## _cr0772f - 1. Priorités concernant la surveillance du FMI

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### Résumé analytique — constats majeurs
- Croissance économique soutenue sur 2001–2005, avec taux annuel moyen de croissance de "5 ½ %".
- Inflation restée faible jusqu'en milieu 2006, puis quasi "5 %" (sur douze mois) en septembre 2006, surtout en raison du rebondissement des prix alimentaires.
- Chômage élevé mais en baisse : taux officiel "15, 3 % en 2005"; estimation alternative des services du FMI près de "21 % en 2005"; taux de chômage des jeunes estimé à "31 % en 2005".
- Fortes recettes d'hydrocarbures ont permis :
  - hausse importante de l'investissement public (programme d'investissement accru de "73 millions à 90 millions de dollars" dans le budget supplémentaire de 2006);
  - augmentations salariales dans la fonction publique ("15–16 % à compter du 1er juillet 2006");
  - amélioration sensible de la position budgétaire et extérieure.
- Décision de remboursement anticipé massif de la dette extérieure, réduisant le ratio dette extérieure/PIB d'environ "34 % fin 2003" à "moins de 4,5 % à la fin de 2006".
- Réserves extérieures brutes : "70 milliards de dollars à la fin de septembre 2006" (deux années de couverture des importations de la prochaine année).
- Défis principaux : assurer une croissance soutenue et réduire le chômage tout en maintenant la stabilité macroéconomique.

### Évolution économique récente
- Croissance :
  - Prévision d'un ralentissement temporaire en 2006 : PIB réel passant d'« environ 5 ½ % en 2005 » à « environ 3 % en 2006 » en raison d'une baisse de la production d'hydrocarbures liée à des travaux d'entretien.
  - Croissance du PIB hors hydrocarbures (PIBHH) supposée se maintenir à "4 ½ %".
- Inflation :
  - Inflation des prix à la consommation quasi "5 % (sur douze mois) en septembre 2006".
- Fiscal :
  - Déficit primaire hors hydrocarbures prévu d'augmenter, passant d'« environ 33½ % du PIBHH en 2005 » à « près de 37½ % en 2006 ».
  - Excédent budgétaire global projeté à "12 % du PIB en 2006".
- Monétaire :
  - Politique monétaire prudente en 2006 ; la Banque d'Algérie a absorbé la plus grande part de la liquidité excédentaire au moyen d'enchères.
  - Expansion du crédit à l'économie s'est ralentie.
- Taux de change :
  - TCER déprécié d'« environ 5 % » durant les huit premiers mois de 2006.
  - Gestion flexible du taux de change et obligation de rétrocession intégrale des recettes d'hydrocarbures ; écart entre marché parallèle et taux officiels apparemment disparu début 2006.

### Position extérieure et dette — observations et chiffres clés
- Compte courant :
  - Excédent du compte courant prévu de "21 % du PIB en 2005" à "24 ½ % du PIB" en 2006.
- Réserves :
  - Réserves extérieures brutes de "70 milliards de dollars à la fin de septembre 2006" (deux années de couverture des importations futures).
- Dette extérieure et paiements anticipés :
  - Fin 2003 : dette extérieure totale "23,4 milliards de dollars" (excluant dette payable à la Russie d'époque soviétique).
  - 2004–05 : remboursement anticipé "3,3 milliards de dollars".
  - Mars 2006 : annulation par la Russie de créances totalisant "4,7 milliards de dollars" en échange d'engagements d'importations équivalentes.
  - Fin 2006 : paiement anticipé des Clubs de Paris et de Londres évaluée à "8,5 milliards de dollars" ; paiement anticipé supplémentaire de "2 milliards de dollars" aux créanciers multilatéraux en 2006.
  - Impact : ratio dette extérieure/PIB passant d'environ "34 % fin 2003" à "moins de 4,5 % fin 2006"; prévision de "3 % d'ici 2011".
  - Couverture des réserves passant de "18 mois en 2003" à "près de 25 mois en 2006"; prévision d'atteindre "38 mois d'ici 2011".
  - Autorités envisagent d'obtenir une notation d'emprunteur souverain.

### Réformes structurelles et gouvernance
- Secteur financier :
  - Processus de privatisation de la première banque publique en cours; mise à jour du PESF/PESF prévue début 2007.
  - Modernisation du système de paiements en cours (lancement du système de Règlements Bruts en Temps Réel et de la compensation électronique en 2006).
  - Créances improductives des banques publiques demeurent élevées; l'administration publique prend à sa charge des prêts non performants d'une valeur équivalant à "4 % du PIB".
  - Assistance technique du MCM en matière de restructuration et contrôles bancaires.
- Fiscalité et administration :
  - Taux d'imposition des bénéfices des sociétés réduit de "30 % à 25 %".
  - Simplification de la fiscalité des petites entreprises : taxe forfaitaire unique ("6 % du chiffre d'affaires pour les commerçants; 12 % du chiffre d'affaires pour les autres petites entreprises").
  - Réformes de l'administration des impôts et modernisation de l'administration douanière appuyées par assistance technique du Département des finances publiques.
- Hydrocarbures et gouvernance :
  - Nouvelle loi sur les hydrocarbures adoptée en 2005, modifiée en 2006 pour rétablir la participation majoritaire de Sonatrach.
  - Adoption d'une loi sur la lutte contre la corruption en janvier 2006.
  - Privatisation des entreprises publiques progresse.

### Qualité des dépenses publiques et gestion des hydrocarbures
- Besoin de préserver la qualité des dépenses dans le cadre d'un ambitieux programme d'investissement public.
- Actions engagées :
  - réévaluation des projets inclus dans le programme d'investissement;
  - prise en compte des recommandations de l'examen des dépenses publiques mené avec la Banque mondiale.
- Règles du Fonds de régulation des recettes (FRR) modifiées dans le budget supplémentaire de 2006 pour permettre le financement direct du déficit hors hydrocarbures (sauf si solde du FRR < "10 milliards de dollars").
- Projet de loi de finances 2007 : prix implicite du baril requis pour financer le déficit hors hydrocarbures pour 2007 : "49 dollars le baril"; prix de référence du budget maintenu à "19 dollars le baril".
- Examen des dépenses publiques 2005–06 : recommandations principales :
  - Rythme d'exécution calé sur capacité d'absorption;
  - Sélection des projets fondée sur stratégies sectorielles et cadre de dépenses à moyen terme;
  - Modernisation urgente des systèmes de gestion et de contrôle de l'investissement public et du budget.

