## _cr07109f

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### Contexte et objectif du CSLP
- Le CSLP publié en septembre 2006 s’appuie sur le CSLP intérimaire (CSLP‑I) achevé en novembre 2003 et débattu par les Conseils d’administration de l’AID et du FMI en janvier 2004.
- Objectifs généraux : affermir la stabilité politique, consolider la paix et réduire la pauvreté au moyen d’une croissance équitable, durable et accélérée.
- Contexte post‑conflit :
  - Estimation de 250 000 personnes tuées et de 1,2 million de personnes déplacées.
  - Revenu par habitant : 149 dollars EU en 1994 à 83 dollars EU en 2004 (baisse de 44 %).
  - Taux de sous‑alimentation : 68 % en 2002.
- Événements politiques récents :
  - Accord général de paix à Arusha en août 2000.
  - Gouvernement de transition en 2002; constitution entérinée en février 2005.
  - Élections parlementaires en juillet 2005; gouvernement élu en août 2005.
  - Cessez‑le‑feu en septembre 2006 avec le FNL‑PALIPEHUTU.

### Priorités stratégiques soutenues par les services du FMI et de l’AID
- Priorités issues du processus consultatif :
  - Améliorer la gouvernance et la sécurité.
  - Parvenir à une croissance équitable et durable.
  - Perfectionner le capital humain en améliorant la qualité des services sociaux.
  - Intensifier la lutte contre le VIH/sida.
- Intégration de la dimension genre : promouvoir la participation et l’apport des femmes au développement socioéconomique, en privilégiant leur participation productive et l’accès aux services de base.

### Capacités institutionnelles et gestion des finances publiques
- Diagnostic : capacités institutionnelles faibles; nécessité d’accroissement urgent, en particulier pour la gestion des finances publiques et la mise en œuvre de politiques socioéconomiques et de réformes à moyen terme.
- Importance de renforcer les collectivités locales pour qu’elles gèrent efficacement les programmes de croissance et de réduction de la pauvreté.

### Participation et suivi
- Processus participatif large :
  - Participation dans les 17 provinces (146 communes) et tous les secteurs.
  - Plus de 145 groupes de base de la société civile consultés.
  - Appui du Comité pour le développement provincial et la lutte contre la pauvreté (CPDPL) et du Comité communal pour le développement et la lutte contre la pauvreté (CCDLP).
- Mise en place prévue d’un système exhaustif de surveillance et d’évaluation reposant sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et la Vision de développement 2025.
- Recommandation : utiliser le même processus transparent et participatif pour surveiller la mise en œuvre du CSLP.

### Diagnostic de la pauvreté — constats clés
- Données et recommandations méthodologiques :
  - Analyses basées sur le questionnaire de 1998 et les enquêtes en grappe à indicateurs multiples de 2002 et 2004; besoin d’utiliser les résultats du questionnaire de 2006 pour mise à jour.
  - Recommandation : fonder la surveillance de la réduction de la pauvreté sur l’enquête de 2006.
- Indicateurs et disparités :
  - Taux global de pauvreté en 1998 : 81 % — 41 % à Bujumbura et 83 % dans le reste du pays.
  - Seuils de pauvreté : 182 725 FBu à Bujumbura; 103 730 FBu dans le reste du pays.
  - Revenus moyens des pauvres :
    - Rural : 65 014 FBu (déficit de 49 % par rapport au seuil de pauvreté).
    - Urbain : 149 880 FBu (déficit de 17,9 % par rapport au seuil de pauvreté).
  - Variation régionale du taux de pauvreté : 72 % à Bururi; environ 90 % à Kirundo, Kayanza, Gitega et Ruyigi.
- Inclusion : participation des Batwa, des invalides et d’autres groupes vulnérables dans les consultations.

