Le Conseil d'administration du FMI conclut la cinquième revue de l'accord au titre de la facilité élargie de crédit en faveur de Djibouti et approuve une demande d'augmentation de l’accès aux ressources ainsi qu’un décaissement de 9,7 millions de dollars EU

Communiqué de presse n° 12/38
Le 6 février 2012

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a conclu aujourd'hui la cinquième revue des résultats économiques de Djibouti dans le cadre d'un accord au titre de la facilité élargie de crédit1 (FEC) et approuvé, à la demande des autorités, une augmentation du niveau d'accès de 9,54 millions de DTS (14,7 millions de dollars EU, ou 60 % de la quote-part) afin de répondre au besoin supplémentaire de financement extérieur créé par la hausse des cours des matières premières et par la sécheresse dans la Corne de l'Afrique. L’augmentation sera décaissée en quatre tranches égales dès l'achèvement des cinquième et sixième revues.

La décision du Conseil permet le décaissement immédiat de 6,246 millions de DTS (environ 9,7 millions de dollars EU), qui porte le total des décaissements au titre du programme à 16,014 millions de DTS (24,75 millions de dollars EU).

Le Conseil a également approuvé, à la demande des autorités, deux dérogations pour non-respect des critères de réalisation à fin juin 2011 sur le solde budgétaire et le crédit bancaire net à l'État. Il a aussi accordé des dérogations pour l’inobservation du critère de réalisation permanent sur la non-accumulation d'arriérés extérieurs et l'accumulation de nouveaux arriérés intérieurs (liés aux retards dans le paiement des salaires et pensions), critères qui n'ont pas été observés au second semestre en raison des difficultés de trésorerie. Ces dérogations ont été accordées en raison du caractère temporaire ou mineur des écarts par rapport aux objectifs du programme ou aux mesures correctives prises par les autorités. Le Conseil a en outre accordé une dérogation pour non-respect du critère de réalisation sur les arriérés de paiements extérieurs suite à une légère révision des données après la conclusion de la quatrième revue de l'accord FEC.

L'accord FEC en faveur de Djibouti a été approuvé le 17 septembre 2008 (voir le communiqué de presse no 08/211) pour un montant de 12,72 millions de DTS (environ 19,66 millions de dollars EU, ou 80 % de la quote-part du pays au FMI). Le 7 janvier 2011, l'accord FEC a été prorogé de neuf mois, jusqu'au 16 juin 2012 (voir le communiqué de presse no 11/3).

À l'issue des débats du Conseil d'administration, Mme Nemat Shafik, Directrice générale adjointe et Présidente par intérim, a fait la déclaration suivante :

« Djibouti a été durement touché par la flambée des prix des matières premières et par la sécheresse dans la Corne de l'Afrique, phénomènes qui ont particulièrement éprouvé les ménages les plus démunis. Ces chocs ont renchéri les importations, notamment de produits alimentaires et énergétiques, rehaussant le compte courant et les besoins de financement extérieur, et ils ont rétréci l'espace budgétaire en raison de la baisse des recettes fiscales et de la hausse des subventions aux carburants. L'augmentation de l'accès au titre de la FEC (60 % de la quote-part) permettra à Djibouti de répondre aux besoins de financement supplémentaires résultant des deux chocs exogènes.

« Il s'agit désormais d'appliquer résolument le programme appuyé par la FEC afin de préserver la stabilité macroéconomique et de réduire la pauvreté. La politique budgétaire devrait mettre l'accent sur l'accroissement des recettes et la maîtrise des dépenses, tout en protégeant les dépenses sociales prioritaires et les investissements en capital. L'amélioration continue de la gestion des finances publiques devrait consolider le processus budgétaire. L'application d'une politique prudente en matière d'endettement reste cruciale ; à cet égard, et pour assurer la viabilité de la dette, il est notamment essentiel d'éviter les emprunts non concessionnels.

« Le renforcement du contrôle et de la réglementation bancaires permettra de résoudre les difficultés inhérentes au développement rapide du secteur financier. Les réformes structurelles devraient viser à améliorer la compétitivité et à promouvoir le développement du secteur privé. La réforme de la société publique d'électricité permettra d'abaisser les coûts de l'énergie et de réduire les transferts publics. »


1 La facilité élargie de crédit (FEC), qui a remplacé la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) comme principal outil dont dispose le FMI pour apporter un appui financier à moyen terme aux pays à faible revenu, se caractérise par des plafonds d’accès plus élevés, des conditions de financement plus concessionnelles, une plus grande souplesse dans la conception des programmes qu’elle appuie et une conditionnalité à la fois simplifiée et mieux ciblée. Le taux d’intérêt des crédits accordés au titre de la FEC est de 0 %, avec un différé d’amortissement de cinq ans et demi et une échéance maximale de dix ans (http://www.imf.org/external/np/exr/facts/ecf.htm). Le FMI revoit tous les deux ans les taux d’intérêt de tous ses guichets de financement concessionnel.



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