{
  "title": "Le point idéal actuel n’est pas la « nouvelle norme »",
  "publication": "IMF Blog, January 22, 2018",
  "sourceUrl": "https://www.imf.org/fr/blogs/articles/2018/01/22/the-current-economic-sweet-spot-is-not-the-new-normal",
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  "summary": "La dernière Mise à jour des perspectives de l’économie mondiale révise à 3,9 % la prévision de croissance de l’économie mondiale à la fois pour 2018 et 2019.",
  "sections": [
    {
      "heading": "Perspectives générales",
      "content": "- La dernière Mise à jour des perspectives de l’économie mondiale révise à 3,9 % la prévision de croissance de l’économie mondiale à la fois pour 2018 et 2019.  \n- Pour les deux années, ce chiffre constitue une révision à la hausse de 0,2 point par rapport à la prévision d’octobre dernier, et est aussi 0,2 point plus élevé que l’estimation actuelle de la croissance mondiale pour 2017.  \n- Constat central : la dynamique actuelle reflète une confluence de facteurs temporaires. Sans actions rapides pour combattre les obstacles structurels, mieux partager les bienfaits de la croissance et renforcer les amortisseurs et la résilience, le prochain ralentissement arrivera plus vite et sera plus difficile à combattre."
    },
    {
      "heading": "Perspectives à court terme — sources de l’accélération",
      "content": "- Principales sources de l’accélération du PIB : Europe et Asie ; améliorations aussi aux États-Unis, au Canada et dans certains grands pays émergents (notamment Brésil, Russie, Turquie).  \n- La législation fiscale adoptée récemment aux États-Unis contribuera notablement à la croissance américaine au cours des prochaines années, principalement en raison des incitations temporaires exceptionnelles à l’investissement.  \n- Effets probables de cette impulsion fiscale américaine : répercussions positives à court terme sur les partenaires commerciaux, creusement du déficit américain des transactions extérieures courantes, renforcement du dollar et influence sur les flux d’investissements internationaux.  \n- Le commerce augmente de nouveau plus vite que le revenu mondial, en partie grâce à la hausse de l’investissement mondial.  \n- Les prix des produits de base rebondissent, profitant aux pays dépendants des exportations de ces produits.  \n- Malgré le retour vers le plein-emploi, les tensions inflationnistes restent limitées et la croissance des salaires nominaux est modérée.  \n- Conditions financières favorables : marchés boursiers en pleine expansion, coûts des emprunts publics à long terme faibles, écarts de taux pour les obligations de sociétés comprimés, conditions d’emprunt attrayantes pour les pays émergents et pays en développement."
    },
    {
      "heading": "Pourquoi la reprise actuelle n’est probablement pas une « nouvelle norme »",
      "content": "- La reprise s’est amorcée au milieu de 2016 et repose largement sur des politiques macroéconomiques accommodantes.  \n- Dans les pays avancés, une fois l’écart de production comblé, la croissance à long terme restera, selon les prévisions, bien en deçà des taux d’avant la crise. Exemple chiffré :\n  - Prévision de croissance pour les pays avancés en 2018 : 2,3 %.  \n  - L’évaluation du potentiel de croissance à long terme pour ce groupe n’atteint qu’environ deux tiers de ce taux.  \n- Facteurs limitant le potentiel : évolution démographique, ralentissement de la croissance de la productivité — nécessité d’investir largement dans les ressources humaines et la recherche.  \n- Pays exportateurs de carburants : perspectives particulièrement sombres, besoin de diversification économique.  \n- Chine : réduction des mesures de relance budgétaire et freinage de la croissance du crédit pour renforcer le système financier, conduisant à un rééquilibrage qui implique une croissance plus faible à l’avenir.  \n- États-Unis : les baisses d’impôts auront un effet de stimulation temporaire dans une économie proche du plein-emploi ; ces incitations temporaires à la dépense (notamment l’investissement) disparaîtront et la hausse de la dette fédérale pèsera progressivement.  \n- Endettement accru : États, et dans certains cas sociétés et ménages, ont vu leur endettement augmenter. Une hausse soudaine de l’inflation et des taux d’intérêt pourrait durcir les conditions financières et pousser à une réévaluation de la viabilité de la dette dans certains cas. Les cours élevés des actions seraient vulnérables à des ajustements perturbateurs des prix."