### Cadre macroéconomique et budgétaire (période 2006‑2009)
- Appui général des services du FMI et de l’AID à l’orientation et aux objectifs macroéconomiques du CSLP pour 2006‑2009.
- Prévisions et objectifs mentionnés dans le CSLP :
  - Croissance annuelle prévue : de l’ordre de 6 % ou 7 %.
  - Inflation prévue : continuer d’être à un chiffre.
  - Recettes budgétaires visées : proches de 20 % du PIB.
- Incertitudes : projections sujettes à des incertitudes en raison du contexte post‑conflit et de statistiques peu fiables.
- Besoin d’un accroissement de l’aide, sous réserve d’une capacité d’absorption suffisante, pour combler les besoins sociaux et réaliser les OMD.
- Recommandation : inclusion de scénarios macroéconomiques variés dans les futurs RÉA et CSLP, reflétant différents niveaux de dépenses et de concours extérieurs.

### Renforcement des statistiques et de l’analyse économique
- Stratégie proposée : modernisation des bases de statistiques nationales; participation du Burundi au Système général de diffusion des données (SGDD).
- Nécessité de relancer la production des données de comptabilité nationale et d’améliorer d’autres domaines statistiques.
- Renforcement requis de la capacité d’analyse économique et de la mise en œuvre des politiques.

### Cadre de dépenses à moyen terme et priorités budgétaires
- Nécessité d’élaborer un cadre de dépenses à moyen terme (CDMT); inscription des estimations des coûts des programmes sectoriels dans les RÉA et futurs CSLP pour faciliter la préparation des budgets et la coordination de l’aide extérieure.
- Adoption graduelle du CDMT prévue en raison de faibles capacités institutionnelles; besoin de renforcement des capacités des ministères d’exécution.
- Progrès vers une politique budgétaire axée sur la pauvreté :
  - Système de classification budgétaire adopté en 2005 permettant d’identifier les dépenses favorables aux pauvres.
  - Engagement des autorités à accroître la part de ces dépenses.

### Aide extérieure, capacité d’absorption et dette
- Le programme de dépenses et d’investissement ambitieux dépend d’un accès à des concours budgétaires extérieurs très concessionnels et d’une capacité d’absorption améliorée.
- Recommandation : préférer les dons compte tenu de la vulnérabilité au surendettement.
- Importance de maintenir un coussin suffisant de réserves officielles.
- Appel à renforcer la capacité des autorités à analyser la viabilité de la dette et à gérer la dette extérieure; proposition d’inclure une analyse de viabilité de la dette dans les futurs RÉA et CSLP.
- Priorité accordée à la réforme structurelle dans les secteurs du thé et du café et à la diversification des exportations.

### Priorités stratégiques — observations et recommandations
- Observations générales :
  - Les services du FMI et de l’AID souscrivent aux priorités du CSLP et saluent le lien entre diagnostic de la pauvreté et piliers stratégiques.
  - Les priorités sont appropriées mais formulées de façon générale; nécessité de les traduire en mesures précises et en plans d’action détaillés.
  - Recommandation prioritaire : élaborer des programmes et plans d’actions sectoriels et analyser leurs coûts et avantages/inconvénients.
- A. Améliorer la sécurité et la gouvernance :
  - Priorités : réintégration des ex‑combattants, désarmement des civils, professionnalisation des forces de défense et de sécurité.
  - Gouvernance : renforcer la primauté du droit, le système judiciaire et la gestion des finances publiques; lutter contre la corruption; mécanisme de règlement des litiges fonciers.
  - Actions concrètes suggérées : publication électronique des lois, des décrets et des données budgétaires; stratégie pluriannuelle pour la gouvernance et la lutte contre la corruption; réformer la fonction publique.
  - Mise en garde : mise en œuvre de la décentralisation parallèle au renforcement des institutions locales.
- B. Parvenir à une croissance équitable et durable :
  - Le CSLP met l’accent sur les réformes structurelles et la diversification des exportations comme éléments prioritaires pour réduire la vulnérabilité extérieure.

