Déclaration au terme d’une mission des services du FMI au Bénin

Communiqué de presse n° 13/257
le 15 juillet 2013

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) a séjourné à Cotonou du 1er au 12 juillet 2013 pour les entretiens relatifs à la cinquième revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC), approuvée par le Conseil d’administration du FMI le 14 juin 20101. La mission a été reçue en audience par S.E. Dr. Boni Yayi, Président de la République du Bénin ; elle a eu des entretiens avec M. Pascal Koupaki, Premier ministre ; M. Jonas Gbian, Ministre de l’économie et des finances ; M. Marcel de Souza, Ministre de l’analyse économique, du développement et de la prospective ; et des députés, membres de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale. La mission a aussi rencontré des représentants du secteur privé, des organisations non gouvernementales et de la communauté des bailleurs de fonds. Les entretiens ont porté sur l’évolution économique récente, la mise en œuvre des mesures inscrites dans le programme appuyé par la FEC et les réformes structurelles.

Au terme de la mission, Mme Christine Dieterich, chef de mission pour le Bénin, a fait la déclaration suivante :

«Le Bénin a obtenu de bons résultats macroéconomiques. En 2012, la croissance s’est accélérée à 5,4 %, tirée par le secteur agricole et le commerce. L’inflation, qui s’est établie à 6,7 % en 2012 suite à la réduction des subventions sur le carburant au Nigéria, est en baisse depuis janvier 2013 (5 % en mai 2013).

«Les finances publiques ont eu une bonne performance grâce au redressement des recettes douanières attribuable aux réformes du Port de Cotonou et à la vente d’une licence de téléphonie mobile. Par contre, la progression des recettes fiscales a été plus faible que celle de l’économie, en raison notamment de la part importante du secteur informel à la croissance. Pour ce qui concerne les dépenses, une meilleure exécution des dépenses d’investissement financées sur ressources intérieures a été accompagnée d’un contrôle efficace des autres dépenses. Le déficit budgétaire est ressorti à 2,6 % du PIB, et les objectifs quantitatifs du programme ont été atteints.

«Les perspectives économiques pour le reste de l’année 2013 sont positives. La croissance du PIB réel devrait atteindre 5 % en 2013 et l’inflation devrait revenir vers le critère de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UÉMOA) – 3 % – à la fin de l’année 2013. La politique budgétaire restera prudente.

«Afin de renfoncer la croissance tout en préservant la stabilité macroéconomique, le gouvernement s’est engagé à accélérer les réformes. Une priorité sera accordée à la mise en œuvre du programme de reformes douanières, centré sur la modernisation et le renforcement des capacités de l’administration douanière. Un autre défi est d’améliorer le rythme d’exécution des dépenses d’investissement tout en continuant de renforcer la qualité desdites dépenses, d’où la nécessité de renforcer la gestion des finances publiques. En outre, la mission encourage le gouvernement à accélérer les réformes engagées pour l’amélioration du climat des affaires.

«La mission recommandera la conclusion ad referendum de la cinquième revue du programme, qui devrait être examinée par le Conseil d’administration du FMI en août 2013. L’approbation de la revue permettra le décaissement de la sixième tranche de 10,61 millions de DTS (environ 16,2 millions de dollars EU).

«La mission remercie les autorités pour leur coopération et leur accueil».


1 La FEC est le principal instrument dont dispose le FMI pour apporter un appui financier à moyen terme aux pays à faible revenu. Les financements de la FEC sont assortis, à l’heure actuelle, d’un taux d’intérêt de 0 %, avec un différé d’amortissement de 5 ans ½ et une échéance de 10 ans.



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