    },
    {
      "heading": "Risques régionaux et sociaux",
      "content": "- Europe, Asie, Amérique du Nord : croissance accélérée.  \n- Moyen-Orient et Afrique subsaharienne : nouvelles moins bonnes ; Afrique subsaharienne souffre de la faiblesse de ses plus grandes économies, aggravée par des conditions climatiques défavorables et parfois des conflits civils, conduisant à des migrations à grande échelle.  \n- Amérique latine : amélioration notable dans certains grands pays, mais la croissance globale de la région souffrira cette année de l’effondrement continu de l’économie vénézuélienne.  \n- Inclusion et opinion publique : malgré l’augmentation de l’emploi et du revenu global par rapport aux minima de la crise, beaucoup d’électeurs dans les pays avancés demeurent mécontents face aux hausses modestes des salaires réels, à la réduction de la part du travail dans le revenu national et à la polarisation de l’emploi.  \n- Risque politique : adoption de modèles nationalistes ou autoritaires pouvant bloquer les réformes économiques nationales et peser sur l’intégration économique internationale, nuisant aux perspectives de croissance à long terme.  \n- Inégalités élevées dans les pays émergents et les pays à faible revenu, risques de perturbations si les bienfaits de la croissance ne sont pas mieux partagés."
    },
    {
      "heading": "Actions recommandées pour les décideurs",
      "content": "- Éviter la complaisance ; agir dès aujourd’hui pour renforcer la reprise.  \n- Constituer des amortisseurs budgétaires et renforcer les défenses contre l’instabilité financière.  \n- Investir dans des réformes structurelles, des infrastructures productives et les ressources humaines.  \n- Préparer des « munitions » pour la prochaine récession, en tenant compte que les dettes publiques sont aujourd’hui bien plus élevées qu’il y a dix ans.  \n- Coopération multilatérale urgente sur plusieurs fronts :\n  - Combattre les risques pesant sur la stabilité financière mondiale, y compris les cybermenaces.  \n  - Renforcer le système commercial multilatéral.  \n  - Coopérer sur la fiscalité internationale, notamment sur la lutte contre le blanchiment de capitaux.  \n  - Promouvoir le développement durable dans les pays à faible revenu.  \n  - Lutter en priorité contre les dégâts environnementaux irréversibles, notamment ceux dus au changement climatique.\n\nArticle d’IMFBlog, Maurice Obstfeld, le 22 janvier 2018.\n\n---\n\n\n References\n\n- Mise à jour des perspectives de l’économie mondiale\n\nSource: https://www.imf.org/fr/blogs/articles/2018/01/22/the-current-economic-sweet-spot-is-not-the-new-normal"
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    "Authors: Maurice Obstfeld",
    "Published: January 22, 2018",
    "La dernière Mise à jour des perspectives de l’économie mondiale révise à 3,9 % la prévision de croissance de l’économie mondiale à la fois pour 2018 et 2019.",
    "Pour les deux années, ce chiffre constitue une révision à la hausse de 0,2 point par rapport à la prévision d’octobre dernier, et est aussi 0,2 point plus élevé que l’estimation actuelle de la croissance mondiale pour 2017.",
    "Constat central : la dynamique actuelle reflète une confluence de facteurs temporaires. Sans actions rapides pour combattre les obstacles structurels, mieux partager les bienfaits de la croissance et renforcer les amortisseurs et la résilience, le prochain ralentissement arrivera plus vite et sera plus difficile à combattre.",
    "Principales sources de l’accélération du PIB : Europe et Asie ; améliorations aussi aux États-Unis, au Canada et dans certains grands pays émergents (notamment Brésil, Russie, Turquie).",
    "La législation fiscale adoptée récemment aux États-Unis contribuera notablement à la croissance américaine au cours des prochaines années, principalement en raison des incitations temporaires exceptionnelles à l’investissement.",
    "Effets probables de cette impulsion fiscale américaine : répercussions positives à court terme sur les partenaires commerciaux, creusement du déficit américain des transactions extérieures courantes, renforcement du dollar et influence sur les flux d’investissements internationaux.",