### Recommandations de politique et instruments de surveillance du FMI
- Cadre budgétaire et dépenses :
  - Établir la politique budgétaire dans un cadre à long terme et maintenir la stabilité macroéconomique.
  - Sélection judicieuse des dépenses publiques axées sur infrastructures, consolidation des secteurs sociaux et accompagnement des réformes structurelles; coordination avec la Banque mondiale.
- Gestion des recettes d'hydrocarbures :
  - Gestion prudente de la liquidité et gestion souple du taux de change; viser un taux de rendement plus élevé pour le FRR.
- Politique monétaire et change :
  - Nécessité d'un resserrement de la politique monétaire et d'une gestion souple du taux de change pour maîtriser l'inflation; autorités intention d'accroître le taux d'intérêt de la Banque d'Algérie afin qu'il demeure positif en termes réels.
- Réforme du secteur financier :
  - Mise à jour de l'évaluation de la stabilité du système financier en 2007; assistance technique de MCM pour restructuration et contrôles bancaires; accélérer privatisations bancaires et renforcer gouvernance.
- Réformes structurelles pour croissance et emploi :
  - Simplification du régime fiscal; incitations aux entreprises privées; modernisation de l'administration des impôts; assistance technique du Département des finances publiques.
- Commerce et intégration régionale :
  - Poursuite de la libéralisation des échanges et coopération régionale; assistance technique MCM/Département juridique pour simplification du régime de change des transactions courantes (début juillet 2005).

### Perspectives à moyen terme (points saillants et projections)
- Hypothèse : cours mondiaux des hydrocarbures relativement élevés.
- Principales prévisions (2006–2011) :
  - Real GDP:
    - 2006: 2.7
    - 2007: 4.5
    - 2008: 4.1
    - 2009: 4.0
    - 2010: 4.0
    - 2011: 4.0
  - Hydrocarbon sector:
    - 2006: -1.2
    - 2007: 2.5
    - 2008: 2.0
    - 2009: 2.0
    - 2010: 2.0
    - 2011: 2.0
  - Nonhydrocarbon sector:
    - 2006: 4.5
    - 2007: 5.4
    - 2008: 5.1
    - 2009: 4.9
    - 2010: 4.8
    - 2011: 4.8
  - CPI inflation (period average):
    - 2006: 2.2
    - 2007: 5.5
    - 2008: 5.7
    - 2009: 5.2
    - 2010: 4.6
    - 2011: 4.1
  - Current account balance (in percent of GDP):
    - 2006: 24.4
    - 2007: 16.6
    - 2008: 14.4
    - 2009: 11.8
    - 2010: 10.1
    - 2011: 8.5
  - Nonhydrocarbon primary balance (in percent of NHGDP):
    - 2006: -37.6
    - 2007: -39.2
    - 2008: -38.3
    - 2009: -36.6
    - 2010: -33.6
    - 2011: -31.3
  - Overall fiscal balance (in percent of GDP):
    - 2006: 11.9
    - 2007: 9.9
    - 2008: 9.4
    - 2009: 8.3
    - 2010: 7.8
    - 2011: 7.2
- Observations :
  - L’excédent courant restera vraisemblablement important mais diminuera progressivement.
  - Réserves extérieures brutes excéderont trois ans de couverture d’importation d’ici 2011.
  - Pour obtenir une croissance plus élevée, il faudrait des réformes structurelles plus ambitieuses.

### Statistiques clés sélectionnées (extraits)
- Réserves officielles brutes (fin de période) : "70 milliards de dollars (fin septembre 2006)".
- Ratio dette extérieure/PIB : "17 % (2005) → moins de 4 ½ % (2006)".
- Excédent du compte courant : "21 % (2005) → 24 ½ % du PIB (2006)".
- Déficit primaire hors hydrocarbures : "environ 33 ½ % (2005) → presque 37 ½ % (2006)".
- Excédent budgétaire global : "environ 12 % du PIB (2006)".
- Augmentation moyenne des salaires de la fonction publique : "environ 15-16 %".
- Croissance PIB hors hydrocarbures : "4 ½ % (2006)".
- Diminution provisoire du PIB réel : "d’environ 3 % (2006)".

### Priorités opérationnelles et calendrier
- Recommandation pour les consultations au titre de l’article IV : cycle standard de "12 mois".
- Priorités immédiates :
  - préserver la qualité des dépenses publiques dans l’exécution du programme d’investissement public;
  - promulguer le nouveau règlement en matière de change pour clarifier la convertibilité courante du dinar;
  - accélérer la modernisation budgétaire et la mise en œuvre des recommandations du RONC;
  - poursuivre la privatisation bancaire et renforcer la gouvernance des banques publiques;
  - réduire progressivement les subventions implicites aux prix de l’énergie après 2007, en mettant en place des mesures ciblées pour protéger les groupes vulnérables.

*Source : _cr0772f - 1. Priorités concernant la surveillance du FMI (document fourni).*

### 1. Priorités concernant la surveillance du FMI .........................................................................

### _cr0772f - 1. Priorités concernant la surveillance du FMI

### Résumé analytique — constats majeurs
- Croissance économique soutenue sur 2001–2005, avec taux annuel moyen de croissance de "5 ½ %".
- Inflation restée faible jusqu'en milieu 2006, puis quasi "5 %" (sur douze mois) en septembre 2006, surtout en raison du rebondissement des prix alimentaires.
- Chômage élevé mais en baisse : taux officiel "15, 3 % en 2005"; estimation alternative des services du FMI près de "21 % en 2005" en l'absence d'emplois domestiques et temporaires; taux de chômage des jeunes estimé à "31 % en 2005".
- Fortes recettes d'hydrocarbures ont permis :
  - hausse importante de l'investissement public (programme d'investissement accru de "73 millions à 90 millions de dollars" dans le budget supplémentaire de 2006);
  - augmentations salariales dans la fonction publique ("15–16 % à compter du 1er juillet 2006");
  - amélioration sensible de la position budgétaire et extérieure.
- Décision de remboursement anticipé massif de la dette extérieure, réduisant le ratio dette extérieure/PIB d'environ "34 % fin 2003" à "moins de 4,5 % à la fin de 2006".
- Réserves extérieures brutes : "70 milliards de dollars à la fin de septembre 2006" (deux années de couverture des importations de la prochaine année).
- Défis principaux : assurer une croissance soutenue et réduire le chômage tout en maintenant la stabilité macroéconomique.