### Stratégie de croissance et rôle du secteur rural
- Stratégie centrée sur le secteur rural et la construction d’infrastructures (transport, énergie), appuyée par des politiques économiques favorisant la stabilité macroéconomique et la promotion des activités du secteur privé.
- L’agriculture représente plus de 80 % de l’emploi.
- Une croissance soutenue du secteur rural réduirait sensiblement les disparités de revenu et l’ampleur de la pauvreté.
- Besoin d’une analyse plus approfondie des sources de croissance agricoles et de mesures spécifiques pour les cultures commerciales principales (thé et café).
- Appui à une politique participative d’occupation des terres pour renforcer le rôle des femmes.
- Attention portée aux questions environnementales jugée louable.

### Infrastructures de transport
- Priorité à la construction et à la rénovation de routes pour relier toutes les provinces par des routes revêtues et accroître le réseau des routes rurales.
- Nécessité d’un plan d’action définissant les routes à améliorer selon des critères : rendement économique, réduction de la pauvreté, capacité financière et institutionnelle d’entretien.
- Nécessité d’études techniques, économiques, sociales et environnementales pour la faisabilité de projets nationaux et régionaux.
- Intégration régionale suggérée :
  - i) intégrer le Burundi à un réseau régional de chemins de fer;
  - ii) agrandir le port de Bujumbura;
  - iii) transformer l’aéroport de Bujumbura en centre de transit.

### Approvisionnement en électricité
- Important déficit en matière d’approvisionnement en électricité freinant le développement.
- Mesures urgentes recommandées : modernisation des centrales existantes et construction de nouvelles centrales.
- Appui à un plan d’électrification rurale : agrandir le réseau de distribution, intégrer les villages et diffuser des informations sur des sources d’énergie à bon marché pour les ménages à faible revenu.
- L’AID élabore un Projet d’infrastructure multisectoriel pour s’attaquer à ces questions.

### Intégration régionale et commerce
- Intégration régionale jugée indispensable au renforcement de la croissance.
- Admission du Burundi à la Communauté de l’Afrique orientale (CAO) en novembre 2006; engagement à promouvoir le commerce régional.
- Participation à la zone de libre échange du Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe (COMESA) envisagée.
- Intention de tirer profit d’accords préférentiels proposés en vertu de la U.S. AGOA et de l’Union européenne.
- Importance d’assurer la compatibilité des engagements du Burundi envers diverses zones économiques et commerciales.

### Développement du capital humain, services sociaux et VIH‑sida
- Valorisation du capital humain via un partenariat avec les collectivités bénéficiaires; nécessité de tenir compte des souhaits et réactions des utilisateurs.
- Recommandation d’utiliser des enquêtes de suivi des dépenses publiques pour mesurer la prestation de services aux pauvres.
- Obstacles à la stratégie VIH‑sida : insuffisance des données et des communications.
- Engagement des autorités d’accroître les dépenses dans les secteurs sociaux (éducation et santé).
- Politique d’éducation :
  - Depuis la politique des « écoles libres » (adoptée en septembre 2005), la proportion des enfants admis à l’enseignement primaire est passée de 80 % en 2003-2004 à environ 100 % en 2005-2006.
  - L’AID élabore un projet en matière d’éducation pour appuyer ces initiatives.
- Politique de santé :
  - Objectifs : réduire la mortalité maternelle et infantile, accroître l’accès et la qualité des services de santé de base.
  - Décret présidentiel de 2006 ayant supprimé les droits pour les soins administrés aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes.
  - Besoin d’accroître les efforts pour rendre la politique nationale de santé pleinement opérationnelle; progrès réalisés au cours de la dernière année.
- VIH‑sida : nécessité d’un programme plurisectoriel cohérent; à moyen terme, nouvelle stratégie de distribution des médicaments et nouveaux mécanismes de financement requis.

### Mesures pour les victimes de la guerre civile
- Mesures prévues pour réfugiés et personnes déplacées, enfants sans foyer, orphelins et personnes handicapées.
- Nécessité de plus de concertation avec les ONG et les collectivités locales pour combler ces besoins de façon économiquement efficace et durable.