    "Le commerce augmente de nouveau plus vite que le revenu mondial, en partie grâce à la hausse de l’investissement mondial.",
    "Les prix des produits de base rebondissent, profitant aux pays dépendants des exportations de ces produits.",
    "Malgré le retour vers le plein-emploi, les tensions inflationnistes restent limitées et la croissance des salaires nominaux est modérée.",
    "Conditions financières favorables : marchés boursiers en pleine expansion, coûts des emprunts publics à long terme faibles, écarts de taux pour les obligations de sociétés comprimés, conditions d’emprunt attrayantes pour les pays émergents et pays en développement.",
    "La reprise s’est amorcée au milieu de 2016 et repose largement sur des politiques macroéconomiques accommodantes.",
    "Dans les pays avancés, une fois l’écart de production comblé, la croissance à long terme restera, selon les prévisions, bien en deçà des taux d’avant la crise. Exemple chiffré :",
    "Facteurs limitant le potentiel : évolution démographique, ralentissement de la croissance de la productivité — nécessité d’investir largement dans les ressources humaines et la recherche.",
    "Pays exportateurs de carburants : perspectives particulièrement sombres, besoin de diversification économique.",
    "Chine : réduction des mesures de relance budgétaire et freinage de la croissance du crédit pour renforcer le système financier, conduisant à un rééquilibrage qui implique une croissance plus faible à l’avenir.",
    "États-Unis : les baisses d’impôts auront un effet de stimulation temporaire dans une économie proche du plein-emploi ; ces incitations temporaires à la dépense (notamment l’investissement) disparaîtront et la hausse de la dette fédérale pèsera progressivement.",
    "Endettement accru : États, et dans certains cas sociétés et ménages, ont vu leur endettement augmenter. Une hausse soudaine de l’inflation et des taux d’intérêt pourrait durcir les conditions financières et pousser à une réévaluation de la viabilité de la dette dans certains cas. Les cours élevés des actions seraient vulnérables à des ajustements perturbateurs des prix.",
    "Europe, Asie, Amérique du Nord : croissance accélérée.",
    "Moyen-Orient et Afrique subsaharienne : nouvelles moins bonnes ; Afrique subsaharienne souffre de la faiblesse de ses plus grandes économies, aggravée par des conditions climatiques défavorables et parfois des conflits civils, conduisant à des migrations à grande échelle.",
    "Amérique latine : amélioration notable dans certains grands pays, mais la croissance globale de la région souffrira cette année de l’effondrement continu de l’économie vénézuélienne.",
    "Inclusion et opinion publique : malgré l’augmentation de l’emploi et du revenu global par rapport aux minima de la crise, beaucoup d’électeurs dans les pays avancés demeurent mécontents face aux hausses modestes des salaires réels, à la réduction de la part du travail dans le revenu national et à la polarisation de l’emploi.",
    "Risque politique : adoption de modèles nationalistes ou autoritaires pouvant bloquer les réformes économiques nationales et peser sur l’intégration économique internationale, nuisant aux perspectives de croissance à long terme.",
    "Inégalités élevées dans les pays émergents et les pays à faible revenu, risques de perturbations si les bienfaits de la croissance ne sont pas mieux partagés.",
    "Éviter la complaisance ; agir dès aujourd’hui pour renforcer la reprise.",
    "Constituer des amortisseurs budgétaires et renforcer les défenses contre l’instabilité financière.",
    "Investir dans des réformes structurelles, des infrastructures productives et les ressources humaines.",
    "Préparer des « munitions » pour la prochaine récession, en tenant compte que les dettes publiques sont aujourd’hui bien plus élevées qu’il y a dix ans.",
    "Coopération multilatérale urgente sur plusieurs fronts :",
    "[Mise à jour des perspectives de l’économie mondiale](https://www.imf.org/en/Publications/WEO/Issues/2018/01/11/world-economic-outlook-update-january-2018)"
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