Résumé des perspectives économiques régionales
Regional Economic Outlook, November 2019
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- Published: November 6, 2019
Ralentissement de l’activité et facteurs
- L’activité économique en Europe a ralenti, sur fond de tassement du commerce international et de l’industrie manufacturière.
- Dans la plupart des pays de la région, les causes de ce fléchissement demeurent externes.
- Signes d’essoufflement de la demande intérieure, en particulier dans l’investissement.
- Les services et la consommation intérieure ont été dynamiques jusqu’à présent; leur résilience dépend étroitement de la situation du marché du travail, qui, malgré une certaine détente, demeure robuste.
- Des politiques budgétaires expansionnistes dans de nombreux pays et des conditions financières plus favorables ont soutenu la demande intérieure.
Prévisions et différences régionales
- Croissance européenne attendue :
- 2,3 percent en 2018
- 1,4 percent en 2019
- 1,8 percent en 2020 (légère reprise due au redressement attendu du commerce mondial et au rétablissement de certaines économies)
- Révisions par sous-région :
- Pays Européens avancés : croissance révisée à la baisse de 0,1 point de pourcentage à 1,3 percent en 2019
- Europe émergente : croissance révisée à la hausse de 0,5 point de pourcentage à 1,8 percent en 2019
- Projection globalement inchangée depuis l’édition d’avril 2019 des Perspectives de l’économie mondiale, mais masque d’importantes différences entre pays.
Principaux risques à la baisse
- Brexit sans accord comme risque principal à court terme, pouvant fortement affecter les économies de la région.
- Intensification des tensions commerciales et incertitudes pesant sur l’investissement.
- Possibilité que la faiblesse du commerce et de l’industrie manufacturière s’étende à d’autres secteurs (notamment les services) plus rapidement et plus largement qu’envisagé.
- Autres facteurs de risque : diminution soudaine de l’appétit pour le risque, vulnérabilité financière, retour des pressions déflationnistes dans les pays avancés, situation géopolitique.
Politique monétaire et transmission des salaires aux prix
- Contexte : tensions inflationnistes modérées et ralentissement de l’activité dans de nombreux pays européens.
- Orientation recommandée : la politique monétaire devrait rester accommodante.
- Observations sur les salaires :
- La croissance des salaires a dépassé les gains de productivité, en particulier dans les nouveaux pays membres de l’Union européenne.
- L’accélération de la hausse des salaires devrait avoir moins d’effet sur l’inflation que précédemment.
- Le canal de transmission des salaires aux prix est moins opérant lorsque :
- l’inflation et les anticipations inflationnistes sont faibles,
- la rentabilité des entreprises est élevée,
- les entreprises sont exposées à une plus vive concurrence — conditions réunies actuellement dans la plupart des pays d’Europe.
- Vigilance : si les politiques monétaires restent accommodantes plus longtemps, il conviendra de surveiller de plus près la vulnérabilité du secteur financier (notamment la hausse des prix des logements) et de mettre en application des mesures macroprudentielles si nécessaire.
Politique budgétaire et recommandations fiscales
- Contexte du marché du travail : taux de chômage devant rester proches ou au-dessous des niveaux atteints pendant l’expansion d’avant la crise.
- Principes directeurs :
- Les politiques budgétaires devraient généralement rester guidées par des objectifs à moyen terme.
- Laisser les soldes budgétaires absorber les fluctuations cycliques de l’activité.
- Orientations selon situation budgétaire :
- Pays disposant d’un large espace budgétaire : prendre des mesures pour accroître la production potentielle.
- Pays affichant une dette et un déficit élevés : poursuivre l’assainissement budgétaire.
- Préparation aux risques :
- Préparer des plans d’urgence au cas où les risques se concrétiseraient, d’autant plus que la marge de manœuvre monétaire a diminué.
- Une riposte budgétaire synchronisée, mais bien différenciée selon le pays, pourrait s’avérer souhaitable.
Réformes structurelles prioritaires
- Relancer les réformes structurelles pour :
- accroître le taux d’activité,
- améliorer le capital humain et les infrastructures,
- renforcer la gouvernance.
- Objectifs : accélérer la croissance et fournir des réponses à des problèmes à long terme, tels que les tendances démographiques défavorables.
Résumé des perspectives économiques régionales — novembre 2019