### Mise en œuvre, suivi et évaluation
- Système participatif de suivi et d’évaluation proposé; modalités de participation à établir clairement.
- Fonctions de suivi confiées aux ministères et organismes d’exécution (ministères des finances et de la planification, Comité national de coordination de l’aide, Institut national de la statistique) en partenariat avec d’autres bailleurs.
- Organisation décrite en 10 couches, du cabinet du deuxième vice‑président jusqu’au Comité de surveillance technique et aux comités locaux.
- Risque que la structure multicouche ralentisse les progrès; nécessité d’éviter que la lourdeur du processus n’entrave l’exécution.
- Importance des réformes de la gestion des finances publiques, des mécanismes de diffusion de données et des procédures d’audit externe.
- Modalités de mise en œuvre et rôles des ONG et de la société civile non encore déterminés; plans de mise en œuvre, de surveillance et d’évaluation du CSLP pas encore précisés.
- Recommandations clés :
  - Adopter des mécanismes de mise en œuvre précisant les modalités de la surveillance participative.
  - Simplifier et aligner les indicateurs proposés à l’annexe I du CSLP sur les mesures prioritaires.
  - Prioriser l’établissement d’indicateurs de surveillance et d’évaluation accompagné d’améliorations des statistiques nationales.
  - Élaborer un plan d’action précisant mesures prioritaires, coûts, calendriers, indicateurs de rendement et organisme responsable.

### Conclusion et principaux risques
- Appréciation : les autorités ont posé les prémisses d’une stratégie de réduction de la pauvreté dans leur premier CSLP, réalisation importante après la longue guerre civile qui a perturbé la capacité de mise en œuvre et les institutions.
- Les services du FMI et de l’AID souscrivent aux priorités mais insistent sur la nécessité de préciser les priorités, les contraintes en matière de ressources, et d’élaborer des plans d’action sectoriels et des objectifs fondés sur l’expérience.
- Principaux risques et défis pour la mise en œuvre :
  - i) consolider la stabilité politique dans un contexte démocratique et ouvert;
  - ii) renforcer la sécurité et la gouvernance pour créer un climat propice à l’investissement du secteur privé;
  - iii) mobiliser le financement extérieur requis pour réaliser les objectifs sociaux et de réduction de la pauvreté;
  - iv) accroître la capacité de coordonner efficacement l’aide des bailleurs de fonds;
  - v) renforcer les capacités locales conformément aux priorités et au financement disponible.
- Question finale aux administrateurs : accordent‑ils avec l’évaluation des services du FMI et de l’AID et avec leurs recommandations et mesures prioritaires?

*Source : Note consultative conjointe des services du FMI et de l’AID sur le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) du Burundi, septembre 2006.*

### 1.      Les autorités du Burundi ont rendu public en septembre 2006 leur premier

### 1.      Les autorités du Burundi ont rendu public en septembre 2006 leur premier

### Contexte et objectif du CSLP
- Le CSLP publié en septembre 2006 s’appuie sur le CSLP intérimaire (CSLP‑I) achevé en novembre 2003 et débattu par les Conseils d’administration de l’AID et du FMI en janvier 2004.
- Objectifs généraux du CSLP : affermir la stabilité politique, consolider la paix et réduire la pauvreté au moyen d’une croissance équitable, durable et accélérée.
- Contexte post‑conflit :
  - Estimation de 250 000 personnes tuées et de 1,2 million de personnes déplacées.
  - Revenu par habitant : 149 dollars EU en 1994 à 83 dollars EU en 2004 (baisse de 44 %).
  - Taux de sous‑alimentation : 68 % en 2002.
- Événements politiques récents :
  - Accord général de paix à Arusha en août 2000.
  - Gouvernement de transition en 2002, constitution entérinée en février 2005.
  - Élections parlementaires en juillet 2005, gouvernement élu en août 2005.
  - Cessez‑le‑feu en septembre 2006 avec le FNL‑PALIPEHUTU.

### Priorités stratégiques soutenues par les services du FMI et de l’AID
- Principales priorités issues du processus consultatif :
  - Améliorer la gouvernance et la sécurité.
  - Parvenir à une croissance équitable et durable.
  - Perfectionner le capital humain en améliorant la qualité des services sociaux.
  - Intensifier la lutte contre le VIH/sida.
- Intégration de la dimension genre : promouvoir la participation et l’apport des femmes au développement socioéconomique, en privilégiant leur participation productive et l’accès aux services de base.