### Contexte et principaux défis
- Conjoncture internationale favorable et politiques macroéconomiques appropriées expliquent en partie les résultats positifs sur les cinq dernières années.
- Priorités du programme 2005–2009 :
  - utiliser une partie des recettes d'hydrocarbures pour l'investissement public (infrastructures, habitat, éducation, soins de santé);
  - poursuivre politiques macroéconomiques appropriées;
  - réformes structurelles, notamment dans le secteur financier pour promouvoir une économie ouverte axée sur le marché.
- Surveillance du FMI axée sur : gestion des recettes d'hydrocarbures, réformes structurelles (secteur financier), qualité des dépenses publiques.

### Évolution économique récente
- Croissance :
  - Prévision d'un ralentissement temporaire en 2006 : PIB réel passant d'« environ 5 ½ % en 2005 » à « environ 3 % en 2006 » en raison d'une baisse de la production d'hydrocarbures liée à des travaux d'entretien.
  - Croissance du PIB hors hydrocarbures (PIBHH) supposée se maintenir à "4 ½ %".
- Inflation :
  - Inflation des prix à la consommation quasi "5 % (sur douze mois) en septembre 2006".
- Fiscal :
  - Déficit primaire hors hydrocarbures prévu d'augmenter, passant d'« environ 33½ % du PIBHH en 2005 » à « près de 37½ % en 2006 ».
  - Excédent budgétaire global projeté à "12 % du PIB en 2006".
- Monétaire :
  - Politique monétaire prudente en 2006 ; la Banque d'Algérie a absorbé la plus grande part de la liquidité excédentaire au moyen d'enchères.
  - Expansion du crédit à l'économie s'est ralentie.
- Taux de change :
  - TCER déprécié d'« environ 5 % » durant les huit premiers mois de 2006.
  - Gestion flexible du taux de change et obligation de rétrocession intégrale des recettes d'hydrocarbures : la Banque d'Algérie est principal vendeur de devises étrangères et maintient le TCER proche du niveau de fin 2003, niveau jugé proche de l'équilibre par les autorités.
  - Écart entre le marché parallèle et les taux officiels apparemment disparu début 2006.

### Position extérieure et dette — observations et chiffres clés
- Compte courant :
  - Excédent du compte courant prévu de "21 % du PIB en 2005" à "24 ½ % du PIB" en 2006.
- Réserves :
  - Réserves extérieures brutes de "70 milliards de dollars à la fin de septembre 2006" (deux années de couverture des importations futures).
- Dette extérieure et paiements anticipés (Encadré 2) :
  - Fin 2003 : dette extérieure totale "23,4 milliards de dollars" (excluant dette payable à la Russie d'époque soviétique).
  - 2004–05 : remboursement anticipé "3,3 milliards de dollars", notamment aux créanciers multilatéraux, dont le FMI.
  - Mars 2006 : annulation par la Russie de créances totalisant "4,7 milliards de dollars" en échange d'engagements d'importations équivalentes.
  - Fin 2006 : paiement anticipé de la dette des Clubs de Paris et de Londres évaluée à "8,5 milliards de dollars" ; paiement anticipé supplémentaire de "2 milliards de dollars" aux créanciers multilatéraux en 2006.
  - Impact : ratio dette extérieure/PIB passant d'environ "34 % fin 2003" à "moins de 4,5 % fin 2006"; prévision de "3 % d'ici 2011".
  - Couverture des réserves passant de "18 mois en 2003" à "près de 25 mois en 2006"; prévision d'atteindre "38 mois d'ici 2011".
  - Autorités envisagent d'obtenir une notation d'emprunteur souverain.

### Réformes structurelles et gouvernance
- Secteur financier :
  - Processus de privatisation de la première banque publique en cours.
  - Modernisation du système de paiements en cours.
  - Consolidation et renforcement de la régie des autres banques publiques ; surveillance plus active, essentiellement par contrôles sur place.
  - Créances improductives des banques publiques demeurent élevées ; graphique indique ratio créances improductives/total des prêts élevé en 2004–05.
  - MCM prévoit mise à jour de l'évaluation de la stabilité du système financier en 2007; assistance technique de MCM en matière de restructuration et de contrôles bancaires.
- Fiscalité et administration :
  - Taux d'imposition des bénéfices des sociétés réduit de "30 % à 25 %".
  - Simplification de la fiscalité des petites entreprises : taxe forfaitaire unique (6 % du chiffre d'affaires pour les commerçants; 12 % du chiffre d'affaires pour les autres petites entreprises).
  - Réforme en cours de l'administration des impôts et modernisation de l'administration douanière appuyées par assistance technique du Département des finances publiques.
- Hydrocarbures :
  - Nouvelle loi sur les hydrocarbures adoptée en 2005, modifiée en 2006 pour rétablir la participation majoritaire de Sonatrach dans tous les contrats avec des sociétés internationales.
- Gouvernance :
  - Privatisation des entreprises publiques progresse.
  - Adoption d'une loi sur la lutte contre la corruption en janvier 2006.
- Commerce et intégration régionale :
  - Poursuite de la libéralisation du secteur extérieur et efforts d'intensification de la coopération régionale avec les pays du Maghreb.
  - Conférences régionales : facilitation du commerce (novembre 2005) et intégration et réformes du secteur financier (déc. 2006).

### Qualité des dépenses publiques et politiques à mener
- Besoin de préserver la qualité des dépenses dans le cadre d'un ambitieux programme d'investissement public.
- Autorités ont commencé à réévaluer les projets inclus dans le programme d'investissement et se sont engagées à tenir compte des recommandations de l'examen des dépenses publiques mené avec la Banque mondiale.
- Le Pacte national économique et social récemment conclu vise à lier les augmentations de salaires réels à la croissance de la productivité et aux résultats économiques dans le secteur des hydrocarbures.

### Recommandations de politique et instruments de surveillance du FMI (Encadré 1)
- Établir la politique budgétaire dans un cadre à long terme et maintenir la stabilité macroéconomique.
- Sélection judicieuse des dépenses publiques axées sur infrastructures, consolidation des secteurs sociaux et accompagnement des réformes structurelles ; coordination avec la Banque mondiale pour l'examen des dépenses publiques et la modernisation de la gestion budgétaire.
- Gestion prudente de la richesse des hydrocarbures : gestion prudente de la liquidité et gestion souple du taux de change.
- Réforme du secteur financier : mise à jour de l'évaluation de la stabilité du système financier en 2007; assistance technique de MCM en restructuration et contrôles bancaires.
- Libéralisation des échanges et coopération régionale : surveillance, conférences régionales; début de l'assistance technique de MCM/Département juridique en juillet 2005 pour simplification du régime de change des transactions courantes.
- Améliorer perspectives de croissance et réduire le chômage via réformes structurelles favorisant le secteur privé : simplification du régime fiscal, incitations aux entreprises privées, modernisation de l'administration des impôts; assistance technique du Département des finances publiques.

