention portée à la qualité et capacité d'absorption des dépenses d'investissement.
  - Réformes fiscales en cours : opérations de la Direction des Grandes Entreprises, transfert au Trésor des activités non-fiscales restantes, simplification procédures d’identification, restructuration centres des impôts.
  - Réformes du secteur financier : stratégie fondée sur recommandations du PESF; privatisation d’une banque publique avancée; modernisation des systèmes de paiement (RTGS imminent; système de paiements de masse prévu); audits internationaux pour banques publiques.
  - Mesures législatives : nouvelle loi sur les assurances (commission indépendante, fonds de garantie, autorisation succursales étrangères); loi sur titrisation des créances hypothécaires; préparation d'une loi pour autoriser création de caisses mutuelles.
  - Privatisations (2003–2005) — tableaux consolidés :
    - Privatisations totales : 2003: 6 ; 2004: 9 ; 2005: 52 ; Total: 67
    - Privatisations partielles : 2003: 1 ; 2004: 4 ; 2005: 17 ; Total: 22
    - Cessions aux travailleurs : 2003: 8 ; 2004: 23 ; 2005: 29 ; Total: 60
    - Partenariats : 2003: 0 ; 2004: 4 ; 2005: 10 ; Total: 18
    - Total opérations (somme lignes) : 2003: 19 ; 2004: 46 ; 2005: 102 ; Total: 167
  - Statistiques : progrès considérables; adhésion au SGDD.

*Document résumé : _cr0693f - 2003. Leurs conclusions ont été examinées avec les autorités en octobre 2003. Le Conseil*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/pubs/ft/scr/2006/fra/_cr0693f.pdf_