### Capacités institutionnelles et gestion des finances publiques
- Diagnostic : capacités institutionnelles faibles ; nécessité d’accroissement urgent, en particulier pour la gestion des finances publiques et la mise en œuvre de politiques socioéconomiques et de réformes à moyen terme.
- Importance de renforcer les collectivités locales pour qu’elles gèrent efficacement les programmes de croissance et de réduction de la pauvreté.

### Participation et suivi
- Processus participatif large :
  - Participation dans les 17 provinces (146 communes) et tous les secteurs.
  - Plus de 145 groupes de base de la société civile consultés.
  - Appui du Comité pour le développement provincial et la lutte contre la pauvreté (CPDPL) et du Comité communal pour le développement et la lutte contre la pauvreté (CCDLP).
- Mise en place prévue d’un système exhaustif de surveillance et d’évaluation reposant sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et la Vision de développement 2025.
- Recommandation : utiliser le même processus transparent et participatif pour surveiller la mise en œuvre du CSLP.

### Diagnostic de la pauvreté — constats clés
- Données disponibles :
  - Analyses basées sur le questionnaire de 1998 et les enquêtes en grappe à indicateurs multiples de 2002 et 2004; besoin d’utiliser les résultats du questionnaire de 2006 pour mise à jour.
  - Recommandation : fonder la surveillance de la réduction de la pauvreté sur l’enquête de 2006.
- Indicateurs et disparités :
  - Taux global de pauvreté en 1998 : 81 % — 41 % à Bujumbura et 83 % dans le reste du pays.
  - Seuils de pauvreté : 182 725 FBu à Bujumbura; 103 730 FBu dans le reste du pays.
  - Revenus moyens des pauvres :
    - Rural : 65 014 FBu (déficit de 49 % par rapport au seuil de pauvreté).
    - Urbain : 149 880 FBu (déficit de 17,9 % par rapport au seuil de pauvreté).
  - Variation régionale du taux de pauvreté : 72 % à Bururi; environ 90 % à Kirundo, Kayanza, Gitega et Ruyigi.
- Inclusion : participation des Batwa, des invalides et d’autres groupes vulnérables dans les consultations.

### Cadre macroéconomique et budgétaire (période 2006‑2009)
- Appui général des services du FMI et de l’AID à l’orientation et aux objectifs macroéconomiques du CSLP pour 2006‑2009.
- Prévisions et objectifs macroéconomiques mentionnés dans le CSLP :
  - Croissance annuelle prévue : de l’ordre de 6 % ou 7 %.
  - Inflation prévue : continuer d’être à un chiffre.
  - Recettes budgétaires visées : proches de 20 % du PIB.
- Incertitudes : projections sujettes à des incertitudes en raison du contexte post‑conflit et de statistiques peu fiables.
- Besoin d’un accroissement de l’aide, sous réserve d’une capacité d’absorption suffisante, pour combler les besoins sociaux et réaliser les OMD.
- Recommandation : inclusion de scénarios macroéconomiques variés dans les futurs RÉA et CSLP, reflétant différents niveaux de dépenses et de concours extérieurs.

### Renforcement des statistiques et de l’analyse économique
- Stratégie proposée : modernisation des bases de statistiques nationales; participation du Burundi au Système général de diffusion des données (SGDD).
- Nécessité de relancer la production des données de comptabilité nationale et d’améliorer d’autres domaines statistiques.
- Renforcement requis de la capacité d’analyse économique et de la mise en œuvre des politiques.