### Perspectives à moyen terme (points saillants)
- Hypothèse de cours mondiaux des hydrocarbures relativement élevés : excédent courant actuel susceptible de se maintenir à un niveau élevé et réserves internationales brutes susceptibles d'augmenter.
- Croissance du PIB hors hydrocarbures vraisemblablement maintenue à "5 %".
- Hausse projetée de l'investissement public et propagation des hausses salariales de la fonction publique devraient entraîner vraisemblablement une légère hausse de l'inflation.
- Nécessité d'un resserrement de la politique monétaire et d'une gestion souple du taux de change pour maîtriser l'inflation ; autorités intention d'accroître le taux d'intérêt de la Banque d'Algérie afin qu'il demeure positif en termes réels.

*Source : _cr0772f - 1. Priorités concernant la surveillance du FMI (document fourni).*

### 11. Tout indique que la position extérieure de l’Algérie demeurera solide. Comme les

### _cr0772f - 11. Tout indique que la position extérieure de l’Algérie demeurera solide. Comme les

### Position extérieure et secteur des hydrocarbures
- Les prix pétroliers sont censés demeurer relativement élevés et les autorités ont décidé de plafonner l’expansion de la production d’hydrocarbures.
- Les exportations annuelles d’hydrocarbures sont prévues en moyenne à 55 ½ milliards de dollars jusqu’à 2011.
- En raison d’investissements importants de l’administration publique et de Sonatrach, on prévoit une augmentation sensible des importations.
- L’excédent du compte des transactions courantes diminuera progressivement mais demeurera vraisemblablement important.
- Les réserves extérieures brutes excéderont trois ans de couverture d’importation d’ici 2011.
- La dette extérieure brute demeurera peu élevée et viable.

### Perspectives économiques à moyen terme
- Perspectives favorables sous réserve de s’attaquer aux principaux facteurs freinant la croissance et de poursuivre les réformes structurelles.
- Hypothèse : progression régulière du programme d’investissement public et poursuite des réformes structurelles.
- Prévisions de croissance :
  - Real GDP (2006–2011) : 
    - 2006: 2.7
    - 2007: 4.5
    - 2008: 4.1
    - 2009: 4.0
    - 2010: 4.0
    - 2011: 4.0
  - Hydrocarbon sector (2006–2011) :
    - 2006: -1.2
    - 2007: 2.5
    - 2008: 2.0
    - 2009: 2.0
    - 2010: 2.0
    - 2011: 2.0
  - Nonhydrocarbon sector (2006–2011) :
    - 2006: 4.5
    - 2007: 5.4
    - 2008: 5.1
    - 2009: 4.9
    - 2010: 4.8
    - 2011: 4.8
  - CPI inflation (period average) (2006–2011) :
    - 2006: 2.2
    - 2007: 5.5
    - 2008: 5.7
    - 2009: 5.2
    - 2010: 4.6
    - 2011: 4.1
  - Current account balance (in percent of GDP) (2006–2011) :
    - 2006: 24.4
    - 2007: 16.6
    - 2008: 14.4
    - 2009: 11.8
    - 2010: 10.1
    - 2011: 8.5
  - Nonhydrocarbon primary balance (in percent of NHGDP) (2006–2011) :
    - 2006: -37.6
    - 2007: -39.2
    - 2008: -38.3
    - 2009: -36.6
    - 2010: -33.6
    - 2011: -31.3
  - Overall fiscal balance (in percent of GDP) (2006–2011) :
    - 2006: 11.9
    - 2007: 9.9
    - 2008: 9.4
    - 2009: 8.3
    - 2010: 7.8
    - 2011: 7.2

- Pour obtenir une croissance plus élevée, il faudrait des réformes structurelles plus ambitieuses.
- L’augmentation projetée de l’investissement public et la propagation de la hausse salariale du secteur public susciteront des pressions inflationnistes au cours des prochaines années.

### Finances publiques et viabilité budgétaire
- Le projet de loi de finances de 2007 prévoit une augmentation sensible des dépenses publiques sur le moyen terme.
- Le programme d’investissement public de 2005–09 atteindra quelques 113 milliards de dollars (égal au PIB de 2006).
- En 2007, le déficit primaire hors hydrocarbures atteindra presque 39 % du PIBHH; il diminuera ensuite progressivement pour atteindre 31 % du PIBHH en 2011.
- L’excédent budgétaire global demeurera supérieur à 7 % du PIB jusqu’en 2011.
- Cadre de viabilité budgétaire à long terme :
  - Selon le cadre des services du FMI, le déficit primaire viable hors hydrocarbures passerait d’environ 37,5 % du PIB hors hydrocarbures en 2006 à 32,5 % en 2010.
  - Le produit de la richesse financière serait affecté au financement intégral du déficit après 2050, période où les réserves d’hydrocarbures sont présumées épuisées.
  - En raison de la volatilité des cours internationaux du pétrole, il importe que les autorités continuent de maintenir la viabilité budgétaire sur le long terme.

### Gestion des recettes d’hydrocarbures et politique budgétaire
- Les règles du Fonds de régulation des recettes (FRR) ont été modifiées dans le budget supplémentaire de 2006 pour permettre le financement direct du déficit hors hydrocarbures (à moins que le solde du FRR ne devienne inférieur à 10 milliards de dollars).
- Le projet de loi de finances de 2007 indique au parlement le prix implicite du baril correspondant aux recettes d’hydrocarbures requises pour financer le déficit hors hydrocarbures : pour 2007 : 49 dollars le baril.
- Le prix de référence du budget pour présentation est maintenu à 19 dollars le baril.
- Mesures annoncées et engagements :
  - Réévaluation des projets du programme d’investissement public pour privilégier ceux à rendement élevé.
  - Renforcement des mécanismes de surveillance et d’évaluation des grands projets.
  - Prise en compte des recommandations de l’examen des dépenses publiques 2005–06.
  - Pacte national économique et social (2006) : liaisons entre augmentations réelles de salaires et productivité/ résultats économiques dans le secteur des hydrocarbures; appui aux mesures pour améliorer le climat d’affaires, accroître la productivité et privatiser des entreprises publiques.
  - Négociations salariales décentralisées en cours, aboutissant vraisemblablement à des augmentations comparables à celles de la fonction publique; les syndicats ont signalé qu’ils ont accepté de reporter leurs demandes concernant une autre augmentation générale de salaires à 2009–10.
  - Projet de simplification du régime fiscal et des mesures incitatives pour les activités commerciales; demande d’assistance technique pour rationaliser le régime fiscal et moderniser l’administration des impôts.
  - Mise en place d’un projet de loi organique des finances au parlement avant la fin de 2006 et nouveau système de classification budgétaire conforme aux Statistiques de finances publiques.

