Le 10 décembre 2018, le conseil d’administration du Fonds monétaire
international (FMI) a achevé la troisième revue des résultats obtenus par
le Togo dans le cadre du programme appuyé par un accord au titre de la
facilité élargie de crédit
(FEC). Les résultats obtenus dans le cadre du programme sont satisfaisants.
Tous les critères de réalisation quantitatifs et trois des cinq repères
structurels ont été respectés. L’achèvement de la revue permet de décaisser
25,17 millions de DTS (environ 34,9 millions de dollars), ce qui porte le
total des décaissements depuis le début de l’accord à 100,68 millions de
DTS (environ 139,5 millions de dollars).
L’accord triennal en faveur du Togo a été approuvé le 5 mai 2017 (voir
communiqué de presse n° 17/151
) pour un montant de 176,16 millions de DTS (120 % de la quote-part ou
environ 241,5 millions de dollars au moment où l’accord a été approuvé) à
l’appui des réformes économiques et financières du pays. Le programme vise
à réduire considérablement le déficit budgétaire global afin d’assurer la
viabilité à long terme de la dette et de la position extérieure, à
recentrer la politique économique sur une croissance inclusive grâce à des
dépenses sociales ciblées et à des dépenses d’infrastructures financées de
manière viable, ainsi qu’à corriger les faiblesses financières des deux
banques publiques.
À l’issue des débats du conseil d’administration sur le Togo, M. Mitsuhiro
Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a prononcé la
déclaration ci-après :
« Les résultats obtenus par le Togo dans le cadre du programme appuyé par
FEC sont satisfaisants malgré un contexte difficile. L’économie semble
commencer à se stabiliser, la croissance devrait s’accélérer et l’inflation
demeure en deçà du critère fixé par l’UEMOA. Par ailleurs, le programme de
réformes structurelles avance.
Comme il subsiste des risques, même s’ils s’atténuent, il est important
que les autorités restent attachées à leur programme d’ajustement
macroéconomique et de réforme.
« Les autorités sont déterminées à ramener la dette publique à un niveau
viable et de faire avancer les réformes budgétaires. Le cadre budgétaire
devrait permettre de réduire la dette comme prévu initialement dans le
cadre du programme, et le Togo devrait remplir le critère de convergence de
l’UEMOA d’ici la fin de 2019. Les autorités ont l’intention d’effectuer une
opération de reprofilage de la dette, assortie de garde-fous appropriés,
afin de réduire la valeur actuelle de la dette publique totale.
« Les réformes budgétaires en cours visent à créer l’espace nécessaire pour
engager les dépenses sociales et les dépenses d’infrastructures qui sont
indispensables. Les autorités s’efforcent d’accroître les recettes de
manière permanente, de modifier la composition des dépenses en faveur
d’investissements publics propices à la croissance et d’accroître
l’efficience des dépenses globales. Elles doivent aussi continuer de
s’employer à mettre un point final à l’analyse coûts/avantages des projets
d’investissements publics et à renforcer la gestion des arriérés.
« Les autorités ont révisé leur stratégie pour le secteur financier et ont
relancé la privatisation des deux banques publiques restantes. Il sera
important d’appliquer les garde-fous arrêtés pour veiller à ce que la
privatisation soit conforme aux meilleures pratiques internationales.
« Les autorités s’emploient à mettre en œuvre les mesures prévues dans le
plan national de développement et le Pacte avec l’Afrique afin que le Togo
devienne un pôle logistique majeur et un centre financier dynamique, et
dispose d’une base manufacturière solide. À cet effet, il est prioritaire
de combattre la corruption, de renforcer la gouvernance et d’améliorer le
climat des affaires de manière plus générale. »