### Cadre de dépenses à moyen terme et priorités budgétaires
- Nécessité d’élaborer un cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) ; inscription des estimations des coûts des programmes sectoriels dans les RÉA et futurs CSLP pour faciliter la préparation des budgets et la coordination de l’aide extérieure.
- Reconnaissance que l’adoption d’un CDMT sera graduelle en raison de faibles capacités institutionnelles ; besoin de renforcement des capacités des ministères d’exécution.
- Progrès vers une politique budgétaire axée sur la pauvreté :
  - Système de classification budgétaire adopté en 2005 permettant d’identifier les dépenses favorables aux pauvres.
  - Engagement des autorités à accroître la part de ces dépenses.

### Aide extérieure, capacité d’absorption et dette
- Le programme de dépenses et d’investissement ambitieux dépend d’un accès à des concours budgétaires extérieurs très concessionnels et d’une capacité d’absorption améliorée.
- Recommandation : préférer les dons compte tenu de la vulnérabilité au surendettement.
- Importance de maintenir un coussin suffisant de réserves officielles.
- Appel à renforcer la capacité des autorités à analyser la viabilité de la dette et à gérer la dette extérieure ; proposition d’inclure une analyse de viabilité de la dette dans les futurs RÉA et CSLP.
- Priorité accordée à la réforme structurelle dans les secteurs du thé et du café et à la diversification des exportations.

### Priorités stratégiques — observations et recommandations
- Observations générales :
  - Les services du FMI et de l’AID souscrivent aux priorités du CSLP et saluent le lien entre diagnostic de la pauvreté et piliers stratégiques.
  - Les priorités sont appropriées mais formulées de façon générale; nécessité de les traduire en mesures précises et en plans d’action détaillés.
  - Recommandation prioritaire : élaborer des programmes et plans d’actions sectoriels et analyser leurs coûts et avantages/inconvénients.
- A. Améliorer la sécurité et la gouvernance :
  - Priorités : réintégration des ex‑combattants, désarmement des civils, professionnalisation des forces de défense et de sécurité.
  - Gouvernance : renforcer la primauté du droit, le système judiciaire et la gestion des finances publiques; lutter contre la corruption; mécanisme de règlement des litiges fonciers.
  - Actions concrètes suggérées : publication électronique des lois, des décrets et des données budgétaires; stratégie pluriannuelle pour la gouvernance et la lutte contre la corruption; réformer la fonction publique.
  - Mise en garde : mise en œuvre de la décentralisation parallèle au renforcement des institutions locales.
- B. Parvenir à une croissance équitable et durable :
  - Le CSLP met l’accent sur les réformes structurelles et la diversification des exportations comme éléments prioritaires pour réduire la vulnérabilité extérieure.

*Source : Note consultative conjointe des services du FMI et de l’AID sur le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) du Burundi, septembre 2006.*

### 22.      Comme il se doit, la stratégie de croissance est centrée sur le secteur rural et la

### _cr07109f - 22.      Comme il se doit, la stratégie de croissance est centrée sur le secteur rural et la

### Stratégie de croissance et rôle du secteur rural
- La stratégie de croissance est centrée sur le secteur rural et la construction d’infrastructures (transport, énergie), appuyée par des politiques économiques favorisant la stabilité macroéconomique et la promotion des activités du secteur privé.
- L’agriculture est la principale composante de l’économie et représente plus de 80 % de l’emploi.
- Une croissance soutenue du secteur rural réduirait sensiblement les disparités de revenu et l’ampleur de la pauvreté.
- Le CSLP insiste sur l’accroissement de la productivité agricole; une analyse plus approfondie des sources de croissance et des mesures spécifiques (notamment pour les cultures commerciales principales comme le thé et le café) aurait été utile.
- Une étude plus approfondie du rôle clé du secteur privé, y compris le retrait de l’État, aurait été souhaitable.
- Les services du FMI et de l’AID soutiennent la mise en place d’une politique participative d’occupation des terres pour renforcer le rôle des femmes.
- L’attention portée aux questions environnementales est soulignée comme louable.