- Examen des dépenses publiques 2005–06 : diagnostic et recommandations principales
  - Diagnostic : progrès en éducation et santé, mais déficiences graves dans la planification et l’exécution des investissements publics (faible formation technique, risques de coûts excessifs, qualité inégale des projets, projets ne satisfaisant pas aux normes minimales).
  - Recommandations :
    - Rythme d’exécution du programme d’investissement basé sur une évaluation réaliste de la capacité d’absorption.
    - Mise en œuvre plus uniforme du programme d’investissement à compter du budget 2007.
    - Sélection des projets fondée sur des stratégies sectorielles dans le cadre d’un cadre de dépenses à moyen terme.
    - Modernisation urgente des systèmes de gestion et de contrôle de l’investissement public et du budget.

### Politique monétaire et de change
- Principal défi pour la Banque d’Algérie : maîtriser l’inflation.
- Les autorités envisagent d’accroître le taux d’intérêt directeur de la Banque d’Algérie pour le maintenir positif en termes réels et continuer à absorber la liquidité excédentaire du système bancaire.
  - En septembre 2006, le taux d’intérêt de la Banque d’Algérie était de 1,7 % et l’inflation moyenne (selon l’IPC) de 1,3 %.
- Les autorités comptent continuer de gérer le taux de change de manière flexible en tenant compte de l’objectif en matière d’inflation.
- Les services du FMI n’ont trouvé aucun indice de désalignement du taux de change réel.
- À court terme, le TCER sera assujetti à des influences compensatoires : orientation budgétaire expansionniste et hausses salariales supposent une appréciation du taux de change réel, alors que la libéralisation des échanges commande une évolution en sens inverse. Les autorités estiment que le TCER s’appréciera en 2007.

### Réformes structurelles et secteur financier
- Réformes du secteur financier prioritaires pour améliorer la solidité du système bancaire et renforcer l’intermédiation financière.
- Mise à jour du Programme d’évaluation du secteur financier prévue début 2007.
- Mesures et observations :
  - Privatisation de la première banque publique (Crédit Populaire d’Algérie) : vente d’une participation majoritaire attendue début 2007; possible privatisation d’autres banques publiques par la suite.
  - Renforcement de la gouvernance des autres banques publiques (contrats de performance, amélioration de la gestion du risque et des contrôles internes).
  - Modernisation du système de paiements, appui politique à la commission bancaire pour la réglementation prudentielle, et amélioration de la supervision bancaire avec l’assistance du FMI.
  - La directive interdisant aux entités publiques de traiter avec les banques privées nuit à l’établissement de règles plus équitables.
  - L’administration publique prend à sa charge des prêts non performants des banques publiques aux entreprises publiques d’une valeur équivalant à 4 % du PIB; détermination à éviter l’émergence de nouvelles créances improductives en limitant strictement le financement bancaire d’entreprises publiques non viables, sans décision encore prise sur les mesures à appliquer.

- Autres réformes structurelles :
  - Poursuite de la libéralisation du commerce extérieur et efforts d’intégration régionale (Accord d’association avec l’Union européenne en 2005; attention portée à l’accession à l’OMC).
  - Modernisation et simplification de l’administration douanière avec assistance technique du FMI.
  - Mise en œuvre du plan d’action issu de la conférence de 2005 sur la facilitation du commerce des pays du Maghreb (site Internet d’information fiscale et réglementaire, reconnaissance mutuelle des normes, réduction des distorsions, guichet unique, cellule de surveillance menée par le secteur privé).
  - Conférence prochaine sur la réforme du secteur financier et perspectives d’intégration financière du Maghreb.

- Cadre juridique des opérations de change :
  - Les autorités reconnaissent le besoin de renforcer le cadre juridique mais n’ont pas encore promulgué le nouveau règlement en matière de change qui mettrait en œuvre les recommandations d’assistance technique du FMI; elles ont indiqué que ce règlement sera promulgué bientôt et établira clairement la convertibilité courante du dinar.

### Tarification énergétique et subventions implicites
- Les rigidités de la tarification des prix énergétiques intérieurs constituent une source d’inefficacité et se traduisent par d’importantes subventions implicites.
- Les autorités admettent que ces subventions favorisent des activités à forte intensité énergétique au détriment d’activités à fort coefficient de main-d’œuvre.
- Les autorités ont indiqué qu’elles réduiraient progressivement les subventions en augmentant les prix énergétiques intérieurs après 2007, tout en se montrant préoccupées par l’impact social et en demandant des conseils des services du FMI sur les modalités d’augmentation et les mesures ciblées pour protéger les groupes vulnérables.
- Estimation des services du FMI pour 2005 : les pertes de recettes de l’administration publique et de Sonatrach attribuables à l’écart entre les prix intérieurs et les prix mondiaux de produits d’hydrocarbures correspondent à 7,5 % du PIB.

*Source: Extraits du document PDF _cr0772f (Rapport des services du FMI).*

### 23. Ces dernières années, l’Algérie a réussi à utiliser ses abondantes ressources

### 23. Ces dernières années, l’Algérie a réussi à utiliser ses abondantes ressources

### Position extérieure, croissance et inflation
- L’Algérie a utilisé ses abondantes ressources d’hydrocarbures pour appuyer la croissance économique et réduire le chômage encore élevé, tout en évitant une hausse de l’inflation.
- La position extérieure s’est sensiblement améliorée grâce à l’accumulation des réserves internationales et au paiement par anticipation d’une bonne part de la dette extérieure.
- Tout indique que la position extérieure de l’Algérie demeurera forte et les perspectives de croissance sont favorables.
- Le ralentissement temporaire de 2006 a révélé que la croissance, toujours fragile, est menée surtout par l’investissement public.
- L’expansion budgétaire envisagée et l’impact de la hausse des salaires susciteront vraisemblablement des pressions inflationnistes.

