Le Conseil d'administration du FMI achève la troisième revue de l'accord au titre de la FEC en faveur de la République du Congo et approuve un décaissement de 1,78 million de dollars EU

Communiqué de presse No 10/325
Le 31 août 2010

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui la troisième revue des résultats économiques de la République du Congo dans le cadre d'un accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). L'achèvement de la revue permet le décaissement de 1,21 million de DTS (environ 1,83 million de dollars EU), ce qui porterait le total des décaissements au titre de l'accord à 3,63 millions de DTS (environ 5,48 millions de dollars EU). La décision du Conseil d'administration a été prise selon la procédure du défaut d'opposition qui lui permet d'achever les revues sans qu'elles fassent l'objet de discussions officielles.

L’accord triennal au titre de la FEC en faveur de la République du Congo a été approuvé à l'origine le 8 décembre 2008 (voir le Communiqué de presse No 08/311) pour un montant équivalant à 8,46 millions de DTS (environ 12,8 millions de dollars EU).

À l'achèvement de la troisième revue de l'accord triennal au titre de la FEC, le Conseil d'administration a avalisé l'évaluation des services comme suit :

Les perspectives à court terme de l'économie congolaise sont favorables. De solides politiques, l'amélioration des conditions extérieures et un allégement de la dette obtenu au point d'achèvement (janvier 2010) de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) appuieront la stabilité macroéconomique. Le rééquilibrage des finances publiques au-delà des objectifs du programme et les progrès des réformes structurelles clés ont permis de renforcer la mise en œuvre des politiques et la résistance aux chocs.

Ces efforts sans relâche, complétés par des investissements dans l'infrastructure de base, sont de bon augure pour un décollage de la croissance non pétrolière et un recul durable de la pauvreté. Une affectation rapide des ressources libérées par l'allégement de la dette au titre de l'initiative PPTE à des dépenses favorables à la croissance et aux pauvres contribuera à alléger les pressions qui s'exercent pour relever les dépenses publiques, mais aussi à faire progresser les objectifs de développement.

Les réformes structurelles ont été lancées, notamment dans le domaine de la gestion des finances publiques (GFP) et la gestion des ressources pétrolières. Le processus de réformes dans son ensemble n'a pas été compromis par la non-observation de deux repères structurels à cause de questions techniques que les autorités sont en train de résoudre.

Les efforts doivent à présent se poursuivre dans les domaines clés, tels que la réforme fiscale, l'amélioration de l'efficacité des dépenses et le renforcement de la gestion de la richesse pétrolière. Pour appuyer à la fois les objectifs de la Stratégie de réduction de la pauvreté des autorités et l’objectif de viabilité budgétaire, tout en maintenant une politique prudente de la dette extérieure, il convient de redoubler d'efforts pour accroître le recouvrement des recettes non pétrolières qui viendront grossir l'enveloppe de ressources destinées à améliorer la fourniture des services publics et à relever les dépenses prioritaires. Les possibilités d'accroître la perception d'impôts non pétroliers sont importantes et les services du FMI appuient les autorités qui ont demandé une assistance technique dans le domaine de la politique fiscale.

• La mise en œuvre prévue par les autorités de leur plan d'action fiscal est bienvenue mais devrait s'accompagner d'efforts persistants pour améliorer les administrations fiscale et douanière.

• La marge de manœuvre budgétaire accrue pourrait justifier certaines dépenses supplémentaires. Il reste néanmoins crucial de consolider les acquis en matière d'efficacité des dépenses, notamment moyennant une réforme de la fonction publique bien conçue et un nouveau renforcement de la gestion de la richesse pétrolière, tout en poursuivant les efforts en vue de la viabilité budgétaire.

Le Congo a pu nettement réduire le fardeau de sa dette lorsqu'il a atteint le point d'achèvement. Les services félicitent les autorités qui ont déployé des efforts de bonne foi pour obtenir un traitement comparable de la part des créanciers commerciaux restants et ont tout tenté pour conclure des accords bilatéraux le plus rapidement possible. Les services se déclarent aussi satisfaits de l'intention des autorités de continuer à suivre de près les finances publiques, notamment par le biais d'un objectif indicatif relatif au financement intérieur net. De nouveaux emprunts extérieurs ne devraient être envisagés que s’ils sont consentis à des conditions concessionnelles.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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