### Infrastructures de transport
- Nécessité de renforcer les infrastructures de transport pour un meilleur accès aux marchés et une exploitation du potentiel économique du Burundi.
- Priorité donnée par les autorités à la construction et à la rénovation de routes pour relier toutes les provinces par des routes revêtues et accroître le réseau des routes rurales.
- Besoin d’un plan d’action définissant les routes à améliorer en priorité selon des critères : rendement économique, réduction de la pauvreté, capacité financière et institutionnelle d’entretien.
- Les services du FMI et de l’AID conviennent de la nécessité :
  - i) d’intégrer le Burundi à un réseau régional de chemins de fer;
  - ii) d’agrandir le port de Bujumbura;
  - iii) de transformer l’aéroport de Bujumbura en centre de transit.
- Observations sur la faisabilité de projets nationaux et régionaux particulières nécessitent des études techniques, économiques, sociales et environnementales approfondies.

### Approvisionnement en électricité
- Le CSLP indique qu’un important déficit en matière d’approvisionnement en électricité freine beaucoup le développement.
- Les services du FMI et de l’AID reconnaissent la nécessité de mesures urgentes, y compris la modernisation des centrales électriques existantes et la construction de nouvelles centrales, pour assurer un approvisionnement suffisant.
- Appui aux efforts des autorités pour mettre en œuvre un plan d’électrification rurale : agrandir le réseau de distribution, intégrer les villages et diffuser des informations sur des sources d’énergie à bon marché pour les ménages à faible revenu.
- L’AID élabore actuellement un Projet d’infrastructure multisectoriel pour s’attaquer à ces questions.

### Intégration régionale et commerce
- Le CSLP affirme que l’intégration régionale est indispensable au renforcement de la croissance.
- Admission du Burundi à la Communauté de l’Afrique orientale (CAO) en novembre 2006; engagement à promouvoir le commerce régional.
- L’adhésion à la CAO pourrait permettre de bénéficier des améliorations d’infrastructures régionales.
- L’AID élabore un Programme d’infrastructure de communications régionales en partenariat avec huit autres parties prenantes.
- Le Burundi est prêt à participer pleinement à la zone de libre échange du Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe (COMESA).
- Intention du Burundi de contribuer à la relance de la Communauté économique des Grands lacs et de tirer profit d’accords préférentiels proposés en vertu de la U.S. AGOA et de l’Union européenne.
- Importance d’assurer la compatibilité des engagements simultanés du Burundi envers diverses zones économiques et commerciales.

### Développement du capital humain, services sociaux et VIH-sida
- Le CSLP propose de valoriser le capital humain via un partenariat avec les collectivités bénéficiaires; nécessité de tenir compte des souhaits et réactions des utilisateurs pour évaluer les résultats.
- Recommandation d’utiliser des outils comme les enquêtes de suivi des dépenses publiques pour déterminer les enjeux et mesurer les progrès dans la prestation de services aux pauvres.
- Priorité à l’amélioration des données et des communications, principaux obstacles à une stratégie efficace de lutte contre le VIH-sida.
- Les services du FMI et de l’AID soulignent l’importance d’accroître l’accessibilité et la qualité des services sociaux.
- Engagement des autorités d’accroître les dépenses dans les secteurs sociaux pour répondre à la demande croissante en éducation et santé (construction d’écoles et de classes; meilleure accessibilité des pauvres à des soins de santé à coût abordable).
- Politique d’éducation visant à améliorer la qualité et l’accès dans le cadre de l’initiative Éducation pour tous.
- Depuis l’adoption en septembre 2005 de la politique des « écoles libres », la proportion des enfants admis à l’enseignement primaire est passée de 80 % en 2003-2004 à environ 100 % en 2005-2006.
- L’AID élabore un projet en matière d’éducation pour appuyer ces initiatives.
- Objectifs de la politique de santé : réduire la mortalité maternelle et infantile, accroître l’accès et la qualité des services de santé de base.
- Décret présidentiel de 2006 ayant supprimé les droits pour les soins administrés aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes.
- Besoin d’accroître les efforts pour rendre la politique nationale de santé pleinement opérationnelle; progrès réalisés au cours de la dernière année.
- Pour le VIH/sida, mesures de prévention et d’atténuation devant s’inscrire dans un programme plurisectoriel général et cohérent; à moyen terme, nécessité d’une nouvelle stratégie de distribution des médicaments et de nouveaux mécanismes de financement.