### Gestion des ressources d’hydrocarbures et qualité de l’investissement public
- Réussir une croissance forte et durable exige une gestion appropriée des ressources en hydrocarbures et la qualité élevée de l’important programme d’investissement public.
- L’ambitieux programme d’investissement public exige des efforts soutenus qui en garantissent la qualité.
- Recommandations principales des services du FMI :
  - privilégier l’exécution et le suivi des projets existants;
  - préparer des prévisions budgétaires exhaustives à moyen terme tenant compte des répercussions de l’investissement public sur les dépenses courantes;
  - accélérer la modernisation du budget;
  - consolider la gouvernance budgétaire en mettant en œuvre les recommandations du Rapport sur l’observation des normes et des codes (RONC) de 2004.

### Fonds de stabilisation des hydrocarbures et politique budgétaire
- Les services du FMI applaudissent aux nouvelles règles régissant le fonds de stabilisation des hydrocarbures.
- Étant donné l’importante augmentation prévue de son solde, les services du FMI recommandent que l’on tente d’accroître le rendement de placement.

### Pacte économique et social, salaires et productivité
- Le Pacte économique et social est une étape importante.
- Recommandation des services du FMI : que les salaires réels soient ajustés de manière plus graduelle que dans le passé, en tenant compte de la croissance de la productivité et des résultats économiques du secteur hors hydrocarbures.

### Politique monétaire, taux d’intérêt et convertibilité
- Les services du FMI se réjouissent de l’intention des autorités de ramener le taux d’intérêt de la Banque d’Algérie à un niveau positif en termes réels.
- Rappel : le traitement des importants dépôts de Sonatrach hors du système bancaire permettrait de renforcer le contrôle de la Banque d’Algérie sur la monnaie centrale.
- Il importe que la Banque d’Algérie continue de faire preuve de flexibilité dans la gestion du taux de change.
- Recommandation pressante : promulguer dès que possible le nouveau projet de règlement sur les changes, visant à supprimer les ambiguïtés restantes concernant la convertibilité courante du dinar.

### Secteur bancaire, privatisations et gouvernance
- Importance capitale de poursuivre avec détermination la privatisation des banques publiques, de renforcer la gouvernance des autres banques publiques et de promouvoir la concurrence au sein de ce secteur.
- Nécessité de limiter strictement les prêts bancaires aux entreprises publiques non viables.
- Si nécessaire, fournir une aide par le truchement de subventions publiques directes, accompagnée de restructurations d’entreprises et d’une accélération des privatisations.

### Intégration régionale, commerce et administration douanière
- Suite à l’entrée en vigueur de l’Accord d’association avec l’Union européenne, il importe de poursuivre les négociations concernant l’accession de l’Algérie à l’OMC.
- Les services du FMI accueillent favorablement la décision de moderniser l’administration douanière.
- Le renforcement de l’intégration régionale permettra à l’Algérie de réaliser tout son potentiel économique et de devenir plus attrayante aux yeux des investisseurs étrangers.
- Comme première étape, mise en œuvre souhaitable du plan d’action issu de la conférence de 2005 sur la facilitation des échanges commerciaux au Maghreb, afin de réduire les obstacles au commerce régional.

### Climat d’affaires, fiscalité et prix de l’énergie
- Il importe de continuer d’améliorer le climat d’affaires notamment en simplifiant le régime fiscal s’appliquant aux activités commerciales.
- Les services du FMI accueillent favorablement l’intention des autorités publiques de permettre aux prix internationaux du pétrole de se répercuter davantage sur les prix énergétiques intérieurs.

### Statistiques, assistance technique et initiatives internationales
- Les services du FMI encouragent vivement les autorités à intensifier leurs efforts en vue d’accroître la production et la diffusion de statistiques financières, notamment en bénéficiant de l’assistance technique offerte en vertu du Système général de diffusion des données (SGDD).
- Les services du FMI encouragent l’Algérie à participer à titre de créancier à l’Initiative PPTE renforcée et à obtenir une notation d’emprunteur souverain.

*Source: _cr0772f - 23. Ces dernières années, l’Algérie a réussi à utiliser ses abondantes ressources*

### 36. Il est recommandé que les prochaines consultations au titre de l’article IV aient lieu

### 36. Il est recommandé que les prochaines consultations au titre de l’article IV aient lieu conformément au cycle normal de 12 mois.

### Contexte macroéconomique (2006)
- Le PIB réel a diminué provisoirement d’environ 3 % en 2006, principalement en raison d’une baisse de la production des hydrocarbures imputable à des problèmes techniques.
- La croissance du PIB hors hydrocarbures s’est maintenue à 4 ½ %.
- L’inflation est demeurée faible jusqu’au milieu de l’année, puis s’est accélérée notamment en raison d’un rebondissement des prix des produits alimentaires.
- Les recettes d’hydrocarbures ont fortement augmenté, consolidant la position extérieure.

### Position extérieure et endettement
- L’excédent du compte courant est passé de 21 % en 2005 à 24 ½ % du PIB en 2006.
- Les réserves extérieures brutes ont atteint 70 milliards de dollars à la fin de septembre 2006 (2 années de couverture d’importations).
- Après des remboursements anticipés, le ratio dette extérieure/PIB est passé de 17 % en 2005 à moins de 4 ½ % en 2006.
- Les Administrateurs ont félicité la politique de remboursement anticipé de la dette extérieure et ont encouragé l’Algérie, en tant que créditeur, à participer à l’initiative renforcée en faveur des PPTE et à obtenir une notation souveraine.

### Finances publiques et dépenses
- La forte hausse des recettes d’hydrocarbures a permis une augmentation sensible des dépenses publiques et l’expansion du programme d’investissement public 2005–09.
- Les salaires de la fonction publique ont augmenté en moyenne d’environ 15-16 %.
- On prévoit que le déficit primaire hors hydrocarbures passera d’environ 33 ½ % du PIB hors hydrocarbures en 2005 à presque 37 ½ % en 2006.
- L’excédent budgétaire global devrait se maintenir à environ 12 % du PIB en 2006.
- Les Administrateurs ont accueilli favorablement la réévaluation en cours des projets d’investissements publics et l’attachement des autorités aux recommandations de la revue des dépenses publiques conduite avec la Banque mondiale.

