Le Conseil d’administration du FMI achève la deuxième revue de l’accord au titre de la FEC avec la Côte d'Ivoire et approuve un décaissement de 99.8 millions de dollars

Communiqué de presse n° 12/466
Le 30 Novembre 2012

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui la deuxième revue des résultats économiques obtenus par la Côte d’Ivoire dans le cadre d’un programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC).1 L'achèvement de la revue permet le décaissement immédiat d'un montant équivalant à 65.04 millions de DTS (environ 99,8 millions de dollars EU), ce qui porte à 211.38 millions de DTS (soit environ 324.4 millions de dollars EU) le total des décaissements au titre de l'accord.

Le Conseil a approuvé la FEC le 4 novembre 2011 pour un montant total équivalent à 390,24 millions de DTS (environ 598.9 millions de dollars EU), qui représente 120 % de la quote-part du pays au FMI (voir le communiqué de presse no 11/399).

À l’issue des débats du Conseil d’administration sur la Côte d’Ivoire, M. Naoyuki Shinohara, Directeur général adjoint et Président par intérim du Conseil, a fait la déclaration suivante :

« Les résultats économiques récents de la Côte d'Ivoire sont positifs. La reprise de l'activité a été plus rapide que prévu, après la contraction de 2011. On prévoit désormais une croissance du produit intérieur brut de 8,5 % environ en 2012 avec une inflation modérée. L’exécution du programme appuyé par l’accord au titre de la FEC a été globalement satisfaisante. En effet, tous les critères de réalisation ont été respectés et des progrès tangibles ont été accomplis dans la mise en œuvre des réformes structurelles, malgré quelques retards dans la réforme du secteur énergétique. L'achèvement effectif des réformes dans la filière cacao contribuera à relever le pouvoir d'achat des agriculteurs et à réduire la pauvreté en milieu rural.

« Les perspectives de croissance en 2013 sont favorables car la dynamique observée en 2012 devrait se confirmer en 2013. L’ambitieux programme d'investissements des autorités pour 2013 devrait stimuler et promouvoir l'investissement privé tout en préservant la croissance économique. Mais l'ampleur et le rythme effectifs de l'engagement du secteur privé seront cruciaux, et vont déterminer les perspectives de croissance.

« Le programme budgétaire de 2012 tient compte de l'évolution favorable observée jusqu'ici en ce qui concerne les recettes et les nouveaux besoins de dépenses. Pour 2013, les prévisions de recettes sont conformes aux hypothèses de croissance du programme et, à juste titre, empreintes de prudence. Parallèlement, les dépenses courantes seront maîtrisées en vue de créer de la marge de manœuvre pour accroître les investissements publics, l'accès aux financements extérieurs pouvant être limité. Les autorités prennent actuellement des mesures pour redynamiser les réformes structurelles qui accusent du retard, surtout en ce qui concerne le secteur énergétique, les banques publiques et la gestion de la dette. Ces mesures ainsi que le règlement de la question d’une paix durable devraient aider à la mise en œuvre du Plan de Développement National des autorités », a conclu M. Shinohara.


1 La facilité élargie de crédit (FEC) est le principal moyen pour le FMI d'accorder une aide financière à moyen terme aux pays à faible revenu. Un financement au titre de la FEC est assorti d'un taux d'intérêt nul, d'un délai de remboursement de cinq ans et demi et d'une échéance finale de dix ans.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

Relations publiques    Relations avec les médias
Courriel : publicaffairs@imf.org Courriel : media@imf.org
Télécopie : 202-623-6220 Télécopie : 202-623-7100