### Mesures pour les victimes de la guerre civile
- Le CSLP envisage des mesures pour réfugiés et personnes déplacées, enfants sans foyer, orphelins et personnes handicapées.
- Pour combler économiquement efficacement ces besoins et réaliser des progrès durables, il faudra plus de concertation avec les ONG et les collectivités locales.

### Mise en œuvre, suivi et évaluation
- Le CSLP propose un système participatif de suivi et d’évaluation et recommande que les modalités de participation soient établies clairement; les autorités ont l’intention de mettre ce mécanisme en place.
- Fonctions de suivi et d’évaluation confiées aux ministères et organismes d’exécution (ministères des finances et de la planification, Comité national de coordination de l’aide, Institut national de la statistique) en partenariat avec d’autres bailleurs de fonds.
- Le CSLP décrit 10 couches d’organisation, de mise en œuvre et d’évaluation, du cabinet du deuxième vice-président responsable des réformes économiques et sociales jusqu’au Comité de surveillance technique et aux comités locaux.
- Risque que la structure multicouche ralentisse les progrès; nécessité de veiller à ce que la lourdeur du processus n’entrave pas l’exécution.
- Importance des réformes de la gestion des finances publiques pour un meilleur suivi des dépenses de lutte contre la pauvreté et la surveillance des objectifs du CSLP.
- Besoin de mécanismes de diffusion de données et de procédures d’audit externe pour assurer un suivi des dépenses à chaque stade du cycle de dépenses; efforts en cours avec l’appui de l’AID et du FMI.
- Modalités de mise en œuvre et rôles des ONG et de la société civile non encore déterminés; plans de mise en œuvre, de surveillance et d’évaluation du CSLP pas encore précisés.
- Recommandation d’adopter des mécanismes de mise en œuvre précisant les modalités de la surveillance participative.
- Choix des indicateurs de progrès crucial pour l’évaluation; les indicateurs proposés à l’annexe I du CSLP peuvent généralement être chiffrés mais doivent être simplifiés et alignés avec les mesures prioritaires.
- Recommandation du FMI : considérer comme prioritaire le travail en cours pour établir des indicateurs de surveillance et d’évaluation; ce travail doit s’accompagner d’améliorations des statistiques nationales.
- Nécessité d’un plan d’action précisant les mesures prioritaires, les coûts, les calendriers, les indicateurs de rendement et l’organisme responsable pour servir de document de référence pour planification, surveillance, évaluation et hiérarchisation des programmes de renforcement des capacités.

### Conclusion et principaux risques
- Les autorités ont posé les prémisses de la stratégie de réduction de la pauvreté exposée dans leur premier CSLP, réalisation importante après la longue guerre civile qui a perturbé la capacité de mise en œuvre et les institutions.
- Les services du FMI et de l’AID souscrivent aux priorités de réduction de la pauvreté et à l’approche privilégiant la croissance, mais insistent sur la nécessité de définir davantage les priorités et les contraintes en matière de ressources, et d’élaborer des plans d’action sectoriels et des objectifs fondés sur l’expérience.
- Principaux risques et défis pour la mise en œuvre réussie du CSLP :
  - i) consolider la stabilité politique dans un contexte démocratique et ouvert;
  - ii) renforcer la sécurité et la gouvernance pour créer un climat propice à l’investissement du secteur privé;
  - iii) mobiliser le financement extérieur requis pour réaliser les objectifs sociaux et de réduction de la pauvreté;
  - iv) accroître la capacité de coordonner efficacement l’aide des bailleurs de fonds;
  - v) renforcer les capacités locales conformément aux priorités et au financement disponible.
- Question finale posée aux administrateurs : sont-ils d’accord avec l’évaluation des services du FMI et de l’AID et avec leurs recommandations et mesures prioritaires?

*Résumé fondé sur le contenu du document fourni.*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/pubs/ft/scr/2007/fra/_cr07109f.pdf_