### Politique monétaire et secteur bancaire
- La politique monétaire est restée prudente; la Banque d’Algérie a continué d’absorber la liquidité excédentaire via des enchères de dépôts en 2006.
- L’expansion du crédit à l’économie s’est ralentie.
- Des progrès structurels incluent la privatisation d’une banque publique, la modernisation du système des paiements, un renforcement de la surveillance et des contrôles sur site.
- Les créances improductives des banques publiques demeurent élevées; les Administrateurs ont appelé à un approfondissement de l’intermédiation financière et à des réformes décisives, notamment:
  - accélérer la privatisation de banques publiques;
  - renforcer la gouvernance des banques publiques restantes;
  - promouvoir la concurrence dans le secteur bancaire;
  - éviter l’octroi de prêts aux entreprises publiques non viables.

### Réformes structurelles et politiques recommandées
- Gestion des ressources d’hydrocarbures:
  - assurer une bonne gestion des recettes d’hydrocarbures;
  - poursuivre la mise en place et la réévaluation des règles de gestion (Fonds de Régulation des Recettes) et viser un taux de rendement plus élevé.
- Investissements publics:
  - tenir compte des capacités d’absorption limitées; un rythme plus lent de mise en œuvre pourrait être souhaitable pour maintenir la qualité des projets et éviter des tensions sur la politique monétaire;
  - se concentrer sur l’exécution et le suivi des projets existants.
- Gouvernance budgétaire:
  - accélérer la modernisation budgétaire et renforcer la gouvernance en mettant en œuvre les recommandations du Rapport sur l’Observation des Normes et Codes (RONC).
- Politique monétaire et change:
  - poursuivre une politique monétaire serrée;
  - maintenir le taux directeur de la Banque d’Algérie positif en termes réels;
  - continuer à gérer le taux de change de manière flexible.
- Réformes structurelles additionnelles:
  - simplifier le système fiscal;
  - poursuivre la réforme de l’administration des impôts et la modernisation des douanes;
  - augmenter progressivement la transmission des prix mondiaux du pétrole aux prix intérieurs de l’énergie;
  - accélérer l’accès à l’OMC et réduire les obstacles au commerce régional.
- Gouvernance et transparence:
  - renforcer la gouvernance des banques publiques et la concurrence bancaire;
  - encourager la transparence et la diffusion statistique (voir section statistique ci‑dessous).

### Statistiques, diffusion et assistance technique
- Les Administrateurs ont encouragé les autorités à intensifier les efforts pour améliorer la production et la diffusion des statistiques économiques et financières, y compris par l’assistance technique dans le cadre du Système général de diffusion des données (SGDD).
- Observations sur la qualité des statistiques:
  - lacunes graves dans les statistiques de finances publiques; couverture institutionnelle limitée à l’administration centrale budgétaire (budget central, budget annexé, comptes spéciaux);
  - données réelles transmises de manière irrégulière et avec retard; comptabilité nationale disponible en prix constants de 2001 à compter de 2004;
  - données monétaires généralement adéquates mais communication tardive et parfois peu fiable des banques, notamment des banques sous contrôle étatique;
  - absence de données de balance des paiements communiquées au Département des statistiques (SFI/BOPSY).
- Recommandations statistiques spécifiques incluent:
  - établir une comptabilité nationale trimestrielle conforme au SCN 1993;
  - désigner un coordonnateur et allouer du personnel pour les statistiques de finances publiques (SFP);
  - améliorer le rapprochement entre la Balance générale mensuelle du Trésor et la Situation résumée des opérations du Trésor (SROT) pour produire des SFP trimestrielles et mensuelles en temps opportun;
  - consolider la couverture des SFP (inclure sécurité sociale, Wilayate, administrations locales);
  - renforcer la collecte de données monétaires et prudentielles et sanctionner le non‑respect des obligations de communication d’informations financières.

### Sélection d’indicateurs et faits chiffrés (extraits)
- Réserves officielles brutes (fin de période) : 70 milliards de dollars (fin septembre 2006).
- Ratio dette extérieure/PIB : 17 % (2005) → moins de 4 ½ % (2006).
- Excédent du compte courant : 21 % (2005) → 24 ½ % du PIB (2006).
- Déficit primaire hors hydrocarbures : environ 33 ½ % (2005) → presque 37 ½ % (2006).
- Excédent budgétaire global : environ 12 % du PIB (2006).
- Augmentation moyenne des salaires de la fonction publique : environ 15-16 %.
- Croissance PIB hors hydrocarbures : 4 ½ % (2006).
- Diminution provisoire du PIB réel : d’environ 3 % (2006).
- Recommandation pour calendrier des consultations au titre de l’article IV : cycle standard de 12 mois.

*Source: Note d'information au public (NIP) No 07/16, Le 7 février 2007.*

### conclusion des consultations au titre de l'article IV, lorsque le pays intéressé souhaite que le public

### _cr0772f - conclusion des consultations au titre de l'article IV, lorsque le pays intéressé souhaite que le public

### Synthèse générale et appréciation des autorités
- Les autorités remercient les services du FMI pour un rapport ciblé et apprécient la haute qualité du dialogue, conseils et assistance technique.
- Constat principal : la conduite de politiques macroéconomiques prudentes et la mise en œuvre de réformes structurelles, dans un contexte de prix du pétrole plus élevés et d’amélioration politique et sécuritaire, ont soutenu des développements économiques favorables en 2006.
- Points saillants cités par les autorités :
  - Baisse de la production d’hydrocarbures pour raisons de maintenance et d’amélioration des capacités, tandis que le secteur hors hydrocarbures a continué de croître fortement (construction, services, agriculture) avec réduction du chômage.
  - Politique monétaire ayant maintenu l’inflation sous contrôle.
  - Situation budgétaire renforcée : excédent global atteignant 12 % du PIB.
  - Situation extérieure nettement améliorée : excédent du compte courant dépassant 24 % du PIB, permettant une accumulation importante de réserves de change.
  - Règlement de la question de la dette russe ayant permis un remboursement accéléré de la dette extérieure, ramenant le ratio de la dette extérieure par rapport au PIB à 4.5% contre 34 % à fin 2003.

