Le Conseil d'administration du FMI achève la quatrième revue dans le cadre de l'Instrument de soutien à la politique économique en faveur du Sénégal

Communiqué de presse n° 12/477
le 10 décembre 2012

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui la quatrième revue des résultats du Sénégal dans le cadre de l'Instrument de soutien à la politique économique. Le programme est en bonne voie et tous les critères d’évaluation de la fin de juin 2012 ont été respectés.

Le Conseil d'administration a aussi conclu les consultations au titre de l'article IV pour l’année 2012 avec le Sénégal. Une Note d'information au public sera publiée en temps voulu.

L’ISPE en faveur du Sénégal a été approuvé par le Conseil d'administration le 3 décembre 2010 (Voir Communiquéé de presse No. 10/469). Le cadre de cet instrument du FMI est conçu pour les pays à faible revenu qui n'ont pas besoin, ou qui ne souhaitent pas, l'assistance financière du FMI, mais ont néanmoins besoin des avis, du suivi et de l’aval de leur politique par l’institution. Les ISPE sont volontaires et adaptés à la demande (voir Note d’information au public No 05/145).

Suite à la décision du Conseil d'administration, M. Min Zhu, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

« Ces dernières années, la croissance du Sénégal a été atone, ce qui a eu des conséquences pour la réduction de la pauvreté. D'après les projections et en dépit d'un environnement extérieur encore difficile, le pays devrait connaître une reprise modérée de la croissance en 2012 et 2013, grâce à un rebond de l'agriculture et à l'achèvement d'un certain nombre de grands projets d'infrastructure et miniers. Avec la pleine mise en œuvre de l'ambitieux programme de réformes des autorités, appuyé par l’Instrument de soutien à la politique économique du FMI, la croissance devrait progressivement retrouver à moyen terme le niveau enregistré avant la crise financière mondiale. L’inflation devrait rester modérée.

« Les autorités entendent maintenir le déficit budgétaire à moins de 6 % du PIB en 2012 et à 5 % du PIB en 2013, ce qui contribuera à assurer la viabilité de la dette. En même temps, elles doivent ménager un espace pour les investissements publics propices à la croissance et autres dépenses prioritaires. Pour atteindre cet objectif, elles sont résolues à réduire le coût du fonctionnement de l'État, à réorganiser les agences publiques, à rationaliser les dépenses dans les secteurs-clés et à éliminer progressivement les subventions coûteuses et mal ciblées tout en renforçant les filets de sécurité sociale. Il sera crucial à moyen terme de soutenir ces efforts nécessaires pour améliorer durablement l'efficacité des dépenses publiques et réduire le déficit budgétaire.

« À moyen terme, le principal défi pour le Sénégal consiste à atteindre une croissance plus élevée, durable et solidaire. La nouvelle stratégie de développement des autorités, qui met l'accent sur la solidarité, est par conséquents bienvenue. Le gouvernement a un rôle important à jouer pour accroître le potentiel de croissance, par exemple moyennant la fourniture d'infrastructures cruciales et des réformes destinées à améliorer le climat des affaires. L'accélération de la mise en œuvre des nouveaux investissements énergétiques et de la restructuration de SENELEC, la société nationale de services publics, est une priorité à court terme», a déclaré M. Zhu.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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