Les services du FMI achèvent leur mission de 2016 au titre de l’article IV en République du Congo
IMF News, November 8, 2016
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- Published: November 8, 2016
Constat macroéconomique principal
- L’économie de la République du Congo reste durement touchée par la baisse des prix internationaux du pétrole.
- Croissance : a ralenti à 2,3 % en 2015 et serait encore plus faible en 2016.
- Inflation : a atteint 4 % en juillet 2016 (en glissement annuel) et devrait ralentir et atteindre en moyenne 2½ % à moyen terme.
- Déficit budgétaire : a dépassé 18½ % du PIB en 2015, soit « une augmentation de 10 % du PIB par rapport à 2014 ».
- Dette publique : a dépassé 70 % du PIB à la fin de 2015, dépassant le critère de convergence de la CEMAC.
- Réserves internationales et dépôts du gouvernement : ont fortement baissé.
- Secteur financier : a vu ses créances douteuses augmenter, mais reste globalement résilient.
Pressions et risques 2016
- Déséquilibres macroéconomiques importants apparus en 2016 à la suite de la baisse des recettes pétrolières et de la persistance des dépenses élevées.
- Recours accru aux fonds de réserve budgétaires et externes face à des options de financement étroites.
- Réserves internationales tombées en deçà des niveaux habituellement recommandés pour les pays à taux de change fixes et à des flux de balance des paiements non diversifiés.
- Durée de vie des réserves de pétrole : limitée, et prix internationaux du pétrole devant continuer à être faibles.
Recommandations budgétaires et de politique à court et moyen terme
- L’ajustement budgétaire à moyen terme devrait être ancré sur le déficit primaire non pétrolier.
- La mission a discuté de stratégies pour un ajustement budgétaire plus important que celui envisagé dans le projet de budget pour 2017, afin :
- d’appuyer la soutenabilité budgétaire;
- de mitiger les risques croissants à la stabilité macroéconomique;
- de soutenir l’adéquation des réserves dans la CEMAC.
- Dans un contexte de contraintes budgétaires strictes, adopter des plans de dépenses réalistes pour prévenir l’accumulation de nouveaux arriérés tout en :
- préservant les dépenses sociales;
- préservant le financement de la contrepartie des projets de développement.
- Rationaliser les dépenses publiques par rapport à leurs niveaux exceptionnellement élevés ces dernières années.
- Améliorer la qualité et l’efficacité des dépenses d’investissement.
Recettes et administration fiscale
- Poursuivre les efforts de mobilisation des recettes non pétrolières.
- Recommandation : élargir l’assiette fiscale par un examen systématique et une élimination sélective des exonérations fiscales.
- Renforcer l’administration fiscale et douanière.
Diversification, dette intérieure et climat des affaires
- À moyen terme, une approche multidimensionnelle nécessaire pour soutenir la diversification et parvenir à une croissance durable et inclusive.
- Mettre en place une perspective à moyen terme en matière de planification fiscale et d’amélioration du contrôle des engagements pour :
- prévenir l’accumulation d’arriérés intérieurs;
- limiter l’augmentation de la dette publique.
- Élaborer une stratégie claire pour le remboursement des arriérés existants.
- Améliorer le climat des affaires via le renforcement de la gouvernance et de la transparence et l’amélioration de l’accès aux financements pour soutenir le développement et la diversification du secteur privé.
Mission, consultations et prochaine étape
- Période de la mission : séjour à Brazzaville du 25 octobre au 7 novembre 2016.
- Chef de mission : Dalia Hakura.
- Rencontres : Premier Ministre M. Mouamba; Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public M. Nganongo; Ministre d’État, Ministre de l’Economie, du développement industriel et la promotion du secteur privé M. Ondongo; Ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale Mme Ebouka-Babakas; hauts fonctionnaires de la Direction Nationale de la Banque Centrale; représentants du Parlement, de la société civile, du secteur privé et des partenaires au développement.
- Suivi institutionnel : « Le FMI est disposé à poursuivre de travailler avec les autorités congolaises pour relever les défis en termes de politiques. Le Conseil d’Administration du FMI devrait examiner le rapport de ses services relatif aux consultations de 2016 au titre de l’article IV en janvier 2016. »
Communiqué de presse N° 16/493, 8 novembre 2016, Département de la communication du FMI.