### Sélection d’indicateurs économiques (tableau original)
- En-tête : Est. Proj. 200220032004 20052006 (Variation annuelle en %, à moins d’indicationcontraire)
- Économie intérieure
  - PIB réel  4.76.95.2 5.32.7
  - PIB réel hors hydrocarbures                                                5.36.06.2                                                5.14.5
  - Déflateur du PIB 1.98.310.6 16.59.0
  - Indice des prix à la consommation (moyenne)1.42.63.6            1.62.2
  - Épargne nationale brute (en % du PIB)38.843.546.3          51.256.3
  - Investissement national brut (en % du PIB)31.230.533.3          30.531.9
- Secteur extérieur (en milliards de dollars EU, à moins d’indication contraire)
  - Exportations, f.a.b. 18.724.532.2 46.354.1
  - Importations, f.a.b. 12.013.418.0 19.921.2
  - Compte courant (en % du PIB)                                            7.613.013.1                                            20.724.4
  - Solde du compte de capital  -0.7-1.4-1.9 -4.2-11.2
  - Réserves officielles brutes  23.132.943.1 56.274.6
  - Idem, en mois d’importations de la prochaine année17.018.121.0 25.724.4
  - Dette extérieure (en % du PIB)                                          39.734.325.7                                          16.84.3
  - Ratio du service de la dette (en % des exportations)22.617.917.6          12.522.6
  - Termes de l’échange (détérioration -)-8.69.713.6          30.09.4
  - Taux de change effectif réel (dépréciation -) 1/-7.6-9.50.6           -3.9-0.1
- Finances de l’administration centrale (en % du PIB)
  - Recettes totales  35.337.036.2 41.041.9
  - Dépenses totales et capacité de financement35.029.229.3 29.130.0
  - Solde budgétaire global (déficit-)                                         0.27.86.9                                         11.911.9
- Monnaie et crédit (Variation annuelle en %, à moins d’indicationcontraire)
  - Avoirs extérieurs nets  33.933.433.1 34.033.7
  - Crédit intérieur  8.0-1.4-8.6 -18.2-19.4
  - Crédit à l’administration publique (net)0.4-5.3-13.2         -24.7-17.0
  - Crédit à l’économie 2/                                                  17.58.911.2                                                  15.8-5.5
  - Monnaie au sens large  17.415.611.5 10.712.7
  - Taux d’intérêt (taux de réescompte de la banque centrale en pourcentage) 3/ 5.54.54.0            4.04.0
- Sources du tableau : Autorités algériennes ; et projections et estimations des services du FMI.
  - Notes reproduites : 1/ Pour 2006, à compter d’août. 2/ Si l’on exclut l’impact de la restructuration des banques publiques, le crédit à l’économie a augmenté en de 6.5 % en 2006. 3/ Pour 2006, à compter d’octobre.

### Priorités et mesures de politique publique mises en avant par les autorités
- Maintien et poursuite du Plan de Consolidation de la Croissance (PCC) 2005–09.
- Renforcement de l’intermédiation financière et amélioration du climat des investissements.
- Viabilité budgétaire considérée comme l’ancrage de la stratégie des autorités.
- Gestion prudente des revenus d’hydrocarbures et accumulation d’épargne dans le Fonds de Régulation des Recettes (FRR) pour financer infrastructures et secteurs sociaux.
- Accent sur la qualité des investissements publics et sur l’adaptation du rythme d’exécution aux capacités d’absorption de l’économie.
- Maîtrise des dépenses courantes et application des principes du Pacte National Economique et Social (PNES) pour lier augmentations salariales à la productivité et à la performance hors hydrocarbures.
- Engagement explicite : les syndicats ont indiqué qu’il n’y aura pas de demandes d’augmentation générale des salaires au cours des quatre prochaines années.

### Réformes fiscales, budgétaires et administratives
- Poursuite de la modernisation de l’administration fiscale : mise en place d’une Direction des Grandes Entreprises et restructuration des directions régionales et locales des impôts.
- Simplification du système fiscal et d’exemptions, modernisation de l’administration des douanes ; assistance technique du FMI sollicitée.
- Progrès en matière de modernisation de la gestion budgétaire et de transparence : nouvelle classification budgétaire préparée et projet de loi organique des finances publiques à soumettre prochainement au Parlement.
- Règles d’utilisation des ressources du FRR amendées pour permettre le financement direct du déficit hors hydrocarbures.
- Mise en œuvre progressive des recommandations du Rapport sur l’Observation des Normes et Codes (RONC) en matière fiscale de 2004, y compris introduction d’un cadre budgétaire à moyen terme vers 2009.

### Politique monétaire et cadre des paiements
- Banque d’Algérie : absorption de l’excès de liquidité pour contrer les pressions inflationnistes liées à flux externes et dépenses additionnelles ; maintien d’un taux directeur positif en termes réels.
- Maintien d’une politique de taux de change flexible.
- Projet de nouveau cadre réglementaire pour améliorer les systèmes de change et de paiements, qui sera promulgué prochainement (préparé en phase avec les recommandations des services du Fonds).

### Réformes du secteur financier et intermédiation
- Réforme en phase avec le Programme d’Evaluation du Secteur Financier (PESF) : renforcement de la supervision bancaire avec assistance technique du FMI, amélioration des inspections sur place et procédures d’agrément plus rigoureuses.
- Renforcement du rôle de la Commission bancaire ; amélioration de la gouvernance des banques publiques via suivi des contrats de performance et élimination des déficits quasi-budgétaires.
- Mesures en cours : amélioration de la gestion des risques et du contrôle interne, plans pour traiter les prêts non performants.
- Privatisation d’une première banque publique attendue pour le début de l’année avec assistance d’une banque d’affaires internationale.
- Progrès importants : lancement en 2006 du système de Règlements Bruts en Temps Réel et de la compensation électronique.
- Mise à jour prochaine du PESF prévue pour identifier d’autres mesures pour renforcer et approfondir l’intermédiation financière.

### Perspectives de croissance et réformes structurelles
- L’analyse sur les perspectives de croissance soutient les priorités des autorités : modernisation du système bancaire et financier, libéralisation accrue de l’économie, amélioration du climat d’investissement.
- Mesures déjà prises : baisse des contributions sociales des employeurs, facilitation de la délivrance de titres de propriété, simplification des procédures d’établissement d’entreprises.
- Attendu : amélioration de l’intermédiation financière, accroissement et meilleure qualité du crédit au secteur privé, progression du programme de restructuration et privatisation des entreprises publiques.
- Engagements externes : mise en œuvre résolue de l’Accord d’Association avec l’Union Européenne et progrès vers l’accession à l’Organisation Mondiale du Commerce.
- Efforts pour promouvoir la coopération entre pays du Maghreb (commerce, finance) jugés utiles pour améliorer les perspectives économiques.

*Source : _cr0772f - conclusion des consultations au titre de l'article IV, lorsque le pays intéressé souhaite que le public*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/websites/imf/imported-publications/external/pubs/ft/scr/2007/fra/_cr0772f.pdf_
